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la gazette
R
éalisateur, scénariste et acteur
français, Bruno Podalydès est
l’invité d’honneur de cette 7e
édi-
tion du Festival international du film
de la Roche-sur-Yon à l’occasion d’une
première rétrospective sur son univers
singulier et sa manière de réinventer
la comédie. Cet hommage aboutit ce
samedi à 16h, au Théâtre, en face à face
avec le public...
Il aurait pu mal tourner : Bruno Podalydès,frère
del’acteuretscénaristeDenis-du-même-nom,a
grandi dans un sacré ghetto, Versailles. De fait,
il tournera bien, voire, même, tournera  : ses
débuts cinématographiques se déroulent dans
le cinéma d’entreprise avec des œuvres aux
titres dignes du Nouveau Roman, telles Isola-
tion phonique de l’autoroute A863 et Ingénieur
navigant pourAir France.Depuis l’A863,il a tou-
tefois fait bien du chemin, puisque, sept longs
métragesplustardonreconnaîtsapatteaumé-
lange d’un graphisme à la Tatie, s’alliant à l’hu-
mour d’un Jean Poiret.Bruno Podalydès aligne
des comédies qu’il qualifie de légères et mé-
lancoliques.«Maréférence,c’estNanniMoretti»
a-t-il avoué à Jacques Morice de Télérama. Son
cinéma ne craint pas l’émotion, et, sur l’écran
blanc, ses films relèvent d’un fond très noir.
Le cinéma de Bruno Podalydès est né avec
quelques courts métrages à la fin des an-
nées 1980. C’est en 1992 qu’il connaît un
véritable succès avec son court Versailles
rive gauche. Il remporte de multiples récom-
penses, notamment le César du meilleur
court-métrage. L’excellent bouche à oreille
lui permet de séduire un plus large public.
En 1996, il réalise Dieu seul me voit en
collaboration avec son frère Denis. La co-
médie reçoit un excellent accueil et dé-
croche le César du meilleur long-métrage.
Maintenant 20 ans que le réalisateur s’entoure
delamêmeéquipe,quinoussemblefamilière :
Michel Vuillermoz, Isabelle Candelier, Jean-
Noël Brouté et Philippe Uchan. Leur présence
semble être essentielle pour le bon déroulé du
label “comédies Podalydès”. Son frère Denis,
son plus fidèle scénariste, occupe une place
privilégiée à l’écran. Si les couples de frères au-
teursdecinéma,cen’estpascequimanque-des
Lumières aux Dardenne, des Taviani aux Coen-
dans le duo Podalydès, en revanche, chacun
s’estfaitsonprénom.Maisc’estensemblequ’ils
co-écrivent les scénarios de certaines de leurs
comédies à forte tendance autobiographique.
Acteur dans une vingtaine de films, dont les
siens, en 2015, dans Comme un avion, son
dernier, Bruno entre dans la peau de Michel.
Un personnage qui ne semble pas malheu-
reux dans la vie, mais décide tout de même de
larguer les amarres en kayak. Aveu d’une crise
existentielle? Bruno ramerait-il? Il ne semble
guère, car le cap est bien tenu. Quoiqu’il en
soit, entre les Podalydès acteurs devant/der-
rière la caméra, celui réalisateur et l’autre met-
teur en scène et les deux scénaristes, il y a de
quoi mélanger les prénoms… le sujet d’une
comédie?
©LAURANE HABASQUE
7e
«MA RÉFÉRENCE,
C’EST NANNI MORETTI»
BRUNO PODALYDÈS
samedi 15 et dimanche 16 octobre 2016
no
5
CAROLINE LE COM
Comme un avion : samedi 14h au théâtre
en présence de Bruno Podalydès
Lire aussi notre interview en page 4
LUCILLE JOSSE ET
LAURE MADELAINE
Les rendez-vous des petits, et des moins petits.
Samedi à 10h30 sera projeté, au Théâtre, un épisode
du célèbre duo Wallace & Gromit.
Pour les enfants à partir de cinq ans, qu’ils disent? Tant pis. Personne
n’est trop vieux pour redécouvrir ce dessin animé mythique.Ne ratez pas
cette occasion d’avoir cinq ans à nouveau.
Vous voulez voir Bruno? (Bruno, hein! Pas Denis!)
Si vous l’avez loupé, c’est la dernière occasion pour le voir. Vous n’avez
pas pu passer à côté de ses films : le Festival les a tous projetés cette se-
maine. Samedi à 16 heures auThéâtre,venez rencontrer le réalisateur
Bruno Podalydès, qui viendra vous présenter son travail, en compagnie
de deux journalistes de la revue Répliques.
Gros son au Fuzz’Yon. Thylacine (DJ et beatmaker)
sera en concert au Fuzz’Yon, samedi à 22 heures.
Quoi de mieux pour se charger en énergie afin d’être gonflé à bloc
jusqu’au dimanche soir pour affronter sereinement les discours tradi-
tionnels de toute cérémonie de clôture et de remises de prix? Adeptes
de la musique électro puissante et émotionnelle, on vous attend!
La dernière exclu
Vous n’avez pas encore vu Certain Women (trois femmes et des travel-
lings dans le Montana)? C’est le moment ou jamais puisque le film ne
sortira pas en France. Si vous ne savez pas quoi faire dimanche après-
midi,n’hésitez plus,rendez-vous au Concorde à 14 heures.Vous pourrez
crâner devant vos amis qui n’auront certainement jamais la chance de
le voir.
Merci. Bravo. A l’année prochaine!
Dimanche soir, cette 7e
édition du Festival tire sa révérence. Séchez vos
larmes, ravalez votre tristesse : il reviendra l’année prochaine! Et puis,
ce sera le moment de lui dire au revoir lors de la cérémonie de clôture
à 19h30 au Manège, agrémentée du film Paris pieds nus en première
française. Et surtout d’applaudir tous ceux qui ont rendu cette édition
possible, tant l’équipe, que les bénévoles, les partenaires... et allez :
même les étudiants en Infocom de l’IUT qui ont réalisé cette extraordi-
naire gazette toute la semaine.
IL SE PASSE QUOI
CE WEEK-END?
©ÉLISE SABOURIN
THYLACINE EN CONCERT AU FUZZ’YON À 22H00
Adhérent 11 € / Location 15 € / Sur place 17 €
De Moscou à Vladivostok, 9 288 kilomètres de train, deux semaines de voyage,
dont 160 heures à composer de la musique. Ce périple est le fil conduc-
teur de son premier album. Thylacine nous transporte samedi soir au Fuzz’Yon.
Des consonances électroniques aux chants traditionnels, nous voilà entraînés sur les rails
du Transsibérien. Thylacine c’est le nom d’une espèce de loup disparue depuis près de 70
ans. C’est également le nom de scène choisi par William Rézé 23 ans. Le jeune beatmaker a
été formé au conservatoire. Saxophoniste de formation, il s’applique à conquérir la musique
électronique et tend vers une liberté de composition. Il sera accompagné par des projections
graphiques de Laetitia Bely...
CAROLINE LE COM
AVIS AUX ZAPPATISTES
Pour les idolâtres de l’immense,
inclassable et iconoclaste compositeur,
musicien et chanteur Frank Zappa (qui
fut joué même par Pierre Boulez et Peter
Eötvös) ce dimanche à 17h30 ce sera la
dernière occasion de célébrer le culte
avec Eat that question : Frank Zappa in
his own words, de Thorsten Schütte au
Concorde 2. Logiquement, il ne devrait
pas y avoir de po-jama people dans la
salle (les vrais fans comprendront).
SOUS LE CHAPITEAU
Tout le week-end les débats et
rencontres continuent sous le chapiteau,
Place Napoléon, autour de sujets
professionnels ou de création.
Samedi :
— de 12h à 13h,«Comment
accompagner les films aujourd’hui?
À quels enjeux sont confrontés les
distributeurs», avec 7 professionnels.
— de 14h30 à 15h30 «Le fantastique
revisité ; de la figure du saint à celle
du justicier, en passant par la figure
du monstre», avec Gabriele Menetti
(Jeeg Robot), Joao Pedro Rodriguez
(L’ornithologue), Johannes Nyholm (The
Giant).
— de 15h30 à 16h30 : «Divagation
autour de l’être humain : une approche
etnographique», avec Dan Uzan (Nous
nous marierons) et Matteo Norzi (Icaros)
— 21h : Rencontre entre Matteo Norzi et
Jan Kounen autour du chamanisme. Jan
Kounen (Blueberry ; 99 francs) évoquera
son expérience de l’ayahuasca et son
envie d’en faire cinéma.
Dimanche :
— de 11h à 12h : «Du registre admiratif
au geste d’amour», avec Thorsten
Schütte (Eat that question : Frank Zappa
in is own words), Jon Nguyen (David
Lynch, the art life) et Aslaug Holm
(Brothers).
GLOU GLOU BLA BLA
Rappel : un happy hour a lieu tous les
soirs de 18h à 19h au chapiteau. Des
invités retrouvent en toute convivialité
le public : réalisateurs, comédiens,
producteurs, distributeurs…
SITE WEB
Retrouvez les anciens numéros de la
gazette et les vidéos des étudiants sur
https://goo.gl/TpBkiM
Réalisé par Todd Solondz, Le Teckel est un bijou
canin. Ce petit être qui a du chien apporte
des instants de bonheur tout au long de son
périple aux personnes qui croisent son chemin.
Cette «saucisse», comme aime à l’appeler un
jeune garçon, permet à chacun d’exprimer ses
sentiments. Le teckel, sorte de fil rouge entre
les différentes sketches qui composent le film,
voyage à travers différents paysages qui nous
sont familiers «et qui représentent indirecte-
ment les nouvelles politiques d’aujourd’hui»,
Fernando, ornithologue, entreprend la des-
cente d’une rivière en kayak dans le but d’aper-
cevoir une espèce rare de cigognes noires. Ab-
sorbé par le paysage qui s’offre à lui, il se laisse
emporter par les rapides, s’échouant quelques
mètres plus bas, avant d’être recueilli par deux
chinoises à la recherche du chemin de Compos-
telle. L’ornithologue est une métamorphose du
corps et de l’esprit, une transe métaphysique :
Fernando, brebis égarée, disparaît peu à peu
estime l’auteur. Cette comédie décalée à l’amé-
ricaine affiche un casting intéressant (On y re-
lève entre autres Danny de Vito qui n’était pas
apparu depuis 5 ans). Quant à Greta Gerwig et
Julie Delpy lorsqu’elles font leur apparition,
c’est pour nous forcer de constater les cruelles
vérités de la vie. Le format particulier du film,
découpé en petites histoires, expose diffé-
rentes étapes de la vie.Petite anecdote : lors du
tournage, les acteurs ne se sont pas rencontrés
sauf ceux qui jouaient ensemble. Le chien, lui,
les connaît tous.
MANON LUSVEN
pour se muer en Antonio à travers les traits de
João Pedro Rodrigues, le réalisateur. Celui-ci
propose une relecture moderne du mythe et
de la vie de Saint Antoine, soumis aux tenta-
tions, au travers d’un parcours initiatique et
hédoniste qui laisse place à nombre d’interpré-
tations.Certains critiques parlent même«d’éro-
tisation extrême» de l’acteur. Récompensé par
le prix du meilleur réalisateur au Festival de
Locarno, une rétrospective lui sera dédiée du
25 novembre 2016 au 2 janvier 2017 lors du
Festival d’automne à Paris.
Todd Solondz
Samedi - 20h15 - Concorde 2
©FIF85
©KIT PRESSE FIF
LE TECKEL
L’ORNITHOLOGUE
João Pedro Rodrigues
Samedi - 20h30 - Concorde 1 PREMIÈRE
FRANÇAISE
AVANT-
PREMIÈRE
CAROLINE LE COM
JESSYCA POUPIN
ENORA PAGNOUX
L
e public vous connaît autant comme réalisateur que
comme acteur, et vous avez tourné dans tous vos
propres films. Lorsque vous écrivez, ou co-écrivez avec
votre frère, est-ce en pensant d’abord, ou pas, au rôle que
vous allez jouer?
J’ai co-écrit deux films avec Denis, Liberté-Oléron et Adieu Berthe, dans
les deux cas,on savait que Denis jouerait le premier rôle.Pour les autres
films, je ne pense pas aux acteurs en écrivant, même s’il m’arrive de
savoir qui jouera peut-être dans le film,mais sans savoir qui fera quoi.Il
faut laisser de la surprise avant de commencer le tournage.
Vous jouez dans Comme un avion, le rôle de Michel qui veut
en quelque sorte larguer les amarres… Est-ce pour répondre
à une interrogation personnelle? Est-ce encore une réfé-
rence autobiographique?
Je ne crois pas faire un film pour répondre à une interrogation person-
nelle. Cependant, je crois que comme tout le monde, je me pose plein
de questions et je sais vers quel domaine je suis attiré. Et cette histoire
d’un gars qui se crée une petite aventure en allant en kayak rejoindre
la mer me plaisait beaucoup. La démarche était de partir, ce qui m’inté-
ressait était de raconter une histoire toute simple,ce qui peut en décon-
certer plus d’un car il n’y a pas réellement d’actions. Le film aurait pu
s’appeler La sieste!
Vous vous entourez toujours du même collectif d’acteurs
dans vos films (Michel Vuillermoz, Isabelle Candelier, Jean-
Noël Brouté et Philippe Uchan). Cela rappelle par exemple le
scénariste et réalisateur David Mamet, qui a toujours tourné
avec la même troupe de théâtre car il est en confiance… En
quoi est-ce important pour vous? Quel est l’apport pour vos
films?
À chaque fois, je ne me dis pas que je vais prendre les mêmes, ce n’est
pas voulu, c’est ce qui est dingue. À chaque film, j’essaye d’inviter de
nouveaux comédiens. J’admire beaucoup Michel Vuillermoz, Isabelle
Candelier, Jean-Noël Brouté... et je trouve qu’on ne les voit pas assez
au cinéma. J’ai beaucoup de chance car ce sont des comédiens encore
« neufs », le public n’a pas encore d’idées reçues. C’est compliqué de se
détacher de l’image forgée par le public.
Scénariste, acteur, réalisateur? Quel partie préférez-vous?
Ou est-ce indissociable? Est-ce que vous pourriez concevoir
d’en occulter une, et si c’est arrivé, comment le vivez-vous?
Très mal! (rire) J’ai l’impression d’être un artisan quand je fabrique un
film. Et l’artisan fait tout.Je suis scénariste quand je suis sur un plateau,
je suis déjà réalisateur et acteur quand j’écris. C’est un travail total. Pour
moi c’est très imbriqué, je me suis rendu compte que je n’arriverai pas
à filmer le scénario d’un autre. C’est un tout et j’ai gardé l’idée du tout.
Sur quoi travaillez-vous actuellement? Quels projets?
Je commence la préparation d’un film pour enfants : les aventures de
Bécassine. Avec un personnage très connu, mais que plus personne ne
lit,je pense que l’on peut faire quelque chose de neuf.Je commence les
repérages, le casting, et j’espère commencer le tournage au printemps.
Vous avez tourné Isolation phonique de l’autoroute A863….
Vous en gardez quel souvenir ému? Une anecdote à nous
raconter?
J’étais réalisateur free-lance. Je gagnais ma vie au coup par coup et
j’acceptais un peu tout ce qu’on me proposait. Ce n’était jamais moi qui
avait l’idée du film. Je suis allé à une première réunion et je ne savais
pas quelle commande on allait me donner… Et on m’apprend que je
dois faire un film sur l’isolation phonique de l’autoroute A86! La nuit,je
suis allé filmer ces énormes panneaux d’isolation portés par des grues
gigantesques. Et je voyais cet ingénieur qui attendait de voir si les deux
premiers panneaux allaient bien s’encastrer. Ils se sont parfaitement
emboîtésetl’ingénieurétaitréellementému.C’étaitlapassiond’unmé-
tier,ça m’a beaucoup touché.Maintenant quand je passe sur l’autoroute,
je sais exactement comment ça s’est construit. Malgré tout, j’ai réussi à
m’amuser un peu avec les différents plans. J’ai réussi à m’exprimer un
peu en racontant l’isolation phonique de l’autoroute A863 !
CAROLINE LE COM
Les films de Bruno Podalydès ont été traîtés
dans les gazettes numéro un, deux et quatre
BRUNO
PODALYDÈS
©LAURANE HABASQUE
INTERVIEW
Il a fait sensation au Festival de Sundance 2016
avec son scénario absurde et ses séquences
surréalistes...  : Swiss Army Man, réalisé par
Daniels. Sous ce nom, un duo de réalisateurs
formé par Daniel Kwan et Daniel Scheinert, qui
a défrayé la chronique avec son histoire aussi
déjantée que décalée.Hank,un homme déses-
péré,perdudansuneforêtetauborddusuicide
se lie d’amitié avec un cadavre, Manny, devenu
zombie. Ce dernier va redonner indirectement
goût à la vie au suicidaire.Daniel Radcliffe nous
offre une performance impressionnante dans
son rôle de cadavre, utilisé par Paul Dano pour
retrouver son chemin. Si les Daniels réalisent
d’ordinaire des clips ou des courts métrages,
cette fois-ci, on suit durant 1h37min. une épo-
pée extraordinaire entre deux personnages qui
réalisent que la vie mérite d’être vécue.
MANON LUSVEN
À la suite de la mort subite de son frère Joe,
victime d’un accident cardiaque,Lee,concierge
quadra, devient le tuteur de son adolescent de
neveu Patrick. Il est donc forcé de retourner
dans sa ville natale, Manchester, où vit son
ex-femme Randi. Là, il se retrouve face à un
passé tragique et au douloureux drame qu’il
a vécu. Casey Affleck, qui joue le rôle principal,
est époustouflant et bouleversant. il pourrait
même prétendre à un oscar. Le réalisateur
aborde ici le thème de la famille,de l’amour,du
deuil et de la découverte de soi ; le tout sous un
ton tragique. La révélation du passé du person-
nage principal est particulièrement saisissante.
Une histoire puissante et très touchante, très
acclamée par la critique et reconnue comme
l’une des révélations cinématographiques de
l’année.
SARAH LEBRETON
Rosemary Myers retrace une adolescence telle
que vécue dans les années 70, entre inquié-
tudes, fantasmes et cauchemars. À la veille de
ses 15 ans, Greta refuse de quitter l’enfance,
qui représente pour elle le confort et des souve-
nirs rassurants face à un monde qu’elle ne com-
prend pas. Sa mère décide d’organiser, sans
son consentement,un anniversaire pour ses 15
ans et d’y inviter tous ses camarades. Pendant
la soirée, Greta décide de s’enfuir dans la forêt
qui borde sa maison. Elle bascule dans un uni-
vers étrange, violent et ridicule où elle doit se
confronteràsespeurs.Adaptédelapiècequ’elle
a elle-même montée, le film traduit le sens de
la mise en scène propre à la réalisatrice austra-
lienne.Lecastingestexcellent,aveclaprésence
de Bethany Whitmore et Harrison Feldman,
promis tous les deux à un talentueux avenir.
SWISS ARMY MAN GIRL ASLEEP
DRÔLE DE BOBINE
Directrice de publication
Claudine Paque
Encadrement éditorial
Francis Mizio et Samuel Jan
Rédaction
étudiants de l’IUT de La Roche-sur-Yon,
département Information et Communication
Impression: Belz, La Roche-sur-Yon
Festival international
du film de La Roche-sur-Yon
@Festival_Film85
#FestFilmLRSY
Tout le programme du festival
sur www.fif-85.com
et sur https://goo.gl/TpBkiM
AVANT-
PREMIÈRE
PREMIÈRE
FRANÇAISE
AVANT-
PREMIÈRE
©FIF85©KIT PRESSE FIF ©FIF85
MANCHESTER BYTHE SEA
Enquête exclusive  : pourquoi s’endort-on au
ciné  ? Reporter en herbe comme je suis, je
suis allée sur le terrain étudier les compor-
tements des cinéphiles qui… s’endorment
devant les films, me demandant quelles sont
les choses ennuyeuses qui en sont à l’origine.
En premier, je dirais ces scènes qui durent
souvent très (trop) longtemps entre deux per-
sonnes dans une pièce où on pourrait entendre
une mouche voler. Souvent, voire toujours,
deux pauvres compères se regardent dans le
blanc des yeux pendant de longues minutes, à
force on s’y perd dans leur pupilles et ce sont
nos propres yeux qui finissent par se fermer.
Je pense également à ces films où on a beau
fairetousleseffortspossibles;onnecomprend
toujours pas le problème du héros — ça finit par
nous prendre la tête. Alors on préfère rattraper
le sommeil que l’on a perdu la nuit dernière.
Quelques minutes plus tard, une douce mélo-
die nous réveille sur des longues scènes de
paysages où le choix du réalisateur consiste à
montrer des roseaux dans le vent, des feuilles
qui s’envolent, un canyon sous les nuages qui
défilent au ralenti. Un bourgeon menace de
s’ouvrir... Même si toute la nature s’éveille, hé
bien nous, finalement on se rendort.
Le dernier réveil, lui, est plus brutal. Un sou-
dain flash s’allume sur nous avant que l’on ne
réalise : c’est la lumière de la salle. Nos voisins
nous regardent étrangement en se dirigeant
vers la sortie.On finit par se rendre compte que
touscesregardssontbraquéssurlefiletdebave
qui a séché sur notre joue droite. La honte…
Puis zut, si vous ne vouliez pas que l’on s’en-
dorme au cinéma, il fallait réfléchir avant d’ins-
taller des sièges aussi mœlleux et confortables.
Bon,mon article s’arrête là car à parler de dodo,
je crains de vous faire bailler...
SOTHY CHEY
Daniel Kwan et
Daniel Scheinert
Dimanche - 14h - Manège
Kenneth Lonergan
Samedi – 15 h 30 – Manège
Rosemary Myers
Samedi – 13 h 45 – Manège
SARAH LEBRETON
LES AVIS
DE LA
RÉDACTION
HÉLÈNE
Sans hésitation : Thelma et Louise. À voir et à
revoir! On s’attache rapidement aux protago-
nistes et la bande originale de Hans Zimmer
finit de nous immerger dans ce road trip dé-
janté. Plus actuel, le film d’ouverture m’a vrai-
ment émue. Lion est magnifique du début à la
fin, avec son histoire marquante, ses paysages
sublimes, et son casting parfait.
LUCILLE
La révélation surprenante de ce festival : Ma
Vie de Courgette. Un sujet peu abordé et un
personnage attachant font la réussite de ce
long-métrage d’animation. Un film qui plaît à
tous : petits et grands,grâce à ses deux lectures
possibles. Deuxième coup de coeur pour Lion.
Un film très émouvant porté par des acteurs
très talentueux et de magnifiques paysages.
Deux films à aller voir au cinéma absolument!
JUSTINE
Lion est mon coup de cœur du Festival. Une
histoire tendre et profondément boulever-
sante.Ce film donne à voir des images à couper
le souffle et met en valeur des acteurs phéno-
ménaux. Plein de tendresse, Lion fera même
pleurer les moins empathiques d’entre vous.
Autre moment fort, le délicieux Brothers d’As-
laug Holm. L’évolution authentique de deux
frères norvégiens, filmée par leur mère, est un
moment de cinéma divin.
ENORA
Deux petites perles en concurrence pour le
coup de cœur : Girl Asleep pour son univers à
mi-chemin entre une pièce de théâtre, Narnia
et Alice aux pays des merveilles alliant des jeux
de scène originaux et une musique toute en
pulsations, et Un amour d’été, pour le synthé
de Gold Zebra, pour les poèmes de Jonathan
Lamy, et ses images, piquantes, vibrantes, tels
des feux d’artifice nous attirant dans une nuit
estivale aux allures de fête.
SARAH
Mon coup de cœur? C’est inévitablement Sing
Street,laromancemusicaledel’année!Cefilm
est un petit bijoux,optimiste et plein d’énergie.
Pour moi il représente le film qui a fait danser
les festivaliers cette semaine.J’ai aimé y décou-
vrir l’Irlande des années 80. La fraîcheur de ce
film est sûrement due aux acteurs pétillants et
talentueux, le tout souligné par une bande son
remarquable.
SOTHY
Impossible de ne citer qu’un seul coup de cœur
de la semaine.Je pense à deux favoris : Lion et
Ma vie de Courgette.Lion,pour m’avoir émue
et fait réfléchir sur l’importance des relations et
pourm’avoir transporté dans les liens puissants
d’une famille séparée par deux pays différents.
Ma vie de Courgette, pour avoir réchauffé
mon cœur et inondé les yeux de tristesse, mais
surtout de joie, face au destin de ces enfants
qui n’attendent que d’aimer la vie.
CAMILLE
Complètement fou, le film The Mermaid
est mon coup de cœur de cette 7e
édition du
Festival du film de la Roche-sur-Yon. Stephen
Chow, réalisateur hongkongais,est un des plus
grands comiques de son pays.Et en voyant The
Mermaid, on comprend pourquoi. La salle en-
tière s’est esclaffé devant cette oeuvre loufoque
qui est en plus une fable écologique. Engagé
et totalement what the f*ck ce film m’a fait mal
aux joues tellement j’ai ri.
L’équipe de la gazette
La rédaction de la gazette a écumé les salles
depuis lundi. Passage en revue des coups de cœur
à la date du vendredi 14 pendant le bouclage
©AUDREY CHAMBRIER
FANNY
Franchement compliqué comme exercice.
Beaucoup de films ont capté mon attention
cette semaine, notamment l’excellent De Pal-
ma. Tower, aussi, le documentaire le plus inté-
ressant (et émouvant!) que j’ai vu depuis long-
temps. The Mermaid, également, qui à ma
grande surprise a fait éclater de rire le Théâtre
entier, moi y compris. Enfin Thelma et Louise,
à découvrir et à redécouvrir,à revoir et re-revoir.
SOLÈNE
Tower retrace un drame et c’est pourtant plein
d’espoir et de foi en l’humanité que j’en suis
ressortie.Jevousconseillevraimentcefilmfort.
La beauté des femmes dans Gulistan, terre de
roses et la grandeur de leurs propos méritent
d’aller voir ce film.De plus la réalisatrice,Zaynê
Akyol, arrive à nous transporter dans cet uni-
vers de manière remarquable. N’hésitez pas à
engager la conversation avec elle vous ne le
regretterez pas.
YSÉ
J’ai eu un véritable coup de foudre pour Sing
Street, de John Carney. Le film met en scène
un jeune adolescent qui se voit obligé de
monter un groupe pour séduire Raphina, une
fille rencontrée devant son nouveau lycée. Un
magnifique récit de vie, avec une bande origi-
nale démente :The Cure,Duran Duran et autres
groupes côtoient des scènes parfois ridicules,
drôles et émouvantes.
MANON
Mon coup de cœur? Lion, bien sûr! Ce film est
inspiré d’une histoire vraie, celle d’un jeune
indien de cinq ans qui se retrouve dans un train
l’emmenant malgré lui, à des milliers de kilo-
mètres de son village.Son casting exceptionnel
mêlé à ses images et musiques de haute qua-
lité vous transporte en Inde et vous fait passer
du rire aux larmes en un instant.
CAROLINE
Après réflexion je dirais  : Brothers of the
night.Ce long-métrage documentaire déborde
de vérité. Nous voilà face à cinq adolescents
bulgares. Exilés à Vienne, tentant de subvenir
à leurs besoins et celui de leur famille, les cinq
garçons vendent leurs corps. L’histoire présen-
tée est la leur. Le visionnage était très émou-
vant, traitant d’une vérité peu dévoilée.
JESSYCA
Un véritable coup de cœur pour Presenting
PrincessShawdeIdoHaar!Unjeunemusicien
israélien,touchéparletalentetlapersévérance
de Samantha, alias «Princess Shaw» décide de
l’aider en mettant en musique les morceaux a
capella que la jeune femme poste sur Youtube.
Tourné entre Tel Aviv et la Nouvelle-Orléans, ce
documentaire est une véritable ode à l’amour,
un magnifique message d’espoir à tous les
héros du quotidien.
LAURE
Tower m’a bouleversée. Ce documentaire nous
raconte un attentat de masse qui s’est déroulé
au Texas en 1966.Les images animées pour re-
constituer les scènes sont absoluments magni-
fiques et les témoignages poignants.Vraiment,
je pense que ce documentaire ne peut laisser
personne indifférent tellement il est percutant.
Et il y a Lion,qui m’a fait pleurer comme jamais
je n’ai pleuré dans une salle de cinéma...
1
Ciné-concert jeune public avec Vincent Erdeven
© LAURANE HABASQUE OU CHLOÉ BONNIN
2
Guylaine Hass (DRAC)
©LAURANE HABASQUE
3
Séance au Concorde
©AUDREY CHAMBRIER-GILLOT
4
Table des libraires (Clara et Florentine)
©CHLOÉ BONNIN
5
Concert de Lullabox
©LAURANE HABASQUE
6 Pauline et Agathe à la gare
©ÉLISE SABOURIN
7
Anne Delseth (Jury)
© AUDREY CHAMBRIER-GILLOT
8 Zaynê Akyol (Réalisatrice)
©LOUNA DANIEL
9 Cérémonie d’ouverture
©ÉLISE SABOURIN
10 Gazette du Festival
©SAMUELJAN
11
Équipe radio (Louis, Manon, Constance,Anaïs)
©AUDREY POGU
9
10
11
7
6
1
2
4
3
5
8

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Gazette 5 - Samedi et Dimanche. Festival international du film 2016

  • 1. la gazette R éalisateur, scénariste et acteur français, Bruno Podalydès est l’invité d’honneur de cette 7e édi- tion du Festival international du film de la Roche-sur-Yon à l’occasion d’une première rétrospective sur son univers singulier et sa manière de réinventer la comédie. Cet hommage aboutit ce samedi à 16h, au Théâtre, en face à face avec le public... Il aurait pu mal tourner : Bruno Podalydès,frère del’acteuretscénaristeDenis-du-même-nom,a grandi dans un sacré ghetto, Versailles. De fait, il tournera bien, voire, même, tournera  : ses débuts cinématographiques se déroulent dans le cinéma d’entreprise avec des œuvres aux titres dignes du Nouveau Roman, telles Isola- tion phonique de l’autoroute A863 et Ingénieur navigant pourAir France.Depuis l’A863,il a tou- tefois fait bien du chemin, puisque, sept longs métragesplustardonreconnaîtsapatteaumé- lange d’un graphisme à la Tatie, s’alliant à l’hu- mour d’un Jean Poiret.Bruno Podalydès aligne des comédies qu’il qualifie de légères et mé- lancoliques.«Maréférence,c’estNanniMoretti» a-t-il avoué à Jacques Morice de Télérama. Son cinéma ne craint pas l’émotion, et, sur l’écran blanc, ses films relèvent d’un fond très noir. Le cinéma de Bruno Podalydès est né avec quelques courts métrages à la fin des an- nées 1980. C’est en 1992 qu’il connaît un véritable succès avec son court Versailles rive gauche. Il remporte de multiples récom- penses, notamment le César du meilleur court-métrage. L’excellent bouche à oreille lui permet de séduire un plus large public. En 1996, il réalise Dieu seul me voit en collaboration avec son frère Denis. La co- médie reçoit un excellent accueil et dé- croche le César du meilleur long-métrage. Maintenant 20 ans que le réalisateur s’entoure delamêmeéquipe,quinoussemblefamilière : Michel Vuillermoz, Isabelle Candelier, Jean- Noël Brouté et Philippe Uchan. Leur présence semble être essentielle pour le bon déroulé du label “comédies Podalydès”. Son frère Denis, son plus fidèle scénariste, occupe une place privilégiée à l’écran. Si les couples de frères au- teursdecinéma,cen’estpascequimanque-des Lumières aux Dardenne, des Taviani aux Coen- dans le duo Podalydès, en revanche, chacun s’estfaitsonprénom.Maisc’estensemblequ’ils co-écrivent les scénarios de certaines de leurs comédies à forte tendance autobiographique. Acteur dans une vingtaine de films, dont les siens, en 2015, dans Comme un avion, son dernier, Bruno entre dans la peau de Michel. Un personnage qui ne semble pas malheu- reux dans la vie, mais décide tout de même de larguer les amarres en kayak. Aveu d’une crise existentielle? Bruno ramerait-il? Il ne semble guère, car le cap est bien tenu. Quoiqu’il en soit, entre les Podalydès acteurs devant/der- rière la caméra, celui réalisateur et l’autre met- teur en scène et les deux scénaristes, il y a de quoi mélanger les prénoms… le sujet d’une comédie? ©LAURANE HABASQUE 7e «MA RÉFÉRENCE, C’EST NANNI MORETTI» BRUNO PODALYDÈS samedi 15 et dimanche 16 octobre 2016 no 5 CAROLINE LE COM Comme un avion : samedi 14h au théâtre en présence de Bruno Podalydès Lire aussi notre interview en page 4
  • 2. LUCILLE JOSSE ET LAURE MADELAINE Les rendez-vous des petits, et des moins petits. Samedi à 10h30 sera projeté, au Théâtre, un épisode du célèbre duo Wallace & Gromit. Pour les enfants à partir de cinq ans, qu’ils disent? Tant pis. Personne n’est trop vieux pour redécouvrir ce dessin animé mythique.Ne ratez pas cette occasion d’avoir cinq ans à nouveau. Vous voulez voir Bruno? (Bruno, hein! Pas Denis!) Si vous l’avez loupé, c’est la dernière occasion pour le voir. Vous n’avez pas pu passer à côté de ses films : le Festival les a tous projetés cette se- maine. Samedi à 16 heures auThéâtre,venez rencontrer le réalisateur Bruno Podalydès, qui viendra vous présenter son travail, en compagnie de deux journalistes de la revue Répliques. Gros son au Fuzz’Yon. Thylacine (DJ et beatmaker) sera en concert au Fuzz’Yon, samedi à 22 heures. Quoi de mieux pour se charger en énergie afin d’être gonflé à bloc jusqu’au dimanche soir pour affronter sereinement les discours tradi- tionnels de toute cérémonie de clôture et de remises de prix? Adeptes de la musique électro puissante et émotionnelle, on vous attend! La dernière exclu Vous n’avez pas encore vu Certain Women (trois femmes et des travel- lings dans le Montana)? C’est le moment ou jamais puisque le film ne sortira pas en France. Si vous ne savez pas quoi faire dimanche après- midi,n’hésitez plus,rendez-vous au Concorde à 14 heures.Vous pourrez crâner devant vos amis qui n’auront certainement jamais la chance de le voir. Merci. Bravo. A l’année prochaine! Dimanche soir, cette 7e édition du Festival tire sa révérence. Séchez vos larmes, ravalez votre tristesse : il reviendra l’année prochaine! Et puis, ce sera le moment de lui dire au revoir lors de la cérémonie de clôture à 19h30 au Manège, agrémentée du film Paris pieds nus en première française. Et surtout d’applaudir tous ceux qui ont rendu cette édition possible, tant l’équipe, que les bénévoles, les partenaires... et allez : même les étudiants en Infocom de l’IUT qui ont réalisé cette extraordi- naire gazette toute la semaine. IL SE PASSE QUOI CE WEEK-END? ©ÉLISE SABOURIN THYLACINE EN CONCERT AU FUZZ’YON À 22H00 Adhérent 11 € / Location 15 € / Sur place 17 € De Moscou à Vladivostok, 9 288 kilomètres de train, deux semaines de voyage, dont 160 heures à composer de la musique. Ce périple est le fil conduc- teur de son premier album. Thylacine nous transporte samedi soir au Fuzz’Yon. Des consonances électroniques aux chants traditionnels, nous voilà entraînés sur les rails du Transsibérien. Thylacine c’est le nom d’une espèce de loup disparue depuis près de 70 ans. C’est également le nom de scène choisi par William Rézé 23 ans. Le jeune beatmaker a été formé au conservatoire. Saxophoniste de formation, il s’applique à conquérir la musique électronique et tend vers une liberté de composition. Il sera accompagné par des projections graphiques de Laetitia Bely... CAROLINE LE COM
  • 3. AVIS AUX ZAPPATISTES Pour les idolâtres de l’immense, inclassable et iconoclaste compositeur, musicien et chanteur Frank Zappa (qui fut joué même par Pierre Boulez et Peter Eötvös) ce dimanche à 17h30 ce sera la dernière occasion de célébrer le culte avec Eat that question : Frank Zappa in his own words, de Thorsten Schütte au Concorde 2. Logiquement, il ne devrait pas y avoir de po-jama people dans la salle (les vrais fans comprendront). SOUS LE CHAPITEAU Tout le week-end les débats et rencontres continuent sous le chapiteau, Place Napoléon, autour de sujets professionnels ou de création. Samedi : — de 12h à 13h,«Comment accompagner les films aujourd’hui? À quels enjeux sont confrontés les distributeurs», avec 7 professionnels. — de 14h30 à 15h30 «Le fantastique revisité ; de la figure du saint à celle du justicier, en passant par la figure du monstre», avec Gabriele Menetti (Jeeg Robot), Joao Pedro Rodriguez (L’ornithologue), Johannes Nyholm (The Giant). — de 15h30 à 16h30 : «Divagation autour de l’être humain : une approche etnographique», avec Dan Uzan (Nous nous marierons) et Matteo Norzi (Icaros) — 21h : Rencontre entre Matteo Norzi et Jan Kounen autour du chamanisme. Jan Kounen (Blueberry ; 99 francs) évoquera son expérience de l’ayahuasca et son envie d’en faire cinéma. Dimanche : — de 11h à 12h : «Du registre admiratif au geste d’amour», avec Thorsten Schütte (Eat that question : Frank Zappa in is own words), Jon Nguyen (David Lynch, the art life) et Aslaug Holm (Brothers). GLOU GLOU BLA BLA Rappel : un happy hour a lieu tous les soirs de 18h à 19h au chapiteau. Des invités retrouvent en toute convivialité le public : réalisateurs, comédiens, producteurs, distributeurs… SITE WEB Retrouvez les anciens numéros de la gazette et les vidéos des étudiants sur https://goo.gl/TpBkiM Réalisé par Todd Solondz, Le Teckel est un bijou canin. Ce petit être qui a du chien apporte des instants de bonheur tout au long de son périple aux personnes qui croisent son chemin. Cette «saucisse», comme aime à l’appeler un jeune garçon, permet à chacun d’exprimer ses sentiments. Le teckel, sorte de fil rouge entre les différentes sketches qui composent le film, voyage à travers différents paysages qui nous sont familiers «et qui représentent indirecte- ment les nouvelles politiques d’aujourd’hui», Fernando, ornithologue, entreprend la des- cente d’une rivière en kayak dans le but d’aper- cevoir une espèce rare de cigognes noires. Ab- sorbé par le paysage qui s’offre à lui, il se laisse emporter par les rapides, s’échouant quelques mètres plus bas, avant d’être recueilli par deux chinoises à la recherche du chemin de Compos- telle. L’ornithologue est une métamorphose du corps et de l’esprit, une transe métaphysique : Fernando, brebis égarée, disparaît peu à peu estime l’auteur. Cette comédie décalée à l’amé- ricaine affiche un casting intéressant (On y re- lève entre autres Danny de Vito qui n’était pas apparu depuis 5 ans). Quant à Greta Gerwig et Julie Delpy lorsqu’elles font leur apparition, c’est pour nous forcer de constater les cruelles vérités de la vie. Le format particulier du film, découpé en petites histoires, expose diffé- rentes étapes de la vie.Petite anecdote : lors du tournage, les acteurs ne se sont pas rencontrés sauf ceux qui jouaient ensemble. Le chien, lui, les connaît tous. MANON LUSVEN pour se muer en Antonio à travers les traits de João Pedro Rodrigues, le réalisateur. Celui-ci propose une relecture moderne du mythe et de la vie de Saint Antoine, soumis aux tenta- tions, au travers d’un parcours initiatique et hédoniste qui laisse place à nombre d’interpré- tations.Certains critiques parlent même«d’éro- tisation extrême» de l’acteur. Récompensé par le prix du meilleur réalisateur au Festival de Locarno, une rétrospective lui sera dédiée du 25 novembre 2016 au 2 janvier 2017 lors du Festival d’automne à Paris. Todd Solondz Samedi - 20h15 - Concorde 2 ©FIF85 ©KIT PRESSE FIF LE TECKEL L’ORNITHOLOGUE João Pedro Rodrigues Samedi - 20h30 - Concorde 1 PREMIÈRE FRANÇAISE AVANT- PREMIÈRE CAROLINE LE COM JESSYCA POUPIN ENORA PAGNOUX
  • 4. L e public vous connaît autant comme réalisateur que comme acteur, et vous avez tourné dans tous vos propres films. Lorsque vous écrivez, ou co-écrivez avec votre frère, est-ce en pensant d’abord, ou pas, au rôle que vous allez jouer? J’ai co-écrit deux films avec Denis, Liberté-Oléron et Adieu Berthe, dans les deux cas,on savait que Denis jouerait le premier rôle.Pour les autres films, je ne pense pas aux acteurs en écrivant, même s’il m’arrive de savoir qui jouera peut-être dans le film,mais sans savoir qui fera quoi.Il faut laisser de la surprise avant de commencer le tournage. Vous jouez dans Comme un avion, le rôle de Michel qui veut en quelque sorte larguer les amarres… Est-ce pour répondre à une interrogation personnelle? Est-ce encore une réfé- rence autobiographique? Je ne crois pas faire un film pour répondre à une interrogation person- nelle. Cependant, je crois que comme tout le monde, je me pose plein de questions et je sais vers quel domaine je suis attiré. Et cette histoire d’un gars qui se crée une petite aventure en allant en kayak rejoindre la mer me plaisait beaucoup. La démarche était de partir, ce qui m’inté- ressait était de raconter une histoire toute simple,ce qui peut en décon- certer plus d’un car il n’y a pas réellement d’actions. Le film aurait pu s’appeler La sieste! Vous vous entourez toujours du même collectif d’acteurs dans vos films (Michel Vuillermoz, Isabelle Candelier, Jean- Noël Brouté et Philippe Uchan). Cela rappelle par exemple le scénariste et réalisateur David Mamet, qui a toujours tourné avec la même troupe de théâtre car il est en confiance… En quoi est-ce important pour vous? Quel est l’apport pour vos films? À chaque fois, je ne me dis pas que je vais prendre les mêmes, ce n’est pas voulu, c’est ce qui est dingue. À chaque film, j’essaye d’inviter de nouveaux comédiens. J’admire beaucoup Michel Vuillermoz, Isabelle Candelier, Jean-Noël Brouté... et je trouve qu’on ne les voit pas assez au cinéma. J’ai beaucoup de chance car ce sont des comédiens encore « neufs », le public n’a pas encore d’idées reçues. C’est compliqué de se détacher de l’image forgée par le public. Scénariste, acteur, réalisateur? Quel partie préférez-vous? Ou est-ce indissociable? Est-ce que vous pourriez concevoir d’en occulter une, et si c’est arrivé, comment le vivez-vous? Très mal! (rire) J’ai l’impression d’être un artisan quand je fabrique un film. Et l’artisan fait tout.Je suis scénariste quand je suis sur un plateau, je suis déjà réalisateur et acteur quand j’écris. C’est un travail total. Pour moi c’est très imbriqué, je me suis rendu compte que je n’arriverai pas à filmer le scénario d’un autre. C’est un tout et j’ai gardé l’idée du tout. Sur quoi travaillez-vous actuellement? Quels projets? Je commence la préparation d’un film pour enfants : les aventures de Bécassine. Avec un personnage très connu, mais que plus personne ne lit,je pense que l’on peut faire quelque chose de neuf.Je commence les repérages, le casting, et j’espère commencer le tournage au printemps. Vous avez tourné Isolation phonique de l’autoroute A863…. Vous en gardez quel souvenir ému? Une anecdote à nous raconter? J’étais réalisateur free-lance. Je gagnais ma vie au coup par coup et j’acceptais un peu tout ce qu’on me proposait. Ce n’était jamais moi qui avait l’idée du film. Je suis allé à une première réunion et je ne savais pas quelle commande on allait me donner… Et on m’apprend que je dois faire un film sur l’isolation phonique de l’autoroute A86! La nuit,je suis allé filmer ces énormes panneaux d’isolation portés par des grues gigantesques. Et je voyais cet ingénieur qui attendait de voir si les deux premiers panneaux allaient bien s’encastrer. Ils se sont parfaitement emboîtésetl’ingénieurétaitréellementému.C’étaitlapassiond’unmé- tier,ça m’a beaucoup touché.Maintenant quand je passe sur l’autoroute, je sais exactement comment ça s’est construit. Malgré tout, j’ai réussi à m’amuser un peu avec les différents plans. J’ai réussi à m’exprimer un peu en racontant l’isolation phonique de l’autoroute A863 ! CAROLINE LE COM Les films de Bruno Podalydès ont été traîtés dans les gazettes numéro un, deux et quatre BRUNO PODALYDÈS ©LAURANE HABASQUE INTERVIEW
  • 5. Il a fait sensation au Festival de Sundance 2016 avec son scénario absurde et ses séquences surréalistes...  : Swiss Army Man, réalisé par Daniels. Sous ce nom, un duo de réalisateurs formé par Daniel Kwan et Daniel Scheinert, qui a défrayé la chronique avec son histoire aussi déjantée que décalée.Hank,un homme déses- péré,perdudansuneforêtetauborddusuicide se lie d’amitié avec un cadavre, Manny, devenu zombie. Ce dernier va redonner indirectement goût à la vie au suicidaire.Daniel Radcliffe nous offre une performance impressionnante dans son rôle de cadavre, utilisé par Paul Dano pour retrouver son chemin. Si les Daniels réalisent d’ordinaire des clips ou des courts métrages, cette fois-ci, on suit durant 1h37min. une épo- pée extraordinaire entre deux personnages qui réalisent que la vie mérite d’être vécue. MANON LUSVEN À la suite de la mort subite de son frère Joe, victime d’un accident cardiaque,Lee,concierge quadra, devient le tuteur de son adolescent de neveu Patrick. Il est donc forcé de retourner dans sa ville natale, Manchester, où vit son ex-femme Randi. Là, il se retrouve face à un passé tragique et au douloureux drame qu’il a vécu. Casey Affleck, qui joue le rôle principal, est époustouflant et bouleversant. il pourrait même prétendre à un oscar. Le réalisateur aborde ici le thème de la famille,de l’amour,du deuil et de la découverte de soi ; le tout sous un ton tragique. La révélation du passé du person- nage principal est particulièrement saisissante. Une histoire puissante et très touchante, très acclamée par la critique et reconnue comme l’une des révélations cinématographiques de l’année. SARAH LEBRETON Rosemary Myers retrace une adolescence telle que vécue dans les années 70, entre inquié- tudes, fantasmes et cauchemars. À la veille de ses 15 ans, Greta refuse de quitter l’enfance, qui représente pour elle le confort et des souve- nirs rassurants face à un monde qu’elle ne com- prend pas. Sa mère décide d’organiser, sans son consentement,un anniversaire pour ses 15 ans et d’y inviter tous ses camarades. Pendant la soirée, Greta décide de s’enfuir dans la forêt qui borde sa maison. Elle bascule dans un uni- vers étrange, violent et ridicule où elle doit se confronteràsespeurs.Adaptédelapiècequ’elle a elle-même montée, le film traduit le sens de la mise en scène propre à la réalisatrice austra- lienne.Lecastingestexcellent,aveclaprésence de Bethany Whitmore et Harrison Feldman, promis tous les deux à un talentueux avenir. SWISS ARMY MAN GIRL ASLEEP DRÔLE DE BOBINE Directrice de publication Claudine Paque Encadrement éditorial Francis Mizio et Samuel Jan Rédaction étudiants de l’IUT de La Roche-sur-Yon, département Information et Communication Impression: Belz, La Roche-sur-Yon Festival international du film de La Roche-sur-Yon @Festival_Film85 #FestFilmLRSY Tout le programme du festival sur www.fif-85.com et sur https://goo.gl/TpBkiM AVANT- PREMIÈRE PREMIÈRE FRANÇAISE AVANT- PREMIÈRE ©FIF85©KIT PRESSE FIF ©FIF85 MANCHESTER BYTHE SEA Enquête exclusive  : pourquoi s’endort-on au ciné  ? Reporter en herbe comme je suis, je suis allée sur le terrain étudier les compor- tements des cinéphiles qui… s’endorment devant les films, me demandant quelles sont les choses ennuyeuses qui en sont à l’origine. En premier, je dirais ces scènes qui durent souvent très (trop) longtemps entre deux per- sonnes dans une pièce où on pourrait entendre une mouche voler. Souvent, voire toujours, deux pauvres compères se regardent dans le blanc des yeux pendant de longues minutes, à force on s’y perd dans leur pupilles et ce sont nos propres yeux qui finissent par se fermer. Je pense également à ces films où on a beau fairetousleseffortspossibles;onnecomprend toujours pas le problème du héros — ça finit par nous prendre la tête. Alors on préfère rattraper le sommeil que l’on a perdu la nuit dernière. Quelques minutes plus tard, une douce mélo- die nous réveille sur des longues scènes de paysages où le choix du réalisateur consiste à montrer des roseaux dans le vent, des feuilles qui s’envolent, un canyon sous les nuages qui défilent au ralenti. Un bourgeon menace de s’ouvrir... Même si toute la nature s’éveille, hé bien nous, finalement on se rendort. Le dernier réveil, lui, est plus brutal. Un sou- dain flash s’allume sur nous avant que l’on ne réalise : c’est la lumière de la salle. Nos voisins nous regardent étrangement en se dirigeant vers la sortie.On finit par se rendre compte que touscesregardssontbraquéssurlefiletdebave qui a séché sur notre joue droite. La honte… Puis zut, si vous ne vouliez pas que l’on s’en- dorme au cinéma, il fallait réfléchir avant d’ins- taller des sièges aussi mœlleux et confortables. Bon,mon article s’arrête là car à parler de dodo, je crains de vous faire bailler... SOTHY CHEY Daniel Kwan et Daniel Scheinert Dimanche - 14h - Manège Kenneth Lonergan Samedi – 15 h 30 – Manège Rosemary Myers Samedi – 13 h 45 – Manège SARAH LEBRETON
  • 6. LES AVIS DE LA RÉDACTION HÉLÈNE Sans hésitation : Thelma et Louise. À voir et à revoir! On s’attache rapidement aux protago- nistes et la bande originale de Hans Zimmer finit de nous immerger dans ce road trip dé- janté. Plus actuel, le film d’ouverture m’a vrai- ment émue. Lion est magnifique du début à la fin, avec son histoire marquante, ses paysages sublimes, et son casting parfait. LUCILLE La révélation surprenante de ce festival : Ma Vie de Courgette. Un sujet peu abordé et un personnage attachant font la réussite de ce long-métrage d’animation. Un film qui plaît à tous : petits et grands,grâce à ses deux lectures possibles. Deuxième coup de coeur pour Lion. Un film très émouvant porté par des acteurs très talentueux et de magnifiques paysages. Deux films à aller voir au cinéma absolument! JUSTINE Lion est mon coup de cœur du Festival. Une histoire tendre et profondément boulever- sante.Ce film donne à voir des images à couper le souffle et met en valeur des acteurs phéno- ménaux. Plein de tendresse, Lion fera même pleurer les moins empathiques d’entre vous. Autre moment fort, le délicieux Brothers d’As- laug Holm. L’évolution authentique de deux frères norvégiens, filmée par leur mère, est un moment de cinéma divin. ENORA Deux petites perles en concurrence pour le coup de cœur : Girl Asleep pour son univers à mi-chemin entre une pièce de théâtre, Narnia et Alice aux pays des merveilles alliant des jeux de scène originaux et une musique toute en pulsations, et Un amour d’été, pour le synthé de Gold Zebra, pour les poèmes de Jonathan Lamy, et ses images, piquantes, vibrantes, tels des feux d’artifice nous attirant dans une nuit estivale aux allures de fête. SARAH Mon coup de cœur? C’est inévitablement Sing Street,laromancemusicaledel’année!Cefilm est un petit bijoux,optimiste et plein d’énergie. Pour moi il représente le film qui a fait danser les festivaliers cette semaine.J’ai aimé y décou- vrir l’Irlande des années 80. La fraîcheur de ce film est sûrement due aux acteurs pétillants et talentueux, le tout souligné par une bande son remarquable. SOTHY Impossible de ne citer qu’un seul coup de cœur de la semaine.Je pense à deux favoris : Lion et Ma vie de Courgette.Lion,pour m’avoir émue et fait réfléchir sur l’importance des relations et pourm’avoir transporté dans les liens puissants d’une famille séparée par deux pays différents. Ma vie de Courgette, pour avoir réchauffé mon cœur et inondé les yeux de tristesse, mais surtout de joie, face au destin de ces enfants qui n’attendent que d’aimer la vie. CAMILLE Complètement fou, le film The Mermaid est mon coup de cœur de cette 7e édition du Festival du film de la Roche-sur-Yon. Stephen Chow, réalisateur hongkongais,est un des plus grands comiques de son pays.Et en voyant The Mermaid, on comprend pourquoi. La salle en- tière s’est esclaffé devant cette oeuvre loufoque qui est en plus une fable écologique. Engagé et totalement what the f*ck ce film m’a fait mal aux joues tellement j’ai ri. L’équipe de la gazette La rédaction de la gazette a écumé les salles depuis lundi. Passage en revue des coups de cœur à la date du vendredi 14 pendant le bouclage
  • 7. ©AUDREY CHAMBRIER FANNY Franchement compliqué comme exercice. Beaucoup de films ont capté mon attention cette semaine, notamment l’excellent De Pal- ma. Tower, aussi, le documentaire le plus inté- ressant (et émouvant!) que j’ai vu depuis long- temps. The Mermaid, également, qui à ma grande surprise a fait éclater de rire le Théâtre entier, moi y compris. Enfin Thelma et Louise, à découvrir et à redécouvrir,à revoir et re-revoir. SOLÈNE Tower retrace un drame et c’est pourtant plein d’espoir et de foi en l’humanité que j’en suis ressortie.Jevousconseillevraimentcefilmfort. La beauté des femmes dans Gulistan, terre de roses et la grandeur de leurs propos méritent d’aller voir ce film.De plus la réalisatrice,Zaynê Akyol, arrive à nous transporter dans cet uni- vers de manière remarquable. N’hésitez pas à engager la conversation avec elle vous ne le regretterez pas. YSÉ J’ai eu un véritable coup de foudre pour Sing Street, de John Carney. Le film met en scène un jeune adolescent qui se voit obligé de monter un groupe pour séduire Raphina, une fille rencontrée devant son nouveau lycée. Un magnifique récit de vie, avec une bande origi- nale démente :The Cure,Duran Duran et autres groupes côtoient des scènes parfois ridicules, drôles et émouvantes. MANON Mon coup de cœur? Lion, bien sûr! Ce film est inspiré d’une histoire vraie, celle d’un jeune indien de cinq ans qui se retrouve dans un train l’emmenant malgré lui, à des milliers de kilo- mètres de son village.Son casting exceptionnel mêlé à ses images et musiques de haute qua- lité vous transporte en Inde et vous fait passer du rire aux larmes en un instant. CAROLINE Après réflexion je dirais  : Brothers of the night.Ce long-métrage documentaire déborde de vérité. Nous voilà face à cinq adolescents bulgares. Exilés à Vienne, tentant de subvenir à leurs besoins et celui de leur famille, les cinq garçons vendent leurs corps. L’histoire présen- tée est la leur. Le visionnage était très émou- vant, traitant d’une vérité peu dévoilée. JESSYCA Un véritable coup de cœur pour Presenting PrincessShawdeIdoHaar!Unjeunemusicien israélien,touchéparletalentetlapersévérance de Samantha, alias «Princess Shaw» décide de l’aider en mettant en musique les morceaux a capella que la jeune femme poste sur Youtube. Tourné entre Tel Aviv et la Nouvelle-Orléans, ce documentaire est une véritable ode à l’amour, un magnifique message d’espoir à tous les héros du quotidien. LAURE Tower m’a bouleversée. Ce documentaire nous raconte un attentat de masse qui s’est déroulé au Texas en 1966.Les images animées pour re- constituer les scènes sont absoluments magni- fiques et les témoignages poignants.Vraiment, je pense que ce documentaire ne peut laisser personne indifférent tellement il est percutant. Et il y a Lion,qui m’a fait pleurer comme jamais je n’ai pleuré dans une salle de cinéma...
  • 8. 1 Ciné-concert jeune public avec Vincent Erdeven © LAURANE HABASQUE OU CHLOÉ BONNIN 2 Guylaine Hass (DRAC) ©LAURANE HABASQUE 3 Séance au Concorde ©AUDREY CHAMBRIER-GILLOT 4 Table des libraires (Clara et Florentine) ©CHLOÉ BONNIN 5 Concert de Lullabox ©LAURANE HABASQUE 6 Pauline et Agathe à la gare ©ÉLISE SABOURIN 7 Anne Delseth (Jury) © AUDREY CHAMBRIER-GILLOT 8 Zaynê Akyol (Réalisatrice) ©LOUNA DANIEL 9 Cérémonie d’ouverture ©ÉLISE SABOURIN 10 Gazette du Festival ©SAMUELJAN 11 Équipe radio (Louis, Manon, Constance,Anaïs) ©AUDREY POGU 9 10 11 7 6 1 2 4 3 5 8