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VIE PRO VIE PRO 
JEUNE 
MG 
THERAPEUTIQUES 
En 2011, il est recommandé un rattrapage de 
vaccination chez toutes les personnes nées 
depuis 1980, de sorte qu’elles aient reçu au total 
2 doses de vaccin trivalent oreillons-rougeole-rubéole, 
quels que soient leurs antécédents vis-à-vis 
de chacune des trois maladies. 
Il est aussi recommandé d’administrer une dose 
de vaccin trivalent aux professionnels de santé et 
personnes en charge de la petite enfance nées 
avant 1980 non vaccinées et sans antécédent de 
rougeole. 
Prévention autour d’un cas de rougeole : En cas 
de contact avec une personne ayant une rou-geole, 
une vaccination dans les 72 heures suivant 
le contact est susceptible d’éviter la maladie aux 
personnes potentiellement réceptives. En cas de 
contact proche, une dose de vaccin monovalent 
contre la rougeole est à administrer dans les 72 
heures aux nourrissons âgés de 6 mois à 8 mois ; 
l’enfant recevra par la suite les 2 doses de vaccin 
trivalent selon le calendrier vaccinal général. Une 
première dose de vaccin trivalent est à adminis-trer 
aux nourrissons âgés de 9 mois à 11mois 
non encore vaccinés, la vaccination étant ensuite 
complétée par une deuxième dose (1). Selon le 
HCSP, la vaccination est déconseillée pendant 
la grossesse en raison d’un risque tératogène 
théorique. Cependant, une vaccination par mé-garde 
ne justi„e pas une interruption médicale de 
grossesse (1). 
Revue Prescrire - extrait du 1er octobre 2011  
08 09 
N°2 Nov 2011 
ENSEIGNEMENT – FORMATION 
Objectif : Proposer une dé„nition du risque dans le 
DRC et une méthode permettant de créer une liste 
d’événements à redouter utile au praticien a„n de 
gérer ce risque. 
Méthode : Organisée en deux parties, nous avons 
réalisé une revue de la littérature et des entre-tiens 
d’experts, puis mis au point des critères et 
un moyen de calcul pour élaborer les listes de 
risques. L’analyse des éléments bibliographiques 
et des entretiens des spécialistes dans le domaine 
chimique et industriel a été confrontée au précis 
d’utilisation du DRC ainsi qu’à de multiples entre-tiens 
avec les membres du secrétariat de DRC. 
Résultats : La démarche du praticien à travers le 
DRC génère deux risques distincts qui se succè-dent. 
Celui inhérent, dans 70% des cas, à l’incer-titude 
diagnostique en „n de consultation et qui 
amène à relever la certitude clinique par le relevé 
du Résultat de consultation (RC). Puis celui de ne 
pas évoquer par le praticien les Diagnostics Étiolo-giques 
Critiques (DEC) que ce RC peut suggérer 
et qui pourraient provoquer des dommages sur 
le patient. La production d’une liste de DEC pour 
chaque RC peut alors servir d’aide au médecin 
a„n d’orienter sa démarche diagnostique et éviter 
l’apparition du second risque. La méthode d’éva-luation 
des DEC se base d’un part sur des cri-tères 
de gravité, d’urgence de prise en charge et 
de curabilité et d’autre part sur la vulnérabilité du 
patient et l’impact du DEC sur celui-ci. 
Discussion : Ce travail original s’est appuyé sur le 
fonctionnement du DRC. La méthode d’évalua-tion 
créée se veut nécessairement subjective et 
n’a donc pas pour ambition d’atteindre le risque 
zéro. Elle permet de guider le praticien dans sa 
démarche diagnostique a„n d’éviter les compli-cations 
pour son patient. Le praticien se doit de 
rester vigilant et de ne pas la considérer comme 
un outil infaillible. 
Retrouvez le détail de ces thèses sur le site de la SFMG : http://www.sfmg.org 
Rougeole : rattrapage de vaccination pour les jeunes adultes 
Depuis 2008, une épidémie de rougeole sévit en France, amenant à compléter la vaccination de toutes les 
personnes nées après 1980 et certains professionnels non vaccinés, quel que soit leur âge. 
Le calendrier vaccinal publié par le Haut conseil 
de la santé publique en 2011 comporte une 
modi„cation notable concernant la vaccination 
contre la rougeole des adolescents et des jeunes 
adultes, pour tenir compte de l’évolution de la 
situation épidémiologique. 
La circulation du virus a touché l’ensemble 
du territoire métropolitain, avec des foyers 
épidémiques importants en Midi-Pyrénées en 
2010, et en Rhône-Alpes en mars 2011. 82 % des 
personnes atteintes n’avaient jamais été vaccinées 
contre la rougeole, et 13% avaient reçu une seule 
dose de vaccin. Selon 2 enquêtes par sondage 
réalisées en 2009, en l’absence d’antécédents 
de rougeole, moins de la moitié des étudiants en 
santé des hôpitaux parisiens avaient reçu 2 doses 
de vaccins, et moins de la moitié des soignants 
des établissements de soins de France avaient 
reçu au moins une dose de vaccin. 
Comme auparavant, le Haut comité continue de 
recommander qu’à l’âge de 24 mois tous les 
enfants aient reçu 2 doses de vaccin trivalent 
oreillons-rougeole-rubéole. Depuis 2005, un 
rattrapage vaccinal était recommandé pour toutes 
les personnes nées en 1992 ou après, de sorte 
qu’elles aient toutes reçu au total deux doses de 
vaccin trivalent. 
1- Haut conseil de la santé publique « Le calendrier des vaccinations et les recom-mandations 
vaccinales 2011 selon l’avis du Haut conseil de la santé publique » 
BEH 2011 ; (10-11) : 101-119. 
Etude en cours : Recherche sur l’organisation de soins de premier recours 
Etude PROSPERE : qu’en est-il ? 
PROSPERE est une équipe pluridisciplinaire de recherche sur les services de santé dont le thème central est 
d’accompagner la transformation du système de soins ambulatoires en produisant des connaissances sur la 
performance des organisations de soins de premier recours. 
L’objectif à terme et le pari de l’équipe émergente 
PROSPERE est de renforcer les infrastructures 
permettant de développer la recherche en soins 
primaires et les capacités d’encadrement et de for-mation 
à la recherche dans ce domaine. L’équipe 
est constituée aujourd’hui de 13 chercheurs de 
disciplines diverses appartenant à trois entités 
distinctes et complémentaires (IRDES, SFMG et 
CERMES). 
Ce projet, qui a été sélectionné comme équipe 
émergente dans le cadre de l’appel d’offres de 
l’IRESP 2008, est „nancé pour 4 années par une 
dotation de la CNAM et chacune des institutions 
partenaires. Quatre objectifs spéci„ques guident 
ce programme de recherche sur 4 années, 
articulant plusieurs opérations de recherche : 
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2-Analyser les organisations des soins de premiers 
recours en mobilisant les concepts et méthodes 
de la microéconomie au travers de l’analyse des
VIE PRO 
JEUNE 
MG 
10 
incitations des offreurs, des méthodes de révélation 
des préférences des usagers et de l’évaluation 
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3-Analyser les dynamiques au sein des organi-sations 
des soins de premiers recours en mobili-sant 
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Nous analyserons notamment la redistribution des 
rôles, des compétences et responsabilités entre 
professionnels entre eux mais également avec les 
usagers dans une approche micro et macro du 
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4-Construire un outil de recherche en soins ambu-latoires 
en appariant des données médicales et 
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des organisations de soins de premiers recours et 
d’autre part, de constituer un échantillon témoin 
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organisations de soins. 
http://www.irdes.fr/EspaceRecherche/Partenariats/ 
Prospere/index.htm 
CORRESPONDANCES – DISCUSSIONS 
Ré€exions diverses à partir d’une situation personnelle : 
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Je suis perdue. Médecin généraliste depuis 1999, j’ai débuté par deux ans de remplacements de « vacances » 
en région parisienne. Un départ en province m’a fait renouer très vite avec le milieu hospitalier : d’abord 
assistante généraliste durant 5 ans dans un petit hôpital de campagne, je passais PH à temps partiel dans 
un GHR après une petite excursion en PMI. J’en proƒte pour me former (DIU gynécologie, DIU tabacologie, 
conseil en phytothérapie...) et accumuler les expériences : pneumologie, cardiologie, pédiatrie, psychiatrie, 
adolescents… 
Jusque-là, tout va bien ! 
Mon mari (qui n’est pas médecin) est depuis 
janvier muté en région parisienne, à Meudon plus 
précisément. Très bien, pas de soucis ! Nous 
avons trois enfants, ils seront heureux et nous 
aussi ! 
Je cherche donc un poste... Et là, c’est le vide... 
Les seuls postes disponibles en tant que praticien 
hospitalier sont des postes soit en grande banlieue 
(à plus d’une heure de Meudon), soit des postes 
de PH spécialistes (ou assistants), soit des postes 
en Seine-St Denis. 
Pour les généralistes, il reste (sans même être 
sûre que le statut de PH soit respecté) : gériatres/ 
coordinateurs/SSR, médecin DIM, médecin du 
travail, urgences, médecine territoriale. 
Pour avoir fait de cette dernière (et avoir adoré ce 
métier), je sais que c’est très mal payé (environ 
2000 à 2500 euros nets avec plus de 3000 
km de déplacements par mois), et que mes dix 
ans de carrière hospitalière ne seront pas repris. 
Impossible en région parisienne du point de vue 
‚nancier, impossible aussi pour ma future retraite 
(à laquelle je n’ose trop penser avec des postes 
instables et à temps partiel). 
VIE PRO 
11 N°2 Nov 2011 
Je trouve quand même un poste d’assistante 
spécialiste. Une simple modi‚cation d’intitulé 
auprès de l’ARS pour transformer le poste en 
praticien généraliste est demandée : refusée. 
Je monte un beau dossier de consultations 
de tabacologie et le présente à l’hôpital le plus 
proche : refusé malgré l’absence de consultations 
spéci‚ques dans le secteur (il y a des consultations 
d’addictologie plus centrées sur l’alcool et les 
toxiques « durs ») et l’intérêt des politiques pour le 
sujet. Je cherche à faire valoir mon expérience en 
pédopsychiatrie avec les ados : rien. 
Je me tourne vers les laboratoires pharmaceu-tiques 
orientés phytothérapie : pas assez de 
connaissances en médecine douce pour eux. 
Donc voilà, il me reste à tirer un trait sur tout ce 
que j’ai acquis jusqu’à présent, puisque rien ne 
me servira plus. Mais au fait, je suis médecin 
généraliste, non ? Ah... Oui... Sauf que... M’installer 
en MG est impossible ‚nancièrement parlant, et 
puis avec un mari qui « bouge », pas facile de se 
faire une patientèle ! 
M’installer comme tabacologue : il me manque 
6 mois de validation PH pour le secteur 2 (et ce 
secteur existera-t-il encore ?). A savoir qu’une 
vraie Cs de tabaco dure 1 heure pour le premier 
entretien, puis 1/2 heure. Dur dur d’être payé 23 
euros de l’heure dans ces conditions ! D’autant 
que pour remplir ma Cs, il me faudrait plusieurs 
lieux d’exercice. Mais pas plus de deux cabinets 
maximum (1 principal, 1 secondaire) ; sinon, ce 
n’est pas légal. 
M’installer avec une spécialité de « médecine 
douce », comme j’en rêve depuis longtemps ? 
Oui, mais... Cette fois ci, c’est ma formation qui 
bloque ! Ça ne pourra donc pas se faire avant 3-5 
ans... Au mieux. 
Que me reste-t-il ? Le choix n’est pas grand ! 
Des remplacements : avec 3 enfants, je suis déjà 
bloquée les mercredis et les vacances scolaires. 
Ca restreint donc plus de la moitié des offres. 
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les dimanches... C’est étonnant que personne 
n’en veuille ? Ben moi non plus, ou en tous cas, 
pas tout le temps ! Sans compter qu’il va me falloir 
réapprendre : la comptabilité, le fonctionnement 
de la carte vitale, la nomenclature des actes (qui 
elle, n’a pas dû changer beaucoup en 10 ans), 
l’histoire du médecin « traitant » référent que j’ai 
suivi de loin, les relations avec les administrations 
(n’y en a-t-il pas encore plus qu’avant ?) sans avoir 
la possibilité d’organiser mes horaires ou mon 
mode de travail. 
Alors voilà, je suis perdue. 
Je pensais avoir un métier intéressant, rempli de 
rencontres, de belles histoires, un métier recon-nu 
par tous comme étant un métier noble, bien 
payé, utile aux autres, un métier de « terrain », de 
contact, de prévention, centré sur le bien-être, 
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et la prise en charge des corps... Certes, avec 
quelques contraintes, essentiellement imposées 
par les patients et leur état de santé, mais bon... 
Je me retrouve à 40 ans à sacri‚er ma vie 
personnelle, familiale (enfants), et professionnelle 
pour une cause à laquelle je ne crois plus, car 
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les obligations de qualité, les obligations de 
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  • 1. VIE PRO VIE PRO JEUNE MG THERAPEUTIQUES En 2011, il est recommandé un rattrapage de vaccination chez toutes les personnes nées depuis 1980, de sorte qu’elles aient reçu au total 2 doses de vaccin trivalent oreillons-rougeole-rubéole, quels que soient leurs antécédents vis-à-vis de chacune des trois maladies. Il est aussi recommandé d’administrer une dose de vaccin trivalent aux professionnels de santé et personnes en charge de la petite enfance nées avant 1980 non vaccinées et sans antécédent de rougeole. Prévention autour d’un cas de rougeole : En cas de contact avec une personne ayant une rou-geole, une vaccination dans les 72 heures suivant le contact est susceptible d’éviter la maladie aux personnes potentiellement réceptives. 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Méthode : Organisée en deux parties, nous avons réalisé une revue de la littérature et des entre-tiens d’experts, puis mis au point des critères et un moyen de calcul pour élaborer les listes de risques. L’analyse des éléments bibliographiques et des entretiens des spécialistes dans le domaine chimique et industriel a été confrontée au précis d’utilisation du DRC ainsi qu’à de multiples entre-tiens avec les membres du secrétariat de DRC. Résultats : La démarche du praticien à travers le DRC génère deux risques distincts qui se succè-dent. Celui inhérent, dans 70% des cas, à l’incer-titude diagnostique en „n de consultation et qui amène à relever la certitude clinique par le relevé du Résultat de consultation (RC). Puis celui de ne pas évoquer par le praticien les Diagnostics Étiolo-giques Critiques (DEC) que ce RC peut suggérer et qui pourraient provoquer des dommages sur le patient. La production d’une liste de DEC pour chaque RC peut alors servir d’aide au médecin a„n d’orienter sa démarche diagnostique et éviter l’apparition du second risque. La méthode d’éva-luation des DEC se base d’un part sur des cri-tères de gravité, d’urgence de prise en charge et de curabilité et d’autre part sur la vulnérabilité du patient et l’impact du DEC sur celui-ci. Discussion : Ce travail original s’est appuyé sur le fonctionnement du DRC. La méthode d’évalua-tion créée se veut nécessairement subjective et n’a donc pas pour ambition d’atteindre le risque zéro. Elle permet de guider le praticien dans sa démarche diagnostique a„n d’éviter les compli-cations pour son patient. Le praticien se doit de rester vigilant et de ne pas la considérer comme un outil infaillible. Retrouvez le détail de ces thèses sur le site de la SFMG : http://www.sfmg.org Rougeole : rattrapage de vaccination pour les jeunes adultes Depuis 2008, une épidémie de rougeole sévit en France, amenant à compléter la vaccination de toutes les personnes nées après 1980 et certains professionnels non vaccinés, quel que soit leur âge. Le calendrier vaccinal publié par le Haut conseil de la santé publique en 2011 comporte une modi„cation notable concernant la vaccination contre la rougeole des adolescents et des jeunes adultes, pour tenir compte de l’évolution de la situation épidémiologique. La circulation du virus a touché l’ensemble du territoire métropolitain, avec des foyers épidémiques importants en Midi-Pyrénées en 2010, et en Rhône-Alpes en mars 2011. 82 % des personnes atteintes n’avaient jamais été vaccinées contre la rougeole, et 13% avaient reçu une seule dose de vaccin. Selon 2 enquêtes par sondage réalisées en 2009, en l’absence d’antécédents de rougeole, moins de la moitié des étudiants en santé des hôpitaux parisiens avaient reçu 2 doses de vaccins, et moins de la moitié des soignants des établissements de soins de France avaient reçu au moins une dose de vaccin. Comme auparavant, le Haut comité continue de recommander qu’à l’âge de 24 mois tous les enfants aient reçu 2 doses de vaccin trivalent oreillons-rougeole-rubéole. Depuis 2005, un rattrapage vaccinal était recommandé pour toutes les personnes nées en 1992 ou après, de sorte qu’elles aient toutes reçu au total deux doses de vaccin trivalent. 1- Haut conseil de la santé publique « Le calendrier des vaccinations et les recom-mandations vaccinales 2011 selon l’avis du Haut conseil de la santé publique » BEH 2011 ; (10-11) : 101-119. Etude en cours : Recherche sur l’organisation de soins de premier recours Etude PROSPERE : qu’en est-il ? PROSPERE est une équipe pluridisciplinaire de recherche sur les services de santé dont le thème central est d’accompagner la transformation du système de soins ambulatoires en produisant des connaissances sur la performance des organisations de soins de premier recours. L’objectif à terme et le pari de l’équipe émergente PROSPERE est de renforcer les infrastructures permettant de développer la recherche en soins primaires et les capacités d’encadrement et de for-mation à la recherche dans ce domaine. L’équipe est constituée aujourd’hui de 13 chercheurs de disciplines diverses appartenant à trois entités distinctes et complémentaires (IRDES, SFMG et CERMES). Ce projet, qui a été sélectionné comme équipe émergente dans le cadre de l’appel d’offres de l’IRESP 2008, est „nancé pour 4 années par une dotation de la CNAM et chacune des institutions partenaires. Quatre objectifs spéci„ques guident ce programme de recherche sur 4 années, articulant plusieurs opérations de recherche : 1-Elaborer un cadre d’analyse des organisations de soins de premiers recours adapté au contexte français et évaluer les intérêts et limites des indicateurs de performance en premier recours. 2-Analyser les organisations des soins de premiers recours en mobilisant les concepts et méthodes de la microéconomie au travers de l’analyse des
  • 2. VIE PRO JEUNE MG 10 incitations des offreurs, des méthodes de révélation des préférences des usagers et de l’évaluation médico-économique. 3-Analyser les dynamiques au sein des organi-sations des soins de premiers recours en mobili-sant les concepts et méthodes de la sociologie. Nous analyserons notamment la redistribution des rôles, des compétences et responsabilités entre professionnels entre eux mais également avec les usagers dans une approche micro et macro du système de soins. 4-Construire un outil de recherche en soins ambu-latoires en appariant des données médicales et des données de remboursement a‚n d’une part de tester des méthodes et des indicateurs d’analyse des organisations de soins de premiers recours et d’autre part, de constituer un échantillon témoin pour les travaux de recherche évaluative sur les organisations de soins. http://www.irdes.fr/EspaceRecherche/Partenariats/ Prospere/index.htm CORRESPONDANCES – DISCUSSIONS Ré€exions diverses à partir d’une situation personnelle : lettre d’une adhérente Je suis perdue. Médecin généraliste depuis 1999, j’ai débuté par deux ans de remplacements de « vacances » en région parisienne. Un départ en province m’a fait renouer très vite avec le milieu hospitalier : d’abord assistante généraliste durant 5 ans dans un petit hôpital de campagne, je passais PH à temps partiel dans un GHR après une petite excursion en PMI. J’en proƒte pour me former (DIU gynécologie, DIU tabacologie, conseil en phytothérapie...) et accumuler les expériences : pneumologie, cardiologie, pédiatrie, psychiatrie, adolescents… Jusque-là, tout va bien ! Mon mari (qui n’est pas médecin) est depuis janvier muté en région parisienne, à Meudon plus précisément. Très bien, pas de soucis ! Nous avons trois enfants, ils seront heureux et nous aussi ! Je cherche donc un poste... Et là, c’est le vide... Les seuls postes disponibles en tant que praticien hospitalier sont des postes soit en grande banlieue (à plus d’une heure de Meudon), soit des postes de PH spécialistes (ou assistants), soit des postes en Seine-St Denis. Pour les généralistes, il reste (sans même être sûre que le statut de PH soit respecté) : gériatres/ coordinateurs/SSR, médecin DIM, médecin du travail, urgences, médecine territoriale. Pour avoir fait de cette dernière (et avoir adoré ce métier), je sais que c’est très mal payé (environ 2000 à 2500 euros nets avec plus de 3000 km de déplacements par mois), et que mes dix ans de carrière hospitalière ne seront pas repris. Impossible en région parisienne du point de vue ‚nancier, impossible aussi pour ma future retraite (à laquelle je n’ose trop penser avec des postes instables et à temps partiel). VIE PRO 11 N°2 Nov 2011 Je trouve quand même un poste d’assistante spécialiste. Une simple modi‚cation d’intitulé auprès de l’ARS pour transformer le poste en praticien généraliste est demandée : refusée. Je monte un beau dossier de consultations de tabacologie et le présente à l’hôpital le plus proche : refusé malgré l’absence de consultations spéci‚ques dans le secteur (il y a des consultations d’addictologie plus centrées sur l’alcool et les toxiques « durs ») et l’intérêt des politiques pour le sujet. Je cherche à faire valoir mon expérience en pédopsychiatrie avec les ados : rien. Je me tourne vers les laboratoires pharmaceu-tiques orientés phytothérapie : pas assez de connaissances en médecine douce pour eux. Donc voilà, il me reste à tirer un trait sur tout ce que j’ai acquis jusqu’à présent, puisque rien ne me servira plus. Mais au fait, je suis médecin généraliste, non ? Ah... Oui... Sauf que... M’installer en MG est impossible ‚nancièrement parlant, et puis avec un mari qui « bouge », pas facile de se faire une patientèle ! M’installer comme tabacologue : il me manque 6 mois de validation PH pour le secteur 2 (et ce secteur existera-t-il encore ?). A savoir qu’une vraie Cs de tabaco dure 1 heure pour le premier entretien, puis 1/2 heure. Dur dur d’être payé 23 euros de l’heure dans ces conditions ! D’autant que pour remplir ma Cs, il me faudrait plusieurs lieux d’exercice. Mais pas plus de deux cabinets maximum (1 principal, 1 secondaire) ; sinon, ce n’est pas légal. M’installer avec une spécialité de « médecine douce », comme j’en rêve depuis longtemps ? Oui, mais... Cette fois ci, c’est ma formation qui bloque ! Ça ne pourra donc pas se faire avant 3-5 ans... Au mieux. Que me reste-t-il ? Le choix n’est pas grand ! Des remplacements : avec 3 enfants, je suis déjà bloquée les mercredis et les vacances scolaires. Ca restreint donc plus de la moitié des offres. Restent les samedis, les gardes occasionnelles, les dimanches... C’est étonnant que personne n’en veuille ? Ben moi non plus, ou en tous cas, pas tout le temps ! Sans compter qu’il va me falloir réapprendre : la comptabilité, le fonctionnement de la carte vitale, la nomenclature des actes (qui elle, n’a pas dû changer beaucoup en 10 ans), l’histoire du médecin « traitant » référent que j’ai suivi de loin, les relations avec les administrations (n’y en a-t-il pas encore plus qu’avant ?) sans avoir la possibilité d’organiser mes horaires ou mon mode de travail. Alors voilà, je suis perdue. Je pensais avoir un métier intéressant, rempli de rencontres, de belles histoires, un métier recon-nu par tous comme étant un métier noble, bien payé, utile aux autres, un métier de « terrain », de contact, de prévention, centré sur le bien-être, l’échange, l’éducation, l’élévation des esprits et la prise en charge des corps... Certes, avec quelques contraintes, essentiellement imposées par les patients et leur état de santé, mais bon... Je me retrouve à 40 ans à sacri‚er ma vie personnelle, familiale (enfants), et professionnelle pour une cause à laquelle je ne crois plus, car gangrénée par l’administration, les obligations de permanences des soins, les obligations de lieux d’exercice, les obligations ‚nancières, les obligations de qualité, les obligations de transmission… J’en oublie, évidemment ! Mais comment se fait-il que les jeunes médecins soient aussi désabusés de la médecine ? Devinez !? Dr LUTZ-BAVEREL Médecin généraliste