Journal Le Matin du 2 septembre 1924

1 097 vues

Publié le

Journal Le Matin du 2 septembre 1924

Publié dans : Actualités & Politique
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
1 097
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
2
Actions
Partages
0
Téléchargements
2
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Journal Le Matin du 2 septembre 1924

  1. 1. Le Matin (Paris. 1884) Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
  2. 2. Le Matin (Paris. 1884). 1884-1944. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF.Leur réutilisation s'inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 : *La réutilisation non commerciale de ces contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source. *La réutilisation commerciale de ces contenus est payante et fait l'objet d'une licence. Est entendue par réutilisation commerciale la revente de contenus sous forme de produits élaborés ou de fourniture de service. Cliquer ici pour accéder aux tarifs et à la licence 2/ Les contenus de Gallica sont la propriété de la BnF au sens de l'article L.2112-1 du code général de la propriété des personnes publiques. 3/ Quelques contenus sont soumis à un régime de réutilisation particulier. Il s'agit : *des reproductions de documents protégés par un droit d'auteur appartenant à un tiers. Ces documents ne peuvent être réutilisés, sauf dans le cadre de la copie privée, sans l'autorisation préalable du titulaire des droits. *des reproductions de documents conservés dans les bibliothèques ou autres institutions partenaires. Ceux-ci sont signalés par la mention Source gallica.BnF.fr / Bibliothèque municipale de ... (ou autre partenaire). L'utilisateur est invité à s'informer auprès de ces bibliothèques de leurs conditions de réutilisation. 4/ Gallica constitue une base de données, dont la BnF est le producteur, protégée au sens des articles L341-1 et suivants du code de la propriété intellectuelle. 5/ Les présentes conditions d'utilisation des contenus de Gallica sont régies par la loi française. En cas de réutilisation prévue dans un autre pays, il appartient à chaque utilisateur de vérifier la conformité de son projet avec le droit de ce pays. 6/ L'utilisateur s'engage à respecter les présentes conditions d'utilisation ainsi que la législation en vigueur, notamment en matière de propriété intellectuelle. En cas de non respect de ces dispositions, il est notamment passible d'une amende prévue par la loi du 17 juillet 1978. 7/ Pour obtenir un document de Gallica en haute définition, contacter reutilisation@bnf.fr.
  3. 3. 41e Année– N° 12978 laTEMPÉRATURe "lll|lli Et la baromètre monte et va monter. mali pour combien de temps? Vent N.-O. & 8..0. -ul ou faible, plutôt doux, couvert à éclalrcies; gouttes ou rare bruine. Paris, 765-766, nuit +130, jour +Ho. La dépression est mer du Nord, –1" Scandinavie, –2" Pologne, 6" Elle sera comblée ou mer du Nord, +6 Il +7– Berlin-Copenhague, à .+i" Scandinavie-Islande, Nice. Déprei- tion nouvelle 0. Mande. PRONOSTICS D'AVIATION. Paris t 0., 1 S m.; couvert; visibilité moyenne. Londres-midi et: Paris-Stnusbourg-Kuhr 0., Il 4 m.; mime tempe. BOULD le FAUB« POISSONNIÈRE, PARIS (IX1) ADRESSE 7ÉUGR.: MATIN-PARIS TÉL. CUT. 03-04, 03-05. 03-06. I5-8B Mardi 2 Septembre 1924 i'« H I E R iniI"«!H| FRANCE. Le comte d'Haussonvllle, de l'Académie française, est mort Paris. CHINÉ =' La situation devenant plus menaçante, Changhal, des mesures de sécurité sont prises par les marines française et américaine. GRANDE-BRETAGNE. Le congrès des trade-unions s'est ouvert à Hull. SUISSE. La V' assemblée de la Société des nations a tenu, à Genève, sa première séance. M. Dlotta, prési- dent, et Paul Hymans ont lait des discours applaudis. ITALIt:. M. Mussolini se déclare favorable à la revision de la Constitution, italienne. Les nations s'assemblent à Genève pour la cinquième fois UNE GRANDE SESSION QUI EXAMINERA DE [GRANDS PROBLEMES La premiére journée M.MOTTAÉLUPRÉSIDENT [DENOTREENVOYÉspécial] Genève,1erseptembre. Toutje mondeestd'accordpouraffirmerque la cinquièmeassembléeplénièrede la Sociétédesnations,quia été inau- guréeaujourd'hui,ne ressembleraen rienauxquatreséancesprécédentes. Ce sera, dit-on,uneséancedécisive. Noussommesun peublaséssur ce terme,.maisil paraît qu'il faut lui attribueraujourd'hui..toutesa valeur. Unmembredeladélégationfrançaise Vilala. vieoulamortdelaSociétédes nations.Ou.bienelle deviendraquel- que'chosed'extrêmementutileet salu- taire,oubienelleseraappeléeà dispa- 'qu'onse ressenttoutdesuiteà Ge- nèvedecettenervositéet qu'ony ait l'impressiond'y êtrearrivédevantle Rubicon. Optimisme Cen'est paspar hasardquelepré- sidentWilsonavaitchoisil'exquiset tranquillecadrede Genèvepourl'as- sembléede concordeinternationale qu'il avaitrêvée.Lesgens,ici, sont portésà un sereinoptimismeet ont tendanceàtournersubtilementautour desproblèmesdélicats,à lesatténuer, à les diluerdansdesflotsdesaineet réconfortanteéloquence.Bref,lors- qu'onn'est pasprévenu,onsort con- vaincuquetoutlemondeiciestpar- faitementd'accord,carles-applaudis- sements partent indifféremmentde tousles bancset quelquesoitl'ora- teur à la tribune.11 Tel fut aussilecaractèrede cette premièreréunion,réunionde pure formeet quipouvaitfairecroireque d'ores etrdéjà les cinquante-quatre nationsavaientscelléun pactede. congratulatidnsmutuelles,car on n'entenditde part et d'autre, et à 4 l'adressedetous,quedesmotsaima- bleset desfélicitations. De l'agitation,il y en avaitau de- hors, dansla rue. Unefoule'de ba- dauds,plusdensequeles annéespré- cédentes,se pressaitauxportes.11y avait un peuplus de gendarmeset .beaucoupplus de photographeset d'opérateurs de cinématographie. Maisà l'intérieur,danscegrandhan- gar fait de boiseriesmarronnàtrcs, ompressionn'éde sobres laideurs, c'étaitle calmeplat. Evidemment^deprimeabord,quand on n'y est pas.accoutumé,onest un peu saisi, voire ému, d'apercevoir par exemplele grandet sévèreHon- grois, le comteApponyi,serrer la mainà M. VintilaBratiano,minis- tre roumain,ou bienM. Benèssa- luer amicalementle représentantde l'Autriche.Cespectacled'ancienseu- nemisréunissousle mêmetoit,dans une atmosphèrede quiète indiffé- rence,n'est passansgrandeur.Mais on n'a pas le tempsde s'y attarder car aussitôtcommencel'exécutiondu programmeppévudans §a sévérité protocolaire.MLIlymans,,premierdé- léguébelge et présidentdu conseil exécutifdelaSociétédesnations,re- traceentermes*pondérésl'oeuvreac- compliepar la société. Et c'est tout.pourla matinée. Le cinquième président Dans l'après-midi, M. Hymans de- mande à l'assemblée de procéder à l'élection de son cinquième président. Aucune candidature n'est posée, au- cune discussion n'est (entamée, l'af- faire est réglée d'avance'et de longue date. Dès le matin, les journaux '10- caux ont paru avec le portrait de ;'M. Motta. Aussi le conseiller fédé- ral, premier délégué de la oU'ssa à l'assemblée, recueille-t-il 45 voix sur 47 votants. Des deux voix « contre Il l'une émanait évidemment de lui- même et l'autre d'un mystérieux en- nemi de la Suisse qu'ont n'a pas réussi, jusqu'à présent, à dépister. 'Aux applaudissements de i'assem- blée, M. Hymans a prodamé le ré- sultat du vote, insistant sur le fait que les nations réunies avaient tenu ainsi à honorer la personnalité de M. Motta et la Suisse, pays symbolisant les traditions libérales -et démoerati- ques M. Motta a remercié en retenant surtout l'hommage rendu à son: pays. Là-dessus on s'attarda quelque peu pour permettre aux photographes d'opérer à leur aise et la salle se vida lentement. Pour bien des auditeurs discrets, il ne s'élait donc rien passé du tout. C'est une erreur: C"est à dessein que ;e ne vous ai pas résumé les discours 'de MM. Hymans et Motta pour pou- voir détacher, en concluant, de la pro- se conventionnelle et protocolaire les quelques passages vraiment impor- tants et qui ont fait courir dans l'as- semblée un léger frémissement. Désarmement moral d'abord Ce n'étaient plus des applaudisse- ments de pure forme que souleva cette péroraison de M. Hymans Je revietzs à la question du désar- mement et du projet de pacte d'assis- talzce mutuelle.. On s'en rappelle l'ori- gine. Souvenez-vous, messieurs, de l'impression profonde que produisit, il y a deux ans, dans une de nos cgm- missions et à l'assemblée, l'accord qui s'établit endre M. Henry (le Jauvenetl et lord Robert Cecil sur ? principe d'une politique de garantie mutuelle. En des discours émouvants, ils évo- 'guèrent les dangers que la proclama- tioù de la paix avait laissé traîner derrière elles, ,la grande pitié des ré- gions dévastées, .la nécessité de jus. tes réparations, la perturbation pro- fonde de la vie économique, la men- talité de guerrc qui continuait à en- fiévrer les esprits. Ils démontrèrezn Le palais de la Héformation, à. Genève, où siègent les assemblées de la Société des nations. En médaillon, M. Motta, élu président de la cinquième assemblée. que le désarmement matériel exigeait comme condition préalable le désar- mement moral, et qu'on ne pourrait réaliser le désarmement môral que 'dans une atmosphère de sécurité. De même, c'est avec une atten- tion soutenue que l'assemblée suivit M. Motta lorsqu'il ajouta à ses for- mules de remerciements polis ces quelques mots Messieurs, nous en arrivons tous à reconnattre la nécessité de l'arbi- trage. Nous voilà 'donc arrivés au coeur du problème, cœur bien enveloppe mais qui bat tout de même violem- ment. Nous savons maintenant que la cinquième assemblée de la Société des nations s'est réunie pour dissu ter, non, pour aboutir, datis la ques- tion du pacte d'assistance mutuelle, de sécurité, de garantie. Le conseil de la Société des nations a eu le LA MISE A EXECUTION DU PLAN DAWES La commission des réparations a procédé à la "première constatation" Pour que la commission des répa- rations .pût procéder à la «. première constatation » de la mise à exécu- tion du plan Dawes, il fallait 1° que les lois organiques fussent vgtées par le Reichstag et promulguées par le Reich; 2° que l'agent de paye- ments des réparations fût nommé. On sait que, dès samedi dernier, cette seconde condition a été satis- faite. M. Owen D. Young a -été dési- gné comme agent de payements. Comme, d'autre part, la C.D.R. a été informée officiellement, hier ma- tin, que le gouvernement du Reich avait promulgué les lois votées par le Reichstag, elle a été. en mesure, les deux conditions étant remplies, de procéder, hier après-midi, à la première constatation Il. Donc, partir de cette 'date, ler septembre, commencent à courir les délai% fixés pour l'évacuation économique et fiscale de !a" Ruhr et de la Rhénanie. Dans un délai de trente- cinq jours, soit le 5 octobre, la commission des réparations devra « constater » le rétablissement de l'unité économique et fiscale de la Ruhr et de la Rhénanie. Ce sera la « deuxième constatation n. Aussitôt après, les chemins de fer du Reich seront transférés à la nouvelle com- pagnie. Aujourd'hui la commission des ré- parations prendra contact avec M. Owen D. Young, agent de payements des réparations, qui part demain pour Berlin avec M. Mac Fadycan, com missaire aux revenus gages. LES PASSAGES A NIVÈAU AMÉRICAINS Nous avons dit que les passages à niveau, en Amérique, n'étaient gardés par aucune barrière seuls des affiches ou des poteaux indicateurs préviennent les automobilistes qu'ils vont avoir à traverser une voie ferrée et qu'il y a danger. Mais; par exempt, les affiches sont de taille et elles sont intelligemment comprises. Nous reproduisons, dans le dessin ci-dessus. les affiches-placards que le New-York Central (un des plus importants réseaux des Etats-Unis) a fait apposer près de tous ses passages à niveau. C'est un panneau ayant envi- ron six mètres de hauteur sur neuf mètres de largeur une locomotive énorme, monstrueuse, toute noire, s'y détache sur fond clair on voit, en quelque sorte, cette locomotive avancer sur soi au-dessus de la locomotive, un mot gigan- tesque tire l'oeil': a ATTENDEZ » (WaIT) il. est suivi d'un avertissement plus petit « You may lose » (Vous pourriez perdre-) Le panneau est posé au bord même 3e la route, à environ cent mètres du passage à niveau. Il est impossible que l'automobiliste ne le voie pas. Et sa rétme est frappée par l'image tertifiante de la grosse locomotive notre repro- dqction fidèle de la vraie locomotive, qui menace cent mètres plus loin de broyer son auto. Le New-York Central a pu constater que, depuis qu'il avait fait poser ces panneaux. les accidents, qui n'étaient pas très nombreux aux passages à ntiveau, avaient encore diminué de 50%. courage 'de poser la question aux gouvernements. Il leur a dit Voit mon prôjet de pacte, le voulez vous? » Il a ,oblenu 27 réponses 18 oui et 9 non. '- Il y a malheureusement parmi les non celui de l'Angleterre. La question est aujourd'hui posée d'une telle fa- çon qu'il n'y aura plus moyen de tourner autour du pot n. Il faudra donc aboutir. Il faudra sauver quel- que chose. La France soutiendra lè projet du conseil l'Angleterre en pro- posera probablement un autre. 'Jeudi ou vendredi, on s'affrontera et on tombera peut-être d'accord. Et cet accord, si accord il y a, ne sera vraiment pas ordinaire, car il sera conclu au sein d'une assemblée qui compte dix-huit,ministres des affaires étrangères en exercice et bon nom- bre de chefs de gouvernement. Henry de Korab En arrivant à Berlin M. Owen D. Young doit trouver, inscrite à son compte, Ja somme de 20 millions de ment du Reich, et qui a dû être obli- gatoirement effectuée hier, é'est-à- dire à la date de la le première cons- tatation n. Le 10 septembre, le Reich effectuera un second versement de 20 millions' de marks-or, puis le 20 un troisième versement qui complote- ra la mensualité prévue. De notre côté nous devrons verser à l'agent de payements, et cela à partir de la u première constatation n les perceptions douanières appliquées dé- sormais suivant la législation et les tarifs du Reich, ainsi que les béné- fices nets de la régie franco-belge, sauf une retenue mensuelle de 2 mil- lions de marks-or, destinée à couvrir les frais de perception de la période transitoire (soit du 1er septembre au 5 octobre 1924, date de la seconde constatation). Comme M. Owen D. Young doit fixer les versements ultérieurs du Reich on voit que sa présence à Ber- lin est immédiatement nécessaire. Maintenant, en ce qui concerne l'évacuation militaire de la zone de Dortmund à Harde, prévue par la lettre adressée le 16 août dernier, par MM. Herriot et Theunis au chance- lier Marx, le général Dégoutte va ré- gler les mesures d'évacuation mili- taire de la zone en question sur le processus de l'évacuation économi- que. les coûteuses. erreurs Elle vend, sans rectifier le prix,.des cigarettes Maryland dans des étuis de cigarettes Levant. Avant-hier soir, un de nos collabora- teurs achetait, dans un bureau de tabac du boulevard du Montparnasse, un étui de cigarettes Gauloises Levait, au prix marqué de 2 fr. 20. En arrivant au Matin, il nous faisait constater que, si l'étui était bien Levant, les cigaret- tes étaient du plus, pur Maryland et estampillées comme telles. Ces derniè- res ne coûtant que 1 fr. la régie l'avait ainsi frustré de 50 centimes, Invité à renouveler, hier, cette fA- cheuse expérience, il est retourné au ir.ême endroit et a acheté les mêmes 'cigarettes. Mais, ouvrant • l'étûi devant le buraliste, il a pu faire constater par celui-ci un dol aussi flagrant que ce- lui de la veille. J'aurais mauvaise grâce, à tontes- ter que je vous ai volé et que je vous vole, hii déclara l'excellent homme. Et, le voisinage de la gare- Montpar- nasse forçant mon débit le samedi et le dimanche, je suis même obligé de convenir que j'ai dû abuser de la con- fiance d'un nombre assez considérable de fumeurs.' Vous trouvez cela naturel? ,,Ce n'est; 'j^S^^e^mot. JVlais les étuis sont bandes de garantie qui m'interdisent tout con- trôle de la marchandise. Et, ma foi, comme je paie a la régie les prix marqués, si vous! revenez, tantôt, m'a. cheter d'autres cigarettes, malgré tout mon désir de ne pas vous flouer, je vous vendrai cyniquement, du Mary- land pour du Levant, toujours et quand même au prix de ce dernier, ce qui est d'ailleurs fort 'déplaisant pour un honnête homme. Désarmé par tant de franchise, no* tre collaborateur ne crût pas devoir insister. Mais. ambitieux d'être volé plus avant,, il entreprit un voyage d'études en rive gauche. Il eut la mau- vaise fortune, pour un acheteur, mais la bonne fortune, pour un lournaliste, d'acquérir de nouveaux étuis fraudu- leux. Curieuses révélations Toujours dans le 6' arrondissement, un buraliste qui le. pria à quelque dis- crétion, afin de ne pas encourir des représailles officielles qui sont de mode, paraît-il. lui fournit, à défaut d'excuses, de curieuses révélations: Depuis. deux mois environ, dit-il, le public ayant fait bon accueil aux Gauloises Maryland, qui ne sont pas les infumables baguettes de tambour ,que la -régie vendéen, paquets cylin- driques ou rëcïang'uliïiïès," la, manufac- ture qui ne fabnque pourtant- pas en assez grande quantité pour répondre à nos demandes, s'est trouvée démunie d'emballages. Elle a logé, alors, les Maryland dans des étuis de-Levant,,en rectifiant le prix marqué. En réctifiant! Vous en avez de bonnes Je ne me promène que de- puis deux heures et je me suis fait « arranger » de dix fois 5o céntimes 1 Hélas monsieur, la régie r.ectifie ou ne rectifie pas, tout juste comme elle fabrique ou ne fabrique pas, C'est selon l'inspiration du moment. Le pu- blic Sssene de dures vérités au bura- liste qui n'en peut mais, et néglige de se retourner contre l'Etat qui se dit irresponsable en matière de tabac com- me en matière de télégraphie et d'im- pôts. Je ne me pose pas en adversaire du monopole nt en dragon de vertu, mais si le., petits commerçant? s'amu- saient à ce jeu-là, ça compliquerai bigrement la crise du bâtiment. La crise du. .bâtiment, monsieur! Car les en- trepreneurs passeraient leur temps à agrandir les prisons, pardi! Vous êtes narquois 1 Olif pas plus*que vous n'êtes phi- losophe, malheureusement, conclut le buraliste, Au dixième paquet de ciga- rettes truqué, uniFrançais Moyen est dressé. C'est un homme qui ne réagit plus. Il sait qu'il 'ne faut pas résister à la fatalité, quand elle sévit sous la forme des pouvoirs publics. Vous, monsieur, votre article fait, vous atten- drez les événements. Mais moi, je con- tinuerai à vendre 2 fr. 20 des cigaret- tes de 1 fr. 70 et, somme de juste, à être traité de bandit par les fumeurs exaspérés. Et ce n'est pas drôle du tout de passer pour un commerçant véreux, quand on n'est que l'agent d'une admi. nistration qui exagère la négligence et le mépris total du public PROPOS D'UN PARISIEN La déroute de nos routes Je viens de faire 2.000 kilomètres de routes de France, nationales, dé- partementales et communales, et je crois être poli avec la vérité,- en affir- mant que nos routes sont en bien mauvais chemin. Elles n'existeront bientôt plus. Elles ne sont plus qu'un trou si quelques belles voies font exception à la règle, c'est, pour les autres, afin de mieux faire valoir leur non-valeur. Et, partout, la circulation routière augmente partout le che- min de terre gagne sur le chemin de Comme dit l'autre ça ne peut plus dures eequi^signifie, entre nous, que ça va durer encore. Il faut qu'on trouve un remède. D'aucuns qui s'y entendent, croient l'avoir trouvé un Office national des routes, une insti- tution qui régirait tous nos chemins essentiels, avec ses ressources auto- nomes, son budget spécial. La route est un outil. On ne peut plus se passer, de nos jours, d'un bon outillage. Et les faits sont chants. Les moyens employés de nos jours pour établir le sol roulant font fail- lite. Le symbole de cette carence est représenté par l'héritier des Danaï- des, le malheureux cantonnier qui, sur le bord des chemins, ramasse un, peu de saleté qu'il tasse dans un trou, attend que passe un camion de six tonnes qui enlève la saleté du trou, et remet ensuite la saleté dans le trou, 1 Je ne sais si l'Office national des routes fera mieux mais que risque- t-on d'essayer ? Il ne pourra pas Louis Forest La politique anglaise d'émigration Des 75.456 émigrants par- tis eu 1923 pour les Domi- nions, 45.804 se rendirent au Canada. En 1918, au lendemain de l'armis- tice, les, économistes anglais, firent avue..iàtupeur lés deux constatations suivantes en dépit des pertes qu'elle avait subies pendant la guer- re lu population de la Grande-Bre- tagne augmentait, trop rapidement 2° bien .qu'il y eût à t'époque plus d'un million de chômeurs inscrits, il y avait autant d'ouvriers au travail qu'en 1914. • C'est pour prévenir cette menace de surpopulation que la cabinet Bald- win fit voter en mai 1922 l'Empire seulement act, ou acte d'établisse- ment des émigrants dont le but est d'encourager, en plein accord aveé les Dominions, l'émigration vers les grands espaces libres de l'empire dont lifs ressources naturelles sont il peine entamées ». Des fonds consi- dérables, 1. st. pendant la lre année et 3 millioits ensuite pendant 14 ans étaient destinés à équiper l'émi- grant et à payer ses frais de voyage et de premier établissement. Le Times vient de publier des sta- ti-tiques fort intéressantes, qui dé- montrent le.développement du mou- vement d'émigration. En 1921, 50.983 sujets de Sa Ma- jesté britannique avaient abandonné la mère patrie. En 1923, le nombre des émigrants s'élève à 75.456, ce qui constitue une augmentation ap- préciable. C'est surtout vers w Canada que se dirigent ces nouveaux « piton- niers », 45.804 d'entre eux son! partis en 1923 pour la « prairie » (territoires agricoles de l'ouest du Canada), où la main-d'œuvre fait défaut. Les vil- les se montrent moins accueillantes, puisqu'elles ne connaissent qu'une crise et c'est, naturellement, celle des « servantes ». Vers l'Australie, le mouvement d'émigration est moins important. Cela tient, selon le Times, au plus grand éloignement de ce « Domi- nion ». Même ceux qui partent sans espoir de retour ont besoin de se sen- tir le plus près possible- de chez eux ». Tant il est vrai que l'éloigne- ment et l'isolement joueront toujours contre l'émigration. L'isolement surtout. Doit-on s'éton- ner, en effet, du petit nombre d'émi- grantes » qui fuient .vers les pays neufs. S'il augmente progressivement (6.000 de plus entre 1921 et 1923), il ne prendra une proportion raisonna- ble, écrit -le Times, que le, jour où l'on organisera sur une grande échel- le les départs, à deux ou,en groupes entiers. Peut-on demander à la femme 'de subir isolément les épreuves qu'a dé- crites avec tant de force Rudyard Kipling dans son ouvrage From sea to sea (d'une mer à l'autre) ? LES INCENDIES DE FORETS Un dirigeable surveille les bois du Sud-Est TOULON, 1er septembre. Télégr. Matin. A la suite des nombreux incehdies de forêts qui, la semaine dernière, ont provoqué de graves dé- gâts, notamment à Notre-Dame-du-Fe- nouillet et au Muy, le dirigeable A. T. 19, du centre de Cuers-Pierrefeu, a opéré une sortie de surveillance, Ils a survolé la région des Maures et de l'Estérel pour signifier, le cas échéant, les nouveaux foyers d'incendie. ÉPINARD est encore battu Dans sa premlère course sur le sol américain, il subit un échec r hot. Matin, Epinard, son jockey et son chien I;e résultat de la première épreuve dans laquelle Epinard, le poulain de M. Pierre Wertheimer, se mesurait avec les meilleurs chevaux améri- cains était impatiemment attendu. Une foule énorme se pressait à Bel- mont-Park, l'hippodrome qui est aux portes de New-York, et sur la piste duquel la rencontre avait lieu. Le prince de Galles assistait à la réunion. La course a été vivement disputée et Epinard a vaillamment défendu sa chance, mais soit que la configura- tion de la piste n'ait pas convenu au fils de Badajpz qui éprouve quelque difficulté à tourner à gauche, soit pour toute autre raison, il a succom- bé. Tout en battant les adversaires tels que Zev en particulier qu'on lui opposait surtout, il a dû s'incliner devant la supériorité de Wise Coun- sellor* qui a couvert le 1.200 mètres de la course dans le temps tout il. fait remarquable de l' 11" 4/5. Epinard était parti favori à 3/1. LE TOUR DU MONDE AERIEW NUMERO 1 Les aviateurs Labrador ont déjà parcouru 84.500 kilomètres II leur reste encore à <* voler 6.500 kilomètres pour boucler le circuit du globe Le pointillé indique le chemin restant à e{[ectuer. 4..J Nous avons annoncé hier que, par- tis d'Ivigtut (Groenland), les avia- teurs américains effectuant le tour du monde, le major Lowell Smith et le lieutenant Erick Nelson, avaient amvri à Indian-Harbor (Labrador). Voilà donc terminée la traversée de l'Attantique, commencée de Hull à la fin du mois de juillet dernier. On se souvient que Lowell Smith, Erick Nelson et Leigh Wade quittèrent Hull à bord de leurs appareils munis de flotteurs et se rendirent d'abord aux lies Orcades. Puis ils quittèrent les Iles Orcades. Smith et Nelson arrivèrent en Islande, à "Horria Fjord, mais Wade aban- donna son appareil en mer, près de l'archipel Feroë, par suite d'une panne. Après s'être rendus de Horna Fjord 'à Reykjavik, capitale de l'Islande, ]e majfir Smith et le lieutenant Nelson durent attendre plus de trois semai- nes pour que, le port d'Angmagsalik (Groenland) étant bloqué par ies gla- ces qui avaient fait leur apparition plus tôt que de coutume, une station d'amérissage fût préparée à Frede- riksdal (sud du Groenland, près du cap Farewell). Malgré la difficulté du parcours, ils franchirent le bras de mer de 1.300 kilomètres environ sans incident, tan, dis que l'aviateur italien Locatelli, parti en même temps qu'eux de Reyk- javik, dépassait légèrement Frede- riksdal, était victime en pleine mer diuoe. panne dg LES FRANCS quiavalentété perdasdansuntaxi sontretrouvés Les valenrs ont été rapportées par le chauffeur Le Matin relatait hier la disparition survenue samedi, due d'Amsterdam, d'un taxi dans lequel M. Vimont-Vi- cary, industriel, avait laissé momen- tanément deux serviettes bourrées de documents et contenant des valeurs, non négociables d'ailleurs, mais re- présentant pour leur propriétaire une somme de 500.000 francs. Alors que M. Vimont-Vicary faisait rechercher partout le chauffeur du taxi, celui-ci, M. Taxil, demeurant, 26, rue Duperré, rapportait, lui-même les précieuses serviettes au bureau des objets trouvés, où le propriétaire, fort heureux, est venu, hier matin en pren- dre possession. Mais, pour M. Vimont-Vicary, deux points restent obscurs. Pourquoi le chauffeur est-il parti sans réclamer la somme inscrite aucompteur Pour- quoi a-t-il refusé, au moment où un agent l'invitait à aller stationner plus loin, de donner un bulletin portant le numéro de son taxi, qui lm était ré- clamé par le portier de l'hôtel où s'était arrêté son client M. Vimont-Vicary nous a en effet déclaré Samedi, plusieurs visites d'affai- res m'avaient obligé à me munir de documents représentant pour, moi une très grosse valeur. J'avais pris place dans un taxi, en compagnie de M. Fé- lix Horsten, mon directeur commercial, quand un rendez-vous avec un client, venu spécialement du Havre pour me voir, me força à m'arrëter a l'hôtel, 18, rue d'Amsterdam, où il était des- oendu. En quittant la voiture, je recomman- dai «u chauffeur de bien surveiller les serviettes où étaient entérinées mes valeurs. Par surcroît de précautions, je chargeai le"portier de l'hotei « d'a- voir ]!oeil sur le taxi. Lorsqu'un moment plus tard, une de- mi-heure tout au Dlus, j'eus terminé avec mon client du Havre, je quittai l'hôtel et constatai alors ia disparition du chauffeur: Je ne m'explique pas encore pour quelles raisons celui-ci ne m'a pas attendu comme il aurait dû le faire. La version du chauffeur En l'absence de M. Taxil, sa femme, que nous avons vue, nous a fourni, au nom du chauffeur, les explications suivantes Mon mari Ignorait, au moment où il s'est éloigné de la rue d'Amster- dam,, que deux serviettes, dont l'une contenait pour cinq cent mille francs de valeurs, avaient été laissées en dé- pôt dans sa voiture. Pourtant Ni-, Vicary en aurait aver. ti le chauffeur, lorsqu'il laissa la voi- ture devant ,un hôtel de la rue d'Am- sterdam. De plus, le portier de l'hô- tel aurait réclamé au chauffeur son numéro. Le portier n'a rien demandé à M. Taxil. Un agent vint faire circuler la voiture qui alla se Tanger quelques mètres plus loin. Ne voyant pas reve- nir son client, M. Taxil remit son compteur au point mort et alla station- ner avenue de Messine. Là, il s'aperçut de la présence des deux serviettes qu'il s'empressa <i'aller déposer aux objets trouvés, à la préfecture de police. EN CINQUIEME PAGE: Les Mille et un Matins LEs femmes in- COMPRISES, par Charles-Henri Hirsch. était retrouvé sain et sauf par'ies ri5a> rins aiiiéricains après quatre jours do recherches. Après s'être rendus A la M39 d'Ivigtut (côte occidentale. du GroefJf land), mieux protégé des glaceà> Smith et Nelson changèrent les mo- teurs de leurs appareils révisés afin de clore le dernier chapitre de la tra- versée de l'Atlantique par le voyage Groenland-Labrador, d'Ivigtut à liî^ dian Harbor, représentant un par- cours de 900 kilomètres. • A Indian Harbor, les vaillants pi- lotes furent rejoints, par le croiseur Richmond et le torpilleur Lawrence.. Ils y trouvèrent le ravitaillement né- cessaire en essence et en huile pour continuer leur route. x <• Smith et Nelson ne s'attarderont pas à Indian Harbor. Ils ont hat« de quitter le Labrador pour atteinâisê Boston par ferre-Neuve et Pictoa (Nouvelle-Ecosse). La distance de Indian Harbor a Boston est d'envi- ron 2.700 kilomètres. Rappelons que, partis le 17 mars. de Los Angeles, les aviateurs se trouvè- rent successivement à Dutch-Haroof (Alaska) le 19 avril, à Tokio le 22 mai, à Paris le 14 juillet. La distance parcourue à 'ce jour peut être évaluée à 34.500 kilomètres. Pour boucler le circuit du globe,- par Boston, Washington, Chicago jusque Seattle-terminus, il reste encore aux vaillants aviateurs à parcourir 6.5UO kilomètres environ. LAHAUSSEDUBAROMÈTREf est le présaged'untempsmeilleur pour aujourd'hui Oui. mais de quoi demain sera-Mi fait ? La météorologie, en ce moment, est vraiment à l'épreuve et jamais la pré- vision à longue échéance n'a été plus désirée et plus désirable. Mais, il y a un mais, elle n'existe pas. Seule, la prévision à 24 heures, et des varia- tions barométriques, et des varia. tions de température, et du beau et du mauvais temps, et de la force et de la direction des vents, mérite la confiance''et du public et des savantes. Quoi qu'on puisse dire, la science du temps, qui depuis 1886 sait prevoir les nuages et depuis 1890 les varia- tions barométriques découvertes qui caractérisent l'école française, dont le monde entier suit l'enseigne ment a réalisé des progrès déci- sifs, Mais, au fait, ce n'est pas le temps d'aujourd'hui qui embarrasse la hausse du baromètre fait prévoir une véritable amélioration. Comme hier, seule un peu de brunie est possible par un ciel très nuageux, s'éclaircis- sant. La pluie .;n'est il redouter sur aucun point de la France. Le Midi reste au beau fixe, comme dans la plupart des journées de ce mois d'août, si terriblement mauvais dans le Nord et l'Est de la Franec. Le.pca. blême, vise la journée de demain. On peut dire que les chances de beau ât de mauvais temps sont à peu près égales et seules, les observations de ce matin 2 seDtetnbre, pourront lixer le temps du 3. La certitude n'exista que pour la moitié privilégiée de la France les régions du Sud, assurées de beau temps pour* plusieurs jours. Gabriel Guilberr, Directeur des services meuoraloaianex du Matin Les meurtrier qui s'ignorent Le danger de contagion queprésentent les porteurs inconscients de germas peut être combattu par des enquêtes sanitaires [Le docteur Henri Godlewskt est un spéciadiste des maladies éj>idè- miqûes contagieuses qu'il (tu (lia dans les laboratoires de Pasteur. Chargé, pendant d'enquêtes sanitaires* il a conti- nué ses recherches et, parani les nombreux exemples de côntamina- tions miiiiïrieuses, il a choiti lès exemptés typiques qu'il nous st- gnale dans l'article ci-dessoüs.] La propagation des maladies conta- gieuses, dues au contact des mains souillées, est un danger public, dont le Matin a souvent entretenu ses lec- leurs. Pour lutter contre ce danger, il faut, évidemment, engager tout le monde à se laver les mains avant de toucher à des aliments, mais en outre il est un moyen rarement mis en œuvre, l'enquête épidémiologique. Son but est de dépister le responsable d'un foyer de contagion et de le mettre hors d'état de nuire. Deux exemples démontrent son et. ficacité L'été dernieft plusieurs familles
  4. 4. 2 .LE MATIN 2-9-24 nombreuses cinquante-deux per- sonnes passaient les vacances sous le*même toit maternel. Une épidémie grave de fièvre paratyphoïde survint. De juillet à septembre, on compta quatre cas dans cette seule maison, sans qu'il en survint un seul autre dans le pays environnant, alimenté par la même eau. L'enquête conduisit à penser qu'un porteur de germes humain existait dans la maison. Pour le découvrir, on procéda chez tous.les hôtes pré- sents à l'analyse de la flore intestins- le et le laboratoire donnait rapide- ment cette réponse tout le monde est sain,. sauf. la cuisinière 1 -Elle seule était donc porteuse sans le savoir du germe pathogène (un bacille Jffitratyphique B), le mt. crobe en' cause dans cette épidémie. Cette domestique avait eu une « ne- vre intestinale quatre ans plus tôt est depuis elle était sujette deux fais par mois environ à des crises quali fiées d'entérite banale. A l'occasion de chacune de ces crises, la fréquence de souillure des aliments par ses doigts était singulièrement accrue, il est aisé* de le comprendre. Le porteur ne germes aepiste nu isolé et la contagion familiale cessa immédiatement et définitivement. Le second exemple, non moins ty- pique, est choisi parmi ceux observés en collaboration, avec mon maître Louste-: Dans un-village de 600 habitants. une épidémie de dysenterie venait de faire en quinze jours vingt-cinq vic- tune; En quelques heures, une enquête êpidémiologique nous permit de dé- pister le seul responsable de la géné- ralisation, à toute une population de cette épidémie grave. L'enquête révéla, en effet, que le prefnier malade avait été un soldat, venu en permission au 15 août d'un' camp où débutait alors une épidémie 'de dysenterie. Militaire, femme, enfants dont l'un mourut furent atteints suc- cessivement les voisins immédiats suivirent, puis, brusquement, l'épi- démie, jusque-là confinée, diffusa aux quatre coins du village, jusque dans la campagne, affectant même un cloître. En délimitant le foyer initial for- mé en bloc de logements; on décou- vrit la maison du boulanger, le seul 'boulanger du villoge, contami- né par le militaire, ayant les mêmes « communs n que lui 1 Ce boulanger avait été atteint de Dysenterie immédiatement avant la diffusion de l'épidémie. à ses clients. ;I1 a suffi d'obtenir de ce commer- çant-- après lui avoir fait compren. dre sa responsabilité l'usage du savonnage des mains avant de tou- cher à sa marchandise, pour cons- tater, par cette seuls et simple me- sure, la fin de l'épidémie la même semaine on n'enregistrait plus de cas nouveau. On conçoit sans peine après ces 3eux exemples l'utilité d'enquêtes méthodiques. Il est regrettable qu'il soit rarement procédé ainsi l'ab- sence d'enquête à Téclosion d'un foyer épidémique est une cause "d'ex- pansion rapide de la contagion et de ses dangers. Docteur Henri Godlewskl. Août a détenu le record de la pluie ,'A l'observatoire Flammarion, de Juyisy, on enregistrait hier soir un record peu enviable celui de la pluie pour le mois d'août, .dans la région parisienne. En effet, jamais il n'a tant plu de- puis En août 1922, on avait noté au' pluviomètre un niveau de 88 mil-I limètres, et c'était déjà énorme, si l'on considère que ce -chiffre repré- sente la hauteur de la nappe d'eau qui recouvrirait le département si elle' s'accumulait sur place. Or, hier, dernier jour du mois, la couche d'eau est parvenue au 92° millimètre. L'agent des paiements, M. Owen Young est attendu jeudi à Berlin Berlin, 1er septembre. D'après la Gazette de Bertin à naidi, M. Owen Young est attendu jeudi à Berlin. Un fonctionnaire de la commission des transferts, M. Fraser, est déjà arrivé à Berlin et a pris contact avec les milieux officiels allemands. LE PROCES DE WIESBADEN Wiesbaden, 1er septembre. Les vingt-deux communistes accusés de propagande antimilitariste, dont le procès a été ajourné par le. conseil de guerre du 303 corps d'armée, à Wies- baden, le 28 août, ont été mis en li- berté provisoire, hier, par ordre du général Nollet, ministre de la guerre. Le gouvernement allemand remplace le général Strempel Le gouvernement allemand vient 'de faire connaître officiellement que le général major von Pawelz, chef d'état-major du Gruppen Komman- tio n" 1, a été nommé en remplace- ment du généralleutnant Strempel relevé de ses fonctions de représen- tant qualifié du gouvernement alle- mana auprès de la commission mi- litaire interalliée de contrôle. 12. Feuilleton du MATIN du 2 sept. 1924 LES BffiAfJX YGUX ZZFïOMAN PAR= eugéne SAILLARD VI .JSînsi se retrouva-t-elle une fois encore 'dans le cabinet de M. Le Bruman, assise dans le fauteuil du défunt. L'ancien valet avait, sans attendre, ap- porté un plateau sur lequel étaient, placés deux verres, une bouteille de vin blanc très yreux, et deux paquets de gâteaux secs. Vautre jour, dit-il, j'avais des éclairs frais et d'excellentes friandises. Vous me surpreniez à l'improviste, il faut m'excuser. Fanny le laissait servir. Les amabilités inattendues de César Tostain l'intriguaient. Elle attendait de le voir venir pour ripos- ter selon l'attaque. En silence elle croqua des madeleines et 'des macarons comme une petite fille sage et un peu gourmande en visite chez une dame qu'elle ne connalt pas beaucoup, ac- cepta de l'anjou qui était exquis. Tostain ne paraissait occupé que ae la servir, d'exprimer sa joie de ta revoir et de lui faire apprécier les qualités du vin. La jeune fille hochait la tête, répondait par monosyllabes, souriait et semblait par- faitement heureuse dans cet intérieur cal- me où, malgré la bruine du dehors, des perles ensoleillées montaient sans fin du fond des coupes. La comédie ne pouvait se prolonger. ltadnettoo et reproduction Interdites POlIr ton tut, bj £sg«B4 aUllard, LE COMTE D'HAUSSONVILLE EST MORT Le comte d'Haussonville, membre de l'Académie française, est mort à l'âge de 81 ans, hier, à 9 heures, dans son notei, o, rue de Constantine, à Paris. Le célèbre his- torien était doué d'une constitution robuste et n'était atteint d'aucune infirmité. Cepen- dant, sa faiblesse, conséquence d e son grand âge, était depuis quel- que temps un su- jet d'mquiétude pour, son enou. rage. I s'est éteint,. entouré de ses enfants et pe- tits-enfants, ayant conservé jusqu aU dernier moment la plénitude de ses facultés. Gabriel-Paul-Othenin de Ceiron, comte d'Haussonville, était né à Gur· cv-le-Châtel (Seine-et-Marne) en 1843. Le comte d'Haussonville représenta de 1871 à 1875 son département natal à l'Assemblée nationale. Fidèle aux idées légitimistes, il fut, de 1891 a 1894. le mandataire officiel du comte de Paris en France. Il recueillit en 1888 le fauteuil de M. Caro h l'Acadé- mie française, et en 1904 celui de M. 0. Gréard à l'Académie des sciences morales et politiques. Ses principales œuvres sont Sain- te-Beuve, sa vie et son oeuvre, le Sa- lon de Madame Necker, Socialisme et charité. Salaires et misères de fem- mes. Il consacra ensuite des pages charmantes à Mme de Maintenon, Mme de La Fayette et George Sand. L'avis du maréchal Foch sur l'évacuation de la Ruhr Une nouvelle lettre de M, Coty On sait que M. Coty, député de la Seine-Inférieure, a demandé à M. Her- riot de rendre officiellement public l'avis du maréchal Foch touchant l'évacuation de la Ruhr, cet avis, à son sens, n'étant. parvenu au Parle- ment que par la voie indirecte du gé- néral Desticker. M. Herriot a répon- du, on le sait, qu'il ne pouvait, quant à lui, que s'en tenir il la déclaration publique faite en toute. indépendance par le représentant du maréchal. Mais M. Coty insiste de nouveau. Il écrit au président du conseil, le priant de lui donner l'assurance que les deux rapports rédigés par le maréchal Foch et concernant l'évacuation de la Ruhr, seront communiqués aux com- missions parlementaires. M. Coty ajoute Ce que je veux relenir de l'inter- vention du général Desticker," c'est qu'elle n'a pas été le résultat d'une improvisation de séance, mais qu'elle était par avance résolue dans votre esprit. It nte paraît donc évident que ces déclarations d'un si haut intérêt ont été préalablement 'délibérées et arrêtées avec le plus grand soin. Je vous demande si la teneur de ces déclarations a été soumise au maréchal Foch et approuvée entière- ment par lui et sans réserve. Au Quai-d'Orsay où la lettre de M. Coty n'était pas même parvenue, hier soir, on se bornait à déclarer que si M. Herriot avait eu d'autres précisions h apporter en la matière il n'aurait pas manqué de les four- nir aux assemblées parlementaires sans attendre qu'on l'y invitât. Un docteur roumain est arrêté sous une grave inculpation Sur mandat de M. Corse, juge d'instruction, Je docteur Salam Mar- bais, de nationalité roumaine, qui exerçait à Paris, 14, avenue du Colo- nel-Bonnet, a été mis, hier, en état d'arrestation. L'inculpation qui pèsesur lui est des plus graves il s agi- rait d'une vilaine affaire de mœurs. Le. docteur Salam Marbaîa est âgé de 48, ans et célibataire. Il habitait, depuis huit ans, un appartement au rez-de-chaussée, d'un loyer annuel de 8.000 francs. Ses clients étaient nombreux. Bien que non spécialisé, sa clientèle était surtout féminine et de nombreux parents lui condui- saient leurs enfants pour des consul- tations médicales. Venait-il aussi des fillettes non ac- compagnées ? Il est assez malaisé de le savoir, l'appartement du docteur Marbais ayant une entrée 14, rue du Colonel-Bonnet, et une autre donnant directement sur l'avenue Saint-Phili- bert. Précédemment, le docteur avait eu des démêlés avec la justice; mais l'instruction qui avait été ouverte par M. Gorse contre lui ne visait qu'une infraction à la loi sur les sérums. Celle-ci n'est d'ailleurs pas close, le magistrat attendant te rapport des trois experts commis à l'analyse du sérum litigieux. Il fut aussi impliqué dans une autre affaire qui se termina par un non-lieu. Il est à remarquer que les nom- breux clients du docteur roumain le tiennent pour un praticien émérite, obtenant des cures merveilleuses, et que tous sont étonnés et de son arres- tation et de la grave inculpation qui pèse sur lui. Fanny ayant refusé d'accepter une goutte ou une miette de plus, César Tostain se tut un moment puis, se redressant les mains plantées il revers sur chaque genou, il de- manda, tout à coup bonasse et goguenard Et alors, il va toujours bien le père Bédouet ? Je l'espère pour lui, répanait Fanny sans dissimuler l'ironie de son sourire. Vous l'espérez ? Vous ne l'avez donc pas vu depuis quelque temps ? Probablement pas depuis que vous êtes allé vous-même lui faire visite à Vieux-Mesnil, L'ex-factotûm de M. Le Bruman tiqua. Il ne s'attendait pas être ainsi nargué. Ah bon, dit;;il, après un moment, je vois que vous êtes au courant Et vous de même, n'est-ce pas? La téte en œuf se balança de haut en bas. 'Ail right railla Fanny. Tranquillement elle sortit de son sac un écrin d'argent, l'ouvrit et le tendit à César. Une anglaise ou une égyptienne ? Il secoua la tête, irrité par ce sans-gêne moqueur mais n'en voulant rien laisser paraître. La jeune fille 'déposa son allumette sur le plateau et, se mit à lancer des bouffées de fumée bleue au plafond sans montrer le moindre souci de son.compagnon. Celui-ci cherchait péniblement une for- mule qu'il ne trouvait pas..1 se décida en- fin à grommeler. Au premier moment bien sûr, ça ne m'a pas fait précisément plaisir, vous com- prenez. Quoi 'donc ? répondit Fanny comme si on la tirait d'un rêve. Non. Un pareil mensonge pour me surprendre, moi surtout qui. Dame, oui, j'ai été vexé. Vous auriez pu trouver un autre prétexte. Vous ne m'auriez pas reçue. Les échanges intellectuels entre la France et la Pologne Un message de M. François Albert au ministre polonais de l'instruc- tion publique, est lu au congrès international de l'enseignement secondaire à Varsovie A l'occasion de la réunion du VIe Congrès international de l'enseigne- ment secondaire qui vient de s'ouvrir à Varsovie, M. François Albert, mi- nistre de l'instruction publique et des beaux-arts, a écrit à son collègue de Pologne pour le remercier de l'accueil chaleureux qui vient d'être réservé à nos maîtres. M. François Albert, rappelant qu'à travers les siècles la pensée française et la pensée polo- naise sont demeurées étroitement liées, se félicite des échanges intellec- tuels qui se sont multiplies entre les deux pays depuis l'armistice des professeurs polonais ont pris la pa- role en Sorbonne, un institut fran- çais va prochainement s'ouvrir il. Var- sovie, une commission universitaire franco-polonaise siège régulièrement à Paris et à Varsovie. Telles sont, monsieur le ministre, les heureuses réalisations que nos départe- ments respectifs ont assurées depuis que nous pouvons, à travers l'espace, nous tendre librement la main. Accourus à votre généreux appel, des délégués de toutes les nations pour qui l'enseignement de la jeunesse appa- raît comme un devoir sacré, vont exa- miner des problèmes de pédagogie d'un intérêt qui dépasse, nous le savons bien, les limites mêmes de' la pédagogie. Les hommes, en prenant les uns des autres une connaissance personnelle et vivante, ont vite fait, quand ils ont la valeur de ceux que vous avez grou- pés autour de vous, de découvrir Je fond commun des sentiments et des idées qui sont le privilège et la gloire de l'humanité. La diversité des tempé- raments ne peut leur apparaître, dès lors, que comme la loi même de la na- ture,. qui nous invite à l'indulgence mutuelle et à la générosité. A l'heure où l'horizon politique du monde semble s'éclaircir enfin, soyons fiers et heureux, monsieur le ministre, en qualité de Polonais et de Français, d'avoir donné l'exemple d'une volonté si ardemment et si sincèrement orien- tée vers l'intelligence mutuelle de nos âmes, vers l'enir'aide et l'affection. La lecture de ce document, faite par M. Roger, délégué du ministre, à la séance solennelle d'inauguration du congrès, en 'présence du président de la République de Pologne, a été très chaleureusement applaudie et a donné lieu à une enthousiaste manifestation de sympathie pour la France. Le conseil supérieur de la guerre s'est réuni hier au château de Rambouillet Le conseil supérieur de la guerre s'est réuni hier matin au château de Rambouillet, sous la présidence de M. Gaston Doumergue. A l'issue de cette réunion, le pré- sident de la République a retenu à déjeuner les membres du conseil. Bien qu'il se soit amélioré l'état de santé d'Anatole France reste précaire Tours, 1er septembre. Téléph. Ma- tin. La santé d'Anatole France s'est légèrement améliorée dans la journée d'aujourd'hui. L'écrivain a pu se lever à deux ou trois reprises, mais, bien en- tendu, sans quitter la chambre. Il con- tinue à s'alimenter légèrement. En tout cas, il reste extrêmement dé- primé et affaibli, Contrairement à ce qui avait été dit. il ne reçoit aucune visite, la moindre fatigue pouvant être t,rès préjudiciable à son état. Une barque de pèlerins chavire Deux noyés Brest, l'r septembre. Télégr. Ma- tin. Une barque de pèlerins, Notre. Uame-dë-Rumengol, du port de Tui- duff, se rendant au pardon de Sairite- Anne-la Palud, qui attire une foule énorme le dernier dimanche d'août, a chaviré en arrivant au débarcadère. Des douze passagers qui l'occupaient, dix purent être sauvés. Malheureuse- ment, MM. Louis Le Gall et Louis Rolland, âgés de 18 ans, -coulèrent à pic et succombèrent avant d'avoir été repêchés. Leurs obsèques ont eu lieu aujourd'hui, à Plougastel-Daoulas. UNE STATUE ROMAINE est découverte près de Belgrade Belgrade,' septembre. Une sta- tue romaine, admirablement conservée, a été découverte,près de Belgrade. Elle représente une femme drapée, lisant un papyrus. On suppose que cette sta- tue, qui est tout entière d'un marbre blanc qu'on ne trouve pas dans le pays, a été amenée de Rome sous l'occupa- tion romaine. (Radio.) Le 46 tirage de l'emprunt belge en'faveur des régions dévastées Broxeu.es, 1er septembre. Ce matin a eu lieu, à la Banque nationale de Bruxelles, le quatrième tirage de l'em- prunt 4 de 1921 des régions dévastées. Le numéro 19, de la série 130.440, a gagné un lot de 150.000 francs le numéro 3, de la série 149.776, a gagné un lot de 100.000 francs. (Matin.) Allons donc Je ne suis pas l'&urs qu'on veut bien dire. Et puis, quoi, en ad- mettant que j'aie tenu ma porte fermée vous m'auriez toujours rencontré autre part il ne manque pas de gens à Carlé- mont qui se seraient mis en quatre pour vous donner une occasion de me voir. C'est possible,dit moi je tenais à vo.us étudier sans que vous sachiez mon dessein et surtout dans le cadre du crime. Sous la cendre de sa peau bise César Tostain pâlit. Ailleurs, prévenu de mes intentions, vous auriez préparé votre attitude, -arrangé vos. discours. Malgré sa volonté de rester calme et en- joué, César ne put retenir un commence- ment de protestation coléreuse. Et pourquoi de telles précautions ? En vérité, mademoiselle on croirait. Il n'osait aller jusqu'au bout de sa pen- sée. Fanny le regardait droit dans les yeux. Il se détourna, gêné. Vous savez ce que je cherche, dit-elle J'avais le droit de vous connaître, de suppo- ser que c'était vous. Le sursaut de l'ancien valet l'empêcha d'achever. Comment 1 cria-t-iI d'une voix en- rouée, vous ne craignez pas, ici, dans cet- te pièce. Les mots étaient trop pénibles pronon- cer. Il dut prendre un détour pour expri- mer son indignation. Moi qui me suis dévoué pendant trente ans, qui veillais sur M. Le Bruman comme ma défunte mère le fit elle-même, durant les années où eUe nous éleva tous deux I. Le grelottement 'de sa voix, le frémisse- ment de ses mains révélaient une douleur qui eût semblé, à, tout autre témoin, d'une indéniable sincérité. Mais Fanny avait dans 'L'opinion d'un maire de banlieue sur les lotissements Ils constituent 'pour les com- munes des charges écrasantes qui grèvent lourdement le bud< .et, nous dit M. Bernard, maire de l'Hay-les-Roses. Mais il reste à rendre justice aux mal lotis M. Bernard, maire de l'Hay-les-Ro- ses, à qui nous avons demandé s opinion sur les lotissements au point de vue communal, nous a exposé, ce qu'il en pense Les lotissements sont, pour les communes, d'écrasantes charges qui grèvent lourdement leur budget. La plupart des acquéreurs de terrains sont de modestes travailleurs qui en- gloutissent leurs pauvres économies si péniblement amassées, ou qui s'en- dèttent à tout jamais' pour réaliser ce rêve enclos dans tout Français avoir une maison à soi avec un lopin de ter- re. La moindre dépense imprévue les met dans,la misère. C'est tout une po- pulation en détresse qui demande à juste titre des secours, réclame le mé- decin ou la sage-femme' et envoie- ses enfants il, nos écoles primaires. Le budget d'une commune ne peut suffire à ces frais supplémentaires. Déjà., cette année, j'ai dû faire voter des centimes additionnels, payés par les autochtones qui ne sont pas con- tents de cet impôt inattendu. Lorsque l'hiver arrive, ou seulement des mois pluvieux comme en ce moment certains lotissements sont changés 'en cloaques et leurs voies deviennent impraticables. C'est encore à la municipalité à faire établir des caillebotis pour permettre à leurs mal- heureux habitants de sortir ou d'entrer chez eux. D'un bout de l'année à l'autre, c'est, à la mairie, un concert de ré- clamations et de demandes de toutes sortes Monsieur le maire, nous n'a- vons pas d'égouts Monsieur le maire, nous manquons de moyens de commu- nication- Monsieur le maire, nous avons besoin d'une fontaine » Comme si la mairie était .capable de porter re- mède à la négligence et l'incurie des lotisseurs qui, leurs terrains une fois vendus, s'en désintéressent com- plètement. Songez donc qu'à Antony, les ré- seaux d'égouts à construire dans les lotissements coûteraient huit millions Quelle commune pourrait faire face à de semblables dépenses ? ,Alors, les acquéreurs ae terrains sont mécontents. Us s'aigrissent, en préten. dant que'les municipalités ne veulent rien faire pour eux, et les lotissements deviennent un peu partout des foyers où germe un esprit de révolte contre l'injustice du sort et les administra- tions publiques qui n'en peuvent mais. Heureusement, nous avons à présent. pour nous défendre contre les mauvais lotisseurs, la loi du 22 un net 1024 qui stipule que le plan de tout lotissement doit être approuvé par la mairie de la: commune, après un sérieux examen des conditions de v;abi]itt5 et d'hygiè- ne dans lesquelles il a été établi. Qu'à partir, d'aujourd'hui le pubüc, au lieu de croire aux promesses falla- cieuses des affiches. de prendre pour argent comptant les boniments sans vergogne des vendeurs, consente à ne pas acheter la moindre paraellr de terrains sans exiger la garantie admi- nistrative qu'il s'agisse de nouveaux lotissements ou d'anciens dont toutes les parcelles n'auraient pas été ven- dues et l'importante question de la salubrité et de' l'hygiène des lotisse. ments sera résolue à la satisfaction de tous. sauf h celle •rles.mercàntis. Il reste cependant un grave problè- me à résoudre, c'est celui de rendre justice a ceux qui ont été exploités et de remédier d'urgence aux situations poignantes d'un grand nombre de pau- vres gens, travailleurs honnêtes, vie- times de leur Inexnérience et d'illu- nions que des spéculateurs ont su leur faire entrevoir. Uncongrèsdesretraitésmunicipaux et départementaux Les délégués de toutes les associa- tions et de tous les syndicats affiliés à la Fédération nationale des retraités municipaux départementaux et hospita. liers se sont réunis en congrès, hier, sous la présidence de M. Defert. Ils ont décidé de renforcer leur action pour l'obtention d'un régime de pensions avec péréquation intégrale, applicable à toutes les organisations départemen. tales et municipales. Une enfant de quatorze ans et demi assomme son père avec une pioche Amiens, lor septembre. Télégr. Ma- tin. Un crime odieux à été commis aujourd'hui à Hornoy. Une enfant de 14 ans et demi, Emi- lienne Moulin, qui menait une conduite déplorable, avait resu de son père, ven, dredi dernier, pour effectuer divers achats, une certaine somme qu'elle s'empressa de gaspiller en joyeuse compagnie. Cette incartade lui ayant valu. samedi, de justes reproches de son père, qui était veuf, elle quitta le foyer, mais revint au petit jour. Vers 5 h. 30,,elle s'introduisit dans la mai- 'son, par le jardin. Son père dormait; Saisissant alors une pioche, la fille dénaturée en porta un coup furieux au malheureux qui eut le crâne défoncé et dont l'état est désespéré. Son forfait accompli, Emilienne Mou- lin s'enfuit dans les bois où, après une journée de battue, elle a été arrêtée ce soir par la gendarmerie d'Hornoy. La jeune criminelle oppose à tout inter- rogatoire un mutisme farouche. sa tête la conviction que cette émotion était feinte, ce trouble étudié. Elle le laissait aller, impitoyable, sans chercher à l'interrompre ou l'apaiser. L'éloquence de César Tostair» même exci- tée par la colère, était courte. Il fut bientôt obligé de se taire. Un silence suivit, coupé, de faibles gé- missements ou par une exclamation inco- hérente de J'ancien valet. Fanny continuait de fumer, obstinément hostile. A peine daigna-t-elle remarquer que le bonhomme s'essuyait les yeux avec un mouchoir de fil très blanc. Elle s'attendait au vaste madras jaune oai rouge des pri- seurs. Tout à coup César vida son vewe d'an- j6u. Il parut aussitôt retrouver son calme. Que je suis bête, dit-il, je prends au sérieux ce qui n'est qu'une taquinerie. un peu trop méchante à mon avis. Je ne suis pas Parisien, mademoiselle Doriat. « Il sait mon nom, remarqua Fanny. Il s'est donc préoccupé de moi. J'ai souvent habité Paris, cependant. Nous passions une bonne partie de l'hiver boulevard Malesherbeà. Je sais bien qu'on aime, là-bas, cette manière de rire à froid. Je n'ai jamais pu m'y habituer. Sur un pa- reil sujet, d'ailleurs. Fanny s'impatientait de- l'entendre ba- fouiller. Elle voulut l'assommer. Oui, dit-elle brutale, vous avez l'épi- derme sensible. César Tostain était loin d'être une bête. Il saisit l'intonation de la jeune fille. Cette fois son visage prit un aspect sévère. D'un geste irrité, il approcha sa-chaise et les deux bras appuyés sur le bureau, les mains allongées en avant l'une contre l'au- tre, il regarda la jeune fille bien *ën face cette fois. Fanny connut le sentiment qu'éprouve 'soudain le chasseur quand une bête traquée Ala veilledesaccordscommercianx franco-allemands Les statistiques douanières allemandes pour le premier semestre 1924 accusent une balance commerciale qui est nettement en notre faveur Les douanes allemandes viennent de publier leurs statistiques pour le pre- mier semestre de 1924. Avant d'en tirer les intéressants en- seignements qu'elles renferment, il est nécessaire d'observer que les chif- fres produits par les statistiques alle- mandes diffèrent des nôtres d'une fa- çon assez sensible, parce que les ta- bleaux récapitulatifs français tiennent compte' des livraisons en nature fai- tes par l'Allemagne, alors que cetle- ci ne les mentionne pas dans ses pu- blications officielles. Cette observation faite, le com- merce extérieur allemand, durant le premier semestre 1924, chiffré en rnaiks-or, s'exprime ainsi Importations Exportât. Animaux vivants 44:388 2.612 Produits alimentai- res et poissons 1.033.705 150.682 Matières premières 2.004.495 170.(W0 Demi-produits 440.661 Objets manufactu- rés Or et argent 82-987 7.603 4.480.540 2.827.279 La balance commerciale allemande est donc déficitaire, pendant les six premiers mois de 1924, de 1.653 mil- lions de marks-or. On voit par la com- bien la situation commerciale de l'Al- lemagne est grave et quelles répercus- sions redoutables ce déficit, s'il per- sistait, aurait sur la stabilisation mo- nétaire allemande. Si l'on examine plus attentivement ces chiffres, on remarque que les plus grosses importations ont été les ma- tières premières et les produits alt- mentaires, autrement dit que les deux courants d'achat les plus importants de l'Allemagne se sont produits en faveur de l'alimentation de 1 Indus- trie et de celle de la population. L'Al- lemand et ses usines sont de gros mangeurs, En ce qui concerne les échanges en- tre l'Allemagne et la France, on note que nous avons acheté surtout aux Allemands du charbon, des produits chimiques, des fers et aciers, du bois et du papier, et que nous leur avons surtout vendu du minerai, des vins, des tissus de coton et de laine, de la soie, des lingeries et des automobiles. Suivant que l'on retient les chiffres des statistiques allemandes ou les chiffres français, nous avons vendu sept fois ou cinq fois plus que nous n'avons acheté, et cela malgré les prohibitions édictées par les lois alle- mandes contre nos importations de luxe. Il était intéressant de noter, à la veille du jour où vont être engages les pourparlers relatifs à nos futurs n'ccords commerciaux, que le marché allemand offrait un large débouché au commerce français. Trafiquant de monnaies d'or et d'argent arrêté Le brigadier Bouigues et l'inspecteur Eurrl, de la police judiciaire, ont ur- rôté hier, pour trafic de monnaies d'or et d'argent, Henri-Eugène Bourdot. 37 ans, voyageur de commerce, demeu- rant rue de Malte. Ce dernier était porteur de 4.3M fr. de pièces françaises en or de 20 francs et de 10 francs et de 20 kilos de pièces d'argent. qu'il s'apprêtait à vendre. 1 Interrogé par M. Guillaume, commis- saire' de nalice; Eugène Bourdot a re- connu qu'en deux mois et demi, Il avait écoulé près de 800 kilos de piè- ces d'or et d'argent Il est au Dépôt. IMPRUDENCES DE CHASSEURS A l'afïût derrière un buisson il reçoit un coup de fusil Un habitant du hameau de Courton- le-Haut. commune de Saint-Loup-de- Naud (Seine-et-Marne), M. Georges Fournier. s'était embusqué derrière un taillis pour guetter l'approche du gi- bier, lorsqu'il fut atteint it l'œil droit et grièvement blessé par le plomb d'un autre chasseur qui n'avait pas remar- gué sa présence. M. Fôurnier a reçu les premiers soins à l'hôtel-Dieu de Provins, mais il devra être transporté à Paris pour y subir le traitement d'un'spécialiste. En voulant recharger son arme il se tue ROMANS (Drôme). le? septembre. Télégr. Matin. En partie de chasse sur la commune de Goyssans, M. Jo- seph Clément, 23 ans, de Romans, ma- rié et père d'un enfant, s'est tué acci- dentellement en voulant recharger son arme, un fusil à piston à deux coups. AUX HALLES Caille» S-7. Canepetière» Lapins de garenne 4-7. Lièvres 20-55. Levraut* 519. Perdreaux français. étranges, 10-20. Pouillardt Perdrix françaises, 5-8 étrangères, 6-8 pièce. Chevreuils 16 le k. DÉBUT DES nullités. Portugaises 12-20 le 100. Hicsse. paleron, 6-7; bavette, plat de côte, collier, 6-6 le kilo, Baises. Port-Salut 600-800 les 100 kiloe. fait face pour une lutte désespérée. Elle jeta sa cigarette dans un cendrier et se re- dressa, les doigts crispés aux bras de son fauteuil. Ah çà, mademoiselle Doriat, dit le vieil homme d'une voix sourde, mais qui ne tremblait plus, voulez-vons insinuer que j'ai quelque raison de redouter vos en- quêtes ? Vous êtes mieux placé que moi pour savoir cela, répliqua Fanny. Pardon, mademoiselle, je vous posé une question. Il faut répondre. Oh oh 1 c'est vous qui me demandez des comptes ? J'en exige, prononça César avec une fermeté où se révélait le fond âpre du ca- ractère habituellement dissimulé sous l'ob- séquiosité ou la maussaderie. Et si je refuse ? Vous ne refuserez pas, dit-il plus cbnciliant. Il serait méprisable d'insinuer, même de façon détournée, pour se dérober ensuite. S'il me suffit de voua mettre la «puce à l'oreille, dit Fanny, qui retrouvait l'au- dace de braver et de planter des bande- rilles sous la peau fripée de son adver- saire. César Tostain s'était levé. Elle recula son fauteuil, prête à la défense, mais il se contenta d'aller fermer la fenêtre. Il revint prendre place au bout de la table. 'Mademoiselle Doriat, dit-il, ce jeu cruel ne doit pas se prolonger. Je vous par- donnerais beaucoup de choses, pour des raisons que je ne puis dire en ce moment, mais sur ce chapitre, non. Il faut parler net. Vous ne sortirez pas avant de vous être expliquée. Fanny hésita une seconde. Elle retint une phrase qui lui montait aux lèvres. Ah 1 dit-elle froidement, des menaces à présent. ÉCHOS, ET PROPOS LA NUIT MEURTRIERE Une momie ambulante entra dans mon bureau. Ce jeune homme 'était, en effet, tellement entortillé de bandelettes qu'il paraissait arriver en ligne droite de la Ne pyramide. Il revenait, en réalité, de l'hôpital, tout simplement. Monsieur, m'a dit ce citoyen pan- sé, je suis reste huit jours dans un pays voisin du coma, avec un pied dans l'éter- nité et l'autre prêt à quitter cette terre, et tout cela parce que je me suis confor- mé aux impérieuses prescriptions du code de la route. Oui, monsieur, j'ai éteint mes phares parce qu'une autre voiture, passant en sens inverse, me lançait des points et des traits; lumineux et affolés. Alors, passant de la clarté la plus éblouissante aux ténèbres les plus denses. aveugle, je suis allé rnl lancer contre un camion en panne, dont les six tonnes dé- pourvues de tout lumignon barraient le chemin à droite. Ce fut une fricassée épouvantable. Deux dames qui m'accorg- pagnaient sont défigurées pour le restant de leur jeunesse, et moi-même, avec mes trois côtes enfoncées, mes joues émail- lées d'éclats de verre et mon nez de tra- viole, je suis bel et bien handicapé. Je n'osais avouer à cet invalide qu'il existait des moyens de tourner la loi en abaissant le faisceau lumineux de son phare au moyen de verres dépolis ou de leviers merveilleux. Mais je supputais qu'il y a quatre cent mille automobiles en France et que ces quatre cent mille véhicules ne dépoliraient pas leurs lan- ternes en même temps. Il serait donc utile de modifier cette formule du code de la route, car il vaut mieux être ébloui cinq secondes par le feu du voisin, quitte à s'arrêter, que de charger, toutes lampes éteintes, dans la charrette dételée, le troupeau de moutons, les tas de pierres ou de sab!e qui sont les ornements noc- turnes de nos campagnes. Guy Launay. wwv ATJJOTJOS&rD'IITXI MARDI 2 SEPTEMBRE -ête il Muhaiter saint Grégoire. Courte* U h., Compiègne. Ira de Triomphe de l'Etolle Garde de la llamme perpétuelle Les Oies sauvages (an- ciens aviateurs). létinlons d'anciens militaires 28, boulevard de Strasbourg, 21 h., Anciens des 76e, 276e R, 1. et 36a K. 1. T. CONCERTS PUBLICS (de 1G h 17 heures) PALAIS-ROYAL. Garde républicaine. Chef M. Guillaume Balny. Ouverture de l'Etoile (Cha- brier). Scènes poétiques (B. Godnrd). Chant funéraire (G. Fauré), Symphonie inachevée (Schubert). L'Arlésienne, faran- dole (G. Bizet). (de 21 h. à h.) PLACE VERDERET. Harmonie d'Auteuil-Point-du- Jour. Directeur M. L. Dumas, -r- Condé, allegro (Wetge). Si j'étais Eoi (Adam). A. luternïezzo de Cavalleria rusticana (Masca-' gni). B. Intermezzo de l'Arléslenne (Bizet). Joyeuse };.pagne, valse (Allier). Marche joyeuse (Allier). NAISSANCES vv*> Monsieur et Madame Hubert arunschwig, 91, rue de Courcclles, sont heureux d'annoncer la naissance de leur fils, Gérard-Charles. Jean-Paul et Joëlle Leyy, 6, rue César-Franck, ont la grande joie de faire part de la naissance de leur petit frère, Jacques-Julien (Vaucresson). DEUILS w*' On apprend avec regret le décès' de M. Albert Serment, survenu, à Vi- chy, le 30 août. Après avoir quitté la diplomatie, M. Albert Serment s'était occupé de journalisme il avait dirigé, notamment, l'agence Dalziel. *™> On prie d'annoncer la mort pres- que subite de M. Paul Barbizet, sous- directeur de l'Assistance publique, che- valier de la Légion d'honneur. Les ob- sèques auront lieu à midi le mercredi 3 septembre. Réunion à son domicile, 10, rue Jean-du-BolJay. Cet avis tient lieu de faire-part. "vw On annonce le décès à Turin de M. Sam Sègre, le 28 août. De la part des familles Sègre, Ewselmann, Ed- mond Sacerdote, Bassi Valeri. ToUS LES agréments d'une grosse 1 voiture: rapidité, confort, moyen. nes élevées, on peut en jouir avec une 8-io CV Ariès, livrable immédiatement 68, avenue des Champs-Elysées et chez tous les agents. t POUR TOUTE expertise, vente, par- tage de bijoux, la mai'son Dusau- soy, fondée en se tient gracieuse- ment à la disposition de MM. les « Notaires, Avoués, Liquidateurs n, propriétaires et notables commerçants, 41, boulevard des Capucines, Paris. Automobilistes, évitez les accidents A en employant l'Essuie-Glace Eyquem. Fr. 25, pour glace à champ poli. Fr. 27,50 pour glace à encadre- ment. Essuyage absolu. (igi, .boule- vard Pereire, Paris.) AVEC LE MAUVAIS 'IEMPS qui persiste, la Côte d'Azur est un enchante- ment. Les voyageurs sont nombreux à Nice, venus chercher le soleil, et le célèbre hôtel Ruhl, si confortable, les héberge à des prix extrêmement avan- tageux. Nombreux y sont nos. amis américains et anglais. m. M M exonérés de l'impôt général sur la V revenu et de tous les autres impôts Le plus commode des placements à court terme, le plus avantageux et le mieux garanti contre tous les risques. Non, mademoiselle, la prière énergi- que d'un homme que révolte 1 extravagance, d'un soupçon. Votre conscience. railla la joùrna· liste.. Laissez donc ma conscience, cria Cé- sar Tostain perdant tout à coup son sang- froid. Est-ce que je dois être un jouet que vous êtes libre de torturer à votre fantai- sie ? Tai eu des ennemis. Pas un ne m'H fait le mal que vous m'obligez à endurer. Non ce n'est pas ce que vous croyez. Il Seulement je vous sens rôder toujours autour ,de cette maison* je vous vois re- muer constamment cette lugubre histoire de crime, flairer à mes trousses comme un chien. A la fin, j'en ai assez.. Il faut ,que cela finisse. La face Même s'éclairait d'une légère teinte rauge par plaques sur les joues. D'un kgeste inattendu, César Tostain s'était dressé, jeté en avant. Il saisit Fanny au poignet et, penché sur elle, l'œil dur, la bouche -tordue, i! grinça, osant, enfin, prononcer le mot terribla. devant lequel il avait jusqu'alors reculé. Oui ou non, me prenez-vous pour un Surprise mais nullement affolée Fanny, experte aux jeux sportifs, lança un sec crochet de son poing gauche. Atteint à la mâchoire César Tostain chan- cela cependant qu'elle sautait d'un bond vers la porte-fenêtre. Appuyé des deuc mains il la table, le corps en avant, le valet grimaçait de rage ou de douleur. Il cria oubliant toute pru- dence. Fanny était sÛre maintenant d'achever la bête blessée. Elle répliqua moqueuse et féroce La couturière de Louargat n'a pas été ensevelie clandestinement Le cimetière a été fouillé en valâ et l'on va procéder à des battues à travers la lande Saini-Brieuc. l«r septembre. Té- léph. Matin. La disparition mysté- rieuse de Mlle Françoise Laies, coutu- rière à Louargat, passionne toujours l'opinion publique, qui persistait à croire uae la malheureuse avait été assassinée et inhumée clandestinement dans le cimetière de la localité. Le parquet de Guingamp a fait pro- céder aujourd'hui à l'ouverture de la sépulture que l'on disait contenir les restes de la disparue; mais dans le ca- veau désigné, ainsi que dans d'autres tombes également fouillées, toutes les investigations sont restées sans 'résuk tat. .. Ce soir, il a été décidé, avec l'auto- risation de M. le docteur Raoul, maire de Louargat, de procéder à des battues dans la lande qui entoure le village de Saint-Eloi, pour rechercher le corps qui pourrait y avoir été' caché Ces battues seront faites demain ou mer- credi par un groupe de chasseurs de la commune, auxquels se joindront la brigade mobile et la gendarmerie LaG.G.T. approuve la nomination de M. Jouhaux comme délégué à la Société des nations Dans sa dernière réunion, la com< mission administrative de la C. G. T, a approuvé la participation de M. Jouhaux, délégué adjoint à la Société des nations, en qualité de représentant du mouvement syndical français. Elld a désigné un délégué pour participer aux travaux d'un prochain congrès in- ternational sur le logement, les loisir:! et le contrôle ouvriers et décidé l'envoi d'un télégramme de sympathie au con, grès des trade-unions qui se tient ac- tellement à Hull. Enfin, saisie -de la situation des pris sonniers politiques détenus en Russie, la commission administrative a le bureau confédéral d'examiner ta^HHf soin avec le concours d'autres group ments les moyens d'intervenir en fai veur de ces prisonniers. Ministère DES Finawcm toi du DES BONS DÉFENSE NATIONALE' EXONÉRÉS L'IMPOT GÉNÉRAL SUR LE REVENU ET DE TOUS AUTRES IMPOTS BONS A UN AN 5 %] BONS A 6 MOIS BONS A MOIS 4 BONS A 1 MOIS 3 lnUrlU payip S'avance ON SOUSCRIT PARTOUT LES RADIATEURS CHAUSSON à BouIogne-sur-Mer Les premières épreuves de Boulogne avaient déjà été un succès retentissant pour les radiateurs Chausson, qui équi- paient les voitures de Ariès, Chenard et Walcker et Bugatti..». La coupe Boillot a surclassé, si Ton peut dire, les radiateurs Chausson, qui équipaient les Chenard et Walcker de Léonard, de Sénéchal, de Pisart et de La;ache, arrivées dans tes cinj premières places Bugatti, également ?. aux places d'honneur, avait fait appel aux constructeurs d'Asnières. On peut donc affirmer à nouveau, st ce n'était se répéter, que les Usines Chausson, qui ont toujours eu beau. coup de succès dans les grandes épreu- ves, viennent de remporter une vic- toire plus significative que les pré- cédentes. On devine tout le soin que les cons. tructeurs apportent au choix des diffé- rents organes de leur voiture on sait également avec quelle recherche ils choisissent les organes qui sont mon- tés sur les voitures de course nous ne serons donc pas étonnés qu'une fois encore on ait trouvé, sur la plu- part des voitures victorieuses de Bou- logne-sur-Mer, les radiateurs qui sont construits par la grande drme d'As- nières; France et Colonies.. 13 25 UNIONPostale 22 » 43 82 Frais de changement d'adresse TI centime* C!i S ABOSKB6A.S8FRAIS DANSIO08 LBS HUIOX' D8 rosis Ici abonnement purtent dit 1-- et du M de chaque moü Compte courant et' chèques postunc a- Pkrti Trière de joindre une bande imprimée en cas de changement d'adresse, réclamation, etc. La l'uBLicilfi est reçue la Compagnie t'entrai» de Publicité ParUiemu, 10, boulevard Poissonnière, Paris (IX1) Suis-je un assassin?

×