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ANNALES SEMESTRE 5 
1 
ACID BREST
2 
ACID BREST 
Sommaire 
Droit de la fonction publique avec TD-----------------------------------------------3 
Droit de la fonction publique sans TD------------------------------------------------9 
Droit des affaires------------------------------------------------------------------------10 
Procédure civile avec TD--------------------------------------------------------------14 
Procédure civile sans TD--------------------------------------------------------------19 
Grands systèmes juridiques comparés --------------------------------------------20 
Procédure pénale ----------------------------------------------------------------------21 
Libertés publiques----------------------------------------------------------------------27 
Régime des obligations----------------------------------------------------------------28 
Contentieux de l’UE 
Session 1 -------------------------------------------------------------------------30 
Session 2--------------------------------------------------------------------------48
Droit de la fonction publique avec TD 
3 
ACID BREST 
Session 1 2013-2014 : 
« Vous traiterez, au choix, l’un des sujets suivants : 
1/ SUJET : Le droit de grève et la liberté d’expression 
2/ SUJET : Commentez l’arrêt suivant 
Conseil d'État 
N° 347704 
ECLI:FR:CEASS:2013:347704.20131113 
Publié au recueil Lebon 
Assemblée 
M. Bruno Bachini, rapporteur 
M. Rémi Keller, rapporteur public 
SCP BARTHELEMY, MATUCHANSKY, VEXLIARD, avocats 
lecture du mercredi 13 novembre 2013 
REPUBLIQUE FRANCAISE 
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS 
Texte intégral 
Vu la requête, enregistrée le 22 mars 2011 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée 
pour M. A... B..., demeurant... ; M. B... demande au Conseil d'Etat : 
1°) d'annuler pour excès de pouvoir, d'une part, le décret du Président de la République du 3 février 
2011 le mettant à la retraite d'office par mesure disciplinaire, d'autre part, l'arrêté du 8 mars 2011 du 
ministre des affaires étrangères et européennes le radiant du corps des ministres plénipotentiaires à 
compter du 4 mars 2011 ; 
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761- 
1 du code de justice administrative ; 
Vu les autres pièces du dossier ; 
Vu la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ; 
Vu la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ; 
Vu le décret n° 82-451 du 28 mai 1982 ; 
Vu le décret n° 84-961 du 25 octobre 1984 ;
4 
ACID BREST 
Vu le code de justice administrative ; 
Après avoir entendu en séance publique : 
- le rapport de M. Bruno Bachini, Maître des Requêtes, 
- les conclusions de M. Rémi Keller, rapporteur public ; 
La parole ayant été donnée, avant et après les conclusions, à la SCP Barthélemy, Matuchansky, 
Vexliard, avocat de M. B... ; 
1. Considérant qu'il ressort des pièces du dossier qu'à la suite d'une mission d'inspection diligentée à 
la fin de l'été 2010, il a été mis fin aux fonctions de M. B..., ambassadeur, représentant permanent de 
la France auprès du Conseil de l'Europe à Strasbourg, et procédé à la nomination de son successeur, 
par décret du Président de la République du 30 septembre 2010 ; qu'une procédure disciplinaire 
ouverte à l'encontre de l'intéressé a abouti à sa mise à la retraite d'office, à l'âge de 62 ans, par décret 
du Président de la République du 3 février 2011 et à sa radiation du corps des ministres 
plénipotentiaires par arrêté du ministre des affaires étrangères et européennes du 8 mars 2011 ; que, 
par une décision du 17 juillet 2013, le Conseil d'Etat, statuant au contentieux, a rejeté les requêtes de 
M. B... tendant à l'annulation pour excès de pouvoir, d'une part, de l'évaluation dite à 360° dont il avait 
fait l'objet en juillet 2010, d'autre part, du décret mettant fin à ses fonctions ; que, par la présente 
requête, celui-ci demande l'annulation pour excès de pouvoir du décret le mettant à la retraite d'office 
par mesure disciplinaire, ainsi que de l'arrêté le radiant du corps des ministres plénipotentiaires, 
mentionnés ci-dessus ; que le requérant doit être regardé, au vu de ses écritures, comme demandant 
également l'annulation pour excès de pouvoir de la décision de rendre publics la sanction litigieuse et 
ses motifs, révélée par leur publication sur le site intranet du ministère ; 
Sur le décret et l'arrêté attaqués : 
2. Considérant que si M. D... C..., qui, en tant que directeur général de l'administration et de la 
modernisation de ce ministère, était compétent pour prendre, au nom du ministre, l'ensemble des 
actes ayant concouru tant au retrait des fonctions d'ambassadeur de M. B... qu'à l'engagement de 
poursuites disciplinaires à son encontre, a, eu égard à l'importance des fonctions qu'occupait le 
requérant, personnellement signé ces actes, en particulier le rapport prévu à l'article 2 du décret du 25 
octobre 1984 relatif à la procédure disciplinaire concernant les fonctionnaires de l'Etat en vue de la 
saisine du conseil de discipline, cette circonstance ne faisait pas obstacle à ce qu'il pût régulièrement 
présider cette instance en application des articles 3 et 27 du décret du 28 mai 1982 relatif aux 
commissions administratives paritaires, dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ait, 
dans la conduite des débats, manqué à l'impartialité requise ou manifesté une animosité particulière à 
l'égard de l'intéressé ; 
3. Considérant que le décret et l'arrêté attaqués ne sont pas des actes pris pour l'application de 
l'évaluation mentionnée ci-dessus, laquelle ne constitue pas davantage leur base légale ; que, par 
suite, M. B... ne saurait, à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de ces décisions, utilement 
invoquer l'illégalité de cette évaluation ; que le décret du 30 septembre 2010, précédemment 
mentionné, mettant fin aux fonctions de l'intéressé après cette évaluation n'avait pas le caractère 
d'une sanction disciplinaire déguisée ; que, par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que sa 
mise à la retraite d'office par le décret attaqué reviendrait à le sanctionner une nouvelle fois pour les 
mêmes faits ; 
4. Considérant que, d'une part, il ressort des pièces du dossier et, notamment, des nombreux 
témoignages concordants recueillis dans le cadre de la procédure disciplinaire, que M. B... avait, dans 
ses relations professionnelles avec le personnel féminin de la représentation permanente, l'habitude
d'émettre de manière fréquente, y compris en public, des remarques et allusions à connotation 
sexuelle ; qu'il adressait régulièrement à ce personnel des consignes pour l'exercice des fonctions, 
empreintes de la même connotation, qui, par leur caractère déplacé ou blessant, relevaient de l'abus 
d'autorité ; que, d'autre part, M. B... a fait preuve d'acharnement à l'encontre d'une subordonnée 
recrutée par contrat en tenant, de façon répétée, des propos humiliants à son sujet, en sa présence et 
devant des tiers, ainsi qu'en dégradant ses conditions de travail, agissements qui ont porté atteinte à 
la dignité de l'intéressée et altéré sa santé ; que, par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que 
la sanction contestée aurait été prononcée sur le fondement de faits matériellement inexacts ; 
5. Considérant qu'il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de 
rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire 
constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la 
gravité de ces fautes ; 
6. Considérant que, d'une part, en estimant que les faits reprochés au requérant constituaient des 
fautes de nature à justifier une sanction, l'autorité investie du pouvoir disciplinaire ne les a pas 
inexactement qualifiés ; que, d'autre part, eu égard à la nature de ces faits, dont M. B... n'a, à aucun 
moment, lorsqu'ils lui ont été reprochés, mesuré la gravité, à la méconnaissance qu'ils traduisent, de 
sa part, des responsabilités éminentes qui étaient les siennes, et compte tenu, enfin, de ce qu'ils ont 
porté sérieusement atteinte à la dignité de la fonction exercée, l'autorité disciplinaire n'a pas, en 
l'espèce, pris une sanction disproportionnée en décidant de mettre l'intéressé à la retraite d'office ; 
que la circonstance, à la supposer établie, que d'autres agents du ministère ayant commis des faits 
aussi graves n'auraient pas été sanctionnés avec la même sévérité est sans incidence sur la légalité 
du décret attaqué ; 
7. Considérant, enfin, qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la procédure ayant conduit à la 
mise à la retraite d'office de M. B... ait eu, en réalité, pour seul but de faciliter la nomination de son 
successeur ; 
Sur la décision rendant publics la sanction et ses motifs : 
8. Considérant que, selon l'article 67 de la loi du 11 janvier 1984, l'autorité investie du pouvoir 
disciplinaire " peut décider, après avis du conseil de discipline, de rendre publics la décision portant 
sanction et ses motifs " ; que selon l'article 6 du décret du 25 octobre 1984, " Le conseil de discipline 
délibère à huis clos hors de la présence du fonctionnaire poursuivi, de son ou de ses défenseurs et 
des témoins " ; 
9. Considérant qu'il ressort du procès-verbal de la réunion du 7 décembre 2010 du conseil de 
discipline qu'à l'occasion de sa délibération à huis clos, celui-ci s'est prononcé en faveur de la 
publication de la sanction et de ses motifs ; que le moyen tiré de ce que la publication de la sanction 
n'aurait pas fait l'objet d'une délibération du conseil de discipline conformément aux dispositions 
rappelées ci-dessus doit donc être écarté ; que, contrairement à ce que soutient le requérant, les 
dispositions de l'article 67 de la loi du 11 janvier 1984 permettent que la décision rendue publique 
mentionne le nom de la personne sanctionnée ; 
10. Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander 
l'annulation des décisions attaquées ; 
Sur les conclusions de M. B... présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de 
justice administrative : 
11. Considérant que ces dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge 
de l'Etat qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante ; 
5 
ACID BREST 
D E C I D E : 
--------------
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée. 
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A... B..., au ministre des affaires étrangères, à la 
ministre de la réforme de l'Etat, de la décentralisation et de la fonction publique et au Premier 
ministre. » 
Lien vers l’arrêt : 
http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmi 
n&idTexte=CETATEXT000028195236&fastPos=1 
6 
ACID BREST 
Session 2 2013-2014 
« Vous traiterez, au choix, l’un des sujets suivants : 
1/ SUJET : Le fonctionnaire bénéficie-t-il d’une garantie d’emploi ? 
2/ SUJET : Commentez l’arrêt suivant : 
Cour administrative d'appel de Paris 
N° 12PA02264 
Inédit au recueil Lebon 
4ème chambre 
M. PERRIER, président 
Mme Cécile VRIGNON-VILLALBA, rapporteur 
M. ROUSSET, rapporteur public 
STIBBE, avocat 
lecture du mardi 15 octobre 2013 
REPUBLIQUE FRANCAISE 
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS 
Texte intégral 
Vu la requête et le mémoire complémentaire, enregistrés les 23 mai et 12 décembre 2012, présentés 
pour Mme A...B...et M. D... F..., élisant domicile..., par MeC... ; Mme B...et M. F...demandent à la Cour 
: 
1°) d'annuler le jugement n° 1108722/7-1 du 3 avril 2012 par lequel le Tribunal administratif de Paris a 
rejeté leur demande tendant à l'annulation de la décision du 
3 mars 2011 par laquelle l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) a refusé de leur 
attribuer une bourse scolaire, au titre de l'année scolaire 2010-2011, pour leurs deux enfants inscrits 
au lycée français de Shanghai ; 
2°) d'annuler la décision du 3 mars 2011 susmentionnée ; 
3°) de mettre à la charge de l'AEFE le versement de la somme de 2 000 euros sur le fondement de 
l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; 
.....................................................................................................................
7 
ACID BREST 
Vu les autres pièces du dossier ; 
Vu le code de l'éducation ; 
Vu le code de justice administrative ; 
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; 
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 1er octobre 2013 : 
- le rapport de Mme Vrignon, premier conseiller, 
- les conclusions de M. Rousset, rapporteur public, 
- et les observations de MeE..., pour l'AEFE ; 
1. Considérant que, par une décision du 3 mars 2011, l'Agence pour l'enseignement français à 
l'étranger (AEFE) a refusé d'attribuer à Mme B...et M. F...une bourse scolaire, au titre de l'année 
scolaire 2010-2011, pour leurs deux enfants inscrits au lycée français de Shanghai ; que, par la 
présente requête, Mme B...et M. F...relèvent appel du jugement du 3 avril 2012 par lequel le Tribunal 
administratif de Paris a rejeté leur demande tendant à l'annulation de cette décision du 3 mars 2011 ; 
Sur les conclusions aux fins d'annulation : 
2. Considérant qu'en vertu de l'article L. 452-2 du code de l'éducation, l'AEFE a notamment pour objet 
d'accorder des bourses aux enfants de nationalité française scolarisés dans les écoles et les 
établissements d'enseignement français à l'étranger ; qu'aux termes de l'article D. 531-48 du même 
code : " Les commissions locales examinent et présentent à la commission nationale les demandes 
de bourses scolaires dont peuvent bénéficier les élèves français établis hors de France dans les 
conditions définies aux articles D. 531-45 et D. 531-46. Elles répartissent entre les bénéficiaires les 
crédits délégués par l'agence, dans le respect des critères généraux définis par des instructions 
spécifiques " ; qu'aux termes du 1.10. de l'instruction générale sur les bourses scolaires au bénéfice 
des enfants étrangers résidant à l'étranger, prise sur le fondement de l'article D. 531-48 du code de 
l'éducation, applicable pour l'année scolaire 2010/2011 : " Prise en compte des autres aides à la 
scolarisation : Dans les cas où les demandeurs bénéficient déjà légalement ou contractuellement 
d'une prise en charge totale ou partielle des frais de scolarité par un autre organisme (Etat étranger, 
organisme local, employeur, etc), cette aide est prise en compte préalablement à tout calcul des droits 
à bourses AEFE. Il en est ainsi en particulier des exonérations éventuellement consenties par les 
établissements à leurs personnels et des majorations familiales ou avantages familiaux perçus par les 
expatriés de l'Etat ou de ses établissements publics et des personnels résidents de l'AEFE. Ces aides 
sont prises en compte sous la forme d'une exonération sur les frais de scolarité " ; 
3. Considérant, en premier lieu, que Mme B...et de M. F...n'ont invoqué, devant le Tribunal 
administratif de Paris, avant l'expiration du délai de recours, que des moyens tirés de l'illégalité interne 
de la décision du 3 mars 2011 ; que s'ils font valoir que cette décision est insuffisamment motivée, ce 
moyen repose sur une cause juridique distincte et a ainsi le caractère d'une demande nouvelle qui 
n'est pas recevable en appel ; que la fin de non-recevoir opposée par l'AEFE à ce titre doit être 
accueillie ; 
4. Considérant, en deuxième lieu, qu'il ressort des pièces du dossier que contrairement à ce que 
soutiennent les requérants, l'AEFE n'a pris en compte, au titre des aides à la scolarité visées à l'article 
1.10. de l'instruction générale sur les bourses scolaires au bénéfice des enfants étrangers résidant à 
l'étranger, que la seule indemnité mensuelle de sujétion familiale pour enfants à charge perçue par 
Mme B...en sa qualité de fonctionnaire de l'Etat détachée auprès d'Ubifrance à compter du 1er 
septembre 2009, pour un montant total de 22 117 euros, à l'exclusion de l'indemnité mensuelle de 
résidence, de l'indemnité mensuelle liée à l'exercice d'une activité à l'étranger et de l'indemnité 
mensuelle de sujétion familiale pour conjoint sans activité professionnelle que l'intéressée perçoit 
également dans le cadre des " majorations étranger " qui lui sont versées ; que, dès lors, le moyen tiré
de ce que l'AEFE aurait entaché la décision contestée d'une erreur de droit au regard du 1.10. précité 
de l'instruction générale sur les bourses scolaires ne peut qu'être écarté ; 
5. Considérant, en troisième lieu, que les requérants invoquent à l'appui de leurs écritures d'appel le 
moyen tiré de ce que la décision contestée a méconnu le principe d'égalité entre les personnels de 
l'Etat, pour lesquels seraient assimilées à des aides à la scolarisation au sens du 1.10. de l'instruction 
générale sur les bourses scolaires des aides dont l'objet est pourtant autre, et les autres parents 
d'enfants français scolarisés à l'étranger pour lesquels une telle assimilation n'est pas faite ; que, 
toutefois, il ressort de ce qui précède que le moyen manque en fait ; 
6. Considérant, en dernier lieu, que la circonstance que les requérants ont bénéficié de bourses 
scolaires pour leurs enfants les années précédentes et que leur pouvoir d'achat a diminué est sans 
influence sur la légalité du refus qui leur a été opposé au titre de l'année 
scolaire 2010-2011 ; 
7. Considérant qu'il résulte de l'ensemble de ce qui précède que Mme B...et M. F... ne sont pas 
fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Paris a 
rejeté leur demande tendant à l'annulation de la décision du 3 mars 2011 contestée ; 
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice 
administrative : 
8. Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle 
à ce que soit mis à la charge de l'AEFE, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le 
versement d'une quelconque somme au bénéfice des requérants au titre des frais exposés et non 
compris dans les dépens ; que, dans les circonstances de l'espèce, il n'apparaît pas inéquitable de 
laisser à la charge de l'AEFE les frais exposés par elle et non compris dans les dépens ; 
DÉCIDE : 
Article 1er : La requête de Mme B...et de M. F...est rejetée. » 
Lien vers l’arrêt : 
http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?idTexte=CETATEXT000 
028158399 
8 
ACID BREST
Droit de la fonction publique sans TD 
9 
ACID BREST 
Session 1 2013/2014 
« Vous traiterez, au choix, DEUX des sujets suivants : 
1/SUJET : L’égalité des sexes et l’accès à la fonction publique 
2/SUJET : Le droit à rémunération 
3/SUJET : Le licenciement pour inaptitude physique »
10 
ACID BREST 
Droit des affaires 
Session 1 2013/2014
11 
ACID BREST
Lien vers l’arrêt : 
http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJu 
riJudi&idTexte=JURITEXT000027551359&fastReqId=817107775 
&fastPos=78 
12 
ACID BREST
13 
ACID BREST 
Session 2 2013/2014 
Lien vers l’arrêt : 
http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&id 
Texte=JURITEXT000028732583&fastReqId=1834353069&fastPos=89
Procédure civile avec TD 
14 
ACID BREST 
Session 1 2013/2014
15 
ACID BREST
16 
ACID BREST
17 
ACID BREST 
Session 2 2013/2014
18 
ACID BREST
Procédure civile sans TD 
19 
ACID BREST 
Session 1 2013/2014 
Grands systèmes juridiques comparés 
Session 1 2013/2014
Grands systèmes juridiques comparés 
20 
ACID BREST 
Session 1 2013/2014
21 
Procédure pénale 
ACID BREST 
Session 1 2013 /2014 
« Vous traiterez, au choix, l’UN des sujets suivants : 
1/SUJET : Dissertation 
« Les droits de défense existent-ils pendant l’enquête de 
police ? » 
2/SUJET : Commentaire d’arrêt : 
Cour de cassation 
chambre criminelle 
Audience publique du mardi 5 mars 2013 
N° de pourvoi: 12-87087 
Publié au bulletin Cassation 
M. Louvel , président 
M. Straehli, conseiller rapporteur 
M. Liberge, avocat général 
REPUBLIQUE FRANCAISE 
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS 
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, a rendu l'arrêt suivant : 
Statuant sur le pourvoi formé par : 
- M. Sofiane X..., 
contre l'arrêt de la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'AIX-EN-PROVENCE, en date du 18 septembre 
2012, qui, dans l'information suivie contre lui des chefs de vol avec arme, arrestation, enlèvement, séquestration 
ou détention arbitraire de plusieurs personnes, a prononcé sur sa requête en nullité des pièces de la procédure ; 
La COUR, statuant après débats en l'audience publique du 5 février 2013 où étaient présents : M. Louvel 
président, M. Straehli conseiller rapporteur, Mme Guirimand, MM. Beauvais, Guérin, Finidori, Monfort, 
Buisson conseillers de la chambre, Mme Divialle, MM. Maziau, Barbier, Talabardon conseillers référendaires ; 
Avocat général : M. Liberge ; 
Greffier de chambre : Mme Téplier ; 
Sur le rapport de M. le conseiller STRAEHLI et les conclusions de M. l'avocat général LIBERGE ; 
Vu l'ordonnance du président de la chambre criminelle, en date du 5 décembre 2012, prescrivant l'examen 
immédiat du pourvoi ; 
Vu le mémoire personnel produit ; 
Sur le moyen unique de cassation, pris de la violation des articles préliminaire, 171, 173, 174, 175, 194 et 
suivants, 81, 114 et 152 du code de procédure pénale, 6 § 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, 
ainsi que des droits de la défense ;
Vu les articles préliminaire, 114, alinéa 1, et 152, alinéa 2, du code de procédure pénale ; 
Attendu qu'il résulte de ces textes qu'est contraire au droit à un procès équitable et aux droits de la défense, le 
fait, pour des officiers de police judiciaire d'entendre, dans le cadre d'une même information, sous quelque forme 
que ce soit, une personne qui, ayant été mise en examen, ne peut plus, dès lors, être interrogée que par le juge 
d'instruction, son avocat étant présent ou ayant été dûment convoqué ; 
Attendu qu'il résulte de l'arrêt attaqué et des pièces de la procédure que, le 12 janvier 2012, le juge d'instruction a 
procédé à l'interrogatoire de première comparution de M. X..., dans une information ouverte des chefs de vol 
avec arme, arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire de plusieurs personnes ; que celui-ci, 
assisté de son avocat, a fait le choix de se taire ; que, mis en examen pour les infractions précitées, à l'issue de 
cet interrogatoire, M. X... a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention ; 
Attendu que, conduit à la maison d'arrêt par deux officiers de police judiciaire, auxquels le juge d'instruction 
avait, le même jour, délivré une commission rogatoire aux fins de poursuivre les investigations, M. X... s'est, aux 
termes d'un procès-verbal dressé par ceux-ci et visant la délégation du magistrat instructeur, livré à des 
confidences auprès d'eux sur sa participation aux infractions et le déroulement des faits ; 
Que, le 14 mai 2012, il a déposé une requête en annulation de ce procès-verbal et de tous les actes subséquents, 
motif pris de ce que les officiers de police judiciaire avaient procédé à son audition, postérieurement à sa mise en 
examen, et hors la présence de son avocat, en violation des articles 114 et 152, alinéa 2, du code de procédure 
pénale ; 
Attendu que, pour rejeter la requête, l'arrêt retient que les officiers de police judiciaire n'ont pas procédé à un 
interrogatoire de M. X..., mais ont seulement retranscrit ses confidences au cours du transfert vers la maison 
d'arrêt, dans un procès-verbal de renseignements relatant et transmettant au juge d'instruction les propos tenus 
devant eux ; 
Mais attendu qu'en prononçant ainsi, alors que le recueil, dans ces conditions, des propos par lesquels le mis en 
examen s'incriminait lui-même, avait pour effet d'éluder les droits de la défense et que les officiers de police 
judiciaire auraient dû se borner, constatant la volonté du mis en examen de s'exprimer plus amplement sur les 
faits, à en faire rapport au juge d'instruction, seul habilité à procéder à un interrogatoire dans les formes légales, 
la chambre de l'instruction a méconnu les textes et principe susvisés ; 
22 
ACID BREST 
D'où il suit que la cassation est encourue ; 
Par ces motifs : 
CASSE et ANNULE, en toutes ses dispositions, l'arrêt susvisé de la chambre de l'instruction de la cour d'appel 
d'Aix-en-Provence, en date du 18 septembre 2012, et pour qu'il soit à nouveau jugé, conformément à la loi, 
RENVOIE la cause et les parties devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier, à ce 
désignée par délibération spéciale prise en chambre du conseil ; 
ORDONNE l'impression du présent arrêt, sa transcription sur les registres du greffe de la chambre de 
l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence et sa mention en marge ou à la suite de l'arrêt annulé ; 
Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre criminelle, et prononcé par le président le cinq mars deux 
mille treize ; 
En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre. 
Lien vers l’arrêt : 
http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJu 
di&idTexte=JURITEXT000027152492&fastReqId=879888352&fastPo 
s=22
23 
ACID BREST 
Session 2 2013/2014 
« Vous traiterez, au choix, l’UN des sujets suivants : 
1/SUJET : Dissertation : 
« La perquisition » 
2/SUJET : Commentaire d’arrêt : 
Cour de cassation 
chambre criminelle 
Audience publique du mercredi 6 novembre 2013 
N° de pourvoi: 13-84320 
Publié au bulletin Cassation 
M. Louvel , président 
Mme Carbonaro, conseiller rapporteur 
M. Lacan, avocat général 
SCP Waquet, Farge et Hazan, avocat(s) 
REPUBLIQUE FRANCAISE 
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS 
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, a rendu l'arrêt suivant : 
Statuant sur le pourvoi formé par : 
-Moïse X..., 
contre l'arrêt de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de PARIS, 3e section, en date du 28 mai 2013, qui, 
dans l'information suivie contre lui du chef de violences et menaces de crime ou délit aggravées, a prononcé sur 
sa requête en annulation de pièces de la procédure ; 
La COUR, statuant après débats en l'audience publique du 25 septembre 2013 où étaient présents : M. Louvel 
président, Mme Carbonaro conseiller rapporteur, MM. Pometan, Foulquié, Moignard, Castel, Raybaud, Mme 
Caron, M. Moreau, Mme Chaubon, M. Germain, Mme Drai, M. Sadot, Mme Duval-Arnould, conseillers de la 
chambre, MM. Azema, Beghin, conseillers référendaires ; 
Avocat général : M. Lacan ; 
Greffier de chambre : Mme Téplier ; 
Sur le rapport de Mme le conseiller référendaire CARBONARO, les observations de la société civile 
professionnelle WAQUET, FARGE et HAZAN, avocat en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général
24 
ACID BREST 
LACAN ; 
Vu l'ordonnance du président de la chambre criminelle, en date du 4 juillet 2013, prescrivant l'examen immédiat 
du pourvoi ; 
Vu le mémoire produit ; 
Sur le moyen unique de cassation, pris de la violation des articles 4 de l'ordonnance n° 45-174 du 2 février 1945, 
73 du code de procédure pénale, 593 du même code, des droits de la défense et de l'article 6 § 1 de la Convention 
de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 9 de la Déclaration des droits de 
l'homme et du citoyen de 1789, défaut de motifs, manque de base légale ; 
"en ce que l'arrêt attaqué a dit n'y avoir lieu à annulation d'un acte ou d'une pièce de la procédure examinée 
jusqu'à la cote D23, et a ordonné le retour du dossier au juge des enfants saisi pour poursuite de l'information ; 
"aux motifs qu'aux termes de l'article 73 du code de procédure pénale « dans les cas de crime flagrant ou de délit 
flagrant puni d'une peine d'emprisonnement, toute personne a qualité pour en appréhender l'auteur et le conduire 
devant l'officier de police judiciaire le plus proche » et que « lorsque la personne est présentée devant l'officier 
de police judiciaire, son placement en garde à vue, lorsque les conditions de cette mesure prévues par le présent 
code sont réunies, n'est pas obligatoire dès lors qu'elle n'est pas tenue sous la contrainte de demeurer à la 
disposition des enquêteurs et qu'elle a été informée qu'elle peut à tout moment quitter les locaux de police ou de 
gendarmerie. Le présent alinéa n'est toutefois pas applicable si la personne a été conduite par la force publique 
devant l'officier de police judiciaire » ; que l'information donnée à la personne quant à sa faculté de quitter à sa 
guise les locaux du service enquêteur, à défaut de mention expresse qu'aucune disposition légale n'impose, peut 
s'induire d'autres éléments de la procédure établissant sa délivrance ; qu'en l'espèce, Moïse X... avait accepté de 
suivre les policiers jusqu'à leur service sans que la pose d'entraves soit nécessaire, le quittant ensuite librement, 
sans même en aviser les forces de l'ordre, depuis la simple salle d'attente où il se trouvait ; que dans ce contexte, 
nonobstant l'absence de mention expresse quant à l'information du requérant de son droit de quitter à tout 
moment les locaux de police, il s'induit de la procédure un faisceau d'indices établissant qu'il avait bien 
connaissance de cette faculté et qu'il avait parfaitement conscience, lors de son audition, de ne pas s'être trouvé 
dans une situation de contrainte pouvant imposer son placement en garde à vue ; 
"1°) alors que les mesures de rétention, de garde à vue et d'interrogatoire des mineurs sont exclusivement réglées 
par l'article 4 modifié de l'ordonnance n° 45-174 du 2 février 1945 ; qu'il en résulte que les dispositions de 
l'article 73 alinéa 2 du Code de procédure pénale, relatif à l'audition libre en cas de flagrance d'une personne 
susceptible d'être placée en garde à vue, ne sont pas applicables à un mineur au moment de son appréhension ; 
qu'en validant une audition libre sur le fondement de l'article 73 alinéa 2 du code de procédure pénale, la 
chambre de l'instruction a violé l'article 4 de l'ordonnance du 2 février 1945 et l'article 73 alinéa 2 du Code de 
procédure pénale par fausse application ; 
"2°) alors qu'un mineur ne peut pas être entendu par des services d'enquête sans l'assistance d'un avocat et sans 
qu'un juge spécialisé dans la défense des mineurs veille au déroulement de la mesure ; que la chambre de 
l'instruction a violé les règles du procès équitable et l'article 6 de la Convention de sauvegarde des droits de 
l'homme ainsi que l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 ; 
"3°) alors qu'au demeurant, la validité d'une mesure d'audition libre d'une personne dont le placement en garde à 
vue eût été possible est subordonnée à la condition que cette personne ait été informée qu'elle peut à tout 
moment quitter les locaux de police ou de gendarmerie ; que cette condition ne peut être réputée remplie que si 
mention expresse est faite sur un document de la procédure que cette information a été dûment donnée à 
l'intéressé ; qu'à défaut, elle doit être réputée inexistante, la Cour de cassation ne pouvant au demeurant exercer 
son contrôle sur sa réalité, et que l'absence de cette formalité entraîne la nullité des actes relatifs à cette audition ; 
qu'en dispensant les officiers de police judiciaire de la nécessité de procéder à la notification de cette 
information, au prétexte de l'existence d'un « faisceau d'indices » établissant que l'intéressé aurait eu « 
connaissance de cette faculté » et « conscience lors de son audition de ne pas s'être trouvé dans une situation de 
contrainte pouvant imposer son placement en garde à vue », c'est-à-dire en remplaçant la nécessité de la 
notification d'une information par la prétendue connaissance de sa situation par l'intéressé, la chambre de 
l'instruction a violé les textes précités ; 
"4°) alors qu'à tout le moins, à supposer l'audition libre de l'article 73, alinéa 2, du code de procédure pénale
applicable à un mineur, cette audition ne peut être valable qu'à la condition que l'information prévue par ce texte, 
selon laquelle il peut s'en aller librement, lui a été clairement et expressément donnée, cette information ne 
pouvant résulter que d'un procès-verbal exprès et signé par le mineur ; que la chambre de l'instruction a encore 
violé les textes et principes susvisés ; 
"5°) alors qu'en toute hypothèse, il résulte des pièces de la procédure et des constatations de l'arrêt qu'à la suite 
d'une altercation avec une éducatrice du foyer où résidait le jeune Moïse X... à peine âgé de 13 ans, et de la 
plainte déposée par l'éducatrice au commissariat, les policiers se sont présentés au foyer, que la directrice leur a 
remis (sic) le mineur qu'ils ont « invité » à les suivre dans le service, où il a été interrogé ; que l'ensemble de ces 
circonstances exclut toute conscience chez ce très jeune adolescent du régime juridique auquel il était soumis et 
qui ne lui a jamais été notifié ; que la chambre de l'instruction a violé les textes et principes susvisés ; que la 
Cour de cassation annulera l'ensemble des procès-verbaux relatifs à l'audition de Moïse X..., et ordonnera le 
renvoi à une chambre de l'instruction pour annulation de l'ensemble des pièces subséquentes" ; 
25 
ACID BREST 
Vu l'article 593 du code de procédure pénale 
Attendu que tout arrêt de la chambre de l'instruction doit comporter les motifs propres à justifier la décision et 
répondre aux articulations essentielles des mémoires des parties ; que l'insuffisance ou la contradiction des 
motifs équivaut à leur absence ; 
Attendu qu'il résulte des pièces de la procédure que Moïse X..., mineur âgé de plus de 13 ans, suite à la plainte 
d'une éducatrice dénonçant des coups et des menaces, a été remis, par la directrice de son foyer d'accueil, aux 
policiers, qui l'ont conduit au commissariat sans procéder à son menottage ; qu'il a été entendu par un officier de 
police judiciaire sans avoir été placé en garde à vue et sans avoir été informé de son droit de quitter le 
commissariat ; que l'intéressé a quitté les locaux de police, de sa propre initiative, à l'insu du policier, qui 
sollicitait des instructions du ministère public ; 
Attendu que, pour rejeter la requête en annulation de cette audition, l'arrêt attaqué énonce que Moïse X... avait 
accepté de suivre les policiers jusqu'à leur service sans que la pose d'entraves soit nécessaire, le quittant ensuite 
librement après son audition, sans même en aviser les forces de l'ordre, depuis la simple salle d'attente où il se 
trouvait ; que les juges ajoutent que dans ce contexte, nonobstant l'absence de mention expresse quant à 
l'information du requérant de son droit de quitter à tout moment les locaux de police, il résulte de la procédure un 
faisceau d'indices établissant qu'il avait bien connaissance de cette faculté et qu'il avait parfaitement conscience, 
lors de son audition, de ne pas s'être trouvé dans une situation de contrainte pouvant imposer son placement en 
garde à vue ; 
Mais attendu qu'en statuant ainsi, alors que le mineur, conduit par les policiers auprès d'un officier de police 
judiciaire pour être entendu sur une infraction qu'il était soupçonné d'avoir commise, se trouvait nécessairement 
dans une situation de contrainte et devait bénéficier des droits attachés au placement en garde à vue, prévus par 
l'article 4 de l'ordonnance du 2 février 1945, la chambre de l'instruction n'a pas tiré les conséquences légales de 
ses propres constatations ; 
Par ces motifs : 
CASSE et ANNULE, en toutes ses dispositions, l'arrêt susvisé de la chambre de l'instruction de la cour d'appel 
de Paris, en date du 28 mai 2013, et pour qu'il soit à nouveau jugé, conformément à la loi, 
RENVOIE la cause et les parties devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, autrement 
composée, à ce désignée par délibération spéciale prise en chambre du conseil ; 
ORDONNE l'impression du présent arrêt, sa transcription sur les registres du greffe de la chambre de 
l'instruction de la cour d'appel de Paris et sa mention en marge ou à la suite de l'arrêt annulé ; 
Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre criminelle, et prononcé par le président le six novembre deux 
mille treize ;
En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ; 
Lien vers 
l’arrêt :http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi 
&idTexte=JURITEXT000028173499&fastReqId=1660986004&fastPos=1 
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Libertés publiques 
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Session 1 2013/2014
Régime des obligations 
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Session 1 2013/2014 
« Les étudiants traiteront, au choix, UN des sujets suivants : 
1/SUJET : Dissertation : 
« Le droit positif sacrifie-t-il le débiteur d’une obligation contractuelle 
pour garantir l’exécution de cette obligation au bénéfice du 
créancier ? » 
2/SUJET :Commentaire d’arrêt : 
Cour de cassation 
chambre civile 1 
Audience publique du mercredi 11 juin 2008 
N° de pourvoi: 07-14725 
Non publié au bulletin Rejet 
M. Bargue (président), président 
Me Spinosi, avocat(s) 
REPUBLIQUE FRANCAISE 
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS 
LA COUR DE CASSATION, PREMIÈRE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : 
Sur le moyen unique pris en ses trois branches : 
Attendu que M. Michel X... a vendu le 30 juillet 2002 à la SCI du Moulin des Isles, constituée par ses trois 
enfants, une propriété située à Avallon et à Magny pour un prix de 121 959,21 euros ; que le prix de vente, qui a 
permis de désintéresser un créancier hypothécaire de 1er rang qui avait engagé une procédure de saisie 
immobilière, a été payé par la SCI au moyen de fonds donnés par M. X... à ses enfants par acte notarié du 25 
février 2002 ; que le Trésor public invoquant une créance à l'encontre de M. X... , l'a assigné ainsi que la SCI du 
Moulin des Isles, en inopposabilité de la vente du 30 juillet 2002 sur le fondement de l'article 1167 du code civil 
; 
Attendu que M. X... fait grief à l'arrêt attaqué (Paris, 14 mars 2007) de déclarer inopposable au Trésor du 15ème 
arrondissement de Paris, la vente notariée le 30 juillet 2002, au profit de la SCI du Moulin des Isles, alors selon 
le moyen : 
1°/ qu'en déclarant cette vente inopposable sans rechercher si n'était pas exclusif de toute fraude le but légitime 
poursuivi par la vente , consistant eu égard à l'état de santé de M. X..., à transmettre la propriété du bien situé à 
Avallon à une société civile immobilière familiale et à désintéresser la BNP Paribas, créancier inscrit en premier 
rang, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article 1167 du code civil ;
2°/ qu'en ne recherchant pas si le fait que le prix de vente de l'immeuble ait été adressé à la BNP , créancier 
inscrit en premier rang n'avait pas permis à M. X... de désintéresser ce créancier qui avait d'ailleurs initié une 
procédure de saisie immobilière, la cour d'appel qui s'est bornée à considérer ces circonstances comme étant 
indifférentes pour la solution du litige, a privé sa décision de base légale au regard de l'article 1176 du code civil 
; 
3°/ qu'en déclarant cette vente inopposable au Trésor public, qui n'était pas investi des droits particuliers sur le 
bien , motifs pris de ce que M. Michel X... a commis une fraude paulienne à l'égard du Trésor, en procurant par 
donation des fonds à ses enfants pour leur permettre d'acquérir par le biais d'une SCI, le bien de leur père 
exonéré du passif hypothécaire, sans établir l'insolvabilité du M. X..., la cour d'appel a inversé la charge de la 
preuve et a privé sa décision de base légale au regard de l'article 1167 du code civil ; 
Mais attendu d'abord qu'ayant relevé, que M. X... avait donné des fonds à ses enfants pour leur permettre 
d'acquérir par le biais d'une SCI constituée avec leur mère, le bien de leur père, exonéré du passif hypothécaire, 
et qu'il avait fait échapper au gage du Trésor à la fois les fonds donnés aux enfants et le bien, alors qu'il faisait 
l'objet de poursuites fiscales depuis décembre 2001, pour les impôts des années 1998 et suivantes, de telle sorte 
qu'il avait, avec la complicité de ses enfants, porté préjudice sciemment aux droits du Trésor, la cour d'appel a, 
sans encourir les griefs du moyen, caractérisé la fraude paulienne ; ensuite qu'ayant par motif adopté, relevé que 
le Trésor public avait inscrit une hypothèque provisoire sur l'immeuble, l'action paulienne pouvait être accueillie 
indépendamment de toute exigence d'insolvabilité du débiteur, dès lors que l'acte critiqué rendait inefficace le 
droit particulier dont était investi le créancier sur les biens vendus, de sorte que la cour d'appel n'avait pas à 
effectuer la recherche invoquée à la troisième branche ; que le moyen n'est pas fondé ; 
29 
ACID BREST 
PAR CES MOTIFS : 
REJETTE le pourvoi ; 
Condamne la société du Moulin des Isles et M. X... aux dépens ; 
Vu l'article 700 du code de procédure civile, rejette la demande de la société du Moulin des Isles et de M. X... ; 
Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, première chambre civile, et prononcé par le président en son audience 
publique du onze juin deux mille huit. 
Lien vers l’arrêt : 
http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&id 
Texte=JURITEXT000019001902&fastReqId=234932602&fastPos=1
Contentieux de l’Union Européenne 
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Session 1 2013/2014
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Lien vers l’arrêt : 
http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf;jsessio 
nid=9ea7d0f130d5eb4f4f8b006d4c3bb304f6074c2cbe44.e3 
4KaxiLc3eQc40LaxqMbN4ObhaQe0?text=&docid=142607&p 
ageIndex=0&doclang=fr&mode=lst&dir=&occ=first&part=1& 
cid=186582 
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Lien vers l’arrêt : http://eur-lex.europa.eu/legal-content/ 
FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:62010TJ0137&from=FR 
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Cour de cassation - L'arrêt du 19 mars dans l'affaire Kerviel
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Congés Payés & Faute lourde
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Annales semestre 5_2014_12_09_22_53_15_966

  • 1. ANNALES SEMESTRE 5 1 ACID BREST
  • 2. 2 ACID BREST Sommaire Droit de la fonction publique avec TD-----------------------------------------------3 Droit de la fonction publique sans TD------------------------------------------------9 Droit des affaires------------------------------------------------------------------------10 Procédure civile avec TD--------------------------------------------------------------14 Procédure civile sans TD--------------------------------------------------------------19 Grands systèmes juridiques comparés --------------------------------------------20 Procédure pénale ----------------------------------------------------------------------21 Libertés publiques----------------------------------------------------------------------27 Régime des obligations----------------------------------------------------------------28 Contentieux de l’UE Session 1 -------------------------------------------------------------------------30 Session 2--------------------------------------------------------------------------48
  • 3. Droit de la fonction publique avec TD 3 ACID BREST Session 1 2013-2014 : « Vous traiterez, au choix, l’un des sujets suivants : 1/ SUJET : Le droit de grève et la liberté d’expression 2/ SUJET : Commentez l’arrêt suivant Conseil d'État N° 347704 ECLI:FR:CEASS:2013:347704.20131113 Publié au recueil Lebon Assemblée M. Bruno Bachini, rapporteur M. Rémi Keller, rapporteur public SCP BARTHELEMY, MATUCHANSKY, VEXLIARD, avocats lecture du mercredi 13 novembre 2013 REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS Texte intégral Vu la requête, enregistrée le 22 mars 2011 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour M. A... B..., demeurant... ; M. B... demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler pour excès de pouvoir, d'une part, le décret du Président de la République du 3 février 2011 le mettant à la retraite d'office par mesure disciplinaire, d'autre part, l'arrêté du 8 mars 2011 du ministre des affaires étrangères et européennes le radiant du corps des ministres plénipotentiaires à compter du 4 mars 2011 ; 2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761- 1 du code de justice administrative ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ; Vu la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ; Vu le décret n° 82-451 du 28 mai 1982 ; Vu le décret n° 84-961 du 25 octobre 1984 ;
  • 4. 4 ACID BREST Vu le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de M. Bruno Bachini, Maître des Requêtes, - les conclusions de M. Rémi Keller, rapporteur public ; La parole ayant été donnée, avant et après les conclusions, à la SCP Barthélemy, Matuchansky, Vexliard, avocat de M. B... ; 1. Considérant qu'il ressort des pièces du dossier qu'à la suite d'une mission d'inspection diligentée à la fin de l'été 2010, il a été mis fin aux fonctions de M. B..., ambassadeur, représentant permanent de la France auprès du Conseil de l'Europe à Strasbourg, et procédé à la nomination de son successeur, par décret du Président de la République du 30 septembre 2010 ; qu'une procédure disciplinaire ouverte à l'encontre de l'intéressé a abouti à sa mise à la retraite d'office, à l'âge de 62 ans, par décret du Président de la République du 3 février 2011 et à sa radiation du corps des ministres plénipotentiaires par arrêté du ministre des affaires étrangères et européennes du 8 mars 2011 ; que, par une décision du 17 juillet 2013, le Conseil d'Etat, statuant au contentieux, a rejeté les requêtes de M. B... tendant à l'annulation pour excès de pouvoir, d'une part, de l'évaluation dite à 360° dont il avait fait l'objet en juillet 2010, d'autre part, du décret mettant fin à ses fonctions ; que, par la présente requête, celui-ci demande l'annulation pour excès de pouvoir du décret le mettant à la retraite d'office par mesure disciplinaire, ainsi que de l'arrêté le radiant du corps des ministres plénipotentiaires, mentionnés ci-dessus ; que le requérant doit être regardé, au vu de ses écritures, comme demandant également l'annulation pour excès de pouvoir de la décision de rendre publics la sanction litigieuse et ses motifs, révélée par leur publication sur le site intranet du ministère ; Sur le décret et l'arrêté attaqués : 2. Considérant que si M. D... C..., qui, en tant que directeur général de l'administration et de la modernisation de ce ministère, était compétent pour prendre, au nom du ministre, l'ensemble des actes ayant concouru tant au retrait des fonctions d'ambassadeur de M. B... qu'à l'engagement de poursuites disciplinaires à son encontre, a, eu égard à l'importance des fonctions qu'occupait le requérant, personnellement signé ces actes, en particulier le rapport prévu à l'article 2 du décret du 25 octobre 1984 relatif à la procédure disciplinaire concernant les fonctionnaires de l'Etat en vue de la saisine du conseil de discipline, cette circonstance ne faisait pas obstacle à ce qu'il pût régulièrement présider cette instance en application des articles 3 et 27 du décret du 28 mai 1982 relatif aux commissions administratives paritaires, dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ait, dans la conduite des débats, manqué à l'impartialité requise ou manifesté une animosité particulière à l'égard de l'intéressé ; 3. Considérant que le décret et l'arrêté attaqués ne sont pas des actes pris pour l'application de l'évaluation mentionnée ci-dessus, laquelle ne constitue pas davantage leur base légale ; que, par suite, M. B... ne saurait, à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de ces décisions, utilement invoquer l'illégalité de cette évaluation ; que le décret du 30 septembre 2010, précédemment mentionné, mettant fin aux fonctions de l'intéressé après cette évaluation n'avait pas le caractère d'une sanction disciplinaire déguisée ; que, par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que sa mise à la retraite d'office par le décret attaqué reviendrait à le sanctionner une nouvelle fois pour les mêmes faits ; 4. Considérant que, d'une part, il ressort des pièces du dossier et, notamment, des nombreux témoignages concordants recueillis dans le cadre de la procédure disciplinaire, que M. B... avait, dans ses relations professionnelles avec le personnel féminin de la représentation permanente, l'habitude
  • 5. d'émettre de manière fréquente, y compris en public, des remarques et allusions à connotation sexuelle ; qu'il adressait régulièrement à ce personnel des consignes pour l'exercice des fonctions, empreintes de la même connotation, qui, par leur caractère déplacé ou blessant, relevaient de l'abus d'autorité ; que, d'autre part, M. B... a fait preuve d'acharnement à l'encontre d'une subordonnée recrutée par contrat en tenant, de façon répétée, des propos humiliants à son sujet, en sa présence et devant des tiers, ainsi qu'en dégradant ses conditions de travail, agissements qui ont porté atteinte à la dignité de l'intéressée et altéré sa santé ; que, par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la sanction contestée aurait été prononcée sur le fondement de faits matériellement inexacts ; 5. Considérant qu'il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes ; 6. Considérant que, d'une part, en estimant que les faits reprochés au requérant constituaient des fautes de nature à justifier une sanction, l'autorité investie du pouvoir disciplinaire ne les a pas inexactement qualifiés ; que, d'autre part, eu égard à la nature de ces faits, dont M. B... n'a, à aucun moment, lorsqu'ils lui ont été reprochés, mesuré la gravité, à la méconnaissance qu'ils traduisent, de sa part, des responsabilités éminentes qui étaient les siennes, et compte tenu, enfin, de ce qu'ils ont porté sérieusement atteinte à la dignité de la fonction exercée, l'autorité disciplinaire n'a pas, en l'espèce, pris une sanction disproportionnée en décidant de mettre l'intéressé à la retraite d'office ; que la circonstance, à la supposer établie, que d'autres agents du ministère ayant commis des faits aussi graves n'auraient pas été sanctionnés avec la même sévérité est sans incidence sur la légalité du décret attaqué ; 7. Considérant, enfin, qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la procédure ayant conduit à la mise à la retraite d'office de M. B... ait eu, en réalité, pour seul but de faciliter la nomination de son successeur ; Sur la décision rendant publics la sanction et ses motifs : 8. Considérant que, selon l'article 67 de la loi du 11 janvier 1984, l'autorité investie du pouvoir disciplinaire " peut décider, après avis du conseil de discipline, de rendre publics la décision portant sanction et ses motifs " ; que selon l'article 6 du décret du 25 octobre 1984, " Le conseil de discipline délibère à huis clos hors de la présence du fonctionnaire poursuivi, de son ou de ses défenseurs et des témoins " ; 9. Considérant qu'il ressort du procès-verbal de la réunion du 7 décembre 2010 du conseil de discipline qu'à l'occasion de sa délibération à huis clos, celui-ci s'est prononcé en faveur de la publication de la sanction et de ses motifs ; que le moyen tiré de ce que la publication de la sanction n'aurait pas fait l'objet d'une délibération du conseil de discipline conformément aux dispositions rappelées ci-dessus doit donc être écarté ; que, contrairement à ce que soutient le requérant, les dispositions de l'article 67 de la loi du 11 janvier 1984 permettent que la décision rendue publique mentionne le nom de la personne sanctionnée ; 10. Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions attaquées ; Sur les conclusions de M. B... présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : 11. Considérant que ces dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de l'Etat qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante ; 5 ACID BREST D E C I D E : --------------
  • 6. Article 1er : La requête de M. B... est rejetée. Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A... B..., au ministre des affaires étrangères, à la ministre de la réforme de l'Etat, de la décentralisation et de la fonction publique et au Premier ministre. » Lien vers l’arrêt : http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmi n&idTexte=CETATEXT000028195236&fastPos=1 6 ACID BREST Session 2 2013-2014 « Vous traiterez, au choix, l’un des sujets suivants : 1/ SUJET : Le fonctionnaire bénéficie-t-il d’une garantie d’emploi ? 2/ SUJET : Commentez l’arrêt suivant : Cour administrative d'appel de Paris N° 12PA02264 Inédit au recueil Lebon 4ème chambre M. PERRIER, président Mme Cécile VRIGNON-VILLALBA, rapporteur M. ROUSSET, rapporteur public STIBBE, avocat lecture du mardi 15 octobre 2013 REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS Texte intégral Vu la requête et le mémoire complémentaire, enregistrés les 23 mai et 12 décembre 2012, présentés pour Mme A...B...et M. D... F..., élisant domicile..., par MeC... ; Mme B...et M. F...demandent à la Cour : 1°) d'annuler le jugement n° 1108722/7-1 du 3 avril 2012 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté leur demande tendant à l'annulation de la décision du 3 mars 2011 par laquelle l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) a refusé de leur attribuer une bourse scolaire, au titre de l'année scolaire 2010-2011, pour leurs deux enfants inscrits au lycée français de Shanghai ; 2°) d'annuler la décision du 3 mars 2011 susmentionnée ; 3°) de mettre à la charge de l'AEFE le versement de la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; .....................................................................................................................
  • 7. 7 ACID BREST Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de l'éducation ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 1er octobre 2013 : - le rapport de Mme Vrignon, premier conseiller, - les conclusions de M. Rousset, rapporteur public, - et les observations de MeE..., pour l'AEFE ; 1. Considérant que, par une décision du 3 mars 2011, l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) a refusé d'attribuer à Mme B...et M. F...une bourse scolaire, au titre de l'année scolaire 2010-2011, pour leurs deux enfants inscrits au lycée français de Shanghai ; que, par la présente requête, Mme B...et M. F...relèvent appel du jugement du 3 avril 2012 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté leur demande tendant à l'annulation de cette décision du 3 mars 2011 ; Sur les conclusions aux fins d'annulation : 2. Considérant qu'en vertu de l'article L. 452-2 du code de l'éducation, l'AEFE a notamment pour objet d'accorder des bourses aux enfants de nationalité française scolarisés dans les écoles et les établissements d'enseignement français à l'étranger ; qu'aux termes de l'article D. 531-48 du même code : " Les commissions locales examinent et présentent à la commission nationale les demandes de bourses scolaires dont peuvent bénéficier les élèves français établis hors de France dans les conditions définies aux articles D. 531-45 et D. 531-46. Elles répartissent entre les bénéficiaires les crédits délégués par l'agence, dans le respect des critères généraux définis par des instructions spécifiques " ; qu'aux termes du 1.10. de l'instruction générale sur les bourses scolaires au bénéfice des enfants étrangers résidant à l'étranger, prise sur le fondement de l'article D. 531-48 du code de l'éducation, applicable pour l'année scolaire 2010/2011 : " Prise en compte des autres aides à la scolarisation : Dans les cas où les demandeurs bénéficient déjà légalement ou contractuellement d'une prise en charge totale ou partielle des frais de scolarité par un autre organisme (Etat étranger, organisme local, employeur, etc), cette aide est prise en compte préalablement à tout calcul des droits à bourses AEFE. Il en est ainsi en particulier des exonérations éventuellement consenties par les établissements à leurs personnels et des majorations familiales ou avantages familiaux perçus par les expatriés de l'Etat ou de ses établissements publics et des personnels résidents de l'AEFE. Ces aides sont prises en compte sous la forme d'une exonération sur les frais de scolarité " ; 3. Considérant, en premier lieu, que Mme B...et de M. F...n'ont invoqué, devant le Tribunal administratif de Paris, avant l'expiration du délai de recours, que des moyens tirés de l'illégalité interne de la décision du 3 mars 2011 ; que s'ils font valoir que cette décision est insuffisamment motivée, ce moyen repose sur une cause juridique distincte et a ainsi le caractère d'une demande nouvelle qui n'est pas recevable en appel ; que la fin de non-recevoir opposée par l'AEFE à ce titre doit être accueillie ; 4. Considérant, en deuxième lieu, qu'il ressort des pièces du dossier que contrairement à ce que soutiennent les requérants, l'AEFE n'a pris en compte, au titre des aides à la scolarité visées à l'article 1.10. de l'instruction générale sur les bourses scolaires au bénéfice des enfants étrangers résidant à l'étranger, que la seule indemnité mensuelle de sujétion familiale pour enfants à charge perçue par Mme B...en sa qualité de fonctionnaire de l'Etat détachée auprès d'Ubifrance à compter du 1er septembre 2009, pour un montant total de 22 117 euros, à l'exclusion de l'indemnité mensuelle de résidence, de l'indemnité mensuelle liée à l'exercice d'une activité à l'étranger et de l'indemnité mensuelle de sujétion familiale pour conjoint sans activité professionnelle que l'intéressée perçoit également dans le cadre des " majorations étranger " qui lui sont versées ; que, dès lors, le moyen tiré
  • 8. de ce que l'AEFE aurait entaché la décision contestée d'une erreur de droit au regard du 1.10. précité de l'instruction générale sur les bourses scolaires ne peut qu'être écarté ; 5. Considérant, en troisième lieu, que les requérants invoquent à l'appui de leurs écritures d'appel le moyen tiré de ce que la décision contestée a méconnu le principe d'égalité entre les personnels de l'Etat, pour lesquels seraient assimilées à des aides à la scolarisation au sens du 1.10. de l'instruction générale sur les bourses scolaires des aides dont l'objet est pourtant autre, et les autres parents d'enfants français scolarisés à l'étranger pour lesquels une telle assimilation n'est pas faite ; que, toutefois, il ressort de ce qui précède que le moyen manque en fait ; 6. Considérant, en dernier lieu, que la circonstance que les requérants ont bénéficié de bourses scolaires pour leurs enfants les années précédentes et que leur pouvoir d'achat a diminué est sans influence sur la légalité du refus qui leur a été opposé au titre de l'année scolaire 2010-2011 ; 7. Considérant qu'il résulte de l'ensemble de ce qui précède que Mme B...et M. F... ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Paris a rejeté leur demande tendant à l'annulation de la décision du 3 mars 2011 contestée ; Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : 8. Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'AEFE, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement d'une quelconque somme au bénéfice des requérants au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ; que, dans les circonstances de l'espèce, il n'apparaît pas inéquitable de laisser à la charge de l'AEFE les frais exposés par elle et non compris dans les dépens ; DÉCIDE : Article 1er : La requête de Mme B...et de M. F...est rejetée. » Lien vers l’arrêt : http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?idTexte=CETATEXT000 028158399 8 ACID BREST
  • 9. Droit de la fonction publique sans TD 9 ACID BREST Session 1 2013/2014 « Vous traiterez, au choix, DEUX des sujets suivants : 1/SUJET : L’égalité des sexes et l’accès à la fonction publique 2/SUJET : Le droit à rémunération 3/SUJET : Le licenciement pour inaptitude physique »
  • 10. 10 ACID BREST Droit des affaires Session 1 2013/2014
  • 12. Lien vers l’arrêt : http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJu riJudi&idTexte=JURITEXT000027551359&fastReqId=817107775 &fastPos=78 12 ACID BREST
  • 13. 13 ACID BREST Session 2 2013/2014 Lien vers l’arrêt : http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&id Texte=JURITEXT000028732583&fastReqId=1834353069&fastPos=89
  • 14. Procédure civile avec TD 14 ACID BREST Session 1 2013/2014
  • 17. 17 ACID BREST Session 2 2013/2014
  • 19. Procédure civile sans TD 19 ACID BREST Session 1 2013/2014 Grands systèmes juridiques comparés Session 1 2013/2014
  • 20. Grands systèmes juridiques comparés 20 ACID BREST Session 1 2013/2014
  • 21. 21 Procédure pénale ACID BREST Session 1 2013 /2014 « Vous traiterez, au choix, l’UN des sujets suivants : 1/SUJET : Dissertation « Les droits de défense existent-ils pendant l’enquête de police ? » 2/SUJET : Commentaire d’arrêt : Cour de cassation chambre criminelle Audience publique du mardi 5 mars 2013 N° de pourvoi: 12-87087 Publié au bulletin Cassation M. Louvel , président M. Straehli, conseiller rapporteur M. Liberge, avocat général REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, a rendu l'arrêt suivant : Statuant sur le pourvoi formé par : - M. Sofiane X..., contre l'arrêt de la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'AIX-EN-PROVENCE, en date du 18 septembre 2012, qui, dans l'information suivie contre lui des chefs de vol avec arme, arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire de plusieurs personnes, a prononcé sur sa requête en nullité des pièces de la procédure ; La COUR, statuant après débats en l'audience publique du 5 février 2013 où étaient présents : M. Louvel président, M. Straehli conseiller rapporteur, Mme Guirimand, MM. Beauvais, Guérin, Finidori, Monfort, Buisson conseillers de la chambre, Mme Divialle, MM. Maziau, Barbier, Talabardon conseillers référendaires ; Avocat général : M. Liberge ; Greffier de chambre : Mme Téplier ; Sur le rapport de M. le conseiller STRAEHLI et les conclusions de M. l'avocat général LIBERGE ; Vu l'ordonnance du président de la chambre criminelle, en date du 5 décembre 2012, prescrivant l'examen immédiat du pourvoi ; Vu le mémoire personnel produit ; Sur le moyen unique de cassation, pris de la violation des articles préliminaire, 171, 173, 174, 175, 194 et suivants, 81, 114 et 152 du code de procédure pénale, 6 § 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que des droits de la défense ;
  • 22. Vu les articles préliminaire, 114, alinéa 1, et 152, alinéa 2, du code de procédure pénale ; Attendu qu'il résulte de ces textes qu'est contraire au droit à un procès équitable et aux droits de la défense, le fait, pour des officiers de police judiciaire d'entendre, dans le cadre d'une même information, sous quelque forme que ce soit, une personne qui, ayant été mise en examen, ne peut plus, dès lors, être interrogée que par le juge d'instruction, son avocat étant présent ou ayant été dûment convoqué ; Attendu qu'il résulte de l'arrêt attaqué et des pièces de la procédure que, le 12 janvier 2012, le juge d'instruction a procédé à l'interrogatoire de première comparution de M. X..., dans une information ouverte des chefs de vol avec arme, arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire de plusieurs personnes ; que celui-ci, assisté de son avocat, a fait le choix de se taire ; que, mis en examen pour les infractions précitées, à l'issue de cet interrogatoire, M. X... a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention ; Attendu que, conduit à la maison d'arrêt par deux officiers de police judiciaire, auxquels le juge d'instruction avait, le même jour, délivré une commission rogatoire aux fins de poursuivre les investigations, M. X... s'est, aux termes d'un procès-verbal dressé par ceux-ci et visant la délégation du magistrat instructeur, livré à des confidences auprès d'eux sur sa participation aux infractions et le déroulement des faits ; Que, le 14 mai 2012, il a déposé une requête en annulation de ce procès-verbal et de tous les actes subséquents, motif pris de ce que les officiers de police judiciaire avaient procédé à son audition, postérieurement à sa mise en examen, et hors la présence de son avocat, en violation des articles 114 et 152, alinéa 2, du code de procédure pénale ; Attendu que, pour rejeter la requête, l'arrêt retient que les officiers de police judiciaire n'ont pas procédé à un interrogatoire de M. X..., mais ont seulement retranscrit ses confidences au cours du transfert vers la maison d'arrêt, dans un procès-verbal de renseignements relatant et transmettant au juge d'instruction les propos tenus devant eux ; Mais attendu qu'en prononçant ainsi, alors que le recueil, dans ces conditions, des propos par lesquels le mis en examen s'incriminait lui-même, avait pour effet d'éluder les droits de la défense et que les officiers de police judiciaire auraient dû se borner, constatant la volonté du mis en examen de s'exprimer plus amplement sur les faits, à en faire rapport au juge d'instruction, seul habilité à procéder à un interrogatoire dans les formes légales, la chambre de l'instruction a méconnu les textes et principe susvisés ; 22 ACID BREST D'où il suit que la cassation est encourue ; Par ces motifs : CASSE et ANNULE, en toutes ses dispositions, l'arrêt susvisé de la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, en date du 18 septembre 2012, et pour qu'il soit à nouveau jugé, conformément à la loi, RENVOIE la cause et les parties devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier, à ce désignée par délibération spéciale prise en chambre du conseil ; ORDONNE l'impression du présent arrêt, sa transcription sur les registres du greffe de la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence et sa mention en marge ou à la suite de l'arrêt annulé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre criminelle, et prononcé par le président le cinq mars deux mille treize ; En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre. Lien vers l’arrêt : http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJu di&idTexte=JURITEXT000027152492&fastReqId=879888352&fastPo s=22
  • 23. 23 ACID BREST Session 2 2013/2014 « Vous traiterez, au choix, l’UN des sujets suivants : 1/SUJET : Dissertation : « La perquisition » 2/SUJET : Commentaire d’arrêt : Cour de cassation chambre criminelle Audience publique du mercredi 6 novembre 2013 N° de pourvoi: 13-84320 Publié au bulletin Cassation M. Louvel , président Mme Carbonaro, conseiller rapporteur M. Lacan, avocat général SCP Waquet, Farge et Hazan, avocat(s) REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, a rendu l'arrêt suivant : Statuant sur le pourvoi formé par : -Moïse X..., contre l'arrêt de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de PARIS, 3e section, en date du 28 mai 2013, qui, dans l'information suivie contre lui du chef de violences et menaces de crime ou délit aggravées, a prononcé sur sa requête en annulation de pièces de la procédure ; La COUR, statuant après débats en l'audience publique du 25 septembre 2013 où étaient présents : M. Louvel président, Mme Carbonaro conseiller rapporteur, MM. Pometan, Foulquié, Moignard, Castel, Raybaud, Mme Caron, M. Moreau, Mme Chaubon, M. Germain, Mme Drai, M. Sadot, Mme Duval-Arnould, conseillers de la chambre, MM. Azema, Beghin, conseillers référendaires ; Avocat général : M. Lacan ; Greffier de chambre : Mme Téplier ; Sur le rapport de Mme le conseiller référendaire CARBONARO, les observations de la société civile professionnelle WAQUET, FARGE et HAZAN, avocat en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général
  • 24. 24 ACID BREST LACAN ; Vu l'ordonnance du président de la chambre criminelle, en date du 4 juillet 2013, prescrivant l'examen immédiat du pourvoi ; Vu le mémoire produit ; Sur le moyen unique de cassation, pris de la violation des articles 4 de l'ordonnance n° 45-174 du 2 février 1945, 73 du code de procédure pénale, 593 du même code, des droits de la défense et de l'article 6 § 1 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, défaut de motifs, manque de base légale ; "en ce que l'arrêt attaqué a dit n'y avoir lieu à annulation d'un acte ou d'une pièce de la procédure examinée jusqu'à la cote D23, et a ordonné le retour du dossier au juge des enfants saisi pour poursuite de l'information ; "aux motifs qu'aux termes de l'article 73 du code de procédure pénale « dans les cas de crime flagrant ou de délit flagrant puni d'une peine d'emprisonnement, toute personne a qualité pour en appréhender l'auteur et le conduire devant l'officier de police judiciaire le plus proche » et que « lorsque la personne est présentée devant l'officier de police judiciaire, son placement en garde à vue, lorsque les conditions de cette mesure prévues par le présent code sont réunies, n'est pas obligatoire dès lors qu'elle n'est pas tenue sous la contrainte de demeurer à la disposition des enquêteurs et qu'elle a été informée qu'elle peut à tout moment quitter les locaux de police ou de gendarmerie. Le présent alinéa n'est toutefois pas applicable si la personne a été conduite par la force publique devant l'officier de police judiciaire » ; que l'information donnée à la personne quant à sa faculté de quitter à sa guise les locaux du service enquêteur, à défaut de mention expresse qu'aucune disposition légale n'impose, peut s'induire d'autres éléments de la procédure établissant sa délivrance ; qu'en l'espèce, Moïse X... avait accepté de suivre les policiers jusqu'à leur service sans que la pose d'entraves soit nécessaire, le quittant ensuite librement, sans même en aviser les forces de l'ordre, depuis la simple salle d'attente où il se trouvait ; que dans ce contexte, nonobstant l'absence de mention expresse quant à l'information du requérant de son droit de quitter à tout moment les locaux de police, il s'induit de la procédure un faisceau d'indices établissant qu'il avait bien connaissance de cette faculté et qu'il avait parfaitement conscience, lors de son audition, de ne pas s'être trouvé dans une situation de contrainte pouvant imposer son placement en garde à vue ; "1°) alors que les mesures de rétention, de garde à vue et d'interrogatoire des mineurs sont exclusivement réglées par l'article 4 modifié de l'ordonnance n° 45-174 du 2 février 1945 ; qu'il en résulte que les dispositions de l'article 73 alinéa 2 du Code de procédure pénale, relatif à l'audition libre en cas de flagrance d'une personne susceptible d'être placée en garde à vue, ne sont pas applicables à un mineur au moment de son appréhension ; qu'en validant une audition libre sur le fondement de l'article 73 alinéa 2 du code de procédure pénale, la chambre de l'instruction a violé l'article 4 de l'ordonnance du 2 février 1945 et l'article 73 alinéa 2 du Code de procédure pénale par fausse application ; "2°) alors qu'un mineur ne peut pas être entendu par des services d'enquête sans l'assistance d'un avocat et sans qu'un juge spécialisé dans la défense des mineurs veille au déroulement de la mesure ; que la chambre de l'instruction a violé les règles du procès équitable et l'article 6 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme ainsi que l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 ; "3°) alors qu'au demeurant, la validité d'une mesure d'audition libre d'une personne dont le placement en garde à vue eût été possible est subordonnée à la condition que cette personne ait été informée qu'elle peut à tout moment quitter les locaux de police ou de gendarmerie ; que cette condition ne peut être réputée remplie que si mention expresse est faite sur un document de la procédure que cette information a été dûment donnée à l'intéressé ; qu'à défaut, elle doit être réputée inexistante, la Cour de cassation ne pouvant au demeurant exercer son contrôle sur sa réalité, et que l'absence de cette formalité entraîne la nullité des actes relatifs à cette audition ; qu'en dispensant les officiers de police judiciaire de la nécessité de procéder à la notification de cette information, au prétexte de l'existence d'un « faisceau d'indices » établissant que l'intéressé aurait eu « connaissance de cette faculté » et « conscience lors de son audition de ne pas s'être trouvé dans une situation de contrainte pouvant imposer son placement en garde à vue », c'est-à-dire en remplaçant la nécessité de la notification d'une information par la prétendue connaissance de sa situation par l'intéressé, la chambre de l'instruction a violé les textes précités ; "4°) alors qu'à tout le moins, à supposer l'audition libre de l'article 73, alinéa 2, du code de procédure pénale
  • 25. applicable à un mineur, cette audition ne peut être valable qu'à la condition que l'information prévue par ce texte, selon laquelle il peut s'en aller librement, lui a été clairement et expressément donnée, cette information ne pouvant résulter que d'un procès-verbal exprès et signé par le mineur ; que la chambre de l'instruction a encore violé les textes et principes susvisés ; "5°) alors qu'en toute hypothèse, il résulte des pièces de la procédure et des constatations de l'arrêt qu'à la suite d'une altercation avec une éducatrice du foyer où résidait le jeune Moïse X... à peine âgé de 13 ans, et de la plainte déposée par l'éducatrice au commissariat, les policiers se sont présentés au foyer, que la directrice leur a remis (sic) le mineur qu'ils ont « invité » à les suivre dans le service, où il a été interrogé ; que l'ensemble de ces circonstances exclut toute conscience chez ce très jeune adolescent du régime juridique auquel il était soumis et qui ne lui a jamais été notifié ; que la chambre de l'instruction a violé les textes et principes susvisés ; que la Cour de cassation annulera l'ensemble des procès-verbaux relatifs à l'audition de Moïse X..., et ordonnera le renvoi à une chambre de l'instruction pour annulation de l'ensemble des pièces subséquentes" ; 25 ACID BREST Vu l'article 593 du code de procédure pénale Attendu que tout arrêt de la chambre de l'instruction doit comporter les motifs propres à justifier la décision et répondre aux articulations essentielles des mémoires des parties ; que l'insuffisance ou la contradiction des motifs équivaut à leur absence ; Attendu qu'il résulte des pièces de la procédure que Moïse X..., mineur âgé de plus de 13 ans, suite à la plainte d'une éducatrice dénonçant des coups et des menaces, a été remis, par la directrice de son foyer d'accueil, aux policiers, qui l'ont conduit au commissariat sans procéder à son menottage ; qu'il a été entendu par un officier de police judiciaire sans avoir été placé en garde à vue et sans avoir été informé de son droit de quitter le commissariat ; que l'intéressé a quitté les locaux de police, de sa propre initiative, à l'insu du policier, qui sollicitait des instructions du ministère public ; Attendu que, pour rejeter la requête en annulation de cette audition, l'arrêt attaqué énonce que Moïse X... avait accepté de suivre les policiers jusqu'à leur service sans que la pose d'entraves soit nécessaire, le quittant ensuite librement après son audition, sans même en aviser les forces de l'ordre, depuis la simple salle d'attente où il se trouvait ; que les juges ajoutent que dans ce contexte, nonobstant l'absence de mention expresse quant à l'information du requérant de son droit de quitter à tout moment les locaux de police, il résulte de la procédure un faisceau d'indices établissant qu'il avait bien connaissance de cette faculté et qu'il avait parfaitement conscience, lors de son audition, de ne pas s'être trouvé dans une situation de contrainte pouvant imposer son placement en garde à vue ; Mais attendu qu'en statuant ainsi, alors que le mineur, conduit par les policiers auprès d'un officier de police judiciaire pour être entendu sur une infraction qu'il était soupçonné d'avoir commise, se trouvait nécessairement dans une situation de contrainte et devait bénéficier des droits attachés au placement en garde à vue, prévus par l'article 4 de l'ordonnance du 2 février 1945, la chambre de l'instruction n'a pas tiré les conséquences légales de ses propres constatations ; Par ces motifs : CASSE et ANNULE, en toutes ses dispositions, l'arrêt susvisé de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, en date du 28 mai 2013, et pour qu'il soit à nouveau jugé, conformément à la loi, RENVOIE la cause et les parties devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, autrement composée, à ce désignée par délibération spéciale prise en chambre du conseil ; ORDONNE l'impression du présent arrêt, sa transcription sur les registres du greffe de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris et sa mention en marge ou à la suite de l'arrêt annulé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre criminelle, et prononcé par le président le six novembre deux mille treize ;
  • 26. En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ; Lien vers l’arrêt :http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi &idTexte=JURITEXT000028173499&fastReqId=1660986004&fastPos=1 26 ACID BREST
  • 27. 27 Libertés publiques ACID BREST Session 1 2013/2014
  • 28. Régime des obligations 28 ACID BREST Session 1 2013/2014 « Les étudiants traiteront, au choix, UN des sujets suivants : 1/SUJET : Dissertation : « Le droit positif sacrifie-t-il le débiteur d’une obligation contractuelle pour garantir l’exécution de cette obligation au bénéfice du créancier ? » 2/SUJET :Commentaire d’arrêt : Cour de cassation chambre civile 1 Audience publique du mercredi 11 juin 2008 N° de pourvoi: 07-14725 Non publié au bulletin Rejet M. Bargue (président), président Me Spinosi, avocat(s) REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, PREMIÈRE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le moyen unique pris en ses trois branches : Attendu que M. Michel X... a vendu le 30 juillet 2002 à la SCI du Moulin des Isles, constituée par ses trois enfants, une propriété située à Avallon et à Magny pour un prix de 121 959,21 euros ; que le prix de vente, qui a permis de désintéresser un créancier hypothécaire de 1er rang qui avait engagé une procédure de saisie immobilière, a été payé par la SCI au moyen de fonds donnés par M. X... à ses enfants par acte notarié du 25 février 2002 ; que le Trésor public invoquant une créance à l'encontre de M. X... , l'a assigné ainsi que la SCI du Moulin des Isles, en inopposabilité de la vente du 30 juillet 2002 sur le fondement de l'article 1167 du code civil ; Attendu que M. X... fait grief à l'arrêt attaqué (Paris, 14 mars 2007) de déclarer inopposable au Trésor du 15ème arrondissement de Paris, la vente notariée le 30 juillet 2002, au profit de la SCI du Moulin des Isles, alors selon le moyen : 1°/ qu'en déclarant cette vente inopposable sans rechercher si n'était pas exclusif de toute fraude le but légitime poursuivi par la vente , consistant eu égard à l'état de santé de M. X..., à transmettre la propriété du bien situé à Avallon à une société civile immobilière familiale et à désintéresser la BNP Paribas, créancier inscrit en premier rang, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article 1167 du code civil ;
  • 29. 2°/ qu'en ne recherchant pas si le fait que le prix de vente de l'immeuble ait été adressé à la BNP , créancier inscrit en premier rang n'avait pas permis à M. X... de désintéresser ce créancier qui avait d'ailleurs initié une procédure de saisie immobilière, la cour d'appel qui s'est bornée à considérer ces circonstances comme étant indifférentes pour la solution du litige, a privé sa décision de base légale au regard de l'article 1176 du code civil ; 3°/ qu'en déclarant cette vente inopposable au Trésor public, qui n'était pas investi des droits particuliers sur le bien , motifs pris de ce que M. Michel X... a commis une fraude paulienne à l'égard du Trésor, en procurant par donation des fonds à ses enfants pour leur permettre d'acquérir par le biais d'une SCI, le bien de leur père exonéré du passif hypothécaire, sans établir l'insolvabilité du M. X..., la cour d'appel a inversé la charge de la preuve et a privé sa décision de base légale au regard de l'article 1167 du code civil ; Mais attendu d'abord qu'ayant relevé, que M. X... avait donné des fonds à ses enfants pour leur permettre d'acquérir par le biais d'une SCI constituée avec leur mère, le bien de leur père, exonéré du passif hypothécaire, et qu'il avait fait échapper au gage du Trésor à la fois les fonds donnés aux enfants et le bien, alors qu'il faisait l'objet de poursuites fiscales depuis décembre 2001, pour les impôts des années 1998 et suivantes, de telle sorte qu'il avait, avec la complicité de ses enfants, porté préjudice sciemment aux droits du Trésor, la cour d'appel a, sans encourir les griefs du moyen, caractérisé la fraude paulienne ; ensuite qu'ayant par motif adopté, relevé que le Trésor public avait inscrit une hypothèque provisoire sur l'immeuble, l'action paulienne pouvait être accueillie indépendamment de toute exigence d'insolvabilité du débiteur, dès lors que l'acte critiqué rendait inefficace le droit particulier dont était investi le créancier sur les biens vendus, de sorte que la cour d'appel n'avait pas à effectuer la recherche invoquée à la troisième branche ; que le moyen n'est pas fondé ; 29 ACID BREST PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne la société du Moulin des Isles et M. X... aux dépens ; Vu l'article 700 du code de procédure civile, rejette la demande de la société du Moulin des Isles et de M. X... ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du onze juin deux mille huit. Lien vers l’arrêt : http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&id Texte=JURITEXT000019001902&fastReqId=234932602&fastPos=1
  • 30. Contentieux de l’Union Européenne 30 ACID BREST Session 1 2013/2014
  • 47. Lien vers l’arrêt : http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf;jsessio nid=9ea7d0f130d5eb4f4f8b006d4c3bb304f6074c2cbe44.e3 4KaxiLc3eQc40LaxqMbN4ObhaQe0?text=&docid=142607&p ageIndex=0&doclang=fr&mode=lst&dir=&occ=first&part=1& cid=186582 47 ACID BREST
  • 48. 48 ACID BREST Session 2 2013/2014
  • 63. Lien vers l’arrêt : http://eur-lex.europa.eu/legal-content/ FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:62010TJ0137&from=FR 63 ACID BREST