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Restitution du BarCamp "Vivre plus longtemps,

    11 juin 2009, à la Technopole de Laval
Table des matières


Introduction                                                       p.7

La formation et la coordination des intervenants au                p.11
domicile, par les usages des TIC

   Synthèse des deux tables rondes                                  p.11

   Pour une coopération des réseaux autour de la personne          p.13

   Redonner à la personne la maîtrise de ses données               p.19

   S’inspirer du fonctionnement des jeux en réseaux pour fa-
   ciliter la coordination des acteurs intervenant auprès de la p.21
   personne âgée

Explorer les nouvelles formes de coopération et d’en-               p.23
gagement

   Comment articuler les différents modes et niveaux d’engage- p.23
   ment des seniors ?

   Quelles solutions pour accéder / partager l’information à p.26
   l’échelle de quartier ?

   Comment mailler les besoins de mobilité des seniors (mobi-
   lités quotidiennes, résidentielles, de loisirs), en développant
                                                                    p.29
   les modes alternatifs de transport, et en utilisant le potentiel
   d’informations et de services des plateformes numériques ?

Innover dans les services à la mobilité                            p.29

   Quels pièges à éviter dans la configuration de nouveaux ha-
                                                               p.33
   bitats collectifs, intergénérationnels pour les personnes
   vieillissantes ?

Imaginer de nouveaux habitats                                      p.33

   Par quels moyens / dispositifs accompagner la gestion des
   âges, et les pratiques professionnelles en lien avec la culture
   numérique (travail en réseau, gestion du capital immatériel) p.36
   pour renforcer la compétitivité et l’attractivité des PME ?

Préparer la relève des entreprises                                 p.36
Les autres tables rondes                  p.39

   Créativité et développement culturel   p.39

   Les capteurs dans l’habitat            p.40

Liste des participants                    p.43
DITES-NOUS TOUT !                                                                                                       r
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                                                           Vous êtes venus pour...                                                Partager                                         recherch
                                                                                                                                                                                                 e
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                                                                                                                                                                                                    ion
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                     d’expertis            et             + éco-resp                                                      les quan
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                                                                        mique                                 l’accom
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                                                                                                                                        ce secte
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                                 TIC
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         pour    les 60                                                                                                                                                                           xpér
                          ans et plu              Faire se re
                                                                                                                                          et vo                                           des e atière
                                       s                                                                                                                                         uvrir
                                                                                                                                uvrir
                                                               ncontrer,
                                                                                                                                                                          Déco ions en m ent
                                                                                                                         Déco                             e de
              Nouer des                           échanger,
                            contacts                           et créer                                                                           incip                   ment
                                                                                                                                                                                 at           gnem
              inter-proje                       les dif férentes g                                                                         le pr                                     ompa            rique
                                                                                                                                                                                                           s
                            ts                                        éné-                                                          uvrir           p                        d’acc es numé s
                                terri-           rations en
                                                                                                      remi
                                                                                                            er               Déco BarCam                              -                                e
                     toriaux                                  utilisant
                                                                                               on p                                                           initia               sag         rsonn
                                                       les o                          est m                                                         utres                  des u       es pe s
     Rec                                                     utils
                                                                                1) C’                               res                     si d’a             ême              par l
          herche d’i
                        nitiatives              d’aujourd’h                           amp
                                                                                               !             d’aut                   uvrir dans le m                                      âgée                     -
   Transferts                                                  ui et de          BarC                  erte
                                                                                                couv t solidair
                                                                                                                      e      Déco                                                                            diffé
                 de compé
                                                                                        la dé                                           vont                                                          ir les
 et savoir-f                  tenc es                   demain
                                                                                 2) A              abita          nger
                                                                                                                        ,       tives          sens                                            et vo
              aires entre
                                                                                         ts d’h our écha                                                                               rmer                          la
     tions (jeun             généra-         Recherche                            proje             p                                                            ses          S’info ossibles                 dans
                   e s - actifs -                        /identifica                       inés,                                                       s cho                            p              s TIC
                                              de solutio               tion        des A                            n po
                                                                                                                           ur                  re de seniors                   rents ations de ent de la
              seniors)                                                                     talise
                                                                                                    r
                                                                                                            flexio                       rend                                           c                              r
                                                          ns te chnolo    -         mutu ager la ré ie et                        - App            et les            e           Impli l’allongem iement su
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                ire inn                                                             3) Pa
                                                                                            rt
                                                                                                      uton
                                                                                                            om                    sur le        tio                              vie e
                                                                                                                                                                                        t          déplo
                         over
                                                                                             iser a                                      tilisa            il                             t son
Territoire   s et prolon sur les                                                     favor                                         = u            trava                          vie, e toire
l’auton                    ge r                      1. Mie  ux form                          arité                         les            mon                                             ri                   terna
                                                                                                                                                                                                                         -
         omie tout                                                      er les        solid                         chez            pour                                           le ter                  es al ent
                       au long de                    seniors au                                             s TIC                                                                                    pons
                                      la vie                      x TIC                               ur le                                                                                   es ré          gnem
       -Les nouve                                   2. Réduire                                êt po                          n                          iative es
                                                                                                                                                                  s
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                                                                                                         se
                                                                                                  tante s notes
                                                                                                         le
Introduction


	     Aborder	les	effets	du	vieillissement	sur	les	modes	de	vie,	selon	les	

spécificités territoriales et sociales, penser de nouvelles organisations

des services sur les territoires, se saisir du numérique pour trouver de

nouvelles voies de transformation et d’innovation. Tels étaient les en-

jeux de cette journée à Laval.



      Plus de 80 personnes, issues des secteurs associatifs, secteurs

publics ou secteurs privés, des régions Pays de la Loire, Bretagne, Nord

Pas-de-Calais, Aquitaine, Ile-de-France, Picardie, Poitou-Charentes,

Basse-Normandie, sont venues débattre sur un mode ouvert et hori-

zontal. Autour de 7 tables rondes, chacun a partagé son point de vue

d’acteur économique, social, de santé, de recherche, d’innovateur, sur

les répercussions du vieillissement et les besoins des populations en
fonction des territoires, et confronté collectivement les modes d’action

possibles. Il y avait un seul prérequis aux échanges : toujours partir

d’une initiative existante ou d’un exemple concret d’utilisation de serv-

ices technologiques, impliquant le porteur lui-même dans les débats.
La journée « innover pour bien vieillir dans les territoires » a permis

d’aborder sous de multiples angles la problématique de l’autonomie des

personnes vieillissantes et des contextes d’habitat (habitat adapté, habi-

tat intelligent, habitat collectif) ; celle du développement économique

et de la relève du personnel âgé dans les entreprises (transmission des

savoirs, de la culture d’entreprise) ; celle de l’engagement citoyen et

de la solidarité de proximité (rester, devenir davantage citoyen) ; des

services médico-sociaux dans leur dimension relationnelle, intergénéra-

tionnelle et non pas seulement fonctionnelle ; la reconstruction de soi

après un accident de vie et les capacités de résilience augmentées par

l’usage thérapeutique des technologies ; le développement culturel et la

créativité des plus âgés… Bref d’imaginer un nouvel art de vivre ensem-

ble, hybridé avec le monde tel qu’il est, c’est-à-dire en partie « connecté

»…



      Dans chacun de ces thèmes en effet, la place et l’utilisation des

technologies ont été débattues sans concession : comment replacer à

chaque fois l’humain au centre des préoccupations, voire au centre de

la conception des services (mélangeant les savoirs « techniques », les

savoirs « d’experts » et les savoirs « d’expérience », relatifs au vécu)

? Comment ne pas déposséder les individus, a fortiori en situation de
fragilité, de leur intégrité (par exemple s’agissant des données person-

nelles), de leur libre arbitre (le choix) face aux dispositifs pensés pour

eux ? Comment ne pas substituer à la relation humaine les échanges

dématérialisés ? Comment ne pas cliver la société entre des individus

« geek », c’est-à-dire agiles, familiers des technologies, et les autres

qui devraient constamment s’adapter ? Comment penser des dispositifs

technologiques collectifs et pas seulement individuels (écran d’ordinateur

individuel) ?
Chaque restitution d’ateliers a fait la part belle à ces questions, po-

sitionnant les technologies comme des moyens, des outils ; ce qui pour-

rait être résumé par cette formule proposée par un des grands témoins

de la journée : « un projet technologique c’est 80% d’organisation, 20%

de technique, et 100% d’humain ».

      Mais les technologies jouent aussi un rôle d’accélérateur, tantôt

de perturbateur, offrant, comme le soulignait un autre grand témoin,

à partir des nouvelles potentialités, des perspectives parfois stimulan-

tes parfois effrayantes. Elles obligent par là à nous repositionner… à la

mesure de nos capacités de réaction, d’adaptation, de choix.



      Cette journée de BarCamp avait aussi pour but de favoriser le lien

entre les participants d’horizons géographiques différents, et de com-

mencer à dessiner une « communauté d’intérêts » interterritoriale, qui,

nous l’espérons, sera au rendez-vous des prochaines rencontres, et con-

tinuera à jouer le jeu de la réflexion ouverte et collaborative !

      D’ores et déjà merci à chacun des participants de cette première

édition de rencontres territoriales Pluslonguelavie. Nous vous donnons
rendez-vous aux prochaines étapes !



Deux dates sont d’ores et déjà fixées :



-	le	18 septembre à Paris : présentation des pistes créatives issues

des ateliers de travail « pluslonguelavie », sur 2008/2009. Ces pistes

déclineront des « avenirs souhaitables », formulant de nouvelles propo-

sitions de cet art de vivre ensemble dans une société de longévité et

société ‘digitale’.
-	les	12, 13 et 14 octobre : séminaire au Centre Culrurel Interna-

tional de Cerisy-la-Salle, dans la Manche, où à l’occasion d’un point

d’étape sur le programme Pluslonguelavie, il s’agira de passer des pistes

prospectives aux projets concrets sur le terrain.



D’autres manifestations se dérouleront courant 2010, sur chacun des

territoires pilotes, partenaires de la démarche « Innover pour bien vieil-

lir dans les territoires ». Nous vous invitons à suivre l’actualité du pro-

gramme Plus longue la vie.net sur le site web !

http://www.pluslonguelavie.net/
La formation et la coordination des
          intervenants au domicile,
           par les usages des TIC


                Synthèse des deux tables rondes


	     Au cours des deux tables rondes du BarCamp qui concernaient

les intervenants au domicile de la personne âgée, nous avons vu se dé-

gager trois axes de réflexion. Le premier, évoqué dans les deux groupes,

interroge tout d’abord la place que pourraient prendre les TIC dans ces

professions pour coordonner des intervenants au domicile (à travers

les projets portés par la Communauté de communes de Parthenay).

Le deuxième angle, qui se réfère à l’initiative du Conseil Général des

Yvelines, défend l’idée qu’améliorer la coordination des professionnels

peut aussi passer par un processus autre consistant à repositionner la

personne au cœur des coopérations en lui (re)donnant la maîtrise de ses

données personnelles. Enfin, un troisième angle a concerné les apports
éventuels de l’univers des jeux à la formation et à la coopération des

intervenants.



Point de départ des discussions :



• François Fouillet, CCAS de la communauté de communes de Parth-

enay, présentation de l’initiative d’équipement des agents du CCAS en

Pocket PC : http://web.cc-parthenay.fr/	



La table ronde a été animée par François Fouillet qui a présenté deux pro-

jets. Le premier concernait le projet de mobilité des intervenants à dom-

icile équipés de pocket pc qui permettent la synchronisation des plan-


                                   10
nings des aides ménagères. Le partage d’information se fait de manière

ascendante et descendante. Le second est la mise en œuvre d’une plate

forme informatique favorisant le maintien à domicile en proposant de

multiples services. La plate-forme PSV (Portail Services Vigilance) per-

met une gestion des bénéficiaires, le signalement d’évènements inha-

bituels, un service d’alerte, et enfin un outil de relation avec les EHPAD

et les hôpitaux.



•   Laurent Braconnier et Jean-François Navarre, du Conseil général des

Yvelines, présentation du dossier socio-médical partagé :

http://www.yvelines.fr/



Jean-François Navarre du Conseil Général des Yvelines nous a présenté

un projet expérimental de dossier médico-social partagé. Il touchera

potentiellement une population de 215 000 personnes de plus de 60 ans

dans le département (dont 5 600 bénéficiaires de l’Allocation Personnal-

isée d’Autonomie) et le Conseil Général y consacre 39% de son budget.

L’idée est de permettre aux personnes âgées d’avoir sur un périphérique
électronique ressemblant à une clef USB l’ensemble des données médi-

co-sociales les concernant, qu’ils peuvent conserver à leur domicile et

sur lequel le personnel des services sociaux et de santé prend connais-

sance des informations déposées par leurs confrères et déposent eux-

mêmes des informations concernant l’environnement social et médical

de la personne âgée (avec des accès limités concernant certaines don-

nées médicales). Cet outil devrait permettre une meilleure coordination

des soins entre le personnel de santé, les services sociaux, la famille

et la personne âgée. Cette expérimentation devrait être lancée en sep-

tembre 2009 sur une période de 18 mois afin d’en faire une évaluation

socio-économique à la fin de l’année 2010.




                                   11
Pour une coopération des réseaux
                   autour de la personne


En quoi l’équipement et les usages des technologies par les ac-

teurs intervenants au domicile peuvent valoriser leurs pratiques

et leur profession ?



Les technologies de l’information et de la communication peuvent offrir

des moyens de coordination des différents acteurs autour de la personne

âgée. Le maintien à domicile et l’autonomie de ces personnes sont rendus

possibles par les intervenants professionnels au domicile, qui ont pour

mission de prévenir et d’organiser les services autour de ce public. La

répartition des rôles selon les métiers, qui relèvent du social ou du médi-

cal, est bien définie, ce qui pose la question des supports d’informations

communs et de la gestion des accès. Dans certains cas cette complexité

empêche l’information de circuler de manière fluide : par exemple, les

informations produites par les travailleurs sociaux n’atteignent pas sys-

tématiquement les professionnels médicaux et inversement. Cela peut
avoir un impact sur les recommandations, prescriptions et interventions

médicales ou sur l’appréhension de situations par les professionnels so-

ciaux. Or résoudre ce problème pourrait permettre de valoriser les ef-

forts produits d’un intervenant aux yeux des autres professionnels.



Les freins et les leviers à la coordination des acteurs



Tout d’abord, il y a un défi qui est de susciter les motivations person-

nelles des intervenants dans une démarche de coopération. La diversité

des métiers concernés et des modes d’intervention rend la chose com-

plexe, provoquant souvent de la distance, parfois de l’animosité entre

professionnels. La séparation du champ d’activité, tant dans les pra-


                                    1
tiques qu’en matière de législation, est un frein à la coordination.

Une des solutions possibles serait d’élargir les usages autour du service

central. De plus, il est important de noter que la valorisation des com-

pétences des métiers dans l’accompagnement social passe par la lecture

et la prise en compte de ces informations par le corps médical. Pour

l’heure il ne semble pas y avoir de garantie que les informations soient

lues. Aussi, pour comprendre l’intérêt de cette lecture il faudrait avoir

un feedback, et pourquoi pas sous forme ludique : « comment ce que

j’ai écrit est pris en compte, donne lieu à des actions ? ».



Impliquer le professionnel dans le processus semble donc important au

vu de ce que nous avons dit plus haut. Il serait alors envisageable de

recueillir les besoins précis des professions, et leur niveau de satisfac-

tion. Mais qui peut recueillir ces informations sachant que les différentes

professions ne sont pas systématiquement en lien ? Il n’est pas aisé

non plus pour les personnes âgées de se faire entendre lorsqu’il s’agit

en partie de remettre en cause les services dont elles « bénéficient ».

L’idéal serait donc d’avoir un lieu de rencontre neutre pour recueillir les
besoins insatisfaits des personnes âgées.

Pour la personne âgée, le fait de savoir que l’information est partagée

par tous les intervenants autour d’elle peut la réassurer. De même pour

l’entourage de la personne, ne serait-ce que pour mettre en valeur la co-

hérence des dispositifs dans l’action des professionnels. Attention pour-

tant à l’hyperationalisation ou l’hypertransparence dans tous les cas.

Quand est-elle souhaitable ou pas ?




                                   1
Quelques conditions requises : plus de communication et plus de

temps.



Quelles sont les conditions requises pour que les leviers cités fonction-

nent	?

Cela peut sembler évident, mais la première condition est que les inter-

venants se « parlent ». Et pour ce faire, l’idéal serait avant toute chose

d’organiser des rencontres entre ces deux catégories de métiers.

Une autre condition facilitante pourrait être de favoriser le temps des

intervenants passé auprès des personnes âgées en libérant du temps

administratif, en automatisant ces démarches. Les technologies le per-

mettent, et l’initiative du CCAS de Parthenay d’équiper les interve-

nants en pocket pc illustre bien des possibilités. Un nouveau champ

d’automatisation de certaines tâches ou de certains relevés est à ex-

plorer aussi du côté des capteurs et des puces.



Un système d’information adapté, co-construit et valorisé par et

pour les acteurs.


Un système d’information doit représenter les interactions entre les pro-

fessionnels. L’organisation doit être opérationnelle avant l’incrémentation

d’outils technologiques dans le processus. La difficulté rencontrée en

amont est de déterminer la part des informations qui peut être partagée

ou au contraire doit être tenue secrète selon la division des tâches par

type de profession, le tout étant encadré par une législation. En effet, le

champ d’action des professionnels sociaux n’est pas celui du médical et

vice-et-versa, même si les interventions doivent se faire par l’échange

d’informations plus ou moins sensibles. L’important est donc de savoir ce

qui doit être partagé ou non, puis de rendre l’information utile et exploit-

able pour d’autres.


                                    1
Dans l’expérience menée au CCAS de la Communauté de Commune de

Parthenay, l’équipement des intervenants en pocket pc permet de syn-

chroniser les données relevées et les plannings. Les informations sont

ensuite acheminées via un réseau wifi en intra dédié vers un serveur qui

fait remonter automatiquement les nouvelles données. De même, une

plate-forme web est mise à disposition. La valeur de ces dispositifs se

situe dans la facilité de gestion amenée mais plus généralement dans

le temps gagné. En effet, ce service permet d’aller synchroniser les

données à proximité des mairies et du réseau wifi dédié cité plus haut.

Les améliorations possibles se situent dans l’appropriation des technolo-

gies et leur apprentissage qui doivent se faire de manière collective. Il

paraît en plus de cela stratégique de sensibiliser les « têtes de réseau »

des professions, celles qui sont influentes dans leur communauté et qui

pourront le mieux mettre en valeur les avantages liés à l’utilisation de

ces dispositifs technologiques (un exemple citait un médecin sans qui

l’appropriation de l’outil par la communauté de professionnels aurait été

plus difficile).


Vers un réseau social des intervenants au domicile ?



L’idée émise à la fin de la session du matin, introduite par l’initiative du

CCAS de la Communauté de Commune de Parthenay, est que progres-

sivement les acteurs de proximité autour de la personne âgée intègrent

au système technologique d’intervention immédiate, soit la télé-alarme,

un réseau qui relie tous les intervenants de proximité, soit un système

d’information qui tende vers une plateforme de réseau social. Toutefois,

avant de mettre en place une telle plateforme de réseau social il faut

diagnostiquer la manière concrète dont travaillent les acteurs locaux et

leurs interactions. La suite consiste à faire participer les professionnels


                                    15
à la construction de cet outil en recueillant leurs besoins.



Ainsi, du partage immédiat des informations au sein d’un réseau in-

formel, les discussions sont passées à l’idée d’une plateforme de réseau

social, et ce, afin de développer une « culture de vigilance ». Un des

effets positifs d’un réseau social structuré serait la possibilité de partag-

er efficacement l’information entre les professionnels médico-sociaux.

D’autre part, la gestion de situations complexes pourrait se faire de

manière plus collective, sans que le professionnel ne doive déborder de

son champ d’activité comme lorsqu’il doit faire face seul à une situation

complexe. Un tel système apporterait sans doute le pouvoir d’anticiper
les évolutions de prise en charge de la personne. Chaque intervenant

participant au processus verrait son activité valorisée et valorisante pu-

isque sa contribution serait visible et utile à tous les autres acteurs de la

chaîne. Et pourquoi ne pas y intégrer également les aidants familiaux ?



Si l’idée d’un réseau social des intervenants au domicile est une idée

séduisante, elle n’en soulève pas moins plusieurs questions : quant à la

capacité d’intégration de cet outil dans un secteur qui est très cloisonné

; quant à la motivation des intervenants de contribuer librement mais

régulièrement au système (l’adhésion aux réseaux sociaux traditionnels
se fait de manière non-contrainte) ; quant à la place faite à la personne

âgée sur ce réseau (a-t-elle accès à des informations la concernant ?).




                                     1
En quoi l’équipement et les usages des technologies par les acteurs inter-
            venant au domicile peuvent valoriser leurs pratiques et leur profession ?




                                Apports des TIC aux professionnels :
                             - valorisation des métiers, des compétences


                                  - aide à la coordination, réactivité



                          Equipement des agents en technologies (ex : Pocket PC)




                                                                           Besoin d’individus « passerelle »
                                   Implication des intervenants dans la
 Synchronisation et partage des                                            dans les milieux professionnels,
                                 construction du système d’information :
plannings et des données concer-
                                    solicitation, détection des besoins,
                                                                            technologiques (exemple du
                                      accompagnement des usages




                    Un nouveau modèle à envisager ? « De la télé-alarme au
                    réseau social des acteurs de la médiation de proximité »




                                                   1
Redonner à la personne la maîtrise de ses données


Du côté de la relation au bénéficiaire, faut-il creuser cette piste qui serait

d’intégrer des outils plus « discrets » que les écrans d’ordinateur pour

impliquer le bénéficiaire dans le processus de collaboration ?

Equiper les intervenants en technologies notamment en ordinateurs sem-

ble être un frein à la coopération vis à vis de la personne prise à charge. En

effet, il semblerait que l’outil en lui-même ait pour effet d’impressionner

la personne âgée, de créer une distance. L’ordinateur, dont l’écran n’est

orienté qu’en direction du professionnel, est l’instrument d’un jugement
expert avant tout, et ce parce qu’il n’y a que l’intervenant qui a accès

aux informations, et qu’il est en mesure de saisir ce qu’il veut sur un

outil non accessible à la personne. L’activité de l’intervenant n’implique

donc pas la personne concernée dans le processus qui se voit dépos-

sédée de l’information que la concerne.



Quels usages possibles autour d’un dossier personnel mobile ?



L’initiative du Conseil Général des Yvelines consiste à équiper la per-

sonne d’un périphérique de stockage, semblable à une clé USB, qui con-

tient le Dossier Médico-Social Partagé (DMSP). Ce dossier contient des
informations sur l’identité du patient, son entourage, les intervenants

qui suivent le patient, la grille AGGIR, le plan d’aide (élaboré par l’équipe

médico-sociale), le suivi annuel APA (aide aux personnes âgées), le plan

d’accompagnement, et les fiches de liaison. Cet outil permet une meil-

leure coordination des soins entre les professionnels de santé et les

travailleurs sociaux par une mise en commun d’informations médico-

sociales. En cela, le Conseil Général joue le rôle de coordinateur des

acteurs qui contribuent au maintien à domicile des personnes âgées. Les



                                     1
informations que contient la clé sont mises à jour par les professionnels

eux-mêmes et elles ne sont disponibles que pour les ayants droit.

Au-delà des aspects technico-pratiques de cet outil, ce qui apparaît com-

me étant important est que l’outil reste en possession de la personne.

Les intervenants font indirectement participer cette dernière en sollicit-

ant l’outil qui est en sa possession, ce à la manière d’une carte Vitale. Le

support d’information est détenu par la personne qui est responsabilisée,

donc plus impliquée, dans le processus de coordination des aidants. Un

point à explorer serait justement ce processus de responsabilisation de

la personne âgée. Nous pouvons également questionner les usages pos-

sibles de ces outils, car pour l’instant l’accès aux informations est limité
aux professionnels. Un travail est à fournir pour trouver des procédés de

restitutions d’informations pratiques pour la personne concernée (inter-

faces tactiles, cadre numérique, télé, etc.).



Restitution ludique/conviviale des informations socio-médi-

cales



Nous avons été plus loin dans l’approche ludique et vidéo-ludique en

l’intégrant également dans l’image que la personne âgée a des informa-

tions qui lui sont transmises par voie informatique. L’entrée d’un écran et
des périphériques associés est souvent vécue pour les personnes aidées

comme un frein à l’appropriation de ces nouvelles technologies. En im-

aginant des nouvelles représentations des données, en mixant les don-

nées médico-sociales avec des éléments personnels comme des photos,

le média est tout de suite moins vu comme un intrus et l’appropriation

par la personne âgée en sera facilitée. De fait, un effort reste à faire

pour repenser la place du vocal, du visuel, du tactile, mais aussi de «

l’invisible ».




                                    1
S’inspirer du fonctionnement des jeux en réseaux
pour faciliter la coordination des acteurs intervenant
              auprès de la personne âgée


La familiarisation aux technologies par l’intégration de nouvelles

interfaces homme-machine



Pour faire suite au point précédent, il nous faut réinventer l’interface

homme-machine à destination des personnes âgées. L’idée maîtresse

est de rendre l’objet moins technologique et plus humain, au service de
l’aidant et de la personne âgée. Pour faire un parallèle avec le monde

du jeu vidéo, l’interface doit s’humaniser comme elle l’a été avec la Wii

de Nintendo et comme elle le sera encore plus avec le Projet Natal des

équipes de développement de XBox chez Microsoft où l’utilisateur inter-

agit avec l’environnement avec son corps. Cela conduira à une démysti-

fication de l’outil informatique et encore une fois rendra l’appropriation

par la personne âgée et l’intervenant plus facile.



L’utilisation du jeu : une aide à la coordination et à la formation

du personnel aidant (des services sociaux ou de santé)


Une idée innovante serait d’utiliser les caractéristiques de l’univers des

jeux dans la formation du personnel. En effet, il existe déjà des do-

maines où des techniques utilisant le jeu ont été développées, par ex-

emple le domaine des Ressources Humaines, dans une optique proche

de celle des jeux de rôles. L’avantage de cette approche est d’intégrer

des aspects ludiques dans l’apprentissage, mais cela permet entres au-

tres d’harmoniser la manière de former les intervenants. Un recours à

des conventions partenariales serait envisageable.



                                   0
Le jeu permettrait la simulation et la reproduction de situations, ap-

portant par la même occasion la possibilité de se mettre à la place des

autres intervenants. Comprendre comment fonctionnent les autres mé-

tiers apparaît comme un enjeu essentiel pour améliorer la capacité de

coordination des professionnels.

Qu’il s’agisse de jeux de rôle, de mise en situation, de cas concrets ou

de simulations vidéo-ludiques, ces expériences de jeux vont permettre

aux acteurs de se projeter dans un personnage et ainsi permettre de

régler des situations de conflits entre intervenants, de se rapprocher les

uns des autres en se connaissant mieux et en connaissant mieux le mé-

tier de l’autre. Ceci permet d’avoir un meilleur ressenti sur les apports
de chacun des intervenants et évite la décrédibilisation éventuelle de

leurs apports respectifs.




                                   1
Explorer les nouvelles formes de
          coopération et d’engagement


  Comment articuler les différents modes et niveaux
            d’engagement des seniors

Point de départ de la discussion : Romain Thévenet, designer dans le

développement local à la 27ème Région, initiateur du projet Faire Com-

pagnie. http://www.la27eregion.fr/


Le canton de Lormes, dans la Nièvre, est un territoire rural isolé et qui

manque d’accessibilité pour ses habitants. En utilisant les outils définis

dans son mémoire de fin d’études, Romain Thévenet met en place un

dispositif de mise en relation des habitants dans le but de partager des

échanges, des rencontres et des déplacements. La solution utilisée est

une plateforme numérique d’agrégation des demandes et des offres de

services gérée par une coordinatrice téléphonique. Une des particularités

de ce projet est que la monnaie d’échange se traduit en temps passé.



De la présentation de l’expérience concernant la construction d’un ré-

seau de communication pour lutter contre l’isolement en milieu rural, et
des échanges qu’elle a suscités, en sont ressorties les questions suivan-

tes :



Comment identifier des besoins ou des demandes ?



Cette approche semble une démarche classique et de bon sens qui doit

être menée systématiquement en utilisant les sources d’informations

suivantes, au moins celles-là, d’autres si elles existent :
•     Les réseaux sociaux existants sur le territoire

•     L’animateur, le coordinateur ou le dispositif d’animation des ces

réseaux

•     La ou les plateformes téléphoniques existantes

•     Le ou les sites Web existants



Comment bien mettre en relation les besoins et les offres dis-

ponibles



•     Ces relations s’effectuent par l’échange pour mettre en regard

l’offre disponible et les demandes exprimées.

•     Selon une spontanéité et une disponibilité relative : la spontanéité
doit rester la dominante même si elle se trouve en présence de dis-

positifs organisationnels. Elle ne doit pas disparaître au profit d’une

approche relationnelle contrôlée par un système organisationnel sous

peine de donner lieu à des formes trop institutionnalisées. C’est là que

le flux prend toute son importance afin de pallier le manque éventuel de

récurrence dans l’offre de service.

•     Cependant, il faut envisager une comptabilité de ces échanges,

soit qu’il s’agisse de don, soit sous la forme, de don et de contre don

(sorte de crédit): j’ai apporté autant de temps, je peux éventuellement
recevoir en retour un temps identique ; soit sous une forme rémunérée,

piste appuyée par l’idée que l’avenir va dans le sens d’un tassement des

retraites et donc d’une recherche de revenus complémentaires par cer-

tains participants.



Prise de conscience du temps libre, s’interroger : Que faire de

son temps libre ?



Cette question est au centre d’une réflexion individuelle et les formes
d’activités personnelles peuvent être choisies par plaisir ou parce qu’on

ne les a pas menées auparavant (ex : le chant choral attire des seniors

qui se remettent au solfège pour mieux chanter). De plus, ces activités

prennent aussi la forme d’engagements, engagement collectif, forma-

tion personnelle ou collective et notamment par conviction.



Le vieillissement ne diminue pas les droits civiques et les seniors ne sont

pas uniquement des demandeurs, ils sont aussi des citoyens disposant

de ressources symboliques (capital culturel, capital social, expériences

diverses) encore engagés dans des actions civiques ou politiques.

Utiliser son temps libre revient à fournir une réponse concrète ou directe
à une autre question : comment vieillir, rester citoyen et participer à des

formes, actuelles voire renouvelées, de citoyenneté ? Quelles seraient

alors ces nouvelles formes d’engagement assez souples pour permettre

la coexistence de différentes formes d’engagement ?
Quelles solutions pour accéder / partager
        l’information à l’échelle de quartier


Point de départ de la discussion : Christian Leroy, de l’association

Cercle Vermeil, présentation du projet Eldy. http://eldy.eu/france/	



Le projet Eldy, porté par l’association Cercle Vermeil, a introduit la ta-

ble ronde portant sur le partage d’informations à l’échelle d’un quartier,

d’un village. En effet, Eldy propose aux personnes âgées entre autres

une interface simplifiée dans son ergonomie, comme dans son acces-

sibilité (écran tactile, activation du contenu par puce RFID).


Le partage de l’information : un facteur de lien social ?



Quelle utilité sous-jacente au partage d’informations ? Prévenir la soli-

tude, combattre l’isolement des personnes, et à fortiori des personnes

âgées. La presse locale, le magazine de la ville, du conseil général sont

des documents souvent consultés par les personnes âgées qui y retrou-

vent l’information locale, les occasions de rencontre, d’échanges, de lien

social.

L’information locale renforce le sentiment d’appartenance à un groupe,
à un territoire, à une communauté d’habitants. Or aujourd’hui toute

une partie de l’information transite via le web de façon dématérialisée.

La question de la fracture numérique, se mêlant parfois à des fractures

générationnelle (jeunes/âgés) et territoriale est ainsi posée : il faut que

le support d’accès à l’information soit incluant.



Si l’informatique n’est pas au cœur des relations sociales, elle est parfois

prétexte à la rencontre, à l’échange. Les espaces publics numériques

ou les maisons de quartier représentent des espaces de rencontre


                                    5
intergénérationnelle où la complexité du support porté par les TIC sem-

ble être le prétexte à l’échange, à la formation.



Quels nouveaux modes d’appropriation collectifs des technolo-

gies ?



Peut-on imaginer des modes collectifs, et non pas seulement individuels,

d’appropriation des technologies d’une part, et de partage d’informations

d’autre part ?

L’évolution des technologies offre aujourd’hui des solutions susceptibles

de faire évoluer les choses dans ce sens : les plateformes de réseaux so-
ciaux de quartier (Peuplade, La Ruche à Rennes, ou encore l’ascenseur

numérique de Ma résidence http://www.ma-residence.fr/), les wikis ter-

ritoriaux (Brest, Angers, Manche, etc.) pour le partage d’une mémoire

collective, Twitter pour diffuser à un grand nombre de personnes des

messages personnels, ou encore à portée plus prospective : les « city

wall » (écran tactile d’informations pouvant être utilisé à plusieurs).



Pour autant, les solutions prises isolément de leur contexte restent des

solutions techniques autour desquelles les actions d’animation prennent

toute leur importance. En effet, implémenter ces outils dans le système

d’information d’un groupe ne peut pas être une finalité en soi, car si

ces nouveaux modes de communication permettent une diffusion de

l’information plus large, ceux-ci ne sont pas construits par la culture

locale plus traditionnelle. De fait, l’appropriation de ces modes de diffu-

sion et de transmission de l’information demande un apprentissage plus

spécifique pour les anciens qui doit se faire dans le cadre d’un partage

avec l’ensemble de la communauté. Mettre en œuvre cette démarche

collective nécessite donc une animation particulière, adaptée aux spé-

cificités culturelles des territoires, et ce, notamment en faisant appel à
la fois aux formes de solidarités qui leur sont propres et aux nouvelles

formes de liens issues du numérique.
Innover dans les services
                     à la mobilité


Comment mailler les besoins de mobilité des seniors
(mobilités quotidiennes, résidentielles, de loisirs), en
développant les modes alternatifs de transport, et en
utilisant le potentiel d’informations et de services des
               plateformes numériques ?


Point de départ de la discussion : Richard De Logu, de l’association
BUG, présentation du projet « La Ruche », http://beta.ruche.org/



En quête d’accessibilité



La thématique de l’accessibilité est émise en faisant référence tant aux

dimensions physiques que numériques de la mobilité et/ou des services

associés. En ce qui concerne l’accessibilité numérique, l’interface est

d’une grande importance, à tel point que les évènements et les mani-

festations devraient prendre en compte l’accessibilité, et l’intégrer à la

démarche de mise en œuvre.



La question de l’accessibilité est à penser de manière particulière lorsqu’il

s’agit des personnes âgées. Or, les dispositifs actuels de déplacement

sont pensés dans un cadre d’objectifs prônant la célérité, l’efficacité

pure au détriment de l’efficience : ce rapport à la mobilité s’effectue

sur la variable temps. Les seniors n’ont pas ce même rapport au temps.

Ainsi, la durée du déplacement n’est pas plus importante que sa qual-

ité, et ce, notamment parce qu’ils intègrent des activités au cours du

déplacement.

Les services à la mobilité doivent aujourd’hui répondre aux demandes
de tous puisqu’ils mettent en avant le caractère personnel de l’usage et

ils comptent sur l’autonomie de chacun. La personnalisation des itinérai-

res est de plus en plus poussée grâce au recours aux TIC et aux plate-

formes web, que ce soit côté prestataire ou simple usager. S’il n’y a pas

d’effort de communication fourni par les acteurs de la mobilité envers

un type de population toutefois concernée, à savoir les seniors dans ce

cas précis, il ne peut y avoir qu’une offre pauvre en qualité, inadaptée

au regard de celle-ci.



Un des premiers points forts serait donc de favoriser les échanges entre

le concepteur et la personne âgée. Dans ce sens, l’échange doit se faire
tant de manière ascendante que descendante. D’une part, intégrer cette

catégorie de population dans la conception des transports peut s’avérer

être une ressource précieuse. D’autre part, l’enjeu serait de former à

l’usage des transports en considérant les phases de « dés-autonomisa-

tion », tant la personne elle-même que ceux qui l’entourent.

	

Valoriser la mobilité des personnes âgées : l’enjeu de la partici-

pation pour un service adapté.



Pour ce faire, il serait nécessaire de valoriser les savoirs des personnes

âgées. De fait, les seniors ont du temps et une pratique de l’espace qui

demeurent inexploités, alors qu’il paraît évident qu’ils connaissent leurs

besoins mieux que quiconque. Envisageons que la mobilité des person-

nes âgées soit un potentiel car elles ont une réelle capacité d’expertise

sur la qualité des espaces et des parcours. Cette source d’informations

permettrait même une optimisation de l’aménagement lorsqu’il s’agirait

de signaler les problèmes par exemple. La dimension participative peut

également influer sur la qualité de l’expérience du déplacement et il

faut savoir que cette dernière a un impact direct sur la perception de
l’évènement auquel on va.

La question est donc de trouver un système qui fasse remonter les in-

formations auprès des concepteurs sous forme exploitable, afin que cela

produise un impact plus direct sur la prise de décision. Les outils pour

amorcer des démarches de co-construction de la mobilité existent déjà,

il s’agit des TIC, avec la possibilité d’effectuer un recueil de données

pour alimenter des plateformes accessibles à la fois pour les usagers et

les prestataires.



Dans les choix d’aménagement, il faut penser les technologies en évi-

tant le piège de la « co-production de fragilité » : il faut faire attention
à ne pas reproduire des situations de fragilité, d’isolement par la mise

en place de dispositifs trop spécialisés, à l’écart de l’espace tout public.

Les technologies d’accessibilité doivent donc servir à tous sans pour

autant « surligner » le handicap, ou à l’opposé exclure les plus fragiles.

Repenser les services à la mobilité dans ce sens engage la définition de

nouvelles typologies de la mobilité, et ce, afin d’intégrer au mieux des

services	tout	publics.




                                    0
1			
               Comment mailler les besoins de mobilité des seniors (mobilités quoti-
               diennes, résidentielles, de loisirs), en développant les modes alternatifs
              de transport, et en utilisant le potentiel d’informations et de services des
                                       plateformes numériques ?
                                                                       Information
                                            Des questions                               - - problèmes
                                            d’Accessibilité                                 pour les
                                                                       Infrastructure       seniors
                                                                                                              Faire remonter
           Mobilité                                                                                            l’information
La Ruche
                -                Aménagement public + plate-forme numérique                                   (ascendante et
           Territoire
                                                                                                               descendante)
                                                                        Temps
                                                                                     ++ pratiques des
                                               Du potentiel                              seniors
                                                                                      (observateurs)
                                                                        Espace
                                                                              Nécessite de s’intéresser aux
                                                                               pratiques de mobilité des
                                                                                        seniors
Imaginer de nouveaux habitats



 Quels pièges à éviter dans la configuration de nou-
veaux habitats collectifs, intergénérationnels pour les
             personnes vieillissantes ?


En préambule 4 participants exposent les problématiques abor-

dées par leur projet :



•     Co Habitat en région Ile-de-France : comment en partant de la colo-
cation, rendue parfois nécessaire pour des raisons d’ordre économique

créer un véritable mode de vie, à l’instar de ce qui se pratique au Dane-

mark, en adaptant le concept aux habitudes françaises….

	

•     Maison HELENA, concept d’Habitat Solidaire des Aînés (apparte-

ments adaptés, espaces de vie partagés et lien social) présenté par

l’association HELENA dont le programme expérimental va démarrer à

Gévezé en Ile et Vilaine en fin d’année : concept qui réunit l’association

HELENA, une commune et un bailleur à toutes les étapes de la concep-

tion au fonctionnement.



•     Projet IDA : expérimentation multipartenariale menée en Ile et
Vilaine,et qui consiste à expérimenter dans un appartement témoin une

série de services technologiques dédiés au maintien à domicile, et de

faire évoluer ces produits.



•     Villages à Vivre : L’objectif de l’association Villages à Vivre est

d’étendre et de reproduire l’expérience probante de la Villa Saint
Camille.

L’association Villages à Vivre a pour objet de lutter contre l’exclusion et

de favoriser l’insertion dans une démarche d’habitat collectif.




Penser l’habitat-service dans sa continuité avec l’extérieur



– Une manière d’innover est de repenser l’habitat comme habitat-serv-

ices, s’inscrivant dans une démarche globale et ne se réduisant pas à un

projet immobilier. Il ne s’agit pas dans ce sens de réfléchir à des rési-

dences avec services intégrés, mais bien de se servir des services ex-
térieurs. Dans les communes rurales, on peut ainsi bénéficier de la dy-

namique des centres bourgs, mais également apporter une dynamique

pour le maintien des activités de ces centres bourgs. De fait, il s’agit

moins d’inventer des services que de mobiliser ceux déjà existants sur

les territoires. Il s’agit également d’éviter la ghettoïsation et de fonder un

nouveau modèle socio-économique transversal, qui pourrait s’imposer à

nous, quoiqu’il arrive en raison de l’allongement de la durée de vie.

Prendre en compte la participation active des personnes âgées pour ex-

primer	des	besoins	et	produire	des	ressources


- Cela nécessite alors de prendre largement en compte les besoins et les

attentes de la population : les habitants âgés ne sont pas que des per-

sonnes « à surveiller », elles sont aussi des personnes productrices de

ressources, participant à la vie d’un habitat, d’un quartier, d’un village.

Pour cela il convient, pour le maître d’ouvrage d’un projet d’habitat, de

poser les bonnes questions aux personnes concernées (mobiliser les

ressources des personnes vieillissantes en priorité), afin de répondre

à leurs attentes, et de resituer celles-ci dans le contexte du territoire

(acteurs, services existants, économie, etc.) : quels sont les services
présents sur le territoire pouvant répondre à tels ou tels besoins ? quels

sont les acteurs, les partenaires à associer pour assurer une continuité

de services, une présence des services, etc. Ceci afin de ne pas dissocier

Habitat et Lien Social. Les TIC doivent être considérées comme des out-

ils au service de la personne, et pouvant faciliter le recours aux services

disponibles dans la géographie proche.




La nécessité de coopération organisationnelle pour innover



Il faut pouvoir partager les bonnes pratiques (ce qui ne se fait pas na-
turellement), dans un souci de concertation-coordination, qui favorise

l’innovation et évite les pertes d’énergie. Il paraît important de penser

que les personnes âgées peuvent être productrices de ressources.

La superposition des structures et les divisions administratives freinent

souvent les initiatives. Il faut veiller à la création de services qui ont du

sens et agir en synergie avec tous les acteurs concernés. Dans ce but,

comment arriver à faire connaître les projets pour que le plus grand

nombre de partenaires puisse s’y associer et profiter du travail déjà ef-

fectué	?
Préparer la relève des entreprises


     Par quels moyens / dispositifs accompagner
la gestion des âges, et les pratiques professionnelles
en lien avec la culture numérique (travail en réseau,
    gestion du capital immatériel) pour renforcer
      la compétitivité et l’attractivité des PME ?


Point de départ de la discussion : Laurent Chrétien, Pascal Fonte-

neau, présentation du projet MemOree, http://www.memoree.fr/


memOree se présente sous la forme d’une plateforme web commun-

autaire et contributive où chacun peut apporter ses souvenirs, ses con-

naissances, ses valeurs pour les partager, les enrichir et les transmettre

sous de multiples formats : texte, photo, vidéo, son et autres docu-

ments d’archive...

La transmission de la mémoire et de la connaissance individuelle, famil-

iale et collective est au coeur de memOree qui assure ainsi une conti-

nuité mémorielle aux individus et aux organisations. MemOree propose

aussi une offre dédiée aux entreprises permettant la mise en valeur de
la mémoire du patrimoine immatériel de l’entreprise et la transmission

des savoir-faire.



Le projet memOree est donc très intéressé par la problématique de la

transmission intergénérationnelle au sein des acteurs économiques. Ce-

tte initiative emploie les TIC dans ce sens.




                                   5
La relève d’entreprise



Il s’agissait dans cette table ronde de trouver des solutions au problème

du départ à la retraite d’un très grand nombre de chefs d’entreprises

(particulièrement dans les PME), risquant de mettre à mal le dynamis-

me économique des territoires. Les savoir-faire restent dans les têtes,

dans les mains, et ne sont pas transmis. Cela correspond à une perte

de valeur.

Préparer la relève des entreprises nécessite de fait un dialogue

intergénérationnel. De fait, les seniors peuvent se révéler être de

véritables ressources dans la transmission de savoir-faire et de com-
pétences aux plus jeunes qui devront assurer la relève, et par là même

perpétuer les connaissances, voire les valeurs de la structure.

Il parait nécessaire dans ce type de processus de s’appuyer sur un

réseau de personnes, qui se présentent sous la forme de mentors ap-

portant conseil à la manière de guides pour la jeune personne et de

tuteurs assurant une prise en charge.



La valorisation du patrimoine collectif et individuel.



Valoriser l’entreprise commence par valoriser les territoires géo-
graphiques où celle-ci est implantée. En effet, capter les jeunes à leur

sortie de formation peut parfois s’avérer difficile si le territoire en ques-

tion n’est pas attractif. Or on constate globalement un manque de qual-

ification mutuelle entreprises / territoires. Les expériences concrètes

des individus sur les territoires ne sont pas mises en valeur, de même

que leur expérience dans les entreprises.

Dans les grandes entreprises, on peut constater que sont menées des

expériences de tutorat permettant d’assurer la relève. Mais ceci n’est

pas aisément reproductible au sein des PME. En effet leurs dirigeants
n’ont pas le temps et de surcroît ils n’en ont pas les moyens financiers.

Un des objectifs pourrait être d’épauler les entreprises dans une dé-

marche de recrutement et dans des moyens permettant la transmission

intergénérationnelle.



Les TIC, un levier pour rapprocher les générations.



Les TIC peuvent jouer le rôle de facilitateur dans la mise en relation

des jeunes avec les réseaux professionnels. Si les entreprises étaient

parfois plus « connectées », plus présentes sur les réseaux d’emploi,

les réseaux sociaux, peut-être cela constituerait-il une motivation sup-
plémentaire pour les jeunes à aller vers des domaines encore inconnus

pour eux, ou parfois dépréciés. Cela pourrait renforcer « l’attractivité »

des	entreprises	précisément.

Aussi, la transmission des savoirs peut s’effectuer des jeunes vers les

plus âgés avec un partage des pratiques liées aux TIC, ajoutant alors un

caractère de réciprocité à l’échange.
Les autres tables rondes


             Créativité et développement culturel


La Maison ouverte

http://www.lamaisonouverte.fr/



L’association fondée en 2000 a pour objectifs de :

• Favoriser une dynamique de construction et d’épanouissement tout
    au long de l’avancée en âge, quelles que soient les pertes.

• Inventer de nouveaux usages dans le cadre d’une situation inédite de

    longévité et prévenir le vieillissement pathologique sans stigmatiser

    la vieillesse.

• Développer les échanges entre enfants, adolescents et adultes de

    tous âges autour de la créativité, la création contemporaine et de

    réflexions sur les questions environnementales ;

• Mettre en œuvre les qualités d’une démarche de design de service

    global dans un projet social afin, entre autres, de s’adresser aux dé-

    sirs et potentiels individuels ;

• Intégrer tous les publics, de tous les âges, incluant les personnes
    souffrant de handicaps ;

• Rassembler des compétences pluridisciplinaires (sociologie, dévelop-

    pement personnel, design, créativité, création contemporaine, gér-

    ontologie, etc.) ;

• Proposer des alternatives innovantes, sensibles aux attentes des pub-

    lics	concernés.

	

La démarche de la Maison Ouverte est ancrée sur le territoire du quarti-
er. Elle travaille en corrélation avec les politiques décidées par les élus,

en complémentarité et en réseau avec les ressources existantes, et au

plus près des besoins individuels des habitants.




                   Les capteurs dans l’habitat


Le projet IDA

http://www.ida-autonomie.fr/



La miniaturisation et la portabilité des technologies rendent possibles

aujourd’hui l’intégration au domicile de capteurs pouvant renvoyer à

distance et en temps réel des informations de toute sorte : indicateurs

de mouvement, de chaleur, de consommation d’énergie, de présence,

signaux d’alerte, etc.
Grâce aux puces RFID, il est possible de rendre “communicant” (c’est-à-

dire capable de renvoyer des informations) n’importe quel “objet”. Cela

ouvre bien évidemment des voies nouvelles dans le champ de la télé-as-

sistance : c’est-à-dire l’assistance, à distance, des personnes dans leur

domicile - parfois isolées - plutôt qu’hospitalisées ou en résidence.



Mais c’est un champ complexe d’investigation : car si les capteurs

peuvent être très discrets, voire quasi “invisibles”, ils deviennent, de

fait, intrusifs par leur capacité de mise en visibilité d’un grand nombre
d’informations, de données. C’est une nouvelle forme de “transparence”

de la sphère privée, qui peut se révéler problématique.



Le projet IDA Innovation Domicile Autonomie a fait le choix de mettre à

l’essai toute une gamme de services d’aide au maintien à domicile, en

lien direct avec les usagers, afin de les adapter, et les améliorer.



Ce projet multi-partenarial, alliant acteurs privés locaux (des entrepre-

neurs tels Delta Dore, Domtis, Intervox, Spartime Innovations, etc.),

acteurs publics (l’agglomération de Rennes, le bailleur Archipel Habitat),

secteur associatif (association de pays l’ASSAD), secteur de la recherche
(Loustic) se déroule au sein d’un appartement témoin prêté par le bail-

leur social de la ville de Rennes, afin de reproduire des conditions iden-

tiques d’habitat. Les habitants, “volontaires”, “recrutés” par l’association

ASSAD, testent les services au sein de l’appartement, et peuvent ainsi

fournir des retours sur l’ergonomie des services, leur utilisabilité, leur

acceptabilité. Le cadre du projet permet en outre d’inciter les fournis-

seurs de service à augmenter l’interopérabilité des services (possibilité

de relier, pour ainsi dire sur un même « tableau de bord » les serv-

ices de domotique, de robotique, et de multimédia), à les faire évoluer

pour améliorer leur “valeur d’usage”, ou les détourner de leur but initial
(par exemple un capteur positionné sur une porte de frigo est à même

d’apporter des informations, ou d’alerter en cas de « non-mouvement

» à long terme). Au besoin même, la conception de nouveaux services

peut être envisagée.



Le projet est piloté par l’association ASSAD, assisté du cabinet ARELIA,

du laboratoire Loustic et de l’université de Rennes 1 (master de Domo-

tique). Pour l’ASSAD, l’objectif est à terme de déterminer un bouquet

d’offres techniques :


                                    0
• complémentaires      des   services   d’aide   proposés   au   sein   de

   l’association,

• « utiles » et appropriés par les publics ciblés (pour éviter l’écueil ac-

   tuel des services de télé-assistance)

• et surtout financièrement « accessibles à tous ».




Au-delà des technologies, c’est la méthodologie même de conduite du

projet qui est innovante mêlant acteurs sociaux médico-sociaux, habit-

ants - usagers, entrepreneurs privés, chercheurs : une démarche de
RD d’un genre nouveau.




                                   1
Liste des participants

 Vous avez été nombreux à vous mobiliser et l’équipe Plus longue la
                   vie.net vous en remercie !



Prénom Nom                           Structure
Alain Vacavant                       Outil en main de Vitré
Alexandre Joubert                    Batipart
Amandine Brugière                    FING Pluslonguevie.net
Anne Bationo                         Orange RD
Annie	Moison	                        SEM Régionale des Pays de la
                                     Loire
Aurélie Ginguené                     Conseil régional Pays de la Loire
Benoit Traineau                      Laval Technopole
Brice Alzon                          MDSAP	
Carole Anne Rivière                  FING Plus longue la vie.net
Catherine Guevel-Michel              Commune de Ploudalmézeau et
                                     Ville de Brest
Catherine Lenoble                    Association Ping
Céline Loury                         Laval Mayenne Technopole
Christian Leroy                      Cercle Vermeil
Christian Travier                    Technopole de Laval
Christophe Mahais                    CC Pays de Loiron
Christophe Pouliquen                 SEM régionale de Pays de la Loire
Clotilde Lemauguen                   CR Pays de la Loire
Corinne Legrand                      Conseil régional Pays de la Loire
David Perret                         Memoree	
Denis	Aubier	                        E-senior
Diane Faidy                          sensipode
Dominique Bernard                    Association Tempo Territorial
Dominique Blanc                      Initiatives Emploi du Cannet
Dominique Lepage                     conseil	
Edith Heurgon                        CCI Cerisy la Salle
Elodie Castex                        Université Lille 1
Emilie Barreau                       EDILIVRE
Evelyne Klinger                      Angers Ensam
Fabien Eychenne                      FING Villes2.0
François Beautour                    Independant Act
François Fouillet                    CC Parthenay
Prénom Nom                    Structure
François Guilmoto             Edilivre
Gérard Braud                  CG 79
Gisèle Bessac                 Maison ouverte
Gnagna Dieye                  Laval Mayenne Technopole
Gustave Prost                 Cyclo Pousse
Hugues Aubin                  Ville de Rennes
Jacques Houdremont            Maison de Grigny
Jean-François Dubos           Ergonomica
Jean-François Navarre         CG des Yvelines
Jean-Marc Mercier             Mnémosine	
Jean-Pierre Quignaux          CG des Côtes d’Armor
Jean-Yves Ruaux               Bayard Presse
Jérôme BAKHOS                 Master 2 Istia
Jérôme Lucas                  SEM régionale Pays de la Loire
Julie Navarro                 Laval Mayenne Technopole
Laurent Braconnier            CG Yvelines
Laurent Chrétien              Memoree	
Liliane Piot                  Caisse des dépôts
Louis Salgueiro               FING Plus longue la vie.net
Lucy Vie                      Laval Mayenne Technopole
Marie-Aude Gaillard           CR Pays de la Loire
Marion Gautier                Laval Mayenne Technopole
Maxime Tachon                 Arelia - Projet IDA
Michel Landelle               Mairie de Laval
Michel Vignolles              Villages à vivre
Mickael Chauvineau            CyberCentre du Haut Anjou
Mohamed Malki                 Accordages
Natacha Crimier               CR PACA
Pascal Fonteneau              Memoree	
Pascale Gilot                 Laval Mayenne Technopole
Patrice Sagot                 Conseil général des Deux-Sèvres
Philippe Guillemoteau         CG Deux-Sèvres
Pierre Mérigaud               Limousin Expansion
Richard Delogu                Association BUG
Romain Thévenet               La 27e Région
Sandrine Trouillard           Laval Technopole
Sébastien Freulon             Laval Mayenne Technopole
Simon Paranthoen              Eurod-med Management
Sylvia Rosales Montano        Agence d’urbanisme de Lyon
Prénom Nom               Structure
Sylvie Delbart           Conseil régional Nord-Pas de
                         Calais
Sylvie Levasseur         ARI Picardie
Thierry Vivier           Etherna
Thomas Sarrion           Manche Numérique
Valérie Vincent          Laval Mayenne Technopole
Yves-Armel Martin        Erasme, CG 69
Contacts


Plus longue la vie.net
http://www.pluslonguelavie.net/

Directrice du programme :
Carole Anne Rivière  cariviere@fing.org

Chef de projet :
Amandine Brugière  abrugiere@fing.org

Chargé de mission (en stage) :
Louis Salgueiro  louis.salgueiro@gmail.com

Paris La Cantine,
12 galerie Montmartre
151 rue Montmartre
75002 Paris
Tel : +33 (0)1 40 13 64 46
Fax : +33 (0)1 40 28 93 12
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Restitution Bar Camp Territoires 4

  • 1. Restitution du BarCamp "Vivre plus longtemps, 11 juin 2009, à la Technopole de Laval
  • 2. Table des matières Introduction p.7 La formation et la coordination des intervenants au p.11 domicile, par les usages des TIC Synthèse des deux tables rondes p.11 Pour une coopération des réseaux autour de la personne p.13 Redonner à la personne la maîtrise de ses données p.19 S’inspirer du fonctionnement des jeux en réseaux pour fa- ciliter la coordination des acteurs intervenant auprès de la p.21 personne âgée Explorer les nouvelles formes de coopération et d’en- p.23 gagement Comment articuler les différents modes et niveaux d’engage- p.23 ment des seniors ? Quelles solutions pour accéder / partager l’information à p.26 l’échelle de quartier ? Comment mailler les besoins de mobilité des seniors (mobi- lités quotidiennes, résidentielles, de loisirs), en développant p.29 les modes alternatifs de transport, et en utilisant le potentiel d’informations et de services des plateformes numériques ? Innover dans les services à la mobilité p.29 Quels pièges à éviter dans la configuration de nouveaux ha- p.33 bitats collectifs, intergénérationnels pour les personnes vieillissantes ? Imaginer de nouveaux habitats p.33 Par quels moyens / dispositifs accompagner la gestion des âges, et les pratiques professionnelles en lien avec la culture numérique (travail en réseau, gestion du capital immatériel) p.36 pour renforcer la compétitivité et l’attractivité des PME ? Préparer la relève des entreprises p.36
  • 3. Les autres tables rondes p.39 Créativité et développement culturel p.39 Les capteurs dans l’habitat p.40 Liste des participants p.43
  • 4. DITES-NOUS TOUT ! r et Echange Vous êtes venus pour... Partager recherch e ivités de Mes act ien de nces le maint Agir et Inno ’expérie visent : e ver anges d en mie et d Des éch ltimédia l’autono ; la lutte en semble tions mu ndance Constituti on, pré d’anima l’indépe éclin cognitif servation, ement des d contre le r ma contribut ion respect de sd établiss et avec roits, et tr gement rte = Appo des actions sur mission du ans- Améliorer d’héber ile patrimo ine les «s ervices à à domic Recherc he numérique de l’individ la personn e» grâce a services es u et la circu lati u TIC ces thèm on de arches TIC chez Recherche l’informati des dém r sur les de contact on Partage tà Echange seniors d’expertis et + éco-resp les quan e o nsables territoria nement des les vation d ans + éco...no mique l’accom pag ce secte ur s et inno e Inno ver par les s! ns dans Initiative es à la personn ch ez les retraités TIC Imagin er de nouv innovatio les servic eaux Particip habit ats r orme er au trans port us inf i- pour les 60 xpér ans et plu Faire se re et vo des e atière s uvrir uvrir ncontrer, Déco ions en m ent Déco e de Nouer des échanger, contacts et créer incip ment at gnem inter-proje les dif férentes g le pr ompa rique s ts éné- uvrir p d’acc es numé s terri- rations en remi er Déco BarCam - e toriaux utilisant on p initia sag rsonn les o est m utres des u es pe s Rec utils 1) C’ res si d’a ême par l herche d’i nitiatives d’aujourd’h amp ! d’aut uvrir dans le m âgée - Transferts ui et de BarC erte couv t solidair e Déco diffé de compé la dé vont ir les et savoir-f tenc es demain 2) A abita nger , tives sens et vo aires entre ts d’h our écha rmer la tions (jeun généra- Recherche proje p ses S’info ossibles dans e s - actifs - /identifica inés, s cho p s TIC de solutio tion des A n po ur re de seniors rents ations de ent de la seniors) talise r flexio rend c r ns te chnolo - mutu ager la ré ie et - App et les e Impli l’allongem iement su Partager, fa giques s TIC n possibl ire inn 3) Pa rt uton om sur le tio vie e t déplo over iser a tilisa il t son Territoire s et prolon sur les favor = u trava vie, e toire l’auton ge r 1. Mie ux form arité les mon ri terna - omie tout er les solid chez pour le ter es al ent au long de seniors au s TIC pons la vie x TIC ur le es ré gnem -Les nouve 2. Réduire êt po n iative es s vrir d ’accompa ées lles tech la frac- Intér catio d’init écou po nologie ture nu rs ? muni nc erche compéte éra- D ives dans sonnes â l g ur sortir d e l’isoleme s mérique senio e la com ile Rech - Veille nt auprè s des senio ut omic s de gén t des p er rs Et to ue et à d sfert res entre fs - q Tran ai ti publi voir-f s - ac uvrir les et sa ns (jeune s) Déco es exis- tio r senio tiv r initia t partage se tante s notes le
  • 5. Introduction Aborder les effets du vieillissement sur les modes de vie, selon les spécificités territoriales et sociales, penser de nouvelles organisations des services sur les territoires, se saisir du numérique pour trouver de nouvelles voies de transformation et d’innovation. Tels étaient les en- jeux de cette journée à Laval. Plus de 80 personnes, issues des secteurs associatifs, secteurs publics ou secteurs privés, des régions Pays de la Loire, Bretagne, Nord Pas-de-Calais, Aquitaine, Ile-de-France, Picardie, Poitou-Charentes, Basse-Normandie, sont venues débattre sur un mode ouvert et hori- zontal. Autour de 7 tables rondes, chacun a partagé son point de vue d’acteur économique, social, de santé, de recherche, d’innovateur, sur les répercussions du vieillissement et les besoins des populations en fonction des territoires, et confronté collectivement les modes d’action possibles. Il y avait un seul prérequis aux échanges : toujours partir d’une initiative existante ou d’un exemple concret d’utilisation de serv- ices technologiques, impliquant le porteur lui-même dans les débats.
  • 6. La journée « innover pour bien vieillir dans les territoires » a permis d’aborder sous de multiples angles la problématique de l’autonomie des personnes vieillissantes et des contextes d’habitat (habitat adapté, habi- tat intelligent, habitat collectif) ; celle du développement économique et de la relève du personnel âgé dans les entreprises (transmission des savoirs, de la culture d’entreprise) ; celle de l’engagement citoyen et de la solidarité de proximité (rester, devenir davantage citoyen) ; des services médico-sociaux dans leur dimension relationnelle, intergénéra- tionnelle et non pas seulement fonctionnelle ; la reconstruction de soi après un accident de vie et les capacités de résilience augmentées par l’usage thérapeutique des technologies ; le développement culturel et la créativité des plus âgés… Bref d’imaginer un nouvel art de vivre ensem- ble, hybridé avec le monde tel qu’il est, c’est-à-dire en partie « connecté »… Dans chacun de ces thèmes en effet, la place et l’utilisation des technologies ont été débattues sans concession : comment replacer à chaque fois l’humain au centre des préoccupations, voire au centre de la conception des services (mélangeant les savoirs « techniques », les savoirs « d’experts » et les savoirs « d’expérience », relatifs au vécu) ? Comment ne pas déposséder les individus, a fortiori en situation de fragilité, de leur intégrité (par exemple s’agissant des données person- nelles), de leur libre arbitre (le choix) face aux dispositifs pensés pour eux ? Comment ne pas substituer à la relation humaine les échanges dématérialisés ? Comment ne pas cliver la société entre des individus « geek », c’est-à-dire agiles, familiers des technologies, et les autres qui devraient constamment s’adapter ? Comment penser des dispositifs technologiques collectifs et pas seulement individuels (écran d’ordinateur individuel) ?
  • 7. Chaque restitution d’ateliers a fait la part belle à ces questions, po- sitionnant les technologies comme des moyens, des outils ; ce qui pour- rait être résumé par cette formule proposée par un des grands témoins de la journée : « un projet technologique c’est 80% d’organisation, 20% de technique, et 100% d’humain ». Mais les technologies jouent aussi un rôle d’accélérateur, tantôt de perturbateur, offrant, comme le soulignait un autre grand témoin, à partir des nouvelles potentialités, des perspectives parfois stimulan- tes parfois effrayantes. Elles obligent par là à nous repositionner… à la mesure de nos capacités de réaction, d’adaptation, de choix. Cette journée de BarCamp avait aussi pour but de favoriser le lien entre les participants d’horizons géographiques différents, et de com- mencer à dessiner une « communauté d’intérêts » interterritoriale, qui, nous l’espérons, sera au rendez-vous des prochaines rencontres, et con- tinuera à jouer le jeu de la réflexion ouverte et collaborative ! D’ores et déjà merci à chacun des participants de cette première édition de rencontres territoriales Pluslonguelavie. Nous vous donnons rendez-vous aux prochaines étapes ! Deux dates sont d’ores et déjà fixées : - le 18 septembre à Paris : présentation des pistes créatives issues des ateliers de travail « pluslonguelavie », sur 2008/2009. Ces pistes déclineront des « avenirs souhaitables », formulant de nouvelles propo- sitions de cet art de vivre ensemble dans une société de longévité et société ‘digitale’.
  • 8. - les 12, 13 et 14 octobre : séminaire au Centre Culrurel Interna- tional de Cerisy-la-Salle, dans la Manche, où à l’occasion d’un point d’étape sur le programme Pluslonguelavie, il s’agira de passer des pistes prospectives aux projets concrets sur le terrain. D’autres manifestations se dérouleront courant 2010, sur chacun des territoires pilotes, partenaires de la démarche « Innover pour bien vieil- lir dans les territoires ». Nous vous invitons à suivre l’actualité du pro- gramme Plus longue la vie.net sur le site web ! http://www.pluslonguelavie.net/
  • 9. La formation et la coordination des intervenants au domicile, par les usages des TIC Synthèse des deux tables rondes Au cours des deux tables rondes du BarCamp qui concernaient les intervenants au domicile de la personne âgée, nous avons vu se dé- gager trois axes de réflexion. Le premier, évoqué dans les deux groupes, interroge tout d’abord la place que pourraient prendre les TIC dans ces professions pour coordonner des intervenants au domicile (à travers les projets portés par la Communauté de communes de Parthenay). Le deuxième angle, qui se réfère à l’initiative du Conseil Général des Yvelines, défend l’idée qu’améliorer la coordination des professionnels peut aussi passer par un processus autre consistant à repositionner la personne au cœur des coopérations en lui (re)donnant la maîtrise de ses données personnelles. Enfin, un troisième angle a concerné les apports éventuels de l’univers des jeux à la formation et à la coopération des intervenants. Point de départ des discussions : • François Fouillet, CCAS de la communauté de communes de Parth- enay, présentation de l’initiative d’équipement des agents du CCAS en Pocket PC : http://web.cc-parthenay.fr/ La table ronde a été animée par François Fouillet qui a présenté deux pro- jets. Le premier concernait le projet de mobilité des intervenants à dom- icile équipés de pocket pc qui permettent la synchronisation des plan- 10
  • 10. nings des aides ménagères. Le partage d’information se fait de manière ascendante et descendante. Le second est la mise en œuvre d’une plate forme informatique favorisant le maintien à domicile en proposant de multiples services. La plate-forme PSV (Portail Services Vigilance) per- met une gestion des bénéficiaires, le signalement d’évènements inha- bituels, un service d’alerte, et enfin un outil de relation avec les EHPAD et les hôpitaux. • Laurent Braconnier et Jean-François Navarre, du Conseil général des Yvelines, présentation du dossier socio-médical partagé : http://www.yvelines.fr/ Jean-François Navarre du Conseil Général des Yvelines nous a présenté un projet expérimental de dossier médico-social partagé. Il touchera potentiellement une population de 215 000 personnes de plus de 60 ans dans le département (dont 5 600 bénéficiaires de l’Allocation Personnal- isée d’Autonomie) et le Conseil Général y consacre 39% de son budget. L’idée est de permettre aux personnes âgées d’avoir sur un périphérique électronique ressemblant à une clef USB l’ensemble des données médi- co-sociales les concernant, qu’ils peuvent conserver à leur domicile et sur lequel le personnel des services sociaux et de santé prend connais- sance des informations déposées par leurs confrères et déposent eux- mêmes des informations concernant l’environnement social et médical de la personne âgée (avec des accès limités concernant certaines don- nées médicales). Cet outil devrait permettre une meilleure coordination des soins entre le personnel de santé, les services sociaux, la famille et la personne âgée. Cette expérimentation devrait être lancée en sep- tembre 2009 sur une période de 18 mois afin d’en faire une évaluation socio-économique à la fin de l’année 2010. 11
  • 11. Pour une coopération des réseaux autour de la personne En quoi l’équipement et les usages des technologies par les ac- teurs intervenants au domicile peuvent valoriser leurs pratiques et leur profession ? Les technologies de l’information et de la communication peuvent offrir des moyens de coordination des différents acteurs autour de la personne âgée. Le maintien à domicile et l’autonomie de ces personnes sont rendus possibles par les intervenants professionnels au domicile, qui ont pour mission de prévenir et d’organiser les services autour de ce public. La répartition des rôles selon les métiers, qui relèvent du social ou du médi- cal, est bien définie, ce qui pose la question des supports d’informations communs et de la gestion des accès. Dans certains cas cette complexité empêche l’information de circuler de manière fluide : par exemple, les informations produites par les travailleurs sociaux n’atteignent pas sys- tématiquement les professionnels médicaux et inversement. Cela peut avoir un impact sur les recommandations, prescriptions et interventions médicales ou sur l’appréhension de situations par les professionnels so- ciaux. Or résoudre ce problème pourrait permettre de valoriser les ef- forts produits d’un intervenant aux yeux des autres professionnels. Les freins et les leviers à la coordination des acteurs Tout d’abord, il y a un défi qui est de susciter les motivations person- nelles des intervenants dans une démarche de coopération. La diversité des métiers concernés et des modes d’intervention rend la chose com- plexe, provoquant souvent de la distance, parfois de l’animosité entre professionnels. La séparation du champ d’activité, tant dans les pra- 1
  • 12. tiques qu’en matière de législation, est un frein à la coordination. Une des solutions possibles serait d’élargir les usages autour du service central. De plus, il est important de noter que la valorisation des com- pétences des métiers dans l’accompagnement social passe par la lecture et la prise en compte de ces informations par le corps médical. Pour l’heure il ne semble pas y avoir de garantie que les informations soient lues. Aussi, pour comprendre l’intérêt de cette lecture il faudrait avoir un feedback, et pourquoi pas sous forme ludique : « comment ce que j’ai écrit est pris en compte, donne lieu à des actions ? ». Impliquer le professionnel dans le processus semble donc important au vu de ce que nous avons dit plus haut. Il serait alors envisageable de recueillir les besoins précis des professions, et leur niveau de satisfac- tion. Mais qui peut recueillir ces informations sachant que les différentes professions ne sont pas systématiquement en lien ? Il n’est pas aisé non plus pour les personnes âgées de se faire entendre lorsqu’il s’agit en partie de remettre en cause les services dont elles « bénéficient ». L’idéal serait donc d’avoir un lieu de rencontre neutre pour recueillir les besoins insatisfaits des personnes âgées. Pour la personne âgée, le fait de savoir que l’information est partagée par tous les intervenants autour d’elle peut la réassurer. De même pour l’entourage de la personne, ne serait-ce que pour mettre en valeur la co- hérence des dispositifs dans l’action des professionnels. Attention pour- tant à l’hyperationalisation ou l’hypertransparence dans tous les cas. Quand est-elle souhaitable ou pas ? 1
  • 13. Quelques conditions requises : plus de communication et plus de temps. Quelles sont les conditions requises pour que les leviers cités fonction- nent ? Cela peut sembler évident, mais la première condition est que les inter- venants se « parlent ». Et pour ce faire, l’idéal serait avant toute chose d’organiser des rencontres entre ces deux catégories de métiers. Une autre condition facilitante pourrait être de favoriser le temps des intervenants passé auprès des personnes âgées en libérant du temps administratif, en automatisant ces démarches. Les technologies le per- mettent, et l’initiative du CCAS de Parthenay d’équiper les interve- nants en pocket pc illustre bien des possibilités. Un nouveau champ d’automatisation de certaines tâches ou de certains relevés est à ex- plorer aussi du côté des capteurs et des puces. Un système d’information adapté, co-construit et valorisé par et pour les acteurs. Un système d’information doit représenter les interactions entre les pro- fessionnels. L’organisation doit être opérationnelle avant l’incrémentation d’outils technologiques dans le processus. La difficulté rencontrée en amont est de déterminer la part des informations qui peut être partagée ou au contraire doit être tenue secrète selon la division des tâches par type de profession, le tout étant encadré par une législation. En effet, le champ d’action des professionnels sociaux n’est pas celui du médical et vice-et-versa, même si les interventions doivent se faire par l’échange d’informations plus ou moins sensibles. L’important est donc de savoir ce qui doit être partagé ou non, puis de rendre l’information utile et exploit- able pour d’autres. 1
  • 14. Dans l’expérience menée au CCAS de la Communauté de Commune de Parthenay, l’équipement des intervenants en pocket pc permet de syn- chroniser les données relevées et les plannings. Les informations sont ensuite acheminées via un réseau wifi en intra dédié vers un serveur qui fait remonter automatiquement les nouvelles données. De même, une plate-forme web est mise à disposition. La valeur de ces dispositifs se situe dans la facilité de gestion amenée mais plus généralement dans le temps gagné. En effet, ce service permet d’aller synchroniser les données à proximité des mairies et du réseau wifi dédié cité plus haut. Les améliorations possibles se situent dans l’appropriation des technolo- gies et leur apprentissage qui doivent se faire de manière collective. Il paraît en plus de cela stratégique de sensibiliser les « têtes de réseau » des professions, celles qui sont influentes dans leur communauté et qui pourront le mieux mettre en valeur les avantages liés à l’utilisation de ces dispositifs technologiques (un exemple citait un médecin sans qui l’appropriation de l’outil par la communauté de professionnels aurait été plus difficile). Vers un réseau social des intervenants au domicile ? L’idée émise à la fin de la session du matin, introduite par l’initiative du CCAS de la Communauté de Commune de Parthenay, est que progres- sivement les acteurs de proximité autour de la personne âgée intègrent au système technologique d’intervention immédiate, soit la télé-alarme, un réseau qui relie tous les intervenants de proximité, soit un système d’information qui tende vers une plateforme de réseau social. Toutefois, avant de mettre en place une telle plateforme de réseau social il faut diagnostiquer la manière concrète dont travaillent les acteurs locaux et leurs interactions. La suite consiste à faire participer les professionnels 15
  • 15. à la construction de cet outil en recueillant leurs besoins. Ainsi, du partage immédiat des informations au sein d’un réseau in- formel, les discussions sont passées à l’idée d’une plateforme de réseau social, et ce, afin de développer une « culture de vigilance ». Un des effets positifs d’un réseau social structuré serait la possibilité de partag- er efficacement l’information entre les professionnels médico-sociaux. D’autre part, la gestion de situations complexes pourrait se faire de manière plus collective, sans que le professionnel ne doive déborder de son champ d’activité comme lorsqu’il doit faire face seul à une situation complexe. Un tel système apporterait sans doute le pouvoir d’anticiper les évolutions de prise en charge de la personne. Chaque intervenant participant au processus verrait son activité valorisée et valorisante pu- isque sa contribution serait visible et utile à tous les autres acteurs de la chaîne. Et pourquoi ne pas y intégrer également les aidants familiaux ? Si l’idée d’un réseau social des intervenants au domicile est une idée séduisante, elle n’en soulève pas moins plusieurs questions : quant à la capacité d’intégration de cet outil dans un secteur qui est très cloisonné ; quant à la motivation des intervenants de contribuer librement mais régulièrement au système (l’adhésion aux réseaux sociaux traditionnels se fait de manière non-contrainte) ; quant à la place faite à la personne âgée sur ce réseau (a-t-elle accès à des informations la concernant ?). 1
  • 16. En quoi l’équipement et les usages des technologies par les acteurs inter- venant au domicile peuvent valoriser leurs pratiques et leur profession ? Apports des TIC aux professionnels : - valorisation des métiers, des compétences - aide à la coordination, réactivité Equipement des agents en technologies (ex : Pocket PC) Besoin d’individus « passerelle » Implication des intervenants dans la Synchronisation et partage des dans les milieux professionnels, construction du système d’information : plannings et des données concer- solicitation, détection des besoins, technologiques (exemple du accompagnement des usages Un nouveau modèle à envisager ? « De la télé-alarme au réseau social des acteurs de la médiation de proximité » 1
  • 17. Redonner à la personne la maîtrise de ses données Du côté de la relation au bénéficiaire, faut-il creuser cette piste qui serait d’intégrer des outils plus « discrets » que les écrans d’ordinateur pour impliquer le bénéficiaire dans le processus de collaboration ? Equiper les intervenants en technologies notamment en ordinateurs sem- ble être un frein à la coopération vis à vis de la personne prise à charge. En effet, il semblerait que l’outil en lui-même ait pour effet d’impressionner la personne âgée, de créer une distance. L’ordinateur, dont l’écran n’est orienté qu’en direction du professionnel, est l’instrument d’un jugement expert avant tout, et ce parce qu’il n’y a que l’intervenant qui a accès aux informations, et qu’il est en mesure de saisir ce qu’il veut sur un outil non accessible à la personne. L’activité de l’intervenant n’implique donc pas la personne concernée dans le processus qui se voit dépos- sédée de l’information que la concerne. Quels usages possibles autour d’un dossier personnel mobile ? L’initiative du Conseil Général des Yvelines consiste à équiper la per- sonne d’un périphérique de stockage, semblable à une clé USB, qui con- tient le Dossier Médico-Social Partagé (DMSP). Ce dossier contient des informations sur l’identité du patient, son entourage, les intervenants qui suivent le patient, la grille AGGIR, le plan d’aide (élaboré par l’équipe médico-sociale), le suivi annuel APA (aide aux personnes âgées), le plan d’accompagnement, et les fiches de liaison. Cet outil permet une meil- leure coordination des soins entre les professionnels de santé et les travailleurs sociaux par une mise en commun d’informations médico- sociales. En cela, le Conseil Général joue le rôle de coordinateur des acteurs qui contribuent au maintien à domicile des personnes âgées. Les 1
  • 18. informations que contient la clé sont mises à jour par les professionnels eux-mêmes et elles ne sont disponibles que pour les ayants droit. Au-delà des aspects technico-pratiques de cet outil, ce qui apparaît com- me étant important est que l’outil reste en possession de la personne. Les intervenants font indirectement participer cette dernière en sollicit- ant l’outil qui est en sa possession, ce à la manière d’une carte Vitale. Le support d’information est détenu par la personne qui est responsabilisée, donc plus impliquée, dans le processus de coordination des aidants. Un point à explorer serait justement ce processus de responsabilisation de la personne âgée. Nous pouvons également questionner les usages pos- sibles de ces outils, car pour l’instant l’accès aux informations est limité aux professionnels. Un travail est à fournir pour trouver des procédés de restitutions d’informations pratiques pour la personne concernée (inter- faces tactiles, cadre numérique, télé, etc.). Restitution ludique/conviviale des informations socio-médi- cales Nous avons été plus loin dans l’approche ludique et vidéo-ludique en l’intégrant également dans l’image que la personne âgée a des informa- tions qui lui sont transmises par voie informatique. L’entrée d’un écran et des périphériques associés est souvent vécue pour les personnes aidées comme un frein à l’appropriation de ces nouvelles technologies. En im- aginant des nouvelles représentations des données, en mixant les don- nées médico-sociales avec des éléments personnels comme des photos, le média est tout de suite moins vu comme un intrus et l’appropriation par la personne âgée en sera facilitée. De fait, un effort reste à faire pour repenser la place du vocal, du visuel, du tactile, mais aussi de « l’invisible ». 1
  • 19. S’inspirer du fonctionnement des jeux en réseaux pour faciliter la coordination des acteurs intervenant auprès de la personne âgée La familiarisation aux technologies par l’intégration de nouvelles interfaces homme-machine Pour faire suite au point précédent, il nous faut réinventer l’interface homme-machine à destination des personnes âgées. L’idée maîtresse est de rendre l’objet moins technologique et plus humain, au service de l’aidant et de la personne âgée. Pour faire un parallèle avec le monde du jeu vidéo, l’interface doit s’humaniser comme elle l’a été avec la Wii de Nintendo et comme elle le sera encore plus avec le Projet Natal des équipes de développement de XBox chez Microsoft où l’utilisateur inter- agit avec l’environnement avec son corps. Cela conduira à une démysti- fication de l’outil informatique et encore une fois rendra l’appropriation par la personne âgée et l’intervenant plus facile. L’utilisation du jeu : une aide à la coordination et à la formation du personnel aidant (des services sociaux ou de santé) Une idée innovante serait d’utiliser les caractéristiques de l’univers des jeux dans la formation du personnel. En effet, il existe déjà des do- maines où des techniques utilisant le jeu ont été développées, par ex- emple le domaine des Ressources Humaines, dans une optique proche de celle des jeux de rôles. L’avantage de cette approche est d’intégrer des aspects ludiques dans l’apprentissage, mais cela permet entres au- tres d’harmoniser la manière de former les intervenants. Un recours à des conventions partenariales serait envisageable. 0
  • 20. Le jeu permettrait la simulation et la reproduction de situations, ap- portant par la même occasion la possibilité de se mettre à la place des autres intervenants. Comprendre comment fonctionnent les autres mé- tiers apparaît comme un enjeu essentiel pour améliorer la capacité de coordination des professionnels. Qu’il s’agisse de jeux de rôle, de mise en situation, de cas concrets ou de simulations vidéo-ludiques, ces expériences de jeux vont permettre aux acteurs de se projeter dans un personnage et ainsi permettre de régler des situations de conflits entre intervenants, de se rapprocher les uns des autres en se connaissant mieux et en connaissant mieux le mé- tier de l’autre. Ceci permet d’avoir un meilleur ressenti sur les apports de chacun des intervenants et évite la décrédibilisation éventuelle de leurs apports respectifs. 1
  • 21. Explorer les nouvelles formes de coopération et d’engagement Comment articuler les différents modes et niveaux d’engagement des seniors Point de départ de la discussion : Romain Thévenet, designer dans le développement local à la 27ème Région, initiateur du projet Faire Com- pagnie. http://www.la27eregion.fr/ Le canton de Lormes, dans la Nièvre, est un territoire rural isolé et qui manque d’accessibilité pour ses habitants. En utilisant les outils définis dans son mémoire de fin d’études, Romain Thévenet met en place un dispositif de mise en relation des habitants dans le but de partager des échanges, des rencontres et des déplacements. La solution utilisée est une plateforme numérique d’agrégation des demandes et des offres de services gérée par une coordinatrice téléphonique. Une des particularités de ce projet est que la monnaie d’échange se traduit en temps passé. De la présentation de l’expérience concernant la construction d’un ré- seau de communication pour lutter contre l’isolement en milieu rural, et des échanges qu’elle a suscités, en sont ressorties les questions suivan- tes : Comment identifier des besoins ou des demandes ? Cette approche semble une démarche classique et de bon sens qui doit être menée systématiquement en utilisant les sources d’informations suivantes, au moins celles-là, d’autres si elles existent :
  • 22. Les réseaux sociaux existants sur le territoire • L’animateur, le coordinateur ou le dispositif d’animation des ces réseaux • La ou les plateformes téléphoniques existantes • Le ou les sites Web existants Comment bien mettre en relation les besoins et les offres dis- ponibles • Ces relations s’effectuent par l’échange pour mettre en regard l’offre disponible et les demandes exprimées. • Selon une spontanéité et une disponibilité relative : la spontanéité doit rester la dominante même si elle se trouve en présence de dis- positifs organisationnels. Elle ne doit pas disparaître au profit d’une approche relationnelle contrôlée par un système organisationnel sous peine de donner lieu à des formes trop institutionnalisées. C’est là que le flux prend toute son importance afin de pallier le manque éventuel de récurrence dans l’offre de service. • Cependant, il faut envisager une comptabilité de ces échanges, soit qu’il s’agisse de don, soit sous la forme, de don et de contre don (sorte de crédit): j’ai apporté autant de temps, je peux éventuellement recevoir en retour un temps identique ; soit sous une forme rémunérée, piste appuyée par l’idée que l’avenir va dans le sens d’un tassement des retraites et donc d’une recherche de revenus complémentaires par cer- tains participants. Prise de conscience du temps libre, s’interroger : Que faire de son temps libre ? Cette question est au centre d’une réflexion individuelle et les formes
  • 23. d’activités personnelles peuvent être choisies par plaisir ou parce qu’on ne les a pas menées auparavant (ex : le chant choral attire des seniors qui se remettent au solfège pour mieux chanter). De plus, ces activités prennent aussi la forme d’engagements, engagement collectif, forma- tion personnelle ou collective et notamment par conviction. Le vieillissement ne diminue pas les droits civiques et les seniors ne sont pas uniquement des demandeurs, ils sont aussi des citoyens disposant de ressources symboliques (capital culturel, capital social, expériences diverses) encore engagés dans des actions civiques ou politiques. Utiliser son temps libre revient à fournir une réponse concrète ou directe à une autre question : comment vieillir, rester citoyen et participer à des formes, actuelles voire renouvelées, de citoyenneté ? Quelles seraient alors ces nouvelles formes d’engagement assez souples pour permettre la coexistence de différentes formes d’engagement ?
  • 24. Quelles solutions pour accéder / partager l’information à l’échelle de quartier Point de départ de la discussion : Christian Leroy, de l’association Cercle Vermeil, présentation du projet Eldy. http://eldy.eu/france/ Le projet Eldy, porté par l’association Cercle Vermeil, a introduit la ta- ble ronde portant sur le partage d’informations à l’échelle d’un quartier, d’un village. En effet, Eldy propose aux personnes âgées entre autres une interface simplifiée dans son ergonomie, comme dans son acces- sibilité (écran tactile, activation du contenu par puce RFID). Le partage de l’information : un facteur de lien social ? Quelle utilité sous-jacente au partage d’informations ? Prévenir la soli- tude, combattre l’isolement des personnes, et à fortiori des personnes âgées. La presse locale, le magazine de la ville, du conseil général sont des documents souvent consultés par les personnes âgées qui y retrou- vent l’information locale, les occasions de rencontre, d’échanges, de lien social. L’information locale renforce le sentiment d’appartenance à un groupe, à un territoire, à une communauté d’habitants. Or aujourd’hui toute une partie de l’information transite via le web de façon dématérialisée. La question de la fracture numérique, se mêlant parfois à des fractures générationnelle (jeunes/âgés) et territoriale est ainsi posée : il faut que le support d’accès à l’information soit incluant. Si l’informatique n’est pas au cœur des relations sociales, elle est parfois prétexte à la rencontre, à l’échange. Les espaces publics numériques ou les maisons de quartier représentent des espaces de rencontre 5
  • 25. intergénérationnelle où la complexité du support porté par les TIC sem- ble être le prétexte à l’échange, à la formation. Quels nouveaux modes d’appropriation collectifs des technolo- gies ? Peut-on imaginer des modes collectifs, et non pas seulement individuels, d’appropriation des technologies d’une part, et de partage d’informations d’autre part ? L’évolution des technologies offre aujourd’hui des solutions susceptibles de faire évoluer les choses dans ce sens : les plateformes de réseaux so- ciaux de quartier (Peuplade, La Ruche à Rennes, ou encore l’ascenseur numérique de Ma résidence http://www.ma-residence.fr/), les wikis ter- ritoriaux (Brest, Angers, Manche, etc.) pour le partage d’une mémoire collective, Twitter pour diffuser à un grand nombre de personnes des messages personnels, ou encore à portée plus prospective : les « city wall » (écran tactile d’informations pouvant être utilisé à plusieurs). Pour autant, les solutions prises isolément de leur contexte restent des solutions techniques autour desquelles les actions d’animation prennent toute leur importance. En effet, implémenter ces outils dans le système d’information d’un groupe ne peut pas être une finalité en soi, car si ces nouveaux modes de communication permettent une diffusion de l’information plus large, ceux-ci ne sont pas construits par la culture locale plus traditionnelle. De fait, l’appropriation de ces modes de diffu- sion et de transmission de l’information demande un apprentissage plus spécifique pour les anciens qui doit se faire dans le cadre d’un partage avec l’ensemble de la communauté. Mettre en œuvre cette démarche collective nécessite donc une animation particulière, adaptée aux spé- cificités culturelles des territoires, et ce, notamment en faisant appel à
  • 26. la fois aux formes de solidarités qui leur sont propres et aux nouvelles formes de liens issues du numérique.
  • 27. Innover dans les services à la mobilité Comment mailler les besoins de mobilité des seniors (mobilités quotidiennes, résidentielles, de loisirs), en développant les modes alternatifs de transport, et en utilisant le potentiel d’informations et de services des plateformes numériques ? Point de départ de la discussion : Richard De Logu, de l’association BUG, présentation du projet « La Ruche », http://beta.ruche.org/ En quête d’accessibilité La thématique de l’accessibilité est émise en faisant référence tant aux dimensions physiques que numériques de la mobilité et/ou des services associés. En ce qui concerne l’accessibilité numérique, l’interface est d’une grande importance, à tel point que les évènements et les mani- festations devraient prendre en compte l’accessibilité, et l’intégrer à la démarche de mise en œuvre. La question de l’accessibilité est à penser de manière particulière lorsqu’il s’agit des personnes âgées. Or, les dispositifs actuels de déplacement sont pensés dans un cadre d’objectifs prônant la célérité, l’efficacité pure au détriment de l’efficience : ce rapport à la mobilité s’effectue sur la variable temps. Les seniors n’ont pas ce même rapport au temps. Ainsi, la durée du déplacement n’est pas plus importante que sa qual- ité, et ce, notamment parce qu’ils intègrent des activités au cours du déplacement. Les services à la mobilité doivent aujourd’hui répondre aux demandes
  • 28. de tous puisqu’ils mettent en avant le caractère personnel de l’usage et ils comptent sur l’autonomie de chacun. La personnalisation des itinérai- res est de plus en plus poussée grâce au recours aux TIC et aux plate- formes web, que ce soit côté prestataire ou simple usager. S’il n’y a pas d’effort de communication fourni par les acteurs de la mobilité envers un type de population toutefois concernée, à savoir les seniors dans ce cas précis, il ne peut y avoir qu’une offre pauvre en qualité, inadaptée au regard de celle-ci. Un des premiers points forts serait donc de favoriser les échanges entre le concepteur et la personne âgée. Dans ce sens, l’échange doit se faire tant de manière ascendante que descendante. D’une part, intégrer cette catégorie de population dans la conception des transports peut s’avérer être une ressource précieuse. D’autre part, l’enjeu serait de former à l’usage des transports en considérant les phases de « dés-autonomisa- tion », tant la personne elle-même que ceux qui l’entourent. Valoriser la mobilité des personnes âgées : l’enjeu de la partici- pation pour un service adapté. Pour ce faire, il serait nécessaire de valoriser les savoirs des personnes âgées. De fait, les seniors ont du temps et une pratique de l’espace qui demeurent inexploités, alors qu’il paraît évident qu’ils connaissent leurs besoins mieux que quiconque. Envisageons que la mobilité des person- nes âgées soit un potentiel car elles ont une réelle capacité d’expertise sur la qualité des espaces et des parcours. Cette source d’informations permettrait même une optimisation de l’aménagement lorsqu’il s’agirait de signaler les problèmes par exemple. La dimension participative peut également influer sur la qualité de l’expérience du déplacement et il faut savoir que cette dernière a un impact direct sur la perception de
  • 29. l’évènement auquel on va. La question est donc de trouver un système qui fasse remonter les in- formations auprès des concepteurs sous forme exploitable, afin que cela produise un impact plus direct sur la prise de décision. Les outils pour amorcer des démarches de co-construction de la mobilité existent déjà, il s’agit des TIC, avec la possibilité d’effectuer un recueil de données pour alimenter des plateformes accessibles à la fois pour les usagers et les prestataires. Dans les choix d’aménagement, il faut penser les technologies en évi- tant le piège de la « co-production de fragilité » : il faut faire attention à ne pas reproduire des situations de fragilité, d’isolement par la mise en place de dispositifs trop spécialisés, à l’écart de l’espace tout public. Les technologies d’accessibilité doivent donc servir à tous sans pour autant « surligner » le handicap, ou à l’opposé exclure les plus fragiles. Repenser les services à la mobilité dans ce sens engage la définition de nouvelles typologies de la mobilité, et ce, afin d’intégrer au mieux des services tout publics. 0
  • 30. 1 Comment mailler les besoins de mobilité des seniors (mobilités quoti- diennes, résidentielles, de loisirs), en développant les modes alternatifs de transport, et en utilisant le potentiel d’informations et de services des plateformes numériques ? Information Des questions - - problèmes d’Accessibilité pour les Infrastructure seniors Faire remonter Mobilité l’information La Ruche - Aménagement public + plate-forme numérique (ascendante et Territoire descendante) Temps ++ pratiques des Du potentiel seniors (observateurs) Espace Nécessite de s’intéresser aux pratiques de mobilité des seniors
  • 31. Imaginer de nouveaux habitats Quels pièges à éviter dans la configuration de nou- veaux habitats collectifs, intergénérationnels pour les personnes vieillissantes ? En préambule 4 participants exposent les problématiques abor- dées par leur projet : • Co Habitat en région Ile-de-France : comment en partant de la colo- cation, rendue parfois nécessaire pour des raisons d’ordre économique créer un véritable mode de vie, à l’instar de ce qui se pratique au Dane- mark, en adaptant le concept aux habitudes françaises…. • Maison HELENA, concept d’Habitat Solidaire des Aînés (apparte- ments adaptés, espaces de vie partagés et lien social) présenté par l’association HELENA dont le programme expérimental va démarrer à Gévezé en Ile et Vilaine en fin d’année : concept qui réunit l’association HELENA, une commune et un bailleur à toutes les étapes de la concep- tion au fonctionnement. • Projet IDA : expérimentation multipartenariale menée en Ile et Vilaine,et qui consiste à expérimenter dans un appartement témoin une série de services technologiques dédiés au maintien à domicile, et de faire évoluer ces produits. • Villages à Vivre : L’objectif de l’association Villages à Vivre est d’étendre et de reproduire l’expérience probante de la Villa Saint
  • 32. Camille. L’association Villages à Vivre a pour objet de lutter contre l’exclusion et de favoriser l’insertion dans une démarche d’habitat collectif. Penser l’habitat-service dans sa continuité avec l’extérieur – Une manière d’innover est de repenser l’habitat comme habitat-serv- ices, s’inscrivant dans une démarche globale et ne se réduisant pas à un projet immobilier. Il ne s’agit pas dans ce sens de réfléchir à des rési- dences avec services intégrés, mais bien de se servir des services ex- térieurs. Dans les communes rurales, on peut ainsi bénéficier de la dy- namique des centres bourgs, mais également apporter une dynamique pour le maintien des activités de ces centres bourgs. De fait, il s’agit moins d’inventer des services que de mobiliser ceux déjà existants sur les territoires. Il s’agit également d’éviter la ghettoïsation et de fonder un nouveau modèle socio-économique transversal, qui pourrait s’imposer à nous, quoiqu’il arrive en raison de l’allongement de la durée de vie. Prendre en compte la participation active des personnes âgées pour ex- primer des besoins et produire des ressources - Cela nécessite alors de prendre largement en compte les besoins et les attentes de la population : les habitants âgés ne sont pas que des per- sonnes « à surveiller », elles sont aussi des personnes productrices de ressources, participant à la vie d’un habitat, d’un quartier, d’un village. Pour cela il convient, pour le maître d’ouvrage d’un projet d’habitat, de poser les bonnes questions aux personnes concernées (mobiliser les ressources des personnes vieillissantes en priorité), afin de répondre à leurs attentes, et de resituer celles-ci dans le contexte du territoire (acteurs, services existants, économie, etc.) : quels sont les services
  • 33. présents sur le territoire pouvant répondre à tels ou tels besoins ? quels sont les acteurs, les partenaires à associer pour assurer une continuité de services, une présence des services, etc. Ceci afin de ne pas dissocier Habitat et Lien Social. Les TIC doivent être considérées comme des out- ils au service de la personne, et pouvant faciliter le recours aux services disponibles dans la géographie proche. La nécessité de coopération organisationnelle pour innover Il faut pouvoir partager les bonnes pratiques (ce qui ne se fait pas na- turellement), dans un souci de concertation-coordination, qui favorise l’innovation et évite les pertes d’énergie. Il paraît important de penser que les personnes âgées peuvent être productrices de ressources. La superposition des structures et les divisions administratives freinent souvent les initiatives. Il faut veiller à la création de services qui ont du sens et agir en synergie avec tous les acteurs concernés. Dans ce but, comment arriver à faire connaître les projets pour que le plus grand nombre de partenaires puisse s’y associer et profiter du travail déjà ef- fectué ?
  • 34. Préparer la relève des entreprises Par quels moyens / dispositifs accompagner la gestion des âges, et les pratiques professionnelles en lien avec la culture numérique (travail en réseau, gestion du capital immatériel) pour renforcer la compétitivité et l’attractivité des PME ? Point de départ de la discussion : Laurent Chrétien, Pascal Fonte- neau, présentation du projet MemOree, http://www.memoree.fr/ memOree se présente sous la forme d’une plateforme web commun- autaire et contributive où chacun peut apporter ses souvenirs, ses con- naissances, ses valeurs pour les partager, les enrichir et les transmettre sous de multiples formats : texte, photo, vidéo, son et autres docu- ments d’archive... La transmission de la mémoire et de la connaissance individuelle, famil- iale et collective est au coeur de memOree qui assure ainsi une conti- nuité mémorielle aux individus et aux organisations. MemOree propose aussi une offre dédiée aux entreprises permettant la mise en valeur de la mémoire du patrimoine immatériel de l’entreprise et la transmission des savoir-faire. Le projet memOree est donc très intéressé par la problématique de la transmission intergénérationnelle au sein des acteurs économiques. Ce- tte initiative emploie les TIC dans ce sens. 5
  • 35. La relève d’entreprise Il s’agissait dans cette table ronde de trouver des solutions au problème du départ à la retraite d’un très grand nombre de chefs d’entreprises (particulièrement dans les PME), risquant de mettre à mal le dynamis- me économique des territoires. Les savoir-faire restent dans les têtes, dans les mains, et ne sont pas transmis. Cela correspond à une perte de valeur. Préparer la relève des entreprises nécessite de fait un dialogue intergénérationnel. De fait, les seniors peuvent se révéler être de véritables ressources dans la transmission de savoir-faire et de com- pétences aux plus jeunes qui devront assurer la relève, et par là même perpétuer les connaissances, voire les valeurs de la structure. Il parait nécessaire dans ce type de processus de s’appuyer sur un réseau de personnes, qui se présentent sous la forme de mentors ap- portant conseil à la manière de guides pour la jeune personne et de tuteurs assurant une prise en charge. La valorisation du patrimoine collectif et individuel. Valoriser l’entreprise commence par valoriser les territoires géo- graphiques où celle-ci est implantée. En effet, capter les jeunes à leur sortie de formation peut parfois s’avérer difficile si le territoire en ques- tion n’est pas attractif. Or on constate globalement un manque de qual- ification mutuelle entreprises / territoires. Les expériences concrètes des individus sur les territoires ne sont pas mises en valeur, de même que leur expérience dans les entreprises. Dans les grandes entreprises, on peut constater que sont menées des expériences de tutorat permettant d’assurer la relève. Mais ceci n’est pas aisément reproductible au sein des PME. En effet leurs dirigeants
  • 36. n’ont pas le temps et de surcroît ils n’en ont pas les moyens financiers. Un des objectifs pourrait être d’épauler les entreprises dans une dé- marche de recrutement et dans des moyens permettant la transmission intergénérationnelle. Les TIC, un levier pour rapprocher les générations. Les TIC peuvent jouer le rôle de facilitateur dans la mise en relation des jeunes avec les réseaux professionnels. Si les entreprises étaient parfois plus « connectées », plus présentes sur les réseaux d’emploi, les réseaux sociaux, peut-être cela constituerait-il une motivation sup- plémentaire pour les jeunes à aller vers des domaines encore inconnus pour eux, ou parfois dépréciés. Cela pourrait renforcer « l’attractivité » des entreprises précisément. Aussi, la transmission des savoirs peut s’effectuer des jeunes vers les plus âgés avec un partage des pratiques liées aux TIC, ajoutant alors un caractère de réciprocité à l’échange.
  • 37. Les autres tables rondes Créativité et développement culturel La Maison ouverte http://www.lamaisonouverte.fr/ L’association fondée en 2000 a pour objectifs de : • Favoriser une dynamique de construction et d’épanouissement tout au long de l’avancée en âge, quelles que soient les pertes. • Inventer de nouveaux usages dans le cadre d’une situation inédite de longévité et prévenir le vieillissement pathologique sans stigmatiser la vieillesse. • Développer les échanges entre enfants, adolescents et adultes de tous âges autour de la créativité, la création contemporaine et de réflexions sur les questions environnementales ; • Mettre en œuvre les qualités d’une démarche de design de service global dans un projet social afin, entre autres, de s’adresser aux dé- sirs et potentiels individuels ; • Intégrer tous les publics, de tous les âges, incluant les personnes souffrant de handicaps ; • Rassembler des compétences pluridisciplinaires (sociologie, dévelop- pement personnel, design, créativité, création contemporaine, gér- ontologie, etc.) ; • Proposer des alternatives innovantes, sensibles aux attentes des pub- lics concernés. La démarche de la Maison Ouverte est ancrée sur le territoire du quarti-
  • 38. er. Elle travaille en corrélation avec les politiques décidées par les élus, en complémentarité et en réseau avec les ressources existantes, et au plus près des besoins individuels des habitants. Les capteurs dans l’habitat Le projet IDA http://www.ida-autonomie.fr/ La miniaturisation et la portabilité des technologies rendent possibles aujourd’hui l’intégration au domicile de capteurs pouvant renvoyer à distance et en temps réel des informations de toute sorte : indicateurs de mouvement, de chaleur, de consommation d’énergie, de présence, signaux d’alerte, etc. Grâce aux puces RFID, il est possible de rendre “communicant” (c’est-à- dire capable de renvoyer des informations) n’importe quel “objet”. Cela ouvre bien évidemment des voies nouvelles dans le champ de la télé-as- sistance : c’est-à-dire l’assistance, à distance, des personnes dans leur domicile - parfois isolées - plutôt qu’hospitalisées ou en résidence. Mais c’est un champ complexe d’investigation : car si les capteurs peuvent être très discrets, voire quasi “invisibles”, ils deviennent, de fait, intrusifs par leur capacité de mise en visibilité d’un grand nombre
  • 39. d’informations, de données. C’est une nouvelle forme de “transparence” de la sphère privée, qui peut se révéler problématique. Le projet IDA Innovation Domicile Autonomie a fait le choix de mettre à l’essai toute une gamme de services d’aide au maintien à domicile, en lien direct avec les usagers, afin de les adapter, et les améliorer. Ce projet multi-partenarial, alliant acteurs privés locaux (des entrepre- neurs tels Delta Dore, Domtis, Intervox, Spartime Innovations, etc.), acteurs publics (l’agglomération de Rennes, le bailleur Archipel Habitat), secteur associatif (association de pays l’ASSAD), secteur de la recherche (Loustic) se déroule au sein d’un appartement témoin prêté par le bail- leur social de la ville de Rennes, afin de reproduire des conditions iden- tiques d’habitat. Les habitants, “volontaires”, “recrutés” par l’association ASSAD, testent les services au sein de l’appartement, et peuvent ainsi fournir des retours sur l’ergonomie des services, leur utilisabilité, leur acceptabilité. Le cadre du projet permet en outre d’inciter les fournis- seurs de service à augmenter l’interopérabilité des services (possibilité de relier, pour ainsi dire sur un même « tableau de bord » les serv- ices de domotique, de robotique, et de multimédia), à les faire évoluer pour améliorer leur “valeur d’usage”, ou les détourner de leur but initial (par exemple un capteur positionné sur une porte de frigo est à même d’apporter des informations, ou d’alerter en cas de « non-mouvement » à long terme). Au besoin même, la conception de nouveaux services peut être envisagée. Le projet est piloté par l’association ASSAD, assisté du cabinet ARELIA, du laboratoire Loustic et de l’université de Rennes 1 (master de Domo- tique). Pour l’ASSAD, l’objectif est à terme de déterminer un bouquet d’offres techniques : 0
  • 40. • complémentaires des services d’aide proposés au sein de l’association, • « utiles » et appropriés par les publics ciblés (pour éviter l’écueil ac- tuel des services de télé-assistance) • et surtout financièrement « accessibles à tous ». Au-delà des technologies, c’est la méthodologie même de conduite du projet qui est innovante mêlant acteurs sociaux médico-sociaux, habit- ants - usagers, entrepreneurs privés, chercheurs : une démarche de RD d’un genre nouveau. 1
  • 41. Liste des participants Vous avez été nombreux à vous mobiliser et l’équipe Plus longue la vie.net vous en remercie ! Prénom Nom Structure Alain Vacavant Outil en main de Vitré Alexandre Joubert Batipart Amandine Brugière FING Pluslonguevie.net Anne Bationo Orange RD Annie Moison SEM Régionale des Pays de la Loire Aurélie Ginguené Conseil régional Pays de la Loire Benoit Traineau Laval Technopole Brice Alzon MDSAP Carole Anne Rivière FING Plus longue la vie.net Catherine Guevel-Michel Commune de Ploudalmézeau et Ville de Brest Catherine Lenoble Association Ping Céline Loury Laval Mayenne Technopole Christian Leroy Cercle Vermeil Christian Travier Technopole de Laval Christophe Mahais CC Pays de Loiron Christophe Pouliquen SEM régionale de Pays de la Loire Clotilde Lemauguen CR Pays de la Loire Corinne Legrand Conseil régional Pays de la Loire David Perret Memoree Denis Aubier E-senior Diane Faidy sensipode Dominique Bernard Association Tempo Territorial Dominique Blanc Initiatives Emploi du Cannet Dominique Lepage conseil Edith Heurgon CCI Cerisy la Salle Elodie Castex Université Lille 1 Emilie Barreau EDILIVRE Evelyne Klinger Angers Ensam Fabien Eychenne FING Villes2.0 François Beautour Independant Act François Fouillet CC Parthenay
  • 42. Prénom Nom Structure François Guilmoto Edilivre Gérard Braud CG 79 Gisèle Bessac Maison ouverte Gnagna Dieye Laval Mayenne Technopole Gustave Prost Cyclo Pousse Hugues Aubin Ville de Rennes Jacques Houdremont Maison de Grigny Jean-François Dubos Ergonomica Jean-François Navarre CG des Yvelines Jean-Marc Mercier Mnémosine Jean-Pierre Quignaux CG des Côtes d’Armor Jean-Yves Ruaux Bayard Presse Jérôme BAKHOS Master 2 Istia Jérôme Lucas SEM régionale Pays de la Loire Julie Navarro Laval Mayenne Technopole Laurent Braconnier CG Yvelines Laurent Chrétien Memoree Liliane Piot Caisse des dépôts Louis Salgueiro FING Plus longue la vie.net Lucy Vie Laval Mayenne Technopole Marie-Aude Gaillard CR Pays de la Loire Marion Gautier Laval Mayenne Technopole Maxime Tachon Arelia - Projet IDA Michel Landelle Mairie de Laval Michel Vignolles Villages à vivre Mickael Chauvineau CyberCentre du Haut Anjou Mohamed Malki Accordages Natacha Crimier CR PACA Pascal Fonteneau Memoree Pascale Gilot Laval Mayenne Technopole Patrice Sagot Conseil général des Deux-Sèvres Philippe Guillemoteau CG Deux-Sèvres Pierre Mérigaud Limousin Expansion Richard Delogu Association BUG Romain Thévenet La 27e Région Sandrine Trouillard Laval Technopole Sébastien Freulon Laval Mayenne Technopole Simon Paranthoen Eurod-med Management Sylvia Rosales Montano Agence d’urbanisme de Lyon
  • 43. Prénom Nom Structure Sylvie Delbart Conseil régional Nord-Pas de Calais Sylvie Levasseur ARI Picardie Thierry Vivier Etherna Thomas Sarrion Manche Numérique Valérie Vincent Laval Mayenne Technopole Yves-Armel Martin Erasme, CG 69
  • 44. Contacts Plus longue la vie.net http://www.pluslonguelavie.net/ Directrice du programme : Carole Anne Rivière cariviere@fing.org Chef de projet : Amandine Brugière abrugiere@fing.org Chargé de mission (en stage) : Louis Salgueiro louis.salgueiro@gmail.com Paris La Cantine, 12 galerie Montmartre 151 rue Montmartre 75002 Paris Tel : +33 (0)1 40 13 64 46 Fax : +33 (0)1 40 28 93 12