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Département : Sciences de gestion
Master: Management et Stratégie des Organisations, 13ème promotion
Parcours : Stratégie et Organisation des Entreprises Familiales et Patronales
Mémoire présenté pour l’obtention du Master Recherche :
« Stratégies des Organisations et Management des Entreprises Familiales et Patrimoniales »
Mémoire sous le thème :
Sous la direction de Pr Mme. SAHRAOUI Doha
Année universitaire : 2019/2020
Légitimité organisationnelle des entreprises
marocaines
Cas de « Majorel Morocco »
Membres du Jury :
 Pr.
 Pr.
 Pr.
Préparé par :
 S’AAIDI Abderrazak
2
REMERCIEMENTS
Nos premiers remerciements vont à notre chère encadrant, Mme Doha SAHRAOUI,
pour sa qualité de formation en méthodologie de recherche (recherche qualitative), pour le
temps qu’il nous a accordé, pour ses conseils et ses corrections apportées.
Nous voulons également adresser nos remerciements à Mr Gabriel Navarro, un jeune
réalisateur et Mr Mamourou Kanté gérant de la société « KECH-MALI » pour leurs
disponibilités, conseils, motivations et leurs soutient tout au long de notre travail.
Nous tenons aussi à exprimer nos plus profondes gratitudes à Mme Mouna BELQAID
DRH de l’entreprise « MAJOREL MOROCCO » pour sa disponibilité, pour l'aide et le temps
qu’il nous a consacré pour enrichir ce présent travail.
3
RESUME
Dans le cadre dans ce travail de recherche, nous souhaitons montrer l’importance d’un
concept central au management des organisations et qui reste peu exploré : la légitimité
organisationnelle. Mais aussi d’arriver à en extraire les typologies et l’ensemble des sources
de la légitimité d’une entreprise légitime aux yeux de ces parties prenantes.
Afin d’éclairer ces questionnement, nous allons présenter dans une première partie l’état des
lieux de la légitimité organisationnelle dans un ensemble de domaines et plus particulièrement
en science de gestion, ainsi les différentes typologies de la légitimité organisationnelles et son
processus.
Dans une deuxième partie, nous analyseront le concept encore plus prêt a partir d’une étude
de cas dans le contexte marocain en se basant sur la documentation et l’observation pour
finalement conclure, que l’évaluation de la légitimité d’une organisation est propre à chaque
partie prenante et dépend de la nature de relation et l’ensemble d’interactions existantes entre
l’organisation et cette partie prenantes.
Mots clés : légitimité organisationnelle, RSE et Ethique, entreprise légitime, parties prenantes
(PP).
4
Sommaire :
REMERCIEMENTS............................................................................................................2
RESUME ..............................................................................................................................3
Liste de figures :.....................................................................................................................6
Listes de tableaux : ................................................................................................................6
Introduction général :...........................................................................................................7
Partie théorique et conceptuelle : Étude théorique du concept de la légitimité
organisationnelle pour une organisation dans son environnement ....................................9
Introduction de la première partie : ..................................................................................10
Chapitre 1 : Un essai de conceptualisation et fondements théoriques..............................11
Introduction : ................................................................................................................................11
Section 1 : Essai de conceptualisation de la légitimité....................................................................11
Section 2 : La légitimité organisationnelle, analyse conceptuelle et fondements théoriques ............18
Conclusion :..................................................................................................................................28
Chapitre 2 : Typologies et processus de légitimité ............................................................29
Introduction : ................................................................................................................................29
Section 1 : Typologie de la légitimité organisationnelle :...............................................................30
Section 2 : processus de construction de légitimité : ......................................................................41
Conclusion :..................................................................................................................................47
Conclusion de la première partie :.....................................................................................48
PARTIE EMPIRIQUE : ETUDE DE CAS .......................................................................50
Introduction de la deuxième partie :..................................................................................51
Chapitre 1 : légitimité organisationnelle dans le contexte marocain et cadre
méthodologique...................................................................................................................52
Introduction : ................................................................................................................................52
Section 1 : L’enjeu de contexte......................................................................................................52
Section 2 : démarche et méthodologie : .........................................................................................59
Conclusion :..................................................................................................................................71
Chapitre 2 : présentation et discussion des résultats.........................................................72
Introduction : ................................................................................................................................72
Conclusion et recommandations :.................................................................................................82
Conclusion de la deuxième partie : ....................................................................................84
Conclusion générale : .........................................................................................................85
5
Tables de matières :.............................................................................................................89
Bibliographies : ....................................................................................................................91
Annexes : .............................................................................................................................95
6
Liste de figures :
Figure 1 : Typologie des parties prenantes, (Mitchell et Al., 1997) ..................................43
Figure 2 : Cadre conceptuelle : ..........................................................................................48
Figure 3 Raisonnement logique – Induction......................................................................65
Figure 4 les cinq significations de l’observation, adaptée par Massonat..........................66
Listes de tableaux :
Tableau 1 : Les définitions de la légitimité organisationnelle ...........................................23
Tableau 2 : Définitions énumératives de la légitimité organisationnelle ..........................25
Tableau 3 : typologies de la légitimité organisationnelle...................................................33
Tableau 4 : Les dimensions des institutions influençant les entreprises...........................53
Tableau 5 : Fiche technique de l’entreprise.......................................................................59
Tableau 6 : Distinction entre l’enquête diagnostic et d’exploration .................................67
Tableau 7 : interactions existantes entre l’entreprise et ces parties prenantes ................80
7
Introduction général :
Les entreprises, à l’heure actuelle sont soumises à de rudes épreuves, intégrées dans un
environnement hostile et instable, elles doivent sans cesse s’adapter et anticiper afin de
garantir un accès aux ressources et bien sûr, survivre. Certes, l’environnement ne cesse de se
complexifié. Tout d’abord, suite a la globalisation des marchés et l’extension de la
responsabilité des entreprise ou ce qui se nomme actuellement, la responsabilité sociale de
l’entreprise (RSE), qui signifie que l’organisation doit prendre en considération, au moment
de la prise de décision un ensemble de parties prenantes et bien sur tout cela est dû à
l’apparition des géants et des grandes entreprises, les multinationales qui étendent enseignes
de production à l’international en plus de leur pays natale ou d’origine, ce qui leur offre un
pouvoir et de négociation toujours plus conséquent. De ce fait les grandes entreprises
commencent a avoir un rôle important dans la société, en général, car elles peuvent influencer
la politique appliquer par les pays d’accueil.
Nous le savons tous, une entreprise, n’est pas, si elle l’a déjà été, un commerce, vivant sous le
toit d’un gouvernement et se pliant aux conditions imposés par le pouvoir. L’entreprise à
toujours fait corps avec la société, elle a toujours été organe du monde. Aujourd’hui, une
multinationale peut être en mesure de contribuer à l’évolution des meurs, à la santé
économique d’un pays, à l’avenir d’une société… Nous pensons que les grandes entreprises
n’ont jamais été aussi importantes, puissante et influente qu’aujourd’hui. Et donc, par
extension, que la question de la légitimité organisationnelle, n’a jamais été aussi pertinente.
Comment ne pas se poser la question du juste, du bon, de l’honorable mais surtout du
responsable et du légitime lorsque la puissance tentaculaire d’une grande entreprise vient
s’imposer dans notre quotidien, dans notre intérieur, sur nos écrans, sur les affiches…
Lorsqu’une seule usine devient le poumon économique d’une ville entière, lorsque le temps
est à la surconsommation, à la concurrence toujours plus rude, lorsque les polémiques et
scandales défraie la chronique à longueur de semaine, il en devient inévitable de se tourner
vers la question de la légitimité.
Alors oui, depuis quelques temps maintenant nous pouvons constater l’émergence d’une
responsabilité éthique et sociale des entreprises. L’évolution de l’éthique, de la culture, des
8
meurs ne permet plus aujourd’hui aux entreprises d’exercer sans le souci de ces règles
sociales. Il est devenu un besoin pour les parties prenantes d’être mises en confiance et d’être
séduit par des valeurs morales, éthiques, responsables.
D’autant plus en temps de crise (environnement complexe, mondialisation des marchés, crise
sanitaire due au COVID-19), d’incertitude et de manque de vision à long terme, ou plus que
jamais, la légitimité est fragile. Ou plus que jamais, une erreur peut être fatale.
La légitimité, et nous le verrons ensemble, est philosophie, histoire, littérature, psychologie,
droit, sociologie… Mais elle est aussi science de l’entreprise et du management.
Mais alors la question se pose, comment répondre à ce besoin nouveau qu’est la légitimité
organisationnelle ? Quel est le processus à adopter pour le bien fondé de la légitimité
organisationnelle aux yeux des parties prenantes ?
Afin de pouvoir réfléchir le concept de légitimité au cœur de l’entreprise, de pouvoir tirer de
notre étude des conclusions solides et de répondre à notre problématique en établissant un
processus de construction et de maintient de légitimité, nous allons tout d’abord devoir étudier
cette même notion dans son sens le plus générale. Nous allons observer l’évolution du concept
de légitimité à travers les époques et la réfléchir sous la plus des grands auteurs, sociologues,
philosophes et chef d’entreprise qui se sont déjà penché sur le sujet. De leurs travaux, nous
essayerons d’en extraire une typologie, une origine, une définition, nous essayerons d’aborder
la notion sous différentes perspectives, différentes dimensions.
Ensuite, une fois le concept clairement définie, nous pourrons dans notre deuxième partie,
recentrer nos observations et notre réflexion dans un cadre pratique. Nous nous plongerons au
cœur du fonctionnement de Majorel Morocco et de l’analyse de leur politique de mangement,
de communication, de recrutement et de formation. Puis, toujours sur ces mêmes volets et ces
mêmes clefs de lectures, nous reviendront sur les changement et évolutions adoptés pour faire
face à la crise.
Enfin nous en tirerons nos conclusions, nous ferons le point après un long cheminement de
réflexion, pour essayer d’en venir à une réponse concrète et pratique. Nous essayerons de
résoudre notre problématique en proposant une méthode, un processus.
9
Partie théorique et conceptuelle : Étude
théorique du concept de la légitimité organisationnelle pour une
organisation dans son environnement
10
Introduction de la première partie :
Cette partie a pour objectif de relever les fondements théoriques et conceptuels de la
légitimité organisationnelle, tout d’abord de découvrir le concept de la légitimité et par la
suite la légitimité organisationnelle, les types, les sources et processus. Afin de cerner le
concept et de comprendre les raisons et les critères sur lesquels se basent les parties prenantes
pour juger/évaluer une organisation comme légitime ou pas.
Cependant, nous allons traiter la partie en deux chapitres. Le premier chapitre est un essai de
conceptualisation de légitimité organisationnelle à partir de l’analyse de différents apports, de
différentes disciplines, afin de cerner le concept et de par la suite, le définir.
Puis dans un deuxième chapitre nous mettrons en évidence les différents types de légitimités
organisationnelles. Ce qui permettra dans un deuxième temps, de définir les différentes
sources de légitimité, ainsi que le processus de construction de cette celle-ci, qui prend en
considérations l’ensemble des attentes des parties prenantes afin de choisir les bonnes actions
à mettre en place.
11
Chapitre 1 : Un essai de conceptualisation et fondements théoriques
Introduction :
Aujourd’hui, la question de la légitimité est fréquemment posée dans la vie quotidienne : dans
des réunions rassemblant élus et habitants ou professionnels et usagers, mais aussi de manière
plus large comme dans la presse ou sur internet. Qu’il s’agisse de questions éthiques, telles
que la procréation médicale assistée, ou dans les choix et décisions politiques. notamment
ceux qui peuvent avoir un effet encore mal connu, de personnes publiques, sportifs, écrivains
ou chanteurs s’exprimant dans les médias, ou encore d’actions menées par des gens ordinaires
pour revendiquer leurs droits (à résider, à travailler, étudier…). Les revendications de
légitimité fleurissent. Curieusement, la légitimité qui a été pendant des siècles l’apanage des
puissants, des chefs, rois, guerriers, prophètes…, après s’être étendue à l’exercice des
professions, est entrée dans les expressions courantes, sans qu’on la remarque. Cette
multiplication et cette diversification de la légitimité sont révélatrices de plusieurs mutations
sociales et politiques profondes que nous traversons et qui transforment les conditions de
l’exercice des droits dans la société.
La légitimité à partir de la littérature s’avère un concept difficile à appréhender tant que c’est
le résultat d’une évaluation d’un groupe social. Quand on parle de la légitimité on fait
référence : au droit à agir au nom de principes, valeurs, du droit naturel et intangible
renvoyant à des actes, des comportements / un jugement d’un groupe social sur le bien fondé
d’actions humaines, par le biais des représentations partagés d’un état obtenu par un processus
issu d’interactions sociales (échanges, négociations…). Le résultat d’une adhésion aux
normes sociales et d’un processus de construction de l’identité, de l’image et de la réputation.
La légitimité à fait l’objet de recherche de plusieurs disciplines dont les sciences de gestion,
mais avant de s’aventurer dans les recherches mené sur cette même question, afin de mieux en
cerner les différents aspects et d’enrichir notre recherche, nous verrons tout d’abord les
différentes apports faits aux diverses disciplines telles que la sociologie, le droit, la
psychologie….
Section 1 : Essai de conceptualisation de la légitimité
« Lex-legis » est l’origine latine du concept de la légitimité et aussi la racine des mots légal,
légitime et loyal. Etymologiquement, la légitimité est le caractère de ce qui est fondé en droit
12
et/ou en justice (Laufer et Burlaud, 1980). Le concept de la légitimité renvoie aussi bien au
droit, à la loi, à ce qui est juste et à la fidélité (Boddewyn, 1995) et évoque le fondement du
pouvoir ainsi que la justification de l’obéissance qui lui est due.
1 La légitimité :
La légitimité est liée à plusieurs notions telles que la confiance, la reconnaissance, le respect,
l’autorité, le pouvoir, l’influence, la manipulation et beaucoup d’autres encore. La légitimité
repose sur la question : « de quel droit j’agis ? ». Etre légitime revient à fournir une réponse
satisfaisante à cette interrogation (Laufer et Ramanantsoa, 1982). Alors que Hatzfeld
(1998, p 85) le qualifie d’« au-delà » de la loi, pour cette dernière, « la légitimité présente un
caractère visible et invisible car elle s’exprime par des actes, des paroles, des comportements
et se réfère à des principes qui ne sont pas les textes de lois eux-mêmes mais au-delà ».
 La légitimité comme au-delà de la loi :
Etymologiquement la légitimité est en effet intimement lié à la notion de loi, un rapport
particulier, tout d’abord parce qu’il existe différentes sortes de lois, mais la plus courante
désigne un ensemble de dispositifs et règlements élaborés par un groupe d’hommes mandatés
à cet effet. Ces lois sont formalisées par un texte écrit soit par une tradition orale, on peut
donner l’exemple de la Grande Bretagne, régie par un droit coutumier et ou aucune
constitution écrite n’existe. L’établissement de ces lois a pour but de fixer un cadre
réglementaire dans le but de faire face aux conflits et d’agir dans la légalité au sein de la
société. Il existe d’autres lois auxquelles nous nous référons fréquemment, celles fondées sur
le « bon droit », la raison, soit les codes de conduites propres à des groupes sociaux. Les lois
qui décident au cours du temps ce qui est légitime ou pas (les enfants légitimes, défenses
légitimes et aussi les revendications légitimes). Généralement, les normes sociales et
culturelles, sont l’un des éléments constitutifs de la légitimité parce qu’elles sont sources
d’un accord1
. Ces lois sont reconnues au sein des groupes restreints ou larges. Il est vrai qu’il
existe différentes lois dont le degré d’égalité diffère d’une à l’autre (lois divines, civiles…),
mais selon Paul Bastid, il semble que la légitimité les déborde, « la légitimité se réclame
d’une idée morale supérieure au droit établit2
», la légitimité met une sorte de distance entre le
fait et le jugement porté : par exemple si une entreprise peut se réclamer la loi pour justifier la
présence de traces d’organisation génétiquement modifiées dans des semences, c’est sur le
1
Jean-Marc Coicaud, Légitimité et politique. Contribution à l’étude du droit et de la responsabilité politique,
paris, puf, 1997
2
Paul Bastid, « L’idée de légitimité », Annales de philosophie politique, n° 7, 1967, p. 3.
13
plan éthique que les adversaires contesteront l’action. Cette prise de distance qui caractérise la
légitimité est définie par Raymond Polin « l’exprime par l’au-delà de la loi3
» (p28). Nous
pouvons dire que ce qui importe dans la légitimité est ce jeu entre les diverses sortes de lois
avec la possibilité d’invoquer les différentes principes, justifications, valeurs, codes… au nom
desquels une position est prise.
 Légitimité comme un droit à… :
Revendiquée ou déniée, la légitimité est souvent associée a l’idée d’un « droit à… », Par
exemple au droit d’exister, pour une personne ou une pratique, et selon Christophe
Eberhard4
ce droit de la pratique (de faire quelque chose ou de le faire d’une certaine
manière) ouvrent les champs des légitimités par l’articulation qu’ils proposent entre deux
ordres : droits et pratiques, entre deux dimensions, une construction collective et des
comportements individuelles, alors que Jean Mark Coicaud montre que le droit détermine ce
qui revient a chaque individu, crer une relation de coexistence et une coordination des actions
en individu qui contribue a crée une réseau de sociabilité, nous pouvons dire que « la question
de la légitimité est à la confluence du lien social5
». Le fait que la revendication de légitimité
s’exprime souvent comme un « droit à… » Ne traduit pas seulement l’extension des droits
dans une infinité de domaines, mais lui confère une signification sociale : la légitimité
exprimée en termes de « droits à… » Produit de la société.
 Reconnaissance a la légitimité :
« La reconnaissance et la légitimité sont-elles identiques ? ». Cela suppose que l’absence de
la reconnaissance signifie la perte de la légitimité, tout d’abord la reconnaissance selon
Hanneth Axel est le fondement des sociétés contemporaines parce qu’elle permet la
réalisation du soi et aussi un élément essentiel de la conquête de l’autonomie contre tout ce
qui y suppose : injustices, mépris, transformation de sujet en objet (le sujet peut interagir alors
que l’objet non). Les deux concepts désignent des faits similaires et se distinguent du point de
vue dont ils relèvent et les objets auxquels ils s’appliquent, pour la reconnaissance c’est une
notion qui mobilise des approches psychologiques, philosophiques, éthiques et centré sur
l’individu, par contre l’emploi de la légitimité situe l’individu dans un ensemble plus vaste,
3
Raymond Polin, « Analyse philosophique de l’idée de légitimité », Annales de philosophie politique, n° 7,
1967, p. 23.
4
Mise en débat du droit et de la gouvernance dans une perspective interculturelle. Dialogue entre Christophe
Eberhard, anthropologue du droit, et pierre Calame, directeur de la fondation Charles Léopold Mayer.
www.institut-gouvernance.org/fr/analyse/ficheanalyse-60.html
5
Jean-Marc Coicaud, op. cit., p. 14
14
d’ordre sociétale et politique et exclut largement les analyses psychologiques. Ainsi ce qui
distingue reconnaissance et légitimité c’est que celle-ci peut se définir comme le droit qu’on
reconnait a quelqu’un (ou un groupe ou organisation) de pouvoir dire ou de faire quelque
chose au nom de … c’est ce conflictuel au « nom de … » qui confère a la légitimité sa
spécificité et sa porté politique les revendications actuelles de la légitimité et les mutations qui
révèlent dans les conceptions et les pratiques sociales profondes suite a sa position à la
convergence de deux processus : la perte de sens réfèrent traditionnels du pouvoir tels que le
sacré, la représentation ou la généralité garante d’impartialité ; l’exigence croissante de
chaque individu à être reconnu comme membre à part entière de la société.
 De la légitimité du pouvoir a la légitimité des actes et paroles :
La légitimité est l’origine d’une forme de domination par exemple (l’exercice de la
souveraineté), la relation entre pouvoir et légitimité. Le régime, qu’il s’agisse de royauté ou
de démocratie, indique les principes et les règles ou nom desquels une domination est établie
et une soumission imposée. Qui dit domination dit dominant et donc dominé, selon le
philosophe Max Weber6
qui défini trois fondement de la légitimité au début de XXème
siècle : le charisme, la tradition, l’expression (communication et action) résultat de la
combinaison entre la légalité et la rationalité dont la bureaucratie. En revanche, la relation
entre pouvoir et légitimité détiens l’expression la plus forte par Bourdieu Pierre « Est
légitime une institution ou une action ou un usage qui est dominant et méconnu comme tel,
c’est-à-dire tacitement reconnu comme légitime7
. »
Les revendications actuelles de légitimité ouvrent une nouvelle perspective fondé sur les
actes et les paroles. En effet selon Hannah Arendt8
, c’est à partir des actes et paroles que
l’homme manifeste, révèle, qui il est, en tant qu’être humain semblable aux autres comme
dans sa singularité, c’est par le verbe et l’acte que nous nous insérons dans le monde humain.
C’est par ces actes et paroles que l’homme révèle sa capacité créative, ce que Haus Joas9
appelle « l’agir créatif », l’action est le principe moteur de l’individu dans la société…
l’expression est le pouvoir de transformation.
6
. Max Weber, Économie et société, I. Les catégories de la sociologie, paris, plon, 1971, plon-pocket, 1995
(chapitre 3) et Le savant et le politique, plon, 1959 (1re éd. 1919) (conférence : « Le métier et la vocation
d’homme politique »).
7
Pierre Bourdieu, « Ce que parler veut dire », Questions de sociologie, paris, éditions de minuit, 1984.
8
Hannah Arendt, Condition de l’homme moderne, paris, Calmann-Lévy, 1983 (1re éd. 1961), p. 232.
9
Hans Joas, La créativité de l’agir, paris, éditions du Cerf, 1999
15
2 L’apport des disciplines connexes aux sciences de gestion à la compréhension
de la légitimité organisationnelle :
2-1 Légitimité et pouvoir : les apports des travaux en philosophie et sociologie
politique
L’origine de la théorie de la légitimité, selon la description de Zelditch (2001), est fondée sur
la question « qu’est ce qui fait que le pouvoir soit moralement juste ? » soulevée par l’étude
du concept. La question du pouvoir est en effet centrale à l’analyse de la légitimité, il convient
juste d’éclairer la nature de relation qui lie les deux concepts.
 L’apport philosophique et la naissance des théories de légitimité :
De nombreuses penseurs et philosophe tel que Melian, Aristote, Platon… ont essayé de
définir la relation qui existe entre le pouvoir et la légitimité. La question se pose en premier
lieu dans le dialogue Mélian de l’histoire de la guerre Péloponnésienne, relatée par
Thucydide (423 A.J.C., 1954, livre V). L’île de Mélos voulait rester neutre dans la guerre du
Péloponnèse. Mais dans le but d’étendre son empire, Athènes proposa à Mélos l’alternative
suivante : se soumettre volontairement aux athéniens ou être détruit. Face aux contraintes les
Méliens justifiaient leur résistance en évoquant l’argument selon lequel « la force ne fait pas
le bien ». Le dialogue aboutit finalement à la disparition de Mélos (415 av. J.C.). A partir de
cela on peut déduire qu’il existe un pouvoir par la contrainte et ce qu’on appelle loi des plus
forts (loi de la jungle), un pouvoir injuste, un non consentement du dominé et des
gouvernements instables. Machiavel repose sur le présupposé que le pouvoir pur est
impotent, sa stabilité dépend donc de son acceptation volontaire qui dépend de sa légitimité.
Rousseau (1762, 1948) part de l’idée de l’existence d’un contrat sociale qui mêle l’éthique
morale et la description, à l’instar d’Aristote la stabilité ne dépend pas simplement du
consentement, mais aussi de l’idée que le consentement retour, est en fonction de la légitimité
du gouvernement. Selon Rousseau le contrat social est établit pour réguler l’interaction
sociale, ce contrat induit une situation qui serait la meilleure pour tous (démocratie absolue)
aussi lorsque les citoyens instituent le gouvernement, ils forgent eux même un contrat social.
Hebermas indique que la loi légitime est le résultat de la délibération générale, c’est l’au-delà
des droits et des lois, la légitimité est un pré requis pour la stabilité de l’ordre social.
 L’apport de la sociologie politique :
16
Weber (1971) fut l’un des premiers théoriciens sociaux à en montrer l’importance de l’étude
de la légitimité dans le cadre de la sociologie politique. L’argument qu’il développe repose
sur l’impotence du pouvoir pur, la loi du plus fort ne garantissant pas la stabilité des
gouvernements. Le principal ou le dirigeant peut mener l’agent de façon instrumental mais
celà reste une base dite, non sécurisé, il faut chercher une base de loyauté qui dépend pas
d’intérêts personnels rationnels ou des préférences personnels.
Weber (1971) souligne que la légitimité et le pouvoir sont deux attributs distincts qui mène
vers l’autorité qui est la seul utilisation du pouvoir, en les combinant ; en effet, d’après ses
analyses des fondements du pouvoir et l’inobservation des différentes formes d’action « qui
sont guidées par une croyance dans l’existence d’un ordre légitime » (Ruel et Scott, 1998
p877). Il mit en lumière les différentes sources de la légitimité du pouvoir dans les sociétés
qui permettent de comprendre les raisons dont laquelle la domination est accepté par les
gouvernés. Il tente notamment de comprendre la manière dans quel les subordonnés dans une
organisation voit l’ordre s’établit comme contraignent du fait de sa nature, de manière légal
ou à cause des qualités de leur leader.
Weber à distingué trois systèmes de légitimité dans le gouvernement des sociétés :
- la légitimité charismatique : basée sur le charisme, qui place une personnalité individuelle a
part et dont laquelle les autres on la foi des ses qualités exceptionnel, et ce qui nous renvoie a
le classé comme sacré, en donnant l’exemple d’un joueur de foot a qui toutes les supporteurs
on la foi en lui et qui peut faire l’affaire sans doute.
-La légitimité traditionnelle : repose sur la croyance dans le caractère sociale, le fondement de
nos système sociaux (valeurs règles, perpétrés dans les règles les groupes sociaux) et que les
membres de la société respecte, les détenteurs de cette légitimité l’hérite selon les traditions
que les personnes son dans l’obligation à accepter.
-la légitimité du pouvoir rationnelle-légal : le monde sociale est mener par un ensemble des
procédures et règles établie intentionnellement en fonction d’une rationalité extérieur aux
individus, ces règles normatives dont on a la croyance de leur légalité qui définissent la façon
dont on peut désigner un responsable et édicté des lois. La légitimité peut-il être la croyance
des dominés en la valeur intrinsèque de l’ordre sociale dans laquelle ils évoluent, il s’agit de
trouver une sens de la domination, qui doit pas être instrumentale ou par l’habitude mais il
doit être souhaitable.
17
2-2 Légitimité, justice et idéologie : les apports de la psychologie
La question centrale dans l’étude de la légitimité dans les travaux en psychologie reste donc
celle de l’existence d’effets de justification des systèmes. Les individus ont tendance à
justifier leur position sociale en se basant sur des idéologies et arguments qui font que leur
position leur semble raisonnable et juste. L’acceptation d’un système social justifiant ces
idéologies fait alors baisser le stress émotionnel associé à la perception d’injustice, permettant
à ce même système d’être légitimé à la fois par les avantagés et les désavantagés (Tyler,
1990). Ceci renvoie directement à la théorie de la dominance sociale : pour qu’un système
social se maintienne sans conflit intergroupes, les « avantagés » et « désavantagés » par le
système doivent accepter comme légitimes les inégalités entre groupes. C’est alors le
consensus, la réconciliation des points de vue, qui sont essentiels au maintien du système. Les
idéologies légitimâtes sont alors définies comme « tout ensemble de croyances, attitudes,
valeurs ou stéréotypes de groupe qui fournit un soutien moral ou intellectuel pour les
inégalités de groupe » (Sidanius et al. 2001, p.311). La puissance de la diffusion de
l’idéologie et l’ampleur de son adhésion freinent alors toute remise en question. Les
idéologies légitimâtes peuvent être appréhendées comme des représentations collectives,
croyances, valeurs, habitudes de l’esprit socialement partagées dans une culture ou une
société (Moscovici, 1988). Par exemple, trois croyances fondent l’idéologie dominante aux
Etats Unis à l’heure actuelle : la possibilité d’avancement personnel ; le fait que les individus
sont personnellement responsables de leur position dans la société ; le système global est
équitable et juste.
18
Section 2 : La légitimité organisationnelle, analyse conceptuelle et
fondements théoriques
1 Origines et antécédents de la LO :
La pressions institutionnelles est l’un des origines de LO, met l’action sur le fait que les
règles et les exigences des acteurs dans l’environnement oblige l’organisation à opter pour des
actions et des comportements afin d’obtenir le soutien nécessaire pour sa survie. La
dépendance envers les ressources comme la pression institutionnelle est l’un des origines où
l’organisation a des variétés de comportement réalisé afin de gérer ses dépendances vis-à-vis
de l’environnement pour avoir influence sur les détenteurs des ressources critiques, les liens
des dépendances détermine le niveau de pouvoir de chaque partie dans la relation, des
chercheur en déterminer les trois facteurs qui évalue de chaque groupe pour l’organisation (1-
l’importance/2-le caractère exclusif du détenteur de ressource/3-l’étendu du pouvoir de ce
dernier), la recherche de la légitimité passe par la recherche du pouvoir, les organisations
entrant en concurrence avec d’autres non seulement pour les ressources mais pour dominé (a
continuer)
Effet de la légitimité : parce que la légitimité permet un accès plus aisé aux ressources
puisque les acteurs établissent plus facilement des relations d’échanges avec une entreprise
perçue comme étant digne de confiance. La légitimité rend alors l’entreprise plus valable, plus
sensée, plus prévisible et plus digne de confiance.
L’intégration de la légitimité en organisation donne la naissance de se qu’on appel la
légitimité organisationnelle un concept résolument gestionnaire, qui a donné lieu à des
différentes théorisations en science de gestion. Principalement la légitimité a été étudiée dans
les domaines d’organisation et stratégie, mais aussi en marketing (études sur la légitimité des
marques, Handelman et Stephen, 1999 ; Kates, 2004). Selon Suchman (1995) les
recherches dans le domaine organisationnel peuvent être séparées en deux courants :
stratégique et institutionnel. La perspective institutionnelle (Meyer et Rowan, 1977 ;
DiMaggio et Powell, 1983 ; Powell et DiMaggio, 1991) se concentre sur la manière dont les
dynamiques de structuration au niveau des champs organisationnels génèrent des pressions
culturelles qui transcendent et vont cadrer les activités des entreprises. Les travaux qui
s’inscrivent dans la tradition stratégiques (Dowling et Pfeffer, 1975 ; Pfeffer et Salanick,
1978) adoptent quant à eux une perspective purement managériale, observant comment les
organisations gagnent le soutien social en manipulant, en déployant des symboles spécifiques
19
et en cadrant les normes sociales en leur faveur. Les deux courants montrent des divergences
en termes d’agencement et d’encastrement culturel.
La légitimité organisationnelle fait l’objet de recherche et d’un intérêt croissant de la part des
chercheurs et des praticiens depuis un certains nombres d’années. Le concept est utilisé ou
mobilisé dans plusieurs théories d’organisation et se présente comme ressource importante
pour la gestion organisationnelle et par leur capacité à améliorer l’efficacité des décisions de
l’organisation.
La légitimité organisationnelle se présente selon un ensemble de chercheurs comme un
jugement social selon lequel les actions et les comportements d’une entité sont souhaitables,
convenables et appropriés au sein d’un système socialement construit de normes, valeurs et
croyances.
Ces jugements et évaluations sont fondés sur la perception de ses leaders et la nature de la
relation qu’entretient l’organisation avec les autres acteurs, mais aussi à partir de la valeur ou
du bénéfice que tire l’évaluateur ou le groupe social, voir la société elle-même.
Sanction ou soutien, tout dépend de ce qu’en tire la société ou l’évaluateur de l’organisation et
suit l’interaction de cette dernière et la nature de sa relation avec l’ensemble des acteurs du
système dont elle opère, alors si on considère que la légitimité organisationnelle est le résultat
d’un construit sociale qui lui donne un caractère de complexité et une forme
multidimensionnelle grâce a la multiplicité des échelles auxquelles elle se réfère, qui ne
contribuent pas à faciliter sa compréhension.
La perspective institutionnaliste : cette perspective repose sur l’idée que la légitimité
organisationnelle est le fruit d’une construction sociale et se définie comme un statut conféré
par des acteurs sociaux. Que le point de vue d’un acteur sociale, une fois les valeurs et les
actions d’une organisation est cohérentes avec le système de valeurs et les attentes elle se
considère comme légitime, alors la légitimité est « une condition ou un statut qui existe quand
le système de valeurs d’une entité est congruent avec le système de valeurs portées par le plus
grand système social auquel l’entité appartient » (Dowling et Pfeffer, 1975, p.122). Selon
Deephouse (1996), l’acteur social soutient ou accepte les moyens et fins de l’organisation
comme valides, raisonnables et rationnels.
La perspective stratégique : Contrairement à la perspective institutionnaliste, la légitimité
est considérée comme une ressource à part entière pour l’organisation, ce qui permet la survie
20
et la croissance grâce a l’attraction des ressources nécessaires pour l’entreprise comme le
capital, la technologie, les managers et employés compétents, les clients, les réseaux (Aldrich
et Fiol, 1994 ; Scott, 1995 ; Zimmerman et Zeitz, 2002). En effet, l’approche
institutionnaliste considère que la légitimité est une construction qui porte un intérêt aux
processus de son évolution, alors que l’approche stratégique la considère comme une
ressource opérationnelle, qu’il convient de gérer, et pouvant faire l’objet de stratégies
(Suchman, 1995 ; Hybels, 1995 ; Ashforth et Gibbs, 1990), Suchman (1995 ; P.575) définit
la légitimité comme étant une ressource opérationnelle (…) que les organisations extraient
souvent pour des visées concurrentielles de leurs environnements culturels, et qu’elles
utilisent pour poursuivre leurs objectifs.
L’approche stratégique est fondée sur l’hypothèse d’un fort niveau de contrôle managérial sur
la légitimité à fort niveau, et prédit des conflits suite à la convergence d’intérêts entre
managers et membres de l’organisation, les managers favorisant la flexibilité et l’économie
liés à une gestion symbolique, alors que les membres préfèrent des réponses plus substantives.
En effet, la légitimité organisationnelle permet notamment d’après les recherches réalisés en
stratégie d’aider les firmes à gagner le soutien des experts industriels sans publicité ou
dépenses promotionnelles excessives (Weigelt et Camerer, 1988), ainsi il permet d’améliorer
la stabilité, le prestige, le soutien social, l’engagement et l’implication en interne que en
externe, l’accès au ressources, la vulnérabilité à la remise en question de l’entreprise (Oliver,
1991). Tandis que Suchman (1995) souligne, la légitimité de l’organisation la rend « plus
valable, (…), plus sensée, plus prévisible, et plus digne de confiance » (p.575) les
organisations dont la légitimité est contestée. Elles attirent le soutien et les ressources
nécessaires sans questionnement, particulièrement du fait que cette évaluation est fondé sur
une information, sur laquelle la transmission est parsemée ou répandue d’ambiguïtés et
d’incohérences entre lois, média et des groupes d’intérêt.
Probablement en interne, la légitimité organisationnelle va permettre une implication et un
engagement en plus de l’attachement et l’identification des membres au sein de l’organisation.
Si on le considère comme ressource dont la survie et la croissance de l’organisation dépend
(Dowling et Pfeffer, 1975), elle peut être manipulée afin d’arrivé aux objectifs fixés. Mais
comme l’indique Hybels, « la légitimité a souvent été conceptualisée comme une ressource
parmi d’autres que les organisations doivent obtenir de leurs environnements. Mais plutôt que
21
de voir la légitimité comme quelque chose d’échangé entre institutions, la légitimité peut être
considérée à la fois comme faisant partie du contexte d’échange et comme un produit
d’échange » (Hybels, 1995, p.243). A l’instar d’Hybels, nous prônons une complémentarité
des approches stratégiques et institutionnelles.
Par ailleurs, de nombreuses recherches sur la légitimité organisationnelle en comptabilité et
finance sont réalisées. En parle, un numéro entier consacré à la théorie de la légitimité de la
revue Accounting, Auditing & Accountability Journal (2002, Vol.15, n°3). Tout de même, les
rapports annuels et la démonstration de responsabilité sociale des entreprises représentent les
biais de recherche pour tout un courant de recherche qui s’intéresse à la gestion de la
légitimité des organisations. L’existence des entreprises est considérée comme le fruit d’une
création sociale et la continuité de l’exercice de leurs activités dépend de la volonté du société
à lui permettre de le faire. Par conséquence, l’existence d’un contrat sociale entre l’entreprise
et la société de manière générale (Mathews, 1993 ; Deegan, 2002) ce qui implique que même
si le principal objectif de l’entreprise est de faire un maximum de profit, elle a aussi une
obligation morale d’agir de manière responsable (Guthrie et Parker, 1989). La survie de
l’organisation sera donc menacée une fois que la société perçoit que son contrat social est
rompu.
A cet égard, les versions contemporaines de la théorie du contrat social10
tentent de montrer
que les fondements des droits et les libertés des individus et des groupes sociaux sont des
accords mutuellement avantageux entre les membres de la société. Alors que dans le contexte
de l’interaction entre l’organisation et la société, la théorie de la légitimité viens pour affirmé
que « les organisations cherchent continuellement à s’assurer qu’elles opèrent dans les limites
et normes de leurs sociétés respectives, c’est-à-dire qu’elles tentent de s’assurer que leurs
activités sont perçues par les parties externes comme étant « légitimes » » (Deegan, 2000,
p.253). Les parties externe ou internes représentes ce qu’on appel les parties prenantes définie
par Freeman (1984) sur laquelle on va revenir après pour les définir, alors le fruit de cette
interaction est un contrat social dont les termes sont implicites et explicites, est perçu comme
existant entre l’organisation et l’ensemble du public, pas uniquement les actionnaires. Or, la
théorie de la légitimité peut avoir une orientation système, sachant que l’entreprise et la
société dans laquelle elle évolue s’influencent réciproquement. Cette dernière qui, depuis sa
10
Notons que l’idée de contrat social, centrale dans la notion de légitimité organisationnelle, n’est pas nouvelle.
Elle a été discutée par des philosophes tels Hobbes (1588-1679) ; Locke (1623-1704) ou encore Rousseau (1712-
1778)
22
création, a tissé des relations fortes sur plusieurs années soit avec ces collaborateurs ou
fournisseurs ou clients ou d’autres parties prenantes, et crée ce qu’on appelle un système, dont
elle est un acteur. On peut faire alors référence à la théorie de l’acteur et le système de M.
Crozier, qui souligne que le système se caractérise par la complexité qui dépend de
l’interaction entre l’ensemble des acteurs et la fonctionnalité de l’interaction fondé sur la
nature de la relation qui existe entre les acteurs au sein du système, cette relation entre les
acteurs a l’interne ou a l’externe de l’organisation se fond sur des échanges, des valeurs
partagés et sur la confiance ou la méfiance que selon Ring (1996) la confiance qui peut être
soit fragile l’autre soit résiliente.
L’approche de la légitimité en comptabilité et finance soutient que les organisations ne sont
pas considérées comme ayant un droit inhérent aux ressources pour exister. Mais elles
existent tant que la société les considèrent qu’elles sont légitimes. Donc on leur confère un «
état » de légitimité (Deegan, 2002). Il en découle une théorie de la légitimité (Guthrie et
Parker, 1989 ; Mathews 1993) qui serait une variante de la théorie des parties prenantes
(Gray, Kouhy et Lavers, 1995) et qui met l’accent sur les dimensions de conflit et de
dissension, et aussi l’importance de la thématique de la responsabilité sociale de l’entreprise
et le fait de l’élargissement du champ de sa responsabilité. Aussi, plus l’entreprise va
rencontrer de l’adversité dans la mise en place de ses pratiques et l’opérationnalisation de sa
stratégie, plus elle va tenter de gérer sa « désirabilité sociale ».
Les recherches en comptabilité et finance se focalisent sur le pouvoir des médias, et observent
les différentes révélations faites dans les rapports annuels d’activités des organisations, jugés
parmi les révélateurs des tentatives de la « manipulation » des perceptions du public. Les
chercheurs Deegan, Rankin et Tobin (2002) ont essayé dans ce cadre d’étudier les rapports
annuels sociaux et environnementaux d’une grande entreprise australienne, se développant
spécialement dans le secteur de la pétrochimie. Ils ont montré que les dirigeants de la société
adaptaient les thèmes des rapports annuels aux préoccupations prédominantes dans la société
grâce a l’étendue de leur couverture médiatique. En conséquence, les thèmes ayant une forte
couverture médiatique trouvent leur « miroir » dans les rapports annuels de l’entreprise. De
même, une organisation peut fournir de l’information pour arriver à contrer les nouvelles et
informations négatives qui circules en publiques par les médias, ou tout simplement de fournir
les informations qu’aux parties prenantes intéressées sur des particularités et des attributs
méconnus au préalable. Elle peut aussi faire en sorte d’attirer l’intention sur ses actifs
considérés comme compétitif et ses actions en terme de protection de l’environnement ou des
23
initiatives auprès des associations par exemple, en négligeant tout sorte d’information qui
peut le mettre en danger. Les révélations environnementales et sociales seraient donc souvent
liées à des intentions légitimatrices (Gray, Kouhy et Lavers, 1995 ; Deegan, 2002 ; Deegan,
Rankin et Tobin, 2002).
La légitimité peut-être aussi constitué comme un signal destiné aux investisseurs
(Zimmerman et Zeitz, 2002). Les parties prenantes pourraient « lire » l’entreprise par ses
prises de positions publiques, et les organisations utilisent des moyens (management des
impressions et des signaux) afin d’influencer les perceptions des parties prenantes.
La légitimité organisationnelle a donc de nombreuses définitions dans la littérature en
sciences de gestion. A titre récapitulatif nous proposons le tableau suivant :
Tableau 1 : Les définitions de la légitimité organisationnelle
Parsons (1960, p.175) La légitimité correspond à l’évaluation de l’action en termes de
valeurs partagées ou communes, dans un contexte d’implication
de l’action dans le système social.
Dowling et Pfeffer
(1975, p.122)
La légitimité est une condition ou un statut qui existe quand le
système de valeur d’une entité est congruent avec le système de
valeurs porté par le plus grand système social auquel l’entité
appartient. Quand une disparité, actuelle ou potentielle, existe
entre les deux systèmes de valeurs, il y a une menace pour la
légitimité de l’entité.
Pfeffer et Salancik (1978
p.193-194)
La légitimité est liée aux normes et valeurs sociales ; et alors
qu’elle n’est pas parfaitement corrélée ni à la loi, ni à la viabilité
économique, elle entretient des relations avec les deux. La
légitimité est un statut conféré et toujours contrôlé par ceux qui
sont en dehors de l’organisation.
Pfeffer et Salancik
(1978),
repris par Singh, House
Tucker (1986)
Une organisation est dite légitime lorsqu’elle est soutenue par
des acteurs collectifs puissants, ou du moins un segment de la
société et suffisamment large pour assurer son efficacité et sa
survie.
Bock (1979) La légitimité se définit en termes de l’existence d’un consensus
qui supporte l’institution, lui confère une sanction légale et
même des privilèges spécifiques.
24
Ashforth et Gibbs
(1990, p.177)
Une organisation est légitime lorsqu’elle est perçue comme
poursuivant des buts socialement acceptables, et ce d’une
manière socialement acceptable. Elle est accordée à
l’organisation par ses parties prenantes
Aldrich et Fiol (1994) La légitimité est une ressource opérationnelle que les
organisations extraient – souvent pour des visées
concurrentielles – de leurs environnements culturels, et qu’elles
emploient dans la poursuite de leurs objectifs
Boddewyn (1995, p.157) La légitimité est un bien qui peut être obtenu seulement de
l’environnement non-marchand et à travers un comportement
organisationnel convenable (…).
Hybels (1995) La légitimité est une représentation symbolique de l’évaluation
collective d’une institution.
Scott (1995, p.45) La légitimité est une condition reflétant l’alignement culturel, le
soutien normatif, ou la consonance avec les lois et règles
appropriées.
Suchman (1995, p.574) La légitimité est une perception ou présomption généralisée
selon laquelle les actions d’une entité sont souhaitables,
convenables ou appropriées au sein d’un système socialement
construit de normes, valeurs, croyances et définitions.
Deephouse (1996) Une organisation est dite légitime lorsque ses moyens et ses fins
apparaissent comme valides, raisonnables et rationnels
Stone et Brush (1996) La légitimité est une validation externe
David (1997), repris
Kondra et Hinings
(1998)
La légitimité est socialement construite et renvoie aux valeurs et
par normes dominantes dans la société, ainsi qu’aux pratiques et
schémas cognitifs en vigueur
Kostova et Zaheer
(1999, p.64)
La légitimité organisationnelle est définie comme l’acceptation
de l’organisation par son environnement.
Zelditch (2001, p.39) La légitimité de toute caractéristique d’une structure sociale est
visible par le fait qu’elle est soutenue par ceux qui n’ont rien à y
gagner, même par ceux qui bénéficieraient d’autres structures.
Zimmerman et Zeitz
(2002)
La légitimité est un jugement social qui n’existe finalement que
dans l’œil de celui qui l’évalue.
25
Tyler (2006) La légitimité est «une propriété psychologique»
Les chercheurs ont donné plusieurs définitions de la légitimité organisationnelles, ces
définitions s'accordent à présenter la LO comme jugement social selon lequel les actions d'une
entité sont souhaitables, convenables et appropriées au sein d'un système socialement
construit de normes, valeurs et croyances. Les travaux de Bitektine (2011) sont les plus
exhaustifs et les plus novateurs. Il propose une définition énumérative de la LO (Tableau 2).
Tableau 2 : Définitions énumératives de la légitimité organisationnelle
Description
Périmètre général «le concept de LO inclut à la fois les perceptions à propos d'une
organisation ou d'un ensemble d'organisations, les
jugements/évaluations fondés sur ces perceptions et les réponses
comportementales fondées sur ces jugements...
Evaluateurs .... rendus par les médias, les autorités de régulation et d'autres acteurs
de l'économie (groupes de pression, salariés,...etc)
Dimensions
perçues
... perçoivent les processus, les structures et les résultats de l'activité
de l'organisation ainsi que les comportements de ses leaders et ses
relations avec d'autres acteurs....
Processus
d'analyse
.... jugent l'organisation ou bien en la rangeant dans une catégorie
positive existante (légitimité cognitive) ou bien en la soumettant à une
évaluation sociopolitique,...
Analyse du
bénéfice
... se fonde sur l'évaluation de l'organisation du point de vue de la
valeur/ du bénéfice qu'en retire l'évaluateur (légitimité pragmatique)
ou bien le groupe social voire la société elle même (légitimité
morale), ...
Mécanisme
d'obéissance
... au travers de l'interaction avec l'organisation et les autres acteurs
sociaux, débouche sur le soutien la neutralité ou la sanction selon que
l'organisation a apporté la valeur/ le bénéfice prescrit par les normes
et les réglementations en vigueur.»
Bitektine, 2011, p159, traduction de Petit, 2013, p81
La définition de Bitektine (2011) implique généralement un jugement social de la part des
évaluateurs qui sont légitimes (Petit, 2013). La légitimité est attribuée par un ensemble
26
d'acteurs qui peuvent identifier des différences en matière de perceptions et d'évaluation et
rend complexe le processus de son management (Demaret et Meric, 2013; Petit, 2013).
Les travaux sur la légitimité d’une organisation sont nombreux et notamment avec les
courants stratégiques (Ashforth et Gibbs, 1990 ; Dowling et Pfeffer, 1975 ; Pfeffer, 1981 ;
Pfeffer et Salancik, 1978) et néo institutionnalistes (Meyer et Rowan, 1977 ; Zucker, 1977),
cependant le concept de légitimité organisationnelle reste difficilement opérationnelle, à
cerner et à mesurer (Buisson, 2008; Bitektine, 2011; Demaret et Meric, 2013). Rares sont
les études empiriques qui tentent véritablement de comprendre en quoi consiste ce concept et
quels en sont les déterminants. Par ailleurs ce travail sera focalisé a déterminer les différentes
critères sur quoi ce base les parties prenantes d’une organisation.
2 Dimensions de la légitimité organisationnelle :
A partir de l’ensemble des définitions de la légitimité organisationnelle, on peut soustraire les
dimensions de cette dernière représenter dans le travaille de Suchman (1995) l’intégrateur
des approches institutionnelles et stratégiques de la légitimité, afin de formaliser les
différentes dimensions de la légitimité au moyen de trois dynamiques :
 Légitimité pragmatique : basée sur la prise en compte de l’entreprise de l’ensemble
des intérêt et valeurs des ses parties prenantes les plus influentes afin de justifier les
actions d’une organisation par rapport a leurs conséquences, LO accorde à une finalité
qui sont les avantages offertes aux acteurs de son environnement, cette légitimité est
pratiquée soit par un échange d’intérêt (soutenir pour bénéficier), soit par influence
(les acteurs soutiennent l’organisation pour servir leur intérêt) ou par la bonne (les
acteurs soutiennent l’organisation lorsqu’ils partagent les même valeurs)
 La légitimité morale : c’est le reflet d’une évaluation du caractère approprié d’une
action ou d’une activité organisationnelle, elle se rapporte a l’intégration des normes
et des valeurs sociétales dans les activités et le comportements d’une organisation où
l’évaluation prend forme par la conviction de l’évaluateur sur le bien fondé de l’objet
a légitimer (participation de l’organisation au développement local via un
investissement socialement responsable). Cette légitimité est représenter selon
Suchman sous forme de quatre dimensions qui sont les suivantes : -par conséquences
(l’évaluation est fondé sur ce que l’organisation a réaliser)/ procédurale (lorsque
l’organisation adopte des procédures socialement responsable)/ structurelle
27
(l’organisation met en place des procédures de contrôle de qualité)/ personnelle
(lorsque les dirigeants de l’organisation sont des leaders individuels et
charismatiques).
 La légitimité cognitive : fondée sur la compréhension individuelle qu’a chaque
acteur ou évaluateur sur le comportement organisationnel, deux types apparaissent (a
ajouter).
28
Conclusion :
Il semblait important, avant même de commencer à construire un début de réponse à la
problématique, de bien définir celle-ci. Pour que la suite de la réflexion puisse prendre forme
sur des bases saines, la légitimité devait être clairement définie, ou au moins un minimum
réfléchie, dans toute sa complexité. Nous avons donc décortiqué et étudié cette notion sous la
plume des penseurs, intellectuels, auteurs et chercheurs qui ont put écrire et pensé la légitimité
aux travers des époques et des contextes avant de se recentrer dans le cadre de la relation avec
l’entreprise. Pierre De Calan, aura écrit « S’il y a bien une chose que les années, les unes
après les autres, ne cesse de vous enseigner, c’est que la vie d’une entreprise, sa direction, ne
sont rien d’autre qu’une interminable succession de comportements humains. ». La sagesse de
ces mots, nous démontrent qu’il n’était donc pas impertinent, d’étudier la légitimité, en tant
que notion, sous plusieurs regards. Le politique, le sociologique, le psychologique, le moral,
l’éthique, l’individuel… Nous avons donc put définir la légitimité en tant que concept au sens
large du terme, pour ensuite la placer et l’analyser dans le cadre organisationnelle. Si nous
devions synthétiser en quelques mots la pensée des ces divers hommes d’Histoire, nous
dirions que la légitimité ne peut être séparé de la notion de droit, de pouvoir et de
reconnaissance. La légitimité est indissociable du juste. Mais le « juste », le « bon » ou encore
« le bien », restent cependant variantes constantes selon les regards de ceux qui le lisent et
l’interprètent. Les frontières « du juste », ne sont pas des barrières opaques et infranchissable,
elles sont une trainé du fumée mouvante, malléable et instable. Le juste est une valeur,
amovible selon les époques, les cultures, les gens. En sommes, lorsqu’on admet que la
légitimité est indéniablement liée à la question du droit, du pouvoir, de la reconnaissance et du
juste, l’on admet tout aussi inévitablement qu’elle n’est autre qu’une donnée variante,
soumise à la tendance, à la religion, à la géographie, à la politique, à l’Histoire, à la pensé
majoritaire, à la pensée dominante, à la pensé actuelle. En d’autres termes à un
environnement. Le roseau se plie pour ne pas briser sous la bourrasque, l’organisation
s’adapte à son environnement pour ne pas devenir illégitime.
29
Chapitre 2 : Typologies et processus de légitimité
Introduction :
Pablo Emilio Escobar était un baron de la drogue cubain, ayant fait fortune dans les années 80
sur la fabrication de cocaïne et l’exportation de celle-ci sur les côtes américaines. Auteur de
massacres, de meurtres, sans même parler des dangers de son produit en lui-même. Mais
parler de légitimité pour une organisation aussi crapuleuse que celle du Cartel de Medellin
s’avère plus délicat que ce que l’on pourrait penser aux premiers abords. Parce qu’encore
aujourd’hui il est acclamé dans les quartiers cubains les plus pauvres et populaires.
Notamment pour avoir fait bâtir des centaines de logements sociaux et instauré une soupe
populaire. La question demeure alors, celui que l’on appelait « Le Robin des bois colombien »
et son entreprise de la mort, était-il légitime ? Si oui, pour qui ?
Dans le chapitre 1, nous avons admis que la légitimité est une notion complexe, certes mais
qui peut être étudié, qui peut être comprise et maitrisé. C’est ainsi que nous devons alors lire
la situation. L’organisation, est le candidat, l’environnement est son juré, la légitimité est le
prix. Comme l’illégitimité peut être le malus, la sanction. L’organisation aura alors trois
missions. Gagner sa légitimité aux yeux des parties prenantes, la maintenir à bon cap et enfin,
savoir la réparer en cas de dégradation. Nous devons alors, toujours, dans le cadre
organisationnelle, réfléchir à ses composants et à sa typologie.
Nous allons chercher à comprendre et à déterminer ses origines, sa nature, en commençant par
étudier les différentes sources de légitimité, puis le processus de sa construction et enfin sa
perception, selon les déférentes partie prenantes, ainsi que leurs degrés d’importance pour
chacun. Nous nous demanderons ensuite, en se basant sur nos conclusions, comment
l’organisation peut gagner, maintenir et réparer sa légitimité.
30
Section 1 : Typologie de la légitimité organisationnelle :
Depuis les années 90, le développement d’étude de légitimité à conduit a l’émergeante de
différents nouveaux concepts, développés pour répondre aux besoins des chercheurs. Ces
concepts ont été établit autour de différentes aspects jugés importants pour définir la
légitimité. Ainsi différentes typologies on étés développés par les chercheurs suite a leurs
choix d’objets et de méthodes d’analyses. Les premières typologies trouvent leurs origines
dans la sociologie des organisations et aussi dans les écoles de recherche. De là, découleront
d’autres typologies qui continueront de se développer, principalement en 1995, sur la base de
la contribution de Aldrich et Fiol (1994) et Suchman (1995) et Scott (1995).
Les typologies présentées n’ont pas toujours le même sens et parfois même des confusions.
Ce qui fait de la légitimité un terme peu accessible et complexe selon Bitekine (2011) qui
mentionne l’existence de 18 types de légitimités. Suite au développement de celle-ci, c’est
plus de 37 types seront découvert, en plus de celles déjà présentés dans l’annexe 1.
Toute typologie existante à ce jour, trouve ses origines dans la théorie de légitimité mais aussi
grâce a l’accroissement d’intérêt portés à l’évaluation de l’organisation. Cependant, la
légitimité organisationnelle reste un concept lié a la théorie institutionnelle. (DiMaggio &
Powells, 1983) ; Mayer & Rowen, 1977) et Deephouse et Suchman (2008) affirment que la
LO est un concept central dans la théorie institutionnelle, comme les théories de la
dépendance de ressources (Pfeffer et Slanick, 1978).
1 Les origines :
La légitimité organisationnelle est un concept qui jouit d’un grand consensus autour de la
définition de Suchman (1995). Et plusieurs autres chercheurs, ont essayés également de
clarifier le concept et de le compléter de leurs contributions. Ce concept est fondé sur trois
questions, trois hypothèses qui sont les suivantes (Le jugement / Les actions des organisations
sont-elles appropriées, justes, correctes / Le rôle jouée par l’organisation et qu’elle se doit de
maintenir) :
31
 Jugement : l’utilisation de ce mot est mise en évidence par Bitekitine (2011) et Fost
(2011) qui, à partir de ce mot, considèrent que la légitimité est un concept subjectif et
non pas objectif. La légitimité d’une organisation ne s’acquiert pas uniquement à partir
de certaines caractéristiques, mais elle est accordée ou refusé sur la base d’un
jugement par le public. La légitimité existe aux des spectateurs (Zimenzman & Zeitz,
2002) ? D’après les travaux de ces deux chercheurs, nous pouvons affirmer que la
légitimité n’est pas acquis mais reçut par ce qui est donnent, tell que les parties
prenantes, les acteurs sociaux, les composants externes de l’organisation, le public et
peu importe les actions faites ou réalisées par l’organisation, si elles ne sont pas
adéquats, si elles sont insuffisantes ou qu’elles génèrent une insatisfaction, elles ne
mérites pas d’être valorisés, par ceux qui émettent un jugement sur l’organisation. Ses
jugements doivent être examinés de façon général, tant que tout les acteurs ne jugent
pas de la même façon, et selon Scott (1995) le public juge toujours de
l’environnement culturel, éthique et cognitif dans lequel ils évoluent. C'est-à-dire que
c’est possible qu’un groupe l légitime l’organisation alors que un autre non car ils ont
des différences critère sur quoi se base pour construire leur jugement soit sur le plan
culturel ou éthique… la légitimité est une propriété psychologique (Tyler, 2006) par
laquelle l’organisation doit définir les partie prenantes concernées et de trouver des
réponses aux questions sur quoi se base leur jugement que l’entreprise est légitime et
partir de leur question on peu construire une typologie de la légitimité.
 Pour les actions d’une organisation, c’est possible d’utiliser des expressions qui sert a
exprimer un jugement. Ces jugements sont exprimés comme «approuvés» (Aldrich
& Fiol, 1994; Bitektine, 2011), «accepté» (Zimmerman & Zeitz, 2002), «autorisé»
(Bitektine, 2011) et «supposé» (Suchman, 1995). Cette approbation est fondée sur
le fait que les actions d'une organisation sont considérées comme équitable sur le
niveau éthique et équité (Aldrich, ) et parce qu’ils sont adéquat et conforme a
l’objectif de l’organisation dans un cadre social (Aldrich, 1994 ; Suchman, 1995).
 Le rôle jouer par l’organisation dans la société et qui doit avoir la commodité de la
maintenir suit a l’approbation des parties prenantes, c’est la légitimité qui justifie le
rôle de l’organisation au sein de la société selon Parsons (1960), par la suit Bekatine
pose la question suivante : l’organisation a-t-elle le droit d’exister ? et/ou est ce que
l’organisation et bénéfique ou dangereuse pour moi et pour le groupe a qui j’en fais
partie ? de cette façon la légitimité d’une organisation peut être généralisé, rendu par
les parties prenantes qui sont guidée par les différentes critère et dimensions sur quoi
32
les actions dune organisation sont supposées être correct, justes et appropriés, pour
cela l’entreprise doit approuver et entretenir le rôle qui joue dans la société, se
focaliser sur le contenu de la légitimité et une étape qui nous permis de comprendre la
richesse du concept considéré comme un concept pluriel, et chaque groupe apport un
jugement avec un aspect différents des autres groupes. C’est cette pluralité de critère
de légitimité nous les obligent à les classer.
Lorsque l'on étudie le concept de légitimité, avec autant de perspectives différentes, il est
important de pouvoir identifier clairement le type de légitimité mesuré, à chaque instant et
dans chaque cas. Une meilleure délimitation des concepts contribuera au développement
d'études empiriques sur la légitimité des organisations. C’est pourquoi la typologie
développée est considérés comme l'instrument approprié pour faciliter la mesure de la
légitimité, notamment dans le domaine de la gestion. Les parties prenantes demandent des
organisations soutenir leur légitimité sous différents aspects, ce qui nécessite d'avoir une
typologie plus précise de la légitimité qui trouve son origine dans les besoins des parties
prenantes.
Ossewaarde et al. (2008) qui souligne la nécessité d’une typologie a partir des attentes de
PP en donnant l’exemple du cas des ONG internationales. Que pour être légitime, elles
doivent répondre à diverses attentes. Les ONG reçoivent leur les ressources des entités,
dont ils ont besoin pour montrer comment ils gèrent leurs ressources (légitimité
technique). Les ONG internationales devraient également se conformer aux droits
(légitimité réglementaire) et pouvoir agir au nom de la mission déclarée, démontrer
l'efficacité de leurs objectifs (légitimité managériale).
Différents mots sont utilisés pour différencier les différentes sources de légitimité.
Suchman (1995) fait référence aux dimensions. Scott (1995) parle de piliers de légitimité
ou bases. Dans certains cas, le concept de catégories est utilisé, car ce sont les moyens à
travers lequel sur une base régulière, les événements et les expériences sont observés et
classés (Clegg, 2010). Deephouse et al. (2017) préfèrent utiliser le terme critère car il
évoque plus clairement la présence de normes implicites ou explicites d’évaluation
organisations. Mais, on retrouve aussi très souvent les types d'expression de légitimité
(Ahlstrom et Bruton, 2001; Bitektine, 2011; Cruz-Suárez, Díez-Martín,
BlancoGonzález, Et Prado-Román, 2014; O’Dwyer, Owen et Unerman, 2011).
33
2 Typologie de la légitimité organisationnelle :
A partir de l’ensemble des travaux effectué, le tableau suivant va regrouper les différentes huit
typologies sur la légitimité organisationnelle et à partir de ce tableau on peut définir les
sources de légitimité, Cette extension de types de légitimité, nous pensons que chacun d'eux
est plus compréhensible et réduit la complexité du concept.
Tableau 3 : typologies de la légitimité organisationnelle
Typologie description Source
Cognitif
légitimité
(culturel)
La légitimité est accordée par le public car il
supposé que l'image qu'ils ont de l'organisation
correspond à ce qu'est l'organisation
Identité de
l’organisation
légitimité
Réglementaire
Les organisations sont institutionnalisées car elles
sont
réglementé par les gouvernements ou d'autres
autorités par l’établissement de règles, de normes,
de lois et de sanctions qui les obligent à agir et à
se comporter certaine manière
Normes,
conformité
et sanctions
Légitimité morale
(éthique)
Le public accorde une légitimité lorsqu'il perçoit
que
une organisation défend et poursuit des principes
acceptées et valorisées comme socialement
positives, qui sont au-dessus des intérêts privés
Initiatives basées
sur
Valeurs
Pragmatique
légitimité
(instrumentale ou
Ressources)
Cela se produit lorsque les parties prenantes
atteignent leurs objectifs à travers l'organisation,
obtenir une contribution de valeur, tout en
acquérant certains engagements auprès de
l'organisation
Balance des
organisation avec
intérêts de
l'intérieur
et forces externes
Managerial
légitimité
(production)
Les organisations doivent démontrer à tous leurs
publics qu'ils remplissent leur mission et prennent
étapes décisives pour réaliser leur vision et se
déplacer clairement vers la réalisation de leur
stratégie et objectifs à moyen ou long terme
Réalisation de
mission, vision et
objectifs généraux
légitimité
Technique
La légitimité vient du fait que les actions de
l'organisation se déroule dans les meilleures
Déploiement de
la gestion
34
conditions manière, l'innovation est appliquée, les
meilleurs gestionnaires et le personnel est
disponible, de nouvelles techniques de gestion
sont développés, ceux existants sont mis à jour et
intelligents des stratégies sont adoptées
capacités
légitimité
Émotionnel
(relationnel)
Les acteurs supposent que l’organisation
représente un idéal avec lequel ils sont
complètement identifiés,
émotionnellement lié à elle, quelle que soit la
spécificité activités qu'il développe, les personnes
qui le gèrent ou la façon dont il est géré
Lien émotionnel
à l'organisation
Légitimité de
L’industrie ou
secteur
Organisations intégrées, appartenant à ou admises
comme membres, au sein de groupes ou secteurs
légitimés, sont également considéré comme
légitimé
Intégration dans le
secteur
ou groupe avec
légitimité
Pour bien comprendre chacune des typologies, on va expliquer une par une au dessus :
Légitimité cognitif :
Elle fait référence aux connaissances que les groupes ou le public qui l’évaluent procèdent sur
l’organisation, plus le public a plus d’information plus il aura plus de critères sur quoi
peuvent-ils baser son jugement, et de définir l’entreprise comme appropriées et interprétable
(Suchman, 1995). Mais il faut que l’information diffusée soit bien compréhensible alors que si
les infos sont rares, le jugement sera basé sur des signes et des symboles (Scott, 2014, p. 66)
qui construit la légitimité cognitive par exemple la disponibilité de leaders brillants et
socialement reconnus ou une considération favorable par les gouvernements, un lien étroits
avec d'importantes entités financières, une forte croissance de l'organisation ou ayant
une structure d'entreprise jugée appropriée. Ces symboles là, lorsqu'ils sont présentés,
elles permettent d'assumer la légitimité de l'organisation. Cette état est accordé par le public
lorsque les actions d’une organisation sont conforme avec le système de valeurs, croyances et
de présomptions (Treviño et al., 2014). Pour souligner la différence entre légitimité
cognitive et pragmatique ou morale, Treviño et al. (2014) ont mentionné que "la
distinction entre eux est liée à la motivation, et la légitimité cognitive ne se fonde ni sur
35
les intérêts ni sur la morale motivation » (Treviño et al. 2014: 200). Et parmi les sources
couramment citées dans la littérature de cette légitimité cognitive sont :
 Compréhensibilité : le public n'approuvera pas les aspects de l'organisation s'ils ne les
connaissent pas, il doit comprendre l'organisation dans toutes les dimensions, sa
structure, sa façon de faire les choses, ses processus, sa croissance ou sa localisation.
La compréhensibilité comprend la familiarité, la connaissance de l'organisation
analysée et l'utilisation de produits et services. Pour faciliter cela les organisations
élaborent des politiques de communication et d'information.
 Prenant pour acquis : l’existence des modèles culturels pour le public sur quoi ce
dernier croit ou pense sur la façon dont les organisations doivent être et les
caractéristiques structurelles ou performance a quoi s’attend. il est littéralement
impensable que l’organisation soit autrement, et donc une fois l'activité
organisationnelle s’adaptes a ces modèles elle sera significative, prévisible et
attrayant. Selon Suchman (1995, P. 583) « Si les alternatives deviennent impensables,
les défis deviennent impossibles et l'entité légitimée devient inattaquable » Par
conséquent, la légitimité cognitive est étroitement liée à l'identité et à l'image qui
se transmet sur la capacité, la stabilité et la cohérence de l'organisation créant le
cadre à travers lequel le les significations de l'organisation sont construites.
Légitimité réglementaire :
Le respect des règlements en vigueur peut être un des sources de la légitimité, un type de
légitimité qui a été étudié pratiquement par tous les chercheurs du sujet (Baum & Oliver,
1991; Deephouse, 1996; Rao, 2004). La légitimité réglementaire renvoie la conformité des
actions de l’organisation aux normes établies par les autorités (Benbasat et Zmud, 2003). Les
organisations sont institutionnalisées parce qu'elles sont réglementées par les gouvernements
ou d'autres autorités en établissant des lois, règles, des normes et sanctions qui les obliger à
agir et à se comporter d'une certaine façon (Cruz-Suárez, Prado-Román, & DíezMartín,
2014; Díez-de-Castro, Díez-Martín et Vázquez-Sánchez, 2015; Scott, 1995). « Certes, des
sanctions sont appliquées une fois les organisations freinent les systèmes réglementaires (les
règles, réglementations, normes et attentes) qui pour objectif d’assurer le respect »
(Zimmerman et Zeitz, 2002, p. 419). Les organisations agissent dans le pilier réglementaire
d'une certaine manière tant qu'il y a une autorité supérieure qui les force et les contraint
directement avec des sanctions ou indirectement par la perte d'avantages, droits ou de
36
positionnement, et même, à l’exclusion. Le suivi des activités des organisations est souvent
supervisées par des organismes publics ou des agences privées autorisées a le faire. Cette
autorité est généralement gouvernementale, mais parfois ce sont des associations, parties
prenantes ou même d’autres organisations puissantes (comme les ONG) (Scott, 1995;
Zimmerman & Zeitz, 2002). Pour évaluer la légitimité réglementaire, les données sur les
organismes certifiés ou avec certains des licences ont été utilisées (Baum & Oliver, 1991;
Pfeffer & Salancik, 1978; Singh, Tucker, & House, 1986).
Légitimité morale ou éthique :
La légitimité est accorder par le public et les parties prenantes perçoivent qu'une organisation
défend et poursuit principes acceptés et valorisés comme positifs tenant compte du cadre
éthique dans lequel l'organisation opère. La légitimité éthique va au-delà des lois (Simcic
Brønn & Vidaver-Cohen, 2009) et le respect des lois. Les activités d'une organisation
démontrent si ses actions sont acceptables selon aux normes morales de la société et
typiques de l'organisation. Par exemple, les hôpitaux se sentent souvent obligés d'acquérir et
d'utiliser les dernières technologies pour les patients reçoivent les meilleurs soins, même si les
nouveaux investissements ne sont pas rentables (Ahlstrom & Bruton, 2001) Les croyances et
les valeurs de l'organisation sont généralement transformées en principes qui
permettent l'interprétation et l'application de ces valeurs et croyances par la gestion. Par
exemple, l'université publique espagnole maintient le principe «participation de l’ensemble de
la communauté universitaire aux organes directeurs», ce qui s'appuie sur les croyances et les
valeurs sociales liées à l'administration et à la gestion des organismes publics. «Les normes,
règles et idéologies éthiques de la société représentent les comportements appropriés
selon lesquels les organisations devraient être gouvernées (Meyer & Rowan, 1983: 8) et
grâce auquel ils acquièrent une légitimité (Deephouse, 1996; Suchman, 1995). Un
comportement socialement responsable es entreprises à sur la base éthique parce que
c'est la bonne chose à faire. Faire la bonne chose semble être le plus fort motif
d'initiative sociale que les bénéfices qui peuvent être générés par la suite pour
l'organisation (Hahn et Scheermesser, 2006; Steurer, Langer, Konrad et Martinuzzi,
2005). Nous préférons utiliser l'expression légitimité éthique plutôt que l'expression la plus
fréquente utilisé l’expression légitimité morale, car «la moralité résiderait au sein du
personne »(Skitka, Bauman et Lytle, 2009: 569). Acteurs au sein des entreprises, tels que
les équipes de gestion, prendre des décisions en fonction de leurs biais cognitifs et
personnels (Cyert & March, 1963), qui sont diffusées à travers les valeurs générales de
37
l’organisation et de l’éthique des affaires, générant l’obligation morale de «faire ce que
est juste »et des valeurs directrices sur la« bonne chose »à faire (Cashore, 2002).
Suchman (1995) suggère qu'une des dimensions de la légitimité morale dans les
organisations est légitimité personnelle, démontrant l'intégrité et un comportement digne de
confiance dirigeants et représentants de l'organisation.
La manière habituelle d’évaluer ce type de légitimité est la divulgation sociale, les
informations qui sont révélées ou mise à la disposition du public par l'organisation sur des
problèmes sociaux. Plus l’intérêt de l’organisation pour les questions sociales est grand,
plus accroître les informations fournies à leur sujet (Patten, 1992). Enfin, nous devons
souligner ce qu'est l'intentionnalité, pourquoi les choses se font, ce qui permet pour classer
les actions en éthique ou dans une autre catégorie telle que le professionnalisme en donnant
l’exemple d’un établissement d'enseignement qui peut chercher l'excellence dans
l'enseignement parce qu'il veut satisfaire besoins des étudiants en matière de
connaissances (professionnelles) ou parce qu’ils se sentent la formation de ses étudiants
(éthique), ou parce qu'un bon enseignement attirera plus d'étudiants et qui leur
permettra d’atteindre leurs objectifs économiques (de gestion).
Légitimité pragmatique :
La légitimité pragmatique selon Suchman (1995) repose sur des calculs égoïstes des ou d’une
partie prenante de l’organisation. Une légitimité pragmatique est accordée à une organisation,
lorsque ses parties prenantes atteignent leurs objectifs grâce à elle. La légitimité
pragmatique saisit dans quelle mesure une organisation représente les intérêts
particuliers des parties prenantes ou leur offre des échanges favorables (Foreman et
Whetten, 2002). Dans certains cas, une légitimité pragmatique est appelée légitimité
instrumentale en représentant l'accomplissement des attentes personnelles de
l’évaluateur (Treviño et al., 2014), alors que pour d’autres utilisent le concept de
légitimité des ressources (accordée lorsque les organisations créent de la valeur pour
leurs groupes internes ou externes) dans un chemin vers le concept de légitimité
pragmatique (Ahlstrom et Bruton ; 2001).
Selon Galbraith (1984) le concept est lié à ce qu’on appelle la rémunération puissance. Les
collectifs confèrent une légitimité aux organisations qui les indemnisent adéquatement.
Parfois, l'indemnisation n'est pas convenue ou demandée directement; il existe simplement
dans l'esprit des groupes non pas comme une exigence mais comme une prise de conscience
38
qu'en cas de besoin, la compensation se produira, par exemple si l’organisation polluent
dans une région, elle doit sur la même région compenser par d’autres avantages (récompenses
contre leur acceptation) pour justifier ses actions, nous sommes donc confrontés à ce que
Suchman (1995) dénomme la légitimité de l'influence. Thomas (2005) souligne que pour
identifier la légitimité pragmatique, il est nécessaire de demander aux parties prenantes et au
public: Croyez-vous que les performances de l’organisation aideront (personnel, clients,
fournisseurs, etc.) à atteindre leurs objectifs et aspirations?
Légitimité professionnelle technique :
L’efficacité et l’efficience se considère parmi les sources de légitimité aux organisations. Par
contre, ce type de légitimité peut être accordée lorsque le public comprend que les actions
d’une organisation crée de la valeur parce qu'elle applique l'innovation afin développer des
techniques de gestion efficaces. D’autre part, Suchman (1995) fait référence à ce concept, en
l’appelant légitimité procédurale est cela lorsque les «bonnes pratiques», les processus et les
procédures peuvent servir à démontrer que l'organisation est socialement acceptée.
De toute évidence, une organisation efficace et efficiente n’est pas assez, pour avoir la
légitimité, elle doit une politique de communication qui permet au public et les autres parties
prenantes de comprendre ses actions réaliser, ses activités en utilisant les meilleurs
instruments, les plus utiles et les plus efficaces et en appréciant ses actions, qu'au niveau
technique et de gestion, les choses pourraient difficilement être améliorées. La légitimité
technique est concentrée sur les aspects des technologies de base, y compris un soutien pour
les qualifications du personnel, les programmes de formation, les procédures de travail et la
qualité mécanismes d’assurance (Ruef & Scott, 1998: 883).
Une organisation montre son désir et son acceptation en engageant et en développant
méthodes, modèles, pratiques, hypothèses, connaissances, idées, réalités, concepts, pensées et
autres qui sont largement acceptées et jugées utiles et souhaitables par le système et
l’environnement où elle opère, c’est-à-dire qu’il élabore des activités qui contribuent à
simplifier les processus de décision, rendre les décisions meilleures et plus rationnelles.
L’acquis de l’organisation de ce type de légitimité, les activités organisationnelles sera
prévisible, significatif et attrayant (Díez-Martín, Blanco González et Prado Román, 2010).
La légitimité professionnelle :
Cette légitimité est probablement la plus difficile à percevoir. Les aspects internes de
l’organisation, tels que la capacité et formation des équipes de direction, bonne gestion et
formation continue l'amélioration ou l'application de principes techniques rigoureux ou la
39
professionnalisation de sa gestion sont pas saisissent facilement par particuliers et les parties
prenantes. Pour cette raison, les organisations essayent d’obtenir des instruments tels que les
certifications (ISO, TQM, etc) pour améliorer leur visibilité et de montrer leur coté
professionnelle auprès des parties prenantes et surtout pour démontrer qu’elles remplissent
leurs missions (Blanco-González, Cruz-Suárez, & Díez-Martín, 2015). Une organisation
est justifiée parce que sa mission et sa vision sont liées à l’intérêt général. Il est clair que
l'organisation justifie sa position dans la société par les résultats réalisés au fil du temps. Suit
a cela le public apprécie et donne la légitimité à l’organisation car ils acceptent que les
produits, les services et les résultats de l'organisation le justifient socialement et jouent un rôle
dont la société a besoin.
La légitimité managériale :
Cette légitimité implique des mécanismes tels que la gestion du personnel, les pratiques
comptables ainsi que les règles de conduite et la structure du personnel (Ruef & Scott, 1998:
883).
La question qui doit être posée est la suivante: la continuité de l’organisation de tout intérêt
pour la société en général et tous les groupes d'acteurs? C'est ce que ça fait vaut-il la peine ou
est-il uniquement intéressant parce qu'il profite à un groupe d'intérêt?, la légitimité est
renforcée lorsque les organisations font rapport de leurs réalisations à leurs parties prenantes.
Les organisations doivent démontrer comment elles concrétisent leur objectifs généraux, ceux
qui donnent du contenu et clarifient le sens de leur mission et vision (légitimité des résultats)
(Ossewaarde et al., 2008).
Cependant, c’est impossible d'évaluer l'accomplissement de la mission et l'accomplissement
des objectifs généraux d'une organisation, en considérant que le court terme. Parfois,
l’évaluation de la légitimité de la gestion ou des résultats nécessite plusieurs périodes. Par
exemple, Une université nouvellement créée a besoin de décennies pour acquérir les
importances et l'accomplissement d'une mission valorisée par l'ensemble de la société et ses
les parties prenantes. Les mesures du rendement sont essentielles comme moyen de
communication des opérations efficaces et efficientes à un large éventail de parties prenantes.
Performance et l'évaluation de la mesure ne sert pas seulement à gagner en légitimité
pour les parties prenantes externes mais aussi pour les parties prenantes internes.
Légitimité émotionnelle :
40
Se considère comme l'aspect de la légitimité des organisations qui a été le moins traité, ou pas
suffisamment conseillé par les chercheurs, est celui qui trouve son origine dans le lien affectif
entre les personnes et les organisations, que nous appelons la légitimité émotionnelle.
Cette légitimité émotionnelle se produit lorsque les acteurs supposent que l'organisation
représente un idéal avec lequel ils sont complètement identifiés (le cas de l’entreprise Apple),
ce qui les amène à être émotionnellement liés au sens social de l'entité, ignorant les activités
spécifiques développés par l'organisation, les personnes qui les dirigent ou la manière dont
elle est géré. La légitimité dispositionnelle de Suchman (1995) se rapproche du concept
décrit ici. Les mandants sont susceptibles d'accorder une légitimité à ces organisations qui
«ont à cœur nos intérêts», qui «partagent nos valeurs» ou qui sont «honnêtes», «Digne de
confiance», «décent» et «sage» (Suchman, 1995: 578). Dans la même ligne, tout en se
concentrant sur la légitimité interne de l'organisation, Tost (2011) et Treviño et al. (2014) ont
identifié la légitimité relationnelle comme une dimension de la légitimité, d'après les études
de Tyler (1997, 2006) et Tyler et Lind (1992).
Dans certaines zones culturelles, il existe des expressions du type «il y a peu de choses qui
sont choisis pour toujours, quand nous faisons initialement un choix pour toujours l'un d'eux
est votre équipe de football, la religion, un parti politique, une profession, etc. ces choix les
gens et les groupes soutiendront et défendront, s'excuseront et pardonneront les erreurs des
organisations avec lesquelles ils ont établi un lien émotionnel ». Ils seront heureux de leur
succès et tristes de leurs échecs parce que l'individu et le groupe sont tellement impliqués
qu'ils ont le sens de l’appartenance à cette organisation. La légitimité relationnelle s'acquiert
lorsque l'on affirme l’identité sociale d’une autre personne et renforce son estime de soi,
généralement identification avec le groupe ou l'organisation (Treviño et al., 2014: 200). Le
public fait partie de l'organisation non d'une manière personnelle, non économique et sans
propriété mais de manière affective. La légitimité émotionnelle représente un sentiment qui
n'est ni rationnel ni rationalisé car pour le public, les sentiments l'emporteront toujours sur la
raison.
La légitimité émotionnelle a des particularités qui permettent une différenciation significative
concernant la légitimité morale. Une organisation dotée d'une légitimité morale, même si elle
est considéré comme stable et respecté depuis longtemps, peut perdre sa légitimité dans
certaines situations telles que le comportement corrompu de la direction en peu de temps.
Cependant, la légitimité émotionnelle a des caractéristiques spéciales et uniques, telles que sa
41
plus grande stabilité et survie au fil du temps, ainsi que son caractère à peine érodable par les
circonstances ou événements de l'organisation.
La légitimité émotionnelle est accordée une fois un sentiment profonde se crée suit a un long
processus qui permet au groupe qui y’ace sentiment de défendre et de soutenir l’organisation
dans toutes les circonstances. L'émotion n'est pas basée sur le rationnel, ni liés à l'éthique,
ni à la reconnaissance professionnelle, ni à la perception d'une image c’est ce qui rend la
légitimité émotionnelle à caractéristique unique surtout lorsque les organisations sont
menacés socialement ou poursuivis, et risque de cesser d'exister, le public s'attend à trouver,
même si tous ces éléments peuvent déclencher des émotions.
Légitimité de l'industrie :
L'industrie et tous les secteurs économiques ont des normes, des normes et des pratiques. Ils
utilisent certaines technologies et ils ont certaines caractéristiques organisationnelles
structures. Les organisations qui participent aux normes, pratiques, etc., ont considéré être les
bons dans l'industrie, pris pour acquis, acquérir une légitimité (Zimmerman et Zeitz, 2002).
La légitimité d’une organisation est atteinte une fois un secteur industriel est légitimé, en
faisant partie de cette industrie ou de ce secteur, c'est-à-dire qu’Il y a une légitimité «lorsque
l'organisation est classé comme membre d'une classe déjà connue et déjà légitime des
organisations » (Bitektine, 2011; 157). Ce type de légitimité est parfois considéré une forme
de légitimité cognitive.
Lorsqu'un secteur est évalué comme légitime, «les organisations légitimes deviennent presque
autoreproductible » (Suchman, 1995: 575). L'organisation légitimée est aussi telles, en raison
de son isomorphisme concernant la structure, les routines et la stratégie, par les organisations
du secteur.
Section 2 : processus de construction de légitimité :
La compréhension du processus de construction de la légitimité nécessite de repérer les
natures de légitimité dont l’organisation peut bénéficier, il faut également appréhender les
ressources auxquelles l’organisation s’appuie pour ce faire. Pour cela, l’organisation peut
s’agir de délivrer un travail conforme à des attentes (clients), de rendre compte à quelqu’un
(médias…), ou de se réclamer d’une validation externe (certifications qualité…).
42
Notamment, selon Suchman et Deephouse (2008), les organisations sont observées et
évalués par des différents acteurs internes et externes. D’autre part, la légitimité peut se
définir comme la perception des parties prenantes que suit à leur jugement il accorde à
l’organisation le droit d’exercer ses activités et il le nomme comme appropriée (Bedeian,
1989). Donc la légitimité organisationnelle est déterminé par ces observateurs qui estiment sa
conformité par rapport à un modèle ou un critère spécifique », (Scott et Ruef, 1998, p 880).
Alors pour bien comprendre le processus de construction de légitimité, il faut identifier les
parties prenantes de l’organisation.
1 Les parties prenantes :
Le concept de partie prenante est introduit par Freeman (1984) qui y’a permis de prendre en
considération la diversité des acteurs aux intérêts bien distincts. Alors que pour Buisson
(2007, p 4) le concept de partie prenante permet d’englober tous les ˝légitimateurs˝ de
l’entreprise. Un premier éclairage sur les sources organisationnelles de légitimité est fournit
donc par la théorie des parties prenantes. La définition la plus fréquemment citée dans les
travaux sur le sujet est celle de Freeman (1984, p 52) qui décrit les « stakeholders » comme
des individus ou groupes d’individus qui peuvent affecter ou être affectés par la réalisation
d’objectifs organisationnels ». Concrètement, ces parties prenantes peuvent être interne que
externe de l’organisation.
Lorsqu’elles sont externes, ils peuvent être des clients, des actionnaires, des fournisseurs, des
salariés, des investisseurs financiers. D’ailleurs, les parties prenantes jouissent plusieurs
attributs décisifs pour la survie d’une organisation (Mitchell, Agle et Wood ; 1997) :
- le pouvoir d’influencer les décisions organisationnelles
-la légitimité dans les relations avec l’entreprise (basée sur les échanges, contrats, droits
légaux et moraux, les avantages ou les problèmes causés par les actions de l'organisation
d’après Beaulieu (2001))
- le caractère urgent des droits revendiqués.
Alors que les parties prenantes internes (évaluateurs internes) qu’il ne faut pas les occulter
(Scott et Ruef, 1998 ; Glynn et Abzug, 2002), à cause de leur degré d’information et le lien
avec l’organisation qui diffère des évaluateurs externes. De ce fait les évaluations et les
perceptions qui en résultent sont multiples. Aussi selon Buisson (2007, p 4), la légitimité
d’une pratique n’est pas évaluée par les parties prenantes externes, qui fournissent des
43
ressources financières notamment, ni dictée par les "gourous" du management. Les parties
prenantes internes à l’organisation (salariés, membres) et leur acceptation des pratiques de
gestion vont indubitablement conditionner la bonne intégration de ces dernières.
2 Typologie de parties prenantes :
Pour Mitchell et al. (1997), qui schématisent les parties prenantes par une combinaison de
zéro à trois attributs illustré en figure suivant :
Figure 1 : Typologie des parties prenantes, (Mitchell et Al., 1997)
Cette figure représente l’ensemble des parties prenantes suit a l’interaction entre les attributs
ou pas, l’attribut pouvoir représente le poids de PP, alors que la dimension légitimité est
l’acceptabilité de système social des actions et pertinence du PP et pour l’urgence est les
demandes de PP qu’ils ont une relation avec le facteur temps.
Ainsi une organisation essaiera de répondre prioritairement aux parties prenantes qui peuvent
œuvrer à la construction de sa légitimité. En effet, l'entreprise reçoit de nombreuses
réclamations de son environnement et doit répondre par priorité. Ce choix n’est pas neutre
dans le succès de l’organisation. Pour Mitchell et al. (1997), il est crucial d’appréhender
comment les gestionnaires font ce choix eu égard aux demandes des parties prenantes. Pour
Pouvoir Légitimité
Urgence
Dormante
Dominante
Définitive
Dangereuse Dépendante
Discrétionnaire
Non partie
prenante
Revendicatrice
légitimité oraganisationnelle
légitimité oraganisationnelle
légitimité oraganisationnelle
légitimité oraganisationnelle
légitimité oraganisationnelle
légitimité oraganisationnelle
légitimité oraganisationnelle
légitimité oraganisationnelle
légitimité oraganisationnelle
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légitimité oraganisationnelle

  • 1. Département : Sciences de gestion Master: Management et Stratégie des Organisations, 13ème promotion Parcours : Stratégie et Organisation des Entreprises Familiales et Patronales Mémoire présenté pour l’obtention du Master Recherche : « Stratégies des Organisations et Management des Entreprises Familiales et Patrimoniales » Mémoire sous le thème : Sous la direction de Pr Mme. SAHRAOUI Doha Année universitaire : 2019/2020 Légitimité organisationnelle des entreprises marocaines Cas de « Majorel Morocco » Membres du Jury :  Pr.  Pr.  Pr. Préparé par :  S’AAIDI Abderrazak
  • 2. 2 REMERCIEMENTS Nos premiers remerciements vont à notre chère encadrant, Mme Doha SAHRAOUI, pour sa qualité de formation en méthodologie de recherche (recherche qualitative), pour le temps qu’il nous a accordé, pour ses conseils et ses corrections apportées. Nous voulons également adresser nos remerciements à Mr Gabriel Navarro, un jeune réalisateur et Mr Mamourou Kanté gérant de la société « KECH-MALI » pour leurs disponibilités, conseils, motivations et leurs soutient tout au long de notre travail. Nous tenons aussi à exprimer nos plus profondes gratitudes à Mme Mouna BELQAID DRH de l’entreprise « MAJOREL MOROCCO » pour sa disponibilité, pour l'aide et le temps qu’il nous a consacré pour enrichir ce présent travail.
  • 3. 3 RESUME Dans le cadre dans ce travail de recherche, nous souhaitons montrer l’importance d’un concept central au management des organisations et qui reste peu exploré : la légitimité organisationnelle. Mais aussi d’arriver à en extraire les typologies et l’ensemble des sources de la légitimité d’une entreprise légitime aux yeux de ces parties prenantes. Afin d’éclairer ces questionnement, nous allons présenter dans une première partie l’état des lieux de la légitimité organisationnelle dans un ensemble de domaines et plus particulièrement en science de gestion, ainsi les différentes typologies de la légitimité organisationnelles et son processus. Dans une deuxième partie, nous analyseront le concept encore plus prêt a partir d’une étude de cas dans le contexte marocain en se basant sur la documentation et l’observation pour finalement conclure, que l’évaluation de la légitimité d’une organisation est propre à chaque partie prenante et dépend de la nature de relation et l’ensemble d’interactions existantes entre l’organisation et cette partie prenantes. Mots clés : légitimité organisationnelle, RSE et Ethique, entreprise légitime, parties prenantes (PP).
  • 4. 4 Sommaire : REMERCIEMENTS............................................................................................................2 RESUME ..............................................................................................................................3 Liste de figures :.....................................................................................................................6 Listes de tableaux : ................................................................................................................6 Introduction général :...........................................................................................................7 Partie théorique et conceptuelle : Étude théorique du concept de la légitimité organisationnelle pour une organisation dans son environnement ....................................9 Introduction de la première partie : ..................................................................................10 Chapitre 1 : Un essai de conceptualisation et fondements théoriques..............................11 Introduction : ................................................................................................................................11 Section 1 : Essai de conceptualisation de la légitimité....................................................................11 Section 2 : La légitimité organisationnelle, analyse conceptuelle et fondements théoriques ............18 Conclusion :..................................................................................................................................28 Chapitre 2 : Typologies et processus de légitimité ............................................................29 Introduction : ................................................................................................................................29 Section 1 : Typologie de la légitimité organisationnelle :...............................................................30 Section 2 : processus de construction de légitimité : ......................................................................41 Conclusion :..................................................................................................................................47 Conclusion de la première partie :.....................................................................................48 PARTIE EMPIRIQUE : ETUDE DE CAS .......................................................................50 Introduction de la deuxième partie :..................................................................................51 Chapitre 1 : légitimité organisationnelle dans le contexte marocain et cadre méthodologique...................................................................................................................52 Introduction : ................................................................................................................................52 Section 1 : L’enjeu de contexte......................................................................................................52 Section 2 : démarche et méthodologie : .........................................................................................59 Conclusion :..................................................................................................................................71 Chapitre 2 : présentation et discussion des résultats.........................................................72 Introduction : ................................................................................................................................72 Conclusion et recommandations :.................................................................................................82 Conclusion de la deuxième partie : ....................................................................................84 Conclusion générale : .........................................................................................................85
  • 5. 5 Tables de matières :.............................................................................................................89 Bibliographies : ....................................................................................................................91 Annexes : .............................................................................................................................95
  • 6. 6 Liste de figures : Figure 1 : Typologie des parties prenantes, (Mitchell et Al., 1997) ..................................43 Figure 2 : Cadre conceptuelle : ..........................................................................................48 Figure 3 Raisonnement logique – Induction......................................................................65 Figure 4 les cinq significations de l’observation, adaptée par Massonat..........................66 Listes de tableaux : Tableau 1 : Les définitions de la légitimité organisationnelle ...........................................23 Tableau 2 : Définitions énumératives de la légitimité organisationnelle ..........................25 Tableau 3 : typologies de la légitimité organisationnelle...................................................33 Tableau 4 : Les dimensions des institutions influençant les entreprises...........................53 Tableau 5 : Fiche technique de l’entreprise.......................................................................59 Tableau 6 : Distinction entre l’enquête diagnostic et d’exploration .................................67 Tableau 7 : interactions existantes entre l’entreprise et ces parties prenantes ................80
  • 7. 7 Introduction général : Les entreprises, à l’heure actuelle sont soumises à de rudes épreuves, intégrées dans un environnement hostile et instable, elles doivent sans cesse s’adapter et anticiper afin de garantir un accès aux ressources et bien sûr, survivre. Certes, l’environnement ne cesse de se complexifié. Tout d’abord, suite a la globalisation des marchés et l’extension de la responsabilité des entreprise ou ce qui se nomme actuellement, la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE), qui signifie que l’organisation doit prendre en considération, au moment de la prise de décision un ensemble de parties prenantes et bien sur tout cela est dû à l’apparition des géants et des grandes entreprises, les multinationales qui étendent enseignes de production à l’international en plus de leur pays natale ou d’origine, ce qui leur offre un pouvoir et de négociation toujours plus conséquent. De ce fait les grandes entreprises commencent a avoir un rôle important dans la société, en général, car elles peuvent influencer la politique appliquer par les pays d’accueil. Nous le savons tous, une entreprise, n’est pas, si elle l’a déjà été, un commerce, vivant sous le toit d’un gouvernement et se pliant aux conditions imposés par le pouvoir. L’entreprise à toujours fait corps avec la société, elle a toujours été organe du monde. Aujourd’hui, une multinationale peut être en mesure de contribuer à l’évolution des meurs, à la santé économique d’un pays, à l’avenir d’une société… Nous pensons que les grandes entreprises n’ont jamais été aussi importantes, puissante et influente qu’aujourd’hui. Et donc, par extension, que la question de la légitimité organisationnelle, n’a jamais été aussi pertinente. Comment ne pas se poser la question du juste, du bon, de l’honorable mais surtout du responsable et du légitime lorsque la puissance tentaculaire d’une grande entreprise vient s’imposer dans notre quotidien, dans notre intérieur, sur nos écrans, sur les affiches… Lorsqu’une seule usine devient le poumon économique d’une ville entière, lorsque le temps est à la surconsommation, à la concurrence toujours plus rude, lorsque les polémiques et scandales défraie la chronique à longueur de semaine, il en devient inévitable de se tourner vers la question de la légitimité. Alors oui, depuis quelques temps maintenant nous pouvons constater l’émergence d’une responsabilité éthique et sociale des entreprises. L’évolution de l’éthique, de la culture, des
  • 8. 8 meurs ne permet plus aujourd’hui aux entreprises d’exercer sans le souci de ces règles sociales. Il est devenu un besoin pour les parties prenantes d’être mises en confiance et d’être séduit par des valeurs morales, éthiques, responsables. D’autant plus en temps de crise (environnement complexe, mondialisation des marchés, crise sanitaire due au COVID-19), d’incertitude et de manque de vision à long terme, ou plus que jamais, la légitimité est fragile. Ou plus que jamais, une erreur peut être fatale. La légitimité, et nous le verrons ensemble, est philosophie, histoire, littérature, psychologie, droit, sociologie… Mais elle est aussi science de l’entreprise et du management. Mais alors la question se pose, comment répondre à ce besoin nouveau qu’est la légitimité organisationnelle ? Quel est le processus à adopter pour le bien fondé de la légitimité organisationnelle aux yeux des parties prenantes ? Afin de pouvoir réfléchir le concept de légitimité au cœur de l’entreprise, de pouvoir tirer de notre étude des conclusions solides et de répondre à notre problématique en établissant un processus de construction et de maintient de légitimité, nous allons tout d’abord devoir étudier cette même notion dans son sens le plus générale. Nous allons observer l’évolution du concept de légitimité à travers les époques et la réfléchir sous la plus des grands auteurs, sociologues, philosophes et chef d’entreprise qui se sont déjà penché sur le sujet. De leurs travaux, nous essayerons d’en extraire une typologie, une origine, une définition, nous essayerons d’aborder la notion sous différentes perspectives, différentes dimensions. Ensuite, une fois le concept clairement définie, nous pourrons dans notre deuxième partie, recentrer nos observations et notre réflexion dans un cadre pratique. Nous nous plongerons au cœur du fonctionnement de Majorel Morocco et de l’analyse de leur politique de mangement, de communication, de recrutement et de formation. Puis, toujours sur ces mêmes volets et ces mêmes clefs de lectures, nous reviendront sur les changement et évolutions adoptés pour faire face à la crise. Enfin nous en tirerons nos conclusions, nous ferons le point après un long cheminement de réflexion, pour essayer d’en venir à une réponse concrète et pratique. Nous essayerons de résoudre notre problématique en proposant une méthode, un processus.
  • 9. 9 Partie théorique et conceptuelle : Étude théorique du concept de la légitimité organisationnelle pour une organisation dans son environnement
  • 10. 10 Introduction de la première partie : Cette partie a pour objectif de relever les fondements théoriques et conceptuels de la légitimité organisationnelle, tout d’abord de découvrir le concept de la légitimité et par la suite la légitimité organisationnelle, les types, les sources et processus. Afin de cerner le concept et de comprendre les raisons et les critères sur lesquels se basent les parties prenantes pour juger/évaluer une organisation comme légitime ou pas. Cependant, nous allons traiter la partie en deux chapitres. Le premier chapitre est un essai de conceptualisation de légitimité organisationnelle à partir de l’analyse de différents apports, de différentes disciplines, afin de cerner le concept et de par la suite, le définir. Puis dans un deuxième chapitre nous mettrons en évidence les différents types de légitimités organisationnelles. Ce qui permettra dans un deuxième temps, de définir les différentes sources de légitimité, ainsi que le processus de construction de cette celle-ci, qui prend en considérations l’ensemble des attentes des parties prenantes afin de choisir les bonnes actions à mettre en place.
  • 11. 11 Chapitre 1 : Un essai de conceptualisation et fondements théoriques Introduction : Aujourd’hui, la question de la légitimité est fréquemment posée dans la vie quotidienne : dans des réunions rassemblant élus et habitants ou professionnels et usagers, mais aussi de manière plus large comme dans la presse ou sur internet. Qu’il s’agisse de questions éthiques, telles que la procréation médicale assistée, ou dans les choix et décisions politiques. notamment ceux qui peuvent avoir un effet encore mal connu, de personnes publiques, sportifs, écrivains ou chanteurs s’exprimant dans les médias, ou encore d’actions menées par des gens ordinaires pour revendiquer leurs droits (à résider, à travailler, étudier…). Les revendications de légitimité fleurissent. Curieusement, la légitimité qui a été pendant des siècles l’apanage des puissants, des chefs, rois, guerriers, prophètes…, après s’être étendue à l’exercice des professions, est entrée dans les expressions courantes, sans qu’on la remarque. Cette multiplication et cette diversification de la légitimité sont révélatrices de plusieurs mutations sociales et politiques profondes que nous traversons et qui transforment les conditions de l’exercice des droits dans la société. La légitimité à partir de la littérature s’avère un concept difficile à appréhender tant que c’est le résultat d’une évaluation d’un groupe social. Quand on parle de la légitimité on fait référence : au droit à agir au nom de principes, valeurs, du droit naturel et intangible renvoyant à des actes, des comportements / un jugement d’un groupe social sur le bien fondé d’actions humaines, par le biais des représentations partagés d’un état obtenu par un processus issu d’interactions sociales (échanges, négociations…). Le résultat d’une adhésion aux normes sociales et d’un processus de construction de l’identité, de l’image et de la réputation. La légitimité à fait l’objet de recherche de plusieurs disciplines dont les sciences de gestion, mais avant de s’aventurer dans les recherches mené sur cette même question, afin de mieux en cerner les différents aspects et d’enrichir notre recherche, nous verrons tout d’abord les différentes apports faits aux diverses disciplines telles que la sociologie, le droit, la psychologie…. Section 1 : Essai de conceptualisation de la légitimité « Lex-legis » est l’origine latine du concept de la légitimité et aussi la racine des mots légal, légitime et loyal. Etymologiquement, la légitimité est le caractère de ce qui est fondé en droit
  • 12. 12 et/ou en justice (Laufer et Burlaud, 1980). Le concept de la légitimité renvoie aussi bien au droit, à la loi, à ce qui est juste et à la fidélité (Boddewyn, 1995) et évoque le fondement du pouvoir ainsi que la justification de l’obéissance qui lui est due. 1 La légitimité : La légitimité est liée à plusieurs notions telles que la confiance, la reconnaissance, le respect, l’autorité, le pouvoir, l’influence, la manipulation et beaucoup d’autres encore. La légitimité repose sur la question : « de quel droit j’agis ? ». Etre légitime revient à fournir une réponse satisfaisante à cette interrogation (Laufer et Ramanantsoa, 1982). Alors que Hatzfeld (1998, p 85) le qualifie d’« au-delà » de la loi, pour cette dernière, « la légitimité présente un caractère visible et invisible car elle s’exprime par des actes, des paroles, des comportements et se réfère à des principes qui ne sont pas les textes de lois eux-mêmes mais au-delà ».  La légitimité comme au-delà de la loi : Etymologiquement la légitimité est en effet intimement lié à la notion de loi, un rapport particulier, tout d’abord parce qu’il existe différentes sortes de lois, mais la plus courante désigne un ensemble de dispositifs et règlements élaborés par un groupe d’hommes mandatés à cet effet. Ces lois sont formalisées par un texte écrit soit par une tradition orale, on peut donner l’exemple de la Grande Bretagne, régie par un droit coutumier et ou aucune constitution écrite n’existe. L’établissement de ces lois a pour but de fixer un cadre réglementaire dans le but de faire face aux conflits et d’agir dans la légalité au sein de la société. Il existe d’autres lois auxquelles nous nous référons fréquemment, celles fondées sur le « bon droit », la raison, soit les codes de conduites propres à des groupes sociaux. Les lois qui décident au cours du temps ce qui est légitime ou pas (les enfants légitimes, défenses légitimes et aussi les revendications légitimes). Généralement, les normes sociales et culturelles, sont l’un des éléments constitutifs de la légitimité parce qu’elles sont sources d’un accord1 . Ces lois sont reconnues au sein des groupes restreints ou larges. Il est vrai qu’il existe différentes lois dont le degré d’égalité diffère d’une à l’autre (lois divines, civiles…), mais selon Paul Bastid, il semble que la légitimité les déborde, « la légitimité se réclame d’une idée morale supérieure au droit établit2 », la légitimité met une sorte de distance entre le fait et le jugement porté : par exemple si une entreprise peut se réclamer la loi pour justifier la présence de traces d’organisation génétiquement modifiées dans des semences, c’est sur le 1 Jean-Marc Coicaud, Légitimité et politique. Contribution à l’étude du droit et de la responsabilité politique, paris, puf, 1997 2 Paul Bastid, « L’idée de légitimité », Annales de philosophie politique, n° 7, 1967, p. 3.
  • 13. 13 plan éthique que les adversaires contesteront l’action. Cette prise de distance qui caractérise la légitimité est définie par Raymond Polin « l’exprime par l’au-delà de la loi3 » (p28). Nous pouvons dire que ce qui importe dans la légitimité est ce jeu entre les diverses sortes de lois avec la possibilité d’invoquer les différentes principes, justifications, valeurs, codes… au nom desquels une position est prise.  Légitimité comme un droit à… : Revendiquée ou déniée, la légitimité est souvent associée a l’idée d’un « droit à… », Par exemple au droit d’exister, pour une personne ou une pratique, et selon Christophe Eberhard4 ce droit de la pratique (de faire quelque chose ou de le faire d’une certaine manière) ouvrent les champs des légitimités par l’articulation qu’ils proposent entre deux ordres : droits et pratiques, entre deux dimensions, une construction collective et des comportements individuelles, alors que Jean Mark Coicaud montre que le droit détermine ce qui revient a chaque individu, crer une relation de coexistence et une coordination des actions en individu qui contribue a crée une réseau de sociabilité, nous pouvons dire que « la question de la légitimité est à la confluence du lien social5 ». Le fait que la revendication de légitimité s’exprime souvent comme un « droit à… » Ne traduit pas seulement l’extension des droits dans une infinité de domaines, mais lui confère une signification sociale : la légitimité exprimée en termes de « droits à… » Produit de la société.  Reconnaissance a la légitimité : « La reconnaissance et la légitimité sont-elles identiques ? ». Cela suppose que l’absence de la reconnaissance signifie la perte de la légitimité, tout d’abord la reconnaissance selon Hanneth Axel est le fondement des sociétés contemporaines parce qu’elle permet la réalisation du soi et aussi un élément essentiel de la conquête de l’autonomie contre tout ce qui y suppose : injustices, mépris, transformation de sujet en objet (le sujet peut interagir alors que l’objet non). Les deux concepts désignent des faits similaires et se distinguent du point de vue dont ils relèvent et les objets auxquels ils s’appliquent, pour la reconnaissance c’est une notion qui mobilise des approches psychologiques, philosophiques, éthiques et centré sur l’individu, par contre l’emploi de la légitimité situe l’individu dans un ensemble plus vaste, 3 Raymond Polin, « Analyse philosophique de l’idée de légitimité », Annales de philosophie politique, n° 7, 1967, p. 23. 4 Mise en débat du droit et de la gouvernance dans une perspective interculturelle. Dialogue entre Christophe Eberhard, anthropologue du droit, et pierre Calame, directeur de la fondation Charles Léopold Mayer. www.institut-gouvernance.org/fr/analyse/ficheanalyse-60.html 5 Jean-Marc Coicaud, op. cit., p. 14
  • 14. 14 d’ordre sociétale et politique et exclut largement les analyses psychologiques. Ainsi ce qui distingue reconnaissance et légitimité c’est que celle-ci peut se définir comme le droit qu’on reconnait a quelqu’un (ou un groupe ou organisation) de pouvoir dire ou de faire quelque chose au nom de … c’est ce conflictuel au « nom de … » qui confère a la légitimité sa spécificité et sa porté politique les revendications actuelles de la légitimité et les mutations qui révèlent dans les conceptions et les pratiques sociales profondes suite a sa position à la convergence de deux processus : la perte de sens réfèrent traditionnels du pouvoir tels que le sacré, la représentation ou la généralité garante d’impartialité ; l’exigence croissante de chaque individu à être reconnu comme membre à part entière de la société.  De la légitimité du pouvoir a la légitimité des actes et paroles : La légitimité est l’origine d’une forme de domination par exemple (l’exercice de la souveraineté), la relation entre pouvoir et légitimité. Le régime, qu’il s’agisse de royauté ou de démocratie, indique les principes et les règles ou nom desquels une domination est établie et une soumission imposée. Qui dit domination dit dominant et donc dominé, selon le philosophe Max Weber6 qui défini trois fondement de la légitimité au début de XXème siècle : le charisme, la tradition, l’expression (communication et action) résultat de la combinaison entre la légalité et la rationalité dont la bureaucratie. En revanche, la relation entre pouvoir et légitimité détiens l’expression la plus forte par Bourdieu Pierre « Est légitime une institution ou une action ou un usage qui est dominant et méconnu comme tel, c’est-à-dire tacitement reconnu comme légitime7 . » Les revendications actuelles de légitimité ouvrent une nouvelle perspective fondé sur les actes et les paroles. En effet selon Hannah Arendt8 , c’est à partir des actes et paroles que l’homme manifeste, révèle, qui il est, en tant qu’être humain semblable aux autres comme dans sa singularité, c’est par le verbe et l’acte que nous nous insérons dans le monde humain. C’est par ces actes et paroles que l’homme révèle sa capacité créative, ce que Haus Joas9 appelle « l’agir créatif », l’action est le principe moteur de l’individu dans la société… l’expression est le pouvoir de transformation. 6 . Max Weber, Économie et société, I. Les catégories de la sociologie, paris, plon, 1971, plon-pocket, 1995 (chapitre 3) et Le savant et le politique, plon, 1959 (1re éd. 1919) (conférence : « Le métier et la vocation d’homme politique »). 7 Pierre Bourdieu, « Ce que parler veut dire », Questions de sociologie, paris, éditions de minuit, 1984. 8 Hannah Arendt, Condition de l’homme moderne, paris, Calmann-Lévy, 1983 (1re éd. 1961), p. 232. 9 Hans Joas, La créativité de l’agir, paris, éditions du Cerf, 1999
  • 15. 15 2 L’apport des disciplines connexes aux sciences de gestion à la compréhension de la légitimité organisationnelle : 2-1 Légitimité et pouvoir : les apports des travaux en philosophie et sociologie politique L’origine de la théorie de la légitimité, selon la description de Zelditch (2001), est fondée sur la question « qu’est ce qui fait que le pouvoir soit moralement juste ? » soulevée par l’étude du concept. La question du pouvoir est en effet centrale à l’analyse de la légitimité, il convient juste d’éclairer la nature de relation qui lie les deux concepts.  L’apport philosophique et la naissance des théories de légitimité : De nombreuses penseurs et philosophe tel que Melian, Aristote, Platon… ont essayé de définir la relation qui existe entre le pouvoir et la légitimité. La question se pose en premier lieu dans le dialogue Mélian de l’histoire de la guerre Péloponnésienne, relatée par Thucydide (423 A.J.C., 1954, livre V). L’île de Mélos voulait rester neutre dans la guerre du Péloponnèse. Mais dans le but d’étendre son empire, Athènes proposa à Mélos l’alternative suivante : se soumettre volontairement aux athéniens ou être détruit. Face aux contraintes les Méliens justifiaient leur résistance en évoquant l’argument selon lequel « la force ne fait pas le bien ». Le dialogue aboutit finalement à la disparition de Mélos (415 av. J.C.). A partir de cela on peut déduire qu’il existe un pouvoir par la contrainte et ce qu’on appelle loi des plus forts (loi de la jungle), un pouvoir injuste, un non consentement du dominé et des gouvernements instables. Machiavel repose sur le présupposé que le pouvoir pur est impotent, sa stabilité dépend donc de son acceptation volontaire qui dépend de sa légitimité. Rousseau (1762, 1948) part de l’idée de l’existence d’un contrat sociale qui mêle l’éthique morale et la description, à l’instar d’Aristote la stabilité ne dépend pas simplement du consentement, mais aussi de l’idée que le consentement retour, est en fonction de la légitimité du gouvernement. Selon Rousseau le contrat social est établit pour réguler l’interaction sociale, ce contrat induit une situation qui serait la meilleure pour tous (démocratie absolue) aussi lorsque les citoyens instituent le gouvernement, ils forgent eux même un contrat social. Hebermas indique que la loi légitime est le résultat de la délibération générale, c’est l’au-delà des droits et des lois, la légitimité est un pré requis pour la stabilité de l’ordre social.  L’apport de la sociologie politique :
  • 16. 16 Weber (1971) fut l’un des premiers théoriciens sociaux à en montrer l’importance de l’étude de la légitimité dans le cadre de la sociologie politique. L’argument qu’il développe repose sur l’impotence du pouvoir pur, la loi du plus fort ne garantissant pas la stabilité des gouvernements. Le principal ou le dirigeant peut mener l’agent de façon instrumental mais celà reste une base dite, non sécurisé, il faut chercher une base de loyauté qui dépend pas d’intérêts personnels rationnels ou des préférences personnels. Weber (1971) souligne que la légitimité et le pouvoir sont deux attributs distincts qui mène vers l’autorité qui est la seul utilisation du pouvoir, en les combinant ; en effet, d’après ses analyses des fondements du pouvoir et l’inobservation des différentes formes d’action « qui sont guidées par une croyance dans l’existence d’un ordre légitime » (Ruel et Scott, 1998 p877). Il mit en lumière les différentes sources de la légitimité du pouvoir dans les sociétés qui permettent de comprendre les raisons dont laquelle la domination est accepté par les gouvernés. Il tente notamment de comprendre la manière dans quel les subordonnés dans une organisation voit l’ordre s’établit comme contraignent du fait de sa nature, de manière légal ou à cause des qualités de leur leader. Weber à distingué trois systèmes de légitimité dans le gouvernement des sociétés : - la légitimité charismatique : basée sur le charisme, qui place une personnalité individuelle a part et dont laquelle les autres on la foi des ses qualités exceptionnel, et ce qui nous renvoie a le classé comme sacré, en donnant l’exemple d’un joueur de foot a qui toutes les supporteurs on la foi en lui et qui peut faire l’affaire sans doute. -La légitimité traditionnelle : repose sur la croyance dans le caractère sociale, le fondement de nos système sociaux (valeurs règles, perpétrés dans les règles les groupes sociaux) et que les membres de la société respecte, les détenteurs de cette légitimité l’hérite selon les traditions que les personnes son dans l’obligation à accepter. -la légitimité du pouvoir rationnelle-légal : le monde sociale est mener par un ensemble des procédures et règles établie intentionnellement en fonction d’une rationalité extérieur aux individus, ces règles normatives dont on a la croyance de leur légalité qui définissent la façon dont on peut désigner un responsable et édicté des lois. La légitimité peut-il être la croyance des dominés en la valeur intrinsèque de l’ordre sociale dans laquelle ils évoluent, il s’agit de trouver une sens de la domination, qui doit pas être instrumentale ou par l’habitude mais il doit être souhaitable.
  • 17. 17 2-2 Légitimité, justice et idéologie : les apports de la psychologie La question centrale dans l’étude de la légitimité dans les travaux en psychologie reste donc celle de l’existence d’effets de justification des systèmes. Les individus ont tendance à justifier leur position sociale en se basant sur des idéologies et arguments qui font que leur position leur semble raisonnable et juste. L’acceptation d’un système social justifiant ces idéologies fait alors baisser le stress émotionnel associé à la perception d’injustice, permettant à ce même système d’être légitimé à la fois par les avantagés et les désavantagés (Tyler, 1990). Ceci renvoie directement à la théorie de la dominance sociale : pour qu’un système social se maintienne sans conflit intergroupes, les « avantagés » et « désavantagés » par le système doivent accepter comme légitimes les inégalités entre groupes. C’est alors le consensus, la réconciliation des points de vue, qui sont essentiels au maintien du système. Les idéologies légitimâtes sont alors définies comme « tout ensemble de croyances, attitudes, valeurs ou stéréotypes de groupe qui fournit un soutien moral ou intellectuel pour les inégalités de groupe » (Sidanius et al. 2001, p.311). La puissance de la diffusion de l’idéologie et l’ampleur de son adhésion freinent alors toute remise en question. Les idéologies légitimâtes peuvent être appréhendées comme des représentations collectives, croyances, valeurs, habitudes de l’esprit socialement partagées dans une culture ou une société (Moscovici, 1988). Par exemple, trois croyances fondent l’idéologie dominante aux Etats Unis à l’heure actuelle : la possibilité d’avancement personnel ; le fait que les individus sont personnellement responsables de leur position dans la société ; le système global est équitable et juste.
  • 18. 18 Section 2 : La légitimité organisationnelle, analyse conceptuelle et fondements théoriques 1 Origines et antécédents de la LO : La pressions institutionnelles est l’un des origines de LO, met l’action sur le fait que les règles et les exigences des acteurs dans l’environnement oblige l’organisation à opter pour des actions et des comportements afin d’obtenir le soutien nécessaire pour sa survie. La dépendance envers les ressources comme la pression institutionnelle est l’un des origines où l’organisation a des variétés de comportement réalisé afin de gérer ses dépendances vis-à-vis de l’environnement pour avoir influence sur les détenteurs des ressources critiques, les liens des dépendances détermine le niveau de pouvoir de chaque partie dans la relation, des chercheur en déterminer les trois facteurs qui évalue de chaque groupe pour l’organisation (1- l’importance/2-le caractère exclusif du détenteur de ressource/3-l’étendu du pouvoir de ce dernier), la recherche de la légitimité passe par la recherche du pouvoir, les organisations entrant en concurrence avec d’autres non seulement pour les ressources mais pour dominé (a continuer) Effet de la légitimité : parce que la légitimité permet un accès plus aisé aux ressources puisque les acteurs établissent plus facilement des relations d’échanges avec une entreprise perçue comme étant digne de confiance. La légitimité rend alors l’entreprise plus valable, plus sensée, plus prévisible et plus digne de confiance. L’intégration de la légitimité en organisation donne la naissance de se qu’on appel la légitimité organisationnelle un concept résolument gestionnaire, qui a donné lieu à des différentes théorisations en science de gestion. Principalement la légitimité a été étudiée dans les domaines d’organisation et stratégie, mais aussi en marketing (études sur la légitimité des marques, Handelman et Stephen, 1999 ; Kates, 2004). Selon Suchman (1995) les recherches dans le domaine organisationnel peuvent être séparées en deux courants : stratégique et institutionnel. La perspective institutionnelle (Meyer et Rowan, 1977 ; DiMaggio et Powell, 1983 ; Powell et DiMaggio, 1991) se concentre sur la manière dont les dynamiques de structuration au niveau des champs organisationnels génèrent des pressions culturelles qui transcendent et vont cadrer les activités des entreprises. Les travaux qui s’inscrivent dans la tradition stratégiques (Dowling et Pfeffer, 1975 ; Pfeffer et Salanick, 1978) adoptent quant à eux une perspective purement managériale, observant comment les organisations gagnent le soutien social en manipulant, en déployant des symboles spécifiques
  • 19. 19 et en cadrant les normes sociales en leur faveur. Les deux courants montrent des divergences en termes d’agencement et d’encastrement culturel. La légitimité organisationnelle fait l’objet de recherche et d’un intérêt croissant de la part des chercheurs et des praticiens depuis un certains nombres d’années. Le concept est utilisé ou mobilisé dans plusieurs théories d’organisation et se présente comme ressource importante pour la gestion organisationnelle et par leur capacité à améliorer l’efficacité des décisions de l’organisation. La légitimité organisationnelle se présente selon un ensemble de chercheurs comme un jugement social selon lequel les actions et les comportements d’une entité sont souhaitables, convenables et appropriés au sein d’un système socialement construit de normes, valeurs et croyances. Ces jugements et évaluations sont fondés sur la perception de ses leaders et la nature de la relation qu’entretient l’organisation avec les autres acteurs, mais aussi à partir de la valeur ou du bénéfice que tire l’évaluateur ou le groupe social, voir la société elle-même. Sanction ou soutien, tout dépend de ce qu’en tire la société ou l’évaluateur de l’organisation et suit l’interaction de cette dernière et la nature de sa relation avec l’ensemble des acteurs du système dont elle opère, alors si on considère que la légitimité organisationnelle est le résultat d’un construit sociale qui lui donne un caractère de complexité et une forme multidimensionnelle grâce a la multiplicité des échelles auxquelles elle se réfère, qui ne contribuent pas à faciliter sa compréhension. La perspective institutionnaliste : cette perspective repose sur l’idée que la légitimité organisationnelle est le fruit d’une construction sociale et se définie comme un statut conféré par des acteurs sociaux. Que le point de vue d’un acteur sociale, une fois les valeurs et les actions d’une organisation est cohérentes avec le système de valeurs et les attentes elle se considère comme légitime, alors la légitimité est « une condition ou un statut qui existe quand le système de valeurs d’une entité est congruent avec le système de valeurs portées par le plus grand système social auquel l’entité appartient » (Dowling et Pfeffer, 1975, p.122). Selon Deephouse (1996), l’acteur social soutient ou accepte les moyens et fins de l’organisation comme valides, raisonnables et rationnels. La perspective stratégique : Contrairement à la perspective institutionnaliste, la légitimité est considérée comme une ressource à part entière pour l’organisation, ce qui permet la survie
  • 20. 20 et la croissance grâce a l’attraction des ressources nécessaires pour l’entreprise comme le capital, la technologie, les managers et employés compétents, les clients, les réseaux (Aldrich et Fiol, 1994 ; Scott, 1995 ; Zimmerman et Zeitz, 2002). En effet, l’approche institutionnaliste considère que la légitimité est une construction qui porte un intérêt aux processus de son évolution, alors que l’approche stratégique la considère comme une ressource opérationnelle, qu’il convient de gérer, et pouvant faire l’objet de stratégies (Suchman, 1995 ; Hybels, 1995 ; Ashforth et Gibbs, 1990), Suchman (1995 ; P.575) définit la légitimité comme étant une ressource opérationnelle (…) que les organisations extraient souvent pour des visées concurrentielles de leurs environnements culturels, et qu’elles utilisent pour poursuivre leurs objectifs. L’approche stratégique est fondée sur l’hypothèse d’un fort niveau de contrôle managérial sur la légitimité à fort niveau, et prédit des conflits suite à la convergence d’intérêts entre managers et membres de l’organisation, les managers favorisant la flexibilité et l’économie liés à une gestion symbolique, alors que les membres préfèrent des réponses plus substantives. En effet, la légitimité organisationnelle permet notamment d’après les recherches réalisés en stratégie d’aider les firmes à gagner le soutien des experts industriels sans publicité ou dépenses promotionnelles excessives (Weigelt et Camerer, 1988), ainsi il permet d’améliorer la stabilité, le prestige, le soutien social, l’engagement et l’implication en interne que en externe, l’accès au ressources, la vulnérabilité à la remise en question de l’entreprise (Oliver, 1991). Tandis que Suchman (1995) souligne, la légitimité de l’organisation la rend « plus valable, (…), plus sensée, plus prévisible, et plus digne de confiance » (p.575) les organisations dont la légitimité est contestée. Elles attirent le soutien et les ressources nécessaires sans questionnement, particulièrement du fait que cette évaluation est fondé sur une information, sur laquelle la transmission est parsemée ou répandue d’ambiguïtés et d’incohérences entre lois, média et des groupes d’intérêt. Probablement en interne, la légitimité organisationnelle va permettre une implication et un engagement en plus de l’attachement et l’identification des membres au sein de l’organisation. Si on le considère comme ressource dont la survie et la croissance de l’organisation dépend (Dowling et Pfeffer, 1975), elle peut être manipulée afin d’arrivé aux objectifs fixés. Mais comme l’indique Hybels, « la légitimité a souvent été conceptualisée comme une ressource parmi d’autres que les organisations doivent obtenir de leurs environnements. Mais plutôt que
  • 21. 21 de voir la légitimité comme quelque chose d’échangé entre institutions, la légitimité peut être considérée à la fois comme faisant partie du contexte d’échange et comme un produit d’échange » (Hybels, 1995, p.243). A l’instar d’Hybels, nous prônons une complémentarité des approches stratégiques et institutionnelles. Par ailleurs, de nombreuses recherches sur la légitimité organisationnelle en comptabilité et finance sont réalisées. En parle, un numéro entier consacré à la théorie de la légitimité de la revue Accounting, Auditing & Accountability Journal (2002, Vol.15, n°3). Tout de même, les rapports annuels et la démonstration de responsabilité sociale des entreprises représentent les biais de recherche pour tout un courant de recherche qui s’intéresse à la gestion de la légitimité des organisations. L’existence des entreprises est considérée comme le fruit d’une création sociale et la continuité de l’exercice de leurs activités dépend de la volonté du société à lui permettre de le faire. Par conséquence, l’existence d’un contrat sociale entre l’entreprise et la société de manière générale (Mathews, 1993 ; Deegan, 2002) ce qui implique que même si le principal objectif de l’entreprise est de faire un maximum de profit, elle a aussi une obligation morale d’agir de manière responsable (Guthrie et Parker, 1989). La survie de l’organisation sera donc menacée une fois que la société perçoit que son contrat social est rompu. A cet égard, les versions contemporaines de la théorie du contrat social10 tentent de montrer que les fondements des droits et les libertés des individus et des groupes sociaux sont des accords mutuellement avantageux entre les membres de la société. Alors que dans le contexte de l’interaction entre l’organisation et la société, la théorie de la légitimité viens pour affirmé que « les organisations cherchent continuellement à s’assurer qu’elles opèrent dans les limites et normes de leurs sociétés respectives, c’est-à-dire qu’elles tentent de s’assurer que leurs activités sont perçues par les parties externes comme étant « légitimes » » (Deegan, 2000, p.253). Les parties externe ou internes représentes ce qu’on appel les parties prenantes définie par Freeman (1984) sur laquelle on va revenir après pour les définir, alors le fruit de cette interaction est un contrat social dont les termes sont implicites et explicites, est perçu comme existant entre l’organisation et l’ensemble du public, pas uniquement les actionnaires. Or, la théorie de la légitimité peut avoir une orientation système, sachant que l’entreprise et la société dans laquelle elle évolue s’influencent réciproquement. Cette dernière qui, depuis sa 10 Notons que l’idée de contrat social, centrale dans la notion de légitimité organisationnelle, n’est pas nouvelle. Elle a été discutée par des philosophes tels Hobbes (1588-1679) ; Locke (1623-1704) ou encore Rousseau (1712- 1778)
  • 22. 22 création, a tissé des relations fortes sur plusieurs années soit avec ces collaborateurs ou fournisseurs ou clients ou d’autres parties prenantes, et crée ce qu’on appelle un système, dont elle est un acteur. On peut faire alors référence à la théorie de l’acteur et le système de M. Crozier, qui souligne que le système se caractérise par la complexité qui dépend de l’interaction entre l’ensemble des acteurs et la fonctionnalité de l’interaction fondé sur la nature de la relation qui existe entre les acteurs au sein du système, cette relation entre les acteurs a l’interne ou a l’externe de l’organisation se fond sur des échanges, des valeurs partagés et sur la confiance ou la méfiance que selon Ring (1996) la confiance qui peut être soit fragile l’autre soit résiliente. L’approche de la légitimité en comptabilité et finance soutient que les organisations ne sont pas considérées comme ayant un droit inhérent aux ressources pour exister. Mais elles existent tant que la société les considèrent qu’elles sont légitimes. Donc on leur confère un « état » de légitimité (Deegan, 2002). Il en découle une théorie de la légitimité (Guthrie et Parker, 1989 ; Mathews 1993) qui serait une variante de la théorie des parties prenantes (Gray, Kouhy et Lavers, 1995) et qui met l’accent sur les dimensions de conflit et de dissension, et aussi l’importance de la thématique de la responsabilité sociale de l’entreprise et le fait de l’élargissement du champ de sa responsabilité. Aussi, plus l’entreprise va rencontrer de l’adversité dans la mise en place de ses pratiques et l’opérationnalisation de sa stratégie, plus elle va tenter de gérer sa « désirabilité sociale ». Les recherches en comptabilité et finance se focalisent sur le pouvoir des médias, et observent les différentes révélations faites dans les rapports annuels d’activités des organisations, jugés parmi les révélateurs des tentatives de la « manipulation » des perceptions du public. Les chercheurs Deegan, Rankin et Tobin (2002) ont essayé dans ce cadre d’étudier les rapports annuels sociaux et environnementaux d’une grande entreprise australienne, se développant spécialement dans le secteur de la pétrochimie. Ils ont montré que les dirigeants de la société adaptaient les thèmes des rapports annuels aux préoccupations prédominantes dans la société grâce a l’étendue de leur couverture médiatique. En conséquence, les thèmes ayant une forte couverture médiatique trouvent leur « miroir » dans les rapports annuels de l’entreprise. De même, une organisation peut fournir de l’information pour arriver à contrer les nouvelles et informations négatives qui circules en publiques par les médias, ou tout simplement de fournir les informations qu’aux parties prenantes intéressées sur des particularités et des attributs méconnus au préalable. Elle peut aussi faire en sorte d’attirer l’intention sur ses actifs considérés comme compétitif et ses actions en terme de protection de l’environnement ou des
  • 23. 23 initiatives auprès des associations par exemple, en négligeant tout sorte d’information qui peut le mettre en danger. Les révélations environnementales et sociales seraient donc souvent liées à des intentions légitimatrices (Gray, Kouhy et Lavers, 1995 ; Deegan, 2002 ; Deegan, Rankin et Tobin, 2002). La légitimité peut-être aussi constitué comme un signal destiné aux investisseurs (Zimmerman et Zeitz, 2002). Les parties prenantes pourraient « lire » l’entreprise par ses prises de positions publiques, et les organisations utilisent des moyens (management des impressions et des signaux) afin d’influencer les perceptions des parties prenantes. La légitimité organisationnelle a donc de nombreuses définitions dans la littérature en sciences de gestion. A titre récapitulatif nous proposons le tableau suivant : Tableau 1 : Les définitions de la légitimité organisationnelle Parsons (1960, p.175) La légitimité correspond à l’évaluation de l’action en termes de valeurs partagées ou communes, dans un contexte d’implication de l’action dans le système social. Dowling et Pfeffer (1975, p.122) La légitimité est une condition ou un statut qui existe quand le système de valeur d’une entité est congruent avec le système de valeurs porté par le plus grand système social auquel l’entité appartient. Quand une disparité, actuelle ou potentielle, existe entre les deux systèmes de valeurs, il y a une menace pour la légitimité de l’entité. Pfeffer et Salancik (1978 p.193-194) La légitimité est liée aux normes et valeurs sociales ; et alors qu’elle n’est pas parfaitement corrélée ni à la loi, ni à la viabilité économique, elle entretient des relations avec les deux. La légitimité est un statut conféré et toujours contrôlé par ceux qui sont en dehors de l’organisation. Pfeffer et Salancik (1978), repris par Singh, House Tucker (1986) Une organisation est dite légitime lorsqu’elle est soutenue par des acteurs collectifs puissants, ou du moins un segment de la société et suffisamment large pour assurer son efficacité et sa survie. Bock (1979) La légitimité se définit en termes de l’existence d’un consensus qui supporte l’institution, lui confère une sanction légale et même des privilèges spécifiques.
  • 24. 24 Ashforth et Gibbs (1990, p.177) Une organisation est légitime lorsqu’elle est perçue comme poursuivant des buts socialement acceptables, et ce d’une manière socialement acceptable. Elle est accordée à l’organisation par ses parties prenantes Aldrich et Fiol (1994) La légitimité est une ressource opérationnelle que les organisations extraient – souvent pour des visées concurrentielles – de leurs environnements culturels, et qu’elles emploient dans la poursuite de leurs objectifs Boddewyn (1995, p.157) La légitimité est un bien qui peut être obtenu seulement de l’environnement non-marchand et à travers un comportement organisationnel convenable (…). Hybels (1995) La légitimité est une représentation symbolique de l’évaluation collective d’une institution. Scott (1995, p.45) La légitimité est une condition reflétant l’alignement culturel, le soutien normatif, ou la consonance avec les lois et règles appropriées. Suchman (1995, p.574) La légitimité est une perception ou présomption généralisée selon laquelle les actions d’une entité sont souhaitables, convenables ou appropriées au sein d’un système socialement construit de normes, valeurs, croyances et définitions. Deephouse (1996) Une organisation est dite légitime lorsque ses moyens et ses fins apparaissent comme valides, raisonnables et rationnels Stone et Brush (1996) La légitimité est une validation externe David (1997), repris Kondra et Hinings (1998) La légitimité est socialement construite et renvoie aux valeurs et par normes dominantes dans la société, ainsi qu’aux pratiques et schémas cognitifs en vigueur Kostova et Zaheer (1999, p.64) La légitimité organisationnelle est définie comme l’acceptation de l’organisation par son environnement. Zelditch (2001, p.39) La légitimité de toute caractéristique d’une structure sociale est visible par le fait qu’elle est soutenue par ceux qui n’ont rien à y gagner, même par ceux qui bénéficieraient d’autres structures. Zimmerman et Zeitz (2002) La légitimité est un jugement social qui n’existe finalement que dans l’œil de celui qui l’évalue.
  • 25. 25 Tyler (2006) La légitimité est «une propriété psychologique» Les chercheurs ont donné plusieurs définitions de la légitimité organisationnelles, ces définitions s'accordent à présenter la LO comme jugement social selon lequel les actions d'une entité sont souhaitables, convenables et appropriées au sein d'un système socialement construit de normes, valeurs et croyances. Les travaux de Bitektine (2011) sont les plus exhaustifs et les plus novateurs. Il propose une définition énumérative de la LO (Tableau 2). Tableau 2 : Définitions énumératives de la légitimité organisationnelle Description Périmètre général «le concept de LO inclut à la fois les perceptions à propos d'une organisation ou d'un ensemble d'organisations, les jugements/évaluations fondés sur ces perceptions et les réponses comportementales fondées sur ces jugements... Evaluateurs .... rendus par les médias, les autorités de régulation et d'autres acteurs de l'économie (groupes de pression, salariés,...etc) Dimensions perçues ... perçoivent les processus, les structures et les résultats de l'activité de l'organisation ainsi que les comportements de ses leaders et ses relations avec d'autres acteurs.... Processus d'analyse .... jugent l'organisation ou bien en la rangeant dans une catégorie positive existante (légitimité cognitive) ou bien en la soumettant à une évaluation sociopolitique,... Analyse du bénéfice ... se fonde sur l'évaluation de l'organisation du point de vue de la valeur/ du bénéfice qu'en retire l'évaluateur (légitimité pragmatique) ou bien le groupe social voire la société elle même (légitimité morale), ... Mécanisme d'obéissance ... au travers de l'interaction avec l'organisation et les autres acteurs sociaux, débouche sur le soutien la neutralité ou la sanction selon que l'organisation a apporté la valeur/ le bénéfice prescrit par les normes et les réglementations en vigueur.» Bitektine, 2011, p159, traduction de Petit, 2013, p81 La définition de Bitektine (2011) implique généralement un jugement social de la part des évaluateurs qui sont légitimes (Petit, 2013). La légitimité est attribuée par un ensemble
  • 26. 26 d'acteurs qui peuvent identifier des différences en matière de perceptions et d'évaluation et rend complexe le processus de son management (Demaret et Meric, 2013; Petit, 2013). Les travaux sur la légitimité d’une organisation sont nombreux et notamment avec les courants stratégiques (Ashforth et Gibbs, 1990 ; Dowling et Pfeffer, 1975 ; Pfeffer, 1981 ; Pfeffer et Salancik, 1978) et néo institutionnalistes (Meyer et Rowan, 1977 ; Zucker, 1977), cependant le concept de légitimité organisationnelle reste difficilement opérationnelle, à cerner et à mesurer (Buisson, 2008; Bitektine, 2011; Demaret et Meric, 2013). Rares sont les études empiriques qui tentent véritablement de comprendre en quoi consiste ce concept et quels en sont les déterminants. Par ailleurs ce travail sera focalisé a déterminer les différentes critères sur quoi ce base les parties prenantes d’une organisation. 2 Dimensions de la légitimité organisationnelle : A partir de l’ensemble des définitions de la légitimité organisationnelle, on peut soustraire les dimensions de cette dernière représenter dans le travaille de Suchman (1995) l’intégrateur des approches institutionnelles et stratégiques de la légitimité, afin de formaliser les différentes dimensions de la légitimité au moyen de trois dynamiques :  Légitimité pragmatique : basée sur la prise en compte de l’entreprise de l’ensemble des intérêt et valeurs des ses parties prenantes les plus influentes afin de justifier les actions d’une organisation par rapport a leurs conséquences, LO accorde à une finalité qui sont les avantages offertes aux acteurs de son environnement, cette légitimité est pratiquée soit par un échange d’intérêt (soutenir pour bénéficier), soit par influence (les acteurs soutiennent l’organisation pour servir leur intérêt) ou par la bonne (les acteurs soutiennent l’organisation lorsqu’ils partagent les même valeurs)  La légitimité morale : c’est le reflet d’une évaluation du caractère approprié d’une action ou d’une activité organisationnelle, elle se rapporte a l’intégration des normes et des valeurs sociétales dans les activités et le comportements d’une organisation où l’évaluation prend forme par la conviction de l’évaluateur sur le bien fondé de l’objet a légitimer (participation de l’organisation au développement local via un investissement socialement responsable). Cette légitimité est représenter selon Suchman sous forme de quatre dimensions qui sont les suivantes : -par conséquences (l’évaluation est fondé sur ce que l’organisation a réaliser)/ procédurale (lorsque l’organisation adopte des procédures socialement responsable)/ structurelle
  • 27. 27 (l’organisation met en place des procédures de contrôle de qualité)/ personnelle (lorsque les dirigeants de l’organisation sont des leaders individuels et charismatiques).  La légitimité cognitive : fondée sur la compréhension individuelle qu’a chaque acteur ou évaluateur sur le comportement organisationnel, deux types apparaissent (a ajouter).
  • 28. 28 Conclusion : Il semblait important, avant même de commencer à construire un début de réponse à la problématique, de bien définir celle-ci. Pour que la suite de la réflexion puisse prendre forme sur des bases saines, la légitimité devait être clairement définie, ou au moins un minimum réfléchie, dans toute sa complexité. Nous avons donc décortiqué et étudié cette notion sous la plume des penseurs, intellectuels, auteurs et chercheurs qui ont put écrire et pensé la légitimité aux travers des époques et des contextes avant de se recentrer dans le cadre de la relation avec l’entreprise. Pierre De Calan, aura écrit « S’il y a bien une chose que les années, les unes après les autres, ne cesse de vous enseigner, c’est que la vie d’une entreprise, sa direction, ne sont rien d’autre qu’une interminable succession de comportements humains. ». La sagesse de ces mots, nous démontrent qu’il n’était donc pas impertinent, d’étudier la légitimité, en tant que notion, sous plusieurs regards. Le politique, le sociologique, le psychologique, le moral, l’éthique, l’individuel… Nous avons donc put définir la légitimité en tant que concept au sens large du terme, pour ensuite la placer et l’analyser dans le cadre organisationnelle. Si nous devions synthétiser en quelques mots la pensée des ces divers hommes d’Histoire, nous dirions que la légitimité ne peut être séparé de la notion de droit, de pouvoir et de reconnaissance. La légitimité est indissociable du juste. Mais le « juste », le « bon » ou encore « le bien », restent cependant variantes constantes selon les regards de ceux qui le lisent et l’interprètent. Les frontières « du juste », ne sont pas des barrières opaques et infranchissable, elles sont une trainé du fumée mouvante, malléable et instable. Le juste est une valeur, amovible selon les époques, les cultures, les gens. En sommes, lorsqu’on admet que la légitimité est indéniablement liée à la question du droit, du pouvoir, de la reconnaissance et du juste, l’on admet tout aussi inévitablement qu’elle n’est autre qu’une donnée variante, soumise à la tendance, à la religion, à la géographie, à la politique, à l’Histoire, à la pensé majoritaire, à la pensée dominante, à la pensé actuelle. En d’autres termes à un environnement. Le roseau se plie pour ne pas briser sous la bourrasque, l’organisation s’adapte à son environnement pour ne pas devenir illégitime.
  • 29. 29 Chapitre 2 : Typologies et processus de légitimité Introduction : Pablo Emilio Escobar était un baron de la drogue cubain, ayant fait fortune dans les années 80 sur la fabrication de cocaïne et l’exportation de celle-ci sur les côtes américaines. Auteur de massacres, de meurtres, sans même parler des dangers de son produit en lui-même. Mais parler de légitimité pour une organisation aussi crapuleuse que celle du Cartel de Medellin s’avère plus délicat que ce que l’on pourrait penser aux premiers abords. Parce qu’encore aujourd’hui il est acclamé dans les quartiers cubains les plus pauvres et populaires. Notamment pour avoir fait bâtir des centaines de logements sociaux et instauré une soupe populaire. La question demeure alors, celui que l’on appelait « Le Robin des bois colombien » et son entreprise de la mort, était-il légitime ? Si oui, pour qui ? Dans le chapitre 1, nous avons admis que la légitimité est une notion complexe, certes mais qui peut être étudié, qui peut être comprise et maitrisé. C’est ainsi que nous devons alors lire la situation. L’organisation, est le candidat, l’environnement est son juré, la légitimité est le prix. Comme l’illégitimité peut être le malus, la sanction. L’organisation aura alors trois missions. Gagner sa légitimité aux yeux des parties prenantes, la maintenir à bon cap et enfin, savoir la réparer en cas de dégradation. Nous devons alors, toujours, dans le cadre organisationnelle, réfléchir à ses composants et à sa typologie. Nous allons chercher à comprendre et à déterminer ses origines, sa nature, en commençant par étudier les différentes sources de légitimité, puis le processus de sa construction et enfin sa perception, selon les déférentes partie prenantes, ainsi que leurs degrés d’importance pour chacun. Nous nous demanderons ensuite, en se basant sur nos conclusions, comment l’organisation peut gagner, maintenir et réparer sa légitimité.
  • 30. 30 Section 1 : Typologie de la légitimité organisationnelle : Depuis les années 90, le développement d’étude de légitimité à conduit a l’émergeante de différents nouveaux concepts, développés pour répondre aux besoins des chercheurs. Ces concepts ont été établit autour de différentes aspects jugés importants pour définir la légitimité. Ainsi différentes typologies on étés développés par les chercheurs suite a leurs choix d’objets et de méthodes d’analyses. Les premières typologies trouvent leurs origines dans la sociologie des organisations et aussi dans les écoles de recherche. De là, découleront d’autres typologies qui continueront de se développer, principalement en 1995, sur la base de la contribution de Aldrich et Fiol (1994) et Suchman (1995) et Scott (1995). Les typologies présentées n’ont pas toujours le même sens et parfois même des confusions. Ce qui fait de la légitimité un terme peu accessible et complexe selon Bitekine (2011) qui mentionne l’existence de 18 types de légitimités. Suite au développement de celle-ci, c’est plus de 37 types seront découvert, en plus de celles déjà présentés dans l’annexe 1. Toute typologie existante à ce jour, trouve ses origines dans la théorie de légitimité mais aussi grâce a l’accroissement d’intérêt portés à l’évaluation de l’organisation. Cependant, la légitimité organisationnelle reste un concept lié a la théorie institutionnelle. (DiMaggio & Powells, 1983) ; Mayer & Rowen, 1977) et Deephouse et Suchman (2008) affirment que la LO est un concept central dans la théorie institutionnelle, comme les théories de la dépendance de ressources (Pfeffer et Slanick, 1978). 1 Les origines : La légitimité organisationnelle est un concept qui jouit d’un grand consensus autour de la définition de Suchman (1995). Et plusieurs autres chercheurs, ont essayés également de clarifier le concept et de le compléter de leurs contributions. Ce concept est fondé sur trois questions, trois hypothèses qui sont les suivantes (Le jugement / Les actions des organisations sont-elles appropriées, justes, correctes / Le rôle jouée par l’organisation et qu’elle se doit de maintenir) :
  • 31. 31  Jugement : l’utilisation de ce mot est mise en évidence par Bitekitine (2011) et Fost (2011) qui, à partir de ce mot, considèrent que la légitimité est un concept subjectif et non pas objectif. La légitimité d’une organisation ne s’acquiert pas uniquement à partir de certaines caractéristiques, mais elle est accordée ou refusé sur la base d’un jugement par le public. La légitimité existe aux des spectateurs (Zimenzman & Zeitz, 2002) ? D’après les travaux de ces deux chercheurs, nous pouvons affirmer que la légitimité n’est pas acquis mais reçut par ce qui est donnent, tell que les parties prenantes, les acteurs sociaux, les composants externes de l’organisation, le public et peu importe les actions faites ou réalisées par l’organisation, si elles ne sont pas adéquats, si elles sont insuffisantes ou qu’elles génèrent une insatisfaction, elles ne mérites pas d’être valorisés, par ceux qui émettent un jugement sur l’organisation. Ses jugements doivent être examinés de façon général, tant que tout les acteurs ne jugent pas de la même façon, et selon Scott (1995) le public juge toujours de l’environnement culturel, éthique et cognitif dans lequel ils évoluent. C'est-à-dire que c’est possible qu’un groupe l légitime l’organisation alors que un autre non car ils ont des différences critère sur quoi se base pour construire leur jugement soit sur le plan culturel ou éthique… la légitimité est une propriété psychologique (Tyler, 2006) par laquelle l’organisation doit définir les partie prenantes concernées et de trouver des réponses aux questions sur quoi se base leur jugement que l’entreprise est légitime et partir de leur question on peu construire une typologie de la légitimité.  Pour les actions d’une organisation, c’est possible d’utiliser des expressions qui sert a exprimer un jugement. Ces jugements sont exprimés comme «approuvés» (Aldrich & Fiol, 1994; Bitektine, 2011), «accepté» (Zimmerman & Zeitz, 2002), «autorisé» (Bitektine, 2011) et «supposé» (Suchman, 1995). Cette approbation est fondée sur le fait que les actions d'une organisation sont considérées comme équitable sur le niveau éthique et équité (Aldrich, ) et parce qu’ils sont adéquat et conforme a l’objectif de l’organisation dans un cadre social (Aldrich, 1994 ; Suchman, 1995).  Le rôle jouer par l’organisation dans la société et qui doit avoir la commodité de la maintenir suit a l’approbation des parties prenantes, c’est la légitimité qui justifie le rôle de l’organisation au sein de la société selon Parsons (1960), par la suit Bekatine pose la question suivante : l’organisation a-t-elle le droit d’exister ? et/ou est ce que l’organisation et bénéfique ou dangereuse pour moi et pour le groupe a qui j’en fais partie ? de cette façon la légitimité d’une organisation peut être généralisé, rendu par les parties prenantes qui sont guidée par les différentes critère et dimensions sur quoi
  • 32. 32 les actions dune organisation sont supposées être correct, justes et appropriés, pour cela l’entreprise doit approuver et entretenir le rôle qui joue dans la société, se focaliser sur le contenu de la légitimité et une étape qui nous permis de comprendre la richesse du concept considéré comme un concept pluriel, et chaque groupe apport un jugement avec un aspect différents des autres groupes. C’est cette pluralité de critère de légitimité nous les obligent à les classer. Lorsque l'on étudie le concept de légitimité, avec autant de perspectives différentes, il est important de pouvoir identifier clairement le type de légitimité mesuré, à chaque instant et dans chaque cas. Une meilleure délimitation des concepts contribuera au développement d'études empiriques sur la légitimité des organisations. C’est pourquoi la typologie développée est considérés comme l'instrument approprié pour faciliter la mesure de la légitimité, notamment dans le domaine de la gestion. Les parties prenantes demandent des organisations soutenir leur légitimité sous différents aspects, ce qui nécessite d'avoir une typologie plus précise de la légitimité qui trouve son origine dans les besoins des parties prenantes. Ossewaarde et al. (2008) qui souligne la nécessité d’une typologie a partir des attentes de PP en donnant l’exemple du cas des ONG internationales. Que pour être légitime, elles doivent répondre à diverses attentes. Les ONG reçoivent leur les ressources des entités, dont ils ont besoin pour montrer comment ils gèrent leurs ressources (légitimité technique). Les ONG internationales devraient également se conformer aux droits (légitimité réglementaire) et pouvoir agir au nom de la mission déclarée, démontrer l'efficacité de leurs objectifs (légitimité managériale). Différents mots sont utilisés pour différencier les différentes sources de légitimité. Suchman (1995) fait référence aux dimensions. Scott (1995) parle de piliers de légitimité ou bases. Dans certains cas, le concept de catégories est utilisé, car ce sont les moyens à travers lequel sur une base régulière, les événements et les expériences sont observés et classés (Clegg, 2010). Deephouse et al. (2017) préfèrent utiliser le terme critère car il évoque plus clairement la présence de normes implicites ou explicites d’évaluation organisations. Mais, on retrouve aussi très souvent les types d'expression de légitimité (Ahlstrom et Bruton, 2001; Bitektine, 2011; Cruz-Suárez, Díez-Martín, BlancoGonzález, Et Prado-Román, 2014; O’Dwyer, Owen et Unerman, 2011).
  • 33. 33 2 Typologie de la légitimité organisationnelle : A partir de l’ensemble des travaux effectué, le tableau suivant va regrouper les différentes huit typologies sur la légitimité organisationnelle et à partir de ce tableau on peut définir les sources de légitimité, Cette extension de types de légitimité, nous pensons que chacun d'eux est plus compréhensible et réduit la complexité du concept. Tableau 3 : typologies de la légitimité organisationnelle Typologie description Source Cognitif légitimité (culturel) La légitimité est accordée par le public car il supposé que l'image qu'ils ont de l'organisation correspond à ce qu'est l'organisation Identité de l’organisation légitimité Réglementaire Les organisations sont institutionnalisées car elles sont réglementé par les gouvernements ou d'autres autorités par l’établissement de règles, de normes, de lois et de sanctions qui les obligent à agir et à se comporter certaine manière Normes, conformité et sanctions Légitimité morale (éthique) Le public accorde une légitimité lorsqu'il perçoit que une organisation défend et poursuit des principes acceptées et valorisées comme socialement positives, qui sont au-dessus des intérêts privés Initiatives basées sur Valeurs Pragmatique légitimité (instrumentale ou Ressources) Cela se produit lorsque les parties prenantes atteignent leurs objectifs à travers l'organisation, obtenir une contribution de valeur, tout en acquérant certains engagements auprès de l'organisation Balance des organisation avec intérêts de l'intérieur et forces externes Managerial légitimité (production) Les organisations doivent démontrer à tous leurs publics qu'ils remplissent leur mission et prennent étapes décisives pour réaliser leur vision et se déplacer clairement vers la réalisation de leur stratégie et objectifs à moyen ou long terme Réalisation de mission, vision et objectifs généraux légitimité Technique La légitimité vient du fait que les actions de l'organisation se déroule dans les meilleures Déploiement de la gestion
  • 34. 34 conditions manière, l'innovation est appliquée, les meilleurs gestionnaires et le personnel est disponible, de nouvelles techniques de gestion sont développés, ceux existants sont mis à jour et intelligents des stratégies sont adoptées capacités légitimité Émotionnel (relationnel) Les acteurs supposent que l’organisation représente un idéal avec lequel ils sont complètement identifiés, émotionnellement lié à elle, quelle que soit la spécificité activités qu'il développe, les personnes qui le gèrent ou la façon dont il est géré Lien émotionnel à l'organisation Légitimité de L’industrie ou secteur Organisations intégrées, appartenant à ou admises comme membres, au sein de groupes ou secteurs légitimés, sont également considéré comme légitimé Intégration dans le secteur ou groupe avec légitimité Pour bien comprendre chacune des typologies, on va expliquer une par une au dessus : Légitimité cognitif : Elle fait référence aux connaissances que les groupes ou le public qui l’évaluent procèdent sur l’organisation, plus le public a plus d’information plus il aura plus de critères sur quoi peuvent-ils baser son jugement, et de définir l’entreprise comme appropriées et interprétable (Suchman, 1995). Mais il faut que l’information diffusée soit bien compréhensible alors que si les infos sont rares, le jugement sera basé sur des signes et des symboles (Scott, 2014, p. 66) qui construit la légitimité cognitive par exemple la disponibilité de leaders brillants et socialement reconnus ou une considération favorable par les gouvernements, un lien étroits avec d'importantes entités financières, une forte croissance de l'organisation ou ayant une structure d'entreprise jugée appropriée. Ces symboles là, lorsqu'ils sont présentés, elles permettent d'assumer la légitimité de l'organisation. Cette état est accordé par le public lorsque les actions d’une organisation sont conforme avec le système de valeurs, croyances et de présomptions (Treviño et al., 2014). Pour souligner la différence entre légitimité cognitive et pragmatique ou morale, Treviño et al. (2014) ont mentionné que "la distinction entre eux est liée à la motivation, et la légitimité cognitive ne se fonde ni sur
  • 35. 35 les intérêts ni sur la morale motivation » (Treviño et al. 2014: 200). Et parmi les sources couramment citées dans la littérature de cette légitimité cognitive sont :  Compréhensibilité : le public n'approuvera pas les aspects de l'organisation s'ils ne les connaissent pas, il doit comprendre l'organisation dans toutes les dimensions, sa structure, sa façon de faire les choses, ses processus, sa croissance ou sa localisation. La compréhensibilité comprend la familiarité, la connaissance de l'organisation analysée et l'utilisation de produits et services. Pour faciliter cela les organisations élaborent des politiques de communication et d'information.  Prenant pour acquis : l’existence des modèles culturels pour le public sur quoi ce dernier croit ou pense sur la façon dont les organisations doivent être et les caractéristiques structurelles ou performance a quoi s’attend. il est littéralement impensable que l’organisation soit autrement, et donc une fois l'activité organisationnelle s’adaptes a ces modèles elle sera significative, prévisible et attrayant. Selon Suchman (1995, P. 583) « Si les alternatives deviennent impensables, les défis deviennent impossibles et l'entité légitimée devient inattaquable » Par conséquent, la légitimité cognitive est étroitement liée à l'identité et à l'image qui se transmet sur la capacité, la stabilité et la cohérence de l'organisation créant le cadre à travers lequel le les significations de l'organisation sont construites. Légitimité réglementaire : Le respect des règlements en vigueur peut être un des sources de la légitimité, un type de légitimité qui a été étudié pratiquement par tous les chercheurs du sujet (Baum & Oliver, 1991; Deephouse, 1996; Rao, 2004). La légitimité réglementaire renvoie la conformité des actions de l’organisation aux normes établies par les autorités (Benbasat et Zmud, 2003). Les organisations sont institutionnalisées parce qu'elles sont réglementées par les gouvernements ou d'autres autorités en établissant des lois, règles, des normes et sanctions qui les obliger à agir et à se comporter d'une certaine façon (Cruz-Suárez, Prado-Román, & DíezMartín, 2014; Díez-de-Castro, Díez-Martín et Vázquez-Sánchez, 2015; Scott, 1995). « Certes, des sanctions sont appliquées une fois les organisations freinent les systèmes réglementaires (les règles, réglementations, normes et attentes) qui pour objectif d’assurer le respect » (Zimmerman et Zeitz, 2002, p. 419). Les organisations agissent dans le pilier réglementaire d'une certaine manière tant qu'il y a une autorité supérieure qui les force et les contraint directement avec des sanctions ou indirectement par la perte d'avantages, droits ou de
  • 36. 36 positionnement, et même, à l’exclusion. Le suivi des activités des organisations est souvent supervisées par des organismes publics ou des agences privées autorisées a le faire. Cette autorité est généralement gouvernementale, mais parfois ce sont des associations, parties prenantes ou même d’autres organisations puissantes (comme les ONG) (Scott, 1995; Zimmerman & Zeitz, 2002). Pour évaluer la légitimité réglementaire, les données sur les organismes certifiés ou avec certains des licences ont été utilisées (Baum & Oliver, 1991; Pfeffer & Salancik, 1978; Singh, Tucker, & House, 1986). Légitimité morale ou éthique : La légitimité est accorder par le public et les parties prenantes perçoivent qu'une organisation défend et poursuit principes acceptés et valorisés comme positifs tenant compte du cadre éthique dans lequel l'organisation opère. La légitimité éthique va au-delà des lois (Simcic Brønn & Vidaver-Cohen, 2009) et le respect des lois. Les activités d'une organisation démontrent si ses actions sont acceptables selon aux normes morales de la société et typiques de l'organisation. Par exemple, les hôpitaux se sentent souvent obligés d'acquérir et d'utiliser les dernières technologies pour les patients reçoivent les meilleurs soins, même si les nouveaux investissements ne sont pas rentables (Ahlstrom & Bruton, 2001) Les croyances et les valeurs de l'organisation sont généralement transformées en principes qui permettent l'interprétation et l'application de ces valeurs et croyances par la gestion. Par exemple, l'université publique espagnole maintient le principe «participation de l’ensemble de la communauté universitaire aux organes directeurs», ce qui s'appuie sur les croyances et les valeurs sociales liées à l'administration et à la gestion des organismes publics. «Les normes, règles et idéologies éthiques de la société représentent les comportements appropriés selon lesquels les organisations devraient être gouvernées (Meyer & Rowan, 1983: 8) et grâce auquel ils acquièrent une légitimité (Deephouse, 1996; Suchman, 1995). Un comportement socialement responsable es entreprises à sur la base éthique parce que c'est la bonne chose à faire. Faire la bonne chose semble être le plus fort motif d'initiative sociale que les bénéfices qui peuvent être générés par la suite pour l'organisation (Hahn et Scheermesser, 2006; Steurer, Langer, Konrad et Martinuzzi, 2005). Nous préférons utiliser l'expression légitimité éthique plutôt que l'expression la plus fréquente utilisé l’expression légitimité morale, car «la moralité résiderait au sein du personne »(Skitka, Bauman et Lytle, 2009: 569). Acteurs au sein des entreprises, tels que les équipes de gestion, prendre des décisions en fonction de leurs biais cognitifs et personnels (Cyert & March, 1963), qui sont diffusées à travers les valeurs générales de
  • 37. 37 l’organisation et de l’éthique des affaires, générant l’obligation morale de «faire ce que est juste »et des valeurs directrices sur la« bonne chose »à faire (Cashore, 2002). Suchman (1995) suggère qu'une des dimensions de la légitimité morale dans les organisations est légitimité personnelle, démontrant l'intégrité et un comportement digne de confiance dirigeants et représentants de l'organisation. La manière habituelle d’évaluer ce type de légitimité est la divulgation sociale, les informations qui sont révélées ou mise à la disposition du public par l'organisation sur des problèmes sociaux. Plus l’intérêt de l’organisation pour les questions sociales est grand, plus accroître les informations fournies à leur sujet (Patten, 1992). Enfin, nous devons souligner ce qu'est l'intentionnalité, pourquoi les choses se font, ce qui permet pour classer les actions en éthique ou dans une autre catégorie telle que le professionnalisme en donnant l’exemple d’un établissement d'enseignement qui peut chercher l'excellence dans l'enseignement parce qu'il veut satisfaire besoins des étudiants en matière de connaissances (professionnelles) ou parce qu’ils se sentent la formation de ses étudiants (éthique), ou parce qu'un bon enseignement attirera plus d'étudiants et qui leur permettra d’atteindre leurs objectifs économiques (de gestion). Légitimité pragmatique : La légitimité pragmatique selon Suchman (1995) repose sur des calculs égoïstes des ou d’une partie prenante de l’organisation. Une légitimité pragmatique est accordée à une organisation, lorsque ses parties prenantes atteignent leurs objectifs grâce à elle. La légitimité pragmatique saisit dans quelle mesure une organisation représente les intérêts particuliers des parties prenantes ou leur offre des échanges favorables (Foreman et Whetten, 2002). Dans certains cas, une légitimité pragmatique est appelée légitimité instrumentale en représentant l'accomplissement des attentes personnelles de l’évaluateur (Treviño et al., 2014), alors que pour d’autres utilisent le concept de légitimité des ressources (accordée lorsque les organisations créent de la valeur pour leurs groupes internes ou externes) dans un chemin vers le concept de légitimité pragmatique (Ahlstrom et Bruton ; 2001). Selon Galbraith (1984) le concept est lié à ce qu’on appelle la rémunération puissance. Les collectifs confèrent une légitimité aux organisations qui les indemnisent adéquatement. Parfois, l'indemnisation n'est pas convenue ou demandée directement; il existe simplement dans l'esprit des groupes non pas comme une exigence mais comme une prise de conscience
  • 38. 38 qu'en cas de besoin, la compensation se produira, par exemple si l’organisation polluent dans une région, elle doit sur la même région compenser par d’autres avantages (récompenses contre leur acceptation) pour justifier ses actions, nous sommes donc confrontés à ce que Suchman (1995) dénomme la légitimité de l'influence. Thomas (2005) souligne que pour identifier la légitimité pragmatique, il est nécessaire de demander aux parties prenantes et au public: Croyez-vous que les performances de l’organisation aideront (personnel, clients, fournisseurs, etc.) à atteindre leurs objectifs et aspirations? Légitimité professionnelle technique : L’efficacité et l’efficience se considère parmi les sources de légitimité aux organisations. Par contre, ce type de légitimité peut être accordée lorsque le public comprend que les actions d’une organisation crée de la valeur parce qu'elle applique l'innovation afin développer des techniques de gestion efficaces. D’autre part, Suchman (1995) fait référence à ce concept, en l’appelant légitimité procédurale est cela lorsque les «bonnes pratiques», les processus et les procédures peuvent servir à démontrer que l'organisation est socialement acceptée. De toute évidence, une organisation efficace et efficiente n’est pas assez, pour avoir la légitimité, elle doit une politique de communication qui permet au public et les autres parties prenantes de comprendre ses actions réaliser, ses activités en utilisant les meilleurs instruments, les plus utiles et les plus efficaces et en appréciant ses actions, qu'au niveau technique et de gestion, les choses pourraient difficilement être améliorées. La légitimité technique est concentrée sur les aspects des technologies de base, y compris un soutien pour les qualifications du personnel, les programmes de formation, les procédures de travail et la qualité mécanismes d’assurance (Ruef & Scott, 1998: 883). Une organisation montre son désir et son acceptation en engageant et en développant méthodes, modèles, pratiques, hypothèses, connaissances, idées, réalités, concepts, pensées et autres qui sont largement acceptées et jugées utiles et souhaitables par le système et l’environnement où elle opère, c’est-à-dire qu’il élabore des activités qui contribuent à simplifier les processus de décision, rendre les décisions meilleures et plus rationnelles. L’acquis de l’organisation de ce type de légitimité, les activités organisationnelles sera prévisible, significatif et attrayant (Díez-Martín, Blanco González et Prado Román, 2010). La légitimité professionnelle : Cette légitimité est probablement la plus difficile à percevoir. Les aspects internes de l’organisation, tels que la capacité et formation des équipes de direction, bonne gestion et formation continue l'amélioration ou l'application de principes techniques rigoureux ou la
  • 39. 39 professionnalisation de sa gestion sont pas saisissent facilement par particuliers et les parties prenantes. Pour cette raison, les organisations essayent d’obtenir des instruments tels que les certifications (ISO, TQM, etc) pour améliorer leur visibilité et de montrer leur coté professionnelle auprès des parties prenantes et surtout pour démontrer qu’elles remplissent leurs missions (Blanco-González, Cruz-Suárez, & Díez-Martín, 2015). Une organisation est justifiée parce que sa mission et sa vision sont liées à l’intérêt général. Il est clair que l'organisation justifie sa position dans la société par les résultats réalisés au fil du temps. Suit a cela le public apprécie et donne la légitimité à l’organisation car ils acceptent que les produits, les services et les résultats de l'organisation le justifient socialement et jouent un rôle dont la société a besoin. La légitimité managériale : Cette légitimité implique des mécanismes tels que la gestion du personnel, les pratiques comptables ainsi que les règles de conduite et la structure du personnel (Ruef & Scott, 1998: 883). La question qui doit être posée est la suivante: la continuité de l’organisation de tout intérêt pour la société en général et tous les groupes d'acteurs? C'est ce que ça fait vaut-il la peine ou est-il uniquement intéressant parce qu'il profite à un groupe d'intérêt?, la légitimité est renforcée lorsque les organisations font rapport de leurs réalisations à leurs parties prenantes. Les organisations doivent démontrer comment elles concrétisent leur objectifs généraux, ceux qui donnent du contenu et clarifient le sens de leur mission et vision (légitimité des résultats) (Ossewaarde et al., 2008). Cependant, c’est impossible d'évaluer l'accomplissement de la mission et l'accomplissement des objectifs généraux d'une organisation, en considérant que le court terme. Parfois, l’évaluation de la légitimité de la gestion ou des résultats nécessite plusieurs périodes. Par exemple, Une université nouvellement créée a besoin de décennies pour acquérir les importances et l'accomplissement d'une mission valorisée par l'ensemble de la société et ses les parties prenantes. Les mesures du rendement sont essentielles comme moyen de communication des opérations efficaces et efficientes à un large éventail de parties prenantes. Performance et l'évaluation de la mesure ne sert pas seulement à gagner en légitimité pour les parties prenantes externes mais aussi pour les parties prenantes internes. Légitimité émotionnelle :
  • 40. 40 Se considère comme l'aspect de la légitimité des organisations qui a été le moins traité, ou pas suffisamment conseillé par les chercheurs, est celui qui trouve son origine dans le lien affectif entre les personnes et les organisations, que nous appelons la légitimité émotionnelle. Cette légitimité émotionnelle se produit lorsque les acteurs supposent que l'organisation représente un idéal avec lequel ils sont complètement identifiés (le cas de l’entreprise Apple), ce qui les amène à être émotionnellement liés au sens social de l'entité, ignorant les activités spécifiques développés par l'organisation, les personnes qui les dirigent ou la manière dont elle est géré. La légitimité dispositionnelle de Suchman (1995) se rapproche du concept décrit ici. Les mandants sont susceptibles d'accorder une légitimité à ces organisations qui «ont à cœur nos intérêts», qui «partagent nos valeurs» ou qui sont «honnêtes», «Digne de confiance», «décent» et «sage» (Suchman, 1995: 578). Dans la même ligne, tout en se concentrant sur la légitimité interne de l'organisation, Tost (2011) et Treviño et al. (2014) ont identifié la légitimité relationnelle comme une dimension de la légitimité, d'après les études de Tyler (1997, 2006) et Tyler et Lind (1992). Dans certaines zones culturelles, il existe des expressions du type «il y a peu de choses qui sont choisis pour toujours, quand nous faisons initialement un choix pour toujours l'un d'eux est votre équipe de football, la religion, un parti politique, une profession, etc. ces choix les gens et les groupes soutiendront et défendront, s'excuseront et pardonneront les erreurs des organisations avec lesquelles ils ont établi un lien émotionnel ». Ils seront heureux de leur succès et tristes de leurs échecs parce que l'individu et le groupe sont tellement impliqués qu'ils ont le sens de l’appartenance à cette organisation. La légitimité relationnelle s'acquiert lorsque l'on affirme l’identité sociale d’une autre personne et renforce son estime de soi, généralement identification avec le groupe ou l'organisation (Treviño et al., 2014: 200). Le public fait partie de l'organisation non d'une manière personnelle, non économique et sans propriété mais de manière affective. La légitimité émotionnelle représente un sentiment qui n'est ni rationnel ni rationalisé car pour le public, les sentiments l'emporteront toujours sur la raison. La légitimité émotionnelle a des particularités qui permettent une différenciation significative concernant la légitimité morale. Une organisation dotée d'une légitimité morale, même si elle est considéré comme stable et respecté depuis longtemps, peut perdre sa légitimité dans certaines situations telles que le comportement corrompu de la direction en peu de temps. Cependant, la légitimité émotionnelle a des caractéristiques spéciales et uniques, telles que sa
  • 41. 41 plus grande stabilité et survie au fil du temps, ainsi que son caractère à peine érodable par les circonstances ou événements de l'organisation. La légitimité émotionnelle est accordée une fois un sentiment profonde se crée suit a un long processus qui permet au groupe qui y’ace sentiment de défendre et de soutenir l’organisation dans toutes les circonstances. L'émotion n'est pas basée sur le rationnel, ni liés à l'éthique, ni à la reconnaissance professionnelle, ni à la perception d'une image c’est ce qui rend la légitimité émotionnelle à caractéristique unique surtout lorsque les organisations sont menacés socialement ou poursuivis, et risque de cesser d'exister, le public s'attend à trouver, même si tous ces éléments peuvent déclencher des émotions. Légitimité de l'industrie : L'industrie et tous les secteurs économiques ont des normes, des normes et des pratiques. Ils utilisent certaines technologies et ils ont certaines caractéristiques organisationnelles structures. Les organisations qui participent aux normes, pratiques, etc., ont considéré être les bons dans l'industrie, pris pour acquis, acquérir une légitimité (Zimmerman et Zeitz, 2002). La légitimité d’une organisation est atteinte une fois un secteur industriel est légitimé, en faisant partie de cette industrie ou de ce secteur, c'est-à-dire qu’Il y a une légitimité «lorsque l'organisation est classé comme membre d'une classe déjà connue et déjà légitime des organisations » (Bitektine, 2011; 157). Ce type de légitimité est parfois considéré une forme de légitimité cognitive. Lorsqu'un secteur est évalué comme légitime, «les organisations légitimes deviennent presque autoreproductible » (Suchman, 1995: 575). L'organisation légitimée est aussi telles, en raison de son isomorphisme concernant la structure, les routines et la stratégie, par les organisations du secteur. Section 2 : processus de construction de légitimité : La compréhension du processus de construction de la légitimité nécessite de repérer les natures de légitimité dont l’organisation peut bénéficier, il faut également appréhender les ressources auxquelles l’organisation s’appuie pour ce faire. Pour cela, l’organisation peut s’agir de délivrer un travail conforme à des attentes (clients), de rendre compte à quelqu’un (médias…), ou de se réclamer d’une validation externe (certifications qualité…).
  • 42. 42 Notamment, selon Suchman et Deephouse (2008), les organisations sont observées et évalués par des différents acteurs internes et externes. D’autre part, la légitimité peut se définir comme la perception des parties prenantes que suit à leur jugement il accorde à l’organisation le droit d’exercer ses activités et il le nomme comme appropriée (Bedeian, 1989). Donc la légitimité organisationnelle est déterminé par ces observateurs qui estiment sa conformité par rapport à un modèle ou un critère spécifique », (Scott et Ruef, 1998, p 880). Alors pour bien comprendre le processus de construction de légitimité, il faut identifier les parties prenantes de l’organisation. 1 Les parties prenantes : Le concept de partie prenante est introduit par Freeman (1984) qui y’a permis de prendre en considération la diversité des acteurs aux intérêts bien distincts. Alors que pour Buisson (2007, p 4) le concept de partie prenante permet d’englober tous les ˝légitimateurs˝ de l’entreprise. Un premier éclairage sur les sources organisationnelles de légitimité est fournit donc par la théorie des parties prenantes. La définition la plus fréquemment citée dans les travaux sur le sujet est celle de Freeman (1984, p 52) qui décrit les « stakeholders » comme des individus ou groupes d’individus qui peuvent affecter ou être affectés par la réalisation d’objectifs organisationnels ». Concrètement, ces parties prenantes peuvent être interne que externe de l’organisation. Lorsqu’elles sont externes, ils peuvent être des clients, des actionnaires, des fournisseurs, des salariés, des investisseurs financiers. D’ailleurs, les parties prenantes jouissent plusieurs attributs décisifs pour la survie d’une organisation (Mitchell, Agle et Wood ; 1997) : - le pouvoir d’influencer les décisions organisationnelles -la légitimité dans les relations avec l’entreprise (basée sur les échanges, contrats, droits légaux et moraux, les avantages ou les problèmes causés par les actions de l'organisation d’après Beaulieu (2001)) - le caractère urgent des droits revendiqués. Alors que les parties prenantes internes (évaluateurs internes) qu’il ne faut pas les occulter (Scott et Ruef, 1998 ; Glynn et Abzug, 2002), à cause de leur degré d’information et le lien avec l’organisation qui diffère des évaluateurs externes. De ce fait les évaluations et les perceptions qui en résultent sont multiples. Aussi selon Buisson (2007, p 4), la légitimité d’une pratique n’est pas évaluée par les parties prenantes externes, qui fournissent des
  • 43. 43 ressources financières notamment, ni dictée par les "gourous" du management. Les parties prenantes internes à l’organisation (salariés, membres) et leur acceptation des pratiques de gestion vont indubitablement conditionner la bonne intégration de ces dernières. 2 Typologie de parties prenantes : Pour Mitchell et al. (1997), qui schématisent les parties prenantes par une combinaison de zéro à trois attributs illustré en figure suivant : Figure 1 : Typologie des parties prenantes, (Mitchell et Al., 1997) Cette figure représente l’ensemble des parties prenantes suit a l’interaction entre les attributs ou pas, l’attribut pouvoir représente le poids de PP, alors que la dimension légitimité est l’acceptabilité de système social des actions et pertinence du PP et pour l’urgence est les demandes de PP qu’ils ont une relation avec le facteur temps. Ainsi une organisation essaiera de répondre prioritairement aux parties prenantes qui peuvent œuvrer à la construction de sa légitimité. En effet, l'entreprise reçoit de nombreuses réclamations de son environnement et doit répondre par priorité. Ce choix n’est pas neutre dans le succès de l’organisation. Pour Mitchell et al. (1997), il est crucial d’appréhender comment les gestionnaires font ce choix eu égard aux demandes des parties prenantes. Pour Pouvoir Légitimité Urgence Dormante Dominante Définitive Dangereuse Dépendante Discrétionnaire Non partie prenante Revendicatrice