SlideShare une entreprise Scribd logo
10/04/2020
COVID 19
INSIGHTS
SEMAINE 4
SEMAINE 4
Quatrième semaine de confinement en France. Au pic épidémique sans doute pas encore
atteint succèdera inévitablement un « plateau ». Pour l’heure l’épidémie continue d’imposer
une pression extrêmement forte aux hôpitaux et aux soignants. Les français sont plus
inquiets pour leurs proches que pour eux-mêmes et attendent une date et des masques
pour le déconfinement.
L’heure n’est pas encore au bilan que déjà le sujet qui s’impose est celui de l’avenir.
Difficile d’imaginer la suite entre nos espérances d’avant et le choc de la réalité à venir.
En d’autres termes, gardons nous de prendre nos désirs pour une réalité. Il y aura des
changements mais ne surestimons pas non plus les bouleversements à venir.
Pendant ce temps le virus continue de progresser dans le monde et joue partout un rôle
d’amplificateur des tensions préexistantes.
COVID 19 EN 19 CHIFFRES
1 600 000
Le nombre de cas de
Covid 19 dans le monde
(Statista 9 avril)
95 735
Morts dans le monde
(Statista 9 avril)
1/2
De la population
mondiale appelée à se
confiner
466 033
Cas répertoriés aux
États-Unis
2 300
MDS$
Montant du plan de
soutien de la Fed
7,6%
De déficit public pour la
France en 2020 vs 3%
100 MDS€
Le plan d’urgence pour
l’économie est doublé.
118 783
Cas répertoriés en France
12 210
Décès en France
au 9 avril
14 797
Morts aux États-Unis
dont 5150
rien qu’à New York
77%
La crise sanitaire est
l’occasion de mener une
politique ambitieuse de
transition écologique
58%
De rejets de CO2 en
moins en raison du
confinement
355 079
Personnes guéries
dans le monde
(Statista 9 avril)
17 M
De chômeurs en plus en
trois semaines aux
États-Unis (10%)
+15%
De défaillances
d’entreprises (prévisions
Coface)
530 000
Nombre de PV pour non
respect du confinement
depuis le début
6,9 M
De français au chômage
partiel (628 000
entreprises concernées)
25%
Des français redoutent
une pénurie alimentaire en
France (YouGov)
76%
Des français pensent que
le gouvernement leur a
menti sur les masques
LA SEMAINE
EN 19
CHIFFRES
LE COVID 19
& VILLAGE GLOBAL
LE MONDE FACE AU VIRUS
WHO’S NEXT ?
La pandémie continue de se
répandre. Après l’Asie, l’Europe, les
États-Unis sont durement touchés et
sans doute l’Amérique Latine et
l’Afrique à leur tour. Certains pays
engagent le dé-confinement, d’autres
se décident enfin à l’appliquer.
Certains sont au cœur de la crise
sanitaire, d’autres se préparent plus
ou moins à son arrivée. Mais si le
confinement fait débat c’est
évidemment parce qu’il impose un
arrêt d’une partie de l’économie. Et si
le dé-confinement fait débat
également c’est parce que les risques
de reprise de l’épidémie peuvent
difficilement être écartés sans des
conditions drastiques.
Quatrième discours télévisé en 68 ans
de règne pour Elisabeth II, c’est dire
si la situation actuelle est
exceptionnelle.
Face à la crise, les leaders adoptent
des discours, des attitudes et des
mesures exceptionnelles.
Certains profitent de la situation de
crise pour obtenir ce qu’ils n’avaient
pas réussi à obtenir avant elle,
d’autres sont tout à la gestion de la
crise avec le soutien de leur
population, d’autres enfin payent de
leur poche comme les députés
bulgares ou de leur personne comme
le premier ministre irlandais, le
docteur Leo Varadkar, qui reprend du
service à l’hôpital.
LEADERS QUI RASSURENT
/LEADERS QUI INQUIÈTENT
L’EUROPE SOUS TENSION
L’Eurogroupe vient de valider un
vaste plan de soutien de 540 milliards
d’euros. C’est une bonne nouvelle
mais les problèmes majeurs que
l’Europe n’a pas su résoudre avant la
crise, parviendra-t-elle à les résoudre
pendant ou après ? C’est la
gouvernance européenne qui est
clairement en question.
Il y a un relatif consensus des
dirigeants et des économistes pour
dire que les états doivent mettre en
place des amortisseurs pour éviter la
casse des entreprises et la
catastrophe sociale. Mais jusqu’où
faut-il aller et quels moyens derrière
pour financer cette relance par la
dette ? la division est profonde entre
les pays qui veulent que l’Europe
s’endette collectivement et ceux qui
défendent la signature de chaque
pays.
SOLIDARITÉS OU ÉGOÏSMES
Face à la crise les plus faibles sont
toujours les plus exposés. Mais les
puissants n’y échappent pas
vraiment. On peut être premier
ministre et être hospitalisé, on peut
être la première économie mondiale
et être touché durement, on peut être
leader de son secteur et avoir du mal
à résister.
De même que le virus n’a pas de
frontière, la mondialisation et le
commerce ont créé un monde
d’interdépendances plus ou moins
visibles. Cette interdépendance crée
parfois des solidarités, mais réveille
aussi les égoïsmes et les appétits de
puissance : vols de masques entre
pays alliés, mensonges sur les
chiffres, critiques entre pays et entre
dirigeants, défiance vis-à-vis des
organisations internationales, aides
intéressées, etc
Inégalités entre pays développés et
pays en développement, entre riches
et pauvres, entre jeunes et vieux,
entre urbains et ruraux, entre
connectés et exclus, entre
communautés,… la crise sanitaire
creuse déjà les écarts. Mais il y a fort
à parier que la crise économique qui
suivra aura des effets considérables
et verra exploser les petites et
grandes inégalités à tous les
niveaux...
EXPLOSION DES INÉGALITÉS
PENDANT CE TEMPS,
EN FRANCE…
LA FRANCE ATTEND LE DÉ-CONFINEMENT
Le dé-confinement à peine évoqué,
deux certitudes viennent contredire
les espoirs qu’il suscite :
1/ la fin du confinement n’est pas
pour demain et certainement pas
pour le 15 avril,
2/ il sera progressif (sans doute région
par région) et conditionné (tests et
masques).
Il faudra attendre lundi pour savoir
jusqu’à quand le confinement est
officiellement prolongé en France.
Et en attendant, difficile de se projeter
sur la reprise de l’école, le retour au
bureau, la fin du chômage partiel, les
vacances d’été,…
EN ATTENDANT LES FRANÇAIS S’OCCUPENT…
Les français redécouvrent la Télé en
famille et notamment les comédies
avec Louis de Funès. Antidépresseur
du confinement, ces films font un
carton d’audiences. Ce retour dans la
France prospère et bon enfant des
années 60 et 70 est révélateur d’une
envie de partage en famille mais aussi
d’un repli sur des valeurs sûres et des
traditions.
On redécouvre les bienfaits de la
cuisine maison, du grand ménage de
printemps, des jeux de société,…
On teste des choses, on s’inquiète de
son poids, de son corps et du prix
des denrées alimentaires.
On achète beaucoup moins de
maquillage et d’eau de toilette mais
plus de savon, d’épilateur et de
tondeuse. Certains continuent à aller
travailler, beaucoup restent chez eux
et avec le confinement 45% des actifs
français affirment ne plus travailler.
LE GENDARME ET LE CONFINÉ
Paradoxalement c’est au moment où
le sujet du dé-confinement émerge
que les comportements se relâchent
et les règles du confinement se
durcissent. Certains semblent jouer
au chat et à la souris avec les forces
de l’ordre, d’autres dénoncent les
contrevenants, la plupart se
conforment aux règles et utilisent leur
attestation. 96% des français selon
Odoxa approuvent le confinement.
Quant aux soignants, ils redoutent le
non respect du confinement et un dé-
confinement en ordre dispersé.
MASQUE : « JE T’AURAIS !!! »
Après la polémique, le système D.
Les masques ont beaucoup occupé
les discussions et une certitude
s’impose désormais : dans la
perspective du dé-confinement et
même avant, le masque est utile pour
protéger les autres et se protéger soi-
même. Déjà certaines villes imposent
le port du masque et d’autres en
promettent pour leurs habitants. Mais,
en attendant qu’ils arrivent de Chine,
les français rivalisent d’ingéniosité
pour s’en procurer ou les fabriquer
eux-mêmes.
LA GRANDE VADROUILLE
Les tentatives de départs en
vacances ont été plus ou moins
enrayées par les barrages de police et
la menace des amendes. Mais
beaucoup d’urbains s’étaient déjà
confinés à la campagne, à la
montagne ou au bord de la mer.
Les élus et les habitants de ces
destinations de vacances ne
semblent pas enchantés d’avoir vu
débarquer ces nouveaux venus.
La crise sanitaire révèle aussi de
véritables enclaves dans le territoire
français épargnées pour le moment
par le virus.
Elle annonce peut-être aussi un retour
à la campagne et un retour du local.
DATA, CONTRÔLES ET LIBERTÉS
Si certains font remarquer que le port
du masque redonne à l’individu son
anonymat dans l’espace public,
l’utilisation des technologies et des
données personnelles permet déjà de
suivre le respect ou nom du
confinement. Demain, comme en
Corée du Sud et à Singapour, des
outils de traçage numérique
identifieront les déplacements et
toutes les interactions sociales.
Cela soulève de multiples questions
sur les libertés publiques. A priori
l’application stop-covid devrait
fonctionner sur le principe du
volontariat et la CNIL a déjà rappelé
l’importance des garde-fous.
On saura très vite si une majorité de
français est prête à renoncer à des
libertés individuelles pour la bonne
cause…
LE MONDE D’APRÈS ?
UNE CERTITUDE : L’INCERTITUDE RÈGNE !
Incertitude sur la date de fin du
confinement, incertitude sur les
conséquences immédiates de la crise
sanitaire, mais surtout incertitude sur
les conséquences à moyen et long
termes sur le plan économique,
social, politique ou géopolitique.
Certains imaginent un effondrement,
d’autres un retour à la normale,
certains prédisent que rien ne sera
plus comme avant et d’autres que
tout va changer. On accourt auprès
des vieux sages pour recueillir leurs
ultimes prédictions mais l’incertitude
est forte sur le monde d’après.
UN AUTRE MONDE, MAIS LEQUEL ?
Les plus jeunes quant à eux
souhaitent que le monde fonctionne
différemment. Ils parlent en priorité du
système de santé qui reste un des
meilleurs du monde même s’il a été
très durement mis sous pression
depuis au moins 20 ans. Mais aussi,
dans une moindre mesure de
gouvernance européenne et de
système économique.
Mais les jeunes ne sont pas les seuls
à attendre des changements et les
appels à penser le monde d’après se
multiplient : des députés français
lancent une consultation en ligne,
l’ONU invite également à participer.
Politiques, experts, think tanks et
simples citoyens se mobilisent, pour
repenser la gouvernance ou
simplement pour faire avancer leurs
idées.
QUEL MOTEUR POUR LA CROISSANCE ?
Pour faire redémarrer la machine
économique la Prix Nobel Esther
Duflo insiste sur le rôle de la dépense
publique pour soutenir les entreprises
et les ménages les plus modestes.
Mais quel sera le moteur de la
croissance demain ?
Un retour en force de l’économie
carbonée et mondialisée, de la
production et de la consommation de
masse ?
Ou bien une accélération des
transitions engagées avant la crise :
transitions écologique, énergétique,
alimentaire, gestion raisonnée des
ressources, développement d’une
économie inclusive et durable, etc ?
Quand les résultats des entreprises
subiront les effets de la crise, que
deviendront les engagements RSE et
autres stratégies long terme de
transition ? Les actionnaires
accepteront-ils de se serrer la
ceinture pour la bonne cause ?
ET QUI PAIERA LA FACTURE ?
Quoi qu’il en soit, les états et les
entreprises sortiront très endettés de
cette crise. Malgré des taux d’intérêt
extrêmement bas, la facture devra
bien être payée.
Quatre scénarios pour Jean Tirole :
1/ la répudiation de la dette (sur le
modèle des emprunts russes),
2/ la monétisation de la dette (la
planche à billet et donc le risque
d’inflation)
3/ la création d’impôts exceptionnels
(impôt sur le patrimoine évidemment
plutôt que sur les revenus)
4/ la solidarité entre états (mais quand
tous les états sont touchés, rares sont
ceux qui ont envie d’être solidaires).
Bref, pas de solution miracle.
LE JOUR D’APRÈS OU LE MONDE D’APRÈS ?
Ne nous trompons pas, ce qui se
passe aujourd’hui et ce qui se
passera dans les premiers jours du
dé-confinement ne sera pas
forcément le reflet de l’avenir qui nous
attend… le retour progressif à la
normale dans la vie quotidienne ne
provoquera pas le retour à la normale
de l’économie ni l’effacement des
tensions qui en résulteront.
Il ne signifiera pas non plus que les
aspirations et les comportements des
consommateurs seront inchangés.
Bien au contraire…
LE CITOYEN DE DEMAIN ? La crise sanitaire aura rendu plus
évidente la crise de la démocratie.
Quelle confiance accorder aux
autorités politiques, aux experts, à la
technocratie ?
La confiance dans la démocratie est à
reconstruire pour éviter la tentation
autoritaire ou populiste.
Donner plus de pouvoir aux citoyens,
les consulter d’avantage, les faire
participer, s’appuyer sur les relais de
la société sera un enjeu majeur du
pouvoir et de la gouvernance.
La préoccupation pour la santé, à la
fois comme bien individuel et comme
bien collectif, imposera encore plus
fortement le principe de précaution.
Les décisions qui ne tiendront pas
compte de ce principe seront difficiles
à prendre.
La société du « care » répond à une
aspiration forte mais réussira-t-elle à
s’imposer dans la situation de « sauve
qui peut » que déclenchera le
contrecoup économique ?
LE VIRUS EST UN GAME CHANGER
Une note d’espoir tout de même, le
virus est un véritable game changer.
Grâce à lui les français se lavent les
mains et la qualité de l’air s’est
améliorée de 33% en Inde où pour la
première fois depuis trente ans on
aperçoit l’Himalaya à 200
kilomètres… une expérience de
décroissance grandeur nature a eu
lieu mais pas sûr que cela ait fait de
nouveaux adeptes.
Enfin, des innovations déjà existantes
montrent leur efficacité pendant la
crise : la livraison par drône pour
limiter les contacts, l’impression 3D
pour fabriquer en urgence des pièces
de respirateurs, ou des studios
d’effets visuels qui délocalisent chez
leurs employés ce qui amène à
penser différemment le marché du
travail pour certains jobs demain,…
NOUVELLE
SOCIÉTÉ DE CONSOMMATION ?
NOUVEAU CONSOMMATEUR ?
Une évidence : le consommateur de demain sera celui d’aujourd’hui et d’hier,
avec ses aspirations et ses contradictions.
Il sera simplement marqué par une expérience inédite : une expérience qui lui aura permis
de vivre la peur du manque, de s’inquiéter pour des riens, et de s’inquiéter vraiment pour
les autres, de se surprendre lui-même dans sa capacité de résilience, de renoncer à la
mobilité et de vivre une immobilité contrainte. Bref, pour le consommateur et la société de
consommation, c’est une sacré expérience !
LE CONSOMMATEUR DEMAIN ? 1/5
PLUS INQUIET
Il y a évidemment l’inquiétude
d’aujourd’hui, mais dans un pays plus
pessimiste que ses voisins,
l’inquiétude pourrait durer.
Plus inquiet donc plus économe, plus
prudent à voyager loin, plus soucieux
de sa protection, de son alimentation,
de sa santé, plus soucieux aussi de
son cadre de vie, peut-être aussi plus
fidèle aux marques qui auront su
pendant la période assurer et
rassurer.
Les tensions sur le pouvoir d’achat
risquent aussi de faire revenir le
consommateur à des réflexes de
survie.
LE CONSOMMATEUR DEMAIN ? 2/5
PAS FRUGAL MAIS RECENTRÉ
SUR L’ESSENTIEL ET LE DURABLE
Ayant eu peur de manquer, mais
n’ayant finalement pas manqué de
grand-chose, le consommateur post-
covid ne sera sans doute pas
convaincu par la frugalité.
En revanche son échelle de valeur
pourrait être durablement modifiée
entre le futile et l’utile voir le vital dont
on ne peut pas se passer.
Aurons nous encore besoin de la
mode ? Oui certainement.
Mais c’est surtout d’internet et de
réseaux sociaux qu’on ne pourra plus
se passer, sinon c’est notre vie même
qui s’arrête !
LE CONSOMMATEUR DEMAIN ? 3/5
PLUS SENSIBLE À LA PROXIMITÉ
AU MADE IN FRANCE
ET PLUS RESPONSABLE
Le vrai lien entre la crise et la crise
écologique qui occupait nos esprits il
y a encore quelques semaines, c’est
la mondialisation et l’interdépendance
des économies.
Faire venir des produits du bout du
monde qu’on est capable de produire
chez nous apparait de plus en plus
comme une absurdité notamment
pour des produits aussi stratégiques
que l’alimentation et les
médicaments.
Pour 77% des français, la crise
sanitaire est l’occasion de mener une
politique de transition écologique plus
ambitieuse. Face aux tensions sur le
pouvoir d’achat côté consommateur
et aux tensions sur la rentabilité côté
entreprise, il y aura une équation
difficile à résoudre.
LE NOUVEAU CONSOMMATEUR ? 4/5
HOME SWEET HOME
Ceux qui prédisent la fin des
métropoles ont certainement tort,
mais les français qui auront les
moyens voudront un petit bout de
campagne sur lequel se replier en cas
de coup dur.
Malgré les envies immédiates de
balades, de sorties, de restaurant,…
que suscitent la perspective du
déconfinement, la maison, le confort,
le local, la famille, la fibre, etc
permettront d’envisager le foyer
comme un lieu de repli dont il faut
prendre soin. Un chez soi d’où l’on
puisse tout faire et tout commander.
Drive et livraison à domicile
profiteront durablement de leur rôle
dans la crise. Les derniers réfractaires
aux services en ligne ont bien été
obligés de s’y mettre et de constater
que c’est bien utile et pas si
compliqué.
LE NOUVEAU CONSOMMATEUR ? 5/5
RELATION AU TEMPS
ET À L’ESPACE
Entre ceux qui s’ennuient et ceux qui
sont débordés, l’expérience du
confinement transforme la relation au
temps et à l’espace.
De plus en plus, les consommateurs
auront envie et besoin de jouer avec
des rythmes différents : désir de
vitesse, de temps efficaces, de
mobilités choisies d’une part et
besoin d’une lenteur réinventée, de
pauses effectives et de droit à la
déconnexion.
C’est à ces conditions que le travail et
les loisirs, la vie professionnelle et
personnelle, retrouveront leur place
dans un nouvel équilibre de vie.
LE RIRE MALGRÉ TOUT
TOUT LE MONDE S’Y MET
Quand la Préfecture de Police
s’essaye à l’humour sur son compte
Twitter, elle ne récolte pas que des
louanges. Les humoristes quant à eux
animent leur communauté et
soutiennent des causes en lien avec
l’actualité. Certains comme Dubosc
se proposent d’appeler des
personnes âgées isolées. D’autres
comme F-X.Demaison ou Blanche
Gardin s’engagent. Le rire fait du bien
et tout le monde, professionnels ou
amateurs, s’y essaye.
RIRE ENCORE ET TOUJOURS
Depuis le début de cette crise, le rire
accompagne nos pérégrinations sur
les réseaux sociaux. Cette semaine,
on retrouve nos amis les bêtes qui
prennent notre place, nos frustrations
de confinés, et semaine de Pâques
oblige, un joli détournement de la
Cène de Léonard de Vinci.
À SUIVRE
OLIVIER.BAILLOUX@SAATCHI.FR

Contenu connexe

Tendances

COVID-19 - Cahier d’insights 8 - Saatchi & Saatchi France
COVID-19 - Cahier d’insights 8 - Saatchi & Saatchi FranceCOVID-19 - Cahier d’insights 8 - Saatchi & Saatchi France
COVID-19 - Cahier d’insights 8 - Saatchi & Saatchi France
SaatchiFrance
 
COVID 19 - reconfinement insights #SEMAINE 2
COVID 19 - reconfinement insights #SEMAINE 2COVID 19 - reconfinement insights #SEMAINE 2
COVID 19 - reconfinement insights #SEMAINE 2
SaatchiFrance
 
COVID-19 - Reconfinement insights #SEMAINE5
COVID-19  - Reconfinement insights #SEMAINE5COVID-19  - Reconfinement insights #SEMAINE5
COVID-19 - Reconfinement insights #SEMAINE5
SaatchiFrance
 
COVID 19 - reconfinement insights #SEMAINE 3
COVID 19 - reconfinement insights #SEMAINE 3COVID 19 - reconfinement insights #SEMAINE 3
COVID 19 - reconfinement insights #SEMAINE 3
SaatchiFrance
 
Covid-19 Impact
Covid-19 Impact Covid-19 Impact
Covid-19 Impact
CabinetNoCom
 
Les carnets de nocom - numero 2
Les carnets de nocom - numero 2 Les carnets de nocom - numero 2
Les carnets de nocom - numero 2
CabinetNoCom
 
Les carnets de nocom - numero 3
Les carnets de nocom - numero 3 Les carnets de nocom - numero 3
Les carnets de nocom - numero 3
CabinetNoCom
 
COVID-19 reconfinement insights #SEMAINE 7
COVID-19 reconfinement insights #SEMAINE 7COVID-19 reconfinement insights #SEMAINE 7
COVID-19 reconfinement insights #SEMAINE 7
SaatchiFrance
 
Les carnets de nocom - numero 5
Les carnets de nocom - numero 5 Les carnets de nocom - numero 5
Les carnets de nocom - numero 5
CabinetNoCom
 
Les carnets de nocom - numero 4
Les carnets de nocom - numero 4Les carnets de nocom - numero 4
Les carnets de nocom - numero 4
CabinetNoCom
 
COVID 19 - reconfinement insights #SEMAINE1
COVID 19 -  reconfinement insights #SEMAINE1COVID 19 -  reconfinement insights #SEMAINE1
COVID 19 - reconfinement insights #SEMAINE1
SaatchiFrance
 
La lettre de l'UNI
La lettre de l'UNILa lettre de l'UNI
La lettre de l'UNI
UNI
 
Rapport oxfam sur les inégalités 17 janvier 2022
Rapport oxfam sur les inégalités 17 janvier 2022Rapport oxfam sur les inégalités 17 janvier 2022
Rapport oxfam sur les inégalités 17 janvier 2022
lavenir
 
Analyse Harris Interactive - Coronavirus, révolution ou révélation
Analyse Harris Interactive - Coronavirus, révolution ou révélationAnalyse Harris Interactive - Coronavirus, révolution ou révélation
Analyse Harris Interactive - Coronavirus, révolution ou révélation
Harris Interactive France
 
Article "La tyrannie du risque zéro" dans le magazine Start
Article "La tyrannie du risque zéro" dans le magazine StartArticle "La tyrannie du risque zéro" dans le magazine Start
Article "La tyrannie du risque zéro" dans le magazine Start
Pascal Flamand
 
article de l'Obs sur le peacekeeping
article de l'Obs sur le peacekeepingarticle de l'Obs sur le peacekeeping
article de l'Obs sur le peacekeeping
Celhia de Lavarene
 
L'Euro est-il en danger de mort ?
L'Euro est-il en danger de mort ?L'Euro est-il en danger de mort ?
L'Euro est-il en danger de mort ?
Dominique Strauss-Kahn
 
L'être, l'avoir et le pouvoir dans la crise
L'être, l'avoir et le pouvoir dans la criseL'être, l'avoir et le pouvoir dans la crise
L'être, l'avoir et le pouvoir dans la crise
Dominique Strauss-Kahn
 

Tendances (19)

COVID-19 - Cahier d’insights 8 - Saatchi & Saatchi France
COVID-19 - Cahier d’insights 8 - Saatchi & Saatchi FranceCOVID-19 - Cahier d’insights 8 - Saatchi & Saatchi France
COVID-19 - Cahier d’insights 8 - Saatchi & Saatchi France
 
COVID 19 - reconfinement insights #SEMAINE 2
COVID 19 - reconfinement insights #SEMAINE 2COVID 19 - reconfinement insights #SEMAINE 2
COVID 19 - reconfinement insights #SEMAINE 2
 
COVID-19 - Reconfinement insights #SEMAINE5
COVID-19  - Reconfinement insights #SEMAINE5COVID-19  - Reconfinement insights #SEMAINE5
COVID-19 - Reconfinement insights #SEMAINE5
 
COVID 19 - reconfinement insights #SEMAINE 3
COVID 19 - reconfinement insights #SEMAINE 3COVID 19 - reconfinement insights #SEMAINE 3
COVID 19 - reconfinement insights #SEMAINE 3
 
Covid-19 Impact
Covid-19 Impact Covid-19 Impact
Covid-19 Impact
 
Les carnets de nocom - numero 2
Les carnets de nocom - numero 2 Les carnets de nocom - numero 2
Les carnets de nocom - numero 2
 
Les carnets de nocom - numero 3
Les carnets de nocom - numero 3 Les carnets de nocom - numero 3
Les carnets de nocom - numero 3
 
COVID-19 reconfinement insights #SEMAINE 7
COVID-19 reconfinement insights #SEMAINE 7COVID-19 reconfinement insights #SEMAINE 7
COVID-19 reconfinement insights #SEMAINE 7
 
Les carnets de nocom - numero 5
Les carnets de nocom - numero 5 Les carnets de nocom - numero 5
Les carnets de nocom - numero 5
 
Les carnets de nocom - numero 4
Les carnets de nocom - numero 4Les carnets de nocom - numero 4
Les carnets de nocom - numero 4
 
COVID 19 - reconfinement insights #SEMAINE1
COVID 19 -  reconfinement insights #SEMAINE1COVID 19 -  reconfinement insights #SEMAINE1
COVID 19 - reconfinement insights #SEMAINE1
 
La lettre de l'UNI
La lettre de l'UNILa lettre de l'UNI
La lettre de l'UNI
 
Rapport oxfam sur les inégalités 17 janvier 2022
Rapport oxfam sur les inégalités 17 janvier 2022Rapport oxfam sur les inégalités 17 janvier 2022
Rapport oxfam sur les inégalités 17 janvier 2022
 
Rapport Oxfam
Rapport OxfamRapport Oxfam
Rapport Oxfam
 
Analyse Harris Interactive - Coronavirus, révolution ou révélation
Analyse Harris Interactive - Coronavirus, révolution ou révélationAnalyse Harris Interactive - Coronavirus, révolution ou révélation
Analyse Harris Interactive - Coronavirus, révolution ou révélation
 
Article "La tyrannie du risque zéro" dans le magazine Start
Article "La tyrannie du risque zéro" dans le magazine StartArticle "La tyrannie du risque zéro" dans le magazine Start
Article "La tyrannie du risque zéro" dans le magazine Start
 
article de l'Obs sur le peacekeeping
article de l'Obs sur le peacekeepingarticle de l'Obs sur le peacekeeping
article de l'Obs sur le peacekeeping
 
L'Euro est-il en danger de mort ?
L'Euro est-il en danger de mort ?L'Euro est-il en danger de mort ?
L'Euro est-il en danger de mort ?
 
L'être, l'avoir et le pouvoir dans la crise
L'être, l'avoir et le pouvoir dans la criseL'être, l'avoir et le pouvoir dans la crise
L'être, l'avoir et le pouvoir dans la crise
 

Similaire à COVID-19 - Cahier d’insights 4 - Saatchi & Saatchi France

COVID19 - Reconfinement insights #SEMAINE 4
COVID19 - Reconfinement insights #SEMAINE 4COVID19 - Reconfinement insights #SEMAINE 4
COVID19 - Reconfinement insights #SEMAINE 4
SaatchiFrance
 
Flair France 2021 : maintenant ou jamais - 10 points à savoir
Flair France 2021 : maintenant ou jamais - 10 points à savoirFlair France 2021 : maintenant ou jamais - 10 points à savoir
Flair France 2021 : maintenant ou jamais - 10 points à savoir
Ipsos France
 
COVID-19 reconfinement insights SEMAINE 6
COVID-19 reconfinement insights SEMAINE 6COVID-19 reconfinement insights SEMAINE 6
COVID-19 reconfinement insights SEMAINE 6
SaatchiFrance
 
Le monde d’après selon What’s Next Partners
Le monde d’après selon What’s Next PartnersLe monde d’après selon What’s Next Partners
Le monde d’après selon What’s Next Partners
Delphine Mazeau
 
ELABE PandemIA Covid-19
ELABE PandemIA Covid-19ELABE PandemIA Covid-19
ELABE PandemIA Covid-19
contact Elabe
 
Rapport Harris Interactive pour LCI - Nouvelles mesures anti-covid 27-10-20
Rapport Harris Interactive pour LCI - Nouvelles mesures anti-covid 27-10-20 Rapport Harris Interactive pour LCI - Nouvelles mesures anti-covid 27-10-20
Rapport Harris Interactive pour LCI - Nouvelles mesures anti-covid 27-10-20
Harris Interactive France
 
(Re)créer du lien au pays des fractures
(Re)créer du lien au pays des fractures(Re)créer du lien au pays des fractures
(Re)créer du lien au pays des fractures
Ipsos France
 
COVID-19 la grande réinitialisation, par Klaus Schwab
COVID-19 la grande réinitialisation, par Klaus SchwabCOVID-19 la grande réinitialisation, par Klaus Schwab
COVID-19 la grande réinitialisation, par Klaus Schwab
Guy Boulianne
 
Les zOOms de l'Observatoire Cetelem : Déconfinés, pour quelles perspectives ?
Les zOOms de l'Observatoire Cetelem : Déconfinés, pour quelles perspectives ?Les zOOms de l'Observatoire Cetelem : Déconfinés, pour quelles perspectives ?
Les zOOms de l'Observatoire Cetelem : Déconfinés, pour quelles perspectives ?
Harris Interactive France
 
Perspectives économiques au temps du Coronavirus. Baromètre des décideurs Via...
Perspectives économiques au temps du Coronavirus. Baromètre des décideurs Via...Perspectives économiques au temps du Coronavirus. Baromètre des décideurs Via...
Perspectives économiques au temps du Coronavirus. Baromètre des décideurs Via...
HEC Paris
 
Il n'y a pas de pause à espérer avec le coronavirus
Il n'y a pas de pause à espérer avec le coronavirusIl n'y a pas de pause à espérer avec le coronavirus
Il n'y a pas de pause à espérer avec le coronavirus
Khadija Moussayer
 
Covid 19 - petit état des lieux de la pandémie après le variant BA.2.pdf
Covid 19 - petit état des lieux de la pandémie après le variant BA.2.pdfCovid 19 - petit état des lieux de la pandémie après le variant BA.2.pdf
Covid 19 - petit état des lieux de la pandémie après le variant BA.2.pdf
Pelouze Guy-André
 
Sp16
Sp16Sp16
DIAS OCTOBRE 061020.pptx
DIAS OCTOBRE 061020.pptxDIAS OCTOBRE 061020.pptx
DIAS OCTOBRE 061020.pptx
BestChoice5
 
Ecoute Sociale : Les français à l’heure du confinement N°1
Ecoute Sociale : Les français à l’heure du confinement N°1Ecoute Sociale : Les français à l’heure du confinement N°1
Ecoute Sociale : Les français à l’heure du confinement N°1
leoburnettparis
 
Action universitaire - septembre 2005
Action universitaire - septembre 2005Action universitaire - septembre 2005
Action universitaire - septembre 2005
UNI
 
Baromètre des Décideurs Viavoice pour HEC Paris, Le Figaro et BFM Business - ...
Baromètre des Décideurs Viavoice pour HEC Paris, Le Figaro et BFM Business - ...Baromètre des Décideurs Viavoice pour HEC Paris, Le Figaro et BFM Business - ...
Baromètre des Décideurs Viavoice pour HEC Paris, Le Figaro et BFM Business - ...
HEC Paris
 
Generation Covid-19
Generation Covid-19Generation Covid-19
Generation Covid-19
Miloé Santé
 

Similaire à COVID-19 - Cahier d’insights 4 - Saatchi & Saatchi France (19)

COVID19 - Reconfinement insights #SEMAINE 4
COVID19 - Reconfinement insights #SEMAINE 4COVID19 - Reconfinement insights #SEMAINE 4
COVID19 - Reconfinement insights #SEMAINE 4
 
Flair France 2021 : maintenant ou jamais - 10 points à savoir
Flair France 2021 : maintenant ou jamais - 10 points à savoirFlair France 2021 : maintenant ou jamais - 10 points à savoir
Flair France 2021 : maintenant ou jamais - 10 points à savoir
 
COVID-19 reconfinement insights SEMAINE 6
COVID-19 reconfinement insights SEMAINE 6COVID-19 reconfinement insights SEMAINE 6
COVID-19 reconfinement insights SEMAINE 6
 
Le monde d’après selon What’s Next Partners
Le monde d’après selon What’s Next PartnersLe monde d’après selon What’s Next Partners
Le monde d’après selon What’s Next Partners
 
ELABE PandemIA Covid-19
ELABE PandemIA Covid-19ELABE PandemIA Covid-19
ELABE PandemIA Covid-19
 
Rapport Harris Interactive pour LCI - Nouvelles mesures anti-covid 27-10-20
Rapport Harris Interactive pour LCI - Nouvelles mesures anti-covid 27-10-20 Rapport Harris Interactive pour LCI - Nouvelles mesures anti-covid 27-10-20
Rapport Harris Interactive pour LCI - Nouvelles mesures anti-covid 27-10-20
 
(Re)créer du lien au pays des fractures
(Re)créer du lien au pays des fractures(Re)créer du lien au pays des fractures
(Re)créer du lien au pays des fractures
 
COVID-19 la grande réinitialisation, par Klaus Schwab
COVID-19 la grande réinitialisation, par Klaus SchwabCOVID-19 la grande réinitialisation, par Klaus Schwab
COVID-19 la grande réinitialisation, par Klaus Schwab
 
Les zOOms de l'Observatoire Cetelem : Déconfinés, pour quelles perspectives ?
Les zOOms de l'Observatoire Cetelem : Déconfinés, pour quelles perspectives ?Les zOOms de l'Observatoire Cetelem : Déconfinés, pour quelles perspectives ?
Les zOOms de l'Observatoire Cetelem : Déconfinés, pour quelles perspectives ?
 
Perspectives économiques au temps du Coronavirus. Baromètre des décideurs Via...
Perspectives économiques au temps du Coronavirus. Baromètre des décideurs Via...Perspectives économiques au temps du Coronavirus. Baromètre des décideurs Via...
Perspectives économiques au temps du Coronavirus. Baromètre des décideurs Via...
 
Il n'y a pas de pause à espérer avec le coronavirus
Il n'y a pas de pause à espérer avec le coronavirusIl n'y a pas de pause à espérer avec le coronavirus
Il n'y a pas de pause à espérer avec le coronavirus
 
Accomex100
Accomex100Accomex100
Accomex100
 
Covid 19 - petit état des lieux de la pandémie après le variant BA.2.pdf
Covid 19 - petit état des lieux de la pandémie après le variant BA.2.pdfCovid 19 - petit état des lieux de la pandémie après le variant BA.2.pdf
Covid 19 - petit état des lieux de la pandémie après le variant BA.2.pdf
 
Sp16
Sp16Sp16
Sp16
 
DIAS OCTOBRE 061020.pptx
DIAS OCTOBRE 061020.pptxDIAS OCTOBRE 061020.pptx
DIAS OCTOBRE 061020.pptx
 
Ecoute Sociale : Les français à l’heure du confinement N°1
Ecoute Sociale : Les français à l’heure du confinement N°1Ecoute Sociale : Les français à l’heure du confinement N°1
Ecoute Sociale : Les français à l’heure du confinement N°1
 
Action universitaire - septembre 2005
Action universitaire - septembre 2005Action universitaire - septembre 2005
Action universitaire - septembre 2005
 
Baromètre des Décideurs Viavoice pour HEC Paris, Le Figaro et BFM Business - ...
Baromètre des Décideurs Viavoice pour HEC Paris, Le Figaro et BFM Business - ...Baromètre des Décideurs Viavoice pour HEC Paris, Le Figaro et BFM Business - ...
Baromètre des Décideurs Viavoice pour HEC Paris, Le Figaro et BFM Business - ...
 
Generation Covid-19
Generation Covid-19Generation Covid-19
Generation Covid-19
 

COVID-19 - Cahier d’insights 4 - Saatchi & Saatchi France

  • 2. SEMAINE 4 Quatrième semaine de confinement en France. Au pic épidémique sans doute pas encore atteint succèdera inévitablement un « plateau ». Pour l’heure l’épidémie continue d’imposer une pression extrêmement forte aux hôpitaux et aux soignants. Les français sont plus inquiets pour leurs proches que pour eux-mêmes et attendent une date et des masques pour le déconfinement. L’heure n’est pas encore au bilan que déjà le sujet qui s’impose est celui de l’avenir. Difficile d’imaginer la suite entre nos espérances d’avant et le choc de la réalité à venir. En d’autres termes, gardons nous de prendre nos désirs pour une réalité. Il y aura des changements mais ne surestimons pas non plus les bouleversements à venir. Pendant ce temps le virus continue de progresser dans le monde et joue partout un rôle d’amplificateur des tensions préexistantes.
  • 3. COVID 19 EN 19 CHIFFRES
  • 4. 1 600 000 Le nombre de cas de Covid 19 dans le monde (Statista 9 avril) 95 735 Morts dans le monde (Statista 9 avril) 1/2 De la population mondiale appelée à se confiner 466 033 Cas répertoriés aux États-Unis 2 300 MDS$ Montant du plan de soutien de la Fed 7,6% De déficit public pour la France en 2020 vs 3% 100 MDS€ Le plan d’urgence pour l’économie est doublé. 118 783 Cas répertoriés en France 12 210 Décès en France au 9 avril 14 797 Morts aux États-Unis dont 5150 rien qu’à New York 77% La crise sanitaire est l’occasion de mener une politique ambitieuse de transition écologique 58% De rejets de CO2 en moins en raison du confinement 355 079 Personnes guéries dans le monde (Statista 9 avril) 17 M De chômeurs en plus en trois semaines aux États-Unis (10%) +15% De défaillances d’entreprises (prévisions Coface) 530 000 Nombre de PV pour non respect du confinement depuis le début 6,9 M De français au chômage partiel (628 000 entreprises concernées) 25% Des français redoutent une pénurie alimentaire en France (YouGov) 76% Des français pensent que le gouvernement leur a menti sur les masques LA SEMAINE EN 19 CHIFFRES
  • 5. LE COVID 19 & VILLAGE GLOBAL
  • 6. LE MONDE FACE AU VIRUS
  • 7. WHO’S NEXT ? La pandémie continue de se répandre. Après l’Asie, l’Europe, les États-Unis sont durement touchés et sans doute l’Amérique Latine et l’Afrique à leur tour. Certains pays engagent le dé-confinement, d’autres se décident enfin à l’appliquer. Certains sont au cœur de la crise sanitaire, d’autres se préparent plus ou moins à son arrivée. Mais si le confinement fait débat c’est évidemment parce qu’il impose un arrêt d’une partie de l’économie. Et si le dé-confinement fait débat également c’est parce que les risques de reprise de l’épidémie peuvent difficilement être écartés sans des conditions drastiques.
  • 8. Quatrième discours télévisé en 68 ans de règne pour Elisabeth II, c’est dire si la situation actuelle est exceptionnelle. Face à la crise, les leaders adoptent des discours, des attitudes et des mesures exceptionnelles. Certains profitent de la situation de crise pour obtenir ce qu’ils n’avaient pas réussi à obtenir avant elle, d’autres sont tout à la gestion de la crise avec le soutien de leur population, d’autres enfin payent de leur poche comme les députés bulgares ou de leur personne comme le premier ministre irlandais, le docteur Leo Varadkar, qui reprend du service à l’hôpital. LEADERS QUI RASSURENT /LEADERS QUI INQUIÈTENT
  • 9. L’EUROPE SOUS TENSION L’Eurogroupe vient de valider un vaste plan de soutien de 540 milliards d’euros. C’est une bonne nouvelle mais les problèmes majeurs que l’Europe n’a pas su résoudre avant la crise, parviendra-t-elle à les résoudre pendant ou après ? C’est la gouvernance européenne qui est clairement en question. Il y a un relatif consensus des dirigeants et des économistes pour dire que les états doivent mettre en place des amortisseurs pour éviter la casse des entreprises et la catastrophe sociale. Mais jusqu’où faut-il aller et quels moyens derrière pour financer cette relance par la dette ? la division est profonde entre les pays qui veulent que l’Europe s’endette collectivement et ceux qui défendent la signature de chaque pays.
  • 10. SOLIDARITÉS OU ÉGOÏSMES Face à la crise les plus faibles sont toujours les plus exposés. Mais les puissants n’y échappent pas vraiment. On peut être premier ministre et être hospitalisé, on peut être la première économie mondiale et être touché durement, on peut être leader de son secteur et avoir du mal à résister. De même que le virus n’a pas de frontière, la mondialisation et le commerce ont créé un monde d’interdépendances plus ou moins visibles. Cette interdépendance crée parfois des solidarités, mais réveille aussi les égoïsmes et les appétits de puissance : vols de masques entre pays alliés, mensonges sur les chiffres, critiques entre pays et entre dirigeants, défiance vis-à-vis des organisations internationales, aides intéressées, etc
  • 11. Inégalités entre pays développés et pays en développement, entre riches et pauvres, entre jeunes et vieux, entre urbains et ruraux, entre connectés et exclus, entre communautés,… la crise sanitaire creuse déjà les écarts. Mais il y a fort à parier que la crise économique qui suivra aura des effets considérables et verra exploser les petites et grandes inégalités à tous les niveaux... EXPLOSION DES INÉGALITÉS
  • 12. PENDANT CE TEMPS, EN FRANCE…
  • 13. LA FRANCE ATTEND LE DÉ-CONFINEMENT Le dé-confinement à peine évoqué, deux certitudes viennent contredire les espoirs qu’il suscite : 1/ la fin du confinement n’est pas pour demain et certainement pas pour le 15 avril, 2/ il sera progressif (sans doute région par région) et conditionné (tests et masques). Il faudra attendre lundi pour savoir jusqu’à quand le confinement est officiellement prolongé en France. Et en attendant, difficile de se projeter sur la reprise de l’école, le retour au bureau, la fin du chômage partiel, les vacances d’été,…
  • 14. EN ATTENDANT LES FRANÇAIS S’OCCUPENT… Les français redécouvrent la Télé en famille et notamment les comédies avec Louis de Funès. Antidépresseur du confinement, ces films font un carton d’audiences. Ce retour dans la France prospère et bon enfant des années 60 et 70 est révélateur d’une envie de partage en famille mais aussi d’un repli sur des valeurs sûres et des traditions. On redécouvre les bienfaits de la cuisine maison, du grand ménage de printemps, des jeux de société,… On teste des choses, on s’inquiète de son poids, de son corps et du prix des denrées alimentaires. On achète beaucoup moins de maquillage et d’eau de toilette mais plus de savon, d’épilateur et de tondeuse. Certains continuent à aller travailler, beaucoup restent chez eux et avec le confinement 45% des actifs français affirment ne plus travailler.
  • 15. LE GENDARME ET LE CONFINÉ Paradoxalement c’est au moment où le sujet du dé-confinement émerge que les comportements se relâchent et les règles du confinement se durcissent. Certains semblent jouer au chat et à la souris avec les forces de l’ordre, d’autres dénoncent les contrevenants, la plupart se conforment aux règles et utilisent leur attestation. 96% des français selon Odoxa approuvent le confinement. Quant aux soignants, ils redoutent le non respect du confinement et un dé- confinement en ordre dispersé.
  • 16. MASQUE : « JE T’AURAIS !!! » Après la polémique, le système D. Les masques ont beaucoup occupé les discussions et une certitude s’impose désormais : dans la perspective du dé-confinement et même avant, le masque est utile pour protéger les autres et se protéger soi- même. Déjà certaines villes imposent le port du masque et d’autres en promettent pour leurs habitants. Mais, en attendant qu’ils arrivent de Chine, les français rivalisent d’ingéniosité pour s’en procurer ou les fabriquer eux-mêmes.
  • 17. LA GRANDE VADROUILLE Les tentatives de départs en vacances ont été plus ou moins enrayées par les barrages de police et la menace des amendes. Mais beaucoup d’urbains s’étaient déjà confinés à la campagne, à la montagne ou au bord de la mer. Les élus et les habitants de ces destinations de vacances ne semblent pas enchantés d’avoir vu débarquer ces nouveaux venus. La crise sanitaire révèle aussi de véritables enclaves dans le territoire français épargnées pour le moment par le virus. Elle annonce peut-être aussi un retour à la campagne et un retour du local.
  • 18. DATA, CONTRÔLES ET LIBERTÉS Si certains font remarquer que le port du masque redonne à l’individu son anonymat dans l’espace public, l’utilisation des technologies et des données personnelles permet déjà de suivre le respect ou nom du confinement. Demain, comme en Corée du Sud et à Singapour, des outils de traçage numérique identifieront les déplacements et toutes les interactions sociales. Cela soulève de multiples questions sur les libertés publiques. A priori l’application stop-covid devrait fonctionner sur le principe du volontariat et la CNIL a déjà rappelé l’importance des garde-fous. On saura très vite si une majorité de français est prête à renoncer à des libertés individuelles pour la bonne cause…
  • 20. UNE CERTITUDE : L’INCERTITUDE RÈGNE ! Incertitude sur la date de fin du confinement, incertitude sur les conséquences immédiates de la crise sanitaire, mais surtout incertitude sur les conséquences à moyen et long termes sur le plan économique, social, politique ou géopolitique. Certains imaginent un effondrement, d’autres un retour à la normale, certains prédisent que rien ne sera plus comme avant et d’autres que tout va changer. On accourt auprès des vieux sages pour recueillir leurs ultimes prédictions mais l’incertitude est forte sur le monde d’après.
  • 21. UN AUTRE MONDE, MAIS LEQUEL ? Les plus jeunes quant à eux souhaitent que le monde fonctionne différemment. Ils parlent en priorité du système de santé qui reste un des meilleurs du monde même s’il a été très durement mis sous pression depuis au moins 20 ans. Mais aussi, dans une moindre mesure de gouvernance européenne et de système économique. Mais les jeunes ne sont pas les seuls à attendre des changements et les appels à penser le monde d’après se multiplient : des députés français lancent une consultation en ligne, l’ONU invite également à participer. Politiques, experts, think tanks et simples citoyens se mobilisent, pour repenser la gouvernance ou simplement pour faire avancer leurs idées.
  • 22. QUEL MOTEUR POUR LA CROISSANCE ? Pour faire redémarrer la machine économique la Prix Nobel Esther Duflo insiste sur le rôle de la dépense publique pour soutenir les entreprises et les ménages les plus modestes. Mais quel sera le moteur de la croissance demain ? Un retour en force de l’économie carbonée et mondialisée, de la production et de la consommation de masse ? Ou bien une accélération des transitions engagées avant la crise : transitions écologique, énergétique, alimentaire, gestion raisonnée des ressources, développement d’une économie inclusive et durable, etc ? Quand les résultats des entreprises subiront les effets de la crise, que deviendront les engagements RSE et autres stratégies long terme de transition ? Les actionnaires accepteront-ils de se serrer la ceinture pour la bonne cause ?
  • 23. ET QUI PAIERA LA FACTURE ? Quoi qu’il en soit, les états et les entreprises sortiront très endettés de cette crise. Malgré des taux d’intérêt extrêmement bas, la facture devra bien être payée. Quatre scénarios pour Jean Tirole : 1/ la répudiation de la dette (sur le modèle des emprunts russes), 2/ la monétisation de la dette (la planche à billet et donc le risque d’inflation) 3/ la création d’impôts exceptionnels (impôt sur le patrimoine évidemment plutôt que sur les revenus) 4/ la solidarité entre états (mais quand tous les états sont touchés, rares sont ceux qui ont envie d’être solidaires). Bref, pas de solution miracle.
  • 24. LE JOUR D’APRÈS OU LE MONDE D’APRÈS ? Ne nous trompons pas, ce qui se passe aujourd’hui et ce qui se passera dans les premiers jours du dé-confinement ne sera pas forcément le reflet de l’avenir qui nous attend… le retour progressif à la normale dans la vie quotidienne ne provoquera pas le retour à la normale de l’économie ni l’effacement des tensions qui en résulteront. Il ne signifiera pas non plus que les aspirations et les comportements des consommateurs seront inchangés. Bien au contraire…
  • 25. LE CITOYEN DE DEMAIN ? La crise sanitaire aura rendu plus évidente la crise de la démocratie. Quelle confiance accorder aux autorités politiques, aux experts, à la technocratie ? La confiance dans la démocratie est à reconstruire pour éviter la tentation autoritaire ou populiste. Donner plus de pouvoir aux citoyens, les consulter d’avantage, les faire participer, s’appuyer sur les relais de la société sera un enjeu majeur du pouvoir et de la gouvernance. La préoccupation pour la santé, à la fois comme bien individuel et comme bien collectif, imposera encore plus fortement le principe de précaution. Les décisions qui ne tiendront pas compte de ce principe seront difficiles à prendre. La société du « care » répond à une aspiration forte mais réussira-t-elle à s’imposer dans la situation de « sauve qui peut » que déclenchera le contrecoup économique ?
  • 26. LE VIRUS EST UN GAME CHANGER Une note d’espoir tout de même, le virus est un véritable game changer. Grâce à lui les français se lavent les mains et la qualité de l’air s’est améliorée de 33% en Inde où pour la première fois depuis trente ans on aperçoit l’Himalaya à 200 kilomètres… une expérience de décroissance grandeur nature a eu lieu mais pas sûr que cela ait fait de nouveaux adeptes. Enfin, des innovations déjà existantes montrent leur efficacité pendant la crise : la livraison par drône pour limiter les contacts, l’impression 3D pour fabriquer en urgence des pièces de respirateurs, ou des studios d’effets visuels qui délocalisent chez leurs employés ce qui amène à penser différemment le marché du travail pour certains jobs demain,…
  • 28. NOUVEAU CONSOMMATEUR ? Une évidence : le consommateur de demain sera celui d’aujourd’hui et d’hier, avec ses aspirations et ses contradictions. Il sera simplement marqué par une expérience inédite : une expérience qui lui aura permis de vivre la peur du manque, de s’inquiéter pour des riens, et de s’inquiéter vraiment pour les autres, de se surprendre lui-même dans sa capacité de résilience, de renoncer à la mobilité et de vivre une immobilité contrainte. Bref, pour le consommateur et la société de consommation, c’est une sacré expérience !
  • 29. LE CONSOMMATEUR DEMAIN ? 1/5 PLUS INQUIET Il y a évidemment l’inquiétude d’aujourd’hui, mais dans un pays plus pessimiste que ses voisins, l’inquiétude pourrait durer. Plus inquiet donc plus économe, plus prudent à voyager loin, plus soucieux de sa protection, de son alimentation, de sa santé, plus soucieux aussi de son cadre de vie, peut-être aussi plus fidèle aux marques qui auront su pendant la période assurer et rassurer. Les tensions sur le pouvoir d’achat risquent aussi de faire revenir le consommateur à des réflexes de survie.
  • 30. LE CONSOMMATEUR DEMAIN ? 2/5 PAS FRUGAL MAIS RECENTRÉ SUR L’ESSENTIEL ET LE DURABLE Ayant eu peur de manquer, mais n’ayant finalement pas manqué de grand-chose, le consommateur post- covid ne sera sans doute pas convaincu par la frugalité. En revanche son échelle de valeur pourrait être durablement modifiée entre le futile et l’utile voir le vital dont on ne peut pas se passer. Aurons nous encore besoin de la mode ? Oui certainement. Mais c’est surtout d’internet et de réseaux sociaux qu’on ne pourra plus se passer, sinon c’est notre vie même qui s’arrête !
  • 31. LE CONSOMMATEUR DEMAIN ? 3/5 PLUS SENSIBLE À LA PROXIMITÉ AU MADE IN FRANCE ET PLUS RESPONSABLE Le vrai lien entre la crise et la crise écologique qui occupait nos esprits il y a encore quelques semaines, c’est la mondialisation et l’interdépendance des économies. Faire venir des produits du bout du monde qu’on est capable de produire chez nous apparait de plus en plus comme une absurdité notamment pour des produits aussi stratégiques que l’alimentation et les médicaments. Pour 77% des français, la crise sanitaire est l’occasion de mener une politique de transition écologique plus ambitieuse. Face aux tensions sur le pouvoir d’achat côté consommateur et aux tensions sur la rentabilité côté entreprise, il y aura une équation difficile à résoudre.
  • 32. LE NOUVEAU CONSOMMATEUR ? 4/5 HOME SWEET HOME Ceux qui prédisent la fin des métropoles ont certainement tort, mais les français qui auront les moyens voudront un petit bout de campagne sur lequel se replier en cas de coup dur. Malgré les envies immédiates de balades, de sorties, de restaurant,… que suscitent la perspective du déconfinement, la maison, le confort, le local, la famille, la fibre, etc permettront d’envisager le foyer comme un lieu de repli dont il faut prendre soin. Un chez soi d’où l’on puisse tout faire et tout commander. Drive et livraison à domicile profiteront durablement de leur rôle dans la crise. Les derniers réfractaires aux services en ligne ont bien été obligés de s’y mettre et de constater que c’est bien utile et pas si compliqué.
  • 33. LE NOUVEAU CONSOMMATEUR ? 5/5 RELATION AU TEMPS ET À L’ESPACE Entre ceux qui s’ennuient et ceux qui sont débordés, l’expérience du confinement transforme la relation au temps et à l’espace. De plus en plus, les consommateurs auront envie et besoin de jouer avec des rythmes différents : désir de vitesse, de temps efficaces, de mobilités choisies d’une part et besoin d’une lenteur réinventée, de pauses effectives et de droit à la déconnexion. C’est à ces conditions que le travail et les loisirs, la vie professionnelle et personnelle, retrouveront leur place dans un nouvel équilibre de vie.
  • 35. TOUT LE MONDE S’Y MET Quand la Préfecture de Police s’essaye à l’humour sur son compte Twitter, elle ne récolte pas que des louanges. Les humoristes quant à eux animent leur communauté et soutiennent des causes en lien avec l’actualité. Certains comme Dubosc se proposent d’appeler des personnes âgées isolées. D’autres comme F-X.Demaison ou Blanche Gardin s’engagent. Le rire fait du bien et tout le monde, professionnels ou amateurs, s’y essaye.
  • 36. RIRE ENCORE ET TOUJOURS Depuis le début de cette crise, le rire accompagne nos pérégrinations sur les réseaux sociaux. Cette semaine, on retrouve nos amis les bêtes qui prennent notre place, nos frustrations de confinés, et semaine de Pâques oblige, un joli détournement de la Cène de Léonard de Vinci.