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Une action chrétienne dans un monde en détressewww.selfrance.org
Trimestriel2016/06-N°126
Vrai ou faux ?
Nos Idées
Reçues contre
la pauvreté ?
12
Pour
redonner
la joie du jeu
aux enfants
8
Faire face
au défi
de la
désertification
3
Quand nos
coureurs avancent,
le désert recule !
InformationsJuin 2016
2
ÉDITORIAL
Une action chrétienne dans un monde en détresse
Le SEL est une association protestante de solidarité internationale qui fonde son action sur une vision responsable de
l’engagement chrétien en vue de
réduire la pauvreté dans les pays
en développement. Les actions
qu’il entreprend visent à amélio-
rer les conditions de vie de per-
sonnes et de populations en
situations de pauvreté, dans une
perspective d’autonomie.
Créé par l'Alliance Evangélique
Française en 1980, le SEL déploie
des activités basées sur l'ensei-
gnement biblique qui associe la
Parole et les actes afin de trans-
mettre l'amour de Dieu. C’est
pourquoi le SEL travaille en par-
tenariat avec des organisations
chrétiennes locales, respon-
sables des projets qu’elles élabo-
rent et mettent elles-mêmes en
œuvre.
Le SEL mène une action humani-
taire : le financement qu’il octroie
à ses partenaires s’inscrit donc
dans ce cadre ; ceux-ci déploient
leur action au-delà des diffé-
rences de religion, d’opinions po-
litiques ou d’origines ethniques et
en prenant en compte l’ensemble
des besoins physiques, écono-
miques et spirituels des bénéfi-
ciaires finaux.
Questions à Patrick Guiborat,
Directeur général du SEL
Les dons faits au SEL vous permettent de recevoir un reçu fiscal donnant droit à une réduction d’impôts
(66%, ou 75% aux Ticket-Repas, ou 60% pour une entreprise) ; vous pouvez aussi nommer le SEL béné-
ficiaire d’une assurance vie.
De plus, par la Fondation SEL vous pouvez attribuer un legs en indiquant "Fondation SEL, Service d'En-
traide et de Liaison, 157 rue des Blains, 92220 Bagneux", ou pour la déduction ISF, en lui envoyant un
chèque à son ordre et à son adresse, et en mentionnant au verso "Fondation SEL".
Percevez-vous le sport comme étant
un facteur de développement des
enfants ?
Cela peut nous sembler incongru de par-
ler de sport quand nous luttons avec nos
partenaires pour sortir les enfants et
leurs familles de la grande pauvreté.
Pourtant, comme l’éducation, le sport
participe de ces activités qui permettent
à l’enfant d’apprendre à vivre, à jouer, à
rire. Quand on vit dans un contexte de
dénuement, le jeu doit avoir sa place,
car les enfants doivent pouvoir rester
des enfants.
À travers les activités sportives, ils
apprennent à jouer ensemble, en res-
pectant les règles du jeu, en jouant col-
lectif et solidaire : des valeurs fortes,
importantes, s’acquièrent ainsi. Des com-
portements que la rue, la violence quo-
tidienne et le chacun pour soi ne leur
apprennent pas.
En quoi le sport permet-
il de vivre l’Évangile avec
les enfants ?
Plus que le sport en lui-même, c’est le
témoignage de nos partenaires chrétiens
qui est important. À travers le jeu, les
enfants peuvent découvrir leurs capacités
dans le regard d’un adulte respectueux,
inspiré par un Dieu aimant chaque être
humain dans toutes ses dimensions,
aussi fortes ou fragiles soient-elles.
C’est exactement ce dont témoigne Chris-
tiano (lire en page 9) : le sport est un
moyen pour vivre l’Evangile concrètement,
permettant à ces enfants d’envisager
autre chose que la délinquance et la pau-
vreté. En soutenant ces activités, nous
renforçons la possibilité qu’auront ces
enfants de mieux s’en sortir, en témoi-
gnant que Dieu est là pour les soutenir
dans ce jeu compliqué qu’est la vie.
Imprimésurpapier100%recyclé
Partenaires du SEL
Michée France veut mobiliser le monde protestant contre l’extrême pauvreté
en invitant chacun à ajuster ses comportements et à interpeler les gouvernants
sur leur promesse d’aide au développement.
Depuis 1983, ARTISANAT SEL s’inscrit dans une démarche de commerce équitable
pour permettre à des femmes et des hommes de vivre dignement de leur travail par
l’échange économique. Distincte du SEL, l’association agréée entreprise solidaire fait
vivre aujourd’hui plusieurs milliers d’artisans et de producteurs à travers le monde.
Jésus les regarda, et dit :
cela est impossible aux
hommes, mais non à
Dieu : car tout est possible
à Dieu
(Marc 10.27).
J’ai souvent lu la fin de
ce verset écrit au mur d’une église de
quartier que je visite régulièrement et je
l’ai toujours trouvé tellement vrai et puis-
sant. Ces mots me sont ainsi tout de suite
venus à l’esprit en lisant ce numéro riche
de témoignages d’acteurs du terrain posant
des défis impossibles à relever seuls par
nous les hommes.
Par exemple, ces travaux à la ferme de
Guiè avec l’équipe d’Henri Girard pour
reconquérir des sols dégradés et introduire
avec les paysans de nouvelles techniques
d’agroforesterie pour limiter l’avancée du
désert au Burkina-Faso. Ou ce « Marathon
Des Sables » couru au Maroc par Marc
Brunet avec un marathon par jour pendant
une semaine pour collecter des dons pour
ce projet de Guiè.
Nos partenaires chrétiens en Afrique sub-
saharienne font face à ces défis avec cou-
rage et inventivité, allant puiser dans l’ex-
périence comme dans l’innovation les
moyens pour stopper l’avancée du désert.
C’est le cas à Guiè, le projet soutenu par
Marc Brunet, délégué du SEL et sportif
amateur émérite.
Dans les deux cas, le défi peut sembler
insurmontable : courir 260 km dans le
désert tout comme le faire reculer alors
que 46% des terres sont dégradées aujour-
d'hui sur le continent africain. Pourtant
le défi est relevé vérifiant ce bon mot de
Mark Twain : « Ils ne savaient pas que
c’était impossible, alors ils l’ont fait. »
Nous ne sommes pas tous des Marc
(quoique…) mais nous pouvons chacun –
à notre mesure – nous engager pour sou-
tenir l’action des partenaires locaux chré-
tiens du SEL. En participant à la Course
des Héros ou à d’autres évènements spor-
tifs, en encourageant des jeunes à relever
ces défis, en les soutenant par la prière
et nos dons, en organisant un événement
à l’église autour du sport et au profit du
SEL … les idées ne manquent pas ! À vos
marques, prêts ? Partez !
Marc Benner
administrateur du SEL
SOMMAIRE
P2 : Edito et Questions à Patrick Guiborat
P3 : Dossier (Projets) : Les agriculteurs sahéliens
face au défi de la désertification
P7 : Ils courent pour faire reculer la pauvreté
P8 : Parrainage : Pour redonner la joie du jeu aux
enfants
P9 : Le sport, c’est bon pour nos filleuls
P10 : Tremblement de terre en Equateur
P11 : EAD : Vrai ou Faux ?! Nos idées reçues passées
au détecteur…
P12 : Artisanat SEL : Une fleur pas comme les autres
P13 : Michée France : N’oublions pas les pauvres !
P14 : Délégués : servir ici pour agir là-bas
P15 : De vous à nous : Népal, 1 an après
A NOS NOUVEAUX LECTEURS
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fois notre journal. Si vous souhaitez être
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Impression :
IMEAF - La colline
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CPPAP N°1116H80951
(30/11/2016)
N°ISSN 1145-2269
Prix du n° : 1 €
Abonnement : 4 €
Abonnement de soutien : 20 €
© Photos : SEL (sauf mention). Couverture : © Photos A360DEGRES
33
Les agriculteurs sahéliens
face au défi
de la désertification
C
ontrairement à une idée
reçue, la désertification
n’est pas due qu’à un
manque d’eau. Différents facteurs
en sont la cause  : les feux de
brousse, le surpâturage, l’impact
croissant du défrichage et de la
coupe de bois de chauffe, les
pluies violentes qui érodent les
sols. Tous ces facteurs ont un
point commun : ils appauvrissent
le sol, détruisant la végétation
et lessivant la matière organique
et les particules fines qu’il
contient.
Marcel Jeanson, agriculteur fran-
çais et membre de notre com-
mission des projets, explique  :
« La matière organique est l’élé-
ment essentiel de la fertilité d’un
sol. Si vous avez de la matière
organique dans un sol, vous avez
une multitude de micro-orga-
nismes (champignons, bactéries,
insectes microscopiques, vers de
terre…) ainsi que des éléments
fertilisants naturels très favo-
rables au développement des
racines ; la plante peut se déve-
PROJETS DE DÉVELOPPEMENT
Les populations du Sahel (Niger, Mali, Burkina Faso…) font face à une situation alarmante :
tous les ans, le désert progresse de 10 km. La lutte contre la désertification est donc plus
que jamais d’actualité. Stopper cette avancée continue du désert : utopie ou réalité ?
Pour soutenir la Ferme Pilote de
Guiè au Burkina, le programme
de Marc, « A l’assaut du désert »
comprenait Le Marathon des
Sables (MDS), une épreuve qui
consiste à courir en moyenne un
marathon par jour dans le désert
marocain pendant une semaine,
en autonomie. Marc nous raconte
ce défi qu’il a relevé avec brio !
Marc court avec le SEL pour faire
reculer le désert !
8 avril 
Le grand départ. Décollage de Paris à
4h00 du matin : je m’envole pour le Maroc
avec plusieurs centaines d’autres concur-
rents. Après 3h00 d’avion et 7h00 de bus,
arrivée au campement et première nuit
de bivouac dans le désert !
9 avril
C’est la journée des contrôles :
pesée du sac, remise des puces de
chronométrage, de la balise GPS
et de la carte de pointage puis
contrôles médicaux. De passage
chez le dentiste, je suis repéré grâce
à mon T-shirt SEL par une fille du
staff qui a vu sur Facebook la vidéo
de présentation de mon projet !
PROJETS DE DÉVELOPPEMENT
lopper. Donc lorsqu’on brûle
régulièrement tout ce qui peut
produire de la matière organique
dans un sol, pratique courante
en Afrique, celui-ci s’appauvrit. »
Sur une terre dénudée, appauvrie
de ses composants les plus pré-
cieux, et brûlée par les rayons
du soleil, la pluie n’apportera
donc plus aucun bienfait. Et, à
terme, le sol devient stérile.
Pourtant, nous avons de bonnes
raisons d’espérer. En effet, ces
dernières années, des tech-
niques agricoles permettant de
stopper l’avancée du désert ont
vu le jour. Dans une certaine me-
sure, la terre a les mêmes be-
soins qu’un être humain : pour
vivre, elle doit boire, recevoir des
nutriments de base et être pro-
tégée des causes de l’érosion.
Notre objectif en aidant les agri-
culteurs au Sahel, c’est de ré-
pondre à ces besoins.
Premier défi,
conserver l’eau !
La première priorité est de
maintenir l’eau sur place. Pour
cela, il existe différentes tech-
niques – diguettes, cordons pier-
reux, haies – qui font office de
barrage. Marcel Jeanson nous
parle d’un moyen des plus effi-
caces : la culture en zaï. « Le zaï
consiste – sur un terrain légère-
ment en pente, comme c’est le
cas dans les zones sahéliennes
– à faire un petit trou dans le sol
de 10-15 cm de profondeur et à
ramener la terre en forme de
croissant pour obtenir un petit
barrage. L’eau ira directement
dans la cuvette formée. Au fond
de ce zaï, on épand de la matière
organique bien décomposée et
on sème la semence. Celle-ci
sera donc alimentée en eau et
en nutriments. Grâce au zaï, on
arrive à doubler le rendement
d’une culture de céréales (mil,
sorgo, maïs). »
Deuxième défi,
la matière organique
Recréer de la matière organique
est l’autre priorité des agricul-
10 avril 
C’est le jour tant attendu, la 1ère
étape de 34 km. Je suis là, au milieu de
1108 concurrents, sur la ligne de départ de cette 31e
édition du MDS. C’est
un défi personnel, physique, mais aussi un défi solidaire. J’ai envie que
cela puisse être utile pour les autres ; envie d’interpeller sur les condi-
tions de vie dans le Sahel ; envie de me battre contre le désert pour mon
plaisir et faire connaître ceux qui se battent contre le désert pour leur sur-
vie. Je tiens à arriver au bout : c’est le seul objectif que je me suis fixé.
11 avril 
Etape n°2, 41,3 km.
Le MDS est l’occasion de rencontrer des
personnes d’horizons très différents : c’est
un brassage de cultures, de religions, de
langues, de métiers, le monde en miniature
le temps d’un bivouac. Tout le monde se
tutoie et nous sommes tous logés, au sens
propre comme au figuré, à la même
enseigne.
4
Grâce à ces bords relevés, la culture en zaï permet de retenir l'eau.
teurs sahéliens. Car, sans
matière organique, le sol perd
sa fertilité. A nouveau, il existe
plusieurs méthodes, utilisables
en parallèle les unes des autres.
Parmi elles, les pratiques du
compost (matière organique
décomposée) et du fumier
(matière organique décomposée
cumulée aux défécations ani-
males). Les agriculteurs sahé-
liens pratiquent également les
techniques de rotation des
cultures et de cultures associées
(par exemple maïs et arachides)
qui s’enrichissent mutuellement.
Dans le même registre, un mot
sur l’agroforesterie : il s’agit de
planter des arbres régulière-
ment espacés dans les champs
cultivés. Ce système a plu-
sieurs avantages. Il assure au
sol de la matière organique
grâce aux feuilles qui tombent
chaque année et qui le fertili-
sent naturellement. Cette tech-
nique permet aussi de limiter
l’érosion tout en améliorant l’in-
filtration de l’eau dans le sol et
le sous-sol. La nappe phréa-
tique est donc à nouveau ali-
mentée. Tout le monde est
gagnant !
Le principe ? Délimiter un terrain,
protégépardesclôtures(grillages
et haies pour interdire l’entrée
des animaux en divagation),
dans lequel on plante des haies
parallèles d’arbres. Dans l’espace
entre les haies sont implantées
des cultures vivrières qui bé-
néficient de l’effet des haies :
moins d’érosion, moins d’éva-
poration et donc meilleure pousse
des plantes. Combinée à la pra-
tique du zaï, cette technique - à
laquelle ils sont formés - permet
aux paysans de récolter beaucoup
plus ;rapidementilscomprennent
qu’ils n’ont pas intérêt à revenir
à des techniques traditionnelles.
Ainsi, à Guiè, ce sont 56 familles
dans 4 villages qui se voient at-
tribuer plusieurs parcelles au
sein du nouveau périmètre en
cours d’aménagement  : leurs
conditions de vie en sont gran-
dement améliorées.
Avec le SEL,
un périmètre bocager à Guiè
Face à l’avancée du désert, l’Association inter-villages ZORAMB
NAAGTAABA (AZN), partenaire du SEL au Burkina Faso, met en
place une technique s’inspirant de l’agroforesterie : le périmètre
bocager.
5
12 avril 
Etape n°3, 37,5 km.
Le petit rituel matinal s’ins-
talle  avec la récupération
des bouteilles d’eau et la
carte de rationnement à faire
poinçonner dans les horaires
prévus,souspeinedepénalité.
L’eau (12 litres fournis par
jour et par personne) doit
servir pour tout  : boisson,
repas, toilette, lessive.
13 et
14 avril 
Etape n°4,
c’est l’étape
de vérité appelée « la longue » : 84,3 km !
Un vrai défi dans le défi. On sait quand on part, on ne sait pas
quand on arrive… mais il faut franchir la ligne en 35h maxi-
mum, sinon c’est l’élimination. Pour la plupart, cette étape se
finira tard dans la nuit… Quant à moi, je la terminerai en
21h14’16. Mon secret pour rester motivé ? Je pense à tous les
amis de la Ferme de Guiè, le projet solidaire au Burkina Faso
que je soutiens par mon action. Chaque pas, chaque foulée est
pour eux. J’espère que la collecte de fonds sera à la hauteur de
mes efforts dans cette course. Je me rappelle mon séjour là-
bas au mois de février, et cette fameuse journée avec Joseph
où nous avons marché 45 km par 45°. Une bonne préparation.
15 avril 
Etape n°5, 42,2 km, soit
la distance d’un vrai
marathon. Sur la photo,
je suis avec Patrick
Bauer (à gauche), le di-
recteur de cette course
mémorable.
PROJETS DE DÉVELOPPEMENT
6
PROJETS DE DÉVELOPPEMENT
Reverdir le désert,
c’est possible !
Bien qu’encore peu mises en
place dans les pays concernés,
les techniques agricoles dont
nous venons de parler ont été
testées et éprouvées. Le proces-
sus est lancé, mais soyons réa-
listes, le chemin à parcourir pour
une mise en place à grande
échelle est encore long. À Henri
Girard, président de l’AZN, de
conclure : « Il y a des solutions
pour bien vivre sur cette terre,
pour la respecter et en tirer de
la nourriture et d’autres biens
et services ; il y a des capacités
qui sont là. Il n’y a donc aucune
crainte à avoir car on voit qu’il y
a une espérance dans tout ce
que nous faisons. »
Sur place, il a pu se rendre compte du travail effec-
tué : la ferme de Guiè développe des techniques de
reconquête des sols dégradés avec les agriculteurs
locaux volontaires. Ainsi, petit à petit, plus une
goutte d’eau ne se perd, et ces régions reverdissent,
donnant à la population l’espoir d’un avenir meilleur !
Bilan
de ces quelques jours
hors du temps : avec
51h14’, je finis 540e
sur 1108 et 13e
des
48 « Vétérans 3 » de
ma catégorie.
Et puis le retour à
la« réalité »… Après
une semaine dans
le désert, j’avais ou-
blié le moelleux d’un lit, le confort d’être assis sur une chaise, la
fraîcheur d’une douche, et tout le reste… Redécouverte des
choses simples de la vie. Cela nous semble tellement banal et
légitime qu’on en oublie souvent que des millions de personnes
n’ont pas ces privilèges et se battent chaque jour simplement
pour survivre !
16 avril 
Etape n°6, 17,7 km à courir pour « the charity
day  » (jour de bonté)  : il s’agit de penser aux
autres, le thème du MDS de cette année étant
« Partage et solidarité ». C’est ce que je vais vivre
avec mes collègues de « la tente 63 » avec lesquels
je réalise les derniers km. Nous arrivons tous les 8
la main dans la main sous l’arche. Aucun de ceux qui
logeaient sous notre tente n’a abandonné. Et nous ac-
cédons à cette fameuse remise des médailles par des
bénévoles et le boss du MDS. Moment d’émotion car
il se mérite ce bout de métal !
Ici avec Seydou, responsable des aménagements
fonciers à la ferme de Guiè, de part et d’autre de
la future haie d’un périmètre bocager.
Marc Brunet en train de s'entrainer à Guiè
Marc Brunet court pour le SEL
Marc Brunet, ancien directeur de Séphora - la musique de la Vie a décidé de collecter
des fonds pour lutter contre la désertification au Burkina Faso avec la Ferme Pilote de
Guiè, partenaire du SEL. Il s’y est rendu en février.
Mais Marc voulait aussi profiter du désert
sahélien environnant pour s’entraîner à courir
dans un tout autre désert  : celui du Maroc
pour son prochain grand défi, le Marathon
des Sables ! Il a donc couru… couru et re-
couru… seul ou accompagné !
Comment tout cela a commencé ?
Annette :Participeràunemanifestation
humanitaire m’avait déjà effleuré
l’esprit mais je ne l’avais jamais
concrétisé. En 2011, j’ai été interpelée
par le SEL Informations qui invitait
les personnes à courir/marcher 6km.
Je n’avais jamais imaginé courir cette
distance !
Pourquoi avoir choisi le SEL ?
Olivier : C’est un partenaire sérieux
qui privilégie et encourage l’action
humanitaire locale tout en partageant
l’Évangile. C’est l’occasion d’encou-
rager des chrétiens et des associa-
tions locales.
Annette : Ce qui est important c’est
le fait que les actions des parte-
naires du SEL associent le temporel
et le spirituel.
Quel est le secret de votre motiva-
tion après toutes ces années ?
Annette : C’est une manière d’ap-
porter ma pierre à l’édifice. Le
miracle biblique que j’affectionne
particulièrement est celui où l’enfant
apporte ses 5 pains et 2 poissons. Il
ne se pose pas de question et partage
tout ce qu’il possède à cet instant
précis. Il a fait sa part et Jésus a fait
le reste.
Olivier : La CDH est l’occasion
de soutenir des personnes pri-
vées de ce qui semble évident
chez nous. Manger trois fois
par jour, tirer la chasse d’eau,
boire de l’eau potable au robi-
net nous parait tellement ordi-
naire mais c’est un privilège
pour certains villages en Afrique.
C’est donc avec plaisir qu’en courant
nous pouvons contribuer à notre
niveau à ce que la pauvreté recule.
Courir … c’est dur ?
Olivier : C’est un petit défi sportif
mais en courant 2 fois par semaine
pendant les 3 mois qui précèdent la
course, on y parvient sans souci
même après 50 ans ! Cela créé aussi
une émulation avec d’autres frères
et sœurs de l’église. Il suffit de re-
garder le visage d’Annette après
avoir franchi la ligne : quelle joie !
7
PROJETS DE DÉVELOPPEMENT
Ils courent
pour faire
reculer
la pauvreté
Annette et Olivier, qui est délégué du SEL, nous suivent depuis le début de notre participation
à la Course des Héros (CDH) en 2011. Ils témoignent des raisons qui les motivent à s’engager.
Une élève utilise pour la première fois la citerne
lors de la remise officielle à l’école.
Un grand merci aux 34 coureurs de la Course des Héros 2015 de Paris
et Lyon ! Grâce à votre engagement, le CEPROMOR, notre partenaire
local chrétien, a pu installer des points d’eau potable (citernes) dans
3 écoles de la zone de santé de Nselo et 6 écoles de la zone de santé
de Sona-Bata en RD Congo. Les dons ont également permis de financer
un bloc de latrines dans l’une de ces écoles.
Le CEPROMOR a égale-
ment pu construire un
bloc de latrines dans le
centre de santé de Kilalu,
qui comptabilise en
moyenne 5 000 consul-
tations par an. Kilalu est
un village difficile d’accès
et le CEPROMOR a eu
beaucoup de peine à
acheminer les matériaux pour la rénovation du centre.
Leurs efforts conjugués aux vôtres ont cependant
permis d’améliorer les conditions d’accueil de ce
centre de santé. Merci pour votre soutien !
Si vous aussi, vous voulez voir
le visage rayonnant d’Annette,
RDV le dimanche 19 juin à Paris
ou à Lyon.
Infos : www.selfrance.org ou
contactez-nous à :
dlevialvares@selfrance.org
01 45 36 41 63.
La Course des Héros 2015,
c’est 34 coureurs qui ont permis de financer
9 citernes et 2 blocs de latrines
CENTRÉ SUR CHRIST – POUR L’ENFANT – EN COLLABORATION AVEC L’ÉGLISE8
F
rancis Soulama est animateur
dans un centre d’accueil au
Burkina Faso. Pour lui, son
rôle est de permettre aux enfants
de vivre des temps spéciaux en plus
de leur éducation formelle. Il a
remarqué que tout enfant en bonne
santé se caractérise par son amour
des jeux et du sport, surtout du foot-
ball au Burkina Faso. Il a donc décidé
d’offrir aux enfants inscrits dans les
centres d’accueil un temps d’amu-
sement, de développement physique,
de compétition saine en organisant
un évènement sportif, la « Révélation
de Talents ».
Le tournoi « Révélation de Talents »
est une compétition de football offi-
ciellement reconnue par les autorités
municipales de Ouagadougou : plus
de quarante équipes y participent.
Le tournoi a lieu
p e n d a n t l e s
grandes vacances scolaires. En cette
période, les enfants ne sont pas sur-
veillés et jouent souvent dans des
lieux non sécurisés. Il en résulte
que de nombreuses familles perdent
leurs enfants à cause d’accidents
tels que des noyades. Le tournoi
permet de protéger les enfants tout
en leur offrant ce qu’ils aiment le
plus : jouer !
Protéger les enfants
grâce au jeu
Pour Francis, ce grand rassemble-
ment est aussi une occasion d’en-
seigner des valeurs telles que la
citoyenneté, l’équité dans le jeu, le
respect des adversaires, l’honnêteté
et le maintien d’une attitude positive.
Ainsi, à la fin de chaque match, la
ferveur est telle qu’il est difficile de
distinguer les gagnants des perdants.
Chaque personne partage la joie des
vainqueurs et se promet de faire
mieux l’année prochaine !
Grâce à « Révélation de Talents »,
les enfants apprennent que, comme
l’a dit Pierre de Coubertin (péda-
gogue, historien et fondateur du
Comité International Olympique)  :
“L’important dans la vie, ce n’est
point le triomphe, mais le combat.
L’essentiel n’est pas d’avoir vaincu,
mais de s’être bien battu.”
Les meilleurs moments à capturer dans la vie des enfants sont leurs éclats de joie. Ces
instants où ils célèbrent une victoire collective ou personnelle sont trop rares pour
beaucoup d’enfants. Le sport est un cadre privilégié pour leur permettre d’en vivre plus !
Pour redonner la joie
du jeu aux enfants
PARRAINAGE D'ENFANTS
9
Le sport, c’est bon pour grandir!
C
hristiano est brésilien. Comme
beaucoup d’enfants ici, il rêvait
de devenir joueur de foot pro-
fessionnel : c’était sa seule pers-
pective d’avenir. A 14 ans, il a donné
sa vie à Dieu et, rejeté par son père,
il a dû quitter le foyer familial. Arrivé
dans la ville de Recife avec pour
seul bien 2 sacs plastiques contenant
quelques vêtements, Christiano a
dû faire face à la faim, la solitude,
la violence des gangs.
Comment grandir
dans ces conditions ?
Pourtant Christiano s’en est sorti.
Car même dans les moments diffi-
ciles qu’il a endurés, Dieu ne l’a
jamais abandonné  : «  Il a fait en
sorte que cela puisse servir comme
des instructions pour ma vie. Aujour-
d’hui je comprends qu’il a permis
que je puisse vivre ces situations
pour pouvoir comprendre des situa-
tions semblables à celles que j’ai
vécues et comment investir dans
ces vies des personnes pour les
transformer. Je remercie Dieu
pour cette occasion de faire la
différence aujourd’hui dans la vie
de quelques personnes. C’est ma
motivation, ma raison de vivre. »
Aujourd’hui il travaille à Compassion
Brésil (notre partenaire pour le par-
rainage d’enfants au Brésil) et il est
toujours passionné de sport. Il l’uti-
lise pour aider les enfants à sortir
du cercle vicieux de la pauvreté et
ainsi témoigner de l’amour de Dieu
pour chacun d’eux.
Délivrées de la pauvreté
grâce au sport
Un autre témoignage encourageant
dans un autre centre d’accueil de
Compassion, en Asie cette fois-ci,
situé dans une ville très marquée
par la prostitution. Le responsable
de ce centre aimait beaucoup le
sport : il souhaitait organiser avec
une Église locale un programme de
sport pour les enfants. L’Église a
donc réuni des enfants, plus parti-
culièrement les filles qui avaient
entre 12 et 13 ans. Beaucoup étaient
enfants de prostituées et, arrivant
dans ces âges, commençaient à faire
la même activité que leur mère.
L’Église a alors lancé une équipe de
hockey sur gazon. Ces filles sont
devenues si douées à ce jeu qu’elles
se sont mises à jouer au niveau
national  ! Elles jouaient tellement
bien que le gouvernement a décidé
de les « adopter », prenant soin de
leur éducation et de leur travail.
Toutes ces jeunes filles ont été arra-
chées à la pauvreté : elles sont pas-
sées d’un milieu où elles étaient
entourées par la prostitution, sans
perspectives d’avenir, à un milieu
sécurisé dans une école adaptée où
elles ont pu continuer le sport tout
en faisant leurs études.
Grâce aux témoignages de nos partenaires qui travaillent dans les centres d'accueils,
découvrez comment le sport aide les enfants à se développer. Deux histoires fortes à
méditer.
PARRAINAGE D'ENFANTS
CENTRÉ SUR CHRIST – POUR L’ENFANT – EN COLLABORATION AVEC L’ÉGLISE10
L
e tremblement de terre de
magnitude 7,8 sur l’échelle de
Richter qui a touché la région
côtière de l’Equateur est le plus
puissant de ces 30 dernières années
dans ce pays. Le dernier bilan officiel
fait état de 4 605 blessés, 42 disparus
et 659 morts.
Immédiatement après la catastrophe,
la première aide apportée aux
enfants parrainés et à leurs familles
est venue des Églises locales aux-
quelles sont rattachés nos centres
d’accueil. Dès les premières heures,
le personnel des centres d’accueil
a fait le tour de la communauté pour
connaitre la situation des enfants
parrainés et de leurs familles et
pour fournir l’aide d’urgence.
Dans les trois premiers jours, le
bureau national de Compassion
Équateur – notre partenaire local –
a mobilisé une équipe de secours
d’urgence pour se rendre dans les
régions dévastées afin de collecter
les informations concernant les
enfants parrainés et leurs familles,
d’apporter de l’aide aux Églises
locales pour répondre aux besoins
des familles et d’évaluer les dégâts.
À l’heure où nous écrivons cet article,
1 820 kits de survie ont été distribués
aux familles des
enfants parrai-
nés dans 24 centres d’accueil de
Manabi. L’équipe de secours continue
à soutenir les pasteurs et le per-
sonnel des centres en leur fournis-
sant des denrées non périssables
(aliments, produits d’hygiène et
bidons d’eau). Un groupe de 12 pas-
teurs et psychologues de Manabi a
aussi commencé des thérapies de
groupe avec les pasteurs et le per-
sonnel traumatisés par ce séisme.
Tremblement de terre
en Equateur
PARRAINAGE D'ENFANTS
Le 16 avril dernier, un puissant
séisme ébranle l’Equateur. Plusieurs
de nos centres de parrainage sont
touchés par ce violent tremblement
de terre. Rapidement, une réponse
humanitaire venant des chrétiens
équatoriens eux-mêmes s’est mise
en place pour venir en aide aux
filleuls et à leur famille.
Le saviez-vous ?
Dans tous les pays où est présent Compassion, le personnel des
centres d’accueil est composé de chrétiens locaux, actifs sur place
à la fois avant et après la catastrophe. Ils ont été formés pour éla-
borer leurs propres protocoles d’intervention en cas de catastrophe
et ont reçu des instructions sur l’évaluation des risques et la plani-
fication des interventions. La plupart des Églises locales ont égale-
ment établi des liens solides avec les agences gouvernementales
locales et les organisations non gouvernementales.
Les bureaux nationaux du parrainage élaborent des projets pour une
action immédiate de secours, pour le suivi psychologique et émo-
tionnel et pour réparer ou reconstruire les habitations et les locaux.
Compassion International (le réseau de parrainage dont le SEL fait
partie), présent dans 26 pays, dont plusieurs sont souvent victimes
de différentes situations d’urgence, a eu l’occasion de développer
une réelle expertise en la matière.
Pour rappel, en situation d’urgence, si votre filleul(e) était per-
sonnellement touché(e), le SEL prendrait contact avec vous dès
qu’il en est informé.
Continuons de prier pour :
• les enfants et les familles touchées par le séisme,
• les équipes d’aide sur place,
• les autorités et la gestion de la crise.
11
Idée reçue n°4
« C’est en Afrique que
se trouvent la plupart
des personnes souffrant de
la faim. »
Bien souvent, on pense que la grande
majorité des personnes qui souffrent
de la faim vivent en Afrique car c’est
là-bas que semblent se trouver les
situations les plus catastrophiques
et les plus médiatiques. Pourtant,
sur les 795 millions de personnes
qui sont sous-alimentées dans le
monde, « seulement » 224 vivent en
Afrique. L’Asie compterait, quant à
elle, 506 millions de personnes sous-
alimentées, soit environ les 2/3 des
personnes se trouvant en situation
d’insécurité alimentaire dans le
monde. Ce qui est assez logique
finalement quand on connaît la popu-
lation du continent…
Idée reçue n°13
« Le nombre de personnes
vivant avec le VIH diminue
dans le monde. »
Avec les progrès réalisés en médecine
et les grandes campagnes de pré-
vention qui sont organisées, on peut
penser qu’il y a moins de personnes
dans le monde qui vivent avec le
VIH/sida. Seulement, s’il est vrai que
la propagation du virus diminue
depuis quelques années, le nombre
de personnes vivant avec le VIH/sida
continue quant à lui de progresser.
Cette augmentation s’explique mal-
heureusement par le fait que l’on ne
peut pas encore guérir du sida. Mais
elle est aussi, à certains égards, posi-
tive car elle est liée en grande partie
à un meilleur dépistage et à une plus
grande disponibilité du traitement
antirétroviral qui font que les malades
vivent désormais plus longtemps.
Idée reçue n°26
« La mondialisation aggrave
la pauvreté dans le monde. »
La mondialisation est souvent accu-
sée de nombreux torts et notamment
d’aggraver la pauvreté. Pourtant,
force est de constater que le nombre
de personnes dans le monde vivant
sous le seuil d’extrême pauvreté a
diminué d’un peu plus d’un milliard
entre 1981 et 2015. Une évolution
qui est relativement positive puisque,
dans le même temps, la population
mondiale a considérablement aug-
menté. En fait, il semblerait que la
mondialisation accentue bien plus
les inégalités qu’elle n’aggraverait
la pauvreté. Ce qui n’est pas contra-
dictoire. L’apparition d’inégalités ne
s’explique pas nécessairement par
un enrichissement des plus riches
et un appauvrissement des plus
pauvres. Elle est bien davantage dûe
au fait que l’enrichissement des plus
riches se fasse plus vite que celui
des plus pauvres.
Vrai ou Faux ?! Nos idées
reçues passées au détecteur…
EAD/SENSIBILISATION
Depuis le début de l’année, nous décryptons – au travers d’une chronique hebdomadaire
sur Radio Arc-en-Ciel – différentes idées reçues que l’on peut avoir sur le développement
et la pauvreté.
Retrouvez ces différentes chroniques
dans leur intégralité et bien d’autres
encore sur le blog du SEL :
http://blog.selfrance.org/categorie/idees-
recues
L’objectif est d’interroger nos préjugés et d’arriver à démêler le vrai du faux. En voici un petit florilège. Ce que
vous pensiez évident… ne l’est peut-être pas !
Une fleur pas comme les autres
Découvrez comment une fleur qui pousse comme une mauvaise herbe permet à
des familles démunies du Bangladesh de sortir de la pauvreté grâce à l’artisanat.
Le Bangladesh, c’est ce
petit pays situé dans le
delta formé par la
confluence du Gange et
du Brahmapoutre, peuplé de plus
de 150 millions d’habitants. Et c’est
là que pousse la jacinthe d’eau qui
nous intéresse aujourd’hui.
La jacinthe d’eau est une sorte de
roseau qui colonise les lacs, les
cours d’eau et jusqu’au
moindre fossé. Si elle n’est
pas régulièrement arra-
chée, elle envahit tout.
Pourtant, malgré son
caractère intrusif, cette
plante est une véritable
aubaine pour de nom-
breuses familles issues
des zones rurales. En
effet, en coupant les tiges,
les artisans obtiennent une
matière première abondante
et gratuite, tout en participant à
l’entretien curatif des fossés. Cette
plante est aisée à travailler, ne né-
cessite ni machine ni énergie et est
très appréciée des consommateurs
européens.
Artisanat SEL fait réaliser par plu-
sieurs dizaines d’artisans des cor-
beilles de rangement pour la
maison, de la cuisine au jardin. En
achetant ces produits, vous aidez di-
rectement des artisans,
comme Nakul, à vivre digne-
ment de son travail. Nakul est
payé environ 3 dollars par jour
(le revenu minimum est de 1,25 dol-
lar). Grâce aux revenus issus de
cette activité, sa famille est prise en
charge en cas de maladie et ses en-
fants sont scolarisés dans un des
centres de notre partenaire Heed.
Lors de son dernier voyage en oc-
tobre 2015 au Bangladesh, Artisa-
nat SEL a créé une nouvelle ligne
d’articles de déco pour la maison en
jute tressée, toujours pour soutenir
les petits artisans et en utilisant une
autre fibre naturelle symbole de
tout un pays.
Vous aussi, soutenez ses artisans
en commandant leurs produits.
Comment ? En commandant :
• sur notre site
www.artisanatsel.com
• par téléphone au
02.38.89.83.33
• par Email :
commercial@artisanatsel.com
Pour découvrir en avant première
le nouveau catalogue 2016/2017
et la nouvelle ligne de jute tres-
sée, demandez-le simplement
par email à :
contact@artisanatsel.com.
COMMERCE ÉQUITABLE
Artisanat SEL recrute :
Dans le cadre de son transfert
d’activités à Valence (26), Artisanat
SEL,undespionniersducommerce
équitable en France, recrute :
> Un(e) Chef de produits
junior (H/F) en CDI
Formation supérieure com-
merciale,qualitésrelationnelles,
mobile,anglaiscourant,nouvelles
technologies
> Un(e) Assistant(e)
Commercial(e) (H/F) en
CDD 6 mois
Première expérience profes-
sionnelle comme assistant(e)
commercial. Autonome, ri-
goureus(e), outils bureautiques
Anglais commercial.
Localisation : Postes à pourvoir
à Valence (26).
Disponibilité été 2016.
Descriptif détaillé de poste sur
demande à :
recrutement@artisanatsel.com
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Aidez-nous à poursuivre notre action de commerce équitable !R Oui, je veux aider au préfinancement des objets artisanauxen prêtant la somme de ............. €1
Nom :
Prénom
Adresse
Code Postal Ville
Tel : E-mail :
1. Une convention d'apport avec droit de reprise vous sera proposée - montantsi possible à partir de 1 000 €, sans intérêts.
12
13
N’oublions pas les pauvres !
D
epuis sa création, Michée
France s’est mobilisé pour
approfondir l’engagement des
chrétiens vis-à-vis des plus démunis
(par des livres, conférences, anima-
tions et autres communications) et
rappeler à nos gouvernants leurs
responsabilités envers les pauvres,
en particuliers autour des Objectifs
du Millénaire pour le Développement
(OMD). Michée France s’est inscrit
dans la dynamique de la campagne
internationale du Défi Michée et a
aussi joint ses forces à une coalition
d’ONG de la société civile française.
À travers plusieurs campagnes
fortes, Michée a ainsi mobilisé un
grand nombre de chrétiens protes-
tants dans des actions de plaidoyer
auprès de leurs élus et a participé,
à sa mesure, aux avancées obtenues
grâce à la mobilisation autour des
OMD.
Si les OMD sont maintenant clos,
les plus pauvres ont toujours un
urgent besoin d’être entendus par
celles et ceux qui font et défont les
règles du jeu politique et écono-
mique : nous pouvons y contribuer !
Nous avons aussi besoin de mieux
comprendre comment nos compor-
tements peuvent avoir une incidence
positive ou négative sur les situations
de pauvreté.
En cette aube de campagne électo-
rale, Michée France vous invite à
prier, voire à vous mobiliser, pour
veiller à ce que les propositions poli-
tiques à venir prennent en compte
la question de l’extrême pauvreté.
Cette campagne de plaidoyer débu-
tera à la rentrée scolaire 2016 et
engagera les chrétiens protestants
français dans une mobilisation com-
mune auprès de leurs édiles.
Plusieurs actions vous seront pro-
posées, alliant prière, réflexion
biblique et actes concrets. Respec-
tueux de sa mission, Michée France
bâtit sa campagne sur deux axes :
une sensibilisation des chrétiens
aux problématiques de la pauvreté
et un plaidoyer porté par les Églises
à destination de nos gouvernants.
Ensemble, nous allons relever un
difficile défi : que les plus pauvres
ne soient pas les grands oubliés
tant de nos comportements que des
prochaines élections !
En ces temps de futures campagnes électorales, Michée France (le nouveau nom du Défi
Michée) souhaite faire entendre aux candidats la voix des plus pauvres. Mais il s’agit aussi de
nous interroger sur la cohérence de nos propres comportements, individuellement, en famille
ou en Église.
MICHÉE FRANCE
Défi Michée devient Michée France
Avec la fin des OMD, la campagne internationale du Micah Challenge
(Défi Michée) a fusionné avec Micah Network (Réseau Michée) (la
structure qui lui avait donné naissance) qui s’est alors renommé
Micah Global (Michée). Dans une logique similaire, le Défi Michée
français s’est renommé Michée France et reprend le nouveau logo
de Micah (Michée). Notre combat pour les plus pauvres continue et
réaffirme son ancrage dans Michée 6.8 : « Ce que le Seigneur attend
du toi ? Que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde et
que tu marches humblement avec ton Dieu. »
Une nouvelle coordinatrice pour Michée France
Nouveaux défis, nouveau nom, nouvelle coordinatrice : un vent de renouveau souffle
chez Michée France  ! Nous sommes heureux d’accueillir Claire Balverde qui rejoint
l’équipe en tant que coordinatrice de Michée France. Elle nous avait déjà aidé à préparer
le dossier du culte de l’année dernière et nous nous réjouissons de l’enthousiasme et
des compétences qu’elle va apporter à nos prochaines actions de plaidoyer.
14
L
e dimanche 2 avril, les
Églises Hillsong de Paris,
Lyon et Massy proposaient à
leurs membres de s’engager pour
le parrainage en Ouganda. Leur
mot d’ordre : « Si vous participez
au développement d’un seul enfant,
vous influencerez toute une
famille ; plusieurs familles tou-
chées influenceront leurs commu-
nautés locales qui pourront fina-
lement influencer la nation
entière. » Cette mobilisation sur
8 cultes en une seule journée a
permis à plus de 200 enfants de
trouver un parrain ou une mar-
raine. Plusieurs délégués ont par-
ticipé à la logistique de cet événe-
ment et témoignent de ce qu’ils
ont vécu.
Muila Ikiessiba (déléguée à Pon-
tault-Combault) confie : « J’ai été
impressionnée surtout par la moti-
vation de l’Église…  » Luisa Her-
nandez (déléguée à Paris) ajoute :
« Je n’avais jamais vu quelque
chose de si massif. C’était impres-
sionnant de voir comment les
cœurs étaient touchés. Au fur et à
mesure que nous comptions les
dossiers reçus, complets, nous ne
pouvions que remercier Dieu car
de grandes choses pourraient être
faites avec ces moyens. »
Liseby Marcellos (déléguée à Paris)
souligne également que cet évé-
nement la « conforte et l’encou-
rage ».
Relayer quelques sujets de prière
dans son Église, distribuer un jour-
nal d’information du SEL à l’Église,
inviter un collaborateur du SEL
pour un culte… ou prêter main-
forte au SEL sur un stand ou lors
d’un événement  : de façon clas-
sique ou plus originale, il y a de
multiples façons de faire progres-
ser la cause de l’engagement chré-
tien face à la pauvreté. C’est à
portée de main de tout un chacun
comme l’indique Luisa Hernandez :
« Plusieurs fois j’ai eu envie d’aller
et servir dans ces pays sans for-
cément dépasser la case « idée ».
Cependant, être ici ce jour-là avec
le SEL, c’est aussi faire partie de
quelque chose de grand : sans
être là-bas, nous avons donné les
moyens à ceux qui sont sur place
de bien servir ces populations en
détresse. »
Les délégués du SEL se
mobilisent pour sensibiliser
à «  une action chrétienne
dans un monde en détresse »
dans leur Église… et plus si
affinité !
Être délégué :
servir ici pour agir là-bas
DÉLÉGUÉS
Les délégués sont des bénévoles qui font connaître le SEL et ses
partenaires au sein de leur Église locale ou même dans leur
région, en accord avec les responsables de leur Église.
N’hésitez pas à nous contacter : delegues@selfrance.org
01.45.36.41.62
Découvrez le réseau des délégués du SEL !
Une des équipes composées de salariés,
de délégués et de bénévoles, à Hillsong Paris.
15
DE VOUS À NOUS
Séisme Népal :
un an après, près de
900 000 personnes secourues
Le 25 avril 2015, un séisme de magnitude 7,8 tue 8 900
personnes, fait 16 000 blessés, détruit 600 000 maisons et
en endommage 280 000. Il reste tant à faire, nous disent
aujourd’hui les medias. Mais regardons déjà ce qui a été
fait.
Vos dons ont permis de financer
les initiatives de plusieurs struc-
tures chrétiennes membres, comme
le SEL, de l’alliance Integral*. Ces
actions se sont faites en lien avec
des associations chrétiennes népa-
laises, pour répondre en priorité
aux besoins vitaux des populations
touchées (santé, vivres, abris).
Un an plus tard, grâce à cette col-
laboration au sein de la plateforme
Integral, 893 480 hommes, femmes
et enfants ont été aidés par l’en-
semble des membres d’Integral et
leurs partenaires locaux. De la nour-
riture et des kits d’articles ménagers
ont été distribués à 450 584 per-
sonnes, 105 476 ont reçu des tentes,
des bâches ou de quoi réparer leur
habitation. 281 777 personnes ont
reçu une aide dans le domaine de
l’eau ou/et de l’assainissement. Plus
de 450 000 ont bénéficié de soins,
et des médicaments ont permis de
soigner près de 1 million de per-
sonnes.
*Integral est une alliance internationale de 23
organisations chrétiennes indépendantes actives
dans le secours d’urgence et le développement,
travaillant ensemble pour lutter de manière plus
efficace contre la pauvreté dans le monde.
Des nouvelles de
nos artistes !
Nous sommes heureux de vous
annoncer la sortie de 2 albums d’ar-
tistes engagés auprès du SEL pour
les enfants en attente de parrainage :
Louise Zbinden et Yohan Salvat !
L’album de Yohan « En théorie »
comporte 13 titres
pop-rock imbriqués
sur le thème de
l’amour  : histoires
d’amour, d’absence,
d’amitiés, d’im-
passes, de dif-
férences, de
tendresse, de
pardon, de face
à face, de grâce
et plus encore !
« Parlez-moi d’amour
comme d’un précieux trésor
qui change les vies
et qui bouleverse les décors. »
Extrait du chant Parlez-moi d’amour
« Sur les hauteurs » de Louise est
un album haut en
couleurs, avec des
styles musicaux très
variés (Pop, soul,
RnB, musique
acoustique...), de
n o m b re u s e s
collaborations
musicales, et
des textes profonds qui nous parlent des
chemins sur lesquels Dieu nous fait gran-
dir : un encouragement à vivre pour Jésus.
Le SEL recrute sa/son directeur/trice
du Parrainage
Après 18 années d’activité au SEL, les 4 dernières
comme Directrice du parrainage d’enfants, Ann Hatava
nous quitte à fin juin. Nous lui témoignons notre réelle
reconnaissance pour sa présence au SEL et pour tout
son travail, et sommes heureux qu’elle rejoigne l’équipe
scandinave de Compassion. Depuis Stockholm, elle
continuera à y œuvrer au service des parrains, dans le
pays de son enfance, et pour le plus grand bénéfice des enfants
parrainés.
Le SEL recrute donc dès maintenant un/e Directeur/trice pour le
service parrainage.
Responsable de la mise en œuvre des grandes orientations de la
politique parrainage du SEL, à la tête d’une équipe de huit personnes
et en lien étroit avec Compassion International, il ou elle est garant(e)
du service rendu aux parrains pour les 9 800 enfants parrainés. Ce
poste nécessite un réel souci pour le développement de l’enfant
vivant en situation de pauvreté, un anglais courant et une expérience
préalabledemanagementd’équipe.Plusdedétailsurwww.selfrance.org,
rubrique ‘Nous rejoindre’.
« Nous voulons revenir
à notre premier amour
Être bouillants pour toi
et le montrer chaque jour
Par nos pensées,
par nos paroles et nos choix
Par le pardon, l’entraide et l’union en toi. »
Extrait du chant Rassemblés
Il y aura toujours un défi à votre portée !
Et s’il n’existe pas (encore), pourquoi ne pas l’inventer ?
Mettez vos dons, votre passion pour le sport
au service des plus démunis et faites la différence dans leur vie !
Réveillez le sportif qui est en vous ☺
Que vous soyez jeune ou dans la force de l’âge ;
débutant ou sportif confirmé
COUREZ, MARCHEZ, SAUTEZ, …
FAITES RECULER LA PAUVRETÉ !
Vous êtes intéressés ? Contactez Doris :
dlevialvares@selfrance.org / 01 45 36 41 63.

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Sel informations - JUIN 2016

  • 1. Une action chrétienne dans un monde en détressewww.selfrance.org Trimestriel2016/06-N°126 Vrai ou faux ? Nos Idées Reçues contre la pauvreté ? 12 Pour redonner la joie du jeu aux enfants 8 Faire face au défi de la désertification 3 Quand nos coureurs avancent, le désert recule ! InformationsJuin 2016
  • 2. 2 ÉDITORIAL Une action chrétienne dans un monde en détresse Le SEL est une association protestante de solidarité internationale qui fonde son action sur une vision responsable de l’engagement chrétien en vue de réduire la pauvreté dans les pays en développement. Les actions qu’il entreprend visent à amélio- rer les conditions de vie de per- sonnes et de populations en situations de pauvreté, dans une perspective d’autonomie. Créé par l'Alliance Evangélique Française en 1980, le SEL déploie des activités basées sur l'ensei- gnement biblique qui associe la Parole et les actes afin de trans- mettre l'amour de Dieu. C’est pourquoi le SEL travaille en par- tenariat avec des organisations chrétiennes locales, respon- sables des projets qu’elles élabo- rent et mettent elles-mêmes en œuvre. Le SEL mène une action humani- taire : le financement qu’il octroie à ses partenaires s’inscrit donc dans ce cadre ; ceux-ci déploient leur action au-delà des diffé- rences de religion, d’opinions po- litiques ou d’origines ethniques et en prenant en compte l’ensemble des besoins physiques, écono- miques et spirituels des bénéfi- ciaires finaux. Questions à Patrick Guiborat, Directeur général du SEL Les dons faits au SEL vous permettent de recevoir un reçu fiscal donnant droit à une réduction d’impôts (66%, ou 75% aux Ticket-Repas, ou 60% pour une entreprise) ; vous pouvez aussi nommer le SEL béné- ficiaire d’une assurance vie. De plus, par la Fondation SEL vous pouvez attribuer un legs en indiquant "Fondation SEL, Service d'En- traide et de Liaison, 157 rue des Blains, 92220 Bagneux", ou pour la déduction ISF, en lui envoyant un chèque à son ordre et à son adresse, et en mentionnant au verso "Fondation SEL". Percevez-vous le sport comme étant un facteur de développement des enfants ? Cela peut nous sembler incongru de par- ler de sport quand nous luttons avec nos partenaires pour sortir les enfants et leurs familles de la grande pauvreté. Pourtant, comme l’éducation, le sport participe de ces activités qui permettent à l’enfant d’apprendre à vivre, à jouer, à rire. Quand on vit dans un contexte de dénuement, le jeu doit avoir sa place, car les enfants doivent pouvoir rester des enfants. À travers les activités sportives, ils apprennent à jouer ensemble, en res- pectant les règles du jeu, en jouant col- lectif et solidaire : des valeurs fortes, importantes, s’acquièrent ainsi. Des com- portements que la rue, la violence quo- tidienne et le chacun pour soi ne leur apprennent pas. En quoi le sport permet- il de vivre l’Évangile avec les enfants ? Plus que le sport en lui-même, c’est le témoignage de nos partenaires chrétiens qui est important. À travers le jeu, les enfants peuvent découvrir leurs capacités dans le regard d’un adulte respectueux, inspiré par un Dieu aimant chaque être humain dans toutes ses dimensions, aussi fortes ou fragiles soient-elles. C’est exactement ce dont témoigne Chris- tiano (lire en page 9) : le sport est un moyen pour vivre l’Evangile concrètement, permettant à ces enfants d’envisager autre chose que la délinquance et la pau- vreté. En soutenant ces activités, nous renforçons la possibilité qu’auront ces enfants de mieux s’en sortir, en témoi- gnant que Dieu est là pour les soutenir dans ce jeu compliqué qu’est la vie. Imprimésurpapier100%recyclé Partenaires du SEL Michée France veut mobiliser le monde protestant contre l’extrême pauvreté en invitant chacun à ajuster ses comportements et à interpeler les gouvernants sur leur promesse d’aide au développement. Depuis 1983, ARTISANAT SEL s’inscrit dans une démarche de commerce équitable pour permettre à des femmes et des hommes de vivre dignement de leur travail par l’échange économique. Distincte du SEL, l’association agréée entreprise solidaire fait vivre aujourd’hui plusieurs milliers d’artisans et de producteurs à travers le monde. Jésus les regarda, et dit : cela est impossible aux hommes, mais non à Dieu : car tout est possible à Dieu (Marc 10.27). J’ai souvent lu la fin de ce verset écrit au mur d’une église de quartier que je visite régulièrement et je l’ai toujours trouvé tellement vrai et puis- sant. Ces mots me sont ainsi tout de suite venus à l’esprit en lisant ce numéro riche de témoignages d’acteurs du terrain posant des défis impossibles à relever seuls par nous les hommes. Par exemple, ces travaux à la ferme de Guiè avec l’équipe d’Henri Girard pour reconquérir des sols dégradés et introduire avec les paysans de nouvelles techniques d’agroforesterie pour limiter l’avancée du désert au Burkina-Faso. Ou ce « Marathon Des Sables » couru au Maroc par Marc Brunet avec un marathon par jour pendant une semaine pour collecter des dons pour ce projet de Guiè. Nos partenaires chrétiens en Afrique sub- saharienne font face à ces défis avec cou- rage et inventivité, allant puiser dans l’ex- périence comme dans l’innovation les moyens pour stopper l’avancée du désert. C’est le cas à Guiè, le projet soutenu par Marc Brunet, délégué du SEL et sportif amateur émérite. Dans les deux cas, le défi peut sembler insurmontable : courir 260 km dans le désert tout comme le faire reculer alors que 46% des terres sont dégradées aujour- d'hui sur le continent africain. Pourtant le défi est relevé vérifiant ce bon mot de Mark Twain : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. » Nous ne sommes pas tous des Marc (quoique…) mais nous pouvons chacun – à notre mesure – nous engager pour sou- tenir l’action des partenaires locaux chré- tiens du SEL. En participant à la Course des Héros ou à d’autres évènements spor- tifs, en encourageant des jeunes à relever ces défis, en les soutenant par la prière et nos dons, en organisant un événement à l’église autour du sport et au profit du SEL … les idées ne manquent pas ! À vos marques, prêts ? Partez ! Marc Benner administrateur du SEL SOMMAIRE P2 : Edito et Questions à Patrick Guiborat P3 : Dossier (Projets) : Les agriculteurs sahéliens face au défi de la désertification P7 : Ils courent pour faire reculer la pauvreté P8 : Parrainage : Pour redonner la joie du jeu aux enfants P9 : Le sport, c’est bon pour nos filleuls P10 : Tremblement de terre en Equateur P11 : EAD : Vrai ou Faux ?! Nos idées reçues passées au détecteur… P12 : Artisanat SEL : Une fleur pas comme les autres P13 : Michée France : N’oublions pas les pauvres ! P14 : Délégués : servir ici pour agir là-bas P15 : De vous à nous : Népal, 1 an après A NOS NOUVEAUX LECTEURS Vous recevez peut-être pour la première fois notre journal. Si vous souhaitez être tenus au courant de nos activités, vous pouvez vous abonner au prix indiqué ci- dessous. Si vous ne souhaitez pas recevoir notre journal, dites-le-nous en renvoyant votre étiquette. Nous ne voudrions pas vous importuner davantage. Conformément à l’article 27 de la loi du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès et de rectification aux données vous concernant dans nos fichiers. Dons uniquement : IBAN : FR57 2004 1000 0100 0195 5F02 034 BIC : PSSTFRPPPAR Parrainage et Ticket-Repas : IBAN - FR34 2004 1000 0113 7110 9S02 033 BIC - PSSTFRPPPAR Directeurs de la publication : Claude Grandjean et Patrick Guiborat Responsable de la rédaction : David Alonso Comité de Rédaction : Isabelle Duval, Nicolas Fouquet, Patrick Guiborat, Ann Hatava, Daniel Hillion, Véronique Lavoué, Doris Lévi Alvarès SEL PROJETS BELGIQUE 243 route Provinciale - 1301 BIERGES Tél. / Fax (010) 65.08.51 Compte Fortis : IBAN : BE85 0012 1339 3006 BIC : GEBABEBB avec la mention DON SEL SUISSE ROMANDE Compte bancaire : Banque COOP CH 413585.300070-9 Association Service d’Entraide et de Liaison 157 rue des Blains - 92220 BAGNEUX Tél. 01 45 36 41 51 - Fax 01 46 16 20 86 contact@selfrance.org Artisanat-SEL BP 21002 - 45701 Villemandeur Tél. 02 38 89 21 00 - Fax 02 38 85 14 09 contact@artisanatsel.com www.artisanatsel.com  Mise en page : J. Maré Impression : IMEAF - La colline 26160 La Begude de Mazenc Tél. 04 75 90 20 70 CPPAP N°1116H80951 (30/11/2016) N°ISSN 1145-2269 Prix du n° : 1 € Abonnement : 4 € Abonnement de soutien : 20 € © Photos : SEL (sauf mention). Couverture : © Photos A360DEGRES
  • 3. 33 Les agriculteurs sahéliens face au défi de la désertification C ontrairement à une idée reçue, la désertification n’est pas due qu’à un manque d’eau. Différents facteurs en sont la cause  : les feux de brousse, le surpâturage, l’impact croissant du défrichage et de la coupe de bois de chauffe, les pluies violentes qui érodent les sols. Tous ces facteurs ont un point commun : ils appauvrissent le sol, détruisant la végétation et lessivant la matière organique et les particules fines qu’il contient. Marcel Jeanson, agriculteur fran- çais et membre de notre com- mission des projets, explique  : « La matière organique est l’élé- ment essentiel de la fertilité d’un sol. Si vous avez de la matière organique dans un sol, vous avez une multitude de micro-orga- nismes (champignons, bactéries, insectes microscopiques, vers de terre…) ainsi que des éléments fertilisants naturels très favo- rables au développement des racines ; la plante peut se déve- PROJETS DE DÉVELOPPEMENT Les populations du Sahel (Niger, Mali, Burkina Faso…) font face à une situation alarmante : tous les ans, le désert progresse de 10 km. La lutte contre la désertification est donc plus que jamais d’actualité. Stopper cette avancée continue du désert : utopie ou réalité ? Pour soutenir la Ferme Pilote de Guiè au Burkina, le programme de Marc, « A l’assaut du désert » comprenait Le Marathon des Sables (MDS), une épreuve qui consiste à courir en moyenne un marathon par jour dans le désert marocain pendant une semaine, en autonomie. Marc nous raconte ce défi qu’il a relevé avec brio ! Marc court avec le SEL pour faire reculer le désert ! 8 avril  Le grand départ. Décollage de Paris à 4h00 du matin : je m’envole pour le Maroc avec plusieurs centaines d’autres concur- rents. Après 3h00 d’avion et 7h00 de bus, arrivée au campement et première nuit de bivouac dans le désert ! 9 avril C’est la journée des contrôles : pesée du sac, remise des puces de chronométrage, de la balise GPS et de la carte de pointage puis contrôles médicaux. De passage chez le dentiste, je suis repéré grâce à mon T-shirt SEL par une fille du staff qui a vu sur Facebook la vidéo de présentation de mon projet !
  • 4. PROJETS DE DÉVELOPPEMENT lopper. Donc lorsqu’on brûle régulièrement tout ce qui peut produire de la matière organique dans un sol, pratique courante en Afrique, celui-ci s’appauvrit. » Sur une terre dénudée, appauvrie de ses composants les plus pré- cieux, et brûlée par les rayons du soleil, la pluie n’apportera donc plus aucun bienfait. Et, à terme, le sol devient stérile. Pourtant, nous avons de bonnes raisons d’espérer. En effet, ces dernières années, des tech- niques agricoles permettant de stopper l’avancée du désert ont vu le jour. Dans une certaine me- sure, la terre a les mêmes be- soins qu’un être humain : pour vivre, elle doit boire, recevoir des nutriments de base et être pro- tégée des causes de l’érosion. Notre objectif en aidant les agri- culteurs au Sahel, c’est de ré- pondre à ces besoins. Premier défi, conserver l’eau ! La première priorité est de maintenir l’eau sur place. Pour cela, il existe différentes tech- niques – diguettes, cordons pier- reux, haies – qui font office de barrage. Marcel Jeanson nous parle d’un moyen des plus effi- caces : la culture en zaï. « Le zaï consiste – sur un terrain légère- ment en pente, comme c’est le cas dans les zones sahéliennes – à faire un petit trou dans le sol de 10-15 cm de profondeur et à ramener la terre en forme de croissant pour obtenir un petit barrage. L’eau ira directement dans la cuvette formée. Au fond de ce zaï, on épand de la matière organique bien décomposée et on sème la semence. Celle-ci sera donc alimentée en eau et en nutriments. Grâce au zaï, on arrive à doubler le rendement d’une culture de céréales (mil, sorgo, maïs). » Deuxième défi, la matière organique Recréer de la matière organique est l’autre priorité des agricul- 10 avril  C’est le jour tant attendu, la 1ère étape de 34 km. Je suis là, au milieu de 1108 concurrents, sur la ligne de départ de cette 31e édition du MDS. C’est un défi personnel, physique, mais aussi un défi solidaire. J’ai envie que cela puisse être utile pour les autres ; envie d’interpeller sur les condi- tions de vie dans le Sahel ; envie de me battre contre le désert pour mon plaisir et faire connaître ceux qui se battent contre le désert pour leur sur- vie. Je tiens à arriver au bout : c’est le seul objectif que je me suis fixé. 11 avril  Etape n°2, 41,3 km. Le MDS est l’occasion de rencontrer des personnes d’horizons très différents : c’est un brassage de cultures, de religions, de langues, de métiers, le monde en miniature le temps d’un bivouac. Tout le monde se tutoie et nous sommes tous logés, au sens propre comme au figuré, à la même enseigne. 4 Grâce à ces bords relevés, la culture en zaï permet de retenir l'eau.
  • 5. teurs sahéliens. Car, sans matière organique, le sol perd sa fertilité. A nouveau, il existe plusieurs méthodes, utilisables en parallèle les unes des autres. Parmi elles, les pratiques du compost (matière organique décomposée) et du fumier (matière organique décomposée cumulée aux défécations ani- males). Les agriculteurs sahé- liens pratiquent également les techniques de rotation des cultures et de cultures associées (par exemple maïs et arachides) qui s’enrichissent mutuellement. Dans le même registre, un mot sur l’agroforesterie : il s’agit de planter des arbres régulière- ment espacés dans les champs cultivés. Ce système a plu- sieurs avantages. Il assure au sol de la matière organique grâce aux feuilles qui tombent chaque année et qui le fertili- sent naturellement. Cette tech- nique permet aussi de limiter l’érosion tout en améliorant l’in- filtration de l’eau dans le sol et le sous-sol. La nappe phréa- tique est donc à nouveau ali- mentée. Tout le monde est gagnant ! Le principe ? Délimiter un terrain, protégépardesclôtures(grillages et haies pour interdire l’entrée des animaux en divagation), dans lequel on plante des haies parallèles d’arbres. Dans l’espace entre les haies sont implantées des cultures vivrières qui bé- néficient de l’effet des haies : moins d’érosion, moins d’éva- poration et donc meilleure pousse des plantes. Combinée à la pra- tique du zaï, cette technique - à laquelle ils sont formés - permet aux paysans de récolter beaucoup plus ;rapidementilscomprennent qu’ils n’ont pas intérêt à revenir à des techniques traditionnelles. Ainsi, à Guiè, ce sont 56 familles dans 4 villages qui se voient at- tribuer plusieurs parcelles au sein du nouveau périmètre en cours d’aménagement  : leurs conditions de vie en sont gran- dement améliorées. Avec le SEL, un périmètre bocager à Guiè Face à l’avancée du désert, l’Association inter-villages ZORAMB NAAGTAABA (AZN), partenaire du SEL au Burkina Faso, met en place une technique s’inspirant de l’agroforesterie : le périmètre bocager. 5 12 avril  Etape n°3, 37,5 km. Le petit rituel matinal s’ins- talle  avec la récupération des bouteilles d’eau et la carte de rationnement à faire poinçonner dans les horaires prévus,souspeinedepénalité. L’eau (12 litres fournis par jour et par personne) doit servir pour tout  : boisson, repas, toilette, lessive. 13 et 14 avril  Etape n°4, c’est l’étape de vérité appelée « la longue » : 84,3 km ! Un vrai défi dans le défi. On sait quand on part, on ne sait pas quand on arrive… mais il faut franchir la ligne en 35h maxi- mum, sinon c’est l’élimination. Pour la plupart, cette étape se finira tard dans la nuit… Quant à moi, je la terminerai en 21h14’16. Mon secret pour rester motivé ? Je pense à tous les amis de la Ferme de Guiè, le projet solidaire au Burkina Faso que je soutiens par mon action. Chaque pas, chaque foulée est pour eux. J’espère que la collecte de fonds sera à la hauteur de mes efforts dans cette course. Je me rappelle mon séjour là- bas au mois de février, et cette fameuse journée avec Joseph où nous avons marché 45 km par 45°. Une bonne préparation. 15 avril  Etape n°5, 42,2 km, soit la distance d’un vrai marathon. Sur la photo, je suis avec Patrick Bauer (à gauche), le di- recteur de cette course mémorable. PROJETS DE DÉVELOPPEMENT
  • 6. 6 PROJETS DE DÉVELOPPEMENT Reverdir le désert, c’est possible ! Bien qu’encore peu mises en place dans les pays concernés, les techniques agricoles dont nous venons de parler ont été testées et éprouvées. Le proces- sus est lancé, mais soyons réa- listes, le chemin à parcourir pour une mise en place à grande échelle est encore long. À Henri Girard, président de l’AZN, de conclure : « Il y a des solutions pour bien vivre sur cette terre, pour la respecter et en tirer de la nourriture et d’autres biens et services ; il y a des capacités qui sont là. Il n’y a donc aucune crainte à avoir car on voit qu’il y a une espérance dans tout ce que nous faisons. » Sur place, il a pu se rendre compte du travail effec- tué : la ferme de Guiè développe des techniques de reconquête des sols dégradés avec les agriculteurs locaux volontaires. Ainsi, petit à petit, plus une goutte d’eau ne se perd, et ces régions reverdissent, donnant à la population l’espoir d’un avenir meilleur ! Bilan de ces quelques jours hors du temps : avec 51h14’, je finis 540e sur 1108 et 13e des 48 « Vétérans 3 » de ma catégorie. Et puis le retour à la« réalité »… Après une semaine dans le désert, j’avais ou- blié le moelleux d’un lit, le confort d’être assis sur une chaise, la fraîcheur d’une douche, et tout le reste… Redécouverte des choses simples de la vie. Cela nous semble tellement banal et légitime qu’on en oublie souvent que des millions de personnes n’ont pas ces privilèges et se battent chaque jour simplement pour survivre ! 16 avril  Etape n°6, 17,7 km à courir pour « the charity day  » (jour de bonté)  : il s’agit de penser aux autres, le thème du MDS de cette année étant « Partage et solidarité ». C’est ce que je vais vivre avec mes collègues de « la tente 63 » avec lesquels je réalise les derniers km. Nous arrivons tous les 8 la main dans la main sous l’arche. Aucun de ceux qui logeaient sous notre tente n’a abandonné. Et nous ac- cédons à cette fameuse remise des médailles par des bénévoles et le boss du MDS. Moment d’émotion car il se mérite ce bout de métal ! Ici avec Seydou, responsable des aménagements fonciers à la ferme de Guiè, de part et d’autre de la future haie d’un périmètre bocager. Marc Brunet en train de s'entrainer à Guiè Marc Brunet court pour le SEL Marc Brunet, ancien directeur de Séphora - la musique de la Vie a décidé de collecter des fonds pour lutter contre la désertification au Burkina Faso avec la Ferme Pilote de Guiè, partenaire du SEL. Il s’y est rendu en février. Mais Marc voulait aussi profiter du désert sahélien environnant pour s’entraîner à courir dans un tout autre désert  : celui du Maroc pour son prochain grand défi, le Marathon des Sables ! Il a donc couru… couru et re- couru… seul ou accompagné !
  • 7. Comment tout cela a commencé ? Annette :Participeràunemanifestation humanitaire m’avait déjà effleuré l’esprit mais je ne l’avais jamais concrétisé. En 2011, j’ai été interpelée par le SEL Informations qui invitait les personnes à courir/marcher 6km. Je n’avais jamais imaginé courir cette distance ! Pourquoi avoir choisi le SEL ? Olivier : C’est un partenaire sérieux qui privilégie et encourage l’action humanitaire locale tout en partageant l’Évangile. C’est l’occasion d’encou- rager des chrétiens et des associa- tions locales. Annette : Ce qui est important c’est le fait que les actions des parte- naires du SEL associent le temporel et le spirituel. Quel est le secret de votre motiva- tion après toutes ces années ? Annette : C’est une manière d’ap- porter ma pierre à l’édifice. Le miracle biblique que j’affectionne particulièrement est celui où l’enfant apporte ses 5 pains et 2 poissons. Il ne se pose pas de question et partage tout ce qu’il possède à cet instant précis. Il a fait sa part et Jésus a fait le reste. Olivier : La CDH est l’occasion de soutenir des personnes pri- vées de ce qui semble évident chez nous. Manger trois fois par jour, tirer la chasse d’eau, boire de l’eau potable au robi- net nous parait tellement ordi- naire mais c’est un privilège pour certains villages en Afrique. C’est donc avec plaisir qu’en courant nous pouvons contribuer à notre niveau à ce que la pauvreté recule. Courir … c’est dur ? Olivier : C’est un petit défi sportif mais en courant 2 fois par semaine pendant les 3 mois qui précèdent la course, on y parvient sans souci même après 50 ans ! Cela créé aussi une émulation avec d’autres frères et sœurs de l’église. Il suffit de re- garder le visage d’Annette après avoir franchi la ligne : quelle joie ! 7 PROJETS DE DÉVELOPPEMENT Ils courent pour faire reculer la pauvreté Annette et Olivier, qui est délégué du SEL, nous suivent depuis le début de notre participation à la Course des Héros (CDH) en 2011. Ils témoignent des raisons qui les motivent à s’engager. Une élève utilise pour la première fois la citerne lors de la remise officielle à l’école. Un grand merci aux 34 coureurs de la Course des Héros 2015 de Paris et Lyon ! Grâce à votre engagement, le CEPROMOR, notre partenaire local chrétien, a pu installer des points d’eau potable (citernes) dans 3 écoles de la zone de santé de Nselo et 6 écoles de la zone de santé de Sona-Bata en RD Congo. Les dons ont également permis de financer un bloc de latrines dans l’une de ces écoles. Le CEPROMOR a égale- ment pu construire un bloc de latrines dans le centre de santé de Kilalu, qui comptabilise en moyenne 5 000 consul- tations par an. Kilalu est un village difficile d’accès et le CEPROMOR a eu beaucoup de peine à acheminer les matériaux pour la rénovation du centre. Leurs efforts conjugués aux vôtres ont cependant permis d’améliorer les conditions d’accueil de ce centre de santé. Merci pour votre soutien ! Si vous aussi, vous voulez voir le visage rayonnant d’Annette, RDV le dimanche 19 juin à Paris ou à Lyon. Infos : www.selfrance.org ou contactez-nous à : dlevialvares@selfrance.org 01 45 36 41 63. La Course des Héros 2015, c’est 34 coureurs qui ont permis de financer 9 citernes et 2 blocs de latrines
  • 8. CENTRÉ SUR CHRIST – POUR L’ENFANT – EN COLLABORATION AVEC L’ÉGLISE8 F rancis Soulama est animateur dans un centre d’accueil au Burkina Faso. Pour lui, son rôle est de permettre aux enfants de vivre des temps spéciaux en plus de leur éducation formelle. Il a remarqué que tout enfant en bonne santé se caractérise par son amour des jeux et du sport, surtout du foot- ball au Burkina Faso. Il a donc décidé d’offrir aux enfants inscrits dans les centres d’accueil un temps d’amu- sement, de développement physique, de compétition saine en organisant un évènement sportif, la « Révélation de Talents ». Le tournoi « Révélation de Talents » est une compétition de football offi- ciellement reconnue par les autorités municipales de Ouagadougou : plus de quarante équipes y participent. Le tournoi a lieu p e n d a n t l e s grandes vacances scolaires. En cette période, les enfants ne sont pas sur- veillés et jouent souvent dans des lieux non sécurisés. Il en résulte que de nombreuses familles perdent leurs enfants à cause d’accidents tels que des noyades. Le tournoi permet de protéger les enfants tout en leur offrant ce qu’ils aiment le plus : jouer ! Protéger les enfants grâce au jeu Pour Francis, ce grand rassemble- ment est aussi une occasion d’en- seigner des valeurs telles que la citoyenneté, l’équité dans le jeu, le respect des adversaires, l’honnêteté et le maintien d’une attitude positive. Ainsi, à la fin de chaque match, la ferveur est telle qu’il est difficile de distinguer les gagnants des perdants. Chaque personne partage la joie des vainqueurs et se promet de faire mieux l’année prochaine ! Grâce à « Révélation de Talents », les enfants apprennent que, comme l’a dit Pierre de Coubertin (péda- gogue, historien et fondateur du Comité International Olympique)  : “L’important dans la vie, ce n’est point le triomphe, mais le combat. L’essentiel n’est pas d’avoir vaincu, mais de s’être bien battu.” Les meilleurs moments à capturer dans la vie des enfants sont leurs éclats de joie. Ces instants où ils célèbrent une victoire collective ou personnelle sont trop rares pour beaucoup d’enfants. Le sport est un cadre privilégié pour leur permettre d’en vivre plus ! Pour redonner la joie du jeu aux enfants PARRAINAGE D'ENFANTS
  • 9. 9 Le sport, c’est bon pour grandir! C hristiano est brésilien. Comme beaucoup d’enfants ici, il rêvait de devenir joueur de foot pro- fessionnel : c’était sa seule pers- pective d’avenir. A 14 ans, il a donné sa vie à Dieu et, rejeté par son père, il a dû quitter le foyer familial. Arrivé dans la ville de Recife avec pour seul bien 2 sacs plastiques contenant quelques vêtements, Christiano a dû faire face à la faim, la solitude, la violence des gangs. Comment grandir dans ces conditions ? Pourtant Christiano s’en est sorti. Car même dans les moments diffi- ciles qu’il a endurés, Dieu ne l’a jamais abandonné  : «  Il a fait en sorte que cela puisse servir comme des instructions pour ma vie. Aujour- d’hui je comprends qu’il a permis que je puisse vivre ces situations pour pouvoir comprendre des situa- tions semblables à celles que j’ai vécues et comment investir dans ces vies des personnes pour les transformer. Je remercie Dieu pour cette occasion de faire la différence aujourd’hui dans la vie de quelques personnes. C’est ma motivation, ma raison de vivre. » Aujourd’hui il travaille à Compassion Brésil (notre partenaire pour le par- rainage d’enfants au Brésil) et il est toujours passionné de sport. Il l’uti- lise pour aider les enfants à sortir du cercle vicieux de la pauvreté et ainsi témoigner de l’amour de Dieu pour chacun d’eux. Délivrées de la pauvreté grâce au sport Un autre témoignage encourageant dans un autre centre d’accueil de Compassion, en Asie cette fois-ci, situé dans une ville très marquée par la prostitution. Le responsable de ce centre aimait beaucoup le sport : il souhaitait organiser avec une Église locale un programme de sport pour les enfants. L’Église a donc réuni des enfants, plus parti- culièrement les filles qui avaient entre 12 et 13 ans. Beaucoup étaient enfants de prostituées et, arrivant dans ces âges, commençaient à faire la même activité que leur mère. L’Église a alors lancé une équipe de hockey sur gazon. Ces filles sont devenues si douées à ce jeu qu’elles se sont mises à jouer au niveau national  ! Elles jouaient tellement bien que le gouvernement a décidé de les « adopter », prenant soin de leur éducation et de leur travail. Toutes ces jeunes filles ont été arra- chées à la pauvreté : elles sont pas- sées d’un milieu où elles étaient entourées par la prostitution, sans perspectives d’avenir, à un milieu sécurisé dans une école adaptée où elles ont pu continuer le sport tout en faisant leurs études. Grâce aux témoignages de nos partenaires qui travaillent dans les centres d'accueils, découvrez comment le sport aide les enfants à se développer. Deux histoires fortes à méditer. PARRAINAGE D'ENFANTS
  • 10. CENTRÉ SUR CHRIST – POUR L’ENFANT – EN COLLABORATION AVEC L’ÉGLISE10 L e tremblement de terre de magnitude 7,8 sur l’échelle de Richter qui a touché la région côtière de l’Equateur est le plus puissant de ces 30 dernières années dans ce pays. Le dernier bilan officiel fait état de 4 605 blessés, 42 disparus et 659 morts. Immédiatement après la catastrophe, la première aide apportée aux enfants parrainés et à leurs familles est venue des Églises locales aux- quelles sont rattachés nos centres d’accueil. Dès les premières heures, le personnel des centres d’accueil a fait le tour de la communauté pour connaitre la situation des enfants parrainés et de leurs familles et pour fournir l’aide d’urgence. Dans les trois premiers jours, le bureau national de Compassion Équateur – notre partenaire local – a mobilisé une équipe de secours d’urgence pour se rendre dans les régions dévastées afin de collecter les informations concernant les enfants parrainés et leurs familles, d’apporter de l’aide aux Églises locales pour répondre aux besoins des familles et d’évaluer les dégâts. À l’heure où nous écrivons cet article, 1 820 kits de survie ont été distribués aux familles des enfants parrai- nés dans 24 centres d’accueil de Manabi. L’équipe de secours continue à soutenir les pasteurs et le per- sonnel des centres en leur fournis- sant des denrées non périssables (aliments, produits d’hygiène et bidons d’eau). Un groupe de 12 pas- teurs et psychologues de Manabi a aussi commencé des thérapies de groupe avec les pasteurs et le per- sonnel traumatisés par ce séisme. Tremblement de terre en Equateur PARRAINAGE D'ENFANTS Le 16 avril dernier, un puissant séisme ébranle l’Equateur. Plusieurs de nos centres de parrainage sont touchés par ce violent tremblement de terre. Rapidement, une réponse humanitaire venant des chrétiens équatoriens eux-mêmes s’est mise en place pour venir en aide aux filleuls et à leur famille. Le saviez-vous ? Dans tous les pays où est présent Compassion, le personnel des centres d’accueil est composé de chrétiens locaux, actifs sur place à la fois avant et après la catastrophe. Ils ont été formés pour éla- borer leurs propres protocoles d’intervention en cas de catastrophe et ont reçu des instructions sur l’évaluation des risques et la plani- fication des interventions. La plupart des Églises locales ont égale- ment établi des liens solides avec les agences gouvernementales locales et les organisations non gouvernementales. Les bureaux nationaux du parrainage élaborent des projets pour une action immédiate de secours, pour le suivi psychologique et émo- tionnel et pour réparer ou reconstruire les habitations et les locaux. Compassion International (le réseau de parrainage dont le SEL fait partie), présent dans 26 pays, dont plusieurs sont souvent victimes de différentes situations d’urgence, a eu l’occasion de développer une réelle expertise en la matière. Pour rappel, en situation d’urgence, si votre filleul(e) était per- sonnellement touché(e), le SEL prendrait contact avec vous dès qu’il en est informé. Continuons de prier pour : • les enfants et les familles touchées par le séisme, • les équipes d’aide sur place, • les autorités et la gestion de la crise.
  • 11. 11 Idée reçue n°4 « C’est en Afrique que se trouvent la plupart des personnes souffrant de la faim. » Bien souvent, on pense que la grande majorité des personnes qui souffrent de la faim vivent en Afrique car c’est là-bas que semblent se trouver les situations les plus catastrophiques et les plus médiatiques. Pourtant, sur les 795 millions de personnes qui sont sous-alimentées dans le monde, « seulement » 224 vivent en Afrique. L’Asie compterait, quant à elle, 506 millions de personnes sous- alimentées, soit environ les 2/3 des personnes se trouvant en situation d’insécurité alimentaire dans le monde. Ce qui est assez logique finalement quand on connaît la popu- lation du continent… Idée reçue n°13 « Le nombre de personnes vivant avec le VIH diminue dans le monde. » Avec les progrès réalisés en médecine et les grandes campagnes de pré- vention qui sont organisées, on peut penser qu’il y a moins de personnes dans le monde qui vivent avec le VIH/sida. Seulement, s’il est vrai que la propagation du virus diminue depuis quelques années, le nombre de personnes vivant avec le VIH/sida continue quant à lui de progresser. Cette augmentation s’explique mal- heureusement par le fait que l’on ne peut pas encore guérir du sida. Mais elle est aussi, à certains égards, posi- tive car elle est liée en grande partie à un meilleur dépistage et à une plus grande disponibilité du traitement antirétroviral qui font que les malades vivent désormais plus longtemps. Idée reçue n°26 « La mondialisation aggrave la pauvreté dans le monde. » La mondialisation est souvent accu- sée de nombreux torts et notamment d’aggraver la pauvreté. Pourtant, force est de constater que le nombre de personnes dans le monde vivant sous le seuil d’extrême pauvreté a diminué d’un peu plus d’un milliard entre 1981 et 2015. Une évolution qui est relativement positive puisque, dans le même temps, la population mondiale a considérablement aug- menté. En fait, il semblerait que la mondialisation accentue bien plus les inégalités qu’elle n’aggraverait la pauvreté. Ce qui n’est pas contra- dictoire. L’apparition d’inégalités ne s’explique pas nécessairement par un enrichissement des plus riches et un appauvrissement des plus pauvres. Elle est bien davantage dûe au fait que l’enrichissement des plus riches se fasse plus vite que celui des plus pauvres. Vrai ou Faux ?! Nos idées reçues passées au détecteur… EAD/SENSIBILISATION Depuis le début de l’année, nous décryptons – au travers d’une chronique hebdomadaire sur Radio Arc-en-Ciel – différentes idées reçues que l’on peut avoir sur le développement et la pauvreté. Retrouvez ces différentes chroniques dans leur intégralité et bien d’autres encore sur le blog du SEL : http://blog.selfrance.org/categorie/idees- recues L’objectif est d’interroger nos préjugés et d’arriver à démêler le vrai du faux. En voici un petit florilège. Ce que vous pensiez évident… ne l’est peut-être pas !
  • 12. Une fleur pas comme les autres Découvrez comment une fleur qui pousse comme une mauvaise herbe permet à des familles démunies du Bangladesh de sortir de la pauvreté grâce à l’artisanat. Le Bangladesh, c’est ce petit pays situé dans le delta formé par la confluence du Gange et du Brahmapoutre, peuplé de plus de 150 millions d’habitants. Et c’est là que pousse la jacinthe d’eau qui nous intéresse aujourd’hui. La jacinthe d’eau est une sorte de roseau qui colonise les lacs, les cours d’eau et jusqu’au moindre fossé. Si elle n’est pas régulièrement arra- chée, elle envahit tout. Pourtant, malgré son caractère intrusif, cette plante est une véritable aubaine pour de nom- breuses familles issues des zones rurales. En effet, en coupant les tiges, les artisans obtiennent une matière première abondante et gratuite, tout en participant à l’entretien curatif des fossés. Cette plante est aisée à travailler, ne né- cessite ni machine ni énergie et est très appréciée des consommateurs européens. Artisanat SEL fait réaliser par plu- sieurs dizaines d’artisans des cor- beilles de rangement pour la maison, de la cuisine au jardin. En achetant ces produits, vous aidez di- rectement des artisans, comme Nakul, à vivre digne- ment de son travail. Nakul est payé environ 3 dollars par jour (le revenu minimum est de 1,25 dol- lar). Grâce aux revenus issus de cette activité, sa famille est prise en charge en cas de maladie et ses en- fants sont scolarisés dans un des centres de notre partenaire Heed. Lors de son dernier voyage en oc- tobre 2015 au Bangladesh, Artisa- nat SEL a créé une nouvelle ligne d’articles de déco pour la maison en jute tressée, toujours pour soutenir les petits artisans et en utilisant une autre fibre naturelle symbole de tout un pays. Vous aussi, soutenez ses artisans en commandant leurs produits. Comment ? En commandant : • sur notre site www.artisanatsel.com • par téléphone au 02.38.89.83.33 • par Email : commercial@artisanatsel.com Pour découvrir en avant première le nouveau catalogue 2016/2017 et la nouvelle ligne de jute tres- sée, demandez-le simplement par email à : contact@artisanatsel.com. COMMERCE ÉQUITABLE Artisanat SEL recrute : Dans le cadre de son transfert d’activités à Valence (26), Artisanat SEL,undespionniersducommerce équitable en France, recrute : > Un(e) Chef de produits junior (H/F) en CDI Formation supérieure com- merciale,qualitésrelationnelles, mobile,anglaiscourant,nouvelles technologies > Un(e) Assistant(e) Commercial(e) (H/F) en CDD 6 mois Première expérience profes- sionnelle comme assistant(e) commercial. Autonome, ri- goureus(e), outils bureautiques Anglais commercial. Localisation : Postes à pourvoir à Valence (26). Disponibilité été 2016. Descriptif détaillé de poste sur demande à : recrutement@artisanatsel.com ¡ Aidez-nous à poursuivre notre action de commerce équitable !R Oui, je veux aider au préfinancement des objets artisanauxen prêtant la somme de ............. €1 Nom : Prénom Adresse Code Postal Ville Tel : E-mail : 1. Une convention d'apport avec droit de reprise vous sera proposée - montantsi possible à partir de 1 000 €, sans intérêts. 12
  • 13. 13 N’oublions pas les pauvres ! D epuis sa création, Michée France s’est mobilisé pour approfondir l’engagement des chrétiens vis-à-vis des plus démunis (par des livres, conférences, anima- tions et autres communications) et rappeler à nos gouvernants leurs responsabilités envers les pauvres, en particuliers autour des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Michée France s’est inscrit dans la dynamique de la campagne internationale du Défi Michée et a aussi joint ses forces à une coalition d’ONG de la société civile française. À travers plusieurs campagnes fortes, Michée a ainsi mobilisé un grand nombre de chrétiens protes- tants dans des actions de plaidoyer auprès de leurs élus et a participé, à sa mesure, aux avancées obtenues grâce à la mobilisation autour des OMD. Si les OMD sont maintenant clos, les plus pauvres ont toujours un urgent besoin d’être entendus par celles et ceux qui font et défont les règles du jeu politique et écono- mique : nous pouvons y contribuer ! Nous avons aussi besoin de mieux comprendre comment nos compor- tements peuvent avoir une incidence positive ou négative sur les situations de pauvreté. En cette aube de campagne électo- rale, Michée France vous invite à prier, voire à vous mobiliser, pour veiller à ce que les propositions poli- tiques à venir prennent en compte la question de l’extrême pauvreté. Cette campagne de plaidoyer débu- tera à la rentrée scolaire 2016 et engagera les chrétiens protestants français dans une mobilisation com- mune auprès de leurs édiles. Plusieurs actions vous seront pro- posées, alliant prière, réflexion biblique et actes concrets. Respec- tueux de sa mission, Michée France bâtit sa campagne sur deux axes : une sensibilisation des chrétiens aux problématiques de la pauvreté et un plaidoyer porté par les Églises à destination de nos gouvernants. Ensemble, nous allons relever un difficile défi : que les plus pauvres ne soient pas les grands oubliés tant de nos comportements que des prochaines élections ! En ces temps de futures campagnes électorales, Michée France (le nouveau nom du Défi Michée) souhaite faire entendre aux candidats la voix des plus pauvres. Mais il s’agit aussi de nous interroger sur la cohérence de nos propres comportements, individuellement, en famille ou en Église. MICHÉE FRANCE Défi Michée devient Michée France Avec la fin des OMD, la campagne internationale du Micah Challenge (Défi Michée) a fusionné avec Micah Network (Réseau Michée) (la structure qui lui avait donné naissance) qui s’est alors renommé Micah Global (Michée). Dans une logique similaire, le Défi Michée français s’est renommé Michée France et reprend le nouveau logo de Micah (Michée). Notre combat pour les plus pauvres continue et réaffirme son ancrage dans Michée 6.8 : « Ce que le Seigneur attend du toi ? Que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde et que tu marches humblement avec ton Dieu. » Une nouvelle coordinatrice pour Michée France Nouveaux défis, nouveau nom, nouvelle coordinatrice : un vent de renouveau souffle chez Michée France  ! Nous sommes heureux d’accueillir Claire Balverde qui rejoint l’équipe en tant que coordinatrice de Michée France. Elle nous avait déjà aidé à préparer le dossier du culte de l’année dernière et nous nous réjouissons de l’enthousiasme et des compétences qu’elle va apporter à nos prochaines actions de plaidoyer.
  • 14. 14 L e dimanche 2 avril, les Églises Hillsong de Paris, Lyon et Massy proposaient à leurs membres de s’engager pour le parrainage en Ouganda. Leur mot d’ordre : « Si vous participez au développement d’un seul enfant, vous influencerez toute une famille ; plusieurs familles tou- chées influenceront leurs commu- nautés locales qui pourront fina- lement influencer la nation entière. » Cette mobilisation sur 8 cultes en une seule journée a permis à plus de 200 enfants de trouver un parrain ou une mar- raine. Plusieurs délégués ont par- ticipé à la logistique de cet événe- ment et témoignent de ce qu’ils ont vécu. Muila Ikiessiba (déléguée à Pon- tault-Combault) confie : « J’ai été impressionnée surtout par la moti- vation de l’Église…  » Luisa Her- nandez (déléguée à Paris) ajoute : « Je n’avais jamais vu quelque chose de si massif. C’était impres- sionnant de voir comment les cœurs étaient touchés. Au fur et à mesure que nous comptions les dossiers reçus, complets, nous ne pouvions que remercier Dieu car de grandes choses pourraient être faites avec ces moyens. » Liseby Marcellos (déléguée à Paris) souligne également que cet évé- nement la « conforte et l’encou- rage ». Relayer quelques sujets de prière dans son Église, distribuer un jour- nal d’information du SEL à l’Église, inviter un collaborateur du SEL pour un culte… ou prêter main- forte au SEL sur un stand ou lors d’un événement  : de façon clas- sique ou plus originale, il y a de multiples façons de faire progres- ser la cause de l’engagement chré- tien face à la pauvreté. C’est à portée de main de tout un chacun comme l’indique Luisa Hernandez : « Plusieurs fois j’ai eu envie d’aller et servir dans ces pays sans for- cément dépasser la case « idée ». Cependant, être ici ce jour-là avec le SEL, c’est aussi faire partie de quelque chose de grand : sans être là-bas, nous avons donné les moyens à ceux qui sont sur place de bien servir ces populations en détresse. » Les délégués du SEL se mobilisent pour sensibiliser à «  une action chrétienne dans un monde en détresse » dans leur Église… et plus si affinité ! Être délégué : servir ici pour agir là-bas DÉLÉGUÉS Les délégués sont des bénévoles qui font connaître le SEL et ses partenaires au sein de leur Église locale ou même dans leur région, en accord avec les responsables de leur Église. N’hésitez pas à nous contacter : delegues@selfrance.org 01.45.36.41.62 Découvrez le réseau des délégués du SEL ! Une des équipes composées de salariés, de délégués et de bénévoles, à Hillsong Paris.
  • 15. 15 DE VOUS À NOUS Séisme Népal : un an après, près de 900 000 personnes secourues Le 25 avril 2015, un séisme de magnitude 7,8 tue 8 900 personnes, fait 16 000 blessés, détruit 600 000 maisons et en endommage 280 000. Il reste tant à faire, nous disent aujourd’hui les medias. Mais regardons déjà ce qui a été fait. Vos dons ont permis de financer les initiatives de plusieurs struc- tures chrétiennes membres, comme le SEL, de l’alliance Integral*. Ces actions se sont faites en lien avec des associations chrétiennes népa- laises, pour répondre en priorité aux besoins vitaux des populations touchées (santé, vivres, abris). Un an plus tard, grâce à cette col- laboration au sein de la plateforme Integral, 893 480 hommes, femmes et enfants ont été aidés par l’en- semble des membres d’Integral et leurs partenaires locaux. De la nour- riture et des kits d’articles ménagers ont été distribués à 450 584 per- sonnes, 105 476 ont reçu des tentes, des bâches ou de quoi réparer leur habitation. 281 777 personnes ont reçu une aide dans le domaine de l’eau ou/et de l’assainissement. Plus de 450 000 ont bénéficié de soins, et des médicaments ont permis de soigner près de 1 million de per- sonnes. *Integral est une alliance internationale de 23 organisations chrétiennes indépendantes actives dans le secours d’urgence et le développement, travaillant ensemble pour lutter de manière plus efficace contre la pauvreté dans le monde. Des nouvelles de nos artistes ! Nous sommes heureux de vous annoncer la sortie de 2 albums d’ar- tistes engagés auprès du SEL pour les enfants en attente de parrainage : Louise Zbinden et Yohan Salvat ! L’album de Yohan « En théorie » comporte 13 titres pop-rock imbriqués sur le thème de l’amour  : histoires d’amour, d’absence, d’amitiés, d’im- passes, de dif- férences, de tendresse, de pardon, de face à face, de grâce et plus encore ! « Parlez-moi d’amour comme d’un précieux trésor qui change les vies et qui bouleverse les décors. » Extrait du chant Parlez-moi d’amour « Sur les hauteurs » de Louise est un album haut en couleurs, avec des styles musicaux très variés (Pop, soul, RnB, musique acoustique...), de n o m b re u s e s collaborations musicales, et des textes profonds qui nous parlent des chemins sur lesquels Dieu nous fait gran- dir : un encouragement à vivre pour Jésus. Le SEL recrute sa/son directeur/trice du Parrainage Après 18 années d’activité au SEL, les 4 dernières comme Directrice du parrainage d’enfants, Ann Hatava nous quitte à fin juin. Nous lui témoignons notre réelle reconnaissance pour sa présence au SEL et pour tout son travail, et sommes heureux qu’elle rejoigne l’équipe scandinave de Compassion. Depuis Stockholm, elle continuera à y œuvrer au service des parrains, dans le pays de son enfance, et pour le plus grand bénéfice des enfants parrainés. Le SEL recrute donc dès maintenant un/e Directeur/trice pour le service parrainage. Responsable de la mise en œuvre des grandes orientations de la politique parrainage du SEL, à la tête d’une équipe de huit personnes et en lien étroit avec Compassion International, il ou elle est garant(e) du service rendu aux parrains pour les 9 800 enfants parrainés. Ce poste nécessite un réel souci pour le développement de l’enfant vivant en situation de pauvreté, un anglais courant et une expérience préalabledemanagementd’équipe.Plusdedétailsurwww.selfrance.org, rubrique ‘Nous rejoindre’. « Nous voulons revenir à notre premier amour Être bouillants pour toi et le montrer chaque jour Par nos pensées, par nos paroles et nos choix Par le pardon, l’entraide et l’union en toi. » Extrait du chant Rassemblés
  • 16. Il y aura toujours un défi à votre portée ! Et s’il n’existe pas (encore), pourquoi ne pas l’inventer ? Mettez vos dons, votre passion pour le sport au service des plus démunis et faites la différence dans leur vie ! Réveillez le sportif qui est en vous ☺ Que vous soyez jeune ou dans la force de l’âge ; débutant ou sportif confirmé COUREZ, MARCHEZ, SAUTEZ, … FAITES RECULER LA PAUVRETÉ ! Vous êtes intéressés ? Contactez Doris : dlevialvares@selfrance.org / 01 45 36 41 63.