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LES APPROCHES
PARTICIPATIVES
Nous sommes très heureux que vous
vous joindre à nous pour ce cours sur
les approches participatives.
Nous espérons que le cours permettra
d'améliorer vos connaissances et
compétences
Le présent module vous aide à comprendre les
fondements des bonnes pratiques de la
communication participative et la façon de mener
des entretiens et l'interaction avec le public local.
LES APPROCHES PARTICIPATIVES
PREMIER SOUS-MODULE
La nécessité d’interagir avec les populations locales
Le développement humain durable exige une bonne communication.
La dimension communication dans les activités de développement paraît fondamentale car il ne
saurait avoir des progrès sociaux ou changement sans communication adéquate. Elle facilite la
compréhension des acteurs du développement et leur pleine participation et stimule la créativité
populaire.
La participation consciente des populations sous-entend le partage des connaissances qui se fait à
travers la communication entre personnes qui se comprennent, donc des échanges à double sens.
L’importance du contexte
Les efforts dans le développement rural échouent pour plusieurs raisons.
Le manque de participation de la population et la communication inadéquate entre les projets et la
population ont souvent été cités comme les principales causes. À la base, les raisons communes
relatives à l’absence de communication expliquent l’échec du développement rural.
INTRODUCTION
La participation est une dynamique sans cesse réactivée,
fonctionnelle et pragmatique dans laquelle les acteurs
conjuguent leur savoir, leur savoir-faire et leurs volontés
dans les actions concertées de partenariat en vue
d’améliorer, de façon durable, la prise en charge et la
gestion des actions à entreprendre.
DEFINITION DE PARTICIPATION
PARTICIPER = prendre part. Cela peut se voir de plusieurs
manières dont deux manières à retenir:
Manière passive: prendre part sans avoir à décider.
Manière active: prendre part en prenant des responsabilités;
c’est le niveau de participation où la population acquiert du
pouvoir. A ce niveau, elle s’organise, recense ses problèmes, les
analyse pour identifier les besoins, trouver des solutions et
passer à l’exécution.
DEFINITION DE PARTICIPATION
TYPOLOGIE DE PARTICIPATION
DEGRÉS DE PARTICIPATION
1) Participation pauvre Conventionnelle Des outsiders prennent les décisions d’une
façon autonome sur la base d’une
communication limitée avec les populations
locales.
2) Pseudo-participation Consultative Des outsiders prennent les décisions d’une
façon autonome même s’il y a une
communication organisée avec les
populations locales.
3) Participation génuine Collaborative La décision est partagée entre les
populations locales et les outsiders en
impliquant une communication organisée
entre les deux groupes.
4) Participation génuine Collégiale Les populations locales prennent les
décisions collectivement en communication
organisée avec des outsiders.
5) Participation pauvre Prise de décisions locale Les populations locales prennent les
décisions individuellement ou en groupe
sans une communication organisée avec les
outsiders.
La participation de l’ensemble de la communauté
intervient significativement sur le changement social.
Un des aspects plus importants des techniques de
participation est l’association entre le dialogue
communautaire et l’utilisation des mass médias et
d’autres formes de communication.
QUELQUES TECHNIQUES:
LES TECHNIQUES
LE TALK SHOW
Le terme talk-show est employé comme métaphore pour illustrer le climat informel et détendu
qui est crée pour stimuler le partage des savoirs.
Les efforts de préparation requis des participants sont minimes et cette méthode peut
facilement être appliquée dans un atelier où les participants ne se connaissent pas entre eux et
ne connaissent pas non plus les organisateurs.
Les participants:
• L’animateur du talk-show (plus il est dynamique, mieux c’est!)
• 3-4 intervenants
• Audience générale. La taille de l’audience importe peu, mais moins les participants sont
nombreux, meilleure est la participation.
La structure:
On installe les chaises, en nombre suffisant pour accommoder l’audience (et les intervenants),
en demi-cercle, ou en deux demi-cercles, si nécessaire. La chaise de l’animateur est placée
face au demi-cercle, et celles des intervenants sur les côtés.
LES TECHNIQUES
Comment procéder ?
• (Prévoir au moins 1 heure, 1h30 au maximum).
• L’animateur ouvre le talk-show, assis face à l’audience, accueille les participants et
présente le thème de la séance.
• Dans son introduction, l’animateur met en évidence la nature métaphorique du talk-show
(en s’exclamant par exemple « mon premier invité est bien connu de tous, il s’agit de
l’ancien … »), il désigne le premier intervenant au sein de l’audience et l’invite à le
rejoindre – Il est bon à ce moment d’encourager les applaudissements.
• Posez trois questions à l’invité, en cherchant à faire ressortir les détails les plus
intéressants.
• Invitez le second intervenant et répétez le processus. Les questions posées aux trois
invités peuvent être identiques, ou différentes, en fonction de leur propre expérience.
• Après le passage des trois intervenants, invitez l’audience à poser des questions.
• Posez quelques questions sujettes à polémique aux trois invités et stimulez un débat
entre eux.
• Si possible, filmez le talk-show.
LES TECHNIQUES
HISTOIRES ET RÉCITS
Depuis la nuit des temps, l’homme utilise la narration comme méthode d’apprentissage et
de mémorisation de l’information. Les bonnes histoires sont le meilleur moyen de
persuasion. Elles inspirent, elles influencent, elles dévoilent, elles connectent et elles nous
poussent à agir. Les histoires et les récits nous fournissent un moyen simple, et accessible
à tous, de communiquer les idées complexes, les messages importants et les leçons
apprises.
Principales Applications de la méthode
Réfléchir à ce que l’on fait (DDC) – Comprendre les faiblesses de nos valeurs.
Bâtir des communautés – Créer une alchimie, un sentiment de confiance et d’appartenance.
Apprendre grâce aux autres et innover – Stimuler les nouvelles idées et les connexions.
LES TECHNIQUES
Comment procéder ?
On peut faire toutes sortes de choses avec des objets, en ayant recours par exemple à l’art
d’installation, à l’idée de classification ou à la simple exposition.
Le recours aux objets et à la démonstration
Utiliser des objets pour éveiller les souvenirs, ressusciter des histoires oubliées et trouver le fil
conducteur permettant de partager questions les plus complexes.
Matériel
• Grande table bien éclairée sur laquelle seront exposés les objets;
• Appareils photos numériques et polaroïd;
• Nappe blanche ou de couleur vive;
• Supports verticaux, tels qu’un tableau en liège, des pochettes transparentes et des grosses punaises
permettant d’attacher solidement les objets;
• Un fil d’étendage et des pinces à linge, et des pochettes transparentes pour suspendre les objets;
• De la ficelle et des ciseaux.
LES TECHNIQUES
LE CAFÉ DU MONDE
La méthode de la conversation de café est spécifiquement
conçue pour créer un forum vivant de discussion sur des
questions qui nous tiennent à cœur.
Il s’agit d’une démarche créative orientée vers un dialogue
collaboratif, le partage des savoirs et la mise en place d’un
climat propice à l’action en groupes de toutes tailles.
Tout est structuré comme dans un café, avec des tables pour
quatre personnes, couvertes de nappes en papier, sur
lesquelles sont disposées des boissons.
LES TECHNIQUES
Comment procéder (1)?
• Invitez des groupes de quatre ou cinq personnes à s’asseoir à des tables de bistrot
ou le cas échéant dans des coins discussion.
• Programmez plusieurs séries de conversation progressives (trois en général),
chacune d’une vingtaine de minutes à une demi-heure.
• Débattez de questions ou de sujets fondamentaux dans votre vie, votre travail ou
votre communauté; les autres groupes, installés aux tables voisines, aborderont des
sujets analogues.
• Encouragez les hôtes et les membres du groupe à écrire, gribouiller ou dessiner les
idées importantes directement sur la nappe, ou bien sur des cartes ou de sets de
tables places au centre du groupe.
• Une fois la première série de conversations achevée, demandez à une personne de
rester à table: elle jouera le rôle «d’animateur». Les autres participants seront les
«voyageurs» ou les «ambassadeurs de bonnes idées», chargés de transporter les
questions, les idées et les thèmes principaux au gré de leurs nouvelles
conversations.
LES TECHNIQUES
Comment procéder (2)?
• Demandez à l’hôte de chaque table d’accueillir ses nouveaux
invités et de leur présenter sommairement les idées, thèmes et
questions de la première série de conservations. Incitez les
nouveaux membres du groupe à relier et connecter ces idées à
celles de leur conversation précédente, en écoutant avec attention
et en tirant parti des apports de chacun.
• En donnant aux participants l’occasion de prendre part à
plusieurs groupes de discussion, un lien commence à s’établir
entre les idées, les questions et les thèmes abordés. A la fin de la
deuxième série de conversations, toutes les tables de bistrot ou
tous les coins discussions de la salle auront été enrichis des idées
générées par les conversations antérieures.
LES TECHNIQUES
Comment procéder (3)?
• Au troisième tour de conversation, les participants peuvent retourner à
leur table initiale en vue de faire la synthèse de toutes leurs découvertes;
ou ils peuvent aussi décider de continuer leur balade à travers le café,
laissant à leur table le même hôte ou une autre personne, selon les
besoins. Parfois, au cours de la troisième série de conversations, on
aborde une nouvelle question qui permettra d’explorer plus en détails
encore le sujet traité.
• Après plusieurs séries de conversations, entamez une période de partage
des découvertes et des idées par une discussion réunissant l’ensemble du
groupe. C’est dans le cadre de telles conversations, semblables à celles
des réunions municipales, que les modèles sont identifiés, que les
connaissances collectives s’approfondissent et que les solutions
émergent.
LES TECHNIQUES
Tirer des leçons
Tirer des leçons signifie rassembler, valoriser, consolider et
finalement documenter les expériences, les processus, les erreurs
faites au cours d’un projet de manière à ce que ces conclusions
puissent être utiles à de nouveaux projets. Tirer des leçons prend
tout son sens à la fin de chaque projet ou de phase d’activités. Tirer
des leçons valorise d’une part le projet terminé et d’autre part
apporte une source d’informations, importante pour la préparation
de projets analogues. Les leçons sont tirées d’abord et surtout au
niveau individuel. Au niveau d’une équipe, ces leçons
(individuellement souvent variées) peuvent être consolidées. De la
même manière les leçons tirées par différents groupes peuvent être
consolidées pour être utiles à toute une organisation.
LES TECHNIQUES
Comment procéder ?
• Clarifiez: a)pour quel domaine les leçons doivent-elles être tirées; b)qui est
intéressé à ces leçons?
• Délimitez le cadre de l’analyse: projet, aire d’activités, domaine
d’apprentissage.
• Formulez les questions qui faciliteront l’analyse.
• Rassemblez les réponses individuelles à ces questions ainsi que des idées
spontanées.
• Comparez les réponses individuelles à l’option définie par le groupe ou
l’organisation.
• Décrivez de manière attrayante et structurée les leçons tirées et leurs
contextes.
• Diffusez les acquis à toutes les personnes susceptibles d’être intéressées.
LES TECHNIQUES
CAPITALISATION D’EXPERIENCES
Dans une capitalisation d’expériences, les protagonistes
transforment leur savoir individuel et institutionnel en
capital afin de pouvoir l’utiliser dans le futur. La
capitalisation d’expériences est tournée vers l’avenir et
vise le changement d’une pratique collective
institutionnelle. La capitalisation d’expériences est un
processus d’apprentissage qui prépare aux
changements.
LES TECHNIQUES
Comment procéder ?
1. Identification: sélectionner l’expérience à capitaliser.
2.Documentation: collecte des informations et identification d’expériences similaires.
Discuter sur les difficultés/contraintes rencontrées peut amener à une amélioration de
l’expérience.
3.Organisation et archivage: organiser le matériel relatif à l’expérience (documents
administratif/comptables, photos, notes, etc) par une classification précise.
4.Valorisation: décrire l’expérience en organisant l’information disponible dans un support
de valorisation (affiche, brochure, vidéo, etc). Style et langue utilisée doivent être choisis
en fonction du public visé.
5.Diffusion et échange: sélectionner les canaux et méthodes de diffusion permettant
d’atteindre les hommes et les femmes, dans milieux différents (radio rurale, site web,
théâtre, etc).
6.Appropriation interne: utiliser les connaissances reçues par l’expérience, les mettre en
pratique, les enrichir et les adapter au contexte d’application.
LES TECHNIQUES
CARTOGRAPHIE DES CONNAISSANCES
La cartographie des connaissances (CdC) est un instrument qui indique les lieux
où se situe le savoir (auprès de certaines personnes, médias, unités
organisationnelles ou sources d’information externes) et comment se déroulent
l’accès, la distribution et l’acquisition de ce savoir. La CdC est un premier pas
vers un inventaire du savoir qui facilite l’accès et sa distribution. Son but
principal consiste à montrer rapidement aux collaborateurs/trices d’une
organisation, d’un réseau ou d’une filière où se trouve l’expertise recherchée.
De même elle indique l’importance d’un certain savoir et lequel risque de se
perdre et qui doit donc être préservé. Normalement une CdC contient de 60 à
100 unités de savoir. Les unités individuelles sont reliées entre elles par des
flèches qui indiquent les voies de transmission du savoir (voies mentales ou
réelles).
LES TECHNIQUES
Comment procéder ?
1. Au moyen d’interviews on demande aux personnes d’expliquer la
structure du savoir de leur domaine spécifique et d’en décrire les liens.
2. Ensuite on valorise les éléments particuliers de ce savoir selon leur
importance pour l’organisation, la difficulté pour remplacer soit le
savoir ou ceux/celles qui le détiennent, l’origine (livres/expérience) et
combien de collaborateurs/ trices disposent de ce savoir.
3. Les résultats s’inscrivent sur une cartographie de connaissances (CdC).
4. Enfin cette CdC est analysée est les résultats sont utilisés pour orienter
la stratégie de la gestion de ces connaissances.
Attention: Une cartographie des connaissances ne représente que la
situation d’un moment précis.
LES TECHNIQUES
LES TECHNIQUES
ANALYSE SEPO
L’analyse SEPO est un instrument stratégique de
planification utilisé pour évaluer les Succès, les Echecs,
les Potentiels et les Obstacles dans la conduite d’un
projet. Cela permet d’identifier les facteurs, internes
comme externes, essentiels à la réalisation des objectifs
fixés. Cette analyse permet également aux participants
de porter un jugement à distance et de partager leurs
visions sur les quatre aspects mentionnés plus haut afin
d’enrichir la perception commune.
LES TECHNIQUES
Comment procéder ?
1. S’assurer que les objectifs soient clairs.
2. Dessiner la grille SEPO (passé/ futur; positif / négatif).
3. Remplir la grille SEPO en respectant l’ordre suivant:
a. Succès / Forces
b. Echecs / Faiblesses
c. Potentiels
d. Obstacles
4. Assurer que toutes les expériences soient considérées.
5. Inviter chaque participant à commenter sa contribution et à clarifier les questions de
compréhension.
6. Prendre note des consensus d’abord et discuter les opinions contradictoires ensuite.
7. Définir la suite à donner; transférer les résultats dans un processus de planification.
LES TECHNIQUES
LES TECHNIQUES
Brainstorming
Le brainstorming permet de rassembler rapidement et avec un effort minimal des
expériences, idées et opinions. Pour l’utilisation dans des groupes et ateliers, la
méthode consiste à réunir des idées ou suggestions sans les commenter. Elle est
notamment utilisée en début de séance pour avoir une vue d’ensemble des
expériences ou idées concernant le thème discuté.
Le brainstorming est utilisé pour résoudre des problèmes, innover des produits,
améliorer des modèles de communication, optimiser les services à la clientèle,
planifier des projets, établir un budget, etc.
LES TECHNIQUES
Comment procéder?
1. Introduisez une question pour le brainstorming, oralement et par écrit.
Limitez le temps!
2. Invitez les participants à contribuer par des idées et suggestions, formulées
de manière concise.
3. Refusez tous commentaires aux contributions des participants. Toutes les
idées sont équivalentes.
4. Notez toutes les réponses sur cartes ou poster.
5. Groupez les idées identiques ou proches en «nuages». Invitez les participants
à y ajouter les dernières idées.
6. Priorisez et analysez le résultat. Faîtes découvrir aux participants la valeur
ajoutée du brainstorming dans le contexte. Décidez des pas suivants.
LES TECHNIQUES
Communauté de Pratique (CoP)
Les six composants essentiels de la CoP sont:
1)Une communauté forte: des participants actifs avec intérêt vif. La composition
peut varier.
2) Un domaine spécifique: pertinent et important pour tous les membres.
3) La pratique: L’expérience individuelle fonctionne comme témoin de la réalité au
cours des échanges.
4) La motivation: la CoP a priorité pour ses membres.
5) Le mandat: l’organisation déclare son intérêt pour des résultats concrets. Elle
accorde le temps et le budget nécessaires à ses membres.
6) La structure informelle: au-delà des structures organisationnelles et
hiérarchiques; souvent elle relie des unités horizontalement et verticalement.
LES TECHNIQUES
LES TECHNIQUES
IMPORTANT
 Assurer que tous les acteurs participent comme membres actifs. Il y a
un équilibre entre contribuer et recevoir.
 Les résultats sont réels et concrets; les leçons apprises sont
communiquées à d’autres.
 Le réseau est un mélange de rencontres personnelles et de contacts par
d’autres moyen.
 Malgré sa structure informelle, il existe des régles de communication et
de collaboration.
 Un noyau actif est nécessaire: Directeur, animateur, experts.
 Une CoP s’adapte constamment aux changements continus.
Modération
La modération est l’art de guider un processus de discussion dans un groupe.
Le/la modérateur/trice est responsable de planifier et mettre en pratique un
processus approprié; le groupe devant apporter son expertise et donc le contenu
à la discussion.
La modération vise à être efficace (orientée vers les buts avec la meilleure
utilisation possible du temps investi) et à contribuer au bien-être des participants
(en donnant la parole à tous, en établissant une atmosphère d’écoute et en
cherchant des décisions qui soient soutenues et acceptées par tous).
Les conditions pour le succès d’une modération sont l’ouverture d’esprit et la
volonté d’œuvrer au bénéfice de tous les participants, ainsi que, pour le/la
modérateur/trice, le respect basé sur sa compétence, sa neutralité, son
indépendance et sa crédibilité.
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Les Approaches Participatives

  • 2. Nous sommes très heureux que vous vous joindre à nous pour ce cours sur les approches participatives. Nous espérons que le cours permettra d'améliorer vos connaissances et compétences
  • 3. Le présent module vous aide à comprendre les fondements des bonnes pratiques de la communication participative et la façon de mener des entretiens et l'interaction avec le public local.
  • 5. La nécessité d’interagir avec les populations locales Le développement humain durable exige une bonne communication. La dimension communication dans les activités de développement paraît fondamentale car il ne saurait avoir des progrès sociaux ou changement sans communication adéquate. Elle facilite la compréhension des acteurs du développement et leur pleine participation et stimule la créativité populaire. La participation consciente des populations sous-entend le partage des connaissances qui se fait à travers la communication entre personnes qui se comprennent, donc des échanges à double sens. L’importance du contexte Les efforts dans le développement rural échouent pour plusieurs raisons. Le manque de participation de la population et la communication inadéquate entre les projets et la population ont souvent été cités comme les principales causes. À la base, les raisons communes relatives à l’absence de communication expliquent l’échec du développement rural. INTRODUCTION
  • 6. La participation est une dynamique sans cesse réactivée, fonctionnelle et pragmatique dans laquelle les acteurs conjuguent leur savoir, leur savoir-faire et leurs volontés dans les actions concertées de partenariat en vue d’améliorer, de façon durable, la prise en charge et la gestion des actions à entreprendre. DEFINITION DE PARTICIPATION
  • 7. PARTICIPER = prendre part. Cela peut se voir de plusieurs manières dont deux manières à retenir: Manière passive: prendre part sans avoir à décider. Manière active: prendre part en prenant des responsabilités; c’est le niveau de participation où la population acquiert du pouvoir. A ce niveau, elle s’organise, recense ses problèmes, les analyse pour identifier les besoins, trouver des solutions et passer à l’exécution. DEFINITION DE PARTICIPATION
  • 9. DEGRÉS DE PARTICIPATION 1) Participation pauvre Conventionnelle Des outsiders prennent les décisions d’une façon autonome sur la base d’une communication limitée avec les populations locales. 2) Pseudo-participation Consultative Des outsiders prennent les décisions d’une façon autonome même s’il y a une communication organisée avec les populations locales. 3) Participation génuine Collaborative La décision est partagée entre les populations locales et les outsiders en impliquant une communication organisée entre les deux groupes. 4) Participation génuine Collégiale Les populations locales prennent les décisions collectivement en communication organisée avec des outsiders. 5) Participation pauvre Prise de décisions locale Les populations locales prennent les décisions individuellement ou en groupe sans une communication organisée avec les outsiders.
  • 10. La participation de l’ensemble de la communauté intervient significativement sur le changement social. Un des aspects plus importants des techniques de participation est l’association entre le dialogue communautaire et l’utilisation des mass médias et d’autres formes de communication. QUELQUES TECHNIQUES: LES TECHNIQUES
  • 11. LE TALK SHOW Le terme talk-show est employé comme métaphore pour illustrer le climat informel et détendu qui est crée pour stimuler le partage des savoirs. Les efforts de préparation requis des participants sont minimes et cette méthode peut facilement être appliquée dans un atelier où les participants ne se connaissent pas entre eux et ne connaissent pas non plus les organisateurs. Les participants: • L’animateur du talk-show (plus il est dynamique, mieux c’est!) • 3-4 intervenants • Audience générale. La taille de l’audience importe peu, mais moins les participants sont nombreux, meilleure est la participation. La structure: On installe les chaises, en nombre suffisant pour accommoder l’audience (et les intervenants), en demi-cercle, ou en deux demi-cercles, si nécessaire. La chaise de l’animateur est placée face au demi-cercle, et celles des intervenants sur les côtés. LES TECHNIQUES
  • 12. Comment procéder ? • (Prévoir au moins 1 heure, 1h30 au maximum). • L’animateur ouvre le talk-show, assis face à l’audience, accueille les participants et présente le thème de la séance. • Dans son introduction, l’animateur met en évidence la nature métaphorique du talk-show (en s’exclamant par exemple « mon premier invité est bien connu de tous, il s’agit de l’ancien … »), il désigne le premier intervenant au sein de l’audience et l’invite à le rejoindre – Il est bon à ce moment d’encourager les applaudissements. • Posez trois questions à l’invité, en cherchant à faire ressortir les détails les plus intéressants. • Invitez le second intervenant et répétez le processus. Les questions posées aux trois invités peuvent être identiques, ou différentes, en fonction de leur propre expérience. • Après le passage des trois intervenants, invitez l’audience à poser des questions. • Posez quelques questions sujettes à polémique aux trois invités et stimulez un débat entre eux. • Si possible, filmez le talk-show. LES TECHNIQUES
  • 13. HISTOIRES ET RÉCITS Depuis la nuit des temps, l’homme utilise la narration comme méthode d’apprentissage et de mémorisation de l’information. Les bonnes histoires sont le meilleur moyen de persuasion. Elles inspirent, elles influencent, elles dévoilent, elles connectent et elles nous poussent à agir. Les histoires et les récits nous fournissent un moyen simple, et accessible à tous, de communiquer les idées complexes, les messages importants et les leçons apprises. Principales Applications de la méthode Réfléchir à ce que l’on fait (DDC) – Comprendre les faiblesses de nos valeurs. Bâtir des communautés – Créer une alchimie, un sentiment de confiance et d’appartenance. Apprendre grâce aux autres et innover – Stimuler les nouvelles idées et les connexions. LES TECHNIQUES
  • 14. Comment procéder ? On peut faire toutes sortes de choses avec des objets, en ayant recours par exemple à l’art d’installation, à l’idée de classification ou à la simple exposition. Le recours aux objets et à la démonstration Utiliser des objets pour éveiller les souvenirs, ressusciter des histoires oubliées et trouver le fil conducteur permettant de partager questions les plus complexes. Matériel • Grande table bien éclairée sur laquelle seront exposés les objets; • Appareils photos numériques et polaroïd; • Nappe blanche ou de couleur vive; • Supports verticaux, tels qu’un tableau en liège, des pochettes transparentes et des grosses punaises permettant d’attacher solidement les objets; • Un fil d’étendage et des pinces à linge, et des pochettes transparentes pour suspendre les objets; • De la ficelle et des ciseaux. LES TECHNIQUES
  • 15. LE CAFÉ DU MONDE La méthode de la conversation de café est spécifiquement conçue pour créer un forum vivant de discussion sur des questions qui nous tiennent à cœur. Il s’agit d’une démarche créative orientée vers un dialogue collaboratif, le partage des savoirs et la mise en place d’un climat propice à l’action en groupes de toutes tailles. Tout est structuré comme dans un café, avec des tables pour quatre personnes, couvertes de nappes en papier, sur lesquelles sont disposées des boissons. LES TECHNIQUES
  • 16. Comment procéder (1)? • Invitez des groupes de quatre ou cinq personnes à s’asseoir à des tables de bistrot ou le cas échéant dans des coins discussion. • Programmez plusieurs séries de conversation progressives (trois en général), chacune d’une vingtaine de minutes à une demi-heure. • Débattez de questions ou de sujets fondamentaux dans votre vie, votre travail ou votre communauté; les autres groupes, installés aux tables voisines, aborderont des sujets analogues. • Encouragez les hôtes et les membres du groupe à écrire, gribouiller ou dessiner les idées importantes directement sur la nappe, ou bien sur des cartes ou de sets de tables places au centre du groupe. • Une fois la première série de conversations achevée, demandez à une personne de rester à table: elle jouera le rôle «d’animateur». Les autres participants seront les «voyageurs» ou les «ambassadeurs de bonnes idées», chargés de transporter les questions, les idées et les thèmes principaux au gré de leurs nouvelles conversations. LES TECHNIQUES
  • 17. Comment procéder (2)? • Demandez à l’hôte de chaque table d’accueillir ses nouveaux invités et de leur présenter sommairement les idées, thèmes et questions de la première série de conservations. Incitez les nouveaux membres du groupe à relier et connecter ces idées à celles de leur conversation précédente, en écoutant avec attention et en tirant parti des apports de chacun. • En donnant aux participants l’occasion de prendre part à plusieurs groupes de discussion, un lien commence à s’établir entre les idées, les questions et les thèmes abordés. A la fin de la deuxième série de conversations, toutes les tables de bistrot ou tous les coins discussions de la salle auront été enrichis des idées générées par les conversations antérieures. LES TECHNIQUES
  • 18. Comment procéder (3)? • Au troisième tour de conversation, les participants peuvent retourner à leur table initiale en vue de faire la synthèse de toutes leurs découvertes; ou ils peuvent aussi décider de continuer leur balade à travers le café, laissant à leur table le même hôte ou une autre personne, selon les besoins. Parfois, au cours de la troisième série de conversations, on aborde une nouvelle question qui permettra d’explorer plus en détails encore le sujet traité. • Après plusieurs séries de conversations, entamez une période de partage des découvertes et des idées par une discussion réunissant l’ensemble du groupe. C’est dans le cadre de telles conversations, semblables à celles des réunions municipales, que les modèles sont identifiés, que les connaissances collectives s’approfondissent et que les solutions émergent. LES TECHNIQUES
  • 19. Tirer des leçons Tirer des leçons signifie rassembler, valoriser, consolider et finalement documenter les expériences, les processus, les erreurs faites au cours d’un projet de manière à ce que ces conclusions puissent être utiles à de nouveaux projets. Tirer des leçons prend tout son sens à la fin de chaque projet ou de phase d’activités. Tirer des leçons valorise d’une part le projet terminé et d’autre part apporte une source d’informations, importante pour la préparation de projets analogues. Les leçons sont tirées d’abord et surtout au niveau individuel. Au niveau d’une équipe, ces leçons (individuellement souvent variées) peuvent être consolidées. De la même manière les leçons tirées par différents groupes peuvent être consolidées pour être utiles à toute une organisation. LES TECHNIQUES
  • 20. Comment procéder ? • Clarifiez: a)pour quel domaine les leçons doivent-elles être tirées; b)qui est intéressé à ces leçons? • Délimitez le cadre de l’analyse: projet, aire d’activités, domaine d’apprentissage. • Formulez les questions qui faciliteront l’analyse. • Rassemblez les réponses individuelles à ces questions ainsi que des idées spontanées. • Comparez les réponses individuelles à l’option définie par le groupe ou l’organisation. • Décrivez de manière attrayante et structurée les leçons tirées et leurs contextes. • Diffusez les acquis à toutes les personnes susceptibles d’être intéressées. LES TECHNIQUES
  • 21. CAPITALISATION D’EXPERIENCES Dans une capitalisation d’expériences, les protagonistes transforment leur savoir individuel et institutionnel en capital afin de pouvoir l’utiliser dans le futur. La capitalisation d’expériences est tournée vers l’avenir et vise le changement d’une pratique collective institutionnelle. La capitalisation d’expériences est un processus d’apprentissage qui prépare aux changements. LES TECHNIQUES
  • 22. Comment procéder ? 1. Identification: sélectionner l’expérience à capitaliser. 2.Documentation: collecte des informations et identification d’expériences similaires. Discuter sur les difficultés/contraintes rencontrées peut amener à une amélioration de l’expérience. 3.Organisation et archivage: organiser le matériel relatif à l’expérience (documents administratif/comptables, photos, notes, etc) par une classification précise. 4.Valorisation: décrire l’expérience en organisant l’information disponible dans un support de valorisation (affiche, brochure, vidéo, etc). Style et langue utilisée doivent être choisis en fonction du public visé. 5.Diffusion et échange: sélectionner les canaux et méthodes de diffusion permettant d’atteindre les hommes et les femmes, dans milieux différents (radio rurale, site web, théâtre, etc). 6.Appropriation interne: utiliser les connaissances reçues par l’expérience, les mettre en pratique, les enrichir et les adapter au contexte d’application. LES TECHNIQUES
  • 23. CARTOGRAPHIE DES CONNAISSANCES La cartographie des connaissances (CdC) est un instrument qui indique les lieux où se situe le savoir (auprès de certaines personnes, médias, unités organisationnelles ou sources d’information externes) et comment se déroulent l’accès, la distribution et l’acquisition de ce savoir. La CdC est un premier pas vers un inventaire du savoir qui facilite l’accès et sa distribution. Son but principal consiste à montrer rapidement aux collaborateurs/trices d’une organisation, d’un réseau ou d’une filière où se trouve l’expertise recherchée. De même elle indique l’importance d’un certain savoir et lequel risque de se perdre et qui doit donc être préservé. Normalement une CdC contient de 60 à 100 unités de savoir. Les unités individuelles sont reliées entre elles par des flèches qui indiquent les voies de transmission du savoir (voies mentales ou réelles). LES TECHNIQUES
  • 24. Comment procéder ? 1. Au moyen d’interviews on demande aux personnes d’expliquer la structure du savoir de leur domaine spécifique et d’en décrire les liens. 2. Ensuite on valorise les éléments particuliers de ce savoir selon leur importance pour l’organisation, la difficulté pour remplacer soit le savoir ou ceux/celles qui le détiennent, l’origine (livres/expérience) et combien de collaborateurs/ trices disposent de ce savoir. 3. Les résultats s’inscrivent sur une cartographie de connaissances (CdC). 4. Enfin cette CdC est analysée est les résultats sont utilisés pour orienter la stratégie de la gestion de ces connaissances. Attention: Une cartographie des connaissances ne représente que la situation d’un moment précis. LES TECHNIQUES
  • 26. ANALYSE SEPO L’analyse SEPO est un instrument stratégique de planification utilisé pour évaluer les Succès, les Echecs, les Potentiels et les Obstacles dans la conduite d’un projet. Cela permet d’identifier les facteurs, internes comme externes, essentiels à la réalisation des objectifs fixés. Cette analyse permet également aux participants de porter un jugement à distance et de partager leurs visions sur les quatre aspects mentionnés plus haut afin d’enrichir la perception commune. LES TECHNIQUES
  • 27. Comment procéder ? 1. S’assurer que les objectifs soient clairs. 2. Dessiner la grille SEPO (passé/ futur; positif / négatif). 3. Remplir la grille SEPO en respectant l’ordre suivant: a. Succès / Forces b. Echecs / Faiblesses c. Potentiels d. Obstacles 4. Assurer que toutes les expériences soient considérées. 5. Inviter chaque participant à commenter sa contribution et à clarifier les questions de compréhension. 6. Prendre note des consensus d’abord et discuter les opinions contradictoires ensuite. 7. Définir la suite à donner; transférer les résultats dans un processus de planification. LES TECHNIQUES
  • 29. Brainstorming Le brainstorming permet de rassembler rapidement et avec un effort minimal des expériences, idées et opinions. Pour l’utilisation dans des groupes et ateliers, la méthode consiste à réunir des idées ou suggestions sans les commenter. Elle est notamment utilisée en début de séance pour avoir une vue d’ensemble des expériences ou idées concernant le thème discuté. Le brainstorming est utilisé pour résoudre des problèmes, innover des produits, améliorer des modèles de communication, optimiser les services à la clientèle, planifier des projets, établir un budget, etc. LES TECHNIQUES
  • 30. Comment procéder? 1. Introduisez une question pour le brainstorming, oralement et par écrit. Limitez le temps! 2. Invitez les participants à contribuer par des idées et suggestions, formulées de manière concise. 3. Refusez tous commentaires aux contributions des participants. Toutes les idées sont équivalentes. 4. Notez toutes les réponses sur cartes ou poster. 5. Groupez les idées identiques ou proches en «nuages». Invitez les participants à y ajouter les dernières idées. 6. Priorisez et analysez le résultat. Faîtes découvrir aux participants la valeur ajoutée du brainstorming dans le contexte. Décidez des pas suivants. LES TECHNIQUES
  • 31. Communauté de Pratique (CoP) Les six composants essentiels de la CoP sont: 1)Une communauté forte: des participants actifs avec intérêt vif. La composition peut varier. 2) Un domaine spécifique: pertinent et important pour tous les membres. 3) La pratique: L’expérience individuelle fonctionne comme témoin de la réalité au cours des échanges. 4) La motivation: la CoP a priorité pour ses membres. 5) Le mandat: l’organisation déclare son intérêt pour des résultats concrets. Elle accorde le temps et le budget nécessaires à ses membres. 6) La structure informelle: au-delà des structures organisationnelles et hiérarchiques; souvent elle relie des unités horizontalement et verticalement. LES TECHNIQUES
  • 32. LES TECHNIQUES IMPORTANT  Assurer que tous les acteurs participent comme membres actifs. Il y a un équilibre entre contribuer et recevoir.  Les résultats sont réels et concrets; les leçons apprises sont communiquées à d’autres.  Le réseau est un mélange de rencontres personnelles et de contacts par d’autres moyen.  Malgré sa structure informelle, il existe des régles de communication et de collaboration.  Un noyau actif est nécessaire: Directeur, animateur, experts.  Une CoP s’adapte constamment aux changements continus.
  • 33. Modération La modération est l’art de guider un processus de discussion dans un groupe. Le/la modérateur/trice est responsable de planifier et mettre en pratique un processus approprié; le groupe devant apporter son expertise et donc le contenu à la discussion. La modération vise à être efficace (orientée vers les buts avec la meilleure utilisation possible du temps investi) et à contribuer au bien-être des participants (en donnant la parole à tous, en établissant une atmosphère d’écoute et en cherchant des décisions qui soient soutenues et acceptées par tous). Les conditions pour le succès d’une modération sont l’ouverture d’esprit et la volonté d’œuvrer au bénéfice de tous les participants, ainsi que, pour le/la modérateur/trice, le respect basé sur sa compétence, sa neutralité, son indépendance et sa crédibilité. LES TECHNIQUES