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34	 L’agefi hebdo / du 8 au 14 septembre 2016
Expertise
par Fabrice Anselmi
O
n connaissait l’anomalie de mar-
chéliéeauxactionsàfaiblevola-
tilité. A présent, Finaltis met en
avant une anomalie de marché liée aux
actions de qualité... « Les investisseurs
ayant des définitions très différentes des
‘actions de qualité’, il y avait matière à
approfondir l’analyse pour se différen-
cier », note Bruno Bernstein, le gérant
arrivé début 2015 dans cette société
spécialisée dans la gestion quantitative
afin d’y lancer le fonds commun de
placement Finaltis Titans, dont la com-
mercialisation institutionnelle débute
depuis peu.
Minimiser les risques
Dans l’environnement actuel de taux
bas, Finaltis propose ainsi aux institu-
tionnels, et aux clients patrimoniaux
qui ont déjà souscrit 5 millions d’euros
sur ce fonds, de repenser leur approche
du marché actions en vue de dévelop-
per leur capital tout en minimisant les
risques. « Aujourd’hui, il vaut mieux
acheter l’action Nestlé car il n’y a plus
d’intérêtàacheterl’obligationquiabas-
culé en rendements négatifs », résume
Thierry Rigoulet, associé de la société,
rappelant que « l’action Nestlé bat à
elle seule 90 % des indices actions sur
30 ans... »L’équipeadoncdéfiniununi-
vers d’investissement extrêmement res-
treint, composé d’actions européennes
et américaines sélectionnées sur la base
de trois critères : visibilité des stratégies,
croissance pérenne des résultats, résis-
tanceauxcrises.« Nousnousappuyons
sur des outils quantitatifs, mais la défi-
nition de notre univers d’investisse-
ment, qui représente moins de 10 %
des marchés d’actions concernés, reste
très discrétionnaire », explique Bruno
Bernstein. La visibilité des business
models prend notamment en compte
l’analyse des bilans (ce
qui est très rare chez les
gérants equity) en sélec-
tionnant seulement des
sociétés notées « invest-
ment grade » ou sans
dette.
Sont de facto
excluestouteslesactivi-
tés basées sur un levier
financier (banques),
les entreprises dont le
développement est uni-
quement lié à l’investis-
sement public, à l’envi-
ronnement politique et/
ouréglementaire(utilities),auxmatières
premières et aux énergies, aux cycles
économiquessidifficilesàprévoir(auto-
mobile), aux modes (médias, valeurs
internet, etc.), voire aux technologies
innovantes qui, par définition, com-
portent le risque d’être un jour dépas-
sées...Cetteapproche,indépendantedes
marchés, demande donc un gros travail
d’analyse sur les actifs et barrières à
l’entrée, de même que sur les caractéris-
tiques techniques des actions : « Sharpe
ratios », « max drawdown », etc. Une
fois défini, cet univers d’investissement
bouge assez peu, avec essentiellement
des capitalisations supérieures à 10 mil-
liards d’euros au parcours boursier très
stable : Accenture, Air Liquide, Airbus,
BMW, Brown-Forman, Dassault
Systèmes, Walt Disney, Essilor, Inditex,
InterContinental, Kroger, L’Oréal,
LVMH, Mastercard, McDonald’s,
Medtronic,Nestlé,Roche,SAP,Sodexo,
Swatch,Unibail,Visa,etc.Lacroissance
régulière des dividendes sur très long
terme – notion de « dividendes aristo-
crates » aux Etats-Unis, à bien différen-
cier des « hauts dividendes » – est un
autre critère primordial.
Une fois cet univers de 150 valeurs
strictementdéfini,l’équipeensélectionne
une quarantaine sur la
base d’échelles de valori-
sation rigoureuses, mais
marque ses différences
en acceptant, « au vu des
tauxbas »,desPER(ratio
cours/bénéfices) plus éle-
vésqueparlepasséetque
la moyenne du marché,
« tout en restant stricte et
en prenant ses bénéfices
dès les premiers excès
de valorisation, explique
Bruno Bernstein. Autre
différencedansnotreana-
lyse :onnecomparepasle
PER2016d’uneentreprisecycliqueavec
lePER2016d’uneentrepriseàfortevisi-
bilité à moyen terme, mais plutôt avec
sonPER2019... »Alorsqu’aucuneposi-
tion ne dépasse 2,5 % de l’encours afin
de réduire le risque idiosyncratique, ce
travail sur les valorisations entraîne une
rotation très importante du portefeuille,
7 à 8 fois supérieure (en volume) à celle
des autres fonds actions. « Cette réacti-
vité, par exemple en vendant à la veille
des résultats car le risque devient trop
asymétrique pour certaines valeurs,
permet de profiter des oscillations
momentanées du marché et d’aug-
menter nos rendements », poursuit le
gérant. Le fonds peut alors revenir sur
ces mêmes « noms » très rapidement
après, notamment grâce à un proces-
sus d’exécution qui limite fortement
les coûts de transaction. Avec une
exposition actions flexible et l’achat de
« put » sur indices (jusqu’à 1,5 % de
l’encours par an) pour s’assurer contre
le risque de marché, le FCP Finaltis
Titans a généré 3,8 % depuis juin 2015
quand son indice de référence (55 %
EuroStoxx 50 Net Return, 25 % S&P
500 Net Total Return, 20 % Eonia)
perdait 2,6 %, avec une volatilité
réduite de moitié (autour de 15 %). n
Finaltis associe la prudence
et la gestion actions
Venue de la gestion alternative, la société commercialise un fonds qui
investit sur les entreprises démontrant la meilleure résilience dans le temps.
innovation financière
Une gestion
dynamique
a permis au FCP
Finaltis Titans
de passer le Brexit
sans encombre,
avec une rotation
du quart du
portefeuille autour
du 24 juin.
Une exposition sectorielle
éloignée des indices
Source:Finaltis
Exposition du FCP Finaltis Titans (à fin août)
0,00 %
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18
Voyage et loisirs
Télécom
Technologies
Distribution
Biens de consommation
Médias
Assurance
Bien et serv. industriels
Santé
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Chimie
Automobile
2,48 %
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  • 1. 34 L’agefi hebdo / du 8 au 14 septembre 2016 Expertise par Fabrice Anselmi O n connaissait l’anomalie de mar- chéliéeauxactionsàfaiblevola- tilité. A présent, Finaltis met en avant une anomalie de marché liée aux actions de qualité... « Les investisseurs ayant des définitions très différentes des ‘actions de qualité’, il y avait matière à approfondir l’analyse pour se différen- cier », note Bruno Bernstein, le gérant arrivé début 2015 dans cette société spécialisée dans la gestion quantitative afin d’y lancer le fonds commun de placement Finaltis Titans, dont la com- mercialisation institutionnelle débute depuis peu. Minimiser les risques Dans l’environnement actuel de taux bas, Finaltis propose ainsi aux institu- tionnels, et aux clients patrimoniaux qui ont déjà souscrit 5 millions d’euros sur ce fonds, de repenser leur approche du marché actions en vue de dévelop- per leur capital tout en minimisant les risques. « Aujourd’hui, il vaut mieux acheter l’action Nestlé car il n’y a plus d’intérêtàacheterl’obligationquiabas- culé en rendements négatifs », résume Thierry Rigoulet, associé de la société, rappelant que « l’action Nestlé bat à elle seule 90 % des indices actions sur 30 ans... »L’équipeadoncdéfiniununi- vers d’investissement extrêmement res- treint, composé d’actions européennes et américaines sélectionnées sur la base de trois critères : visibilité des stratégies, croissance pérenne des résultats, résis- tanceauxcrises.« Nousnousappuyons sur des outils quantitatifs, mais la défi- nition de notre univers d’investisse- ment, qui représente moins de 10 % des marchés d’actions concernés, reste très discrétionnaire », explique Bruno Bernstein. La visibilité des business models prend notamment en compte l’analyse des bilans (ce qui est très rare chez les gérants equity) en sélec- tionnant seulement des sociétés notées « invest- ment grade » ou sans dette. Sont de facto excluestouteslesactivi- tés basées sur un levier financier (banques), les entreprises dont le développement est uni- quement lié à l’investis- sement public, à l’envi- ronnement politique et/ ouréglementaire(utilities),auxmatières premières et aux énergies, aux cycles économiquessidifficilesàprévoir(auto- mobile), aux modes (médias, valeurs internet, etc.), voire aux technologies innovantes qui, par définition, com- portent le risque d’être un jour dépas- sées...Cetteapproche,indépendantedes marchés, demande donc un gros travail d’analyse sur les actifs et barrières à l’entrée, de même que sur les caractéris- tiques techniques des actions : « Sharpe ratios », « max drawdown », etc. Une fois défini, cet univers d’investissement bouge assez peu, avec essentiellement des capitalisations supérieures à 10 mil- liards d’euros au parcours boursier très stable : Accenture, Air Liquide, Airbus, BMW, Brown-Forman, Dassault Systèmes, Walt Disney, Essilor, Inditex, InterContinental, Kroger, L’Oréal, LVMH, Mastercard, McDonald’s, Medtronic,Nestlé,Roche,SAP,Sodexo, Swatch,Unibail,Visa,etc.Lacroissance régulière des dividendes sur très long terme – notion de « dividendes aristo- crates » aux Etats-Unis, à bien différen- cier des « hauts dividendes » – est un autre critère primordial. Une fois cet univers de 150 valeurs strictementdéfini,l’équipeensélectionne une quarantaine sur la base d’échelles de valori- sation rigoureuses, mais marque ses différences en acceptant, « au vu des tauxbas »,desPER(ratio cours/bénéfices) plus éle- vésqueparlepasséetque la moyenne du marché, « tout en restant stricte et en prenant ses bénéfices dès les premiers excès de valorisation, explique Bruno Bernstein. Autre différencedansnotreana- lyse :onnecomparepasle PER2016d’uneentreprisecycliqueavec lePER2016d’uneentrepriseàfortevisi- bilité à moyen terme, mais plutôt avec sonPER2019... »Alorsqu’aucuneposi- tion ne dépasse 2,5 % de l’encours afin de réduire le risque idiosyncratique, ce travail sur les valorisations entraîne une rotation très importante du portefeuille, 7 à 8 fois supérieure (en volume) à celle des autres fonds actions. « Cette réacti- vité, par exemple en vendant à la veille des résultats car le risque devient trop asymétrique pour certaines valeurs, permet de profiter des oscillations momentanées du marché et d’aug- menter nos rendements », poursuit le gérant. Le fonds peut alors revenir sur ces mêmes « noms » très rapidement après, notamment grâce à un proces- sus d’exécution qui limite fortement les coûts de transaction. Avec une exposition actions flexible et l’achat de « put » sur indices (jusqu’à 1,5 % de l’encours par an) pour s’assurer contre le risque de marché, le FCP Finaltis Titans a généré 3,8 % depuis juin 2015 quand son indice de référence (55 % EuroStoxx 50 Net Return, 25 % S&P 500 Net Total Return, 20 % Eonia) perdait 2,6 %, avec une volatilité réduite de moitié (autour de 15 %). n Finaltis associe la prudence et la gestion actions Venue de la gestion alternative, la société commercialise un fonds qui investit sur les entreprises démontrant la meilleure résilience dans le temps. innovation financière Une gestion dynamique a permis au FCP Finaltis Titans de passer le Brexit sans encombre, avec une rotation du quart du portefeuille autour du 24 juin. Une exposition sectorielle éloignée des indices Source:Finaltis Exposition du FCP Finaltis Titans (à fin août) 0,00 % 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 Voyage et loisirs Télécom Technologies Distribution Biens de consommation Médias Assurance Bien et serv. industriels Santé Alimentation Chimie Automobile 2,48 % 2,52 % 11,48 % 16,20 % 10,08 % 7,04 % 16,89 % 11,62 % 6,38 % 1,51 %