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VII – Prétendu « modèle social » ?
VIII – Eradiquons la pauvreté :
éduquons et formons les « pauvres » …
Construisons la France du XXIe siècle,
scientifique, innovante et prospère !
Quatrième partie
Le système français de « redistribution » :
surprotégé, peu innovant, peu productif
• En 1883,
• le PIB français par habitant est d’environ 2 200 US $ (1990)
La dépense publique est de l’ordre de 15% du PIB, soit 330 US $
• Marx meurt après avoir expliqué qu’il fallait
une « appropriation collective des moyens de production » pour des « lendemains qui chantent » ;
• En 2015,
• le PIB français par habitant est de l’ordre de 22 000 US $
La dépense publique 56 % du PIB, soit 12 300 US $
• Par l’impôt et la dette, l’Etat « socialise » aujourd’hui plus de CINQ FOIS la totalité de la production de richesses 1883
sans « appropriation collective des moyens de production »,
• Le total socialisé aujourd’hui est très supérieur à ce que Marx pouvait rêver en résultat de ses théories
(en fait, ignorant les mécanismes d’innovation technologique, il ne « rêvait » sans doute rien du tout) ;
• Malgré cette énorme augmentation du financement collectif, les stats constatent de plus en plus de SDF dans les rues,
preuve que « quelque chose » ne fonctionne pas dans nos prétendus mécanismes de « redistribution » ;
• La redistribution, exercée en France par des opérateurs publics ou privés
dont les effectifs croissent sans cesse en extorquant de plus en plus d’impôt et de dette,
mais tous monopolistiques et pratiquant la vente forcée est le secteur de l’économie française :
• le moins innovant,
• qui exerce la plus faible pression sur ses coûts …
En clair, ce secteur vit aux dépens de toute la collectivité nationale, au nom du « bien commun », évidemment ;
et « plombe » moyens et rémunération des acteurs utiles du « service public » :
chercheurs, enseignants, soldats, policiers, professionnels de santé, investissements d’infrastructures, …
Monopole, vente forcée, but non lucratif :
avantages et inconvénients
• Les « avantages concurrentiels » théoriques u monopole en vente forcée :
• Pas de frais de marketing et commercialisation,
• Outil de production massif et unique en principe très favorable à l’optimisation ;
• Contrebalancés par de graves inconvénients structurels :
• Clientèle captive : zéro pression client sur la qualité,
• Prix de vente arbitraires et garantis : zéro pression sur les coûts,
• Sécurité assurée quoi qu’il advienne : zéro pression sur l’innovation ;
• Statut « non lucratif » éventuel :
• Ni « actionnaire », ni « dividendes », ni « bénéfice »,
théoriquement autre « avantage concurrentiel »,
MAIS
• « Bénévoles » pas toujours désintéressés
ET
salariés récupérant les éventuels « bénéfices masqués »
 Un monopole « à but non lucratif » pratiquant la vente forcée
ne peut déployer ses « avantages concurrentiels »
qu’avec un saint autocrate et incorruptible à sa tête …
La « Sécu » : mythes et réalités …
• Qu’est-ce que la « Sécu » ? Ce n’est jamais qu’un « assureur de personnes » composé de centaines d’organismes assurant les garanties :
• Maladie (+ maternité, invalidité, décès),
• Famille (allocations familiales, handicap, logement),
• Accidents du travail et maladies professionnelles,
• Retraite et veuvage
 Dépendance des personnes âgées non garantie …
et un organisme technique de cotisation/recouvrement, l’URSSAF ;
• Comme pour tout contrat d’assurance en France, les contrats couvrant ces garanties sont très réglementés mais très variables selon les organismes
La réglementation, censée assurer la « morale » du système, entretient le mythe de l’« égalité » de tous, dans la pratique totalement fausse
• A l’origine, ces contrats étaient très largement d’inspiration dite « bismarckienne » :
les salariés sont les assurés, les prestations sont proportionnelles aux cotisations assises sur les salaires et à des règles (redistribution horizontale),
• Depuis plusieurs décennies, le financement se fait de plus en plus largement par l’impôt – CSG et CRDS ont été créés pour cela.
On passe donc à une inspiration « beveridgienne », mais les bénéficiaires restent toute la population
et non les seuls « pauvres », comme dans les systèmes purement beveridgiens – exemple, en France l’AMG de 1894 devenue récemment l’AME …
• Personne ne parle jamais de cette mutation, sauf récemment le président de la République a précisé que c’était sa démarche (voir entretien-fleuve au Point) ;
• Les « partenaires sociaux » - syndicats patronaux et salariés dits « représentatifs » - gèrent ces garanties.
Ils ont constitué pour cela des centaines d’organismes spécifiques, qui fonctionnent selon des règles différentes avec des droits différents.
L’Etat leur a accordé le monopole des contrats correspondants, assorti du droit de pratiquer la vente forcée envers leur population cible.
Depuis que le financement se fait de plus en plus par l’impôt, ce privilège est de moins en moins justifiable
• Les « partenaires sociaux » sont les héritiers des dizaines d’organismes d’assurances sociales regroupés sous le vocable « sécu » à partir de 1945
mais mis progressivement en place dans les entreprises depuis au moins le début du XIXe siècle selon les principes appelés plus tard « bismarckiens »,
• Assurance chômage et formation professionnelle, « hors Sécu » reposent sur les mêmes principes, privilèges compris, tout aussi discutables …
• Les privilèges en question (monopole, vente forcée), et l’opacité générale de la gestion
laissent planer le soupçon de financement des syndicats en manque d’adhérents par ce biais …
• Tous les assureurs français savent gérer ces contrats et d’ailleurs les gèrent en partie …
Rien de « sacré » dans cette organisation, héritière d’une longue histoire plutôt chaotique !
Elle recèle de très larges marges de progrès enfouies sous des débats à caractère souvent idéologique et quasi-religieux ;
ces débats masquent de plus en plus mal des intérêts catégoriels très concrets et hautement discutables
Quelques remarques sur les « retraités »
prétendument « privilégiés »
• Les actuels retraités :
• ont commencé eux-mêmes leur vie professionnelle
en cotisant pour la retraite de gens qui n’avaient jamais cotisé,
• ne sont pour rien dans la décision « politique » et hautement démagogique
de Mitterrand sur la « retraite à 60 ans » en 1981
CONTRE l’avis de TOUS les experts du sujet de droite ou de gauche ;
• Dans les années 1980 et 1990, on a poussé des millions de gens
à la retraite à l’insu de leur plein gré, parfois dès 52 ans,
dans l’enthousiasme général : il fallait « faire de la place aux jeunes » ;
• Il est « pratique » de pointer du doigt aujourd’hui une génération
seule à avoir cotisé toute sa vie professionnelle à un système :
• dépendant AVANT TOUT du ratio « actifs / retraités »,
• dont la situation actuelle, connue et prévisible depuis des décennies
a été aggravée en permanence par les « décideurs »,
• devenu aujourd’hui comme programmé la plus importante « dépense publique »
Les « dépenses de santé » en France
• Dépenses dites « de santé » en 2015 en France 262 Mds €
dont secteur hospitalier public 70 Mds
hospitalier privé 20 Mds
En gros 3 900 € par personne par an (325 € mensuels),
320 000 € sur une vie 82 ans (en moyenne),
8 000 € par an sur 40 ans de « vie active »,
Un citoyen doit donc « épargner » plus de 320 k€ dans sa vie sur les richesses qu’il produit
pour payer sa santé par ses propres moyens …
On notera utilement : 3 220 € (2015) = PIB/hab. France 1883 (mort de Marx) = 82,5 % dépenses Santé 2015
• Dans ces coûts, on trouve :
• Les « coûts de gestion » (= surtout frais des assureurs privés
monopolistiques dits « paritaires » pratiquant la vente forcée) 15,1 Mds € 5,8 %
• Prévention (tout compris, et l’efficacité reste à mesurer et prouver) 15,1 Mds € 5,8 %
• Recherche médicale et pharmaceutique 7,5 Mds € 2,9 %
• Les « coûts de gestion » (= zéro valeur ajoutée) sont
• Aussi importants que les investissements de Prévention,
• Doubles des investissements de Recherche,
seules dépenses capables d’améliorer la santé de tous et de diminuer son coût …
Source : http://drees.social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/cns2016.pdf
Financer sa santé en France :
pas facile !
• Les dépenses de santé en France représentent environ
667 €/mois et par personne sur 40 ans de vie active (chiffres 2015) ;
Les retraités cotisent aussi, mais leurs pensions proviennent également des cotisations des actifs,
ainsi que la santé des jeunes, étudiants largement compris …
• La cotisation de mutuelle (RC) représente en moyenne 60 € mensuels pour un salarié ;
• Les charges sur salaires réputées les financer les 600 € restants sont (approximativement) :
• Charges dites « salariales » : 0,75 % du salaire brut
• Charges dites « patronales » : 12,89 % d°
• CSG + CRDS (8%, dont admettons 7 % maladie) : 7 % d°
• TOTAL 20,64 % du salaire brut
• Brut correspondant : 2 906 € mensuels
(en moyenne de vie active, près de 2 240 € nets)
En clair, seuls les 30% de salariés les mieux payés – sur toute leur vie active –
financent leur santé par leurs propres moyens … et contribuent à celle des autres !
Sources : https://www.l-expert-comptable.com/a/532455-quoi-correspondent-les-charges-sociales-sur-salaire.html#para3
https://fr.wikipedia.org/wiki/Contribution_sociale_g%C3%A9n%C3%A9ralis%C3%A9e#Affectation
https://www.inegalites.fr/Salaire-etes-vous-riche-ou-pauvre
http://www.mutuelle-entreprise.fr/blog/combien-coute-mutuelle-sante-obligatoire/
Vive la santé pour tous !
• Le principe de l’assurance santé universelle est excellent !
(tout habitant de la France a une assurance maladie
de base identique quels que soient ses revenus)
• Sa mise en œuvre est très largement perfectible …
Elle n’est ni un prétexte ni une excuse pour :
• Entretenir des dizaines d’assureurs privés,
monopoles spécialisés pratiquant la vente forcée,
qui maintiennent une inégalité de fait,
• Négliger la recherche médicale et la prévention,
seules capables d’améliorer vraiment la santé de tous,
• Paupériser – et paradoxalement raréfier –
les professionnels de santé
qui assurent réellement les soins,
et les amener à déserter certaines régions,
• Gérer les hôpitaux publics de façon calamiteuse,
même si les soins demeurent excellents
– mais d’accès difficile – dans les CHU / HIA …
• Et cessons de vanter une mythique « santé gratuite » :
Elle coûte en moyenne 320 k€ dans sa vie à chaque français,
qui est donc à la charge des autres s’il ne peut s’en acquitter …
Principes à appliquer VRAIMENT
UN contrat minimal identique
pour TOUS, inspiré par exemple
de l’actuel RO régime général :
- Adhésion obligatoire,
- Assureur de son choix,
- Prix maximum autorisé,
- Garanties minimales précises,
- Règlement de prévention
maximal autorisé,
- Compléments de garanties libres,
adhésions collectives de même ;
Aide au financement
uniquement pour les « très pauvres » …
VIII – Eradiquons la pauvreté :
éduquons et formons les « pauvres » …
Construisons la France du XXIe siècle,
scientifique, innovante et prospère !
Quatrième partie
« Aider les pauvres » : mythes et légendes …
• « Aider les pauvres » est une vieille objurgation
biblique et évangélique parfaitement légitime …
Cf. Mathieu 25, 31-46 : « … j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ;
j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! »
• Ca commence avec les malades graves et les handicapés lourds,
dont il faut diminuer le nombre par la recherche médicale et la prévention ;
• Ensuite, « aider les pauvres » d’aujourd’hui,
enfants ou adultes en bonne santé consiste avant tout à :
• Leur assurer toute leur vie la formation minimale qui leur permettra
de produire plus de richesses qu’ils n’en consomment dans notre société ;
• Favoriser les chercheurs, entrepreneurs, investisseurs,
et augmenter leur nombre (toujours très minoritaire, moins de 5%)
pour qu’ils innovent plus et créent plus de richesses et de prospérité pour tous …
• Mais « aider les pauvres » n’est ni une excuse ni un prétexte pour :
• Augmenter sans cesse le nombre de gens considérés comme « pauvres » en leur
allouant des ressources prélevées arbitrairement sur les richesses produites …
• … et multiplier des procédures inefficaces et coûteuses
qui concrètement profitent surtout à leurs gestionnaires pour attribuer ces « aides »
« Aider les pauvres … »
• Recette unique de la « pensée de gauche » française pour « aider les pauvres »
(facile et attirant pour l’électeur, persuadé qu’il va recevoir « bien de l’argent ») :
• Augmenter la dépense publique pour « redistribuer » :
• « Faire payer les riches »,
• « Emprunter » ;
• Rester discret sur le fait que la richesse totale produite reste au mieux identique …
• Ce qu’il est efficace de faire : augmenter les richesses produites par les « pauvres »
(moins intuitif, plus difficile et plus long à réussir)
• Améliorer massivement la formation de tous,
• Former ou attirer et retenir en France le maximum de
chercheurs, entrepreneurs, investisseurs qui vont :
• Développer le savoir scientifique et technologique,
• L’appliquer à des innovations (produits et services nouveaux à plus forte valeur ajoutée),
• Les rendre accessibles à tous en écrasant leurs coûts
(donc plus de richesses produites au total et plus d’emplois …)
« Partager » en France :
arrêtons de rêver !
• Les 50 plus grandes fortunes françaises (plus de 1,5 Mds € de capital)
représentent environ :
• 400 Mds € d’actifs
dont plus de 90% (360 Mds) investis en portefeuilles d’actions d’entreprises,
• 20 Mds € de revenus par an (au maximum, 5% est un vrai record …)
réinvestis, transformés en prélèvements obligatoires ou consommés ;
• Les Prélèvements Obligatoires dépassent 1 000 Mds € par an ;
• En même temps :
• Un RSAiste et sa CMU coûte environ 10 k€ par an de dépense publique,
• 20 Mds € sont les dépenses correspondant à 2 millions de RSAistes ;
• Admettons que l’Etat confisque les 20 Mds en question
pour les donner aux 2 500 000 RSAistes actuels :
• Que deviennent investissements, prélèvements obligatoires et consommation
auxquels les « riches » emploient ces 20 Mds ?
• Que deviennent le cours des actions des entreprises concernées,
et les entreprises elles-mêmes, les richesses qu’elles produisent et leurs salariés ?
• En outre, l’Etat confisque environ 400 Mds € de plus par an
à ses citoyens qu’en 1970 : pour quels résultats concrets ?
La légende urbaine des
« 1% les plus riches du monde »
• « Les 1% les plus riches du monde détiennent 50% des richesses totales »
• Le seuil est à 500 000 $ = 454 000 € (pour 1 € = 1,1 $)  un T2 à Paris
• 4 000 000 de français  8 % de la population
• « Les 10% les plus riches du monde détiennent 86% des richesses totales »
• Le seuil est à 75 000 $ = 68 000 € (pour 1€ = 1,1 $)  une grosse voiture
• 28 200 000 français  56 %
• On a aussi
• 6 000 000 de français  12 % ont un patrimoine NUL = 0 €
• 16 000 000 ‘’  32 % ont moins de 10 000 €
• 5 000 000 ‘’  10 % ‘’ plus de 350 000 €
• 500 000 ‘’  1 % ‘’ ‘’ 1 800 000 €
• 35 000 français ‘’ ‘’ 10 000 000 €
• 2 500 ‘’ ‘’ ‘’ 50 000 000 €
• Sources
• http://www.revolution-fiscale.fr/simuler/distrib/patrimoine.php
• http://www.inegalites.fr/spip.php?article1393
Et si on arrêtait de nous bassiner
avec la « pauvreté » en % de revenu médian ?
Revenus France annuels en Euros
Décile Aujourd'hui
Zéro
pauvre
Zéro
pauvre
Plus de
"pauvres"
1 7 890 6 707 5 000 9 468
2 12 300 6 765 5 500 14 760
3 14 820 8 151 6 000 17 784
4 17 030 9 367 6 000 20 436
5 19 110 10 511 6 000 28 665
6 21 270 11 699 6 000 31 905
7 23 840 13 112 8 000 35 760
8 27 320 15 026 20 000 40 980
9 32 880 18 084 70 000 49 320
10 56 200 30 910 100 000 84 300
Médian 20 150 11 000 6 000 30 000
60% médian 12 090 6 600 3 600 18 000
Moyen 23 266 13 033 23 250 33 338
100 56% 100 143%
Sources https://www.insee.fr/fr/statistiques/2417897
https://www.insee.fr/fr/statistiques/2121597
Effets pervers
de la définition de la « pauvreté »
en pourcentage du revenu médian …
- La première colonne est ce qui existe
aujourd’hui en France ;
- La seconde et la troisième
donnent deux situations dramatiques
mais où il y a « zéro pauvre » ;
- La quatrième donne une situation
de prospérité fortement améliorée
pour tous, mais où le nombre de
« pauvres » augmente massivement !
Le drame du français « non qualifié »
• Un « français non qualifié » est un habitant de la France qui n’a aucune formation :
20 % des actifs et plus de 100 000 nouveaux jeunes par an ;
• Ils ne trouvent du travail - donc « non qualifié » -,
qui demande juste de la force musculaire et ½ journée de « formation »
que si les payer pour ce boulot coûte moins cher
que d’automatiser le travail en question ou de s’en passer …
• Depuis le milieu des années 1980 :
• Le nombre de jobs non qualifiés dégringole
parce que le prix de l’automatisation baisse et le prix du travail non qualifié augmente,
• Le nombre de jeunes de 20 ans « sans baccalauréat »
est passé de 74 % (large majorité) à moins de 30 % (forte minorité de parias …)
• Un français non qualifié est « heureux » s’il a un CDI payé au SMIC,
sans aucun espoir de progression
car la France ne sait pas – ou très mal – former des adultes,
et au prix du chômage structurel
de très nombreux autres « non qualifiés », qui restent chômeurs …
Qualification, emploi et problèmes franchouillards …
• Depuis le milieu des années 1980, fait totalement nouveau dans l’Histoire,
les « non qualifiés » ne peuvent plus produire suffisamment de richesses
pour « gagner leur vie décemment ».
En France, 20% de la population adulte est « non qualifiée »
Le choix collectif pour les « non qualifiés » est entre « chômeurs » et « travailleurs pauvres »
La France a choisi le chômage (SMIC très élevé et CDI très protecteur des salariés en poste)
• La France
• Sait très mal former des adultes non qualifiés,
malgré 35 Mds € annuels de prétendue « Formation Professionnelle »,
• Sort chaque année bien plus de 100 000 jeunes « non qualifiés » de l’Education Nationale
En France, un « non qualifié », très souvent « chômeur » dès le début de son activité,
le reste à vie faute de formation – et reste « pauvre » sans espoir d’évolution
• Les gens « qualifiés » - plombiers, soudeurs, techniciens, ingénieurs … - sont en plein emploi,
mais trop peu nombreux pour créer suffisamment de richesses - PIB par tête en baisse ;
• Les « plus de 50 ans », quelle que soit la formation, sont eux aussi massivement inactifs
• Pendant des décennies, on les a mis à la retraite anticipée dans l’enthousiasme général
sous prétexte de « faire de la place aux jeunes » …
• La France n’a jamais eu autant d’inactifs à l’insu de leur plein gré, en pleine forme, et bien formés !
Les solutions aux problèmes franchouillards
commencent à la maternelle (plus de chercheurs, entrepreneurs, investisseurs, population qualifiée)
et se terminent avec l’emploi des seniors !
Baisser vraiment le chômage en France ?
• Mesures de moyen et long terme :
• Assurer à tous une formation suffisante pour être un producteur de richesses
dans le monde du XXIe siècle : ça commence à la maternelle
 Des efforts manifestes à l’éducation nationale
• Augmenter la production de richesses avec davantage
de chercheurs, entrepreneurs et investisseurs à former ou attirer
 Politiques plus ou moins partielles et cohérentes
• Nécessite la baisse drastique de certaines dépenses publiques et l’augmentation d’autres
 On ne voit rien venir
• Mesures conjoncturelles de court terme :
• Baisser massivement le coût du travail non qualifié
 On ne voit pas trop …
• Faciliter les licenciements et libéraliser les horaires
 Timides mesures en cours du gouvernement
L’essentiel des contraintes porteront sur la fonction publique et les salariés en CDI …
Mais chut ! N’en parlons surtout pas, ça pourrait effrayer l’électeur !
 Grande hypocrisie …
Prestations dites « sociales » et prospérité
• A un instant « t », un pays comprend deux catégories d’habitants :
• « Catégorie 1 » - Les producteurs nets de richesses (biens et services « vendus ») :
prélèvements obligatoires apportés supérieurs aux prestations sociales et services publics consommés.
 Actifs, entrepreneurs, enseignants, chercheurs, investisseurs …
• « Catégorie 2 » - Les consommateurs nets des richesses produites par d’autres :
prélèvements obligatoires supportés inférieurs aux prestations sociales et services publics consommés.
 Enfants, étudiants, retraités, fonctionnaires régaliens, chômeurs, « travailleurs pauvres », …
• Chacun passant de 1 à 2 et inversément dans la durée, doit être en « catégorie 1 » sur la totalité de sa vie
pour un fonctionnement sain, sauf très graves maladies incurables ou handicaps physiques insurmontables
MAIS :
• Le ratio « 1 / 2 » n’est jamais évalué ni mesuré, ni les populations en question identifiées sérieusement,
• Les politiques tentent de faire croire – sans le dire vraiment – qu’on peut éternellement augmenter
le nombre de gens en situation « 2 », au nom du « bien » et de la « justice »,
en augmentant les prélèvements obligatoires sur la production de richesses ;
• Plus services publics et prestations sociales se développent,
plus un habitant doit produire de richesses pour se hisser en situation « 1 »
puis s’y maintenir – donc pour ne pas être à la charge des autres.
 Pour payer la quote-part de sa seule santé,
chaque français doit aujourd’hui épargner dans sa vie plus de 320 k€ …
• La seule solution connue pour augmenter services publics et prestations sociales
tout en améliorant le ratio « 1 / 2 » est d’augmenter plus encore
création et production de richesses nouvelles par chacun
• Pour cela, il faut augmenter productivité individuelle et progrès technologique
par les deux seuls moyens disponibles :
• Formation de tous, pour augmenter le nombre de chercheurs, entrepreneurs, investisseurs
et acteurs efficaces des processus de production et de vente,
• Volume d’activité ou « temps de travail » de tous
En France,
à cause de la dégradation de « 1 / 2 »
PIB par habitant et IDH
dégringolent depuis plus de 10 ans
 RATÉ
 20% d’actifs « non qualifiés »
 « 35 h », « retraite à 60 ans »
Un SDF français vit « mieux »
qu’un malien « aisé » …
• PIB en PPA comparés pour 2013 en US $
• Mali nominal 646 ppa 1 493 (= nominal x 2,311)
• France nominal 44 099 ppa 39 813 (= nominal x 0,9028)
• Revenu moyen Mali 2013
• 660 US $ / an (en forte hausse depuis quelques années …)
• en ppa français : 660 x 2,311 / 0,9028 = 1 690 (< 141 $ mensuels)
• SDF français
• a droit au « RSA socle » 1 pers 2013 = 483 € mensuels
donc > 3,4 fois le revenu moyen malien …
• Mais près de la moitié des SDF français ne touchent pas ces prestations
• Sources :
• https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_par_habitant
• http://www.europe1.fr/societe/40-des-sdf-ne-beneficient-daucune-prestation-sociale-1372945
Fin …
… et début ICI !

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Construisons la France du XXIe siècle, scientifique, innovante et prospère !

  • 1. VII – Prétendu « modèle social » ? VIII – Eradiquons la pauvreté : éduquons et formons les « pauvres » … Construisons la France du XXIe siècle, scientifique, innovante et prospère ! Quatrième partie
  • 2. Le système français de « redistribution » : surprotégé, peu innovant, peu productif • En 1883, • le PIB français par habitant est d’environ 2 200 US $ (1990) La dépense publique est de l’ordre de 15% du PIB, soit 330 US $ • Marx meurt après avoir expliqué qu’il fallait une « appropriation collective des moyens de production » pour des « lendemains qui chantent » ; • En 2015, • le PIB français par habitant est de l’ordre de 22 000 US $ La dépense publique 56 % du PIB, soit 12 300 US $ • Par l’impôt et la dette, l’Etat « socialise » aujourd’hui plus de CINQ FOIS la totalité de la production de richesses 1883 sans « appropriation collective des moyens de production », • Le total socialisé aujourd’hui est très supérieur à ce que Marx pouvait rêver en résultat de ses théories (en fait, ignorant les mécanismes d’innovation technologique, il ne « rêvait » sans doute rien du tout) ; • Malgré cette énorme augmentation du financement collectif, les stats constatent de plus en plus de SDF dans les rues, preuve que « quelque chose » ne fonctionne pas dans nos prétendus mécanismes de « redistribution » ; • La redistribution, exercée en France par des opérateurs publics ou privés dont les effectifs croissent sans cesse en extorquant de plus en plus d’impôt et de dette, mais tous monopolistiques et pratiquant la vente forcée est le secteur de l’économie française : • le moins innovant, • qui exerce la plus faible pression sur ses coûts … En clair, ce secteur vit aux dépens de toute la collectivité nationale, au nom du « bien commun », évidemment ; et « plombe » moyens et rémunération des acteurs utiles du « service public » : chercheurs, enseignants, soldats, policiers, professionnels de santé, investissements d’infrastructures, …
  • 3. Monopole, vente forcée, but non lucratif : avantages et inconvénients • Les « avantages concurrentiels » théoriques u monopole en vente forcée : • Pas de frais de marketing et commercialisation, • Outil de production massif et unique en principe très favorable à l’optimisation ; • Contrebalancés par de graves inconvénients structurels : • Clientèle captive : zéro pression client sur la qualité, • Prix de vente arbitraires et garantis : zéro pression sur les coûts, • Sécurité assurée quoi qu’il advienne : zéro pression sur l’innovation ; • Statut « non lucratif » éventuel : • Ni « actionnaire », ni « dividendes », ni « bénéfice », théoriquement autre « avantage concurrentiel », MAIS • « Bénévoles » pas toujours désintéressés ET salariés récupérant les éventuels « bénéfices masqués »  Un monopole « à but non lucratif » pratiquant la vente forcée ne peut déployer ses « avantages concurrentiels » qu’avec un saint autocrate et incorruptible à sa tête …
  • 4. La « Sécu » : mythes et réalités … • Qu’est-ce que la « Sécu » ? Ce n’est jamais qu’un « assureur de personnes » composé de centaines d’organismes assurant les garanties : • Maladie (+ maternité, invalidité, décès), • Famille (allocations familiales, handicap, logement), • Accidents du travail et maladies professionnelles, • Retraite et veuvage  Dépendance des personnes âgées non garantie … et un organisme technique de cotisation/recouvrement, l’URSSAF ; • Comme pour tout contrat d’assurance en France, les contrats couvrant ces garanties sont très réglementés mais très variables selon les organismes La réglementation, censée assurer la « morale » du système, entretient le mythe de l’« égalité » de tous, dans la pratique totalement fausse • A l’origine, ces contrats étaient très largement d’inspiration dite « bismarckienne » : les salariés sont les assurés, les prestations sont proportionnelles aux cotisations assises sur les salaires et à des règles (redistribution horizontale), • Depuis plusieurs décennies, le financement se fait de plus en plus largement par l’impôt – CSG et CRDS ont été créés pour cela. On passe donc à une inspiration « beveridgienne », mais les bénéficiaires restent toute la population et non les seuls « pauvres », comme dans les systèmes purement beveridgiens – exemple, en France l’AMG de 1894 devenue récemment l’AME … • Personne ne parle jamais de cette mutation, sauf récemment le président de la République a précisé que c’était sa démarche (voir entretien-fleuve au Point) ; • Les « partenaires sociaux » - syndicats patronaux et salariés dits « représentatifs » - gèrent ces garanties. Ils ont constitué pour cela des centaines d’organismes spécifiques, qui fonctionnent selon des règles différentes avec des droits différents. L’Etat leur a accordé le monopole des contrats correspondants, assorti du droit de pratiquer la vente forcée envers leur population cible. Depuis que le financement se fait de plus en plus par l’impôt, ce privilège est de moins en moins justifiable • Les « partenaires sociaux » sont les héritiers des dizaines d’organismes d’assurances sociales regroupés sous le vocable « sécu » à partir de 1945 mais mis progressivement en place dans les entreprises depuis au moins le début du XIXe siècle selon les principes appelés plus tard « bismarckiens », • Assurance chômage et formation professionnelle, « hors Sécu » reposent sur les mêmes principes, privilèges compris, tout aussi discutables … • Les privilèges en question (monopole, vente forcée), et l’opacité générale de la gestion laissent planer le soupçon de financement des syndicats en manque d’adhérents par ce biais … • Tous les assureurs français savent gérer ces contrats et d’ailleurs les gèrent en partie … Rien de « sacré » dans cette organisation, héritière d’une longue histoire plutôt chaotique ! Elle recèle de très larges marges de progrès enfouies sous des débats à caractère souvent idéologique et quasi-religieux ; ces débats masquent de plus en plus mal des intérêts catégoriels très concrets et hautement discutables
  • 5. Quelques remarques sur les « retraités » prétendument « privilégiés » • Les actuels retraités : • ont commencé eux-mêmes leur vie professionnelle en cotisant pour la retraite de gens qui n’avaient jamais cotisé, • ne sont pour rien dans la décision « politique » et hautement démagogique de Mitterrand sur la « retraite à 60 ans » en 1981 CONTRE l’avis de TOUS les experts du sujet de droite ou de gauche ; • Dans les années 1980 et 1990, on a poussé des millions de gens à la retraite à l’insu de leur plein gré, parfois dès 52 ans, dans l’enthousiasme général : il fallait « faire de la place aux jeunes » ; • Il est « pratique » de pointer du doigt aujourd’hui une génération seule à avoir cotisé toute sa vie professionnelle à un système : • dépendant AVANT TOUT du ratio « actifs / retraités », • dont la situation actuelle, connue et prévisible depuis des décennies a été aggravée en permanence par les « décideurs », • devenu aujourd’hui comme programmé la plus importante « dépense publique »
  • 6. Les « dépenses de santé » en France • Dépenses dites « de santé » en 2015 en France 262 Mds € dont secteur hospitalier public 70 Mds hospitalier privé 20 Mds En gros 3 900 € par personne par an (325 € mensuels), 320 000 € sur une vie 82 ans (en moyenne), 8 000 € par an sur 40 ans de « vie active », Un citoyen doit donc « épargner » plus de 320 k€ dans sa vie sur les richesses qu’il produit pour payer sa santé par ses propres moyens … On notera utilement : 3 220 € (2015) = PIB/hab. France 1883 (mort de Marx) = 82,5 % dépenses Santé 2015 • Dans ces coûts, on trouve : • Les « coûts de gestion » (= surtout frais des assureurs privés monopolistiques dits « paritaires » pratiquant la vente forcée) 15,1 Mds € 5,8 % • Prévention (tout compris, et l’efficacité reste à mesurer et prouver) 15,1 Mds € 5,8 % • Recherche médicale et pharmaceutique 7,5 Mds € 2,9 % • Les « coûts de gestion » (= zéro valeur ajoutée) sont • Aussi importants que les investissements de Prévention, • Doubles des investissements de Recherche, seules dépenses capables d’améliorer la santé de tous et de diminuer son coût … Source : http://drees.social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/cns2016.pdf
  • 7. Financer sa santé en France : pas facile ! • Les dépenses de santé en France représentent environ 667 €/mois et par personne sur 40 ans de vie active (chiffres 2015) ; Les retraités cotisent aussi, mais leurs pensions proviennent également des cotisations des actifs, ainsi que la santé des jeunes, étudiants largement compris … • La cotisation de mutuelle (RC) représente en moyenne 60 € mensuels pour un salarié ; • Les charges sur salaires réputées les financer les 600 € restants sont (approximativement) : • Charges dites « salariales » : 0,75 % du salaire brut • Charges dites « patronales » : 12,89 % d° • CSG + CRDS (8%, dont admettons 7 % maladie) : 7 % d° • TOTAL 20,64 % du salaire brut • Brut correspondant : 2 906 € mensuels (en moyenne de vie active, près de 2 240 € nets) En clair, seuls les 30% de salariés les mieux payés – sur toute leur vie active – financent leur santé par leurs propres moyens … et contribuent à celle des autres ! Sources : https://www.l-expert-comptable.com/a/532455-quoi-correspondent-les-charges-sociales-sur-salaire.html#para3 https://fr.wikipedia.org/wiki/Contribution_sociale_g%C3%A9n%C3%A9ralis%C3%A9e#Affectation https://www.inegalites.fr/Salaire-etes-vous-riche-ou-pauvre http://www.mutuelle-entreprise.fr/blog/combien-coute-mutuelle-sante-obligatoire/
  • 8. Vive la santé pour tous ! • Le principe de l’assurance santé universelle est excellent ! (tout habitant de la France a une assurance maladie de base identique quels que soient ses revenus) • Sa mise en œuvre est très largement perfectible … Elle n’est ni un prétexte ni une excuse pour : • Entretenir des dizaines d’assureurs privés, monopoles spécialisés pratiquant la vente forcée, qui maintiennent une inégalité de fait, • Négliger la recherche médicale et la prévention, seules capables d’améliorer vraiment la santé de tous, • Paupériser – et paradoxalement raréfier – les professionnels de santé qui assurent réellement les soins, et les amener à déserter certaines régions, • Gérer les hôpitaux publics de façon calamiteuse, même si les soins demeurent excellents – mais d’accès difficile – dans les CHU / HIA … • Et cessons de vanter une mythique « santé gratuite » : Elle coûte en moyenne 320 k€ dans sa vie à chaque français, qui est donc à la charge des autres s’il ne peut s’en acquitter … Principes à appliquer VRAIMENT UN contrat minimal identique pour TOUS, inspiré par exemple de l’actuel RO régime général : - Adhésion obligatoire, - Assureur de son choix, - Prix maximum autorisé, - Garanties minimales précises, - Règlement de prévention maximal autorisé, - Compléments de garanties libres, adhésions collectives de même ; Aide au financement uniquement pour les « très pauvres » …
  • 9. VIII – Eradiquons la pauvreté : éduquons et formons les « pauvres » … Construisons la France du XXIe siècle, scientifique, innovante et prospère ! Quatrième partie
  • 10. « Aider les pauvres » : mythes et légendes … • « Aider les pauvres » est une vieille objurgation biblique et évangélique parfaitement légitime … Cf. Mathieu 25, 31-46 : « … j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! » • Ca commence avec les malades graves et les handicapés lourds, dont il faut diminuer le nombre par la recherche médicale et la prévention ; • Ensuite, « aider les pauvres » d’aujourd’hui, enfants ou adultes en bonne santé consiste avant tout à : • Leur assurer toute leur vie la formation minimale qui leur permettra de produire plus de richesses qu’ils n’en consomment dans notre société ; • Favoriser les chercheurs, entrepreneurs, investisseurs, et augmenter leur nombre (toujours très minoritaire, moins de 5%) pour qu’ils innovent plus et créent plus de richesses et de prospérité pour tous … • Mais « aider les pauvres » n’est ni une excuse ni un prétexte pour : • Augmenter sans cesse le nombre de gens considérés comme « pauvres » en leur allouant des ressources prélevées arbitrairement sur les richesses produites … • … et multiplier des procédures inefficaces et coûteuses qui concrètement profitent surtout à leurs gestionnaires pour attribuer ces « aides »
  • 11. « Aider les pauvres … » • Recette unique de la « pensée de gauche » française pour « aider les pauvres » (facile et attirant pour l’électeur, persuadé qu’il va recevoir « bien de l’argent ») : • Augmenter la dépense publique pour « redistribuer » : • « Faire payer les riches », • « Emprunter » ; • Rester discret sur le fait que la richesse totale produite reste au mieux identique … • Ce qu’il est efficace de faire : augmenter les richesses produites par les « pauvres » (moins intuitif, plus difficile et plus long à réussir) • Améliorer massivement la formation de tous, • Former ou attirer et retenir en France le maximum de chercheurs, entrepreneurs, investisseurs qui vont : • Développer le savoir scientifique et technologique, • L’appliquer à des innovations (produits et services nouveaux à plus forte valeur ajoutée), • Les rendre accessibles à tous en écrasant leurs coûts (donc plus de richesses produites au total et plus d’emplois …)
  • 12. « Partager » en France : arrêtons de rêver ! • Les 50 plus grandes fortunes françaises (plus de 1,5 Mds € de capital) représentent environ : • 400 Mds € d’actifs dont plus de 90% (360 Mds) investis en portefeuilles d’actions d’entreprises, • 20 Mds € de revenus par an (au maximum, 5% est un vrai record …) réinvestis, transformés en prélèvements obligatoires ou consommés ; • Les Prélèvements Obligatoires dépassent 1 000 Mds € par an ; • En même temps : • Un RSAiste et sa CMU coûte environ 10 k€ par an de dépense publique, • 20 Mds € sont les dépenses correspondant à 2 millions de RSAistes ; • Admettons que l’Etat confisque les 20 Mds en question pour les donner aux 2 500 000 RSAistes actuels : • Que deviennent investissements, prélèvements obligatoires et consommation auxquels les « riches » emploient ces 20 Mds ? • Que deviennent le cours des actions des entreprises concernées, et les entreprises elles-mêmes, les richesses qu’elles produisent et leurs salariés ? • En outre, l’Etat confisque environ 400 Mds € de plus par an à ses citoyens qu’en 1970 : pour quels résultats concrets ?
  • 13. La légende urbaine des « 1% les plus riches du monde » • « Les 1% les plus riches du monde détiennent 50% des richesses totales » • Le seuil est à 500 000 $ = 454 000 € (pour 1 € = 1,1 $)  un T2 à Paris • 4 000 000 de français  8 % de la population • « Les 10% les plus riches du monde détiennent 86% des richesses totales » • Le seuil est à 75 000 $ = 68 000 € (pour 1€ = 1,1 $)  une grosse voiture • 28 200 000 français  56 % • On a aussi • 6 000 000 de français  12 % ont un patrimoine NUL = 0 € • 16 000 000 ‘’  32 % ont moins de 10 000 € • 5 000 000 ‘’  10 % ‘’ plus de 350 000 € • 500 000 ‘’  1 % ‘’ ‘’ 1 800 000 € • 35 000 français ‘’ ‘’ 10 000 000 € • 2 500 ‘’ ‘’ ‘’ 50 000 000 € • Sources • http://www.revolution-fiscale.fr/simuler/distrib/patrimoine.php • http://www.inegalites.fr/spip.php?article1393
  • 14. Et si on arrêtait de nous bassiner avec la « pauvreté » en % de revenu médian ? Revenus France annuels en Euros Décile Aujourd'hui Zéro pauvre Zéro pauvre Plus de "pauvres" 1 7 890 6 707 5 000 9 468 2 12 300 6 765 5 500 14 760 3 14 820 8 151 6 000 17 784 4 17 030 9 367 6 000 20 436 5 19 110 10 511 6 000 28 665 6 21 270 11 699 6 000 31 905 7 23 840 13 112 8 000 35 760 8 27 320 15 026 20 000 40 980 9 32 880 18 084 70 000 49 320 10 56 200 30 910 100 000 84 300 Médian 20 150 11 000 6 000 30 000 60% médian 12 090 6 600 3 600 18 000 Moyen 23 266 13 033 23 250 33 338 100 56% 100 143% Sources https://www.insee.fr/fr/statistiques/2417897 https://www.insee.fr/fr/statistiques/2121597 Effets pervers de la définition de la « pauvreté » en pourcentage du revenu médian … - La première colonne est ce qui existe aujourd’hui en France ; - La seconde et la troisième donnent deux situations dramatiques mais où il y a « zéro pauvre » ; - La quatrième donne une situation de prospérité fortement améliorée pour tous, mais où le nombre de « pauvres » augmente massivement !
  • 15. Le drame du français « non qualifié » • Un « français non qualifié » est un habitant de la France qui n’a aucune formation : 20 % des actifs et plus de 100 000 nouveaux jeunes par an ; • Ils ne trouvent du travail - donc « non qualifié » -, qui demande juste de la force musculaire et ½ journée de « formation » que si les payer pour ce boulot coûte moins cher que d’automatiser le travail en question ou de s’en passer … • Depuis le milieu des années 1980 : • Le nombre de jobs non qualifiés dégringole parce que le prix de l’automatisation baisse et le prix du travail non qualifié augmente, • Le nombre de jeunes de 20 ans « sans baccalauréat » est passé de 74 % (large majorité) à moins de 30 % (forte minorité de parias …) • Un français non qualifié est « heureux » s’il a un CDI payé au SMIC, sans aucun espoir de progression car la France ne sait pas – ou très mal – former des adultes, et au prix du chômage structurel de très nombreux autres « non qualifiés », qui restent chômeurs …
  • 16. Qualification, emploi et problèmes franchouillards … • Depuis le milieu des années 1980, fait totalement nouveau dans l’Histoire, les « non qualifiés » ne peuvent plus produire suffisamment de richesses pour « gagner leur vie décemment ». En France, 20% de la population adulte est « non qualifiée » Le choix collectif pour les « non qualifiés » est entre « chômeurs » et « travailleurs pauvres » La France a choisi le chômage (SMIC très élevé et CDI très protecteur des salariés en poste) • La France • Sait très mal former des adultes non qualifiés, malgré 35 Mds € annuels de prétendue « Formation Professionnelle », • Sort chaque année bien plus de 100 000 jeunes « non qualifiés » de l’Education Nationale En France, un « non qualifié », très souvent « chômeur » dès le début de son activité, le reste à vie faute de formation – et reste « pauvre » sans espoir d’évolution • Les gens « qualifiés » - plombiers, soudeurs, techniciens, ingénieurs … - sont en plein emploi, mais trop peu nombreux pour créer suffisamment de richesses - PIB par tête en baisse ; • Les « plus de 50 ans », quelle que soit la formation, sont eux aussi massivement inactifs • Pendant des décennies, on les a mis à la retraite anticipée dans l’enthousiasme général sous prétexte de « faire de la place aux jeunes » … • La France n’a jamais eu autant d’inactifs à l’insu de leur plein gré, en pleine forme, et bien formés ! Les solutions aux problèmes franchouillards commencent à la maternelle (plus de chercheurs, entrepreneurs, investisseurs, population qualifiée) et se terminent avec l’emploi des seniors !
  • 17. Baisser vraiment le chômage en France ? • Mesures de moyen et long terme : • Assurer à tous une formation suffisante pour être un producteur de richesses dans le monde du XXIe siècle : ça commence à la maternelle  Des efforts manifestes à l’éducation nationale • Augmenter la production de richesses avec davantage de chercheurs, entrepreneurs et investisseurs à former ou attirer  Politiques plus ou moins partielles et cohérentes • Nécessite la baisse drastique de certaines dépenses publiques et l’augmentation d’autres  On ne voit rien venir • Mesures conjoncturelles de court terme : • Baisser massivement le coût du travail non qualifié  On ne voit pas trop … • Faciliter les licenciements et libéraliser les horaires  Timides mesures en cours du gouvernement L’essentiel des contraintes porteront sur la fonction publique et les salariés en CDI … Mais chut ! N’en parlons surtout pas, ça pourrait effrayer l’électeur !  Grande hypocrisie …
  • 18. Prestations dites « sociales » et prospérité • A un instant « t », un pays comprend deux catégories d’habitants : • « Catégorie 1 » - Les producteurs nets de richesses (biens et services « vendus ») : prélèvements obligatoires apportés supérieurs aux prestations sociales et services publics consommés.  Actifs, entrepreneurs, enseignants, chercheurs, investisseurs … • « Catégorie 2 » - Les consommateurs nets des richesses produites par d’autres : prélèvements obligatoires supportés inférieurs aux prestations sociales et services publics consommés.  Enfants, étudiants, retraités, fonctionnaires régaliens, chômeurs, « travailleurs pauvres », … • Chacun passant de 1 à 2 et inversément dans la durée, doit être en « catégorie 1 » sur la totalité de sa vie pour un fonctionnement sain, sauf très graves maladies incurables ou handicaps physiques insurmontables MAIS : • Le ratio « 1 / 2 » n’est jamais évalué ni mesuré, ni les populations en question identifiées sérieusement, • Les politiques tentent de faire croire – sans le dire vraiment – qu’on peut éternellement augmenter le nombre de gens en situation « 2 », au nom du « bien » et de la « justice », en augmentant les prélèvements obligatoires sur la production de richesses ; • Plus services publics et prestations sociales se développent, plus un habitant doit produire de richesses pour se hisser en situation « 1 » puis s’y maintenir – donc pour ne pas être à la charge des autres.  Pour payer la quote-part de sa seule santé, chaque français doit aujourd’hui épargner dans sa vie plus de 320 k€ … • La seule solution connue pour augmenter services publics et prestations sociales tout en améliorant le ratio « 1 / 2 » est d’augmenter plus encore création et production de richesses nouvelles par chacun • Pour cela, il faut augmenter productivité individuelle et progrès technologique par les deux seuls moyens disponibles : • Formation de tous, pour augmenter le nombre de chercheurs, entrepreneurs, investisseurs et acteurs efficaces des processus de production et de vente, • Volume d’activité ou « temps de travail » de tous En France, à cause de la dégradation de « 1 / 2 » PIB par habitant et IDH dégringolent depuis plus de 10 ans  RATÉ  20% d’actifs « non qualifiés »  « 35 h », « retraite à 60 ans »
  • 19. Un SDF français vit « mieux » qu’un malien « aisé » … • PIB en PPA comparés pour 2013 en US $ • Mali nominal 646 ppa 1 493 (= nominal x 2,311) • France nominal 44 099 ppa 39 813 (= nominal x 0,9028) • Revenu moyen Mali 2013 • 660 US $ / an (en forte hausse depuis quelques années …) • en ppa français : 660 x 2,311 / 0,9028 = 1 690 (< 141 $ mensuels) • SDF français • a droit au « RSA socle » 1 pers 2013 = 483 € mensuels donc > 3,4 fois le revenu moyen malien … • Mais près de la moitié des SDF français ne touchent pas ces prestations • Sources : • https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_par_habitant • http://www.europe1.fr/societe/40-des-sdf-ne-beneficient-daucune-prestation-sociale-1372945
  • 20. Fin … … et début ICI !