LE CINEMA FRANCAIS                     Le cinéma en France est une véritable culture : il a ses                     revue...
-   Claude Lelouch (Un Homme et une femme, 1966)      -   Philippe de Broca (L’Homme de Rio, 1963)      -   Alain Resnais ...
en scène notamment dans La Nuit américaine de François Truffaut (1973)(tournage dune scène dhiver en plein été, tournage d...
 Les années de crise économique sont pour le cinéma français des       années de doute :   -   Retour à une inspiration l...
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Le cinema francais

  1. 1. LE CINEMA FRANCAIS Le cinéma en France est une véritable culture : il a ses revues populaires (Première, Studio) et savantes (Les cahiers du cinéma), ses librairies, ses collectionneurs, un réseau important de ciné-clubs et de ciné d’art et d’essai, ses festivals (Cannes). Les médias lui consacrent beaucoup de place. Et de même qu’un livre, un film est un objet de débat et d’analyses et les réalisateurs de film sont considérés comme des auteurs.  Ce sont les frères Lumière qui, en 1895, ont offert au publicfrançais la première séance de cinéma payante.  De l’histoire du cinéma français, on retiendra au temps du muet - la créativité de Georges Méliès (Le Voyage dans la lune, 1902), - le sens épique d’Abel Gance (Napoléon, 1926), - le goût de la provocation de René Clair (Entracte, 1924).  Le réalisme social et poétique des années 30 donnera les chefs-d’œuvre de Jean Renoir (La Grande Illusion, 1937) et surtout de MarcelCarné - Jacques Prévert (Quai des Brumes, 1938, Le jour se lève, 1939, Lesenfants du Paradis, 1945)Un acteur domine l’époque : Jean Gabin.  A la fin des années 50 et au début des années 60, la NouvelleVague va bousculer toute l’esthétique du cinéma mondial avec - François Truffaut (Jules et Jim, 1961) - Jean-Luc Godard (A bout de souffle, 1960) - Eric Rohmer - Claude Chabrol (Le Beau Serge, 1958) - Agnès Varda (Cléo de 5 à 7, 1961) - Jacques Demy (Les Parapluies de Cherbourg, 1964)
  2. 2. - Claude Lelouch (Un Homme et une femme, 1966) - Philippe de Broca (L’Homme de Rio, 1963) - Alain Resnais (Hiroshima mon amour, 1959) - Louis Malle (Ascenseur pour l’échafaud, 1957)Et une nouvelle génération d’acteurs s’impose : Brigitte Bardot, JeanneMoreau, Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Catherine Deneuve, Jean-LouisTrintignant…Le coup denvoi de la Nouvelle Vague est donné par Le Coup du berger,court métrage de Jacques Rivette en 1956, mais le rejet (rechazo) ducinéma français officiel remonte en fait à la Libération et à la découverteenthousiaste, au lendemain de la guerre, du cinéma américain. Les Cahiersdu cinéma, servent décole aux critiques qui vont bientôt semparer de lacaméra (c’est à dire que les critiques deviendront à leur tour réalisateurs).Comme nous le verrons plus loin, la Nouvelle Vague se définit par sestechniques cinématographiques révolutionnaires pour lépoque, mais aussipar ceux qui la composent. Le mouvement nest pas le fruit dune longuerecherche sur le cinéma, mais le produit immédiat dune époque et le fruitde la rencontre de plusieurs jeunes cinéastes. Il sinscrit dans le contexte historique de lépoque et traduit les mouvements de société : le début des Trente Glorieuses, les révoltes étudiantes, la guerre dAlgérie, le mouvement de libération des femmes. Le cinéma se fait miroir de lépoque. Ainsi, la saga Antoine Doinel suit de près lévolution de la société, des transformations du modèle familial (Les Quatre Cents Coups), de la jeunesse avec la modernisation des foyers (Antoine et Colette dans LAmour à vingt ans) jusquau divorce (LAmour en fuite). La Nouvelle Vague ne se limite pas à unnouveau genre cinématographique, mais se fait, par le vent de liberté quelleapporte et tout ce quelle sait représenter, linstantané dune époque.On voit apparaître une nouvelle façon de produire, de tourner, de fabriquerdes films qui soppose aux traditions et aux corporations. Linvention duNagra, magnétophone portable autonome, celle de la caméra 16 mm, légèreet silencieuse, le goût des tournages en extérieur, imposent une nouvelleesthétique plus proche du réel (il ne s’agit cependant pas de reproduire laréalité). Cette rupture entre cinéma de studio et cinéma extérieur est mise
  3. 3. en scène notamment dans La Nuit américaine de François Truffaut (1973)(tournage dune scène dhiver en plein été, tournage dune scène de nuit enplein jour, la fameuse « nuit américaine ») Par ailleurs, les réalisateurs brisent (cassent) certaines conventions, notamment les conventions de continuité. Cest ainsi que dans À bout de souffle, Godard coupe les blancs dans un dialogue. Il ne sagit pas uniquement de rompre avec une tradition parprovocation, mais bien de faire ressentir quelque chose de nouveau auspectateur, ou encore de représenter une face de la « réalité » : lessouvenirs que lon a dun moment de sa vie sont partiels, tronqués, etlorsque lon regarde un album photo, les souvenirs viennent dans le désordreavec des « sauts dans le temps ».Le point de vue du spectateur est parfois pris en considération dans le filmpar le biais de regards caméra et interpellation du spectateur,Un effet de réalisme s’instaure : le réalisateur ne cherche plus à tromper lespectateur avec du « faux vrai » mais à montrer la réalité du cinéma commeelle est, notamment, avec ses plans qui ne sont pas continus dans le tempscomme pourrait le croire ou l’oublier le spectateur, avec ses acteurs quisont là seulement pour être acteur d’un film et non acteur d’une histoire oud’un scénario et avec ses décors qui existent seulement parce qu’ils ont unpouvoir symbolique et non parce qu’ils ressemblent à la réalité. Ainsi, cemouvement ne cherche pas à reproduire la réalité comme elle devrait êtremais à montrer la réalité du cinéma comme elle est. Après Mai 1968, les préoccupations politiques et socialesdominent : Romy Schneider et Michel Piccoli, Yves Montand, GérardDepardieu, Isabelle Huppert incarnent les héros des films de - Claude Sautet (Les Choses de la vie, 1970), - Maurice Pialat (Loulou, 1980) - Bertrand Tavernier (Coup de torchon, 1981) - Costa Grava (Z, 1968)
  4. 4.  Les années de crise économique sont pour le cinéma français des années de doute : - Retour à une inspiration littéraire (Cyrano, Jean de Florette, Germinal, La Reine Margot), - Recherche d’un cinéma spectaculaire (La Guerre du feu, Le Nom de la rose, Le Grand Bleu, Nikita, Le Cinquième élément, Le Pacte des loups) - Nouvelles tendances de la comédie (Les Visiteurs, La Vie est un long fleuve tranquille, Trois Hommes et un couffin, La Vérité si je mens, Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain), - Films pour adolescents (La Boum), - Arrivée d’un cinéma féminin (Claire Denis, Laetitia Masson, Tonie Marshall), - Recherche d’un cinéma très personnel ( Desplechin, Beauvois, Kahn).Ces films regroupent souvent ancienne et nouvelle génération d’acteurs dontJean Réno, Vincent Perez, Samuel Le Bihan, Sophie Marceau, IsabelleAdjani, Sandrine Bonnaire, Juliette Binoche…

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