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FINANCEMENT DES ENTREPRISES PENDANT LES PHASES DE
CREATION ET DE PERENNISATION
Elaboré par:
M. Choukri INARITAN
M. Adel OULHAJ
M. Mohamed AIT OUMOULOUD
Encadré par:
M. Mohamed BENCHEKARA
Année universitaire 2023/2024
Master : Evaluation des Politiques Publiques (EPP)
Introduction
L’entreprenariat est le phénomène d’émergence et d’exploitation de nouvelles
opportunités créatives de valeur économique et sociale, impulsé et rendu
possible par l’initiative et le dynamisme de l’innovation en interaction avec
l’environnement.
Dans les sociétés modernes, l’entreprenariat se trouve aujourd’hui au cœur du
développement humain. Il donne des perspectives sur l’avenir et favorise
l’expression du potentiel des personnes.
L’acte d’entreprendre est vital dans la mesure où il constitue une formidable voie
de réalisation de soi, favorise un mouvement plus collectif de création de richesse
économiques et sociales et améliore le bien-être collectif.
Créateur de richesses, l’entrepreneur est en effet un acteur qui met en œuvre
ses efforts de réconciliation de l’économique, du social, et de
l’environnemental.
L’acte d’entreprendre est vital dans la mesure où il constitue une formidable voie de
réalisation de soi, favorise un mouvement plus collectif de création de richesse
économiques et sociales et améliore le bien-être collectif.
Créateur de richesses, l’entrepreneur est en effet un acteur qui met en œuvre ses
efforts de réconciliation de l’économique, du social, et de l’environnemental.
Placé dans ce contexte, l’entrepreneur marocain est amené à relever plusieurs
challenges à savoir, les moyens de financement de son entreprise depuis sa création
jusqu’à sa pérennisation, mais aussi saisir les opportunités qui émanent de son
environnement.
Un tel sujet, nous pousse à poser la question suivante : En quoi les modalités
de financement ont – elles une incidence sur la création et la
pérennisation des entreprises ?
Introduction
I. Création de l'entreprise et modalités de financement
1.1. Création de l’entreprise
1.2. Les modalités de financement de l’entreprise
II. Sources de financement du cycle d'exploitation
2.1. Cycle d’exploitation : notions de base
2.2. Financement du cycle d’exploitation : calcul et intérêt
2.3. Les modalités de financement du cycle d’exploitation
III. Sources de financement du développement de l’entreprise
3.1. Programmes d’accompagnement des entreprises au Maroc
3.2. Le financement interne et externe
3.3. Financement bancaire
IV- Situation financière et difficultés d’accès au financement par
les entreprises marocaines
4.1. Situation financière des entreprises marocaines
4.2. Difficultés d’accès au financement par les entreprises marocaines
Conclusion
Plan
1.1. Création de l’entreprise
Quel que soit le secteur d’activité dans lequel on veut « créer sa boite », la première
étape nécessaire et obligatoire est : la validation de son idée
La création d’entreprise peut être une magnifique aventure. Pour qu’elle ne transforme
pas en cauchemar, il est important de préparer son projet : mener une étude de
marché, valider son business plan, choisir une forme juridique, et trouver des
financements.
a- Etude de marché
L’étude de marché permet de définir sa clientèle, de mettre en place sa grille de
tarifs, de définir avec précision les produits, les services qui seront commercialisés.
c’est le moment d’analyse du secteur d’activité et de la concurrence, et la recherche
des partenaires. Cette étude de marché doit être suivie par l’étude financière.
1. Création de l'entrepriseet modalités de financement
b- Etude financière
L’étude financière est une phase importante avant de démarrer votre projet et elle
doit statuer sur la possibilité de le financer. Il faut donc :
- Evaluer le cout prévisionnel du projet ;
- Identifier les risques financiers ;
- Elaborer son plan de financement ;
- Analyser son équilibre financier ;
- Evaluer sa rentabilité ;
- Identifier les sources de financement (internes et/ou externes)
Cette étude financière doit comporter trois volets essentiels :
1. Un plan d’investissement ;
2. Un compte de résultat prévisionnel ;
3. Un tableau de trésorerie.
L’étude financière permettra aussi de construire son business plan.
c- L’établissement du business plan
Le business plan est l’élément le plus difficile à réussir dans un projet de création
d’entreprise. Il faut arriver à prévoir ses recettes et leurs évolution dans le temps :
Quel prévisionnel du chiffre d’affaire ? De ce chiffre dépendront la trésorerie, la
capacité d’investissement et donc de développement de l’entreprise. Ce business
plan doit contenir aussi les charges prévisionnelles.
Il est conseillé pour le porteur de projet de valider ces éléments avec un comptable
ou un cabinet de création d’entreprise.
1.2. Les modalités de financement de l’entreprise
Un projet d’entreprise (création ou reprise) génère un besoin de financement
plus ou moins important selon sa nature.il existe différent moyens de le
financer. On distingue notamment deux grandes familles de sources de
financement :
a -Les financements internes et les financements externes.
Financement interne Financement externe
Apport en numéraire ou en nature
Des associés.
Apports en compte courants des
associés
Auto financement
Prêt bancaire, location financière et
crédit-bail.
Mobilisation des créances (affacturage,
escompte.)
Crédit de trésorerie, facilité de caisse,
Découvert.
b -Les mécanismes et offres d’appui financiers mises en place par l’Etat en faveur des
entrepreneurs
Le financement via les prêts d’honneurs
*CEED MOROCCO : INNOV IDEA
Objet du produit INNOV IDEA est l’appui pour la faisabilité de l’innovation. Il fait partie du
programme INNOV INVEST porté par la TAMWILCOM en partenariat avec plusieurs
structures d’accompagnement. Il se présente sous forme de subvention qui sert à
encourager les entreprises marocaines à créer des solutions, des services ou des produits
innovants et à fort impact.
*La cible :
Jeunes porteurs de projet ou créateur d’une nouvelle entreprise
*Plafond de financement
100000,00 par personne
200000,00 si deux personnes ou plus
*Financement non remboursable et sans garanties
INTELAK
Financement des dépenses d’investissement relatives aux projets de création et
d’extension (acquisition de local, de matériel et d’outillage professionnel ou agricole,
fixe ou roulant, à l’état neuf ou d’occasion, fonds de commerce, pas de porte,
brevets, construction etc…) 90% du programme d’investissement portant sur le
matériel et 50% sur le matériel d’occasion.
*La cible
Les auto-entrepreneurs, les petites entreprises, les commerçants les artisans, les
coopératives et les professions libérales pour leur première installation.
Tous les secteurs d’activités à l’exclusion de la promotion immobilière et la pêche
hauturière.
FORSA
Le programme FORSA est une opportunité de développer son projet, pour les
porteurs d’idées ainsi que pour les jeunes entrepreneurs, il permet d’accéder à une
formation, à un accompagnement et à un financement.
Le programme cible 10000 porteurs de projets incluant tous les secteurs de
l’économie, tout en assurant principes d’équité régionale et de genre.
Le volet financement prévoit un prêt d’honneur de 100000,00 dirhams à taux 0%,
dont une subvention de 10000,00 dirhams pour l’ensemble des projets retenus.
Le programme entièrement financé par l’Etat, permet aux porteurs de projets de
rembourser le prêt sur une durée maximale de 10 ans, avec un différé de 2 ans
Le financement par l’entraide nationale :
Ce mode de financement a été élaboré dans le cadre de la convention de
partenariat signée le 30 Mars 2015 entre le Ministère de la Solidarité, de la
Femme, de la Famille et du Développement Social avec l’Entraide Nationale.
Celle-ci met à la disposition des personnes en situation d’handicap, porteuses.
de projets économiques, un financement non remboursable qui vise leur
insertion socio-économique via la promotion et l’appui à la création des très
petites entreprises.
Plafonds de financement est limité à 60000,00 DHS pour les projets individuels
et 200000,00 pour les projets collectifs
Financement interne et externe synthèse des avantages et
inconvénients
Financement interne Financement externe
Avantages
*Cout nul pour l’entreprise
*Maintien de l’indépendance
*Signal positif pour les
partenaires
*Accroitre la capacité
d’endettement future
*Effet de levier
démultiplicateur
*Offre complète (prêt, location,
crédit-bail)
*Intérêts déductibles des
résultats
*Complète le financement
interne
Inconvénients
*Limité aux capacités
financières des fondateurs
*Risque de perdre la propriété
de l’entreprise
*Cout parfois élevé
*Exigences des garanties
Le cycle d’exploitation se compose de toutes les opérations qui ont
un caractère répétitif pour l’entreprise. Elles vont du
déclenchement de l’acte de l’achat des matières premières jusqu’à
la facture de vente des produits finis.
Ce cycle peut être court ou long suivant l’activité de l’entreprise et
plus exactement suivant le nombre d’étapes (et de services
associés) nécessaires au processus de fabrication de son offre
(produits/services) qui constitue son cœur de métier. Alors, la
société doit financer au préalable toutes les étapes du cycle
d’exploitation, en plus des autres charges, avant de pouvoir
toucher le prix de ses produits.
a. Le cycle d’exploitation des entreprises industrielles
Les opérations courantes sont : achat des matières premières, fabrication des
produits, stockage, vente, …. Ces opérations sont décalées dans le temps
(fabriquer, stocker, acheminer…). De ce fait l’entreprise paie (décaissement) les
biens et services avant d’en récolter le fruit (encaissement de la vente). Le décalage
entre le décaissement et l’encaissement constitue le cycle d’exploitation.
b. Le cycle d’exploitation des entreprises commerciales
Dans les unités commerciales, c’est différent :
- Quand il s’agit de revendre en l’état des marchandises, il n’y a pas de phase
de fabrication.
- Quand il s’agit de vendre un service, la phase « fabrication » se déroule en
même temps que la phase vente (ex : coupe de cheveux : le service et sa vente
sont faits en même temps).
Un exemple concernant le cycle d’exploitation
 Supposons qu’une entreprise fabrique chaque mois un produit en
dépensant 60 euros de matières premières, 20 euros de salaire et 10 euros de
charges diverses. Elle vend son produit fini à 100 euros et reçoit le règlement
après trois mois. Donc, l’entreprise doit assurer toutes les dépenses pour trois
mois, soit 270 euros pour ses frais de fabrication avant de pouvoir encaisser le
produit de ses ventes à la fin du troisième mois.
 Ce besoin financier servant à couvrir le cycle d’exploitation avant de
percevoir les encaissements de ses clients représente ce que’ l’on appelle le
Besoin en Fonds de Roulement (BFR).
a. Définition
Le Besoin en Fonds de Roulement (BFR) représente la trésorerie dont l’entreprise
a besoin en permanence pour couvrir son cycle d’exploitation. Plus en détail, une
entreprise encaisse du chiffre d’affaires, ce dernier servant à couvrir ses
décaissements et charges courantes (loyer, salaires...).
 Souvent, il existe un décalage entre les encaissements et les décaissements :
- délais de paiement client et/ou fournisseurs,
- durée du stockage des produits avant leur vente,
- délai de production à partir de l’achat des matières premières...
 Le Besoin en Fonds de Roulement (BFR) représente la somme d’argent
nécessaire pour effacer ce décalage de trésorerie.
Commentcalculersonbesoinenfondsderoulement?
Le BFR est obtenu grâce aux données figurant dans le bilan comptable.
Il représente la différence entre l’actif circulant et le passif circulant:
BFR = Actif circulant – Passif
circulant
Dans la formule de calcul complète, le besoin de fonds de
roulement est constitué par le montant des créances
clients, augmenté du montant des stocks et diminué du
montant des dettes fournisseur :
BFR = Encours moyen des créances
clients + stocks moyens – encours
moyen des dettes fournisseurs
BFR (en jours de CA) = [BFR / Chiffre
d’affaires annuel HT ] * 360
Il est également possible de calculer le BFR en jours de
chiffre d’affaires :
Commentinterprétersonbesoindefondsderoulement?
Un BFR positif: Lorsque le BFR est supérieur à 0,
les emplois d’exploitation sont supérieurs aux
ressources de la même nature, l’entreprise doit alors
financer ses besoins au court terme soit par fonds de
roulement soit par des dettes financières à court
terme (découverts bancaires…)
 Un BFR nul : Lorsque le BFR égal à 0, les ressources
permettent de couvrir les emplois en intégralité.
L’entreprise n’a aucun besoin à financier mais elle ne
dispose d’aucun excédent financier
Un BFR négatif: Lorsque le BFR est inférieur à 0,
les emplois sont inférieurs aux ressources. Aucun
besoin financier n’est généré par l’activité et
l’excédent de ressources dégagé va permettre
d’alimenter la trésorerie nette de l’entreprise
Les modalités de financement du cycle d’exploitation
Le financement par les fonds propres :
Pour combler ses besoins en argent lorsque le chiffre d’affaires ne suffit pas,
l’entreprise peut recourir à ses fonds propres qui sont :
-Le capital social qui regroupe l’ensemble des apports en nature ou en numéraire des
actionnaires au moment de la création de la société ou à l’occasion de l’augmentation
du capital.
-Les réserves légales qui traduisent une partie du résultat destiné chaque année, non
pas à être distribué aux actionnaires, mais à être conservé en réserve financière pour
l’entreprise (pour une SARL, la réserve légale obligatoire s’élève à 5 % du bénéfice
annuel jusqu’à atteindre un certain seuil au-delà duquel la mise en réserve devient
facultative).
Les réserves facultatives qui peuvent s’ajouter aux réserves légales
Les reports à nouveau qui constituent la fraction du bénéfice qui n’est ni distribué
ni mis en réserve, mais qui reste en attente sur le compte de société (disponibilité
financière).
Les fonds propres permettent à la société d’être en bon état financièrement.
Toutefois, une utilisation excessive de ces fonds peut mettre en cause le futur de
l’entreprise et rendre le crédit accordé par les banques très cher, voire impossible.
C’est pour cette raison que les sociétés doivent chercher d’autres alternatives
moins risquées pour faire face aux besoins persistants de financement.
Le recours aux financements externes
Il existe des possibilités bancaires de couvrir le besoin en fonds de roulement
lorsque le cycle d’exploitation ne le permet pas et que les fonds propres de
l’entreprise sont insuffisants. Cette situation périlleuse doit évidemment être
provisoire et due à un accident de trésorerie, un problème ponctuel dans le cycle
d’exploitation couplé, par exemple, à de gros investissements récents ayant épuisé
les ressources de l’entreprise.
Faire appel à la banque pour couvrir ce type d’urgence peut aussi être une
politique de l’entreprise afin de conserver ses fonds propres intacts.
Ces possibilités de financement externe sont par
exemple :
le découvert bancaire: qui est une autorisation de rendre le compte bancaire de la
société débiteur. Autrement dit, le compte est au-dessous de zéro. Cette possibilité
est caractérisée par un seuil à ne pas affranchir, et une durée qui peut être limitée
ou même illimitée. Ce service offert par la banque donne lieu à des frais et des
commissions à payer. Signalons que le découvert bancaire ne s’accorde que
rarement aux nouvelles entreprises.
L’escompte bancaire: c’est une pratique qui consiste à se faire avancer le paiement
de tout ou partie d’une facture par la banque, et ce dès son émission et
notamment en cas de délai de paiement long accordé au client. Le paiement de la
facture par la banque est procédé moyennant des intérêts et une commission (qui
peut être conséquente !).
L’affacturage: consiste à faire intervenir une société spécialisée dans la gestion des
créances client, qui rachète la créance, paye l’entreprise et se charge par la suite
de la gestion et du suivi du règlement du client pour son compte. Cette alternative
donne la possibilité à la société d’être assurée contre les risques des impayés. La
commission à payer par l’entreprise pour ce service varie selon la qualité du
débiteur et le montant à avancer. Cette commission peut représenter de 5 à 20 %
du montant de la créance, ce qui peut devenir très cher. À noter
que l’affacturage peut être refusé si le débiteur est de mauvaise qualité.
La loi Dailly: consiste à présenter un ensemble de factures non encore réglées sur
un seul bordereau à une banque qui accepte de payer le montant hors taxe de ces
créances et moyennant une commission. Toutefois, les banques n’acceptent que
les clients qui sont très solvables et généralement ceux des grandes sociétés ; c’est
pour cela que cette pratique est peu utilisée.
Le crédit de campagne: destiné à des entreprises qui ont une activité saisonnière
et qui ont un grand besoin de financement à court terme ; tout comme les
entreprises de l’agroalimentaire, les stations balnéaires, le tourisme, etc. Le crédit
de campagne se traduit par une somme d’argent prêtée à une entreprise ou une
avance sur le montant d’un billet à ordre.
La facilité de caisse: est l’autorisation faite par la banque à une société d’être en
situation débitrice (et au-delà du découvert autorisé), pour quelques jours par
mois ou par trimestre. Cette autorisation permet à l’entreprise de faire face au
décalage entre les décaissements et les encaissements sans pour autant se
transformer en un découvert bancaire qui peut être durable. Comme pour tous les
services bancaires, la facilité de caisse est soumise à des commissions et agios à
payer trimestriellement.
Conclusion
Afin de bâtir une politique de financement du cycle d’exploitation, bien que les
solutions de financement à court terme soient multiples et variées, le choix entre
l’une et l’autre n’est pas évident. En effet, chaque entreprise doit faire le point sur
sa situation et sur son profil avant d’opter pour la plus adaptée.
3. Sources de financement du développement de l’entreprise
Au-delà de la réalisation de son projet et la création de son entreprise,
l’entrepreneur a comme souci de veiller à sa compétitivité et d’assurer sa pérennité.
Ainsi, il est amené à se poser régulièrement des questions sur les stratégies à mettre
en œuvre et sur les investissements à réaliser pour le développement de son
business.
La décision d'investir intervient souvent par la volonté :
- soit de s'implanter sur des marchés offrant de bonnes perspectives ;
- soit de se maintenir ou de s'agrandir sur des marchés déjà touchés.
Elle tient généralement compte :
- de l'évolution des caractéristiques de la demande;
- des contraintes de l'entreprise (lorsque celle-ci existe déjà) ;
- du dynamisme de la concurrence et des prévisions de l'offre ;
- de la rentabilité prévisionnelle ;
- de la conjoncture générale ;
- etc…
des programmes
d’accompagnement
Les entrepreneurs tiennent en effet compte à cet égard et à titre d’exemple
:
C'est cette contrainte financière qui rend le débat difficile et
impose un choix rigoureux. La décision d'investissement
est avant tout une décision financière.
Les possibilités d'investissement sont quasiment illimitées. Par
contre, les moyens monétaires dont peut disposer
l'entrepreneur sont la plupart du temps limités
de leurs possibilités
propres
des crédits
d'investissement que
consentent les
établissements de
crédit
Instrument opérationnel des pouvoirs publics en matière de
développement des PME, Maroc PME accompagne les PME dans
leur processus de Modernisation et d’amélioration de leur
compétitive grâce à la large gamme de programmes qu’elle a pu
développer et enrichir depuis sa création en 2002.
3.1.Programmesd’accompagnementdesentreprisesauMaroc
a. Programmes de l’agence MAROC PME
Agence MAROC PME
Programme IMTIAZ
Programme ISTITMAR
Programme MOUSSANADA
Programme TATWIR
Programme
IMTIAZ (PME)
Le programme IMTIAZ accompagne les chefs d’entreprises dans la
réalisation de leurs projets d’investissement et de développement, à
travers l’octroi d’une prime à l’investissement non remboursable
(subvention). IMTIAZ permet aux entreprises sélectionnées de
financer 20% à 30% du coût global de leur projet d’investissement
matériel et / ou immatériel.
Programme
ISTITMAR
(TPE)
Il s’agit d’une initiative dédiée à la Très Petite Entreprise (TPE) et qui
s’inscrit également dans le cadre du Plan d’Accélération Industrielle.
Ce programme a pour objectif de soutenir l’investissement en faveur
de la croissance et de l’emploi et de renforcer les écosystèmes
industriels en octroyant également une prime à l’investissement au
profit des TPE sélectionnées.
Programme
MOUSSANADA
Ce programme vise à accompagner sept cents entreprises par an dans
leurs démarches de modernisations et d’amélioration de leur
productivité, notamment dans le cadre de plans de progrès
comprenant plusieurs actions d’accompagnement pour améliorer leurs
performances et leur productivité et les appuyer à accéder à des
nouveaux marchés.
Programme
TATWIR
Il s’agit d’une offre intégrée sur mesure comprenant à la fois l’appui à
l’investissement, le soutien à l’innovation et le conseil & l’assistance
technique. Il cible les TPME industrielles investissant dans des
secteurs porteurs (Croissance verte, l’innovation industrielle,
l’industrie 4.0, etc…)
Ce programme appuie également la préincubation et l’incubation des
porteurs de projets de startups, l’accélération des TPME à fort
potentiel de croissance, ainsi que les projets d’investissement portant
sur l’intégration industrielle des secteurs porteurs.
b. Programmes de la BERD et de la CCG
BERD (Banque Européenne pour la
Reconstruction et le Développement)
CCG : CAISSE CENTRALE DE
GARANTIE
La Banque européenne pour la reconstruction
et le développement, (BERD) est une
institution financière internationale créée
en 1991 pour initialement accompagner la
transition des pays de l’Europe centrale et
orientale vers la démocratie et l’économie de
marché.
Ses opérations de financement sont guidées
par la nécessité d’encourager un
développement durable et respectueux de
l’environnement, ainsi que des pratiques
de marché aux meilleurs standards.
La caisse centrale de garantie est une
institution publique marocaine à
caractère financier, assimilée à un
établissement de crédit. Elle a pour mission
de contribuer à donner une impulsion à
l’initiative privée en encourageant la
création, le développement et la
modernisation des entreprises.
C’est un fond de garantie mis en
place par l’Etat et géré par la CCG,
destiné à financer les projets de
création ou d’extension
l’établissements de
l’enseignement et de formation
privés.
Les programmes d’investissement
sont financés par les fonds propres
et/ou l’autofinancement et par le
crédit conjoint, constitué de la part
BANQUE et de celle du FOPEP.
Programme de la BERD
Programmes de la CCG
Le programme Small Business
Support lancé par la BERD est
financé principalement par un
don de l’Union Européenne,
qui apporte un soutien
technique aux PME
marocaines par de la
consultance locale ou de
l’expertise industrielle
internationale, pour lesquelles
les PME bénéficient d’une
subvention pouvant
atteindre même jusqu’à 90%.
Ce programme permet de
financer conjointement
avec les banques, à des
conditions avantageuses,
aussi bien les projets de
création que de
développement et de
modernisation promus par
les PME exerçant dans les
secteurs de l’industrie ou
des services liés à
l’industrie.
Dév Industrie
FOPEP : Fonds de Promotion de
l’Enseignement Privé
3.2.Lefinancementinterneetexterne
L’autofinancement pour une entreprise consiste à recourir à sa propre trésorerie pour financer
un investissement. L’entreprise utilise les profits dégagés au cours des années précédentes, et qui
n’ont pas été distribués aux associés (ou prélevés par l’entrepreneur).
L’autofinancement
Une augmentation de capital peut être réalisée :
- par apport en numéraires (en espèces);
- par apport en nature (apports d'immeubles, de fonds de commerce, de brevets...) ;
- par l'incorporation de créances sur la société (comptes courants associés par exemple) ;
- par l'incorporation de réserves ;
- par la réévaluation de l'actif.
L’augmentation du capital
Les apports que réalisent les actionnaires en comptes courants sociaux peuvent être assimilés à des
prêts qu'ils accordent à leur propre société.
Ce moyen de financement procure des avantages certains aux associés. En effet, contrairement
aux augmentations de capital, il ne nécessite ni paiement de droit d'enregistrement, ni
formalités ; les fonds apportés peuvent être retirés, par ailleurs, à tout moment sauf stipulations
contraires lors de la réalisation de l'apport.
Les apports en comptes courants associés
3.3.Lefinancementbancaire
a. Les financements d’investissements bancaires généraux
Ces financements ont généralement la forme d’un prêt
accordé par la banque, il relève du domaine de moyen terme
(entre 2 et 7 ans) et du long terme (au-delà de 7 ans) destinés
à faire face aux inéluctables immobilisations appelées
communément outil de production.
La durée d’étalement de ce type de crédit s’explique par sa
finalité et dépend souvent de la nature et de l’importance des
investissements envisagés.
a. Les financements d’investissements bancaires généraux
Les crédits d'équipements à court et moyen terme sont accordés aussi bien par les
banques que par les sociétés de financement spécialisées dans ces concours.
Ces crédits favorisent les financements d'équipements et même de matériels
roulants professionnels susceptibles d'être amortis sur une période
n'excédant généralement pas 5 ans.
Bénéficiaires : toute entreprise ou toute personne inscrite au registre du
commerce et les agriculteurs.
Objet : Acquisition d'équipements professionnels ou agricoles (Matériels et
outillage, matériels de transport et de levage, mobilier et matériels de bureau...).
Quotité de financement : 70 à 90% du matériel à acquérir.
Durée : 2 à 5 ans (rarement 6 ans) avec un différé de 3 mois au maximum.
Coût : Diffère sensiblement en fonction de l'établissement finançant l'opération,
l'importance de celle-ci et la situation financière et commerciale de l'entreprise.
Les crédits d’équipement à court et moyen terme
Les crédits à moyen et long terme sont destinés à financer des investissements
dont les montants unitaires sont relativement plus élevés et la durée des
crédits étant par définition plus longue, les risques qu’ils font courir à la
banque sont plus accrus et plus complexes. Ils différent considérablement de ceux
inhérents aux crédits de fonctionnement car, si ces derniers reposent
essentiellement sur une évaluation des flux de trésorerie correspondant aux
recettes par lesquelles sont remboursés les crédits à court terme, les crédits
d’investissement, en revanche, se remboursent sur les bénéfices de l’entreprise.
• Le Crédit à Moyen Terme ou à Long Terme finance jusqu'à 80% du programme
d'investissement
• Il peut être assorti d'un différé de remboursement ;
• L'adéquation entre le remboursement du crédit et la rentabilité de
l’investissement permet à l’activité de se développer sans déséquilibrer la
trésorerie.
• Le déblocage se fait sur la base des justificatifs des dépenses.
Les crédits à moyen et long terme
b. Le crédit-bail ou leasing
Le crédit-bail est une ligne de crédit mise à la disposition des
sociétés qui veulent développer une activité sans
autofinancement.
A ce niveau l’établissement de crédit propose de leur louer le
matériel de leur choix avec la possibilité de l'acquérir au
terme d'un contrat de bail.
Cela donne également aux sociétés la possibilité de location
de bien immobilier à usage professionnel avec une promesse
de vente, moyennant une valeur résiduelle contractuelle
convenue à l'avance, grâce au crédit-bail immobilier.
Grâce à cette formule, des entrepreneurs peuvent, en effet, disposer de matériels et mobiliers
préalablement choisis, sans avoir à débourser les sommes nécessaires à leur acquisition. Les
sociétés de crédit-bail se chargent, à cet égard, de l'achat des équipements à leur place dans le but
de les leur louer.
Le crédit-bail mobilier
La pratique du crédit-bail immobilier au Maroc, comme en Europe, ne touche que le volet
professionnel : industrie et commerce principalement.
Le contrat de crédit-bail immobilier consiste en la mise en location par un crédit-bailleur d'un
bien immobilier à usage professionnel à une entreprise (le crédit-preneur) qui a la faculté de
l'acquérir à l'issue du bail, en exécution d'une promesse unilatérale de vente.
Le crédit-bail immobilier
Le « lease-back » ou la « cession-bail » est une formule qui s'apparente au leasing par laquelle une
entreprise cède ses matériels et/ou ses biens immeubles à une société de crédit-bail en vue de se
procurer de l'argent frais tout en gardant l'usage de ses biens qui lui sont, alors, loués et la
possibilité d'en redevenir propriétaire au terme de contrat de location.
Cette technique peut être salutaire aux entreprises alourdies par une forte immobilisation en
matériels de production ou par une carence dans les financements d'exploitation (fonds de
roulement minime ou inexistant
Le lease-back
a. Le financement interne et externe
3.4.Avantagesetinconvénientspartypedefinancement
Type de financement Avantages Inconvénients
Le
financement
interne et
externe
L'autofinancemen
t
- Ne crée pas d'obligation par rapport à un
créancier.
- Ne se traduit pas par l'apparition de charges
financières
- La capacité d'endettement de l'entreprise n'est
pas diminuée.
- La priorité donnée à l'autofinancement peut se
traduire par une politique de distribution de
dividende peu importante ce qui risque de déplaire
aux actionnaires
L’augmentation
du capital
- Ne se traduit pas par une hausse de
l'endettement de l'entreprise
- La capacité d'endettement de l'entreprise n'est
pas compromise.
- La rémunération des actions crées dépend de la
politique de dividende.
- L'augmentation de capital, si elle n'est pas suivie par
les actionnaires initiaux, peut se traduire par l'entrée
au capital de nouveaux actionnaires pas forcément
favorables à l'équipe de direction
- Le retour sur investissement attendu par les
actionnaires peut être supérieur au taux d'intérêt d'un
emprunt.
Les apports en
comptes courants
associés
Contrairement à l'augmentation du capital, il ne
nécessite ni paiement de droit d'enregistrement,
ni formalités; les fonds apportés peuvent être
retirés, par ailleurs, à tout moment sauf
stipulations contraires lors de la réalisation de
l'apport.
- Le déséquilibre financier qui peut résulter d'un
retrait à court terme de ces apports explique que les
établissements bancaires ou financiers complétant le
financement d'un programme d'investissement leur
soient moins favorables.
b. Le financement bancaire
Type de financement Avantages Inconvénients
Le
financement
bancaire
Les financements
d’investissements
bancaires
généraux
- Le coût relatif à ce type de financement est connu à
l'avance et ne varie pas dans le temps
- Le recours à l'emprunt n'entraîne aucune
modification de la répartition du capital de l'entreprise
entre les actionnaires. Cette option intéresse donc
particulièrement les entreprises familiales qui ne
souhaitent pas voir arriver de nouveaux actionnaires.
- La hausse de l'endettement peut créer un
déséquilibre dans la structure financière de
l'entreprise ce qui peut nuire à sa solvabilité
future.
- Le recours à l'emprunt se traduit par une hausse
des frais financier
Le crédit-bail ou
leasing
- Les matériels choisis par un entrepreneur ainsi que
les biens immeubles peuvent être financés jusqu'à
concurrence de 100%
- Le crédit-bail n'alourdit pas les immobilisation
figurant à l'actif du bilan, les loyers correspondants
étant simplement enregistrés en charges d'exploitation.
- Les loyers - qui peuvent être assimilés à des
remboursements, dans la plupart des cas, - sont
compris dans les frais généraux et déductibles du
résultat brut d'exploitation au même titre que les
autres charges
On reproche au leasing :
- de rendre difficile les financements
d'exploitation bancaires (crédits de
fonctionnement) dans la mesure où l'entreprise
locataire ne peut offrir aux banques des garanties
sur des biens dont elle n'est pas propriétaire et
dont elle n'a que la jouissance ;
- et d'être de coûts relativement plus élevés que
ceux des crédits à moyen et long terme bancaires.
4.Situationfinancièreetdifficultésd’accèsaufinancementparles
entreprisesmarocaines
4.1.Situationfinancièredesentreprisesmarocaines
Le rapport de l'Observatoire national de la PME au Maroc du 2019-2020 montre que :
• globalement, les fonds propres constituent, à fin 2019, la première source de financement
des EPMA (Entreprises Personnes Morales Actives) avec une part de 28%,
• suivie de la dette commerciale avec une proportion atteignant 21,7%, des niveaux quasi-
identiques à ceux de 2018.
• la dette financière, quant à elle, se place au troisième rang avec une part de 20,2% à fin 2019
Le rapport de l'Observatoire national de la PME au Maroc du 2019-2020 montre également que
:
• La dette financière est constituée à hauteur de 96,6% par le crédit bancaire, proportion
quasi-similaire à celle de 2018, le reliquat étant sous forme d’emprunt obligataire.
• Ceci révèle un recours très modeste des entreprises au marché de la dette privée qui reste au
demeurant largement dominé par les émissions des établissements à caractère financier et
de quelques grandes entreprises.
Décomposition de la dette financière en %
Source : Base consolidée des données fournies par la DGI, l’OMPIC, la CNSS
Pour ce qui est des microentreprises, la dette auprès des associés, avec une part de 47,4% dans
le total de leur passif, continue à constituer la première composante de leurs ressources. La
part de leurs fonds propres est de moins de 20% et celle de leur dette financière est limitée à
environ 12%.
Pour les PE et ME, les fonds propres se placent en tête des sources de financement, avec des
parts respectives de 30,5% et 28,2% dans le total de leur passif, soit des hausses respectives de
1,9 et 1,2 point. La dette commerciale, quant à elle, se positionne au deuxième rang avec des
parts de 23,6% et 23%, respectivement.
4.2.Difficultésd’accèsaufinancementparlesentreprisesmarocaines
Au Maroc, le nombre des PME qui ont mis la clé sous la porte augmente d’une année à une
autre. Dans une grande partie, cette situation est le résultat de l’incapacité des PME à
rembourser leurs dettes et à trouver une source de financement adaptée à leur situation, dus
généralement aux problèmes suivants :
L’asymétrie d’information
• Les entreprises de petites ou moyennes
tailles souffrent toujours de cette
situation à cause des coûts élevés d’accès à
l’information et de leur manque
d’expérience
• La réservation informationnelle des
banques ne permet pas une vision lucide
sur les conditions d’acceptation du dossier
de crédit
Les conditions exigeantes d’accès au
financement
• Les banques qui se considèrent comme
les premières sources de financement des
PME, exigent des taux très élevés et des
garantis alarmantes qui dans la plupart
des cas dépassent les montants prêtés
Conclusion
Pour créer une entreprise ou bien pour assurer sa pérennisation, l’entrepreneur a
besoin de financement. Néanmoins, il doit être très regardant par rapport aux
avantages et inconvénients de chaque modalité de financement et doit prendre en
compte des facteurs comme :
- Le coût
- Le risque
- L’adaptation de la ressource au besoin
Ainsi, L’entrepreneur doit trouver le bon équilibre entre le financement par fonds
propres et financement externe, afin de préserver sa trésorerie et de ne pas alourdir
démesurément ses charges.
Par ailleurs, l’accès au financement bancaire au Maroc n’est pas facile, surtout pour
les PME qui n’arrivent pas à remplir les conditions nécessaires requises par les
banques. La solution à cette situation passera impérativement par un changement de
l’état d’esprit des banques qui doivent prendre plus de risque « calculé » en
considérant les PME comme partenaire et non pas comme un simple client, et ce dans
une approche « Win/Win).

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  • 1. FINANCEMENT DES ENTREPRISES PENDANT LES PHASES DE CREATION ET DE PERENNISATION Elaboré par: M. Choukri INARITAN M. Adel OULHAJ M. Mohamed AIT OUMOULOUD Encadré par: M. Mohamed BENCHEKARA Année universitaire 2023/2024 Master : Evaluation des Politiques Publiques (EPP)
  • 2. Introduction L’entreprenariat est le phénomène d’émergence et d’exploitation de nouvelles opportunités créatives de valeur économique et sociale, impulsé et rendu possible par l’initiative et le dynamisme de l’innovation en interaction avec l’environnement. Dans les sociétés modernes, l’entreprenariat se trouve aujourd’hui au cœur du développement humain. Il donne des perspectives sur l’avenir et favorise l’expression du potentiel des personnes. L’acte d’entreprendre est vital dans la mesure où il constitue une formidable voie de réalisation de soi, favorise un mouvement plus collectif de création de richesse économiques et sociales et améliore le bien-être collectif. Créateur de richesses, l’entrepreneur est en effet un acteur qui met en œuvre ses efforts de réconciliation de l’économique, du social, et de l’environnemental.
  • 3. L’acte d’entreprendre est vital dans la mesure où il constitue une formidable voie de réalisation de soi, favorise un mouvement plus collectif de création de richesse économiques et sociales et améliore le bien-être collectif. Créateur de richesses, l’entrepreneur est en effet un acteur qui met en œuvre ses efforts de réconciliation de l’économique, du social, et de l’environnemental. Placé dans ce contexte, l’entrepreneur marocain est amené à relever plusieurs challenges à savoir, les moyens de financement de son entreprise depuis sa création jusqu’à sa pérennisation, mais aussi saisir les opportunités qui émanent de son environnement. Un tel sujet, nous pousse à poser la question suivante : En quoi les modalités de financement ont – elles une incidence sur la création et la pérennisation des entreprises ?
  • 4. Introduction I. Création de l'entreprise et modalités de financement 1.1. Création de l’entreprise 1.2. Les modalités de financement de l’entreprise II. Sources de financement du cycle d'exploitation 2.1. Cycle d’exploitation : notions de base 2.2. Financement du cycle d’exploitation : calcul et intérêt 2.3. Les modalités de financement du cycle d’exploitation III. Sources de financement du développement de l’entreprise 3.1. Programmes d’accompagnement des entreprises au Maroc 3.2. Le financement interne et externe 3.3. Financement bancaire IV- Situation financière et difficultés d’accès au financement par les entreprises marocaines 4.1. Situation financière des entreprises marocaines 4.2. Difficultés d’accès au financement par les entreprises marocaines Conclusion Plan
  • 5. 1.1. Création de l’entreprise Quel que soit le secteur d’activité dans lequel on veut « créer sa boite », la première étape nécessaire et obligatoire est : la validation de son idée La création d’entreprise peut être une magnifique aventure. Pour qu’elle ne transforme pas en cauchemar, il est important de préparer son projet : mener une étude de marché, valider son business plan, choisir une forme juridique, et trouver des financements. a- Etude de marché L’étude de marché permet de définir sa clientèle, de mettre en place sa grille de tarifs, de définir avec précision les produits, les services qui seront commercialisés. c’est le moment d’analyse du secteur d’activité et de la concurrence, et la recherche des partenaires. Cette étude de marché doit être suivie par l’étude financière. 1. Création de l'entrepriseet modalités de financement
  • 6. b- Etude financière L’étude financière est une phase importante avant de démarrer votre projet et elle doit statuer sur la possibilité de le financer. Il faut donc : - Evaluer le cout prévisionnel du projet ; - Identifier les risques financiers ; - Elaborer son plan de financement ; - Analyser son équilibre financier ; - Evaluer sa rentabilité ; - Identifier les sources de financement (internes et/ou externes) Cette étude financière doit comporter trois volets essentiels : 1. Un plan d’investissement ; 2. Un compte de résultat prévisionnel ; 3. Un tableau de trésorerie. L’étude financière permettra aussi de construire son business plan.
  • 7. c- L’établissement du business plan Le business plan est l’élément le plus difficile à réussir dans un projet de création d’entreprise. Il faut arriver à prévoir ses recettes et leurs évolution dans le temps : Quel prévisionnel du chiffre d’affaire ? De ce chiffre dépendront la trésorerie, la capacité d’investissement et donc de développement de l’entreprise. Ce business plan doit contenir aussi les charges prévisionnelles. Il est conseillé pour le porteur de projet de valider ces éléments avec un comptable ou un cabinet de création d’entreprise.
  • 8. 1.2. Les modalités de financement de l’entreprise Un projet d’entreprise (création ou reprise) génère un besoin de financement plus ou moins important selon sa nature.il existe différent moyens de le financer. On distingue notamment deux grandes familles de sources de financement : a -Les financements internes et les financements externes. Financement interne Financement externe Apport en numéraire ou en nature Des associés. Apports en compte courants des associés Auto financement Prêt bancaire, location financière et crédit-bail. Mobilisation des créances (affacturage, escompte.) Crédit de trésorerie, facilité de caisse, Découvert.
  • 9. b -Les mécanismes et offres d’appui financiers mises en place par l’Etat en faveur des entrepreneurs Le financement via les prêts d’honneurs *CEED MOROCCO : INNOV IDEA Objet du produit INNOV IDEA est l’appui pour la faisabilité de l’innovation. Il fait partie du programme INNOV INVEST porté par la TAMWILCOM en partenariat avec plusieurs structures d’accompagnement. Il se présente sous forme de subvention qui sert à encourager les entreprises marocaines à créer des solutions, des services ou des produits innovants et à fort impact. *La cible : Jeunes porteurs de projet ou créateur d’une nouvelle entreprise *Plafond de financement 100000,00 par personne 200000,00 si deux personnes ou plus *Financement non remboursable et sans garanties
  • 10. INTELAK Financement des dépenses d’investissement relatives aux projets de création et d’extension (acquisition de local, de matériel et d’outillage professionnel ou agricole, fixe ou roulant, à l’état neuf ou d’occasion, fonds de commerce, pas de porte, brevets, construction etc…) 90% du programme d’investissement portant sur le matériel et 50% sur le matériel d’occasion. *La cible Les auto-entrepreneurs, les petites entreprises, les commerçants les artisans, les coopératives et les professions libérales pour leur première installation. Tous les secteurs d’activités à l’exclusion de la promotion immobilière et la pêche hauturière.
  • 11. FORSA Le programme FORSA est une opportunité de développer son projet, pour les porteurs d’idées ainsi que pour les jeunes entrepreneurs, il permet d’accéder à une formation, à un accompagnement et à un financement. Le programme cible 10000 porteurs de projets incluant tous les secteurs de l’économie, tout en assurant principes d’équité régionale et de genre. Le volet financement prévoit un prêt d’honneur de 100000,00 dirhams à taux 0%, dont une subvention de 10000,00 dirhams pour l’ensemble des projets retenus. Le programme entièrement financé par l’Etat, permet aux porteurs de projets de rembourser le prêt sur une durée maximale de 10 ans, avec un différé de 2 ans
  • 12. Le financement par l’entraide nationale : Ce mode de financement a été élaboré dans le cadre de la convention de partenariat signée le 30 Mars 2015 entre le Ministère de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement Social avec l’Entraide Nationale. Celle-ci met à la disposition des personnes en situation d’handicap, porteuses. de projets économiques, un financement non remboursable qui vise leur insertion socio-économique via la promotion et l’appui à la création des très petites entreprises. Plafonds de financement est limité à 60000,00 DHS pour les projets individuels et 200000,00 pour les projets collectifs
  • 13. Financement interne et externe synthèse des avantages et inconvénients Financement interne Financement externe Avantages *Cout nul pour l’entreprise *Maintien de l’indépendance *Signal positif pour les partenaires *Accroitre la capacité d’endettement future *Effet de levier démultiplicateur *Offre complète (prêt, location, crédit-bail) *Intérêts déductibles des résultats *Complète le financement interne Inconvénients *Limité aux capacités financières des fondateurs *Risque de perdre la propriété de l’entreprise *Cout parfois élevé *Exigences des garanties
  • 14. Le cycle d’exploitation se compose de toutes les opérations qui ont un caractère répétitif pour l’entreprise. Elles vont du déclenchement de l’acte de l’achat des matières premières jusqu’à la facture de vente des produits finis. Ce cycle peut être court ou long suivant l’activité de l’entreprise et plus exactement suivant le nombre d’étapes (et de services associés) nécessaires au processus de fabrication de son offre (produits/services) qui constitue son cœur de métier. Alors, la société doit financer au préalable toutes les étapes du cycle d’exploitation, en plus des autres charges, avant de pouvoir toucher le prix de ses produits.
  • 15. a. Le cycle d’exploitation des entreprises industrielles Les opérations courantes sont : achat des matières premières, fabrication des produits, stockage, vente, …. Ces opérations sont décalées dans le temps (fabriquer, stocker, acheminer…). De ce fait l’entreprise paie (décaissement) les biens et services avant d’en récolter le fruit (encaissement de la vente). Le décalage entre le décaissement et l’encaissement constitue le cycle d’exploitation.
  • 16. b. Le cycle d’exploitation des entreprises commerciales Dans les unités commerciales, c’est différent : - Quand il s’agit de revendre en l’état des marchandises, il n’y a pas de phase de fabrication. - Quand il s’agit de vendre un service, la phase « fabrication » se déroule en même temps que la phase vente (ex : coupe de cheveux : le service et sa vente sont faits en même temps).
  • 17. Un exemple concernant le cycle d’exploitation  Supposons qu’une entreprise fabrique chaque mois un produit en dépensant 60 euros de matières premières, 20 euros de salaire et 10 euros de charges diverses. Elle vend son produit fini à 100 euros et reçoit le règlement après trois mois. Donc, l’entreprise doit assurer toutes les dépenses pour trois mois, soit 270 euros pour ses frais de fabrication avant de pouvoir encaisser le produit de ses ventes à la fin du troisième mois.  Ce besoin financier servant à couvrir le cycle d’exploitation avant de percevoir les encaissements de ses clients représente ce que’ l’on appelle le Besoin en Fonds de Roulement (BFR).
  • 18. a. Définition Le Besoin en Fonds de Roulement (BFR) représente la trésorerie dont l’entreprise a besoin en permanence pour couvrir son cycle d’exploitation. Plus en détail, une entreprise encaisse du chiffre d’affaires, ce dernier servant à couvrir ses décaissements et charges courantes (loyer, salaires...).  Souvent, il existe un décalage entre les encaissements et les décaissements : - délais de paiement client et/ou fournisseurs, - durée du stockage des produits avant leur vente, - délai de production à partir de l’achat des matières premières...  Le Besoin en Fonds de Roulement (BFR) représente la somme d’argent nécessaire pour effacer ce décalage de trésorerie.
  • 19. Commentcalculersonbesoinenfondsderoulement? Le BFR est obtenu grâce aux données figurant dans le bilan comptable. Il représente la différence entre l’actif circulant et le passif circulant: BFR = Actif circulant – Passif circulant
  • 20. Dans la formule de calcul complète, le besoin de fonds de roulement est constitué par le montant des créances clients, augmenté du montant des stocks et diminué du montant des dettes fournisseur : BFR = Encours moyen des créances clients + stocks moyens – encours moyen des dettes fournisseurs BFR (en jours de CA) = [BFR / Chiffre d’affaires annuel HT ] * 360 Il est également possible de calculer le BFR en jours de chiffre d’affaires :
  • 21. Commentinterprétersonbesoindefondsderoulement? Un BFR positif: Lorsque le BFR est supérieur à 0, les emplois d’exploitation sont supérieurs aux ressources de la même nature, l’entreprise doit alors financer ses besoins au court terme soit par fonds de roulement soit par des dettes financières à court terme (découverts bancaires…)  Un BFR nul : Lorsque le BFR égal à 0, les ressources permettent de couvrir les emplois en intégralité. L’entreprise n’a aucun besoin à financier mais elle ne dispose d’aucun excédent financier Un BFR négatif: Lorsque le BFR est inférieur à 0, les emplois sont inférieurs aux ressources. Aucun besoin financier n’est généré par l’activité et l’excédent de ressources dégagé va permettre d’alimenter la trésorerie nette de l’entreprise
  • 22. Les modalités de financement du cycle d’exploitation Le financement par les fonds propres : Pour combler ses besoins en argent lorsque le chiffre d’affaires ne suffit pas, l’entreprise peut recourir à ses fonds propres qui sont : -Le capital social qui regroupe l’ensemble des apports en nature ou en numéraire des actionnaires au moment de la création de la société ou à l’occasion de l’augmentation du capital. -Les réserves légales qui traduisent une partie du résultat destiné chaque année, non pas à être distribué aux actionnaires, mais à être conservé en réserve financière pour l’entreprise (pour une SARL, la réserve légale obligatoire s’élève à 5 % du bénéfice annuel jusqu’à atteindre un certain seuil au-delà duquel la mise en réserve devient facultative).
  • 23. Les réserves facultatives qui peuvent s’ajouter aux réserves légales Les reports à nouveau qui constituent la fraction du bénéfice qui n’est ni distribué ni mis en réserve, mais qui reste en attente sur le compte de société (disponibilité financière). Les fonds propres permettent à la société d’être en bon état financièrement. Toutefois, une utilisation excessive de ces fonds peut mettre en cause le futur de l’entreprise et rendre le crédit accordé par les banques très cher, voire impossible. C’est pour cette raison que les sociétés doivent chercher d’autres alternatives moins risquées pour faire face aux besoins persistants de financement.
  • 24. Le recours aux financements externes Il existe des possibilités bancaires de couvrir le besoin en fonds de roulement lorsque le cycle d’exploitation ne le permet pas et que les fonds propres de l’entreprise sont insuffisants. Cette situation périlleuse doit évidemment être provisoire et due à un accident de trésorerie, un problème ponctuel dans le cycle d’exploitation couplé, par exemple, à de gros investissements récents ayant épuisé les ressources de l’entreprise. Faire appel à la banque pour couvrir ce type d’urgence peut aussi être une politique de l’entreprise afin de conserver ses fonds propres intacts.
  • 25. Ces possibilités de financement externe sont par exemple : le découvert bancaire: qui est une autorisation de rendre le compte bancaire de la société débiteur. Autrement dit, le compte est au-dessous de zéro. Cette possibilité est caractérisée par un seuil à ne pas affranchir, et une durée qui peut être limitée ou même illimitée. Ce service offert par la banque donne lieu à des frais et des commissions à payer. Signalons que le découvert bancaire ne s’accorde que rarement aux nouvelles entreprises. L’escompte bancaire: c’est une pratique qui consiste à se faire avancer le paiement de tout ou partie d’une facture par la banque, et ce dès son émission et notamment en cas de délai de paiement long accordé au client. Le paiement de la facture par la banque est procédé moyennant des intérêts et une commission (qui peut être conséquente !).
  • 26. L’affacturage: consiste à faire intervenir une société spécialisée dans la gestion des créances client, qui rachète la créance, paye l’entreprise et se charge par la suite de la gestion et du suivi du règlement du client pour son compte. Cette alternative donne la possibilité à la société d’être assurée contre les risques des impayés. La commission à payer par l’entreprise pour ce service varie selon la qualité du débiteur et le montant à avancer. Cette commission peut représenter de 5 à 20 % du montant de la créance, ce qui peut devenir très cher. À noter que l’affacturage peut être refusé si le débiteur est de mauvaise qualité. La loi Dailly: consiste à présenter un ensemble de factures non encore réglées sur un seul bordereau à une banque qui accepte de payer le montant hors taxe de ces créances et moyennant une commission. Toutefois, les banques n’acceptent que les clients qui sont très solvables et généralement ceux des grandes sociétés ; c’est pour cela que cette pratique est peu utilisée.
  • 27. Le crédit de campagne: destiné à des entreprises qui ont une activité saisonnière et qui ont un grand besoin de financement à court terme ; tout comme les entreprises de l’agroalimentaire, les stations balnéaires, le tourisme, etc. Le crédit de campagne se traduit par une somme d’argent prêtée à une entreprise ou une avance sur le montant d’un billet à ordre. La facilité de caisse: est l’autorisation faite par la banque à une société d’être en situation débitrice (et au-delà du découvert autorisé), pour quelques jours par mois ou par trimestre. Cette autorisation permet à l’entreprise de faire face au décalage entre les décaissements et les encaissements sans pour autant se transformer en un découvert bancaire qui peut être durable. Comme pour tous les services bancaires, la facilité de caisse est soumise à des commissions et agios à payer trimestriellement.
  • 28. Conclusion Afin de bâtir une politique de financement du cycle d’exploitation, bien que les solutions de financement à court terme soient multiples et variées, le choix entre l’une et l’autre n’est pas évident. En effet, chaque entreprise doit faire le point sur sa situation et sur son profil avant d’opter pour la plus adaptée.
  • 29. 3. Sources de financement du développement de l’entreprise Au-delà de la réalisation de son projet et la création de son entreprise, l’entrepreneur a comme souci de veiller à sa compétitivité et d’assurer sa pérennité. Ainsi, il est amené à se poser régulièrement des questions sur les stratégies à mettre en œuvre et sur les investissements à réaliser pour le développement de son business. La décision d'investir intervient souvent par la volonté : - soit de s'implanter sur des marchés offrant de bonnes perspectives ; - soit de se maintenir ou de s'agrandir sur des marchés déjà touchés. Elle tient généralement compte : - de l'évolution des caractéristiques de la demande; - des contraintes de l'entreprise (lorsque celle-ci existe déjà) ; - du dynamisme de la concurrence et des prévisions de l'offre ; - de la rentabilité prévisionnelle ; - de la conjoncture générale ; - etc…
  • 30. des programmes d’accompagnement Les entrepreneurs tiennent en effet compte à cet égard et à titre d’exemple : C'est cette contrainte financière qui rend le débat difficile et impose un choix rigoureux. La décision d'investissement est avant tout une décision financière. Les possibilités d'investissement sont quasiment illimitées. Par contre, les moyens monétaires dont peut disposer l'entrepreneur sont la plupart du temps limités de leurs possibilités propres des crédits d'investissement que consentent les établissements de crédit
  • 31. Instrument opérationnel des pouvoirs publics en matière de développement des PME, Maroc PME accompagne les PME dans leur processus de Modernisation et d’amélioration de leur compétitive grâce à la large gamme de programmes qu’elle a pu développer et enrichir depuis sa création en 2002. 3.1.Programmesd’accompagnementdesentreprisesauMaroc a. Programmes de l’agence MAROC PME Agence MAROC PME Programme IMTIAZ Programme ISTITMAR Programme MOUSSANADA Programme TATWIR
  • 32. Programme IMTIAZ (PME) Le programme IMTIAZ accompagne les chefs d’entreprises dans la réalisation de leurs projets d’investissement et de développement, à travers l’octroi d’une prime à l’investissement non remboursable (subvention). IMTIAZ permet aux entreprises sélectionnées de financer 20% à 30% du coût global de leur projet d’investissement matériel et / ou immatériel. Programme ISTITMAR (TPE) Il s’agit d’une initiative dédiée à la Très Petite Entreprise (TPE) et qui s’inscrit également dans le cadre du Plan d’Accélération Industrielle. Ce programme a pour objectif de soutenir l’investissement en faveur de la croissance et de l’emploi et de renforcer les écosystèmes industriels en octroyant également une prime à l’investissement au profit des TPE sélectionnées.
  • 33. Programme MOUSSANADA Ce programme vise à accompagner sept cents entreprises par an dans leurs démarches de modernisations et d’amélioration de leur productivité, notamment dans le cadre de plans de progrès comprenant plusieurs actions d’accompagnement pour améliorer leurs performances et leur productivité et les appuyer à accéder à des nouveaux marchés. Programme TATWIR Il s’agit d’une offre intégrée sur mesure comprenant à la fois l’appui à l’investissement, le soutien à l’innovation et le conseil & l’assistance technique. Il cible les TPME industrielles investissant dans des secteurs porteurs (Croissance verte, l’innovation industrielle, l’industrie 4.0, etc…) Ce programme appuie également la préincubation et l’incubation des porteurs de projets de startups, l’accélération des TPME à fort potentiel de croissance, ainsi que les projets d’investissement portant sur l’intégration industrielle des secteurs porteurs.
  • 34. b. Programmes de la BERD et de la CCG BERD (Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement) CCG : CAISSE CENTRALE DE GARANTIE La Banque européenne pour la reconstruction et le développement, (BERD) est une institution financière internationale créée en 1991 pour initialement accompagner la transition des pays de l’Europe centrale et orientale vers la démocratie et l’économie de marché. Ses opérations de financement sont guidées par la nécessité d’encourager un développement durable et respectueux de l’environnement, ainsi que des pratiques de marché aux meilleurs standards. La caisse centrale de garantie est une institution publique marocaine à caractère financier, assimilée à un établissement de crédit. Elle a pour mission de contribuer à donner une impulsion à l’initiative privée en encourageant la création, le développement et la modernisation des entreprises.
  • 35. C’est un fond de garantie mis en place par l’Etat et géré par la CCG, destiné à financer les projets de création ou d’extension l’établissements de l’enseignement et de formation privés. Les programmes d’investissement sont financés par les fonds propres et/ou l’autofinancement et par le crédit conjoint, constitué de la part BANQUE et de celle du FOPEP. Programme de la BERD Programmes de la CCG Le programme Small Business Support lancé par la BERD est financé principalement par un don de l’Union Européenne, qui apporte un soutien technique aux PME marocaines par de la consultance locale ou de l’expertise industrielle internationale, pour lesquelles les PME bénéficient d’une subvention pouvant atteindre même jusqu’à 90%. Ce programme permet de financer conjointement avec les banques, à des conditions avantageuses, aussi bien les projets de création que de développement et de modernisation promus par les PME exerçant dans les secteurs de l’industrie ou des services liés à l’industrie. Dév Industrie FOPEP : Fonds de Promotion de l’Enseignement Privé
  • 36. 3.2.Lefinancementinterneetexterne L’autofinancement pour une entreprise consiste à recourir à sa propre trésorerie pour financer un investissement. L’entreprise utilise les profits dégagés au cours des années précédentes, et qui n’ont pas été distribués aux associés (ou prélevés par l’entrepreneur). L’autofinancement Une augmentation de capital peut être réalisée : - par apport en numéraires (en espèces); - par apport en nature (apports d'immeubles, de fonds de commerce, de brevets...) ; - par l'incorporation de créances sur la société (comptes courants associés par exemple) ; - par l'incorporation de réserves ; - par la réévaluation de l'actif. L’augmentation du capital Les apports que réalisent les actionnaires en comptes courants sociaux peuvent être assimilés à des prêts qu'ils accordent à leur propre société. Ce moyen de financement procure des avantages certains aux associés. En effet, contrairement aux augmentations de capital, il ne nécessite ni paiement de droit d'enregistrement, ni formalités ; les fonds apportés peuvent être retirés, par ailleurs, à tout moment sauf stipulations contraires lors de la réalisation de l'apport. Les apports en comptes courants associés
  • 37. 3.3.Lefinancementbancaire a. Les financements d’investissements bancaires généraux Ces financements ont généralement la forme d’un prêt accordé par la banque, il relève du domaine de moyen terme (entre 2 et 7 ans) et du long terme (au-delà de 7 ans) destinés à faire face aux inéluctables immobilisations appelées communément outil de production. La durée d’étalement de ce type de crédit s’explique par sa finalité et dépend souvent de la nature et de l’importance des investissements envisagés.
  • 38. a. Les financements d’investissements bancaires généraux Les crédits d'équipements à court et moyen terme sont accordés aussi bien par les banques que par les sociétés de financement spécialisées dans ces concours. Ces crédits favorisent les financements d'équipements et même de matériels roulants professionnels susceptibles d'être amortis sur une période n'excédant généralement pas 5 ans. Bénéficiaires : toute entreprise ou toute personne inscrite au registre du commerce et les agriculteurs. Objet : Acquisition d'équipements professionnels ou agricoles (Matériels et outillage, matériels de transport et de levage, mobilier et matériels de bureau...). Quotité de financement : 70 à 90% du matériel à acquérir. Durée : 2 à 5 ans (rarement 6 ans) avec un différé de 3 mois au maximum. Coût : Diffère sensiblement en fonction de l'établissement finançant l'opération, l'importance de celle-ci et la situation financière et commerciale de l'entreprise. Les crédits d’équipement à court et moyen terme
  • 39. Les crédits à moyen et long terme sont destinés à financer des investissements dont les montants unitaires sont relativement plus élevés et la durée des crédits étant par définition plus longue, les risques qu’ils font courir à la banque sont plus accrus et plus complexes. Ils différent considérablement de ceux inhérents aux crédits de fonctionnement car, si ces derniers reposent essentiellement sur une évaluation des flux de trésorerie correspondant aux recettes par lesquelles sont remboursés les crédits à court terme, les crédits d’investissement, en revanche, se remboursent sur les bénéfices de l’entreprise. • Le Crédit à Moyen Terme ou à Long Terme finance jusqu'à 80% du programme d'investissement • Il peut être assorti d'un différé de remboursement ; • L'adéquation entre le remboursement du crédit et la rentabilité de l’investissement permet à l’activité de se développer sans déséquilibrer la trésorerie. • Le déblocage se fait sur la base des justificatifs des dépenses. Les crédits à moyen et long terme
  • 40. b. Le crédit-bail ou leasing Le crédit-bail est une ligne de crédit mise à la disposition des sociétés qui veulent développer une activité sans autofinancement. A ce niveau l’établissement de crédit propose de leur louer le matériel de leur choix avec la possibilité de l'acquérir au terme d'un contrat de bail. Cela donne également aux sociétés la possibilité de location de bien immobilier à usage professionnel avec une promesse de vente, moyennant une valeur résiduelle contractuelle convenue à l'avance, grâce au crédit-bail immobilier.
  • 41. Grâce à cette formule, des entrepreneurs peuvent, en effet, disposer de matériels et mobiliers préalablement choisis, sans avoir à débourser les sommes nécessaires à leur acquisition. Les sociétés de crédit-bail se chargent, à cet égard, de l'achat des équipements à leur place dans le but de les leur louer. Le crédit-bail mobilier La pratique du crédit-bail immobilier au Maroc, comme en Europe, ne touche que le volet professionnel : industrie et commerce principalement. Le contrat de crédit-bail immobilier consiste en la mise en location par un crédit-bailleur d'un bien immobilier à usage professionnel à une entreprise (le crédit-preneur) qui a la faculté de l'acquérir à l'issue du bail, en exécution d'une promesse unilatérale de vente. Le crédit-bail immobilier Le « lease-back » ou la « cession-bail » est une formule qui s'apparente au leasing par laquelle une entreprise cède ses matériels et/ou ses biens immeubles à une société de crédit-bail en vue de se procurer de l'argent frais tout en gardant l'usage de ses biens qui lui sont, alors, loués et la possibilité d'en redevenir propriétaire au terme de contrat de location. Cette technique peut être salutaire aux entreprises alourdies par une forte immobilisation en matériels de production ou par une carence dans les financements d'exploitation (fonds de roulement minime ou inexistant Le lease-back
  • 42. a. Le financement interne et externe 3.4.Avantagesetinconvénientspartypedefinancement Type de financement Avantages Inconvénients Le financement interne et externe L'autofinancemen t - Ne crée pas d'obligation par rapport à un créancier. - Ne se traduit pas par l'apparition de charges financières - La capacité d'endettement de l'entreprise n'est pas diminuée. - La priorité donnée à l'autofinancement peut se traduire par une politique de distribution de dividende peu importante ce qui risque de déplaire aux actionnaires L’augmentation du capital - Ne se traduit pas par une hausse de l'endettement de l'entreprise - La capacité d'endettement de l'entreprise n'est pas compromise. - La rémunération des actions crées dépend de la politique de dividende. - L'augmentation de capital, si elle n'est pas suivie par les actionnaires initiaux, peut se traduire par l'entrée au capital de nouveaux actionnaires pas forcément favorables à l'équipe de direction - Le retour sur investissement attendu par les actionnaires peut être supérieur au taux d'intérêt d'un emprunt. Les apports en comptes courants associés Contrairement à l'augmentation du capital, il ne nécessite ni paiement de droit d'enregistrement, ni formalités; les fonds apportés peuvent être retirés, par ailleurs, à tout moment sauf stipulations contraires lors de la réalisation de l'apport. - Le déséquilibre financier qui peut résulter d'un retrait à court terme de ces apports explique que les établissements bancaires ou financiers complétant le financement d'un programme d'investissement leur soient moins favorables.
  • 43. b. Le financement bancaire Type de financement Avantages Inconvénients Le financement bancaire Les financements d’investissements bancaires généraux - Le coût relatif à ce type de financement est connu à l'avance et ne varie pas dans le temps - Le recours à l'emprunt n'entraîne aucune modification de la répartition du capital de l'entreprise entre les actionnaires. Cette option intéresse donc particulièrement les entreprises familiales qui ne souhaitent pas voir arriver de nouveaux actionnaires. - La hausse de l'endettement peut créer un déséquilibre dans la structure financière de l'entreprise ce qui peut nuire à sa solvabilité future. - Le recours à l'emprunt se traduit par une hausse des frais financier Le crédit-bail ou leasing - Les matériels choisis par un entrepreneur ainsi que les biens immeubles peuvent être financés jusqu'à concurrence de 100% - Le crédit-bail n'alourdit pas les immobilisation figurant à l'actif du bilan, les loyers correspondants étant simplement enregistrés en charges d'exploitation. - Les loyers - qui peuvent être assimilés à des remboursements, dans la plupart des cas, - sont compris dans les frais généraux et déductibles du résultat brut d'exploitation au même titre que les autres charges On reproche au leasing : - de rendre difficile les financements d'exploitation bancaires (crédits de fonctionnement) dans la mesure où l'entreprise locataire ne peut offrir aux banques des garanties sur des biens dont elle n'est pas propriétaire et dont elle n'a que la jouissance ; - et d'être de coûts relativement plus élevés que ceux des crédits à moyen et long terme bancaires.
  • 44. 4.Situationfinancièreetdifficultésd’accèsaufinancementparles entreprisesmarocaines 4.1.Situationfinancièredesentreprisesmarocaines Le rapport de l'Observatoire national de la PME au Maroc du 2019-2020 montre que : • globalement, les fonds propres constituent, à fin 2019, la première source de financement des EPMA (Entreprises Personnes Morales Actives) avec une part de 28%, • suivie de la dette commerciale avec une proportion atteignant 21,7%, des niveaux quasi- identiques à ceux de 2018. • la dette financière, quant à elle, se place au troisième rang avec une part de 20,2% à fin 2019
  • 45. Le rapport de l'Observatoire national de la PME au Maroc du 2019-2020 montre également que : • La dette financière est constituée à hauteur de 96,6% par le crédit bancaire, proportion quasi-similaire à celle de 2018, le reliquat étant sous forme d’emprunt obligataire. • Ceci révèle un recours très modeste des entreprises au marché de la dette privée qui reste au demeurant largement dominé par les émissions des établissements à caractère financier et de quelques grandes entreprises. Décomposition de la dette financière en % Source : Base consolidée des données fournies par la DGI, l’OMPIC, la CNSS
  • 46. Pour ce qui est des microentreprises, la dette auprès des associés, avec une part de 47,4% dans le total de leur passif, continue à constituer la première composante de leurs ressources. La part de leurs fonds propres est de moins de 20% et celle de leur dette financière est limitée à environ 12%. Pour les PE et ME, les fonds propres se placent en tête des sources de financement, avec des parts respectives de 30,5% et 28,2% dans le total de leur passif, soit des hausses respectives de 1,9 et 1,2 point. La dette commerciale, quant à elle, se positionne au deuxième rang avec des parts de 23,6% et 23%, respectivement.
  • 47. 4.2.Difficultésd’accèsaufinancementparlesentreprisesmarocaines Au Maroc, le nombre des PME qui ont mis la clé sous la porte augmente d’une année à une autre. Dans une grande partie, cette situation est le résultat de l’incapacité des PME à rembourser leurs dettes et à trouver une source de financement adaptée à leur situation, dus généralement aux problèmes suivants : L’asymétrie d’information • Les entreprises de petites ou moyennes tailles souffrent toujours de cette situation à cause des coûts élevés d’accès à l’information et de leur manque d’expérience • La réservation informationnelle des banques ne permet pas une vision lucide sur les conditions d’acceptation du dossier de crédit Les conditions exigeantes d’accès au financement • Les banques qui se considèrent comme les premières sources de financement des PME, exigent des taux très élevés et des garantis alarmantes qui dans la plupart des cas dépassent les montants prêtés
  • 48. Conclusion Pour créer une entreprise ou bien pour assurer sa pérennisation, l’entrepreneur a besoin de financement. Néanmoins, il doit être très regardant par rapport aux avantages et inconvénients de chaque modalité de financement et doit prendre en compte des facteurs comme : - Le coût - Le risque - L’adaptation de la ressource au besoin Ainsi, L’entrepreneur doit trouver le bon équilibre entre le financement par fonds propres et financement externe, afin de préserver sa trésorerie et de ne pas alourdir démesurément ses charges. Par ailleurs, l’accès au financement bancaire au Maroc n’est pas facile, surtout pour les PME qui n’arrivent pas à remplir les conditions nécessaires requises par les banques. La solution à cette situation passera impérativement par un changement de l’état d’esprit des banques qui doivent prendre plus de risque « calculé » en considérant les PME comme partenaire et non pas comme un simple client, et ce dans une approche « Win/Win).