Le magazine des années étudiantes
                                                    #146 février 2010
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                                                                        Cinéma
                                  ...
Cinéma.                      par Déborah Julhés                                                                           ...
Cinéma dvd.                                  par Jean michel cathelotte et Jonathan guez                                  ...
musique.                            par anne Boyer                                                                        ...
musique.                          par alexandre Dubois                                                                    ...
musique.                  par alexandre Dubois                                                                            ...
BOuquin.                           par Jonathan pretro                                                                    ...
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  1. 1. Le magazine des années étudiantes #146 février 2010 www.planetecampus.com Beauté : Un maqUillage glamoUr Mode: Prêt PoUr le ski Musique : VV Brown from paris with love : les américains débarquent àmag / février campus paris
  2. 2. Sommaire Cinéma 04 tRavolta fait son Ménage musique 08 vv BRown Musique 10 les chansons de luke 17 Bons Plans idf Beauté 22 un Maquillage glaMouR soCiété 30 violences dans les écoles 8 erasmus 31 les aventuRes de Yass Formation 32 les foRMations ingénieuR Edito mars…avec l’hiver qui fut mordant, on ne l’aura pas volé notre printemps. Hiver difficile, marqué par le froid et les cataclysmes. mais, et c’en est toute la beauté, mars accourt et réjouit, et annonce le redoux. et, puisqu’il est question de regain, mars est également le mois des combats. cela commence le 8 mars, avec la journée de la femme, journée semblant bien chiche en regard des inégalités persistantes mais qui reste un moment primordial pour raviver le débat. puis, le 20 mars, ce sera la journée de la francophonie et l’occasion de fédérer les populations autour de la 5 culture francophone. L’occasion aussi, on l’espère, de valoriser les cultures afro-antillaises, que l’on évoque ces terres autrement que par le prisme des catastrophes naturelles. enfin, le 17 mars, puisque le combattant a besoin de se détendre, ce sera la fête de la saint-patrick. en vert, couleur de l’espoir… 56 rue gabriel Péri - 92120 Montrouge - tél. 01 55 58 13 40 - redaction@campusmag.fr - fax. 01 55 58 13 49 directrice de la publication Johanna Naon secrétariat Lydia faribault l.faribault@campusmag.fr ont participé à ce numéro :céline escouteloup, Jean michel cathelotte, mélissa idbazzi, Jonathan guez, antoine ginekis, Jonathan pretro, marion Odot, Laurent simon, françoise Krief, Diane Leprince, marielle cro, Diane Leprince, sarah riahi Publicité publicite@campusmag.fr Pôle culture : guillaume courchay g.courchay@campusmag.fr Pôle orientation : patrick assouline p.assouline@campusmag.fr, rémi caparros, remi@campusmag.fr Pôle grande consommation : amouyal Julia j.amouyal@campusmag.fr, frédéric Hérout; fred@campusmag.fr Maquette scOB maket@campusmag.fr impression partenaires graphique ©cara e. petrus / photo getty image Dépôt légal à parution. Toute reprodution d’articles, d’annonces, publicités est formellement interdite et engage les contrevenants à des poursuites judiciaires.La rédaction décline toute responsabilité du contenu éditorial des magazines campus mag, c ampus mag culture, campus mag Lycée campusmag est édité par 2NK meDias, s.a.r.L au capital de 90 000 euros. gérante : Johanna Naon issN 1267-7876.
  3. 3. Cinéma. par Déborah Julhés Cinéma photos : eric caro © 2009 europacorp - m6 films – Grive productions – apipoulaÏ prod photo : rico torres © 2009 europacorp - m6 films – Grive productions – apipoulaÏ prod From Paris with love de Pierre Morel avec John Travolta, Jonathan Rhys Meyer, Kasia Smutniak … soRtie nationale : le 17 févRieR TravolTa faiT le ménage dans Paris. f rom Paris with Love : une recette efficace entre une vraie mission, et un vrai partenaire, Charlie Wax (John action et humour. Travolta), qu’il récupère le jour même à l’aéroport. Mais pour fatale pour l’humour et Die Hard pour les rythmes soutenus), tution, le scénario de From Paris…s’intéresse au sujet sensible Le réalisateur Pierre Morel reste, avec From Paris James, la confrontation aux méthodes musclées de cet agent su- entre course-poursuite en voiture et fusillades à gogo. Wax et du concept de martyr mais en évitant de tomber dans un aspect with love, dans la même lignée que Taken : ac- rentraîné ne sera pas de tout repos. Reese n’ont pas l’humour et les réparties de Martin Riggs et Ro- trop moralisateur qui aurait rendu le film trop lourd. Il remplit teurs américains qui vont faire un peu de mé- ger Murtaugh, mais ils s’en rapprochent. son contrat de film d’action à l’état pur et de divertissement. nage dans les rues de Paris. Alors que son pré- Malgré un scénario quelque peu bancal, le film fonctionne plu- Comme pour Taken, Luc Besson est scénariste et producteur cédent film était plutôt solitaire, le réalisateur français se penche tôt bien, surtout grâce au duo d’acteurs. La classe de Jonathan Le long métrage mêle assez bien l’humour et les aspects som- de ce film qui va à deux cent à l’heure et qui nous laisse peu de ici dans le buddy movie où il mêle action et humour. Le sexy Rhys Meyer (Match Point, Les Tudors) se marie bien avec le côté bres du métier des Forces Spéciales. Il va nous montrer le côté temps pour nous reposer. La formule avait plutôt bien marché Jonathan Rhys Meyer et l’explosant John Travolta se partagent fougueux de John Travolta (pour ne citer que Pulp Fiction et sale du métier, alors que James Reese s’attend plus à être James (Taken est le plus gros succès français jamais réalisé sur le sol le haut de l’affiche de ce film qui fait passer Taken pour un film dernièrement L’attaque du métro 123). D’ailleurs, pour le film, Bond que Jack Bauer, il va être assez surpris de devoir se salir américain) pour son précédent film. On peut lui souhaiter la à l’eau de rose. l’acteur de Pulp Fiction s’est amusé à aborder un look décalé en autant les mains. même fin pour From Paris with love. phase avec son personnage d’accro à la gâchette. Comme dans Alors que dans son précédent film, il se penchait sur la prosti- James Reese (Jonathan Rhys Meyer) travaille comme assistant le film, Travolta, habitué des films d’actions, apprend les ficel- personnel de l’ambassadeur américain à Paris. Fort de cette position d’« insider », il se voit parfois contacté par les Forces les du métier au novice Jonathan Rhys Meyer, plus éduqué aux costumes qu’aux revolvers. « La classe de Jonathan Rhys Meyer (Match Point, Spéciales, à qui il rend quelques menus services. Une vraie frus- tration pour lui qui se rêve en James Bond, et qui ne demande Le film est rythmé par des scènes d’actions explosives réalisées avec beaucoup de talent. Le film est chargé de clins d’œils aux Les Tudors) se marie bien avec le côté fougueux qu’à sortir de l’ombre pour jouer les gros bras. Alors que se pré- pare un sommet international, le miracle arrive : on lui confie films d’actions (James Bond pour le titre) et certaines scènes nous rappellent les films américains des années 80-90 (L’arme de John Travolta » / campus mag février février campus mag /
  4. 4. Cinéma dvd. par Jean michel cathelotte et Jonathan guez Cinéma dvd se cherchent dans Los angeles . il fait s’entrecroiser lovelY Bones les destinées d’une multitude de personnages de tout leBanon 3 février Drame de guerre israélien de Drame/Thriller âge. incarnés par l’un des plus beaux castings des deux Samuel Maoz U.S.A. dernières décennies. voici un film qui ne manque pas Avec Yoav Donat, Itay Tiran, Oshri Cohen... De Peter Jackson de rebondissements ! valentine’s Day est une comédie mai 1982, guerre du Liban. shmulik fait Avec Mark Wahlberg, Rachel pluri-générationnelle qui entrecroise une multitude partie du premier tank israélien à entrer Weisz, Susan Sarandon, Stanley de situations et de personnages aux caractères bien au Liban. avec trois autres soldats qu’il ne notoRious B.i.g ultiMate gaMe Tucci, Michael Imperioli, Saoirse trempés : amoureux transis et célibataires endurcis, connaît pas, il va devoir obéir aux ordres. Réalisé par george tillman Jr action/anticipation Ronan… couples âgés, coups de foudre enfantins et premier et si possible survivre. avec Jamal woolard, angela u.s.a. 0 février rendez-vous adolescent… une farandole de stars anime Dans ce film de guerre atypique, nous Bassett de Mark neveldine Brian tay- Depuis qu’elle a été assassinée, la jeune susie observe ce projet qui se révéla tout aussi attractif pour ceux qui restons 1 h 20 aux côtés des soldats, enfermés dans le tank. dvd : sortie le 17 février (fPe) lor avec gérard Butler, Michael le monde depuis son entre-deux-mondes onirique : avaient déjà tournés avec le réalisateur: «garry n’aspire etouffant mais intéressant, le réalisateur tente de nous faire re- christopher Wallace est un c. hall, amber valletta… comment ses parents tentent de s’en remettre, alors qu’à une chose: raconter une belle histoire et faire vivre son expérience, où la petite histoire rejoint la grande. mais jeune garçon issu des quartiers Dans un futur proche, des que son corps n’a pas été retrouvé et qu’ils ignorent rire les gens. et il y excelle.» a déclaré Julia roberts. la force du film est aussi sa faiblesse : la vision d’une guerre est malfamés de Brooklyn, qui gamers télécommandent des qui l’a tuée et comment son meurtrier, un voisin, conti- pour ceux qui n’avaient pas encore travaillé avec lui : un peu restreinte lorsqu’on ne la regarde qu’à travers un canon. a choisi pour s’en sortir de condamnés à mort dans un jeu nue sa vie tranquillement… Le réal de la trilogie du «participer à son film s’est imposé à nous tous comme dealer du crack. Obsédé par violent et mortel, slayers ; s’ils seigneur des anneaux, adapté, avec spielberg à une évidence.» en témoigne Jennifer garner. De belles l’argent, son business prend de survivent à 30 parties, ils seront la production, « La Nostalgie de l’ange » d’alice déclarations pour un film dont le message est sans une exécution oRdinaiRe l’ampleur, au point de se faire libérés. Kable n’est plus qu’à 3 sebold ; voilà une grande œuvre. un film fort, émouvant doute de croire en l’amour, même si cela comporte de 3 février prendre par la police à même victoires de la liberté. crétine et et éprouvant ! nombreux risques… Drame français de Marc Dugain pas 20ans. a sa sortie de prison, pleine de défauts, cette pseudo- Avec André Dussollier, Marina Hands, il tente d’utiliser son don pour révision de running man sous Edouard Baer... les lyrics pour percer dans la acide, par les créateurs de Hyper anvil sheRlock une jeune femme médecin qui tente musique et oublier la drogue. Tension, n’en est pas moins Réalisé par Sacha Gervasi holMes désespérément de tomber enceinte avec lancée… voici l’histoire d’un aussi jouissive qu’efficace. Acajou Films / Zootrope Films Action son mari n’est pas vraiment appréciée de destin tragique, qui raconte avec dvd/BR-d tf1 vidéo. vost/vf Documentaire U.S.A./G.B. son service : elle pratique le magnétisme. justesse comment deux stars du 5.1/dts, 16/9. B. ann., doc., a l’âge de quatorze ans, steve De Guy Ritchie Nous sommes à moscou en 1952, et il hip-hop ont disparus . c. audio (BR-d : + docs, m. of, «Lips» Kudlow et son meilleur Avec Robert Downey Jr., Jude n’est pas vraiment conseillé de sortir du lot. Les temps sont en entretiens). ami robb reiner fondent leur Law, Rachel McAdams, Mark effet dans la crainte constante de l’oppression communiste. un groupe de heavy metal aNviL, Strong… jour, on vient l’arrêter. morte de peur, elle ne s’imagine pas que qui va influencer de nombreux 3 février son prochain patient sera... staline. groupes tels que metallica, slayer et anthrax. au début Holmes Watson… une équipe Nous plongeons avec intérêt dans cette histoire véridique des années 80, les membres de anvil sont considérés imbattable ! pourtant, quand inspirée du livre éponyme, où les acteurs sont merveilleux de comme «les demi-dieux du heavy metal canadien ». le meurtrier qu’ils viennent de capturer annonce qu’il réalisme. Ça sent les césar. malheureusement, leur gloire n’est que de courte reviendra d’entre les morts pour terminer son oeuvre, durée… vingt- cinq ans plus tard, le groupe, resté et le fait… Nos amis entament une enquête qui pourrait inconnu, continue de rêver de gloire et de fortune. a bien les dépasser. action, suspense et humour sont i love You PhilliP MoRRis 50 ans, Lips et robb décident de tenter une tournée au rendez-vous de ce film très réussi qui, eNfiN, 0 février en europe : résultat catastrophique. puis, ils sortent montre Holmes et Watson tels qu’ils étaient écrits : des Comédie américaine de Glenn Ficarra, nuMeRo 9 John Requa leur treizième disque, mais sans soutien de label, ils hommes de réflexion eT d’action ! Le meilleur film de animation voYage sous distribuent eux-mêmes leur album aux fans. voici une ritchie depuis snatch. Avec Jim Carrey, Ewan McGregor, Leslie u.s.a. les MeRs 3d docufiction qui ne manque pas d’autodérision, ni de Mann... de shane acker documentaire crédibilité ! plusieurs stars du « hard-rock » se sont Basé sur une histoire vraie, ce film avec (voix v.o.) elijah Wood, france / u.s.a. raconte l’épopée incroyable d’un texan Jennifer connelly, John c. reilly, de Jean-Jacques françois prêtées au jeu lors d’interviews en disant à quel point, couRsieR le groupe anvil, les ont influencées dans leur travail. qui, marié et père de famille, subit un martin Landau… Mantello 2 février Comédie française ici, humour et cliché sont au service du rock. alors si grave accident de voiture. après s’en être Dans un monde post-apocalypti- avec (narration) Marion d’Hervé Renoh vous aussi, vous avez loupé votre carrière de musicien, sorti par miracle, il décide de changer de vie... il sera gay et que, où les machines ont décimé cotillard Avec Michaël Youn, Géraldine dites-vous que le plus important, c’est de ne pas arnaqueur aux assurances. les humains, 9 poupées de tissu a travers le voyage d’une tortue Nakache, Jimmy Jean-Louis... s’arrêter de rêver. Légèrement décalé, « i love you phillip morris » nous plonge miraculeusement devenues de mer, découvrez un monde sam, petit coursier, galère essentiellement dans l’univers carcéral. Le héros rencontrera vivantes tentent de survivre. Tim féerique, fascinant et souvent financièrement. il promet à sa un autre homme, et ils seront les codétenus les plus aimants Burton et le réalisateur de Wan- dangereux. un magnifique do- copine de nombreux projets, ted et Nightwatch produisent valentine’s daY sans pouvoir avec certitude de la prison. Touchant mais longuet, ce film nous surprend par cumentaire produit, à l’origine, l’incroyable inventivité d’un homme qui, par amour, devint le ce magnifique conte sombre, pour les salles imaX, par des en salle le Février 200 les accomplir. Lorsqu’un client génie de l’évasion, quitte à ridiculiser le Texas... amusant. et pourtant optimiste, où acker spécialistes du genre, sous Un film de Garry Marshall avec suspect lui propose un gros adapte son propre court mé- le parrainage de Jean-michel Julia Roberts, Jessica Alba, pourboire pour une course, il accepte sans se douter trage. une pure merveille. cousteau. Jessica Biel, Ashton Kutcher, qu’il va passer la pire journée de sa vie... dvd/BR-d snd/M6 vidéo. dbl. dvd/BR-d wild side video. Jennifer Garner a mi-chemin entre la comédie et le film d’action, vost/vf 5.1 (dts pour BR-d), vf dts 2.0, 16/9. le choix La saint valentin, revient une coursier possède une énergie folle. michael Youn s’est 16/9. court métrage original, entre les versions 2d et 3d, 4 fois par an. Que ça vous plaise... - un peu - calmé et les acteurs secondaires s’en sor- docs, sc. coupées, c. audio (BR- paires de lunettes, m. of, fiches, ou non… grand maître de la tent d’autant mieux. Le rythme s’essouffle légèrement d : + docs et entretiens). b. annonces. comédie romantique, réalisateur du célèbre pretty vers la moitié du film, mais on en sort tout de même le Woman, garry marshall sonde les cœurs qui, ce jour-là, sourire aux lèvres. / campus mag février février campus mag /
  5. 5. musique. par anne Boyer musique même l’obsession. J’étais véritablement obsédée par la musique, Comment as-tu préparé ton album ? je lui étais totalement soumise, comme une esclave ! Je ne pouvais Oh, j’écris vraiment comme cela vient, quand j’en ai envie, quand tout simplement pas faire autre chose de ma vie. La musique me je sens l’inspiration. J’ai écrit cet album en une semaine, c’était tel- rend heureuse. J’ai appris à attendre le succès et les opportunités, lement rapide ! J’ai vécu ça comme une révolution. Ce rêve d’enre- en croyant ferme que cela finirait bien par arriver. gistrer s’est transformé en un album. Ça a pris environ trois mois pour tout boucler. Je suis quelqu’un de très spontané, je n’aime Tu as travaillé avec Madonna, tu as écrit pour les Pussy Cat pas trop réfléchir quand je fais de la musique. Je préfère travailler Dolls et Sugababes, et P. Diddy t’a même proposé de produire à l’instinct. Je ne voulais pas que cela soit trop planifié et calculé, ton album. Mais tu as refusé et décidé de travailler de ton côté. révisé et modifié. Je trouve ça moins naturel. Ma façon de travailler Pourquoi ? est simple : j’écris, j’écris, j’écris ! Quand ce n’est pas bon, je jette J’ai beaucoup de respect pour P. Diddy, mais nous ne sommes pas à la poubelle, et quand c’est bon, c’est dans la boîte ! C’est comme du même milieu et du même pays. Je suis anglaise et j’avais peur, ça que je suis (sourire). aux Etats-Unis, de perdre ma personnalité, de perdre celle que j’avais réussi à devenir. J’étais parvenue à me trouver, à trouver Quelles sont les chansons de ton album que tu préfères ? mon style et ma propre voie, j’étais enfin devenue V. V. Brown. En Mes deux chansons préférées sont Quick fix et Back in time. Mes travaillant avec P. Diddy, je serais devenue une diva du R’n’B. Or je deux petits frères jumeaux de 9 ans chantent avec moi sur Quick ne suis pas comme ça, ça ne me ressemble pas. J’aime le R’n’B, mais fix, ils font les choeurs, c’est trop mignon ! tu sais, je suis une « nerd », j’aime collectionner les synthétiseurs et je ne crois pas que j’aurais été capable de faire ce que P. Diddy Tu as toujours rêvé de devenir chanteuse, et ce rêve, tu l’as réalisé attendait de moi. aujourd’hui. Est-ce que tu réalises ce qui t’arrive ? Island Record (son label) me convient beaucoup plus, car ils ont Je n’ai pas encore tout à fait réussi ! La route est longue ! produit des artistes comme Amy Winehouse, Bob Marley, U2, Flo- J’ai commencé à réaliser ce qui m’arrivait quand j’ai entendu les rence and the machine... Ce n’est pas nécessairement une question flashs incessants de tous ces paparazzis. Ça m’a fait peur, et j’ai de style musical, mais Island Record nous laisse libre de faire notre réalisé que je ne serai plus tout à fait la même, ou du moins que V. V. BROWN : propre musique, d’être ce que nous sommes. Ils ne nous disent je n’étais plus dans la même situation qu’auparavant. Et même pas comment nous habiller, quelle chanson écrire et c’est ce qui aujourd’hui, en France, il y avait tous ces paparazzis quand je fait leur qualité. Tous leurs artistes ont une personnalité très forte, suis sortie de la station de radio, ça m’a choquée et même un peu bien à eux. C’est pour cela que j’aime travailler avec eux. Je suis effrayée ! Cela crépitait de partout, je n’ai pas encore tout à fait EXPLOSIVE ! indépendante, je peux être moi-même. l’habitude, je crois ! Je suis une fille normale, je ne suis ni une star, ni une diva ! Je suis plutôt un peu geek, je n’aime pas la célébrité... ©DR Tu as eu des influences musicales multiples et variées dans ton Tout ce que j’aime, c’est la musique. enfance et ton adolescence, comme les Rolling Stones, Ruth Brown, Elvis Presley et même... Super Mario ! Est-ce qu’on peut Tu as posé récemment pour Vogue. Que représente la mode pour V. V. Brown, nouvelle révélation pop-soul britannique, débarque ça que l’on progresse et que l’on évolue. Tout ce que j’ai appris, parler de « salade composée musicale » ? toi ? Est-ce que cela t’a toujours intéressée ? enfin en France, avec un album trépidant, vitaminé et éclectique, je l’ai appris très tôt, en écoutant mes chanteurs préférés comme Oui, parce qu’en fait j’aime vraiment tous les genres de musique. Oh oui, j’adore la mode, vraiment ! J’ai toujours aimé dévorer les Travelling Like the Light. Véritable concentré de tube, cet album Aretha Franklin, B52... Je crois qu’il faut être fidèle à ce qu’on aime, et témoigner de ces magazines comme Vogue. Pour moi, je crois que c’est simplement aux rythmes endiablés est à l’image de la jeune anglaise, au look goûts divers à travers la musique que l’on fait. Quand j’étais petite, une autre manière de m’exprimer. Avant, plus je prenais confian- Vintage et coloré, qui l’a conçu. Ses mélodies efficaces et entraî- Tu as écrit ta première chanson à 5 ans ! Est-ce que tu as toujours je jouais à Mario pendant des heures et des heures, et j’adorais ça ! ce en moi, plus mes tenues étaient originales et un peu folles. nantes vous rendent accro instantanément pour ne plus vous lâ- su que la musique prendrait une place aussi importante dans ta (elle se met à fredonner la musique avec un air malicieux). J’adore Aujourd’hui, plus je gagne en maturité, plus je m’habille de façon cher. Qui se cache derrière l’élégante et pétillante V. V. Brown ? vie? ces mélodies, et j’en ai mis dans mes chansons. Il y a aussi le petit « classique ». C’est pourquoi j’adore Paris ! La mode ici est très Brushing au rouleau impeccable, un sourire aux lèvres, V. V. se li- Oui, j’ai su toute petite que c’était ce que je voulais faire pour le morceau de piano (Chopstick) que l’on apprend quand on est en- classique, très sophistiquée, et je trouve cela vraiment bien. vre en toute simplicité et nous raconte son incroyable parcours. restant de ma vie. Je l’ai compris immédiatement, j ‘étais très ma- fant. Tout le monde se reconnaît dans ces mélodies, je trouvais ça J’ai déjà posé pour le Vogue américain et le Vogue anglais, il ne ture, et cela m’a même un peu effrayée de savoir si tôt à quoi je sympa de les incorporer à mes chansons. Je voulais montrer aux manque plus que le Vogue français pour que ce soit parfait ! C’était Tu es à la fois chanteuse, compositrice, interprète, productrice me destinais ! C’était simplement une certitude que je portais en gens que j’aime plusieurs styles de musique, que je ne veux pas me vraiment génial de poser pour ce magazine, parce que pour moi, et tu joues une multitude d’instruments. Comment fais-tu tout moi, quelque chose de très spirituel, une envie, un désir que je ne limiter à un seul genre musical. On n’est pas forcé de ne faire que c’est vraiment LA bible de la mode ! J’ai pleuré de joie, c’était une cela ? pouvais ignorer. Je suis passionnément amoureuse de la musique de la pop, que du jazz, que du R’n’B etc. On peut créer une « salade expérience tellement excitante ! (rires) Je ne sais pas ! J’ai grandi dans un environnement musical. depuis toujours ! composée » et ça peut être... délicieux ! Parce que Vogue ne célèbre pas la « beauté noire ». Alors quand ils Je faisais partie d’un gospel à l’église, c’est là que j’ai appris à jouer m’ont proposé de poser pour eux, j’étais vraiment très honorée. de plusieurs instruments, et ce, dès mon plus jeune âge. Ta musique est pleine d’énergie, elle est joyeuse et festive. Mais Tu mélanges des mélodies joyeuses, des rythmes entraînants Mon style vestimentaire fait partie de moi, je me définis comme « Je n’avais pas beaucoup d’argent quand j’ai commencé à chanter, ça n’a pas toujours été facile pour toi de te faire un nom. Com- avec des paroles assez tristes, qui parlent d’amour perdu, de pei- Vintage geek chic » ! (rires) je n’avais pas les moyens de m’offrir un producteur avec qui tra- ment as-tu réussi à persévérer dans ce choix ? nes de cœur qui font référence à une histoire douloureuse. Est-ce vailler, alors j’ai dû apprendre à me débrouiller seule. C’est comme J’étais guidée par trois choses : la passion, la détermination et que cela t’a aidé à oublier ? C’était comme une thérapie, oui. Ça m’a aidé à passer à autre «je portais en moi, quelque chose de très spirituel, une chose, à sortir de cette histoire. Et je suis très heureuse maintenant, puisque ça m’a permis d’en faire un album ! C’est génial ! En fait, je trouve ça plus facile d’écrire des chansons quand je vais Traveling like the light envie, un désir que je ne pouvais ignorer.» mal. Quand tout va bien, je n’arrive pas à écrire ! (rires) AZ / universal music / campus mag février février campus mag /
  6. 6. musique. par alexandre Dubois musique les chansons Ce nouvel album est différent du précédent, surtout dans l’instru- mentation. Il y a plus de guitares sèches, acoustiques... Thomas : Oui, c’est vrai, on a essayé de ne pas prendre les mêmes réflexes d’arrangements. de luke JP : Cette histoire de guitares acoustiques, c’est aussi finalement une réaction à la fin de la tournée. Je crois que nous avions vraiment la tête comme un chaudron à la fin des concerts, même si on a adoré proposer quelque chose de très puissant, tendu, électrique et urbain. Mais nous n’en pouvions plus de faire autant de bruit (rires). On avait envie de ce côté boisé, plus humain que ce que l’on venait de faire pendant un an et demi. Quand on parle du groupe Luke, composé de Thomas, Romain, Thomas : Un disque de campagne (rires). On espère vraiment que Damien et Jean-Pierre, on pense immédiatement à l’album «La ce disque va dépasser les clivages des étiquettes et qu’on n’en par- lera pas comme d’un album rock, mais plus comme d’un album de tête en arrière», écoulé à plus de 300 000 chansons, car ce sont des chansons françaises. exemplaires, et surtout au rock français. Eh bien, le quatuor Vous avez, en fait, repris le rock par le biais de la chanson française ? revient cette fois avec un nouvel opus, qui, d’autre part, risque Thomas : Oui, c’est ça. A un moment donné, je me suis posé la ques- tion de savoir ce que je faisais. Je fais des chansons en français, mais je d’en surprendre plus d’un. Luke est de retour avec un rock n’ai jamais réellement écouté des chansons en français. Comme tout adouci, qui fait penser aux plus grandes chansons françaises. le monde, j’ai été un enfant influencé par la culture anglo-saxonne en pensant que c’était la contre-culture parfaite. Je me suis aperçu que je manquais cruellement de cette culture française et donc je Dix ans que vous faites tout toi-même, cela fait me suis penché sur la chanson française, de Souchon à Brassens, en partie de la famille du rock beaucoup au bout. Je ne dis passant par Renaud et Nougaro. Je me suis retrouvé face à un panel français, quel regard portez- pas que ce que l’on fait est de chansons extraordinaires qui racontaient toutes quelque chose, et vous aujourd’hui sur votre mieux ou moins bien que j’ai arrêté de me sentir supérieur parce que je faisais du rock. Chaque carrière ? les autres, je dis juste que génération pense être meilleure que la précédente alors qu’en fait, JP : Je ne pense pas que l’un lorsque tu essayes de ne pas nos aînés ont vécu les mêmes choses. J’ai eu besoin de repasser par d’entre nous porte vraiment paraître tropindigent aux cette case « chansons ». un regard sur le passé. gens, cela prend du temps. Thomas : Nous ne nous en JP : On sortait aussi d’une On trouve beaucoup de personnages sur cet album, des histoires sommes pas rendu compte tournée qui était assez phy- un peu tordues avec un début et une fin, comme dans les contes en fait, c’est passé très vite. sique pendant laquelle on d’Andersen, de Grimm, ou plus récemment Tim Burton... Dix ans, en termes de créa- jouait, plus de deux heures Thomas : J’ai essayé de trouver de nouvelles images dans mes tex- tion, cela reste un très court par soir, un répertoire avec tes, de créer des personnages, de raconter des histoires, d’être plus terme. un angle très rock (pronon- proche du conte. Je n’ai pas voulu me la jouer poète abstrait et j’ai JP : Nous pensons plus au cer « wrock », ndlr), plus essayé d’écrire des phrases moins compliquées. Je n’ai pris que des fait de passer un cran à cha- tout le côté extra musical personnages ancestraux, totémiques, comme le clown ou Faustine que nouvel album. qu’implique une tournée. (référence à Faust, ndlr), et de les remettre au goût du jour. Thomas : On portera vrai- Nous n’avons jamais réussi à ment un regard lorsqu’on écrire et composer en même Le titre de l’album, D’autre part, c’est justement une référence à sera morts (rires). Nous temps. tous les changements que vous avez opérés, de l’instrumentation sommes dans le concret, on avance pas à pas, de manière artisanale. Thomas : Je suis assez pudique aussi, ce qui est étrange pour un aux textes ? Je pense qu’on porte plus un regard modeste sur le futur. On veut chanteur, mais je ne peux pas travailler avec des gens autour qui Thomas : Je me suis rendu compte que tu cherches toujours à es- défendre nos chansons, et on pense déjà aux prochaines. peuvent m’entendre. J’ai besoin d’une intimité totale. sayer de faire quelque chose de radicalement différent, et qu’au bout du compte, cela ressemble vraiment à ce que tu as fait avant (rires). Vous avez clos votre dernière tournée fin août 2008. Vous revoilà C’est votre cinquième disque : quatre albums studio et un live. JP : Tu as l’impression d’avoir fait la révolution, mais en fait non un an et demi plus tard avec un nouvel album... vous en avez mis Etes-vous prêts à attaquer une nouvelle décennie ? (rires). On met un orgue sur un couplet, une guitare acoustique ou du temps ! JP : Tu arrêtes avec tes décennies (rires). On a surtout envie de faire une mandoline, et on a l’impression que c’est énorme, mais vu de JP : Après la tournée, on a pris nos distances les uns par rapport aux des concerts, car ce nouvel album, ces nouveaux morceaux, n’ont l’extérieur, c’est juste le même truc que d’habitude avec des instru- autres. De plus, comme Thomas est celui qui écrit, il lui faut une pé- pas encore existé en live. Ils ont été construits touche par touche, ments différents. riode d’éloignement pour se coltiner ses pages blanches tout seul. Et piste par piste, de façon assez précise, comme un vrai travail d’hor- Thomas : Donc voilà, c’est d’une part et d’autre part (rires). nous nous sommes retrouvés début 2009 pour voir ce que Thomas loger ou d’orfèvre. J’ai donc hâte de les répéter pour les entendre JP : Les deux parts ne sont pas si éloignées finalement (rires). avait dans son sac, le déballer et le faire nôtre. vraiment nous-mêmes, avec du volume, tous les quatre dans une Thomas : A partir du moment où tu essayes d’écrire des textes pas même pièce, avant même le public. trop bêtes, de faire une musique pas trop débile, et quand tu fais « On espère vraiment que l’on parlera de ce disque ®Richard la tête en arrière comme d’un album de chansons » Jive Epic / Sony Bmg 0 / campus mag février février campus mag /
  7. 7. musique. par alexandre Dubois musique Gush va vous Dans Gush, il paraît qu’il y a quatre meneurs... cet album, il y en a pas mal de cette trempe. On s’est fait un petit trip C’est ce que tout le monde dit (rires), mais jamais nous ne nous guerrier (rires), même si ce n’est pas ce qui ressort majoritairement sommes dit cela. Il se trouve que nous sommes quatre auteurs-com- sur le disque. C’est Vincent qui a écrit Big Wheel, et c’est un ovni. positeurs et que nous chantons tous. Effectivement, chacun de nous Cela parle de notre vision de la vie, de la grande roue du destin, gicler pourrait faire un disque en solo, ce n’est pas ce que nous voulons. des karmas... C’est pour cela qu’on a voulu mettre ce morceau en Nous composons chacun dans notre coin et ensuite, on montre ce premier. qu’on a fait aux autres et tout le monde apporte sa patte au morceau. Il n’y a pas de règle, chaque morceau vient un peu de chacun de Il y a ce style un peu tribal sur le premier morceau, mais ensuite nous. Cela peut prendre une heure ou une nuit, mais le mieux, c’est cela change. Chaque titre possède un style différent, un style qui lui à la figure quand cela sort d’un seul jet. est propre. Finalement, c’est quoi le style de Gush ? Nous sommes vraiment fans de plein de musiques différentes. Par D’où le nom du groupe, Gush, qui signifie « jaillissement » ? exemple, Vincent est parti en Afrique faire une tournée avec un maî- C’est vrai que lorsqu’un morceau sort d’un jet, c’est plus frais. C’est tre de balafon et il l’a accompagné un peu partout. C’est le genre de un seul moment unique et c’est génial. Et nous avons choisi ce nom choses qu’on aime faire. On s’inspire de beaucoup de musiques du parce qu’il symbolise l’énergie, ce qui jaillit comme un geyser. Quel- monde entier et cela se ressent. On aime bien la musique black soul que chose qui gicle à la figure. des années 70 à 90, on en a comme disques de chevet (rires). On aime aussi des groupes comme les Beasty Boys, les Beatles et AC/DC, Dans Gush, il y a les deux frères, le cousin des deux frères et le cou- ou des artistes comme Gainsbourg ou Mozart. Yan écoute beaucoup sin du cousin. La musique en famille, ça se passe comment ? de hip hop et d’autres nouveautés. C’est très éclectique et on essaye (rires) Avec mon frère Vincent, le batteur, j’ai vraiment un rapport d’en faire un mélange qui colle à la pop. fraternel complice, c’est-à-dire qu’on a les mêmes envies, nous som- mes sur la même longueur d’onde. Et comme on a toujours habité Toujours dans la surprise, le titre de l’album, Everybody’s God. ensemble, encore aujourd’hui, on peut dire qu’on vient du même Cela annonce la couleur... milieu. On se connaît très bien et lorsque quelque chose ne va pas, Dans le groupe, nous sommes tous un peu en quête, on travaille « Dans le groupe, nous sommes tous un peu en quête » on se le dit tout de suite et sans pincettes. Mais on s’entend tous beaucoup sur nous-mêmes. D’ailleurs, Big Wheel représente bien très bien. cet état d’esprit. Tu sais, c’est dur d’être 24h/24 ensemble et d’essayer de s’harmoniser quand chacun veut amener son point de vue. Nous Des anecdotes familiales ? essayons donc de nous élever sur tous les plans, de nous appréhen- Toujours avec mon frère (rires), lorsqu’on joue rien que tous les der. Les chansons parlent de cela… d’où le titre de l’album car je deux et que nous improvisons, parfois on part sur un même délire pense que chaque personne a ce désir en elle, celui de se grandir rythmique (il imite le bruit d’une batterie). Alors là on s’arrête, on spirituellement. Et par ailleurs, parce qu’il faut bien l’avouer, quand Romain Chassaing se regarde et on éclate de rire. C’est surprenant d’apercevoir d’un tu nous vois sur scène, c’est comme si tu voyais arriver quatre dieux coup cette ligne directrice commune qui ressort, quand on joue la vivants (rires). même chose au même moment. C’est assez cool. Mais il y a d’autres moments où on s’engueule. Par exemple, un jour quand nous étions gamins, on s’engueulait pour des conneries et il a donné un coup dans ma guitare qui est tombée et qui s’est cassée. Je suis devenu fou Alors que trois Gush sur quatre sont en vacances, c’est Xavier, et je lui ai fait mal, il est parti en rampant (rires). everybody’s god le chanteur principal du groupe, que j’ai le plaisir de rencontrer. Justement, Vincent et toi, encore, il paraît que vous avez été castés cinq 7 / Wagram pour partir sur la première tournée de Emma Daumas ? Si vous ne connaissez pas encore Gush, préparez-vous car ces a s PRoPose s Oui c’est vrai (rires). Mais comment sais-tu ça ? C’était il y a sept quatre musiciens vont jaillir dans les bacs d’ici peu. Dix ans de ou huit ans, nous avions déjà notre groupe, nous sortions tout juste caMPus vou sique du Mois de l’Ecole et on disait à nos parents que nous voulions faire de la PlaYlist MuisiR de vos musique déjà et une moyenne d’âge de 28 ans, Xavier, Vincent, musique. Du coup, ils avaient peur pour nous et notre avenir. Jouer PouR le P: a l Yan et Mathieu ont trouvé leur style musical. Très prolifique, le avec Emma (Daumas, ndlr) les a rassurés, car cela nous a permis de oReilles kidjo - petite fleur angelique devenir intermittents du spectacle, de vivre une tournée profession- rning after on timbaland - mo n - emilie sim fleur de saiso groupe aimerait sortir un à deux disques par an, voire même nelle dans de vraies conditions et d’apprendre énormément, même vv Brown - Leave charlotte ga insbourg - He aven si musicalement, ce n’est pas notre période la plus enrichissante. plutôt des EP. Composer, enregistrer, mixer et sortir les mor- Nous n’avons pas joué sur le disque, uniquement sur la tournée. Potishead - gl ory Box can wait o te - pour un Beautiful Tang coeur de Pira hindi Zahra - ceaux dès le lendemain. En attendant, découvrez Everybody’s Parlons un peu de votre album, Everybody’s God, et surtout du infidèle God, la claque de ce début d’année et mon gros coup de coeur. - Do for love premier morceau, Big Wheel, qui est très surprenant. Une entrée sabrina starke astarke) rin en matière puissante, presque tribale... yspace.com/sab (http://www.m C’est vrai (rires). Sur les vingt titres que nous avions composés pour 2 / campus mag février février campus mag / 3
  8. 8. BOuquin. par Jonathan pretro . par anne Boyer vOYaGe les contes la licoRne, MacaBRes toMe 3 : les eaux d’edgar allan Poe, illustré noiRes de venise par Benjamin lacombe, chez de Mathieu gabella et N ROCKS ! soleil, 27,50 euros anthony Jean, chez delcourt, il fallait l’oser. s’attaquer à un 13,95 euros LONDO monstre sacré tel qu’edgar alors que l’espèce humaine allan poe en a rebuté plus est menacée par un poison d’un. plus que courageux, le nommé vermine, ambroise téméraire et non moins ta- paré chirurgien et anatomi- lentueux Benjamin Lacombe ste français du Xvie siècle, illustre dans Les contes ma- considéré comme le père de cabres une dizaine d’histoires la chirurgie moderne – part à du grand maître de la littéra- ture fantastique. au menu, on la conquête du seul remède pouvant contrer ce mal abso- pour ceux qui ne connaitraient pas encore la ville la plus hype du moment, ceci est retrouve notamment Le chat lu: la corne de licorne. après pour vous : votre guide du routard sous le bras, sautez dans un eurostar, et partez noir, Bérénice et La chute de avoir rencontré le redoutable à l’assaut, de jour comme de nuit, de l’envoûtante et trépidante capitale britannique, la maison usher. appuyé par Kraken, il rejoint ses amis un récit de génie qui n’a plus à venise pour une énième j’ai nommé Londres... O aucun secret pour personne, empoignade avec l’ennemi. le graphisme prend une Troisième opus d’une série n ne découvre pas Londres en une fois. Patrie du célèbre de la relève de la garde devant Buckingham Palace, résidence officielle dimension surnaturelle et captivante en plein cœur de la Harry Potter, du chapeau melon de Sherlock Holmes, cen- de Sa Gracieuse Majesté la reine Elisabeth II. fantastique dans tous les sens renaissance. tre culturel et musical incontournable mais aussi siège de Pour les demoiselles à qui des envies frénétiques de shopping donnent du terme. la très conventionnelle monarchie anglaise, Londres offre des fourmis dans les jambes, Londres devrait satisfaire votre appétit mille visages, tous plus stimulants et dépaysants les uns des autres ! au-delà de vos espérances : outre l’incontournable Oxford Street, où Cette ville cosmopolite, mégapole de tous les contrastes où se côtoient vous trouverez vos boutiques branchées préférées et où vous passerez sans complexe le moderne et l’historique, l’avant-gardisme et le rétro, des heures à explorer, rayon par rayon, les trésors dont regorgent le est sans conteste le rendez-vous privilégié de la jeunesse européenne cultissime Top Shop, vous pourrez aussi dénicher des fringues Vintage en quête d’excentricité, de culture et de divertissement. à faire pâlir d’envie vos copines dans les nombreuses charity shops où Le jour, vous pourrez satisfaire votre soif de culture en usant vos les friperies de Brick Lane... eR Black Butl semelles dans les innombrables musées et galeries qui foisonnent à Une fois les magasins fermés, et le soleil couché, un rituel anglais ty- , 6,50 euros pique et sympathique s’impose : le « pub crawl », en français la tour- so, chez kana Londres : la National Gallery, le British Museum, la Tate Modern, le de Yana tobo de majordom e. Victoria and Albert Museum, la National Portrait Gallery pour ne ci- née des pubs entre amis. Chacun paie sa tournée, et on goûte avec un drôle sebastian est ne grande bonheur à l’atmosphère si particulière de ces lieux de rencontre par n héritier d’u ter qu’eux. Et pour ne rien gâter, ces trésors culturels sont en majorité au service d’u e, excellence, où on laisse son origine sociale au placard. blesse anglais gratuits. famille de la no x da ns de nombreu Londres, c’est aussi la ville des comédies musicales, ces music hall qui celui-ci excelle nventionnels jouent à guichets fermés tous les soirs et qui régalent les spectateurs à fait co Pour ceux que les peintures et les momies rebutent, pas de panique! domaines tout ment par leur programmation éclectique et d’une qualité qui n’est plus à ne, mais égale Londres, c’est tout sauf l’ennui. On vous conseille de monter à bord comme la cuisi dans d’autres pour le moins diaBles sucRés des fameux bus rouges à deux étages pour découvrir les grandes ar- prouver. Grease, Mamma Mia, West Side Story, tous les classiques y ts sont donnés. mme… les ar tères de cette ville vibrante et surprenante. Rien de mieux que flâner particuliers co rps et âme de clément Baloup et Mathieu Jiro, chez gallimard, un peu le long de la Tamise, jeter un oeil au fameux Globe Theatre, Indispensable rituel dominical londonien : Camden Town, berceau de martia ux. Dévoué co vra faire 16,50 euros la culture punk anglaise, ses marchés et ses puces, qui vaut vraiment le sebastian de où un certain Shakespeare fit ses premiers pas, et déguster un bagel à son maître, un malheur ar ri- À l’heure des grands débats autour de l’identité nationa- iosité si jamais îcheur. sur les docks! coup d’oeil pour ses vieilles bâtisses et ses rues colorées et bondées. preuve d’ingén e et pleine de fra le, la diversité occupe une place de premier choix, et ce ire divertissant Du côté du palais royal, ne manquez pas le pompeux rituel, so british, Londres c’est aussi Picadilly Circus et ses panneaux publicitaires va it… une histo n’est pas clément Baloup et mathieu Jiro qui diront le lumineux géants, Covent Garden, la galerie commerçante cou- contraire. auteurs de Diables sucrés, ces deux artistes verte populaire et cosy, ou encore le quartier de Soho, véritable mêlent dans cette œuvre : conte fantastique guyanais, Les bons pLans du RoutaRd concentré de sex-shops, de boutiques branchées et de bars gays. légendes européennes et histoires japonaises, pour un ace Hotel : 16-22, Gunterstone Rd, W14 9BU. 020-7602-6600. ace-hotel. Le plus simple reste encore d’aller voir par vous-même, de vous jeter résultat époustouflant de fantaisie et d’émotions à fleur co.uk M. : Barons. Dortoir 4-8 lits 18-29,50 £ avec ou sans douche sans retenue dans ce bouillon de culture où il fait bon vivre et qui vous de peau… Quand on vous dit que « tout le monde il est privée; doubles 53-64 £. Petit déj inclus. AJ propre, moderne, claire, et colle à la peau. Vous ne serez pas déçus et une fois de retour, vous ne beau ! » tout confort dans 4 jolies maisons victoriennes. Déco acidulée vert pomme rêverez que d’une seule chose : y retourner ! et gris métallisé très sympa. Grand jardin à l’arrière avec barbecue, et hot tub pour se délasser. Masala Zone : 9, Marshall St, W1F 7ER. 020-7287-9966. M. : Piccadilly shoRt scoRies Circus. Tlj 12h-15h30, 17h30-23h. Formule lunch 8,35 £, plats 6-12,50 £. Cantine indienne branchée pour faire un repas équilibré. Bon thali (petit de Yan lindingre, chez les Requins Marteaux, 13 euros plateau métallique) avec différentes préparations de légumes. comment définir Yan Lindingre ? irrévérencieux, foutraque et sacrément cocasse ? Oui, the social : 5, Little Portland St, W1W 7JD. 020-7636-4992 thesocial. sûrement les trois à la fois. il nous revient avec douze historiettes délirantes à souhait et dia- com M. : Oxford Circus. Tlj 12h-minuit Entrée parfois payante 5£. blement efficaces… du Lindingre en somme. une préface signée Benoît Delépine (le fameux bar-boîte sur 2 niveaux que les meilleurs DJs du moment remplissent mickaël Kael de groland magzine) couronne le tout et rajoute du piment à une recette déjà de décibels survoltés. Bonne scène alternative comme on l’aime, où se produisent de jeunes groupes un peu déjantés ! Guide Londres : Guide de conversation bien épicée. 9.90 euros anglais : 6.90 euros / campus mag février février campus mag /

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