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19 balafon mai 2013

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20 balafon   juin 2013
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19 balafon mai 2013

  1. 1. 1 LE BALAFON Mai 2013/ Numéro-19 MINI ÉDITO… Le mois de Marie s’achève. Juin est à nos portes apportant dans son flanc la plus belle saison de l’année : l’ÉTÉ. Le raclage du gazon est terminé, les premières fleurs des plates-bandes pointent le bout du nez, les chaises du patio et parasol sont en place. Les petits potagers recevront bientôt les premières graines de semences. Les restaurants ont mis en place leur terrasse et reçoivent leurs clients, parfois armés d’un foulard et d’une petite laine. Après un long hiver, on avait tellement hâte de vivre à l’extérieur, ce n’est pas un temps frisquet, pour quelques jours encore, qui va nous clouer à l’intérieur. Les plus chanceux verront bientôt leur piscine remplie à ras bord pour le plaisir des petits et des grands. Oui, ce sera pour plusieurs le temps des vacances. Douce <farniente> : lecture, repos, repas terrasse, le tour de <La Gaspésie>, accueil d’amis, visite à des amis, doux va-et-vient dans la balançoire en prenant un café, bière, glace… je vous laisse le soin d’ajouter à la liste. Mais prévoyez les jours de pluie! Peut- être qu’il y en aura d’ici septembre? Avec le prochain Balafon de juin, ce sera la relâche pour l’été. Vous aurez tant à faire que vous laisserez les numéros sur la tablette… alors aussi bien attendre à septembre prochain! Le rédacteur.
  2. 2. 2 DES NOUVEAUX VISAGES AU NOVICIAT ST-VIATEUR… En mai, le maître des novices, le père Julien Rainville, s’est rendu au pays pour fêter son 50ème de vie religieuse. Pendant son absence, il fallait éviter que les trois novices soient en chômage. Les pères Gervais, J-Marc et le frère Valmont se sont succédé au noviciat de Boassa pour combler l’absence du maître et prêter main-forte au socius, le frère Mathieu, resté sur place. Les vœux, l’Histoire de l’Église et bien d’autres sujets encore furent abordés. Pour les aînés que nous sommes devenus, c’était comme un retour aux sources, non pas au noviciat de Rigaud, mais à celui de Boassa. Pour quelques jours, j’ai pensé que, depuis là-haut, nous étions observés par les pères Bruno Charlebois et Hector Racine, d’heureuse mémoire, qui étaient, à l’époque, de l’équipe de notre noviciat. Ils souriaient de voir leurs <jeunes successeurs> essayant de transmettre à leur tour ce qu’ils avaient reçu jadis. Mais depuis, Vatican-11 a eu lieu, il faut en tenir compte. D’après les novices, on s’en serait bien tiré! Bon retour au maître des novices. BEAU TÉMOIGNAGE DU DIALOGUE INTER-RELIGIEUX… Le jour de la fête du travail, la Communauté chrétienne de base (CCB) Ste- Marie perdait un de ses membres, madame Martine Traore. Elle était la maman d’un jeune Samuel, servant de messe de la paroisse St-Viateur. Cette dame vivait dans la cours des musulmans. Le dimanche, 5 mai, à la messe dominicale de la paroisse St-Viateur, on faisait mémoire de son décès, et son fils servait à l’autel. En signe de solidarité et d’amitié, une
  3. 3. 3 dizaine de femmes musulmanes, drapées de leurs beaux costumes, ont assisté à notre eucharistie dans la plus grande dignité. Ce geste, tout simple en apparence, laisse voir qu’il est possible de vivre en harmonie et en toute amitié avec des gens de confessions différentes. Depuis que je suis au Burkina, il m’a été donné de voir à plusieurs reprises le respect, la tolérance, le dialogue et la fraternité qui existe entre chrétiens et musulmans de ce pays. Régulièrement, on peut voit le grand Iman, assis à côté de l’évêque d’un diocèse pour des rencontres culturelles, sociales ou festives. Pendant que plusieurs pays africains donnent un spectacle peu enviable sur l’harmonie des peuples et guerre des religions; Mali, Tunisie, Lybie, Égypte, Soudan, Nigeria, le Burkina reste, pour l’instant, un modèle de tolérance et de fraternité entre chrétiens et musulmans. Puisse ce modèle traverser les frontières du pays et démontrer aux gens de bonne volonté que le dialogue est préférable aux armes et enlèvements. VIVE LES TRANSPORTS EN COMMUN… Il y a quelques semaines, Jocelyn se rendait à Ouaga par le transport en commun. Tout à coup, le car pencha dangereusement vers l’arrière pendant que le chauffeur maintenait tant bien que mal le car sur la route. Les passagers furent surpris de voir les deux roues arrière dépasser le car et poursuivre la route sur plusieurs mètres. Après plusieurs heures d’attente le long de la voie, Jocelyn signala une voiture qui s’arrêta pour le faire monter. C’était un japonais qui se rendait à Ouaga. J’ignore dans quelle langue s’est poursuivi le voyage. Ce jour-là, le trajet Banfora/Ouaga, qui se fait normalement en 6h00, en aura pris 11. Il est arrivé à Ouaga avec le teint d’un homard. A son retour, sur le car de nuit, à peine avait-t-il quitté Ouaga, une <panne caoutchouc> eut lieu. Il devait arriver à Bobo à 4h00 du matin, il arriva à 7h00, juste à temps pour monter dans le car en direction de Banfora. Les voyages forment la jeunesse, dit-on.
  4. 4. 4 FÉLICITATION AU FRÈRE SERGE W. BATIONO… La Balafon se fait un devoir et une joie de souligner la réception du lectorat de notre confrère Serge Bationo, de la fondation du Japon. Serge est étudiant en théologie à la Sophia Université, dirigé par les Jésuites. Rappelons que Serge est de la première cuvée des novices burkinabé, 2003-04 au noviciat de Boassa. Félicitation à notre confrère Serge et bonne chance dans sa dernière année d’études à Kyoto. Bienvenu au Burkina à l’été 2013. LA SAISON DES PLUIES EST BIEN ARRIVÉE… Depuis novembre 2012, on attendait l’eau venant du ciel. Enfin elle est là. Une fois ou deux par semaine, le ciel devient noir et alors s’élève un grand vent. Habituellement, c’est en fin d’après-midi. Le tonnerre gronde! C’est la course à la fermeture des fenêtres, débranchement des appareils internet. Et voilà que la pluie tombe à torrent, poussée par un vent de l’est. Une fois la terre bien arrosée, la pluie cesse et le soleil, ou la lune, apparaît à nouveau. L’orage dure environ une heure. Comme dit le psaume 134 :<De l’horizon, il fait monter les nuages, il lance des éclairs, et la pluie ruisselle, il libère le vent qu’il tenait en réserve>! Une fois l’orage passée, nous pouvons dire avec le psalmiste :<Au désert, les pâturages ruissellent, les collines débordent d’allégresse. Les herbages se parent de troupeaux et les plaines se couvrent de blé>. A Banfora, on peut facilement remplacer le blé par la canne à sucre. <Tout exulte et chante>! (Ps.64).
  5. 5. 5 LA JOURNÉE TRADITIONNELLE… Chaque année, une journée traditionnelle est organisée dans plusieurs écoles. Ce jour-là, les élèves sont invités à venir en classe en costume de leur choix. Il y a parade de mode, dance et diverses activités organisés par le comité socio- culturel. Notre confrère postulant Donatien n’a pas dérogé à la coutume. Même s’il est d’origine <dagara>, pour la circonstance, il a revêtu le costume des mossis. Les autres jours de l’année, les élèves doivent, obligatoirement, porter l’uniforme prescris et les souliers fermés. Chaque école à son uniforme particulier. LE MINI POULAILLER DES VIATEURS… Depuis quelques semaines, la cours de notre résidence héberge quelques volatiles; dindons, coquelets, pondeuses et colombes. Le Père Macaire porte une attention particulière à ses nouveaux pensionnaires. Un petit parc de 35mX5m, clôturé de broche à poulet, ça va de soi, abrite nos bêtes à plume. Depuis mon arrivée à Banfora, en 2011, le prix du poulet à pratiquement triplé, passant de 1 500 à 3 500 et parfois 4 000 francs CFA l’unité, pour un poulet gros comme un goéland. Désormais, nous aurons notre propre élevage, les œufs et la chair, quand dame poule décidera de se mettre en grève. Déjà, une dinde est à pondre en vue de sa première couvée. A présent que nos bêtes ont leur propre enclos, les patios et couloirs de la résidence demeurent propres. On mijote, pour septembre prochain, un petit potager sur notre terrain, l’espace ne manque pas et nous aurons ainsi de bons
  6. 6. 6 légumes frais en plus des fruits : mangues, papayes, citrons, pommes cannelles, noix de cocos et jacquier qui produisent déjà. Le plus coteau des dindons semble vouloir s’échapper du Balafon. Rien à faire, il est aussi prisonnier de la page, que de son enclos! RENCONTRE DE LA COMMISSION FINANCE… Le 26 mai dernier, les économes et supérieurs locaux, leurs assistants, le supérieur et l’économe de la fondation se rencontraient au noviciat de Boassa pour une réunion au <sommet de la colline>! Il fut question d’évaluer le bilan de la présente année et les pronostics de l’année qui vient. Des petits pas qui, d’années en années, devraient nous conduire vers l’autofinancement de notre fondation. Quoiqu’il en soit, nous devons y arriver, coûte que coûte, et le plus rapidement possible sera le mieux! LE CCVAO SE RENCONTRE À FERKÉSÉDOUGOU (RCI) Les supérieurs de la fondation du Burkina et de Côte d’Ivoire et leurs deux adjoints, accompagnés du Père Harry Célestin, délégué du conseil général auprès du CCVAO, se sont rencontrés à Ferké le 27 mai dernier. Le frère Jocelyn avait quitté Ouaga sur le car de nuit le 26, pour reprendre le car au petit matin du 27, de Banfora vers Ferké. Il faut une bonne santé! ET AVANT DE CONCLURE… J’ai cru comprendre, enfin j’ose l’espérer, que l’appréciation des novices sur leur dernière session de Valmont sur l’Histoire de l’Église fut conclue par la pose sur sa tête du chapeau <mossi>, et d’un bèche sur son épaule, outil fort précieux pour le paysan burkinabé, propriétés du novice François. N’étant pas de cette ethnie, j’ai gardé le chapeau et la bèche uniquement pour le temps de la photo. PHOTO : arrière gauche : Herman, Valmont et François Devant : Michel
  7. 7. 7 Pour ma part, même sans chapeau, j’ai passé une agréable semaine en compagnie des novices et de leur socius Mathieu. Nous avons connus la canicule, le vent, presque l’ouragan, que dis-je, <le déluge>. N’est-ce pas sur le Mont Sinaï que Dieu révéla à Moïse qu’Il était <JE SUIS>! J’oubliais, le tonnerre était également présent sur la colline de Boassa! Moïse aurait tremblé, j’en suis convaincu, ce fut mon cas. Merci aux novices et à Mathieu pour leur accueil toujours aussi chaleureux à Boassa. ET POUR CONCLURE… Ce numéro de mai vous arrive avec un peu de retard. Le rédacteur en chef a passé la dernière semaine de mai au noviciat pour une rencontre des économes et assurer une session aux novices sur l’Histoire de l’Église. Toutes nos excuses! Le Balafon de juin est déjà en gestation avant la relâche de l’été. Déjà, nous souhaitons à nos lecteurs et lectrices une saison estivale magnifique, du beau temps et un repos bien mérité. Bonne réception et bonne lecture! Le rédacteur.

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