Le jeu chez l'enfant dossier

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Revue de littérature, concepts et approches du jeu chez l'enfant

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  • le jeu chez l enfant participe à lévolution de ses capacités de léacquisition des données du monde extérieur
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  • Le Club des Enfants IWACU MAGIC (Burundi-Bujumbura) est fait pour tous les enfants et ados...
    un club d'exception permet d'initier toute la fratrie , des activités quotidienne,art,jeux et culturelles
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Le jeu chez l'enfant dossier

  1. 1. Le jeu chez l’enfantAiko Arima & Cornélia Laros
  2. 2. SommaireIntroductionClassification BühlerLes différents types de jeuxDéfinitionConclusion
  3. 3. SommaireLa fonction du jeuDéveloppement moteurDéveloppement intellectuelJeu et socialisationDéveloppement affectif
  4. 4. SommaireThérapie d’enfants par le jeuLobservation du jeuLinterprétation du jeuExemples et limitesRéférences bibliographiques
  5. 5. Définition du jeu Quest ce que le jeu? À quoi le reconnaît on?Quelles en sont les caractéristique?Quels sont les différents types de jeu
  6. 6. Un peu d’histoire…Le jeu a longtemps été sinon diabolisé, aumoins considéré comme une perte de temps,alors que les enfants étaient considéréscomme des « adultes en devenir » sansvaleur propre.Ce n’est qu’avec l’arrivée d’une meilleureconsidération de l’enfant, de sa nature et deson état de personne à part entière, d’êtreunique, à part entière, que les questions dujeu vont être abordées.
  7. 7. Difficulté de définitionLe jeu est un comportement difficile adéfinir de par sa variété. Suzanna Millerle montre bien dans son ouvrage : lapsychologie du jeu chez l’homme etchez les animaux
  8. 8. Le jeu chez les animauxL’activités vide est une manifestation decomportements animaux présents normalement dansdes situations précises qui se produisent hors de leurcadre habituel, sans raison apparente.( comportements adaptés aux adultes que les jeunesreproduisent sans but avéré)L’activité de déplacement est l’apparition d’un patternqui n’est effectué que partiellement, en présence destimulis appropriés. Par exemple, un chatjoue avec une souris en fonction de sa faim,de la présence de la souris (ou d’un objet yressemblant) et de l’éloignement de celui-ci.
  9. 9. Le jeu chez les animauxLe jeu peut aussi avoir un aspect social chez lesanimaux, les petits jouant ensemble, créant des liensentre eux. Le jeu social se caractérise chez lesanimaux carnivores le plus souvent par des activitésde chasse ou de combat. Chez les herbivores, le jeusocial prend le plus souvent la forme d’une fuitemutuelle.Le jeu d’exploration est caractérisé par l’attrait desjeunes animaux pour toute nouveauté, dont ilss’empressent d’aller faire la connaissance, à traversl’observation ou l’interaction.
  10. 10. Le jeu chez les animaux et les hommesOn retrouve chez l’homme la même variétéde jeux, avec quelques différencescependant. De nombreux auteurs ( dontPiaget, Wallon, Klein, Winnicot) ont proposéleur catégorisation du jeu, qui se rejoignentgénéralement ( seul le vocabulaire employévarie pour la description d’élémentssimilaires ). La classification Bühlercorrespond à un compromi entre l’ensembledes propositions faites par les différentsauteurs.
  11. 11. Une autre approche du jeuMimicry – jeux de fictionVertige – jeux d’exercisses provoquantle vertige ( tourner sur soi )Âgon – jeux d’adresse, de compétences( physiques, mentale, stratégiques )mettant en rivalité les joueursAléa – jeux de hasardÂgon et Aléa sont souvent combinés
  12. 12. La classification Bühler Classification Bühler Jeu fonctionnel Jeu de fiction Jeu dacquisition Jeu de construction
  13. 13. Le jeu fonctionnelJeu de répétition, en particulierprésent chez les nourrissons,consiste à reproduire desmouvements et en observer leseffets, et ce, de façon répétée.L’enfant éprouve ainsi le plaisird’être une cause.
  14. 14. Le jeu de fiction Jeu d’imitation : Jeu de reproduction de conduites, incarnation de rôles, personnifications d’objets, faire semblant. Ce type de jeu procède de la faculté de représentation de l’enfant. Ce type de jeu est particulièrement prisé entre 3 et 6 ans.
  15. 15. Le jeu d’acquisitionJeu dexploration, découverte de soi etde l’environnement, caractérisé par unattrait pour la nouveauté, le mobile.Le jeu d’acquisition se caractérise aussipar sa difficulté, son aspect souventdidactique ( faisant appel à la logique,au raisonnement etc. )
  16. 16. Le jeu de constructionjeu de fabrication : combinaison de jeu defiction et dexploration, permettant decomprendre les mécanismes de ce quientoure lenfant et de sen servir
  17. 17. ConclusionLe jeu na pas de raison dêtre liée à une fonction duréel. Il s’agit d’une « une finalité sans fin » (Kant)Le jeu est une recherche de la difficulté pour elle-même.Le jeu sexplique par le besoin dentreprendre sur lemonde extérieur, afin de sen approprier les moyens,de lassimiler. (Piaget)Activité non productive, librement choisie par celuiqui la pratique, active ou passive et accomplissant unrôle de détente, de bien être et (ou) développementpersonnel.
  18. 18. Comportements de jeuLes garçons préfèrent les jeux de compétitionet ont plus tendance à jouer seul en présenced’amis.Au contraire les filles favorisent l’interactionface à l’activité solitaire en présence damis.PiagetLes jeux sociaux les plus simples sontélaborés par les enfants seuls.Exemple : jeu de billes de génération engénération
  19. 19. Comportements de jeuLes jeux sociaux les plus simples sont élaborés parles enfants seuls. Exemple : jeu de billes degénération en génération (Piaget)La pratique des règles du jeu ( manière dont lesenfants de différents ages appliquent les règles )La conscience de la règle ( manière dont les enfantsde différents âges se représentent le caractèreobligatoire sacré ou décisoire )Relation entre pratique et conscience permettant dedéfinir la nature psychologique des réalités morales.
  20. 20. Fonction du jeu Pourquoi les enfants jouent ils?Quels sont les effets du jeu sur lenfant? Comment le jeu influence-t-il son développement? A quoi sert le jeu?
  21. 21. Préconceptions Le jeu et la nécessité de survieUne des première théorie concernant lejeu était qu’elle dépendait de l’évolutiondes espèces : plus une espèce estévoluée, moins elle a besoin deconsacrer de temps à sa survie, enconséquence, plus une espèce estévoluée, plus elle a de temps libre qu’elleoccupe en jouant.
  22. 22. Préconceptions : Le jeu, récupération de la fatigueil est connu que les enfants, mêmetrès fatigués, semblentsoudainement retrouver toute leurénergie lors du jeu. Ce constat adonné naissance à des théoriesspécifiant que le jeu, au même titreque le sommeil permet unerécupération de la fatigue.
  23. 23. Préconceptions Le jeu, combat de lennuiDes expériences ont montré que dessujets privés de possibilités demouvement, de stimulations ont recoursà des formes de jeu pour se distraire del’ennui. Si toutes les possibilités de jeusont inhibées, la situation devientinsupportable.
  24. 24. Préconceptions jeu comme reviviscence de la phylogenèseHall considère le jeu en tant que Ce raisonnement a sesreproduction de la phylogenèse limites :par lorthogenèse : Lenfant peut jouer très tôt Lenfant reproduit les avec un téléphone différentes étapes de la miniature, pistolet et civilisation ( homme autres préhistorique, indiens, etc. Cela suppose que toute la ) culture humaine est Lenfant se sert dabord héréditaire et se transmet doutils rudimentaires, par les gènes puis acquiert le langage, On confond biologique et etc. social
  25. 25. Préconceptions jeu comme récupération de la fatigueWallon considère le jeu delenfant, par assimilation à Ce raisonnement acelui de ladulte : néanmoins ses limites :Délassement par Lenfant ne travaille pasopposition au travail Le jeu demande certainsLe jeu est récréatif et efforts, pose une certaineludique difficultéIl semble rendre son Le jeu ne fait pasénergie à lindividu fatigué forcément appel auxCompense lutilisation ressources inutiliséesinégale de lénergie par le durant le travailtravail
  26. 26. Préconceptions jeu comme libération de lautoritéJanet considère le jeu de lenfant comme une libération face auxcontraintes de lautorité ; Il est un « antidote du destin quotidien » :Le statut de la personne nintervient pas dans la réussite oulattribution des rôles.Lobéissance aux règles est gratuite, sans pression delenvironnement ; elles guident le jeu en évitant la répétitionmonotone. Elle sont généralement une organisation du hasard,rendant le déroulement imprévisible.Trop de règles tuent le jeu.Le jeu est tonique car il offre la possibilité dun succès facile.Le jeu balance entre la crainte déchouer et la joie de réussir, sansque cela nai de conséquence sérieuses.
  27. 27. Jeu et développement moteurLimitation est à lorigine dudéveloppement moteur despetits enfants, dabord à traversdes mouvements simples ( paranalogie ), et plus tard desmouvements construits (oupatterns). Des nourrisons tirent la langue par imitation des adultes, mais aussi en percevant un mouvement similaire, réalisé à laide dun stylo par exemple
  28. 28. Jeu et développement cognitif Nadel :Le jeu dimitation contribue au limitationdéveloppement du langage est leLimitation, l’exploration et la répétition système de communicatsont importants dans le développement ion desdes représentations mentales ; la enfantsrencontre de la nouveauté, l’interactionavec le jouet favorisent les processusd’équilibration et participent delautomatisation des fonctions psychiques.
  29. 29. Jeu et socialisationLe jeu est un critère de socialisation desenfants. En premier lieu, le jeu solitaire luipermet d’assimiler des éléments culturels etsociaux qui servent de références communesaux enfants.En second lieu, le jeu social et les espacesdédiés au jeu sont des cadres de rencontre etd’interaction entre individus, dans lesquels ilsconstruisent leur identité sociale.
  30. 30. Jeu et sociabilitéLa première théorie veut que le jeu soit l’expression,la résultante d’une sociabilité préexistante.La seconde considère le jeu comme l’outil permettantaux enfants de se constituer être sociable, qu’ils’agisse de jeu social ou de jeu solitaire, celui-cicontribuant à l’élaboration de références communesfavorisant les contactsDans les deux cas, le jeu solitaire d’enfants enprésence les uns des autres, les conflits dus à lavolonté d’utiliser le même objet, les conduitesd’imitations font partie du comportement desociabilité.
  31. 31. Jeu et développement affectifLe jeu permet la construction et le règlement deconflits internes autant qu’externes.Il est une expression et régulation des pulsions,dans un contexte non critiquable.Il contribue à la construction de l’identitépersonnelle.Jeu et contre jeu sont inséparables. Lors du premierjeu, on peut dire que l’enfant est jouet de la mère.Le jeu trouve son origine dans ce corps à corps avecla mère. Le jeu est une illusion se situant entre lesmondes internes et externes (Winnicott)
  32. 32. Fonction du jeu selon E. P. de Plà Une activité structurante au niveau perceptivo moteur, en ce qui concerne les notions d’espace temps et le schéma corporel. Il s’agit d’une structure psychologique car elle permet le refoulement. Le jeu permet l’entraînement, l’enseignement, la construction du réel en complémentarité avec d’autres activités. Une activité créative, mettant en scène les rêveries et le vécu. L’enfant crée et recrée, se procurant ainsi du plaisir.
  33. 33. Fonction du jeu selon E. P. de PlàUne activité permettant d’élaborer des conflits,de décharger et gérer l’angoisse générée parces conflits exprimant le matériel refoulé dansune tentative d’affronter à la fois désir etprohibition provenant toujours en dernièreinstance de l’extérieur.Une activité amusante, permettant de sedébarrasser de l’angoisse, de devenir plus lucideet créatif à mesure que s’élabore le conflit,d’obtenir satisfaction du travail accompli, etplaisir lors de son accomplissement.
  34. 34. Le jeu en psychanalyse Les psychanalyses denfant, Lobservation à travers le jeu, Laspect relationnel, linterprétation et ses limites.
  35. 35. La psychanalyse denfantsLes techniques Le dessin (1) Le jeu Les précurseurs Le rêve Le dialogue • Mélanie Klein •Winnicott •Anna Freud
  36. 36. Pourquoi le jeu?Caractéristiques du jeu selon Freud (2) Origine interne Étayage dans la réalité Apparition comme expression dun travail psychique Condition de son aptitude à créer du sens Pour Mélanie Klein, plus que le rêve, cest le jeu qui constitue la voie royale vers linconscient
  37. 37. Le jeu, symptôme, objet non saturéLe jeu est construit de la même façon que lesymptôme du refoulement, au même titre quela névrose, la psychose, le rêve( travestissement de la libido en conflit avecla morale, exprime un désir refoulé )Le jeu, le jouet, au même titre que la fable oule rêve est un contenant vide, objet nonsaturé émotionnellement, dans lequel lenfantpeut déverser ses émotions.
  38. 38. Lobservation par le jeu Jeu entre enfant et analyste Lanalyste considère le jeu comme un discours Savoir jouer, cest savoir créer, provenant de lenfant. Il en loccurrence le rôle de écoute lagir pour le lanalyste ( spectateur) transformer en sens Entrer dans le jeu de façon active Laisser lenfant dicter le• inquiétante étrangeté, le scénario, et sy soumettrepetit frère et les assiettes Jouer le rôle donné par lenfant,•Interprétation du depuis le lieu dy psychanalyste“gribouillage sous pression”d’une petite fille Être créatif pour donner du sens lors de linterprétation
  39. 39. L’interprétationLes initiatives du psychologue dans ledéroulement du jeu ont un caractèreinterprétatifL’interprétation doit prendre en compte lecontexte analytique, le déroulement desséances précédentes, les caractèristiques dela séance, le type de contenu, le transfert etla qualité du contre transfert, la conceptiondu psychologue du jeu et de soninterprétation . (Mélanie Klein)
  40. 40. Exemples et limitesDans inquiétante étrangeté, de Freud, ilfait référence à un jeu récurent chez lesenfants d’environ trois ans, lors del’arrivée d’un petit frère : la frustration,la colère envers la mère et le petit frère,l’angoisse liée à ma perte de la mères’exprime à travers un jeu particulierconsistant à jeter de la vaisselle par lafenêtre de la maison.
  41. 41. Exemples et limitesDurant une analyse, une petite fille présentée comme« en retard » est incapable de jouer ou dessinernormalement. L’analyse montre que son incapacité àjouer relève des pressions, attentes impatientesauxquelles et est soumise, qui lui font perdre tousses moyens. En la laissant jouer à loisir, elle amontré une activité et des compétences normales.L’empressement du psychanalyste, ses attentes lorsde leur première entrevue, avait au départ fausséson jugement et empêché d’interpréter correctementle jeu, de part une trop grande interférence de sapart ( propositions répétées concernant le typed’activité à faire )
  42. 42. Exemples et limitesAmapola, petite fille adoptée, jouait lors de sapsychanalyse de façon rituelle un « jeu du loup » oùelle alternait sans transition des situationsd’agression et de totale amitié entre elle et lapsychanalyste incarnant le loup : tour à tour mèrebonne (amie) et mauvaise (loup), traduisant ainsi sonanxiété (être abandonnée à nouveau?). C’estl’introduction de temps de pause au momentopportun par le psychologue, interrompant l’aspectbipolaire des personnages, que la situation a pu sedébloquer, et que le jeu d’Amapola s’est diversifié.On constate ici en quoi l’influence du psychologue surle déroulement du jeu en tant qu’interprétation estimportante.
  43. 43. Actualité sur la fonction du jeu De nos jours, le jeu est reconnu pour son rôle dans le développement de l’enfant et ses vertus thérapeutiques et éducatives en soi. Paradoxalement, cette image du jeu amène à investir le jeu, prendre possession de lui à des fins culturelles ou éducatives, le transformant régulièrement en outil pédagogique formalisés, le privant de ses qualités initiales de liberté et de détente, et déniant de fait les qualité inhérentes à sa nature, celles mêmes qui, reconnues, ont conduit à cette prise de pouvoir sur le jeu par les autorités.
  44. 44. Bibliographie – définition et fonction du jeuSuzanna Miller, La psychologie du jeu, chez lenfant etles animaux. Payot. Paris. 1979. Petite bibliothèquepayot. 309p.Meljac Claire, Mallet Pascal, Baudier Anne et al.Psychologie du développement, enfance etadolescence, Belin. Paris. 2003. 173p. Belin atouts,psychologie.Brougère, Gilles, Jeu, sociabilité et socialisation. InGlaumaud-Carré, Martine, Plaisirs d’enfance, l’enfantacteur de lien social. Syros. Paris. 1995. 168p.
  45. 45. Bibliographie – jeu et psychanalyseFerro, Antonio. Lenfant et le psychanalyste, laquestion de la technique dans la psychanalyse desenfants. Erès. Ramonville Saint-Agnes, 2003. 247p.Espranza Perés de Pla. Savoir se taire, jouer, etinterpréter dans la séance psychanalytique desenfants, in Allione, Claude, Allione, Marie, Amran,Michel, et al. Lenfant et la psychanalyse. Esquissespsychanalytiques. Paris. 1993. 644p.
  46. 46. Références internethttp://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/francaiwikipediaEncyclopédia universalis
  47. 47. Références suplémentairesDiego garcia reinoso « jeu-création-illusion » in « revue argentina depsicologia, n328, 1980
  48. 48. Notes diverses(1) dessin : expression de la créativité, très prisée en psychanalyse(trop?), se développe en trois « étapes » : le réalisme fortuit, leréalisme manqué, et le réalisme intellectuel.(2) Freud : laisser notre jugement suspendu et comprendre ce quiémerge de linconscient, non a laide de ce qui précède, mais en tenantcompte de ce qui suit.Freud met à jour la coïncidence du premier jeu et des premierssignifiants ( exemple du fort, da yoyo, maman)

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