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1
PORTRAIT (p. 5)
ALEXANDRA CHARTIER
ŒUVRE DES ORPHELINS DES DOUANES · Hiver 2015 /2016 · n° 200 · odod.fr
L’ODOD MET
LES FEMMES
À L’HONNEUR
CULTURE DOUANIÈRE (p. 20)
DOUANIERS ET... AGENTS SECRETS !
LE PUPILLE
des Douanes
3
odod.fr / hiver 2015-2016 / PUPILLE n° 200
J e ne peux commencer cet édito sans avoir
une pensée émue pour nos collègues
Cécile Coudon et Anne-Laure Arruébo et
toutes les autres victimes des terribles atten-
tats parisiens de 2015 ; ainsi que pour Pascal
Robinson, lâchement abattu dans l’exercice
de ses fonctions. Nous avons tous été boule-
versés par ces tragédies et désormais, dans
la mémoire collective douanière, il y aura un
avant et un après novembre 2015.
Alors que le visage de nos collègues
défilait sur l’écran, une minute de recueille-
ment a ouvert notre Assemblée Générale
Extraordinaire du 15 décembre dernier. Objec-
tif premier : soumettre au vote des délégués
de l’ODOD, la promesse de vente de la forêt
Nord Chalésienne. Approuvé à une très large
majorité, il s’agit d’un pas de plus vers
l’élaboration d’un nouveau « modèle écono-
mique » appelé de vos vœux.
Comme nous nous y étions engagés en
Assemblées Générales au moment de la
fermeture de l’internat, les économies réali-
sées sur les dépenses de fonctionnement
seront redéployées au renforcement de notre
action sociale et au rétablissement de nos
équilibres financiers.
Plusieurs commissions internes (Stratégie,
Secours, Handicap, Education, Statuts, etc.)
ont d’ores-et-déjà réfléchi collectivement pour
proposer à la prochaine AG des mesures
d’actions sociales nouvelles. Elles seront en
phase avec les besoins et attentes des
familles douanières. A l’heure où les doua-
niers, à l’image de tous les Français,
subissent toujours les affres de la crise finan-
cière et luttent pour la sauvegarde de leurs
emplois, l’ODOD doit être aux avant-postes
de la solidarité et de l’entraide qui irriguent
depuis toujours notre corporation.
Hormis le renforcement de notre action
sociale, un autre sujet nous inspire de l’espoir
en ce début d’année : la place centrale qu’oc-
cupent les femmes dans la société en général
et à la Douane en particulier.
Alors, à quelques semaines de la Journée
internationale des droits des Femmes, le
8 mars prochain, l’ODOD qui a toujours milité
pour l’égalité des droits hommes/femmes
a le plaisir de mettre à l’honneur ses adhé-
rentes, salariées, déléguées, collègues et admi-
nistratrices. Elles partagent dans ce dossier
leurs histoires et leurs visions. De quoi trouver
l’inspiration pour une année 2016 que je vous
souhaite pacifique, fraternelle et résolument
tournée vers les autres !
Marie DEVRED, Présidente
« Aux avant-postes
de la solidarité et
de l’entraide qui
irriguent depuis
toujours notre
corporation »
2016 : ESPOIR ET
DÉTERMINATION
Éditorial
12
6
11
20
Sommaire
03	 Éditorial
04	L'ODOD c'est aussi eux !
Arrêt sur image •
Portrait : Alexandra Chartier •
Interview : Ollivier Leven •
07	 Actualité de l'ODOD
12	DOSSIER
L’ODOD met les femmes
à l’honneur
18	Les handicaps et nous
Fratries et handicaps
20	Histoire 
culture douanières
Douaniers et...
agents secrets !
22	 Dons  collectes
www.odod.fr
Des réactions, des actualités à annoncer ?
Ecrivez-nous sur courrierpupille@odod.fr
Pour adhérer à l’ODOD ou faire un don, contactez votre
délégué régional ou le siège de l’Œuvre des Orphelins
des Douanes
CONTACTS 
ODOD Œuvre des Orphelins des Douanes
Association reconnue d’utilité publique, fondée en 1918
« Le Belvédère » / 118-130, av. Jean Jaurès - 75019 Paris
Tél. 01 44 52 14 14 - Fax 01 44 52 14 15 - odod@odod.fr
Coordonnées de vos délégués régionaux sur odod.fr
LE PUPILLE DES DOUANES
Directrices de la publication : Marie Devred et Marie
Josée Chapeau | Coordination éditoriale : Monique Arzul |
Création et mise en page : www.alexie.co.uk | Rédaction :
carolegalland@wibox.fr | Impression : Imprimerie le Réveil
de la Marne à Epernay | Crédits photos : Carole Galland -
Annabelle de Freitas
Imprimé en 14 350 exemplaires et distribué
gratuitement à tous les adhérents de l’ODOD.
EN COUVERTURE DE CE NUMÉRO :
1ère
ligne de gauche à droite : Rachel Robic, délé-
guée Comité de Bretagne - Marie-Françoise Millerou,
Conseil de Surveillance, Midi-Pyrénées - Océane
Couturier, déléguée adjointe, Amiens - Line Certain
Messager, déléguée Martinique - Nadège Plaineau,
Administratrice, comité de Caen
2ème
ligne : Isabelle Denis, déléguée Comité ENDLR
- Sylvie Brie, déléguée, comité Paris CID - Karine
Mailhe déléguée Comité de Toulouse DNSCE
3ème
ligne : Françoise Reynes, déléguée Poitiers -
Rahabati Mahadali, déléguée Comité Mayotte -
Caroline Sarda, déléguée Comité Montpellier -
Sylvie Caron, déléguée de Strasbourg - Marie-Paule
Alcantara, Conseil de Surveillance et déléguée de
Dijon.
PUPILLE n° 200 / hiver 2015-2016 / odod.fr
4 5
odod.fr / hiver 2015-2016 / PUPILLE n° 200
L 
e sourire large et le regard qui
pétille. C’est immédiatement ce qui
vous arrime à Alexandra. Pas évident
pourtant d’interviewer cette pudique
Auvergnate.
« D’une façon générale je préfère être dans
l’ombre, derrière mes fourneaux, que sur
le devant de la scène. Mais je vais faire de
mon mieux » confirme-t-elle. A voir son
sourire embarrassé, on comprend que ce
n’est pas une simple pose.
DE L’AUVERGNE À LA BRETAGNE, EN
PASSANT PAR LE SUD.
Issue d’une grande famille de 7 enfants,
Alexandra passe un CAP de cuisine puis
travaille auprès de son frère Bruno, restau-
rateur à Montluçon. Il l’initie au service en
salle et aux cuisines avant qu’elle ne de-
vienne commis de cuisine aux Ducs de
Bourbon, hôtel restaurant très renommé
dans la région.
A port Cros, près de Hyères dans le Var,
elle se construit une expérience pendant
trois ans, comme assistante gouvernante.
Changement de décor en 2003. Alexandra
arrive dans le Morbihan et travaille dans
un hôtel de charme, face à la gare de
Vannes. Après un passage enrichissant en
cantine scolaire, la jeune femme rejoint un
traiteur ; expérience qui ajoute d’autres
cordes à son arc. On devine que l’éner-
gique quadra fonctionne à l’instinct, aux
challenges et à la confiance. « La stabilité
n’a jamais été mon principal objectif »,
sourit-elle.
Il semble pourtant qu’elle ait cette fois
envie de poser ses valises dans cette
splendide région du Golfe du Morbihan :
« Dès que je suis arrivée en Bretagne, j’ai
trouvé les gens plus authentiques ! ».
CUISINER POUR LES ENFANTS DE
DOUANIERS ET LES FAMILLES
Pourquoi ce métier ? « J’ai toujours vu ma
mère cuisiner, notamment le pâté aux
pommes de terre, une délicieuse spéciali-
té auvergnate. C’est assez simple en fait :
j’aime manger et le partager ! Ma nature ?
Réservée mais communicante. Car oui,
vraiment j’aime transmettre ».
A 43 ans, Alexandra continue d’explorer et
de découvrir les cuisines du terroir et du
monde car selon elle « rien n’est jamais
acquis ». Fan d’épices et de nouvelles sa-
veurs « d’un peu partout », elles s’emploie
a créer régulièrement de nouveaux plats,
en chantant souvent des airs d’opéra.
« Cela ne m’empêche pas d’aimer le tradi ! »
précise-t-elle avec malice. Sans oublier ses
légendaires galettes dorées et adorées des
190 adolescents qui s’en régalent au mini-
mum une fois par séjour.
Il est évident que les jeunes qui ont la
chance de vivre ici l’été en pension com-
plète, durant trois semaines, ont ressenti
cet esprit de partage, de découverte et
cette simplicité généreuse.
« Les adolescents sont à l’image de leurs
parents je pense, de plus en plus friands
de plats venus d’ailleurs : les pizzas évi-
dement mais aussi les plats mexicains,
asiatiques, épicés raisonnablement... ».
Mais attention : Alexandra est aussi exi-
geante sur l’hygiène et la propreté de ses
cuisines et de son matériel, que sur le
gaspillage !
C’est également une femme rigoureuse qui
travaille régulièrement en lien avec Isabelle
Jame, adjointe de direction à Bilhervé.
« Nous collaborons pour définir les menus
afin qu’Isabelle puisse commander aux
fournisseurs en conséquence. C’est un
plaisir car nous avons souvent les mêmes
goûts et nous nous inspirons l’une et
l’autre ».
La jeune femme, également passionnée
d’images, de photos, et d’« esthétisme au
sens large » est ravie d’être dorénavant
employée en CDI. « Cela me permet d’avoir
quelques projets, comme ce premier petit
chez moi que je me suis acheté » conclut-
elle avec un large sourire.
PORTRAIT
ALEXANDRA CHARTIER, C’EST ELLE QUI RÉGALE !
Après un récent passage sur TF1 pour ses inénarrables galettes bretonnes, Alexandra,
Chef cuisinière de L’ODOD à Bilhervé, garde la tête froide. Rencontre avec une salariée
discrète et lumineuse qui régale chaque été les enfants de douaniers ; et les familles
accueillies durant l’année.
L’ODOD
C’EST AUSSI EUX !
« C’est assez simple
en fait : j’aime manger
et partager ! »
Mini bio
· 2003 / 2004 : CAP Cuisine
· 2013 : arrivée à Bilhervé
· Mars 2014 : employée en CDI
· Juin 2014 : élection au CHSCT
de l’ODOD
· Novembre 2014 : Formation Ducasse
« Les baignades de
Chalès, des souvenirs
pour toute la vie »
PUPILLE n° 200 / hiver 2015-2016 / odod.fr
6 7
odod.fr / hiver 2015-2016 / PUPILLE n° 200
de 2 infirmières, également pompiers vo-
lontaires. A chaque colo d’été, l’Œuvre re-
crute des assistants sanitaires qui peuvent
donner les premiers soins. Bien sûr, dès
qu’il y a un « bobo » plus important, nous
transférons le patient par le bateau passager
ou celui des pompiers pour rejoindre le ser-
vice des urgences de Vannes. Dans les rares
cas où il y a eu un problème, les secours
ont toujours pu être apportés rapidement
COMMENT VOUS ORGANISEZ-VOUS ?
OL | C’est un peu une vie de marin. Durant
la période d’activité, je reste souvent sur
place. Je m’organise pour rentrer chez moi
à Lorient en fonction de la charge de tra-
vail et des événements. Et quand je repars
de chez moi c’est toujours avec une bonne
quantité d’affaires de rechange au cas de
changement de programme.
CELA INFLUENCE-T-IL LA FAÇON DE
MANAGER LES ÉQUIPES ?
OL | Non, car il y a beaucoup de fluidité
et de communication entre nous. Je suis
adepte du management participatif en im-
pliquant davantage les collaborateurs
dans le fonctionnement de l’établisse-
ment, notamment au niveau de la prise de
décision.
QUELS PUBLICS ACCUEILLEZ-VOUS ?
OL | Au-delà des 170 ados entre juillet et
août, il y a les classes de mer (part impor-
tante de notre activité) et les familles, avec
une priorité et un tarif privilégié accordés
aux douaniers (-18 % sur le prix public).
UNE PRÉSENTATION RAPIDE ?
Ollivier Leven | J’ai 48 ans. Breton d’ori-
gine, j’ai passé l’essentiel de ma carrière
dans le tourisme social où j’ai occupé dif-
férents postes : saisonnier, économat, res-
tauration, gestion et management. Je suis
très heureux d’avoir rejoint l’ODOD qui
place l’humain au centre de ses valeurs ;
et enchanté de travailler sur une île aux
paysages si préservés et sauvages.
L’INSULARITÉ GÉNÈRE-T-ELLE DES
CONTRAINTES ?
OL | La plus importante est liée à l’appro-
visionnement – surtout alimentaire – car les
transports se font tous en bateaux depuis
le continent à partir de Séné. Les barges
n’arrivent pas tous les jours, ni à horaires
fixes. Il faut bien anticiper car cela peut
impacter le client et les équipes et générer
des surcoûts, le transport étant facturé au
poids.
Côté ressources humaines, à l’année ou en
saisonnier, il faut aussi tenir compte des
horaires des bateaux quand on établit les
plannings des équipes. Même si se rendre
au travail en bateau est plutôt agréable !
Il y a aussi la variable médicale car il n’y a
pas de médecin sur l’île, toutefois dotée
Sans oublier les événements familiaux,
séminaires et « incentives » qui peuvent
accueillir jusqu’à 125 personnes. Précisons
qu’au-delà de l’hébergement et de la
restauration (1/2 pension ou pension
complète), nous proposons des activités
nautiques ; notamment des sorties en
bateaux à voile ou à moteur dans le Golfe
du Morbihan, parmi les plus belles baies
du monde.
DES PROJETS ?
OL | Avec l’équipe, nous travaillons sur
plusieurs axes de développement, tel que
la création de produits touristiques adap-
tés à la situation de l’établissement, à son
niveau d’équipements, à son savoir-faire
actuel. Nous avons par exemple décidé
d’accueillir les familles douanières à de
nouvelles périodes comme l’été (en dehors
des 6 semaines réservées aux colonies) et
à l’Ascension. L’idée est de faire découvrir
ou redécouvrir ce bijou au monde doua-
nier et plus largement à un maximum de
personnes, c’est ainsi que nous pérenni-
serons cet équipement exceptionnel.
Propos recueillis par Carole Galland
INTERVIEW
OLLIVIER LEVEN
Le nouveau Directeur du Centre de Bilhervé, domaine de l’ODOD dans le Golfe
du Morbihan, nous explique les plaisirs et contraintes liées à l’insularité.
ACTUALITÉS
DE L’ODOD
L’ODOD C’EST AUSSI EUX !
« Accueillir les familles
douanières à de
nouvelles périodes »
AGENDA
—
19 ET 20 MARS
L’ODOD organise les 19 et
20 mars un grand week-end
à Chalès consacré aux
« dys »... dyslexie, dysortho-
graphie, dyspraxie, etc.
Renseignez-vous auprès
de votre délégué ODOD.
—
14 FÉVRIER
Date limite des
préinscriptions séjours.
i infos et tarifs 2016 sur odod.fr,
rubrique « nos centres ».
Bilhervé en chiffres
· 8 CDI (+1 apprenti à l’année)
avec pic de 34 salariés
(dont saisonniers colonies)
en haute saison.
· 36 hébergements, 127 lits
sur 4 bâtiments.
· 12-14 ans : âge des enfants
de douaniers accueillis
durant l’été 2016.
« Nous nous
sommes engagés
à diminuer les frais
de structures pour
développer plus
d’action sociale.
Ce projet ambitieux
prend forme, c’est
une chance pour
tous les enfants
de la corporation. »
ILS ONT DIT
Marie Devred, lors de
l’AGE du 15/12/2016
bâtiments épars d’une super-
ficie totale d’environ 240 ha.
Après délibération, l’AGE a au-
torisé (14 147 pour, 307 voix
contre) la cession de ce bien
immobilier pour un montant
légèrement supérieur à l’esti-
mation effectuée en juin 2015
par la Direction Départemen-
tale des Finances Publiques
de Loir-et-Cher (France Do-
maine).
ELU ODOD :
POURQUOI PAS VOUS ?!
Conformément à ses statuts,
l’ODOD renouvelle cette année
une partie*
des membres de
son Conseil d’Administration,
des Conseils régionaux et des
membres du Conseil de Sur-
veillance.
Pour le Conseil d’Administra-
tion et le Conseil de Surveil-
lance, l’élection aura lieu lors
de la prochaine Assemblée
générale (AG).
Celles des Conseils régionaux
se dérouleront lors des AG
FORÊT DE CHALÈS
BIENTÔT VENDUE
Le 15 décembre, les délégués
ODOD de métropole et d’outre-
mer se sont retrouvés enAssem-
blée Générale Extraordinaire
à la DNRED (Ivry-sur-Seine)
pour s’exprimer sur le projet
de vente de la forêt Nord de
Chalès ; la scission par lot
étant plus opportune pour
l’ODOD, propriétaire du Do-
maine.
Outre les administrateurs, 42
comités régionaux étaient re-
présentés, porteurs des voix
de 14 454 adhérents (93 % du
total), ainsi que Pierre Guil-
laud directeur du Domaine de
Chales et Claude Arthar clerc
de Notaire à Salbris.
Les participants ont été infor-
més de l’identité de l’acheteur
et du montant de la transac-
tion concernant cette proprié-
té de chasse forestière et
d’agrément, composée d’un
territoire en partie boisé avec
étangs et cinq ensembles de
EN BREF
régionales de chaque Comité
en mai ou juin prochain. Des
informations complémentaires
vous seront adressées en
complément de l’envoi de
votre matériel de vote.
Tout adhérent à jour de sa
cotisation peut se porter can-
didat. Les membres sortant
peuvent également se repré-
senter.
Etablies sur papier libre (avec
mentions des noms, prénom,
date de naissance, adresse,
grade, comité régional de ré-
férence, fonction éventuelle
déjàexercéeauseindel’Œuvre).
• les candidatures aux Conseil
d’Administration et Conseil de
Surveillance sont à envoyer à
votre délégué régional ou di-
rectement au siège de l’ODOD
avant le 1er
avril 2016,
• celles destinées au Conseil
Régional doivent être adres-
sées à votre délégué régional
avant le 1er
mars 2016.
L’Œuvre a besoin de
douaniers militants,
solidaires et engagés
pour l’incarner et faire
vivre ! Pourquoi pas vous ?
*Les dernières modifications
Statutaires votées lors de l’AG
de juin dernier portant sur la
modification du scrutin sont en cours
d’examen par le Ministère de
l’Intérieur et ne pourront rentrer en
application qu’après validation et
publication au journal officiel.Assemblée générale extraordinaire
le 15 décembre 2015 à la DNRED
PUPILLE n° 200 / hiver 2015-2016 / odod.fr
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odod.fr / hiver 2015-2016 / PUPILLE n° 200
« Le petit-déjeuner organisé à la DR de
Bayonne a été très bien accueilli ! »  
Sophie Gadré, Bayonne
„
Rendez-vous
en novembre 2016 !
Les retours témoignent d’une jour-
née largement couronnée de succès,
même si certains auraient souhaité
encore plus de collègues présents.
Il est vrai que le contexte post-atten-
tats de Paris rendait certaines dispo-
nibilités difficiles et les esprits bien
moroses.
Cette parenthèse de convivialité a
été vécue comme une petite bouffée
d’oxygène et beaucoup ont envie de
réitérer l’an prochain cette manifes-
tation. Les comités ont inscrit de
nouveaux adhérents (ou récupéré
des cotisations d’étourdis) : un vrai
plus non négligeable de ces manifes-
tations régionales. Un grand merci à
la Direction Générale qui a autorisé
toutes ces manifestations dans les
locaux administratifs.
Marie Devred, Présidente de l’ODOD
„À REFAIRE !
Les manifestations ont eu lieu sur quatre
sites : à Saint-Germain-en-Laye (Direction),
Trappes, Gennevilliers et Corbeil/Evry. Nous
avions tous besoin de ce moment de
convivialité et de détente et de nouvelles
cotisations sont rentrées. A l’unanimité :
« c’est à refaire ! »
Edith Aubert-Fardin, Paris Ouest
LES ENFANTS ÉTAIENT HEUREUX !
Le café du matin fut très convivial et les
agents ont beaucoup apprécié. Le goûter
des enfants s’est aussi très bien déroulé,
entre jeux et gourmandises. A 19 h, tout le
monde est rentré chez soi en espérant
pouvoir se retrouver très bientôt. Les en-
fants étaient repus, fatigués mais heureux !
Les parents ont fait part de leur joie et
satisfaction et remercient encore l’ODOD
pour cette formidable fin d’après midi.
Marie-Yvonne Buscaglia, Bourg en Bresse
FRATERNITÉ ET SOLIDARITÉ
S’associer pour la 1ère
fois à la journée
mondiale de l’enfance. Quoi de plus légi-
time pour notre Association puisque sa
cause est celle de l’enfance douanière !
Nous avons mis en place deux actions :
petit-déjeuner à la Direction régionale de
Perpignan et repas (concocté par Cathy
Leuillet, membre du comité régional) orga-
nisé au centre de viticulture à Narbonne.
Marie-Thérèse Munuera, Perpignan
 
CONCOURS DE DESSIN
ET ENTHOUSIASME PARTAGÉ
Nous avions organisé un concours de des-
sin et une pause-café pendant la période
méridienne pour présenter les « œuvres
d’art » et l’action de l’ODOD. Les collègues
venus voir cette petite exposition, ont par-
tagé ce moment de convivialité et mani-
festé leur enthousiasme.
Anne Laut, Amiens
DES QUESTIONS SUR L’ACTION SOCIALE
DI/DR, site de Condorcet, Brigade de Lyon,
Bureau de Lyon Aéroport, Bureau de
Valence et Division-Service Viticulture : sur
les 6 sites organisateurs, ont participé en-
viron 140 douaniers grâce à l’implication
d’une douzaine de membres du comité.
Initiatives unanimement appréciées avec
beaucoup de questions sur l’action sociale
(principalement sur soutien scolaire et les
secours maladie), les cotisations... Beau-
coup de jeunes parents ont posé des ques-
tions sur les colos, notamment leurs coûts
et furent agréablement surpris du reste à
charge famille. Bilan très positif donc : on
sentait les collègues plus intéressés et
concernés qu’en AG locale. On a parlé de
l’Œuvre autrement qu’à travers nos rap-
ports. Autre constat : le Pupille est attendu
dans les familles, lu et apprécié de tous !
Sophie Castin, Lyon
MOMENT DE CONVIVIALITÉ
CHALEUREUSEMENT APPRÉCIÉ
Entre le petit-déjeuner au bureau de Bou-
logne et l’après-midi café gourmand à la
DR, une quarantaine de personnes est ve-
nue à notre rencontre, dont Stéphane
Mage le Directeur Régional. Manifestation
très appréciée en cette période un peu
difficile.
Annette Plé, Dunkerque
NOMBREUX ÉCHANGES
Nous avons organisé un déjeuner crêpes
sur le site de St
Nazaire (bureau et brigade)
et un petit déjeuner sur le site de la DRGC
(Garde Côtes et Recette régionale).
Les collègues ont été très satisfaits de ces
2 rencontres, il y a eu de nombreux échanges
sur les différentes actions de l’ODOD et sur
Chalès. Quelques collègues en ont profité
pour acquitter leur cotisation. Tous sont
partants pour renouveler ce moment de
convivialité.
Pascale Toulzac, Nantes
PARENTHÈSE POUR LES PETITS
ET LES GRANDS
De la DR à Annecy à Annemasse, en
passant par Bourg en Bresse, Saint-Julien,
la Ferney-Voltaire, Gex et Chamonix, tous
les agents ont apprécié les moments de
convivialité offerts aux douaniers et aux
enfants (avec présence de clowns), grâce aux
membres du comité très impliqués dans
ces manifestations.
Christine Bouressam-Carrère, Le Léman
Engagés pour la journée de l’enfance !
La quasi-totalité des 49 Comités régionaux
de l’ODOD, en métropole comme en Outre-
Mer, a organisé le 20 novembre dernier,
sur plusieurs dizaines de sites, des ren-
contres conviviales – petit-déjeuner, pause-
café, repas, verre de l’amitié, goûter... –
avec les collègues douaniers, adhérents ou
non. Objectifs : partager un moment de
détente, évoquer l’ensemble des interven-
tions sociales de l’Œuvre (dont l’étendue
n’est pas toujours bien identifiée chez tous
les douaniers) et expliquer en quoi il est
plus que jamais essentiel, dans le contexte
actuel, d’adhérer ou renouveler l’adhésion
à cette association intimement liée à
l’identité douanière.
PETIT DÉJEUNER BORDELAIS
A Bordeaux, dans le mythique Hôtel des
Douanes, un petit-déjeuner bien consis-
tant a été proposé, entre 8 h 30 et 10 h 30.
Les membres de la DI, de la DR, du Musée
des Douanes et du CSRH – qui centralise
dorénavant la gestion de toutes les paies
des douaniers – se sont ainsi succédés
dans la salle du réfectoire.
« Plus de 80 personnes ont discuté, échan-
gé, renouvelé leur adhésion voire adhéré
pour la première fois. Tous n’étaient pas
là en même temps pour ne pas paralyser
les services mais nous étions satisfaits du
nombre de participants », commente Clau-
dine Grenier, déléguée du Comité ODOD
de Bordeaux.
« C’était une belle occasion de croiser les
collègues et discuter dans une ambiance
bon enfant, a estimé Cécile Rivièrre, délé-
guée adjointe qui devrait succéder à Clau-
dine à partir de septembre prochain. Adhé-
rer à l’ODOD est un geste social et solidaire,
qui permet qui permet à l’Association de
de garder sa force historique et humaine ».
Fervent défenseur de l’Association, le
Directeur Interrégional des Douanes à
Bordeaux a également apprécié : « Je suis
adhérent de l’ODOD depuis toujours : ce
genre de manifestation contribue à animer
le site et à créer du lien. L’Œuvre pourrait
le faire deux fois par an ! » a ainsi conclu
Jean-Roald L’Hermitte.
Témoignages de douaniers
ACTUALITÉS ODOD
Les Comités régionaux ont participé à la journée internationale
de l’enfance en novembre dernier. Moments très appréciés de convivialité
et de discussions sur les actions sociales de l’Œuvre, engagée depuis
près de 100 ans en faveur de l’enfance douanière.
« Tout s’est très bien passé à la BSITM »
(Brigade de surveillance intérieure trans-
manche) Véronique Giblin, Comité de Paris
« L’ambiance était bonne et les collègues ont vraiment apprécié l’initiative.  
Ce fut l’occasion de parler de l’action de l’Œuvre. » Luciano Spincer, La Réunion
Plus de 80 douaniers ont participé
au petit-déjeuner à Bordeaux.
À LA UNE ! Toutes les photos
sur odod.fr
PUPILLE n° 200 / hiver 2015-2016 / odod.fr
10 11
odod.fr / hiver 2015-2016 / PUPILLE n° 200
COMITÉ DU LEMAN 1
Le 26 septembre, les Comité social et ODOD ont organisé une
sortie avec 18 enfants et 30 retraités à Saint Génix sur Guiers
(73). Au musée Louis Mandrin, ils ont découvert, de manière
ludique et interactive, la vie de ce célèbre contrebandier
du XVIIIème
siècle. Munis d’un parchemin, les enfants ont ensuite
exploré le village à l’aide d’un jeu de piste pour dénicher la
recette du célèbre gâteau qui a fait sa renommée avec récom-
pense à l’arrivée. Tous ont ensuite dégusté un pique-nique puis
un goûter sous un soleil radieux. Les anciens ont poursuivi la
journée par un repas chantant (et dansant) à l’auberge de
Mandrin situé à Dullin. Une belle journée intergénérationnelle.
COMITÉ DE BORDEAUX 2
Claudine Grenier, correspondante sociale et Déléguée, est
engagée auprès de l’ODOD depuis 30 ans et Jean Alcala, élu
au comité ODOD et président du comité MDD ont été décoré
le 30 novembre dernier de l’Ordre National du Mérite par le DI
Jean-Roald L’Hermitte. Une distinction légitime pour leurs par-
cours militants et sociaux remarquables.
COMITÉ DE GUADELOUPE 3
Plusieurs sorties furent proposées l’été dernier aux enfants de
Guadeloupe, avec le soutien financier de l’ODOD. Séquence
mémoire et émotions le 11 août lors d’une visite en famille du
tout nouveau Mémorial Act (en photo), le plus grand musée au
monde consacré au souvenir de la traite négrière et de l’escla-
vage. Séquence sensation le 12 août au Trapezcool, où 16
jeunes acrobates ont évolué dans les airs de Saint-François.
Côté fun enfin, le comité a organisé le 13 août une sortie à
Karukéraland où 15 enfants s’en sont donnés à cœur joie.
COMITÉ DE PARIS EST 4
Le Comité social et celui de l’ODOD ont organisé les 10 et 11
octobre un week-end familial à Chalès. Les 32 participants ont
pu découvrir le Domaine et les alentours tandis que grands et
petits ont particulièrement apprécié la visite du Musée du cho-
colat à Bracieux ainsi que les différentes activités proposées
dont un mini concours de pétanque.
Vous l’avez découvert à votre domicile
ou déjà feuilleté avec votre délégué
ODOD ? Le catalogue 2016, qui fait
notamment la part belle aux séjours
linguistiques, est truffé de surprises.
Vous pouvez préinscrire vos enfants
avant le 14 février !
Connue pour les secours qu’elle verse aux
orphelins ou aux enfants atteints de han-
dicaps, l’ODOD propose aussi à tous les
enfants de douaniers une pléiade de sé-
jours subventionnés, à prix très intéres-
sants. Objectif : offrir des moments de
bonheur au maximum d’enfants, tout en
contribuant à leur autonomie et à leur épa-
nouissement.
QUE RETENIR DES SÉJOURS 2016 ?
• Si la vente du Domaine a été votée en
septembre dernier, la destination Chalès
(en Sologne) est maintenue cet été, mais
uniquement pour les 6-11 ans.
• Le centre de Bilhervé (île d’Arz, Golfe du
Morbihan) s’ouvre quant à lui aux 12-14
ans tandis que les 15-16 ans découvriront
le magnifique centre avec piscine de Val
Cenis (Haute Maurienne). Encadrés par des
moniteurs et directeurs de centre « made
in ODOD », ils découvriront des activités
de haute montagne ultra-toniques : ran-
donnée, entraînement à la plongée sous
marine (en piscine intérieure avant de
plonger en lac naturel), canyoning, rafting,
VTT, escalade ou via ferrata.
• Plus nombreux que l’année passée, les
séjours linguistiques sont aussi presque
tous nouveaux : destination Barcelone
pour ceux qui étudient l’espagnol en 2de
langue ; séjours linguistiques à Pâques
pour les 15-17 ans (et plus seulement en
été) ; séjour initiation au manga ; nouvelle
destination avec l’Irlande ; et enfin, avec
le « club 4 », des immersions intensives en
groupes de quatre jeunes, logés chez l’ha-
bitant. Sont maintenus les séjours Harry
Potter toujours demandés (mais cette an-
née en juillet et aussi en août) et Univer-
sity of Essex.
• Mini séjours Londres et Barcelone en
début et fin de vacances d’été.
• Si les séjours pédagogiques prépa bac
(pour les classes de 1ère
et Terminales) sont
reconduits à l’identique, toujours à Pâques
au Domaine de Bilhervé, le séjour « English
kids » (pour les CM2/6ème
), toujours à Chalès,
s’enrichit cette année d’« English junior »
(pour les élèves de la 5ème
à la 3ème
).
• Les ados de 17 ans qui partent pour la
dernière fois avec l’ODOD sont particuliè-
rement gâtés en 2016 avec non plus une,
mais deux destinations lointaines (Hong-
Kong et la Thaïlande) ainsi qu’un grand et
onirique trek en Finlande.
• Côté BAFA, le séjour se tiendra comme
d’habitude lors des vacances de Toussaint
mais cette fois sur le domaine de Bilhervé
garanti iodé !
SÉJOURS À PRIX DOUX
Enfin, conformément à l’engagement de
redistribuer une partie des économies
générées par la fermeture de l’internat de
Chalès vers les familles, le Conseil d’Admi-
nistration a augmenté de 50 € sa partici-
pation déjà conséquente (voir chiffres clés)
sur le reste à charge des familles (hors sé-
jours pédagogiques et BAFA). Une remise
déjà intégrée.
« En ces temps difficiles, réduire encore un
peu le coût restant aux familles était une
volonté politique forte, confirme Sophie
Castin, membre de la commission vacances.
D’autant que la plupart des séjours pro-
posés connaissent une augmentation de
2 à 5 %, voire 9 % pour les séjours linguis-
tiques ! Quant au très beau site de Val
Cenis que nous avons attentivement visi-
té, il sera réservé aux 15-16 ans. Nous es-
pérons qu’il plaira aux ados afin peut-être
d’offrir à terme, une alternative à Chalès ;
100 % nature, sports et montagne ».
Il ne reste plus qu’à choisir en famille et
rêver à l’été qui arrive...
Séjours ODOD : le plein de nouveautés !
ACTUALITÉS ODOD
ÇA SE PASSE PRÈS DE CHEZ VOUS
Tout au long de l’année, l’ODOD est présente
sur le terrain. A côté de leurs missions d’accom-
pagnement des familles, les comités régionaux
organisent des sorties éducatives ou événements
à dimension caritative. Quant aux bénévoles qui
les animent, ils reçoivent parfois des récompenses
bien méritées...
1
3
2 4
En 2015,
• 844 enfants partis en vacances grâce à
l’ODOD, dont 535 6-12 ans à Chalès et
158 13-15 ans à Bilhervé
• 104 places en séjours ados hors de France
• 99 places en séjours linguistiques
• 40 à 70% du prix du séjour : fourchette
des subventions de l’ODOD
• 10 paliers de subvention différents selon
les quotients familiaux
• Une participation très conséquente de
302 à 1 436 € par séjour au bénéfice
des familles.
CHIFFRES CLÉS
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Catalogue à consulter
à votre Comité ODOD
ou en ligne sur odod.fr
PUPILLE n° 200 / hiver 2015-2016 / odod.fr
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odod.fr / hiver 2015-2016 / PUPILLE n° 200
DOSSIER
L’ODOD MET LES FEMMES
À L’HONNEUR !
Quasi absentes des effectifs il y a 40 ans, les femmes ont peu
à peu investi la sphère douanière. Des opérations commerciales
à la surveillance, des « métiers d’hommes » jusqu’à la Direction
Générale ! Elles sont nombreuses, résolument tournées vers les
autres, parfois militantes des premiers jours, toujours empreintes
d’humanité, dans le droit fil des valeurs sociales portées par
l’ODOD. A l’approche de la journée internationale des droits des
Femmes le 8 mars, l’Association a souhaité leur donner la parole.
MARIE-FRANCE BRILLON
Agent des douanes en retraite,
administratrice de l’ODOD
de 1986 à 2005
« LA MIXITÉ, C’EST UN ÉQUILIBRE : NOUS
SOMMES COMPLÉMENTAIRES ».
DÉBUTS DIFFICILES POUR LES FEMMES
Je suis entrée en Douane en 1970, année
où le concours surveillance fut ouvert pour
la 1ère fois aux femmes. Pour mon premier
poste, l’accueil fut spécial : mes collègues
masculins avaient appelé la presse car
j’étais pour eux un « spécimen ». Mais rien
pour m’accueillir, pas même une simple
chaise. En somme, les femmes à l’époque
n’étaient pas très attendues.
Cela a été bref. Après quelques mois
comme secrétaire de l’Inspecteur Principal,
j’ai entendu parler de la Mutuelle des
Douanes et de l’ODOD et me suis tout de
suite dit « m’occuper des autres, c’est ça
qui m’intéresse ! ».
J’ai donc été « mise à disposition » de la
MDD et de l’ODOD de 1971 à 2001, au
comité de Lille.
Même dans ces structures, il n’y avait au
début que des hommes et mon arrivée a
bouleversé les habitudes. Ayant toutefois,
comme beaucoup de femmes, une bonne
capacité de travail, je me suis faite accep-
tée. J’ai d’ailleurs toujours apprécié de
travailler avec des hommes !
EVOLUTIONS ET NOUVEAUX ÉQUILIBRES
L’arrivée des femmes en douane a été une
petite révolution. A l’époque, sur le terrain,
les douaniers hommes étaient dans une
routine– même les usagers n’aimaient pas
avoir affaire à des femmes ! – alors qu’au-
jourd’hui tout le monde est beaucoup plus
ouvert.
Chacun s’est progressivement adapté.
Pour les femmes, travailler de nuit, le
dimanche et le jour de Noël avait – et a
encore – des incidences sur la vie de
famille. Il a tous fallu trouver de nouveaux
équilibres.
ENGAGÉE À L’ODOD
Je suis devenue administratrice de l’ODOD
en 1986. Il n’y avait alors qu’une seule
femme au Conseil d’Administration. Je me
souviens d’une équipe formidable, quasi-
ment une famille. En tant que femmes,
peut-être examinions-nous les dossiers
avec une fibre plus « maternelle » ; même
si les administrateurs avaient les mêmes
ressentis que nous à l’égard de certains
cas douloureux. Notamment quand nous
nous sommes aperçus du nombre de fa-
milles douanières atteintes par le handicap.
SPÉCIFICITÉS FÉMININES ?
Il me semble que les femmes sont plus
consensuelles dans la prise de décision.
Elles essaient d’arrondir les angles tout en
étant claires et nettes. Elles ont aussi un
rapport fort à l’engagement, expriment
plus leurs émotions et font souvent preuve
d’intuition et de tolérance. Elles sont plus
dans la coopération que dans la compéti-
tion. Avec ces qualités et une parité bien-
venue, nous avons peut-être amené une
nouvelle logique en Douane.
Mais hommes et femmes sont complémen-
taires. Il ne s’agit pas d’être contre eux
mais avec eux !
STÉPHANIE UHEL
Maître-de-chien anti-stupéfiants
depuis 2005 à Paris Ouest.
« ASSUMER PLEINEMENT CARRIÈRE ET
VIE PRIVÉE BIEN QUE NOUS SOYONS
OBSERVÉES ET JUGÉES. »
Je suis entrée en douane en 2002 à l’âge
de 20 ans. Historiquement c’étaient les
hommes qui exerçaient les fonctions de
douaniers. Actuellement les femmes repré-
sentent environ 26 % dans la branche de
la surveillance où nous avons largement
notre place !
Pour faire une bonne équipe sur le terrain,
il faut user des compétences de chacun et
de chacune.
Nous avons un métier difficile car nous ne
savons pas qui nous contrôlons ni ce que
nous allons trouver dans les véhicules. Il
faut être attentifs et très réactifs car les
trafiquants ont toujours un coup d’avance.
Ma famille et mes amis sont conscients
des risques que je prends mais ils savent
que j’exerce mon métier avec profession-
nalisme.
J’ai la chance d’exercer un métier qui me
plaît et j’aime ma spécialité car je peux
allier le travail avec le chien et la lutte
contre les trafics de drogue.
Les femmes assument pleinement leur
carrière et leur vie privée bien que nous
soyons observées et jugées. Pour remédier
à cela : être compétentes dans les fonc-
tions que nous occupons !
Les femmes ont totalement leur place dans
notre société actuelle, avec nos forces et
nos faiblesses, c’est ce qui fait de nous
des êtres humains.
CAROLINE FAUCANIÉ
Administratrice de l’ODOD
depuis 2014, recette régionale
de Perpignan
« LA PLACE DES FEMMES EN DOUANE
REFLÈTE L’ÉVOLUTION DE LA SOCIÉTÉ »
ENTRÉE PROGRESSIVE DES FEMMES
Le certain machisme d’il y a une quaran-
taine d’années, quand les premières
femmes ont intégré la Douane est passé.
Il y a de nos jours une acceptation du rôle
des femmes dans les métiers de la
Précurseurs, les Administrateurs de l’ODOD n’ont pas attendu la loi pour accorder à la parité la place qu’elle mérite.
Bravo à eux pour leur esprit visionnaire ! Sur cette photo prise en 2014, figurent 8 des 10 administratrices de l’époque.
...
PUPILLE n° 200 / hiver 2015-2016 / odod.fr
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Douane : les savoirs, les aptitudes et les
compétences des femmes à exercer diffé-
rents métiers de la Douane sont reconnus.
Rentrée en 1999 dans la branche surveil-
lance par concours, je suis la bénéficiaire
des évolutions qui ont vu l’accès des
femmes par l’instauration de quotas puis
par les concours ouverts à toutes ; l’occu-
pation des postes seulement au début
dans la branche des opérations commer-
ciales puis ensuite en surveillance ; et
enfin, l’accès des femmes aux différentes
spécialités de la douane (cf. encadré).
Notre Administration défend l’égalité
homme/femme au niveau du recrutement,
de la rémunération et l’accès aux différents
métiers. Elle lutte contre les discrimina-
tions dont celles qui seraient faites aux
femmes. On peut souhaiter qu’elles soient
plus nombreuses à occuper des postes
d’encadrement supérieur.
LES FEMMES ET L’ODOD
Mon engagement à l’Œuvre a été motivé
par mon attachement à l’histoire de notre
administration et les circonstances de la
création de notre Association après la
Première Guerre mondiale pour secourir
les veuves et orphelins de douaniers
décédés durant cette période. La solidari-
té et l’action sociale adaptée aux besoins
sont les valeurs de l’Œuvre qui m’animent.
Etre administratrice demande de l’investis-
sement pour allier la vie professionnelle,
personnelle et au sein de l’ODOD avec la
même qualité d’implication. L’Œuvre
accorde une place importante aux femmes.
Par exemple, au Conseil d’Administration
après les élections de 2014, nous étions
10 femmes et 11 hommes. Parité que de nom-
breuses instances cherchent à atteindre. De
même les femmes sont bien représentées
au niveau des délégués.
Je ne pense pas qu’il existe des valeurs
spécifiquement féminines dans la société.
Les femmes, par leur confiance en leur
capacité à occuper tous types de métiers,
dont certains dits d’homme antérieure-
ment, par leur ambition mise en œuvre
pour réussir leur vie professionnelle et
personnelle, interagissent dans le monde
d’aujourd’hui avec de l’écoute, du respect
de la diversité, de la sensibilité, de la so-
lidarité. Mais ces valeurs sont aussi en
partage avec les hommes.
ÉLODIE PROUST
Déléguée ODOD au comité de
Provence, DR des garde-côtes
« LES INÉGALITÉS HOMMES-FEMMES
S’AMENUISENT AU FIL DU TEMPS »
Je suis entrée en Douane en 2004 en com-
mençant par la surveillance. J’ai d’abord
été affectée à l’aéroport de Roissy puis à
celui de Nice avant de rejoindre en 2007 à
Marseille, ma ville d’origine, le pôle logis-
tique et informatique de la DI. Depuis
2015, j’ai pris mes quartiers au secrétariat
général de la DR des Garde-Côtes.
Aujourd’hui, les femmes sont assez nom-
breuses au sein de notre Administration.
Ici c’est d’autant plus flagrant : dans plus
de la moitié des services de la DI Méditer-
ranée, les chefs sont des femmes !
Les inégalités hommes-femmes s’ame-
nuisent donc au fil du temps, laissant à la
gente féminine le droit à l’épanouissement
professionnel.
Au sein de l’ODOD, les femmes occupent
aussi une grande place avec notamment
des fonctions stratégiques (Présidente,
Secrétaire Générale...) et beaucoup de
comités régionaux sont représentés par
des femmes.
Cependant, je pense que les motivations
de l’engagement associatif sont relative-
ment semblables pour les deux sexes. Les
délégués masculins sont aussi impliqués
et défendent les mêmes valeurs sociales
que les femmes, et ils le prouvent au
quotidien dans leur investissement auprès
de l’Œuvre.
MARIE-JEANNE DUPRAT
Épouse d’un douanier militant
et très engagé
« UNE SENSIBILITÉ PLUS EXACERBÉE,
UNE CAPACITÉ D’ÉCOUTE, UNE TENDANCE
PLUS FORTE À L’EMPATHIE, VOIRE UN
SENS PLUS AIGU DE LA JUSTICE  »
L’ODOD fait partie de ma vie au point de
l’avoir comparée à une maîtresse très exi-
geante. Le propos est excessif mais j’ai
connu les engagements de René durant
nos 45 années de vie commune, avec ses
années de présidence de l’ODOD en point
d’orgue. Notre vie commune a effective-
ment été impactée par ses différents
engagements syndicaux, mutualistes et
associatifs. Dans un couple, quand l’un
s’engage, l’autre l’est, y compris à son
corps défendant.
La cause de l’ODOD est exigeante et je me
suis sentie souvent seule, selon le degré
d’engagement. Le couple doit être solide.
« L’autre » doit être compréhensif voire
participatif. Ce peut être aussi l’occasion
de belles rencontres. Beaucoup de nos
connaissances sont ou ont été engagées.
D’ailleurs je pense que ce « virus » se trans-
met. Nos enfants sont aussi très engagés
en dehors de leur vie professionnelle.
La féminisation de l’ODOD, s’inscrit dans
un mouvement général qui aujourd’hui
n’est plus contesté. Il reste cependant
beaucoup à faire dans la société, notam-
ment à certains échelons décisionnels.
Je pense que René a souhaité que l’ODOD
montre la voie en tendant vers une répar-
tition plus juste femmes/hommes au
Conseil d’Administration et l’élection d’une
Présidente en 2013 peut être la consé-
quence de cette tendance.
Pour autant, être une femme n’est pas une
qualité en soi. Il faut avant tout avoir
l’envie, et saisir les opportunités quand on
souhaite s’investir. Je l’ai vécu dans ma vie
professionnelle, sans connaître de difficul-
tés inhérentes au sexe, mais avec quand
même l’impression de devoir en faire tou-
jours plus, prouver que l’on peut ! J’ai
dirigé des équipes ; les journées étaient
longues et les déplacements nombreux ;
durant cette période René a parfaitement
compris et m’a soutenue.
Les femmes ont sans doute une sensibili-
té plus exacerbée, une capacité d’écoute,
une tendance plus forte à l’empathie voire
un sens plus aigu de la justice qui peut
aider à mieux assumer de grandes respon-
sabilités. Mais elles ne peuvent venir qu’en
complément aux qualités communes aux
deux sexes pour atteindre un but, propo-
ser, convaincre et emporter une décision.
L’essentiel est d’être soi-même, et de
rester authentique tout en s’affirmant.
SYLVIE LADNER
Comptable à l’ODOD
« PLUS NOMBREUSES AU SEIN DU
CONSEIL D’ADMINISTRATION »
Je suis entrée à l’ODOD en 1985. A l’époque
l’ambiance était plus paternaliste mais il y
avait moins d’enjeux financiers : c’était
avant que le Ministère des Finances s’ac-
capare le 10 % reversé par les services
douaniers et qui alimentait directement
nos comptes.
Personnellement je n’ai jamais eu de pro-
blèmes avec mes différents dirigeants
masculins.
Je pense avoir la vocation pour travailler
dans le milieu associatif, ma mentalité
est de donner et d’aller vers l’autre ; je ne
DOSSIER : L’ODOD MET LES FEMMES À L’HONNEUR !
...
45 % DES
196 agents recrutés par
concours externes en 2014
78 % DES
Correspondants
sociaux
Marins · 52 / 597
Soit 8,7 % des effectifs
Motocyclistes · 6 / 253
Soit 2,4 % des effectifs
Maîtres chiens · 74 / 252
Soit 29,4 % des effectifs
LES FEMMES EN DOUANE
ELLES REPRÉSENTENT LEUR PART PROGRESSE DANS LES
SPÉCIALITÉS DITES « MASCULINES »
Source : Bilan social de la Douane 2014
37,5 % DES
16 702 agents
Rappelons avec satisfaction que des femmes
sont en responsabilité tant à la tête de l’Admi-
nistration des Douanes, qu’à celles de plusieurs
organisations sociales et syndicales, comme la
MDD, CGT et FO.
Marie Devred, Présidente de l’ODOD
Personnels aériens · 3 / 189
Soit 1,6 % (0,5 % en 2010)
pilotes, pnt, mécaniciens
PUPILLE n° 200 / hiver 2015-2016 / odod.fr
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odod.fr / hiver 2015-2016 / PUPILLE n° 200
Elu président en 2005, j’ai rapidement
souhaité féminiser le Conseil d’Adminis-
tration. Elles étaient alors trois élues. Il
ne s’agissait pas de respecter des quo-
tas, mais simplement de reconnaître
leurs engagements dans la société en
général et dans notre réseau de délé-
gué(e)s en particulier.
Les femmes ont toujours été engagées ;
et souvent leurs droits fondamentaux ont
été contestés avec violence (cf. le mou-
vement des Suffragettes au 19ème
en An-
gleterre).
Souvent plus courageuses que nous, leur
capacité de travail (double journée en-
core) n’est plus à démontrer.
En 1964, lors de mon entrée en douane,
elles étaient quasi absentes en surveil-
lance. Bien plus nombreuses aujourd’hui,
elles accèdent comme dans toute la
Fonction Publique aux plus hautes res-
ponsabilités.
De par leur empathie innée et leur vision
pratique des problèmes, elles ont une
approche différente des questions so-
ciales, apportant souvent des réponses
frappées au coin du bon sens.
Enfin je ne veux pas ignorer qu’il peut
encore exister un certain machisme en
douane (comme ailleurs), mais les
choses évoluent et cela me semble très
encourageant.
René Duprat, Président de l’ODOD
de 2005 à 2013
« Des idées, une vision, du courage
et des qualités d’empathie »
NICOLE DIFÈDE,
ADMINISTRATRICE
SUPÉRIEURE DES
DOUANES
« L’ADMINISTRATION DES DOUANES :
UNE FÉMINISATION EXEMPLAIRE ET
VALORISANTE POUR NOTRE MÉTIER ».
RACONTEZ-NOUS VOTRE ARRIVÉE
EN DOUANE ?
Après des études d’histoire, j’ai passé le
concours des Douanes en 1980 et débuté
comme contrôleur. Ma promotion fut la
première à accueillir beaucoup de femmes.
Mais l’arrivée à mon premier poste, fut
assez surprenante. Quelques collègues
masculins, qui avaient l’habitude de
travailler entre eux, ont eu des comporte-
ments disons « archaïques ».
Heureusement, ces attitudes ont vite évolué
avec l’arrivée des femmes en nombre et
lorsque le travail en équipe s’est développé.
J’estime, pour l’avoir vécu, que l’Adminis-
tration des douanes a bien géré l’intégra-
tion des femmes dans tous les « métiers »
qui la compose.
En conséquence, toutes les voies de pro-
motion interne et externe ont été acces-
sibles et j’ai pu accéder aux postes de
responsabilités et grades de ce métier
passionnant. Cette ouverture explique
aussi mon attachement et celui de l’en-
semble de mes collègues à ce qui fonde
les valeurs de la Douane : fierté, honneur,
courage et professionnalisme.
LA FÉMINISATION DE LA DOUANE A
T-ELLE CHANGÉ LES FAÇONS DE
FONCTIONNER ?
Oui, dans toutes les missions et fonctions
du dédouanement ou de la surveillance.
L’action et la présence des femmes ont pu
faciliter les relations de travail avec les
usagers et les professionnels du commerce
international. Mais cette évolution parti-
cipe aussi de celle plus globale de l’adap-
tation des méthodes de notre Admini-
stration au contexte et aux exigences du
monde moderne.
LES MENTALITÉS ONT DONC ÉVOLUÉ ?
Beaucoup et c’est une grande satisfaction.
Le fait que, depuis 2013, le Directeur
Général soit une femme pour la première
fois dans l’histoire de la Douane, traduit
cette évolution non seulement profession-
nelle mais aussi sociétale.
EXISTE-T-IL SELON VOUS DES VALEURS
SPÉCIFIQUEMENT FÉMININES ?
Les femmes font preuve le plus souvent
d’humanité, de sens du relationnel, de
souci de justice et de beaucoup de cou-
rage. Il en faut parfois pour dire ce qui ne
va pas. Personnellement, j’ai toujours pu
m’exprimer avec franchise et loyauté.
Les femmes à titre général ont du faire
preuve de beaucoup de ténacité et d’opi-
niâtreté pour arriver à la place légitime
qui est aujourd’hui la leur dans le monde
administratif et la société actuelle.
Néanmoins une vigilance collective reste
nécessaire à la préservation de nos droits
fondamentaux.
CONNAISSEZ-VOUS L’ODOD ?
Mon premier réflexe en entrant en Douane
fut d’adhérer à l’Œuvre, parce que cette
association est liée à l’identité de notre
Administration et qu’elle est gérée par des
douaniers dévoués et courageux. Ils se
mettent au service des orphelins, des en-
fants atteints de handicaps et de tous les
enfants de douaniers en général. J’éprouve
envers l’Œuvre beaucoup d’attachement.
Quant à Marie Devred, la Présidente de
l’ODOD, ce fut une précieuse collaboratrice
qui m’a beaucoup soutenue et aidée
lorsque j’ai exercé mes fonctions en Picar-
die. Aujourd’hui l’ODOD, c’est Marie et
Marie c’est l’ODOD. C’est une femme que
j’admire : elle est remarquable, coura-
geuse, et engagée. Elle fait front malgré
les difficultés auxquelles l’Œuvre est
aujourd’hui confrontée.
« Les femmes font
preuve de ténacité, de
loyauté et de courage.
Il en faut parfois pour
dire ce qui ne va pas. »
pourrais pas être dans une entreprise où il
faut écraser l’autre pour grimper dans la
hiérarchie !
L’ODOD s’est développée depuis 30 ans :
dans le choix des séjours vacances, l’action
sociale proposée, le handicap, les séjours
pédagogiques, les cours à domicile.
Au sein de l’équipe du Conseil d’Adminis-
tration il n’y avait que deux femmes.
Aujourd’hui, elles sont à parité.
Le fait d’avoir des femmes à la tête de
l’Association, peut-être par leur caractère
plus ferme, peut permettre d’avancer plus
vite dans les dossiers en cours, elles sont
bûcheuses. Pour nous salariés cela n’a pas
changé grand-chose même si elles peuvent
peut être mieux nous comprendre. En
associatif, il n’y a pas de place pour les
esprits dominateurs : nous sommes
présents pour venir en aide !
 
MAGDALENA GRESSIER
Élève stagiaire à l’ENBD et membre
du Comité ODOD
« CHACUN D’ENTRE NOUS A
AUSSI BIEN DES VALEURS FÉMININES
QUE MASCULINES »
J’ai 29 ans et commencé ma carrière en
douane en 2013 en tant qu’agent de
constatation de branche la surveillance.
Aujourd’hui je suis en stage initial pour
être contrôleur des douanes, toujours en
surveillance.
J’ai choisi de rentrer en douane, via
L’ENBD, car le métier de douanier est
passionnant, varié et utile. On peut avoir
plusieurs spécialités dans une même
carrière et c’est vraiment un bonus.
Je viens d’une famille dont plusieurs
membres ont travaillé dans un corps de
métier en uniforme, j’ai donc tout naturel-
lement choisi cette branche. Ce choix aus-
si bien au niveau familial qu’au niveau de
mes connaissances a été accepté et même
félicité.
La Douane est une comme une grande
famille et les notions d’entraide, de soli-
darité, de partage sont importantes,
comme dans une réelle famille.
 Aider les collègues, leurs familles, les en-
fants aussi bien dans les bons moments
comme les vacances que dans les mauvais
est primordial.
Au sein de l’ENBD, le comité de l’ODOD
permet de faire connaitre l’Association, de
créer des projets autour et pour la conti-
nuation de l’Œuvre en permettant une
remise de dons. Ce bénévolat est aussi
une réelle satisfaction personnelle.
Il existe de nombreuses valeurs féminines
dans la société comme la communication,
l’entraide, l’échange, l’amour. Le monde
actuel est plus basé sur les valeurs  dites
masculines comme la compétition, la car-
rière, l’argent. J’ai cependant bon espoir que
les valeurs féminines précitées prennent de
plus en plus de poids dans l’avenir.
Ces valeurs dites féminines ou masculines
sont néanmoins résultats de l’environne-
ment socio-économique, familial et de
l’éducation de chacun. Il ne faut pas faire
d’amalgame. Chacun d’entre a aussi bien
des valeurs féminines que masculines. Il
nous appartient de les développer.
MARGAUX BARBÉ
Étudiante et animatrice ODOD
« LES VALEURS FÉMININES CONDUISENT
À PLUS DE SOLIDARITÉ »
Après un bac scientifique, je suis actuelle-
ment en 2ème
année de BTS diététique.
J’ai connu l’ODOD grâce à mes parents
douaniers. Après des étés passés à Chalès,
j’y suis animatrice depuis 3 ans.
Les femmes sont très bien représentées à
l’ODOD, à la direction et pendant les colos
où il y a une présence majoritaire d’anima-
trices.
Selon moi, les femmes font plus appel à
l’intuition et à la persuasion. Elles ont plus
de sensibilité que les hommes qui sont davan-
tage dans la compétition et la concurrence.
Ces valeurs féminines sont de plus en plus
prises en compte dans la société actuelle
et conduisent à plus de solidarité.
DOSSIER : L’ODOD MET LES FEMMES À L’HONNEUR !
ENTRETIEN AVEC...
Femmes aux plus hautes fonctions de l’ODOD :
Depuis 2013, l’Œuvre est présidée par Marie
Devred (au centre) tandis que le Secrétariat
Général a été confié à Marie-Josée Chapeau
(à gauche). Alain Cornille, féministe convaincu,
assure toujours le rôle de Trésorier général.
FRATRIES
ET HANDICAPS
1918
PLUS D’INFO
• odod.fr bilan chiffré des
dossiers traités par la CNH,
bibliographie par âge commu-
niquée par la
psychologue.
• asfha.net (association
nationale de frères et sœurs
et frères de personnes
handicapées), parents et
fratries y trouveront conseils
et groupes de parole.
peut beaucoup perturber. « La honte est
un sentiment difficile à dire, dont l’enfant
s’accuse souvent lui même, si ce n’est
ses parents. Comme ils s’aperçoivent que
ce n’est pas admissible, ils le gardent
pour eux. Ils seraient pourtant soulagés
d’apprendre que d’autres peuvent parta-
ger ce sentiment et que ce n’est pas
monstrueux. » A l’école, leur aptitude à
tolérer le regard des autres sera détermi-
nante pour l’équilibre futur.
| La jalousie ou l’agressivité. Alors que la
rivalité fraternelle parait naturelle, celle
ressentie à l’égard d’une sœur ou un
frère handicapé se vit avec beaucoup de
culpabilité. Car l’enfant « valide » a la
chance de ne pas être aussi vulnérable.
« Pour la contrer, les parents doivent s’at-
tacher à une relation égalitaire et réduire
leur propre souffrance. Le danger est que
l’agressivité qui n’a pas le droit de 
s’exprimer se retourne contre celui qui la
ressent (ou sur un 3ème
enfant), et qu’il
somatise à travers par exemple des 
difficultés langagières. Vu ce sentiment
de « rivalité interdite », transformer les
jeux de compétition en jeux de création
est une piste. »
Cela dit, la psychologue note que l’agres-
sivité prégnante et systématique est
relativement rare chez ces enfants. La
plupart des frères et sœurs font preuve
de protection, allant parfois jusqu’à jouer
un rôle quasi parental, prenant leur part
au quotidien et soulageant leurs parents.
« Jouer un rôle, se montrer moteur, adap-
té, responsable, est très important pour
eux. Ils se disent : « au moins je contribue
En ce 6 novembre, plusieurs familles de
douaniers, venant des comités d’Amiens,
de la Direction générale, Dijon, Dun-
kerque, Ile-de-France, Paris-Est, Roissy et
Rouen, se sont retrouvées au siège pari-
sien de l’ODOD.
« Nous souhaitions faire se rencontrer
des parents confrontés, souvent sans en
parler, au handicap ; cette fois sous le
prisme de la fratrie », explique Christine
Bouressam Carrère, responsable de la
CNH et organisatrice de cette journée.
SOUTIEN ODOD AUX PERSONNES
HANDICAPÉES
Gros plan d’abord sur la CNH : son his-
toire, ses activités, ses chiffres clés.
L’occasion de mesurer combien l’Œuvre
a évolué avec les besoins et attentes
exprimées. Après les premiers secours
versés en 1974 de façon forfaitaire, les
suivants sont calculés plus finement dès
1985. « Parce que le handicap concerne
l’enfant et la famille dans son ensemble
et qu’il constitue souvent un véritable
parcours du combattant. Même si nous
savons tous qu’il apporte aussi souvent
quelque chose en plus », a commenté
Christine Bouressam Carrère.
« Dorénavant, l’ODOD apporte son 
soutien financier dès lors que la famille
supporte des contraintes ou modifica-
tions de mode de vie liées à un handi-
cap. Depuis 2011 et une meilleure com-
munication sur nos actions, le nombre de
dossiers a augmenté, s’établissant entre
490 et 540 chaque année. Ces aides 
sont non imposables car de l’ordre des
secours » a précisé Eveline Bravard,
administratrice et membre de la CNH.
Dans la foulée, des conseils ont été
donnés aux participants pour remplir les
dossiers de renouvellement et joindre le
maximum d’explications et de détails.
« Car chaque dossier bénéficie d’un exa-
men personnalisé, au cas par cas ; il est
repris à chaque fois depuis le début ».
Il a également été rappelé la non obliga-
tion mais l’importance symbolique d’être
adhérent (12 €/an) dès lors que l’on est
bénéficiaire d’une allocation handicap ;
ainsi que la possibilité de bénéficier de
subventions vacances si le surcoût lié au
handicap est justifié. Des vacances im-
portantes car elles permettent à tous de
souffler.
L’existence de réunions CNH dans les
Comités a aussi été rappelée. Les parti-
cipants en apprécient chaque fois la
dimension presque familiale, la richesse
et les bienfaits.
FRATRIES ET HANDICAP :
QUELS SENTIMENTS ?
Clémence Dayan, psychologue clinicienne
et docteur en psychologie clinique, est
intervenue après le déjeuner offert par
l’ODOD, pour évoquer ce que vivent les
frères et sœurs, à travers des travaux
théoriques et de nombreuses expériences
pratiques.
« Il est difficile pour eux de prendre leur
place face à un enfant atteint de handi-
cap », a t-elle commenté d’emblée. Si
tout le monde n’est pas forcément en
souffrance, l’idéal est de favoriser les
échanges les plus ouverts possibles sur
le sujet et faire circuler la parole.
« A l’annonce du handicap, beaucoup de
parents ressentent un séisme auquel se
mêlent parfois souffrance, culpabilité,
tristesse et anxiété. Dès lors, tous les
enfants de la famille le ressentent. Leur
perception première passe donc à travers
ce que les parents en vivent. Pour eux le
handicap, c’est souvent abstrait, compli-
qué à décrire mais ils voient bien que
leurs parents sont tristes, et parfois peu
ou pas disponibles pour eux ».
Ils ont donc besoin eux aussi de com-
prendre, poser des questions, parler de ce
qu’ils pensent et ressentent pour réduire
notamment « le sentiment d’étrangeté ».
Si certains parents peuvent vouloir
protéger par le silence leurs enfants (ou
eux-mêmes), c’est une fausse piste. D’au-
tant qu’il est essentiel pour les enfants
de se sentir actifs, alors que plusieurs
sentiments les traversent.
| La culpabilité. « Les frères et sœurs nés
sans handicap, se sentent épargnés. 
Certains pensent même qu’ils ont « pris
quelque chose » à l’autre. Ils nourrissent
à l’égard de cette lourde responsabilité
de mauvaises pensées, potentiellement
dangereuses. Nous sommes ici dans la
« pensée magique » propre aux moins de
7 ans ». Certains par exemple s’évertuent
à ne pas dépasser les compétences du
frère ou de la sœur atteint de handicap
en bridant leurs résultats scolaires.
| La honte. A une époque où il faut être
« dans le moule », le regard des autres
à adoucir un peu la vie de mes parents
en ne leur posant pas plus de problèmes.
Pour des enfants qui vivent toujours 
assez mal l’échec, cette attitude est 
porteuse de bénéfices : les parents
peuvent en profiter pour rappeler que
l’on ne peut pas toujours être des super
héros, que l’on peut être imparfaits et
faire des bêtises ». Mais attention : quand
l’enfant ne s’autorise pas à se rebeller
dans la famille, il le fait parfois en dehors...
| Identité bousculée. « Quand un frère 
ou une sœur, figure d’identification, est 
atteint de handicap, les processus
d’identification peuvent se trouver mis à
mal, et survient parfois un « fantasme de
contagion ». C’est troublant pour un 
enfant d’avoir les mêmes origines tout
en étant différent. Pour le contrer, propo-
ser de « jouer à être l’autre » peut aider
à se retrouver soi, après ».
EN GRANDISSANT...
A l’adolescence, âge où l’on prend son
envol tout en cherchant à conserver la
sécurité et l’amour que procure la famille,
la situation peut se compliquer.
« Le frère ou la sœur peut être confronté
à un sentiment de loyauté et rechigner à
abandonner à son rôle de soutien. C’est
ce qui se passe dans le film « La famille
Bélier ». Il a pourtant le droit et le devoir
de se construire en dehors. »
Quant aux choix de vie, ils seront
évidents pour certains, moins pour
d’autres. « On s’aperçoit dans les faits
que les frères et sœurs exercent souvent
des professions liées aux soins (éduca-
teur, psychologue...) dans une perspec-
tive de réparation. Ce peut être épa-
nouissant si c’est un vrai choix et que ce
n’est pas vécu comme le remboursement
infini d’une dette ».
FRATRIE ET HANDICAP,
SOURCE DE RESSOURCES
ET DE RICHESSES
Tout cela demande beaucoup de dia-
logue. La parole circule heureusement de
plus en plus et de mieux en mieux dans
les familles, alors que l’omerta prévalait
encore il y a peu.
« Dans une fratrie, le handicap génère
des sentiments complexes auxquels il
convient d’être vigilant. Pour autant, le
lien fraternel peut être une ressource
pour tous. Il peut offrir des relations de
partage, de complicité, d’amour et de
plaisirs. Pour cela, les parents doivent
créer et favoriser les occasions pour que
les frères et sœurs jouent entre eux, se
parlent... en acceptant de ne pas tou-
jours tout contrôler et en les laissant
jouer voire se chamailler dès lors qu’ils
ne se font pas mal ; en offrant des 
moments privilégiés avec chacun des
enfants et en parlant du handicap très
largement, dans ce que cela implique
comme changements ; sans avoir peur
des questions sur l’avenir ».
Pour en avoir reçu beaucoup et échangé
avec leurs parents, la psychologue
a conclu sur ce constat positif : « les 
enfants touchés par le handicap de leur
frère ou leur sœur, ont souvent une 
personnalité plus souple, plus ouverte
d’esprit, plus apte à affronter les difficul-
tés de la vie. Ils sont capables de s’iden-
tifier aux malheur des autres tout en se
sentant heureux car adultes, très souvent
ils sont plus forts ».
Face à un enfant en situation de handicap durable
ou temporaire, la fratrie est bousculée à plus d’un titre.
Pour informer et échanger, des familles douanières ont été
invitées par l’ODOD à assister à une passionnante conférence
animée par une psychologue clinicienne.
« Dans les familles atteintes par le handicap, il est essentiel que la parole
circule sans tabous et que les sentiments de tous les frères et soeurs soient
reconnus et pris en compte ».
« Les collègues parlent
peu. J’ai été étonné
de voir le nombre de
douaniers concernés
par le handicap »
	 Un douanier participant.
PUPILLE n° 200 / hiver 2015-2016 / odod.fr
odod.fr / hiver 2015-2016 / PUPILLE n° 200
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odod.fr / hiver 2015-2016 / PUPILLE n° 200
DOUANIERS ET...
AGENTS SECRETS !
Pendant la Guerre de 14-18, fut créée la première école
d’espionnage au monde. Ses « élèves » très particuliers,
essentiellement des douaniers, y apprenaient notamment
à saboter les lignes de chemin de fer et à utiliser des
pigeons voyageurs. Gros plan sur un pan méconnu
et pourtant héroïque de l’histoire douanière.
Connu pour son Relais de Templiers, son
église du XIIe
, ses vignes de Champagne
et son festival art  jazz, le coquet village
d’Hermonville abrite aussi une histoire qui
a attendu près de 100 ans pour être exhumée.
«Tout commence par les travaux de Ian
Sumner, historien britannique spécialiste
de l’armée française », raconte Gilberte
Touret. Juriste à la retraite et correspondante
pour le journal L’Union, cette passionnée
d’histoire appartient à la plus ancienne
famille locale.
En 2013, le Britannique révèle que le vil-
lage – lieu de cantonnement qui pouvait
recevoir jusque 4 000 hommes de troupe
par jour – fut la base arrière d’opérations
spéciales durant la Grande Guerre. A l’abri
des regards, s’était installée une partie de
l’Etat-Major, la Sureté et le 2ème
Bureau.
Objectif : former des espions, en grande
partie des douaniers. S’il est difficile de
connaître le nombre des « missions spé-
ciales », on sait qu’elles commencèrent dès
octobre 1914 et s’intensifièrent en 1915,
notamment en septembre, lors des offen-
sives de Champagne-Ardenne.
Héroïques et valeureux, les douaniers
l’étaient à plus d’un titre.
D’abord parce qu’ils embarquaient à bord
l’AHAD, la plaque mémoriale en honneur
des douaniers morts en mission.
« Cette abnégation, ce désir de servir son
pays coûte que coûte, quel qu’en soit le
sacrifice, mérite tout notre respect. Nous
vivons libres aujourd’hui grâce à tous ces
douaniers qui ont sacrifié leur vie sur
notre territoire, pour notre liberté », a alors
rappelé Katia Beaujard, Maire d’Hermonville.
« Chers douaniers, vous êtes les héros mé-
connus de la Grande Guerre, aux côtés
d’audacieux aviateurs comme Védrines,
Bodin, Hostein ou Guynemer. Nous vous
devons de vivre aujourd’hui dans un État
de droit, de liberté, d’égalité des chances
et de fraternité », a ajouté Gilberte Touret.
de petits bimoteurs alors que l’aviation
balbutiait.
Ensuite parce qu’ils endossaient une
fausse identité, s’en en avertir leurs
familles pour ne pas les mettre en danger.
Enfin et surtout parce qu’ils savaient que
les chances de retour étaient infimes.
Pourquoi eux ? Parce qu’ils avaient le statut
de militaire, qu’ils avaient été chassés des
frontières envahies par l’ennemi et surtout
car ils connaissaient par cœur les sentiers
de cette région escarpée. Ajoutez une
bonne connaissance de la population et
d’immenses qualités humaines qui impres-
sionnèrent jusqu’aux plus grands aviateurs
(cf. encadré)
MISSIONS TRÈS SPÉCIALES
« A Hermonville, ils apprenaient à brasser
l’hélice d’un avion, manipuler les robinets
de carburant, remettre l’avion face au vent
pour redécoller au plus vite. Ils empor-
taient une boussole, des détonateurs, des
provisions, un revolver, des vêtements
civils s’ils partaient en uniforme. Ils étaient
déposés par avion de l’autre côté des
lignes ennemies : manœuvres inédites
jusqu’ici. Ils emmenaient 6 pigeons voya-
geurs qu’ils lâchaient par deux selon le
A l’heure où les douaniers deviennent plus
exposés dans la « guerre » contre le terro-
risme (lutte contre le trafic d’armes, sur-
veillance aux frontières...), en servant avec
un constant courage la devise de leur corpo-
ration – « Honneur et dévouement » – le
patriotisme et l’abnégation de ces gabelous
méritaient plus que jamais d’être salués.
· « 14-18 : l’aviation des missions spéciales »
de Damien Rocha (06 68 82 09 01)
· « Hermonville : mémoires de la Grande Guerre »
de Gilberte Touret (06 34 40 16 80)
· Ouvrages de Jacques Mortane confident
des plus grands pilotes de la Grande Guerre
sur ahad.fr (Editions Baudinière)
déroulement des opérations », explique
Gilberte.
Souvent hélas ces douaniers courageux ne
revenaient pas : prisonniers de guerre
quand ils avaient choisi de vêtir l’uniforme
ou fusillés quand ils étaient en civil. Les
aviateurs revenaient les chercher en vain.
« Quand on n’a pas connu ces rendez-vous
manqués, on ne sait pas ce qu’est 
attendre quelqu’un qui ne vient pas » dira
Jules Védrines, l’«as des as» de l’aviation
de l’époque.
HISTOIRE ENFIN EXHUMÉE
S’il a fallu si longtemps pour connaitre les
hauts faits d’armes de ces valeureux doua-
niers, c’est que l’école des missions
secrètes portait très bien son nom : même
les habitants ignoraient ce qui s’y tramait.
Il a notamment fallu l’opiniâtreté d’un
passionné de l’aviation, Damien Rocha et
Gilberte Touret, alors adjointe au Maire,
pour que la Douane elle-même apprenne
ces épisodes de la Grande Guerre.
C’est ainsi que le 7 juin 2015 fut inaugurée,
en présence notamment du DR de Reims,
Denis Arsenieff et de Pierre Carteret,
Inspecteur régional ainsi que des repré-
sentants que l’ANAC  VG DOUANES et de
L’ancien château Communal (du nom de son ancien propriétaire) dont on vient d’apprendre
la passionnante histoire vient d’être restauré et transformé en maison d’hôtes (ici coté parc).
Sur les flancs du château, une vaste cave voûtée en sous sol était probablement la salle d’armes
et d’entraînement des douaniers espions. lechateaudhermonville.fr
Photos et compléments
sur odod.fr
i
HISTOIRE  CULTURE
DOUANIÈRES
« Les douaniers n’ont jamais reculé devant  
le danger : ils ont toujours réclamé de partir,
même sachant qu’ils n’avaient aucune
chance d’échapper à la mort. Si l’on oublie,
qu’est ce donc que la justice ? »
Jacques Mortane, aviateur
MISSIONS SANS RETOUR
« Un jour le Gal
Franchet d’Esperey
m’appelle :
– Voulez-vous voir des hommes ?  
Venez avec moi !
Ils étaient 30, tous douaniers.
Et s’adressant à eux :
– J’ai besoin d’un volontaire.  
Mission terrible ! Quelque chose  
à démolir. Celui qui le fera y
restera. Y en-a-t-il un parmi  
vous prêt à donner sa peau ?
30 bras se levèrent.
Le Général me donna un impercep-
tible coup de coude. Quelques jours
plus tard, j’enlevais mon homme et
la chose fut faite. On ne le revit plus.
Depuis j’ai un grand respect pour
l’uniforme de douanier. »
Jules Védrines (1881-1919)
La Belgique et les Ardennes françaises, étant envahies dès les premiers
jours de la Grande Guerre par les Allemands, les douaniers sont venus dans
la Marne en cachette. Les services de renseignement français fonctionnaient
alors avec les Services secrets britanniques de Folkestone.
REIMS
Merval
Baslieux
les Fismes
Hermonville
ARDENNES
AISNE
MARNE
Lieux dit 
Les Hauts Buttés
LIGNE DE FRONT
BELGIQ
UE
PUPILLE n° 200 / hiver 2015-2016 / odod.fr
22 23
odod.fr / hiver 2015-2016 / PUPILLE n° 200
DONS 
COLLECTES
Des milliers d'adhérents ont ajouté un don à
leur cotisation 2015. Faute de place, seuls ceux
supérieurs ou égaux à 50 €, figurent ici. Tous
pourtant permettent à l'Œuvre de poursuivre
son action sociale auprès de la jeunesse
douanière. Un grand merci à vous !
Le Conseil d’Administration
“Toute la corporation douanière s’est
mobilisée, bouleversée par le terrible
assassinat de Pascal ROBINSON, et des
dons nous parviennent en nombre,
en hommage à notre jeune collègue.
Bien que toutes les collectes ne soient
pas encore arrivées au siège, l’impor-
tance des sommes collectées traduit
la réelle empathie de la corporation.
„
DONS D’ASSOCIATIONS OU INSTITUTIONS
DONATEUR MONTANT
Comité Social Toulouse DNSCE suite à la dissolution du
Comité Social
3 531,07
Association LAGUICHEUSE - chorale - vente CD au profit de
l’ODOD
120
Association MOTOPOLGENDOUANES 400
COLLECTES
DONATEUR MONTANT
Les retraités du comité de Nantes suite à leur séjour à
Chalès
280
64ème
session d’AC de l’ENBD, bénéfice de diverses actions 240
Vente écusson brigade de Baisieux-Camphin 80
Reliquat collecte départ de M. Denis Arsenieff 21,50
Association retraités des Comités de Lille Valenciennes 184
Reliquat collecte départ de M. Richard Véga 21
68ème
Session des élèves Inspecteurs de Tourcoing - Noël 2015 69,92
Brigade de ROSCOFF - Décès de la mère M. Ludovic Cariou 140
Comité de MULHOUSE - Vente ferraille 339,70
Reliquat collecte - Décès de Bernard Batut, Vice-Président
de l’ODOD
240
Décès de Pascal Robinson tragiquement disparu dans l’exer-
cice de ses fonctions
3 715
Décès de Cécile Coudon Peccadeau de L’isle, victime des
terribles attentats parisiens. De la part de la 65ème
promotion
d’Inspecteurs
600
Actions des Comités lors de la Journée de l’enfance 753,40
DONS REÇUS PAR COURRIER OU EN LIGNE SUR ODOD.FR
DONS SOCIETÉS
DONATEUR MONTANT
Casino de DIVONNE 1 200
NOM VILLE DON
D. ALARCON BORDEAUX 50
T. ATCHAMA SOURAMA ST PAUL 50
T. BATAILLE MARSEILLE 50
A. BATAILLE * ST PAUL LES DAX 50
R. BOCQUILLON * MONCEAUX 50
Y. BOUQUETY HAUTOT SUR MER 50
P. CAPELLE HAVRINCOURT 50
E. CASANOVA CANET EN ROUSSILLON 50
C. CAUSSARRIEU SEIGNOSSE 50
M. CLEMENCE FRANCIN PLAISANCE DU TOUCH 50
Y.FEAU CORNEBARRIEU 50
M.FRECHOU SAINTE ANNE 50
C. FRONTIER RIVIERE SALEE 50
A.E. GABORY FORT DE FRANCE 50
F. GACH MURET 50
A. GENE STE ANNE 50
A. GERARD VAUCHRETIEN 50
M. HAUDECOEUR GARDEGAN ET TOURTIRAC 50
G. JOVIGNOT PONTARLIER 50
A. KERVADEC AMBéRIEU-EN-BUGEY 50
G.KUHNER BETTVILLER 50
R. LE BRIS DEBENNE VAUREAL 50
E. LE NY ANTONY 50
P. LEFEBVRE FONTAINES LES DIJON 50
D. LENAIN * CASTRIES 50
J.M. LETUPPE PARIS 50
R. LOUIS LE HAVRE 50
M. LUCENAY LE LAMENTIN 50
O. MABELLY LOUVRES 50
M.MALBOSC PARIS 50
D. MARTIN BIDART 50
F. MIRALLES HENDAYE 50
J.P. MOLTO NIMES 50
R. NICOLAS PLOUZANE 50
A.M.F. PHEJAR MATOURY 50
A. POCINO CIERP GAUD 50
M. PUHARRE MURET 50
S. RATINEY SAVIGNY LE TEMPLE 50
R. RIBOT CASTEIDE CANDAU 50
R.M. ROBLES LEOGNAN 50
M. ROMBEAUT AULNOY LEZ VALENCIENNES 50
Y. ROTIN LES TROIS ILETS 50
M. ROUSSET MONTMOROT 50
C. SALLABER COUTRAS 50
W. SALLE SERRIS 50
M. TASCHINI PARIS 50
S. THOLLE LILLERS 50
E. BATIGNE JACOU 58
E. GOURDET * SEDAN 58
N. GRASSET HOUILLES 58
F. HARDY TREILLIERES 58
J.P. LABARRIERE PRADINES 58
L. LE RAY * LOCTUDY 58
M. MAO LIMEIL BREVANNES 58
F. PAOLI SALICE 58
C. PETITJEAN MOIRANS EN MONTAGNE 58
J. RENARD LE MORNE ROUGE 58
J.L. SALASC SANNOIS 58
S. WALLART MARCQ EN BAROEUL 58
P. BAILLET DIJON 60
J.L. CELERIER MORLAAS 60
R. CHAKHU GRENOBLE 60
Y. CHEVROT-LAPALUS CHANGY 60
D. FOLLET DESAILLY ST ANDRE SUR CAILLY 60
C. HERMANSEN CAPPELLE LA GRANDE 60
A. LEPEINTRE VAUX SUR MER 60
M. MAISON LE LAMENTIN 60
L. MESQUIDA MEDIS 60
L. MOREIRA ARGENTEUIL 60
J.C. OGER PUILBOREAU 60
V. SATRE-BUISSON LUDRES 60
P. SOSSONG SAN MARTINO DI LOTA 60
M. BELLAS MARSEILLE 63
G. COLLIN CHARENTON LE PONT 63
M. NOEL NOUILLY 63
S. BERRIEN HANNONVILLE SOUS LES COTES 68
D. BOUCKENAERE GOGNIES CHAUSSEE 68
J. BOUCKENAERE GOGNIES CHAUSSEE 68
P. CHARPIAT COLMAR 68
J. DEDIEU COLLONGES SUR SALEVE 68
NOM VILLE DON
R. DEDIEU COLLONGES SUR SALEVE 68
V. ERNEST RUEIL MALMAISON 68
H. GARCIA SOYAUX 68
J.J. LE DEUFF RENNES 68
A. LEFEVRE LE SOLER 68
M. BEDEREDE VIEUX BOUCAU LES BAINS 70
B. LENNE * CAMBO LES BAINS 70
G. REINBOLT LOMMERANGE 70
G. MAYEUR PUILBOREAU 78
C. PORRO RUEIL MALMAISON 78
C. ULRICH NANCY 80
H. ASTRE TOURNEFEUILLE 88
N. BARBIER LE CHATEAU D OLERON 88
M. BEGUIER ARCACHON 88
J. BLANQUART BOMPAS 88
L. BRZEZINSKI VILLENAVE D ORNON 88
A. BUFFON * LES ABYMES 88
H. CANDAS CARBON BLANC 88
H. CHARPENTIER-MOUSSE ANGOULINS 88
A. DAUCHEL STELLA PLAGE CUCQ 88
E. DEROO CROIX 88
I. DUARTE NEVES ANTONY 88
P. DUARTE NEVES ANTONY 88
C. DUPOY TARNOS 88
A. EKOMIE ENGONE LES ABYMES 88
M. FECHEROLLE CYSOING 88
G. FERDANE-DEVAUX * ROMORANTIN-LANTHENAY 88
L. FERNANDEZ PEGOMAS 88
G. FREYCHE CARLA BAYLE 88
L. GABRIEL FONTAINE NOTRE DAME 88
H. GIAVELLY CANOHES 88
D. GRESSET ST GILLES LES BAINS 88
G. GUILLAUME ST MEDARD EN JALLES 88
M. GUILLOU LEZARDRIEUX 88
M. GUIOT MONTIVILLIERS 88
B. HAAG ROSBRUCK 88
V. HONOREZ JOLIMETZ 88
M. LABLANCHY LE PERREUX SUR MARNE 88
V. LAMBOURDIERE GRAND BOURG MARIE GALANTE 88
R. LE CORRE PLOEZAL 88
L. LEFEBVRE ANOST 88
D. LEFEVRE AMIENS 88
M. MARTINAND YSSAC LA TOURETTE 88
P. MASSON CLERMONT FERRAND 88
L. MAUREL VAUJOURS 88
M. MONIN NANCY 88
M. NIKLASZEWSKI JARZE 88
N. PLAINEAU * DIGOSVILLE 88
G. PRUNET PORT LA NOUVELLE 88
S. RODRIGUEZ * AULNAY SOUS BOIS 88
J. VINCENT LA GRANDE MOTTE 88
J.P. YIM MONTIVILLIERS 88
L. ZELATEUR LES ABYMES 88
M. MARHIC QUIMPER 90
J.M. MAURY MARSEILLE 93
E. LESCUYER PEYROLE 94
P. DUCOMBEAU ORNANS 98
ANONYME 100
M. ALLAINE * MODANE 100
E.R. ALUNNI * VANVES 100
D. ATZENHOFFER CHAMONIX 100
R. BARBE * TINQUEUX 100
M.A. BARUL REGULIER BASSE TERRE 100
M. BATTESTI TOULOUSE 100
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Le Pupille des Douanes n°200

  • 1. 1 PORTRAIT (p. 5) ALEXANDRA CHARTIER ŒUVRE DES ORPHELINS DES DOUANES · Hiver 2015 /2016 · n° 200 · odod.fr L’ODOD MET LES FEMMES À L’HONNEUR CULTURE DOUANIÈRE (p. 20) DOUANIERS ET... AGENTS SECRETS ! LE PUPILLE des Douanes
  • 2. 3 odod.fr / hiver 2015-2016 / PUPILLE n° 200 J e ne peux commencer cet édito sans avoir une pensée émue pour nos collègues Cécile Coudon et Anne-Laure Arruébo et toutes les autres victimes des terribles atten- tats parisiens de 2015 ; ainsi que pour Pascal Robinson, lâchement abattu dans l’exercice de ses fonctions. Nous avons tous été boule- versés par ces tragédies et désormais, dans la mémoire collective douanière, il y aura un avant et un après novembre 2015. Alors que le visage de nos collègues défilait sur l’écran, une minute de recueille- ment a ouvert notre Assemblée Générale Extraordinaire du 15 décembre dernier. Objec- tif premier : soumettre au vote des délégués de l’ODOD, la promesse de vente de la forêt Nord Chalésienne. Approuvé à une très large majorité, il s’agit d’un pas de plus vers l’élaboration d’un nouveau « modèle écono- mique » appelé de vos vœux. Comme nous nous y étions engagés en Assemblées Générales au moment de la fermeture de l’internat, les économies réali- sées sur les dépenses de fonctionnement seront redéployées au renforcement de notre action sociale et au rétablissement de nos équilibres financiers. Plusieurs commissions internes (Stratégie, Secours, Handicap, Education, Statuts, etc.) ont d’ores-et-déjà réfléchi collectivement pour proposer à la prochaine AG des mesures d’actions sociales nouvelles. Elles seront en phase avec les besoins et attentes des familles douanières. A l’heure où les doua- niers, à l’image de tous les Français, subissent toujours les affres de la crise finan- cière et luttent pour la sauvegarde de leurs emplois, l’ODOD doit être aux avant-postes de la solidarité et de l’entraide qui irriguent depuis toujours notre corporation. Hormis le renforcement de notre action sociale, un autre sujet nous inspire de l’espoir en ce début d’année : la place centrale qu’oc- cupent les femmes dans la société en général et à la Douane en particulier. Alors, à quelques semaines de la Journée internationale des droits des Femmes, le 8 mars prochain, l’ODOD qui a toujours milité pour l’égalité des droits hommes/femmes a le plaisir de mettre à l’honneur ses adhé- rentes, salariées, déléguées, collègues et admi- nistratrices. Elles partagent dans ce dossier leurs histoires et leurs visions. De quoi trouver l’inspiration pour une année 2016 que je vous souhaite pacifique, fraternelle et résolument tournée vers les autres ! Marie DEVRED, Présidente « Aux avant-postes de la solidarité et de l’entraide qui irriguent depuis toujours notre corporation » 2016 : ESPOIR ET DÉTERMINATION Éditorial 12 6 11 20 Sommaire 03 Éditorial 04 L'ODOD c'est aussi eux ! Arrêt sur image • Portrait : Alexandra Chartier • Interview : Ollivier Leven • 07 Actualité de l'ODOD 12 DOSSIER L’ODOD met les femmes à l’honneur 18 Les handicaps et nous Fratries et handicaps 20 Histoire culture douanières Douaniers et... agents secrets ! 22 Dons collectes www.odod.fr Des réactions, des actualités à annoncer ? Ecrivez-nous sur courrierpupille@odod.fr Pour adhérer à l’ODOD ou faire un don, contactez votre délégué régional ou le siège de l’Œuvre des Orphelins des Douanes CONTACTS  ODOD Œuvre des Orphelins des Douanes Association reconnue d’utilité publique, fondée en 1918 « Le Belvédère » / 118-130, av. Jean Jaurès - 75019 Paris Tél. 01 44 52 14 14 - Fax 01 44 52 14 15 - odod@odod.fr Coordonnées de vos délégués régionaux sur odod.fr LE PUPILLE DES DOUANES Directrices de la publication : Marie Devred et Marie Josée Chapeau | Coordination éditoriale : Monique Arzul | Création et mise en page : www.alexie.co.uk | Rédaction : carolegalland@wibox.fr | Impression : Imprimerie le Réveil de la Marne à Epernay | Crédits photos : Carole Galland - Annabelle de Freitas Imprimé en 14 350 exemplaires et distribué gratuitement à tous les adhérents de l’ODOD. EN COUVERTURE DE CE NUMÉRO : 1ère ligne de gauche à droite : Rachel Robic, délé- guée Comité de Bretagne - Marie-Françoise Millerou, Conseil de Surveillance, Midi-Pyrénées - Océane Couturier, déléguée adjointe, Amiens - Line Certain Messager, déléguée Martinique - Nadège Plaineau, Administratrice, comité de Caen 2ème ligne : Isabelle Denis, déléguée Comité ENDLR - Sylvie Brie, déléguée, comité Paris CID - Karine Mailhe déléguée Comité de Toulouse DNSCE 3ème ligne : Françoise Reynes, déléguée Poitiers - Rahabati Mahadali, déléguée Comité Mayotte - Caroline Sarda, déléguée Comité Montpellier - Sylvie Caron, déléguée de Strasbourg - Marie-Paule Alcantara, Conseil de Surveillance et déléguée de Dijon.
  • 3. PUPILLE n° 200 / hiver 2015-2016 / odod.fr 4 5 odod.fr / hiver 2015-2016 / PUPILLE n° 200 L  e sourire large et le regard qui pétille. C’est immédiatement ce qui vous arrime à Alexandra. Pas évident pourtant d’interviewer cette pudique Auvergnate. « D’une façon générale je préfère être dans l’ombre, derrière mes fourneaux, que sur le devant de la scène. Mais je vais faire de mon mieux » confirme-t-elle. A voir son sourire embarrassé, on comprend que ce n’est pas une simple pose. DE L’AUVERGNE À LA BRETAGNE, EN PASSANT PAR LE SUD. Issue d’une grande famille de 7 enfants, Alexandra passe un CAP de cuisine puis travaille auprès de son frère Bruno, restau- rateur à Montluçon. Il l’initie au service en salle et aux cuisines avant qu’elle ne de- vienne commis de cuisine aux Ducs de Bourbon, hôtel restaurant très renommé dans la région. A port Cros, près de Hyères dans le Var, elle se construit une expérience pendant trois ans, comme assistante gouvernante. Changement de décor en 2003. Alexandra arrive dans le Morbihan et travaille dans un hôtel de charme, face à la gare de Vannes. Après un passage enrichissant en cantine scolaire, la jeune femme rejoint un traiteur ; expérience qui ajoute d’autres cordes à son arc. On devine que l’éner- gique quadra fonctionne à l’instinct, aux challenges et à la confiance. « La stabilité n’a jamais été mon principal objectif », sourit-elle. Il semble pourtant qu’elle ait cette fois envie de poser ses valises dans cette splendide région du Golfe du Morbihan : « Dès que je suis arrivée en Bretagne, j’ai trouvé les gens plus authentiques ! ». CUISINER POUR LES ENFANTS DE DOUANIERS ET LES FAMILLES Pourquoi ce métier ? « J’ai toujours vu ma mère cuisiner, notamment le pâté aux pommes de terre, une délicieuse spéciali- té auvergnate. C’est assez simple en fait : j’aime manger et le partager ! Ma nature ? Réservée mais communicante. Car oui, vraiment j’aime transmettre ». A 43 ans, Alexandra continue d’explorer et de découvrir les cuisines du terroir et du monde car selon elle « rien n’est jamais acquis ». Fan d’épices et de nouvelles sa- veurs « d’un peu partout », elles s’emploie a créer régulièrement de nouveaux plats, en chantant souvent des airs d’opéra. « Cela ne m’empêche pas d’aimer le tradi ! » précise-t-elle avec malice. Sans oublier ses légendaires galettes dorées et adorées des 190 adolescents qui s’en régalent au mini- mum une fois par séjour. Il est évident que les jeunes qui ont la chance de vivre ici l’été en pension com- plète, durant trois semaines, ont ressenti cet esprit de partage, de découverte et cette simplicité généreuse. « Les adolescents sont à l’image de leurs parents je pense, de plus en plus friands de plats venus d’ailleurs : les pizzas évi- dement mais aussi les plats mexicains, asiatiques, épicés raisonnablement... ». Mais attention : Alexandra est aussi exi- geante sur l’hygiène et la propreté de ses cuisines et de son matériel, que sur le gaspillage ! C’est également une femme rigoureuse qui travaille régulièrement en lien avec Isabelle Jame, adjointe de direction à Bilhervé. « Nous collaborons pour définir les menus afin qu’Isabelle puisse commander aux fournisseurs en conséquence. C’est un plaisir car nous avons souvent les mêmes goûts et nous nous inspirons l’une et l’autre ». La jeune femme, également passionnée d’images, de photos, et d’« esthétisme au sens large » est ravie d’être dorénavant employée en CDI. « Cela me permet d’avoir quelques projets, comme ce premier petit chez moi que je me suis acheté » conclut- elle avec un large sourire. PORTRAIT ALEXANDRA CHARTIER, C’EST ELLE QUI RÉGALE ! Après un récent passage sur TF1 pour ses inénarrables galettes bretonnes, Alexandra, Chef cuisinière de L’ODOD à Bilhervé, garde la tête froide. Rencontre avec une salariée discrète et lumineuse qui régale chaque été les enfants de douaniers ; et les familles accueillies durant l’année. L’ODOD C’EST AUSSI EUX ! « C’est assez simple en fait : j’aime manger et partager ! » Mini bio · 2003 / 2004 : CAP Cuisine · 2013 : arrivée à Bilhervé · Mars 2014 : employée en CDI · Juin 2014 : élection au CHSCT de l’ODOD · Novembre 2014 : Formation Ducasse « Les baignades de Chalès, des souvenirs pour toute la vie »
  • 4. PUPILLE n° 200 / hiver 2015-2016 / odod.fr 6 7 odod.fr / hiver 2015-2016 / PUPILLE n° 200 de 2 infirmières, également pompiers vo- lontaires. A chaque colo d’été, l’Œuvre re- crute des assistants sanitaires qui peuvent donner les premiers soins. Bien sûr, dès qu’il y a un « bobo » plus important, nous transférons le patient par le bateau passager ou celui des pompiers pour rejoindre le ser- vice des urgences de Vannes. Dans les rares cas où il y a eu un problème, les secours ont toujours pu être apportés rapidement COMMENT VOUS ORGANISEZ-VOUS ? OL | C’est un peu une vie de marin. Durant la période d’activité, je reste souvent sur place. Je m’organise pour rentrer chez moi à Lorient en fonction de la charge de tra- vail et des événements. Et quand je repars de chez moi c’est toujours avec une bonne quantité d’affaires de rechange au cas de changement de programme. CELA INFLUENCE-T-IL LA FAÇON DE MANAGER LES ÉQUIPES ? OL | Non, car il y a beaucoup de fluidité et de communication entre nous. Je suis adepte du management participatif en im- pliquant davantage les collaborateurs dans le fonctionnement de l’établisse- ment, notamment au niveau de la prise de décision. QUELS PUBLICS ACCUEILLEZ-VOUS ? OL | Au-delà des 170 ados entre juillet et août, il y a les classes de mer (part impor- tante de notre activité) et les familles, avec une priorité et un tarif privilégié accordés aux douaniers (-18 % sur le prix public). UNE PRÉSENTATION RAPIDE ? Ollivier Leven | J’ai 48 ans. Breton d’ori- gine, j’ai passé l’essentiel de ma carrière dans le tourisme social où j’ai occupé dif- férents postes : saisonnier, économat, res- tauration, gestion et management. Je suis très heureux d’avoir rejoint l’ODOD qui place l’humain au centre de ses valeurs ; et enchanté de travailler sur une île aux paysages si préservés et sauvages. L’INSULARITÉ GÉNÈRE-T-ELLE DES CONTRAINTES ? OL | La plus importante est liée à l’appro- visionnement – surtout alimentaire – car les transports se font tous en bateaux depuis le continent à partir de Séné. Les barges n’arrivent pas tous les jours, ni à horaires fixes. Il faut bien anticiper car cela peut impacter le client et les équipes et générer des surcoûts, le transport étant facturé au poids. Côté ressources humaines, à l’année ou en saisonnier, il faut aussi tenir compte des horaires des bateaux quand on établit les plannings des équipes. Même si se rendre au travail en bateau est plutôt agréable ! Il y a aussi la variable médicale car il n’y a pas de médecin sur l’île, toutefois dotée Sans oublier les événements familiaux, séminaires et « incentives » qui peuvent accueillir jusqu’à 125 personnes. Précisons qu’au-delà de l’hébergement et de la restauration (1/2 pension ou pension complète), nous proposons des activités nautiques ; notamment des sorties en bateaux à voile ou à moteur dans le Golfe du Morbihan, parmi les plus belles baies du monde. DES PROJETS ? OL | Avec l’équipe, nous travaillons sur plusieurs axes de développement, tel que la création de produits touristiques adap- tés à la situation de l’établissement, à son niveau d’équipements, à son savoir-faire actuel. Nous avons par exemple décidé d’accueillir les familles douanières à de nouvelles périodes comme l’été (en dehors des 6 semaines réservées aux colonies) et à l’Ascension. L’idée est de faire découvrir ou redécouvrir ce bijou au monde doua- nier et plus largement à un maximum de personnes, c’est ainsi que nous pérenni- serons cet équipement exceptionnel. Propos recueillis par Carole Galland INTERVIEW OLLIVIER LEVEN Le nouveau Directeur du Centre de Bilhervé, domaine de l’ODOD dans le Golfe du Morbihan, nous explique les plaisirs et contraintes liées à l’insularité. ACTUALITÉS DE L’ODOD L’ODOD C’EST AUSSI EUX ! « Accueillir les familles douanières à de nouvelles périodes » AGENDA — 19 ET 20 MARS L’ODOD organise les 19 et 20 mars un grand week-end à Chalès consacré aux « dys »... dyslexie, dysortho- graphie, dyspraxie, etc. Renseignez-vous auprès de votre délégué ODOD. — 14 FÉVRIER Date limite des préinscriptions séjours. i infos et tarifs 2016 sur odod.fr, rubrique « nos centres ». Bilhervé en chiffres · 8 CDI (+1 apprenti à l’année) avec pic de 34 salariés (dont saisonniers colonies) en haute saison. · 36 hébergements, 127 lits sur 4 bâtiments. · 12-14 ans : âge des enfants de douaniers accueillis durant l’été 2016. « Nous nous sommes engagés à diminuer les frais de structures pour développer plus d’action sociale. Ce projet ambitieux prend forme, c’est une chance pour tous les enfants de la corporation. » ILS ONT DIT Marie Devred, lors de l’AGE du 15/12/2016 bâtiments épars d’une super- ficie totale d’environ 240 ha. Après délibération, l’AGE a au- torisé (14 147 pour, 307 voix contre) la cession de ce bien immobilier pour un montant légèrement supérieur à l’esti- mation effectuée en juin 2015 par la Direction Départemen- tale des Finances Publiques de Loir-et-Cher (France Do- maine). ELU ODOD : POURQUOI PAS VOUS ?! Conformément à ses statuts, l’ODOD renouvelle cette année une partie* des membres de son Conseil d’Administration, des Conseils régionaux et des membres du Conseil de Sur- veillance. Pour le Conseil d’Administra- tion et le Conseil de Surveil- lance, l’élection aura lieu lors de la prochaine Assemblée générale (AG). Celles des Conseils régionaux se dérouleront lors des AG FORÊT DE CHALÈS BIENTÔT VENDUE Le 15 décembre, les délégués ODOD de métropole et d’outre- mer se sont retrouvés enAssem- blée Générale Extraordinaire à la DNRED (Ivry-sur-Seine) pour s’exprimer sur le projet de vente de la forêt Nord de Chalès ; la scission par lot étant plus opportune pour l’ODOD, propriétaire du Do- maine. Outre les administrateurs, 42 comités régionaux étaient re- présentés, porteurs des voix de 14 454 adhérents (93 % du total), ainsi que Pierre Guil- laud directeur du Domaine de Chales et Claude Arthar clerc de Notaire à Salbris. Les participants ont été infor- més de l’identité de l’acheteur et du montant de la transac- tion concernant cette proprié- té de chasse forestière et d’agrément, composée d’un territoire en partie boisé avec étangs et cinq ensembles de EN BREF régionales de chaque Comité en mai ou juin prochain. Des informations complémentaires vous seront adressées en complément de l’envoi de votre matériel de vote. Tout adhérent à jour de sa cotisation peut se porter can- didat. Les membres sortant peuvent également se repré- senter. Etablies sur papier libre (avec mentions des noms, prénom, date de naissance, adresse, grade, comité régional de ré- férence, fonction éventuelle déjàexercéeauseindel’Œuvre). • les candidatures aux Conseil d’Administration et Conseil de Surveillance sont à envoyer à votre délégué régional ou di- rectement au siège de l’ODOD avant le 1er avril 2016, • celles destinées au Conseil Régional doivent être adres- sées à votre délégué régional avant le 1er mars 2016. L’Œuvre a besoin de douaniers militants, solidaires et engagés pour l’incarner et faire vivre ! Pourquoi pas vous ? *Les dernières modifications Statutaires votées lors de l’AG de juin dernier portant sur la modification du scrutin sont en cours d’examen par le Ministère de l’Intérieur et ne pourront rentrer en application qu’après validation et publication au journal officiel.Assemblée générale extraordinaire le 15 décembre 2015 à la DNRED
  • 5. PUPILLE n° 200 / hiver 2015-2016 / odod.fr 8 9 odod.fr / hiver 2015-2016 / PUPILLE n° 200 « Le petit-déjeuner organisé à la DR de Bayonne a été très bien accueilli ! »   Sophie Gadré, Bayonne „ Rendez-vous en novembre 2016 ! Les retours témoignent d’une jour- née largement couronnée de succès, même si certains auraient souhaité encore plus de collègues présents. Il est vrai que le contexte post-atten- tats de Paris rendait certaines dispo- nibilités difficiles et les esprits bien moroses. Cette parenthèse de convivialité a été vécue comme une petite bouffée d’oxygène et beaucoup ont envie de réitérer l’an prochain cette manifes- tation. Les comités ont inscrit de nouveaux adhérents (ou récupéré des cotisations d’étourdis) : un vrai plus non négligeable de ces manifes- tations régionales. Un grand merci à la Direction Générale qui a autorisé toutes ces manifestations dans les locaux administratifs. Marie Devred, Présidente de l’ODOD „À REFAIRE ! Les manifestations ont eu lieu sur quatre sites : à Saint-Germain-en-Laye (Direction), Trappes, Gennevilliers et Corbeil/Evry. Nous avions tous besoin de ce moment de convivialité et de détente et de nouvelles cotisations sont rentrées. A l’unanimité : « c’est à refaire ! » Edith Aubert-Fardin, Paris Ouest LES ENFANTS ÉTAIENT HEUREUX ! Le café du matin fut très convivial et les agents ont beaucoup apprécié. Le goûter des enfants s’est aussi très bien déroulé, entre jeux et gourmandises. A 19 h, tout le monde est rentré chez soi en espérant pouvoir se retrouver très bientôt. Les en- fants étaient repus, fatigués mais heureux ! Les parents ont fait part de leur joie et satisfaction et remercient encore l’ODOD pour cette formidable fin d’après midi. Marie-Yvonne Buscaglia, Bourg en Bresse FRATERNITÉ ET SOLIDARITÉ S’associer pour la 1ère fois à la journée mondiale de l’enfance. Quoi de plus légi- time pour notre Association puisque sa cause est celle de l’enfance douanière ! Nous avons mis en place deux actions : petit-déjeuner à la Direction régionale de Perpignan et repas (concocté par Cathy Leuillet, membre du comité régional) orga- nisé au centre de viticulture à Narbonne. Marie-Thérèse Munuera, Perpignan   CONCOURS DE DESSIN ET ENTHOUSIASME PARTAGÉ Nous avions organisé un concours de des- sin et une pause-café pendant la période méridienne pour présenter les « œuvres d’art » et l’action de l’ODOD. Les collègues venus voir cette petite exposition, ont par- tagé ce moment de convivialité et mani- festé leur enthousiasme. Anne Laut, Amiens DES QUESTIONS SUR L’ACTION SOCIALE DI/DR, site de Condorcet, Brigade de Lyon, Bureau de Lyon Aéroport, Bureau de Valence et Division-Service Viticulture : sur les 6 sites organisateurs, ont participé en- viron 140 douaniers grâce à l’implication d’une douzaine de membres du comité. Initiatives unanimement appréciées avec beaucoup de questions sur l’action sociale (principalement sur soutien scolaire et les secours maladie), les cotisations... Beau- coup de jeunes parents ont posé des ques- tions sur les colos, notamment leurs coûts et furent agréablement surpris du reste à charge famille. Bilan très positif donc : on sentait les collègues plus intéressés et concernés qu’en AG locale. On a parlé de l’Œuvre autrement qu’à travers nos rap- ports. Autre constat : le Pupille est attendu dans les familles, lu et apprécié de tous ! Sophie Castin, Lyon MOMENT DE CONVIVIALITÉ CHALEUREUSEMENT APPRÉCIÉ Entre le petit-déjeuner au bureau de Bou- logne et l’après-midi café gourmand à la DR, une quarantaine de personnes est ve- nue à notre rencontre, dont Stéphane Mage le Directeur Régional. Manifestation très appréciée en cette période un peu difficile. Annette Plé, Dunkerque NOMBREUX ÉCHANGES Nous avons organisé un déjeuner crêpes sur le site de St Nazaire (bureau et brigade) et un petit déjeuner sur le site de la DRGC (Garde Côtes et Recette régionale). Les collègues ont été très satisfaits de ces 2 rencontres, il y a eu de nombreux échanges sur les différentes actions de l’ODOD et sur Chalès. Quelques collègues en ont profité pour acquitter leur cotisation. Tous sont partants pour renouveler ce moment de convivialité. Pascale Toulzac, Nantes PARENTHÈSE POUR LES PETITS ET LES GRANDS De la DR à Annecy à Annemasse, en passant par Bourg en Bresse, Saint-Julien, la Ferney-Voltaire, Gex et Chamonix, tous les agents ont apprécié les moments de convivialité offerts aux douaniers et aux enfants (avec présence de clowns), grâce aux membres du comité très impliqués dans ces manifestations. Christine Bouressam-Carrère, Le Léman Engagés pour la journée de l’enfance ! La quasi-totalité des 49 Comités régionaux de l’ODOD, en métropole comme en Outre- Mer, a organisé le 20 novembre dernier, sur plusieurs dizaines de sites, des ren- contres conviviales – petit-déjeuner, pause- café, repas, verre de l’amitié, goûter... – avec les collègues douaniers, adhérents ou non. Objectifs : partager un moment de détente, évoquer l’ensemble des interven- tions sociales de l’Œuvre (dont l’étendue n’est pas toujours bien identifiée chez tous les douaniers) et expliquer en quoi il est plus que jamais essentiel, dans le contexte actuel, d’adhérer ou renouveler l’adhésion à cette association intimement liée à l’identité douanière. PETIT DÉJEUNER BORDELAIS A Bordeaux, dans le mythique Hôtel des Douanes, un petit-déjeuner bien consis- tant a été proposé, entre 8 h 30 et 10 h 30. Les membres de la DI, de la DR, du Musée des Douanes et du CSRH – qui centralise dorénavant la gestion de toutes les paies des douaniers – se sont ainsi succédés dans la salle du réfectoire. « Plus de 80 personnes ont discuté, échan- gé, renouvelé leur adhésion voire adhéré pour la première fois. Tous n’étaient pas là en même temps pour ne pas paralyser les services mais nous étions satisfaits du nombre de participants », commente Clau- dine Grenier, déléguée du Comité ODOD de Bordeaux. « C’était une belle occasion de croiser les collègues et discuter dans une ambiance bon enfant, a estimé Cécile Rivièrre, délé- guée adjointe qui devrait succéder à Clau- dine à partir de septembre prochain. Adhé- rer à l’ODOD est un geste social et solidaire, qui permet qui permet à l’Association de de garder sa force historique et humaine ». Fervent défenseur de l’Association, le Directeur Interrégional des Douanes à Bordeaux a également apprécié : « Je suis adhérent de l’ODOD depuis toujours : ce genre de manifestation contribue à animer le site et à créer du lien. L’Œuvre pourrait le faire deux fois par an ! » a ainsi conclu Jean-Roald L’Hermitte. Témoignages de douaniers ACTUALITÉS ODOD Les Comités régionaux ont participé à la journée internationale de l’enfance en novembre dernier. Moments très appréciés de convivialité et de discussions sur les actions sociales de l’Œuvre, engagée depuis près de 100 ans en faveur de l’enfance douanière. « Tout s’est très bien passé à la BSITM » (Brigade de surveillance intérieure trans- manche) Véronique Giblin, Comité de Paris « L’ambiance était bonne et les collègues ont vraiment apprécié l’initiative.   Ce fut l’occasion de parler de l’action de l’Œuvre. » Luciano Spincer, La Réunion Plus de 80 douaniers ont participé au petit-déjeuner à Bordeaux. À LA UNE ! Toutes les photos sur odod.fr
  • 6. PUPILLE n° 200 / hiver 2015-2016 / odod.fr 10 11 odod.fr / hiver 2015-2016 / PUPILLE n° 200 COMITÉ DU LEMAN 1 Le 26 septembre, les Comité social et ODOD ont organisé une sortie avec 18 enfants et 30 retraités à Saint Génix sur Guiers (73). Au musée Louis Mandrin, ils ont découvert, de manière ludique et interactive, la vie de ce célèbre contrebandier du XVIIIème siècle. Munis d’un parchemin, les enfants ont ensuite exploré le village à l’aide d’un jeu de piste pour dénicher la recette du célèbre gâteau qui a fait sa renommée avec récom- pense à l’arrivée. Tous ont ensuite dégusté un pique-nique puis un goûter sous un soleil radieux. Les anciens ont poursuivi la journée par un repas chantant (et dansant) à l’auberge de Mandrin situé à Dullin. Une belle journée intergénérationnelle. COMITÉ DE BORDEAUX 2 Claudine Grenier, correspondante sociale et Déléguée, est engagée auprès de l’ODOD depuis 30 ans et Jean Alcala, élu au comité ODOD et président du comité MDD ont été décoré le 30 novembre dernier de l’Ordre National du Mérite par le DI Jean-Roald L’Hermitte. Une distinction légitime pour leurs par- cours militants et sociaux remarquables. COMITÉ DE GUADELOUPE 3 Plusieurs sorties furent proposées l’été dernier aux enfants de Guadeloupe, avec le soutien financier de l’ODOD. Séquence mémoire et émotions le 11 août lors d’une visite en famille du tout nouveau Mémorial Act (en photo), le plus grand musée au monde consacré au souvenir de la traite négrière et de l’escla- vage. Séquence sensation le 12 août au Trapezcool, où 16 jeunes acrobates ont évolué dans les airs de Saint-François. Côté fun enfin, le comité a organisé le 13 août une sortie à Karukéraland où 15 enfants s’en sont donnés à cœur joie. COMITÉ DE PARIS EST 4 Le Comité social et celui de l’ODOD ont organisé les 10 et 11 octobre un week-end familial à Chalès. Les 32 participants ont pu découvrir le Domaine et les alentours tandis que grands et petits ont particulièrement apprécié la visite du Musée du cho- colat à Bracieux ainsi que les différentes activités proposées dont un mini concours de pétanque. Vous l’avez découvert à votre domicile ou déjà feuilleté avec votre délégué ODOD ? Le catalogue 2016, qui fait notamment la part belle aux séjours linguistiques, est truffé de surprises. Vous pouvez préinscrire vos enfants avant le 14 février ! Connue pour les secours qu’elle verse aux orphelins ou aux enfants atteints de han- dicaps, l’ODOD propose aussi à tous les enfants de douaniers une pléiade de sé- jours subventionnés, à prix très intéres- sants. Objectif : offrir des moments de bonheur au maximum d’enfants, tout en contribuant à leur autonomie et à leur épa- nouissement. QUE RETENIR DES SÉJOURS 2016 ? • Si la vente du Domaine a été votée en septembre dernier, la destination Chalès (en Sologne) est maintenue cet été, mais uniquement pour les 6-11 ans. • Le centre de Bilhervé (île d’Arz, Golfe du Morbihan) s’ouvre quant à lui aux 12-14 ans tandis que les 15-16 ans découvriront le magnifique centre avec piscine de Val Cenis (Haute Maurienne). Encadrés par des moniteurs et directeurs de centre « made in ODOD », ils découvriront des activités de haute montagne ultra-toniques : ran- donnée, entraînement à la plongée sous marine (en piscine intérieure avant de plonger en lac naturel), canyoning, rafting, VTT, escalade ou via ferrata. • Plus nombreux que l’année passée, les séjours linguistiques sont aussi presque tous nouveaux : destination Barcelone pour ceux qui étudient l’espagnol en 2de langue ; séjours linguistiques à Pâques pour les 15-17 ans (et plus seulement en été) ; séjour initiation au manga ; nouvelle destination avec l’Irlande ; et enfin, avec le « club 4 », des immersions intensives en groupes de quatre jeunes, logés chez l’ha- bitant. Sont maintenus les séjours Harry Potter toujours demandés (mais cette an- née en juillet et aussi en août) et Univer- sity of Essex. • Mini séjours Londres et Barcelone en début et fin de vacances d’été. • Si les séjours pédagogiques prépa bac (pour les classes de 1ère et Terminales) sont reconduits à l’identique, toujours à Pâques au Domaine de Bilhervé, le séjour « English kids » (pour les CM2/6ème ), toujours à Chalès, s’enrichit cette année d’« English junior » (pour les élèves de la 5ème à la 3ème ). • Les ados de 17 ans qui partent pour la dernière fois avec l’ODOD sont particuliè- rement gâtés en 2016 avec non plus une, mais deux destinations lointaines (Hong- Kong et la Thaïlande) ainsi qu’un grand et onirique trek en Finlande. • Côté BAFA, le séjour se tiendra comme d’habitude lors des vacances de Toussaint mais cette fois sur le domaine de Bilhervé garanti iodé ! SÉJOURS À PRIX DOUX Enfin, conformément à l’engagement de redistribuer une partie des économies générées par la fermeture de l’internat de Chalès vers les familles, le Conseil d’Admi- nistration a augmenté de 50 € sa partici- pation déjà conséquente (voir chiffres clés) sur le reste à charge des familles (hors sé- jours pédagogiques et BAFA). Une remise déjà intégrée. « En ces temps difficiles, réduire encore un peu le coût restant aux familles était une volonté politique forte, confirme Sophie Castin, membre de la commission vacances. D’autant que la plupart des séjours pro- posés connaissent une augmentation de 2 à 5 %, voire 9 % pour les séjours linguis- tiques ! Quant au très beau site de Val Cenis que nous avons attentivement visi- té, il sera réservé aux 15-16 ans. Nous es- pérons qu’il plaira aux ados afin peut-être d’offrir à terme, une alternative à Chalès ; 100 % nature, sports et montagne ». Il ne reste plus qu’à choisir en famille et rêver à l’été qui arrive... Séjours ODOD : le plein de nouveautés ! ACTUALITÉS ODOD ÇA SE PASSE PRÈS DE CHEZ VOUS Tout au long de l’année, l’ODOD est présente sur le terrain. A côté de leurs missions d’accom- pagnement des familles, les comités régionaux organisent des sorties éducatives ou événements à dimension caritative. Quant aux bénévoles qui les animent, ils reçoivent parfois des récompenses bien méritées... 1 3 2 4 En 2015, • 844 enfants partis en vacances grâce à l’ODOD, dont 535 6-12 ans à Chalès et 158 13-15 ans à Bilhervé • 104 places en séjours ados hors de France • 99 places en séjours linguistiques • 40 à 70% du prix du séjour : fourchette des subventions de l’ODOD • 10 paliers de subvention différents selon les quotients familiaux • Une participation très conséquente de 302 à 1 436 € par séjour au bénéfice des familles. CHIFFRES CLÉS 1 2 3 4 i Catalogue à consulter à votre Comité ODOD ou en ligne sur odod.fr
  • 7. PUPILLE n° 200 / hiver 2015-2016 / odod.fr 12 13 odod.fr / hiver 2015-2016 / PUPILLE n° 200 DOSSIER L’ODOD MET LES FEMMES À L’HONNEUR ! Quasi absentes des effectifs il y a 40 ans, les femmes ont peu à peu investi la sphère douanière. Des opérations commerciales à la surveillance, des « métiers d’hommes » jusqu’à la Direction Générale ! Elles sont nombreuses, résolument tournées vers les autres, parfois militantes des premiers jours, toujours empreintes d’humanité, dans le droit fil des valeurs sociales portées par l’ODOD. A l’approche de la journée internationale des droits des Femmes le 8 mars, l’Association a souhaité leur donner la parole. MARIE-FRANCE BRILLON Agent des douanes en retraite, administratrice de l’ODOD de 1986 à 2005 « LA MIXITÉ, C’EST UN ÉQUILIBRE : NOUS SOMMES COMPLÉMENTAIRES ». DÉBUTS DIFFICILES POUR LES FEMMES Je suis entrée en Douane en 1970, année où le concours surveillance fut ouvert pour la 1ère fois aux femmes. Pour mon premier poste, l’accueil fut spécial : mes collègues masculins avaient appelé la presse car j’étais pour eux un « spécimen ». Mais rien pour m’accueillir, pas même une simple chaise. En somme, les femmes à l’époque n’étaient pas très attendues. Cela a été bref. Après quelques mois comme secrétaire de l’Inspecteur Principal, j’ai entendu parler de la Mutuelle des Douanes et de l’ODOD et me suis tout de suite dit « m’occuper des autres, c’est ça qui m’intéresse ! ». J’ai donc été « mise à disposition » de la MDD et de l’ODOD de 1971 à 2001, au comité de Lille. Même dans ces structures, il n’y avait au début que des hommes et mon arrivée a bouleversé les habitudes. Ayant toutefois, comme beaucoup de femmes, une bonne capacité de travail, je me suis faite accep- tée. J’ai d’ailleurs toujours apprécié de travailler avec des hommes ! EVOLUTIONS ET NOUVEAUX ÉQUILIBRES L’arrivée des femmes en douane a été une petite révolution. A l’époque, sur le terrain, les douaniers hommes étaient dans une routine– même les usagers n’aimaient pas avoir affaire à des femmes ! – alors qu’au- jourd’hui tout le monde est beaucoup plus ouvert. Chacun s’est progressivement adapté. Pour les femmes, travailler de nuit, le dimanche et le jour de Noël avait – et a encore – des incidences sur la vie de famille. Il a tous fallu trouver de nouveaux équilibres. ENGAGÉE À L’ODOD Je suis devenue administratrice de l’ODOD en 1986. Il n’y avait alors qu’une seule femme au Conseil d’Administration. Je me souviens d’une équipe formidable, quasi- ment une famille. En tant que femmes, peut-être examinions-nous les dossiers avec une fibre plus « maternelle » ; même si les administrateurs avaient les mêmes ressentis que nous à l’égard de certains cas douloureux. Notamment quand nous nous sommes aperçus du nombre de fa- milles douanières atteintes par le handicap. SPÉCIFICITÉS FÉMININES ? Il me semble que les femmes sont plus consensuelles dans la prise de décision. Elles essaient d’arrondir les angles tout en étant claires et nettes. Elles ont aussi un rapport fort à l’engagement, expriment plus leurs émotions et font souvent preuve d’intuition et de tolérance. Elles sont plus dans la coopération que dans la compéti- tion. Avec ces qualités et une parité bien- venue, nous avons peut-être amené une nouvelle logique en Douane. Mais hommes et femmes sont complémen- taires. Il ne s’agit pas d’être contre eux mais avec eux ! STÉPHANIE UHEL Maître-de-chien anti-stupéfiants depuis 2005 à Paris Ouest. « ASSUMER PLEINEMENT CARRIÈRE ET VIE PRIVÉE BIEN QUE NOUS SOYONS OBSERVÉES ET JUGÉES. » Je suis entrée en douane en 2002 à l’âge de 20 ans. Historiquement c’étaient les hommes qui exerçaient les fonctions de douaniers. Actuellement les femmes repré- sentent environ 26 % dans la branche de la surveillance où nous avons largement notre place ! Pour faire une bonne équipe sur le terrain, il faut user des compétences de chacun et de chacune. Nous avons un métier difficile car nous ne savons pas qui nous contrôlons ni ce que nous allons trouver dans les véhicules. Il faut être attentifs et très réactifs car les trafiquants ont toujours un coup d’avance. Ma famille et mes amis sont conscients des risques que je prends mais ils savent que j’exerce mon métier avec profession- nalisme. J’ai la chance d’exercer un métier qui me plaît et j’aime ma spécialité car je peux allier le travail avec le chien et la lutte contre les trafics de drogue. Les femmes assument pleinement leur carrière et leur vie privée bien que nous soyons observées et jugées. Pour remédier à cela : être compétentes dans les fonc- tions que nous occupons ! Les femmes ont totalement leur place dans notre société actuelle, avec nos forces et nos faiblesses, c’est ce qui fait de nous des êtres humains. CAROLINE FAUCANIÉ Administratrice de l’ODOD depuis 2014, recette régionale de Perpignan « LA PLACE DES FEMMES EN DOUANE REFLÈTE L’ÉVOLUTION DE LA SOCIÉTÉ » ENTRÉE PROGRESSIVE DES FEMMES Le certain machisme d’il y a une quaran- taine d’années, quand les premières femmes ont intégré la Douane est passé. Il y a de nos jours une acceptation du rôle des femmes dans les métiers de la Précurseurs, les Administrateurs de l’ODOD n’ont pas attendu la loi pour accorder à la parité la place qu’elle mérite. Bravo à eux pour leur esprit visionnaire ! Sur cette photo prise en 2014, figurent 8 des 10 administratrices de l’époque. ...
  • 8. PUPILLE n° 200 / hiver 2015-2016 / odod.fr 14 15 odod.fr / hiver 2015-2016 / PUPILLE n° 200 Douane : les savoirs, les aptitudes et les compétences des femmes à exercer diffé- rents métiers de la Douane sont reconnus. Rentrée en 1999 dans la branche surveil- lance par concours, je suis la bénéficiaire des évolutions qui ont vu l’accès des femmes par l’instauration de quotas puis par les concours ouverts à toutes ; l’occu- pation des postes seulement au début dans la branche des opérations commer- ciales puis ensuite en surveillance ; et enfin, l’accès des femmes aux différentes spécialités de la douane (cf. encadré). Notre Administration défend l’égalité homme/femme au niveau du recrutement, de la rémunération et l’accès aux différents métiers. Elle lutte contre les discrimina- tions dont celles qui seraient faites aux femmes. On peut souhaiter qu’elles soient plus nombreuses à occuper des postes d’encadrement supérieur. LES FEMMES ET L’ODOD Mon engagement à l’Œuvre a été motivé par mon attachement à l’histoire de notre administration et les circonstances de la création de notre Association après la Première Guerre mondiale pour secourir les veuves et orphelins de douaniers décédés durant cette période. La solidari- té et l’action sociale adaptée aux besoins sont les valeurs de l’Œuvre qui m’animent. Etre administratrice demande de l’investis- sement pour allier la vie professionnelle, personnelle et au sein de l’ODOD avec la même qualité d’implication. L’Œuvre accorde une place importante aux femmes. Par exemple, au Conseil d’Administration après les élections de 2014, nous étions 10 femmes et 11 hommes. Parité que de nom- breuses instances cherchent à atteindre. De même les femmes sont bien représentées au niveau des délégués. Je ne pense pas qu’il existe des valeurs spécifiquement féminines dans la société. Les femmes, par leur confiance en leur capacité à occuper tous types de métiers, dont certains dits d’homme antérieure- ment, par leur ambition mise en œuvre pour réussir leur vie professionnelle et personnelle, interagissent dans le monde d’aujourd’hui avec de l’écoute, du respect de la diversité, de la sensibilité, de la so- lidarité. Mais ces valeurs sont aussi en partage avec les hommes. ÉLODIE PROUST Déléguée ODOD au comité de Provence, DR des garde-côtes « LES INÉGALITÉS HOMMES-FEMMES S’AMENUISENT AU FIL DU TEMPS » Je suis entrée en Douane en 2004 en com- mençant par la surveillance. J’ai d’abord été affectée à l’aéroport de Roissy puis à celui de Nice avant de rejoindre en 2007 à Marseille, ma ville d’origine, le pôle logis- tique et informatique de la DI. Depuis 2015, j’ai pris mes quartiers au secrétariat général de la DR des Garde-Côtes. Aujourd’hui, les femmes sont assez nom- breuses au sein de notre Administration. Ici c’est d’autant plus flagrant : dans plus de la moitié des services de la DI Méditer- ranée, les chefs sont des femmes ! Les inégalités hommes-femmes s’ame- nuisent donc au fil du temps, laissant à la gente féminine le droit à l’épanouissement professionnel. Au sein de l’ODOD, les femmes occupent aussi une grande place avec notamment des fonctions stratégiques (Présidente, Secrétaire Générale...) et beaucoup de comités régionaux sont représentés par des femmes. Cependant, je pense que les motivations de l’engagement associatif sont relative- ment semblables pour les deux sexes. Les délégués masculins sont aussi impliqués et défendent les mêmes valeurs sociales que les femmes, et ils le prouvent au quotidien dans leur investissement auprès de l’Œuvre. MARIE-JEANNE DUPRAT Épouse d’un douanier militant et très engagé « UNE SENSIBILITÉ PLUS EXACERBÉE, UNE CAPACITÉ D’ÉCOUTE, UNE TENDANCE PLUS FORTE À L’EMPATHIE, VOIRE UN SENS PLUS AIGU DE LA JUSTICE  » L’ODOD fait partie de ma vie au point de l’avoir comparée à une maîtresse très exi- geante. Le propos est excessif mais j’ai connu les engagements de René durant nos 45 années de vie commune, avec ses années de présidence de l’ODOD en point d’orgue. Notre vie commune a effective- ment été impactée par ses différents engagements syndicaux, mutualistes et associatifs. Dans un couple, quand l’un s’engage, l’autre l’est, y compris à son corps défendant. La cause de l’ODOD est exigeante et je me suis sentie souvent seule, selon le degré d’engagement. Le couple doit être solide. « L’autre » doit être compréhensif voire participatif. Ce peut être aussi l’occasion de belles rencontres. Beaucoup de nos connaissances sont ou ont été engagées. D’ailleurs je pense que ce « virus » se trans- met. Nos enfants sont aussi très engagés en dehors de leur vie professionnelle. La féminisation de l’ODOD, s’inscrit dans un mouvement général qui aujourd’hui n’est plus contesté. Il reste cependant beaucoup à faire dans la société, notam- ment à certains échelons décisionnels. Je pense que René a souhaité que l’ODOD montre la voie en tendant vers une répar- tition plus juste femmes/hommes au Conseil d’Administration et l’élection d’une Présidente en 2013 peut être la consé- quence de cette tendance. Pour autant, être une femme n’est pas une qualité en soi. Il faut avant tout avoir l’envie, et saisir les opportunités quand on souhaite s’investir. Je l’ai vécu dans ma vie professionnelle, sans connaître de difficul- tés inhérentes au sexe, mais avec quand même l’impression de devoir en faire tou- jours plus, prouver que l’on peut ! J’ai dirigé des équipes ; les journées étaient longues et les déplacements nombreux ; durant cette période René a parfaitement compris et m’a soutenue. Les femmes ont sans doute une sensibili- té plus exacerbée, une capacité d’écoute, une tendance plus forte à l’empathie voire un sens plus aigu de la justice qui peut aider à mieux assumer de grandes respon- sabilités. Mais elles ne peuvent venir qu’en complément aux qualités communes aux deux sexes pour atteindre un but, propo- ser, convaincre et emporter une décision. L’essentiel est d’être soi-même, et de rester authentique tout en s’affirmant. SYLVIE LADNER Comptable à l’ODOD « PLUS NOMBREUSES AU SEIN DU CONSEIL D’ADMINISTRATION » Je suis entrée à l’ODOD en 1985. A l’époque l’ambiance était plus paternaliste mais il y avait moins d’enjeux financiers : c’était avant que le Ministère des Finances s’ac- capare le 10 % reversé par les services douaniers et qui alimentait directement nos comptes. Personnellement je n’ai jamais eu de pro- blèmes avec mes différents dirigeants masculins. Je pense avoir la vocation pour travailler dans le milieu associatif, ma mentalité est de donner et d’aller vers l’autre ; je ne DOSSIER : L’ODOD MET LES FEMMES À L’HONNEUR ! ... 45 % DES 196 agents recrutés par concours externes en 2014 78 % DES Correspondants sociaux Marins · 52 / 597 Soit 8,7 % des effectifs Motocyclistes · 6 / 253 Soit 2,4 % des effectifs Maîtres chiens · 74 / 252 Soit 29,4 % des effectifs LES FEMMES EN DOUANE ELLES REPRÉSENTENT LEUR PART PROGRESSE DANS LES SPÉCIALITÉS DITES « MASCULINES » Source : Bilan social de la Douane 2014 37,5 % DES 16 702 agents Rappelons avec satisfaction que des femmes sont en responsabilité tant à la tête de l’Admi- nistration des Douanes, qu’à celles de plusieurs organisations sociales et syndicales, comme la MDD, CGT et FO. Marie Devred, Présidente de l’ODOD Personnels aériens · 3 / 189 Soit 1,6 % (0,5 % en 2010) pilotes, pnt, mécaniciens
  • 9. PUPILLE n° 200 / hiver 2015-2016 / odod.fr 16 17 odod.fr / hiver 2015-2016 / PUPILLE n° 200 Elu président en 2005, j’ai rapidement souhaité féminiser le Conseil d’Adminis- tration. Elles étaient alors trois élues. Il ne s’agissait pas de respecter des quo- tas, mais simplement de reconnaître leurs engagements dans la société en général et dans notre réseau de délé- gué(e)s en particulier. Les femmes ont toujours été engagées ; et souvent leurs droits fondamentaux ont été contestés avec violence (cf. le mou- vement des Suffragettes au 19ème en An- gleterre). Souvent plus courageuses que nous, leur capacité de travail (double journée en- core) n’est plus à démontrer. En 1964, lors de mon entrée en douane, elles étaient quasi absentes en surveil- lance. Bien plus nombreuses aujourd’hui, elles accèdent comme dans toute la Fonction Publique aux plus hautes res- ponsabilités. De par leur empathie innée et leur vision pratique des problèmes, elles ont une approche différente des questions so- ciales, apportant souvent des réponses frappées au coin du bon sens. Enfin je ne veux pas ignorer qu’il peut encore exister un certain machisme en douane (comme ailleurs), mais les choses évoluent et cela me semble très encourageant. René Duprat, Président de l’ODOD de 2005 à 2013 « Des idées, une vision, du courage et des qualités d’empathie » NICOLE DIFÈDE, ADMINISTRATRICE SUPÉRIEURE DES DOUANES « L’ADMINISTRATION DES DOUANES : UNE FÉMINISATION EXEMPLAIRE ET VALORISANTE POUR NOTRE MÉTIER ». RACONTEZ-NOUS VOTRE ARRIVÉE EN DOUANE ? Après des études d’histoire, j’ai passé le concours des Douanes en 1980 et débuté comme contrôleur. Ma promotion fut la première à accueillir beaucoup de femmes. Mais l’arrivée à mon premier poste, fut assez surprenante. Quelques collègues masculins, qui avaient l’habitude de travailler entre eux, ont eu des comporte- ments disons « archaïques ». Heureusement, ces attitudes ont vite évolué avec l’arrivée des femmes en nombre et lorsque le travail en équipe s’est développé. J’estime, pour l’avoir vécu, que l’Adminis- tration des douanes a bien géré l’intégra- tion des femmes dans tous les « métiers » qui la compose. En conséquence, toutes les voies de pro- motion interne et externe ont été acces- sibles et j’ai pu accéder aux postes de responsabilités et grades de ce métier passionnant. Cette ouverture explique aussi mon attachement et celui de l’en- semble de mes collègues à ce qui fonde les valeurs de la Douane : fierté, honneur, courage et professionnalisme. LA FÉMINISATION DE LA DOUANE A T-ELLE CHANGÉ LES FAÇONS DE FONCTIONNER ? Oui, dans toutes les missions et fonctions du dédouanement ou de la surveillance. L’action et la présence des femmes ont pu faciliter les relations de travail avec les usagers et les professionnels du commerce international. Mais cette évolution parti- cipe aussi de celle plus globale de l’adap- tation des méthodes de notre Admini- stration au contexte et aux exigences du monde moderne. LES MENTALITÉS ONT DONC ÉVOLUÉ ? Beaucoup et c’est une grande satisfaction. Le fait que, depuis 2013, le Directeur Général soit une femme pour la première fois dans l’histoire de la Douane, traduit cette évolution non seulement profession- nelle mais aussi sociétale. EXISTE-T-IL SELON VOUS DES VALEURS SPÉCIFIQUEMENT FÉMININES ? Les femmes font preuve le plus souvent d’humanité, de sens du relationnel, de souci de justice et de beaucoup de cou- rage. Il en faut parfois pour dire ce qui ne va pas. Personnellement, j’ai toujours pu m’exprimer avec franchise et loyauté. Les femmes à titre général ont du faire preuve de beaucoup de ténacité et d’opi- niâtreté pour arriver à la place légitime qui est aujourd’hui la leur dans le monde administratif et la société actuelle. Néanmoins une vigilance collective reste nécessaire à la préservation de nos droits fondamentaux. CONNAISSEZ-VOUS L’ODOD ? Mon premier réflexe en entrant en Douane fut d’adhérer à l’Œuvre, parce que cette association est liée à l’identité de notre Administration et qu’elle est gérée par des douaniers dévoués et courageux. Ils se mettent au service des orphelins, des en- fants atteints de handicaps et de tous les enfants de douaniers en général. J’éprouve envers l’Œuvre beaucoup d’attachement. Quant à Marie Devred, la Présidente de l’ODOD, ce fut une précieuse collaboratrice qui m’a beaucoup soutenue et aidée lorsque j’ai exercé mes fonctions en Picar- die. Aujourd’hui l’ODOD, c’est Marie et Marie c’est l’ODOD. C’est une femme que j’admire : elle est remarquable, coura- geuse, et engagée. Elle fait front malgré les difficultés auxquelles l’Œuvre est aujourd’hui confrontée. « Les femmes font preuve de ténacité, de loyauté et de courage. Il en faut parfois pour dire ce qui ne va pas. » pourrais pas être dans une entreprise où il faut écraser l’autre pour grimper dans la hiérarchie ! L’ODOD s’est développée depuis 30 ans : dans le choix des séjours vacances, l’action sociale proposée, le handicap, les séjours pédagogiques, les cours à domicile. Au sein de l’équipe du Conseil d’Adminis- tration il n’y avait que deux femmes. Aujourd’hui, elles sont à parité. Le fait d’avoir des femmes à la tête de l’Association, peut-être par leur caractère plus ferme, peut permettre d’avancer plus vite dans les dossiers en cours, elles sont bûcheuses. Pour nous salariés cela n’a pas changé grand-chose même si elles peuvent peut être mieux nous comprendre. En associatif, il n’y a pas de place pour les esprits dominateurs : nous sommes présents pour venir en aide !   MAGDALENA GRESSIER Élève stagiaire à l’ENBD et membre du Comité ODOD « CHACUN D’ENTRE NOUS A AUSSI BIEN DES VALEURS FÉMININES QUE MASCULINES » J’ai 29 ans et commencé ma carrière en douane en 2013 en tant qu’agent de constatation de branche la surveillance. Aujourd’hui je suis en stage initial pour être contrôleur des douanes, toujours en surveillance. J’ai choisi de rentrer en douane, via L’ENBD, car le métier de douanier est passionnant, varié et utile. On peut avoir plusieurs spécialités dans une même carrière et c’est vraiment un bonus. Je viens d’une famille dont plusieurs membres ont travaillé dans un corps de métier en uniforme, j’ai donc tout naturel- lement choisi cette branche. Ce choix aus- si bien au niveau familial qu’au niveau de mes connaissances a été accepté et même félicité. La Douane est une comme une grande famille et les notions d’entraide, de soli- darité, de partage sont importantes, comme dans une réelle famille.  Aider les collègues, leurs familles, les en- fants aussi bien dans les bons moments comme les vacances que dans les mauvais est primordial. Au sein de l’ENBD, le comité de l’ODOD permet de faire connaitre l’Association, de créer des projets autour et pour la conti- nuation de l’Œuvre en permettant une remise de dons. Ce bénévolat est aussi une réelle satisfaction personnelle. Il existe de nombreuses valeurs féminines dans la société comme la communication, l’entraide, l’échange, l’amour. Le monde actuel est plus basé sur les valeurs  dites masculines comme la compétition, la car- rière, l’argent. J’ai cependant bon espoir que les valeurs féminines précitées prennent de plus en plus de poids dans l’avenir. Ces valeurs dites féminines ou masculines sont néanmoins résultats de l’environne- ment socio-économique, familial et de l’éducation de chacun. Il ne faut pas faire d’amalgame. Chacun d’entre a aussi bien des valeurs féminines que masculines. Il nous appartient de les développer. MARGAUX BARBÉ Étudiante et animatrice ODOD « LES VALEURS FÉMININES CONDUISENT À PLUS DE SOLIDARITÉ » Après un bac scientifique, je suis actuelle- ment en 2ème année de BTS diététique. J’ai connu l’ODOD grâce à mes parents douaniers. Après des étés passés à Chalès, j’y suis animatrice depuis 3 ans. Les femmes sont très bien représentées à l’ODOD, à la direction et pendant les colos où il y a une présence majoritaire d’anima- trices. Selon moi, les femmes font plus appel à l’intuition et à la persuasion. Elles ont plus de sensibilité que les hommes qui sont davan- tage dans la compétition et la concurrence. Ces valeurs féminines sont de plus en plus prises en compte dans la société actuelle et conduisent à plus de solidarité. DOSSIER : L’ODOD MET LES FEMMES À L’HONNEUR ! ENTRETIEN AVEC... Femmes aux plus hautes fonctions de l’ODOD : Depuis 2013, l’Œuvre est présidée par Marie Devred (au centre) tandis que le Secrétariat Général a été confié à Marie-Josée Chapeau (à gauche). Alain Cornille, féministe convaincu, assure toujours le rôle de Trésorier général.
  • 10. FRATRIES ET HANDICAPS 1918 PLUS D’INFO • odod.fr bilan chiffré des dossiers traités par la CNH, bibliographie par âge commu- niquée par la psychologue. • asfha.net (association nationale de frères et sœurs et frères de personnes handicapées), parents et fratries y trouveront conseils et groupes de parole. peut beaucoup perturber. « La honte est un sentiment difficile à dire, dont l’enfant s’accuse souvent lui même, si ce n’est ses parents. Comme ils s’aperçoivent que ce n’est pas admissible, ils le gardent pour eux. Ils seraient pourtant soulagés d’apprendre que d’autres peuvent parta- ger ce sentiment et que ce n’est pas monstrueux. » A l’école, leur aptitude à tolérer le regard des autres sera détermi- nante pour l’équilibre futur. | La jalousie ou l’agressivité. Alors que la rivalité fraternelle parait naturelle, celle ressentie à l’égard d’une sœur ou un frère handicapé se vit avec beaucoup de culpabilité. Car l’enfant « valide » a la chance de ne pas être aussi vulnérable. « Pour la contrer, les parents doivent s’at- tacher à une relation égalitaire et réduire leur propre souffrance. Le danger est que l’agressivité qui n’a pas le droit de  s’exprimer se retourne contre celui qui la ressent (ou sur un 3ème enfant), et qu’il somatise à travers par exemple des  difficultés langagières. Vu ce sentiment de « rivalité interdite », transformer les jeux de compétition en jeux de création est une piste. » Cela dit, la psychologue note que l’agres- sivité prégnante et systématique est relativement rare chez ces enfants. La plupart des frères et sœurs font preuve de protection, allant parfois jusqu’à jouer un rôle quasi parental, prenant leur part au quotidien et soulageant leurs parents. « Jouer un rôle, se montrer moteur, adap- té, responsable, est très important pour eux. Ils se disent : « au moins je contribue En ce 6 novembre, plusieurs familles de douaniers, venant des comités d’Amiens, de la Direction générale, Dijon, Dun- kerque, Ile-de-France, Paris-Est, Roissy et Rouen, se sont retrouvées au siège pari- sien de l’ODOD. « Nous souhaitions faire se rencontrer des parents confrontés, souvent sans en parler, au handicap ; cette fois sous le prisme de la fratrie », explique Christine Bouressam Carrère, responsable de la CNH et organisatrice de cette journée. SOUTIEN ODOD AUX PERSONNES HANDICAPÉES Gros plan d’abord sur la CNH : son his- toire, ses activités, ses chiffres clés. L’occasion de mesurer combien l’Œuvre a évolué avec les besoins et attentes exprimées. Après les premiers secours versés en 1974 de façon forfaitaire, les suivants sont calculés plus finement dès 1985. « Parce que le handicap concerne l’enfant et la famille dans son ensemble et qu’il constitue souvent un véritable parcours du combattant. Même si nous savons tous qu’il apporte aussi souvent quelque chose en plus », a commenté Christine Bouressam Carrère. « Dorénavant, l’ODOD apporte son  soutien financier dès lors que la famille supporte des contraintes ou modifica- tions de mode de vie liées à un handi- cap. Depuis 2011 et une meilleure com- munication sur nos actions, le nombre de dossiers a augmenté, s’établissant entre 490 et 540 chaque année. Ces aides  sont non imposables car de l’ordre des secours » a précisé Eveline Bravard, administratrice et membre de la CNH. Dans la foulée, des conseils ont été donnés aux participants pour remplir les dossiers de renouvellement et joindre le maximum d’explications et de détails. « Car chaque dossier bénéficie d’un exa- men personnalisé, au cas par cas ; il est repris à chaque fois depuis le début ». Il a également été rappelé la non obliga- tion mais l’importance symbolique d’être adhérent (12 €/an) dès lors que l’on est bénéficiaire d’une allocation handicap ; ainsi que la possibilité de bénéficier de subventions vacances si le surcoût lié au handicap est justifié. Des vacances im- portantes car elles permettent à tous de souffler. L’existence de réunions CNH dans les Comités a aussi été rappelée. Les parti- cipants en apprécient chaque fois la dimension presque familiale, la richesse et les bienfaits. FRATRIES ET HANDICAP : QUELS SENTIMENTS ? Clémence Dayan, psychologue clinicienne et docteur en psychologie clinique, est intervenue après le déjeuner offert par l’ODOD, pour évoquer ce que vivent les frères et sœurs, à travers des travaux théoriques et de nombreuses expériences pratiques. « Il est difficile pour eux de prendre leur place face à un enfant atteint de handi- cap », a t-elle commenté d’emblée. Si tout le monde n’est pas forcément en souffrance, l’idéal est de favoriser les échanges les plus ouverts possibles sur le sujet et faire circuler la parole. « A l’annonce du handicap, beaucoup de parents ressentent un séisme auquel se mêlent parfois souffrance, culpabilité, tristesse et anxiété. Dès lors, tous les enfants de la famille le ressentent. Leur perception première passe donc à travers ce que les parents en vivent. Pour eux le handicap, c’est souvent abstrait, compli- qué à décrire mais ils voient bien que leurs parents sont tristes, et parfois peu ou pas disponibles pour eux ». Ils ont donc besoin eux aussi de com- prendre, poser des questions, parler de ce qu’ils pensent et ressentent pour réduire notamment « le sentiment d’étrangeté ». Si certains parents peuvent vouloir protéger par le silence leurs enfants (ou eux-mêmes), c’est une fausse piste. D’au- tant qu’il est essentiel pour les enfants de se sentir actifs, alors que plusieurs sentiments les traversent. | La culpabilité. « Les frères et sœurs nés sans handicap, se sentent épargnés.  Certains pensent même qu’ils ont « pris quelque chose » à l’autre. Ils nourrissent à l’égard de cette lourde responsabilité de mauvaises pensées, potentiellement dangereuses. Nous sommes ici dans la « pensée magique » propre aux moins de 7 ans ». Certains par exemple s’évertuent à ne pas dépasser les compétences du frère ou de la sœur atteint de handicap en bridant leurs résultats scolaires. | La honte. A une époque où il faut être « dans le moule », le regard des autres à adoucir un peu la vie de mes parents en ne leur posant pas plus de problèmes. Pour des enfants qui vivent toujours  assez mal l’échec, cette attitude est  porteuse de bénéfices : les parents peuvent en profiter pour rappeler que l’on ne peut pas toujours être des super héros, que l’on peut être imparfaits et faire des bêtises ». Mais attention : quand l’enfant ne s’autorise pas à se rebeller dans la famille, il le fait parfois en dehors... | Identité bousculée. « Quand un frère  ou une sœur, figure d’identification, est  atteint de handicap, les processus d’identification peuvent se trouver mis à mal, et survient parfois un « fantasme de contagion ». C’est troublant pour un  enfant d’avoir les mêmes origines tout en étant différent. Pour le contrer, propo- ser de « jouer à être l’autre » peut aider à se retrouver soi, après ». EN GRANDISSANT... A l’adolescence, âge où l’on prend son envol tout en cherchant à conserver la sécurité et l’amour que procure la famille, la situation peut se compliquer. « Le frère ou la sœur peut être confronté à un sentiment de loyauté et rechigner à abandonner à son rôle de soutien. C’est ce qui se passe dans le film « La famille Bélier ». Il a pourtant le droit et le devoir de se construire en dehors. » Quant aux choix de vie, ils seront évidents pour certains, moins pour d’autres. « On s’aperçoit dans les faits que les frères et sœurs exercent souvent des professions liées aux soins (éduca- teur, psychologue...) dans une perspec- tive de réparation. Ce peut être épa- nouissant si c’est un vrai choix et que ce n’est pas vécu comme le remboursement infini d’une dette ». FRATRIE ET HANDICAP, SOURCE DE RESSOURCES ET DE RICHESSES Tout cela demande beaucoup de dia- logue. La parole circule heureusement de plus en plus et de mieux en mieux dans les familles, alors que l’omerta prévalait encore il y a peu. « Dans une fratrie, le handicap génère des sentiments complexes auxquels il convient d’être vigilant. Pour autant, le lien fraternel peut être une ressource pour tous. Il peut offrir des relations de partage, de complicité, d’amour et de plaisirs. Pour cela, les parents doivent créer et favoriser les occasions pour que les frères et sœurs jouent entre eux, se parlent... en acceptant de ne pas tou- jours tout contrôler et en les laissant jouer voire se chamailler dès lors qu’ils ne se font pas mal ; en offrant des  moments privilégiés avec chacun des enfants et en parlant du handicap très largement, dans ce que cela implique comme changements ; sans avoir peur des questions sur l’avenir ». Pour en avoir reçu beaucoup et échangé avec leurs parents, la psychologue a conclu sur ce constat positif : « les  enfants touchés par le handicap de leur frère ou leur sœur, ont souvent une  personnalité plus souple, plus ouverte d’esprit, plus apte à affronter les difficul- tés de la vie. Ils sont capables de s’iden- tifier aux malheur des autres tout en se sentant heureux car adultes, très souvent ils sont plus forts ». Face à un enfant en situation de handicap durable ou temporaire, la fratrie est bousculée à plus d’un titre. Pour informer et échanger, des familles douanières ont été invitées par l’ODOD à assister à une passionnante conférence animée par une psychologue clinicienne. « Dans les familles atteintes par le handicap, il est essentiel que la parole circule sans tabous et que les sentiments de tous les frères et soeurs soient reconnus et pris en compte ». « Les collègues parlent peu. J’ai été étonné de voir le nombre de douaniers concernés par le handicap » Un douanier participant. PUPILLE n° 200 / hiver 2015-2016 / odod.fr odod.fr / hiver 2015-2016 / PUPILLE n° 200
  • 11. PUPILLE n° 200 / hiver 2015-2016 / odod.fr 20 21 odod.fr / hiver 2015-2016 / PUPILLE n° 200 DOUANIERS ET... AGENTS SECRETS ! Pendant la Guerre de 14-18, fut créée la première école d’espionnage au monde. Ses « élèves » très particuliers, essentiellement des douaniers, y apprenaient notamment à saboter les lignes de chemin de fer et à utiliser des pigeons voyageurs. Gros plan sur un pan méconnu et pourtant héroïque de l’histoire douanière. Connu pour son Relais de Templiers, son église du XIIe , ses vignes de Champagne et son festival art jazz, le coquet village d’Hermonville abrite aussi une histoire qui a attendu près de 100 ans pour être exhumée. «Tout commence par les travaux de Ian Sumner, historien britannique spécialiste de l’armée française », raconte Gilberte Touret. Juriste à la retraite et correspondante pour le journal L’Union, cette passionnée d’histoire appartient à la plus ancienne famille locale. En 2013, le Britannique révèle que le vil- lage – lieu de cantonnement qui pouvait recevoir jusque 4 000 hommes de troupe par jour – fut la base arrière d’opérations spéciales durant la Grande Guerre. A l’abri des regards, s’était installée une partie de l’Etat-Major, la Sureté et le 2ème Bureau. Objectif : former des espions, en grande partie des douaniers. S’il est difficile de connaître le nombre des « missions spé- ciales », on sait qu’elles commencèrent dès octobre 1914 et s’intensifièrent en 1915, notamment en septembre, lors des offen- sives de Champagne-Ardenne. Héroïques et valeureux, les douaniers l’étaient à plus d’un titre. D’abord parce qu’ils embarquaient à bord l’AHAD, la plaque mémoriale en honneur des douaniers morts en mission. « Cette abnégation, ce désir de servir son pays coûte que coûte, quel qu’en soit le sacrifice, mérite tout notre respect. Nous vivons libres aujourd’hui grâce à tous ces douaniers qui ont sacrifié leur vie sur notre territoire, pour notre liberté », a alors rappelé Katia Beaujard, Maire d’Hermonville. « Chers douaniers, vous êtes les héros mé- connus de la Grande Guerre, aux côtés d’audacieux aviateurs comme Védrines, Bodin, Hostein ou Guynemer. Nous vous devons de vivre aujourd’hui dans un État de droit, de liberté, d’égalité des chances et de fraternité », a ajouté Gilberte Touret. de petits bimoteurs alors que l’aviation balbutiait. Ensuite parce qu’ils endossaient une fausse identité, s’en en avertir leurs familles pour ne pas les mettre en danger. Enfin et surtout parce qu’ils savaient que les chances de retour étaient infimes. Pourquoi eux ? Parce qu’ils avaient le statut de militaire, qu’ils avaient été chassés des frontières envahies par l’ennemi et surtout car ils connaissaient par cœur les sentiers de cette région escarpée. Ajoutez une bonne connaissance de la population et d’immenses qualités humaines qui impres- sionnèrent jusqu’aux plus grands aviateurs (cf. encadré) MISSIONS TRÈS SPÉCIALES « A Hermonville, ils apprenaient à brasser l’hélice d’un avion, manipuler les robinets de carburant, remettre l’avion face au vent pour redécoller au plus vite. Ils empor- taient une boussole, des détonateurs, des provisions, un revolver, des vêtements civils s’ils partaient en uniforme. Ils étaient déposés par avion de l’autre côté des lignes ennemies : manœuvres inédites jusqu’ici. Ils emmenaient 6 pigeons voya- geurs qu’ils lâchaient par deux selon le A l’heure où les douaniers deviennent plus exposés dans la « guerre » contre le terro- risme (lutte contre le trafic d’armes, sur- veillance aux frontières...), en servant avec un constant courage la devise de leur corpo- ration – « Honneur et dévouement » – le patriotisme et l’abnégation de ces gabelous méritaient plus que jamais d’être salués. · « 14-18 : l’aviation des missions spéciales » de Damien Rocha (06 68 82 09 01) · « Hermonville : mémoires de la Grande Guerre » de Gilberte Touret (06 34 40 16 80) · Ouvrages de Jacques Mortane confident des plus grands pilotes de la Grande Guerre sur ahad.fr (Editions Baudinière) déroulement des opérations », explique Gilberte. Souvent hélas ces douaniers courageux ne revenaient pas : prisonniers de guerre quand ils avaient choisi de vêtir l’uniforme ou fusillés quand ils étaient en civil. Les aviateurs revenaient les chercher en vain. « Quand on n’a pas connu ces rendez-vous manqués, on ne sait pas ce qu’est  attendre quelqu’un qui ne vient pas » dira Jules Védrines, l’«as des as» de l’aviation de l’époque. HISTOIRE ENFIN EXHUMÉE S’il a fallu si longtemps pour connaitre les hauts faits d’armes de ces valeureux doua- niers, c’est que l’école des missions secrètes portait très bien son nom : même les habitants ignoraient ce qui s’y tramait. Il a notamment fallu l’opiniâtreté d’un passionné de l’aviation, Damien Rocha et Gilberte Touret, alors adjointe au Maire, pour que la Douane elle-même apprenne ces épisodes de la Grande Guerre. C’est ainsi que le 7 juin 2015 fut inaugurée, en présence notamment du DR de Reims, Denis Arsenieff et de Pierre Carteret, Inspecteur régional ainsi que des repré- sentants que l’ANAC VG DOUANES et de L’ancien château Communal (du nom de son ancien propriétaire) dont on vient d’apprendre la passionnante histoire vient d’être restauré et transformé en maison d’hôtes (ici coté parc). Sur les flancs du château, une vaste cave voûtée en sous sol était probablement la salle d’armes et d’entraînement des douaniers espions. lechateaudhermonville.fr Photos et compléments sur odod.fr i HISTOIRE CULTURE DOUANIÈRES « Les douaniers n’ont jamais reculé devant   le danger : ils ont toujours réclamé de partir, même sachant qu’ils n’avaient aucune chance d’échapper à la mort. Si l’on oublie, qu’est ce donc que la justice ? » Jacques Mortane, aviateur MISSIONS SANS RETOUR « Un jour le Gal Franchet d’Esperey m’appelle : – Voulez-vous voir des hommes ?   Venez avec moi ! Ils étaient 30, tous douaniers. Et s’adressant à eux : – J’ai besoin d’un volontaire.   Mission terrible ! Quelque chose   à démolir. Celui qui le fera y restera. Y en-a-t-il un parmi   vous prêt à donner sa peau ? 30 bras se levèrent. Le Général me donna un impercep- tible coup de coude. Quelques jours plus tard, j’enlevais mon homme et la chose fut faite. On ne le revit plus. Depuis j’ai un grand respect pour l’uniforme de douanier. » Jules Védrines (1881-1919) La Belgique et les Ardennes françaises, étant envahies dès les premiers jours de la Grande Guerre par les Allemands, les douaniers sont venus dans la Marne en cachette. Les services de renseignement français fonctionnaient alors avec les Services secrets britanniques de Folkestone. REIMS Merval Baslieux les Fismes Hermonville ARDENNES AISNE MARNE Lieux dit  Les Hauts Buttés LIGNE DE FRONT BELGIQ UE
  • 12. PUPILLE n° 200 / hiver 2015-2016 / odod.fr 22 23 odod.fr / hiver 2015-2016 / PUPILLE n° 200 DONS COLLECTES Des milliers d'adhérents ont ajouté un don à leur cotisation 2015. Faute de place, seuls ceux supérieurs ou égaux à 50 €, figurent ici. Tous pourtant permettent à l'Œuvre de poursuivre son action sociale auprès de la jeunesse douanière. Un grand merci à vous ! Le Conseil d’Administration “Toute la corporation douanière s’est mobilisée, bouleversée par le terrible assassinat de Pascal ROBINSON, et des dons nous parviennent en nombre, en hommage à notre jeune collègue. Bien que toutes les collectes ne soient pas encore arrivées au siège, l’impor- tance des sommes collectées traduit la réelle empathie de la corporation. „ DONS D’ASSOCIATIONS OU INSTITUTIONS DONATEUR MONTANT Comité Social Toulouse DNSCE suite à la dissolution du Comité Social 3 531,07 Association LAGUICHEUSE - chorale - vente CD au profit de l’ODOD 120 Association MOTOPOLGENDOUANES 400 COLLECTES DONATEUR MONTANT Les retraités du comité de Nantes suite à leur séjour à Chalès 280 64ème session d’AC de l’ENBD, bénéfice de diverses actions 240 Vente écusson brigade de Baisieux-Camphin 80 Reliquat collecte départ de M. Denis Arsenieff 21,50 Association retraités des Comités de Lille Valenciennes 184 Reliquat collecte départ de M. Richard Véga 21 68ème Session des élèves Inspecteurs de Tourcoing - Noël 2015 69,92 Brigade de ROSCOFF - Décès de la mère M. Ludovic Cariou 140 Comité de MULHOUSE - Vente ferraille 339,70 Reliquat collecte - Décès de Bernard Batut, Vice-Président de l’ODOD 240 Décès de Pascal Robinson tragiquement disparu dans l’exer- cice de ses fonctions 3 715 Décès de Cécile Coudon Peccadeau de L’isle, victime des terribles attentats parisiens. De la part de la 65ème promotion d’Inspecteurs 600 Actions des Comités lors de la Journée de l’enfance 753,40 DONS REÇUS PAR COURRIER OU EN LIGNE SUR ODOD.FR DONS SOCIETÉS DONATEUR MONTANT Casino de DIVONNE 1 200 NOM VILLE DON D. ALARCON BORDEAUX 50 T. ATCHAMA SOURAMA ST PAUL 50 T. BATAILLE MARSEILLE 50 A. BATAILLE * ST PAUL LES DAX 50 R. BOCQUILLON * MONCEAUX 50 Y. BOUQUETY HAUTOT SUR MER 50 P. CAPELLE HAVRINCOURT 50 E. CASANOVA CANET EN ROUSSILLON 50 C. CAUSSARRIEU SEIGNOSSE 50 M. CLEMENCE FRANCIN PLAISANCE DU TOUCH 50 Y.FEAU CORNEBARRIEU 50 M.FRECHOU SAINTE ANNE 50 C. FRONTIER RIVIERE SALEE 50 A.E. GABORY FORT DE FRANCE 50 F. GACH MURET 50 A. GENE STE ANNE 50 A. GERARD VAUCHRETIEN 50 M. HAUDECOEUR GARDEGAN ET TOURTIRAC 50 G. JOVIGNOT PONTARLIER 50 A. KERVADEC AMBéRIEU-EN-BUGEY 50 G.KUHNER BETTVILLER 50 R. LE BRIS DEBENNE VAUREAL 50 E. LE NY ANTONY 50 P. LEFEBVRE FONTAINES LES DIJON 50 D. LENAIN * CASTRIES 50 J.M. LETUPPE PARIS 50 R. LOUIS LE HAVRE 50 M. LUCENAY LE LAMENTIN 50 O. MABELLY LOUVRES 50 M.MALBOSC PARIS 50 D. MARTIN BIDART 50 F. MIRALLES HENDAYE 50 J.P. MOLTO NIMES 50 R. NICOLAS PLOUZANE 50 A.M.F. PHEJAR MATOURY 50 A. POCINO CIERP GAUD 50 M. PUHARRE MURET 50 S. RATINEY SAVIGNY LE TEMPLE 50 R. RIBOT CASTEIDE CANDAU 50 R.M. ROBLES LEOGNAN 50 M. ROMBEAUT AULNOY LEZ VALENCIENNES 50 Y. ROTIN LES TROIS ILETS 50 M. ROUSSET MONTMOROT 50 C. SALLABER COUTRAS 50 W. SALLE SERRIS 50 M. TASCHINI PARIS 50 S. THOLLE LILLERS 50 E. BATIGNE JACOU 58 E. GOURDET * SEDAN 58 N. GRASSET HOUILLES 58 F. HARDY TREILLIERES 58 J.P. LABARRIERE PRADINES 58 L. LE RAY * LOCTUDY 58 M. MAO LIMEIL BREVANNES 58 F. PAOLI SALICE 58 C. PETITJEAN MOIRANS EN MONTAGNE 58 J. RENARD LE MORNE ROUGE 58 J.L. SALASC SANNOIS 58 S. WALLART MARCQ EN BAROEUL 58 P. BAILLET DIJON 60 J.L. CELERIER MORLAAS 60 R. CHAKHU GRENOBLE 60 Y. CHEVROT-LAPALUS CHANGY 60 D. FOLLET DESAILLY ST ANDRE SUR CAILLY 60 C. HERMANSEN CAPPELLE LA GRANDE 60 A. LEPEINTRE VAUX SUR MER 60 M. MAISON LE LAMENTIN 60 L. MESQUIDA MEDIS 60 L. MOREIRA ARGENTEUIL 60 J.C. OGER PUILBOREAU 60 V. SATRE-BUISSON LUDRES 60 P. SOSSONG SAN MARTINO DI LOTA 60 M. BELLAS MARSEILLE 63 G. COLLIN CHARENTON LE PONT 63 M. NOEL NOUILLY 63 S. BERRIEN HANNONVILLE SOUS LES COTES 68 D. BOUCKENAERE GOGNIES CHAUSSEE 68 J. BOUCKENAERE GOGNIES CHAUSSEE 68 P. CHARPIAT COLMAR 68 J. DEDIEU COLLONGES SUR SALEVE 68 NOM VILLE DON R. DEDIEU COLLONGES SUR SALEVE 68 V. ERNEST RUEIL MALMAISON 68 H. GARCIA SOYAUX 68 J.J. LE DEUFF RENNES 68 A. LEFEVRE LE SOLER 68 M. BEDEREDE VIEUX BOUCAU LES BAINS 70 B. LENNE * CAMBO LES BAINS 70 G. REINBOLT LOMMERANGE 70 G. MAYEUR PUILBOREAU 78 C. PORRO RUEIL MALMAISON 78 C. ULRICH NANCY 80 H. ASTRE TOURNEFEUILLE 88 N. BARBIER LE CHATEAU D OLERON 88 M. BEGUIER ARCACHON 88 J. BLANQUART BOMPAS 88 L. BRZEZINSKI VILLENAVE D ORNON 88 A. BUFFON * LES ABYMES 88 H. CANDAS CARBON BLANC 88 H. CHARPENTIER-MOUSSE ANGOULINS 88 A. DAUCHEL STELLA PLAGE CUCQ 88 E. DEROO CROIX 88 I. DUARTE NEVES ANTONY 88 P. DUARTE NEVES ANTONY 88 C. DUPOY TARNOS 88 A. EKOMIE ENGONE LES ABYMES 88 M. FECHEROLLE CYSOING 88 G. FERDANE-DEVAUX * ROMORANTIN-LANTHENAY 88 L. FERNANDEZ PEGOMAS 88 G. FREYCHE CARLA BAYLE 88 L. GABRIEL FONTAINE NOTRE DAME 88 H. GIAVELLY CANOHES 88 D. GRESSET ST GILLES LES BAINS 88 G. GUILLAUME ST MEDARD EN JALLES 88 M. GUILLOU LEZARDRIEUX 88 M. GUIOT MONTIVILLIERS 88 B. HAAG ROSBRUCK 88 V. HONOREZ JOLIMETZ 88 M. LABLANCHY LE PERREUX SUR MARNE 88 V. LAMBOURDIERE GRAND BOURG MARIE GALANTE 88 R. LE CORRE PLOEZAL 88 L. LEFEBVRE ANOST 88 D. LEFEVRE AMIENS 88 M. MARTINAND YSSAC LA TOURETTE 88 P. MASSON CLERMONT FERRAND 88 L. MAUREL VAUJOURS 88 M. MONIN NANCY 88 M. NIKLASZEWSKI JARZE 88 N. PLAINEAU * DIGOSVILLE 88 G. PRUNET PORT LA NOUVELLE 88 S. RODRIGUEZ * AULNAY SOUS BOIS 88 J. VINCENT LA GRANDE MOTTE 88 J.P. YIM MONTIVILLIERS 88 L. ZELATEUR LES ABYMES 88 M. MARHIC QUIMPER 90 J.M. MAURY MARSEILLE 93 E. LESCUYER PEYROLE 94 P. DUCOMBEAU ORNANS 98 ANONYME 100 M. ALLAINE * MODANE 100 E.R. ALUNNI * VANVES 100 D. ATZENHOFFER CHAMONIX 100 R. BARBE * TINQUEUX 100 M.A. BARUL REGULIER BASSE TERRE 100 M. BATTESTI TOULOUSE 100 D. BOUTON BERGERAC 100 M. BRUISSON TREMBLAY EN FRANCE 100 A. CAHILL-VENOT PARIS 100 V. CASSIAU HAURIE ST LOUIS 100 E. CHAUSSE ST LOUIS 100 P. CHERON * LAVENTIE 100 C. CONTE GESTEL 100 R. COUSTURES PAREMPUYRE 100 M.G. DAMAND FOLKLING 100 E. DAMM ATHIS MONS 100 H. DELAIR PRUNELLI DI CASACCONI 100 I. DELATTRE FACHES THUMESNIL 100 M.F. DELETANG CHAMBERY 100 C. DESVIGNES LA TESTE CEDEX 100 A. DOUARCHE RAMONVILLE 100 P. DUCROCQ AMIENS 100 NOM VILLE DON R. FERRER LA SEYNE SUR MER 100 E. FIS VIERZON 100 M. FLANDRINA ST GRATIEN 100 C. FONTAINE STE LUCE 100 E. GERARD VAUCOULEURS 100 N. GINDRE SEPTMONCEL 100 F. GIUDICELLI BEAUCAIRE 100 G. GRENIER * GRAYAN ET L HOPITAL 100 J. HAY BRICQUEVILLE SUR MER 100 B. HEDDAD TREMBLAY EN FRANCE 100 C. JULLIARD THONON LES BAINS 100 L. LEFRANC HERY 100 J. LIZER CANTELEU 100 M. MALERBA * MARSEILLE 100 L. MEVEL REMIRE-MONTJOLY 100 A. NOEL PORNIC 100 S. PILLON ORLY 100 L. PRETO STE CLOTILDE 100 J. RIUTORT LOUHANS 100 E. SALLANNE LONGPERRIER 100 L. SALMON * CALUIRE-ET-CUIRE 100 L. SCHNEIDER NEHOU 100 F. TESTANIERE CHAMBERY 100 C. BREDZINSKI * LA ROCHEFOUCAULD 106 B. ARNAUD STE FOY TARENTAISE 108 P. CORBAT JONCHEREY 108 R. DEVIDAL ST GENIS POUILLY 108 P. GUEROUT ST ROMAIN DE COLBOSC 108 M. HUARD LA BAULE 108 K. TATO MARSEILLE 108 Y. PICARD TOMBLAINE 110 P. MENEI * NICE 120 L. BRAJOT PARIS 122 B. BALLET * ST JULIEN MONT DENIS 126 F. CORFMAT DOMPIERRE SUR MER 130 A. BLINOIS * LAMBERSART 130 S. LOKBANI * NARBONNE 136 L. BIENVENU SIN LE NOBLE 138 C. BOUAF WARMERIVILLE 138 F. DUPUIS LE CRES 138 O. PILON LE MARIN 138 P. SCHWARTZ AVERNES 138 M. SOUCAZE DES SOUCAZE ST LARY SOULAN 138 C. VATHELET VENOY 138 G. VASSAL * PFASTATT 138 M.T. TAPIN MIGNONNEAU * ROCHEFORT 140 H. ARGAUD ST GIRONS 150 I. DEPRET ATHIS MONS 150 F. MASSE VILLENEUVE TOLOSANE 150 N. MORELLE MULHOUSE 150 R. MORELLE MULHOUSE 150 M.A. NOUVIALE LE CRES 150 N. NEDROMI NANTERRE 173 J. TIRARD * PARIS 184 J.M. BRIERE NOUMEA 188 S. DREYFUS-MEUNIER VALENCE 188 A. LARCHER ST LOUIS 188 M. LE BRIS PLOURAC H 188 M. L’ETANG RIVIERE PILOTE 188 A. STOCK TOURCOING 188 Y. BESSE GENNES 200 S. EYCHENNE TOULOUSE 200 P. GUILLAUD POITIERS 200 E. MEUNIER LA CIOTAT 200 A. PICARD REIMS 200 P. THIEBAULT ARLES 250 J. DEWAILLY DUNKERQUE 288 P. LE BORGNE MERIGNAC 288 C. MADEC ISSY LES MOULINEAUX 300 J. GIRAULT PARIS 308 ANONYME AMIENS 330 C. MEFREDJ PANTIN 366 C. FEUILOLEY VERGETOT 450 C. LEDAMOISEL PALAISEAU 500 D. BERTUIT CLERMONT FERRAND 600 D. PARDAILHE GALABRUN MONTESSON 988 O. DASSAULT PARIS 5 000 * années 2015 et 2016 VOUS SOUHAITEZ FAIRE UN DON ? Rendez-vous sur odod.fr ou faites parvenir votre chèque à notre adresse postale. GRÂCE À VOUS NOUS AVONS APPORTÉ NOTRE AIDE À... AGENT MIS EN RETRAITE POUR INVALIDITE COMITÉ PERPIGNAN Thierry SOULAS, ACP1 1 enfant de 14 ans ORPHELINS D’UN AGENT DES DOUANES COMITÉ CORSE Nadine FRANCES, CP Décédée à l’âge de 44 ans 2 enfants de 14 et 12 ans COMITÉ LE HAVRE Maurice VERMIGNON, ACP1 Décédé à l’âge de 55 ans 1 enfant de 4 ans COMITÉ MULHOUSE Cédric NICOLARDOT, Ctrl Décédé à l’âge de 42 ans 2 enfants 10 et 6 ans ORPHELINS D’UN CONJOINT D’UN AGENT DES DOUANES COMITÉ PARIS DG Brigitte BEM LEMONNIER, AC 2 enfants 18 et 13 ans COMITÉ PARIS IDG Valérie VALDES, Ctrl 1 enfant de 21 ans ORPHELINS ADULTES COMITÉ LE LEMAN René BALLESTE, Ctrl retraité Décédé à l’âge de 59 ans 1 enfant de 24 ans COMITÉ PARIS OUEST François MATHEY, CP Ex épouse décédée à l’âge de 54 ans 1 enfant de 23 ans Depuis le précédent Pupille, 13 nouveaux dossiers handicaps nous sont parvenus.
  • 13. Adhérents : on en « vœux » plus ! Les douaniers savent tous combien l'union fait la force. L’ODOD appelle tous les douaniers à adhérer massivement à leur Association. Il ne tient qu'à vous de poursuivre la dynamique et l'esprit solidaire qui irriguent l'action et l'ADN de cette grande Association depuis bientôt 100 ans ! L'enjeu de votre geste : aider les orphelins et, bien au- delà, soutenir l'ensemble de l'enfance et de la jeunesse douanière. Représenter et incarner plus justement et plus pleinement les familles et la corporation toute entière. Pour adhérer, rien de plus simple : contacter votre délégué ODOD ou rendez-vous sur www.odod.fr. Montant de la cotisation annuelle de 12 €. Sans compter la possible déduction fiscale de 66 % l'année suivante... L'Œuvre des Orphelins des Douanes vous présente ses meilleurs vœux pour l’année 2016