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Rencontres de l’udecam / 25 mars 2014
Sous le Haut patronage de Madame Fleur Pellerin,
Ministre déléguée auprès du Ministre du Redressement productif,
chargée des petites et moyennes entreprises, de l’innovation
et de l’économie numérique.
les
révolutions
de l’achat
programmatique
3.
PLAN
1. L’achat programmatique contribue
positivement à l’économie française
1.1. Le marché de l’achat programmatique français connaît
une expansion forte depuis 2010, ce qui le situe en bonne place
sur le marché mondial
1.2. L’essor de l’achat programmatique fait apparaître de
nouveaux acteurs et de nouveaux métiers riches en emplois
qualifiés
1.3. De nouvelles technologies vont certainement encourager
une expansion importante et durable du marché de la
communication
1.4. La France a généré des leaders du marché de l’achat
programmatique qu’il convient de soutenir et de défendre
2. L’achat programmatique est créateur de valeur,
d’efficacité et de performance pour les acteurs
du marché publicitaire
2.1. Les annonceurs bénéficient d’une amélioration de la
performance de leurs campagnes et d’une hausse de leur
retour sur investissement
2.2. Le programmatique conforte le financement des éditeurs
numériques par une meilleure valorisation de leurs inventaires
et leur permet d’inventer de nouveaux business models
3. La transparence doit aujourd’hui être
la pierre angulaire du dialogue entre
les acteurs du marché publicitaire numérique
3.1. L’enjeu principal de la régulation du programmatique est
de favoriser le développement de ce secteur et de permettre
à des champions français de devenir des champions mondiaux
3.2. La transparence doit être l’objectif central de la régulation
du marché du programmatique
3.3. Une régulation souple et responsable de ce secteur
est possible et souhaitée par l’ensemble des acteurs
5.
introduction
Le mardi 25 mars 2014 s’est tenue la 1re
édition spéciale des Rencontres de
l’UDECAM consacrée aux révolutions de l’achat programmatique*. La publicité
numérique connaît une accélération portée notamment par l’achat program-
matique. L’achat programmatique désigne toute démarche d’automatisation
des investissements publicitaires digitaux grâce à l’utilisation d’algorithmes
sophistiqués permettant de cibler des audiences très précises, le plus souvent
en temps réel. Le marché publicitaire programmatique connaît une croissance
fulgurante de 125 % en 2013 – Jusqu’en 2017, le marché devrait croître de 50 %
par an en moyenne.
Derrière ces chiffres, plusieurs révolutions sont en marche. Pour les annon-
ceurs, il n’a jamais été aussi efficace et rentable de mener une campagne digi-
tale et, pour les éditeurs, il n’a jamais été aussi aisé de valoriser l’ensemble de
leurs inventaires et contenus. Entre les annonceurs et les éditeurs numériques,
une nouvelle économie de la transformation s’est développée. La France
est aujourd’hui un des leaders de cette nouvelle économie, riche en emplois
qualifiés, avec des entreprises innovantes, à l’ambition mondiale, à l’image de
Criteo, Hi-média ou E-buzzing, pour ne citer que celles-ci.
Cet écosystème fait face à des enjeux mondiaux. La compétition dans les
prochaines années sera féroce. Les entreprises françaises du secteur doivent
donc être encouragées et portées par un environnement propice à la compéti-
tivité de nos champions français. Stimuler l’innovation, faciliter la recherche de
financements, stabiliser les réglementations sont des objectifs essentiels à la
réussite de cette économie. Dans ce contexte, le débat sur le développement
de l’achat programmatique soulève au moins trois questions :
– Comment et dans quelle mesure l’achat programmatique
contribue-t-il à l’économie française ?
– L’achat programmatique est-il aujourd’hui et dans l’avenir
créateur de valeur pour les acteurs du marché publicitaire ?
– Doit-on faire évoluer l’encadrement de ce secteur florissant ?
Si oui, sur quelles bases cette évolution doit-elle avoir lieu ?
Cette dernière question est centrale. Un consensus se dégage d’ores et déjà
entre les acteurs du marché publicitaire – agences, annonceurs, éditeurs,
entreprises technologiques – autour de l’exigence de transparence. Cette
transparence concerne tant les contenus des achats, que les flux financiers
ou l’utilisation de données à caractère personnel.
L’UDECAM souhaite apporter à travers ce Livre Blanc sa contribution au débat,
notamment enrichie par les échanges tenus entre les professionnels du secteur
lors de l’édition spéciale des Rencontres de l’UDECAM.
7.
1.
l’achat programmatique
contribue positivement
à l’économie française
La France est en très bonne position sur le marché du programmatique,
ce dernier est créateur de valeur, d’emplois et de nouvelles technologies.
Parmi les entreprises françaises se dégagent quelques champions nationaux
qu’il faut à tout prix accompagner sur le marché mondial de la publicité online.
Sans l’ambition de devenir leader, le marché français du programmatique risque
d’être absorbé par des entreprises hors de France.
1.1. Le marché de l’achat programmatique français
connaît une expansion forte depuis 2010,
ce qui le situe en bonne place sur le marché mondial
Le marché de l’achat programmatique connaît une croissance fulgurante
Après 2 ans de maturation, 2013 a marqué l’explosion de cette technologie, qui
a connu une croissance de 125 % selon l’Observatoire de l’E-Pub SRI-Udecam-
PwC1
. Le marché publicitaire programmatique est ainsi passé de 52 millions
d’euros en 2012 à 117 millions d’euros en 20132
.
Malgré la taille encore relativement modeste du programmatique, sa crois-
sance porte de grandes ambitions – Entre 2012 et 2013, la dépense publicitaire
digitale a progressé de 91 millions d’euros. Sur ce chiffre, le programmatique
contribue à hauteur de 65 millions, soit plus de 71 % ! Autant dire que la crois-
sance du secteur publicitaire digitale est portée par le programmatique. En
termes de projections, PwC estime que la programmatique représentera près
de 32 % du marché du marché du display en 2017 – contre 42 % aux états-Unis,
30 % en Grande-Bretagne et 28 % en Allemagne. Le marché va progresser de
50 % par an en moyenne au moins jusqu’à 2017. Le programmatique représente
donc également un relais de croissance vital pour le secteur publicitaire offline
victime d’un ralentissement très net de sa croissance. Le digital est d’ailleurs le
seul segment publicitaire à avoir progressé en 2013 !
(1) Observatoire de l’E-Pub SRI-Udecam-PwC. Janvier 2014.
(2) PwC, « Le marché programmatique, chiffres et tendances », Mars 2014.
8. 9.
La France se positionne comme un pionner dans ce domaine - En 2013, le
RTB display s’élevait à 117 M€ et représentait 16 % des investissements publi-
citaires numériques en France, contre 14 % au Royaume-Uni (dont la dépense
publicitaire digitale est cependant beaucoup plus importante en valeur abso-
lue), 19 % aux états-Unis, 12 % en Allemagne. Le marché français est donc très
avancé, ce qui en fait en 2013 le 2e
marché mondial du RTB en part d’investis-
sement dans le total des investissements digitaux. Le marché publicitaire pro-
grammatique va continuer à croître : PwC estime que le RTB représentera près
de 30 % du marché du display d’ici 2017, soit près du double de 2013.
La bonne position de la France s’explique par un écosystème stimulant
L’adhésion des annonceurs, l’existence d’un tissu d’entreprises et de start-ups
innovantes et l’influence historique des re-targeters, ont facilité le développe-
ment du programmatique en France. Les groupes de communication, ainsi que
les sociétés de venture capital, notamment, ont contribué au financement de
ces nouvelles entreprises de la transformation.
1.2. L’essor de l’achat programmatique a fait apparaître
de nouveaux acteurs et de nouveaux métiers riches
en emplois qualifiés
De nouveaux métiers apparaissent dans cet écosystème en expansion –
Ad-Exchange, DSP, SSP, DMP, Technology developper, Optimizer, etc. En
quelques années, grâce au développement du programmatique, tout un
nouveau segment de métiers est apparu. L’automatisation et l’achat en temps
réel permettent désormais aux annonceurs de cibler de manière précise des
consommateurs à l’aide d’algorithmes et de sets de données de plus en plus
riches et complets. Pour développer ces technologies ou pour construire les
meilleures bases de données, de nouveau métiers sont apparus, comme les
Data Scientists, les Chief Data Officer, etc. Une chaîne de valeur entre l’ache-
teur et le vendeur d’espace s’est donc créée, donnant lieu à l’émergence d’une
nouvelle économie de la transformation.
L’apparition de ces nouveaux métiers s’accompagne de la création d’emplois
qualifiés – Cette création d’emplois est d’autant plus importante qu’elle ne
s’accompagne pas d’un déversement du secteur publicitaire offline qui ne
connaît pas de destructions d’emplois. Le programmatique a donc permis la
création de véritables débouchés en termes d’emplois. Le développement de
nouvelles technologies ou de nouveaux formats va encourager la création de
nouveaux métiers, par exemple grâce au mobile ou à l’exploitation des don-
nées sociales.
La formation et le recrutement des talents sont un enjeu crucial pour les
acteurs du secteur et les pouvoirs publics – Les professionnels du secteur
reconnaissent le bon niveau de formation des talents français, notamment
en programmation ou en mathématiques. Mais il existe un déficit de per-
sonnes qualifiées. Encourager les formations spécialisées et le fléchage de
ces formations vers les métiers de la publicité est vital pour ce secteur. Des
dispositifs d’incitation, visant à faciliter le recrutement de talents pour des
grands groupes mais également pour des start-up rendrait le modèle français
beaucoup plus attractif. De leurs côtés, les entreprises de la communication
investissent de plus en plus dans la formation de haut niveau, à l’image d’Havas
venant d’annoncer son soutien à une chaire au Collège de France sur l’écono-
mie de la donnée.
à terme, l’essor de ce secteur encourage l’économie de la data – à travers
le développement du programmatique se joue l’essor de l’économie de la data.
Toute une chaîne de valeur s’interpose entre les régies et les agences media.
à terme, le programmatique permet de valoriser l’ensemble des données col-
lectées par les entreprises. Ainsi, American Express a annoncé qu’elle com-
mercialiserait désormais des données sur ses clients et leurs transactions. Les
annonceurs peuvent donc acquérir ces données pour élaborer leurs stratégies
publicitaires online.
1.3. De nouvelles technologies vont certainement
encourager une expansion importante et durable
du marché de la communication
Un écosystème aux possibilités innombrables – L’organisation du secteur
permet l’intégration de nombreuses technologies permettant d’optimiser les
campagnes publicitaires digitales. à ce titre, de nombreuses technologies
apparaissent régulièrement pour améliorer le ciblage, les taux de conversion,
les niveaux de répétition, etc.
Les entreprises du secteur investissent – Les investissements réalisés afin
d’obtenir les campagnes les plus performantes conduisent également à l’acqui-
sition de nombreuses start-ups, notamment celles qui développent de nou-
velles technologies, de nouvelles infrastructures ou de nouveaux algorithmes.
Le nombre de brevets dans ce secteur est d’ailleurs en constante augmentation.
Vers une extension du domaine du programmatique – Trois nouvelles techno-
logies viennent d’ores et déjà enrichir l’offre programmatique :
• Le Real-Time Bidding vidéo : le segment vidéo numérique connaît
une hausse importante en 2013. Les inventaires augmentent progres-
sivement et les annonceurs sont très friands de ce type de formats. Le
Real-Time Bidding intègre désormais la vidéo. Selon une étude IHS, la
vidéo programmatique pourrait représenter 158 millions d’euros d’inves-
tissements en France d’ici 2017, soit 28 fois plus que l’année dernière
(5,5 millions d’euros) !
10. 11.
Ces entreprises leaders portent tout un écosystème – Derrière ces entreprises
françaises devenues des leaders, tout un écosystème de start-ups se déve-
loppe, notamment autour des métiers de la transformation. Ces leaders sont
des modèles et incitent toute une génération d’entrepreneurs à se lancer dans
ce secteur, où les opportunités sont encore nombreuses. Il faut souhaiter que
l’encadrement de ces nouvelles activités ne se caractérise pas par une instabi-
lité chronique.
La compétition avec des entreprises étrangères est très forte - Les géants du
Web sont déjà très présents sur le marché – notamment Google, qui a racheté
l’Adserver Doubleclick en 2007. Ces entreprises disposent de financements
colossaux et sont d’ores et déjà présents sur de nombreux marchés. D’ailleurs,
Google a déjà pris une position dominante sur le marché du programmatique.
Les entreprises françaises du secteur doivent donc être en mesure de lutter à
armes égales avec ces géants du web et de la communication.
L’échelle de ce secteur est mondiale - Google et Facebook ont signé un
accord en octobre dernier pour faire converger leurs plateformes respectives
Doubleclick et FBX (Facebook exchange). Le marché est en cours de concen-
tration. Dans ce contexte, des acteurs français puissants sont nécessaires.
L’enjeu est mondial. Les entreprises françaises doivent donc être en mesure
d’avoir accès à des sources de financement bon marché, ce qui est absolu-
ment capital pour leur développement. Afin de conserver ces entreprises sur le
territoire national, tout doit être fait pour que la France reste attractive, ce qui
passe notamment par des sources de financement solides – incluant notam-
ment des organismes publics de financement tels que BPI France –, et par une
stabilité juridique et financière. Sans cela, le marché programmatique risque
de se concentrer en un oligopole détenu par des entreprises étrangères. Les
règles du jeu devraient d’ailleurs être fixées au niveau européen, sinon mondial.
• Le Real-Time Bidding mobile : longtemps limités au display fixe, les
Ad-Exchange s’ouvrent aux inventaires mobiles. D’après RubiconPro-
ject, la part du mobile dans l’achat programmatique à l’échelle mondiale
devrait presque doubler, pour atteindre 16 % en 2014 avec des taux de
croissance proches de 50 % par an – 57 % entre 2012 et 2013 !
• Les Data Management Platform, et les offres data / média : les sys-
tèmes permettant de collecter des données first ou third party, et de
les croiser avec des données externes sont de plus en plus utilisés pour
élaborer des campagnes publicitaires digitales. Déployés sur des cam-
pagnes de RTB programmatique, ces données permettent de réaliser
des ciblages extrêmement précis et rapide.
Signe que le programmatique se fait de plus en plus « qualitatif », la régie
AdYouLike s’apprête à lancer une place de marché RTB dédiée au native
advertising – contenus éditorialisés au service des marques. Loin de la simple
bannière, le programmatique couvre de plus en plus de formats de communi-
cation.
Au-delà, c’est le but même du programmatique qui change : d’abord cantonné
aux campagnes à la performance, il est de plus en plus utilisé pour des cam-
pagnes de branding et d’image, moins axées sur le R.O.I. (retour sur investisse-
ment).
1.4. La France a produit des leaders du marché de l’achat
programmatique qu’il convient de soutenir et de défendre
La France compte plusieurs pépites – L’Hexagone abrite quelques-uns des
pionniers du secteur, comme Weborama, Hi-Media et Criteo, entré au Nasdaq
fin octobre 2013 et aujourd’hui valorisé 2,27 milliards de dollars ! Les entre-
prises françaises du digital sont très innovantes. Ebuzzing est par exemple
devenu un leader européen de la publicité vidéo online et vient de créer un
nouvel SSP permettant aux éditeurs de vendre directement leurs formats out-
stream. Criteo est quant à lui désormais présent dans 37 pays. De nombreuses
groupes de communication, agences media, grandes entreprises et start-ups,
contribuent au développement du marché du programmatique. La maturité
du marché du re-targeting en France a par exemple sans conteste participé à
la bonne croissance du programmatique. Ces entreprises sont encore très peu
médiatisées alors qu’elles contribuent très positivement à l’économie française.
Criteo, de par le nombre de ses employés notamment en France, est devenu,
comme d’autres entreprises françaises du secteur, un exportateur contribuant
positivement à la balance commerciale française et réalise par exemple près de
85 % de son chiffre d’affaires en dehors de France.
12. 13.
2.L’achat programmatique
est créateur de valeur,
d’efficacité et de perfor-
mance pour les acteurs
du marché publicitaire
Meilleur ciblage des consommateurs, meilleur suivi des campagnes
et meilleure valorisation des contenus : le développement du programmatique
s’accompagne d’avancées exceptionnelles pour les annonceurs comme pour
les éditeurs.
2.1. Les annonceurs bénéficient d’une amélioration
de la performance de leurs campagnes et d’une hausse
de leurs productivités
La performance du programmatique est reconnue par les annonceurs –
L’achat programmatique permet aux annonceurs un meilleur ciblage de leurs
prospects ou clients. En effet, les algorithmes se font de plus en plus rapides
et pointus en intégrant des sets de données - first party ou third party - de
plus en plus importants. La Place Média et Nugg.Ad utilisent par exemple un
panel de 20 000 internautes pour étudier les comportements de navigation
et en tirer un modèle prédictif. Le couplage de ces données de navigation,
obtenues par exemple par le biais de cookies, à des données internes – type
CRM – permet de toucher avec encore plus de précision des cibles recher-
chées par les annonceurs. Au final, les gains en termes de ROI sont considé-
rables. Les leads sont de plus en plus qualifiés, la conversion est de plus en
plus importante, à un coût moins élevé que l’achat classique. La précision du
mode d’achat programmatique permet de dire que l’on est passé du media
planning à l’audience planning. Il est désormais possible d’adresser à sa cible le
bon message, au bon moment, dans le bon contexte. Le message publicitaire
est donc de moins en moins intrusif – via les Ad-Exchange, il est beaucoup
plus facile de poser des limites d’exposition à un message – et l’expérience de
marque s’en trouve améliorée.
Le programmatique s’inscrivait initialement dans une démarche ROIste de la
part des annonceurs, mais les inventaires deviennent de plus en plus quali-
tatifs – Si les éditeurs ou les annonceurs ont pu être réticents dans un premier
temps à investir dans le programmatique, les inventaires disponibles sont
désormais de plus en plus qualitatifs. La Place Média, par exemple, se spécia-
lise sur des contenus premium. L’accès à ces inventaires premium va se faire de
plus en plus facilement, soit par des interlocuteurs dédiés, soit par la constitu-
tion d’offres spécifiques au sein des agences media. D’autre part, l’accès à la
data permet de faire des campagnes plus intelligentes, les clients recrutés sont
en conséquence de meilleure qualité. Les campagnes programmatiques seront
également de plus en plus « multi-device ». Les annonceurs pourront donc
mieux maîtriser leurs campagnes digitales en traçant les usages de leurs cibles
sur de multiples supports, de manière automatique et instantanée.
Le programmatique améliore également la productivité des annonceurs,
notamment par une simplification du workflow. Ces nouvelles pratiques per-
mettent d’optimiser les coûts de commercialisation. Elles permettent d’amélio-
rer sensiblement leur ROI. Les mécanismes d’enchères garantissent par ailleurs
la fixation de prix optimaux pour chaque emplacement.
Réinvention des métiers chez les annonceurs - Le programmatique conduit
également les départements communication des annonceurs à coopérer de
plus en plus avec d’autres services (marketing, IT, etc.), pour élaborer et exécu-
ter les meilleures campagnes possibles. Le programmatique permet de valori-
ser leurs données CRM, et de les appliquer efficacement dans des campagnes
publicitaires.
Développement de tout un écosystème créatif et technologique – Les annon-
ceurs sont en attente de solutions technologiques et créatives en matière
d’achat programmatique. Désormais, les agences de création doivent de plus
en plus intégrer la technologie dans leurs raisonnements. Un rapprochement
entre agences media et agences de création s’opère assez souvent dans le
domaine digital. La tendance risque donc de s’accélérer pour répondre aux
besoins des annonceurs.
Un apprentissage progressif des technologies programmatiques est néces-
saire – Le recours à l’achat programmatique requiert une adaptation, tant de
la part des agences que des annonceurs. Ces derniers le reconnaissent, et les
agences font preuve de pédagogie pour expliquer les particularités des cam-
pagnes programmatiques. Progressivement, les grands annonceurs vont déve-
14. 15.
3.La transparence
doit aujourd’hui
être la pierre angulaire
du dialogue entre
les acteurs du marché
publicitaire numérique
La rapide expansion du programmatique conduit à devoir mieux organiser
les pratiques de ce secteur. Sans faire le moindre compromis sur l’impératif
de transparence, une régulation responsable est possible, au profit de tous
les acteurs du marché et de l’avenir de ce secteur florissant.
3.1. L’enjeu principal de la régulation du programmatique
est de favoriser le développement de ce secteur et de
permettre à des champions français de devenir des
champions mondiaux
La régulation doit encourager le développement de ce secteur – Le secteur
publicitaire offline connaît un ralentissement marqué ces dernières années et
la croissance du segment online est portée en 2013 par l’augmentation forte
des dépenses publicitaires dans le programmatique. Toute régulation doit ainsi
aller dans le sens de la protection du secteur.
Les pays étrangers ont surtout privilégié des réglementations souples
– Alors que le cadre juridique français encadrant les activités de publicité
traditionnelle est reconnu par tous les acteurs du secteur comme le plus trans-
parent au monde, une étude comparée des régimes juridiques encadrant les
activités de publicité tant offline qu’online fait apparaître un modèle dominant
reposant sur un contrôle contractuel entre annonceurs et agences media.
états-Unis, Royaume-Uni, Allemagne et Italie, aucun de ces pays n’a adopté de
réglementation spécifique visant les achats d’espaces publicitaires tradition-
nels, et donc a fortiori concernant les achats publicitaires online. Au plus, le
droit commercial et civil encadre ces activités. La France dispose donc d’une
lopper des compétences en Data Management Platform (DMP). Citroën vient
par exemple d’annoncer la création d’une DMP interne européen. L’expertise
des agences media sera essentielle pour les annonceurs souhaitant valoriser
leurs données à des fins de ciblage publicitaire. Une meilleure compréhension
du fonctionnement de ces campagnes permettra aux annonceurs de mieux
comprendre les coûts de commercialisation. En parallèle, un effort sur le repor-
ting doit être accentué, notamment grâce à des outils automatiques et ergono-
miques et à des modèles de reporting développés et proposés par les agences
media, dans leur rôle naturel de conseil.
2.2. Le programmatique conforte le financement
des éditeurs numériques par une meilleure valorisation
de leurs inventaires et leur permet d’inventer de nouveaux
business models
Pour les éditeurs, le programmatique est une véritable opportunité, parfois
une planche de salut – Les Pure Player du Web y sont venus les premiers, ils
sont rejoint aujourd’hui par la plupart des éditeurs et des médias. Ils ont en
effet rapidement compris l’intérêt du programmatique pour valoriser leurs
inventaires et se sont rassemblés pour créer des grandes places de marché
et atteindre une taille critique. Les deux principales sont Audience Square (M6,
Le Monde, Le Nouvel Observateur, NextRadioTV, Les Echos, Le Point, Prisma,
RTL, L’Express-Roularta et Libération) et La Place Media (Amaury Médias,
FigaroMedias, Lagardère Publicité, TF1 Publicité, 20minutes, aufeminin.com,
Boursorama, La Dépêche du midi, Doctissimo, France Télévisions, Marie-Claire,
Sud-Ouest, notamment). Chacune revendique plus de 30 millions de visiteurs
uniques non dupliqués par mois et des milliers d’annonceurs.
L’efficacité des campagnes RTB a permis aux éditeurs de revaloriser la publi-
cité numérique. Selon La Place Media, le CPM display moyen a augmenté de
83 % en 2013. La place de marché Audience Square a même été étonnée de
son succès : elle est devenue bénéficiaire un an et demi avant les prévisions.
Par ailleurs, l’automatisation d’un nombre croissant de formats permet de se
concentrer sur des emplacements premium ou des opérations spéciales à plus
forte valeur ajoutée pour les éditeurs.
16. 17.
3.2. La transparence doit être l’objectif central
de la régulation du marché du programmatique
L’émergence et l’expansion de l’achat programmatique fait resurgir l’enjeu
éthique du contrôle et de la transparence à l’heure du numérique. D’une part,
les internautes et consommateurs attendent des professionnels de la publicité
une transparence en matière d’utilisation des données à caractère personnel.
D’autre part, les annonceurs attendent des professionnels de la publicité une
transparence en matière de conditions commerciales et de reporting. Sur
chacune de ces dimensions, les acteurs de la publicité sont être en mesure
d’apporter des garanties :
• Transparence en matière d’utilisation des données à caractère person-
nel – D’après le 3e
baromètre de la confiance des Français dans le numé-
rique (2013) menée par l’IDATE pour la CDC et l’ACSEL, 55 % des Français
sont conscients que leurs données peuvent être utilisées à des fins publi-
citaires. 82 % s’estiment gênés par ce type de pratique particulièrement en
ce qui concerne les données relatives à la géolocalisation ou les données
publiées sur les réseaux sociaux. Pour ces raisons, de plus en plus d’inter-
nautes adoptent des comportements visant à échapper à tout traçage
online. Respecter la vie privée des internautes est donc une priorité pour
les acteurs du marché de la communication. Outre la transparence intro-
duite par la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et
aux libertés quant à l’utilisation des données à caractère personnel, cette
transparence doit être élargie par les acteurs de la publicité eux-mêmes
à l’utilisation de toutes les données pouvant avoir trait à la vie privée ou
risquant d’être perçue comme une atteinte à celle-ci. Un consensus appa-
raît clairement sur cette question entre annonceurs, agences, éditeurs et
entreprises technologiques. La transparence dans l’utilisation de ces don-
nées est un gage de confiance donnée aux internautes. Pour ces raisons,
l’UDECAM et l’ensemble des acteurs du secteur de la publicité online dans
e cadre de l’UFMD ont signé en 2010 la « Charte sur la publicité ciblée et
la protection des internautes » et en 2012 le « Guide de bonnes pratiques
concernant l’usage des cookies publicitaires ».
• Transparence dans le contenu des achats – Les Rencontres de l’Udecam
ont été l’occasion pour les annonceurs, au travers de l’UDA, de parta-
ger leurs craintes vis-à-vis de ce qu’ils perçoivent comme un manque de
transparence dans les modes d’achat et de facturation des campagnes
programmatiques. Les marques souhaitent naturellement disposer
d’informations sur les campagnes publicitaires digitales menées pour leur
compte par les agences media – des informations sur l’emplacement des
publicités, sur le contexte du site, etc. à l’heure actuelle, les annonceurs
disposent notamment de reporting leur permettant de prendre connais-
sance des sites sur lesquels les publicités programmatiques se trouvent,
ainsi que des performances obtenues par leurs campagnes. Les pratiques
peuvent parfois varier selon les acteurs, ce qui peut conduire certains an-
réglementation très spécifique depuis l’adoption de la loi Sapin de 1993 sur la
transparence de la vie économique concernant la publicité offline. Même si la
transparence est une priorité, appliquer rigidement les obligations posées par
la loi Sapin conçue avant même le développement de tous les leviers d’Internet
risquerait de déstabiliser un écosystème numérique dont les enjeux sont forts
différents de ceux posés pour la publicité traditionnelle.
Nos entreprises nationales doivent pouvoir lutter à armes égales avec la
concurrence internationale – Le secteur du programmatique se structure
autour d’une pluralité de nouveaux acteurs. Une tendance de fond, qui tend à
s’accélérer selon les professionnels du secteur, conduit à une concentration.
Les entreprises françaises doivent non seulement faire face à une compé-
tition pour des budgets de plus en plus internationaux – là, où les budgets
offline étaient souvent nationaux – mais ils doivent être capables de disposer
de moyens technologiques et financiers considérables pour se développer et
constituer des champions internationaux. Ces nouvelles technologies de la
transformation ont un coût financier et humain qui n’existe pas dans le cadre
du marché publicitaire offline. Pouvoir être compétitif sur le plan internatio-
nal suppose de ne pas subir des entraves relatives au marché offline dont les
enjeux et l’envergure sont en réalité différents. La France peut-elle réellement
se permettre d’être un îlot solitaire en matière de réglementation dans le cadre
d’un marché mondial ?
Faire évoluer l’encadrement de la publicité programmatique en cohérence
avec les enjeux auxquels le secteur fait face est cependant nécessaire – Les
pouvoirs publics se sont très tôt penchés sur la question de la réglementation
du secteur, notamment le Ministère de l’économie et des Finances, le Ministère
du Redressement productif et du Numérique, la DGCCRF et le Ministère de la
Culture et de la Communication. Le marché étant très mouvant et très spéci-
fique, aucune proposition n’a encore émergé de manière consensuelle dans le
débat organisé par les pouvoirs publics, soucieux de saisir la complexité des
enjeux de ce nouveau secteur, mondialisé, technologique et compétitif par
nature. Des mesures visant à l’accompagnement des entreprises françaises sur
des marchés internationaux apparaissent cependant comme tout à fait néces-
saires, notamment afin de ne pas entraver, mais au contraire accompagner leur
développement. En ce qui concerne notamment le recrutement des talents,
l’accès à des sources de financement, l’incitation à la création de nouvelles
technologies, entre autres, les pouvoirs publics ont les leviers pour accroître
les opportunités des leaders français. Au-delà, l’évolution du cadre règlemen-
taire posé par la loi Sapin de 1993 pourrait s’attacher à clarifier les statuts des
nouveaux acteurs de ce secteur. Il faudra veiller à ce que toute évolution règle-
mentaire ne soit pas rapidement emportée par de nouvelles innovations tech-
nologiques modifiant encore la morphologie du secteur en pleine mutation.
S’il ne faut pas une « exception internet », il s’agit cependant un marché ouvert
dans lequel la concurrence est ouverte. Les annonceurs travaillent avec des
acteurs internationaux. La législation doit donc s’adapter à ce contexte.
18. 19.
En conséquence, l’Udecam se prononce aujourd’hui pour une triple démarche :
• Clarifier les statuts des acteurs du marché
Acter l’apparition de nouveaux acteurs et préciser les statuts
des acteurs intervenant sur le marché online, et faire reconnaître
le statut de transformateur d’espaces.
• Harmoniser les règles de transparence
Généraliser des recommandations contractuelles entre agences et
annonceurs ; créer des modèles ou des outils facilitant le reporting ;
mettre en place des standards professionnels garantissant le respect
de bonnes pratiques en matière d’utilisation de données ayant trait à
la vie privée des internautes, et imposer à tous les acteus du marché,
y compris les internationaux, ces contraintes de reporting.
• Encourager une autorégulation responsable
Création d’un comité ad hoc réunissant toutes les parties prenantes,
sous les auspices des pouvoirs publics.
nonceurs à s’interroger sur la transparence de données qui leur sont trans-
mises. La complexité du programmatique est parfois interprétée comme
un signe d’opacité pour certains annonceurs insuffisamment informés par
leurs prestataires ou pas encore familiarisés à ces nouvelles technologies.
Ceci explique en grande partie les réticences qu’ont eu dans un premier
temps certains annonceurs à investir par ce biais, ainsi que la frilosité
de certains éditeurs à commercialiser leurs catalogues premium en RTB
programmatique. La généralisation de modèles de reporting ou encore
la création d’outils facilitant le reporting répondrait sans difficultés à ce
besoin de transparence et faciliterait d’autant plus l’harmonisation des
pratiques entre les différents acteurs du marché publicitaire. Des lors que
des modèles et process auront été validés, il conviendrait que les pouvoirs
publics encouragent la généralisation de ces contraintes de reporting aux
acteurs internationaux.
• Transparence dans les flux financiers – En matière de transparence des
flux financiers, la transposition stricte de la loi Sapin, limitant les statuts
des opérateurs à ceux de vendeurs ou d’acheteur est aujourd’hui ina-
daptée au programmatique. Il existe sur le marché du programmatique
une chaîne de valeur très complexe, avec une pluralité d’acteurs. Entre
l’agence et la régie coexistent désormais de multiples intermédiaires –
plates-formes d’Ad-Exchange, développeurs d’algorithmes, DMP, infras-
tructures, Data Optimizer, etc. – qui doivent être rémunérés et financés.
Une économie de la transformation s’est ainsi développée entre les régies,
les agences et les annonceurs. La transparence des flux financiers dans le
cadre d’achat publicitaire programmatique peut être établie dans le cadre
des contrats passés entre les annonceurs et les agences media. Afin de
garantir à l’ensemble de la profession un niveau de transparence satis-
faisant, ainsi qu’une juste rémunération de la valeur ajoutée liée à cette
transformation, des recommandations contractuelles devraient être parta-
gées entre les différents acteurs du secteur publicitaire offrant des garan-
ties aux annonceurs en termes de transparence. Une même démarche
devrait être adoptée par l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur.
3.3. Une régulation souple et responsable de ce secteur
est possible et souhaitée par l’ensemble des acteurs
L’autorégulation est la solution la mieux acceptée - Le choix d’une régulation
souple, inter-professionnelle, s’impose donc naturellement. Les acteurs du
marché le reconnaissent de manière majoritaire. Le dialogue entrepris entre les
agences media et les annonceurs devrait s’engager dans cette voie, et devrait
également inclure par extension tous les acteurs du marché ayant ce même
statut de transformateur d’espaces publicitaires. Il est important que les pou-
voirs publics accompagnent la mise en place de cette autorégulation.
20. 21.
PROGRAMME des Rencontres du 25 mars
« Les révolutions de
l’achat programmatique »
Introduction :
Sébastien Danet – Bertrand Beaudichon
« Le programmatique pour les Nuls »
Jean Baptiste Rouet – AOD / Vivaki
Table ronde 1 :
Un écosystème très sophistiqué
et en mouvement
Si les racines de l’achat programmatique remontent à une dizaine d’années,
la révolution « real time » s’accélère aujourd’hui avec le développement de
technologies toujours plus rapides et précises. Nouveaux formats, modes
de ciblage /re-ciblage et supports… Rencontre avec les acteurs d’un marché
bouillonnant !
Animation : Alain Steinmann - DG du JDN et L’Internaute
Keynote : Chiffres et analyse de marché progammatique.
France International - Sébastien Leroyer - PWC
Intervenants : David Baranes (Appnexus), Pierre Calmard (I- Prospect),
Julien Gardes (Rubico), Alain Levy (Weborama), Grégoire Peiron (Double
Click), Alain Sanjaume (Exelate)
Table ronde 2 :
Des révolutions porteuses de bénéfices
pour les annonceurs et les éditeurs
Meilleure compréhension du consommateur, meilleur suivi des campagnes
et meilleure valorisation des contenus : le développement du programmatique
s’accompagne d’avancées exceptionnelles pour les annonceurs comme pour
les éditeurs. Témoignages de décideurs qui ont pris la vague programmatique
et en tirent déjà parti.
Animation : Fabrice Lundy - BFM Business
Keynotes: Retour d’expérience enjeux et international
Nick Hugh – Yahoo ! - VP Display Solutions
Pierre-Jean Bozo – Union des Annonceurs / WFA
Intervenants : Laurent Battais (Médiamétrie), Philippe Boutron (Citroen, UDA),
Isabelle Godefroy (ING Direct), Yannick Lacombe (FTP), Alexandra Mauraisin
(La Poste), Olivier Mazeron (GroupM), Arthur Millet (La Place Media, AmauryMedia)
11h20 - 12h
Table ronde 3 :
Quels enjeux réglementaires :
régulation ou auto-régulation ?
La vivacité du marché programmatique soulève naturellement de nombreuses
questions réglementaires. Comment encadrer cette révolution sans l’entraver ?
Les outils historiques sont-ils encore adaptés ? Une auto-régulation est-elle pos-
sible ? Discussion à bâtons rompus entre experts issus du public et du privé !
Introduction: Réglementations française et internationale en vigueur –
Sébastien Danet (Udecam , ZenithOptimedia)
Intervenants : Eric Aderdor (SRI, Horyzon Media), Loic Armand (UDA, L’Oreal),
Jean Luc Chetrit (Udecam, Carat)
Table ronde 4 :
à la rencontre de la French Tech
du programmatique
Ils s’appellent Criteo, Weborama, Hi-Media, E-buzzing ou encore StickyAds
et représentent la France aux avant-postes de la révolution programmatique !
Comment évoluent ces nouveaux champions tricolores dans un marché mon-
dialisé où tout reste à construire ? Quels seront demain les enjeux de leur
déploiement et comment les encourager ?
Keynote: Jean Baptiste Rudelle – Criteo
Animation: Gilles Fontaine - Challenges
Intervenants : Hervé Brunet (Sticky Ad), Dominique Delport (Havas Media),
Marie Ekeland (Elaia), Pierre Chappaz (Ebuzzing), Cyril Zimmermann (Hi-Media)
22.
Lexique
Outstream : L’out-stream video désigne les formes de diffusions de publicités
vidéos sur Internet qui ne se font pas sous la forme d’un spot inséré dans un
contenu vidéo hébérgé sur une plateforme video (et éventuellement repris en
intégration vidéo sur d’autres pages). Le terme d’out-stream vidéo est donc
utilisé en opposition à celui d’in-stream vidéo. L’out-stream vidéo peut prendre
la forme de vidéos in-banner ou d’autres formes telles que l’intégration dans le
texte ou la visualisation obligatoire pour accéder à un contenu.
Programmatique / achat programmatique : Recouvre l’ensemble des transac-
tions publicitaires opérées de manière automatisée et à l’unité : c’est l’acheteur
qui sélectionne l’impression et le profil sur lequel il souhaite diffuser. L’achat
programmatique peut être réalisé aux enchères (RTB) ou à CPM fixe. L’achat
programmatique peut-être Non-garanti ou Garanti.
Retargeting : Technique de ciblage consistant à adresser un message publici-
taire aux profils ayant visité au moins une fois le site de l’annonceur pour lequel
la publicité est adressée
Real-Time Bidding (RTB) : le RTB est un système dans lequel les espaces
publicitaires sont mis aux enchères en temps réel.
Demand-Side Platform (DSP) : plateforme sur laquelle les acheteurs peuvent
planifier, cibler, exécuter, analyser une campagne publicitaire digitale.
Supply-Side Platform (SSP) : plate-forme sur laquelle les éditeurs peuvent
mettre à disposition leurs inventaires par le biais d’un Ad-Exchange
Data Management Platform (DMP) : système centralisé permettant de collec-
ter des données first ou third party. Les informations collectées dans ce sys-
tème permettent d’élaborer des stratégies publicitaires en ciblant par exemple
des internautes.
32, rue Guersant
75017 Paris
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Les révolutions de l'achat programmatique - UDECAM - 2014

  • 1. Rencontres de l’udecam / 25 mars 2014 Sous le Haut patronage de Madame Fleur Pellerin, Ministre déléguée auprès du Ministre du Redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique. les révolutions de l’achat programmatique
  • 2. 3. PLAN 1. L’achat programmatique contribue positivement à l’économie française 1.1. Le marché de l’achat programmatique français connaît une expansion forte depuis 2010, ce qui le situe en bonne place sur le marché mondial 1.2. L’essor de l’achat programmatique fait apparaître de nouveaux acteurs et de nouveaux métiers riches en emplois qualifiés 1.3. De nouvelles technologies vont certainement encourager une expansion importante et durable du marché de la communication 1.4. La France a généré des leaders du marché de l’achat programmatique qu’il convient de soutenir et de défendre 2. L’achat programmatique est créateur de valeur, d’efficacité et de performance pour les acteurs du marché publicitaire 2.1. Les annonceurs bénéficient d’une amélioration de la performance de leurs campagnes et d’une hausse de leur retour sur investissement 2.2. Le programmatique conforte le financement des éditeurs numériques par une meilleure valorisation de leurs inventaires et leur permet d’inventer de nouveaux business models 3. La transparence doit aujourd’hui être la pierre angulaire du dialogue entre les acteurs du marché publicitaire numérique 3.1. L’enjeu principal de la régulation du programmatique est de favoriser le développement de ce secteur et de permettre à des champions français de devenir des champions mondiaux 3.2. La transparence doit être l’objectif central de la régulation du marché du programmatique 3.3. Une régulation souple et responsable de ce secteur est possible et souhaitée par l’ensemble des acteurs
  • 3. 5. introduction Le mardi 25 mars 2014 s’est tenue la 1re édition spéciale des Rencontres de l’UDECAM consacrée aux révolutions de l’achat programmatique*. La publicité numérique connaît une accélération portée notamment par l’achat program- matique. L’achat programmatique désigne toute démarche d’automatisation des investissements publicitaires digitaux grâce à l’utilisation d’algorithmes sophistiqués permettant de cibler des audiences très précises, le plus souvent en temps réel. Le marché publicitaire programmatique connaît une croissance fulgurante de 125 % en 2013 – Jusqu’en 2017, le marché devrait croître de 50 % par an en moyenne. Derrière ces chiffres, plusieurs révolutions sont en marche. Pour les annon- ceurs, il n’a jamais été aussi efficace et rentable de mener une campagne digi- tale et, pour les éditeurs, il n’a jamais été aussi aisé de valoriser l’ensemble de leurs inventaires et contenus. Entre les annonceurs et les éditeurs numériques, une nouvelle économie de la transformation s’est développée. La France est aujourd’hui un des leaders de cette nouvelle économie, riche en emplois qualifiés, avec des entreprises innovantes, à l’ambition mondiale, à l’image de Criteo, Hi-média ou E-buzzing, pour ne citer que celles-ci. Cet écosystème fait face à des enjeux mondiaux. La compétition dans les prochaines années sera féroce. Les entreprises françaises du secteur doivent donc être encouragées et portées par un environnement propice à la compéti- tivité de nos champions français. Stimuler l’innovation, faciliter la recherche de financements, stabiliser les réglementations sont des objectifs essentiels à la réussite de cette économie. Dans ce contexte, le débat sur le développement de l’achat programmatique soulève au moins trois questions : – Comment et dans quelle mesure l’achat programmatique contribue-t-il à l’économie française ? – L’achat programmatique est-il aujourd’hui et dans l’avenir créateur de valeur pour les acteurs du marché publicitaire ? – Doit-on faire évoluer l’encadrement de ce secteur florissant ? Si oui, sur quelles bases cette évolution doit-elle avoir lieu ? Cette dernière question est centrale. Un consensus se dégage d’ores et déjà entre les acteurs du marché publicitaire – agences, annonceurs, éditeurs, entreprises technologiques – autour de l’exigence de transparence. Cette transparence concerne tant les contenus des achats, que les flux financiers ou l’utilisation de données à caractère personnel. L’UDECAM souhaite apporter à travers ce Livre Blanc sa contribution au débat, notamment enrichie par les échanges tenus entre les professionnels du secteur lors de l’édition spéciale des Rencontres de l’UDECAM.
  • 4. 7. 1. l’achat programmatique contribue positivement à l’économie française La France est en très bonne position sur le marché du programmatique, ce dernier est créateur de valeur, d’emplois et de nouvelles technologies. Parmi les entreprises françaises se dégagent quelques champions nationaux qu’il faut à tout prix accompagner sur le marché mondial de la publicité online. Sans l’ambition de devenir leader, le marché français du programmatique risque d’être absorbé par des entreprises hors de France. 1.1. Le marché de l’achat programmatique français connaît une expansion forte depuis 2010, ce qui le situe en bonne place sur le marché mondial Le marché de l’achat programmatique connaît une croissance fulgurante Après 2 ans de maturation, 2013 a marqué l’explosion de cette technologie, qui a connu une croissance de 125 % selon l’Observatoire de l’E-Pub SRI-Udecam- PwC1 . Le marché publicitaire programmatique est ainsi passé de 52 millions d’euros en 2012 à 117 millions d’euros en 20132 . Malgré la taille encore relativement modeste du programmatique, sa crois- sance porte de grandes ambitions – Entre 2012 et 2013, la dépense publicitaire digitale a progressé de 91 millions d’euros. Sur ce chiffre, le programmatique contribue à hauteur de 65 millions, soit plus de 71 % ! Autant dire que la crois- sance du secteur publicitaire digitale est portée par le programmatique. En termes de projections, PwC estime que la programmatique représentera près de 32 % du marché du marché du display en 2017 – contre 42 % aux états-Unis, 30 % en Grande-Bretagne et 28 % en Allemagne. Le marché va progresser de 50 % par an en moyenne au moins jusqu’à 2017. Le programmatique représente donc également un relais de croissance vital pour le secteur publicitaire offline victime d’un ralentissement très net de sa croissance. Le digital est d’ailleurs le seul segment publicitaire à avoir progressé en 2013 ! (1) Observatoire de l’E-Pub SRI-Udecam-PwC. Janvier 2014. (2) PwC, « Le marché programmatique, chiffres et tendances », Mars 2014.
  • 5. 8. 9. La France se positionne comme un pionner dans ce domaine - En 2013, le RTB display s’élevait à 117 M€ et représentait 16 % des investissements publi- citaires numériques en France, contre 14 % au Royaume-Uni (dont la dépense publicitaire digitale est cependant beaucoup plus importante en valeur abso- lue), 19 % aux états-Unis, 12 % en Allemagne. Le marché français est donc très avancé, ce qui en fait en 2013 le 2e marché mondial du RTB en part d’investis- sement dans le total des investissements digitaux. Le marché publicitaire pro- grammatique va continuer à croître : PwC estime que le RTB représentera près de 30 % du marché du display d’ici 2017, soit près du double de 2013. La bonne position de la France s’explique par un écosystème stimulant L’adhésion des annonceurs, l’existence d’un tissu d’entreprises et de start-ups innovantes et l’influence historique des re-targeters, ont facilité le développe- ment du programmatique en France. Les groupes de communication, ainsi que les sociétés de venture capital, notamment, ont contribué au financement de ces nouvelles entreprises de la transformation. 1.2. L’essor de l’achat programmatique a fait apparaître de nouveaux acteurs et de nouveaux métiers riches en emplois qualifiés De nouveaux métiers apparaissent dans cet écosystème en expansion – Ad-Exchange, DSP, SSP, DMP, Technology developper, Optimizer, etc. En quelques années, grâce au développement du programmatique, tout un nouveau segment de métiers est apparu. L’automatisation et l’achat en temps réel permettent désormais aux annonceurs de cibler de manière précise des consommateurs à l’aide d’algorithmes et de sets de données de plus en plus riches et complets. Pour développer ces technologies ou pour construire les meilleures bases de données, de nouveau métiers sont apparus, comme les Data Scientists, les Chief Data Officer, etc. Une chaîne de valeur entre l’ache- teur et le vendeur d’espace s’est donc créée, donnant lieu à l’émergence d’une nouvelle économie de la transformation. L’apparition de ces nouveaux métiers s’accompagne de la création d’emplois qualifiés – Cette création d’emplois est d’autant plus importante qu’elle ne s’accompagne pas d’un déversement du secteur publicitaire offline qui ne connaît pas de destructions d’emplois. Le programmatique a donc permis la création de véritables débouchés en termes d’emplois. Le développement de nouvelles technologies ou de nouveaux formats va encourager la création de nouveaux métiers, par exemple grâce au mobile ou à l’exploitation des don- nées sociales. La formation et le recrutement des talents sont un enjeu crucial pour les acteurs du secteur et les pouvoirs publics – Les professionnels du secteur reconnaissent le bon niveau de formation des talents français, notamment en programmation ou en mathématiques. Mais il existe un déficit de per- sonnes qualifiées. Encourager les formations spécialisées et le fléchage de ces formations vers les métiers de la publicité est vital pour ce secteur. Des dispositifs d’incitation, visant à faciliter le recrutement de talents pour des grands groupes mais également pour des start-up rendrait le modèle français beaucoup plus attractif. De leurs côtés, les entreprises de la communication investissent de plus en plus dans la formation de haut niveau, à l’image d’Havas venant d’annoncer son soutien à une chaire au Collège de France sur l’écono- mie de la donnée. à terme, l’essor de ce secteur encourage l’économie de la data – à travers le développement du programmatique se joue l’essor de l’économie de la data. Toute une chaîne de valeur s’interpose entre les régies et les agences media. à terme, le programmatique permet de valoriser l’ensemble des données col- lectées par les entreprises. Ainsi, American Express a annoncé qu’elle com- mercialiserait désormais des données sur ses clients et leurs transactions. Les annonceurs peuvent donc acquérir ces données pour élaborer leurs stratégies publicitaires online. 1.3. De nouvelles technologies vont certainement encourager une expansion importante et durable du marché de la communication Un écosystème aux possibilités innombrables – L’organisation du secteur permet l’intégration de nombreuses technologies permettant d’optimiser les campagnes publicitaires digitales. à ce titre, de nombreuses technologies apparaissent régulièrement pour améliorer le ciblage, les taux de conversion, les niveaux de répétition, etc. Les entreprises du secteur investissent – Les investissements réalisés afin d’obtenir les campagnes les plus performantes conduisent également à l’acqui- sition de nombreuses start-ups, notamment celles qui développent de nou- velles technologies, de nouvelles infrastructures ou de nouveaux algorithmes. Le nombre de brevets dans ce secteur est d’ailleurs en constante augmentation. Vers une extension du domaine du programmatique – Trois nouvelles techno- logies viennent d’ores et déjà enrichir l’offre programmatique : • Le Real-Time Bidding vidéo : le segment vidéo numérique connaît une hausse importante en 2013. Les inventaires augmentent progres- sivement et les annonceurs sont très friands de ce type de formats. Le Real-Time Bidding intègre désormais la vidéo. Selon une étude IHS, la vidéo programmatique pourrait représenter 158 millions d’euros d’inves- tissements en France d’ici 2017, soit 28 fois plus que l’année dernière (5,5 millions d’euros) !
  • 6. 10. 11. Ces entreprises leaders portent tout un écosystème – Derrière ces entreprises françaises devenues des leaders, tout un écosystème de start-ups se déve- loppe, notamment autour des métiers de la transformation. Ces leaders sont des modèles et incitent toute une génération d’entrepreneurs à se lancer dans ce secteur, où les opportunités sont encore nombreuses. Il faut souhaiter que l’encadrement de ces nouvelles activités ne se caractérise pas par une instabi- lité chronique. La compétition avec des entreprises étrangères est très forte - Les géants du Web sont déjà très présents sur le marché – notamment Google, qui a racheté l’Adserver Doubleclick en 2007. Ces entreprises disposent de financements colossaux et sont d’ores et déjà présents sur de nombreux marchés. D’ailleurs, Google a déjà pris une position dominante sur le marché du programmatique. Les entreprises françaises du secteur doivent donc être en mesure de lutter à armes égales avec ces géants du web et de la communication. L’échelle de ce secteur est mondiale - Google et Facebook ont signé un accord en octobre dernier pour faire converger leurs plateformes respectives Doubleclick et FBX (Facebook exchange). Le marché est en cours de concen- tration. Dans ce contexte, des acteurs français puissants sont nécessaires. L’enjeu est mondial. Les entreprises françaises doivent donc être en mesure d’avoir accès à des sources de financement bon marché, ce qui est absolu- ment capital pour leur développement. Afin de conserver ces entreprises sur le territoire national, tout doit être fait pour que la France reste attractive, ce qui passe notamment par des sources de financement solides – incluant notam- ment des organismes publics de financement tels que BPI France –, et par une stabilité juridique et financière. Sans cela, le marché programmatique risque de se concentrer en un oligopole détenu par des entreprises étrangères. Les règles du jeu devraient d’ailleurs être fixées au niveau européen, sinon mondial. • Le Real-Time Bidding mobile : longtemps limités au display fixe, les Ad-Exchange s’ouvrent aux inventaires mobiles. D’après RubiconPro- ject, la part du mobile dans l’achat programmatique à l’échelle mondiale devrait presque doubler, pour atteindre 16 % en 2014 avec des taux de croissance proches de 50 % par an – 57 % entre 2012 et 2013 ! • Les Data Management Platform, et les offres data / média : les sys- tèmes permettant de collecter des données first ou third party, et de les croiser avec des données externes sont de plus en plus utilisés pour élaborer des campagnes publicitaires digitales. Déployés sur des cam- pagnes de RTB programmatique, ces données permettent de réaliser des ciblages extrêmement précis et rapide. Signe que le programmatique se fait de plus en plus « qualitatif », la régie AdYouLike s’apprête à lancer une place de marché RTB dédiée au native advertising – contenus éditorialisés au service des marques. Loin de la simple bannière, le programmatique couvre de plus en plus de formats de communi- cation. Au-delà, c’est le but même du programmatique qui change : d’abord cantonné aux campagnes à la performance, il est de plus en plus utilisé pour des cam- pagnes de branding et d’image, moins axées sur le R.O.I. (retour sur investisse- ment). 1.4. La France a produit des leaders du marché de l’achat programmatique qu’il convient de soutenir et de défendre La France compte plusieurs pépites – L’Hexagone abrite quelques-uns des pionniers du secteur, comme Weborama, Hi-Media et Criteo, entré au Nasdaq fin octobre 2013 et aujourd’hui valorisé 2,27 milliards de dollars ! Les entre- prises françaises du digital sont très innovantes. Ebuzzing est par exemple devenu un leader européen de la publicité vidéo online et vient de créer un nouvel SSP permettant aux éditeurs de vendre directement leurs formats out- stream. Criteo est quant à lui désormais présent dans 37 pays. De nombreuses groupes de communication, agences media, grandes entreprises et start-ups, contribuent au développement du marché du programmatique. La maturité du marché du re-targeting en France a par exemple sans conteste participé à la bonne croissance du programmatique. Ces entreprises sont encore très peu médiatisées alors qu’elles contribuent très positivement à l’économie française. Criteo, de par le nombre de ses employés notamment en France, est devenu, comme d’autres entreprises françaises du secteur, un exportateur contribuant positivement à la balance commerciale française et réalise par exemple près de 85 % de son chiffre d’affaires en dehors de France.
  • 7. 12. 13. 2.L’achat programmatique est créateur de valeur, d’efficacité et de perfor- mance pour les acteurs du marché publicitaire Meilleur ciblage des consommateurs, meilleur suivi des campagnes et meilleure valorisation des contenus : le développement du programmatique s’accompagne d’avancées exceptionnelles pour les annonceurs comme pour les éditeurs. 2.1. Les annonceurs bénéficient d’une amélioration de la performance de leurs campagnes et d’une hausse de leurs productivités La performance du programmatique est reconnue par les annonceurs – L’achat programmatique permet aux annonceurs un meilleur ciblage de leurs prospects ou clients. En effet, les algorithmes se font de plus en plus rapides et pointus en intégrant des sets de données - first party ou third party - de plus en plus importants. La Place Média et Nugg.Ad utilisent par exemple un panel de 20 000 internautes pour étudier les comportements de navigation et en tirer un modèle prédictif. Le couplage de ces données de navigation, obtenues par exemple par le biais de cookies, à des données internes – type CRM – permet de toucher avec encore plus de précision des cibles recher- chées par les annonceurs. Au final, les gains en termes de ROI sont considé- rables. Les leads sont de plus en plus qualifiés, la conversion est de plus en plus importante, à un coût moins élevé que l’achat classique. La précision du mode d’achat programmatique permet de dire que l’on est passé du media planning à l’audience planning. Il est désormais possible d’adresser à sa cible le bon message, au bon moment, dans le bon contexte. Le message publicitaire est donc de moins en moins intrusif – via les Ad-Exchange, il est beaucoup plus facile de poser des limites d’exposition à un message – et l’expérience de marque s’en trouve améliorée. Le programmatique s’inscrivait initialement dans une démarche ROIste de la part des annonceurs, mais les inventaires deviennent de plus en plus quali- tatifs – Si les éditeurs ou les annonceurs ont pu être réticents dans un premier temps à investir dans le programmatique, les inventaires disponibles sont désormais de plus en plus qualitatifs. La Place Média, par exemple, se spécia- lise sur des contenus premium. L’accès à ces inventaires premium va se faire de plus en plus facilement, soit par des interlocuteurs dédiés, soit par la constitu- tion d’offres spécifiques au sein des agences media. D’autre part, l’accès à la data permet de faire des campagnes plus intelligentes, les clients recrutés sont en conséquence de meilleure qualité. Les campagnes programmatiques seront également de plus en plus « multi-device ». Les annonceurs pourront donc mieux maîtriser leurs campagnes digitales en traçant les usages de leurs cibles sur de multiples supports, de manière automatique et instantanée. Le programmatique améliore également la productivité des annonceurs, notamment par une simplification du workflow. Ces nouvelles pratiques per- mettent d’optimiser les coûts de commercialisation. Elles permettent d’amélio- rer sensiblement leur ROI. Les mécanismes d’enchères garantissent par ailleurs la fixation de prix optimaux pour chaque emplacement. Réinvention des métiers chez les annonceurs - Le programmatique conduit également les départements communication des annonceurs à coopérer de plus en plus avec d’autres services (marketing, IT, etc.), pour élaborer et exécu- ter les meilleures campagnes possibles. Le programmatique permet de valori- ser leurs données CRM, et de les appliquer efficacement dans des campagnes publicitaires. Développement de tout un écosystème créatif et technologique – Les annon- ceurs sont en attente de solutions technologiques et créatives en matière d’achat programmatique. Désormais, les agences de création doivent de plus en plus intégrer la technologie dans leurs raisonnements. Un rapprochement entre agences media et agences de création s’opère assez souvent dans le domaine digital. La tendance risque donc de s’accélérer pour répondre aux besoins des annonceurs. Un apprentissage progressif des technologies programmatiques est néces- saire – Le recours à l’achat programmatique requiert une adaptation, tant de la part des agences que des annonceurs. Ces derniers le reconnaissent, et les agences font preuve de pédagogie pour expliquer les particularités des cam- pagnes programmatiques. Progressivement, les grands annonceurs vont déve-
  • 8. 14. 15. 3.La transparence doit aujourd’hui être la pierre angulaire du dialogue entre les acteurs du marché publicitaire numérique La rapide expansion du programmatique conduit à devoir mieux organiser les pratiques de ce secteur. Sans faire le moindre compromis sur l’impératif de transparence, une régulation responsable est possible, au profit de tous les acteurs du marché et de l’avenir de ce secteur florissant. 3.1. L’enjeu principal de la régulation du programmatique est de favoriser le développement de ce secteur et de permettre à des champions français de devenir des champions mondiaux La régulation doit encourager le développement de ce secteur – Le secteur publicitaire offline connaît un ralentissement marqué ces dernières années et la croissance du segment online est portée en 2013 par l’augmentation forte des dépenses publicitaires dans le programmatique. Toute régulation doit ainsi aller dans le sens de la protection du secteur. Les pays étrangers ont surtout privilégié des réglementations souples – Alors que le cadre juridique français encadrant les activités de publicité traditionnelle est reconnu par tous les acteurs du secteur comme le plus trans- parent au monde, une étude comparée des régimes juridiques encadrant les activités de publicité tant offline qu’online fait apparaître un modèle dominant reposant sur un contrôle contractuel entre annonceurs et agences media. états-Unis, Royaume-Uni, Allemagne et Italie, aucun de ces pays n’a adopté de réglementation spécifique visant les achats d’espaces publicitaires tradition- nels, et donc a fortiori concernant les achats publicitaires online. Au plus, le droit commercial et civil encadre ces activités. La France dispose donc d’une lopper des compétences en Data Management Platform (DMP). Citroën vient par exemple d’annoncer la création d’une DMP interne européen. L’expertise des agences media sera essentielle pour les annonceurs souhaitant valoriser leurs données à des fins de ciblage publicitaire. Une meilleure compréhension du fonctionnement de ces campagnes permettra aux annonceurs de mieux comprendre les coûts de commercialisation. En parallèle, un effort sur le repor- ting doit être accentué, notamment grâce à des outils automatiques et ergono- miques et à des modèles de reporting développés et proposés par les agences media, dans leur rôle naturel de conseil. 2.2. Le programmatique conforte le financement des éditeurs numériques par une meilleure valorisation de leurs inventaires et leur permet d’inventer de nouveaux business models Pour les éditeurs, le programmatique est une véritable opportunité, parfois une planche de salut – Les Pure Player du Web y sont venus les premiers, ils sont rejoint aujourd’hui par la plupart des éditeurs et des médias. Ils ont en effet rapidement compris l’intérêt du programmatique pour valoriser leurs inventaires et se sont rassemblés pour créer des grandes places de marché et atteindre une taille critique. Les deux principales sont Audience Square (M6, Le Monde, Le Nouvel Observateur, NextRadioTV, Les Echos, Le Point, Prisma, RTL, L’Express-Roularta et Libération) et La Place Media (Amaury Médias, FigaroMedias, Lagardère Publicité, TF1 Publicité, 20minutes, aufeminin.com, Boursorama, La Dépêche du midi, Doctissimo, France Télévisions, Marie-Claire, Sud-Ouest, notamment). Chacune revendique plus de 30 millions de visiteurs uniques non dupliqués par mois et des milliers d’annonceurs. L’efficacité des campagnes RTB a permis aux éditeurs de revaloriser la publi- cité numérique. Selon La Place Media, le CPM display moyen a augmenté de 83 % en 2013. La place de marché Audience Square a même été étonnée de son succès : elle est devenue bénéficiaire un an et demi avant les prévisions. Par ailleurs, l’automatisation d’un nombre croissant de formats permet de se concentrer sur des emplacements premium ou des opérations spéciales à plus forte valeur ajoutée pour les éditeurs.
  • 9. 16. 17. 3.2. La transparence doit être l’objectif central de la régulation du marché du programmatique L’émergence et l’expansion de l’achat programmatique fait resurgir l’enjeu éthique du contrôle et de la transparence à l’heure du numérique. D’une part, les internautes et consommateurs attendent des professionnels de la publicité une transparence en matière d’utilisation des données à caractère personnel. D’autre part, les annonceurs attendent des professionnels de la publicité une transparence en matière de conditions commerciales et de reporting. Sur chacune de ces dimensions, les acteurs de la publicité sont être en mesure d’apporter des garanties : • Transparence en matière d’utilisation des données à caractère person- nel – D’après le 3e baromètre de la confiance des Français dans le numé- rique (2013) menée par l’IDATE pour la CDC et l’ACSEL, 55 % des Français sont conscients que leurs données peuvent être utilisées à des fins publi- citaires. 82 % s’estiment gênés par ce type de pratique particulièrement en ce qui concerne les données relatives à la géolocalisation ou les données publiées sur les réseaux sociaux. Pour ces raisons, de plus en plus d’inter- nautes adoptent des comportements visant à échapper à tout traçage online. Respecter la vie privée des internautes est donc une priorité pour les acteurs du marché de la communication. Outre la transparence intro- duite par la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés quant à l’utilisation des données à caractère personnel, cette transparence doit être élargie par les acteurs de la publicité eux-mêmes à l’utilisation de toutes les données pouvant avoir trait à la vie privée ou risquant d’être perçue comme une atteinte à celle-ci. Un consensus appa- raît clairement sur cette question entre annonceurs, agences, éditeurs et entreprises technologiques. La transparence dans l’utilisation de ces don- nées est un gage de confiance donnée aux internautes. Pour ces raisons, l’UDECAM et l’ensemble des acteurs du secteur de la publicité online dans e cadre de l’UFMD ont signé en 2010 la « Charte sur la publicité ciblée et la protection des internautes » et en 2012 le « Guide de bonnes pratiques concernant l’usage des cookies publicitaires ». • Transparence dans le contenu des achats – Les Rencontres de l’Udecam ont été l’occasion pour les annonceurs, au travers de l’UDA, de parta- ger leurs craintes vis-à-vis de ce qu’ils perçoivent comme un manque de transparence dans les modes d’achat et de facturation des campagnes programmatiques. Les marques souhaitent naturellement disposer d’informations sur les campagnes publicitaires digitales menées pour leur compte par les agences media – des informations sur l’emplacement des publicités, sur le contexte du site, etc. à l’heure actuelle, les annonceurs disposent notamment de reporting leur permettant de prendre connais- sance des sites sur lesquels les publicités programmatiques se trouvent, ainsi que des performances obtenues par leurs campagnes. Les pratiques peuvent parfois varier selon les acteurs, ce qui peut conduire certains an- réglementation très spécifique depuis l’adoption de la loi Sapin de 1993 sur la transparence de la vie économique concernant la publicité offline. Même si la transparence est une priorité, appliquer rigidement les obligations posées par la loi Sapin conçue avant même le développement de tous les leviers d’Internet risquerait de déstabiliser un écosystème numérique dont les enjeux sont forts différents de ceux posés pour la publicité traditionnelle. Nos entreprises nationales doivent pouvoir lutter à armes égales avec la concurrence internationale – Le secteur du programmatique se structure autour d’une pluralité de nouveaux acteurs. Une tendance de fond, qui tend à s’accélérer selon les professionnels du secteur, conduit à une concentration. Les entreprises françaises doivent non seulement faire face à une compé- tition pour des budgets de plus en plus internationaux – là, où les budgets offline étaient souvent nationaux – mais ils doivent être capables de disposer de moyens technologiques et financiers considérables pour se développer et constituer des champions internationaux. Ces nouvelles technologies de la transformation ont un coût financier et humain qui n’existe pas dans le cadre du marché publicitaire offline. Pouvoir être compétitif sur le plan internatio- nal suppose de ne pas subir des entraves relatives au marché offline dont les enjeux et l’envergure sont en réalité différents. La France peut-elle réellement se permettre d’être un îlot solitaire en matière de réglementation dans le cadre d’un marché mondial ? Faire évoluer l’encadrement de la publicité programmatique en cohérence avec les enjeux auxquels le secteur fait face est cependant nécessaire – Les pouvoirs publics se sont très tôt penchés sur la question de la réglementation du secteur, notamment le Ministère de l’économie et des Finances, le Ministère du Redressement productif et du Numérique, la DGCCRF et le Ministère de la Culture et de la Communication. Le marché étant très mouvant et très spéci- fique, aucune proposition n’a encore émergé de manière consensuelle dans le débat organisé par les pouvoirs publics, soucieux de saisir la complexité des enjeux de ce nouveau secteur, mondialisé, technologique et compétitif par nature. Des mesures visant à l’accompagnement des entreprises françaises sur des marchés internationaux apparaissent cependant comme tout à fait néces- saires, notamment afin de ne pas entraver, mais au contraire accompagner leur développement. En ce qui concerne notamment le recrutement des talents, l’accès à des sources de financement, l’incitation à la création de nouvelles technologies, entre autres, les pouvoirs publics ont les leviers pour accroître les opportunités des leaders français. Au-delà, l’évolution du cadre règlemen- taire posé par la loi Sapin de 1993 pourrait s’attacher à clarifier les statuts des nouveaux acteurs de ce secteur. Il faudra veiller à ce que toute évolution règle- mentaire ne soit pas rapidement emportée par de nouvelles innovations tech- nologiques modifiant encore la morphologie du secteur en pleine mutation. S’il ne faut pas une « exception internet », il s’agit cependant un marché ouvert dans lequel la concurrence est ouverte. Les annonceurs travaillent avec des acteurs internationaux. La législation doit donc s’adapter à ce contexte.
  • 10. 18. 19. En conséquence, l’Udecam se prononce aujourd’hui pour une triple démarche : • Clarifier les statuts des acteurs du marché Acter l’apparition de nouveaux acteurs et préciser les statuts des acteurs intervenant sur le marché online, et faire reconnaître le statut de transformateur d’espaces. • Harmoniser les règles de transparence Généraliser des recommandations contractuelles entre agences et annonceurs ; créer des modèles ou des outils facilitant le reporting ; mettre en place des standards professionnels garantissant le respect de bonnes pratiques en matière d’utilisation de données ayant trait à la vie privée des internautes, et imposer à tous les acteus du marché, y compris les internationaux, ces contraintes de reporting. • Encourager une autorégulation responsable Création d’un comité ad hoc réunissant toutes les parties prenantes, sous les auspices des pouvoirs publics. nonceurs à s’interroger sur la transparence de données qui leur sont trans- mises. La complexité du programmatique est parfois interprétée comme un signe d’opacité pour certains annonceurs insuffisamment informés par leurs prestataires ou pas encore familiarisés à ces nouvelles technologies. Ceci explique en grande partie les réticences qu’ont eu dans un premier temps certains annonceurs à investir par ce biais, ainsi que la frilosité de certains éditeurs à commercialiser leurs catalogues premium en RTB programmatique. La généralisation de modèles de reporting ou encore la création d’outils facilitant le reporting répondrait sans difficultés à ce besoin de transparence et faciliterait d’autant plus l’harmonisation des pratiques entre les différents acteurs du marché publicitaire. Des lors que des modèles et process auront été validés, il conviendrait que les pouvoirs publics encouragent la généralisation de ces contraintes de reporting aux acteurs internationaux. • Transparence dans les flux financiers – En matière de transparence des flux financiers, la transposition stricte de la loi Sapin, limitant les statuts des opérateurs à ceux de vendeurs ou d’acheteur est aujourd’hui ina- daptée au programmatique. Il existe sur le marché du programmatique une chaîne de valeur très complexe, avec une pluralité d’acteurs. Entre l’agence et la régie coexistent désormais de multiples intermédiaires – plates-formes d’Ad-Exchange, développeurs d’algorithmes, DMP, infras- tructures, Data Optimizer, etc. – qui doivent être rémunérés et financés. Une économie de la transformation s’est ainsi développée entre les régies, les agences et les annonceurs. La transparence des flux financiers dans le cadre d’achat publicitaire programmatique peut être établie dans le cadre des contrats passés entre les annonceurs et les agences media. Afin de garantir à l’ensemble de la profession un niveau de transparence satis- faisant, ainsi qu’une juste rémunération de la valeur ajoutée liée à cette transformation, des recommandations contractuelles devraient être parta- gées entre les différents acteurs du secteur publicitaire offrant des garan- ties aux annonceurs en termes de transparence. Une même démarche devrait être adoptée par l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur. 3.3. Une régulation souple et responsable de ce secteur est possible et souhaitée par l’ensemble des acteurs L’autorégulation est la solution la mieux acceptée - Le choix d’une régulation souple, inter-professionnelle, s’impose donc naturellement. Les acteurs du marché le reconnaissent de manière majoritaire. Le dialogue entrepris entre les agences media et les annonceurs devrait s’engager dans cette voie, et devrait également inclure par extension tous les acteurs du marché ayant ce même statut de transformateur d’espaces publicitaires. Il est important que les pou- voirs publics accompagnent la mise en place de cette autorégulation.
  • 11. 20. 21. PROGRAMME des Rencontres du 25 mars « Les révolutions de l’achat programmatique » Introduction : Sébastien Danet – Bertrand Beaudichon « Le programmatique pour les Nuls » Jean Baptiste Rouet – AOD / Vivaki Table ronde 1 : Un écosystème très sophistiqué et en mouvement Si les racines de l’achat programmatique remontent à une dizaine d’années, la révolution « real time » s’accélère aujourd’hui avec le développement de technologies toujours plus rapides et précises. Nouveaux formats, modes de ciblage /re-ciblage et supports… Rencontre avec les acteurs d’un marché bouillonnant ! Animation : Alain Steinmann - DG du JDN et L’Internaute Keynote : Chiffres et analyse de marché progammatique. France International - Sébastien Leroyer - PWC Intervenants : David Baranes (Appnexus), Pierre Calmard (I- Prospect), Julien Gardes (Rubico), Alain Levy (Weborama), Grégoire Peiron (Double Click), Alain Sanjaume (Exelate) Table ronde 2 : Des révolutions porteuses de bénéfices pour les annonceurs et les éditeurs Meilleure compréhension du consommateur, meilleur suivi des campagnes et meilleure valorisation des contenus : le développement du programmatique s’accompagne d’avancées exceptionnelles pour les annonceurs comme pour les éditeurs. Témoignages de décideurs qui ont pris la vague programmatique et en tirent déjà parti. Animation : Fabrice Lundy - BFM Business Keynotes: Retour d’expérience enjeux et international Nick Hugh – Yahoo ! - VP Display Solutions Pierre-Jean Bozo – Union des Annonceurs / WFA Intervenants : Laurent Battais (Médiamétrie), Philippe Boutron (Citroen, UDA), Isabelle Godefroy (ING Direct), Yannick Lacombe (FTP), Alexandra Mauraisin (La Poste), Olivier Mazeron (GroupM), Arthur Millet (La Place Media, AmauryMedia) 11h20 - 12h Table ronde 3 : Quels enjeux réglementaires : régulation ou auto-régulation ? La vivacité du marché programmatique soulève naturellement de nombreuses questions réglementaires. Comment encadrer cette révolution sans l’entraver ? Les outils historiques sont-ils encore adaptés ? Une auto-régulation est-elle pos- sible ? Discussion à bâtons rompus entre experts issus du public et du privé ! Introduction: Réglementations française et internationale en vigueur – Sébastien Danet (Udecam , ZenithOptimedia) Intervenants : Eric Aderdor (SRI, Horyzon Media), Loic Armand (UDA, L’Oreal), Jean Luc Chetrit (Udecam, Carat) Table ronde 4 : à la rencontre de la French Tech du programmatique Ils s’appellent Criteo, Weborama, Hi-Media, E-buzzing ou encore StickyAds et représentent la France aux avant-postes de la révolution programmatique ! Comment évoluent ces nouveaux champions tricolores dans un marché mon- dialisé où tout reste à construire ? Quels seront demain les enjeux de leur déploiement et comment les encourager ? Keynote: Jean Baptiste Rudelle – Criteo Animation: Gilles Fontaine - Challenges Intervenants : Hervé Brunet (Sticky Ad), Dominique Delport (Havas Media), Marie Ekeland (Elaia), Pierre Chappaz (Ebuzzing), Cyril Zimmermann (Hi-Media)
  • 12. 22. Lexique Outstream : L’out-stream video désigne les formes de diffusions de publicités vidéos sur Internet qui ne se font pas sous la forme d’un spot inséré dans un contenu vidéo hébérgé sur une plateforme video (et éventuellement repris en intégration vidéo sur d’autres pages). Le terme d’out-stream vidéo est donc utilisé en opposition à celui d’in-stream vidéo. L’out-stream vidéo peut prendre la forme de vidéos in-banner ou d’autres formes telles que l’intégration dans le texte ou la visualisation obligatoire pour accéder à un contenu. Programmatique / achat programmatique : Recouvre l’ensemble des transac- tions publicitaires opérées de manière automatisée et à l’unité : c’est l’acheteur qui sélectionne l’impression et le profil sur lequel il souhaite diffuser. L’achat programmatique peut être réalisé aux enchères (RTB) ou à CPM fixe. L’achat programmatique peut-être Non-garanti ou Garanti. Retargeting : Technique de ciblage consistant à adresser un message publici- taire aux profils ayant visité au moins une fois le site de l’annonceur pour lequel la publicité est adressée Real-Time Bidding (RTB) : le RTB est un système dans lequel les espaces publicitaires sont mis aux enchères en temps réel. Demand-Side Platform (DSP) : plateforme sur laquelle les acheteurs peuvent planifier, cibler, exécuter, analyser une campagne publicitaire digitale. Supply-Side Platform (SSP) : plate-forme sur laquelle les éditeurs peuvent mettre à disposition leurs inventaires par le biais d’un Ad-Exchange Data Management Platform (DMP) : système centralisé permettant de collec- ter des données first ou third party. Les informations collectées dans ce sys- tème permettent d’élaborer des stratégies publicitaires en ciblant par exemple des internautes.
  • 13. 32, rue Guersant 75017 Paris information@udecam.fr www.udecam.fr Agence 79 Anacrouse Arena Carat Ecrans & Media FMCG Fuse GroupM Havas Media KR Media MEC Mediabrands Mediacom MediaKeys Mindshare Neo@ogilvy Oconnection OMD PhD Poster Conseil Re-mind Repeat Starcom Vizeum ZenithOptimedia les agences de l’udecam