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Culture et Civilisation
Ouvrages
-Alfred Louis Kroeber, Clyde Kluckhohn, Culture: a critical review of concepts and
definitions, Volume 47,Numéro 1, The Museum, 1952 - 223 pages
-Alain Barbé, Daniel Lordey, Histoire de Paris, Editions Ouest-France 1990.
- Atlas de la France et de ses régions, Paris-Bruxelles- Zurich-Montréal 1993.
-Déclaration universelle de l’Unesco sur la diversité culturelle, Diogène, 2004/1 (n°
205), p. 166-169. DOI : 10.3917/dio.205.0166. URL :
https://www.cairn.info/revue-diogene-2004-1-page-166.htm
-G. Cotentin Rey , Les grandes étapes de la civilisation françaises, Paris 1996.
- Georges Dorion et André Guionnet, La sécurité sociale (coll. Que sais-je ?), Paris
1993 pg. 33.
-Jean Thoraval, Les grandes étapes de la civilisation française, Paris 1972.
-La France, Librairie Larousse, Paris 1990.
- Marc Blancpain, Jean-Paul Couchoud, La civilisation française, Paris 1974, p. 242.
-Pierre Aubé, Atlas de l’Histoire de France, Olivier Bonnet, Paris 1996.
- Yvonne de Sike, Fêtes et croyances populaires en Europe, Paris 1994.
• Dictionnaires et Encyclopédies
• Dictionnaire des monuments de Paris, Paris 1991.
• Encyclopédie de la culture française, Paris 1991.
• Larousse, Dictionnaire de Paris, Paris 1964.
• Larousse, Le Nouveau Mémo, encyclopédie, Paris
1999.
• Le monde contemporain, Histoire, Civilisations,
Paris-Montréal, 1968.
• Le petit Larousse “Dictionnaire encyclopédique”,
Paris 1996.
• Le Petit Robert, Dictionnaire illustré des noms
propres, Paris 1994.
• Sites consultés
• http://www.unesco.org/archives/new2010/fr/
histoire_unesco.html (en ligne)
• http://www .la-déclaration-des-droits-de-l-
homme-et-du-citoyen-de-1789.html (en ligne)
• http://www.vie-publique.fr/decouverte-
institutions/union-europeenne/html (en ligne)
• https://www.mairie.net/national/hymne-
devise-drapeau.htm (en ligne)
• http://philosophie.ac-amiens.fr/401-exercice-
nature-culture.html (en ligne)
• 1- Le Concept
• Le concept de culture est Polydisciplinaire. On peut en trouver, dans la
littérature spécialisée, des centaines de définitions ; mais cela ne signifie
pas forcément un manque total d'unité, bien au contraire il s'agit là de
l'expression des aspects multiples et des facteurs de ce qui constitue la
culture ou encore de la variété d'accès que nous avons à la culture.
• C'est ainsi qu'on peut distinguer de nombreuses dimensions du concept
de culture qui sont cependant étroitement liées entre elles.
Généralement, elles représentent des matières et des disciplines
scientifiques traditionnelles :
• la dimension philosophique dans le sens d'une philosophie culturelle de
base
• la dimension épistémologique et de la théorie scientifique : comment
comprendre la culture et les processus culturels
• la dimension anthropologique : anthropologie culturelle, écologie
culturelle (la culture en tant que catégorie fondamentale de l'être humain)
• la dimension sociologique : la sociologie culturelle (les structures sociales
en tant que partie de la culture)
• la dimension des sciences économiques surtout dans l'analyse des entreprises du point
de vue de la comparaison des cultures
• la dimension des sciences politiques : la politique de développement et les théories de
la mondialisation, en particulier, discutent des relations entre culture et
développement.
• la dimension sémiotique-linguistique : la culture en tant que stock des signes d'un
groupe, en tant que représentations officielles, la reproduction langagière de la culture
dans le discours
• la dimension philologique : la littérature en tant que forme primaire de la manifestation
culturelle
• la dimension psychologique : la psychologie comparative des cultures, les
représentations
• Cognitives de la culture
• la dimension des sciences de la musique, du théâtre et de l'art (art ne signifie pas
culture !)
• la dimension historique : patrimoine culturel, histoire de la culture
• la dimension des sciences de la communication : la culture médiatique à l'époque de la
• TV, des vidéos et de l'internet.
• la dimension sémiotique-linguistique : la culture en tant que stock
des signes d'un groupe, en tant que représentations officielles, la
reproduction langagière de la culture dans le discours
• la dimension philologique : la littérature en tant que forme primaire
de la manifestation culturelle
• la dimension psychologique : la psychologie comparative des
cultures, les représentations
• Cognitives de la culture
• la dimension des sciences de la musique, du théâtre et de l'art (art
ne signifie pas culture !)
• la dimension historique : patrimoine culturel, histoire de la culture
• la dimension des sciences de la communication : la culture
médiatique à l'époque de la
• TV, des vidéos et de l'internet.
• 2- Les variations de la Culture
• Une définition plus étroite mais très souvent reprise au point d'être propagée
par l'UNESCO, est Celle de Sahlins :
• - Manière de vivre, dans sa totalité, distinctive d'un peuple ou d'une société.
• - Ensemble des coutumes, des réalisations matérielles et spirituelles et des
standardisations d'une collectivité
• - Ensemble des représentations publiques et mentales qui, dans une certaine
communauté humaine, sont transmises, toujours nouvellement interprétées
et de ce fait nouvellement constituées en tant que opinions, normes d'action,
signification communicative.
• Le terme Culture peut alors revêtir l’un ou l’autre sens, il y a donc
actuellement en français deux acceptions différentes pour le mot culture :
• La culture individuelle de chacun est une construction personnelle de ses
connaissances donnant la culture générale. Elle représente l’ensemble des
connaissances acquises, l’instruction, le savoir d’un être humain. Par extension,
la culture désigne aussi tout comportement, habitude, savoir, système de sens
appris par un individu, transmis socialement et non par héritage génétique de
l’espèce à laquelle appartient cet individu.
• La culture individuelle inclut la connaissance de la culture (collective) à
laquelle appartient l’individu. Mais aussi la connaissance des arts et des
différentes cultures humaines à travers l’histoire.
• Ainsi, la culture est un terme qui présente des sens multiples, tous dérivés
du sens premier de « culture de la terre ». La culture est le propre de
l'homme : elle fait partie de son évolution et de sa définition. Il faut
également s'interroger sur les cultures au pluriel, car il en existe une
grande diversité.
• La culture peut d'abord se comprendre comme ce qui s'oppose à la
nature. Il y aurait dans l'homme :
- d'un côté ce qui relève du naturel, c'est-à-dire ce qui serait inné ;
- d'un autre côté ce qui relève de la culture, c'est-à-dire d'un
apprentissage.
• Le mot « culture » vient du verbe latin cultura, qui se traduit par « cultiver
» ou « habiter ». Il désigne avant tout l'action de cultiver la terre. Par la
suite, le terme a pris un sens plus large : il désigne l'ensemble des activités
humaines qui s'écartent des simples déterminismes naturels et qui sont
issues de la réflexion. La culture est donc ce qui s'oppose à la nature : c'est
ce qui est acquis.
• La nature, c'est tout ce qui est en nous par hérédité biologique ; la culture, c'est au
contraire tout ce que nous tenons de la tradition externe.
Claude Lévi-Strauss cité par Georges Charbonnier
• Entretien avec Lévi-Strauss, Paris, éd. UGE, coll. « 10/18 »
• Dans cette citation, Lévi-Strauss met en évidence les types d'héritages que reçoit
l'homme.
- D'un côté l'héritage biologique, qui se fait indépendamment de l'homme, de
l'autre,
- l'héritage culturel, qui suppose une activité d'apprentissage.
• Il y a donc une distinction entre les lois de la nature et les règles sociales et
culturelles : les premières ne sont pas apprises, tandis que les secondes sont liées
à la pratique et à l'obéissance aux règles.
• 3- La Culture et l’Unesco
• L’UNESCO est connu pour être l’organisation « intellectuelle » des Nations
Unies. Crée en 1945, le siège de l'Unesco est situé à Paris. L'Organisation
compte 195 États membres en 2011.
Elle a pour objectif selon son acte constitutif de : « contribuer au maintien de
la paix et de la sécurité en resserrant, par l’éducation, la science et la culture,
la collaboration entre nations, afin d’assurer le respect universel de la justice,
de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans
distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des
Nations unies reconnaît à tous les peuples » .
• La Culture selon l'UNESCO
« La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des
traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent
une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes
de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les
traditions et les croyances.»
- Conférence mondiale sur les politiques culturelles, Mexico City, 26 juillet - 6 août
1982.
La culture collective représente l’ensemble des structures sociales, religieuses et
les comportements collectifs tels que les manifestations intellectuelles, artistiques
qui caractérisent une société. La culture collective d’un peuple, c’est ce qui fait son
identité.
- La culture définit de cette manière et comme un ensemble de
connaissances transmis par des systèmes de croyance, par le raisonnement ou
l’expérimentation, qui la développent au sein du comportement humain en
relation avec la nature et le monde environnant.
- La culture se définit aussi comme étant l’ensemble des connaissances
et des comportements qui caractérisent une société humaine, ou plus
généralement un groupe humain à l’intérieur d’une société. Chaque société
humaine possède sa propre culture, cherche à la distinguer des autres et admet
plus ou moins en son sein, l'existence de cultures différentes.
• 4- Les éléments fondateurs de la culture
• La culture se transmet et s'apprend. En effet, le patrimoine culturel n'est pas
de nature biologique, il ne se transmet pas par les gènes. Bien au contraire,
comme le souligne Edgar Morin, la transmission de la culture relève d'une
volonté de transmission et d'une appropriation active.
• La culture est un patrimoine informationnel constitué des savoirs, savoir-faire,
règles, normes propres à une société […]. La culture s'apprend, se réapprend,
se retransmet, se reproduit de génération en génération. Elle n'est pas inscrite
dans les gènes, mais au contraire dans l'esprit-cerveau des êtres humains.
Le Paradigme perdu : la nature humaine, Paris, éd. Seuil
La culture ne passe pas par les gènes mais nécessite une transmission
volontaire et une appropriation active : c'est notamment le but de la lecture
de livres, mais aussi de la création des écoles ou des musées.
Ainsi, La culture est formée de quatre éléments qui sont « transmis de
génération en génération aux apprenants » :
1- Les valeurs
Les systèmes de valeurs comprennent les idées sur ce qui semble important dans
la vie. Elles guident le reste de la culture.
2- Les normes
Les normes sont constituées par les attentes sur la façon dont les personnes
doivent se comporter dans diverses situations. Chaque culture a des méthodes,
appelées sanctions, pour imposer ses normes. Les sanctions varient avec
l’importance de la norme ; les normes qu’une société impose formellement ont le
statut de lois.
3 - Les institutions
Les institutions sont les structures de la société dans et par lesquelles les valeurs et
les normes sont transmises.
4 - La Langue
La langue est probablement, dans les sociétés humaines, ce qui permet le mieux
de véhiculer une culture, tant orale qu’écrite.
En résumé, la culture se caractérise par :
Un ensemble complexe d'éléments interdépendants ; tels que
la langue, les croyances, valeurs, normes, capacités,
habitudes ; transmis, appris et partagés ; qui guide le
comportement individuel ; d'une manière souvent
inconsciente.
Le Royaume du
Maroc
Le Maroc est un
pays du nord-ouest
de l’Afrique. Sa
longue côte donnant
sur
l'océan Atlantique
que se termine
au cap Spartel,
limite occidentale du
détroit de Gibraltar
et où débute le
ittoral méditerranée
• Au sud du Maroc se trouve le Sahara marocain, partie colonisé par
l’Espagne est devenue indépendante depuis 1975.À l'est et au sud-
est, le Maroc est limitrophe de l’Algérie. À l'ouest-sud-ouest et à
quelque distance de la côte atlantique se situent les îles
canaries tandis qu'à 672 km à l'ouest-nord-ouest du littoral
marocain, on rencontre Madère. Au nord du détroit de Gibraltar se
trouve l‘Espagne.
• La capitale administrative est Rabat. Parmi les grandes villes
remarquables on trouve Casablanca, Agadir, Fès, Marrakech,
Meknès, Tanger, Oujda, Nador.
• Les montagnes
• Les montagnes occupent plus du tiers du territoire marocain et
atteignent des hauteurs non négligeables. Plusieurs sommets
franchissent la barre des 4 000 m. Le djbel Toubkal, le plus haut
sommet du pays, culmine à 4 167 m. Le Maroc dispose de quatre
chaînes de montagne.
• D'abord au nord du pays, les montagnes ou Djbel du Rif bordent la mer
Méditerranée. Le plus haut sommet du Rif atteint 2 456 m et il a pour
nom jbel Tidirine. Le Rif propose des surfaces variées selon les altitudes de
ses régions. À l'ouest, on retrouve surtout une végétation épineuse
(des sapins, des pins et des cèdres). De l'autre côté, il y pousse des
steppes arides et des maquis et encore plus à l'est, on y retrouve le
chanvre, qui n'est cependant pas récolté. Plus loin des rivages
méditerranéens et plus à l'intérieur du pays, se situent trois autres
chaînes : le Moyen Atlas, le Haut Atlas et l’Anti-Atlas, où nous retrouvons
encore une fois une diversité des paysages
• Le Moyen Atlas, qui est le « château d'eau » du Maroc est séparé du Rif
par les plaines arides de l'est et fertiles de l'ouest. Les deux chaines sont
séparées par la trouée de Taza. Le Moyen Atlas se compose de deux
parties au paysages très différents. À l'est, on retrouve les massifs
escarpés avec des sommets à plus de 3 100 m comme les djebel Bou
Naceur ou Bouiblane.
• Ces sommets connaissent des chutes de neige importantes. Vers l'ouest, la
chaine s'adoucit pour laisser place à des reliefs plus abordables et laissant
place à quelques petits plateaux. La chaine du Moyen Atlas est bordée au
sud par le Haut Atlas
• C'est dans le Haut Atlas, chaîne qui ceinture le pays d'est en ouest que le
Toubkal culmine à près de 4 167 m.
• Le Moyen atlas, qui est le « château d'eau » du Maroc est séparé du Rif par les
plaines arides de l'est et fertiles de l'ouest. Les deux chaines sont séparées par
la trouée de Taza. Le Moyen Atlas se compose de deux parties au paysages
très différents. À l'est, on retrouve les massifs escarpés avec des sommets à
plus de 3 100 m comme les djebel Bou Naceur ou Bouiblane.
• Ces sommets connaissent des chutes de neige importantes. Vers l'ouest, la
chaine s'adoucit pour laisser place à des reliefs plus abordables et laissant
place à quelques petits plateaux. La chaine du Moyen Atlas est bordée au sud
par le Haut Atlas
• C'est dans le Hait atlas, chaîne qui ceinture le pays d'est en ouest que le
Toubkal culmine à près de 4 167 m.
• Les plaines
• Ces plaines ont souvent de très grandes étendues, s'étirant des montagnes du
Rif jusqu'au Moyen Atlas, le bassain de Sebou (36 000 km2) se compose de bas
plateaux, de cours d'eau, quelques collines et des plaines fertiles qui
permettent la culture de plusieurs aliments.
• Dans la plaine du Gharb, on trouve des champs de betteraves sucrières, de riz,
de cannes à sucre et de tabac. Cette plaine se distingue des autres par la
présence de la forêt de Maâmora où on fait l'exploitation de chênes-lièges et
d'eucalyptus.
• De vastes plaines apparaissent aussitôt qu'on dépasse le pays de Zaïr et
le plateau des phosphates. On retrouve la Chaouia, Doukkala et plus à l'est
au pied du Moyen Atlas Tadla. Plus au sud, on retrouve la plaine du
Haouz dans la région de Marrakech et celle du Souss qui fait le triangle
entre océan, Haut Atlas et Anti-Atlas.
• On retrouve d'autres plaines et vallées fertiles de moindres tailles surtout
au nord (Lukos, Nekkor, Trifa, Vallée des oueds Ouergha, Baht, Inaouen ...).
• Le désert
• Au sud du pays, l‘Erg Chebbi et Erg Chegaga à proximité de la frontière
algérienne, est la plus vaste étendue de pierres et de sable à l'intérieur du
Maroc. Certaines dunes de sable peuvent atteindre 200 m de hauteur.
• L'erg Chebbi (en arabe : ‫عرق‬
‫الشبي‬
)
, plus connu sous le nom de dunes
de Merzouga, est l'un des deux grands ergs du Sahara au Maroc (l'autre
étant l‘erg Chigaga, près de M’hamid El Ghizlane).
Les spectaculaires dunes dorées de l'erg Chebbi figurent parmi les plus
remarquables du Sahara. Certaines culminent à 150 m de hauteur. Elles
s'étirent à perte de vue entre la célèbre vallée du Ziz et la frontière
algérienne. La ville de Rissani, ancien terminus des caravanes
transsahariennes, est une oasis charmante de la vallée du Ziz
Climat
• Le climat marocain est à la fois méditerranéen et atlantique, avec une saison
sèche et chaude doublée d'une saison froide et humide, la fin de la période
chaude étant marquée par les pluies d'octobre.
La présence de la mer atténue les écarts de température, tempère les saisons
et accroît l'humidité de l'air (400 à 1000 mm de pluies sur le littoral). Dans
l'intérieur, le climat varie en fonction de l'altitude. Les étés sont chauds et
secs, surtout lorsque souffle le sirocco brûlant ou le chergui, vent d 'été venant
du sahara. À cette saison, les températures moyennes sont de 22 °C à 24 °C.
Les hivers sont froids et pluvieux avec gel et neige. La température moyenne
évolue alors de - 2 °C à 14 °C et peut descendre jusqu'à - 26 °C. Dans les
régions montagneuses, les précipitations sont très importantes (plus de
2 000 mm de précipitations au Rif ou encore 1 800 mm au Moyen-Atlas).
Le Maroc pré-saharien et saharien a un climat désertique sec
Le Maroc est une monarchie
constitutionnelle, démocratique,
parlementaire et sociale. L'organisation
territoriale du Royaume est décentralisée. Elle
est fondée sur une régionalisation avancée.
Les régions disposent d'une autonomie
étendue.
Le Maroc comprend douze régions et
soixante-quinze provinces.
2- L’appareil idéologique
Constitution du 1er juillet 2011.
Préambule.
Titre premier. Dispositions générales.
Titre II. Libertés et droits fondamentaux.
Titre III. De la royauté.
Titre IV. Du pouvoir législatif.
Titre V. Du pouvoir exécutif.
Titre VI. Des rapports entre les pouvoirs.
Titre VII. Du pouvoir judiciaire.
Titre VIII. De la Cour constitutionnelle.
Titre IX. Des régions et des collectivités territoriales.
Titre X. De la Cour des comptes.
Titre XI. Du Conseil économique, social et environnemental.
Titre XII. De la bonne gouvernance.
Titre XIII. De la révision de la Constitution.
Titre XIV. Dispositions transitoires et finales
• Les nombreuses manifestations qui ont affecté Plusieurs pays arabes, au cours de
l'hiver et du printemps de 2011, ont été touchés par des manifestations qui ont
entraîné un changement de régime en Égypte et en Tunisie, de graves violences dans
d'autres pays et même une guerre civile en Libye, conjuguée avec l'intervention de
l'OTAN.
• Des manifestations ont également eu lieu au Maroc, mais le roi Mohammed VI a
immédiatement réagi en proposant au référendum une nouvelle Constitution qui
pourrait permettre au pays d'accomplir un grand pas vers le régime parlementaire si
elle est convenablement appliquée, et surtout qui comporte une véritable charte des
droits et libertés (titre II, mais aussi titres VII et XII) qui, conjuguée avec une véritable
indépendance du pouvoir judiciaire, va permettre la mise en place d'un État de droit.
• Préambule
• Fidèle à son choix irréversible de construire un État de droit démocratique, le Royaume
du Maroc poursuit résolument le processus de consolidation et de renforcement des
institutions d'un État moderne, ayant pour fondements les principes de participation,
de pluralisme et de bonne gouvernance.
• Il développe une société solidaire où tous jouissent de la sécurité, de la liberté, de
l'égalité des chances, du respect de leur dignité et de la justice sociale, dans le cadre du
principe de corrélation entre les droits et les devoirs de la citoyenneté.
• État musulman souverain, attaché à son unité nationale et à son intégrité territoriale, le
Royaume du Maroc entend préserver, dans sa plénitude et sa diversité, son identité
nationale une et indivisible. Son unité, forgée par la convergence de ses composantes
arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie, s'est nourrie et enrichie de ses affluents
africain, andalou, hébraïque et méditerranéen.
• Préambule
• Fidèle à son choix irréversible de construire un État de droit
démocratique, le Royaume du Maroc poursuit résolument le
processus de consolidation et de renforcement des institutions d'un
État moderne, ayant pour fondements les principes de
participation, de pluralisme et de bonne gouvernance.
• Il développe une société solidaire où tous jouissent de la sécurité,
de la liberté, de l'égalité des chances, du respect de leur dignité et
de la justice sociale, dans le cadre du principe de corrélation entre
les droits et les devoirs de la citoyenneté.
• État musulman souverain, attaché à son unité nationale et à son
intégrité territoriale, le Royaume du Maroc entend préserver, dans
sa plénitude et sa diversité, son identité nationale une et indivisible.
Son unité, forgée par la convergence de ses composantes arabo-
islamique, amazighe et saharo-hassanie, s'est nourrie et enrichie de
ses affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen.
• La prééminence accordée à la religion musulmane dans ce
référentiel national va de pair avec l'attachement du peuple
marocain aux valeurs d'ouverture, de modération, de
tolérance et de dialogue pour la compréhension mutuelle
entre toutes les cultures et les civilisations du monde.
• Mesurant l'impératif de renforcer le rôle qui lui revient sur la
scène mondiale, le Royaume du Maroc, membre actif au sein
des organisations internationales, s'engage à souscrire aux
principes, droits et obligations énoncés dans leurs chartes et
conventions respectives,
• il réaffirme son attachement aux droits de l'Homme tels qu'ils
sont universellement reconnus, ainsi que sa volonté de
continuer à œuvrer pour préserver la paix et la sécurité dans
le monde.
• Se fondant sur ces valeurs et ces principes immuables, et fort de sa ferme
volonté de raffermir les liens de fraternité, de coopération, de solidarité et
de partenariat constructif avec les autres États, et d'oeuvrer pour le
progrès commun, le Royaume du Maroc, État uni, totalement souverain,
appartenant au Grand Maghreb, réaffirme ce qui suit et s'y engage :
- Œuvrer à la construction de l'Union du Maghreb, comme option
stratégique,
- Approfondir le sens d'appartenance à la Oumma arabo-islamique, et
renforcer les liens de fraternité et de solidarité avec ses peuples frères,
- Consolider les relations de coopération et de solidarité avec les peuples
et les pays d'Afrique, notamment les pays du Sahel et du Sahara,
- Intensifier les relations de coopération rapprochée et de partenariat avec
les pays de voisinage euro-méditerranéen,
- Élargir et diversifier ses relations d'amitié et ses rapports d'échanges
humains, économiques, scientifiques, techniques et culturels avec tous les
pays du monde,
• - Renforcer la coopération Sud-Sud,
•
- Protéger et promouvoir les dispositifs des droits de l'Homme et du
droit international humanitaire et contribuer à leur développement
dans leur indivisibilité et leur universalité,
- Bannir et combattre toute discrimination à l'encontre de
quiconque, en raison du sexe, de la couleur, des croyances, de la
culture, de l'origine sociale ou régionale, de la langue, de l'handicap
ou de quelque circonstance personnelle que ce soit,
- accorder aux conventions internationales dûment ratifiées par lui,
dans le cadre des dispositions de la Constitution et des lois du
Royaume, dans le respect de son identité nationale immuable, et
dès la publication de ces conventions, la primauté sur le droit
interne du pays, et harmoniser en conséquence les dispositions
pertinentes de sa législation nationale.
• Ce préambule fait partie intégrante de la présente Constitution.
• Le Palais royal (ex-Palais impérial ou « dar el-makhzen») de Rabat,
capitale du Maroc, est le principal palais royal du pays et la
résidence officielle de la famille royale marocaine. (1864)
• Au départ palais de sultants alaouites, il fait aujourd'hui partie des
multiples palais ou résidences royales des « villes impériales » (dars
el makhzen). C'est le cas du palais de Skhirat,.
• De nos jours, le Palais royal de Rabat est davantage considéré
comme un bâtiment administratif, en effet, le roi Mohammed VI.
C'est dans ce palais que s'est installé le siège du gouvernement.
• Le Roi du Maroc
• Mohammed VI (en arabemarocain : ‫السادس‬ ‫محمد‬
, en berbère
marocain : ⵎⵓⵃⵎⵎⴷ ⵡⵉⵙⵙ ⵚⴹⵉⵚ), né le 21 août 1963 à Rabat
(Maroc), est le vingt-troisième monarque de la dynastie alaouite, et
le troisième à porter le titre de roi du Maroc, depuis le 23 juillet
1999
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La gastronomie marocaine
La gastronomie
• La cuisine marocaine, dans sa diversité et sa délicatesse, est parmi les
meilleures au monde. Cela est dû à l'interaction du Royaume avec le
monde extérieur pendant des siècles. Dans notre cuisine, il y a un mélange
de cuisine amazighe et arabe, du Maghreb, du Moyen-Orient, de la
Méditerranée et de l'Afrique, ce qui en fait le premier dans le monde
arabe et le deuxième du monde après la France d’après WorldSIM Travel
Blog.
• En mentionnant la diversité de la cuisine marocaine, nous vous
présenterons dans cet article les 10 plats traditionnels marocains les plus
importants et les plus célèbres, qui ont contribué au statut actuellement
occupé par le Maroc dans ce domaine.
Le Maroc est un pays où l’art culinaire, aussi riche et varié soit-il, reflète
l’héritage culturel du pays. Couscous, Tajine, Pastilla, la Mrouzia, ou encore
R’fissa pour n’en citer que quelques-uns, sont les plats emblématiques du
Royaume qui font le bonheur des amateurs de bonne chère.
Composée subtilement d’une grande variété de saveurs et senteurs
saisissantes, la cuisine marocaine tire son originalité d’un subtil mélange des
traditions culinaires berbères, arabo-andalouses, et juives.
Le Maroc jouit, grâce à son riche patrimoine culturel propre à chacune de ses
régions, d’une réputation incontestée sur l’échiquier mondial.
• Des pâtisseries et des plats savoureux
Pastilla, Couscous, Rfissa, Tajine, Méchoui… L’art culinaire marocain reflète une
multitude d’influences ayant donné naissance à une tradition des plus riches.
Les plats sont certes savoureux, mais la pâtisserie marocaine a aussi son mot à
dire. Les Cornes de gazelle, les Briouates au miel, la Ghriba… Ces petits délices
sucrés, qui sont servis notamment lors des fêtes de l’Aïd, flattent les palais et
séduisent les gastronomes les plus exigeants
Culture et Civilisation PPT - Jabal -.pptx
• À chaque région, son identité culinaire
• Au nord et au centre, des mets accommodés salés
• Outre les traditions culinaires les plus raffinées, on retrouve des mets
accommodés de façon artisanale pour le plus grand plaisir des papilles,
comme le Smen, un beurre rance et salé originaire d’Afrique du Nord et du
Proche-Orient. Le Khliî, à son tour, est viande séchée épicée originaire du
berceau de la gastronomie marocaine de Fès.
• Une expérience nutritive et conviviale
Un voyage des sens
• Dans les marchés spécialisés, les étals des vendeurs d'épices forment un
tableau saisissant de couleurs : rouge du paprika, beige du cumin, jaune
du curcuma, vert des graines d'anis, d’une odeur enveloppante qui
préparent déjà au bonheur.
• Ces produits naturels sont présentés dans des couffins tressés ou des bacs
en plastique. Une véritable fête des sens puisqu’au plaisir du nez, s'ajoute
celui de la vue
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Culture et Civilisation PPT - Jabal -.pptx
Culture et Civilisation PPT - Jabal -.pptx
• Anny Gaul, historienne américaine de la culture du genre et spécialiste
de la nourriture dans le monde arabophone, a réussi ces dernières
années à déchiffrer certains des codes secrets de la cuisine marocaine.
Elle a aussi retracé les origines de certains plats les plus
emblématiques du royaume.
• Pour elle, les piliers de l'alimentation du royaume ont changé et évolué
avec les nombreux événements qui ont eu lieu depuis le Moyen Âge et
tout au long de la conquête musulmane des pays ibériques et de la
chute d’Al-Andalus.
- Quelles sont, selon vous, les origines des plats les plus
emblématiques du Maroc ?
Après le XVIe siècle, beaucoup de familles juives et musulmanes sont
venues au Maroc à partir de ce qui est aujourd’hui l’Espagne. Elles se
sont installées dans les villes, apportant avec elles des plats qu’elles
cuisinaient à Al-Andalus. Mais de nombreux autres facteurs ont
également influencé l’histoire culinaire marocaine après cette période.
• Il y a quelques choses qui suggèrent que ce plat est
d’origine andalouse, en particulier la combinaison
d’ingrédients et d’épices.
• Cependant, les racines andalouses ne suffisent pas
pour tout expliquer sur l’histoire du plat. La façon dont
le pigeon, les œufs, les herbes et les épices sont cuits
aujourd’hui est la même que celle à Al-Andalus, selon
les recettes dont nous disposons.
• Néanmoins, la façon dont il est enveloppé dans une
feuille de Brick (pâte ou werqa) a très probablement
été ajoutée plus tard, car nous n’avons pas de preuve
que ce type de pâte très fine ait été utilisé à Al-
Andalus.
• D’après les recherches d’Anny Gaul, Tétouan reste en plus un cas
vraiment intéressant car la ville est presque entièrement fondée par
ceux qui sont venus d’Al Andalus, donc la cuisine et son origine sont
définitivement andalouses.
•
Qu’en est-il des autres influences ?
Certains historiens et universitaires, comme Idriss Bouhlila et
Toumader Khatib, ont suggéré que la cuisine ottomane a influencé la
nourriture à Tétouan. Bien que l’Empire ottoman n’ait pas influencé ce
que les Marocains mangeaient dans le reste du pays, leurs spécialités
alimentaires ont atteint Tétouan. Je pense notamment à la Werqa de la
Pastilla, qui est très similaire à la pâte utilisée pour la Baklava et dans
quelques autres gâteaux turcs.
• Il y a aussi Ghriba, que l’on retrouve en Egypte et au Liban. Ce gâteau
sec a probablement voyagé avec l’empire islamique.
• Il y a également l’exemple de Trid, qui est un autre plat
apporté au Maroc avec la conquête arabe islamique.
• Il est très similaire à un plat appelé Tharid, qui vient de
la péninsule arabique. On dit que Tharid était le plat
préféré du Prophète Mohammed.
• C’est un plat bédouin classique composé de pain sec ou
de pain légèrement vieux et recouvert de sauce à la
viande.
• Il y a de vieilles recettes et références dans la poésie et la
littérature sur Tharid et combien le Prophète l’aimait.
• Si vous cherchez des plats qui ont la même structure,
vous les trouvez dans de nombreux autres endroits. En
Jordanie, le plat Mansaf, qui est le plat national du pays,
est le cousin de Tharid ou Tarid, cuisiné au Maroc.
• Mis à part l’influence d’Al-Andalus, qu’est-ce que les Marocains
mangeaient et cuisinaient selon vous ?
• Si nous devions deviner ce que nous mangions à la campagne
avant la chute d’Al-Andalus, ce serait en grande partie basé
sur la géographie locale, les choses qui y étaient cultivées et
les animaux élevés. Cependant, les villes étaient très
connectées aux réseaux d’échanges commerciaux et cela a
influencé leur alimentation.
• les Marocains et les Egyptiens avaient l’habitude de manger
des plats communs…
Il y a quelques exemples auxquels nous pouvons penser en
termes de gens ordinaires. Les féveroles ont toujours été une
partie importante de ce que les gens mangent dans les deux
endroits. Il existe des versions de Bissara en Egypte et au
Maroc.
• De même les marocains ont beaucoup influencé la
nourriture de l’Egypte et le couscous en est un exemple.
• Cela peut être expliqué par la route du pèlerinage à
l’époque médiévale et au début de l’époque moderne, car il
fallait si longtemps pour se rendre du Maroc à La Mecque.
• Les gens prenaient une année ou plusieurs mois pour
voyager et les Marocains s’arrêtaient en Egypte pendant un
certain temps.
• Les changements et l’évolution de la cuisine marocaine.
• L’introduction des restaurants à produit un léger
changement mais les marocains même s’il mange moins
chez eux reste fidèles au plats traditionnels et au rituel et
un ensemble de pratiques autour des plats.
• Gastronomie et tourisme
• Mots clés: La gastronomie, la servuction touristique,
l’image, l’attractivité touristique le marketing
touristique, le produit touristique.
• 4 éléments essentiels:
- la perception que se font les touristes
- la perception que se font les professionnels
- les points forts et faibles de la gastronomie Ma.
- les contraintes qui empêchent la bonne exploitation
de la richesse culinaire marocaine?
• La gastronomie comme une partie intégrante dans la
restauration, pourrait jouer un rôle important pour
corroborer le choix de la destination Maroc chez le
décideur d’achat à travers le renforcement de l’image
la gastronomie marocaine.
 Image, imagerie mentale et perception
Selon BERTRAND Bethlot « Il s’agit de l’image d’un produit, d’une marque ou d’une
société qui correspond à la façon dont celle-ci est perçu par les consommateurs.
Cette perception peut se faire sur des critères objectifs ou subjectifs. L’image est la
résultante des caractéristiques du produit ou de la marque considérée, mais
également influencée par les actions publicitaires (Serex, 2011).
- Le tourisme a une dimension spatiale : deux volet a analyser:
-l’origine des touristes, on distingue les pays émetteurs de touristes ce qui
représente la force de la demande.
- la destination touristique qui représente l’offre.
Donc: Le rôle de la destination touristique est de mettre en place les produits qui
peuvent renforcer son image et aider la destination d’avoir un positionnement sur
le marché touristique.
- Les autres formes du tourisme, tourisme d’affaires, de pèlerinage, de cure, la
recherche d’une nouvelle expérience ou aventure.
- Le tourisme de loisirs a pour objectif d’offrir aux touristes une
expérience unique, ici il faut travailler sur l’image de la destination
touristique.
• 2- Imagerie mentale
• Les chercheurs en psychologie cognitive ont beaucoup écrit sur cette thématique
pour but de définir le concept de l’imagerie mentale, déterminer ses
caractéristiques, ses dimensions, son rôle et son rapport avec la perception.
• Et puisque le marketing trouve son bonheur dans l’exploitation des résultats des
recherches en psychologie qui mènent vers la compréhension du comportement
du consommateur, l’étude et l’analyse du concept de l’imagerie mentale s’avère
d’une grande importance pour identifier les facteurs clés pour le développement
de l’activité touristique au Maroc.
• Définition: L’imagerie mentale se définit selon le psychologue français Michel
DENIS comme « une forme singulière de représentation mentale permettant à
l’esprit humain de conserver et de manipuler l’information extraite de son
environnement.
C’est une modalité de représentation mentale qui a pour caractéristique de
conserver l’information perceptive sous une forme qui possède un degré élevé de
similitude structurale avec la perception », ce qui veut dire que l’imagerie mentale
est une forme de mémoire qui permet le stockage des informations concernant un
stimulus (Denis, 1979).
• Lutz et Lutz ont défini l’imagerie mentale comme étant « Un événement
impliquant la visualition mentale d’un concept ou d’une relation » (Lutz, 1977).
• Les formes de l’imagerie mentale:
• Est- ce que l’image mentale peut être olfactive, gustative, auditive ou
bien l’ensemble ? (Bruyer, 1982).
• Les chercheurs en psychologie ont constaté l’existence de deux
• sortes de représentations : Une représentation analogique-visuelle et une
représentation auditivo-verbale (Denis, 1979).
• Dans le domaine de la cuisine, la parfumerie… où on fait appel à nos
sens, l’hypothèse qui prétend que l’imagerie mentale peut confirmer
l’existence d’une imagerie auditive, visuelle, olfactive, gustative et tactile.
Autrement dit, c’est le modèle sensoriel-sémantique de Nelson.
• L’imagerie mentale selon Denis, possède cinq propriétés : La conservation,
la transformation, le système de l’abstraction, le caractère directionnel et
la représentation des représentations (Denis, 1979).
• L’imagerie mentale est multidimensionnelle
• Les chercheurs en matière de l’imagerie mentale on défini huit dimensions
: La vivacité, la clarté la quantité, la facilité, la valence, l’élaboration, et le
lien à soi (C Chamard, 2000; Camille Chamard, 2000)
• La perception
• La perception se définit comme le processus de reconnaissance et
d’interprétation des informations sensorielles collectées par nos
sens afin d’interagir avec notre environnement.
• Pour la gastronomie marocaine, l’étude de la perception est cruciale
pour savoir quelles perceptions se font les touristes vis-à-vis de la
cuisine marocaine. Dans cette section, on peut définir le concept de
la perception comme : « L'image de Destination est un système
interactif de pensées, des avis, des sentiments, des visualisations et
des intentions vers une destination » (Tasci, Gartner, & Cavusgil,
2007).
• Les facteurs environnementaux de la perception
• La perception est liée au milieu extérieur du corps d’un être vivant. Selon
Merleau-Ponty, la perception est le contact avec le monde naïf, d’où
l’utilisation des sens est indispensable pour faciliter l’insertion dans le
monde (Merleau-Ponty, 2013).
• Dimension : La taille du joue un rôle important dans les yeux du
percepteur, un petit plat est jugé comme peu suffisant pour manger. Une
fausse perception pourra se produire dû à la petite taille de l’assiette.
Généralement parlant la taille est souvent associé à la dominance. Dans
d’autres domaines comme la publicité, la taille d’une banderole ou bien
une affiche attire plus d’attention.
• Intensité : Le message écrit sur une carte de menu, la signature du chef sur
un plat, le gout de certains produits utilisés dans la préparation culinaire etc. Ces
éléments favorisent l’identification du percept.
• Fréquence : La fréquence d’un stimulus est si importante dans le marketing, car
elle représente le produit d’une manière répétitive au consommateur ce qui
permet d’attirer son attention. La fréquence pousse le client à tester un nouveau
produit, et pour les produits qu’il connait, la fréquence joue le rôle du rappel pour
ne pas oublier le produit et éviter d’aller vers un autre.
• Statut : Le statut d'une personne étant perçue exerce beaucoup d'influences sur
une perception. Dans une organisation, les officiers fortement placés influencent
comme on pouvait s'y attendre des salariés que les personnes qui occupent les
anneaux inférieurs de l’hiérarchie au sein d'une organisation.
• Contraste : Si le stimulus ne présente pas une grande différence ou
bien un trait remarquable, ses chances d’être perçu sont très limités. Pour
certains plats de la cuisine les couleurs présentes, la nature des ustensiles
de service, la présentation des ingrédients, peuvent aider à faire la
distinction entre un plat normal et un plat gastronomique.
• La différence entre la perception et l’imagerie mentale
• Au niveau de l’expérience culinaire, le consommateur lorsqu’il est entrain
de déguster son plat pour la première fois, collecte les informations et les
attributs (Présentation, goût, toucher, odeur, son…) autour du stimulus qui
est le plat devant lui, puis la phase du traitement de l’information permet
de déchiffrer les codes sensoriels qui peuvent être mémorisés pour avoir
une image mentale du percept.
• Après enquête et utilisation d’échantillonnage
• Voici les résultats:
• Professionnels et administration publique
• Il est à signaler qu’ils ont confirmé que l’offre actuelle mis à la disposition
des touristes nationaux et internationaux, reste inférieure à leurs attentes
malgré la disponibilité de la matière première nécessaire.
• Cela est dû à la mauvaise exploitation de la richesse culinaire marocaine à
cause d’un manque enregistré au niveau de la main d’oeuvre spécialisée,
• l’absence d’un recueil des recettes marocaines et aussi le développement
incontrôlable de certains plats typiques.
• Un autre problème apparait aussi au niveau de la conception des cartes
de menu, car la structure des recettes marocaines souffre d’un
déséquilibre nutritionnel vue que c’est une cuisine n’est pas du tout
diététique, plus de grosses pièces et moins de garniture.
• Les professionnels de la restauration et plus précisément les chefs de
cuisine soulèvent la contrainte du coût de revient, les produits de terroir,
le coût de revient a augmenté, puisse que toutes les préparations
culinaires sont préparées à base des produits de terroir (Safran pistil,
l’argan, l’huile d’olive, le beurre salé…).
• Au niveau de la promotion et de la commercialisation de la gastronomie
marocaine, une série de problèmes ont été constaté:
- Aucune stratégie claire mise en place au profit des marchés émetteurs
de touristes,
- La participation de la gastronomie marocaine dans les forums et les
salons internationaux reste très timide voir limitée.
- Un autre point important soulevé lors de cette étude montre que la
réglementation en vigueur impose sur les hôtels 4 et 5 étoiles d’avoir au
moins deux restaurants de spécialité dont un restaurant marocain.
Mais aucune action visant le quotidien du client potentiel dans son
pays comme par exemple les émissions culinaires, les documentaires, les
journées culturelles… qui ont pour objectif d’informer sur la gastronomie
marocaine.
• Analyse SWOT
• Les résultats de l’étude empirique ont permet d’établir l’analyse SWOT6 afin
d’identifier les points forts, les points faibles, les opportunités et les menaces
de la gastronomie marocaine et aussi pour pouvoir faire des recommandations
dans le but d’améliorer l’image de la gastronomie
marocaine dans les yeux des consommateurs nationaux et internationaux.
Points forts
- La cuisine marocaine est une cuisine de convivialité et un signe d’hospitalité ;
- La cuisine marocaine est une cuisine de contraste issue d’un savoir faire
ancestrale
- Les préparations culinaires marocaines sont très riches en valeur
nutritionnelle ;
- La gastronomie marocaine est savoureuse grâce aux ingrédients utilisés et les
techniques de cuissons appliquées ;
- La variété et la disponibilité de la matière première permet aux
professionnels le perfectionnement et l’innovation en terme des plats
cuisinés.
Points faibles
- Le volet de la communication enregistre un retard significatif, à
cause de l’absence d’une stratégie de communication destinée au
marché nationale et internationale ;
- Les professionnels souffrent au niveau de l’approvisionnement au
niveau des matières premières à cause des fluctuations du marché ;
- Le prix des plats ne dépend pas de la catégorie de l’établissement
touristique ;
- Le coût de revient reste très élevé, ce qui minimise la marge
bénéficiaire ;
- L’absence d’un recueil certifié des plats typiques ;
- Le nombre de restaurants marocain classés reste très faible ;
- L’absence des formes d’organisation en chaine (Franchisées,
intégrées ou volontaires) ralentit le développement de l’offre
gastronomique marocaine ;
- L’accessibilité aux restaurants marocains est jugé comme très
difficile.
• Opportunités
- La volonté de l’Etat de développer l’activité touristique en soutenant les
idées innovantes afin d’élargir l’offre touristique marocaine ;
- La bonne réputation de la gastronomie marocaine à l’échelle mondiale,
déclarée comme la deuxième meilleure gastronomie en 2015 par le site
Britannique WORLDISM7 en 2015 ;
- La stabilité politique et la situation sécuritaire favorisent le choix du
Maroc aux yeux des marchés émetteurs de touristes ;
- La proximité du Maroc de ses principaux marchés émetteurs de touristes
Menaces
- La forte concurrence de la part de certains payés touristiques comme la
France, l’Espagne, l’Italie…
- L’apparition de nouvelles destinations touristiques en Europe de l’Est.
- Les changements climatiques et leurs impacts sur la disponibilité de la
matière première.
• 3- RECOMMANDATIONS
• Suite aux résultats obtenus des enquêtes et des guides d’entretiens
menés avec les différentes catégories socio-professionnelles, et
l’analyse SWOT de l’image culinaire marocaine, voici une série de
recommandations présentée comme suite :
- Veiller sur l’image de la gastronomie marocaine à travers les
sondages et les études de satisfaction pour évaluer l’offre
gastronomique marocaine ;
- S’inspirer des expériences réussies de certains pays qui ont
développé une offre gastronomique ;
- Développer un réseau de restaurants marocains de proximité dans
les principaux marchés émetteurs de touristes ;
- Diversifier l’offre touristique marocaine en créant des circuits
gastronomiques ;
- Mener une compagne publicitaire autour de la gastronomie
marocaine ;
- Mettre en place un cahier de charge pour les plats typiques ;
- Elaborer une carte perceptuelle pour but de détecter les éléments
de choix de la part des clients actuels des clients potentiels ;
- Impliquer les chefs de cuisine dans cette perspective afin de
mettre en place un dispositif gastronomique national reconnu et de
prévoir des recettes diététiques pour suivre la tendance actuelle ;
- Créer des centres gastronomiques intégrés pour faciliter la
servuction gastronomique (centre de formation, centre
d’approvisionnement, musée gastronomique, centre de
fabrication des produits d’artisanat etc) ;
- Créer une marque marocaine des restaurants gastronomiques
pour représenter l’art culinaire au Maroc et à l’étranger ;
- Organiser des compétitions culinaires autour de la gastronomie
marocaine.
Culture et Civilisation PPT - Jabal -.pptx
• La musique: Projet de patrimoine culturel
immatériel
La musique: Projet de patrimoine culturel immatériel
• Les références du Maroc: L’ethnologue: Viviane Pâques: - « la confrérie de
gnewa »,- « les guérisseurs noires » .
• Musicien ;Majid bekkas bossoyo :une belle vusion
• Mehdi Nassouli marhba et …
• Jimmy Page et Robert plant, Gnawa Fusion Marrakech 1993 (les dzpling)
• Marmoucha Orchestra Feat.Mehdi Nassouli – Marhba
• La musique Gnawa marocaine entre guérison et divertissement
• Les 7 couleurs de l’Univers. Université Aix-Marseille HISZ14 - Approches du
patrimoine Réalisé par Donatella Mistretta, M1 Tourisme, langue et
patrimoine, aire arabe, musulman, hamito-sémitique À l’attention de
Mme Brigitte Sabattini année scolaire 2014/2015
• Histoire:
• Les Gnawa sont, dès la fin du XIXème siècle,
identifiés comme une confrérie religieuse
populaire dont les pratiques thérapeutiques
sont l'héritage de cultes animistes
subsahariens « importés » par les générations
d'esclaves installés au Maroc. ... Gnawa,
signifierait donc Homme noir ou venant du
pays des Noirs.
• Selon Delafosse, l'expression berbère akal-n-
iguinaouen, qui signifie «pays des Noirs», aurait
donné naissance au mot Guinée et au mot «
Gnawa ». Ce dernier, signifierait donc, par
extension, «homme noir» ou «venant du pays des
hommes noirs» (Afrique subsaharienne)
• L’origine de leur existence est une longue histoire,
l’évènement le plus significatif remonte au
XVIème siècle, lorsque le sultan marocain Ahmed
El Mansour, de la dynastie Saâdienne, organisa
une expédition à Tombouctou
• Un témoignage
• Le Gnawa n’est pas seulement une musique de
divertissement mais aussi une cure pour l’esprit,
capable de soigner notre génie intérieur et d'évacuer
l’angoisse.
• C’est une musique curative et je dois admettre qu'il ne
fut pas facile de le découvrir. Les rituels gnawa
comportent en effet une part d’obscurité et les soirées
thérapeutiques sont confidentielles ; le rite demeure
un mystère même pour la plupart des Marocains.
• Le Gnawa se présente aujourd’hui sous forme de
folklore, comme un art ambulant, pour amuser
autochtones et touristes. On trouve à présent de
jeunes musiciens gnawa qui ignorent tout de la partie
sacrée du rituel.
• Qui sont les Gnaouas ?
• Connus et appréciés des touristes visitant la célèbre
Place Djemaa el Fna à Marrakech ainsi que des
festivaliers d’Essaouira, le passé très ancien de la
confrérie des Gnaoui est souvent méconnu.
• Des origines subsahariennes
• L’on sait que la plupart des Gnaouas sont originaires de
l’ancien Empire du Soudan occidental composé
notamment par le Sénégal, le Mali, le Niger et la Guinée.
Mais l’étymologie du mot gnaoua ou gnawi n’est pas
encore clairement établie.
• Pour Maurice Delafosse il existerait une similitude
phonétique avec le berbère ‘’akal-n-iguinaouen’’ qui
signifie terre des noirs. Selon lui, ce terme aurait donné
naissance à Guinée, puis Gnawa, même si aucune
donnée historique ne vient étayer de façon fiable cette
thèse
Confrérie pluri ethnique
• Contrairement à nombre d’idées reçues, les gnaouas ne
sont pas tous des descendants d’esclaves convertis à
l’Islam. Si la plupart d’entre eux sont effectivement
d’origine noire africaine et subsaharienne, d’autres sont
arabes ou berbères.
• De couleurs et ethnies diverses, d’origines sociales
composites, ils constituent tous ensemble cette très
ancienne confrérie.
• Certains bousculent ces idées préconçues:
• «Les chercheurs contemporains admettent qu’il est difficile
aujourd’hui d’identifier l’origine des Gnaouasi à partir de
leur nom, d’autant plus qu’ils ne sont pas tous noirs, arabes
ou musulmans. Ainsi, Il existe, au Maroc et plus
précisément à Essaouira, des Gnaouas berbères et des
Gnaouas juifs du fait de la présence de communautés
berbères et juives dans cette ville».
• Esclavage et Garde noire
• Natifs de ce vieil empire subsaharien, les premiers
gnaouas furent amenés, pense-t-on, au XVIe siècle par
le Sultan Ahmed el Mansour, 3e sultan saadien
surnommé El Dehbi, le Doré, en référence à une
glorieuse campagne menée sur Tombouctou d’où il
ramena une quantité d’or significative.
• Il emporta aussi du Bilad el Sudan, le pays des noirs,
12 000 esclaves. Cette main-d’œuvre travailla dans les
plantations de canne à sucre du pays berbère Haha
près d’Essaouira et fit souche dans cette région.
• Certains furent enrôlés dans l’armée et formèrent ce
qui devint la Garde noire du Sultan. Leurs descendants
furent la première génération de Gnaouas, on les
nomma Gangas du nom des tambours qu’ils utilisaient
alors.
• Deuxième razzia
• Au XVIIe, c’est sous le règne du Sultan Moulay Ismaïl qu’arriva la
deuxième vague d’esclaves dont une grande partie rejoignit aussi la
garde royale sous le nom de ‘’Abid Al Boukhari’’. On les surnomma
ainsi, car c’est sur les hadiths contenus dans le livre intitulé El
Boukhari qu’ils prêtèrent allégeance.
• La mort de Moulay Ismaïl en 1727 entraina la dissolution de ces
troupes subsahariennes dont une partie participera ensuite à
l’érection des murailles d’Essaouira, alors Mogador.
• Durant les décennies qui suivirent, leurs descendants se sont
essaimés dans plusieurs villes ou régions marocaines : Fès, Meknès,
Casablanca, Tanger ou encore Rabat, mais aussi en Algérie et
Tunisie.
• Pourtant c’est dans le Sud marocain, à Essaouira ou Marrakech
qu’ils se sont fait connaître le plus et que sont concentrés leurs
lieux de pèlerinage
• Sanctuaires maraboutiques les plus vénérés de la
confrérie Ganoua :
• Sidi Abdellah Ben Hsayn et Moulay Brahim, dans les environs
de Marrakech et Sidi Chamharouch dans le massif du Toubkal.
Cependant c’est à Essaouira, la ville où ils ont commencé à
s’installer, que les gnaouas ont bâti leur berceau spirituel: la
zaouïa Sidna Bilal.
• Zouïa Sidna Bilal
• Installés dans un quartier périphérique de la kasbah
d’Essaouira, les gnaouas se réclamèrent de Sidna Bilal. Né en
esclave et compagnon du Prophète, il sera le premier muezzin
de l’histoire musulmane à appeler à la prière.
• Plus qu’un lieu saint de recueillement et d’accueil, elle est
devenue le centre spirituel de la confrérie. Protégée par les
remparts de la Scala, elle se situe dans le quartier ouest de la
médina à Beni Mentar. Lieu unique pour la confrérie, elle est
une des plus anciennes zaouïas marocaines.
• La culture gnaoua à travers la musique
• Diwan en Algérie, Stambali en Tunisie et Libye, la confrérie Gnaoua a
séduit et s’est développée au fil des siècles, nous livrant une musique
mêlée de rythmes africains et arabo-berbères forts de transe et d’errance.
• Depuis des décennies de nombreux styles musicaux ont intégré les
rythmes gnaouas dans leurs registres que ce soit au Maroc ou ailleurs.
• Rap marocain, musique arabo-berbère avec notamment Nass el Ghiwan,
fusion jazz-gnawa, reggae, blues ; en France Gnawa Diffusion, l’Orchestre
National de Barbès, de nombreux s’en sont largement inspirés.
• Il est a noté que c’est en 1975 que fut réalisé le premier enregistrement
audio connu, sur cassette, de musique gnaoua.
• Début juin, à Essaouira, a lieu tous les ans l’événement le plus marquant
de la culture musicale ganoua au Maroc: le ‘Festival Gnaoua et Musique
du Monde’.
• Toujours métissé, ce festival a laissé une place aux confréries spirituelles.
Une occasion unique d’écouter les grands mâalem des gnaouas et des
issouas
Un rituel thérapeutique
• Selon de vieux érudits gnaouas, leurs rites et musique seraient apparentés
au vaudou, à la santéria cubaine ou encore au candomblé brésilien. Ces
pratiques issues de l’Afrique subsaharienne ont su se transformer pour
perdurer et ne pas perdre de leur originalité.
• À l’instar du vaudou qui s’est christianisé dans les Caraïbes, les gnaouas
auraient donc adopté l’Islam pour assurer la continuité de leurs rites
sacrés.
Le rituel de transe ou Lila rituel
• Ce rite nocturne s’appelle Lila et se pratique soit chez un particulier ou
dans une zaouïa. Citadin, il se déroule la nuit.
• Syncrétisme d’anciens cultes animistes subsahariens et de l’Islam, le Coran
mentionnant l’existence d’esprits, le rituel gnawa a pour but la libération
des âmes possédées par ces esprits, les gnaoui se situant dans un monde
intermédiaire entre celui des jnoun et celui, réel, des hommes.
• Grâce aux vertus d’une transe, la Lila est à la fois un rite de possession et
un rite thérapeutique ; elle est composée d’un maître musicien appelé le
maâlem, de musiciens danseurs, et de la moqaddema: la gardienne du
sanctuaire.
• La cérémonie se passe en trois phases : l’Aâda, l’Oulad Bambra et le M’louk :
• L’Aâda est une procession colorée accompagnée par les t’bels (tambours)
et par les crotales (krakeb). Déambulant, ils appellent de manière
incantatoire à une guérison thérapeutique et spirituelle en se servant d’un
chant appelé ‘’l’aafou ya moulana’’ (délivre-nous-Seigneur). Dans le
cortège la moqaddema et l’arifa transportent un brasero d’encens en
aspergeant l’assistance de fleur d’oranger.
• L’Oulad Bambra est la partie profane de la Lila. Préparation à la
cérémonie, l’atmosphère y est sereine. Les chants évoquent le Prophète,
les ancêtres et la nostalgie du vieux Soudan d’avant l’esclavage. Les
musiciens dansent devant le maâlem, avançant et reculant en frappant
des mains. Puis en cercle, chacun démontre ses qualités de danseur et
d’acrobate.
• Le M’louk est la partie sacrée de la Lila. Les génies des sept couleurs y
sont invoqués. Des fumigations de jaoui (encens) sont largement
répandues afin de sacraliser le guembri du maâlem et apaiser les génies.
• Durant ce rituel le maâlem s’adresse aux différents groupes de chants
associés à une couleur et à un esprit jusqu’à découvrir celui qui fera entrer
le patient en transe.
• Le guembri est l’instrument central du rite, c’est lui
qui contribue à la transe en envoyant une invitation
aux Saints et aux M’louk. À chacune des sept
couleurs correspondent un rythme musical et une
fumigation d’encens particulière.
• C’est ce cheminement mobilisant tous les sens et le
strict respect du culte qui permettront l’invocation
des génies.
• Pendant l’invocation de son djinn, le possédé sera
attiré irrésistiblement vers l’aire de danse, il sera
couvert par la moqaddema d’un foulard à la couleur
du génie. Le rythme lancinant der crotales le
conduira vers une transe salutaire.
• Les instruments de musique
• « Un Mâallem construit personnellement son gumbri. Ce serait une
honte de l’acheter chez quelqu’un..»
• Les instruments de musique sont ornés de signes cosmogoniques,
ils semblent représenter certaines règles divines.
• Trois sont les instruments de musique qui jouent un rôle essentiel
dans la lila : le qarqabu, le ṭbəl et le gumbri.
• Le qarqabu, appelé plus communément crotales.
• Le second instrument qui apparait après le qarqabu, est le ṭbəl, le
tambour. Il y en a deux, le grand et le petit, l’homme et sa fille, le
ṭbəl et la faradi.
• La peau duṭbəl est celle du bouc
• Le gumbri
• Les trois matériaux avec lesquels on fabrique le gumbri, le bois, la
peau du cou de la chamelle et le fer des sonnailles témoignent de la
présence de l’eau, de lait et de sang.
• le déroulement de la lila
• Qatre parties de la lila:l’aâda, la negcha, les kûyû et les treq
• L’aâda (coutume) est l’ouverture de la cérémonie.
• Les adeptes, puis le Mâallem, entament une procession
accompagnée par les ṭbəls et les crotales. Ils chantent «
l’aafou ya moulana » (délivre-nous Seigneur) comme
invocation à la guérison thérapeutique et spirituelle
• La moqaddema (la prêtresse de la cérémonie) promène un
brasero où brûle l’encens et asperg les adeptes d’eau de fleurs
d’oranger. Des jeunes filles ferment le cortège en tenant des
bougies.
• Durant la negcha l’énergie commence à se canaliser.
• Les kûyû demeurent une série de danses effectuées par les
musiciens de la troupe.
• Ce n’est pas encore de la transe mais un jeu préliminaire, un
spectacle, où l’on évoque les anciens maîtres, les saints de l’Islam,
des personnages et esprits aux noms africains, la vie des esclaves.
C’est pourquoi, cette partie est également appelée Awlad Bambara
(les fils Bambara11).
• Les treq sont les parties sacrées de la lila durant lesquelles sont
invoqués, par cohortes successives, les génies des sept couleurs.
• Son début est marqué par des fumigations de jaoui qui circulent
parmi les musiciens et dont se sert le mâallem pour sacraliser son
gumbri.
• L’introduction de cet encens brûlé, qui instaure la structure même
du rituel, sera respectée scrupuleusement sous peine de
mécontenter les génies.
• Une foi l’adepte va se sentir attiré par une force irrésistible vers
l’aire de danse. La moqaddema le couvre alors d’un foulard de la
couleur appropriée et l’asperge abondamment de fumigations de
jaoui.
• Les couleurs gnawa indiquant les djinns différents sont les
suivantes :
• le blanc, le voile d’eau étendu sur la terre où sont enfermées les
âmes ;
• le jaune, la terre nouvelle et la lumière du soleil ;
• le vert, la forêt ensoleillée;
• le rouge, le sang de la défloration, de l’accouchement et de la
circoncision ;
• le noir, le fœtus dans les entrailles obscures, la forêt ténébreuse, le
couteau ;
• le bleu clair et le bleu foncé (ou deuxième noir pour Viviane
Pâques), l’eau du ciel et de la mer.
• Généralement, on s’arrête aux bleus. On se débrouille pour que les
chants bleus arrivent à l’aube
• Le rôle de le moqaddema.
• les possédés (jdeba).
• le moqaddem male, le chef de la confrérie. Autrefois, il
était également celui qui égorge l’animal destiné au
sacrifice, l’erqsou.
• Le sacrifice est un passage essentiel et de grosse
importance dans la lila, le rituel est assez méticuleux.
Tout d’abord, la moqaddema se procure deux poulets,
symboles de la gémellité primordiale. L’un d’eux sera
laissé en vie et l’autre égorgé par le moqaddem car la
naissance est à la fois mort et vie. Un tel sacrifice est
offert par toute personne désireuse d’entrer dans la
confrérie : l’initié naîtra une seconde fois, sa mère
étant la moqaddema et son père le moqaddem.
• La Sauvegarde Et La Mise En Valeur
• La transmission orale
• « Pour rester vivant, le patrimoine immatériel doit
conserver sa pertinence pour la culture et être
régulièrement pratiqué et appris au sein des
communautés et d’une génération à l’autre. Les
communautés et les groupes qui pratiquent ces
traditions et coutumes partout dans le monde ont
leur propre système de transmission des
connaissances et des savoir-faire, qui repose
généralement sur l'oral plutôt que sur l'écrit. Les
activités de sauvegarde doivent donc toujours
impliquer les communautés, les groupes et, le cas
échéant, les individus porteurs d’un tel patrimoine. »
• faire partie d’une confrérie il est nécessaire de suivre un
parcours qui commence avant la naissance même du nouvel
adepte.
• La valeur patrimoniale
• Qu'est-ce qui nous permet de considérer le Gnawa comme un
patrimoine culturel immatériel ?
• Pour notre réflexion, nous nous sommes appuyés sur la
démarche suivie par l’UNESCO, laquelle définit le patrimoine
culturel immatériel en ces termes :
• «On entend par “patrimoine culturel immatériel” les
pratiques, représentations, expressions, connaissances
et savoir-faire - ainsi que les instruments, objets,
artefacts et espaces culturels qui leur sont associés -
que les communautés, les groupes et, le cas échéant,
les individus reconnaissent comme faisant partie de
leur patrimoine culturel. Ce patrimoine culturel
immatériel, transmis de génération en génération, est
recréé en permanence par les communautés et groupes
en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la
nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment
d’identité et de continuité, contribuant ainsi à
promouvoir le respect de la diversité culturelle et la
créativité humaine. […]
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  • 1. Culture et Civilisation Ouvrages -Alfred Louis Kroeber, Clyde Kluckhohn, Culture: a critical review of concepts and definitions, Volume 47,Numéro 1, The Museum, 1952 - 223 pages -Alain Barbé, Daniel Lordey, Histoire de Paris, Editions Ouest-France 1990. - Atlas de la France et de ses régions, Paris-Bruxelles- Zurich-Montréal 1993. -Déclaration universelle de l’Unesco sur la diversité culturelle, Diogène, 2004/1 (n° 205), p. 166-169. DOI : 10.3917/dio.205.0166. URL : https://www.cairn.info/revue-diogene-2004-1-page-166.htm -G. Cotentin Rey , Les grandes étapes de la civilisation françaises, Paris 1996. - Georges Dorion et André Guionnet, La sécurité sociale (coll. Que sais-je ?), Paris 1993 pg. 33. -Jean Thoraval, Les grandes étapes de la civilisation française, Paris 1972. -La France, Librairie Larousse, Paris 1990. - Marc Blancpain, Jean-Paul Couchoud, La civilisation française, Paris 1974, p. 242. -Pierre Aubé, Atlas de l’Histoire de France, Olivier Bonnet, Paris 1996. - Yvonne de Sike, Fêtes et croyances populaires en Europe, Paris 1994.
  • 2. • Dictionnaires et Encyclopédies • Dictionnaire des monuments de Paris, Paris 1991. • Encyclopédie de la culture française, Paris 1991. • Larousse, Dictionnaire de Paris, Paris 1964. • Larousse, Le Nouveau Mémo, encyclopédie, Paris 1999. • Le monde contemporain, Histoire, Civilisations, Paris-Montréal, 1968. • Le petit Larousse “Dictionnaire encyclopédique”, Paris 1996. • Le Petit Robert, Dictionnaire illustré des noms propres, Paris 1994.
  • 3. • Sites consultés • http://www.unesco.org/archives/new2010/fr/ histoire_unesco.html (en ligne) • http://www .la-déclaration-des-droits-de-l- homme-et-du-citoyen-de-1789.html (en ligne) • http://www.vie-publique.fr/decouverte- institutions/union-europeenne/html (en ligne) • https://www.mairie.net/national/hymne- devise-drapeau.htm (en ligne) • http://philosophie.ac-amiens.fr/401-exercice- nature-culture.html (en ligne)
  • 4. • 1- Le Concept • Le concept de culture est Polydisciplinaire. On peut en trouver, dans la littérature spécialisée, des centaines de définitions ; mais cela ne signifie pas forcément un manque total d'unité, bien au contraire il s'agit là de l'expression des aspects multiples et des facteurs de ce qui constitue la culture ou encore de la variété d'accès que nous avons à la culture. • C'est ainsi qu'on peut distinguer de nombreuses dimensions du concept de culture qui sont cependant étroitement liées entre elles. Généralement, elles représentent des matières et des disciplines scientifiques traditionnelles : • la dimension philosophique dans le sens d'une philosophie culturelle de base • la dimension épistémologique et de la théorie scientifique : comment comprendre la culture et les processus culturels • la dimension anthropologique : anthropologie culturelle, écologie culturelle (la culture en tant que catégorie fondamentale de l'être humain) • la dimension sociologique : la sociologie culturelle (les structures sociales en tant que partie de la culture)
  • 5. • la dimension des sciences économiques surtout dans l'analyse des entreprises du point de vue de la comparaison des cultures • la dimension des sciences politiques : la politique de développement et les théories de la mondialisation, en particulier, discutent des relations entre culture et développement. • la dimension sémiotique-linguistique : la culture en tant que stock des signes d'un groupe, en tant que représentations officielles, la reproduction langagière de la culture dans le discours • la dimension philologique : la littérature en tant que forme primaire de la manifestation culturelle • la dimension psychologique : la psychologie comparative des cultures, les représentations • Cognitives de la culture • la dimension des sciences de la musique, du théâtre et de l'art (art ne signifie pas culture !) • la dimension historique : patrimoine culturel, histoire de la culture • la dimension des sciences de la communication : la culture médiatique à l'époque de la • TV, des vidéos et de l'internet.
  • 6. • la dimension sémiotique-linguistique : la culture en tant que stock des signes d'un groupe, en tant que représentations officielles, la reproduction langagière de la culture dans le discours • la dimension philologique : la littérature en tant que forme primaire de la manifestation culturelle • la dimension psychologique : la psychologie comparative des cultures, les représentations • Cognitives de la culture • la dimension des sciences de la musique, du théâtre et de l'art (art ne signifie pas culture !) • la dimension historique : patrimoine culturel, histoire de la culture • la dimension des sciences de la communication : la culture médiatique à l'époque de la • TV, des vidéos et de l'internet.
  • 7. • 2- Les variations de la Culture • Une définition plus étroite mais très souvent reprise au point d'être propagée par l'UNESCO, est Celle de Sahlins : • - Manière de vivre, dans sa totalité, distinctive d'un peuple ou d'une société. • - Ensemble des coutumes, des réalisations matérielles et spirituelles et des standardisations d'une collectivité • - Ensemble des représentations publiques et mentales qui, dans une certaine communauté humaine, sont transmises, toujours nouvellement interprétées et de ce fait nouvellement constituées en tant que opinions, normes d'action, signification communicative. • Le terme Culture peut alors revêtir l’un ou l’autre sens, il y a donc actuellement en français deux acceptions différentes pour le mot culture : • La culture individuelle de chacun est une construction personnelle de ses connaissances donnant la culture générale. Elle représente l’ensemble des connaissances acquises, l’instruction, le savoir d’un être humain. Par extension, la culture désigne aussi tout comportement, habitude, savoir, système de sens appris par un individu, transmis socialement et non par héritage génétique de l’espèce à laquelle appartient cet individu.
  • 8. • La culture individuelle inclut la connaissance de la culture (collective) à laquelle appartient l’individu. Mais aussi la connaissance des arts et des différentes cultures humaines à travers l’histoire. • Ainsi, la culture est un terme qui présente des sens multiples, tous dérivés du sens premier de « culture de la terre ». La culture est le propre de l'homme : elle fait partie de son évolution et de sa définition. Il faut également s'interroger sur les cultures au pluriel, car il en existe une grande diversité. • La culture peut d'abord se comprendre comme ce qui s'oppose à la nature. Il y aurait dans l'homme : - d'un côté ce qui relève du naturel, c'est-à-dire ce qui serait inné ; - d'un autre côté ce qui relève de la culture, c'est-à-dire d'un apprentissage. • Le mot « culture » vient du verbe latin cultura, qui se traduit par « cultiver » ou « habiter ». Il désigne avant tout l'action de cultiver la terre. Par la suite, le terme a pris un sens plus large : il désigne l'ensemble des activités humaines qui s'écartent des simples déterminismes naturels et qui sont issues de la réflexion. La culture est donc ce qui s'oppose à la nature : c'est ce qui est acquis.
  • 9. • La nature, c'est tout ce qui est en nous par hérédité biologique ; la culture, c'est au contraire tout ce que nous tenons de la tradition externe. Claude Lévi-Strauss cité par Georges Charbonnier • Entretien avec Lévi-Strauss, Paris, éd. UGE, coll. « 10/18 » • Dans cette citation, Lévi-Strauss met en évidence les types d'héritages que reçoit l'homme. - D'un côté l'héritage biologique, qui se fait indépendamment de l'homme, de l'autre, - l'héritage culturel, qui suppose une activité d'apprentissage. • Il y a donc une distinction entre les lois de la nature et les règles sociales et culturelles : les premières ne sont pas apprises, tandis que les secondes sont liées à la pratique et à l'obéissance aux règles.
  • 10. • 3- La Culture et l’Unesco • L’UNESCO est connu pour être l’organisation « intellectuelle » des Nations Unies. Crée en 1945, le siège de l'Unesco est situé à Paris. L'Organisation compte 195 États membres en 2011. Elle a pour objectif selon son acte constitutif de : « contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en resserrant, par l’éducation, la science et la culture, la collaboration entre nations, afin d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations unies reconnaît à tous les peuples » . • La Culture selon l'UNESCO « La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances.» - Conférence mondiale sur les politiques culturelles, Mexico City, 26 juillet - 6 août 1982. La culture collective représente l’ensemble des structures sociales, religieuses et les comportements collectifs tels que les manifestations intellectuelles, artistiques qui caractérisent une société. La culture collective d’un peuple, c’est ce qui fait son identité.
  • 11. - La culture définit de cette manière et comme un ensemble de connaissances transmis par des systèmes de croyance, par le raisonnement ou l’expérimentation, qui la développent au sein du comportement humain en relation avec la nature et le monde environnant. - La culture se définit aussi comme étant l’ensemble des connaissances et des comportements qui caractérisent une société humaine, ou plus généralement un groupe humain à l’intérieur d’une société. Chaque société humaine possède sa propre culture, cherche à la distinguer des autres et admet plus ou moins en son sein, l'existence de cultures différentes.
  • 12. • 4- Les éléments fondateurs de la culture • La culture se transmet et s'apprend. En effet, le patrimoine culturel n'est pas de nature biologique, il ne se transmet pas par les gènes. Bien au contraire, comme le souligne Edgar Morin, la transmission de la culture relève d'une volonté de transmission et d'une appropriation active. • La culture est un patrimoine informationnel constitué des savoirs, savoir-faire, règles, normes propres à une société […]. La culture s'apprend, se réapprend, se retransmet, se reproduit de génération en génération. Elle n'est pas inscrite dans les gènes, mais au contraire dans l'esprit-cerveau des êtres humains. Le Paradigme perdu : la nature humaine, Paris, éd. Seuil La culture ne passe pas par les gènes mais nécessite une transmission volontaire et une appropriation active : c'est notamment le but de la lecture de livres, mais aussi de la création des écoles ou des musées. Ainsi, La culture est formée de quatre éléments qui sont « transmis de génération en génération aux apprenants » :
  • 13. 1- Les valeurs Les systèmes de valeurs comprennent les idées sur ce qui semble important dans la vie. Elles guident le reste de la culture. 2- Les normes Les normes sont constituées par les attentes sur la façon dont les personnes doivent se comporter dans diverses situations. Chaque culture a des méthodes, appelées sanctions, pour imposer ses normes. Les sanctions varient avec l’importance de la norme ; les normes qu’une société impose formellement ont le statut de lois. 3 - Les institutions Les institutions sont les structures de la société dans et par lesquelles les valeurs et les normes sont transmises. 4 - La Langue La langue est probablement, dans les sociétés humaines, ce qui permet le mieux de véhiculer une culture, tant orale qu’écrite. En résumé, la culture se caractérise par :
  • 14. Un ensemble complexe d'éléments interdépendants ; tels que la langue, les croyances, valeurs, normes, capacités, habitudes ; transmis, appris et partagés ; qui guide le comportement individuel ; d'une manière souvent inconsciente.
  • 15. Le Royaume du Maroc Le Maroc est un pays du nord-ouest de l’Afrique. Sa longue côte donnant sur l'océan Atlantique que se termine au cap Spartel, limite occidentale du détroit de Gibraltar et où débute le ittoral méditerranée
  • 16. • Au sud du Maroc se trouve le Sahara marocain, partie colonisé par l’Espagne est devenue indépendante depuis 1975.À l'est et au sud- est, le Maroc est limitrophe de l’Algérie. À l'ouest-sud-ouest et à quelque distance de la côte atlantique se situent les îles canaries tandis qu'à 672 km à l'ouest-nord-ouest du littoral marocain, on rencontre Madère. Au nord du détroit de Gibraltar se trouve l‘Espagne. • La capitale administrative est Rabat. Parmi les grandes villes remarquables on trouve Casablanca, Agadir, Fès, Marrakech, Meknès, Tanger, Oujda, Nador. • Les montagnes • Les montagnes occupent plus du tiers du territoire marocain et atteignent des hauteurs non négligeables. Plusieurs sommets franchissent la barre des 4 000 m. Le djbel Toubkal, le plus haut sommet du pays, culmine à 4 167 m. Le Maroc dispose de quatre chaînes de montagne.
  • 17. • D'abord au nord du pays, les montagnes ou Djbel du Rif bordent la mer Méditerranée. Le plus haut sommet du Rif atteint 2 456 m et il a pour nom jbel Tidirine. Le Rif propose des surfaces variées selon les altitudes de ses régions. À l'ouest, on retrouve surtout une végétation épineuse (des sapins, des pins et des cèdres). De l'autre côté, il y pousse des steppes arides et des maquis et encore plus à l'est, on y retrouve le chanvre, qui n'est cependant pas récolté. Plus loin des rivages méditerranéens et plus à l'intérieur du pays, se situent trois autres chaînes : le Moyen Atlas, le Haut Atlas et l’Anti-Atlas, où nous retrouvons encore une fois une diversité des paysages • Le Moyen Atlas, qui est le « château d'eau » du Maroc est séparé du Rif par les plaines arides de l'est et fertiles de l'ouest. Les deux chaines sont séparées par la trouée de Taza. Le Moyen Atlas se compose de deux parties au paysages très différents. À l'est, on retrouve les massifs escarpés avec des sommets à plus de 3 100 m comme les djebel Bou Naceur ou Bouiblane. • Ces sommets connaissent des chutes de neige importantes. Vers l'ouest, la chaine s'adoucit pour laisser place à des reliefs plus abordables et laissant place à quelques petits plateaux. La chaine du Moyen Atlas est bordée au sud par le Haut Atlas • C'est dans le Haut Atlas, chaîne qui ceinture le pays d'est en ouest que le Toubkal culmine à près de 4 167 m.
  • 18. • Le Moyen atlas, qui est le « château d'eau » du Maroc est séparé du Rif par les plaines arides de l'est et fertiles de l'ouest. Les deux chaines sont séparées par la trouée de Taza. Le Moyen Atlas se compose de deux parties au paysages très différents. À l'est, on retrouve les massifs escarpés avec des sommets à plus de 3 100 m comme les djebel Bou Naceur ou Bouiblane. • Ces sommets connaissent des chutes de neige importantes. Vers l'ouest, la chaine s'adoucit pour laisser place à des reliefs plus abordables et laissant place à quelques petits plateaux. La chaine du Moyen Atlas est bordée au sud par le Haut Atlas • C'est dans le Hait atlas, chaîne qui ceinture le pays d'est en ouest que le Toubkal culmine à près de 4 167 m. • Les plaines • Ces plaines ont souvent de très grandes étendues, s'étirant des montagnes du Rif jusqu'au Moyen Atlas, le bassain de Sebou (36 000 km2) se compose de bas plateaux, de cours d'eau, quelques collines et des plaines fertiles qui permettent la culture de plusieurs aliments. • Dans la plaine du Gharb, on trouve des champs de betteraves sucrières, de riz, de cannes à sucre et de tabac. Cette plaine se distingue des autres par la présence de la forêt de Maâmora où on fait l'exploitation de chênes-lièges et d'eucalyptus.
  • 19. • De vastes plaines apparaissent aussitôt qu'on dépasse le pays de Zaïr et le plateau des phosphates. On retrouve la Chaouia, Doukkala et plus à l'est au pied du Moyen Atlas Tadla. Plus au sud, on retrouve la plaine du Haouz dans la région de Marrakech et celle du Souss qui fait le triangle entre océan, Haut Atlas et Anti-Atlas. • On retrouve d'autres plaines et vallées fertiles de moindres tailles surtout au nord (Lukos, Nekkor, Trifa, Vallée des oueds Ouergha, Baht, Inaouen ...). • Le désert • Au sud du pays, l‘Erg Chebbi et Erg Chegaga à proximité de la frontière algérienne, est la plus vaste étendue de pierres et de sable à l'intérieur du Maroc. Certaines dunes de sable peuvent atteindre 200 m de hauteur. • L'erg Chebbi (en arabe : ‫عرق‬ ‫الشبي‬ ) , plus connu sous le nom de dunes de Merzouga, est l'un des deux grands ergs du Sahara au Maroc (l'autre étant l‘erg Chigaga, près de M’hamid El Ghizlane). Les spectaculaires dunes dorées de l'erg Chebbi figurent parmi les plus remarquables du Sahara. Certaines culminent à 150 m de hauteur. Elles s'étirent à perte de vue entre la célèbre vallée du Ziz et la frontière algérienne. La ville de Rissani, ancien terminus des caravanes transsahariennes, est une oasis charmante de la vallée du Ziz
  • 20. Climat • Le climat marocain est à la fois méditerranéen et atlantique, avec une saison sèche et chaude doublée d'une saison froide et humide, la fin de la période chaude étant marquée par les pluies d'octobre. La présence de la mer atténue les écarts de température, tempère les saisons et accroît l'humidité de l'air (400 à 1000 mm de pluies sur le littoral). Dans l'intérieur, le climat varie en fonction de l'altitude. Les étés sont chauds et secs, surtout lorsque souffle le sirocco brûlant ou le chergui, vent d 'été venant du sahara. À cette saison, les températures moyennes sont de 22 °C à 24 °C. Les hivers sont froids et pluvieux avec gel et neige. La température moyenne évolue alors de - 2 °C à 14 °C et peut descendre jusqu'à - 26 °C. Dans les régions montagneuses, les précipitations sont très importantes (plus de 2 000 mm de précipitations au Rif ou encore 1 800 mm au Moyen-Atlas). Le Maroc pré-saharien et saharien a un climat désertique sec
  • 21. Le Maroc est une monarchie constitutionnelle, démocratique, parlementaire et sociale. L'organisation territoriale du Royaume est décentralisée. Elle est fondée sur une régionalisation avancée. Les régions disposent d'une autonomie étendue. Le Maroc comprend douze régions et soixante-quinze provinces. 2- L’appareil idéologique Constitution du 1er juillet 2011. Préambule. Titre premier. Dispositions générales. Titre II. Libertés et droits fondamentaux. Titre III. De la royauté. Titre IV. Du pouvoir législatif. Titre V. Du pouvoir exécutif. Titre VI. Des rapports entre les pouvoirs. Titre VII. Du pouvoir judiciaire. Titre VIII. De la Cour constitutionnelle. Titre IX. Des régions et des collectivités territoriales. Titre X. De la Cour des comptes. Titre XI. Du Conseil économique, social et environnemental. Titre XII. De la bonne gouvernance. Titre XIII. De la révision de la Constitution. Titre XIV. Dispositions transitoires et finales
  • 22. • Les nombreuses manifestations qui ont affecté Plusieurs pays arabes, au cours de l'hiver et du printemps de 2011, ont été touchés par des manifestations qui ont entraîné un changement de régime en Égypte et en Tunisie, de graves violences dans d'autres pays et même une guerre civile en Libye, conjuguée avec l'intervention de l'OTAN. • Des manifestations ont également eu lieu au Maroc, mais le roi Mohammed VI a immédiatement réagi en proposant au référendum une nouvelle Constitution qui pourrait permettre au pays d'accomplir un grand pas vers le régime parlementaire si elle est convenablement appliquée, et surtout qui comporte une véritable charte des droits et libertés (titre II, mais aussi titres VII et XII) qui, conjuguée avec une véritable indépendance du pouvoir judiciaire, va permettre la mise en place d'un État de droit. • Préambule • Fidèle à son choix irréversible de construire un État de droit démocratique, le Royaume du Maroc poursuit résolument le processus de consolidation et de renforcement des institutions d'un État moderne, ayant pour fondements les principes de participation, de pluralisme et de bonne gouvernance. • Il développe une société solidaire où tous jouissent de la sécurité, de la liberté, de l'égalité des chances, du respect de leur dignité et de la justice sociale, dans le cadre du principe de corrélation entre les droits et les devoirs de la citoyenneté. • État musulman souverain, attaché à son unité nationale et à son intégrité territoriale, le Royaume du Maroc entend préserver, dans sa plénitude et sa diversité, son identité nationale une et indivisible. Son unité, forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie, s'est nourrie et enrichie de ses affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen.
  • 23. • Préambule • Fidèle à son choix irréversible de construire un État de droit démocratique, le Royaume du Maroc poursuit résolument le processus de consolidation et de renforcement des institutions d'un État moderne, ayant pour fondements les principes de participation, de pluralisme et de bonne gouvernance. • Il développe une société solidaire où tous jouissent de la sécurité, de la liberté, de l'égalité des chances, du respect de leur dignité et de la justice sociale, dans le cadre du principe de corrélation entre les droits et les devoirs de la citoyenneté. • État musulman souverain, attaché à son unité nationale et à son intégrité territoriale, le Royaume du Maroc entend préserver, dans sa plénitude et sa diversité, son identité nationale une et indivisible. Son unité, forgée par la convergence de ses composantes arabo- islamique, amazighe et saharo-hassanie, s'est nourrie et enrichie de ses affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen.
  • 24. • La prééminence accordée à la religion musulmane dans ce référentiel national va de pair avec l'attachement du peuple marocain aux valeurs d'ouverture, de modération, de tolérance et de dialogue pour la compréhension mutuelle entre toutes les cultures et les civilisations du monde. • Mesurant l'impératif de renforcer le rôle qui lui revient sur la scène mondiale, le Royaume du Maroc, membre actif au sein des organisations internationales, s'engage à souscrire aux principes, droits et obligations énoncés dans leurs chartes et conventions respectives, • il réaffirme son attachement aux droits de l'Homme tels qu'ils sont universellement reconnus, ainsi que sa volonté de continuer à œuvrer pour préserver la paix et la sécurité dans le monde.
  • 25. • Se fondant sur ces valeurs et ces principes immuables, et fort de sa ferme volonté de raffermir les liens de fraternité, de coopération, de solidarité et de partenariat constructif avec les autres États, et d'oeuvrer pour le progrès commun, le Royaume du Maroc, État uni, totalement souverain, appartenant au Grand Maghreb, réaffirme ce qui suit et s'y engage : - Œuvrer à la construction de l'Union du Maghreb, comme option stratégique, - Approfondir le sens d'appartenance à la Oumma arabo-islamique, et renforcer les liens de fraternité et de solidarité avec ses peuples frères, - Consolider les relations de coopération et de solidarité avec les peuples et les pays d'Afrique, notamment les pays du Sahel et du Sahara, - Intensifier les relations de coopération rapprochée et de partenariat avec les pays de voisinage euro-méditerranéen, - Élargir et diversifier ses relations d'amitié et ses rapports d'échanges humains, économiques, scientifiques, techniques et culturels avec tous les pays du monde,
  • 26. • - Renforcer la coopération Sud-Sud, • - Protéger et promouvoir les dispositifs des droits de l'Homme et du droit international humanitaire et contribuer à leur développement dans leur indivisibilité et leur universalité, - Bannir et combattre toute discrimination à l'encontre de quiconque, en raison du sexe, de la couleur, des croyances, de la culture, de l'origine sociale ou régionale, de la langue, de l'handicap ou de quelque circonstance personnelle que ce soit, - accorder aux conventions internationales dûment ratifiées par lui, dans le cadre des dispositions de la Constitution et des lois du Royaume, dans le respect de son identité nationale immuable, et dès la publication de ces conventions, la primauté sur le droit interne du pays, et harmoniser en conséquence les dispositions pertinentes de sa législation nationale. • Ce préambule fait partie intégrante de la présente Constitution.
  • 27. • Le Palais royal (ex-Palais impérial ou « dar el-makhzen») de Rabat, capitale du Maroc, est le principal palais royal du pays et la résidence officielle de la famille royale marocaine. (1864) • Au départ palais de sultants alaouites, il fait aujourd'hui partie des multiples palais ou résidences royales des « villes impériales » (dars el makhzen). C'est le cas du palais de Skhirat,. • De nos jours, le Palais royal de Rabat est davantage considéré comme un bâtiment administratif, en effet, le roi Mohammed VI. C'est dans ce palais que s'est installé le siège du gouvernement. • Le Roi du Maroc • Mohammed VI (en arabemarocain : ‫السادس‬ ‫محمد‬ , en berbère marocain : ⵎⵓⵃⵎⵎⴷ ⵡⵉⵙⵙ ⵚⴹⵉⵚ), né le 21 août 1963 à Rabat (Maroc), est le vingt-troisième monarque de la dynastie alaouite, et le troisième à porter le titre de roi du Maroc, depuis le 23 juillet 1999
  • 30. La gastronomie • La cuisine marocaine, dans sa diversité et sa délicatesse, est parmi les meilleures au monde. Cela est dû à l'interaction du Royaume avec le monde extérieur pendant des siècles. Dans notre cuisine, il y a un mélange de cuisine amazighe et arabe, du Maghreb, du Moyen-Orient, de la Méditerranée et de l'Afrique, ce qui en fait le premier dans le monde arabe et le deuxième du monde après la France d’après WorldSIM Travel Blog. • En mentionnant la diversité de la cuisine marocaine, nous vous présenterons dans cet article les 10 plats traditionnels marocains les plus importants et les plus célèbres, qui ont contribué au statut actuellement occupé par le Maroc dans ce domaine.
  • 31. Le Maroc est un pays où l’art culinaire, aussi riche et varié soit-il, reflète l’héritage culturel du pays. Couscous, Tajine, Pastilla, la Mrouzia, ou encore R’fissa pour n’en citer que quelques-uns, sont les plats emblématiques du Royaume qui font le bonheur des amateurs de bonne chère. Composée subtilement d’une grande variété de saveurs et senteurs saisissantes, la cuisine marocaine tire son originalité d’un subtil mélange des traditions culinaires berbères, arabo-andalouses, et juives. Le Maroc jouit, grâce à son riche patrimoine culturel propre à chacune de ses régions, d’une réputation incontestée sur l’échiquier mondial. • Des pâtisseries et des plats savoureux Pastilla, Couscous, Rfissa, Tajine, Méchoui… L’art culinaire marocain reflète une multitude d’influences ayant donné naissance à une tradition des plus riches. Les plats sont certes savoureux, mais la pâtisserie marocaine a aussi son mot à dire. Les Cornes de gazelle, les Briouates au miel, la Ghriba… Ces petits délices sucrés, qui sont servis notamment lors des fêtes de l’Aïd, flattent les palais et séduisent les gastronomes les plus exigeants
  • 33. • À chaque région, son identité culinaire • Au nord et au centre, des mets accommodés salés • Outre les traditions culinaires les plus raffinées, on retrouve des mets accommodés de façon artisanale pour le plus grand plaisir des papilles, comme le Smen, un beurre rance et salé originaire d’Afrique du Nord et du Proche-Orient. Le Khliî, à son tour, est viande séchée épicée originaire du berceau de la gastronomie marocaine de Fès. • Une expérience nutritive et conviviale Un voyage des sens • Dans les marchés spécialisés, les étals des vendeurs d'épices forment un tableau saisissant de couleurs : rouge du paprika, beige du cumin, jaune du curcuma, vert des graines d'anis, d’une odeur enveloppante qui préparent déjà au bonheur. • Ces produits naturels sont présentés dans des couffins tressés ou des bacs en plastique. Une véritable fête des sens puisqu’au plaisir du nez, s'ajoute celui de la vue
  • 37. • Anny Gaul, historienne américaine de la culture du genre et spécialiste de la nourriture dans le monde arabophone, a réussi ces dernières années à déchiffrer certains des codes secrets de la cuisine marocaine. Elle a aussi retracé les origines de certains plats les plus emblématiques du royaume. • Pour elle, les piliers de l'alimentation du royaume ont changé et évolué avec les nombreux événements qui ont eu lieu depuis le Moyen Âge et tout au long de la conquête musulmane des pays ibériques et de la chute d’Al-Andalus. - Quelles sont, selon vous, les origines des plats les plus emblématiques du Maroc ? Après le XVIe siècle, beaucoup de familles juives et musulmanes sont venues au Maroc à partir de ce qui est aujourd’hui l’Espagne. Elles se sont installées dans les villes, apportant avec elles des plats qu’elles cuisinaient à Al-Andalus. Mais de nombreux autres facteurs ont également influencé l’histoire culinaire marocaine après cette période.
  • 38. • Il y a quelques choses qui suggèrent que ce plat est d’origine andalouse, en particulier la combinaison d’ingrédients et d’épices. • Cependant, les racines andalouses ne suffisent pas pour tout expliquer sur l’histoire du plat. La façon dont le pigeon, les œufs, les herbes et les épices sont cuits aujourd’hui est la même que celle à Al-Andalus, selon les recettes dont nous disposons. • Néanmoins, la façon dont il est enveloppé dans une feuille de Brick (pâte ou werqa) a très probablement été ajoutée plus tard, car nous n’avons pas de preuve que ce type de pâte très fine ait été utilisé à Al- Andalus.
  • 39. • D’après les recherches d’Anny Gaul, Tétouan reste en plus un cas vraiment intéressant car la ville est presque entièrement fondée par ceux qui sont venus d’Al Andalus, donc la cuisine et son origine sont définitivement andalouses. • Qu’en est-il des autres influences ? Certains historiens et universitaires, comme Idriss Bouhlila et Toumader Khatib, ont suggéré que la cuisine ottomane a influencé la nourriture à Tétouan. Bien que l’Empire ottoman n’ait pas influencé ce que les Marocains mangeaient dans le reste du pays, leurs spécialités alimentaires ont atteint Tétouan. Je pense notamment à la Werqa de la Pastilla, qui est très similaire à la pâte utilisée pour la Baklava et dans quelques autres gâteaux turcs. • Il y a aussi Ghriba, que l’on retrouve en Egypte et au Liban. Ce gâteau sec a probablement voyagé avec l’empire islamique.
  • 40. • Il y a également l’exemple de Trid, qui est un autre plat apporté au Maroc avec la conquête arabe islamique. • Il est très similaire à un plat appelé Tharid, qui vient de la péninsule arabique. On dit que Tharid était le plat préféré du Prophète Mohammed. • C’est un plat bédouin classique composé de pain sec ou de pain légèrement vieux et recouvert de sauce à la viande. • Il y a de vieilles recettes et références dans la poésie et la littérature sur Tharid et combien le Prophète l’aimait. • Si vous cherchez des plats qui ont la même structure, vous les trouvez dans de nombreux autres endroits. En Jordanie, le plat Mansaf, qui est le plat national du pays, est le cousin de Tharid ou Tarid, cuisiné au Maroc.
  • 41. • Mis à part l’influence d’Al-Andalus, qu’est-ce que les Marocains mangeaient et cuisinaient selon vous ? • Si nous devions deviner ce que nous mangions à la campagne avant la chute d’Al-Andalus, ce serait en grande partie basé sur la géographie locale, les choses qui y étaient cultivées et les animaux élevés. Cependant, les villes étaient très connectées aux réseaux d’échanges commerciaux et cela a influencé leur alimentation. • les Marocains et les Egyptiens avaient l’habitude de manger des plats communs… Il y a quelques exemples auxquels nous pouvons penser en termes de gens ordinaires. Les féveroles ont toujours été une partie importante de ce que les gens mangent dans les deux endroits. Il existe des versions de Bissara en Egypte et au Maroc.
  • 42. • De même les marocains ont beaucoup influencé la nourriture de l’Egypte et le couscous en est un exemple. • Cela peut être expliqué par la route du pèlerinage à l’époque médiévale et au début de l’époque moderne, car il fallait si longtemps pour se rendre du Maroc à La Mecque. • Les gens prenaient une année ou plusieurs mois pour voyager et les Marocains s’arrêtaient en Egypte pendant un certain temps. • Les changements et l’évolution de la cuisine marocaine. • L’introduction des restaurants à produit un léger changement mais les marocains même s’il mange moins chez eux reste fidèles au plats traditionnels et au rituel et un ensemble de pratiques autour des plats.
  • 43. • Gastronomie et tourisme • Mots clés: La gastronomie, la servuction touristique, l’image, l’attractivité touristique le marketing touristique, le produit touristique. • 4 éléments essentiels: - la perception que se font les touristes - la perception que se font les professionnels - les points forts et faibles de la gastronomie Ma. - les contraintes qui empêchent la bonne exploitation de la richesse culinaire marocaine? • La gastronomie comme une partie intégrante dans la restauration, pourrait jouer un rôle important pour corroborer le choix de la destination Maroc chez le décideur d’achat à travers le renforcement de l’image la gastronomie marocaine.
  • 44.  Image, imagerie mentale et perception Selon BERTRAND Bethlot « Il s’agit de l’image d’un produit, d’une marque ou d’une société qui correspond à la façon dont celle-ci est perçu par les consommateurs. Cette perception peut se faire sur des critères objectifs ou subjectifs. L’image est la résultante des caractéristiques du produit ou de la marque considérée, mais également influencée par les actions publicitaires (Serex, 2011). - Le tourisme a une dimension spatiale : deux volet a analyser: -l’origine des touristes, on distingue les pays émetteurs de touristes ce qui représente la force de la demande. - la destination touristique qui représente l’offre. Donc: Le rôle de la destination touristique est de mettre en place les produits qui peuvent renforcer son image et aider la destination d’avoir un positionnement sur le marché touristique. - Les autres formes du tourisme, tourisme d’affaires, de pèlerinage, de cure, la recherche d’une nouvelle expérience ou aventure. - Le tourisme de loisirs a pour objectif d’offrir aux touristes une expérience unique, ici il faut travailler sur l’image de la destination touristique.
  • 45. • 2- Imagerie mentale • Les chercheurs en psychologie cognitive ont beaucoup écrit sur cette thématique pour but de définir le concept de l’imagerie mentale, déterminer ses caractéristiques, ses dimensions, son rôle et son rapport avec la perception. • Et puisque le marketing trouve son bonheur dans l’exploitation des résultats des recherches en psychologie qui mènent vers la compréhension du comportement du consommateur, l’étude et l’analyse du concept de l’imagerie mentale s’avère d’une grande importance pour identifier les facteurs clés pour le développement de l’activité touristique au Maroc. • Définition: L’imagerie mentale se définit selon le psychologue français Michel DENIS comme « une forme singulière de représentation mentale permettant à l’esprit humain de conserver et de manipuler l’information extraite de son environnement. C’est une modalité de représentation mentale qui a pour caractéristique de conserver l’information perceptive sous une forme qui possède un degré élevé de similitude structurale avec la perception », ce qui veut dire que l’imagerie mentale est une forme de mémoire qui permet le stockage des informations concernant un stimulus (Denis, 1979). • Lutz et Lutz ont défini l’imagerie mentale comme étant « Un événement impliquant la visualition mentale d’un concept ou d’une relation » (Lutz, 1977).
  • 46. • Les formes de l’imagerie mentale: • Est- ce que l’image mentale peut être olfactive, gustative, auditive ou bien l’ensemble ? (Bruyer, 1982). • Les chercheurs en psychologie ont constaté l’existence de deux • sortes de représentations : Une représentation analogique-visuelle et une représentation auditivo-verbale (Denis, 1979). • Dans le domaine de la cuisine, la parfumerie… où on fait appel à nos sens, l’hypothèse qui prétend que l’imagerie mentale peut confirmer l’existence d’une imagerie auditive, visuelle, olfactive, gustative et tactile. Autrement dit, c’est le modèle sensoriel-sémantique de Nelson. • L’imagerie mentale selon Denis, possède cinq propriétés : La conservation, la transformation, le système de l’abstraction, le caractère directionnel et la représentation des représentations (Denis, 1979). • L’imagerie mentale est multidimensionnelle • Les chercheurs en matière de l’imagerie mentale on défini huit dimensions : La vivacité, la clarté la quantité, la facilité, la valence, l’élaboration, et le lien à soi (C Chamard, 2000; Camille Chamard, 2000)
  • 47. • La perception • La perception se définit comme le processus de reconnaissance et d’interprétation des informations sensorielles collectées par nos sens afin d’interagir avec notre environnement. • Pour la gastronomie marocaine, l’étude de la perception est cruciale pour savoir quelles perceptions se font les touristes vis-à-vis de la cuisine marocaine. Dans cette section, on peut définir le concept de la perception comme : « L'image de Destination est un système interactif de pensées, des avis, des sentiments, des visualisations et des intentions vers une destination » (Tasci, Gartner, & Cavusgil, 2007). • Les facteurs environnementaux de la perception • La perception est liée au milieu extérieur du corps d’un être vivant. Selon Merleau-Ponty, la perception est le contact avec le monde naïf, d’où l’utilisation des sens est indispensable pour faciliter l’insertion dans le monde (Merleau-Ponty, 2013).
  • 48. • Dimension : La taille du joue un rôle important dans les yeux du percepteur, un petit plat est jugé comme peu suffisant pour manger. Une fausse perception pourra se produire dû à la petite taille de l’assiette. Généralement parlant la taille est souvent associé à la dominance. Dans d’autres domaines comme la publicité, la taille d’une banderole ou bien une affiche attire plus d’attention. • Intensité : Le message écrit sur une carte de menu, la signature du chef sur un plat, le gout de certains produits utilisés dans la préparation culinaire etc. Ces éléments favorisent l’identification du percept. • Fréquence : La fréquence d’un stimulus est si importante dans le marketing, car elle représente le produit d’une manière répétitive au consommateur ce qui permet d’attirer son attention. La fréquence pousse le client à tester un nouveau produit, et pour les produits qu’il connait, la fréquence joue le rôle du rappel pour ne pas oublier le produit et éviter d’aller vers un autre. • Statut : Le statut d'une personne étant perçue exerce beaucoup d'influences sur une perception. Dans une organisation, les officiers fortement placés influencent comme on pouvait s'y attendre des salariés que les personnes qui occupent les anneaux inférieurs de l’hiérarchie au sein d'une organisation.
  • 49. • Contraste : Si le stimulus ne présente pas une grande différence ou bien un trait remarquable, ses chances d’être perçu sont très limités. Pour certains plats de la cuisine les couleurs présentes, la nature des ustensiles de service, la présentation des ingrédients, peuvent aider à faire la distinction entre un plat normal et un plat gastronomique. • La différence entre la perception et l’imagerie mentale • Au niveau de l’expérience culinaire, le consommateur lorsqu’il est entrain de déguster son plat pour la première fois, collecte les informations et les attributs (Présentation, goût, toucher, odeur, son…) autour du stimulus qui est le plat devant lui, puis la phase du traitement de l’information permet de déchiffrer les codes sensoriels qui peuvent être mémorisés pour avoir une image mentale du percept. • Après enquête et utilisation d’échantillonnage • Voici les résultats:
  • 50. • Professionnels et administration publique • Il est à signaler qu’ils ont confirmé que l’offre actuelle mis à la disposition des touristes nationaux et internationaux, reste inférieure à leurs attentes malgré la disponibilité de la matière première nécessaire. • Cela est dû à la mauvaise exploitation de la richesse culinaire marocaine à cause d’un manque enregistré au niveau de la main d’oeuvre spécialisée, • l’absence d’un recueil des recettes marocaines et aussi le développement incontrôlable de certains plats typiques. • Un autre problème apparait aussi au niveau de la conception des cartes de menu, car la structure des recettes marocaines souffre d’un déséquilibre nutritionnel vue que c’est une cuisine n’est pas du tout diététique, plus de grosses pièces et moins de garniture. • Les professionnels de la restauration et plus précisément les chefs de cuisine soulèvent la contrainte du coût de revient, les produits de terroir, le coût de revient a augmenté, puisse que toutes les préparations culinaires sont préparées à base des produits de terroir (Safran pistil, l’argan, l’huile d’olive, le beurre salé…).
  • 51. • Au niveau de la promotion et de la commercialisation de la gastronomie marocaine, une série de problèmes ont été constaté: - Aucune stratégie claire mise en place au profit des marchés émetteurs de touristes, - La participation de la gastronomie marocaine dans les forums et les salons internationaux reste très timide voir limitée. - Un autre point important soulevé lors de cette étude montre que la réglementation en vigueur impose sur les hôtels 4 et 5 étoiles d’avoir au moins deux restaurants de spécialité dont un restaurant marocain. Mais aucune action visant le quotidien du client potentiel dans son pays comme par exemple les émissions culinaires, les documentaires, les journées culturelles… qui ont pour objectif d’informer sur la gastronomie marocaine.
  • 52. • Analyse SWOT • Les résultats de l’étude empirique ont permet d’établir l’analyse SWOT6 afin d’identifier les points forts, les points faibles, les opportunités et les menaces de la gastronomie marocaine et aussi pour pouvoir faire des recommandations dans le but d’améliorer l’image de la gastronomie marocaine dans les yeux des consommateurs nationaux et internationaux. Points forts - La cuisine marocaine est une cuisine de convivialité et un signe d’hospitalité ; - La cuisine marocaine est une cuisine de contraste issue d’un savoir faire ancestrale - Les préparations culinaires marocaines sont très riches en valeur nutritionnelle ; - La gastronomie marocaine est savoureuse grâce aux ingrédients utilisés et les techniques de cuissons appliquées ; - La variété et la disponibilité de la matière première permet aux professionnels le perfectionnement et l’innovation en terme des plats cuisinés.
  • 53. Points faibles - Le volet de la communication enregistre un retard significatif, à cause de l’absence d’une stratégie de communication destinée au marché nationale et internationale ; - Les professionnels souffrent au niveau de l’approvisionnement au niveau des matières premières à cause des fluctuations du marché ; - Le prix des plats ne dépend pas de la catégorie de l’établissement touristique ; - Le coût de revient reste très élevé, ce qui minimise la marge bénéficiaire ; - L’absence d’un recueil certifié des plats typiques ; - Le nombre de restaurants marocain classés reste très faible ; - L’absence des formes d’organisation en chaine (Franchisées, intégrées ou volontaires) ralentit le développement de l’offre gastronomique marocaine ; - L’accessibilité aux restaurants marocains est jugé comme très difficile.
  • 54. • Opportunités - La volonté de l’Etat de développer l’activité touristique en soutenant les idées innovantes afin d’élargir l’offre touristique marocaine ; - La bonne réputation de la gastronomie marocaine à l’échelle mondiale, déclarée comme la deuxième meilleure gastronomie en 2015 par le site Britannique WORLDISM7 en 2015 ; - La stabilité politique et la situation sécuritaire favorisent le choix du Maroc aux yeux des marchés émetteurs de touristes ; - La proximité du Maroc de ses principaux marchés émetteurs de touristes Menaces - La forte concurrence de la part de certains payés touristiques comme la France, l’Espagne, l’Italie… - L’apparition de nouvelles destinations touristiques en Europe de l’Est. - Les changements climatiques et leurs impacts sur la disponibilité de la matière première.
  • 55. • 3- RECOMMANDATIONS • Suite aux résultats obtenus des enquêtes et des guides d’entretiens menés avec les différentes catégories socio-professionnelles, et l’analyse SWOT de l’image culinaire marocaine, voici une série de recommandations présentée comme suite : - Veiller sur l’image de la gastronomie marocaine à travers les sondages et les études de satisfaction pour évaluer l’offre gastronomique marocaine ; - S’inspirer des expériences réussies de certains pays qui ont développé une offre gastronomique ; - Développer un réseau de restaurants marocains de proximité dans les principaux marchés émetteurs de touristes ; - Diversifier l’offre touristique marocaine en créant des circuits gastronomiques ; - Mener une compagne publicitaire autour de la gastronomie marocaine ;
  • 56. - Mettre en place un cahier de charge pour les plats typiques ; - Elaborer une carte perceptuelle pour but de détecter les éléments de choix de la part des clients actuels des clients potentiels ; - Impliquer les chefs de cuisine dans cette perspective afin de mettre en place un dispositif gastronomique national reconnu et de prévoir des recettes diététiques pour suivre la tendance actuelle ; - Créer des centres gastronomiques intégrés pour faciliter la servuction gastronomique (centre de formation, centre d’approvisionnement, musée gastronomique, centre de fabrication des produits d’artisanat etc) ; - Créer une marque marocaine des restaurants gastronomiques pour représenter l’art culinaire au Maroc et à l’étranger ; - Organiser des compétitions culinaires autour de la gastronomie marocaine.
  • 58. • La musique: Projet de patrimoine culturel immatériel
  • 59. La musique: Projet de patrimoine culturel immatériel • Les références du Maroc: L’ethnologue: Viviane Pâques: - « la confrérie de gnewa »,- « les guérisseurs noires » . • Musicien ;Majid bekkas bossoyo :une belle vusion • Mehdi Nassouli marhba et … • Jimmy Page et Robert plant, Gnawa Fusion Marrakech 1993 (les dzpling) • Marmoucha Orchestra Feat.Mehdi Nassouli – Marhba • La musique Gnawa marocaine entre guérison et divertissement • Les 7 couleurs de l’Univers. Université Aix-Marseille HISZ14 - Approches du patrimoine Réalisé par Donatella Mistretta, M1 Tourisme, langue et patrimoine, aire arabe, musulman, hamito-sémitique À l’attention de Mme Brigitte Sabattini année scolaire 2014/2015
  • 60. • Histoire: • Les Gnawa sont, dès la fin du XIXème siècle, identifiés comme une confrérie religieuse populaire dont les pratiques thérapeutiques sont l'héritage de cultes animistes subsahariens « importés » par les générations d'esclaves installés au Maroc. ... Gnawa, signifierait donc Homme noir ou venant du pays des Noirs.
  • 61. • Selon Delafosse, l'expression berbère akal-n- iguinaouen, qui signifie «pays des Noirs», aurait donné naissance au mot Guinée et au mot « Gnawa ». Ce dernier, signifierait donc, par extension, «homme noir» ou «venant du pays des hommes noirs» (Afrique subsaharienne) • L’origine de leur existence est une longue histoire, l’évènement le plus significatif remonte au XVIème siècle, lorsque le sultan marocain Ahmed El Mansour, de la dynastie Saâdienne, organisa une expédition à Tombouctou
  • 62. • Un témoignage • Le Gnawa n’est pas seulement une musique de divertissement mais aussi une cure pour l’esprit, capable de soigner notre génie intérieur et d'évacuer l’angoisse. • C’est une musique curative et je dois admettre qu'il ne fut pas facile de le découvrir. Les rituels gnawa comportent en effet une part d’obscurité et les soirées thérapeutiques sont confidentielles ; le rite demeure un mystère même pour la plupart des Marocains. • Le Gnawa se présente aujourd’hui sous forme de folklore, comme un art ambulant, pour amuser autochtones et touristes. On trouve à présent de jeunes musiciens gnawa qui ignorent tout de la partie sacrée du rituel.
  • 63. • Qui sont les Gnaouas ? • Connus et appréciés des touristes visitant la célèbre Place Djemaa el Fna à Marrakech ainsi que des festivaliers d’Essaouira, le passé très ancien de la confrérie des Gnaoui est souvent méconnu. • Des origines subsahariennes • L’on sait que la plupart des Gnaouas sont originaires de l’ancien Empire du Soudan occidental composé notamment par le Sénégal, le Mali, le Niger et la Guinée. Mais l’étymologie du mot gnaoua ou gnawi n’est pas encore clairement établie. • Pour Maurice Delafosse il existerait une similitude phonétique avec le berbère ‘’akal-n-iguinaouen’’ qui signifie terre des noirs. Selon lui, ce terme aurait donné naissance à Guinée, puis Gnawa, même si aucune donnée historique ne vient étayer de façon fiable cette thèse
  • 64. Confrérie pluri ethnique • Contrairement à nombre d’idées reçues, les gnaouas ne sont pas tous des descendants d’esclaves convertis à l’Islam. Si la plupart d’entre eux sont effectivement d’origine noire africaine et subsaharienne, d’autres sont arabes ou berbères. • De couleurs et ethnies diverses, d’origines sociales composites, ils constituent tous ensemble cette très ancienne confrérie. • Certains bousculent ces idées préconçues: • «Les chercheurs contemporains admettent qu’il est difficile aujourd’hui d’identifier l’origine des Gnaouasi à partir de leur nom, d’autant plus qu’ils ne sont pas tous noirs, arabes ou musulmans. Ainsi, Il existe, au Maroc et plus précisément à Essaouira, des Gnaouas berbères et des Gnaouas juifs du fait de la présence de communautés berbères et juives dans cette ville».
  • 65. • Esclavage et Garde noire • Natifs de ce vieil empire subsaharien, les premiers gnaouas furent amenés, pense-t-on, au XVIe siècle par le Sultan Ahmed el Mansour, 3e sultan saadien surnommé El Dehbi, le Doré, en référence à une glorieuse campagne menée sur Tombouctou d’où il ramena une quantité d’or significative. • Il emporta aussi du Bilad el Sudan, le pays des noirs, 12 000 esclaves. Cette main-d’œuvre travailla dans les plantations de canne à sucre du pays berbère Haha près d’Essaouira et fit souche dans cette région. • Certains furent enrôlés dans l’armée et formèrent ce qui devint la Garde noire du Sultan. Leurs descendants furent la première génération de Gnaouas, on les nomma Gangas du nom des tambours qu’ils utilisaient alors.
  • 66. • Deuxième razzia • Au XVIIe, c’est sous le règne du Sultan Moulay Ismaïl qu’arriva la deuxième vague d’esclaves dont une grande partie rejoignit aussi la garde royale sous le nom de ‘’Abid Al Boukhari’’. On les surnomma ainsi, car c’est sur les hadiths contenus dans le livre intitulé El Boukhari qu’ils prêtèrent allégeance. • La mort de Moulay Ismaïl en 1727 entraina la dissolution de ces troupes subsahariennes dont une partie participera ensuite à l’érection des murailles d’Essaouira, alors Mogador. • Durant les décennies qui suivirent, leurs descendants se sont essaimés dans plusieurs villes ou régions marocaines : Fès, Meknès, Casablanca, Tanger ou encore Rabat, mais aussi en Algérie et Tunisie. • Pourtant c’est dans le Sud marocain, à Essaouira ou Marrakech qu’ils se sont fait connaître le plus et que sont concentrés leurs lieux de pèlerinage
  • 67. • Sanctuaires maraboutiques les plus vénérés de la confrérie Ganoua : • Sidi Abdellah Ben Hsayn et Moulay Brahim, dans les environs de Marrakech et Sidi Chamharouch dans le massif du Toubkal. Cependant c’est à Essaouira, la ville où ils ont commencé à s’installer, que les gnaouas ont bâti leur berceau spirituel: la zaouïa Sidna Bilal. • Zouïa Sidna Bilal • Installés dans un quartier périphérique de la kasbah d’Essaouira, les gnaouas se réclamèrent de Sidna Bilal. Né en esclave et compagnon du Prophète, il sera le premier muezzin de l’histoire musulmane à appeler à la prière. • Plus qu’un lieu saint de recueillement et d’accueil, elle est devenue le centre spirituel de la confrérie. Protégée par les remparts de la Scala, elle se situe dans le quartier ouest de la médina à Beni Mentar. Lieu unique pour la confrérie, elle est une des plus anciennes zaouïas marocaines.
  • 68. • La culture gnaoua à travers la musique • Diwan en Algérie, Stambali en Tunisie et Libye, la confrérie Gnaoua a séduit et s’est développée au fil des siècles, nous livrant une musique mêlée de rythmes africains et arabo-berbères forts de transe et d’errance. • Depuis des décennies de nombreux styles musicaux ont intégré les rythmes gnaouas dans leurs registres que ce soit au Maroc ou ailleurs. • Rap marocain, musique arabo-berbère avec notamment Nass el Ghiwan, fusion jazz-gnawa, reggae, blues ; en France Gnawa Diffusion, l’Orchestre National de Barbès, de nombreux s’en sont largement inspirés. • Il est a noté que c’est en 1975 que fut réalisé le premier enregistrement audio connu, sur cassette, de musique gnaoua. • Début juin, à Essaouira, a lieu tous les ans l’événement le plus marquant de la culture musicale ganoua au Maroc: le ‘Festival Gnaoua et Musique du Monde’. • Toujours métissé, ce festival a laissé une place aux confréries spirituelles. Une occasion unique d’écouter les grands mâalem des gnaouas et des issouas
  • 69. Un rituel thérapeutique • Selon de vieux érudits gnaouas, leurs rites et musique seraient apparentés au vaudou, à la santéria cubaine ou encore au candomblé brésilien. Ces pratiques issues de l’Afrique subsaharienne ont su se transformer pour perdurer et ne pas perdre de leur originalité. • À l’instar du vaudou qui s’est christianisé dans les Caraïbes, les gnaouas auraient donc adopté l’Islam pour assurer la continuité de leurs rites sacrés. Le rituel de transe ou Lila rituel • Ce rite nocturne s’appelle Lila et se pratique soit chez un particulier ou dans une zaouïa. Citadin, il se déroule la nuit. • Syncrétisme d’anciens cultes animistes subsahariens et de l’Islam, le Coran mentionnant l’existence d’esprits, le rituel gnawa a pour but la libération des âmes possédées par ces esprits, les gnaoui se situant dans un monde intermédiaire entre celui des jnoun et celui, réel, des hommes. • Grâce aux vertus d’une transe, la Lila est à la fois un rite de possession et un rite thérapeutique ; elle est composée d’un maître musicien appelé le maâlem, de musiciens danseurs, et de la moqaddema: la gardienne du sanctuaire.
  • 70. • La cérémonie se passe en trois phases : l’Aâda, l’Oulad Bambra et le M’louk : • L’Aâda est une procession colorée accompagnée par les t’bels (tambours) et par les crotales (krakeb). Déambulant, ils appellent de manière incantatoire à une guérison thérapeutique et spirituelle en se servant d’un chant appelé ‘’l’aafou ya moulana’’ (délivre-nous-Seigneur). Dans le cortège la moqaddema et l’arifa transportent un brasero d’encens en aspergeant l’assistance de fleur d’oranger. • L’Oulad Bambra est la partie profane de la Lila. Préparation à la cérémonie, l’atmosphère y est sereine. Les chants évoquent le Prophète, les ancêtres et la nostalgie du vieux Soudan d’avant l’esclavage. Les musiciens dansent devant le maâlem, avançant et reculant en frappant des mains. Puis en cercle, chacun démontre ses qualités de danseur et d’acrobate. • Le M’louk est la partie sacrée de la Lila. Les génies des sept couleurs y sont invoqués. Des fumigations de jaoui (encens) sont largement répandues afin de sacraliser le guembri du maâlem et apaiser les génies. • Durant ce rituel le maâlem s’adresse aux différents groupes de chants associés à une couleur et à un esprit jusqu’à découvrir celui qui fera entrer le patient en transe.
  • 71. • Le guembri est l’instrument central du rite, c’est lui qui contribue à la transe en envoyant une invitation aux Saints et aux M’louk. À chacune des sept couleurs correspondent un rythme musical et une fumigation d’encens particulière. • C’est ce cheminement mobilisant tous les sens et le strict respect du culte qui permettront l’invocation des génies. • Pendant l’invocation de son djinn, le possédé sera attiré irrésistiblement vers l’aire de danse, il sera couvert par la moqaddema d’un foulard à la couleur du génie. Le rythme lancinant der crotales le conduira vers une transe salutaire.
  • 72. • Les instruments de musique • « Un Mâallem construit personnellement son gumbri. Ce serait une honte de l’acheter chez quelqu’un..» • Les instruments de musique sont ornés de signes cosmogoniques, ils semblent représenter certaines règles divines. • Trois sont les instruments de musique qui jouent un rôle essentiel dans la lila : le qarqabu, le ṭbəl et le gumbri. • Le qarqabu, appelé plus communément crotales. • Le second instrument qui apparait après le qarqabu, est le ṭbəl, le tambour. Il y en a deux, le grand et le petit, l’homme et sa fille, le ṭbəl et la faradi. • La peau duṭbəl est celle du bouc • Le gumbri • Les trois matériaux avec lesquels on fabrique le gumbri, le bois, la peau du cou de la chamelle et le fer des sonnailles témoignent de la présence de l’eau, de lait et de sang.
  • 73. • le déroulement de la lila • Qatre parties de la lila:l’aâda, la negcha, les kûyû et les treq • L’aâda (coutume) est l’ouverture de la cérémonie. • Les adeptes, puis le Mâallem, entament une procession accompagnée par les ṭbəls et les crotales. Ils chantent « l’aafou ya moulana » (délivre-nous Seigneur) comme invocation à la guérison thérapeutique et spirituelle • La moqaddema (la prêtresse de la cérémonie) promène un brasero où brûle l’encens et asperg les adeptes d’eau de fleurs d’oranger. Des jeunes filles ferment le cortège en tenant des bougies. • Durant la negcha l’énergie commence à se canaliser.
  • 74. • Les kûyû demeurent une série de danses effectuées par les musiciens de la troupe. • Ce n’est pas encore de la transe mais un jeu préliminaire, un spectacle, où l’on évoque les anciens maîtres, les saints de l’Islam, des personnages et esprits aux noms africains, la vie des esclaves. C’est pourquoi, cette partie est également appelée Awlad Bambara (les fils Bambara11). • Les treq sont les parties sacrées de la lila durant lesquelles sont invoqués, par cohortes successives, les génies des sept couleurs. • Son début est marqué par des fumigations de jaoui qui circulent parmi les musiciens et dont se sert le mâallem pour sacraliser son gumbri. • L’introduction de cet encens brûlé, qui instaure la structure même du rituel, sera respectée scrupuleusement sous peine de mécontenter les génies.
  • 75. • Une foi l’adepte va se sentir attiré par une force irrésistible vers l’aire de danse. La moqaddema le couvre alors d’un foulard de la couleur appropriée et l’asperge abondamment de fumigations de jaoui. • Les couleurs gnawa indiquant les djinns différents sont les suivantes : • le blanc, le voile d’eau étendu sur la terre où sont enfermées les âmes ; • le jaune, la terre nouvelle et la lumière du soleil ; • le vert, la forêt ensoleillée; • le rouge, le sang de la défloration, de l’accouchement et de la circoncision ; • le noir, le fœtus dans les entrailles obscures, la forêt ténébreuse, le couteau ; • le bleu clair et le bleu foncé (ou deuxième noir pour Viviane Pâques), l’eau du ciel et de la mer. • Généralement, on s’arrête aux bleus. On se débrouille pour que les chants bleus arrivent à l’aube
  • 76. • Le rôle de le moqaddema. • les possédés (jdeba). • le moqaddem male, le chef de la confrérie. Autrefois, il était également celui qui égorge l’animal destiné au sacrifice, l’erqsou. • Le sacrifice est un passage essentiel et de grosse importance dans la lila, le rituel est assez méticuleux. Tout d’abord, la moqaddema se procure deux poulets, symboles de la gémellité primordiale. L’un d’eux sera laissé en vie et l’autre égorgé par le moqaddem car la naissance est à la fois mort et vie. Un tel sacrifice est offert par toute personne désireuse d’entrer dans la confrérie : l’initié naîtra une seconde fois, sa mère étant la moqaddema et son père le moqaddem.
  • 77. • La Sauvegarde Et La Mise En Valeur • La transmission orale • « Pour rester vivant, le patrimoine immatériel doit conserver sa pertinence pour la culture et être régulièrement pratiqué et appris au sein des communautés et d’une génération à l’autre. Les communautés et les groupes qui pratiquent ces traditions et coutumes partout dans le monde ont leur propre système de transmission des connaissances et des savoir-faire, qui repose généralement sur l'oral plutôt que sur l'écrit. Les activités de sauvegarde doivent donc toujours impliquer les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus porteurs d’un tel patrimoine. »
  • 78. • faire partie d’une confrérie il est nécessaire de suivre un parcours qui commence avant la naissance même du nouvel adepte. • La valeur patrimoniale • Qu'est-ce qui nous permet de considérer le Gnawa comme un patrimoine culturel immatériel ? • Pour notre réflexion, nous nous sommes appuyés sur la démarche suivie par l’UNESCO, laquelle définit le patrimoine culturel immatériel en ces termes :
  • 79. • «On entend par “patrimoine culturel immatériel” les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire - ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés - que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel. Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d’identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine. […]

Notes de l'éditeur

  1. Transe nachoi, et tijwal