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Economie Générale et Statistique




                                    Résumé du cours



Matière : Economie Générale et Statistique


Filière : 2ème année bac Sciences Economiques




                Partie 1 : Les concepts économiques de base


                     3- Les agrégats de la comptabilité nationale
                     4- Les limites de la comptabilité nationale




Enseignant : Larbi TAMNINE, Professeur agrégé d’Economie et Gestion




Remarque :
Pour les remarques et les suggestions n’hésitez pas à les envoyer à l’adresse
e-mail suivante : larbitamnine@yahoo.fr




                                                                       Année scolaire : 2011/2012




2ème Bac Sciences Economiques 2011/2012            1          larbitamnine@yahoo.fr/www.ecogestion.ma
Economie Générale et Statistique




                                             Partie 1 : Les concepts économiques de base
                                                        3- Les agrégats de la comptabilité nationale


3-1 Définition et détermination des agrégats à partir du tableau des entrées sorties ou des comptes des agents
économiques

3-1-1 Agrégats de production
                                                  Evolution du PIB à prix courants au Maroc


                                                                                                                     Variation en %
                    Montants en milliards de Dirhams                   2007       2008         2009        2010      2009          2010
                                                                                                                     2008          2009
    - Produit intérieur brut (PIB) à prix courants                   616,3       688,8      732,4       764,3       ………        ………
         ·    Valeur ajoutée agricole                                68,7        83,0       100,8        99,3       ……… ……….
         ·    Valeur ajoutée non agricole                            477,0       536,7      552,4       588,7       ………        ………
                                                                                            Rapport de Bank AL-MAGHRIB, 2010, www.bkam.ma

3-1-1-1 Définition du PIB

Selon le Haut Commissariat au Plan (HCP) :
« Le produit intérieur brut (PIB) est le résultat synthétique de l'activité nationale de production. Il représente la richesse créée au cours
de la période considérée sur le territoire économique du pays ».
Le PIB est déterminé selon le principe de la territorialité.
3-1-1-2 Calcul du PIB
Le PIB est obtenu selon trois optiques : production, demande et revenu.
     ü       Selon l'optique production (la création du PIB), le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées des branches (ou des
             secteurs institutionnels) augmenté du montant des impôts nets des subventions sur les produits.


                                             PIB = ∑ Valeurs ajoutées des unités résidentes
                                                 = PIB marchand (la PIB) + PIB non marchand


Ou encore :         PIB = Valeur ajoutée au prix de base + Impôts sur les produits - Subventions sur les produits


                     PIB = Valeur ajoutée au prix de base + Impôts sur les produits nets de Subventions


                  Valeur ajoutée au prix de base = Valeur ajoutée agricole + Valeur ajoutée non agricole


     ü       Il s'obtient, selon l'optique demande (les contributions du PIB), par la différence entre le total de la demande finale et celui
             des importations exprimées aux prix CAF.


                       PIB = Consommation finale + FBCF + Variation de stock + Exportations – Importations


     ü       Au niveau de l'optique revenu (le partage de la valeur ajoutée), il correspond à la somme de la rémunération des facteurs
             (rémunération des salariés, excédent brut d'exploitation et revenu mixte brut des entrepreneurs individuels) augmentée du
             montant total des impôts nets des subventions sur la production et les importations (c'est à dire ceux affectant les produits
             et ceux liés à l'activité) ».

2ème Bac Sciences Economiques 2011/2012                                2             larbitamnine@yahoo.fr/www.ecogestion.ma
Economie Générale et Statistique

                PIB = Rémunérations des salaires + EBE + Impôts sur la production et les importations - Subventions


                       Excédent Brut d’Exploitation (EBE) = Valeur Ajoutée + Subventions d’exploitation- Impôts et taxes – Charges de personnel.


3-1-1 -3 L’intérêt de la détermination du PIB :
     §    Le PIB mesure la croissance économique d’un pays ; par le taux de croissance réalisé on apprécie l’évolution de la
          production sur une période donnée. Le PIB donne une indication sur la puissance économique et la richesse d'un pays.


                                         Taux de croissance = [(PIB t1 - PIB to) / PIB to] X 100


Exemple : Calcul du Taux de croissance en 2010

                                          764,3 - 732,4
Taux de croissance 2010 =                                      x 100 = 4,3 %.
                                               732,4
Le PIB a augmenté de 6,9 % en 2009 par rapport à 2008.




     §    Le PIB permet de mesurer le niveau de vie de la population quand il dégage le PIB par habitant :


                                                     PIB /habitant = PIB /Population totale


Exemple : PIB/habitant en 2010= 764 300 000 000/32 000 000 = 23 884 DH

3-1-1-4 Le Produit National Brut (PNB)
Le PNB représente la valeur de la production des agents économiques d’une même nationalité que ce soit sur le territoire national ou
à l’extérieur du territoire national. Il permet la mesure de la richesse créée par les agents économiques nationaux à l’intérieur et à
l’extérieur du pays.
Le PNB est déterminé selon le principe de la nationalité.

                  PNB = PIB + Valeur de la production des agents économiques nationaux à l’extérieur
                             - Valeur de la production des agents économiques étrangers à l’intérieur du pays


                                           PNB = PIB + Revenus extérieurs nets


                       Revenus extérieurs nets = Revenus reçus de l’extérieur - Revenus versés à l’extérieur


Remarque : Le PNB est remplacé par le comptabilité nationale par un autre agrégat : Revenu National Brut Disponible (RNBD).


3-1-1-5 PIB à prix constants et PIB à prix courants
La différence entre le PIB à prix courants et le PIB à prix constants :
    ·     PIB à prix courants : le PIB est mesuré au moyen des prix effectivement pratiqués pendant l'année étudiée (Par exemple, le
         PIB de 2009 est mesuré à prix courants signifie que l'on a utilisé les prix en vigueur en 2009 pour évaluer la valeur du PIB).
         C'est le PIB en valeur.

    ·     PIB à prix constants : Pour évaluer la variation réelle du PIB, on conserve les prix à un niveau inchangé : on fixe alors une
         année, dite de référence, et on fait comme si les prix restaient constants chaque année et égaux aux prix mesurés au cours
         de cette année de référence, en ne tenant pas compte de l’augmentation des prix (l'inflation).
         C’est le PIB en volume ou PIB déflaté.

2ème Bac Sciences Economiques 2011/2012                                    3               larbitamnine@yahoo.fr/www.ecogestion.ma
Economie Générale et Statistique

3-1-1-6 Calcul et interprétation de l’évolution du PIB à prix courants (Document 2)
                                                                                                                  Variation en %
                Montants en milliards de Dirhams                    2007       2008          2009       2010       2009           2010
                                                                                                                   2008           2009
    - Produit intérieur brut (PIB) à prix courants                616,3       688,8       732,4       764,3        + 6,3      + 4,3
       ·   Valeur ajoutée agricole                                 68,7        83,0       100,8        99,3       + 21,4        - 1,5
       ·   Valeur ajoutée non agricole                            477,0       536,7       552,4       588,7        + 2,9      + 6,6


Interprétation :
La valeur ajoutée agricole a enregistré un recul de 1,5 % en 2010 après avoir marquée une forte augmentation en 2009 (+ 21,4%).
Alors la valeur ajoutée non agricole a enregistré une hausse de 6,6% en 2010 plus forte qu celle de 2009 (+ 2,9%) ; soit un gain de
3,7 points.
Ainsi le PIB a augmenté de 4,3 % en 2010, alors qu’il a enregistré en 2009 une hausse de 6,3 % ; soit une perte de 2 points.


3-1-2 Agrégats du Revenu
                                  Evolution du Revenu National Brut Disponible (RNBD) au Maroc

                                                                                                               Variation en %
               Montants en milliards de dirhams                  2007        2008        2009       2010        2009       2010
                                                                                                                2008       2009
       - Produit intérieur brut à prix courants                  616,3      688,8       732,4       764,3        6,3        4,3
       - Revenus extérieurs nets                                 55,3        56,4        40,7       42,6       ……..        ……..
       - Revenu national brut disponible (RNBD)                  671,6      745,2       773,1       806,9      …….         …….
                                                                                      Rapport de Bank AL-MAGHRIB, 2010, www.bkam.ma



3-1-2-1 Définition du Revenu National
Le revenu national (RN) représente l’ensemble des revenus primaires reçus par les différents secteurs institutionnels du pays.


                       Revenu National =       PIB                           Produit National Net (PNN)
                                               - Amortissements
                                               - Impôts liés à la production
                                              + Solde des revenus reçus et versés à l’extérieur

Le Revenu National est un agrégat qui pose problème au niveau de l’évaluation de l’amortissement et des provisions pour le
maintien et le renouvellement du capital. C’est pourquoi, on lui préfère donc le RNBD.
Selon le Haut Commissariat au Plan : « il faut d’abord préciser que le PIB ne correspond pas au total du revenu, il faut tenir compte
du fait qu'une partie va être versée ou reçue de l'extérieur sous forme de revenus (salaires et revenus de la propriété et de
l'entreprise) et de transferts courants. La correction du PIB de ces flux aboutit au revenu national brut disponible (RNBD). Celui-ci
constitue, par conséquent, le revenu global de la nation obtenu par la somme du PIB et des revenus nets reçus de l'extérieur. »
Le RNBD est la somme des revenus perçus par les différents secteurs institutionnels qui est disponible après impôts et cotisations
et qui est affectée à la consommation finale et à l’épargne.


                               RNBD = PIB + Revenus reçus de l’extérieur – Revenus versés à l’extérieur




2ème Bac Sciences Economiques 2011/2012                             4               larbitamnine@yahoo.fr/www.ecogestion.ma
Economie Générale et Statistique
3-1-2-2 Calcul et interprétation de l’évolution du RNBD
                                                                                                                    Variation en %
                   Montants en milliards de dirhams               2007         2008        2009        2010         2009         2010
                                                                                                                    2008         2009
       - Produit intérieur brut à prix courants                   616,3        688,8      732,4        764,3        + 6,3        + 4,3
       - Revenus extérieurs nets                                   55,3        56,4        40,7        42,6         - 27,8       + 4,7
       - Revenu national brut disponible (RNBD)                   671,6        745,2      773,1        806,9        + 3,7        + 4,4

Interprétation :
Le RNBD a augmenté en 2010 de 4,4 % ; soit 0,7 point de plus par rapport à 2009. Cette légère augmentation s’explique par
l’amélioration des revenus extérieurs nets qui ont augmenté de 4,7 % après la chute de 2009 de 27,8 % et ceci malgré le recul du
taux de croissance économique qui est passé de 6,3 % en 2009 à 4,3 % en 2010.


3-1-3 Agrégats de la dépense
                                  Revenu National Brut Disponible (RNBD) et son affectation :

                               En millions de Dirhams                       2008              2009                2010
                     Revenu national brut disponible                       745 150           773 059             806 897
                     - Consommation finale nationale                       518 527           551 858             571 653
                            ·   Ménage                                     400 395           418 461             437 715
                            ·   Administrations publiques                  118 132           133 397             133 938
                     - Formation Brute du Capital Fixe (FBCF)              227 465           226 177             234 407
                     Taux d’investissement (FBCF/PIB) x 100               ……………             …………….               ………….
                                                    Haut Commissariat au Plan (Direction de la comptabilité nationale, comptes de la nation 2010)


3-1-3-1 Définitions
La dépense Nationale se compose de :
          - La consommation finale nationale (CFN) ;
          - La Formation Brut du Capital Fixe (FBCF)
* La Consommation Finale Nationale : les dépenses de consommation sont de deux types :
- Dépenses de consommation finales des ménages : c’est l’ensemble des dépenses que consacrent les ménages à l'acquisition des
biens ou services qui sont utilisés pour la satisfaction directe de leurs besoins.
- Dépenses de consommation finale des administrations publiques : La dépense de consommation finale des administrations
publiques comporte deux volets. Elle comprend d’abord les «dépenses collectives» qui correspondent aux fonctions d’administration
générale : justice, défense, police, administration générale, etc. Elle englobe également l’ensemble des «dépenses individuelles» des
administrations dont le bénéfice ultime revient aux ménages (dépenses de santé, d’éducation, etc.).
* La FBCF : elle désigne la valeur des biens durables acquis pour être utilisés pendant au moins un an dans le processus de
production.
3-1-3-2 Interprétation de l’évolution des dépenses de consommation et la FBCF
              En millions de Dirhams                   2008            2009             2010          2009/2008         2010/2009
Consommation finale nationale (CFN)                 518 527          551 858           571 653          + 6,4                + 3,6
Formation brut du capital fixe (FBCF)               227 465          226 177           234 407           - 0,6               + 3,6
Taux d’investissement (FBCF/PIB) x 100              33,0 %            30,9 %           30,7 %

Interprétation :
Les dépenses de consommation finale ont connu une hausse de 3,6 % en 2010 ; alors que cette augmentation est de 6,4% en 2009,
soit une augmentation d’environ 3 points.
La FBCF a enregistré une hausse de 3,6 % en 2008. Mais en 2009, elle a connu une baisse de 0,6 %.
La FBCF représente en 33 % du PIB en 2008, elle est passée à 30,9 % du PIB en 2008 ; soit une chute d’environ 2 points.
En 2010, le taux d’investissement est passé à 30,7 % ; soit un léger recul par rapport à 2009.
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3-1-4 Agrégats de l’épargne
                                               Epargne Nationale Brute (ENB)

                                                                                                             Variation en %
           Montants en millions de dirhams                  2008           2009           2010            2009             2010
                                                                                                          2008             2009
   - Revenu national brut disponible (RNBD)               745 150        773 059        806 897       ………….             …………
   - Consommation Finale nationale (CFN)                  518 527        551 858        571 653       ………….             …………
   - Epargne Nationale Brut (ENB)                         ….………           ……..…         …………. ………….                     …………
   - Taux d’Epargne en % du RNBD                         …………           ………… …………..
                                             Haut Commissariat au Plan (Direction de la comptabilité nationale, Comptes de la nation 2010)



3-1-4-1 Définition
L’épargne Nationale correspond à l’épargne de tous les agents économiques (ménages, entreprises, Etat).


   Epargne Nationale Brut (ENB) = Revenu Nationale Brut Disponible (RNBD) –Consommation Finale Nationale (CFN)


                           Epargne nationale nette = Epargne nationale brute – Amortissements

3-1-4-2 Calcul et interprétation :
                                                                                                             Variation en %
           Montants en millions de dirhams                  2008           2009           2010            2009             2010
                                                                                                          2008             2009
   - Revenu national brut disponible (RNBD)               745 150        773 059        806 897          + 3,7             + 4,4
   - Consommation Finale nationale (CFN)                  518 527        551 858        571 653          + 6,4              3,6
   - Epargne Nationale Brut (ENB)                         226 623        221 201        253 244           - 2,4           + 14,5
   - Taux d’Epargne en % du RNBD                            30,4            28,6           29,2



Interprétation :
L’ENB a connu un recul de 2,4 % en 2009. Mais en 2009, elle a enregistré une hausse considérable de 14,5 %.
L’ENB représente, en 2008, 30,4 % du RNDB. En 2009, le taux d’épargne est passé à 28,6; soit une baisse de 1,8 points. Mais en
2010, il est passé à 29,2 % ; soit une légère augmentation de 0,6 point.




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3-2 Mesure de l’évolution des agrégats par l’indice simple
         - Exemple (évolution d’un agrégat ou plusieurs)
                    Evolution du PIB à prix courants au Maroc (année de base 1998) (en millions de dirhams)

         Années              1998        1999           2000             2007        2008            2009       2010
         PIB                384 385     389 569        393 381        616 254      688 843          732 449    764 302

                                                                    Direction de la Comptabilité Nationale, HCP, Comptes 2010

Travail à faire :
     1- Calculez les indices du PIB pour les années 1998, 1999, 2007 et 2010. (année de base 1988)
     2- Calculez les variations de ces indices.
     3- Interprétez le pourcentage de variation pour l’année 2010.


Solution :
1- Indices simples ou élémentaires :
* Indice 1998/1998 = (384 385/384 385) x 100 = 100
* Indice 1999/1998 = (389 569/384 385) x 100 = 101,35
* Indice 2007/1998 = (616 254/384 385) x 100 = 160,32
* Indice 2010/1998 = (764 302/384 385) x 100 = 198,84


2. - Variations :
VA 1999/1998 = 101,35 – 100 = 1,35 %
VA 2007/1998 = 160,32 – 100 = 60,32 %
VA 2010/1998 = 198,84 – 100 = 98,84 %


3- Interprétation pour l’année 2010 :
L’indice 2010 du PIB est de 198,84 (année de base 1998), donc le PIB au Maroc a augmenté de 98,84 % en 2010 par rapport à
l’année de base (1998)
Vérification par le taux de croissance = (764 302- 384 385/384 385) x 100 = 98,84 %



3-2-1 Définition de l’indice simple :
On appelle indice d’une variable (prix), le produit par 100 du rapport de ses valeurs aux deux époques différentes dont l’une est
choisie pour référence.
Le recours aux indices simples s'effectue lorsque l'on veut comparer des grandeurs diverses, au cours du temps, à l'aide d'un même
instrument.
Soit P1 le prix d’un article à une période donnée, et P0 le prix du même article à la période de référence.
L’indice est alors :
                                                         P1
                                          I (1/ 0) =                   x 100
                                                         P0
3-2-2 Propriétés
     v    Réversibilité :
I1/0 = t1/t0 x 100 de la date 1 par rapport à la date 0 (base 100)
I0/1 = to/t1 x 100 de la date 0 par rapport à la date 1 (base 100)
Un indice est irréversible si :
                                                              It1/t0 = 1/It0/t1

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Vérification à partir de l’exemple du PIB : 1,9884 = 1/385 385/764 302


    v    Transférabilité (ou circulaire)
Un indice à la date t exprimé par rapport à une année de référence t’, peut être décomposé en plusieurs indices élémentaires à des
dates successives (ou à des dates intermédiaires) de la façon suivante :


                                                       It2/t0 = It2/t1 x It1/t0


Vérification à partir de l’exemple du PIB : 764 302/384 385 = 764 302/616 254 x 616 254/384 385
                                                       = 1,98 = 1,24 x 1,6




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                               Formules de calcul des agrégats de la comptabilité nationale
1- Agrégats de la production
Produit intérieur Brut (optique    Produit intérieur Brut (optique Demande ou           Produit intérieur Brut (optique Revenu : Partage du
production : création du PIB)      Dépense : les contributions au PIB))                 PIB
PIB =                              PIB =                                                PIB =
 Valeur ajoutée au prix de base Dépense de consommation finale                           Rémunération des salariés
   + Impôts sur les produits       + Formation Brut du Capital Fixe + Var de stock      + Excédents brut d’exploitation et revenu mixte brut
 - Subventions sur les produits    + Exportations de Biens et Services                   + Impôts sur la production et les importations
                                   - Importations de Biens et Services                    - Subventions

Le PIB ainsi obtenu selon les trois optiques est aussi appelé PIB au prix du marché
PIB au coût des facteurs =                                                     PIB t1 – PIB t0
 PIB au prix du marché                  Taux de croissance économique =                          x 100
 - Impôts sur les produits                  (en Valeur)                          PIB t0
+ Subventions sur les produits                                                Indice PIB en valeur
                                        Taux de croissance économique =                                  x 100
                                            (en volume)                          Indice des prix
2- Agrégat du Revenu
RNBD (Revenu National Brut Disponible)
RNBD = PIB
           + Revenus reçus de l’extérieur               Revenus
           – Revenus versés à l’extérieur            extérieurs nets

3- Agrégats de la dépense
Dépense Nationale = Consommation finale nationale (CFN) + Formation Brut du Capital Fixe (FBCF)

Dépense ou Demande Intérieure (DI)                                 Dépense Nationale (DN)
DI = Consommation finale                                           DN = DI
    + FBCF                                                                 + Revenus extérieurs nets
                                  Investissement
    + Variation des stocks                                         Demande Finale (DF) (l’emploi des ressources)
Demande extérieure (DE)                                            DF = CFN + FBCF + Variation des stocks + Exportation
DE = Exportations
FBCF (Formation Brut du Capital Fixe)                              Taux d’investissement
FBCF = Investissement                                              Tx d’investissement= (FBCF /PIB) x 100
         – Variation des stocks

4- Agrégats de l’épargne
Epargne Nationale Brute                                   ENN (Epargne nationale nette)              Taux d’épargne
ENB = RNBD                                                ENN = Epargne nationale brute              Tx d’épargne = (ENB / RNBD) x 100
        – CFN (Consommation Finale Nationale)                   – Amortissements
5- Indice simple
 Indice simple                          Réversibilité :                                              Transférabilité (ou circulaire)
I t1/ t0 = (t1 /t0) x 100                                   It1/t0 = 1/ It0/t1                       It2/t0 = It2/t1 x It1/t0
6- Capacité ou Besoin de financement d’une économie
Capacité ou besoin = ENB                                      Quant ce résultat > 0, il s’agit d’une capacité de financement
                      + Transferts nets                       Quand il est < 0, il s’agit d’un besoin de financement.
                       - FBCF
                       - Variation des stocks
7- L’équilibre macroéconomique : Ressources = Emplois
Production (PIB) + Importations = Consommation finale nationale+ FBCF + Variation des stocks + Exportations
                                   = Demande intérieure + Demande extérieure



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                                     Partie 1 : Les concepts économiques de base
                                                 4 - Les limites de la comptabilité nationale

4-1 Imprécision dans le calcul des agrégats
Les instruments de mesure de la production actuellement utilisés par la comptabilité nationale manquent de précisons pour les
raisons suivantes :
- Les activités de « l’économie souterraine », c'est-à-dire non déclarées, sont difficilement mesurables.
Les activités illégales (« travail en noir ») font l’objet d’une évaluation. Cette dernière ne peut toutefois être qu’approximative
puisqu’elle ne peut s’appuyer sur aucune déclaration ;
- La production non marchande est évaluée au coût des facteurs. Cela revient à la sous-estimer car, à la différence de la production
marchande, elle ne prend pas en compte aucune marge ;
- La qualité des biens est ignorée. Le PIB reste un indicateur uniquement quantitatif qui ne donne aucune information sur la qualité
des produits. Les ordinateurs, par exemple, coûtent de moins en moins cher alors qu’ils sont de plus en plus performants ;
- La valeur ajoutée de certains produits est comptabilisée même s’ils sont nuisibles à la santé : Cigarette, Alcool,…
- Les activités bénévoles et le travail domestique (éducation des enfants, bricolage et préparation des repas assurés par un membre
du ménage) ne sont pas représentés dans le PIB alors qu’ils jouent un rôle non négligeable dans l’économie.
- Certaines activités s’accompagnent d’une dégradation de l’environnement (pollution, bruit, déforestation) ou d’une augmentation
des accidents de la route ; le PIB enregistre, en effet, toutes les activités marchandes même, si elles détruisent les ressources
naturelles ou tuent des individus.
- Le PIB retient seulement les activités créatrices de richesses monétaires, même celles qui sont loin de correspondre à un bien-être
supplémentaire.
Enfin, le PIB ne reflète pas de manière fidèle le volume et la valeur des richesses produites par l’économie : multiplication des
différents intervenants dans le calcul du PIB qui disposent des techniques et indicateurs différents, les sources d’information ne sont
pas toujours fiables et ne prenait pas en considération certains biens ou services qu’il ne considérait pas comme étant une
production marchande. Le plus flagrant est celui des actifs dits incorporels.


4-2 De nouveaux outils pour la mesure du bien être
Les indicateurs permettant de mesurer la richesse à la fois matérielle et immatérielle d’un pays et qui peuvent constituer une
alternative aux indicateurs actuels sont :
    v PIB vert :

Des économistes ont pensé à mesurer un PIB vert, pour lequel serait soustrait du PIB conventionnel la valeur de la baisse du stock de
ressources naturelles. Une telle méthode de comptabilisation permettrait de mieux savoir si une activité économique accroît ou fait
baisser la richesse nationale lorsqu'elle utilise des ressources naturelles. Cependant, les économistes estiment qu'il serait très difficile
de mesurer correctement un tel indicateur.
    v Indice du développement Humain (IDH)
Comme d’autres indicateurs économiques, le PIB n’a pas vocation à mesurer le niveau de développement humain des pays, il mesure
seulement le développement économique. L’Indice de développement humain (IDH), inspiré des travaux d'Amartya Sen (Economiste
indien et prix Nobel d’Economie en 1998), a été créé pour tenter d'appréhender le bien-être social.
L’indicateur de développement humain est un indicateur composite ayant pour objectif de refléter tous les aspects du développement
économique et social d’un pays : espérance de vie à la naissance, degré d’éducation (mesuré par le taux d’alphabétisation des
adultes et la moyenne d’années d’études) et le PIB réel par habitant (ajusté pour tenir compte des niveaux de taux de change).
L’IDH est, cependant, une moyenne nationale qui masque entre les sexes, régions, classes de revenus. En 1997, le Programme des
Nations Unis pour le développement (PNUD) a proposé un nouvel indicateur : L’Indicateur de Pauvreté humaine (IPH) fondé sur trois
éléments : l’espérance de vie, le niveau d’éducation et les conditions de vie, mesurées à partir de trois variables : l’accès au service
de santé, l’accès à l’eau potable et la part des enfants de moins de 5 ans victimes de malnutrition.


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Les agrégats de la comptabilité national

  • 1. Economie Générale et Statistique Résumé du cours Matière : Economie Générale et Statistique Filière : 2ème année bac Sciences Economiques Partie 1 : Les concepts économiques de base 3- Les agrégats de la comptabilité nationale 4- Les limites de la comptabilité nationale Enseignant : Larbi TAMNINE, Professeur agrégé d’Economie et Gestion Remarque : Pour les remarques et les suggestions n’hésitez pas à les envoyer à l’adresse e-mail suivante : larbitamnine@yahoo.fr Année scolaire : 2011/2012 2ème Bac Sciences Economiques 2011/2012 1 larbitamnine@yahoo.fr/www.ecogestion.ma
  • 2. Economie Générale et Statistique Partie 1 : Les concepts économiques de base 3- Les agrégats de la comptabilité nationale 3-1 Définition et détermination des agrégats à partir du tableau des entrées sorties ou des comptes des agents économiques 3-1-1 Agrégats de production Evolution du PIB à prix courants au Maroc Variation en % Montants en milliards de Dirhams 2007 2008 2009 2010 2009 2010 2008 2009 - Produit intérieur brut (PIB) à prix courants 616,3 688,8 732,4 764,3 ……… ……… · Valeur ajoutée agricole 68,7 83,0 100,8 99,3 ……… ………. · Valeur ajoutée non agricole 477,0 536,7 552,4 588,7 ……… ……… Rapport de Bank AL-MAGHRIB, 2010, www.bkam.ma 3-1-1-1 Définition du PIB Selon le Haut Commissariat au Plan (HCP) : « Le produit intérieur brut (PIB) est le résultat synthétique de l'activité nationale de production. Il représente la richesse créée au cours de la période considérée sur le territoire économique du pays ». Le PIB est déterminé selon le principe de la territorialité. 3-1-1-2 Calcul du PIB Le PIB est obtenu selon trois optiques : production, demande et revenu. ü Selon l'optique production (la création du PIB), le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées des branches (ou des secteurs institutionnels) augmenté du montant des impôts nets des subventions sur les produits. PIB = ∑ Valeurs ajoutées des unités résidentes = PIB marchand (la PIB) + PIB non marchand Ou encore : PIB = Valeur ajoutée au prix de base + Impôts sur les produits - Subventions sur les produits PIB = Valeur ajoutée au prix de base + Impôts sur les produits nets de Subventions Valeur ajoutée au prix de base = Valeur ajoutée agricole + Valeur ajoutée non agricole ü Il s'obtient, selon l'optique demande (les contributions du PIB), par la différence entre le total de la demande finale et celui des importations exprimées aux prix CAF. PIB = Consommation finale + FBCF + Variation de stock + Exportations – Importations ü Au niveau de l'optique revenu (le partage de la valeur ajoutée), il correspond à la somme de la rémunération des facteurs (rémunération des salariés, excédent brut d'exploitation et revenu mixte brut des entrepreneurs individuels) augmentée du montant total des impôts nets des subventions sur la production et les importations (c'est à dire ceux affectant les produits et ceux liés à l'activité) ». 2ème Bac Sciences Economiques 2011/2012 2 larbitamnine@yahoo.fr/www.ecogestion.ma
  • 3. Economie Générale et Statistique PIB = Rémunérations des salaires + EBE + Impôts sur la production et les importations - Subventions Excédent Brut d’Exploitation (EBE) = Valeur Ajoutée + Subventions d’exploitation- Impôts et taxes – Charges de personnel. 3-1-1 -3 L’intérêt de la détermination du PIB : § Le PIB mesure la croissance économique d’un pays ; par le taux de croissance réalisé on apprécie l’évolution de la production sur une période donnée. Le PIB donne une indication sur la puissance économique et la richesse d'un pays. Taux de croissance = [(PIB t1 - PIB to) / PIB to] X 100 Exemple : Calcul du Taux de croissance en 2010 764,3 - 732,4 Taux de croissance 2010 = x 100 = 4,3 %. 732,4 Le PIB a augmenté de 6,9 % en 2009 par rapport à 2008. § Le PIB permet de mesurer le niveau de vie de la population quand il dégage le PIB par habitant : PIB /habitant = PIB /Population totale Exemple : PIB/habitant en 2010= 764 300 000 000/32 000 000 = 23 884 DH 3-1-1-4 Le Produit National Brut (PNB) Le PNB représente la valeur de la production des agents économiques d’une même nationalité que ce soit sur le territoire national ou à l’extérieur du territoire national. Il permet la mesure de la richesse créée par les agents économiques nationaux à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Le PNB est déterminé selon le principe de la nationalité. PNB = PIB + Valeur de la production des agents économiques nationaux à l’extérieur - Valeur de la production des agents économiques étrangers à l’intérieur du pays PNB = PIB + Revenus extérieurs nets Revenus extérieurs nets = Revenus reçus de l’extérieur - Revenus versés à l’extérieur Remarque : Le PNB est remplacé par le comptabilité nationale par un autre agrégat : Revenu National Brut Disponible (RNBD). 3-1-1-5 PIB à prix constants et PIB à prix courants La différence entre le PIB à prix courants et le PIB à prix constants : · PIB à prix courants : le PIB est mesuré au moyen des prix effectivement pratiqués pendant l'année étudiée (Par exemple, le PIB de 2009 est mesuré à prix courants signifie que l'on a utilisé les prix en vigueur en 2009 pour évaluer la valeur du PIB). C'est le PIB en valeur. · PIB à prix constants : Pour évaluer la variation réelle du PIB, on conserve les prix à un niveau inchangé : on fixe alors une année, dite de référence, et on fait comme si les prix restaient constants chaque année et égaux aux prix mesurés au cours de cette année de référence, en ne tenant pas compte de l’augmentation des prix (l'inflation). C’est le PIB en volume ou PIB déflaté. 2ème Bac Sciences Economiques 2011/2012 3 larbitamnine@yahoo.fr/www.ecogestion.ma
  • 4. Economie Générale et Statistique 3-1-1-6 Calcul et interprétation de l’évolution du PIB à prix courants (Document 2) Variation en % Montants en milliards de Dirhams 2007 2008 2009 2010 2009 2010 2008 2009 - Produit intérieur brut (PIB) à prix courants 616,3 688,8 732,4 764,3 + 6,3 + 4,3 · Valeur ajoutée agricole 68,7 83,0 100,8 99,3 + 21,4 - 1,5 · Valeur ajoutée non agricole 477,0 536,7 552,4 588,7 + 2,9 + 6,6 Interprétation : La valeur ajoutée agricole a enregistré un recul de 1,5 % en 2010 après avoir marquée une forte augmentation en 2009 (+ 21,4%). Alors la valeur ajoutée non agricole a enregistré une hausse de 6,6% en 2010 plus forte qu celle de 2009 (+ 2,9%) ; soit un gain de 3,7 points. Ainsi le PIB a augmenté de 4,3 % en 2010, alors qu’il a enregistré en 2009 une hausse de 6,3 % ; soit une perte de 2 points. 3-1-2 Agrégats du Revenu Evolution du Revenu National Brut Disponible (RNBD) au Maroc Variation en % Montants en milliards de dirhams 2007 2008 2009 2010 2009 2010 2008 2009 - Produit intérieur brut à prix courants 616,3 688,8 732,4 764,3 6,3 4,3 - Revenus extérieurs nets 55,3 56,4 40,7 42,6 …….. …….. - Revenu national brut disponible (RNBD) 671,6 745,2 773,1 806,9 ……. ……. Rapport de Bank AL-MAGHRIB, 2010, www.bkam.ma 3-1-2-1 Définition du Revenu National Le revenu national (RN) représente l’ensemble des revenus primaires reçus par les différents secteurs institutionnels du pays. Revenu National = PIB Produit National Net (PNN) - Amortissements - Impôts liés à la production + Solde des revenus reçus et versés à l’extérieur Le Revenu National est un agrégat qui pose problème au niveau de l’évaluation de l’amortissement et des provisions pour le maintien et le renouvellement du capital. C’est pourquoi, on lui préfère donc le RNBD. Selon le Haut Commissariat au Plan : « il faut d’abord préciser que le PIB ne correspond pas au total du revenu, il faut tenir compte du fait qu'une partie va être versée ou reçue de l'extérieur sous forme de revenus (salaires et revenus de la propriété et de l'entreprise) et de transferts courants. La correction du PIB de ces flux aboutit au revenu national brut disponible (RNBD). Celui-ci constitue, par conséquent, le revenu global de la nation obtenu par la somme du PIB et des revenus nets reçus de l'extérieur. » Le RNBD est la somme des revenus perçus par les différents secteurs institutionnels qui est disponible après impôts et cotisations et qui est affectée à la consommation finale et à l’épargne. RNBD = PIB + Revenus reçus de l’extérieur – Revenus versés à l’extérieur 2ème Bac Sciences Economiques 2011/2012 4 larbitamnine@yahoo.fr/www.ecogestion.ma
  • 5. Economie Générale et Statistique 3-1-2-2 Calcul et interprétation de l’évolution du RNBD Variation en % Montants en milliards de dirhams 2007 2008 2009 2010 2009 2010 2008 2009 - Produit intérieur brut à prix courants 616,3 688,8 732,4 764,3 + 6,3 + 4,3 - Revenus extérieurs nets 55,3 56,4 40,7 42,6 - 27,8 + 4,7 - Revenu national brut disponible (RNBD) 671,6 745,2 773,1 806,9 + 3,7 + 4,4 Interprétation : Le RNBD a augmenté en 2010 de 4,4 % ; soit 0,7 point de plus par rapport à 2009. Cette légère augmentation s’explique par l’amélioration des revenus extérieurs nets qui ont augmenté de 4,7 % après la chute de 2009 de 27,8 % et ceci malgré le recul du taux de croissance économique qui est passé de 6,3 % en 2009 à 4,3 % en 2010. 3-1-3 Agrégats de la dépense Revenu National Brut Disponible (RNBD) et son affectation : En millions de Dirhams 2008 2009 2010 Revenu national brut disponible 745 150 773 059 806 897 - Consommation finale nationale 518 527 551 858 571 653 · Ménage 400 395 418 461 437 715 · Administrations publiques 118 132 133 397 133 938 - Formation Brute du Capital Fixe (FBCF) 227 465 226 177 234 407 Taux d’investissement (FBCF/PIB) x 100 …………… ……………. …………. Haut Commissariat au Plan (Direction de la comptabilité nationale, comptes de la nation 2010) 3-1-3-1 Définitions La dépense Nationale se compose de : - La consommation finale nationale (CFN) ; - La Formation Brut du Capital Fixe (FBCF) * La Consommation Finale Nationale : les dépenses de consommation sont de deux types : - Dépenses de consommation finales des ménages : c’est l’ensemble des dépenses que consacrent les ménages à l'acquisition des biens ou services qui sont utilisés pour la satisfaction directe de leurs besoins. - Dépenses de consommation finale des administrations publiques : La dépense de consommation finale des administrations publiques comporte deux volets. Elle comprend d’abord les «dépenses collectives» qui correspondent aux fonctions d’administration générale : justice, défense, police, administration générale, etc. Elle englobe également l’ensemble des «dépenses individuelles» des administrations dont le bénéfice ultime revient aux ménages (dépenses de santé, d’éducation, etc.). * La FBCF : elle désigne la valeur des biens durables acquis pour être utilisés pendant au moins un an dans le processus de production. 3-1-3-2 Interprétation de l’évolution des dépenses de consommation et la FBCF En millions de Dirhams 2008 2009 2010 2009/2008 2010/2009 Consommation finale nationale (CFN) 518 527 551 858 571 653 + 6,4 + 3,6 Formation brut du capital fixe (FBCF) 227 465 226 177 234 407 - 0,6 + 3,6 Taux d’investissement (FBCF/PIB) x 100 33,0 % 30,9 % 30,7 % Interprétation : Les dépenses de consommation finale ont connu une hausse de 3,6 % en 2010 ; alors que cette augmentation est de 6,4% en 2009, soit une augmentation d’environ 3 points. La FBCF a enregistré une hausse de 3,6 % en 2008. Mais en 2009, elle a connu une baisse de 0,6 %. La FBCF représente en 33 % du PIB en 2008, elle est passée à 30,9 % du PIB en 2008 ; soit une chute d’environ 2 points. En 2010, le taux d’investissement est passé à 30,7 % ; soit un léger recul par rapport à 2009. 2ème Bac Sciences Economiques 2011/2012 5 larbitamnine@yahoo.fr/www.ecogestion.ma
  • 6. Economie Générale et Statistique 3-1-4 Agrégats de l’épargne Epargne Nationale Brute (ENB) Variation en % Montants en millions de dirhams 2008 2009 2010 2009 2010 2008 2009 - Revenu national brut disponible (RNBD) 745 150 773 059 806 897 …………. ………… - Consommation Finale nationale (CFN) 518 527 551 858 571 653 …………. ………… - Epargne Nationale Brut (ENB) ….……… ……..… …………. …………. ………… - Taux d’Epargne en % du RNBD ………… ………… ………….. Haut Commissariat au Plan (Direction de la comptabilité nationale, Comptes de la nation 2010) 3-1-4-1 Définition L’épargne Nationale correspond à l’épargne de tous les agents économiques (ménages, entreprises, Etat). Epargne Nationale Brut (ENB) = Revenu Nationale Brut Disponible (RNBD) –Consommation Finale Nationale (CFN) Epargne nationale nette = Epargne nationale brute – Amortissements 3-1-4-2 Calcul et interprétation : Variation en % Montants en millions de dirhams 2008 2009 2010 2009 2010 2008 2009 - Revenu national brut disponible (RNBD) 745 150 773 059 806 897 + 3,7 + 4,4 - Consommation Finale nationale (CFN) 518 527 551 858 571 653 + 6,4 3,6 - Epargne Nationale Brut (ENB) 226 623 221 201 253 244 - 2,4 + 14,5 - Taux d’Epargne en % du RNBD 30,4 28,6 29,2 Interprétation : L’ENB a connu un recul de 2,4 % en 2009. Mais en 2009, elle a enregistré une hausse considérable de 14,5 %. L’ENB représente, en 2008, 30,4 % du RNDB. En 2009, le taux d’épargne est passé à 28,6; soit une baisse de 1,8 points. Mais en 2010, il est passé à 29,2 % ; soit une légère augmentation de 0,6 point. 2ème Bac Sciences Economiques 2011/2012 6 larbitamnine@yahoo.fr/www.ecogestion.ma
  • 7. Economie Générale et Statistique 3-2 Mesure de l’évolution des agrégats par l’indice simple - Exemple (évolution d’un agrégat ou plusieurs) Evolution du PIB à prix courants au Maroc (année de base 1998) (en millions de dirhams) Années 1998 1999 2000 2007 2008 2009 2010 PIB 384 385 389 569 393 381 616 254 688 843 732 449 764 302 Direction de la Comptabilité Nationale, HCP, Comptes 2010 Travail à faire : 1- Calculez les indices du PIB pour les années 1998, 1999, 2007 et 2010. (année de base 1988) 2- Calculez les variations de ces indices. 3- Interprétez le pourcentage de variation pour l’année 2010. Solution : 1- Indices simples ou élémentaires : * Indice 1998/1998 = (384 385/384 385) x 100 = 100 * Indice 1999/1998 = (389 569/384 385) x 100 = 101,35 * Indice 2007/1998 = (616 254/384 385) x 100 = 160,32 * Indice 2010/1998 = (764 302/384 385) x 100 = 198,84 2. - Variations : VA 1999/1998 = 101,35 – 100 = 1,35 % VA 2007/1998 = 160,32 – 100 = 60,32 % VA 2010/1998 = 198,84 – 100 = 98,84 % 3- Interprétation pour l’année 2010 : L’indice 2010 du PIB est de 198,84 (année de base 1998), donc le PIB au Maroc a augmenté de 98,84 % en 2010 par rapport à l’année de base (1998) Vérification par le taux de croissance = (764 302- 384 385/384 385) x 100 = 98,84 % 3-2-1 Définition de l’indice simple : On appelle indice d’une variable (prix), le produit par 100 du rapport de ses valeurs aux deux époques différentes dont l’une est choisie pour référence. Le recours aux indices simples s'effectue lorsque l'on veut comparer des grandeurs diverses, au cours du temps, à l'aide d'un même instrument. Soit P1 le prix d’un article à une période donnée, et P0 le prix du même article à la période de référence. L’indice est alors : P1 I (1/ 0) = x 100 P0 3-2-2 Propriétés v Réversibilité : I1/0 = t1/t0 x 100 de la date 1 par rapport à la date 0 (base 100) I0/1 = to/t1 x 100 de la date 0 par rapport à la date 1 (base 100) Un indice est irréversible si : It1/t0 = 1/It0/t1 2ème Bac Sciences Economiques 2011/2012 7 larbitamnine@yahoo.fr/www.ecogestion.ma
  • 8. Economie Générale et Statistique Vérification à partir de l’exemple du PIB : 1,9884 = 1/385 385/764 302 v Transférabilité (ou circulaire) Un indice à la date t exprimé par rapport à une année de référence t’, peut être décomposé en plusieurs indices élémentaires à des dates successives (ou à des dates intermédiaires) de la façon suivante : It2/t0 = It2/t1 x It1/t0 Vérification à partir de l’exemple du PIB : 764 302/384 385 = 764 302/616 254 x 616 254/384 385 = 1,98 = 1,24 x 1,6 2ème Bac Sciences Economiques 2011/2012 8 larbitamnine@yahoo.fr/www.ecogestion.ma
  • 9. Economie Générale et Statistique Formules de calcul des agrégats de la comptabilité nationale 1- Agrégats de la production Produit intérieur Brut (optique Produit intérieur Brut (optique Demande ou Produit intérieur Brut (optique Revenu : Partage du production : création du PIB) Dépense : les contributions au PIB)) PIB PIB = PIB = PIB = Valeur ajoutée au prix de base Dépense de consommation finale Rémunération des salariés + Impôts sur les produits + Formation Brut du Capital Fixe + Var de stock + Excédents brut d’exploitation et revenu mixte brut - Subventions sur les produits + Exportations de Biens et Services + Impôts sur la production et les importations - Importations de Biens et Services - Subventions Le PIB ainsi obtenu selon les trois optiques est aussi appelé PIB au prix du marché PIB au coût des facteurs = PIB t1 – PIB t0 PIB au prix du marché Taux de croissance économique = x 100 - Impôts sur les produits (en Valeur) PIB t0 + Subventions sur les produits Indice PIB en valeur Taux de croissance économique = x 100 (en volume) Indice des prix 2- Agrégat du Revenu RNBD (Revenu National Brut Disponible) RNBD = PIB + Revenus reçus de l’extérieur Revenus – Revenus versés à l’extérieur extérieurs nets 3- Agrégats de la dépense Dépense Nationale = Consommation finale nationale (CFN) + Formation Brut du Capital Fixe (FBCF) Dépense ou Demande Intérieure (DI) Dépense Nationale (DN) DI = Consommation finale DN = DI + FBCF + Revenus extérieurs nets Investissement + Variation des stocks Demande Finale (DF) (l’emploi des ressources) Demande extérieure (DE) DF = CFN + FBCF + Variation des stocks + Exportation DE = Exportations FBCF (Formation Brut du Capital Fixe) Taux d’investissement FBCF = Investissement Tx d’investissement= (FBCF /PIB) x 100 – Variation des stocks 4- Agrégats de l’épargne Epargne Nationale Brute ENN (Epargne nationale nette) Taux d’épargne ENB = RNBD ENN = Epargne nationale brute Tx d’épargne = (ENB / RNBD) x 100 – CFN (Consommation Finale Nationale) – Amortissements 5- Indice simple Indice simple Réversibilité : Transférabilité (ou circulaire) I t1/ t0 = (t1 /t0) x 100 It1/t0 = 1/ It0/t1 It2/t0 = It2/t1 x It1/t0 6- Capacité ou Besoin de financement d’une économie Capacité ou besoin = ENB Quant ce résultat > 0, il s’agit d’une capacité de financement + Transferts nets Quand il est < 0, il s’agit d’un besoin de financement. - FBCF - Variation des stocks 7- L’équilibre macroéconomique : Ressources = Emplois Production (PIB) + Importations = Consommation finale nationale+ FBCF + Variation des stocks + Exportations = Demande intérieure + Demande extérieure 2ème Bac Sciences Economiques 2011/2012 9 larbitamnine@yahoo.fr/www.ecogestion.ma
  • 10. Economie Générale et Statistique Partie 1 : Les concepts économiques de base 4 - Les limites de la comptabilité nationale 4-1 Imprécision dans le calcul des agrégats Les instruments de mesure de la production actuellement utilisés par la comptabilité nationale manquent de précisons pour les raisons suivantes : - Les activités de « l’économie souterraine », c'est-à-dire non déclarées, sont difficilement mesurables. Les activités illégales (« travail en noir ») font l’objet d’une évaluation. Cette dernière ne peut toutefois être qu’approximative puisqu’elle ne peut s’appuyer sur aucune déclaration ; - La production non marchande est évaluée au coût des facteurs. Cela revient à la sous-estimer car, à la différence de la production marchande, elle ne prend pas en compte aucune marge ; - La qualité des biens est ignorée. Le PIB reste un indicateur uniquement quantitatif qui ne donne aucune information sur la qualité des produits. Les ordinateurs, par exemple, coûtent de moins en moins cher alors qu’ils sont de plus en plus performants ; - La valeur ajoutée de certains produits est comptabilisée même s’ils sont nuisibles à la santé : Cigarette, Alcool,… - Les activités bénévoles et le travail domestique (éducation des enfants, bricolage et préparation des repas assurés par un membre du ménage) ne sont pas représentés dans le PIB alors qu’ils jouent un rôle non négligeable dans l’économie. - Certaines activités s’accompagnent d’une dégradation de l’environnement (pollution, bruit, déforestation) ou d’une augmentation des accidents de la route ; le PIB enregistre, en effet, toutes les activités marchandes même, si elles détruisent les ressources naturelles ou tuent des individus. - Le PIB retient seulement les activités créatrices de richesses monétaires, même celles qui sont loin de correspondre à un bien-être supplémentaire. Enfin, le PIB ne reflète pas de manière fidèle le volume et la valeur des richesses produites par l’économie : multiplication des différents intervenants dans le calcul du PIB qui disposent des techniques et indicateurs différents, les sources d’information ne sont pas toujours fiables et ne prenait pas en considération certains biens ou services qu’il ne considérait pas comme étant une production marchande. Le plus flagrant est celui des actifs dits incorporels. 4-2 De nouveaux outils pour la mesure du bien être Les indicateurs permettant de mesurer la richesse à la fois matérielle et immatérielle d’un pays et qui peuvent constituer une alternative aux indicateurs actuels sont : v PIB vert : Des économistes ont pensé à mesurer un PIB vert, pour lequel serait soustrait du PIB conventionnel la valeur de la baisse du stock de ressources naturelles. Une telle méthode de comptabilisation permettrait de mieux savoir si une activité économique accroît ou fait baisser la richesse nationale lorsqu'elle utilise des ressources naturelles. Cependant, les économistes estiment qu'il serait très difficile de mesurer correctement un tel indicateur. v Indice du développement Humain (IDH) Comme d’autres indicateurs économiques, le PIB n’a pas vocation à mesurer le niveau de développement humain des pays, il mesure seulement le développement économique. L’Indice de développement humain (IDH), inspiré des travaux d'Amartya Sen (Economiste indien et prix Nobel d’Economie en 1998), a été créé pour tenter d'appréhender le bien-être social. L’indicateur de développement humain est un indicateur composite ayant pour objectif de refléter tous les aspects du développement économique et social d’un pays : espérance de vie à la naissance, degré d’éducation (mesuré par le taux d’alphabétisation des adultes et la moyenne d’années d’études) et le PIB réel par habitant (ajusté pour tenir compte des niveaux de taux de change). L’IDH est, cependant, une moyenne nationale qui masque entre les sexes, régions, classes de revenus. En 1997, le Programme des Nations Unis pour le développement (PNUD) a proposé un nouvel indicateur : L’Indicateur de Pauvreté humaine (IPH) fondé sur trois éléments : l’espérance de vie, le niveau d’éducation et les conditions de vie, mesurées à partir de trois variables : l’accès au service de santé, l’accès à l’eau potable et la part des enfants de moins de 5 ans victimes de malnutrition. 2ème Bac Sciences Economiques 2011/2012 10 larbitamnine@yahoo.fr/www.ecogestion.ma