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Fiche Pays Afrique de l’Ouest – Focus Côte d’Ivoire et Sénégal
Réalisée par Gérald Petit
Directeur Afrique de l’Ouest, Business France
L'Afrique de l'Ouest : une zone privilégiée pour les PME françaises
Le café-pays Afrique de l’Ouest est animé par :
Frédéric Chéreau,
Directeur Associé LIBRE ENERGIE
Avec l’expertise de :
Gérald Petit,
Directeur Afrique de l’Ouest, Business France, basé à Abidjan
gerald.petit@businessfrance.fr
Informations clés Afrique de l’Ouest :
 La CEDEAO (La Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest) : créée en 1975, elle
regroupe aujourd’hui 15 pays : Bénin, Burkina Faso, Cap vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana,
Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo
 CEDEAO : 356 millions d'habitants en 2016 ; taux de croissance de 5%
 Les opportunités pour les entreprises ligériennes : construction, 2nd œuvre du bâtiment ;
agriculture, agroalimentaire ; NTIC ; énergies, oil & gaz, énergies renouvelables ; secteur
maritime ; essor marqué du e-commerce
 La France tient le 4eme rang des fournisseurs de la CEDEAO (après la Chine, les Etats-Unis et
l’Inde)
Sources :
http://www.ecowas.int/profil-type-de-la-cedeao/?lang=fr
http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Senegal
http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Cote-d-Ivoire
2
INFORMATIONS PAYS CÔTE D’IVOIRE -
Présentation macro-économique :
La Côte d’Ivoire, dont les fondamentaux économiques apparaissent solides, constitue le principal pôle de
croissance en Afrique de l’ouest francophone. Avec une population estimée à 25 M d’habitants, le pays
contribue à 36% du PIB (40,3 Mds USD en 2017) de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine et
à 60% de ses exportations agricoles.
Le pays a connu une croissance de l’ordre de 8% par an depuis 2012 (7,8% en 2017). Les prévisions
s’établissent à 7,4% en 2018 et 7,1% en 2019.
La dynamique est essentiellement soutenue par les investissements publics (dans les secteurs des
transports, de l’énergie, de la santé et de l’éducation) et privés (mine, agriculture, énergie et logements),
grâce à l’amélioration progressive de l’environnement des affaires, ainsi que par la consommation des
ménages.
Sur le plan sectoriel, la Côte d’Ivoire possède de solides atouts, notamment dans le secteur agricole (28%
du PIB) où elle conserve sa place de premier producteur mondial de cacao (plus de 35 % du marché). Le
secteur secondaire (25% du PIB) concerne principalement le raffinage du pétrole brut, l’énergie, l’agro-
alimentaire et le BTP. Le secteur tertiaire (47% du PIB) est dominé par les télécommunications, les
transports (portuaire, aéroportuaire), les services financiers (banques) et la distribution.
En 2017, les exportations françaises vers la Côte d’Ivoire ont augmenté de 10% (1 181 M€), grâce à la
vente d’avions, à la progression des ventes de produits pharmaceutiques (+3,9%, 182,5 M€) et au secteur
des machines industrielles et agricoles (+6%, 122 M€). A contrario, les ventes de blé ont diminué de
34,7%.
En globalité, les échanges commerciaux demeurent favorables à la France, avec un excédent de 340 M€,
et un taux de couverture des importations par les exportations de 140,4%.
Depuis 2016 la Chine est le premier fournisseur, hors hydrocarbures, de la Côte d’Ivoire devant la France.
En Afrique subsaharienne, la Côte d’Ivoire est devenue le deuxième marché d’exportation de la France,
après l’Afrique du Sud et devant le Nigéria. Ce qui en fait le premier client de la France en zone franc.
Les secteurs porteurs :
Elevage
1,6 M bovins, 25,3 M volailles, 1,7 M ovins, 1,3 M caprins.
La filière avicole est très dynamique, avec un cheptel reproducteur atteignant 700 000 têtes en 2016, une
production de 45,250 M de poussins d’un jour, dont 38,375 M de poussins chair et 6,831 M de poussins
de ponte.
Les niveaux de consommation de viande de volaille et d’œufs ont évolué, passant 0,84 kg/hab/an et 33
œufs hab/an en 2008 à 2,1 kg/hab/an et 67 œufs/hab/an en 2016.
Les pays sahéliens (Burkina Faso, Mali, Niger) sont les principaux pays fournisseurs de viande bovine et
ovine.
 Tendances du secteur, projets
La volonté politique vise le renforcement du cheptel, la construction d’abattoirs modernes et la
réhabilitation d’équipements de commercialisation et de transformation :
- Construction d’un complexe abattoir-marché à bétail d’une capacité d’abattage de 745 bovins/jour
et 425 petits ruminants/jour ;
- Projet Abattoirs Volailles de Côte d’Ivoire : 7 au total avec une capacité totale annuelle d’abattage
de 55 000 000 volailles ;
- Construction d’un nouveau marché traditionnel.
3
Agriculture
Leader mondial dans la production de cacao (1,5 MT en 2016/2017) et d’anacarde (750 000 T en
2017/2018), la Côte d’Ivoire se positionne également dans le trio africain dans la production d’hévéa (1
er
africain, 580 000 T en 2017), de banane (1
er
africain, 1,8 MT en 2017), de palmier à huile (3
ème
africain,
2,2 MT en 2017).
 Tendances du secteur
Reléguée à la 6ème place, après avoir perdu sa place de leader entre 2012 et 2014 du fait de la
concurrence acharnée avec des prix compétitifs de l’offre chinoise, la France fournit 6% du matériel
agricole à la Côte d’Ivoire.
Les cibles potentielles : Importateurs-distributeurs, entreprises spécialisées dans le petit outillage,
coopératives, grandes exploitations.
IAA
L’industrie agroalimentaire est significative et diversifiée : produits laitiers, confiseries, biscuits, boissons,
produits dérivés du cacao, pâtes, fruits, huiles alimentaires, snacks, semoule, cube de bouillon, etc.
Le secteur est animé par des sociétés locales et de nombreuses multinationales : Nestle, Danone,
Friesland Campina, Olam, Wilmar, LDC, Cargill, Barry Callebaut, Unilever, Heineken, Castel, Diageo,
Coca Cola, Pepsi, Cémoi, Compagnie Fruitière, etc.
 Opportunités
Process Food (viandes, boulangerie, poissons, produits laitiers, boissons, BVP), emballage Food, chaîne
du froid, équipement de grandes cuisines (hôtellerie / restauration).
Construction – BTP
Le secteur a contribué à 5,6% du PIB en 2017. En 2016-2017, environ 60 % des investissements publics
ont été réalisés dans ce secteur. La concurrence étrangère s’intensifie ; elle vient des voisins européens
(Italie, Espagne, Portugal), des pays du Maghreb, de la Turquie et de la Chine.
 Tendances du secteur, projets
De nombreux projets sont en cours de réalisation : construction et réhabilitation de routes, échangeur de
l’amitié (42,3 M EUR), réhabilitation du pont Houphouët Boigny (62,5 M EUR), 30 000 logements sociaux
par an etc. ; et à venir (4
ème
et 5
ème
pont d’Abidjan, réhabilitation de la route Côtière 474 km, prolongement
de l’autoroute du Nord jusqu’à Bouaké, construction et réhabilitation de stades en vue de la coupe
d’Afrique de football en 2021).
Transport
La construction du « métro d’Abidjan » a été lancée le 30 novembre 2017 par les présidents Macron et
Ouattara pour un coût global de 1,4 Mds EUR financé à 100% par la France. La ligne d’une longueur de
37,9 km traversera 20 stations d’arrêt et 40 passerelles piétonnes. Elle assurera le transport de 500 000
de passagers par jour. Le projet sera piloté sur 4 ans par le consortium mené par Bouygues, Alstom,
Colas et Keolis.
Le secteur du transport aérien ivoirien est également en plein essor. Le gouvernement veut faire du pays
un hub régional à travers l’aéroport international d’Abidjan. C’est l’un des aéroports les plus dynamiques
du continent africain. Il a enregistré 2,07 millions de passagers transportés en 2017 avec un objectif de 5
millions en 2022, grâce à un plan d’investissement de modernisation et d’extension. La compagnie
nationale Air Côte d’Ivoire, partenaire d’Air France, a transporté 850 000 passagers en 2017.
L’énergie
3 centrales thermiques à gaz, 7 barrages hydrauliques, capacité installée de 2 275 MW, 4 390 km de
lignes électriques HT et 19 300 km de lignes MT, demande en hausse de 6% par an. Mix énergétique :
60% gaz, 40% hydro.
4
Les activités du secteur de l’électricité sont placées sous la tutelle technique du ministère du pétrole de
l’énergie et des énergies renouvelables.
Le secteur comprend :
- 2 sociétés d’Etat : l’Autorité nationale de régulation du secteur de l’électricité de Côte d’ivoire
(ANARE-CI) et Côte d’Ivoire Energies (CI-Energies).
- 4 opérateurs privés : dont 3 producteurs indépendants d’électricité (CIPREL, AZITO Energies, et
Aggreko) et 1 opérateur exploitant les ouvrages concédés de l’Etat, la Compagnie Ivoirienne
d’Electricité (CIE).
Le pays exporte de l’électricité vers les pays voisins (Bénin, Burkina Faso, Ghana, Mali, Togo) et bientôt
vers le Libéria, la Sierra Leone et la Guinée.
 Tendances du secteur
A l’horizon 2030, l’ambition consiste à diversifier le mix énergétique en développant la production d’origine
solaire et de biomasse.
Projets en cours : programme d’électrification rurale (500 localités/an), éclairage public solaire,
construction de barrages hydroélectriques, développement de centrales solaires photovoltaïques et d’une
centrale à biomasse, construction de nouvelles lignes HT-BT, installation de transformateurs.
Autres secteurs porteurs :
Télécoms
Au 1er trimestre 2018, 3 opérateurs (Orange, MTN et Moov) se partagent 32,7 millions d’abonnés à la
téléphonie mobile, avec un taux de couverture du territoire de plus de 96 % au GSM, pour un chiffre
d’affaires d’environ 353 M EUR, en croissance de +14 % par rapport à l’année précédente.
Le nombre d’abonnés à la téléphonie fixe (2 opérateurs : Orange CI & MTN CI) stagne autour de 309 000
pour un chiffre d’affaires de 4 M EUR dont 60 % proviennent des prestations telles que l'installation de
réseaux privés virtuels, le câblage et autres ventes d’équipements.
Toutefois, si le pays compte environ 10 M d’internautes - avec près de 400 cybercafés répartis sur le
territoire national - on n’y recense qu’environ près de 84 000 abonnés à l’offre Internet fixe (un secteur en
régression au détriment de l’offre Internet Mobile) du fait du coût élevé de la connexion et des terminaux
mais aussi l’émergence de l’Internet mobile. 5 fournisseurs d’accès se partagent ce marché avec comme
principaux leaders, Orange Côte d’Ivoire et MTN Côte d’Ivoire. Par ailleurs, on évalue à 86% le nombre
des abonnés à Internet résidant à Abidjan.
Dispositifs médicaux – médicaments
La Côte d’Ivoire est le premier marché privé de l’Afrique subsaharienne francophone pour les
médicaments. Les médicaments ont représenté le premier poste des exportations françaises en Côte
d’Ivoire en 2016 (16%). Plus de 90% des médicaments sont importés. La production locale compte 8
unités de production pharmaceutique dont 5 actives (Cipharm, Olea, Lic-Pharma, Phamivoire Nouvelle,
LPCI, Rougier, Galefomy, Dermopharm) et de forts investissements étrangers sont en cours ou à venir
pour l’installation d’unités de fabrication de médicaments (Cooper Pharma Maroc, Société Arabe des
Industries Pharmaceutiques, groupe marocain Pharma 5, Pharmanova, et le groupe chinois Fosun
International).
La Côte d’Ivoire compte 833 officines (2015) qui travaillent essentiellement avec les 4 grossistes-
répartiteurs du pays. la Couverture Médicale Universelle est en phase expérimentale avec les étudiants et
les cultivateurs de cacao. La phase de généralisation est prévue en 2019.
Investissements français en Côte d’Ivoire :
La France demeure de loin le premier investisseur étranger en Côte d’Ivoire à la fois en flux (90 M€) et en
stock (2,5 Mds €). Plus de 90% du stock français sont orientés vers les branches d’activité suivantes :
5
finance, hydrocarbures, électricité et eau, BTP, industrie, agro-industrie, transport, hôtellerie, distribution,
télécommunications et audiovisuel.
Pratique des affaires & différences culturelles majeures :
Le marché exige une présence pérenne, c’est-à-dire des déplacements très réguliers, et de préférence
une présence locale.
Le rapport au temps constitue la principale différence culturelle dans le monde des affaires, aussi bien
s’agissant de la prise de rendez-vous (confirmation la veille ou le jour même) que de la validation de
commande, les priorités étant guidées par le temps présent et le court terme.
Recommandations :
Les bons chiffres du pays attisent les convoitises, et donc la concurrence. Il ne faut pas s’imaginer arriver
en terre conquise ; la démarche de prospection doit s’inscrire dans une logique de long terme, et avec le
même niveau d’implication et d’investissement que sur des marchés matures.
 Se préparer à affronter la concurrence étrangère en proposant un avantage concurrentiel
o Politique de SAV
o Politique tarifaire adaptée
o Formation, pédagogie, communication, marketing
 Nécessité d’une présence physique (V.I.E, agent, distributeur, succursale, filiale)
 Patience et résilience : implication et volonté du dirigeant de l’entreprise
 Stratégie de long terme, appuyée par une Assurance prospection pour apporter du soutien en
trésorerie tout en limitant les pertes financières en cas d’échec commercial
 Humilité
6
INFORMATIONS PAYS SENEGAL
Présentation macro-économique :
Grands agrégats
Le Sénégal connaît depuis 4 ans une accélération (plus de 6ù par an depuis 2015) de son développement
économique avec un taux de croissance de 7 % en 2017. Regroupant 15 M d’habitants pour un PIB de
plus de 15 Mds USD, la deuxième économie de l’Afrique de l’Ouest francophone est un moteur essentiel
de l’accélération régionale.
Le secteur primaire est celui qui a connu le plus important taux de croissance en 2017 avec 12,9% soit le
double du taux d’accroissement signalé pour l’année précédente. Ce taux est à corréler avec la
performance relative du secteur secondaire (+4,5%) et la consolidation du secteur tertiaire (6,6%). Ce
dernier représente plus de 60 % de la valeur ajoutée nationale.
Echange internationaux
L’ouverture économique du Sénégal est significative, en témoigne la hausse de 19,6 points des échanges
commerciaux entre 2016 et 2017, pour s’établir à 5 202 Mds FCFA (soit 7,8 mds EUR). Cette
performance est notamment due aux besoins croissants du pays de produits importés et à l’augmentation
des volumes des produits nationaux exportés.
L’Europe est le premier fournisseur du Sénégal, tandis que les pays du continent africain confirment leur
progression (ex. Nigéria hydrocarbures). A l’inverse, l’Afrique est la première destination des exportations
sénégalaises, traduisant le poids du continent dans le développement du pays.
Les secteurs porteurs :
L’énergie
La part du secteur de l’énergie dans le PIB du Sénégal est estimée à 2,3 % en 2017 soit environ 222,1
Mds XOF (338,5 M EUR). Le secteur a connu un taux de croissance récent estimé à 7 % qui devrait être
supérieur du fait de l’augmentation des capacités effectuée en 2017. La capacité totale des puissances
installées est passée de 886,5 MW en 2015 à 1 046,83 MW en 2017. Les énergies renouvelables
représentent 16,86 % du mix énergétique, et renforceront leur rang avec le déploiement de nouveaux
centres de production. Néanmoins, le taux d’accès à l’énergie reste restreint à 56,5 % de la population.
La SENELEC (Société Nationale d’Electricité) détient le monopole de la distribution et du transport
d’électricité au Sénégal. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 430,8 Mds XOF (656,8 M EUR) en 2017.
 Tendances du secteur
L’augmentation des capacités et l’accès universel à l’énergie sont les deux ambitions qui animent le
secteur. L’atteinte de ces objectifs passent tout d’abord par :
- L’agrandissement, l’ouverture et la diversification des unités de production thermiques, le recours
à des compétences de production privées (IPP) ainsi que la modernisation des infrastructures.
- A noter également la percée notable des énergies renouvelables dans le mix énergétique et
spécifiquement de l’énergie solaire. Le savoir-faire des énergéticiens est à valoriser sur les
différents pans de la chaîne de valeur : étude ante-projet, projets énergétiques réseau et hors-
réseau, maintenance, expertise, etc.
En perspective de l’exploitation des hydrocarbures à l’horizon 2021, l’Etat et le secteur privé local se
préparent à répondre aux opportunités qui seront offertes. L’exploitation des ressources découvertes (700
Mds m3 de gaz et 563 M de barils) devraient engendrer plus de 150 Mds USD de revenus sur 30 ans.
L’agrobusiness
7
Le secteur primaire et les secteurs secondaires industriels liés emploient plus de la moitié de la population
active (60 %) et participent pour un sixième au PIB national. L'AFD a investi 150 millions d'euros dans le
secteur agricole (100 Mds XOF). Près de 4 millions d’hectares, soit un cinquième de la superficie
nationale, est arable sans action directe. Pourtant seuls 2.5 millions d’hectares sont valorisés par une
culture agricole.
La France est le premier fournisseur de produits agroalimentaires du Sénégal avec 13,7% de PDM, suivi
de l’Inde (PDM : 12%).
 Tendances du secteur
Les opportunités d’affaires sont nombreuses dans le développement des capacités de production :
matériels agricoles, machines-outils, chimie spécialisée, culture céréalière (dont riz), etc. En bout de
processus, la distribution peut également permettre aux entreprises françaises de faire valoir leur
expérience notamment grâce la convergence progressive des modes de consommation sénégalais vers
ceux internationaux.
Les infrastructures
Pour l’année 2017, l’Etat sénégalais a consacré 60% des investissements aux infrastructures et au
transport, à environ 190 Mds XOF (soit 290 M EUR). Les infrastructures routières classées sont estimées
à 16 496 km dont 5 956 km de routes revêtues (36 %) et 10 540 km de routes non revêtues (64%).
S’agissant des infrastructures portuaires, le principal port est le Port Autonome de Dakar (PAD, 13,5 M de
tonnes de marchandises en 2015).
 Tendances du secteur
L’accroissement de la quantité et la qualité des infrastructures est tout aussi important que les autres
filières précitées. Tous les secteurs sont concernés : la construction routière (réseau nationale et
autoroutier) ou encore le transport ferroviaire et/ou multimodal. Sur la période 2012 - 2017, le Sénégal a
investi plus de 900 Mds XOF (1,47 Md EUR) pour réaliser 5 036 km d'infrastructures routières (1 362 km
de routes revêtues, 53 km d'autoroutes, 3 621 km de pistes rurales), construire 13 ponts et assurer
l'entretien du réseau routier.
Les livraisons récentes et celles à venir d’autoroutes ou d’infrastructures ferroviaires ouvrent la voie au
recours à des compétences françaises dans des secteurs techniques de niche comme la signalétique. La
construction du port minéralier et vraquier de Bargny ouvre la voie à l’augmentation de capacité de fret et
d’exportation des ressources locales.
8
Autres secteurs porteurs :
Le numérique
Se basant sur un raccordement de bonne qualité et une omniprésence des activités tertiaires dans
l’économie sénégalaise (60% du PIB), le secteur numérique est un secteur émergent. La Sonatel,
partenaire stratégique d’Orange dynamise le marché tout comme l’implantation d’Atos dans le parc des
technologies numérique du Sénégal (PTN).
Les opportunités sont nombreuses : les centres de contact (télémarketing), l’aménagement du PTN sur un
site en ZES de 25 hectares, l’ingénierie informatique ou encore les services financiers innovants. La
baisse des coûts annoncée de la connectivité implique le recours accru aux solutions mobiles ou internet
dans les usages économiques.
Le tourisme
Le secteur du tourisme est appelé à changer dans les prochaines années. Un rééquilibrage entre
tourisme balnéaire, d’affaires, culturel ou éco-tourisme semble s’opérer. Des nouvelles stations
touristiques sont en gestation comme celle de Joal-Fino ayant des besoins hôteliers ou encore de
distribution. Le plus significatif restant celui de Mbodiène, il représente 540 ha à aménager. L’offre
d’affaires se développe autour d’un label « city trip », notamment à Dakar.
Investissements français au Sénégal :
La France est le premier partenaire économique. C’est tout d’abord le premier fournisseur du pays : les
exportations françaises à destination du Sénégal sont estimées à 759 MEUR en 2017.C’est ensuite, le
premier investisseur dans le pays avec plus de 78% du stock d’Investissements Direct à l’Etranger (2 097
M EUR en 2015).
La centaine de filiales d’entreprises françaises, et entités de droit sénégalais détenues par des
ressortissants français représente plus du quart du PIB et des recettes fiscales au Sénégal. Les
entreprises françaises emploient 12 000 personnes dans le pays dans tous les secteurs d’activité.
En matière de financement bilatéral, le total des engagements nets de l’Agence française de
développement a atteint 1,5 Md EUR entre 2008 et 2017.
Pratique des affaires & différences culturelles majeures :
Le marché sénégalais est très largement encore informel, où la relation personnelle prime sur la relation
professionnelle, où les relations d’affaires commencent à porter leurs fruits dès lors qu’une confiance
mutuelle est acquise et où le temps d’exécution des projets n’est pas linéaire. La présence et
l’engagement à long terme sont les clefs de réussite de toutes affaires pérennes.
Recommandations :
Voir « Côte d’Ivoire »

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  • 1. 1 Fiche Pays Afrique de l’Ouest – Focus Côte d’Ivoire et Sénégal Réalisée par Gérald Petit Directeur Afrique de l’Ouest, Business France L'Afrique de l'Ouest : une zone privilégiée pour les PME françaises Le café-pays Afrique de l’Ouest est animé par : Frédéric Chéreau, Directeur Associé LIBRE ENERGIE Avec l’expertise de : Gérald Petit, Directeur Afrique de l’Ouest, Business France, basé à Abidjan gerald.petit@businessfrance.fr Informations clés Afrique de l’Ouest :  La CEDEAO (La Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest) : créée en 1975, elle regroupe aujourd’hui 15 pays : Bénin, Burkina Faso, Cap vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo  CEDEAO : 356 millions d'habitants en 2016 ; taux de croissance de 5%  Les opportunités pour les entreprises ligériennes : construction, 2nd œuvre du bâtiment ; agriculture, agroalimentaire ; NTIC ; énergies, oil & gaz, énergies renouvelables ; secteur maritime ; essor marqué du e-commerce  La France tient le 4eme rang des fournisseurs de la CEDEAO (après la Chine, les Etats-Unis et l’Inde) Sources : http://www.ecowas.int/profil-type-de-la-cedeao/?lang=fr http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Senegal http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Cote-d-Ivoire
  • 2. 2 INFORMATIONS PAYS CÔTE D’IVOIRE - Présentation macro-économique : La Côte d’Ivoire, dont les fondamentaux économiques apparaissent solides, constitue le principal pôle de croissance en Afrique de l’ouest francophone. Avec une population estimée à 25 M d’habitants, le pays contribue à 36% du PIB (40,3 Mds USD en 2017) de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine et à 60% de ses exportations agricoles. Le pays a connu une croissance de l’ordre de 8% par an depuis 2012 (7,8% en 2017). Les prévisions s’établissent à 7,4% en 2018 et 7,1% en 2019. La dynamique est essentiellement soutenue par les investissements publics (dans les secteurs des transports, de l’énergie, de la santé et de l’éducation) et privés (mine, agriculture, énergie et logements), grâce à l’amélioration progressive de l’environnement des affaires, ainsi que par la consommation des ménages. Sur le plan sectoriel, la Côte d’Ivoire possède de solides atouts, notamment dans le secteur agricole (28% du PIB) où elle conserve sa place de premier producteur mondial de cacao (plus de 35 % du marché). Le secteur secondaire (25% du PIB) concerne principalement le raffinage du pétrole brut, l’énergie, l’agro- alimentaire et le BTP. Le secteur tertiaire (47% du PIB) est dominé par les télécommunications, les transports (portuaire, aéroportuaire), les services financiers (banques) et la distribution. En 2017, les exportations françaises vers la Côte d’Ivoire ont augmenté de 10% (1 181 M€), grâce à la vente d’avions, à la progression des ventes de produits pharmaceutiques (+3,9%, 182,5 M€) et au secteur des machines industrielles et agricoles (+6%, 122 M€). A contrario, les ventes de blé ont diminué de 34,7%. En globalité, les échanges commerciaux demeurent favorables à la France, avec un excédent de 340 M€, et un taux de couverture des importations par les exportations de 140,4%. Depuis 2016 la Chine est le premier fournisseur, hors hydrocarbures, de la Côte d’Ivoire devant la France. En Afrique subsaharienne, la Côte d’Ivoire est devenue le deuxième marché d’exportation de la France, après l’Afrique du Sud et devant le Nigéria. Ce qui en fait le premier client de la France en zone franc. Les secteurs porteurs : Elevage 1,6 M bovins, 25,3 M volailles, 1,7 M ovins, 1,3 M caprins. La filière avicole est très dynamique, avec un cheptel reproducteur atteignant 700 000 têtes en 2016, une production de 45,250 M de poussins d’un jour, dont 38,375 M de poussins chair et 6,831 M de poussins de ponte. Les niveaux de consommation de viande de volaille et d’œufs ont évolué, passant 0,84 kg/hab/an et 33 œufs hab/an en 2008 à 2,1 kg/hab/an et 67 œufs/hab/an en 2016. Les pays sahéliens (Burkina Faso, Mali, Niger) sont les principaux pays fournisseurs de viande bovine et ovine.  Tendances du secteur, projets La volonté politique vise le renforcement du cheptel, la construction d’abattoirs modernes et la réhabilitation d’équipements de commercialisation et de transformation : - Construction d’un complexe abattoir-marché à bétail d’une capacité d’abattage de 745 bovins/jour et 425 petits ruminants/jour ; - Projet Abattoirs Volailles de Côte d’Ivoire : 7 au total avec une capacité totale annuelle d’abattage de 55 000 000 volailles ; - Construction d’un nouveau marché traditionnel.
  • 3. 3 Agriculture Leader mondial dans la production de cacao (1,5 MT en 2016/2017) et d’anacarde (750 000 T en 2017/2018), la Côte d’Ivoire se positionne également dans le trio africain dans la production d’hévéa (1 er africain, 580 000 T en 2017), de banane (1 er africain, 1,8 MT en 2017), de palmier à huile (3 ème africain, 2,2 MT en 2017).  Tendances du secteur Reléguée à la 6ème place, après avoir perdu sa place de leader entre 2012 et 2014 du fait de la concurrence acharnée avec des prix compétitifs de l’offre chinoise, la France fournit 6% du matériel agricole à la Côte d’Ivoire. Les cibles potentielles : Importateurs-distributeurs, entreprises spécialisées dans le petit outillage, coopératives, grandes exploitations. IAA L’industrie agroalimentaire est significative et diversifiée : produits laitiers, confiseries, biscuits, boissons, produits dérivés du cacao, pâtes, fruits, huiles alimentaires, snacks, semoule, cube de bouillon, etc. Le secteur est animé par des sociétés locales et de nombreuses multinationales : Nestle, Danone, Friesland Campina, Olam, Wilmar, LDC, Cargill, Barry Callebaut, Unilever, Heineken, Castel, Diageo, Coca Cola, Pepsi, Cémoi, Compagnie Fruitière, etc.  Opportunités Process Food (viandes, boulangerie, poissons, produits laitiers, boissons, BVP), emballage Food, chaîne du froid, équipement de grandes cuisines (hôtellerie / restauration). Construction – BTP Le secteur a contribué à 5,6% du PIB en 2017. En 2016-2017, environ 60 % des investissements publics ont été réalisés dans ce secteur. La concurrence étrangère s’intensifie ; elle vient des voisins européens (Italie, Espagne, Portugal), des pays du Maghreb, de la Turquie et de la Chine.  Tendances du secteur, projets De nombreux projets sont en cours de réalisation : construction et réhabilitation de routes, échangeur de l’amitié (42,3 M EUR), réhabilitation du pont Houphouët Boigny (62,5 M EUR), 30 000 logements sociaux par an etc. ; et à venir (4 ème et 5 ème pont d’Abidjan, réhabilitation de la route Côtière 474 km, prolongement de l’autoroute du Nord jusqu’à Bouaké, construction et réhabilitation de stades en vue de la coupe d’Afrique de football en 2021). Transport La construction du « métro d’Abidjan » a été lancée le 30 novembre 2017 par les présidents Macron et Ouattara pour un coût global de 1,4 Mds EUR financé à 100% par la France. La ligne d’une longueur de 37,9 km traversera 20 stations d’arrêt et 40 passerelles piétonnes. Elle assurera le transport de 500 000 de passagers par jour. Le projet sera piloté sur 4 ans par le consortium mené par Bouygues, Alstom, Colas et Keolis. Le secteur du transport aérien ivoirien est également en plein essor. Le gouvernement veut faire du pays un hub régional à travers l’aéroport international d’Abidjan. C’est l’un des aéroports les plus dynamiques du continent africain. Il a enregistré 2,07 millions de passagers transportés en 2017 avec un objectif de 5 millions en 2022, grâce à un plan d’investissement de modernisation et d’extension. La compagnie nationale Air Côte d’Ivoire, partenaire d’Air France, a transporté 850 000 passagers en 2017. L’énergie 3 centrales thermiques à gaz, 7 barrages hydrauliques, capacité installée de 2 275 MW, 4 390 km de lignes électriques HT et 19 300 km de lignes MT, demande en hausse de 6% par an. Mix énergétique : 60% gaz, 40% hydro.
  • 4. 4 Les activités du secteur de l’électricité sont placées sous la tutelle technique du ministère du pétrole de l’énergie et des énergies renouvelables. Le secteur comprend : - 2 sociétés d’Etat : l’Autorité nationale de régulation du secteur de l’électricité de Côte d’ivoire (ANARE-CI) et Côte d’Ivoire Energies (CI-Energies). - 4 opérateurs privés : dont 3 producteurs indépendants d’électricité (CIPREL, AZITO Energies, et Aggreko) et 1 opérateur exploitant les ouvrages concédés de l’Etat, la Compagnie Ivoirienne d’Electricité (CIE). Le pays exporte de l’électricité vers les pays voisins (Bénin, Burkina Faso, Ghana, Mali, Togo) et bientôt vers le Libéria, la Sierra Leone et la Guinée.  Tendances du secteur A l’horizon 2030, l’ambition consiste à diversifier le mix énergétique en développant la production d’origine solaire et de biomasse. Projets en cours : programme d’électrification rurale (500 localités/an), éclairage public solaire, construction de barrages hydroélectriques, développement de centrales solaires photovoltaïques et d’une centrale à biomasse, construction de nouvelles lignes HT-BT, installation de transformateurs. Autres secteurs porteurs : Télécoms Au 1er trimestre 2018, 3 opérateurs (Orange, MTN et Moov) se partagent 32,7 millions d’abonnés à la téléphonie mobile, avec un taux de couverture du territoire de plus de 96 % au GSM, pour un chiffre d’affaires d’environ 353 M EUR, en croissance de +14 % par rapport à l’année précédente. Le nombre d’abonnés à la téléphonie fixe (2 opérateurs : Orange CI & MTN CI) stagne autour de 309 000 pour un chiffre d’affaires de 4 M EUR dont 60 % proviennent des prestations telles que l'installation de réseaux privés virtuels, le câblage et autres ventes d’équipements. Toutefois, si le pays compte environ 10 M d’internautes - avec près de 400 cybercafés répartis sur le territoire national - on n’y recense qu’environ près de 84 000 abonnés à l’offre Internet fixe (un secteur en régression au détriment de l’offre Internet Mobile) du fait du coût élevé de la connexion et des terminaux mais aussi l’émergence de l’Internet mobile. 5 fournisseurs d’accès se partagent ce marché avec comme principaux leaders, Orange Côte d’Ivoire et MTN Côte d’Ivoire. Par ailleurs, on évalue à 86% le nombre des abonnés à Internet résidant à Abidjan. Dispositifs médicaux – médicaments La Côte d’Ivoire est le premier marché privé de l’Afrique subsaharienne francophone pour les médicaments. Les médicaments ont représenté le premier poste des exportations françaises en Côte d’Ivoire en 2016 (16%). Plus de 90% des médicaments sont importés. La production locale compte 8 unités de production pharmaceutique dont 5 actives (Cipharm, Olea, Lic-Pharma, Phamivoire Nouvelle, LPCI, Rougier, Galefomy, Dermopharm) et de forts investissements étrangers sont en cours ou à venir pour l’installation d’unités de fabrication de médicaments (Cooper Pharma Maroc, Société Arabe des Industries Pharmaceutiques, groupe marocain Pharma 5, Pharmanova, et le groupe chinois Fosun International). La Côte d’Ivoire compte 833 officines (2015) qui travaillent essentiellement avec les 4 grossistes- répartiteurs du pays. la Couverture Médicale Universelle est en phase expérimentale avec les étudiants et les cultivateurs de cacao. La phase de généralisation est prévue en 2019. Investissements français en Côte d’Ivoire : La France demeure de loin le premier investisseur étranger en Côte d’Ivoire à la fois en flux (90 M€) et en stock (2,5 Mds €). Plus de 90% du stock français sont orientés vers les branches d’activité suivantes :
  • 5. 5 finance, hydrocarbures, électricité et eau, BTP, industrie, agro-industrie, transport, hôtellerie, distribution, télécommunications et audiovisuel. Pratique des affaires & différences culturelles majeures : Le marché exige une présence pérenne, c’est-à-dire des déplacements très réguliers, et de préférence une présence locale. Le rapport au temps constitue la principale différence culturelle dans le monde des affaires, aussi bien s’agissant de la prise de rendez-vous (confirmation la veille ou le jour même) que de la validation de commande, les priorités étant guidées par le temps présent et le court terme. Recommandations : Les bons chiffres du pays attisent les convoitises, et donc la concurrence. Il ne faut pas s’imaginer arriver en terre conquise ; la démarche de prospection doit s’inscrire dans une logique de long terme, et avec le même niveau d’implication et d’investissement que sur des marchés matures.  Se préparer à affronter la concurrence étrangère en proposant un avantage concurrentiel o Politique de SAV o Politique tarifaire adaptée o Formation, pédagogie, communication, marketing  Nécessité d’une présence physique (V.I.E, agent, distributeur, succursale, filiale)  Patience et résilience : implication et volonté du dirigeant de l’entreprise  Stratégie de long terme, appuyée par une Assurance prospection pour apporter du soutien en trésorerie tout en limitant les pertes financières en cas d’échec commercial  Humilité
  • 6. 6 INFORMATIONS PAYS SENEGAL Présentation macro-économique : Grands agrégats Le Sénégal connaît depuis 4 ans une accélération (plus de 6ù par an depuis 2015) de son développement économique avec un taux de croissance de 7 % en 2017. Regroupant 15 M d’habitants pour un PIB de plus de 15 Mds USD, la deuxième économie de l’Afrique de l’Ouest francophone est un moteur essentiel de l’accélération régionale. Le secteur primaire est celui qui a connu le plus important taux de croissance en 2017 avec 12,9% soit le double du taux d’accroissement signalé pour l’année précédente. Ce taux est à corréler avec la performance relative du secteur secondaire (+4,5%) et la consolidation du secteur tertiaire (6,6%). Ce dernier représente plus de 60 % de la valeur ajoutée nationale. Echange internationaux L’ouverture économique du Sénégal est significative, en témoigne la hausse de 19,6 points des échanges commerciaux entre 2016 et 2017, pour s’établir à 5 202 Mds FCFA (soit 7,8 mds EUR). Cette performance est notamment due aux besoins croissants du pays de produits importés et à l’augmentation des volumes des produits nationaux exportés. L’Europe est le premier fournisseur du Sénégal, tandis que les pays du continent africain confirment leur progression (ex. Nigéria hydrocarbures). A l’inverse, l’Afrique est la première destination des exportations sénégalaises, traduisant le poids du continent dans le développement du pays. Les secteurs porteurs : L’énergie La part du secteur de l’énergie dans le PIB du Sénégal est estimée à 2,3 % en 2017 soit environ 222,1 Mds XOF (338,5 M EUR). Le secteur a connu un taux de croissance récent estimé à 7 % qui devrait être supérieur du fait de l’augmentation des capacités effectuée en 2017. La capacité totale des puissances installées est passée de 886,5 MW en 2015 à 1 046,83 MW en 2017. Les énergies renouvelables représentent 16,86 % du mix énergétique, et renforceront leur rang avec le déploiement de nouveaux centres de production. Néanmoins, le taux d’accès à l’énergie reste restreint à 56,5 % de la population. La SENELEC (Société Nationale d’Electricité) détient le monopole de la distribution et du transport d’électricité au Sénégal. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 430,8 Mds XOF (656,8 M EUR) en 2017.  Tendances du secteur L’augmentation des capacités et l’accès universel à l’énergie sont les deux ambitions qui animent le secteur. L’atteinte de ces objectifs passent tout d’abord par : - L’agrandissement, l’ouverture et la diversification des unités de production thermiques, le recours à des compétences de production privées (IPP) ainsi que la modernisation des infrastructures. - A noter également la percée notable des énergies renouvelables dans le mix énergétique et spécifiquement de l’énergie solaire. Le savoir-faire des énergéticiens est à valoriser sur les différents pans de la chaîne de valeur : étude ante-projet, projets énergétiques réseau et hors- réseau, maintenance, expertise, etc. En perspective de l’exploitation des hydrocarbures à l’horizon 2021, l’Etat et le secteur privé local se préparent à répondre aux opportunités qui seront offertes. L’exploitation des ressources découvertes (700 Mds m3 de gaz et 563 M de barils) devraient engendrer plus de 150 Mds USD de revenus sur 30 ans. L’agrobusiness
  • 7. 7 Le secteur primaire et les secteurs secondaires industriels liés emploient plus de la moitié de la population active (60 %) et participent pour un sixième au PIB national. L'AFD a investi 150 millions d'euros dans le secteur agricole (100 Mds XOF). Près de 4 millions d’hectares, soit un cinquième de la superficie nationale, est arable sans action directe. Pourtant seuls 2.5 millions d’hectares sont valorisés par une culture agricole. La France est le premier fournisseur de produits agroalimentaires du Sénégal avec 13,7% de PDM, suivi de l’Inde (PDM : 12%).  Tendances du secteur Les opportunités d’affaires sont nombreuses dans le développement des capacités de production : matériels agricoles, machines-outils, chimie spécialisée, culture céréalière (dont riz), etc. En bout de processus, la distribution peut également permettre aux entreprises françaises de faire valoir leur expérience notamment grâce la convergence progressive des modes de consommation sénégalais vers ceux internationaux. Les infrastructures Pour l’année 2017, l’Etat sénégalais a consacré 60% des investissements aux infrastructures et au transport, à environ 190 Mds XOF (soit 290 M EUR). Les infrastructures routières classées sont estimées à 16 496 km dont 5 956 km de routes revêtues (36 %) et 10 540 km de routes non revêtues (64%). S’agissant des infrastructures portuaires, le principal port est le Port Autonome de Dakar (PAD, 13,5 M de tonnes de marchandises en 2015).  Tendances du secteur L’accroissement de la quantité et la qualité des infrastructures est tout aussi important que les autres filières précitées. Tous les secteurs sont concernés : la construction routière (réseau nationale et autoroutier) ou encore le transport ferroviaire et/ou multimodal. Sur la période 2012 - 2017, le Sénégal a investi plus de 900 Mds XOF (1,47 Md EUR) pour réaliser 5 036 km d'infrastructures routières (1 362 km de routes revêtues, 53 km d'autoroutes, 3 621 km de pistes rurales), construire 13 ponts et assurer l'entretien du réseau routier. Les livraisons récentes et celles à venir d’autoroutes ou d’infrastructures ferroviaires ouvrent la voie au recours à des compétences françaises dans des secteurs techniques de niche comme la signalétique. La construction du port minéralier et vraquier de Bargny ouvre la voie à l’augmentation de capacité de fret et d’exportation des ressources locales.
  • 8. 8 Autres secteurs porteurs : Le numérique Se basant sur un raccordement de bonne qualité et une omniprésence des activités tertiaires dans l’économie sénégalaise (60% du PIB), le secteur numérique est un secteur émergent. La Sonatel, partenaire stratégique d’Orange dynamise le marché tout comme l’implantation d’Atos dans le parc des technologies numérique du Sénégal (PTN). Les opportunités sont nombreuses : les centres de contact (télémarketing), l’aménagement du PTN sur un site en ZES de 25 hectares, l’ingénierie informatique ou encore les services financiers innovants. La baisse des coûts annoncée de la connectivité implique le recours accru aux solutions mobiles ou internet dans les usages économiques. Le tourisme Le secteur du tourisme est appelé à changer dans les prochaines années. Un rééquilibrage entre tourisme balnéaire, d’affaires, culturel ou éco-tourisme semble s’opérer. Des nouvelles stations touristiques sont en gestation comme celle de Joal-Fino ayant des besoins hôteliers ou encore de distribution. Le plus significatif restant celui de Mbodiène, il représente 540 ha à aménager. L’offre d’affaires se développe autour d’un label « city trip », notamment à Dakar. Investissements français au Sénégal : La France est le premier partenaire économique. C’est tout d’abord le premier fournisseur du pays : les exportations françaises à destination du Sénégal sont estimées à 759 MEUR en 2017.C’est ensuite, le premier investisseur dans le pays avec plus de 78% du stock d’Investissements Direct à l’Etranger (2 097 M EUR en 2015). La centaine de filiales d’entreprises françaises, et entités de droit sénégalais détenues par des ressortissants français représente plus du quart du PIB et des recettes fiscales au Sénégal. Les entreprises françaises emploient 12 000 personnes dans le pays dans tous les secteurs d’activité. En matière de financement bilatéral, le total des engagements nets de l’Agence française de développement a atteint 1,5 Md EUR entre 2008 et 2017. Pratique des affaires & différences culturelles majeures : Le marché sénégalais est très largement encore informel, où la relation personnelle prime sur la relation professionnelle, où les relations d’affaires commencent à porter leurs fruits dès lors qu’une confiance mutuelle est acquise et où le temps d’exécution des projets n’est pas linéaire. La présence et l’engagement à long terme sont les clefs de réussite de toutes affaires pérennes. Recommandations : Voir « Côte d’Ivoire »