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Le point épidémio | CIRE ANTILLES GUYANE | N° 31 | 09 octobre 2014 | Page 1
Guadeloupe Guyane Martinique
Saint-Martin
Saint-Barthélémy
C I R E
A N T I L L E S
G U Y A N E
Le point épidémiologique — N° 31 / 2014| ANTILLES GUYANE |
Le chikungunya dans les Antilles-Guyane
Bulletin du 22 septembre au 05 octobre 2014 (Semaines S2014-39 et S2014-40)
Surveillance des cas hospitalisés et des décès
Depuis le début de l’épidémie, 41 patients
présentant un résultat biologique positif pour
le chikungunya ont été hospitalisés au CH
de Marigot plus de 24 heures pour leur prise
en charge (Figure 3). Parmi ces 41 cas, 4
étaient des formes sévères. Le dernier
patient a été hospitalisé au cours de la
semaine 2014-36 (forme non sévère).
A ce jour, trois décès liés au chikungunya
ont été rapportés (S 2014-03 -07 et -11).
Après évaluation par les experts
hospitaliers, ces trois décès étaient tous
indirectement liés au chikungunya.
Répartition spatiale des cas : Les cas incidents semblent se concentrer à quartier
d’Orléans, Concordia et Sandy Ground.
Conclusions pour Saint Martin
Une légère diminution du nombre de cas cliniquement évocateurs vu par les méde-
cins de ville est observée depuis trois semaines. L’ensemble des autres indicateurs
montre que la transmission virale du chikungunya reste active mais faible avec un
nombre de passages aux urgences peu élevé et aucune hospitalisation depuis la
semaine 36. Saint-Martin reste placé en phase 2 du Psage.
Surveillance des cas probables et confirmés : Lorsque St-Martin a été classé en
phase épidémique (2014-06 à 2014-17), les cas cliniquement évocateurs ne faisaient plus
que rarement l’objet d’une confirmation biologique. Avec le retour en phase 2 (1er
mai
2014) le nombre de demandes d’examen biologique a légèrement augmenté. Ainsi 209
cas ont été confirmés depuis début mai. Le taux de positivité moyen sur les prélèvements
est de 47% entre fin juillet et début octobre sans tendance véritable.
Situation épidémiologique actuelle à Saint Martin
De fin novembre 2013 au 5 octobre 2014, le
nombre de cas cliniquement évocateurs de
chikungunya vus en consultation médicale
de ville est estimé à 4240 (Figure 1).
Depuis trois semaines (2014-38 à 40), ce
nombre marque une diminution avec 33 cas
en moyenne contre 54 en moyenne entre mi
juin et mi-septembre. Au cours des
semaines 39 et 40, respectivement 36 et 32
cas ont été vus en médecine de ville.
Surveillance des cas cliniquement évocateurs
| Figure 1 |
Nombre hebdomadaire estimé de cas cliniquement évocateurs de
chikungunya vus par les médecins généralistes - Saint Martin -
S2013-48 à S2014-40
Surveillance des passages aux urgences du centre hospitalier de Marigot
Le nombre cumulé de passages aux
urgences du centre hospitalier de Marigot
pour suspicion de chikungunya depuis le
début de la surveillance renforcée, jusqu’en
semaine 2014-40, est de 579 (Figure 2).
Le nombre hebdomadaire de ces passages
est relativement stable depuis la semaine
S2014-28, en moyenne de 5. Cela reste
largement inférieur aux chiffres observés
lors de l’alerte épidémique (entre 25 et 40
passages hebdomadaires).
Nombre hebdomadaire de passages aux urgences pour suspicion
de chikungunya- Saint Martin - S2013-50 à S2014-40
| Figure 2 |
Nombre hebdomadaire de patients hospitalisés plus de 24 heures
pour chikungunya, biologiquement confirmés - Saint Martin -
S2013-50 à S2014-40
| Figure 3 |
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0
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8
9
10
Patients hospitalisés, en cours de classification
Patients hospitalisés, non sévères
Patients hospitalisés sévères
Page 2 — N° 31 / 09 octobre 2014 CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio
Situation épidémiologique actuelle à Saint Barthélemy
Surveillance des cas cliniquement évocateurs
Nombre hebdomadaire estimé de cas cliniquement évocateurs de chikungunya vus par les médecins
généralistes - Saint Barthélemy S2013-52 à S2014-40
| Figure 4 |
Les nombres hebdomadaires de passages aux urgences et de cas cliniquement évocateurs restent stables et modérés.
Néanmoins, le taux de positivité des examens biologiques pour chikungunya reste relativement élevé. L’ensemble des indi-
cateurs semble donc confirmer la persistance d’une transmission virale modérée sur l’île de Saint-Barthélemy. Saint-
Barthélemy reste placé en phase 2 du Psage.
Conclusions pour Saint Barthélemy
Surveillance des cas hospitalisés et des décès
A ce jour, une seule hospitalisation de plus de 24 heures sur un patient atteint de chikungunya a été rapportée en semaine 27. Il
s’agit d’une forme non sévère.
Depuis le 23 décembre 2013, une surveillance
hebdomadaire des cas cliniquement évocateurs
de chikungunya est réalisée auprès des médecins
généralistes de l’île et a permis de recenser 1025
cas jusqu’au 5 octobre 2014 (Figure 4).
Le nombre hebdomadaire de cas cliniquement
évocateurs vu en médecine de ville s’établit à 23
en semaine 40 contre 17 en semaine 39. Malgré
cette légère augmentation du nombre de cas en
semaine 40 la tendance est relativement stable
depuis 7 semaines.
Le nombre cumulé de passages aux urgences
pour suspicion de chikungunya depuis le début de
la surveillance renforcée jusqu’à la semaine 40
est de 208 (Figure 7).
Entre début mars et début juin, le nombre de
passages hebdomadaires aux urgences recensé
était très faible en raison d’un problème technique
d'enregistrement de ces passages. Depuis la
semaine 2014-36 ce nombre est stable, compris
entre 2 et 4 passages par semaine.
Nombre hebdomadaire de passages aux urgences pour suspicion de chikungunya - Saint Barthélemy
S2013-52 à S2014-40
| Figure 5 |
Surveillance des passages aux urgences du Centre Hospitalier de Bruyn
Surveillance des cas biologiquement probables et confirmés :
Au total, 236 cas positifs (probables et confirmés) ont été recensés depuis la mi-décembre 2013 (S2013-50). Le nombre de
demandes d’examens biologiques était limité de mars à mai (S2014-12 à S2014-19) mais connait une augmentation depuis. Ainsi,
116 cas ont été biologiquement confirmés depuis la semaine 2014-20. Le taux de positivité global de ces tests s’établit à 33% depuis
la semaine 35.
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CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio N° 31 / 09 octobre 2014 — Page 3
Situation épidémiologique actuelle en Martinique
Surveillance des cas cliniquement évocateurs par les médecins généralistes
Depuis début décembre 2013 (S2013-49) et
jusqu’en semaine S2014-40 (semaine du 29
septembre au 05 octobre 2014), le nombre total
estimé de cas cliniquement évocateurs de
chikungunya ayant consulté un médecin généraliste
est de 66 440.
Pour la semaine S2014-40, le nombre de cas
cliniquement évocateurs de chikungunya vus en
consultation par les médecins généralistes est
estimé à 1060 cas. La baisse enregistrée depuis
trois mois s’est poursuivie à un rythme très modéré
au cours des quatre dernières semaines (Figure 6).
Les données des passages aux urgences adultes du CHUM pour suspicion de chikungunya, site PZQ (Figure 8a), indiquent une ten-
dance à la baisse sur la période des 4 dernières semaines, avec une accélération de cette tendance en semaine 2014-40 où 13 pas-
sages pour suspicion de chikungunya sont recensés chez des adultes versus 26 la semaine précédente (-50% de baisse entre ces
deux semaines). A la Maison de la Femme, de la Mère et de l’Enfant (MFME), les données des passages aux urgences pédiatriques
pour suspicion de chikungunya enregistrées ne sont pas disponibles pour la semaine 40. Au cours des semaines précédentes (2014-
35 à 2014-39), les données correspondent également à une stabilisation, avec 18 passages en semaine S2014-39 (Figure 8b). La
part des consultations aux urgences pédiatriques pour une suspicion de chikungunya par rapport à l’ensemble des passages varie
autour de 3-4% sur la période.
Passages aux urgences adultes et pédiatriques (sites PZQ et MFME)
Nombre hebdomadaire de cas cliniquement évocateurs de chikungunya, vus en médecine de ville,
estimé à partir des données du réseau de médecins sentinelles - Martinique—S2013-49 à S2014-40
| Figure 6 |
Figure 8a - Nombre hebdomadaire de passages pour chikungunya aux urgences adultes (PZQ) Figure 8b - Nombre hebdomadaire de passages pour chikungunya aux urgences pédiatriques
(MFME)
| Figures 8a et 8b |
Surveillance des cas cliniquement évocateurs par SOS Médecins
Nombre hebdomadaire de cas cliniquement évocateurs de chikungunya vus par SOS-Médecins dans
le cadre de leur activité - Martinique S2014-03 à S2014-40 – Source Sursaud-InVS
| Figure 7 |Le nombre de visites à domicile effectuées pour
fièvre du chikungunya par les médecins de
l’association SOS-médecins est globalement stable
en semaines S2014-39 et S2014-40.
Le poids des consultations pour chikungunya dans
le total de l’activité des médecins de l’association
varie entre 21% et 25% au cours des 4 dernières
semaines, avec un maximum enregistré en
semaine S2014-40 (Figure 7).
0
10
20
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40
50
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3000
3500
Page 4 — N° 31 / 09 octobre 2014 CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio
Conclusions pour la Martinique
Situation épidémiologique actuelle en Martinique (suite)
Surveillance des cas hospitalisés et des décès
Depuis la mise en place du dispositif de surveillance
épidémiologique des cas confirmés de chikungunya
hospitalisés plus de 24 heures, 1224 cas ont
été recensés parmi lesquels 724 ont fait l’objet d’un
classement par les infectiologues du CHU de Martinique
(Figure 9). Sur les 724 cas classés, on enregistre 138
formes sévères (19,1%) et 586 formes non sévères
(80,9%).
Le nombre hebdomadaire de cas hospitalisés suit la
même tendance à la baisse que celui des consultations
en médecine de ville.
Depuis le début de l’épidémie, 38 décès de patients
hospitalisés et présentant une infection au virus du
chikungunya ont été rapportés et évalués par les
infectiologues du CHUM. Ils étaient tous indirectement
liés à l’infection par le virus du chikungunya.
D’autre part, 31 certificats de décès avec mention
chikungunya dans l’une des causes de décès ont été
comptabilisés pour des personnes décédées à domicile
ou en maison de retraite.
La distribution temporelle des cas hospitalisés suit la
même tendance que celle des cas cliniquement
évocateurs, avec une nette tendance à la baisse du
nombre hebdomadaire de cas hospitalisés enregistrés
depuis plusieurs semaines.
Nombre hebdomadaire de cas confirmés ou probables hospitalisés - Martinique - S2013-51 à
S2014-40
| Figure 9 |
Répartition spatiale des cas
La situation a très peu évolué depuis la précédente
période. L'incidence globale baisse lentement et la
répartition géographique des cas varie peu, ce qui peut
être interprétée comme une tendance à une baisse
généralisée mais relativement peu marquée.
Les communes les plus touchées sur les quatre
dernières semaines restent Le Marin, Le Carbet et le
Diamant avec des incidences supérieures à 3 fois
l'incidence moyenne départementale.
NB : La figure 10 est établie à partir des données
fournies par le réseau de médecins sentinelles.
L'absence de médecin généraliste installé dans les
communes de Grand-Rivière, Macouba, Ajoupa-
Bouillon, Fonds Saint Denis, Morne-Vert et Bellefontaine
empêche toute estimation du nombre de cas
cliniquement évocateurs dans ces communes. Ceci ne
signifie pas qu’elles sont indemnes de cas de
chikungunya.
L’épidémie de chikungunya se poursuit en Martinique, avec une tendance à la baisse modérée de la quasi-totalité des
indicateurs. La diminution du nombre de cas cliniquement évocateurs est plutôt lente mais toutes les communes sont
concernées. La Martinique est en phase d’épidémie en décroissance.
Incidence cumulée estimée des cas cliniquement évocateurs de chikungunya vus par les
médecins sentinelles dans le cadre de leur activité - Martinique S2014-37 à 2014-40
| Figure 10 |
0
10
20
30
40
50
60
70
80
Patients hospitalisés  sévères Patients hospitalisés,  non sévères Patients hospitalisés,  en cours  de classification
Données incomplètes
CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio N° 31 / 09 octobre 2014 — Page 5
Situation épidémiologique actuelle en Guadeloupe
Surveillance des cas cliniquement évocateurs
Surveillance des cas hospitalisés et des décès
Depuis le début de l’épidémie, 483 cas biologiquement
confirmés ou probables de chikungunya hospitalisés ont été
rapportés. Parmi eux, 79 étaient des formes sévères de la
maladie, 281 des formes non sévères et 119 sont en cours de
classification. Le nombre hebdomadaire des cas hospitalisés a
diminué de façon irrégulière entre début juin (46 hospitalisations
en semaine 2014-23) et fin août (7 hospitalisations en semaine
2014-35). Les données sont à consolider pour le mois de
septembre.
Depuis le début de l’épidémie, parmi ces cas hospitalisés de
chikungunya biologiquement confirmés, 12 décès ont été
enregistrés et classés : un comme directement lié au
chikungunya et 11 comme indirectement liés.
Par ailleurs, 47 certificats de décès portant la mention
« chikungunya » pour des personnes décédées à domicile, ont
été enregistrés depuis le début de l’épidémie.
Depuis le début de la surveillance (S2013-52 à S2014-
40), le nombre total de cas cliniquement évocateurs
de chikungunya ayant consulté en médecine de ville
est estimé à 79 810 (Figure 11).
Après le pic observé début juin (plus de 6000 cas en
semaine 2014-23), le nombre hebdomadaire de ces
cas a rapidement diminué jusqu’à mi-août (2014-33).
Cette décroissance s’est ensuite ralentie, avec une
diminution moyenne hebdomadaire d’environ 10%
entre mi-août et début octobre (2014-40).
Au cours des semaines 2014-39 et 40, le nombre de
consultations en médecine générale pour
chikungunya était respectivement de 520 et de 470.
Nombre hebdomadaire de cas cliniquement évocateurs de chikungunya, vus en médecine
de ville, estimé à partir des données du réseau de médecins sentinelles - Guadeloupe
| Figure 11 |
Surveillance des passages aux urgences
Au CHU de Pointe à Pitre, on observe une décroissance relativement régulière du nombre hebdomadaire de passages aux urgences
pour chikungunya depuis la dernière semaine du mois de juin (Figure 12a). Il est inférieur à 30 au cours des deux dernières semaines
(2014-39 et 40). Au CH de Basse-Terre, la décroissance de ce nombre, débutée au mois de juin (2014-24), a été plus irrégulière
(Figure 12b). Le nombre de passages aux urgences est inférieur à 20 depuis mi-août (2014-33) et inférieur à 10 au cours des deux
dernières semaines (2014-39 et 40).
Nombre hebdomadaire de passages pour chikungunya aux urgences adultes et
enfants du CHU de Pointe à Pitre - S2013-50 à S2014-40. Source: Oscour
®
| Figure 12a |
Nombre hebdomadaire de passages pour chikungunya aux urgences adultes et
enfants du CHBT - S2013-50 à S2014-40. Source: Oscour
®
| Figure 12b |
Nombre hebdomadaire de cas confirmés ou probables hospitalisés - Guadeloupe -
S2013-51 à 2014-36
| Figure 13 |
0
500
1000
1500
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3500
4000
4500
5000
5500
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100
120
140
160
180
200
220
240
Nombre de passages des 15 ans et plus 
Nombre de passages des moins de 15 ans 
0
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120
140
Nombre de passages des 15 ans et plus 
Nombre de passages des moins de 15 ans 
0
2
4
6
8
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14
16
18
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24
26
28
30
32
34
36
38
40
En cours de classification
Forme non sévères
Formes sévères
Données
incomplètes
Page 6 — N° 31 / 09 octobre 2014 CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio
Les indicateurs épidémiologiques montrent une décroissance généralisée du nombre de cas de chikungunya en Guade-
loupe. La transmission virale est toujours active, en particulier sur Pointe à Pitre et Baie-Mahault.
Conclusions pour la Guadeloupe
L’estimation du nombre hebdomadaire de cas
cliniquement évocateurs vus en médecine de ville
ou en CDPS est en augmentation ces deux der-
nières semaines (S2014-39 et 40) avec près de
530 cas estimés au cours de la première semai-
ne d’octobre (Figure 15). Il faut noter que le ré-
seau de médecins sentinelles a été renforcé à
partir de la 3ème semaine de septembre (S2014-
38).
Du 9 décembre 2013 au 5 octobre 2014, 4860
cas cliniquement évocateurs de chikungunya ont
été estimés à partir des données du réseau de
médecins sentinelles et des centres de santé.
L’incidence moyenne des cas cliniquement évocateurs estimée sur les quatre dernières semaines (trois dernières de septembre et
première d’octobre) a diminué par rapport à celle estimée précédemment (trois dernières d’août et première de septembre), passant
de 110 à 70 cas pour 10 000 habitants. L’incidence communale maximale estimée diminue de 720 à 230 cas pour 10 000. Néan-
moins cette situation est hétérogène : si Bouillante et Terre de Haut ne recensent aucun cas, l’incidence des communes de Pointe à
Pitre (230/10 000) et Baie Mahault (200/10 000) montrent une incidence trois fois supérieure à la moyenne. L’incidence de Saint-
François est, elle, deux fois supérieure à la moyenne (150/10 000) (Figure 14).
Répartition spatiale des cas
Incidence cumulée estimée des cas cliniquement évocateurs de chikungunya vus par les médecins sentinelles dans le cadre de leur activité -
Guadeloupe S2014-37 à S2014-40
| Figure 14 |
Situation épidémiologique actuelle en Guyane
Surveillance des cas cliniquement évocateurs
Nombre hebdomadaire de cas cliniquement évocateurs de chikungunya, vus en médecine de ville
ou centres de santé, estimé à partir des données du réseau de médecins sentinelles et des
données des centres de santé - Guyane S2013-50 à S2014-40
| Figure 15 |
0
100
200
300
400
500
600
2013‐50
2013‐51
2013‐52
2014‐01
2014‐02
2014‐03
2014‐04
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2014‐07
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2014‐09
2014‐10
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2014‐12
2014‐13
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2014‐31
2014‐32
2014‐33
2014‐34
2014‐35
2014‐36
2014‐37
2014‐38
2014‐39
2014‐40
Sentinelles extrapolés
CDPS
données non consolidées
Renforcement du réseau
sentinelle
CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio N° 31 / 09 octobre 2014 — Page 7
Surveillance des cas confirmés ou probables Surveillance des passages aux urgences du CHAR
Conclusions pour la Guyane
Les indicateurs épidémiologiques montrent une poursuite de l’épidémie sur l’Ile de Cayenne et un début d’épidémie dans
l’Ouest Guyanais.
La situation reste stable sur le secteur de Kourou et à Roura où des foyers de transmission du virus sont toujours actifs.
Nombre hebdomadaire de cas confirmés ou probables de chikungunya- Guyane
S2013-50 à S2014-40
| Figure 16 |
Une tendance à la stabilisation du nombre de cas confirmés ou
probables de chikungunya est observée depuis 5 semaines. Entre
la mi-décembre 2013 et le 5 octobre 2014, 3753 cas confirmés ou
probables ont été recensés sur le territoire guyanais (Figure 16).
Cette tendance peut s’expliquer par une diminution du nombre de
prescriptions biologiques dans les secteurs en épidémie.
Le nombre de passages aux urgences pour chikungunya au cen-
tre hospitalier de Cayenne est en diminution au cours des deux
dernières semaines (S2014-39 et S2014-40) par rapport à la pé-
riode précédente : 12 passages dont 1 suivi d’une hospitalisation
ont été enregistrés au cours de la première semaine d’octobre
(S2014-40) (Figure 17).
Nombre hebdomadaire de passages aux urgences et d’hospitalisations au CH de
Cayenne pour des cas cliniquement évocateurs de chikungunya - Guyane S2013-50
à S2014-40
| Figure 17 |
Surveillance des cas hospitalisés et des décès
Depuis le début de la circulation du virus du chikungunya, 229
cas de chikungunya biologiquement confirmés ont été
hospitalisés plus de 24h dans un des trois centres hospitaliers de
Guyane (91 % au CHAR). Parmi eux, 6 ont été classés comme
des formes sévères et 17 cas sont en attente de classement.
Le nombre de cas hospitalisés est en nette baisse au cours des
deux dernières semaines avec seulement 3 cas hospitalisés la
première semaine d’octobre (2014-S40).
Aucun décès lié au chikungunya n’a été recensé en Guyane
(figure 18).
Nombre hebdomadaire de cas confirmés ou probables hospitalisés - Guyane S2013-
50 à S2014-40
| Figure 18 |
Répartition géographique des cas cliniquement évocateurs de chikungunya -
Guyane Semaines 2014-37 à S2014-40
| Figure 19 |Les communes de l’Ile de Cayenne (Cayenne, Matoury et
Rémire-Montjoly) et de l’Ouest Guyanais (Saint Laurent du
Maroni, Mana et Awala Yalimapo) sont celles où l’incidence
cumulée des cas cliniquement évocateurs était la plus importante
au cours des 4 dernières semaines (S2014-37 à 40) avec 94 cas
pour 10 000 hab (Figure 19).
Répartition spatiale des cas cliniquement évocateurs
0
50
100
150
200
250
300
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450
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2013‐51
2013‐52
2014‐01
2014‐02
2014‐03
2014‐04
2014‐05
2014‐06
2014‐07
2014‐08
2014‐09
2014‐10
2014‐11
2014‐12
2014‐13
2014‐14
2014‐15
2014‐16
2014‐17
2014‐18
2014‐19
2014‐20
2014‐21
2014‐22
2014‐23
2014‐24
2014‐25
2014‐26
2014‐27
2014‐28
2014‐29
2014‐30
2014‐31
2014‐32
2014‐33
2014‐34
2014‐35
2014‐36
2014‐37
2014‐38
2014‐39
2014‐40
Cas probables et confirmés
0
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Nombre d'hospitalisations suite à un passage aux urgences pour chikungunya
Nombre de passages aux urgences pour chikungunya
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2013‐50
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2013‐52
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2014‐02
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Cas en cours de classement
Forme non sévère
Forme sévère
N° 31 | 09 octobre 2014 | Page 8 Le point épidémio | CIRE ANTILLES GUYANE
Le point épidémio
Depuis le début de
l’épidémie S2013-49
Saint Martin :
- 4240 cas cliniquement
évocateurs
- 3 décès à l’hôpital ex-
pertisés
Saint Barthélemy.
- 1025 cas cliniquement
évocateurs
Martinique :
- 66 440 cas cliniquement
évocateurs
- 38 décès à l’hôpital ex-
pertisés
- 31 certificats de décès à
domicile avec mention
Chikungunya
Guadeloupe :
- 79 810 cas cliniquement
évocateurs
- 12 décès à l’hôpital ex-
pertisés
- 47 certificats de décès à
domicile avec mention
Chikungunya
Guyane :
- 4860 cas cliniquement
évocateurs
- 3753 cas confirmés ou
probables
Remerciements à nos partenaires : les Cellules de Veille Sanitaire des ARS de Guadeloupe, de Guyane et de Martini-
que, aux Services de démoustication, aux réseaux de médecins généralistes sentinelles, à SOS médecins,
aux services hospitaliers (urgences, laboratoires, services d'hospitalisation), aux CNR de l’Institut de Recherche
Biomédicale des Armées et de l’Institut Pasteur de Guyane, aux LABM, à l’EFS ainsi qu’à l’ensemble des profession-
nels de santé qui participent à la surveillance épidémiologique.
Directeur de la publication
François Bourdillon
Directeur général de l’InVS
Rédacteur en chef
Martine Ledrans, Responsable
scientifique de la Cire AG
Maquettiste
Claudine Suivant
Comité de rédaction
Audrey Andrieu
Vanessa Ardillon
Marie Barrau
Alain Blateau
Sylvie Cassadou
Luisiane Carvalho
Elise Daudens-Vaysse
Frédérique Dorléans
Noellie Gay
Martine Ledrans
Mathilde Melin
Marion Petit-Sinturel
Jacques Rosine
Amandine Vaidie
Diffusion
Cire Antilles Guyane
Centre d’Affaires AGORA
Pointe des Grives. CS 80656
97263 Fort-de-France
Tél. : 596 (0)596 39 43 54
Fax : 596 (0)596 39 44 14
http://www.ars.martinique.sante.fr
http://www.ars.guadeloupe.sante.fr
http://www.ars.guyane.sante.fr
Conclusions générales
A Saint-Martin, la circulation virale est modérée. Cette collectivité est toujours en
phase 2 du Psage* : transmission autochtone modérée.
A Saint-Barthélemy, la circulation virale est modérée. La situation de Saint-
Barthélemy correspond toujours à la phase 2 du Psage : transmission autochto-
ne modérée.
En Martinique, l’épidémie se poursuit avec une tendance à la baisse modérée
des indicateurs. La Martinique est en phase 3 du Psage : épidémie en phase de
décroissance.
En Guadeloupe, les indicateurs épidémiologiques montrent une décroissance
généralisée du nombre de cas de chikungunya en Guadeloupe.
En Guyane, la circulation virale se poursuit sur un mode épidémique sur les sec-
teurs de l’île de Cayenne et de l’Ouest guyanais, notamment.
*Programme de Surveillance, d’alerte et de gestion d’émergence du virus Chikungunya
In Saint-Martin, the chikungunya virus activity remains moderate. The epidemiol-
ogical situation of this territory corresponds to a moderate autochthonous viral
transmission situation (Phase 2 of the Outbreak Programme).
In Saint-Barthélémy, the chikungunya virus activity remains moderate with an
epidemiological situation similar to the current epidemiological situation of the
territory of Saint-Martin (Phase 2).
In Martinique, viral transmission is active although decreasing weekly number of
cases have been reported since several weeks. The epidemiological situation of
this territory corresponds to a declining epidemic situation (Phase 3).
In Guadeloupe, epidemiological indicators indicate a decreasing viral transmis-
sionhe although chikungunya virus circulation remains locally active. The epide-
miological situation of this territory corresponds to a decline of the epidemic
situation.
In French Guiana, the viral circulation is active with an epidemic transmission in
Cayenne’s sector and Western Guiana.
General conclusions
Situation dans les Caraïbes
Situation du Chikungunya dans les Caraïbes au 03 octobre 2014 - Source
InVS-DCAR-VICAR
| Figure 20 |
Du 6 décembre 2013 au 03
octobre 2014: 37 territoires
(Caraïbes et Amérique)
dont les départements français
d’Amérique ont rapporté des
c a s a u t o c h t o n e s d e
chikungunya. Le Nicaragua et
les Bermudes, archipel
d’Amérique du Nord, rapportent
pour la première fois, en
semaine 39, des cas
autochtones de chikungunya.
Bilan global des cas de
chikungunya dans les
Caraïbes, en Amérique
centrale/du sud et aux Etats-
Unis (au 03 octobre 2014) :
Près de 739 410 cas
cliniquement évocateurs, dont
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biologiquement..

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  • 1. Le point épidémio | CIRE ANTILLES GUYANE | N° 31 | 09 octobre 2014 | Page 1 Guadeloupe Guyane Martinique Saint-Martin Saint-Barthélémy C I R E A N T I L L E S G U Y A N E Le point épidémiologique — N° 31 / 2014| ANTILLES GUYANE | Le chikungunya dans les Antilles-Guyane Bulletin du 22 septembre au 05 octobre 2014 (Semaines S2014-39 et S2014-40) Surveillance des cas hospitalisés et des décès Depuis le début de l’épidémie, 41 patients présentant un résultat biologique positif pour le chikungunya ont été hospitalisés au CH de Marigot plus de 24 heures pour leur prise en charge (Figure 3). Parmi ces 41 cas, 4 étaient des formes sévères. Le dernier patient a été hospitalisé au cours de la semaine 2014-36 (forme non sévère). A ce jour, trois décès liés au chikungunya ont été rapportés (S 2014-03 -07 et -11). Après évaluation par les experts hospitaliers, ces trois décès étaient tous indirectement liés au chikungunya. Répartition spatiale des cas : Les cas incidents semblent se concentrer à quartier d’Orléans, Concordia et Sandy Ground. Conclusions pour Saint Martin Une légère diminution du nombre de cas cliniquement évocateurs vu par les méde- cins de ville est observée depuis trois semaines. L’ensemble des autres indicateurs montre que la transmission virale du chikungunya reste active mais faible avec un nombre de passages aux urgences peu élevé et aucune hospitalisation depuis la semaine 36. Saint-Martin reste placé en phase 2 du Psage. Surveillance des cas probables et confirmés : Lorsque St-Martin a été classé en phase épidémique (2014-06 à 2014-17), les cas cliniquement évocateurs ne faisaient plus que rarement l’objet d’une confirmation biologique. Avec le retour en phase 2 (1er mai 2014) le nombre de demandes d’examen biologique a légèrement augmenté. Ainsi 209 cas ont été confirmés depuis début mai. Le taux de positivité moyen sur les prélèvements est de 47% entre fin juillet et début octobre sans tendance véritable. Situation épidémiologique actuelle à Saint Martin De fin novembre 2013 au 5 octobre 2014, le nombre de cas cliniquement évocateurs de chikungunya vus en consultation médicale de ville est estimé à 4240 (Figure 1). Depuis trois semaines (2014-38 à 40), ce nombre marque une diminution avec 33 cas en moyenne contre 54 en moyenne entre mi juin et mi-septembre. Au cours des semaines 39 et 40, respectivement 36 et 32 cas ont été vus en médecine de ville. Surveillance des cas cliniquement évocateurs | Figure 1 | Nombre hebdomadaire estimé de cas cliniquement évocateurs de chikungunya vus par les médecins généralistes - Saint Martin - S2013-48 à S2014-40 Surveillance des passages aux urgences du centre hospitalier de Marigot Le nombre cumulé de passages aux urgences du centre hospitalier de Marigot pour suspicion de chikungunya depuis le début de la surveillance renforcée, jusqu’en semaine 2014-40, est de 579 (Figure 2). Le nombre hebdomadaire de ces passages est relativement stable depuis la semaine S2014-28, en moyenne de 5. Cela reste largement inférieur aux chiffres observés lors de l’alerte épidémique (entre 25 et 40 passages hebdomadaires). Nombre hebdomadaire de passages aux urgences pour suspicion de chikungunya- Saint Martin - S2013-50 à S2014-40 | Figure 2 | Nombre hebdomadaire de patients hospitalisés plus de 24 heures pour chikungunya, biologiquement confirmés - Saint Martin - S2013-50 à S2014-40 | Figure 3 | 0 50 100 150 200 250 300 350 400 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Patients hospitalisés, en cours de classification Patients hospitalisés, non sévères Patients hospitalisés sévères
  • 2. Page 2 — N° 31 / 09 octobre 2014 CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio Situation épidémiologique actuelle à Saint Barthélemy Surveillance des cas cliniquement évocateurs Nombre hebdomadaire estimé de cas cliniquement évocateurs de chikungunya vus par les médecins généralistes - Saint Barthélemy S2013-52 à S2014-40 | Figure 4 | Les nombres hebdomadaires de passages aux urgences et de cas cliniquement évocateurs restent stables et modérés. Néanmoins, le taux de positivité des examens biologiques pour chikungunya reste relativement élevé. L’ensemble des indi- cateurs semble donc confirmer la persistance d’une transmission virale modérée sur l’île de Saint-Barthélemy. Saint- Barthélemy reste placé en phase 2 du Psage. Conclusions pour Saint Barthélemy Surveillance des cas hospitalisés et des décès A ce jour, une seule hospitalisation de plus de 24 heures sur un patient atteint de chikungunya a été rapportée en semaine 27. Il s’agit d’une forme non sévère. Depuis le 23 décembre 2013, une surveillance hebdomadaire des cas cliniquement évocateurs de chikungunya est réalisée auprès des médecins généralistes de l’île et a permis de recenser 1025 cas jusqu’au 5 octobre 2014 (Figure 4). Le nombre hebdomadaire de cas cliniquement évocateurs vu en médecine de ville s’établit à 23 en semaine 40 contre 17 en semaine 39. Malgré cette légère augmentation du nombre de cas en semaine 40 la tendance est relativement stable depuis 7 semaines. Le nombre cumulé de passages aux urgences pour suspicion de chikungunya depuis le début de la surveillance renforcée jusqu’à la semaine 40 est de 208 (Figure 7). Entre début mars et début juin, le nombre de passages hebdomadaires aux urgences recensé était très faible en raison d’un problème technique d'enregistrement de ces passages. Depuis la semaine 2014-36 ce nombre est stable, compris entre 2 et 4 passages par semaine. Nombre hebdomadaire de passages aux urgences pour suspicion de chikungunya - Saint Barthélemy S2013-52 à S2014-40 | Figure 5 | Surveillance des passages aux urgences du Centre Hospitalier de Bruyn Surveillance des cas biologiquement probables et confirmés : Au total, 236 cas positifs (probables et confirmés) ont été recensés depuis la mi-décembre 2013 (S2013-50). Le nombre de demandes d’examens biologiques était limité de mars à mai (S2014-12 à S2014-19) mais connait une augmentation depuis. Ainsi, 116 cas ont été biologiquement confirmés depuis la semaine 2014-20. Le taux de positivité global de ces tests s’établit à 33% depuis la semaine 35. 0 20 40 60 80 100 0 10 20 30 40 50
  • 3. CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio N° 31 / 09 octobre 2014 — Page 3 Situation épidémiologique actuelle en Martinique Surveillance des cas cliniquement évocateurs par les médecins généralistes Depuis début décembre 2013 (S2013-49) et jusqu’en semaine S2014-40 (semaine du 29 septembre au 05 octobre 2014), le nombre total estimé de cas cliniquement évocateurs de chikungunya ayant consulté un médecin généraliste est de 66 440. Pour la semaine S2014-40, le nombre de cas cliniquement évocateurs de chikungunya vus en consultation par les médecins généralistes est estimé à 1060 cas. La baisse enregistrée depuis trois mois s’est poursuivie à un rythme très modéré au cours des quatre dernières semaines (Figure 6). Les données des passages aux urgences adultes du CHUM pour suspicion de chikungunya, site PZQ (Figure 8a), indiquent une ten- dance à la baisse sur la période des 4 dernières semaines, avec une accélération de cette tendance en semaine 2014-40 où 13 pas- sages pour suspicion de chikungunya sont recensés chez des adultes versus 26 la semaine précédente (-50% de baisse entre ces deux semaines). A la Maison de la Femme, de la Mère et de l’Enfant (MFME), les données des passages aux urgences pédiatriques pour suspicion de chikungunya enregistrées ne sont pas disponibles pour la semaine 40. Au cours des semaines précédentes (2014- 35 à 2014-39), les données correspondent également à une stabilisation, avec 18 passages en semaine S2014-39 (Figure 8b). La part des consultations aux urgences pédiatriques pour une suspicion de chikungunya par rapport à l’ensemble des passages varie autour de 3-4% sur la période. Passages aux urgences adultes et pédiatriques (sites PZQ et MFME) Nombre hebdomadaire de cas cliniquement évocateurs de chikungunya, vus en médecine de ville, estimé à partir des données du réseau de médecins sentinelles - Martinique—S2013-49 à S2014-40 | Figure 6 | Figure 8a - Nombre hebdomadaire de passages pour chikungunya aux urgences adultes (PZQ) Figure 8b - Nombre hebdomadaire de passages pour chikungunya aux urgences pédiatriques (MFME) | Figures 8a et 8b | Surveillance des cas cliniquement évocateurs par SOS Médecins Nombre hebdomadaire de cas cliniquement évocateurs de chikungunya vus par SOS-Médecins dans le cadre de leur activité - Martinique S2014-03 à S2014-40 – Source Sursaud-InVS | Figure 7 |Le nombre de visites à domicile effectuées pour fièvre du chikungunya par les médecins de l’association SOS-médecins est globalement stable en semaines S2014-39 et S2014-40. Le poids des consultations pour chikungunya dans le total de l’activité des médecins de l’association varie entre 21% et 25% au cours des 4 dernières semaines, avec un maximum enregistré en semaine S2014-40 (Figure 7). 0 10 20 30 40 50 60 70 80 0 10 20 30 40 50 60 70 80 0 50 100 150 200 250 300 0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500
  • 4. Page 4 — N° 31 / 09 octobre 2014 CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio Conclusions pour la Martinique Situation épidémiologique actuelle en Martinique (suite) Surveillance des cas hospitalisés et des décès Depuis la mise en place du dispositif de surveillance épidémiologique des cas confirmés de chikungunya hospitalisés plus de 24 heures, 1224 cas ont été recensés parmi lesquels 724 ont fait l’objet d’un classement par les infectiologues du CHU de Martinique (Figure 9). Sur les 724 cas classés, on enregistre 138 formes sévères (19,1%) et 586 formes non sévères (80,9%). Le nombre hebdomadaire de cas hospitalisés suit la même tendance à la baisse que celui des consultations en médecine de ville. Depuis le début de l’épidémie, 38 décès de patients hospitalisés et présentant une infection au virus du chikungunya ont été rapportés et évalués par les infectiologues du CHUM. Ils étaient tous indirectement liés à l’infection par le virus du chikungunya. D’autre part, 31 certificats de décès avec mention chikungunya dans l’une des causes de décès ont été comptabilisés pour des personnes décédées à domicile ou en maison de retraite. La distribution temporelle des cas hospitalisés suit la même tendance que celle des cas cliniquement évocateurs, avec une nette tendance à la baisse du nombre hebdomadaire de cas hospitalisés enregistrés depuis plusieurs semaines. Nombre hebdomadaire de cas confirmés ou probables hospitalisés - Martinique - S2013-51 à S2014-40 | Figure 9 | Répartition spatiale des cas La situation a très peu évolué depuis la précédente période. L'incidence globale baisse lentement et la répartition géographique des cas varie peu, ce qui peut être interprétée comme une tendance à une baisse généralisée mais relativement peu marquée. Les communes les plus touchées sur les quatre dernières semaines restent Le Marin, Le Carbet et le Diamant avec des incidences supérieures à 3 fois l'incidence moyenne départementale. NB : La figure 10 est établie à partir des données fournies par le réseau de médecins sentinelles. L'absence de médecin généraliste installé dans les communes de Grand-Rivière, Macouba, Ajoupa- Bouillon, Fonds Saint Denis, Morne-Vert et Bellefontaine empêche toute estimation du nombre de cas cliniquement évocateurs dans ces communes. Ceci ne signifie pas qu’elles sont indemnes de cas de chikungunya. L’épidémie de chikungunya se poursuit en Martinique, avec une tendance à la baisse modérée de la quasi-totalité des indicateurs. La diminution du nombre de cas cliniquement évocateurs est plutôt lente mais toutes les communes sont concernées. La Martinique est en phase d’épidémie en décroissance. Incidence cumulée estimée des cas cliniquement évocateurs de chikungunya vus par les médecins sentinelles dans le cadre de leur activité - Martinique S2014-37 à 2014-40 | Figure 10 | 0 10 20 30 40 50 60 70 80 Patients hospitalisés  sévères Patients hospitalisés,  non sévères Patients hospitalisés,  en cours  de classification Données incomplètes
  • 5. CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio N° 31 / 09 octobre 2014 — Page 5 Situation épidémiologique actuelle en Guadeloupe Surveillance des cas cliniquement évocateurs Surveillance des cas hospitalisés et des décès Depuis le début de l’épidémie, 483 cas biologiquement confirmés ou probables de chikungunya hospitalisés ont été rapportés. Parmi eux, 79 étaient des formes sévères de la maladie, 281 des formes non sévères et 119 sont en cours de classification. Le nombre hebdomadaire des cas hospitalisés a diminué de façon irrégulière entre début juin (46 hospitalisations en semaine 2014-23) et fin août (7 hospitalisations en semaine 2014-35). Les données sont à consolider pour le mois de septembre. Depuis le début de l’épidémie, parmi ces cas hospitalisés de chikungunya biologiquement confirmés, 12 décès ont été enregistrés et classés : un comme directement lié au chikungunya et 11 comme indirectement liés. Par ailleurs, 47 certificats de décès portant la mention « chikungunya » pour des personnes décédées à domicile, ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie. Depuis le début de la surveillance (S2013-52 à S2014- 40), le nombre total de cas cliniquement évocateurs de chikungunya ayant consulté en médecine de ville est estimé à 79 810 (Figure 11). Après le pic observé début juin (plus de 6000 cas en semaine 2014-23), le nombre hebdomadaire de ces cas a rapidement diminué jusqu’à mi-août (2014-33). Cette décroissance s’est ensuite ralentie, avec une diminution moyenne hebdomadaire d’environ 10% entre mi-août et début octobre (2014-40). Au cours des semaines 2014-39 et 40, le nombre de consultations en médecine générale pour chikungunya était respectivement de 520 et de 470. Nombre hebdomadaire de cas cliniquement évocateurs de chikungunya, vus en médecine de ville, estimé à partir des données du réseau de médecins sentinelles - Guadeloupe | Figure 11 | Surveillance des passages aux urgences Au CHU de Pointe à Pitre, on observe une décroissance relativement régulière du nombre hebdomadaire de passages aux urgences pour chikungunya depuis la dernière semaine du mois de juin (Figure 12a). Il est inférieur à 30 au cours des deux dernières semaines (2014-39 et 40). Au CH de Basse-Terre, la décroissance de ce nombre, débutée au mois de juin (2014-24), a été plus irrégulière (Figure 12b). Le nombre de passages aux urgences est inférieur à 20 depuis mi-août (2014-33) et inférieur à 10 au cours des deux dernières semaines (2014-39 et 40). Nombre hebdomadaire de passages pour chikungunya aux urgences adultes et enfants du CHU de Pointe à Pitre - S2013-50 à S2014-40. Source: Oscour ® | Figure 12a | Nombre hebdomadaire de passages pour chikungunya aux urgences adultes et enfants du CHBT - S2013-50 à S2014-40. Source: Oscour ® | Figure 12b | Nombre hebdomadaire de cas confirmés ou probables hospitalisés - Guadeloupe - S2013-51 à 2014-36 | Figure 13 | 0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 4500 5000 5500 6000 6500 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 220 240 Nombre de passages des 15 ans et plus  Nombre de passages des moins de 15 ans  0 20 40 60 80 100 120 140 Nombre de passages des 15 ans et plus  Nombre de passages des moins de 15 ans  0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34 36 38 40 En cours de classification Forme non sévères Formes sévères Données incomplètes
  • 6. Page 6 — N° 31 / 09 octobre 2014 CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio Les indicateurs épidémiologiques montrent une décroissance généralisée du nombre de cas de chikungunya en Guade- loupe. La transmission virale est toujours active, en particulier sur Pointe à Pitre et Baie-Mahault. Conclusions pour la Guadeloupe L’estimation du nombre hebdomadaire de cas cliniquement évocateurs vus en médecine de ville ou en CDPS est en augmentation ces deux der- nières semaines (S2014-39 et 40) avec près de 530 cas estimés au cours de la première semai- ne d’octobre (Figure 15). Il faut noter que le ré- seau de médecins sentinelles a été renforcé à partir de la 3ème semaine de septembre (S2014- 38). Du 9 décembre 2013 au 5 octobre 2014, 4860 cas cliniquement évocateurs de chikungunya ont été estimés à partir des données du réseau de médecins sentinelles et des centres de santé. L’incidence moyenne des cas cliniquement évocateurs estimée sur les quatre dernières semaines (trois dernières de septembre et première d’octobre) a diminué par rapport à celle estimée précédemment (trois dernières d’août et première de septembre), passant de 110 à 70 cas pour 10 000 habitants. L’incidence communale maximale estimée diminue de 720 à 230 cas pour 10 000. Néan- moins cette situation est hétérogène : si Bouillante et Terre de Haut ne recensent aucun cas, l’incidence des communes de Pointe à Pitre (230/10 000) et Baie Mahault (200/10 000) montrent une incidence trois fois supérieure à la moyenne. L’incidence de Saint- François est, elle, deux fois supérieure à la moyenne (150/10 000) (Figure 14). Répartition spatiale des cas Incidence cumulée estimée des cas cliniquement évocateurs de chikungunya vus par les médecins sentinelles dans le cadre de leur activité - Guadeloupe S2014-37 à S2014-40 | Figure 14 | Situation épidémiologique actuelle en Guyane Surveillance des cas cliniquement évocateurs Nombre hebdomadaire de cas cliniquement évocateurs de chikungunya, vus en médecine de ville ou centres de santé, estimé à partir des données du réseau de médecins sentinelles et des données des centres de santé - Guyane S2013-50 à S2014-40 | Figure 15 | 0 100 200 300 400 500 600 2013‐50 2013‐51 2013‐52 2014‐01 2014‐02 2014‐03 2014‐04 2014‐05 2014‐06 2014‐07 2014‐08 2014‐09 2014‐10 2014‐11 2014‐12 2014‐13 2014‐14 2014‐15 2014‐16 2014‐17 2014‐18 2014‐19 2014‐20 2014‐21 2014‐22 2014‐23 2014‐24 2014‐25 2014‐26 2014‐27 2014‐28 2014‐29 2014‐30 2014‐31 2014‐32 2014‐33 2014‐34 2014‐35 2014‐36 2014‐37 2014‐38 2014‐39 2014‐40 Sentinelles extrapolés CDPS données non consolidées Renforcement du réseau sentinelle
  • 7. CIRE ANTILLES GUYANE | Le point épidémio N° 31 / 09 octobre 2014 — Page 7 Surveillance des cas confirmés ou probables Surveillance des passages aux urgences du CHAR Conclusions pour la Guyane Les indicateurs épidémiologiques montrent une poursuite de l’épidémie sur l’Ile de Cayenne et un début d’épidémie dans l’Ouest Guyanais. La situation reste stable sur le secteur de Kourou et à Roura où des foyers de transmission du virus sont toujours actifs. Nombre hebdomadaire de cas confirmés ou probables de chikungunya- Guyane S2013-50 à S2014-40 | Figure 16 | Une tendance à la stabilisation du nombre de cas confirmés ou probables de chikungunya est observée depuis 5 semaines. Entre la mi-décembre 2013 et le 5 octobre 2014, 3753 cas confirmés ou probables ont été recensés sur le territoire guyanais (Figure 16). Cette tendance peut s’expliquer par une diminution du nombre de prescriptions biologiques dans les secteurs en épidémie. Le nombre de passages aux urgences pour chikungunya au cen- tre hospitalier de Cayenne est en diminution au cours des deux dernières semaines (S2014-39 et S2014-40) par rapport à la pé- riode précédente : 12 passages dont 1 suivi d’une hospitalisation ont été enregistrés au cours de la première semaine d’octobre (S2014-40) (Figure 17). Nombre hebdomadaire de passages aux urgences et d’hospitalisations au CH de Cayenne pour des cas cliniquement évocateurs de chikungunya - Guyane S2013-50 à S2014-40 | Figure 17 | Surveillance des cas hospitalisés et des décès Depuis le début de la circulation du virus du chikungunya, 229 cas de chikungunya biologiquement confirmés ont été hospitalisés plus de 24h dans un des trois centres hospitaliers de Guyane (91 % au CHAR). Parmi eux, 6 ont été classés comme des formes sévères et 17 cas sont en attente de classement. Le nombre de cas hospitalisés est en nette baisse au cours des deux dernières semaines avec seulement 3 cas hospitalisés la première semaine d’octobre (2014-S40). Aucun décès lié au chikungunya n’a été recensé en Guyane (figure 18). Nombre hebdomadaire de cas confirmés ou probables hospitalisés - Guyane S2013- 50 à S2014-40 | Figure 18 | Répartition géographique des cas cliniquement évocateurs de chikungunya - Guyane Semaines 2014-37 à S2014-40 | Figure 19 |Les communes de l’Ile de Cayenne (Cayenne, Matoury et Rémire-Montjoly) et de l’Ouest Guyanais (Saint Laurent du Maroni, Mana et Awala Yalimapo) sont celles où l’incidence cumulée des cas cliniquement évocateurs était la plus importante au cours des 4 dernières semaines (S2014-37 à 40) avec 94 cas pour 10 000 hab (Figure 19). Répartition spatiale des cas cliniquement évocateurs 0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500 2013‐50 2013‐51 2013‐52 2014‐01 2014‐02 2014‐03 2014‐04 2014‐05 2014‐06 2014‐07 2014‐08 2014‐09 2014‐10 2014‐11 2014‐12 2014‐13 2014‐14 2014‐15 2014‐16 2014‐17 2014‐18 2014‐19 2014‐20 2014‐21 2014‐22 2014‐23 2014‐24 2014‐25 2014‐26 2014‐27 2014‐28 2014‐29 2014‐30 2014‐31 2014‐32 2014‐33 2014‐34 2014‐35 2014‐36 2014‐37 2014‐38 2014‐39 2014‐40 Cas probables et confirmés 0 20 40 60 80 100 120 140 160 Nombre d'hospitalisations suite à un passage aux urgences pour chikungunya Nombre de passages aux urgences pour chikungunya 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 2013‐50 2013‐51 2013‐52 2014‐01 2014‐02 2014‐03 2014‐04 2014‐05 2014‐06 2014‐07 2014‐08 2014‐09 2014‐10 2014‐11 2014‐12 2014‐13 2014‐14 2014‐15 2014‐16 2014‐17 2014‐18 2014‐19 2014‐20 2014‐21 2014‐22 2014‐23 2014‐24 2014‐25 2014‐26 2014‐27 2014‐28 2014‐29 2014‐30 2014‐31 2014‐32 2014‐33 2014‐34 2014‐35 2014‐36 2014‐37 2014‐38 2014‐39 2014‐40 Cas en cours de classement Forme non sévère Forme sévère
  • 8. N° 31 | 09 octobre 2014 | Page 8 Le point épidémio | CIRE ANTILLES GUYANE Le point épidémio Depuis le début de l’épidémie S2013-49 Saint Martin : - 4240 cas cliniquement évocateurs - 3 décès à l’hôpital ex- pertisés Saint Barthélemy. - 1025 cas cliniquement évocateurs Martinique : - 66 440 cas cliniquement évocateurs - 38 décès à l’hôpital ex- pertisés - 31 certificats de décès à domicile avec mention Chikungunya Guadeloupe : - 79 810 cas cliniquement évocateurs - 12 décès à l’hôpital ex- pertisés - 47 certificats de décès à domicile avec mention Chikungunya Guyane : - 4860 cas cliniquement évocateurs - 3753 cas confirmés ou probables Remerciements à nos partenaires : les Cellules de Veille Sanitaire des ARS de Guadeloupe, de Guyane et de Martini- que, aux Services de démoustication, aux réseaux de médecins généralistes sentinelles, à SOS médecins, aux services hospitaliers (urgences, laboratoires, services d'hospitalisation), aux CNR de l’Institut de Recherche Biomédicale des Armées et de l’Institut Pasteur de Guyane, aux LABM, à l’EFS ainsi qu’à l’ensemble des profession- nels de santé qui participent à la surveillance épidémiologique. Directeur de la publication François Bourdillon Directeur général de l’InVS Rédacteur en chef Martine Ledrans, Responsable scientifique de la Cire AG Maquettiste Claudine Suivant Comité de rédaction Audrey Andrieu Vanessa Ardillon Marie Barrau Alain Blateau Sylvie Cassadou Luisiane Carvalho Elise Daudens-Vaysse Frédérique Dorléans Noellie Gay Martine Ledrans Mathilde Melin Marion Petit-Sinturel Jacques Rosine Amandine Vaidie Diffusion Cire Antilles Guyane Centre d’Affaires AGORA Pointe des Grives. CS 80656 97263 Fort-de-France Tél. : 596 (0)596 39 43 54 Fax : 596 (0)596 39 44 14 http://www.ars.martinique.sante.fr http://www.ars.guadeloupe.sante.fr http://www.ars.guyane.sante.fr Conclusions générales A Saint-Martin, la circulation virale est modérée. Cette collectivité est toujours en phase 2 du Psage* : transmission autochtone modérée. A Saint-Barthélemy, la circulation virale est modérée. La situation de Saint- Barthélemy correspond toujours à la phase 2 du Psage : transmission autochto- ne modérée. En Martinique, l’épidémie se poursuit avec une tendance à la baisse modérée des indicateurs. La Martinique est en phase 3 du Psage : épidémie en phase de décroissance. En Guadeloupe, les indicateurs épidémiologiques montrent une décroissance généralisée du nombre de cas de chikungunya en Guadeloupe. En Guyane, la circulation virale se poursuit sur un mode épidémique sur les sec- teurs de l’île de Cayenne et de l’Ouest guyanais, notamment. *Programme de Surveillance, d’alerte et de gestion d’émergence du virus Chikungunya In Saint-Martin, the chikungunya virus activity remains moderate. The epidemiol- ogical situation of this territory corresponds to a moderate autochthonous viral transmission situation (Phase 2 of the Outbreak Programme). In Saint-Barthélémy, the chikungunya virus activity remains moderate with an epidemiological situation similar to the current epidemiological situation of the territory of Saint-Martin (Phase 2). In Martinique, viral transmission is active although decreasing weekly number of cases have been reported since several weeks. The epidemiological situation of this territory corresponds to a declining epidemic situation (Phase 3). In Guadeloupe, epidemiological indicators indicate a decreasing viral transmis- sionhe although chikungunya virus circulation remains locally active. The epide- miological situation of this territory corresponds to a decline of the epidemic situation. In French Guiana, the viral circulation is active with an epidemic transmission in Cayenne’s sector and Western Guiana. General conclusions Situation dans les Caraïbes Situation du Chikungunya dans les Caraïbes au 03 octobre 2014 - Source InVS-DCAR-VICAR | Figure 20 | Du 6 décembre 2013 au 03 octobre 2014: 37 territoires (Caraïbes et Amérique) dont les départements français d’Amérique ont rapporté des c a s a u t o c h t o n e s d e chikungunya. Le Nicaragua et les Bermudes, archipel d’Amérique du Nord, rapportent pour la première fois, en semaine 39, des cas autochtones de chikungunya. Bilan global des cas de chikungunya dans les Caraïbes, en Amérique centrale/du sud et aux Etats- Unis (au 03 octobre 2014) : Près de 739 410 cas cliniquement évocateurs, dont au moins 10 827 cas confirmés biologiquement..