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Signaux forts et faibles
qui viennent alimenter
les scénarios de prospective
encadrant la démarche
Pays de la Loire 2040
in progress....
Document de
travail
Direction de la Prospective, des Schémas
et du Développement Durable
Laboratoire des Mutations
3 scénarios ont été éla-
borés par l’atelier de
prospective réunissant
une quarantaine d’ex-
perts des Pays de la
Loire au printemps
2012. Ils dressent non
pas 3 avenirs possibles,
mais 3 tendances qui
délimitent l’espace dans
lequel on peut imaginer
l’avenir régional.
La Direction de la Pros-
pective, des Schémas et
du Développement Du-
rable du Conseil régio-
nal des Pays de la Loire
a, avec l’appui du Labo-
ratoire des Mutations,
tenté de réunir des éle-
ments d’informations,
caractéritiques du terri-
toire ligérien, et des élé-
ments moins tangibles,
- des signaux faibles -
qui viennent, chacun à
son niveau, alimenter un
ou plusieurs scénarios.
Ce document les réper-
torie, avec un seul ob-
jectif : qu’il soit enrichi,
amendé, revisité à l’oc-
casion des moments de
dialogue dont il est le
support.
l’économie
résidentielle
un fort
étalement
urbain
les conflits
d’usage de
l’espace
l’utilisation
des ressources
naturelles
la
concentration
sur le littoral
l’écosystème
industriel agile
et en réseau
le biomimé-
tisme
les
logements col-
lectifs verts
BIMBY & co
le boom des
maisons en
bois
l’habitat
partagé
de nouvelles
extractions
d’hydro-
carbures
la “silver
economy”
les robots
à emplois
qualifiés
la
pénurie des
métaux rares
les
alternatives
aux hydrocar-
bures
l’industrie
des déchets
la prise de
conscience de
la RSE
le stockage
de l’électricité
les
infrastructures
autosuffi-
santes
qualité nutri-
nionelle en
baisse
des
menaces sur
l’ostréiculture
la
financiarisa-
tion de la
nature
la
comptabilité
élémentaire
les biotechs
“en folie” la photosyn-
thèse
artificielle
la qualité
de la vie
régionale
la
“clubbisation”
des territoires
l’inter-
territorialité
la
co-construction
citoyenne
la
démocratie
liquide
l’adaptation
du service
public
une
vraie place
numérique
la tradition
touristique
le tourisme
sanitaire
la
ludification
de la société
la
culture
“augmentée”
les
supermarchés
virtuels
les pôles
d’excellence
ruraux des valeurs
positives qui
montent
l’Open
source
les
mobilités
virtuelles
mobilité et
reliance
un Internet
physique
l’hybridation
de la mobilité
les
autoroutes
de la mer
un réseau de
transports
dense
5000 PME à
l’international
des mobilités
étudiantes
la mobilité
obligatoire
la traduction
instantanée
numérique
le démarrage
économique
de l’Afrique
les migra-
tions trans-
continentales
la robotique
de service
Internet des
objets
les
livraisons
par tunnel
le
dynamisme
métropolitain
les
smart
cities
l’industrie
de captation
des GES
les technolo-
gies “green”
l’industrie
agroalimen-
taire
des acteurs
de l’écologie
industrielle
les bateaux à
voile de mar-
chandise
550
éco-industries
les équipe-
ments locaux
de production
une biodiver-
sité active
(PNR, Natura
2000, ...)
la perma-
culture
l’open
source énergy
l’hyper dé-
centralisation
énergétique
les mouve-
ments slow
les NEET,
la jeunesse
désabusée
le peak stuff
la lutte contre
l’obsolescence
programmée
low-techs et
innovation
frugale
le craddle to
craddle”
l’industrie de
la maison verte
le design
des besoins
du futur
les péages
urbains
evidence
based mede-
cine
le télétravail
la télé-
médecine
les nudges
verts
l’open
ecology
les makers
la quête
de sens
et les
valeurs
l’engouement
pour les mo-
ments collec-
tifs
les circuits
courts écono-
miques
le co-voiturage
les amap
culture et
autres
les monnaies
complé-
mentaires
l’écono-
mie
sociale et
solidaire
la
décentralisa-
tion de l’envi-
ronnement
le bio-diesel
algal
la recherche
végétale de
pointe
des
ressources
maritimes
les reloca-
lisations
le maillage
du réseau
de villes
l’éducation à
l’environ-
nement
l’économie du
partage
une tradition
d’ouverture
internationale
Les projets en
énergie marine
Éléments et
signaux faibles
alimentant
les scénarios
de prospective
excellence
ouverture
proximité
2
- Éléments centraux qui accréditent le scénario
- Caractéristiques fortes du territoire
- Réalités des Pays de la Loire
- Signaux faibles d’ici
- Expériences venues d’ailleurs
- Signaux faibles venus d’ailleurs
- Science fiction ou presque
Dans le travail de recueil réalisé, tous les éléments n’ont pas la même force. Pour chacun des trois scénarios, ils ont donc
été classés en fonction de leur importance et de leur proximité. Les catégories choisies sont :
La page centrale de ce cahier reprend un diagramme de ces éléments et signaux qui permet de tout visualiser en une
seule fois, et de construire sa réflexion à partir de l’association de plusieurs éléments.
Les autres pages de ce cahier s’efforcent d’expliciter ou d’illustrer les éléments et signaux. Ils ne sontbien évidemment pas
exhaustifs.
A noter que la présentation des scénarios fait l’objet d’un document séparé.
Légende
Dans la phase préparatoire de la démarche Pays de la Loire 2040, les questionnements prospectifs ont été catégorisées
suivant les différents enjeux. Le travail sur les signaux a repris la nomenclature utilisée depuis l’origine.
Logement
Services
Éducation
Culture
Recherche
Formation
Industrie
Ressources
naturelles
Transports
Énergie
Démocratie
Société
Gouvernance
International
Éléments centraux qui accréditent
le scénario
La région compte près de
550 éco-industries dans les
secteurs des déchets, de
l'eau, du bâtiment et des
énergies renouvelables et
les initiatives régionales se multiplient dans le
cadre de la politique de soutien au développe-
ment durable : près de 9 millions d'Euros
consacrés chaque année par la Région à l'en-
seignement et la formation professionnelle aux
métiers verts et d'avenir, formations régionales
spécifiques des salariés du BTP dans le do-
maine de l'éco-construction, soutien régional à
la "green innovation", investissement exclusif
dans un fond souverain IDEE doté de 5 millions
d'Euros en direction d'entreprises à potentiel
d'ancrage durable sur le territoire ...La néces-
sité d'agir est d'autant plus impérieuse que la ri-
chesse naturelle exceptionnelle des PDL est
menacée : 44 % des 1819 espèces floristiques
et près d'un cinquième des populations d'oi-
seaux présentes en région sont menacées
d'extinction, 90 % des eaux de qualité
moyenne à médiocre ... (source édito rap. DD)
La région est bordée par
l'océan Atlantique sur une
longueur de 368 kilomètres
et possède deux îles impor-
tantes, l'île de Noirmoutier et
l'île d'Yeu.
3
Durant les trente prochaines années, les Pays de la Loire émergent comme un territoire à la pointe des technologies vertes.
L’adoption par la Région de normes environnementales exigeantes et d’une fiscalité écologique incitatrice a obligé les en-
treprises du territoire à innover. En modifiant les modes de vie des ligériens, elle a aussi créé un marché pour de telles in-
novations.
Douloureuse dans un premier temps, cette bifurcation (destruction ?) créatrice n’a pas tardé à porter ses fruits, aussi bien
dans l’agroalimentaire (agriculture maritime) que dans les industries classiques (valorisation des déchets) en passant par
l’énergie (éoliennes marines). Les capitaux étrangers affluent pour financer cette R&D qui mêle universités publiques et
grands groupes privés et qui leur permet d’exporter mondialement ces savoir-faire ligériens.
Toutefois, cette performance écologique portée par les ingénieurs et les grands groupes ne se traduit pas forcément par
une amélioration de la qualité de vie. De plus elle est inégalement répartie. Elle laisse de côté certains territoires et de nom-
breux individus, ceux-là même qui étaient les plus en difficultés en 2012. Se pose alors la question de la redistribution des
fruits de l’excellence, comme d’ailleurs de sa pérennité.
Le scénario de l’excellenceLa grande bifurcation et ses décrocheurs
550
éco-industries
des
ressources
maritimes
La valorisation des ressources marines ouvre
des champs immenses : produire de l’électri-
cité avec le vent du large, les vagues, les cou-
rants ou les échanges thermiques, fabriquer
des carburants propres ou des médicaments
anti-cancer à partir de micro-algues, valoriser
des co-produits de la pêche, sans oublier les
usages qui ne sont pas identifiés aujourd’hui
(source blog D. Luneau).
Les Pays de la Loire sont un
berceau historique de l'agri-
culture bio en France (2e
rang national, 88 000 ha, 1
700 exploitations).
5 Plateformes régionales d'innovation compo-
sant cap aliment : Novalim, Ligépack, Légu-
merie et circuits courts, Vignes et vins,Agri
biologique et agri périurbaine durable. Cap ali-
ment est portée par LIGERIAA (association ré-
gionale des industries agroalimentaires des
Pays de la Loire) et le pôle alimentation et nu-
trition qui regroupe plus de 40 équipes de re-
cherche. Elle aboutira en 2015 à l'émergence
de 2 200 m² de plate forme de recherche et de
transfert regroupant à Nantes des entreprises
et des centres techniques.
L'innovation environnementale des IAA
consiste non seulement à produire plus et
mieux (la FAO estime à 70 % l'augmentation
nécessaire de la production mondiale d'ici 2050
alors même que 10 pays dont la France, pre-
l’industrie
agroalimen-
taire
mier producteur agricole européen, 4e expor-
tateur mondial de produits agricoles et alimen-
taires transformés), mais aussi à faire en sorte
que les multinationales cohabitent avec des ré-
seaux de petites entreprises capables de valo-
riser les cultures et les habitudes alimentaires
locales (source : slate.fr). En tant que région
leader dans un continent leader, les PDL ont
une carte à jouer.
Lancement des énergies
marines renouvelables et
perspectives offertes : près
de 8 000 emplois directs et
indirects en région d'ici 10 ans, notamment en
basse Loire, mais aussi dans toute la région.
Exemple : au Mans, le pôle de formation d'ex-
cellence (lycées professionnels) aux métiers
de la maintenance éolienne a déjà formé 60
techniciens depuis 2010 et il existe près de 6
300 élèves ou apprentis en dernière année de
formation professionnelle au sein de 77 éta-
blissements positionnés sur les métiers de la
métallurgie ou de l'électricité. Il y a aussi un po-
tentiel fort autour des écoles d'ingénieurs (Cen-
trale, Mines, ICAM, Polytech, ENSAM, ISTIA
...)
Ainsi par exemple l'Ecole Centrale de Nantes
s'est lancée dans l'expérimentation d'une éo-
lienne flottante dans un bassin permettant de
tester différentes conditions de houle et de mer,
4
nouvelle étape vers le développement de ces
éoliennes destinées à la haute mer.
"Ces essais sont parmi les tout premiers en
bassins dans le monde, car il faut à la fois avoir
la capacité à générer simultanément de la
houle et du vent", a indiqué l'établissement
dans un communiqué.
Initiatives innovantes prises
par les parcs naturels ré-
gionaux : les Pays de la
Loire présentent la particu-
larité de compter sur leur sol 4 espaces natu-
rels ayant vocation à concilier de manière
ambitieuse préservation de la biodiversité et
valorisation économique : le parc régional Nor-
mandie-Maine, le marais Poitevin, la Brière, le
parc régional Loire-Anjou-Touraine. Les PNR
multiplient les initiatives innovantes pour valo-
riser leurs espaces : à titre d'exemple, le PNR
Loire-Anjou Touraine anime depuis plusieurs
années un éco-trophée consistant à conforter
les innovations publiques et privées allant dans
le sens de la préservation du patrimoine natu-
rel, des énergies renouvelables, de l'implication
territoriale ... Plus globalement, les Pays de la
Loire sont l'une des régions françaises qui
comportent le plus faible nombre de réserves
naturelles régionales ou de zones NATURA
2000 du fait de la capacité historique démon-
trée des Ligériens à occuper leur territoire de
manière équilibrée, sans l'endommager.
Les projets en
énergie marine
une biodiver-
sité active
(PNR, Natura
2000, ...)
chantiers navals, importante filière nautique),
l'automobile (avec des compétences rassem-
blées autour du Mans et au sein du pôle interré-
gional automobile haut de gamme), la
constuction (cf. le pôle génie civil éco-construc-
tion)...
Avec Laval virtual, la cantine
2.0 de Nantes et les projets à
Angers ou au Mans, sans ou-
blier les multiples entreprises
des Pays de la Loire (plus de
3000 recensés dans la filière par Ouest numé-
Caractéristiques fortes du territoire
Avec Technocampus -
EMC2, et maintenant l'IRT
Jules Verne, la présence
d'une filière aéronautique so-
lide autour d'Airbus et comprenant notamment
des sous-traitants de rang 1 comme Daher, et au
delà, une filière mécanique et matériaux qui re-
présente 50 % des emplois industriels, les Pays
de la Loire sont au coeur des enjeux de concep-
tion et de fabrication de matériaux susceptibles
d'offrir de multiples utilisations, dans la navale (cf.
l’écosystème
industriel agile
et en réseau
une
vraie place
numérique
gionales : la charte de conditionnalité des aides
permet d'inciter les entreprises bénéficiaires
d'une aide régionale à mieux prendre en compte
les préoccupations sociales et environnemen-
tales, selon une logique incitative qui mise sur la
capacité d'initiative de l'entreprise. Au delà de la
signature d'une charte portant sur un premier ni-
veau d'engagement, les entreprises bénéficiant
d'une aide d'un montant supérieur à 100 000 €
par an ou 200 000 € sur 3 ans doivent signer un
contrat de progrès faisant l'objet d'un accompa-
gnement et d'un suivi spécifiques, en lien avec
une Commission régionale d'évaluation et de
suivi des aides publiques régionales. Ce disposi-
tif a vocation à être étendu à l'ensemble des po-
litiques publiques régionales.
Exemples de programmes de
recherche végétale à forte
valorisation économique po-
tentielle, soutenus dans le
cadre du pôle de compétitivité Végépolys à An-
gers : Brio visant à favoriser la création variétale
de la filière ornementale ; DEFISTIM pour trou-
ver une alternative aux pesticides chimiques via
la mise sur le marché de stimulateurs de défense
naturelle, PETAAL pour l'éradication du tigre du
platane, CVP pour la création de variétés pota-
gères plus résistantes ...
Comme pour l’intermodalité,
les données disponibles ren-
dent difficile l’évaluation
des actions développées ré-
cemment par les différentes autorités organisa-
trices de transports pour promouvoir le
co-voiturage, défini ici par les déplacements ef-
fectués en tant que passager de voiture. Notons
tout de même qu’en 2008 la part de marché du
co-voiturage est de 14 % pour les habitants de
Loire-Atlantique, soit environ 593 000 déplace-
ments par jour.
Réalités des Pays de la Loire
Batterie E4V : exemple d'une
jeune entreprise du Mans qui
met au point des batteries li-
thium qui équipent déjà des
flottes d'administrations et de
collectivités. Autre exemple : le centre d'ingénie-
rie du matériel roulant SNCF du Mans travaille
au train du futur avec des exigences environne-
mentales nouvelles : suppression des produits
chimiques dans les toilettes, réduction des émis-
sions d'oxydes d'azote issues des gaz d'échap-
pement des TER, lancement du "rayon vert",
TER sur lequel sont apposés des films solaires
permettant d'éviter l'échauffement les mois d'été
et, partant, la climatisation qui constitue l'une des
plus grosses dépenses énergétiques d'un train
(source Ouest France)
Mise au point à Cholet de fontaines biologiques
pour les garagistes, permettant de nettoyer les
pièces mécaniques sans solvants chimiques
(Marolo test) (source Ouest France).
Illustrations de mises en œuvre de process «
verts » dans une ou plusieurs entreprise(s) de la
Région. Selon l'INSEE, trois entreprises sur cinq
font de l'innovation au bénéfice de l'environne-
ment, le plus souvent au cours du processus de
production. La région se distingue par la propor-
tion d'entreprises qui disposent de processus de
mesure de l'impact de leur activité sur l'environ-
nement (plus de 16 % contre 12 % en moyenne
nationale). Dans l'industrie, les secteurs de la fa-
brication informatique, de l'électronique, de l'op-
tique, des équipements électriques ainsi que
ceux du travail du bois, du papier et de l'impri-
merie sont à signaler. Globalement, la propor-
tion d'entreprises ayant mis en oeuvre de
l'innovation environnementale est de 64 % contre
60 % en moyenne nationale.
Dernières évolutions de la
conditionnalité des aides ré-
5
rique !), les Pays de la Loire sont armés pour
participer à l’enjeu du développement des TIC
et de sondéveloppement dans toutes les
strates de la société, des usages du commun
aux technologies de pointe.
des acteurs
de l’écologie
industrielle
la prise de
conscience de
la RSE
la recherche
végétale de
pointe
le co-voiturage
Signaux faibles d’ici
Le programme Erasmus
concerne environ 30 000 étu-
diants chaque année en
France. La plupart provien-
nent des régions IDF, Rhône-Alpes, Nord pas de
Calais et Pays de la Loire. 3 000 jeunes Ligériens
sont concernés par le dispositif Envoléo chaque
année.
La quantité de déchets des
ménagesamorce entre 2007
et 2009 une baisse sensible
(- 6 %) qui devra être confirmée au cours des
prochaines années. Avec un taux de recyclage
global (valorisation matière et organique) de près
de 43 %, la région dépasse en 2009 l’objectif «
Grenelle » fixé pour 2012 (35 %). L’effort à four-
nir à l’horizon 2015 reste toutefois important pour
la Mayenne et la Loire-Atlantique. Quant aux en-
treprises, leurs déchets dangereux font l’objet
d’une attention particulière en raison des risques
qu’ils peuvent entraîner sur l’environnement ou
la santé. source INSEE).
La Région abrite un gros opérateur : Séché En-
vironnement est une entreprise française créée
en 1985. Le groupe Séché est spécialisé dans la
valorisation et le traitement des déchets ména-
gers et industriels, mais aussi des métiers des
services à l'environnement.
Présent sur l'ensemble du territoire national avec
une vingtaine de filiales, le Groupe emploie 1 595
salariés (en décembre 2010).
La société est basée à Changé (Mayenne).
Séché Environnement est coté au compartiment
B de l'Eurolist à la Bourse de Paris. Son chiffre
Cette pratique non négligeable se situe, pour
l’ensemble des habitants de Loire- Atlantique,
à un niveau supérieur à la part de marché des
transports collectifs. Le co-voiturage connaît de
fortes variations selon le territoire de résidence.
Dans Nantes Métropole, il représente environ
10 % des déplacements contre près de 17 %
pour les personnes habitant en zones rurales.
6
d'affaires atteignait les 402,1 millions d'euros
en 2010.
Le projet Shamssh, qui a dé-
marré en décembre 2006, a
pour objectif de produire un
biocarburant à partir de microalgues auto-
trophes. Ces microorganismes peuvent accu-
muler jusqu'à 50% de leur poids sec en acides
gras, permettant d’envisager des rendements
à l'hectare supérieurs d'un facteur 30 aux es-
pèces oléagineuses terrestres. Le projet Sha-
mash intègre des spécialistes de la culture, de
la physiologie et de l'utilisation de microalgues,
des spécialistes de l’optimisation des procédés
biotechnologiques ainsi que des spécialistes
des biocarburants et de l’extraction et de la pu-
rification de lipides.
Shamash regroupe 8 équipes et entreprises
françaises pour un budget total de 2.8 Millions
d'euros, dont 3 des Pays de la Loire.
Si le bateau est déjà le
mode de transport le plus
propre, le recours au voilier
permet d'abaisser encore
l'impact carbone. Exemple à
l'occasion de la livraison de produits labellisés
FairTransport et importés par des magasins bio
: une initiative qui préfigure peut-être de futurs
cargos à voile !
Même si des efforts doivent encore être pour-
suivis, notamment au niveau des émissions at-
mosphériques des bateaux, le transport
maritime est le moins polluant lorsqu'il s'agit
d'échanges commerciaux internationaux de
des mobilités
étudiantes
l’industrie
des déchets
le bio-diesel
algal
les bateaux à
voile de mar-
chandise
Le plus grand nombre de déplacements effectués
en
voiture par les ménages résidant hors agglomé-
rations voire hors aires urbaines explique cet
écart, car quel que soit le lieu de résidence en
Loire-Atlantique, le co-voiturage représente entre
20 et 22 % des déplacements automobiles.
Expériences venues d’ailleurs
Pour répondre à la difficulté
de choisir les connaissances
les plus pertinentes pour le
soin d’un individu, s’est constituée au début des
années 1990 autour d’un groupe d’épidémiolo-
gistes de l’université McMaster dans l’Ontario,
l’Evidence-based Medicine (EBM), méthode qui
allait s’imposer auprès des soignants et préten-
dre au statut de nouveau standard de la pratique
du soin. Ses auteurs et promoteurs la définis-
saient comme « une façon rigoureuse, conscien-
cieuse et judicieuse d’utiliser les preuves les plus
récentes et de plus haut niveau pour les déci-
sions concernant le soin d’un individu » . L’EBM
s’appuie sur une hiérarchie des niveaux de
preuve établie en fonction de la méthodologie
des travaux, des modalités d’application du plan
expérimental et d’éventuels biais relevés. Elle
passe donc par une approche analytique et cri-
tique de la connaissance via les publications
scientifiques et permet d’attribuer aux résultats
des travaux - et aux recommandations pour la
pratique du soin qui en découlent - des niveaux
de preuve sur lesquels les cliniciens pourront
s’appuyer pour prendre des décisions. Elle s’est
d’abord voulue pédagogique. Il s’agissait de for-
mer les praticiens au tri et à l’utilisation en pra-
tique clinique des connaissances scientifiques,
notamment par la formation à la lecture critique
des publications, afin d’assurer aux médecins
une autonomie critique face à un savoir toujours
plus important quantitativement, plus technique
et plus difficile à manipuler.
7
marchandises. Mais l'impact environnemental
peut encore être abaissé, soit en hybridant les
motorisations - en greffant des voiles aux car-
gos par exemple - soit en adoptant le transport
par voilier à l'instar de l'initiative portée par
Fairtransport qui utilise le "Tres-Hombres", une
brigantine néerlandaise de 35 mètres. Résul-
tat : jusqu'à 90% d'économie de carburant par
rapport à un bateau normal !
Si le principal défaut de cette solution réside
dans l'imprévisibilité du vent et donc dans l'im-
possibilité d'assurer des délais précis de livrai-
son, cette solution prend tout son sens dans le
cadre du transport de certaines marchandises
non périssables. À tel point que se dessinent
des projets d'Ecoliner : véritables cargos à voile
capables de transporter jusqu'à 8.000 tonnes.
Avec sa tradition de construction navale, les
Pays de la Loire ont une carte à jouer dans le
domaine.
Mais en même temps que le paradigme EBM
rencontrait en Amérique du Nord, en Europe et
en Asie un succès croissant, les soignants
étaient progressivement conduits vers une mé-
decine de plus en plus procédurale, à savoir une
pratique du soin de plus en plus encadrée par
des protocoles. Il s’agissait de répondre à une
volonté explicite des autorités de tutelle et des
organismes assureurs, publics ou privés, de ra-
tionaliser les pratiques médicales par le biais de
leur standardisation. Il apparaît aujourd’hui assez
clairement que les objectifs n’étaient autres que
la mise en place de dispositifs de gestion de la
santé d’inspiration néolibérale empruntés au sec-
teur industriel et aux théories du New Public Ma-
nagement [4]. Pour gérer la santé au même titre
que tout processus industriel, il fallait être en me-
sure de standardiser les pratiques en instaurant
une approche procédurale du soin, et pour ce
faire de disposer, vis-à-vis des soignants, d’une
base solide et convaincante. Face à un système
procédural reposant uniquement sur les données
scientifiques validées très loin de couvrir l’en-
semble du champ des pratiques soignantes, il fal-
lait minimiser voire organiser la négation de
l’incertitude attachée à l’utilisation du savoir
scientifique en pratique clinique.
Cela va dans le sens de la déshumanisation de
la médecine
lIl existe actuellement trois
techniques fonctionnelles de
capture du CO2. La première
est celle de la postcombus-
evidence
based mede-
cine
l’industrie
de captation
des GES
8
cidé de s’attaquer à un secteur industriel hau-
tement polluant en terme d’émissions de gaz à
effet de serre et pourtant rarement pointé du
doigt : les fabriques de ciment. Utilisé par
l’homme depuis des milliers d’années, le ci-
ment est un matériau de construction dont
nous serions bien incapables de nous passer,
mais dont le processus de fabrication libère
d’immenses quantités de CO2, représentant à
elles seules 5% de l’ensemble des émissions
anthropiques mondiales.
Pour diminuer l’impact de cette activité sur l’at-
mosphère, les scientifiques ont décidé de re-
courir à des algues autochtones de la région
de Mendoza, en raison de leur capacité d’ab-
sorption élevée de CO2 et de la qualité de la
biomasse qu’elles peuvent produire. Comme
toutes les plantes, les algues utilisent du
dioxyde de carbone et de l’énergie solaire pour
leur développement, au cours du processus de
photosynthèse.
Si la concurrence est saine,
le secteur de l’immobilier va
profiter d’une bataille de
mastodontes pour réduire
son emprunte carbone. Panasonic et Toyota
ont en effet des projets ambitieux dans le do-
maine de l’éco construction. Grâce à une puis-
sance financière colossale et aux pratiques
industrielles les plus modernes, l’entrée de ces
deux piliers de l’économie de l’archipel pourrait
révolutionner le secteur. L’artisanat est égale-
ment mobilisé sur ces enjeux.
À l'occasion de la semaine
verte européenne, le Pro-
gramme des Nations unies
pour l'environnement (Pnue)
a rendu public un rapport
dressant un état des lieux inquiètant des taux
de recyclage des métaux, notamment dans
l'optique d'une mise en œuvre de la croissance
verte. Un constat d'autant plus regrettable que
le document souligne que "les métaux, à la dif-
férence d'autres ressources, sont intrinsèque-
ment recyclables." Intitulé "Taux de recyclage
des métaux : un état des lieux", le rapport
l’industrie de
la maison verte
tion: il s’agit d’extraire le CO2 présent dans les
fumées de combustion et de le séparer des au-
tres constituants (vapeur d’eau, azote, etc.) à
l’aide d’un solvant. L’avantage de cette tech-
nique est qu’elle peut être assez facilement in-
tégrée aux structures déjà en place.
La seconde technique, l’oxycombustion,
consiste à forcer le procédé de combustion à
produire des fumées fortement enrichies en
CO2. Elle intervient directement dans le mode
de combustion, en remplaçant l’air par de l’oxy-
gène. Les fumées obtenues sont alors concen-
trées jusqu’à 90% en CO2. L’opération de
séparation de l’oxygène de l’air est cependant
très coûteuse. Cette technique peut s’intégrer
uniquement sur de nouvelles installations.
La troisième technique est la captation du CO2
en précombustion. Le combustible est converti
à l’entrée en gaz de synthèse (un mélange de
monoxyde de carbone, CO, de dihydrogène,
H2, et d’eau). Le CO réagit alors avec l’eau
pour former du CO2 et du dihydrogène com-
plémentaire qui sont, ensuite, séparés.
Pour finir, l’étape de la séquestration géolo-
gique consiste à injecter le CO2 dans le sous-
sol. Elle peut être faite dans trois milieux: les
gisements de pétrole et de gaz en voie d’épui-
sement, les aquifères salins profonds et les
veines de charbon non exploitées. «Cette mé-
thode est loin d’être nouvelle, explique Eric Da-
vaud, géologue et professeur à l’Université de
Genève. Depuis une quarantaine d’année, les
compagnies pétrolières réinjectent fréquem-
ment le CO2 dans les réservoirs de pétrole
pour chasser les hydrocarbures et diminuer
leur viscosité. Ce procédé se nomme la récu-
pération assistée.»
*****************
Pour absorber le dioxyde de carbone produit
par les industries les plus polluantes, les scien-
tifiques de l’université de Cuyo envisagent de
cultiver des microalgues qui serviront ensuite
de combustible. Les fabriques de ciment pour-
raient être les premières à bénéficier de cette
technologie.
Les chercheurs de l’université de Cuyo ont dé-
la
pénurie des
métaux rares
9
plaide donc pour une "progression spectacu-
laire des faibles taux actuels de recyclage des
métaux."
Si moins d'un tiers de la soixantaine de métaux
étudiés présente un taux de recyclage mondial
supérieur à 50 %, 34 éléments ont un taux de
récupération inférieur à 1 %. Or, parmi les 34
métaux très mal recyclés "beaucoup jouent un
rôle crucial dans les technologies propres,
comme les batteries de voitures hybrides [et
électriques] ou les aimants d'éoliennes."
Les 34 métaux recyclés à moins de 1 %, sont
pour leur part avant tout utilisés en électronique
et dans les secteurs connexes, et tout particu-
lièrement les différentes technologies d'écran
utilisées pour les téléphones portables, la télé-
vision et l'informatique. De manière générale,
la quinzaine d'éléments appartenant au groupe
des terres rares (les lanthanides) figurent dans
cette liste.
Du côté des technologies vertes, le secteur des
panneaux photovoltaïques pourrait être péna-
lisé par le recyclage quasi inexistant de l'arse-
nic, du gallium, du germanium, du sélénium et
du tellure qui interviennent dans la fabrication
des cellules et de certains équipements an-
nexes. Toujours dans le domaine des énergies
renouvelables, la miniaturisation des aimants
permettant la fabrication d'éoliennes toujours
plus puissantes, nécessite des métaux peu re-
cyclés. Il s'agit en premier lieu du néodyme et
du dysprosium, et plus globalement de nom-
breux métaux de la famille des lanthanides.
De la même manière, le lithium et le lanthane,
sur lesquels l'industrie automobile compte pour
développer les véhicules électriques, appa-
raissent parmi les mal classés.
Enfin, le développement des LED pourrait
souffrir du faible taux de recyclage du gallium
et du sélénium.
Progressivement, les éo-
liennes se miniaturisent pour
faire face à l’émergence de
nouveaux usages et notamment leur intégra-
tion en milieu urbain, même si le cadre régle-
le design
des besoins
du futur
mentaire reste assez flou, faute de retour d’ex-
périences suffisants. Le point fort des éo-
liennes est leur capacité à produire directement
de l’électricité sur site, évitant les déperditions
en ligne. Une jeune entreprise française pro-
pose une offre innovante en donnant aux villes
la possibilité d’investir sans grands frais dans
cette énergie renouvelable.
SGS Luxéole propose des applications en
énergies renouvelables, notamment dans l’éo-
lien urbain, l’éclairage à LED et le solaire pho-
tovoltaïque. Ce qui fait la spécificité de cette
entreprise, associée à l’allemande Blue Terra
qui a déjà de nombreuses références dans le
domaine, c’est son nouveau concept d’Eco-
Green Media. Une démarche innovante qui
remplace le panneau publicitaire fixe par une
éolienne communicante, permettant à la fois
d’offrir une image durable et de produire de
l’électricité verte. Cette approche permet en
effet de disposer d’installations qui s’auto-fi-
nancent : les collectivités peuvent à la fois pro-
fiter de l’électricité produite et louer la surface
des pales à un sponsor.
Les éoliennes à axe vertical semblent plus
adaptées que leurs consoeurs à axe horizontal
pour le milieu urbain. Sabrina Steinke-Gallo ne
tarit pas d’éloges à leur sujet : « elles sont
beaucoup plus facilement intégrables au pay-
sage, ne font aucun bruit et ne projettent pas
d’ombres gênantes. Elles démarrent en outre
très vite, avec un vent de 2 à 3m/seconde ». La
maintenance concernera plus les équipements
connectés, car pour les rotors, elle peut se li-
miter à une simple visite technique tous les
deux ans. La durée de vie d’une éolienne com-
municante étant d’environ 30 ans.
Au-delà des énergies ma-
rines, la mer est à l'origine
de multiples initiatives inno-
vantes comme la valorisa-
tion de coquillages dans le domaine de
l'aménagement urbain : par exemple, l'incor-
poration de coquilles prétraitées dans un ma-
tériau de type béton utilisé comme éco-pavé
drainant ! (projet VECOP du pôle mer Bre-
tagne)
les
alternatives
aux hydrocar-
bures
10
ractéristiques le rendant si pratique : flexible,
léger, pliable, bon marché.
Quoique concernant les coûts de production, le
Roithane s’avère 50% plus cher que le plas-
tique courant. Mais selon Anumod Gagan
Sharma, président de la société Roidec India
Chemicals à l’origine du nouveau matériau, ces
coûts sont compensés par la suppression des
coûts de recyclage nécessaires pour le plas-
tique :
C’est la première fois au monde qu’une telle
substance est développée, et elle va faire du
plastique un matériau du passé. C’est pour
cela qu’on a déjà commencé à produire pour
l’industrie de l’emballage.
*****************
Des chercheurs américains ont découvert en
Amazonie un champignon capable de dégra-
der du polyuréthane. C’est un type de polymère
très utilisé dans la fabrication de mousses de
plastique, d’adhésifs et de peintures. Leur
étude, publiée dans la Revue Applied and En-
vironmental Microbiology, peut conduire à de
nouvelles stratégies innovantes réduisant l’im-
pact environnemental des plastiques.
Les écologistes soutiennent que les plastiques
mettent très longtemps à se décomposer dans
la nature. Le polyéthylène, par exemple, met
près de 50 ans. Le PET, servant à produire les
bouteilles plastiques, reste jusqu’à 200 ans
dans l’environnement. Les champignons et les
bactéries n’ont pas encore développé un arse-
nal d’enzymes suffisant pour dégrader les
longues chaines synthétiques de carbone, hy-
drogène et autres éléments de composition
des plastiques.
Deux souches de Pestalotiopsis microspora,
découvertes par des étudiants américains de
l’Université de Yale, ont révélé un énorme po-
tentiel de dégradation de polyuréthane. L’étu-
diant Jonathan Russell a identifié l’enzyme
secrète du champignon responsable de l’affai-
blissement des liens chimiques du polymère.
La recherche a fait une deuxième découverte
insolite: l’enzyme fonctionne aussi bien en l’ab-
*****************
Un asphalte composé à 20% de pneus recy-
clés commence à revêtir à grande échelle les
routes brésiliennes. Cette technique inventée
et brevetée aux États-Unis permet de recycler
des millions de pneus en plus de produire un
asphalte de meilleure qualité.
*****************
il faut 320 barils (+ de 50 000 litres) de pétrole
pour faire 1 seul kilomètre de route ! Bref, il est
temps de trouver des solutions alternatives.
L’une d’entre elles pourrait être l’utilisation
conjointe de sable et de bactéries Bacillus Pas-
teurii.
Proposée par Thomas Kosbau et Andrew
Wetzler qui ont pour l’occasion remporté un
prix en Corée, cette idée est vraiment intéres-
sante. Mélangée avec le sable, cette bactérie à
la capacité de le transformer en un solide très
dur. La mise en oeuvre pourrait être relative-
ment simple puisque cette solution sable+bac-
térie serait pulvérisable directement sur la
route à construire.
Au-delà de l’économie substantielle de pétrole
que cela représenterait, cette technologie crée-
rait des routes plus claires, plus facilement
éclairables la nuit et diminuant la chaleur dé-
gagée par la circulation de 3 degrés par rap-
port aux revêtements actuels. Alors, on attend
quoi ?
*****************
Une entreprise de Gurgaon (nord de l’Inde) a
créé une matière végétale à même de rempla-
cer le plastique dans les emballages. La colla-
boration annoncée avec Nestlé incite à prendre
au sérieux cette avancée, qui découle de 7 an-
nées de recherche sur le sujet.
Le matériau obtenu à partir d’huile végétale du
type de celle qui est utilisée dans la cuisine a
été baptisé « Roithane » par ses créateurs.
Une substance 100% biodégradable au
contraire du plastique omniprésent dans nos
vies quotidiennes, mais qui a les mêmes ca-
sence d’oxygène, un fait inattendu pour les
scientifiques. Le champignon pourrait fonction-
ner dans les décharges sanitaires. Lieu où une
grosse couche de déchets et de terre recouvre
généralement les plastiques jetés. Cela dimi-
nue l’oxygénation et complique leur décompo-
sition.
La stratégie des nudges
verts joue sur des leviers
comportementaux comme le
poids de la comparaison à
autrui ou l'inertie au change-
ment afin de conduire l'indi-
vidu à faire des choix qui aillent dans le sens
de l'intérêt général, sans être pour autant pres-
criptive ou culpabilisante. Les résultats des ex-
périmentations menées à l'étranger
démontrent notamment les atouts de ces inci-
tations comportementales (caractère opéra-
tionnel, ajustable et peu contraignant) ...
Le principe des carottes mobs consiste à ce
qu'en échange d'un coup de publicité, "le flash-
mob eco et/ou le flashmob" (par lequel tous les
consommateurs impliqués viennent acheter en
même temps dans un magasin), l'entreprise
concernée s'engage à investir dans du maté-
riel écologique ou réduire sa facture énergé-
tique en lien avec les objectifs de la
communauté cliente. L'idée est celle de la ca-
rotte plutôt que du bâton, en partant du prin-
cipe que la rentabilité peut aussi rejoindre
autrement que par la sanction la logique envi-
ronnementale : Très répandu aux Etats-Unis,
en Allemagne ou en Indonésie, le mouvement
commence à prendre également en France
avec des expériences signalées à Bordeaux,
Paris, Lyon, Troyes, Rennes ... depuis 2009
(source : Labo des mutations, 30 mars 2012)
L'emploi environnemental
dans les éco-activités repré-
sentait en France 400 000
emplois fin 2010. Parmi ces
emplois, 282 000 étaient at-
tribuables aux éco-activités marchandes des
entreprises. Ces emplois progressent de 4,2 %
en moyenne annuelle depuis 2004 contre
moins de 1 % pour l'ensemble des branches
(source : comment faire revenir l'industrie en
11
France ?)
Comme le rappelle Usbek et Rica, le Grenelle
de l'environnement a bien identifié la nécessité
d'une refonte totale de la formation et de la
mise en place d'un plan de reconversion pour
répondre à la pénurie d'emplois dans les sec-
teurs de l'énergie ou de l'habitat
écologique(source : n° 2, automne 2010)
Ouvriers du futur : vers de nouveaux équipe-
ments intelligents qui veilleront sur sa santé,
renforceront la collaboration entre la machine
et lui, le doteront d'une force surhumaine, le
protègeront des radiations … En France, 3M,
les pôles de compétitivité Techtera et Trimatec,
le CEA et ... le CETIM travaillent à des textiles,
des robots toujours plus intelligents. Casques
supercommunicants et antibruit, lunettes à réa-
lité augmentée, amplificateurs d'effort, exo-
squelettes, RFID, détecteurs de gaz toxiques
capables de suivre un nombre toujours crois-
sant de molécules nocives sur les postes de
travail, ... autant de technologies émergentes
ou expérimentales préfigurant la révolution qui
s'amorce de de la maîtrise de l'environnement
de travail (source : "l'Usine nouvelle")
D'après une étude du McKinsey Global Insti-
tute publiée en mars 2012, l'inadéquation entre
offre et demande d'emplois devrait en effet
s'accroître en France d'ici 2020. A cette
échéance, 2,2 millions de postes pourraient ne
pas être pourvus dans le pays, faute de diplô-
més pour les assumer, tandis que 2,3 millions
d'actifs sans diplômes ne trouveraient pas
d'emplois. L'Institut relève que "le système édu-
catif peine à suivre la transition en cours en
France vers une économie du savoir". Enten-
due au sens large, l'excellence environnemen-
tale touche aussi la question sociale. A cet
égard, le Centre européen pour le développe-
ment de la formation professionnelle pointe que
"les pénuries les plus marquées sont obser-
vées dans les secteurs et professions où les
travailleurs doivent posséder des compétences
hautement spécialisées comme les sciences
de la vie (notamment)".
*****************
Tout cela d'autant plus que les compétences
les nudges
verts
les enjeux des-
technologies
“green”
La frontière entre production et consommation
disparaît : les consommateurs produisent. On
peut rapprocher cette tendance de celle d'une
disparition progressive de la séparation entre
amateurs éclairés et professionnels.
Notre bureau sera là où nous avons besoin de
lui : dans des espaces partagés, chez soi, ...
Les médias sociaux seront nos lieux de socia-
lisation professionnels principaux. Disons, la
machine à café de demain!
Les compagnies auront des implantations vir-
tuelles aussi importantes pour leur activité que
les implantations "physiques".
Le management centralisé survivra, mais per-
dra de sa domination face au besoin de flexibi-
lité et de décentralisation
Les travailleurs "non-permanents" deviendront
indispensables et stratégiques au développe-
ment, à la flexibilité et à la créativité des entre-
prises. La culture d'entreprise devra donc être
plus souple.
Signaux faibles venus d’ailleurs
Un moyen de reconcentrer
l'espace urbain : le bimby
(Build in my backyard). Le
projet a été sélectionné en
2009 par l'Agence nationale
de la recherche dans le cadre de son appel à
projets "villes durables". L'hypothèse du projet
repose sur la capacité des acteurs de l'urbain
à mobiliser le foncier des tissus pavillonaires
existants qui permettra de financer le renou-
vellement et la densification de ces quartiers.
On observe en effet que dans de nombreux
cas, l'intérêt des individus, notamment à divi-
ser un terrain pour mieux valoriser son bien sur
le marché immobilier peut aller dans le sens
des intérêts de la collectivité. Cela suppose de
pouvoir encourager et maîtriser ces initiatives
individuelles par la définition de règles d'urba-
nisme adéquates et de cibler les moments où
les intérêts individuels et collectifs se rejoignent
(source : ANR)
Les technologies RFID (iden-
tification par radiofréquence)
permettent de "tracer" l'hy-
permobilité des biens et des
personnes, en leur attribuant
une sorte de carte d'identité
"unique", et ce d'autant plus facilement qu'elles
sont sans danger pour la santé (elles sont pas-
sives et ne sont que sporadiquement soumises
aux ondes émises par les lecteurs capables de
les repérer). La généralisation prochaine du
paiement de ses courses au moyen de son té-
léphone portable ou l'avènement des frigos in-
telligents en sont des déclinaisons importantes.
Par delà, on va bien ici vers un univers où les
TIC fusionnent le réel et le virtuel, le fixe et le
mobile dans une "intelligence ambiante". Parmi
les utilisations RFID les plus insolites qu'on
trouve aujourd'hui : sur les marathoniens pour
faciliter leur chronométrage, sur les fromages
pour en améliorer la traçabilité, sur les patients
en passe d'être opérés afin de s'assurer que le
chirurgien traitera bien l'organe malade ...
(source : Labo des mutations, 24 janvier 2012)
*****************
12
recherchées demain sont peu enseignées au-
jourd'hui :
Le Conference Board (un think tank apparem-
ment indépendant mais "not for profit") a pré-
senté en avril 2010 les résultats d'une étude de
deux années intitulée "Navigating the Storm:
Leaders and the World of Work in 2020".
Cette étude est intéressante par la liste des 10
tendances qui devraient bouleverser le monde
du travail avant 2020 :
Les générations vont se mélanger, en particu-
lier car les baby-boomers ne partent pas à la
retraite aussi vite que prévu.
La minorité visible sera blanche, il faudra donc
réussir l'intégration de tous à tous les niveaux
pour ne pas concentrer cette minorité visible
seule en haut des hiérarchies
Nous serons réliés 24h sur 24 et 7 jours sur 7
au bureau par les TIC.
BIMBY & co
Internet des
objets
Jusqu’à présent, on croyait
que le secteur de l’économie
de l’information serait le plus
créateur d’emplois. On s’est
donc efforcé d’améliorer l’accès à l’éducation su-
périeure. Or les experts sont de plus en plus
nombreux à penser que, compte tenu des déve-
loppements récents dans le domaine de l’infor-
matique, certains cols blancs sont aujourd’hui
plus vulnérables que les cols bleus. Même les
professions très qualifiées - dans le domaine du
droit, par exemple - ne sont peut-être plus à
l’abri.
Dans la musique et le livre, nombre de détaillants
bien établis ont du mal à relever le défi du nu-
mérique.
Les journalistes sont, quant à eux, depuis long-
temps sur la sellette. Larry Birnbaum et Kris
Hammond, de l’université du Northwestern, dans
l’Illinois, ont développé un logiciel capable de ré-
diger de courts articles factuels.
Au début de l’année, The New York Times a suivi
une affaire judiciaire complexe dans laquelle un
logiciel avait permis d’éplucher 1,5 million de
pages de documents juridiques en bien moins de
temps et d’argent qu’il n’en aurait fallu à une
équipe d’avocats.
Pour le Prix Nobel d’économie Paul Krugman, ce
ne sont pas des cas isolés. Dans The New York
Times, il affirme que, depuis le début des années
1990, du fait des bouleversements technolo-
giques, “les emplois à faibles et hauts salaires
ont progressé rapidement, tandis que les emplois
intermédiaires - sur lesquels on compte pour sou-
tenir une classe moyenne solide - sont restés à la
traîne”. “Nous sommes encore loin de voir des
robots concierges, prédit Krugman, mais la re-
cherche juridique informatisée et le diagnostic
médical assisté par ordinateur, eux, sont déjà là.”
A moins de rejeter le progrès, on ne peut pas
faire grand-chose pour empêcher ces change-
ments. “Dans la mesure où ces technologies
peuvent produire de grandes richesses, estime
Larry Birnbaum, ce serait un vrai gâchis de ne
pas utiliser ce potentiel pour le bien de l’huma-
nité.” Cela sera une piètre consolation pour tous
ceux qui ont déjà perdu leur emploi ou dont le
poste est menacé par la création de logiciels tou-
jours plus intelligents.
Sigfox, start-up toulousaine, aura déployé d'ici à
la fin de l'année un réseau ultra-bas débit cou-
vrant quasiment tout le pays. Sa technologie bre-
vetée permet d'abaisser le coût de connexion
d'un objet en deçà de 1 euro par an.
Aujourd'hui, les ascenseurs ou les distributeurs
automatiques de café sont déjà connectés, pour
la maintenance et l'approvisionnement. Mais si
l'on pouvait « opérer » les choses inanimées pour
encore moins cher, elles se mettraient à parler
en masse : il y aurait la plante verte qui « twitte »
quand elle a soif, la voiture qui vous guide vers
elle dans le parking, le pèse-personne qui mou-
charde votre poids à votre généraliste, le brace-
let Alzheimer pour retrouver grand-mère, le
capteur de fumée prêt à lancer l'alerte incendie
via Internet... Au total, 50 milliards d'objets
connectés en 2020, prédit Ericsson.
Le principe du craddle to
craddle (littéralement "du ber-
ceau au berceau") veut qu'un
produit, à toutes les étapes de sa
conception, puisse aboutir, une fois détruit, aux
matériaux strictement nécessaires à sa repro-
duction, au soutien d'une énergie 100 % renou-
velable.
L'excellence environnemen-
tale peut déjà être recher-
chée par certaines grandes
collectivités à l'endroit, par exem-
ple, de l'instauration de péages ur-
bains (cf. Londres, Stockholm, Milan).
Dans un rapport de novembre 2010, le CAE es-
time que "dans les zones où l'espace est rare, les
autorités publiques seront tôt ou tard appelées à
remettre en cause le partage actuel entre modes
de déplacement individuels et collectifs, dès lors
qu'il existera des alternatives moins encom-
brantes, moins polluantes, moins consomma-
trices d'énergie par personne transportée (...)
avec l'instauration préconisée d'une police spé-
cifique de la mobilité urbaine".
13
le craddle to
craddle”
les péages
urbains
les robots
à emplois
qualifiés
14
Science fiction ou presque
Les ostréiculteurs français de-
vront-ils également composer
avec cette terrible menace, qui
a déjà fait perdre des millions
de dollars à leurs homologues
américains de la côte Pacifique, où une hécatombe
de naissains a été observée en 2007 ? Corollaire
du réchauffement climatique et de la pollution, l’aci-
dification des océans, déjà évoquée à plusieurs re-
prises dans ces colonnes, a quoi qu’il en soit atteint
une ampleur inédite à l’échelle mondiale, aussi
pourraient-ils eux aussi, à terme, commencer à s’in-
quiéter.
« C’est la première fois que des chercheurs réus-
sissent à montrer en milieu naturel l’effet néfaste
de l’acidification des océans sur les huîtres », sou-
ligne le Figaro. Lesdits spécialistes ont cherché à
trouver une explication à la surmortalité des nais-
sains. Après avoir écarté la piste du manque d’oxy-
gène et celle des bactéries pathogènes, auxquelles
les ostréiculteurs sont régulièrement confrontés, ils
se sont aperçus que, « dans les eaux du Pacifique,
le problème se posait une journée après la nais-
sance des petites huîtres, quand elles commencent
à former leur coquille », relate le quotidien.
Or, il est avéré que plus l’eau est acide, plus les ani-
maux ayant une coquille ont du mal à la fabriquer.
« Les expérimentations menées en laboratoire sur
des moules adultes il y a quelques années ont
montré que, dans un premier temps, elles grossis-
saient moins vite dans des eaux plus acides, puis
que leurs coquilles se dissolvaient si la situation
continuait à s’aggraver », confirme Jean-Pierre
Gattuso, directeur de recherche au Laboratoire
d’océanographie de Villefranche-sur-Mer (Alpes-
Maritimes).
En Chine, la société Foxconn a décidé de rem-
placer 500 000 ouvriers - pourtant des peu chers
- par des robots. Les coûts d’utilisation des outils
robotiques baissent à un tel point qu’il est désor-
mais plus rentable d’utiliser un robot qu’un ou-
vrier « low cost ».
Au Japon, la société Panasonic vient de créer
une usine flambant neuve de 15 hectares, pro-
duisant 40% des dalles d’écrans plats fabriquées
dans le monde (pour une valeur de deux milliards
de dollars par mois) ! Cette usine entièrement au-
tomatisée fonctionne avec une quinzaine de sa-
lariés...
des
menaces sur
l’ostréiculture
Pour Saleem H. Ali, professeur
d’études environnementales à
l’université du Vermont, il est
temps de passer à la “compta-
bilité élémentaire”. A l’heure où les ressources se
raréfient, nous allons devoir garder la trace des élé-
ments (et notamment des métaux) - qu’il appelle le
“métabolisme industriel” - qui entrent dans la com-
position des matériaux que nous fabriquons. Car
les éléments qui les composent sont indéfiniment
renouvelables au niveau chimique. Mais nous
concevons des produits qui enferment des élé-
ments dans des formes qui prennent beaucoup
d’énergie à récupérer. Or, “dégager les éléments
des produits de consommation sera d’autant plus
nécessaire que les ressources extraites seront de
plus en plus rares.” Le recyclage est déjà devenu
une composante de la conception industrielle, mais
à l’avenir, il faudra aller encore plus loin et suivre
les éléments qui entrent dans un produit tout en
prévoyant l’énergie nécessaire pour les récupérer.
Pour Saleem H. Ali, un tel système de traçage, une
telle “comptabilité élémentaire” pourrait surtout per-
mettre aux entreprises de chercher de nouveaux
débouchés pour les matériaux récupérés, tout en
permettant à toute la chaine de mieux garder trace
des polluants et matériaux rares ou dangereux et
de respecter les normes de qualité. L’écologie in-
dustrielle doit nous fournir les outils d’analyse de
cycle de vie des objets pour mieux rationaliser cette
comptabilité élémentaire qui s’annonce, estime-t-il.
Si nous connaissons les composants qui entrent
dans l’industrie alimentaire, demain il nous faudra
connaître les composants qui entrent dans tous les
autres produits industriels.
Voir l'acte III de la décentrali-
sation et ses successeurs ?...
la
comptabilité
élémentaire
la
décentralisa-
tion de l’envi-
ronnement
Selon Jean Gadrey, "la nature
apparaît aujourd'hui comme
une nouvelle frontière pour le
capitalisme". Pour Janez Po-
tocnik, commissaire à l'environnement de l'Union
européenne, nous "devons passer d'une situation
où l'environnement était protégé du business au fait
d'utiliser le business pour l'environnement". Plu-
sieurs grands axes stratégiques émergent : l'ap-
propriation élargie des ressources (biomasse,
agrocarburants, pétroles verts, sables bitumeux,
gaz et huiles de schiste, forages en eau profonde,
méga-barrages ...) ; l'artificialisation et l'industriali-
sation du vivant (au premier rang de laquelle la bio-
logie de synthèse, et les potentialités offertes à la
confluence des nanotechnologies, des biotechno-
logies, de l'informatique et des sciences cognitives)
; la financiarisation des services de la nature fondés
sur la marchandisation de la rareté des ressources
(pouvant aller, par exemple, jusqu'à des produits fi-
nanciers liés à des emprunts hypothécaires gagés
sur l'environnement ...)
De nombreuses grandes
écoles, écoles d’ingénieur, de
commerce rendent une année
hors de France obligatoire. A
terme, cette tendance a-t-elle
vocation à se généraliser ?
Il s’agit en fait d’une cellule so-
laire sophistiquée, pas plus
grande qu’une carte à jouer,
qui flotte sur une piscine rem-
plie d’eau. À l’instar d’une
feuille naturelle, elle se sert de la lumière du soleil
pour séparer les deux molécules clés de l’eau,
l’oxygène et l’hydrogène, qui sont alors stockées
dans une cellule combustible à utiliser pour la pro-
duction d’électricité.
La feuille de Nocera est stable - les tests prélimi-
naires ont montré qu’elle fonctionne en perma-
nence pendant au moins 45 heures sans
enregistrer de chute d’activité - et est constituée de
matériaux disponibles et non onéreux, comme le
silicone, des composants électroniques et des ca-
talyseurs chimiques. Elle est également très puis-
sante, dix fois plus efficace en matière de
photosynthèse qu’une feuille naturelle.
Avec 4,5 litres d’eau, la puce pourrait produire
assez d’électricité pour alimenter pendant toute une
15
la
financiarisa-
tion de la
nature
la mobilité
obligatoire
la photosyn-
thèse
artificielle
journée une maison dans un pays en développe-
ment. Autrement dit, équiper chaque maison de la
planète d’une telle feuille permettrait de fournir les
14 térawatts nécessaires avec seulement 4,5 litres
d’eau par jour.
*****************
Pour respecter l'environnement sans se passer
d'énergie, il y a le solaire, l'éolien, l'hydraulique...
Mais avez-vous pensé à la photosynthèse ? Ou,
plus particulièrement, aux protéines que sont les
centres réactifs photosynthétiques ? László Kál-
mán, professeur associé à l'Université Concordia
au Canada, oui. Avec son équipe, il a trouvé le
moyen d'augmenter la capacité de stockage d'éner-
gie de cette enzyme bactérienne utilisant la photo-
synthèse. Permettant ainsi à celle-ci de garder
l'énergie en elle pendant plus longtemps quelle ne
le fait à l'état naturel. L’objectif ? La faire fonction-
ner comme une pile biologique. Car lorsqu'elle est
exposée à la lumière, les charges se séparent de
chaque côté de l'enzyme : la charge positive d'un
côté, la négative de l'autre. Ce qui lui donne la pos-
sibilité de stocker pendant une seconde, au maxi-
mum, de l’énergie.
Après quelques légères modifications en labora-
toire, l'énergie peut être conservée pendant
quelques heures. Concrètement, l'enzyme dans
son état initial est enveloppée dans une membrane
qui lui permet de recombiner les charges. Néan-
moins, l'ajout de molécules lipidiques à la mem-
brane extérieure a pour effet de créer une disparité
entre les formes des deux éléments, l'enzyme et la
membrane. La différence de forme prolonge le tra-
vail de réadaptation de ces deux éléments entre
eux, retardant ainsi la recombinaison des charges.
Ce qui prolonge d’autant le potentiel électrique. Dès
lors, le temps de stockage passe d'une seconde
maximum à l'état naturel à plusieurs heures.
De la feuille de lotus à la pein-
ture autonettoyante, de la re-
production de la soie de toile
d'araignée, du martin pêcheur
au TGV japonais, de la seiche à
l'écran électronique économe, du papillon aux fi-
bres nouvelles, jusqu'aux robots anguille en milieu
opaque : la nature comme modèle et comme étalon
à la croisée des nanotechnologies, de la bionique et
de la biorobotique. Les pistes sont multiples : cap-
tation démultipliée de l'énergie solaire par repro-
duction de la photosynthèse, reproduction
le biomimé-
tisme
d'écosystèmes appliqués à l'industrie (cf. écologie
industrielle), reconstitution de zones fertiles sur des
sols érodés, avec déjà des réussites observées à
Haïti par exemple ... (source : Labo des mutations,
23 janvier 2012)
Les fourmis détiennent-elles le
secret des piles à combustible
de demain ? Des chercheurs
de l'Institut de physique chimie
de Pologne ont découvert que
l'acide formique, qui dans la nature se trouve initia-
lement dans le dard des fourmis, permet un
stockage plus efficace et sécurisé de l'hydrogène.
Grâce aux propriétés de ce catalyseur, ils prévoient
de mettre au point un nouveau type de pile à com-
bustible, qui pourrait, à terme, avoir un impact im-
portant sur le marché de l'électronique et
notamment des terminaux mobiles, des portables
et des GPS. Elles pourraient en effet remplacer les
batteries actuelles, souvent longues à recharger et
avec une autonomie limitée. Ces nouvelles piles,
facilement commercialisables à grande échelle -
selon le communiqué du Laboratoire-, seraient
moins chères, moins complexes et plus stables
dans le temps que les piles existantes. D'autres re-
cherches de ce type sont menées depuis de nom-
breuses années par d'autres laboratoires, mais leur
commercialisation posait jusque là de nombreux
problèmes techniques. L'acide formique utilisé ici
est, selon les chercheurs, facile à produire en
grandes quantités, ce qui permettrait de fabriquer
ces piles en masse et à bas coût.
Un pistolet à peau humaine
n’est plus une affaire de
Science-Fiction, il s’agit d’un
dispositif médical encore à
l’état de Prototype qui produit
néanmoins déjà des miracles.
Capable de pulvériser des cellules de peau sur les
brûlures de patients pour provoquer la repousse du
derme, le dispositif pourrait révolutionner les tech-
niques de greffe.
*****************
Désormais, la biologie synthétique ne se cantonne
plus à l’observation, mais passe par l’ingénierie.
Elle met en actes l’adage du grand physicien Ri-
chard Feynman : « On ne connaît que ce que l’on
fabrique. » Pratiquée par plus de dix mille labora-
toires dans le monde, la discipline est devenue pos-
sible du fait que l’on sait maintenant synthétiser
rapidement, et pour vingt fois moins cher qu’en
16
le stockage
de l’électricité
2000, soit 35 centimes d’euros la paire de bases,
des séquences codantes d’ADN, et que la puis-
sance de l’informatique permet de disséquer et de
concevoir des systèmes vivants.
La biologie synthétique n’est pas non plus un sim-
ple perfectionnement de la biologie moléculaire -
discipline mère des organismes génétiquement mo-
difiés (OGM). L’ambition de ces ingénieurs est de
programmer des systèmes biologiques en s’ap-
puyant sur les principes de design, de modules
standard et d’optimisation.
*****************
En Argentine, une génisse vient de naître avec
deux gènes humains, codant pour deux protéines
qui rapprocheront son lait de celui de la femme. But
du jeu : mieux protéger contre les maladies les
bébés dont la mère ne peut pas allaiter.
*****************
Le premier hamburger du monde produit à partir de
cellules souches devrait être consommé en public
en octobre prochain. Son coût de production s’élè-
vera à 250 000 euros. C’est au Pr Mark Post, de
l’université de Maastricht, que l’on doit cette pre-
mière. Le sponsor du projet, qui souhaite rester
anonyme, n’a pas encore décidé à qui il reviendrait
de manger le hamburger le plus cher du monde.
*****************
Depuis des années les compagnies pharmaceu-
tiques ont accumulé des millions d’échantillons
issus de divers environnements. Leur but était d’y
repérer des composés susceptibles de posséder
des vertus thérapeutiques. Mais continue-t-il, la
quête était longue, et surtout guidée par la chance.
Du coup, cette forme de recherche a été largement
délaissée.
Selon Verdine, on peut maintenant aller beaucoup
plus vite. Au lieu de faire de longues analyses chi-
miques d’un échantillon, on peut directement cher-
cher l’ADN. “Grâce à la baisse des prix des outils
de séquençage, on peut tester l’ADN de tous les
microorganismes se trouvant, par exemple, dans
une goutte de vase.”
En effet, continue Verdine, la plupart des produits
médicinaux rencontrés dans la nature mettent en
jeu des groupes de gènes assez similaires. On
pourrait donc scanner les échantillons en quête de
tels groupes, pour voir s’il est possible de découvrir
de nouveaux composés. Restera ensuite à synthé-
tiser ces molécules en utilisant les techniques de
les biotechs
“en folie”
(SDE) ont eu une dizaine de jours pour construire
un prototype de maison ayant le soleil pour seule
source d'énergie.
Des tours arboricoles et habitables sont conçues
par le cabinet d'architectes italien Stefano Boeri. A
elles deux, elles accueilleront 900 arbres, un nom-
bre bien plus grand d'insectes et de microorga-
nismes, des plantes et des shrubs, ainsi que bien
sûr, des Milanais(e)s. D'un coût annoncé de 65 mil-
lions d'Euros, les tours font partie du projet de cein-
ture verte Biomilano, qui vient d'être présentée à la
Beijing design week.
Défi alimentaire essentiel au-
quel l'expertise des Pays de la
Loire pourrait être fondée à ré-
pondre dans l'avenir : alors
qu'une pêche suffisait en 1950
pour absorber une bonne ra-
tion de vitamine A, il faudrait aujourd'hui en manger
une vingtaine et il faudrait idéalement manger 3 kg
de brocolis par jour pour obtenir d'eux une dose
suffisante de calcium et de magnesium ... (source :
Labo des mutations, 11 janvier 2012)
17
l’ingénierie génétique.
lSur la ligne Paris-Amsterdam,
du côté d'Anvers, la Société
nationale des chemins de fer
belge vient d'équiper le toit
d'un tunnel en plein air, de 3,4
kilomètres, de 16'000 panneaux photovoltaïques.
Construit à la base pour protéger les voies des
chutes d'arbres, le toit recouvert pour l'occasion de
50'000 m2 de capteurs produira 3300 MWh par an,
de quoi alimenter les panneaux de signalisation et
de faire circuler 4000 trains régionaux par an grâce
à une énergie propre.
*****************
Une maison portugaise qui pi-
vote à 180 degrés en fonction
du soleil, une autre japonaise
entourée d'une rizière et d'ar-
bres fruitiers pour être auto-
suffisante: 19 équipes universitaires du monde
entier ont exposé les maisons écolos-solaires de
demain dans un concours à Madrid.
Les concurrents qui s'affrontaient fin septembre à
l'occasion du deuxième Solar Decathlon Europe
les
infrastructures
autosuffi-
santes
les
logements col-
lectifs verts
qualité nutri-
nionelle en
baisse
Éléments centraux qui accréditent le
scénario
La région est bordée par
l'océan Atlantique sur une
longueur de 368 kilomètres
et possède deux îles impor-
tantes, l'île de Noirmoutier et
l'île d'Yeu.
La valorisation des ressources marines ouvre
des champs immenses : produire de l’électri-
cité avec le vent du large, les vagues, les cou-
rants ou les échanges thermiques, fabriquer
des carburants propres ou des médicaments
anti-cancer à partir de micro-algues, valoriser
des co-produits de la pêche, sans oublier les
usages qui ne sont pas identifiés aujourd’hui
(source blog D. Luneau).
La présence sur un territoire
de résidents permanents et
de touristes induit des
consommations de produits
et de services et constitue,
pour les territoires attractifs, une part impor-
tante, voire prédominante, de leur activité éco-
nomique.
Laurent Davezies a bien montré que, en raison
de cette économie “présentielle”, les revenus
issus de la production marchande à vocation
exportatrice ne représentent, en moyenne, que
le cinquième des revenus distribués dans un
territoire. la concentration sur le littoral
la qualité de la vie régionale le dynamisme mé-
18
En 2040 plus encore qu’aujourd’hui, les territoires sont structurés par les flux et par l’aspiration croissante des individus à
se déplacer. Région hospitalière par sa qualité de vie et ses politiques d’accueil, les Pays de la Loire ouvrent grand ses
portes !
Arrivent ainsi retraités, étudiants, touristes, travailleurs… alors qu’une partie des ligériens vont tenter leur chance ailleurs.
D’abord localisée sur la côte et à Nantes, cette croissance démographique se diffuse ensuite sur le reste du territoire, en-
courageant ainsi un fonctionnement en réseau des villes ligériennes.
La part des étrangers augmente rapidement, ce qui n’est pas sans susciter de frictions dans cette région à la population tra-
ditionnellement plus homogène. La définition du cosmopolitisme ligérien devient centrale dans le débat public.
Moins excluante que dans les villes mondiales, cette croissance démographique pose aussi la question de la compétition
dans l’accès aux ressources, voire de leur épuisement. Eau, foncier, espaces naturels, les conflits d’usage se multiplient…
jusqu’à menacer l’attractivité de la région, entrainant une inversion du solde migratoire ?
Le scénario de l’ouvertureLe rivage mondial convoité
des
ressources
maritimes
l’économie
résidentielle
tropolitain(...).
Certains territoires ont mis au point des straté-
gies visant à attirer des retraités aisés, des
jeunes actifs et à favoriser le développement
d’activités. Les territoires gagnants de demain
seront ceux qui, disposant ou non de pôles de
compétitivité, auront su jouer la carte des pôles
d’attractivité par leur qualité de vie et de ser-
vices. Les champions seront capables, comme
la Région Rhône-Alpes et les Pays de la Loire
de jouer sur les deux tableaux de la création et
de la dépense de richesse. La production pour
la dépense locale ayant l’avantage de ne pas
être délocalisable et ce d’autant moins que les
contraintes du développement durable et les
tendances de la production à la demande vont
dans le sens de la proximité des productions.
(source : Michel Godet/Agipi références juin
2009)
Dans les Pays de la Loire, la
population vivant sur le litto-
ral a augmenté plus rapide-
ment que la moyenne
régionale et deux fois plus vite que la moyenne
nationale. La croissance annuelle moyenne
s'élève en effet à + 1,5 % dans les communes
ayant une façade côtière ou limitrophes d'une
commune côtière. Le dynamisme démogra-
phique a été particulièrement important dans
ces communes, situées en arrière du trait de
côte, et qui constituent le rétro-littoral. Alors que
la population avait augmenté sensiblement au
même rythme dans les communes côtières et
la
concentration
sur le littoral
19
rétro-littorales entre 1982 et 1999, l'écart se
creuse entre 1999 et 2006.
Avec une croissance annuelle moyenne de 2,5
%, la population des communes du rétro-littoral
progresse deux fois plus vite que celle des
communes côtières. Les prix de l'immobilier
dans les communes côtières contribuent à
pousser certaines catégories de la population à
s'installer plus loin du littoral. Par ailleurs, l'aug-
mentation de population a également été plus
vive dans la zone « estuaire » (hors Saint-Na-
zaire et Saint-Brévin, communes côtières) que
dans les communes côtières. Un couloir de
peuplement émerge ainsi le long de l'axe ur-
bain Nantes-Saint-Nazaire-Vannes. La densifi-
cation de la population, qui s'effectuait
jusque-là de manière concentrique autour de
ces pôles urbains, se propage désormais sur
toute la longueur de l'axe urbain.
Le dynamisme démographique du littoral est
porté exclusivement par l'apport migratoire, la
quote-part du solde naturel étant quasiment
nulle. Si celui-ci reste en effet positif (0,4 % par
an) et a augmenté très légèrement dans les
communes du rétro-littoral et de l'estuaire, en
lien avec l'installation de familles en plus grand
nombre, il est en revanche négatif sur la façade
littorale. D'une manière générale, le littoral ré-
gional enregistre donc la même influence du
solde migratoire que le littoral du reste du pays.
Avec Rennes, la coopération
nantaise concerne de multi-
ples domaines comme le
tourisme, les projets culturels
communs, les réponses aux
appels à projets nationaux de type Grand em-
prunt, la liaison ferroviaire rapide entre les deux
villes, le numérique et l'open data, la solidarité
internationale. Avec Saint-Nazaire, la coopéra-
tion concerne en particulier la promotion éco-
nomique qui a abouti notamment à la création
de l'Agence internationale "Just imagine". les
deux villes travaillent aussi dans le domaine
des énergies renouvelables, et sur la théma-
tique portuaire. Le syndicat mixte du SCOT
Nantes Saint-Nazaire évolue en pôle métropo-
litain. Avec Angers, la coopération touche à
l'enseignement supérieur, à la culture (Opéra-
le
dynamisme
métropolitain
tion Nantes-Angers), à la recherche (Végépo-
lys, Atlanpole, etc.), à l'accessibilité ... En 2012
a été lancé le pôle métropolitain Loire-Bretagne
(Angers, Brest, Rennes, Saint-Nazaire et
Nantes) (source Labo des mutations, 27 jan-
vier 2012)
Une étude de la DATAR sur la métropolisation
positionne Nantes en bonne position sur le ter-
rain de la capacité à s'inscrire dans le jeu de la
mondialisation : au travers de la richesse pro-
duite, du nombre d'emplois de cadres, de l'at-
tractivité, de la capacité d'innovation et de
l'interconnexion avec d'autres systèmes ur-
bains, elle est en bonne place parmi les 12 ag-
glomérations françaises qui peuvent prétendre
s'inscrire dans les réseaux mondiaux. Surtout,
l'étude montre que la métropolisation n'est pas
inhérente qu'au seul effet taille : avec 3,3 mil-
lions d'habitants, Lille n'est pas plus métropoli-
sée que Bordeaux ou
Nantes, qui comptent moitié
moins d'habitants (source
Localtis, Labo des muta-
tions, 4 mai 2012)
Fréquentation touristique étrangère, particuliè-
rement anglaise (cf. Fontevraud, équidistance
des limites extrêmes de l’empire Plantagenêt)
: le nombre de nuitées enregistrées chez les
touristes étrangers est stable depuis plusieurs
années : compris dans une fourchette allant de
3,5 millions à 4 millions de nuitées, ce nombre
correspond à environ 20 % du total des nuitées
touristiques enregistrées. La clientèle britan-
nique compose à elle seule la moitié de la
clientèle étrangère, et la clientèle hollandaise
environ 40 %. Les clientèles allemande et
belge sont relativement marginales.
A titre d'exemple, l'AVF Nantes a pour but de
faciliter l'adaptation des nouveaux arrivants
dans la ville et ses environs. Il s'agit d'une as-
sociation animée par des bénévoles. La dé-
couverte se présente sous des jours variés et
selon un programme adapté à l'emploi du
temps de chacun : découverte d'entreprises, vi-
sites culturelles, randonnées, sorties du soir,
accueil café chez des bénévoles ...
la qualité
de la vie
régionale
20
Caractéristiques fortes du territoire
selon la CCI de Nantes-
Saint-Nazaire, en 2006, 95 %
de l'activité de la Loire-Atlan-
tique à l'export était le fait
d'une centaine d'entreprises.
En 2010, 120 entreprises ont réalisé 80 % de
ce chiffre d'affaires export. Des ETI s'affirment,
comme Wirquin, spécialiste des articles sani-
taires, qui a repris en 2010 le n°3 ... chinois ! du
sanitaire puis son concurrent anglais CME.
Autre exemple : le groupement Néopolia ras-
semble près de 150 sous-traitants dans l'in-
dustrie navale, automobile, aéronautique,
ferroviaire pour faire du portage collectif à l'in-
ternational. Enfin, on peut citer l'essor de la fi-
lière jeux vidéos: des entreprises comme Fresh
3D à Pornichet, Mzone Studio à Pornic, Bee-
mov Clever Cloud à Nantes … commencent à
rayonner bien au-delà des frontières régio-
nales, avec de multiples marchés offerts par
les applications sur smartphone notamment.
Le jeu Bimbo de Beemov affiche 15 millions de
joueurs et des jeux en sept langues.
La recherche de rayonnement et de compétiti-
vité de la région s'appuie aussi, au-delà des
grandes enseignes que constituent les pôles
de compétitivité ou les infrastructures d'excel-
lence tel l'IRT Jules Verne ou le cyclotron Arro-
nax, sur un maillage de 50 plateformes
régionales d'innovation (PRI) destinées à étof-
fer les capacités d'innovation des PME.
Avec un chiffre d’affaires di-
rect de 5,9 milliards d’euros
et 120.000 emplois directs
(10% du total régional), le
tourisme est un secteur d’ac-
tivité majeur des Pays de la Loire.
La clientèle touristique accueillie vient princi-
palement du quart nord ouest du pays et de la
Région parisienne. 12,8% de la fréquentation
des hôtels, et 22% de celle des campings est le
fait de la clientèle étrangère. Les Britanniques
et les Néerlandais sont les plus nombreux.
Le tourisme de masse, en particulier sur la côte
vendéenne, a attiré une population dont le re-
venu moyen est inférieur à la moyenne natio-
nale, même si l’écart se resserre ces dernières
5000 PME à
l’international
la tradition
touristique
années.
Les Pays de la Loire se caractérisent par la
grande diversité de leurs paysages, de leurs
sites remarquables, de leurs évènements à
forte notoriété.
Sites historiques : Fontevraud, Saumur, An-
gers, Nantes, Le Mans, Guérande...
Patrimoine industriel : chantiers navals, aéro-
nautique, biscuiterie, ardoisières, à Nantes,
Saint-Nazaire, en Anjou...
Fleuves, rivières et marais : estuaire et bassin
de la Loire et de ses affluents, estuaire de la
Vilaine, Marais poitevin, Brière...
Stations balnéaires : La Baule, Pornichet, Por-
nic, Les Sables d’Olonnes, Saint-Gilles Croix
de Vie, Saint-Jean de Monts...
Iles : Yeu et Noirmoutier
Evènements sportifs ou culturels : 24 heures
du Mans, Folle journée, Jumping de la Baule,
Cadre Noir...
L'autoroute de la mer entre
Montoir-de-Bretagne et
Gijon, en Espagne a été ou-
verte en 2010. En 2011, 18
000 poids lourds ont em-
prunté cette ligne sur laquelle trois allers-re-
tours sont proposés chaque semaine. La
cadence devrait, selon les prévisions du Port
de Nantes-Saint-Nazaire, doubler dans les pro-
chains mois. Cette autoroute a permis de gé-
nérer de nouveaux trafics. 15 000 Renault,
produites en Espagne, sont ainsi passées par
bateau pour rejoindre l'estuaire de la Loire, jus-
tifiant l'implantation à Montoir du groupe CAT,
logisticien spécialisé dans la distribution de vé-
hicules neufs importés d'Espagne et de Tur-
quie. Une seconde ligne devrait s'ouvrir dans
les mois qui viennent, prolongeant le tracé
jusqu'au Havre.
Mise en exergue chiffrées de
tendances à la concentration
démographique le long des
axes de communication et
sur le littoral, notamment liée à l'arrivée de sé-
niors et une tendance à la périurbanisation : le
les
autoroutes
de la mer
un fort
étalement
urbain
développement en "tâche d'huile" des agglo-
mérations de Nantes Saint-Nazaire, mais aussi
de villes comme Angers ou Le Mans, ainsi que
le phénomène de concentration de l'habitat ob-
servé sur le littoral ligérien témoigne de ce phé-
nomène. L'Insee et la Dreal des PDL observent
que les liens entre périurbanisation, infrastruc-
tures de transport - routières en particulier - et
mobilité des ménages sont historiquement très
forts, avec pendant plusieurs siècles, un étale-
ment urbain en "doigts de gants" le long des
axes de communication.
Le phénomène est aujourd'hui amplifié du fait
de la généralisation de la seconde voiture dans
les ménages : or, la spécificité régionale est
très forte en la matière : près de 40 % des mé-
nages ligériens disposent de 2 voitures, contre
un peu plus de 33 % en moyenne nationale.Et
ce constat est spécifiquement conforté dans
notre région par la qualité du réseau routier ré-
gional, son articulation à un grand nombre de
villes moyennes et pôles d'équilibre et sa lon-
gueur : 7 % du réseau routier national se situe
en Pays de la Loire.
Conséquence : la voiture carbure à l'étalement
urbain (cf. étude Insee) : quand mobilité et
consommation effrénée de l'espace se conju-
guent, avec en toile de fond une surconsom-
mation énergétique de 10 % sur les 20
dernières années de ce seul fait. Au rythme
actuel, l'artificialisation supplémentaire du ter-
ritoire régional pourrait atteindre 200 000 ha à
l'horizon 2040, soit 4 fois la superficie de
Nantes Métropole (un record en France)
La multiplicité des villes
moyennes a maillé le terri-
toire régional de façon forte,
et rares sont les territoires vé-
ritablement enclavés ou pour
21
qui des projets de désenclavement sont en
phase de mise en oeuvre à ce jour.
En outre, le territoire se relie fortement aux au-
tres : Création du tronçon Le Mans-Rennes de
la LGV Bretagne / Pays de la Loire ; ligne sud
Europe Atlantique Tours-Bordeaux ; Intercon-
nexion sud Ile de France des LGV. L'améliora-
tion du fret ferroviaire sera obtenue au moyen
notamment de l'électrification de la transver-
sale Nantes-Lyon et les terminaux et dessertes
ferroviaires et fluviales améliorées au port de
Nantes Saint-Nazaire. Le SNIT prévoit égale-
ment des extensions de lignes intraurbaines ou
nouveaux services à Angers, au Mans, à Saint-
Nazaire et à Nantes. Concernant les auto-
routes de la mer, l'Etat affiche un objectif de 25
% de part du fret non routier et non aérien cou-
vert en 2022, avec un objectif d'acheminement
de 100 000 poids lourds, soit environ 3 % du
trafic circulant annuellement à l'Ouest des Py-
rénées. Aucun nouveau projet routier n'est en-
visagé à l'exception, pour l'essentiel, de
l'autoroute déjà programmée A 831 entre Fon-
tenay-le-Comte et Rochefort.NDDL est égale-
ment inscrit.
Avec Laval virtual, la cantine
2.0 de Nantes et les projets
à Angers ou au Mans, sans
oublier les multiples entre-
prises des Pays de la Loire
(plus de 3000 recensés dans la filière par
Ouest numérique !), les Pays de la Loire sont
armés pour participer à l’enjeu du développe-
ment des TIC et de sondéveloppement dans
toutes les strates de la société, des usages du
commun aux technologies de pointe.
un réseau de
transports
dense
une
vraie place
numérique
veloppement, notre région peut d'ailleurs s'ap-
puyer sur des
valeurs portées par ses habitants : le goût de l'ini-
tiative qui encourage à la créativité partout
sur les territoires, qui porte l'innovation et valo-
rise les expériences humaines ; la soif
de solidarité qui les pousse à venir en aide aux
plus fragiles, à réclamer l'égalité des chances
Réalités des Pays de la Loire
Dans l’avant-propos du mani-
feste régional Pays de la Loire
2005-2015, Jacques Auxiette
caractérise ainsi les valeurs
des habitants du territoire :
“Dans la poursuite de son dé-
des valeurs
positives qui
montent
22
dans le contexte du réchauffement climatique
dont les conséquences demeurent largement
incertaines.
Les Pays de la Loire peuvent donc s'appuyer
sur un vécu historique d'interrelations avec la
nature pour relever les nouveaux défis qui se
posent à eux, dans une échelle de temps qui
embrasse dès aujourd'hui l'ensemble du XXIe
siècle et concerne donc plusieurs générations
à venir.
(extrait du Raport CESER : les ressources de
la bio-diversité)
L’ensemble des collectivités
locales régionales ont une
tradition de jumelage et de
coopération décentralisée. A
chaque fois se mèlent action
économique, échanges
scientifiques et culturels et solidarité internatio-
nale.
Pour exemple, le Conseil régional des Pays de
la Loire anime dans la durée une politique in-
ternationale assise sur la tradition d'ouverture
qui traverse le territoire : celle-ci concerne en
premier lieu le Land du Schleswig-Holstein en
Allemagne, l'Emilie Romagne en Italie, la ré-
gion du Balaton en Hongrie. 4 autres régions
sont ciblées à l'international : Shandong en
Chine, Tamil Nadu en Inde, Burundi et Yucatan
au Mexique. La représentation assurée, en
particulier, par le Bureau des Pays de la Loire
implanté à Qingdao depuis 2006, tend à pro-
mouvoir les projets des entreprises ligériennes
dans cette région du monde, mais aussi contri-
buer à des projets locaux et renforcer la visibi-
lité internationale des Pays de la Loire.
Exemple : les Folles journées de Nantes. De-
puis 2002, le festival, fort de son succès, donne
lieu à des concerts hors Nantes, non seule-
ment dans d'autres villes de la région mais
aussi dans des capitales internationales, telles
que Lisbonne, Bilbao, Tokyo, Rio de Janeiro,
Varsovie, et Montréal. Autre exemple : Royal
de Luxe qui a véhiculé l'image de Nantes en di-
rection notamment de l'Amérique latine.
et à partager les richesses, les talents et les
idées ; le goût de l'équilibre qui est symbolisé
par la tolérance et la volonté de préserver un
patrimoine naturel remarquable ; et
surtout l'ouverture à l'autre, sans cesse confir-
mée dans l'histoire de ses territoires, qui
encourage à la diversité, explique l'attrait pour
les échanges, les créations et la culture.”
Une illustration de cela : La capacité de la ré-
gion des Pays de la Loire à dégager une crois-
sance supplémentaire susceptible de l'armer
dans la compétition économique internationale
pourrait être renforcée par davantage d'égalité
hommes-femmes, dans la mesure où, d'après
un récent rapport de l'OCDE, l'égalité hommes-
femmes est l'avenir de la croissance écono-
mique. Or, le taux d'emploi des femmes en
Pays de la Loire est de 3 points supérieur à la
moyenne nationale (1ere région de Province),
ce qui peut constituer un atout essentiel (croi-
sement source Labo des mutations, 25 mai
2012 et chiffres clés ORES).
En outre, il ne faut pas oublier que si 900 000
habitants supplémentaires sont attendus dans
la région à l'horizon 2040, 45 % de cette aug-
mentation sera imputable aux naissances (chif-
fres Insee). Ici, la confiance en l’avenir est plus
forte qu’ailleurs.
L'examen des ressources
naturelles et de leur valorisa-
tion en Pays de la Loire per-
met de mettre en évidence :
- une région dont les carac-
téristiques naturelles se prê-
tent à une exploitation humaine diversifiée et
présente sur tout le territoire ;
- des typologies d'espaces naturels résultant,
pour une large part, de la main de l'Homme ;
- un mariage jusqu'à présent plutôt réussi entre
dynamisme économique et qualité de vie liée
aux espaces naturels ;
- des équilibres naturels relativement mieux
préservés que dans la plupart des autres ré-
gions françaises comparables, mais qui
restent nettement perfectibles ;
- de graves menaces sur la ressource en eau
l’utilisation
des res-
sources natu-
relles
une tradition
d’ouverture
internationale
Expériences venues d’ailleurs
L’engouement pour le
vélib’, dont l’intelligence
collective a permis d’y
associer des widgets à
haute valeur ajoutée, le
lancement de l’autolib’, le covoiturage dynamique
ou l’autostop sécurisé, sont autant de brique uni-
taires qui permettront, à terme, de franchir le pas
vers le service au détriment du véhicule person-
nel. Mais tant que la palette de solutions ne sera
complète, l’acte d’achat du véhicule continuera,
et l’impact réel sur les consommations énergé-
tiques restera faible.
L’automatisation de l’automobile, pour notam-
ment permettre une gestion physique de la flotte
de véhicules avec peu de personnel, la mutuali-
sation générale des bases de données liées à
tous les modes de transports, soulèvent autant
de problèmes technologiques, juridiques que
d’absence de standard. Pourtant, CISCO, pre-
mier fournisseur mondial de solutions réseaux
pour Internet, à travers son projet Connected
Urban Development, nous projette en avant
grâce au Personnal Transport Assistant - PTA,
développé avec le MIT. Un objet unique, forcé-
ment nomade, concentre toutes les informations
nécessaires à une mobilité efficace, performante,
à haute valeur ajoutée. Connecté à toutes les
bases de données des différents modes en
temps réel, à votre réseau social, aux prévision
météo (important pour le vélo), votre agenda, le
PTA détermine le meilleur choix pour vous per-
mettre d’arriver à l’heure à vos rendez vous, avec
le minimum d’émissions de CO2, en ayant ren-
contré vos amis dans le (même) bus. Les diffé-
rents PTA communiquent pour gérer la mobilité
23
Signaux faibles d’ici
Le programme Erasmus
concerne environ 30 000 étu-
diants chaque année en
France. La plupart provien-
nent des régions IDF, Rhône-
Alpes, Nord pas de Calais et Pays de la Loire.
3 000 jeunes Ligériens sont concernés par le
dispositif Envoléo chaque année.
des mobilités
étudiantes
d’un réseau de personne, d’une entreprise,
comptabilisent les émissions de CO2, réservent
si besoin des véhicules en libre service, et payent
les billets. Des entreprises comme CISCO, qui
ne connaissent rien à l’automobile, pourraient
bouleverser notre façon de nous déplacer...
Cette transition de l'objet Véhicule aux services
de mobilité doit être vue absolument comme une
chance pour le citoyen, l'environnement et les in-
dustries. Ces dernières devront s'adapter, pour
certaines se transformer, revoir leurs modèles
économiques, savoir collecter l'innovation diffuse
produite par les citoyens. (source : transports du
futur)
De manière générale, la mobilité urbaine de de-
main pourrait aller vers des combinaisons de plus
en plus hybridées de moyens de transport déjà
existants : en témoigne par exemple le projet
Taxicol (société Exid Assistance aux projets), vé-
hicule modulaire électrique, entre taxi, tramway
et bus hybride, capable de transporter à la de-
mande de 20 à 100 personnes selon les besoins,
sans chauffeur, sollicité par smartphone et auto-
dirigé par GPS et fibre optique. Les stations de
recharge, réalimenteront les batteries par induc-
tion et seront équipées d'éoliennes et de pan-
neaux photovoltaïques ... Présenté au salon de
l'automobile de Genêve en 2013, il pourrait être
expérimenté rapidement dans une commune des
Yvelines (source : Labo des mutations, 4 mai
2012).
A Nantes, pour permettre
aux plus de 70 ans de conti-
nuer à être mobiles, on ex-
périmente un transport public du grand âge.
l’hybridation
de la mobilité
la “silver
economy”
24
L'expérimentation, lancée à Orvault, consiste
à proposer 3 jours par semaine un transport à
la demande solidaire à bord d'un véhicule de
la TAN entre toutes les stations de bus et de
tramway de la commune. Le service inclut la
possibilité pour la personne âgée de se faire
accompagner (source : ville rail et transports,
16 mai 2012)
Mais les filières autour du vieillissement sont
niombreuses et variées. Autour du soin, de la
domotique ou même du divertissement. En té-
moigne les élements ci-dessous :
Les retraités d’Helsinki ont désormais un parc
de jeux interactif conçu spécialement pour le
troisième âge. Appuyez sur un bouton et c’est
parti : l’ordinateur se met en route, une caméra
contrôle vos déplacements et un hautparleur
égrène des numéros de case, hop, hooooop,
hooooooop, allez !, on passe du 3 au 6 et du 6
au 8. Les jeux proposés permettent de s’au-
toévaluer et font travailler la vitesse, la force,
la souplesse, la mémoire et l’équilibre. A défaut
d’aire de jeux ad hoc, les seniors peuvent tou-
jours garder la forme à domicile. Des exercices
simples comme se tenir sur une jambe ou
transférer son poids d’un côté à l’autre du
corps peuvent réduire de près d’un tiers les
chutes chez les personnes âgées, montre un
programme mis au point par l’université de
Sydney.
Le Hospi-Rimo vient compléter la gamme de
robots aide-soignants de Panasonic. Cet
Hospi-Rimo est un intermédiaire entre les pa-
tients cloués au lit ou à mobilité réduite et le
personnel soignant, présent dans une autre
pièce voire une autre ville. Le robot, dont
l'écran affiche un visage souriant, se déplace
tout seul, et son écran permet des interactions
entre les interlocuteurs comme s'ils étaient face
à face.
Le principal intérêt des soins high tech à domi-
cile est de prévenir ou retarder le moment où
les patients glissent vers un stade de médica-
lisation intensive ou de longue durée. Bien sûr,
les technologies utilisées dans les soins à do-
micile ne peuvent pas couvrir tous les facteurs
pouvant conduire à de telles situations - par
exemple, un traumatisme dû à un accident de
voiture échappe à leur champ d’action. Les pa-
thologies susceptibles d’être traitées avec suc-
cès par une médicalisation technologique à
domicile répondent à trois critères:
. elles sont chroniques et durent plusieurs an-
nées (plutôt que quelques jours ou quelques
mois);
. elles peuvent être prévenues ou traitées par
des protocoles faciles à suivre et à reproduire,
via des instructions étape par étape, pour que
des personnes n’appartenant pas au corps mé-
dical puissent accomplir les bons gestes;
. elles ne sont pas de nature intensive (elles ne
nécessitent pas une attention ou une surveil-
lance humaine 24 heures sur 24).
Le diabète, l’hypertension, l’insuffisance car-
diaque congestive, les maladies pulmonaires
obstructives chroniques tout comme la préven-
tion des fractures sont des pathologies à forte
prévalence qui répondent à ces critères: les
soins à domicile de pointe sont particulièrement
adaptés dans ces cas.
lRéalité augmentée, QR
codes, serious game, écrans
tactiles, de quoi donner
envie de découvrir le patri-
moine
Frank Soong, responsable de
la recherche vocale chez Mi-
crosoft, a présenté un logiciel
qui permet non seulement de
traduire ce que dit quelqu'un
et de le synthétiser vocalement, mais qui utilise
en plus la propre voix de la personne pour res-
tituer la traduction. Il suffit d'apprendre au logi-
ciel à reconnaître les caractéristiques de la voix
de l'utilisateur, ce qui peut ne prendre qu'une
heure, et le logiciel est alors capable de syn-
thétiser la voix dans n'importe quelle langue.
Pour ce faire, des algorithmes découpent la
synthèse vocale en de très nombreux mor-
ceaux de 5 millisecondes chacun, et les fait
correspondre au modèle type d'une voix dans
la langue cible. Le ton, la longueur du son, ou
le volume sont alors automatiquement ajustés
la
culture
“augmentée”
la traduction
instantanée
numérique
25
pour restituer le meilleur accent possible, sans
trahir la voix de la personne. Pour la démons-
tration, Soong fait ainsi parler une voix virtuelle
de son supérieur Rick Rashid, qui dirige les la-
boratoires de recherche de Microsoft.
Mieux encore, il a demandé à Craig Mundie, le
directeur de la recherche et de la stratégie de
Microsoft, d'utiliser le logiciel pendant 1 heure
pour lui apprendre sa voix, mais pas unique-
ment. Le logiciel est également capable de
capturer les expressions faciales qui corres-
pondent aux différents phonèmes, pour syn-
thétiser non seulement la voix mais aussi le
mouvement des lèvres, ce qui facilite la com-
préhension et ouvre de nouvelles perspectives,
notamment pour les jeux vidéo ou les visio-
conférences.
Les études menées dans
une douzaine de zones tests
du territoire français, notam-
ment autour des villes et sur
les bandes côtières, montrent que les conflits
d’usage de l’espace présentent à la fois une
grande diversité et des régularités fortes et que
l’étalement urbain et l’influence des agglomé-
rations jouent un rôle essentiel dans ces pro-
cessus. Une part importante des conflits relève
de l’extension urbaine proprement dite et pose
la question des caractéristiques d’un habitat
plus ou moins dense. D’autres sont liés à la
disposition d’infrastructures pour la ville (infra-
structures de transport, de production d’éner-
gie ou de traitement des déchets), situées sur
le front d’urbanisation ou dans des zones pé-
riurbaines plus éloignées.
Le premier et le plus important objet de conflit
concerne la maîtrise foncière et le développe-
ment résidentiel : cela renvoie aux questions
d’occupation des sols et de concurrence fon-
cière, de permis de construire ou de définition
de zonages (PLU ou SCOT – schémas de co-
hérence territoriale), particulièrement dans les
zones périurbaines et littorales (Kirat et Torre
2008).
Viennent ensuite les contestations autour de la
construction d’infrastructures privées (usines,
bâtiments industriels et commerciaux, etc.) ou
publiques (infrastructures de transport, d’éner-
les conflits
d’usage de
l’espace
gie et de gestion des déchets).
Les conflits liés à la perception par des rive-
rains de nuisances et de risques divers asso-
ciés à des activités productives polluantes
(pollution, nuisances olfactives ou sonores…)
sont également importants. Dans les espaces
ruraux, cela se traduit dans les conflits liés aux
activités de chasse et à la biodiversité, avec les
contestations des modalités d’exercice, la ges-
tion de populations d’animaux sauvages et
ainsi qu’à la cohabitation avec le tourisme ou
l’usage résidentiel.
Enfin, la question de l’eau (rivières, bords de
mer, aquifères) occupe une place croissante
dans les conflits : la concurrence pour la res-
source rare est vive pour les activités produc-
tives, résidentielles ou récréatives, mais il s’agit
également d’une source de risques, avec les
inondations ou les crues.
Les villes sont les endroits
les plus fidèles au dévelop-
pement durable. C’est ce
qu’explique Edward Glae-
ser, économiste de Harvard,
dans son nouveau livre The Triumph of the City
(« Le Triomphe de la ville »). Les villes seraient
la meilleure invention de l’humanité et l’urbani-
sation devrait s’étendre au monde entier.
Même si l’idée paraît extrême, le développe-
ment des « Smart Cities » va dans ce sens :
ces villes utilisent les technologies de l’infor-
mation et de la communication pour rendre
leurs infrastructures et leurs services (sécurité,
transport, éducation, etc.) plus flexibles, inter-
actifs et efficaces.
Une étude menée par Forrester Research sur
les « Smart Cities » s’est penchée sur le rôle
de ces technologies et a distingué 3 principaux
profils :
- Les nouvelles villes conçues « Smart » dès le
début, comme Masdar City à Abou Dhabi. Elles
sont imaginées pour attirer résidents et entre-
prises, avec un système informatique pour des
services ultra-perfectionnés.
- Les villes re-visitées et améliorées : Man-
chester au Royaume-Uni, ou Monterrey au
Mexique utilisent toutes deux la technologie
pour leur développement économique, éduca-
les
smart
cities
Science fiction ou
presque
Signaux faibles venus
d’ailleurs
Expériences venues d’ailleurs
Signaux faibles d’ici
Réalités des Pays de la Loire
Caractéristiques fortes du territoire
Éléments centraux qui accréditent le
scénario
Des cercles concentriques
suivant la force du signal
Une iconographie en fonction
des questionnements prospectifs
Logement
Services
Éducation
Culture
Recherche
Formation
Industrie
Ressources
naturelles
Transports
Énergie
Démocratie
Société
Gouvernance
International
in progress....
Pays de la Loire
le biomimé-
tisme
les
logements col-
lectifs verts
BIMBY & co
l’habitat
partagé
les
infrastructures
autosuffi-
santes
finan
tio
n
la
comptabilité
élémentaire
les biotechs
“en folie”
les technolo-
gies “green”
des acteurs
de l’écologie
industrielle
les bateaux à
voile de mar-
chandise
les NEET,
la jeunesse
désabusée
le peak stuff
la lutte contre
l’obsolescence
programmée
low-techs et
innovation
frugale
le craddle to
craddle”
l’industrie de
la maison verte
le design
des besoins
du futur
les péages
urbains
evidence
based mede-
cine
le télétravail
les nudges
verts
l’open
ecology
les makers
le co-voiturage
les amap
culture et
autres
les monnaies
complé-
mentaires
la
décentralisa-
tion de l’envi-
ronnement
l’économie du
partage
l’économie
résidentielle
un fort
étalement
urbain
les conflits
d’usage de
l’espace
l’utilisation
des ressources
naturelles
la
concentration
sur le littoral
l’écosystème
industriel agile
et en réseau
le boom des
maisons en
bois
de nouvelles
extractions
d’hydro-
carbures
la “silver
economy”
les robots
à emplois
qualifiés
la
pénurie des
métaux rares
les
alternatives
aux hydrocar-
bures
l’industrie
des déchets
la prise de
conscience de
la RSE
le stockage
de l’électricité
qualité nutri-
nionelle en
baisse
des
menaces sur
l’ostréiculture
la
nciarisa-
n de la
ature
la photosyn-
thèse
artificielle
la qualité
de la vie
régionale
la
“clubbisation”
des territoires
l’inter-
territorialité
la
co-construction
citoyenne
la
démocratie
liquide
l’adaptation
du service
public
une
vraie place
numérique
la tradition
touristique
le tourisme
sanitaire
la
ludification
de la société
la
culture
“augmentée”
les
supermarchés
virtuels
les pôles
d’excellence
ruraux des valeurs
positives qui
montent
l’Open
source
les
mobilités
virtuelles
mobilité et
reliance
un Internet
physique
l’hybridation
de la mobilité
les
autoroutes
de la mer
un réseau de
transports
dense
5000 PME à
l’international
des mobilités
étudiantes
la mobilité
obligatoire
la traduction
instantanée
numérique
le démarrage
économique
de l’Afrique
les migra-
tions trans-
continentales
la robotique
de service
Internet des
objets
les
livraisons
par tunnel
le
dynamisme
métropolitain
les
smart
cities
l’industrie
de captation
des GES
l’industrie
agroalimen-
taire
e
550
éco-industries
les équipe-
ments locaux
de production
une biodiver-
sité active
(PNR, Natura
2000, ...)
la perma-
culture
l’open
source énergy
l’hyper dé-
centralisation
énergétique
les mouve-
ments slow
la télé-
médecine
la quête
de sens
et les
valeurs
l’engouement
pour les mo-
ments collec-
tifs
les circuits
courts écono-
miques
l’écono-
mie
sociale et
solidaire
le bio-diesel
algal
la recherche
végétale de
pointe
des
ressources
maritimes
les reloca-
lisations
le maillage
du réseau
de villes
l’éducation à
l’environ-
nement
une tradition
d’ouverture
internationale
Les projets en
énergie marine
Signaux forts et
faibles qui
alimentent
les scénarios
de prospective
Cahier signaux faibles "Pays de la Loire 2040"
Cahier signaux faibles "Pays de la Loire 2040"
Cahier signaux faibles "Pays de la Loire 2040"
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Cahier signaux faibles "Pays de la Loire 2040"

  • 1. Signaux forts et faibles qui viennent alimenter les scénarios de prospective encadrant la démarche Pays de la Loire 2040 in progress.... Document de travail Direction de la Prospective, des Schémas et du Développement Durable Laboratoire des Mutations 3 scénarios ont été éla- borés par l’atelier de prospective réunissant une quarantaine d’ex- perts des Pays de la Loire au printemps 2012. Ils dressent non pas 3 avenirs possibles, mais 3 tendances qui délimitent l’espace dans lequel on peut imaginer l’avenir régional. La Direction de la Pros- pective, des Schémas et du Développement Du- rable du Conseil régio- nal des Pays de la Loire a, avec l’appui du Labo- ratoire des Mutations, tenté de réunir des éle- ments d’informations, caractéritiques du terri- toire ligérien, et des élé- ments moins tangibles, - des signaux faibles - qui viennent, chacun à son niveau, alimenter un ou plusieurs scénarios. Ce document les réper- torie, avec un seul ob- jectif : qu’il soit enrichi, amendé, revisité à l’oc- casion des moments de dialogue dont il est le support. l’économie résidentielle un fort étalement urbain les conflits d’usage de l’espace l’utilisation des ressources naturelles la concentration sur le littoral l’écosystème industriel agile et en réseau le biomimé- tisme les logements col- lectifs verts BIMBY & co le boom des maisons en bois l’habitat partagé de nouvelles extractions d’hydro- carbures la “silver economy” les robots à emplois qualifiés la pénurie des métaux rares les alternatives aux hydrocar- bures l’industrie des déchets la prise de conscience de la RSE le stockage de l’électricité les infrastructures autosuffi- santes qualité nutri- nionelle en baisse des menaces sur l’ostréiculture la financiarisa- tion de la nature la comptabilité élémentaire les biotechs “en folie” la photosyn- thèse artificielle la qualité de la vie régionale la “clubbisation” des territoires l’inter- territorialité la co-construction citoyenne la démocratie liquide l’adaptation du service public une vraie place numérique la tradition touristique le tourisme sanitaire la ludification de la société la culture “augmentée” les supermarchés virtuels les pôles d’excellence ruraux des valeurs positives qui montent l’Open source les mobilités virtuelles mobilité et reliance un Internet physique l’hybridation de la mobilité les autoroutes de la mer un réseau de transports dense 5000 PME à l’international des mobilités étudiantes la mobilité obligatoire la traduction instantanée numérique le démarrage économique de l’Afrique les migra- tions trans- continentales la robotique de service Internet des objets les livraisons par tunnel le dynamisme métropolitain les smart cities l’industrie de captation des GES les technolo- gies “green” l’industrie agroalimen- taire des acteurs de l’écologie industrielle les bateaux à voile de mar- chandise 550 éco-industries les équipe- ments locaux de production une biodiver- sité active (PNR, Natura 2000, ...) la perma- culture l’open source énergy l’hyper dé- centralisation énergétique les mouve- ments slow les NEET, la jeunesse désabusée le peak stuff la lutte contre l’obsolescence programmée low-techs et innovation frugale le craddle to craddle” l’industrie de la maison verte le design des besoins du futur les péages urbains evidence based mede- cine le télétravail la télé- médecine les nudges verts l’open ecology les makers la quête de sens et les valeurs l’engouement pour les mo- ments collec- tifs les circuits courts écono- miques le co-voiturage les amap culture et autres les monnaies complé- mentaires l’écono- mie sociale et solidaire la décentralisa- tion de l’envi- ronnement le bio-diesel algal la recherche végétale de pointe des ressources maritimes les reloca- lisations le maillage du réseau de villes l’éducation à l’environ- nement l’économie du partage une tradition d’ouverture internationale Les projets en énergie marine Éléments et signaux faibles alimentant les scénarios de prospective excellence ouverture proximité
  • 2. 2 - Éléments centraux qui accréditent le scénario - Caractéristiques fortes du territoire - Réalités des Pays de la Loire - Signaux faibles d’ici - Expériences venues d’ailleurs - Signaux faibles venus d’ailleurs - Science fiction ou presque Dans le travail de recueil réalisé, tous les éléments n’ont pas la même force. Pour chacun des trois scénarios, ils ont donc été classés en fonction de leur importance et de leur proximité. Les catégories choisies sont : La page centrale de ce cahier reprend un diagramme de ces éléments et signaux qui permet de tout visualiser en une seule fois, et de construire sa réflexion à partir de l’association de plusieurs éléments. Les autres pages de ce cahier s’efforcent d’expliciter ou d’illustrer les éléments et signaux. Ils ne sontbien évidemment pas exhaustifs. A noter que la présentation des scénarios fait l’objet d’un document séparé. Légende Dans la phase préparatoire de la démarche Pays de la Loire 2040, les questionnements prospectifs ont été catégorisées suivant les différents enjeux. Le travail sur les signaux a repris la nomenclature utilisée depuis l’origine. Logement Services Éducation Culture Recherche Formation Industrie Ressources naturelles Transports Énergie Démocratie Société Gouvernance International
  • 3. Éléments centraux qui accréditent le scénario La région compte près de 550 éco-industries dans les secteurs des déchets, de l'eau, du bâtiment et des énergies renouvelables et les initiatives régionales se multiplient dans le cadre de la politique de soutien au développe- ment durable : près de 9 millions d'Euros consacrés chaque année par la Région à l'en- seignement et la formation professionnelle aux métiers verts et d'avenir, formations régionales spécifiques des salariés du BTP dans le do- maine de l'éco-construction, soutien régional à la "green innovation", investissement exclusif dans un fond souverain IDEE doté de 5 millions d'Euros en direction d'entreprises à potentiel d'ancrage durable sur le territoire ...La néces- sité d'agir est d'autant plus impérieuse que la ri- chesse naturelle exceptionnelle des PDL est menacée : 44 % des 1819 espèces floristiques et près d'un cinquième des populations d'oi- seaux présentes en région sont menacées d'extinction, 90 % des eaux de qualité moyenne à médiocre ... (source édito rap. DD) La région est bordée par l'océan Atlantique sur une longueur de 368 kilomètres et possède deux îles impor- tantes, l'île de Noirmoutier et l'île d'Yeu. 3 Durant les trente prochaines années, les Pays de la Loire émergent comme un territoire à la pointe des technologies vertes. L’adoption par la Région de normes environnementales exigeantes et d’une fiscalité écologique incitatrice a obligé les en- treprises du territoire à innover. En modifiant les modes de vie des ligériens, elle a aussi créé un marché pour de telles in- novations. Douloureuse dans un premier temps, cette bifurcation (destruction ?) créatrice n’a pas tardé à porter ses fruits, aussi bien dans l’agroalimentaire (agriculture maritime) que dans les industries classiques (valorisation des déchets) en passant par l’énergie (éoliennes marines). Les capitaux étrangers affluent pour financer cette R&D qui mêle universités publiques et grands groupes privés et qui leur permet d’exporter mondialement ces savoir-faire ligériens. Toutefois, cette performance écologique portée par les ingénieurs et les grands groupes ne se traduit pas forcément par une amélioration de la qualité de vie. De plus elle est inégalement répartie. Elle laisse de côté certains territoires et de nom- breux individus, ceux-là même qui étaient les plus en difficultés en 2012. Se pose alors la question de la redistribution des fruits de l’excellence, comme d’ailleurs de sa pérennité. Le scénario de l’excellenceLa grande bifurcation et ses décrocheurs 550 éco-industries des ressources maritimes La valorisation des ressources marines ouvre des champs immenses : produire de l’électri- cité avec le vent du large, les vagues, les cou- rants ou les échanges thermiques, fabriquer des carburants propres ou des médicaments anti-cancer à partir de micro-algues, valoriser des co-produits de la pêche, sans oublier les usages qui ne sont pas identifiés aujourd’hui (source blog D. Luneau). Les Pays de la Loire sont un berceau historique de l'agri- culture bio en France (2e rang national, 88 000 ha, 1 700 exploitations). 5 Plateformes régionales d'innovation compo- sant cap aliment : Novalim, Ligépack, Légu- merie et circuits courts, Vignes et vins,Agri biologique et agri périurbaine durable. Cap ali- ment est portée par LIGERIAA (association ré- gionale des industries agroalimentaires des Pays de la Loire) et le pôle alimentation et nu- trition qui regroupe plus de 40 équipes de re- cherche. Elle aboutira en 2015 à l'émergence de 2 200 m² de plate forme de recherche et de transfert regroupant à Nantes des entreprises et des centres techniques. L'innovation environnementale des IAA consiste non seulement à produire plus et mieux (la FAO estime à 70 % l'augmentation nécessaire de la production mondiale d'ici 2050 alors même que 10 pays dont la France, pre- l’industrie agroalimen- taire
  • 4. mier producteur agricole européen, 4e expor- tateur mondial de produits agricoles et alimen- taires transformés), mais aussi à faire en sorte que les multinationales cohabitent avec des ré- seaux de petites entreprises capables de valo- riser les cultures et les habitudes alimentaires locales (source : slate.fr). En tant que région leader dans un continent leader, les PDL ont une carte à jouer. Lancement des énergies marines renouvelables et perspectives offertes : près de 8 000 emplois directs et indirects en région d'ici 10 ans, notamment en basse Loire, mais aussi dans toute la région. Exemple : au Mans, le pôle de formation d'ex- cellence (lycées professionnels) aux métiers de la maintenance éolienne a déjà formé 60 techniciens depuis 2010 et il existe près de 6 300 élèves ou apprentis en dernière année de formation professionnelle au sein de 77 éta- blissements positionnés sur les métiers de la métallurgie ou de l'électricité. Il y a aussi un po- tentiel fort autour des écoles d'ingénieurs (Cen- trale, Mines, ICAM, Polytech, ENSAM, ISTIA ...) Ainsi par exemple l'Ecole Centrale de Nantes s'est lancée dans l'expérimentation d'une éo- lienne flottante dans un bassin permettant de tester différentes conditions de houle et de mer, 4 nouvelle étape vers le développement de ces éoliennes destinées à la haute mer. "Ces essais sont parmi les tout premiers en bassins dans le monde, car il faut à la fois avoir la capacité à générer simultanément de la houle et du vent", a indiqué l'établissement dans un communiqué. Initiatives innovantes prises par les parcs naturels ré- gionaux : les Pays de la Loire présentent la particu- larité de compter sur leur sol 4 espaces natu- rels ayant vocation à concilier de manière ambitieuse préservation de la biodiversité et valorisation économique : le parc régional Nor- mandie-Maine, le marais Poitevin, la Brière, le parc régional Loire-Anjou-Touraine. Les PNR multiplient les initiatives innovantes pour valo- riser leurs espaces : à titre d'exemple, le PNR Loire-Anjou Touraine anime depuis plusieurs années un éco-trophée consistant à conforter les innovations publiques et privées allant dans le sens de la préservation du patrimoine natu- rel, des énergies renouvelables, de l'implication territoriale ... Plus globalement, les Pays de la Loire sont l'une des régions françaises qui comportent le plus faible nombre de réserves naturelles régionales ou de zones NATURA 2000 du fait de la capacité historique démon- trée des Ligériens à occuper leur territoire de manière équilibrée, sans l'endommager. Les projets en énergie marine une biodiver- sité active (PNR, Natura 2000, ...) chantiers navals, importante filière nautique), l'automobile (avec des compétences rassem- blées autour du Mans et au sein du pôle interré- gional automobile haut de gamme), la constuction (cf. le pôle génie civil éco-construc- tion)... Avec Laval virtual, la cantine 2.0 de Nantes et les projets à Angers ou au Mans, sans ou- blier les multiples entreprises des Pays de la Loire (plus de 3000 recensés dans la filière par Ouest numé- Caractéristiques fortes du territoire Avec Technocampus - EMC2, et maintenant l'IRT Jules Verne, la présence d'une filière aéronautique so- lide autour d'Airbus et comprenant notamment des sous-traitants de rang 1 comme Daher, et au delà, une filière mécanique et matériaux qui re- présente 50 % des emplois industriels, les Pays de la Loire sont au coeur des enjeux de concep- tion et de fabrication de matériaux susceptibles d'offrir de multiples utilisations, dans la navale (cf. l’écosystème industriel agile et en réseau une vraie place numérique
  • 5. gionales : la charte de conditionnalité des aides permet d'inciter les entreprises bénéficiaires d'une aide régionale à mieux prendre en compte les préoccupations sociales et environnemen- tales, selon une logique incitative qui mise sur la capacité d'initiative de l'entreprise. Au delà de la signature d'une charte portant sur un premier ni- veau d'engagement, les entreprises bénéficiant d'une aide d'un montant supérieur à 100 000 € par an ou 200 000 € sur 3 ans doivent signer un contrat de progrès faisant l'objet d'un accompa- gnement et d'un suivi spécifiques, en lien avec une Commission régionale d'évaluation et de suivi des aides publiques régionales. Ce disposi- tif a vocation à être étendu à l'ensemble des po- litiques publiques régionales. Exemples de programmes de recherche végétale à forte valorisation économique po- tentielle, soutenus dans le cadre du pôle de compétitivité Végépolys à An- gers : Brio visant à favoriser la création variétale de la filière ornementale ; DEFISTIM pour trou- ver une alternative aux pesticides chimiques via la mise sur le marché de stimulateurs de défense naturelle, PETAAL pour l'éradication du tigre du platane, CVP pour la création de variétés pota- gères plus résistantes ... Comme pour l’intermodalité, les données disponibles ren- dent difficile l’évaluation des actions développées ré- cemment par les différentes autorités organisa- trices de transports pour promouvoir le co-voiturage, défini ici par les déplacements ef- fectués en tant que passager de voiture. Notons tout de même qu’en 2008 la part de marché du co-voiturage est de 14 % pour les habitants de Loire-Atlantique, soit environ 593 000 déplace- ments par jour. Réalités des Pays de la Loire Batterie E4V : exemple d'une jeune entreprise du Mans qui met au point des batteries li- thium qui équipent déjà des flottes d'administrations et de collectivités. Autre exemple : le centre d'ingénie- rie du matériel roulant SNCF du Mans travaille au train du futur avec des exigences environne- mentales nouvelles : suppression des produits chimiques dans les toilettes, réduction des émis- sions d'oxydes d'azote issues des gaz d'échap- pement des TER, lancement du "rayon vert", TER sur lequel sont apposés des films solaires permettant d'éviter l'échauffement les mois d'été et, partant, la climatisation qui constitue l'une des plus grosses dépenses énergétiques d'un train (source Ouest France) Mise au point à Cholet de fontaines biologiques pour les garagistes, permettant de nettoyer les pièces mécaniques sans solvants chimiques (Marolo test) (source Ouest France). Illustrations de mises en œuvre de process « verts » dans une ou plusieurs entreprise(s) de la Région. Selon l'INSEE, trois entreprises sur cinq font de l'innovation au bénéfice de l'environne- ment, le plus souvent au cours du processus de production. La région se distingue par la propor- tion d'entreprises qui disposent de processus de mesure de l'impact de leur activité sur l'environ- nement (plus de 16 % contre 12 % en moyenne nationale). Dans l'industrie, les secteurs de la fa- brication informatique, de l'électronique, de l'op- tique, des équipements électriques ainsi que ceux du travail du bois, du papier et de l'impri- merie sont à signaler. Globalement, la propor- tion d'entreprises ayant mis en oeuvre de l'innovation environnementale est de 64 % contre 60 % en moyenne nationale. Dernières évolutions de la conditionnalité des aides ré- 5 rique !), les Pays de la Loire sont armés pour participer à l’enjeu du développement des TIC et de sondéveloppement dans toutes les strates de la société, des usages du commun aux technologies de pointe. des acteurs de l’écologie industrielle la prise de conscience de la RSE la recherche végétale de pointe le co-voiturage
  • 6. Signaux faibles d’ici Le programme Erasmus concerne environ 30 000 étu- diants chaque année en France. La plupart provien- nent des régions IDF, Rhône-Alpes, Nord pas de Calais et Pays de la Loire. 3 000 jeunes Ligériens sont concernés par le dispositif Envoléo chaque année. La quantité de déchets des ménagesamorce entre 2007 et 2009 une baisse sensible (- 6 %) qui devra être confirmée au cours des prochaines années. Avec un taux de recyclage global (valorisation matière et organique) de près de 43 %, la région dépasse en 2009 l’objectif « Grenelle » fixé pour 2012 (35 %). L’effort à four- nir à l’horizon 2015 reste toutefois important pour la Mayenne et la Loire-Atlantique. Quant aux en- treprises, leurs déchets dangereux font l’objet d’une attention particulière en raison des risques qu’ils peuvent entraîner sur l’environnement ou la santé. source INSEE). La Région abrite un gros opérateur : Séché En- vironnement est une entreprise française créée en 1985. Le groupe Séché est spécialisé dans la valorisation et le traitement des déchets ména- gers et industriels, mais aussi des métiers des services à l'environnement. Présent sur l'ensemble du territoire national avec une vingtaine de filiales, le Groupe emploie 1 595 salariés (en décembre 2010). La société est basée à Changé (Mayenne). Séché Environnement est coté au compartiment B de l'Eurolist à la Bourse de Paris. Son chiffre Cette pratique non négligeable se situe, pour l’ensemble des habitants de Loire- Atlantique, à un niveau supérieur à la part de marché des transports collectifs. Le co-voiturage connaît de fortes variations selon le territoire de résidence. Dans Nantes Métropole, il représente environ 10 % des déplacements contre près de 17 % pour les personnes habitant en zones rurales. 6 d'affaires atteignait les 402,1 millions d'euros en 2010. Le projet Shamssh, qui a dé- marré en décembre 2006, a pour objectif de produire un biocarburant à partir de microalgues auto- trophes. Ces microorganismes peuvent accu- muler jusqu'à 50% de leur poids sec en acides gras, permettant d’envisager des rendements à l'hectare supérieurs d'un facteur 30 aux es- pèces oléagineuses terrestres. Le projet Sha- mash intègre des spécialistes de la culture, de la physiologie et de l'utilisation de microalgues, des spécialistes de l’optimisation des procédés biotechnologiques ainsi que des spécialistes des biocarburants et de l’extraction et de la pu- rification de lipides. Shamash regroupe 8 équipes et entreprises françaises pour un budget total de 2.8 Millions d'euros, dont 3 des Pays de la Loire. Si le bateau est déjà le mode de transport le plus propre, le recours au voilier permet d'abaisser encore l'impact carbone. Exemple à l'occasion de la livraison de produits labellisés FairTransport et importés par des magasins bio : une initiative qui préfigure peut-être de futurs cargos à voile ! Même si des efforts doivent encore être pour- suivis, notamment au niveau des émissions at- mosphériques des bateaux, le transport maritime est le moins polluant lorsqu'il s'agit d'échanges commerciaux internationaux de des mobilités étudiantes l’industrie des déchets le bio-diesel algal les bateaux à voile de mar- chandise Le plus grand nombre de déplacements effectués en voiture par les ménages résidant hors agglomé- rations voire hors aires urbaines explique cet écart, car quel que soit le lieu de résidence en Loire-Atlantique, le co-voiturage représente entre 20 et 22 % des déplacements automobiles.
  • 7. Expériences venues d’ailleurs Pour répondre à la difficulté de choisir les connaissances les plus pertinentes pour le soin d’un individu, s’est constituée au début des années 1990 autour d’un groupe d’épidémiolo- gistes de l’université McMaster dans l’Ontario, l’Evidence-based Medicine (EBM), méthode qui allait s’imposer auprès des soignants et préten- dre au statut de nouveau standard de la pratique du soin. Ses auteurs et promoteurs la définis- saient comme « une façon rigoureuse, conscien- cieuse et judicieuse d’utiliser les preuves les plus récentes et de plus haut niveau pour les déci- sions concernant le soin d’un individu » . L’EBM s’appuie sur une hiérarchie des niveaux de preuve établie en fonction de la méthodologie des travaux, des modalités d’application du plan expérimental et d’éventuels biais relevés. Elle passe donc par une approche analytique et cri- tique de la connaissance via les publications scientifiques et permet d’attribuer aux résultats des travaux - et aux recommandations pour la pratique du soin qui en découlent - des niveaux de preuve sur lesquels les cliniciens pourront s’appuyer pour prendre des décisions. Elle s’est d’abord voulue pédagogique. Il s’agissait de for- mer les praticiens au tri et à l’utilisation en pra- tique clinique des connaissances scientifiques, notamment par la formation à la lecture critique des publications, afin d’assurer aux médecins une autonomie critique face à un savoir toujours plus important quantitativement, plus technique et plus difficile à manipuler. 7 marchandises. Mais l'impact environnemental peut encore être abaissé, soit en hybridant les motorisations - en greffant des voiles aux car- gos par exemple - soit en adoptant le transport par voilier à l'instar de l'initiative portée par Fairtransport qui utilise le "Tres-Hombres", une brigantine néerlandaise de 35 mètres. Résul- tat : jusqu'à 90% d'économie de carburant par rapport à un bateau normal ! Si le principal défaut de cette solution réside dans l'imprévisibilité du vent et donc dans l'im- possibilité d'assurer des délais précis de livrai- son, cette solution prend tout son sens dans le cadre du transport de certaines marchandises non périssables. À tel point que se dessinent des projets d'Ecoliner : véritables cargos à voile capables de transporter jusqu'à 8.000 tonnes. Avec sa tradition de construction navale, les Pays de la Loire ont une carte à jouer dans le domaine. Mais en même temps que le paradigme EBM rencontrait en Amérique du Nord, en Europe et en Asie un succès croissant, les soignants étaient progressivement conduits vers une mé- decine de plus en plus procédurale, à savoir une pratique du soin de plus en plus encadrée par des protocoles. Il s’agissait de répondre à une volonté explicite des autorités de tutelle et des organismes assureurs, publics ou privés, de ra- tionaliser les pratiques médicales par le biais de leur standardisation. Il apparaît aujourd’hui assez clairement que les objectifs n’étaient autres que la mise en place de dispositifs de gestion de la santé d’inspiration néolibérale empruntés au sec- teur industriel et aux théories du New Public Ma- nagement [4]. Pour gérer la santé au même titre que tout processus industriel, il fallait être en me- sure de standardiser les pratiques en instaurant une approche procédurale du soin, et pour ce faire de disposer, vis-à-vis des soignants, d’une base solide et convaincante. Face à un système procédural reposant uniquement sur les données scientifiques validées très loin de couvrir l’en- semble du champ des pratiques soignantes, il fal- lait minimiser voire organiser la négation de l’incertitude attachée à l’utilisation du savoir scientifique en pratique clinique. Cela va dans le sens de la déshumanisation de la médecine lIl existe actuellement trois techniques fonctionnelles de capture du CO2. La première est celle de la postcombus- evidence based mede- cine l’industrie de captation des GES
  • 8. 8 cidé de s’attaquer à un secteur industriel hau- tement polluant en terme d’émissions de gaz à effet de serre et pourtant rarement pointé du doigt : les fabriques de ciment. Utilisé par l’homme depuis des milliers d’années, le ci- ment est un matériau de construction dont nous serions bien incapables de nous passer, mais dont le processus de fabrication libère d’immenses quantités de CO2, représentant à elles seules 5% de l’ensemble des émissions anthropiques mondiales. Pour diminuer l’impact de cette activité sur l’at- mosphère, les scientifiques ont décidé de re- courir à des algues autochtones de la région de Mendoza, en raison de leur capacité d’ab- sorption élevée de CO2 et de la qualité de la biomasse qu’elles peuvent produire. Comme toutes les plantes, les algues utilisent du dioxyde de carbone et de l’énergie solaire pour leur développement, au cours du processus de photosynthèse. Si la concurrence est saine, le secteur de l’immobilier va profiter d’une bataille de mastodontes pour réduire son emprunte carbone. Panasonic et Toyota ont en effet des projets ambitieux dans le do- maine de l’éco construction. Grâce à une puis- sance financière colossale et aux pratiques industrielles les plus modernes, l’entrée de ces deux piliers de l’économie de l’archipel pourrait révolutionner le secteur. L’artisanat est égale- ment mobilisé sur ces enjeux. À l'occasion de la semaine verte européenne, le Pro- gramme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) a rendu public un rapport dressant un état des lieux inquiètant des taux de recyclage des métaux, notamment dans l'optique d'une mise en œuvre de la croissance verte. Un constat d'autant plus regrettable que le document souligne que "les métaux, à la dif- férence d'autres ressources, sont intrinsèque- ment recyclables." Intitulé "Taux de recyclage des métaux : un état des lieux", le rapport l’industrie de la maison verte tion: il s’agit d’extraire le CO2 présent dans les fumées de combustion et de le séparer des au- tres constituants (vapeur d’eau, azote, etc.) à l’aide d’un solvant. L’avantage de cette tech- nique est qu’elle peut être assez facilement in- tégrée aux structures déjà en place. La seconde technique, l’oxycombustion, consiste à forcer le procédé de combustion à produire des fumées fortement enrichies en CO2. Elle intervient directement dans le mode de combustion, en remplaçant l’air par de l’oxy- gène. Les fumées obtenues sont alors concen- trées jusqu’à 90% en CO2. L’opération de séparation de l’oxygène de l’air est cependant très coûteuse. Cette technique peut s’intégrer uniquement sur de nouvelles installations. La troisième technique est la captation du CO2 en précombustion. Le combustible est converti à l’entrée en gaz de synthèse (un mélange de monoxyde de carbone, CO, de dihydrogène, H2, et d’eau). Le CO réagit alors avec l’eau pour former du CO2 et du dihydrogène com- plémentaire qui sont, ensuite, séparés. Pour finir, l’étape de la séquestration géolo- gique consiste à injecter le CO2 dans le sous- sol. Elle peut être faite dans trois milieux: les gisements de pétrole et de gaz en voie d’épui- sement, les aquifères salins profonds et les veines de charbon non exploitées. «Cette mé- thode est loin d’être nouvelle, explique Eric Da- vaud, géologue et professeur à l’Université de Genève. Depuis une quarantaine d’année, les compagnies pétrolières réinjectent fréquem- ment le CO2 dans les réservoirs de pétrole pour chasser les hydrocarbures et diminuer leur viscosité. Ce procédé se nomme la récu- pération assistée.» ***************** Pour absorber le dioxyde de carbone produit par les industries les plus polluantes, les scien- tifiques de l’université de Cuyo envisagent de cultiver des microalgues qui serviront ensuite de combustible. Les fabriques de ciment pour- raient être les premières à bénéficier de cette technologie. Les chercheurs de l’université de Cuyo ont dé- la pénurie des métaux rares
  • 9. 9 plaide donc pour une "progression spectacu- laire des faibles taux actuels de recyclage des métaux." Si moins d'un tiers de la soixantaine de métaux étudiés présente un taux de recyclage mondial supérieur à 50 %, 34 éléments ont un taux de récupération inférieur à 1 %. Or, parmi les 34 métaux très mal recyclés "beaucoup jouent un rôle crucial dans les technologies propres, comme les batteries de voitures hybrides [et électriques] ou les aimants d'éoliennes." Les 34 métaux recyclés à moins de 1 %, sont pour leur part avant tout utilisés en électronique et dans les secteurs connexes, et tout particu- lièrement les différentes technologies d'écran utilisées pour les téléphones portables, la télé- vision et l'informatique. De manière générale, la quinzaine d'éléments appartenant au groupe des terres rares (les lanthanides) figurent dans cette liste. Du côté des technologies vertes, le secteur des panneaux photovoltaïques pourrait être péna- lisé par le recyclage quasi inexistant de l'arse- nic, du gallium, du germanium, du sélénium et du tellure qui interviennent dans la fabrication des cellules et de certains équipements an- nexes. Toujours dans le domaine des énergies renouvelables, la miniaturisation des aimants permettant la fabrication d'éoliennes toujours plus puissantes, nécessite des métaux peu re- cyclés. Il s'agit en premier lieu du néodyme et du dysprosium, et plus globalement de nom- breux métaux de la famille des lanthanides. De la même manière, le lithium et le lanthane, sur lesquels l'industrie automobile compte pour développer les véhicules électriques, appa- raissent parmi les mal classés. Enfin, le développement des LED pourrait souffrir du faible taux de recyclage du gallium et du sélénium. Progressivement, les éo- liennes se miniaturisent pour faire face à l’émergence de nouveaux usages et notamment leur intégra- tion en milieu urbain, même si le cadre régle- le design des besoins du futur mentaire reste assez flou, faute de retour d’ex- périences suffisants. Le point fort des éo- liennes est leur capacité à produire directement de l’électricité sur site, évitant les déperditions en ligne. Une jeune entreprise française pro- pose une offre innovante en donnant aux villes la possibilité d’investir sans grands frais dans cette énergie renouvelable. SGS Luxéole propose des applications en énergies renouvelables, notamment dans l’éo- lien urbain, l’éclairage à LED et le solaire pho- tovoltaïque. Ce qui fait la spécificité de cette entreprise, associée à l’allemande Blue Terra qui a déjà de nombreuses références dans le domaine, c’est son nouveau concept d’Eco- Green Media. Une démarche innovante qui remplace le panneau publicitaire fixe par une éolienne communicante, permettant à la fois d’offrir une image durable et de produire de l’électricité verte. Cette approche permet en effet de disposer d’installations qui s’auto-fi- nancent : les collectivités peuvent à la fois pro- fiter de l’électricité produite et louer la surface des pales à un sponsor. Les éoliennes à axe vertical semblent plus adaptées que leurs consoeurs à axe horizontal pour le milieu urbain. Sabrina Steinke-Gallo ne tarit pas d’éloges à leur sujet : « elles sont beaucoup plus facilement intégrables au pay- sage, ne font aucun bruit et ne projettent pas d’ombres gênantes. Elles démarrent en outre très vite, avec un vent de 2 à 3m/seconde ». La maintenance concernera plus les équipements connectés, car pour les rotors, elle peut se li- miter à une simple visite technique tous les deux ans. La durée de vie d’une éolienne com- municante étant d’environ 30 ans. Au-delà des énergies ma- rines, la mer est à l'origine de multiples initiatives inno- vantes comme la valorisa- tion de coquillages dans le domaine de l'aménagement urbain : par exemple, l'incor- poration de coquilles prétraitées dans un ma- tériau de type béton utilisé comme éco-pavé drainant ! (projet VECOP du pôle mer Bre- tagne) les alternatives aux hydrocar- bures
  • 10. 10 ractéristiques le rendant si pratique : flexible, léger, pliable, bon marché. Quoique concernant les coûts de production, le Roithane s’avère 50% plus cher que le plas- tique courant. Mais selon Anumod Gagan Sharma, président de la société Roidec India Chemicals à l’origine du nouveau matériau, ces coûts sont compensés par la suppression des coûts de recyclage nécessaires pour le plas- tique : C’est la première fois au monde qu’une telle substance est développée, et elle va faire du plastique un matériau du passé. C’est pour cela qu’on a déjà commencé à produire pour l’industrie de l’emballage. ***************** Des chercheurs américains ont découvert en Amazonie un champignon capable de dégra- der du polyuréthane. C’est un type de polymère très utilisé dans la fabrication de mousses de plastique, d’adhésifs et de peintures. Leur étude, publiée dans la Revue Applied and En- vironmental Microbiology, peut conduire à de nouvelles stratégies innovantes réduisant l’im- pact environnemental des plastiques. Les écologistes soutiennent que les plastiques mettent très longtemps à se décomposer dans la nature. Le polyéthylène, par exemple, met près de 50 ans. Le PET, servant à produire les bouteilles plastiques, reste jusqu’à 200 ans dans l’environnement. Les champignons et les bactéries n’ont pas encore développé un arse- nal d’enzymes suffisant pour dégrader les longues chaines synthétiques de carbone, hy- drogène et autres éléments de composition des plastiques. Deux souches de Pestalotiopsis microspora, découvertes par des étudiants américains de l’Université de Yale, ont révélé un énorme po- tentiel de dégradation de polyuréthane. L’étu- diant Jonathan Russell a identifié l’enzyme secrète du champignon responsable de l’affai- blissement des liens chimiques du polymère. La recherche a fait une deuxième découverte insolite: l’enzyme fonctionne aussi bien en l’ab- ***************** Un asphalte composé à 20% de pneus recy- clés commence à revêtir à grande échelle les routes brésiliennes. Cette technique inventée et brevetée aux États-Unis permet de recycler des millions de pneus en plus de produire un asphalte de meilleure qualité. ***************** il faut 320 barils (+ de 50 000 litres) de pétrole pour faire 1 seul kilomètre de route ! Bref, il est temps de trouver des solutions alternatives. L’une d’entre elles pourrait être l’utilisation conjointe de sable et de bactéries Bacillus Pas- teurii. Proposée par Thomas Kosbau et Andrew Wetzler qui ont pour l’occasion remporté un prix en Corée, cette idée est vraiment intéres- sante. Mélangée avec le sable, cette bactérie à la capacité de le transformer en un solide très dur. La mise en oeuvre pourrait être relative- ment simple puisque cette solution sable+bac- térie serait pulvérisable directement sur la route à construire. Au-delà de l’économie substantielle de pétrole que cela représenterait, cette technologie crée- rait des routes plus claires, plus facilement éclairables la nuit et diminuant la chaleur dé- gagée par la circulation de 3 degrés par rap- port aux revêtements actuels. Alors, on attend quoi ? ***************** Une entreprise de Gurgaon (nord de l’Inde) a créé une matière végétale à même de rempla- cer le plastique dans les emballages. La colla- boration annoncée avec Nestlé incite à prendre au sérieux cette avancée, qui découle de 7 an- nées de recherche sur le sujet. Le matériau obtenu à partir d’huile végétale du type de celle qui est utilisée dans la cuisine a été baptisé « Roithane » par ses créateurs. Une substance 100% biodégradable au contraire du plastique omniprésent dans nos vies quotidiennes, mais qui a les mêmes ca-
  • 11. sence d’oxygène, un fait inattendu pour les scientifiques. Le champignon pourrait fonction- ner dans les décharges sanitaires. Lieu où une grosse couche de déchets et de terre recouvre généralement les plastiques jetés. Cela dimi- nue l’oxygénation et complique leur décompo- sition. La stratégie des nudges verts joue sur des leviers comportementaux comme le poids de la comparaison à autrui ou l'inertie au change- ment afin de conduire l'indi- vidu à faire des choix qui aillent dans le sens de l'intérêt général, sans être pour autant pres- criptive ou culpabilisante. Les résultats des ex- périmentations menées à l'étranger démontrent notamment les atouts de ces inci- tations comportementales (caractère opéra- tionnel, ajustable et peu contraignant) ... Le principe des carottes mobs consiste à ce qu'en échange d'un coup de publicité, "le flash- mob eco et/ou le flashmob" (par lequel tous les consommateurs impliqués viennent acheter en même temps dans un magasin), l'entreprise concernée s'engage à investir dans du maté- riel écologique ou réduire sa facture énergé- tique en lien avec les objectifs de la communauté cliente. L'idée est celle de la ca- rotte plutôt que du bâton, en partant du prin- cipe que la rentabilité peut aussi rejoindre autrement que par la sanction la logique envi- ronnementale : Très répandu aux Etats-Unis, en Allemagne ou en Indonésie, le mouvement commence à prendre également en France avec des expériences signalées à Bordeaux, Paris, Lyon, Troyes, Rennes ... depuis 2009 (source : Labo des mutations, 30 mars 2012) L'emploi environnemental dans les éco-activités repré- sentait en France 400 000 emplois fin 2010. Parmi ces emplois, 282 000 étaient at- tribuables aux éco-activités marchandes des entreprises. Ces emplois progressent de 4,2 % en moyenne annuelle depuis 2004 contre moins de 1 % pour l'ensemble des branches (source : comment faire revenir l'industrie en 11 France ?) Comme le rappelle Usbek et Rica, le Grenelle de l'environnement a bien identifié la nécessité d'une refonte totale de la formation et de la mise en place d'un plan de reconversion pour répondre à la pénurie d'emplois dans les sec- teurs de l'énergie ou de l'habitat écologique(source : n° 2, automne 2010) Ouvriers du futur : vers de nouveaux équipe- ments intelligents qui veilleront sur sa santé, renforceront la collaboration entre la machine et lui, le doteront d'une force surhumaine, le protègeront des radiations … En France, 3M, les pôles de compétitivité Techtera et Trimatec, le CEA et ... le CETIM travaillent à des textiles, des robots toujours plus intelligents. Casques supercommunicants et antibruit, lunettes à réa- lité augmentée, amplificateurs d'effort, exo- squelettes, RFID, détecteurs de gaz toxiques capables de suivre un nombre toujours crois- sant de molécules nocives sur les postes de travail, ... autant de technologies émergentes ou expérimentales préfigurant la révolution qui s'amorce de de la maîtrise de l'environnement de travail (source : "l'Usine nouvelle") D'après une étude du McKinsey Global Insti- tute publiée en mars 2012, l'inadéquation entre offre et demande d'emplois devrait en effet s'accroître en France d'ici 2020. A cette échéance, 2,2 millions de postes pourraient ne pas être pourvus dans le pays, faute de diplô- més pour les assumer, tandis que 2,3 millions d'actifs sans diplômes ne trouveraient pas d'emplois. L'Institut relève que "le système édu- catif peine à suivre la transition en cours en France vers une économie du savoir". Enten- due au sens large, l'excellence environnemen- tale touche aussi la question sociale. A cet égard, le Centre européen pour le développe- ment de la formation professionnelle pointe que "les pénuries les plus marquées sont obser- vées dans les secteurs et professions où les travailleurs doivent posséder des compétences hautement spécialisées comme les sciences de la vie (notamment)". ***************** Tout cela d'autant plus que les compétences les nudges verts les enjeux des- technologies “green”
  • 12. La frontière entre production et consommation disparaît : les consommateurs produisent. On peut rapprocher cette tendance de celle d'une disparition progressive de la séparation entre amateurs éclairés et professionnels. Notre bureau sera là où nous avons besoin de lui : dans des espaces partagés, chez soi, ... Les médias sociaux seront nos lieux de socia- lisation professionnels principaux. Disons, la machine à café de demain! Les compagnies auront des implantations vir- tuelles aussi importantes pour leur activité que les implantations "physiques". Le management centralisé survivra, mais per- dra de sa domination face au besoin de flexibi- lité et de décentralisation Les travailleurs "non-permanents" deviendront indispensables et stratégiques au développe- ment, à la flexibilité et à la créativité des entre- prises. La culture d'entreprise devra donc être plus souple. Signaux faibles venus d’ailleurs Un moyen de reconcentrer l'espace urbain : le bimby (Build in my backyard). Le projet a été sélectionné en 2009 par l'Agence nationale de la recherche dans le cadre de son appel à projets "villes durables". L'hypothèse du projet repose sur la capacité des acteurs de l'urbain à mobiliser le foncier des tissus pavillonaires existants qui permettra de financer le renou- vellement et la densification de ces quartiers. On observe en effet que dans de nombreux cas, l'intérêt des individus, notamment à divi- ser un terrain pour mieux valoriser son bien sur le marché immobilier peut aller dans le sens des intérêts de la collectivité. Cela suppose de pouvoir encourager et maîtriser ces initiatives individuelles par la définition de règles d'urba- nisme adéquates et de cibler les moments où les intérêts individuels et collectifs se rejoignent (source : ANR) Les technologies RFID (iden- tification par radiofréquence) permettent de "tracer" l'hy- permobilité des biens et des personnes, en leur attribuant une sorte de carte d'identité "unique", et ce d'autant plus facilement qu'elles sont sans danger pour la santé (elles sont pas- sives et ne sont que sporadiquement soumises aux ondes émises par les lecteurs capables de les repérer). La généralisation prochaine du paiement de ses courses au moyen de son té- léphone portable ou l'avènement des frigos in- telligents en sont des déclinaisons importantes. Par delà, on va bien ici vers un univers où les TIC fusionnent le réel et le virtuel, le fixe et le mobile dans une "intelligence ambiante". Parmi les utilisations RFID les plus insolites qu'on trouve aujourd'hui : sur les marathoniens pour faciliter leur chronométrage, sur les fromages pour en améliorer la traçabilité, sur les patients en passe d'être opérés afin de s'assurer que le chirurgien traitera bien l'organe malade ... (source : Labo des mutations, 24 janvier 2012) ***************** 12 recherchées demain sont peu enseignées au- jourd'hui : Le Conference Board (un think tank apparem- ment indépendant mais "not for profit") a pré- senté en avril 2010 les résultats d'une étude de deux années intitulée "Navigating the Storm: Leaders and the World of Work in 2020". Cette étude est intéressante par la liste des 10 tendances qui devraient bouleverser le monde du travail avant 2020 : Les générations vont se mélanger, en particu- lier car les baby-boomers ne partent pas à la retraite aussi vite que prévu. La minorité visible sera blanche, il faudra donc réussir l'intégration de tous à tous les niveaux pour ne pas concentrer cette minorité visible seule en haut des hiérarchies Nous serons réliés 24h sur 24 et 7 jours sur 7 au bureau par les TIC. BIMBY & co Internet des objets
  • 13. Jusqu’à présent, on croyait que le secteur de l’économie de l’information serait le plus créateur d’emplois. On s’est donc efforcé d’améliorer l’accès à l’éducation su- périeure. Or les experts sont de plus en plus nombreux à penser que, compte tenu des déve- loppements récents dans le domaine de l’infor- matique, certains cols blancs sont aujourd’hui plus vulnérables que les cols bleus. Même les professions très qualifiées - dans le domaine du droit, par exemple - ne sont peut-être plus à l’abri. Dans la musique et le livre, nombre de détaillants bien établis ont du mal à relever le défi du nu- mérique. Les journalistes sont, quant à eux, depuis long- temps sur la sellette. Larry Birnbaum et Kris Hammond, de l’université du Northwestern, dans l’Illinois, ont développé un logiciel capable de ré- diger de courts articles factuels. Au début de l’année, The New York Times a suivi une affaire judiciaire complexe dans laquelle un logiciel avait permis d’éplucher 1,5 million de pages de documents juridiques en bien moins de temps et d’argent qu’il n’en aurait fallu à une équipe d’avocats. Pour le Prix Nobel d’économie Paul Krugman, ce ne sont pas des cas isolés. Dans The New York Times, il affirme que, depuis le début des années 1990, du fait des bouleversements technolo- giques, “les emplois à faibles et hauts salaires ont progressé rapidement, tandis que les emplois intermédiaires - sur lesquels on compte pour sou- tenir une classe moyenne solide - sont restés à la traîne”. “Nous sommes encore loin de voir des robots concierges, prédit Krugman, mais la re- cherche juridique informatisée et le diagnostic médical assisté par ordinateur, eux, sont déjà là.” A moins de rejeter le progrès, on ne peut pas faire grand-chose pour empêcher ces change- ments. “Dans la mesure où ces technologies peuvent produire de grandes richesses, estime Larry Birnbaum, ce serait un vrai gâchis de ne pas utiliser ce potentiel pour le bien de l’huma- nité.” Cela sera une piètre consolation pour tous ceux qui ont déjà perdu leur emploi ou dont le poste est menacé par la création de logiciels tou- jours plus intelligents. Sigfox, start-up toulousaine, aura déployé d'ici à la fin de l'année un réseau ultra-bas débit cou- vrant quasiment tout le pays. Sa technologie bre- vetée permet d'abaisser le coût de connexion d'un objet en deçà de 1 euro par an. Aujourd'hui, les ascenseurs ou les distributeurs automatiques de café sont déjà connectés, pour la maintenance et l'approvisionnement. Mais si l'on pouvait « opérer » les choses inanimées pour encore moins cher, elles se mettraient à parler en masse : il y aurait la plante verte qui « twitte » quand elle a soif, la voiture qui vous guide vers elle dans le parking, le pèse-personne qui mou- charde votre poids à votre généraliste, le brace- let Alzheimer pour retrouver grand-mère, le capteur de fumée prêt à lancer l'alerte incendie via Internet... Au total, 50 milliards d'objets connectés en 2020, prédit Ericsson. Le principe du craddle to craddle (littéralement "du ber- ceau au berceau") veut qu'un produit, à toutes les étapes de sa conception, puisse aboutir, une fois détruit, aux matériaux strictement nécessaires à sa repro- duction, au soutien d'une énergie 100 % renou- velable. L'excellence environnemen- tale peut déjà être recher- chée par certaines grandes collectivités à l'endroit, par exem- ple, de l'instauration de péages ur- bains (cf. Londres, Stockholm, Milan). Dans un rapport de novembre 2010, le CAE es- time que "dans les zones où l'espace est rare, les autorités publiques seront tôt ou tard appelées à remettre en cause le partage actuel entre modes de déplacement individuels et collectifs, dès lors qu'il existera des alternatives moins encom- brantes, moins polluantes, moins consomma- trices d'énergie par personne transportée (...) avec l'instauration préconisée d'une police spé- cifique de la mobilité urbaine". 13 le craddle to craddle” les péages urbains les robots à emplois qualifiés
  • 14. 14 Science fiction ou presque Les ostréiculteurs français de- vront-ils également composer avec cette terrible menace, qui a déjà fait perdre des millions de dollars à leurs homologues américains de la côte Pacifique, où une hécatombe de naissains a été observée en 2007 ? Corollaire du réchauffement climatique et de la pollution, l’aci- dification des océans, déjà évoquée à plusieurs re- prises dans ces colonnes, a quoi qu’il en soit atteint une ampleur inédite à l’échelle mondiale, aussi pourraient-ils eux aussi, à terme, commencer à s’in- quiéter. « C’est la première fois que des chercheurs réus- sissent à montrer en milieu naturel l’effet néfaste de l’acidification des océans sur les huîtres », sou- ligne le Figaro. Lesdits spécialistes ont cherché à trouver une explication à la surmortalité des nais- sains. Après avoir écarté la piste du manque d’oxy- gène et celle des bactéries pathogènes, auxquelles les ostréiculteurs sont régulièrement confrontés, ils se sont aperçus que, « dans les eaux du Pacifique, le problème se posait une journée après la nais- sance des petites huîtres, quand elles commencent à former leur coquille », relate le quotidien. Or, il est avéré que plus l’eau est acide, plus les ani- maux ayant une coquille ont du mal à la fabriquer. « Les expérimentations menées en laboratoire sur des moules adultes il y a quelques années ont montré que, dans un premier temps, elles grossis- saient moins vite dans des eaux plus acides, puis que leurs coquilles se dissolvaient si la situation continuait à s’aggraver », confirme Jean-Pierre Gattuso, directeur de recherche au Laboratoire d’océanographie de Villefranche-sur-Mer (Alpes- Maritimes). En Chine, la société Foxconn a décidé de rem- placer 500 000 ouvriers - pourtant des peu chers - par des robots. Les coûts d’utilisation des outils robotiques baissent à un tel point qu’il est désor- mais plus rentable d’utiliser un robot qu’un ou- vrier « low cost ». Au Japon, la société Panasonic vient de créer une usine flambant neuve de 15 hectares, pro- duisant 40% des dalles d’écrans plats fabriquées dans le monde (pour une valeur de deux milliards de dollars par mois) ! Cette usine entièrement au- tomatisée fonctionne avec une quinzaine de sa- lariés... des menaces sur l’ostréiculture Pour Saleem H. Ali, professeur d’études environnementales à l’université du Vermont, il est temps de passer à la “compta- bilité élémentaire”. A l’heure où les ressources se raréfient, nous allons devoir garder la trace des élé- ments (et notamment des métaux) - qu’il appelle le “métabolisme industriel” - qui entrent dans la com- position des matériaux que nous fabriquons. Car les éléments qui les composent sont indéfiniment renouvelables au niveau chimique. Mais nous concevons des produits qui enferment des élé- ments dans des formes qui prennent beaucoup d’énergie à récupérer. Or, “dégager les éléments des produits de consommation sera d’autant plus nécessaire que les ressources extraites seront de plus en plus rares.” Le recyclage est déjà devenu une composante de la conception industrielle, mais à l’avenir, il faudra aller encore plus loin et suivre les éléments qui entrent dans un produit tout en prévoyant l’énergie nécessaire pour les récupérer. Pour Saleem H. Ali, un tel système de traçage, une telle “comptabilité élémentaire” pourrait surtout per- mettre aux entreprises de chercher de nouveaux débouchés pour les matériaux récupérés, tout en permettant à toute la chaine de mieux garder trace des polluants et matériaux rares ou dangereux et de respecter les normes de qualité. L’écologie in- dustrielle doit nous fournir les outils d’analyse de cycle de vie des objets pour mieux rationaliser cette comptabilité élémentaire qui s’annonce, estime-t-il. Si nous connaissons les composants qui entrent dans l’industrie alimentaire, demain il nous faudra connaître les composants qui entrent dans tous les autres produits industriels. Voir l'acte III de la décentrali- sation et ses successeurs ?... la comptabilité élémentaire la décentralisa- tion de l’envi- ronnement
  • 15. Selon Jean Gadrey, "la nature apparaît aujourd'hui comme une nouvelle frontière pour le capitalisme". Pour Janez Po- tocnik, commissaire à l'environnement de l'Union européenne, nous "devons passer d'une situation où l'environnement était protégé du business au fait d'utiliser le business pour l'environnement". Plu- sieurs grands axes stratégiques émergent : l'ap- propriation élargie des ressources (biomasse, agrocarburants, pétroles verts, sables bitumeux, gaz et huiles de schiste, forages en eau profonde, méga-barrages ...) ; l'artificialisation et l'industriali- sation du vivant (au premier rang de laquelle la bio- logie de synthèse, et les potentialités offertes à la confluence des nanotechnologies, des biotechno- logies, de l'informatique et des sciences cognitives) ; la financiarisation des services de la nature fondés sur la marchandisation de la rareté des ressources (pouvant aller, par exemple, jusqu'à des produits fi- nanciers liés à des emprunts hypothécaires gagés sur l'environnement ...) De nombreuses grandes écoles, écoles d’ingénieur, de commerce rendent une année hors de France obligatoire. A terme, cette tendance a-t-elle vocation à se généraliser ? Il s’agit en fait d’une cellule so- laire sophistiquée, pas plus grande qu’une carte à jouer, qui flotte sur une piscine rem- plie d’eau. À l’instar d’une feuille naturelle, elle se sert de la lumière du soleil pour séparer les deux molécules clés de l’eau, l’oxygène et l’hydrogène, qui sont alors stockées dans une cellule combustible à utiliser pour la pro- duction d’électricité. La feuille de Nocera est stable - les tests prélimi- naires ont montré qu’elle fonctionne en perma- nence pendant au moins 45 heures sans enregistrer de chute d’activité - et est constituée de matériaux disponibles et non onéreux, comme le silicone, des composants électroniques et des ca- talyseurs chimiques. Elle est également très puis- sante, dix fois plus efficace en matière de photosynthèse qu’une feuille naturelle. Avec 4,5 litres d’eau, la puce pourrait produire assez d’électricité pour alimenter pendant toute une 15 la financiarisa- tion de la nature la mobilité obligatoire la photosyn- thèse artificielle journée une maison dans un pays en développe- ment. Autrement dit, équiper chaque maison de la planète d’une telle feuille permettrait de fournir les 14 térawatts nécessaires avec seulement 4,5 litres d’eau par jour. ***************** Pour respecter l'environnement sans se passer d'énergie, il y a le solaire, l'éolien, l'hydraulique... Mais avez-vous pensé à la photosynthèse ? Ou, plus particulièrement, aux protéines que sont les centres réactifs photosynthétiques ? László Kál- mán, professeur associé à l'Université Concordia au Canada, oui. Avec son équipe, il a trouvé le moyen d'augmenter la capacité de stockage d'éner- gie de cette enzyme bactérienne utilisant la photo- synthèse. Permettant ainsi à celle-ci de garder l'énergie en elle pendant plus longtemps quelle ne le fait à l'état naturel. L’objectif ? La faire fonction- ner comme une pile biologique. Car lorsqu'elle est exposée à la lumière, les charges se séparent de chaque côté de l'enzyme : la charge positive d'un côté, la négative de l'autre. Ce qui lui donne la pos- sibilité de stocker pendant une seconde, au maxi- mum, de l’énergie. Après quelques légères modifications en labora- toire, l'énergie peut être conservée pendant quelques heures. Concrètement, l'enzyme dans son état initial est enveloppée dans une membrane qui lui permet de recombiner les charges. Néan- moins, l'ajout de molécules lipidiques à la mem- brane extérieure a pour effet de créer une disparité entre les formes des deux éléments, l'enzyme et la membrane. La différence de forme prolonge le tra- vail de réadaptation de ces deux éléments entre eux, retardant ainsi la recombinaison des charges. Ce qui prolonge d’autant le potentiel électrique. Dès lors, le temps de stockage passe d'une seconde maximum à l'état naturel à plusieurs heures. De la feuille de lotus à la pein- ture autonettoyante, de la re- production de la soie de toile d'araignée, du martin pêcheur au TGV japonais, de la seiche à l'écran électronique économe, du papillon aux fi- bres nouvelles, jusqu'aux robots anguille en milieu opaque : la nature comme modèle et comme étalon à la croisée des nanotechnologies, de la bionique et de la biorobotique. Les pistes sont multiples : cap- tation démultipliée de l'énergie solaire par repro- duction de la photosynthèse, reproduction le biomimé- tisme
  • 16. d'écosystèmes appliqués à l'industrie (cf. écologie industrielle), reconstitution de zones fertiles sur des sols érodés, avec déjà des réussites observées à Haïti par exemple ... (source : Labo des mutations, 23 janvier 2012) Les fourmis détiennent-elles le secret des piles à combustible de demain ? Des chercheurs de l'Institut de physique chimie de Pologne ont découvert que l'acide formique, qui dans la nature se trouve initia- lement dans le dard des fourmis, permet un stockage plus efficace et sécurisé de l'hydrogène. Grâce aux propriétés de ce catalyseur, ils prévoient de mettre au point un nouveau type de pile à com- bustible, qui pourrait, à terme, avoir un impact im- portant sur le marché de l'électronique et notamment des terminaux mobiles, des portables et des GPS. Elles pourraient en effet remplacer les batteries actuelles, souvent longues à recharger et avec une autonomie limitée. Ces nouvelles piles, facilement commercialisables à grande échelle - selon le communiqué du Laboratoire-, seraient moins chères, moins complexes et plus stables dans le temps que les piles existantes. D'autres re- cherches de ce type sont menées depuis de nom- breuses années par d'autres laboratoires, mais leur commercialisation posait jusque là de nombreux problèmes techniques. L'acide formique utilisé ici est, selon les chercheurs, facile à produire en grandes quantités, ce qui permettrait de fabriquer ces piles en masse et à bas coût. Un pistolet à peau humaine n’est plus une affaire de Science-Fiction, il s’agit d’un dispositif médical encore à l’état de Prototype qui produit néanmoins déjà des miracles. Capable de pulvériser des cellules de peau sur les brûlures de patients pour provoquer la repousse du derme, le dispositif pourrait révolutionner les tech- niques de greffe. ***************** Désormais, la biologie synthétique ne se cantonne plus à l’observation, mais passe par l’ingénierie. Elle met en actes l’adage du grand physicien Ri- chard Feynman : « On ne connaît que ce que l’on fabrique. » Pratiquée par plus de dix mille labora- toires dans le monde, la discipline est devenue pos- sible du fait que l’on sait maintenant synthétiser rapidement, et pour vingt fois moins cher qu’en 16 le stockage de l’électricité 2000, soit 35 centimes d’euros la paire de bases, des séquences codantes d’ADN, et que la puis- sance de l’informatique permet de disséquer et de concevoir des systèmes vivants. La biologie synthétique n’est pas non plus un sim- ple perfectionnement de la biologie moléculaire - discipline mère des organismes génétiquement mo- difiés (OGM). L’ambition de ces ingénieurs est de programmer des systèmes biologiques en s’ap- puyant sur les principes de design, de modules standard et d’optimisation. ***************** En Argentine, une génisse vient de naître avec deux gènes humains, codant pour deux protéines qui rapprocheront son lait de celui de la femme. But du jeu : mieux protéger contre les maladies les bébés dont la mère ne peut pas allaiter. ***************** Le premier hamburger du monde produit à partir de cellules souches devrait être consommé en public en octobre prochain. Son coût de production s’élè- vera à 250 000 euros. C’est au Pr Mark Post, de l’université de Maastricht, que l’on doit cette pre- mière. Le sponsor du projet, qui souhaite rester anonyme, n’a pas encore décidé à qui il reviendrait de manger le hamburger le plus cher du monde. ***************** Depuis des années les compagnies pharmaceu- tiques ont accumulé des millions d’échantillons issus de divers environnements. Leur but était d’y repérer des composés susceptibles de posséder des vertus thérapeutiques. Mais continue-t-il, la quête était longue, et surtout guidée par la chance. Du coup, cette forme de recherche a été largement délaissée. Selon Verdine, on peut maintenant aller beaucoup plus vite. Au lieu de faire de longues analyses chi- miques d’un échantillon, on peut directement cher- cher l’ADN. “Grâce à la baisse des prix des outils de séquençage, on peut tester l’ADN de tous les microorganismes se trouvant, par exemple, dans une goutte de vase.” En effet, continue Verdine, la plupart des produits médicinaux rencontrés dans la nature mettent en jeu des groupes de gènes assez similaires. On pourrait donc scanner les échantillons en quête de tels groupes, pour voir s’il est possible de découvrir de nouveaux composés. Restera ensuite à synthé- tiser ces molécules en utilisant les techniques de les biotechs “en folie”
  • 17. (SDE) ont eu une dizaine de jours pour construire un prototype de maison ayant le soleil pour seule source d'énergie. Des tours arboricoles et habitables sont conçues par le cabinet d'architectes italien Stefano Boeri. A elles deux, elles accueilleront 900 arbres, un nom- bre bien plus grand d'insectes et de microorga- nismes, des plantes et des shrubs, ainsi que bien sûr, des Milanais(e)s. D'un coût annoncé de 65 mil- lions d'Euros, les tours font partie du projet de cein- ture verte Biomilano, qui vient d'être présentée à la Beijing design week. Défi alimentaire essentiel au- quel l'expertise des Pays de la Loire pourrait être fondée à ré- pondre dans l'avenir : alors qu'une pêche suffisait en 1950 pour absorber une bonne ra- tion de vitamine A, il faudrait aujourd'hui en manger une vingtaine et il faudrait idéalement manger 3 kg de brocolis par jour pour obtenir d'eux une dose suffisante de calcium et de magnesium ... (source : Labo des mutations, 11 janvier 2012) 17 l’ingénierie génétique. lSur la ligne Paris-Amsterdam, du côté d'Anvers, la Société nationale des chemins de fer belge vient d'équiper le toit d'un tunnel en plein air, de 3,4 kilomètres, de 16'000 panneaux photovoltaïques. Construit à la base pour protéger les voies des chutes d'arbres, le toit recouvert pour l'occasion de 50'000 m2 de capteurs produira 3300 MWh par an, de quoi alimenter les panneaux de signalisation et de faire circuler 4000 trains régionaux par an grâce à une énergie propre. ***************** Une maison portugaise qui pi- vote à 180 degrés en fonction du soleil, une autre japonaise entourée d'une rizière et d'ar- bres fruitiers pour être auto- suffisante: 19 équipes universitaires du monde entier ont exposé les maisons écolos-solaires de demain dans un concours à Madrid. Les concurrents qui s'affrontaient fin septembre à l'occasion du deuxième Solar Decathlon Europe les infrastructures autosuffi- santes les logements col- lectifs verts qualité nutri- nionelle en baisse
  • 18. Éléments centraux qui accréditent le scénario La région est bordée par l'océan Atlantique sur une longueur de 368 kilomètres et possède deux îles impor- tantes, l'île de Noirmoutier et l'île d'Yeu. La valorisation des ressources marines ouvre des champs immenses : produire de l’électri- cité avec le vent du large, les vagues, les cou- rants ou les échanges thermiques, fabriquer des carburants propres ou des médicaments anti-cancer à partir de micro-algues, valoriser des co-produits de la pêche, sans oublier les usages qui ne sont pas identifiés aujourd’hui (source blog D. Luneau). La présence sur un territoire de résidents permanents et de touristes induit des consommations de produits et de services et constitue, pour les territoires attractifs, une part impor- tante, voire prédominante, de leur activité éco- nomique. Laurent Davezies a bien montré que, en raison de cette économie “présentielle”, les revenus issus de la production marchande à vocation exportatrice ne représentent, en moyenne, que le cinquième des revenus distribués dans un territoire. la concentration sur le littoral la qualité de la vie régionale le dynamisme mé- 18 En 2040 plus encore qu’aujourd’hui, les territoires sont structurés par les flux et par l’aspiration croissante des individus à se déplacer. Région hospitalière par sa qualité de vie et ses politiques d’accueil, les Pays de la Loire ouvrent grand ses portes ! Arrivent ainsi retraités, étudiants, touristes, travailleurs… alors qu’une partie des ligériens vont tenter leur chance ailleurs. D’abord localisée sur la côte et à Nantes, cette croissance démographique se diffuse ensuite sur le reste du territoire, en- courageant ainsi un fonctionnement en réseau des villes ligériennes. La part des étrangers augmente rapidement, ce qui n’est pas sans susciter de frictions dans cette région à la population tra- ditionnellement plus homogène. La définition du cosmopolitisme ligérien devient centrale dans le débat public. Moins excluante que dans les villes mondiales, cette croissance démographique pose aussi la question de la compétition dans l’accès aux ressources, voire de leur épuisement. Eau, foncier, espaces naturels, les conflits d’usage se multiplient… jusqu’à menacer l’attractivité de la région, entrainant une inversion du solde migratoire ? Le scénario de l’ouvertureLe rivage mondial convoité des ressources maritimes l’économie résidentielle tropolitain(...). Certains territoires ont mis au point des straté- gies visant à attirer des retraités aisés, des jeunes actifs et à favoriser le développement d’activités. Les territoires gagnants de demain seront ceux qui, disposant ou non de pôles de compétitivité, auront su jouer la carte des pôles d’attractivité par leur qualité de vie et de ser- vices. Les champions seront capables, comme la Région Rhône-Alpes et les Pays de la Loire de jouer sur les deux tableaux de la création et de la dépense de richesse. La production pour la dépense locale ayant l’avantage de ne pas être délocalisable et ce d’autant moins que les contraintes du développement durable et les tendances de la production à la demande vont dans le sens de la proximité des productions. (source : Michel Godet/Agipi références juin 2009) Dans les Pays de la Loire, la population vivant sur le litto- ral a augmenté plus rapide- ment que la moyenne régionale et deux fois plus vite que la moyenne nationale. La croissance annuelle moyenne s'élève en effet à + 1,5 % dans les communes ayant une façade côtière ou limitrophes d'une commune côtière. Le dynamisme démogra- phique a été particulièrement important dans ces communes, situées en arrière du trait de côte, et qui constituent le rétro-littoral. Alors que la population avait augmenté sensiblement au même rythme dans les communes côtières et la concentration sur le littoral
  • 19. 19 rétro-littorales entre 1982 et 1999, l'écart se creuse entre 1999 et 2006. Avec une croissance annuelle moyenne de 2,5 %, la population des communes du rétro-littoral progresse deux fois plus vite que celle des communes côtières. Les prix de l'immobilier dans les communes côtières contribuent à pousser certaines catégories de la population à s'installer plus loin du littoral. Par ailleurs, l'aug- mentation de population a également été plus vive dans la zone « estuaire » (hors Saint-Na- zaire et Saint-Brévin, communes côtières) que dans les communes côtières. Un couloir de peuplement émerge ainsi le long de l'axe ur- bain Nantes-Saint-Nazaire-Vannes. La densifi- cation de la population, qui s'effectuait jusque-là de manière concentrique autour de ces pôles urbains, se propage désormais sur toute la longueur de l'axe urbain. Le dynamisme démographique du littoral est porté exclusivement par l'apport migratoire, la quote-part du solde naturel étant quasiment nulle. Si celui-ci reste en effet positif (0,4 % par an) et a augmenté très légèrement dans les communes du rétro-littoral et de l'estuaire, en lien avec l'installation de familles en plus grand nombre, il est en revanche négatif sur la façade littorale. D'une manière générale, le littoral ré- gional enregistre donc la même influence du solde migratoire que le littoral du reste du pays. Avec Rennes, la coopération nantaise concerne de multi- ples domaines comme le tourisme, les projets culturels communs, les réponses aux appels à projets nationaux de type Grand em- prunt, la liaison ferroviaire rapide entre les deux villes, le numérique et l'open data, la solidarité internationale. Avec Saint-Nazaire, la coopéra- tion concerne en particulier la promotion éco- nomique qui a abouti notamment à la création de l'Agence internationale "Just imagine". les deux villes travaillent aussi dans le domaine des énergies renouvelables, et sur la théma- tique portuaire. Le syndicat mixte du SCOT Nantes Saint-Nazaire évolue en pôle métropo- litain. Avec Angers, la coopération touche à l'enseignement supérieur, à la culture (Opéra- le dynamisme métropolitain tion Nantes-Angers), à la recherche (Végépo- lys, Atlanpole, etc.), à l'accessibilité ... En 2012 a été lancé le pôle métropolitain Loire-Bretagne (Angers, Brest, Rennes, Saint-Nazaire et Nantes) (source Labo des mutations, 27 jan- vier 2012) Une étude de la DATAR sur la métropolisation positionne Nantes en bonne position sur le ter- rain de la capacité à s'inscrire dans le jeu de la mondialisation : au travers de la richesse pro- duite, du nombre d'emplois de cadres, de l'at- tractivité, de la capacité d'innovation et de l'interconnexion avec d'autres systèmes ur- bains, elle est en bonne place parmi les 12 ag- glomérations françaises qui peuvent prétendre s'inscrire dans les réseaux mondiaux. Surtout, l'étude montre que la métropolisation n'est pas inhérente qu'au seul effet taille : avec 3,3 mil- lions d'habitants, Lille n'est pas plus métropoli- sée que Bordeaux ou Nantes, qui comptent moitié moins d'habitants (source Localtis, Labo des muta- tions, 4 mai 2012) Fréquentation touristique étrangère, particuliè- rement anglaise (cf. Fontevraud, équidistance des limites extrêmes de l’empire Plantagenêt) : le nombre de nuitées enregistrées chez les touristes étrangers est stable depuis plusieurs années : compris dans une fourchette allant de 3,5 millions à 4 millions de nuitées, ce nombre correspond à environ 20 % du total des nuitées touristiques enregistrées. La clientèle britan- nique compose à elle seule la moitié de la clientèle étrangère, et la clientèle hollandaise environ 40 %. Les clientèles allemande et belge sont relativement marginales. A titre d'exemple, l'AVF Nantes a pour but de faciliter l'adaptation des nouveaux arrivants dans la ville et ses environs. Il s'agit d'une as- sociation animée par des bénévoles. La dé- couverte se présente sous des jours variés et selon un programme adapté à l'emploi du temps de chacun : découverte d'entreprises, vi- sites culturelles, randonnées, sorties du soir, accueil café chez des bénévoles ... la qualité de la vie régionale
  • 20. 20 Caractéristiques fortes du territoire selon la CCI de Nantes- Saint-Nazaire, en 2006, 95 % de l'activité de la Loire-Atlan- tique à l'export était le fait d'une centaine d'entreprises. En 2010, 120 entreprises ont réalisé 80 % de ce chiffre d'affaires export. Des ETI s'affirment, comme Wirquin, spécialiste des articles sani- taires, qui a repris en 2010 le n°3 ... chinois ! du sanitaire puis son concurrent anglais CME. Autre exemple : le groupement Néopolia ras- semble près de 150 sous-traitants dans l'in- dustrie navale, automobile, aéronautique, ferroviaire pour faire du portage collectif à l'in- ternational. Enfin, on peut citer l'essor de la fi- lière jeux vidéos: des entreprises comme Fresh 3D à Pornichet, Mzone Studio à Pornic, Bee- mov Clever Cloud à Nantes … commencent à rayonner bien au-delà des frontières régio- nales, avec de multiples marchés offerts par les applications sur smartphone notamment. Le jeu Bimbo de Beemov affiche 15 millions de joueurs et des jeux en sept langues. La recherche de rayonnement et de compétiti- vité de la région s'appuie aussi, au-delà des grandes enseignes que constituent les pôles de compétitivité ou les infrastructures d'excel- lence tel l'IRT Jules Verne ou le cyclotron Arro- nax, sur un maillage de 50 plateformes régionales d'innovation (PRI) destinées à étof- fer les capacités d'innovation des PME. Avec un chiffre d’affaires di- rect de 5,9 milliards d’euros et 120.000 emplois directs (10% du total régional), le tourisme est un secteur d’ac- tivité majeur des Pays de la Loire. La clientèle touristique accueillie vient princi- palement du quart nord ouest du pays et de la Région parisienne. 12,8% de la fréquentation des hôtels, et 22% de celle des campings est le fait de la clientèle étrangère. Les Britanniques et les Néerlandais sont les plus nombreux. Le tourisme de masse, en particulier sur la côte vendéenne, a attiré une population dont le re- venu moyen est inférieur à la moyenne natio- nale, même si l’écart se resserre ces dernières 5000 PME à l’international la tradition touristique années. Les Pays de la Loire se caractérisent par la grande diversité de leurs paysages, de leurs sites remarquables, de leurs évènements à forte notoriété. Sites historiques : Fontevraud, Saumur, An- gers, Nantes, Le Mans, Guérande... Patrimoine industriel : chantiers navals, aéro- nautique, biscuiterie, ardoisières, à Nantes, Saint-Nazaire, en Anjou... Fleuves, rivières et marais : estuaire et bassin de la Loire et de ses affluents, estuaire de la Vilaine, Marais poitevin, Brière... Stations balnéaires : La Baule, Pornichet, Por- nic, Les Sables d’Olonnes, Saint-Gilles Croix de Vie, Saint-Jean de Monts... Iles : Yeu et Noirmoutier Evènements sportifs ou culturels : 24 heures du Mans, Folle journée, Jumping de la Baule, Cadre Noir... L'autoroute de la mer entre Montoir-de-Bretagne et Gijon, en Espagne a été ou- verte en 2010. En 2011, 18 000 poids lourds ont em- prunté cette ligne sur laquelle trois allers-re- tours sont proposés chaque semaine. La cadence devrait, selon les prévisions du Port de Nantes-Saint-Nazaire, doubler dans les pro- chains mois. Cette autoroute a permis de gé- nérer de nouveaux trafics. 15 000 Renault, produites en Espagne, sont ainsi passées par bateau pour rejoindre l'estuaire de la Loire, jus- tifiant l'implantation à Montoir du groupe CAT, logisticien spécialisé dans la distribution de vé- hicules neufs importés d'Espagne et de Tur- quie. Une seconde ligne devrait s'ouvrir dans les mois qui viennent, prolongeant le tracé jusqu'au Havre. Mise en exergue chiffrées de tendances à la concentration démographique le long des axes de communication et sur le littoral, notamment liée à l'arrivée de sé- niors et une tendance à la périurbanisation : le les autoroutes de la mer un fort étalement urbain
  • 21. développement en "tâche d'huile" des agglo- mérations de Nantes Saint-Nazaire, mais aussi de villes comme Angers ou Le Mans, ainsi que le phénomène de concentration de l'habitat ob- servé sur le littoral ligérien témoigne de ce phé- nomène. L'Insee et la Dreal des PDL observent que les liens entre périurbanisation, infrastruc- tures de transport - routières en particulier - et mobilité des ménages sont historiquement très forts, avec pendant plusieurs siècles, un étale- ment urbain en "doigts de gants" le long des axes de communication. Le phénomène est aujourd'hui amplifié du fait de la généralisation de la seconde voiture dans les ménages : or, la spécificité régionale est très forte en la matière : près de 40 % des mé- nages ligériens disposent de 2 voitures, contre un peu plus de 33 % en moyenne nationale.Et ce constat est spécifiquement conforté dans notre région par la qualité du réseau routier ré- gional, son articulation à un grand nombre de villes moyennes et pôles d'équilibre et sa lon- gueur : 7 % du réseau routier national se situe en Pays de la Loire. Conséquence : la voiture carbure à l'étalement urbain (cf. étude Insee) : quand mobilité et consommation effrénée de l'espace se conju- guent, avec en toile de fond une surconsom- mation énergétique de 10 % sur les 20 dernières années de ce seul fait. Au rythme actuel, l'artificialisation supplémentaire du ter- ritoire régional pourrait atteindre 200 000 ha à l'horizon 2040, soit 4 fois la superficie de Nantes Métropole (un record en France) La multiplicité des villes moyennes a maillé le terri- toire régional de façon forte, et rares sont les territoires vé- ritablement enclavés ou pour 21 qui des projets de désenclavement sont en phase de mise en oeuvre à ce jour. En outre, le territoire se relie fortement aux au- tres : Création du tronçon Le Mans-Rennes de la LGV Bretagne / Pays de la Loire ; ligne sud Europe Atlantique Tours-Bordeaux ; Intercon- nexion sud Ile de France des LGV. L'améliora- tion du fret ferroviaire sera obtenue au moyen notamment de l'électrification de la transver- sale Nantes-Lyon et les terminaux et dessertes ferroviaires et fluviales améliorées au port de Nantes Saint-Nazaire. Le SNIT prévoit égale- ment des extensions de lignes intraurbaines ou nouveaux services à Angers, au Mans, à Saint- Nazaire et à Nantes. Concernant les auto- routes de la mer, l'Etat affiche un objectif de 25 % de part du fret non routier et non aérien cou- vert en 2022, avec un objectif d'acheminement de 100 000 poids lourds, soit environ 3 % du trafic circulant annuellement à l'Ouest des Py- rénées. Aucun nouveau projet routier n'est en- visagé à l'exception, pour l'essentiel, de l'autoroute déjà programmée A 831 entre Fon- tenay-le-Comte et Rochefort.NDDL est égale- ment inscrit. Avec Laval virtual, la cantine 2.0 de Nantes et les projets à Angers ou au Mans, sans oublier les multiples entre- prises des Pays de la Loire (plus de 3000 recensés dans la filière par Ouest numérique !), les Pays de la Loire sont armés pour participer à l’enjeu du développe- ment des TIC et de sondéveloppement dans toutes les strates de la société, des usages du commun aux technologies de pointe. un réseau de transports dense une vraie place numérique veloppement, notre région peut d'ailleurs s'ap- puyer sur des valeurs portées par ses habitants : le goût de l'ini- tiative qui encourage à la créativité partout sur les territoires, qui porte l'innovation et valo- rise les expériences humaines ; la soif de solidarité qui les pousse à venir en aide aux plus fragiles, à réclamer l'égalité des chances Réalités des Pays de la Loire Dans l’avant-propos du mani- feste régional Pays de la Loire 2005-2015, Jacques Auxiette caractérise ainsi les valeurs des habitants du territoire : “Dans la poursuite de son dé- des valeurs positives qui montent
  • 22. 22 dans le contexte du réchauffement climatique dont les conséquences demeurent largement incertaines. Les Pays de la Loire peuvent donc s'appuyer sur un vécu historique d'interrelations avec la nature pour relever les nouveaux défis qui se posent à eux, dans une échelle de temps qui embrasse dès aujourd'hui l'ensemble du XXIe siècle et concerne donc plusieurs générations à venir. (extrait du Raport CESER : les ressources de la bio-diversité) L’ensemble des collectivités locales régionales ont une tradition de jumelage et de coopération décentralisée. A chaque fois se mèlent action économique, échanges scientifiques et culturels et solidarité internatio- nale. Pour exemple, le Conseil régional des Pays de la Loire anime dans la durée une politique in- ternationale assise sur la tradition d'ouverture qui traverse le territoire : celle-ci concerne en premier lieu le Land du Schleswig-Holstein en Allemagne, l'Emilie Romagne en Italie, la ré- gion du Balaton en Hongrie. 4 autres régions sont ciblées à l'international : Shandong en Chine, Tamil Nadu en Inde, Burundi et Yucatan au Mexique. La représentation assurée, en particulier, par le Bureau des Pays de la Loire implanté à Qingdao depuis 2006, tend à pro- mouvoir les projets des entreprises ligériennes dans cette région du monde, mais aussi contri- buer à des projets locaux et renforcer la visibi- lité internationale des Pays de la Loire. Exemple : les Folles journées de Nantes. De- puis 2002, le festival, fort de son succès, donne lieu à des concerts hors Nantes, non seule- ment dans d'autres villes de la région mais aussi dans des capitales internationales, telles que Lisbonne, Bilbao, Tokyo, Rio de Janeiro, Varsovie, et Montréal. Autre exemple : Royal de Luxe qui a véhiculé l'image de Nantes en di- rection notamment de l'Amérique latine. et à partager les richesses, les talents et les idées ; le goût de l'équilibre qui est symbolisé par la tolérance et la volonté de préserver un patrimoine naturel remarquable ; et surtout l'ouverture à l'autre, sans cesse confir- mée dans l'histoire de ses territoires, qui encourage à la diversité, explique l'attrait pour les échanges, les créations et la culture.” Une illustration de cela : La capacité de la ré- gion des Pays de la Loire à dégager une crois- sance supplémentaire susceptible de l'armer dans la compétition économique internationale pourrait être renforcée par davantage d'égalité hommes-femmes, dans la mesure où, d'après un récent rapport de l'OCDE, l'égalité hommes- femmes est l'avenir de la croissance écono- mique. Or, le taux d'emploi des femmes en Pays de la Loire est de 3 points supérieur à la moyenne nationale (1ere région de Province), ce qui peut constituer un atout essentiel (croi- sement source Labo des mutations, 25 mai 2012 et chiffres clés ORES). En outre, il ne faut pas oublier que si 900 000 habitants supplémentaires sont attendus dans la région à l'horizon 2040, 45 % de cette aug- mentation sera imputable aux naissances (chif- fres Insee). Ici, la confiance en l’avenir est plus forte qu’ailleurs. L'examen des ressources naturelles et de leur valorisa- tion en Pays de la Loire per- met de mettre en évidence : - une région dont les carac- téristiques naturelles se prê- tent à une exploitation humaine diversifiée et présente sur tout le territoire ; - des typologies d'espaces naturels résultant, pour une large part, de la main de l'Homme ; - un mariage jusqu'à présent plutôt réussi entre dynamisme économique et qualité de vie liée aux espaces naturels ; - des équilibres naturels relativement mieux préservés que dans la plupart des autres ré- gions françaises comparables, mais qui restent nettement perfectibles ; - de graves menaces sur la ressource en eau l’utilisation des res- sources natu- relles une tradition d’ouverture internationale
  • 23. Expériences venues d’ailleurs L’engouement pour le vélib’, dont l’intelligence collective a permis d’y associer des widgets à haute valeur ajoutée, le lancement de l’autolib’, le covoiturage dynamique ou l’autostop sécurisé, sont autant de brique uni- taires qui permettront, à terme, de franchir le pas vers le service au détriment du véhicule person- nel. Mais tant que la palette de solutions ne sera complète, l’acte d’achat du véhicule continuera, et l’impact réel sur les consommations énergé- tiques restera faible. L’automatisation de l’automobile, pour notam- ment permettre une gestion physique de la flotte de véhicules avec peu de personnel, la mutuali- sation générale des bases de données liées à tous les modes de transports, soulèvent autant de problèmes technologiques, juridiques que d’absence de standard. Pourtant, CISCO, pre- mier fournisseur mondial de solutions réseaux pour Internet, à travers son projet Connected Urban Development, nous projette en avant grâce au Personnal Transport Assistant - PTA, développé avec le MIT. Un objet unique, forcé- ment nomade, concentre toutes les informations nécessaires à une mobilité efficace, performante, à haute valeur ajoutée. Connecté à toutes les bases de données des différents modes en temps réel, à votre réseau social, aux prévision météo (important pour le vélo), votre agenda, le PTA détermine le meilleur choix pour vous per- mettre d’arriver à l’heure à vos rendez vous, avec le minimum d’émissions de CO2, en ayant ren- contré vos amis dans le (même) bus. Les diffé- rents PTA communiquent pour gérer la mobilité 23 Signaux faibles d’ici Le programme Erasmus concerne environ 30 000 étu- diants chaque année en France. La plupart provien- nent des régions IDF, Rhône- Alpes, Nord pas de Calais et Pays de la Loire. 3 000 jeunes Ligériens sont concernés par le dispositif Envoléo chaque année. des mobilités étudiantes d’un réseau de personne, d’une entreprise, comptabilisent les émissions de CO2, réservent si besoin des véhicules en libre service, et payent les billets. Des entreprises comme CISCO, qui ne connaissent rien à l’automobile, pourraient bouleverser notre façon de nous déplacer... Cette transition de l'objet Véhicule aux services de mobilité doit être vue absolument comme une chance pour le citoyen, l'environnement et les in- dustries. Ces dernières devront s'adapter, pour certaines se transformer, revoir leurs modèles économiques, savoir collecter l'innovation diffuse produite par les citoyens. (source : transports du futur) De manière générale, la mobilité urbaine de de- main pourrait aller vers des combinaisons de plus en plus hybridées de moyens de transport déjà existants : en témoigne par exemple le projet Taxicol (société Exid Assistance aux projets), vé- hicule modulaire électrique, entre taxi, tramway et bus hybride, capable de transporter à la de- mande de 20 à 100 personnes selon les besoins, sans chauffeur, sollicité par smartphone et auto- dirigé par GPS et fibre optique. Les stations de recharge, réalimenteront les batteries par induc- tion et seront équipées d'éoliennes et de pan- neaux photovoltaïques ... Présenté au salon de l'automobile de Genêve en 2013, il pourrait être expérimenté rapidement dans une commune des Yvelines (source : Labo des mutations, 4 mai 2012). A Nantes, pour permettre aux plus de 70 ans de conti- nuer à être mobiles, on ex- périmente un transport public du grand âge. l’hybridation de la mobilité la “silver economy”
  • 24. 24 L'expérimentation, lancée à Orvault, consiste à proposer 3 jours par semaine un transport à la demande solidaire à bord d'un véhicule de la TAN entre toutes les stations de bus et de tramway de la commune. Le service inclut la possibilité pour la personne âgée de se faire accompagner (source : ville rail et transports, 16 mai 2012) Mais les filières autour du vieillissement sont niombreuses et variées. Autour du soin, de la domotique ou même du divertissement. En té- moigne les élements ci-dessous : Les retraités d’Helsinki ont désormais un parc de jeux interactif conçu spécialement pour le troisième âge. Appuyez sur un bouton et c’est parti : l’ordinateur se met en route, une caméra contrôle vos déplacements et un hautparleur égrène des numéros de case, hop, hooooop, hooooooop, allez !, on passe du 3 au 6 et du 6 au 8. Les jeux proposés permettent de s’au- toévaluer et font travailler la vitesse, la force, la souplesse, la mémoire et l’équilibre. A défaut d’aire de jeux ad hoc, les seniors peuvent tou- jours garder la forme à domicile. Des exercices simples comme se tenir sur une jambe ou transférer son poids d’un côté à l’autre du corps peuvent réduire de près d’un tiers les chutes chez les personnes âgées, montre un programme mis au point par l’université de Sydney. Le Hospi-Rimo vient compléter la gamme de robots aide-soignants de Panasonic. Cet Hospi-Rimo est un intermédiaire entre les pa- tients cloués au lit ou à mobilité réduite et le personnel soignant, présent dans une autre pièce voire une autre ville. Le robot, dont l'écran affiche un visage souriant, se déplace tout seul, et son écran permet des interactions entre les interlocuteurs comme s'ils étaient face à face. Le principal intérêt des soins high tech à domi- cile est de prévenir ou retarder le moment où les patients glissent vers un stade de médica- lisation intensive ou de longue durée. Bien sûr, les technologies utilisées dans les soins à do- micile ne peuvent pas couvrir tous les facteurs pouvant conduire à de telles situations - par exemple, un traumatisme dû à un accident de voiture échappe à leur champ d’action. Les pa- thologies susceptibles d’être traitées avec suc- cès par une médicalisation technologique à domicile répondent à trois critères: . elles sont chroniques et durent plusieurs an- nées (plutôt que quelques jours ou quelques mois); . elles peuvent être prévenues ou traitées par des protocoles faciles à suivre et à reproduire, via des instructions étape par étape, pour que des personnes n’appartenant pas au corps mé- dical puissent accomplir les bons gestes; . elles ne sont pas de nature intensive (elles ne nécessitent pas une attention ou une surveil- lance humaine 24 heures sur 24). Le diabète, l’hypertension, l’insuffisance car- diaque congestive, les maladies pulmonaires obstructives chroniques tout comme la préven- tion des fractures sont des pathologies à forte prévalence qui répondent à ces critères: les soins à domicile de pointe sont particulièrement adaptés dans ces cas. lRéalité augmentée, QR codes, serious game, écrans tactiles, de quoi donner envie de découvrir le patri- moine Frank Soong, responsable de la recherche vocale chez Mi- crosoft, a présenté un logiciel qui permet non seulement de traduire ce que dit quelqu'un et de le synthétiser vocalement, mais qui utilise en plus la propre voix de la personne pour res- tituer la traduction. Il suffit d'apprendre au logi- ciel à reconnaître les caractéristiques de la voix de l'utilisateur, ce qui peut ne prendre qu'une heure, et le logiciel est alors capable de syn- thétiser la voix dans n'importe quelle langue. Pour ce faire, des algorithmes découpent la synthèse vocale en de très nombreux mor- ceaux de 5 millisecondes chacun, et les fait correspondre au modèle type d'une voix dans la langue cible. Le ton, la longueur du son, ou le volume sont alors automatiquement ajustés la culture “augmentée” la traduction instantanée numérique
  • 25. 25 pour restituer le meilleur accent possible, sans trahir la voix de la personne. Pour la démons- tration, Soong fait ainsi parler une voix virtuelle de son supérieur Rick Rashid, qui dirige les la- boratoires de recherche de Microsoft. Mieux encore, il a demandé à Craig Mundie, le directeur de la recherche et de la stratégie de Microsoft, d'utiliser le logiciel pendant 1 heure pour lui apprendre sa voix, mais pas unique- ment. Le logiciel est également capable de capturer les expressions faciales qui corres- pondent aux différents phonèmes, pour syn- thétiser non seulement la voix mais aussi le mouvement des lèvres, ce qui facilite la com- préhension et ouvre de nouvelles perspectives, notamment pour les jeux vidéo ou les visio- conférences. Les études menées dans une douzaine de zones tests du territoire français, notam- ment autour des villes et sur les bandes côtières, montrent que les conflits d’usage de l’espace présentent à la fois une grande diversité et des régularités fortes et que l’étalement urbain et l’influence des agglomé- rations jouent un rôle essentiel dans ces pro- cessus. Une part importante des conflits relève de l’extension urbaine proprement dite et pose la question des caractéristiques d’un habitat plus ou moins dense. D’autres sont liés à la disposition d’infrastructures pour la ville (infra- structures de transport, de production d’éner- gie ou de traitement des déchets), situées sur le front d’urbanisation ou dans des zones pé- riurbaines plus éloignées. Le premier et le plus important objet de conflit concerne la maîtrise foncière et le développe- ment résidentiel : cela renvoie aux questions d’occupation des sols et de concurrence fon- cière, de permis de construire ou de définition de zonages (PLU ou SCOT – schémas de co- hérence territoriale), particulièrement dans les zones périurbaines et littorales (Kirat et Torre 2008). Viennent ensuite les contestations autour de la construction d’infrastructures privées (usines, bâtiments industriels et commerciaux, etc.) ou publiques (infrastructures de transport, d’éner- les conflits d’usage de l’espace gie et de gestion des déchets). Les conflits liés à la perception par des rive- rains de nuisances et de risques divers asso- ciés à des activités productives polluantes (pollution, nuisances olfactives ou sonores…) sont également importants. Dans les espaces ruraux, cela se traduit dans les conflits liés aux activités de chasse et à la biodiversité, avec les contestations des modalités d’exercice, la ges- tion de populations d’animaux sauvages et ainsi qu’à la cohabitation avec le tourisme ou l’usage résidentiel. Enfin, la question de l’eau (rivières, bords de mer, aquifères) occupe une place croissante dans les conflits : la concurrence pour la res- source rare est vive pour les activités produc- tives, résidentielles ou récréatives, mais il s’agit également d’une source de risques, avec les inondations ou les crues. Les villes sont les endroits les plus fidèles au dévelop- pement durable. C’est ce qu’explique Edward Glae- ser, économiste de Harvard, dans son nouveau livre The Triumph of the City (« Le Triomphe de la ville »). Les villes seraient la meilleure invention de l’humanité et l’urbani- sation devrait s’étendre au monde entier. Même si l’idée paraît extrême, le développe- ment des « Smart Cities » va dans ce sens : ces villes utilisent les technologies de l’infor- mation et de la communication pour rendre leurs infrastructures et leurs services (sécurité, transport, éducation, etc.) plus flexibles, inter- actifs et efficaces. Une étude menée par Forrester Research sur les « Smart Cities » s’est penchée sur le rôle de ces technologies et a distingué 3 principaux profils : - Les nouvelles villes conçues « Smart » dès le début, comme Masdar City à Abou Dhabi. Elles sont imaginées pour attirer résidents et entre- prises, avec un système informatique pour des services ultra-perfectionnés. - Les villes re-visitées et améliorées : Man- chester au Royaume-Uni, ou Monterrey au Mexique utilisent toutes deux la technologie pour leur développement économique, éduca- les smart cities
  • 26. Science fiction ou presque Signaux faibles venus d’ailleurs Expériences venues d’ailleurs Signaux faibles d’ici Réalités des Pays de la Loire Caractéristiques fortes du territoire Éléments centraux qui accréditent le scénario Des cercles concentriques suivant la force du signal Une iconographie en fonction des questionnements prospectifs Logement Services Éducation Culture Recherche Formation Industrie Ressources naturelles Transports Énergie Démocratie Société Gouvernance International in progress.... Pays de la Loire le biomimé- tisme les logements col- lectifs verts BIMBY & co l’habitat partagé les infrastructures autosuffi- santes finan tio n la comptabilité élémentaire les biotechs “en folie” les technolo- gies “green” des acteurs de l’écologie industrielle les bateaux à voile de mar- chandise les NEET, la jeunesse désabusée le peak stuff la lutte contre l’obsolescence programmée low-techs et innovation frugale le craddle to craddle” l’industrie de la maison verte le design des besoins du futur les péages urbains evidence based mede- cine le télétravail les nudges verts l’open ecology les makers le co-voiturage les amap culture et autres les monnaies complé- mentaires la décentralisa- tion de l’envi- ronnement l’économie du partage
  • 27. l’économie résidentielle un fort étalement urbain les conflits d’usage de l’espace l’utilisation des ressources naturelles la concentration sur le littoral l’écosystème industriel agile et en réseau le boom des maisons en bois de nouvelles extractions d’hydro- carbures la “silver economy” les robots à emplois qualifiés la pénurie des métaux rares les alternatives aux hydrocar- bures l’industrie des déchets la prise de conscience de la RSE le stockage de l’électricité qualité nutri- nionelle en baisse des menaces sur l’ostréiculture la nciarisa- n de la ature la photosyn- thèse artificielle la qualité de la vie régionale la “clubbisation” des territoires l’inter- territorialité la co-construction citoyenne la démocratie liquide l’adaptation du service public une vraie place numérique la tradition touristique le tourisme sanitaire la ludification de la société la culture “augmentée” les supermarchés virtuels les pôles d’excellence ruraux des valeurs positives qui montent l’Open source les mobilités virtuelles mobilité et reliance un Internet physique l’hybridation de la mobilité les autoroutes de la mer un réseau de transports dense 5000 PME à l’international des mobilités étudiantes la mobilité obligatoire la traduction instantanée numérique le démarrage économique de l’Afrique les migra- tions trans- continentales la robotique de service Internet des objets les livraisons par tunnel le dynamisme métropolitain les smart cities l’industrie de captation des GES l’industrie agroalimen- taire e 550 éco-industries les équipe- ments locaux de production une biodiver- sité active (PNR, Natura 2000, ...) la perma- culture l’open source énergy l’hyper dé- centralisation énergétique les mouve- ments slow la télé- médecine la quête de sens et les valeurs l’engouement pour les mo- ments collec- tifs les circuits courts écono- miques l’écono- mie sociale et solidaire le bio-diesel algal la recherche végétale de pointe des ressources maritimes les reloca- lisations le maillage du réseau de villes l’éducation à l’environ- nement une tradition d’ouverture internationale Les projets en énergie marine Signaux forts et faibles qui alimentent les scénarios de prospective