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Tous droits réservés - Les Echos 22/11/2013 P.Supplement
l’ampleur des déficits publics et
les coûts toujours croissants de la
prise en charge.
La souscription d’une assu-
rance dépendance garantit le ver-
sement d’une rente viagère
– quelle que soit la durée de l’état
de perte d’autonomie.
Actuellement, 1,7 million de
Français ont fait ce choix et sont
couverts par un contrat spécifi-
que en garantie principale. La
rente mensuelle moyenne est de
584 euros (chiffres FFSA).
— Angela Enriquez
leurs héritiers, la solution est de
souscrire une assurance dépen-
dance. « Il devient indispensable
de s’assurer pour les personnes qui
disposent de revenus modestes et
moyens », conseille Corine Mon-
teil, fondatrice du cabinet de
courtage Nousassurons.com.
C’est aussi la voie de la pru-
dence. Dans les vingt ans qui
viennent, la note liée à la dépen-
dance risque fort de s’alourdir
entre des revenus (retraite et
APA) en stagnation, voire en
régression, compte tenu de
moyenne, l’APA effectivement ver-
sée s’élève à 561 euros par mois.
Pourbouclerlebudget,resteàpui-
ser dans son épargne. Il faut dispo-
ser d’un capital de 80.000 euros
pour bénéficier d’une rente men-
suelle de 1.500 euros pendant cinq
ans. Seuls 15 % des Français dispo-
sent des revenus ou de l’épargne
nécessaire.
Pour les personnes dont les
moyens ne permettent pas de
faire face au surcoût de la dépen-
dance, ou pour celles qui souhai-
tent préserver leur capital pour
tence ou non d’aidants familiaux.
La première source de revenus
est bien sûr la pension retraite
– 1.200 euros en moyenne.
Les personnes dépendantes
bénéficient de l’allocation perte
d’autonomie (APA), délivrée par
les conseils généraux. Le montant
de cette allocation dépend du type
d’hébergement (à domicile ou en
établissement),dudegrédedépen-
dance (légère ou lourde) et des
revenus, mais, attention, plus ces
dernierssontélevésetplusleticket
modérateur le sera également. En
Enfin, la durée de vie moyenne en
état de dépendance est de quatre
ans, mais elle peut être beaucoup
plus longue, notamment dans le
cas de maladies psychiques.
561 euros par mois
en moyenne d’aide publique
Fort de ce constat, chiffres en
main, c’est à chacun de faire mar-
cher la calculette pour évaluer sa
capacité à faire face aux dépenses
liées à la perte d’autonomie, en
fonction de sa situation person-
nelle – revenus, patrimoine, exis-
Asoixante-cinq ans, une
personnesurtroiscourtle
risque de devenir dépen-
dant ;lamaladied’Alzheimerfour-
nissantlegrosdeseffectifs.Lebud-
getmoyenpourfairefaceàlaperte
d’autonomie est compris entre
1.800 et 3.000 euros par mois. Le
maintien à domicile est évalué à
1.800 euros. Le placement en mai-
son de retraite revient entre 1.800
et 3.000, voire 3.500 euros par
mois, selon le niveau de la presta-
tion médicalisée, le standing et la
localisation, Paris ou province.
Avec l’allongement de la durée de la vie, la question de la dépendance est devenue un vrai enjeu de société.
Chacun d’entre nous risque d’être confronté à cette problématique, personnellement ou au travers de ses proches.
S’assurercontreladépendance
ASSURANCE
Tous droits réservés - Les Echos 22/11/2013 P.Supplement
deLaBanquePostaleoud’Allianz,
qui indemnisent dès le premier
jour d’entrée en dépendance.
6) COMBIEN DE TEMPS
PAIE-T-ON SES PRIMES ?
Les primes sont payées de façon
viagère. L’assuré cesse de payer
ses primes lorsqu’il est reconnu
dépendant par l’assureur. S’il
décède avant de passer par la case
perted’autonomie,ilaurapayéses
cotisations à fonds perdu. AXA a
innové en proposant l’option rem-
boursement des cotisations, sous-
crite par un assuré sur deux, qui
rembourse les cotisations versées
en cas de décès avant 85 ans. Cette
garantie a un coût, une surprime
de l’ordre de 20 % à 30 % par rap-
port à la cotisation de base. « Nous
préférons préconiser de souscrire
un capital décès, pour un prix équi-
valent, les ayants droit percevront
un capital quel que soit l’âge du
décès,quel’assuréaitétédépendant
ou pas », rétorque Tanguy Carré,
directeur général de La Banque
Postale prévoyance. — A. E.
a
Quelles révisions tarifaires et
quellerevalorisationdesrentes?
Quels sont les services
d’assistance les plus utiles ?
Sur lesechos.fr/patrimoine
attention, la reconnaissance de
l’état de dépendance par les assu-
reurs est souvent plus restrictive
que celle des services sociaux
pour bénéficier de l’APA.
5 QUELS DÉLAIS D’ATTENTE
AVANT DE POUVOIR BÉNÉFI-
CIER DE L’INDEMNISATION ?
La plupart des contrats indemni-
sent sans délai d’attente unique-
ment en cas de dépendance d’ori-
gine accidentelle, par exemple
une chute. Ils appliquent tous un
délai de carence de trois ans en
cas de dépendance liée à une
affection neurodégénérative ou
psychiatrique, comme la maladie
d’Alzheimer. Si la perte d’autono-
mie se déclarait durant le délai
d’attente, aucune indemnisation
n’aura lieu, par contre les primes
seront remboursées. Les assu-
reurssontdavantagedivisésdans
le cas d’une dépendance liée à
une maladie fonctionnelle. Cer-
tains n’appliquent pas de délai
d’attente, comme Groupama,
Allianz ou April ; d’autres intè-
grent un délai d’un an.
Enfin, il faut savoir que la plu-
partdesassureursappliquentune
franchise de trois mois entre la
date de reconnaissance de la
dépendance par leur médecin
traitant et le premier versement
de la rente. A l’exception notable
tions cognitives sont altérées. En
général, mais les définitions sont
différentes pour chacun des con-
trats, pour la dépendance totale,
l’assuré doit être assisté pour
quatre de ces cinq AVQ, pour la
dépendancepartiellecesonttrois
des cinq AVQ qui sont requis.
Une majorité de contrats plus
anciens définissent la dépen-
dance selon la grille Aggir (auto-
nomie gérontologie groupes ISO
Ressources). Les GIR 1 et 2 corres-
pondent à un état de dépendance
lourde, les GIR 3 et 4 à la dépen-
dance partielle. Cette grille est
également utilisée pour évaluer
le degré de perte d’autonomie des
demandeurs de l’APA. Toutefois,
contrat qui est le plus fréquem-
ment souscrit par nos clients »,
indique Sébastien Merle du site
www.assurances-dependan-
ces.fr. Dans la plupart des con-
trats, la rente servie en cas de
dépendance partielle est la moi-
tié de celle qui sera servie en cas
de dépendance lourde. La majo-
rité des contrats proposent égale-
ment un capital premiers frais
(entre 3.000 et 15.000 euros selon
les contrats), qui se déclenche
lorsque la dépendance totale ou
partielle est avérée. « Dans les
faits, cette option est peu choisie,
nos clients préfèrent à budget équi-
valent une rente plus élevée »,
poursuit Sébastien Merle.
4 COMMENT L’ÉTAT DE
DÉPENDANCE EST-IL
RECONNU ?
Les contrats dernière génération,
qui se fondent sur le nouveau
label GAD de la profession, ainsi
que certains anciens contrats,
définissent l’état de dépendance
en fonction des AVQ, c’est-à-dire
en fonction de l’impossibilité
pour l’assuré de réaliser seul,
sans l’assistance d’un tiers, plu-
sieurs des cinq actes élémentai-
res de la vie quotidienne (trans-
ferts, déplacement à l’intérieur,
a l i m e n t a t i o n , t o i l e t t e e t
habillage) et/ou dont les fonc-
lité », explique David Dorn, direc-
teurdumarchésanté,prévoyance
et dépendance individuelles
d’AXA France. Parmi les 20 % res-
tants, la moitié peut adhérer
après avoir simplement répondu
à un questionnaire médical, s’il se
révèle favorable. D’autres compa-
gnies vont demander de remplir
unquestionnairemédical,decinq
à sept questions, dès l’adhésion.
En tout état de cause, si l’état de
santé présente un risque aggravé,
le médecin-conseil impose un
questionnaire ou une visite médi-
cale complémentaire. Au vu du
diagnostic, une surprime peut
être imposée, selon les statisti-
ques des risques aggravés. Elle
peut représenter entre 10 et 50 %
demajorationparrapportautarif
de base.
3 DÉPENDANCE TOTALE OU
BIEN DÉPENDANCE TOTALE
ET PARTIELLE, QUE CHOISIR ?
Sans conteste c’est la dépendance
totale qui coûte le plus cher, puis-
quelapersonneestconfinéeaulit
et qu’elle a besoin d’une assis-
tance médicale quasi perma-
nente. Mais la dépendance par-
tielle peut être onéreuse, surtout
s’il faut réaménager le logement.
« Nous préconisons de ce fait de
souscrire un contrat dépendance
totale et partielle et c’est ce type de
1 À QUEL ÂGE SOUSCRIRE ?
Plus on souscrit jeune, plus les
primes seront légères, avec une
durée de cotisation plus longue.
Le second avantage à souscrire
jeune est que l’état de santé étant
souvent meilleur, les formalités
de souscription sont simplifiées.
C’est pour cela que les assureurs
préconisent une adhésion dès
50 ans. Certains contrats autori-
sent une adhésion jusqu’à 75,
voire 76 ans, mais attention les
primes seront très lourdes.
2 QUELLES SONT LES FOR-
MALITÉS DE SOUSCRIPTION ?
Nombreuses sont les compagnies
qui simplifient le questionnaire
médical lors de la souscription.
Ainsi La Banque Postale requiert
unesimpledéclarationdel’étatde
santé, jusqu’à l’âge de 65 ans.
AG2R la Mondiale et AXA ne
posent qu’une seule question
« Etes-vous en ALD [NDLR : affec-
tion de longue durée] ? » « La
réponseestdans80 %descasnéga-
tive et permet à la majorité de nos
clientsd’adhérersansautreforma-
Les6questionsclefsàseposeravantdechoisiruncontrat
L’essentiel des
souscriptions a lieu entre
60 et 65 ans, quand on a
une bonne visibilité de sa
situation financière lors
de la retraite.

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  • 1. Tous droits réservés - Les Echos 22/11/2013 P.Supplement l’ampleur des déficits publics et les coûts toujours croissants de la prise en charge. La souscription d’une assu- rance dépendance garantit le ver- sement d’une rente viagère – quelle que soit la durée de l’état de perte d’autonomie. Actuellement, 1,7 million de Français ont fait ce choix et sont couverts par un contrat spécifi- que en garantie principale. La rente mensuelle moyenne est de 584 euros (chiffres FFSA). — Angela Enriquez leurs héritiers, la solution est de souscrire une assurance dépen- dance. « Il devient indispensable de s’assurer pour les personnes qui disposent de revenus modestes et moyens », conseille Corine Mon- teil, fondatrice du cabinet de courtage Nousassurons.com. C’est aussi la voie de la pru- dence. Dans les vingt ans qui viennent, la note liée à la dépen- dance risque fort de s’alourdir entre des revenus (retraite et APA) en stagnation, voire en régression, compte tenu de moyenne, l’APA effectivement ver- sée s’élève à 561 euros par mois. Pourbouclerlebudget,resteàpui- ser dans son épargne. Il faut dispo- ser d’un capital de 80.000 euros pour bénéficier d’une rente men- suelle de 1.500 euros pendant cinq ans. Seuls 15 % des Français dispo- sent des revenus ou de l’épargne nécessaire. Pour les personnes dont les moyens ne permettent pas de faire face au surcoût de la dépen- dance, ou pour celles qui souhai- tent préserver leur capital pour tence ou non d’aidants familiaux. La première source de revenus est bien sûr la pension retraite – 1.200 euros en moyenne. Les personnes dépendantes bénéficient de l’allocation perte d’autonomie (APA), délivrée par les conseils généraux. Le montant de cette allocation dépend du type d’hébergement (à domicile ou en établissement),dudegrédedépen- dance (légère ou lourde) et des revenus, mais, attention, plus ces dernierssontélevésetplusleticket modérateur le sera également. En Enfin, la durée de vie moyenne en état de dépendance est de quatre ans, mais elle peut être beaucoup plus longue, notamment dans le cas de maladies psychiques. 561 euros par mois en moyenne d’aide publique Fort de ce constat, chiffres en main, c’est à chacun de faire mar- cher la calculette pour évaluer sa capacité à faire face aux dépenses liées à la perte d’autonomie, en fonction de sa situation person- nelle – revenus, patrimoine, exis- Asoixante-cinq ans, une personnesurtroiscourtle risque de devenir dépen- dant ;lamaladied’Alzheimerfour- nissantlegrosdeseffectifs.Lebud- getmoyenpourfairefaceàlaperte d’autonomie est compris entre 1.800 et 3.000 euros par mois. Le maintien à domicile est évalué à 1.800 euros. Le placement en mai- son de retraite revient entre 1.800 et 3.000, voire 3.500 euros par mois, selon le niveau de la presta- tion médicalisée, le standing et la localisation, Paris ou province. Avec l’allongement de la durée de la vie, la question de la dépendance est devenue un vrai enjeu de société. Chacun d’entre nous risque d’être confronté à cette problématique, personnellement ou au travers de ses proches. S’assurercontreladépendance ASSURANCE
  • 2. Tous droits réservés - Les Echos 22/11/2013 P.Supplement deLaBanquePostaleoud’Allianz, qui indemnisent dès le premier jour d’entrée en dépendance. 6) COMBIEN DE TEMPS PAIE-T-ON SES PRIMES ? Les primes sont payées de façon viagère. L’assuré cesse de payer ses primes lorsqu’il est reconnu dépendant par l’assureur. S’il décède avant de passer par la case perted’autonomie,ilaurapayéses cotisations à fonds perdu. AXA a innové en proposant l’option rem- boursement des cotisations, sous- crite par un assuré sur deux, qui rembourse les cotisations versées en cas de décès avant 85 ans. Cette garantie a un coût, une surprime de l’ordre de 20 % à 30 % par rap- port à la cotisation de base. « Nous préférons préconiser de souscrire un capital décès, pour un prix équi- valent, les ayants droit percevront un capital quel que soit l’âge du décès,quel’assuréaitétédépendant ou pas », rétorque Tanguy Carré, directeur général de La Banque Postale prévoyance. — A. E. a Quelles révisions tarifaires et quellerevalorisationdesrentes? Quels sont les services d’assistance les plus utiles ? Sur lesechos.fr/patrimoine attention, la reconnaissance de l’état de dépendance par les assu- reurs est souvent plus restrictive que celle des services sociaux pour bénéficier de l’APA. 5 QUELS DÉLAIS D’ATTENTE AVANT DE POUVOIR BÉNÉFI- CIER DE L’INDEMNISATION ? La plupart des contrats indemni- sent sans délai d’attente unique- ment en cas de dépendance d’ori- gine accidentelle, par exemple une chute. Ils appliquent tous un délai de carence de trois ans en cas de dépendance liée à une affection neurodégénérative ou psychiatrique, comme la maladie d’Alzheimer. Si la perte d’autono- mie se déclarait durant le délai d’attente, aucune indemnisation n’aura lieu, par contre les primes seront remboursées. Les assu- reurssontdavantagedivisésdans le cas d’une dépendance liée à une maladie fonctionnelle. Cer- tains n’appliquent pas de délai d’attente, comme Groupama, Allianz ou April ; d’autres intè- grent un délai d’un an. Enfin, il faut savoir que la plu- partdesassureursappliquentune franchise de trois mois entre la date de reconnaissance de la dépendance par leur médecin traitant et le premier versement de la rente. A l’exception notable tions cognitives sont altérées. En général, mais les définitions sont différentes pour chacun des con- trats, pour la dépendance totale, l’assuré doit être assisté pour quatre de ces cinq AVQ, pour la dépendancepartiellecesonttrois des cinq AVQ qui sont requis. Une majorité de contrats plus anciens définissent la dépen- dance selon la grille Aggir (auto- nomie gérontologie groupes ISO Ressources). Les GIR 1 et 2 corres- pondent à un état de dépendance lourde, les GIR 3 et 4 à la dépen- dance partielle. Cette grille est également utilisée pour évaluer le degré de perte d’autonomie des demandeurs de l’APA. Toutefois, contrat qui est le plus fréquem- ment souscrit par nos clients », indique Sébastien Merle du site www.assurances-dependan- ces.fr. Dans la plupart des con- trats, la rente servie en cas de dépendance partielle est la moi- tié de celle qui sera servie en cas de dépendance lourde. La majo- rité des contrats proposent égale- ment un capital premiers frais (entre 3.000 et 15.000 euros selon les contrats), qui se déclenche lorsque la dépendance totale ou partielle est avérée. « Dans les faits, cette option est peu choisie, nos clients préfèrent à budget équi- valent une rente plus élevée », poursuit Sébastien Merle. 4 COMMENT L’ÉTAT DE DÉPENDANCE EST-IL RECONNU ? Les contrats dernière génération, qui se fondent sur le nouveau label GAD de la profession, ainsi que certains anciens contrats, définissent l’état de dépendance en fonction des AVQ, c’est-à-dire en fonction de l’impossibilité pour l’assuré de réaliser seul, sans l’assistance d’un tiers, plu- sieurs des cinq actes élémentai- res de la vie quotidienne (trans- ferts, déplacement à l’intérieur, a l i m e n t a t i o n , t o i l e t t e e t habillage) et/ou dont les fonc- lité », explique David Dorn, direc- teurdumarchésanté,prévoyance et dépendance individuelles d’AXA France. Parmi les 20 % res- tants, la moitié peut adhérer après avoir simplement répondu à un questionnaire médical, s’il se révèle favorable. D’autres compa- gnies vont demander de remplir unquestionnairemédical,decinq à sept questions, dès l’adhésion. En tout état de cause, si l’état de santé présente un risque aggravé, le médecin-conseil impose un questionnaire ou une visite médi- cale complémentaire. Au vu du diagnostic, une surprime peut être imposée, selon les statisti- ques des risques aggravés. Elle peut représenter entre 10 et 50 % demajorationparrapportautarif de base. 3 DÉPENDANCE TOTALE OU BIEN DÉPENDANCE TOTALE ET PARTIELLE, QUE CHOISIR ? Sans conteste c’est la dépendance totale qui coûte le plus cher, puis- quelapersonneestconfinéeaulit et qu’elle a besoin d’une assis- tance médicale quasi perma- nente. Mais la dépendance par- tielle peut être onéreuse, surtout s’il faut réaménager le logement. « Nous préconisons de ce fait de souscrire un contrat dépendance totale et partielle et c’est ce type de 1 À QUEL ÂGE SOUSCRIRE ? Plus on souscrit jeune, plus les primes seront légères, avec une durée de cotisation plus longue. Le second avantage à souscrire jeune est que l’état de santé étant souvent meilleur, les formalités de souscription sont simplifiées. C’est pour cela que les assureurs préconisent une adhésion dès 50 ans. Certains contrats autori- sent une adhésion jusqu’à 75, voire 76 ans, mais attention les primes seront très lourdes. 2 QUELLES SONT LES FOR- MALITÉS DE SOUSCRIPTION ? Nombreuses sont les compagnies qui simplifient le questionnaire médical lors de la souscription. Ainsi La Banque Postale requiert unesimpledéclarationdel’étatde santé, jusqu’à l’âge de 65 ans. AG2R la Mondiale et AXA ne posent qu’une seule question « Etes-vous en ALD [NDLR : affec- tion de longue durée] ? » « La réponseestdans80 %descasnéga- tive et permet à la majorité de nos clientsd’adhérersansautreforma- Les6questionsclefsàseposeravantdechoisiruncontrat L’essentiel des souscriptions a lieu entre 60 et 65 ans, quand on a une bonne visibilité de sa situation financière lors de la retraite.