D•sign Magazine #0

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The first and only issue of a fake design magazione designed for the "médias écrits" bachelor course at the Paris University "Université de Paris 8" during my erasmus' last exams session.

It focus on design, fashion tips and lifestyle, every articles are written by the workgroup of 4 I managed.

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D•sign Magazine #0

  1. 1. »d·sigNMENSUELDETENDANCEETDESIGN-ISSUE#0DUMOIDEMAI2009N0
  2. 2. D∙Sign: des signes, ceux de tous lesjours, autour de soi, dans la vie quotidienne.Avant toute autre chose, dès le petit déjeuner,en allant travailler ou boire un verre. Du matinau soir. D∙Sign cʼest ça, un ami qui vous accom-pagne au fil des jours, apporte ses idées, etvient casser le quotidien, le “déjà fait” et le “déjàdit”.D∙Sign, cʼest LE magazine dʼart et detendances qui regroupe vos passions. Cʼestmode, cʼest urbain, cʼest fun et, bien sûr, cʼestdesign.Cinq rubriques toujours en évolution quivous embarqueront à travers le goût, la beauté,et le style. Cʼest avec ce même style que nouspartagerons avec vous les dernières nouveau-tés. Des salles de restaurants aux rayons demode, jusquʼaux ateliers artistiques les plus ex-trêmes.Bienvenue in D∙Sign. Alors, faitescomme chez vous: nʼhésitez pas à le lire, à lʼex-ploiter, à le détruire ou le froisser si vous le vou-lez...Mais ne vous mettez pas trop à votreaise quand mȇme... Ceci est du design: pas fa-cile à comprendre...ÉDITO
  3. 3. SOMMAIREEDITO #0URBANʼART >> 0102 >> Exposition au Grand Palais: les TAGS et les graphes sortent de la rue03 >> « Du gris au vert…» La nouvelle tendance architecturale06 >> 24e édition du Festival dʼAurillacCONTROVERSE >> 0707 >> « Our Body: lʼexpo interdite »09 >> « Les frigos, viande fraiche dʼartiste »11 >> « Joel Peter Witkin: lʼapôtre de la beauté désagréable »MODE >> 1516 >> Lʼespace créateurs: collaboration entre stylistes17 >> « Colette les secrets, est dʼy aller »20 >> Page Shopping « Look dʼartiste »CULINʼART >> 2122 >> La cuisine au goût du jour: du style aux fourneaux”!23 >> Cook Arty: le design culinaire25 >> Page Shopping “La cuisine sʼamuse”26 >> Un petit creux design ?28 >> Les restos parisiens tendanceLES SORTIES DU MOIS >> 28
  4. 4. Urban’Art
  5. 5. Des bulles, des explosions coloréeset des calligraphies plus fantaisistes lesunes que les autres recouvrent les mursdes villes. Une façade délivre un messagehostile et une autre annonce lʼamour. Unsoleil se meurt dans le fond dʼun terrainvague. Une signature est laissée au détourdʼune ruelle.Le street art continue de se propagerdans les mœurs populaires. Né dans lesannées 60, ce moyen de communication aété utilisé pour la première fois à New York.Taki 183 sʼen était servi pour affirmer sonidentité. Dʼautres voulaient faire partie de lamémoire collective. Des styles se sont dé-veloppés. Les noms «graffés» sur les faça-des se sont sophistiqués en signaturestylisées. Les tags et les graffitis peints surles métros sont devenus dignes des gran-des fresques.Lʼinterdit sʼinstitutionnalise de plusen plus. Les writers sʼenferment dans desateliers. Les artistes de la rue exposentdans les musées. Lʼart urbain commenceà se commercialiser. Les réalisations per-dent peu à peu leur côté provocateur. Lʼartde lʼéphémère se transpose sur des toiles.Au mois dʼavril dernier, lʼexpositionLe Tag au Grand Palais a permis à 80 000visiteurs de voir plus de 300 toiles. 150 ar-tistes venus du monde entier y ont exposéleurs graffs sur le thème de lʼamour. Lepère de cette expo, Alain-Dominique Gal-lizia, a réuni des noms tels que Taki 183,Stayhigh 149 ou encore lʼIslandais Fri-drick. Les gens ont pu admirer des œuvresdune indéniable maitrise technique.Lʼart de la rue ou lʼart sur toile, lestagueurs utilisent toutes les ressources di-sponibles pour laisser libre cours à leursimpulsions. Les thèmes et les styles diffè-rent, mais tous se retrouvent pour livrerleur message et marquer le monde qui lesentoure.Audrey HemondLES TAGS ET LES GRAFS SORTENT DE LA RUE2
  6. 6. Urban’ArtUn nouveau genre arrive en ville.Des plantes grimpent le long des buil-dings. La verdure se répand peu à peudans lʼunivers des pierres grises. Desarchitectures environnementalistesprennent essor dans les grandes cités.Un équilibre se crée entre la fraîcheur dela nature et la lourdeur du béton.Des nouvelles tendances fasci-nent. Dʼun côté, les constructions mo-dernes à la Jean Nouvel continuent deplaire au grand nombre. De lʼautre, lʼad-miration pour les murs végétaux de Pa-trick Blanc ne cesse de croître. Deuxstyles qui se rejoignent dans leur con-ception dʼun urbain vert. Ils veulent ainsiunir le beau et le naturel en un tout quirépond aux attentes populaires en ma-tière de confort et dʼenvironnement. Lelierre habille les édifices. Les façades in-térieures des demeurent sʼembellissentDu gris au vert…L a v é g é t a t i o n s ’ e m p a r e d e l a v i l l eavec un tableau floral. Chacun peuttrouver ce qui lui convient.La nature sʼétablit de plus enplus dans les villes. Les murs végétauxy sont pour beaucoup. Nés dʼune idéede Patrick Blanc, ils sont inspirés dʼob-servations faites sur le terrain. Ces élé-ments esthétiques reposent sur dessurfaces verticales telles la végétationsur les rochers. Cette nouvelle techni-que a pour objectif, selon le site officielde Blanc, de protéger les bâtiments,tout en assurant à lʼinstallation végétaleune pérennité dʼau moins trente ans.De plus, ils augmentent le pouvoir dʼat-traction tout en réduisant la pollution.Cʼest un deux- en-un et même plus.Leur entretien reste simple. Avec lesappareils de ventilation, tout sʼautoré-gule automatiquement. Ces structuressʼadaptent à toutes les conditions clima-3
  7. 7. tiques. Il faut juste choisir les bonnesespèces.De New York à Sydney, le de-sign «Blanc» est adopté. En se prome-nant dans les rues de Paris, les genspeuvent contempler cet art. Il y a unmur complètement garni rue dʼAlsace.Si lʼenvie vous prend de faire du shop-ping tendance, tout en admirant ledécor, rendez-vous au Centre commer-cial Quatre Temps à la Défense. La cu-riosité était à son paroxysme en 2006lors de lʼexposition Folies Végétales àlʼespace Electra à Paris. Les visiteursont été éblouis. Imaginez, vous levez latête et vous voyez un ciel, non pas unciel banal ou un plafond, mais des fe-uillus et de la verdure. Eh oui, la naturesemble en suspension. Incroyable!Un homme a repris ce conceptde mur végétal. Il sʼagit de Jean Nou-vel, un architecte moderne très envogue. Cet homme allie béton, verre,pierres et feuilles dans ses réalisations.Le tout sʼharmonise dans des tons unpeu futuristes. Avec une idée, il vousconstruit ou vous modernise votre in-stallation. Pour constater lʼétendue deses compétences, il suffit dʼaller voir lemusée du Quai Branly aux abords de laSeine. Cet énorme bâtiment revêt celook nouveau genre. À lʼextérieur, lesfaçades sont recouvertes dʼœuvres ver-tes en tout genre. Dʼautres sont entiè-rement en verre. À lʼentrée, desénormes cubes multicolores sont dispo-sés sur le toit. Le résultat est époustou-flant.Ce style retour à la nature estun concept utilisé à maintes reprises.Déjà au 16ème siècle, des artistes ava-ient une vision qui réunissait lʼhommeet la nature en un être entier. Le peintreGiuseppe Arcimboldo était lʼun dʼentreeux. Sa conception picturale des réali-sations humaines et de lʼêtre lui-mêmeétait très éclatée. Il transposait la réa-lité au travers de fruits, de légumes etvégétaux. Une femme pouvait êtreentièrement peinte en fleurs et unhomme avoir un nez en poire. Cegenre de tableaux était très prisé parla noblesse. Alors, de lʼhomme à labarbe de carottes ou du gris au vert,lʼévolution ne se fonde jamais surune rupture radicale; elle prend sasource sur une idée qui se renou-velle à chaque fois. Les styles et lesconceptions ne sont souvent queplus élaborés.Audrey Hemond4
  8. 8. Urban’ArtChaque année, Aurillac, pe‐2te  ville  de  30  000  habi‐tants,  ouvre  ses  rues,  sesplaces,  ses  squares,  sesthéâtres durant quatre jourspour le fes2val interna2onald’art et théâtre de rue.Créé  en  1986  par  MichelCrespin,  grâce  et  des2néaux ar2stes du monde en‐2er, ce fes2val est le rendez‐vous  incontournable  à  nepas manquer pour les ama‐teurs  et  professionnelsd’art.  Depuis 2004, le fes2‐val est produit par l’associa‐2on ECLAT et dirigé par J.M.Songy, qui veille à l’accueildes  ar2stes  et  à  leurs  ac‐compagnements durant cesquelques jours, mais aussi àla mise en œuvre des pro‐jets ar2s2ques. La ville doitêtre complètement réamé‐nagée  pour  ceVe  occasion(camping,  sanitaires,  pointd’informa2on…),  afin  depouvoir accueillir l’ensembledes visiteurs.Remportant un franc succèsdepuis sa créa2on, le fes2valaccueille  toujours  plus  decompagnies: on en comptaitsix en 1986 et une de pas‐sage,  aujourd’hui,  il  n’y  apas moins de 20 compagniesofficielles  et  plus  de  500compagnies de passage!Les habitants voient alors ar‐river dans leurs pe2tes con‐trée  pas  loin  de  100  000visiteurs,  de  tout  âge,  detout  horizon  et  de  toutesclasses sociales ! Le  fes2val  d’Aurillac  séduitde plus en plus, ne serait‐ceque  pour  la  beauté  de  laville,  mais aussi pour son or‐ganisa2on parfaitement ré‐glée. Amoureux d’art de rue, n’‐hésitez plus, c’est le momentde  découvrir  de  nouveauxtalents,  sur  des  rythmesnouveaux mais aussi faire debelles  rencontres  ar2s2‐ques! Julie GarnierContactAssocia2on Eclat 20 rue de la Coste15 000 Aurillac0471434380www.aurillac.netProgrammaon 24ème édion 19 au 22 aoûtGénérik Vapeur & Xarxa teatre(Fr/Esp)Kamchatka (Esp)La patrio2co interesante (Chili)Les Requins Marteaux ( Fr)Teatr Biuro Podrozy (Pologne)Theater Titanick (All)Tuig (Pays6
  9. 9. 7
  10. 10. Fait exceptionnel, en avril dernier, la justice française a suspendu l’exposition«Our Body» pour atteinte manifeste au respect et à la décence humaine.Tandis qu’Encore Events, organisateur de l’exposition a souligné le caractèreinstructif et la visée pédagogique de cette manifestation, le magistrat en chargede l’affaire, soutenu par le TGI de Paris a réagi en expliquant qu’une démarcheinstructive et artistique ne permettait pas tout.Installée dans un espace de 1200m2, l’exposition fermée depuis la décision de laCour d’Appel de Paris accueillait depuis février le public français dans un voyage«sous la peau»: fascinant, éducatif et artistique.Présentée pour la première fois à Paris, l’exposition, conçue sur un modedidactique présentait dix-sept cadavres, hommes et femmes, fabuleusementconservés selon un procédé scientifique connu sous le nom d’imprégnationpolymérique.Littéralement «à corps ouvert», les anatomies peuvent ainsi, véritablementdévoiler leur forme, leur structure et leurs fonctions, du système nerveux auxmicrocellules.Suscitant la polémique dans le monde entier, ce type d’expositions a néanmoinsété vu par plus de trente millions de visiteurs en Espagne, aux USA, au Japon ouencore en Hollande.Pascal Denardin, gérant de la société Encore Event’sa exprimé son intention defaire appel jugeant cette décision «aberrante» au vu du nombred’expositionsdu même type actuellement ouvertes au public dansd’autres pays.La question reste donc posée:Au nom de l’art, et du génie créatif, peut-on donctout montrer, tout exposer, tout revendiquer?La législation française dit «NON».Jenna Le Bras«OUR BODY» l’expo interditeEntre Science et Art, la France semble avoir atteint son seuilde tolérance.8
  11. 11. ControverseDe l’extérieur, lagrande construction debriques avec le toit enardoise noire, entouréepar des gravats, intimideun peu: elle ressembleaux chatȇaux des sorciè-res narré dans les hi-stoires pour les enfants.Il faut avoir du couragepour franchir la grandeporte d’entrée, la seuilqui marque les confinsentre le monde réel et lemonde créatif, idéaliste,libre: un très long cou-loir dans la pénombre,sans aucune fenȇtre, al-lumé par des néons fai-bles. Et désert.A l’intérieur lesénormes portes en acierdes chambres frigorifi-ques, les tubes qui sur-montent les murs, laporte de l’ascenseur:tout est couvertd’écrits, dessins, art.Au premier impact onreste un peu étourdi parl’odeur acrylique de lapeinture spray. De tempsen temps on entend despas résonner au loin, leferraillage de pinceauxde quelqu’un au travailsur des toiles, des scul-ptures, un mixer. Tu tesens capable de pouvoirfaire, agir, penser d’unfaçon différente: tuchoisis une porte, tu hé-sites un instant, aprèstu frappes à la porte outires la sonnette, s’il yen a une visible. Tu re-tiens ton souffle et teplonges dans l’art leplus pur et spontané. Icitu peux le faire, cetteplace appartient à tous,à toi aussi.Dans Les Frigos iln’y a pas deux placesidentiques. Maintenant tute trouves dans une cham-bre pleine de couleur, làil y en a une autre ani-mée per des improbablesmécanismes musicaux, là-bas des sculptures enbois et matériel de recy-clage te regardent cu-rieusement. Et après,voilà, les artistes, lessoldats animés par lapassion pour la beauté etla liberté d’expression,paladins de l’idéalisme.Il y a des personnes quidansent, qui sonnent, quipeignent: chacun s’ex-prime librement.La totale antithèsedes non-lieux pensés parLes FrigosViande FraÎche d’ArtisteLes Frigos19, rue des frigos - 75013 Parisinfos@les-frigos.com9
  12. 12. Augé. Ici les interactionssociales font la loi. Tupeux choisir de t’asseoirpour regarder le spectacled’un comédien ou te promenerentre les chambres et décou-vrir les ateliers, mais tune peux pas rester indiffé-rent.Destination des arti-stes de rue qui y trouvaientun abri, Les Frigos sont de-venus à partir des années’80 une étape obligée dutourisme alternatif, desjeunes talents qui trouventdans les chambres frigori-fiques le chaleur et la con-vivialité des autresartistes, la possibilité demontrer son propre dons et,pourquoi pas, l’idée man-quante pour devenirquelqu’un.Aujourd’hui Les Frigossont un univers fragile, me-nacé de jour en jour de de-struction. La zone où il setrouve, qui il y a quelqueannées était une des banlie-ues de Paris, est en trainde se transformer dans uneagglomération grise de bu-reaux qui n’ont vraimentrien à partager avec l’airfrais des Frigos.Pour cet ancien bȃti-ment le futur est encore in-certain mais son histoire onpeut encore la respirer.Tout ça commence dans lesannées dix, quand le bȃti-ment était utilisé commeterminal frigorifique pourla viande qui devait ȇtretransporté au marché desHalles, le marché dans lecentre de Paris. La struc-ture, divisée en plusieursétages, contenait d’énormeschambres frigorifiques, desmonte-charges et des chemi-nes de fer pour transporterla marchandise. Quand futouvert le nouveau marché deRungis, Les Frigos fermè-rent et ne furent plus uti-lisés. L’édifice resta videet abandonné à lui mȇme etaux clochards jusqu’à ce quela SNCF décide d’en prendreune partie en location. Dansle années 1985 une agenceimmobilière reprit le lot ensauvant le complexe de ladémolition. Les occupantsréussirent à obtenir un con-trat de location et commen-cèrent une grande oeuvre derestructuration.Il s’agit d’une hi-stoire faite de passions, dedévouement, d’initiativesculturelles et d’esprit devolonté et sacrifice. Uneréalité de jour en jour tou-jours plus affirmée. Et siprès du coeur de Paris.A une poignée de kilo-mètres du Notre Dame, LesFrigos, lieu magique, setrouvent pourtant justederrière la BibliothèqueNationale de France.Nicolò Montevecchi10
  13. 13. ControverseJ o ë l - P e t e r W i t k i nL ʼapôtre de la beauté désagréablede New-York. A la sortie du lycée, il commence sacarrière dans un laboratoire et dans divers studiosde photographie et deviendra même pour untemps assistant photographe à lʼarmée. Son travailest reconnu, et Witkin obtient la bourse de poésieà lʼUniversité de Columbia à New-York.Mais, cʼest à partir des années 80 que Wit-kin commence son réel travail personnel, sur lacondition humaine, parce que selon lui, « Riennʼest parfait dans la vi e ». Il se met donc à photo-graphier des personnes aux différences physiquesou mentales, type quʼil affectionne tout particulière-ment. Et ce goût du hors norme et cette ouverturedʼesprit est sans nul doute lié au fait que la grand-mère de Witkin était infirme.« Quand les gens vous prennent pour unmonstre, il nʼy a quʼune chose à faire : dé-passer leurs attentes. »Entre étonnement et dérangement : Por-trait dʼun artiste controversé.Connu pour ses photos chocs qui mettent enscène des corps et des individus étranges dansdes postures à la limite du soutenable, JoëlPeter Witkin, nous choque, nous interpelle etparfois nous fascine. Mais qui est-il vraiment, cephotographe complètement dingue qui a su con-quérir la scène new-yorkaise et qui remporte au-jourdʼhui un succès fou ?Né dʼune famille ouvrière de Brooklyn en1939, Joël Peter Witkin connaît dès son enfancedes tensions entre ses parents, son père est juifet sa mère catholique et lʼentente à la maisonnʼest pas des plus cordiales. Ces tensions deve-nues trop importantes obligeront le couple à seséparer et Witkin à être élevé par sa mère, maisaussi par sa grand-mère, qui aura une grandeplace dans la vie de lʼartiste. Très jeune Witkinsera témoin dʼun très grave accident de voituredû à un carambolage, qui créera chez lui, un vé-ritable choc psychologique, car alors âgé de sixans, Witkin verra rouler à ses pieds la tête dʼunepetite fille.« Cette expérience mʼa fait tomber amoureuxnon seulement dʼelle, mais de la vie en géné-ral. Plus tard, lorsque pour la première fois,jʼai tenu en main un appareil photo, cʼétaiscomme si je tenais la tête de cette petitefille ».Le goût de Witkin pour la photographiesʼest construit dés son plus jeune âge, et cʼestdès le lycée quʼil fera ses preuves en exposantune de ses photographies aux côtés du célèbrephotographe Steichen, au musée dʼArt moderne« Je veux montrer combien ils sont beaux etpour moi, cʼest tout naturel. »Cʼest avec une minutie toute particulièreque lʼartiste réalise ses photographies. Certainesdʼentres elles, lui prennent un temps fou. La photo-graphie du cheval crucifié, lui a demandé parexemple, pas moins de trois années pour la réali-11
  14. 14. ser. Witkin pense à sa photographie, puis il lacrée comme un véritable environnement où il in-tègre des éléments du monde qui le fascine, despersonnes déformées et handicapées, des frag-ments de cadavre, de squelette et même desfœtus…quʼil récupère directement des morgueset des hôpitaux.Witkin tient à réaliser seul lʼensemble deson travail, du décor aux tirages finaux. Il a réel-lement besoin de vivre la chose et veut du vrai,de lʼauthentique. Cʼest pourquoi, il opte pour destirages argentiques dʼaprès négatifs, et non desréalisations numériques, beaucoup trop facileset insipides à ses yeux parce quʼelles nʼont au-cune histoire. Mais cʼest aussi, parce que Witkinaime intervenir sur les négatifs et sur les tirages,quʼil fait son travail en solitaire. Il raye ses néga-tifs à lʼaide de lames, de clous, ou encore demorceaux de verre, pour leur donner cet aspectde vécu et abîmé, qui vient rappeler directementces corps et ces êtres si décharnés, si différents.Car le but dʼune photographie, pour Witkin, estavant tout de susciter lʼémotion, et lʼart doit êtrepurificateur.« Lʼartiste se doit dʼêtre aussi pur quʼun saintet doit sublimer notre conscience. La créa-tion est comme un acte de purification, uneforme de satisfaction ».Witkin ne veut pas provoquer, mais éton-ner le spectateur. Son travail nʼest pas sur la dé-cadence, comme le crient les critiques, mais setourne davantage sur la compréhension. Et Wit-kin sʼétonne toujours lorsque les gens lui disentque son travail est lugubre et sombre, alors quʼilne fait que retranscrire une histoire et proposersa vision du monde…« … je sais que le fondement de tout montravail repose sur le désespoir de lʼâme. Mesbienfaiteurs photographiques sont morts. Jevis pour créer des images représentant lalutte pour la rédemption des âmes. »Ce photographe a su se singulariser ettrouver sa place dans le domaine artistique. Demoins en moins contesté, il est mieux compris etplus apprécié du public et des critiques ; chosequi nʼallait pas de soi.Aujourdʼhui, Witkin a une notoriété mon-diale, ses clichés sont exposés dans de nom-breux musées et ses techniques sont mêmeenseignées dans certaines écoles dʼart. Witkinest représenté par la galerie Baudoin Lebon àParis 4e, ses tirages sont vendus entre 4000 à8000 €, et les tirages uniques peuvent monterjusquʼà 31000 €.Witkin : Plus quʼune consécration, une rédem-ption.Julie Garnier12
  15. 15. Mode
  16. 16. Stephen Sprouse >> Louis VuittonLa collection réalisée par Marc Jacobs pour Louis Vuitton est un hom-mage à Stephen Sprouse, génie du design contemporain, décédé en2004.La tradition monogrammatique ʻvuittonienneʼ nʼa été jamais si encrassée.Dessins de la rue dʼun aspect quasi imprécis et casuel, fleurs avec cou-leurs vives, sont comme de tags et graffitis sur les modèles les plus clas-siques du brand. La toile devient donc un vrai mur sur lequel utiliser unebombe. Deux lignes, ʻRosesʼ et ʻGraffitiʼ, à travers lesquelles on peut goû-ter le juste mix de punk rock, wild-style et street-style, qui ont caractériséla communauté newyorkaise des années ʼ80.Soledad Bravi >> Monoprix Après ses collaborations avec April First et Erotokritos, Monoprix a invitélʼillustratrice Soledad pour lui dessiner une mini collection de homewearet dʼaccessoires. Cest une collection de lingerie de nuit qui se décline enculotte, short, pantalon de pyjama, top et nuisette, et en accessoires avecun sac 48h et une pochette. Soledad Bravi, diplomée de lEcole Supé-rieure des Arts Graphiques, est célèbre pour ses illustrations de la collec-tion des Paresseuses publiée chez Marabout. Elle imagine pourlʼenseigne une collection cocooning pour femmes actives. Cette ligne deprêt-à-porter sʼinscrit dans la protection de lʼenvironnement puisquʼelleest fabriquée dans du coton bio. Pour chaque tee-shirt vendu, 1 euro serareversé à la fondation ʻbioReʼ.Matthew Williamsons >> H&MLe brand suédois, leader du vêtement low-cost, a choisi le “designer descouleurs” pour la collection de ce printemps. Apres Karl Lagerfeld (2004),Stella McCartney (2005), Viktor and Rolf (2006), Roberto Cavalli et Ma-donna (2007), cʼest le moment de ce styliste anglais. Retournent les cou-leurs vifs et les détails ʻneonʼ, pour une garde-robe qui est exotique et aumême temps fashion. Robe multicolore, cuir, clous, tissus billants, impres-sions paon...La silhouette est adoucie avec lʼadjonction de maxi costu-mes, et kaftans en tissu léger. Pour un été à lʼinsigne du « holiday-life sEspace Créateursc o l l a b o r a t i o n s e n t r e s t y l i s t e s16
  17. 17. ModeLe Concept store parisien pour excel-lence. Pouvait-il en être autrement ? Aller chezColette c’est un devoir. On ne peut pas l’éviter.Son concept est centré sur le tag “styledesi-gnartfoodmusicbeautynews”. Et essentielle-ment, sur tout ce qu’est cool. La boutique au213, rue Saint Honoré est le lieu idéal pour ac-céder aux secrets et découvrir les nouveautésd’un monde en continuelle évolution. Pourquoice lieu est-il devenu l’un des endroits essentielsdu fashion parisien ? Un Institution du style ?Si dans toutes les grandes villes on ren-contre des marques du luxe et chaîne store, telque Louis Vuitton et H&M, le concept de bou-tique comme celui de Colette reste tout à faitsingulier.Il est pourtant très facile de passer sanss’en rendre compte devant la boutique, parceque le nom n’apparait pas (Colette est repré-sentée par deux cercles bleus) mais la grandevitrine, quant à elle retient l’attention de tous.700 mètres carrés, répartis sur trois ni-veaux, qui rassemblent les idées les plus origi-nales du monde entier et qui donnent le tonpour tout ce qui concerne la mode, le design etl’alimentation. Le critère de sélection est ex-clusif : anoblir et exclure sans s’occuper descours du marché.Depuis son ouverture en mars 1997,par Colette Rousseaux et sa fille Sarah Larfel,Colette s’efforce d’être le point de rencontreentre la mode et le design, la musique et l’édi-tion, la beauté et l’high-tech, d’être un espacede découvertes avec ses expositions et un lieude détente au water-bar. C’est un endroit devie, en constant renouvellement.Chaque jour, entre 500 et 800 person-nes passent à la boutique. Nombre qui soulignesa renommée.Colette est le centre névralgique de lacréativité. Une telle créativité qu’on la peut re-spirer dans chaque angle. De la vitrine, qui pro-pose des installations toujours plus curieuseset insolites, aux atmosphères du local lui-même. En entrant, les basses virulentes et lesnotes captivantes se répondent des tous lescôtés. A chaque pas une nouveauté, on se de-mande toujours ce qu’on va trouver ailleurs.Chez Colette rien n’est jamais banal. Rienn’est jamais assuré. C’est une intention impos-sible. Limité par la boutique elle-même.Le RDC est une explosion des cou-leurs. La table des livres placés à l’entrée ac-cueille les fanatiques du design et de la mode,avec un étalage de curiosités introuvables et detravaux bizarres au premier coup d’oeil. En sedéplaçant à droite on trouve l’habillement ma-sculin, avec t-shirt et vestes fluorescents. Lerayon des chaussures regarde les plus extraver-COLETTELe secret, est d’y aller.17
  18. 18. tis. Vers le fond , les éléments de haute techno-logie conjuguent recherche et préciosité, et lesdernières compilations pour les clubs les plusexclusifs.Au premier étage, on retrouve la modepour hommes et femmes, dans un mix de hautecouture et des jeunes créateurs. Sur plusieursmannequins sont exposées robes et piècesrares, accompagnées par des chaussures fabu-leuses et des sacs les plus étranges. A côté, il ya la beauté et toutes ces joliesses qui sont au-tant de coups de coeur de la saison, et qui vien-nent compléter l’ensemble.De nombreuses restaurations ont eulieu au cours de ces dernières années : deschangements de mobilier, des nouveaux agen-cements, mais toujours installés de nuit ou ledimanche pour ouvrir le lundi, comme si derien n’était...En effet, avec la volonté d’avoir un pre-mier étage multiple et non plus seulement li-mité à la mode, et le souhait d’offrir austreet-wear un espace plus accessible par rap-port à sa dynamique, Colette a proposé à l’ar-chitecte japonais Masamichi Katayama /Wonderwall de revoir son rez-de-chaussée,pour finalement lui confier les trois niveaux.Ce renouvellement est pour lui un vrai chal-lenge, vu le temps limité accordé.Quel est le secret de tout ? C’est la chefelle-même qui parle : « Limportant est davoirun espace dans lequel on découvre des choses,dans lequel on se sente bien et doù on ait enviede partir avec quelque chose de nouveau aussi.Nous essayons dêtre un endroit où lonapprend ce quil peut y avoir dans lair dutemps. Le secret cest cet énorme appétit detoujours dénicher de nouveaux noms et de tou-jours faire découvrir. Si nous étions restés, au-jourdhui, avec les mêmes noms, les mêmeschoses que lon a pu apporter au début, nousaurions lassé les clients, et nous-mêmes par lamême occasion. Un autre secret, cest de faireen sorte que lendroit se transforme sans arrêt,à travers les vitrines, les expositions et la pré-sentation de nouveaux créateurs que lon dé-couvre tous les jours. »Le secret, est y aller.Linda Ferrondi18
  19. 19. Shopping20
  20. 20. Culin’Art
  21. 21. Remis au goût du jour, le style rétro faitun comeback remarqué cette année.Des éléments bombés, des couleurs funet flashy et des finitions chromées : latendance est aux années 50 ! Le pré-curseur dans le domaine : Smeg avecses réfrigérateurs déclinables dans tou-tes les couleurs. Le must, sʼoffrir un frigopersonnalisé - choix des fonctionnalités,des dimensions - et même le décorer ! Drapeau british ou portrait de Marilyn,cʼest vous qui décidez ! Comptez quand même de 1200 à 2400€ pour un deces modèles, mais - faut -il le préciser - il ne chante pas « Poupoupidou ! ».Autre option, la cuisine « So Ecolo » pourdéguster durable. Vogica sʼest donc lancéle pari de créer une cuisine fonctionnelle,respectueuse de lʼenvironnement et agréa-ble à vivre… Tiroirs réfrigérants, appareilsmodulables et douches à fruits et légumespermettent une réduction significative dela consommation dʼénergie de 70% !Encore au stade du prototype, les premiersmodèles ne seront disponibles quʼà partirde 2010. Juste le temps dʼéconomiser…La cuisine au goût du jourCôté cuisine, la tendance est aux lignes épurées et aux ma2ères laquées, assor2es de fonc2onnalités high‐tech. Design som et ultra‐contemporain : un style chic et sans chichi. 22
  22. 22. Culin’ArtCe concept dʼune petite di-zaine dʼannées, appelé communé-ment «design culinaire» - élaboré parMarc Bretillot - est né dʼun mariagedu plaisir esthétique et gustatif. Iloffre de nouvelles expériences sollici-tant les sens et les esprits les plusimaginatifs. Une révélation senso-rielle.Mise en scène, virtuosité et créativitéen sont donc les maitres-mots.Le design culinaire reste en-core aujourdʼhui très confidentiel etréservé à quelques chefs initiés. Carattention, tout ce qui touche à la cui-sine et qui a belle allure nʼest pas dudesign culinaire.Nʼest pas coquillette decharme qui veut!La cuisine a largement intégréla nécessité dʼavoir du style pour sé-duire ; cependant, même bien dres-sée, une «belle pièce» ne sʼinscritpas toujours dans le design à propre-ment parler.Car par design culinaire, il nesʼagit pas de construire dʼintermina-bles sculptures de caramel au goutinsipide… Il sʼagit plutôt dʼenvisagerune approche différente dans les ri-tuels qui accompagnent lʼexpérienceculinaire, à travers lʼexploration denouvelles sensations, et solliciter bienplus que nos papilles…Cʼest la cuisine des sens.Celle où ce quʼon est amené à man-ger est mis en scène et scénarisédans la forme… mais aussi - et peut-être surtout - dans le fond.Résultat dʼune étroite collabo-ration entre designers et chefs cuisi-niers, cette «nouvelle» cuisine aCook ArtyLe design s’invite dans nos assie3es et tout devient possi‐ble: pommes cubiques, balles de pain aux germes de blé,table3es de viande, pyramides de macarons et buffets vo‐lants… Plus rien n’est tabou; la cuisine explose les codes etdémolit les règles tradiEonnelles de la gastronomie…Lorsque le design entre en cuisine, on déguste (aussi!) avecles yeux!23
  23. 23. permis à chacun de bousculer safaçon de travailler: les designers ontréappris les diverses contraintes deleur métier, et les chefs, à leur ma-nière, ont bousculé les pratiques deleur savoir-faire à travers ces innova-tions. Les champs dʼapplication ysont sans mesure : le designer ima-gine des structures, lumineuses, con-tenantes-contenues, colorées etdistrayantes tandis que le chef prendle soin de créer et de « gouverner legoût », dʼétablir la surprise en bou-che et le plaisir du palais.Car contrairement à des prati-ques comme le stylisme, le designculinaire ne sʼattache pas unique-ment à lʼesthétisme, mais à lʼusage,la fonction et la faisabilité. On tra-vaille avant tout la forme, la couleur,la texture et la valeur des prépara-tions. Cʼest une équation subtile,possédant de multiples variables…Oui, le design culinaire, cʼest tout unart !Et à ce titre, des options« Fooding » fleurissent dans lesécoles de créations.Autour des plus grands designersdu domaine, mais aussi plasticiens,chefs cuisiniers et sociologues, lesélèves interrogent les habitudes ali-mentaires, les usages et invententnotre quotidien le plus intime, celuide notre bouche.Nouvelles sensations, nouveauxgoûts, et approches différentes desrituels qui accompagnent notre céré-monial alimentaire, ils testent et ren-versent nos tabous et nostraditions...Emulsion parfaite de marke-ting, de tendance et de réalité, me-ringues atomiques, brochettes ensuspension et sorbets volatilessʼexposent et sʼimposent à la galerieFraichʼAttitude. En rupture avec lescodes établis la « Beautiful Food »semble destinée à un succès cer-tain.Jenna Le Bras24
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  25. 25. Toi : Le Restaurant&Barultra trendySi vous cherchez un resto ultradesign pour un brunch enamoureux… Le Toi est «  Thelieu » : glamour à souhait, lacarte est créative et surpre-nante ! Et les soirées toujourstrès... trendy ! e must : l’apéroshopping, tous les premiersmercredis du mois, c’est unevente privée de vêtements deluxe ou griffés par de jeunescréateurs, bradés pour la soi-rée à 50% ou 70%.Le  + : le diner du dimanchesoir à 25 € !27 rue du ColiséePARIS 8èmeRésa : 0142565658www.toi-restaurant.comclubs londoniens et new-yorkais.Le cadre élégant accompagne lacuisine novatrice et une carte desvins très recherchée. Du jeudi ausamedi soir, des artistes de hautevolée et une bande son de choixvous font danser jusque tard dansla nuit.Le + : Les cocktails dînatoires du-rant lesquels vous pouvez vous ac-caparer le lieu, le temps dune nuit,à partir de 20€ par personne et unecoupe de champagne offerte parpersonne !21 rue Juliette DoduParis 10èmeRésa : 0142029971www. baxo.frEt pour se rafraîchir :L’Ice Kube BarSitué dans le quartier insolitede la chapelle, entre épicerieindiennes et magasins desaris, l’original Ice Kube Bar,vous accueille, si vous n’avezpas froids aux yeux  ! Car latempérature ambiante n’at-teint pas plus de -5° !!!! Alors,c’est emmitouflés dans unedoudoune et des gants, (four-nis par la maison), que l’ondéguste une petite vodka ouplus si affinité (elle est à vo-lonté…) mais il faut se dépê-cher car on ne peut resterdans le bar qu’une 1 /2h !!! Ledécor entièrement en glaceest ultra design et accompa-gné de nombreuses lumières(seize millions de nuances) etdes sons electrokubiques deplus en plus rythmés. Alors n’-hésiter plus, et courrez…briserla glace L’entrée du bar est à38€ et comprend la boisson.1-5, passage RuelleParis 18èmeRésa : 01 42 05 20 00www.kubehotel.comUn p’tit creuxdesign ?Le Baxo : AmbianceLoungeLe Baxo est un lounge bar uni-que qui vous accueille dansun cadre exceptionnel avecune palette de DJs à la pointede la musique branchée desLe branchouille SpaghettiBarCet ancien café a été relooké enun drôle de Spaghetti Bar ultrachic. Le design et la mode ont pritles lieux et évoluent aux cours dessaisons et des humeurs des gérant !Sur la carte, on y trouve des spa-ghettis à toutes les sauces ("to-mate, piment doux", "Meat ball,ball, " ou les "spag du monde") maisaussi des plats typiquement italiens(antipasti, bruschetta, et bien sûrThe tiramisu).Le truc à ne pas manquer  : LesChups, qui sont de petits shots devodka dont la forme rigolote rap-pelle les sticks de colle des enfants.Le plus difficile est encore de choisirentre les nombreux arômes di-sponibles de ces mini-bouteil-les de 2 centilitres : cactus,litchi rose, caramel, réglisse....14, Rue Saint MerriParis4èmeRésa : 01 42 72 75 97www.curieuxspag.comCulin’Art26
  26. 26. Sorties du MoisDavid Lachapelle:RetroscpectivesLe photographe aux couleurssaturées et images choquan-tes, à la conquête du traditio-nalisme parisien. 200 œuvrespour regarder la société à tra-vers un œil tout à fait différent.Et se retrouver en face à uneréalité d’une nuance grote-sque. Il n’y a pas seulement fa-stes et fêtes.Jusqu’au 31 mai au Muséede la Monnaie11, quai de Conti, 6e. M° PontNeufNe dit-il pas lui-même quil entendsimplement « prendre des photosde la vie daujourdhui »?Jusquau 21 juin à la FondationCartier pour lArt Contemporain261, boulevard Raspail, 14e. M°Madeleine Vionnet, puri-ste de la mode La styliste française qui a bou-leversé en douceur l’esthéti-que de la silhouette féminine.Une carrière marquée par larecherche constante de la li-berté, à travers une parureextrêmement raffinée maissans entraves, proche dudrapé antique qui fascine en-core de nombreux couturiers.Une rétrospective de sa col-lection à quelques numérosde sa première Maison de larue de RivoliDu 24 juin 2009 à 31 janvier2010 à les Arts Décoratifs107, rue de Rivoli, 1e. M° Pa-lais Royal - Musée du LouvreWilliam EgglestonLe père de la photo couleur.Fut lun des premiers à faireéclater les tonalités sur papierglacé. Le Paris dEggleston estintime et suggestif. Il y a quel-que chose de très accessibledans son art, comme une évi-dence.Raspail.Paris Design en MutationSur une initiative de la Mairie deParis, la Fondation EDF poursuitson engagement pour le designet l’innovation dans le champ dudéveloppement durable. Les onzedesigners choisis composent, loindes seules préoccupations esthéti-ques, des objets intégrant les im-pacts des changementsécologiques et énergétiques dansnos modes de vies.Jusqu’au 30 août à l’Espace Fon-dation EDF6, rue Récamier, 7e. M°Sèvres-Ba-byloneBalade ArtyUn parcours dédie à l’art con-temporain. Dans les boutiquesdu quartier le plus romantiquede Paris, une trentaine d’arti-stes sont invités à créer desœuvre inédites. Cette 7e édi-tion se développe sur la thé-matique du jeu et du mondede l’enfance. A découvrir ense promenant dans les anglesdu quartier.Du 29 mai au 12 juin 2009,Parcours dans le quartierSaint-Germain-des-Prés28
  27. 27. LA RƎDACTIONRédaction en Chef >> Jenna Le BrasMaquette et Création >> Nicolo MontevecchiJournalistes >> Linda Ferrondi Nicolò Montevecchi,Audrey Hémond, Julie Garnier, Jenna Le BrasLƎS RUBRIQUƎSCONTROVƎRSE >> Jenna Le Bras, Julie Garnier,Nicolò MontevecchiCULINʼART >> Jenna Le Bras, Julie GarnierURBANʼART >> Audrey Hémod, Julie GarnierMODE & STYLE >> Linda Ferrondi, Jenna Le BrasNOUS CONTACTƎRJenna Le Bras ∙ gna94@hotmail.frNicolò Montevecchi ∙ n.montevecchi@gmail.comLinda Ferrondi ∙ linda.ferrondi@gmail.comJulie Garnier ∙ lili.pouille@hotmail.frAudrey Hémond ∙ a.hemond@hotmail.fr

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