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Le défilé artistique des Cayes
perd de sa magie
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1ère ruelle Jérémie # 3
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Diasporama Haïti
Newsletter 3
EditoSOMMAIRE
Société
La Noël fête païenne
ou fête chrétienne …………………..P. 17
Etats-Unis: ce qu'il faut attendre
de la gouvernance
de Donald Trump………………..P 13
Des félicitations de la part de la communauté
internationale ..........................................P. 14
Jean Claude Muzac
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La rédaction de MUZAC MAGAZINE remercie tous
ceux qui, de près ou de loin, n'ont pas marchandé leur support à
l'existence et au développement du magazine. Nos colonnes
vous sont ouvertes. Nous attendons avec beaucoup vos criti-
ques, commentaires et suggestions pour bâtir ensemble nos
publicationsenligne.
Ses remerciements vont plus spécialement à la Radio
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Canal+HaïtiémettantàPort-au-Prince.
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blessur www.muzacmag.info.
La réalisation du site magazine en ligne que nous avons
mis sur pied a pris du temps; mais la détermination a triomphé.
Il est le vôtre. L'espoir est permis. Grâce à la coordination et à
la confrontation des idées, nous pouvons enfin attendre vos
suggestion.
Cette publication électronique s'adresse à tous les per-
sonnes qui se regroupent dans le but d'agir pour un monde
meilleur et autour d'un partage d'informations, d'idées, de sa-
voirs etdeconnaissances.
Avec ce magazine électronique, vous découvrez une série
d'articles traitant de divers thèmes, comme : la santé, la culture,
l'environnement, l'éducation, société etc… Notre travail jour-
nalistiqueprivilégielarencontredetous lestendances.
Jean Claude Muzac
Directeur /Manager
Une jeune Marocaine invente un réfrigérateur…
Sans électricité ! ......................................Page 9
Culture :
Une société sans la violence faite aux femmes
est-elle possible ? …………............................Page 5
Technologie
Faute d'organisation, le défilé artistique
des Cayes perd de sa magie ………….. Page 10
Port-au-Prince et son carnaval…….....Page 11
Espace biblique :
La vraie Signification de Pâques.… Page 14
Newsletter 4
SOMMAIRE
Santé
Culture
Environnement
Education
Société
Internationale
Espace biblique
Newsletter 5
Société
UNE SOCIÉTÉ SANS LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES EST-ELLE POSSIBLE ?
epuis des décennies, la violence contre les
Dfemmes est un problème crucial qui a fait
couler beaucoup d'encre chez les socio-
anthropologues, les psychologues et qui a de plus en
plus attiré l'attention des gouvernements des pays en
développement ? Ainsi que la communauté
internationale. De nos jours, elle devient une
problématique d'ordre mondiale, Partout dans le
monde les femmes et les filles souffrent en silence,
d'autres espèrent en finir avec ce combat mener au
quotidien ou l''impunité semble la règle. Elles subissent
des viols, de violences conjugales, de mutilations
génitales,d'esclavagesexuel,etdesdommages.
Dans cette conjoncture particulière, l'ONU-
Femmes lance l'offensive depuis des années l'initiative
visant à mettre fin à la violence sexiste dans laquelle les
gouvernements de plusieurs pays se sont déjà engagés,
à promouvoir une planète équilibrée autour de la
perspective « les Femmes dans le monde du travail en
évolution : une planète 50-50 d'ici 2030 », tel est le
thème retenu pour cette année dans le cadre de la
célébration de la journée internationale des femmes le
8 mars prochain. Cependant, au milieu de ces
souffrances, de ces violences latentes et inavouées qui
pervertissent la société, certaines questions
fondamentales méritent d'être posées pour
comprendre et trouver le fondement de ce problème
universel. D'abord, La question n'est pas comment va-t-
on mettre fin à la violence sexiste mais plutôt comment
mettre fin à cette machine qui produit ce modèle
d'homme violent ? De quelle contrée vient ce type de
bourreaux ? Quels sont les appareils produisant et qui
continuent à produire ces Hommes. Comment
éradiquer les violences faites aux femmes? Quels sont
lesprémisses,lepointdedépartdecetteviolence?
UNE VIOLENCE STRUCTURELLE ET
PERENNE
Les présupposées mythologiques qui s'étalent
dans notre monde rendent pérenne la violence à
l'égard de la femme. Elles s'expliquent dans le livre de
Genèse. Ce récit explique que Dieu créa l'homme à
partir de la terre qu'il anime de son souffle et à partir de
la côte d'Adam, il donne naissance à « Ève » la
première femme, cette histoire suppose déjà la gente
féminine est le secondaire de l'homme. Elle est tout ce
qui reflète la négativité de ce monde. La majorité des
mythologies religieuses sociétales condamnent les
femmes sur toute la ligne et les traitent de façon
inferieure. En ce monde ci, n'est-il pas possible de
revoir ou repenser à la base le vrai but de la création
de la Femme ? Parce que, Montaigne nous laisse une
grille de lecture à ce sujet en disant « Si les femmes
sont inferieures c'est parce que nous les avons
infériorisé. L'éducation est l'origine de ce handicap
qui est visible. Mais si nous éduquons la société
autrement, alors il y a de forte chance qu'elles seront
nos égales».
LE FONDEMENT DE LA VIOLENCE A
PARTIR DE L'HISTORE
Pour comprendre le fondement de cette
violence permanente à l'égard des femmes, l'histoire
se révèle un élément fondamental. Quand on était
dans la saison des cueillettes, les hommes avaient un
rôle essentiel aller chercher à manger, chasser des
bœufs, partir à la campagne. La femme reste à la
maison, surtout lorsqu'elles étaient enceintes, elle ne
pouvait pas poursuivre l'homme dans les différentes
tâches activités quotidienne, il y avait toujours une
différence à l'origine. Les femmes s'occupent des
enfants, les allaitent, les nourrissent, les préservent et
les procurent des vêtements. Cala dit. La plupart des
cas, ce sont les femmes qui élèvent, éduquent et
forment les enfants. Alors la question revient à
nouveau : La femme, une pièce maitresse si
importante tenant compte de son rôle, sa potentialité,
pourquoi tant de violence à son égard ? Est-ce
possible que les femmes produisent ses propres
bourreaux ? Parce qu'on vit dans une société où
l'éducation des enfants est faite par les femmes
(mères). En matière d'éducation Rousseau,
philosophe qui développe une véritable mystique de
Newsletter 6
l'enfance eu à dire « donne-moi un enfant de 0 à 6
ans, je te donnerai un homme ». Ellen G. White nous
dit aussi dans son livre Education, éd, vie et santé:
p15, La véritable éducation « implique bien plus que
la poursuite de certaines études […] c'est le
développement harmonieux, physique mentale et
spirituelles » si la formation de la jeunesse ne
pourvoit pas de façon équilibrée à ces trois facultés,
elle produira des adultes déséquilibrés dans une
sociétéinstable(Ibid.;p35).
LES FAMILLES MONOPARENTALES,
INDICATEURS DE VIOLENCE
Dans le cas d'Haïti la violence contre les
femmes a été observée non seulement à partir des
idées émues plus haut d'ordre mondial. Mais aussi
d'autres points de vue propres au milieu et à la réalité
culturelle Haïtienne apparaissent. Telle est le cas des
familles monoparentales. Le phénomène «famille
monoparentale» est assez répandue en Haïti. Selon
les estimations «Plus de 60% des familles haïtiennes
sont monoparentales. La plupart sont dirigées par
des femmes qui élèvent seules leurs enfants», fait
remarquer l'ex ministre à la condition féminine,
Mme Laurence Jocelyn Lassègue. Pour mieux
illustrer l'ampleur du phénomène, d'une part, la
Ministre parle de «l'irresponsabilité des géniteurs».
Ces derniers ont, le plus souvent, plusieurs familles.
Elle ne considère pas comme des pères, ceux qui
n'assument pas leur responsabilité. Mais d'autre part,
le tremblement de terre du 12 janvier 2010 avec les
dommages et pertes en vies humaines l'a amplifié.
Donc, d'autres femmes vont devoir élever seules
leurs enfants. Encore, voilà un point qui éteigne
notre étonnement de savoir les femmes étaient
depuis toujours auprès des enfants. L'interrogation
demeure le même pourquoi tant de violence à son
égard?
LES « RESTAVEK » D'AUTRES
INDICATEURS
Ce mot est dans le vocabulaire créole haïtien,
dérivé du français « RESTE AVEC », un élément
fréquent, une pratique ancienne dans la société
Haïtienne est un fait marquant dans le cadre de notre
observation, elle a été aggravé non seulement à cause
de la situation socio-politique et économique des
dernières décennies. Mais aussi, le tremblement de
terre du 12 janvier 2010 est un cas de force majeure
qui a contribué à augmenter le nombre des enfants
ainsi placés. En Haïti, les « Restavek » sont des
enfants pauvres, donnés par leurs parents à des
familles aisées dès l'âge le plus tendre dans l'espoir
qu'ils échapperont à la misère et pourront fréquenter
l'école. Mais la réalité est autrement. Des centaines
de milliers d'enfants (300 000 selon l'UNICEF) sont
réduits en esclavage par leur "famille d'accueil" sans
qu'elle se rende compte du danger qu'elle crée pour
elle et pour la société. Et voilà, nous sommes
confrontés à cette dynamique mortifère qui bride
nos sociétés. Non seulement on les maltraite en
occupant presque toutes les tâches ménagères très
dure, jusqu'à une heure très tardive le soir, ils sont
fréquemment sous-alimenté, ne reçoit aucune
instruction et aucun salaire, et le pire la loi haïtienne
ne prévoyant pas de rémunération pour ce type de
travail. L'enfant "Restavek" subit, parfois, des
violences physiques ou sexuelles. L'humiliation fait
partie de l'ensemble des châtiments qu'ils doivent
subir, Il y a un fait que beaucoup ignore ca ils
fabriquent des hommes et femmes qui peuvent être
des éléments dévastateurs pour la société Haïtienne
les victimes pour la plupart ce sont des jeunes filles
devenudes femmes.
Les familles d'accueil ayant des enfants ne
prêchent pas toujours la bonne entente avec les
restavecks. Cette attitude classique fait allusion au
DrAlice Miller, dans son livre « C'est pour ton bien »
p119 qui présuppose « Quand on éduque un enfant,
il apprend à éduquer. Quand on fait la morale à un
enfant, il apprend à faire la morale; quand on le met
en garde, il apprend à mettre en garde; quand on le
gronde, il apprend à gronder, quand on se moque de
lui, il apprend à se moquer, quand on l'humilie il
apprend à humilier, quand on tue son intériorité, il
apprend à tuer. Il n'a alors plus qu'à choisir qui tuer :
lui-même, les autres, ou les deux. Tous les enfants
humiliés et maltraités ne deviennent pas des
monstres; mais tous les monstres, tous, ont d'abord
été des enfants humiliés et maltraités. Ils gardent une
attitude violente ». « La violence est certaines fois la
répliquedeson vécu».
En effet, nous arrivons à stopper la violence
contre les femmes et les filles et créer un monde où
chacune pourra vivre à l'abri du harcèlement et de la
peur en stoppant d'abord cet appareil non pas
UNE SOCIÉTÉ SANS LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES EST-ELLE POSSIBLE ?
Newsletter 7
brusquement mais de manière graduelle. Cette
vision amnésique mondiale utopique je dirais pour
un monde Tous UNIS, libre de toute violence à
l'égard des femmes n'est pas possible mais il est
possible que cela devienne possible. On ne partage
pas l'idée qu'il y a une nature humaine violente. Si
les êtres humains étaient violents par nature, si
même la moitié de l'humanité était inévitablement
tueuse, alors la famille sous ses différentes formes
ne pourrait pas exister. Les pères tueraient les mères
; les mères, les pères ; les parents, les enfants ; et les
enfants, les parents. Si c'était le cas, la population
mondiale serait depuis longtemps arrivée au bout
d'un processus d'extinction. Il faut d'abord
sensibiliser les femmes, le public et d'accroître la
volonté politique. Tout doit passer par une
rééducation. Emile Durkheim avait raison en
pensant l'éducation, comme étant un phénomène
social fondamental. Ce dernier tend à travers son
milieu social à façonner l'individu à son image. Elle
est l'œuvre d'institutions historiques telles : l'École,
la Famille, l'État, l'Église, les Groupes de pairs.
L'éducation est une arme à double tranchant, elle
peut être un instrument de changement social ou
l'inverse.
Après une longue réflexion qui a consisté à
comprendre le phénomène de la « violence à l'égard
des femmes» en le confrontant à d'autres
observations. A quelle conclusion arrêtons-nous ?
Mettre fin au cycle de violence faite à l'égard des
femmes un peu partout et aussi en Haïti il faut
observer, chercher à comprendre et remettre en
question les rapports, les transmissions que font les
femmes à leur enfants et aux « Restavek ». Tout un
chacun de l'histoire sociale Haïtienne (familles
aisées ou pas) avait un « Restavek », en d'autres
terme un enfant, un humain chez eux. Quel rapport
que aviez-vous avec lui? A quel moment vos
enfants étaient acteurs, témoins de la maltraitance
(violences physiques qui peuvent s'exprimer par
des Gifles et toutes formes de maltraitance. Peut-on
espéré une société en équilibre sans la présence
d'uneFemme?
	
Roberto JEAN BAPTISTE
Conseiller en Politique Locale
du Parti de la Renaissance Haïtienne (PAREH)
E-mail : jeanbaptisteroberto2007@yahoo.fr
UNE SOCIÉTÉ SANS LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES EST-ELLE POSSIBLE ?
CEPLA (EP)
Faculté
Fondée en 1988
par des professeurs
de renons dans le domaine
de la santé en Haiti.
Sciences Infirmières
en 4 ans
Assistance familiale
en 18 mois
Aide Pharmacie
en 12 mois
Assistance Familiale
en 18 mois
Gouvernante de maison
en 27 mois.
Transport assuré
par l ’autobus
de la faculté
pour les stages tant
dans la capitale
et dans la ville
de provinces
Rue Rivière, ( Lalue )
Port-au-Prince, Haïti
Téls :
2230-8084 / 4733-2757
Newsletter 8
Daï Rutz
Un artiste
à
surveiller
Newsletter 9
Technologie
Une jeune Marocaine invente un réfrigérateur…
Sans électricité !
"Le frigo du désert" marche à l'air libre
partir de techniques ancestrales,
Aune jeune Marocaine a réussi à
créer un réfrigérateur permettant
de refroidir aliments et médicaments en
plein désert. Ca vous paraît léger ? Un peu
de patience… Car ce réfrigérateur a la
particularité de fonctionner…sans
électricité.On vous avaitditd'attendre.
L'ingéniosité n'a pas d'âge. A 23
ans, Raowia Lamhar en est une nouvelle
preuve. Tout juste diplômée de la faculté
de sciences et techniques de
Mohammedia, à 60 km au sud de Rabat, la
jeune Marocaine vient de créer Go
Energyless, une start-up au potentiel
révolutionnaire. Avec ses deux associés,
elle traverse le pays de long en large pour
faire connaître sa dernière trouvaille :
Fresh'it.
A première vue, on parle ici d'un
gros pot d'argile franchement pas terrible.
Sauf qu'en soulevant la toile de jute qui
chapeaute l'appareil, on découvre une
second contenant, plus petit, qui change
l'objet en merveille. Le tout, c'est un
réfrigérateur économique et hyper-
écologique. Et croyez-le ou non, mais
l'appareil fonctionne sans électricité. Le
principe est le suivant : du sable, disposé
entre les deux contenants, doit être
mouiller une à deux fois par jour en
fonction de l'humidité. "En s'évaporant,
l'eau fait baisser la température jusqu'à 6
°C", expliquel'inventeur.
Du froid dans le désert…sans
électricité
Ce "frigo du désert" permet de
conserver de nombreux aliments, jusqu'à 8
kg de fruits et légumes par exemple
pendant une dizaine de jours. Il faut
compter un demi-litre d'eau par jour à Rabat ou à Casablanca, 750
mldansdesvillesplus chaudes.
Newsletter 10
Culture
Faute d'organisation, le défilé artistique des Cayes perd de sa magie
e lundi 27 février marquait le deuxième
Cjour gras du carnaval national qui a lieu
aux Cayes cette année. Une belle fête qui a
drainé des milliers de personnes et qui s'est
terminée vers 4 heures du matin. Mais qu'y avait-il
à voir véritablement au défilé artistique qui a
précédé le passage très attendu des chars
musicaux?
Pour ce deuxième jour gras, enthousiastes
et déterminés à être aux premières loges pour
assister au défilé artistique du carnaval national,
nous sommes arrivés tôt au boulevard des Quatre
chemins. Comme on ne connait pas d'avance
l'heure à laquelle les festivités sont lancées, autant
s'y rendre tôt pour ne rien rater. Même en début
d'après-midi, les abords de l'axe délimité pour le
parcours sont carrément difficiles d'accès.
Voitures, taxi-motos, petits marchands et passants
contribuent au désordre et rendent la circulation
infernale. Il faut marcher pour arriver jusqu'au
parcours. Ce faisant, nous passions, étonnés, sur
ces quelques stands, seulement peints en blanc. Le
comité du carnaval national avait prévu d'en
construire 115. Ils n'ont visiblement pas trouvé
preneurs,ceséléphantsblancs!Dommage.
Il est quatre heures, quelques dizaines de
carnavaliers sont déjà présents pour le début des
festivités. On a droit à de la musique, de la danse
en majorité. La fanfare du Palais national, des
bandes à pied et des chorégraphies de plusieurs
écoles de danse. C'est intéressant de voir que
diverses tranches d'âge sont représentées. Enfants,
jeunes et moins jeunes participent au défilé,
dansant, chantant et prenant visiblement plaisir à
cequ'ils font.Des personnes handicapéesaussi.
Encore une fois, le déficit de
communication est patent. La logistique, quant à
elle, était quasi-absente.Aucun cordon de sécurité
pour séparer la foule des artistes. On a du mal à
voir qui est acteur, qui est spectateur. De temps à
autre, des voitures, dont certaines roulant à
contresens du parcours, obligent les gens à
s'entasser d'un côté. Trop proches les unes des
autres, et souvent non identifiées, bandes à pied et
troupes de danse défilent. Mais ceci nuit
gravement à la qualité du spectacle qu'elles tentent
de donner. Car certains ont fait des efforts
remarquables pour offrir de belles prestations qui
ont amusé ceux qui avaient la chance d'y assister. De
beaux costumes, des morceaux de musique
populaire, des chorégraphies bien préparées. Le
théâtre national, Gwo Zouzoun par exemple. A
l'évidence, ce n'est pas le talent qui a le plus manqué.
Mais l'organisation.
Par moments, ce qu'on avait sous les yeux
était un spectacle à la limite du désolant, tellement
l'organisation laissait à désirer. Aucune magie !
Beaucoup de cacophonie. Rien qui puisse vraiment
épater les participants. Pas étonnant que ces artistes
aient fait leur show devant des stands quasiment
vides et des spectateurs passifs. Doit-on aussi
souligner que le président de la République, Jovenel
Moïse, la première dame et beaucoup d'officiels sont
arrivés bien après cette partie ô combien importante
du carnaval?
Grande et belle fenêtre sur notre culture, le
défilé artistique est a repenser, revoir et corriger si
on veut utiliser le carnaval comme un outil
susceptible d'attirer les touristes et aussi les
investissements. Un défilé plus organisé dans le
futur, avec les crédits pour chaque artisan, chaque
artiste, chaque designer, chaque personne qui y a
contribué, est-ce trop demander ? À quelques heures
du troisième jour, un peu plus de logistique, est-ce la
meràboire?
Winnie Gabriel Duvil
Ticket Magazine
Newsletter 11
Culture
Port-au-Prince et son carnaval
e carnaval de Port-au-Prince coïncide avec
Lla naissance de la ville et se développera
parallèlement à la croissance urbaine. Cette
tradition festive, vieille de plus de 250 ans, s'inscrit
dans le fait urbain. La coutume remonte à l'époque
coloniale et se déroule dans toutes les villes d'Haïti
durant les jours gras. Au lendemain de
l'indépendance, elle s'est perpétuée dans certaines
villes,notammentà Port au Prince et s'inscrit dans le
vieux centre urbain de cette ville qui en a
jalousementconservélamémoire.
L'importance du carnaval pour les Port-au-
Princiens.
Parler du carnaval de Port au Prince réfère
aux traditions et aux coutumes qui fondent les
quartiers et ses résidents. Le carnaval, transmis de
génération en génération, fait partie du patrimoine
vivant du vieux centre de la capitale. Même s'il s'est
adapté au fil du temps aux exigences du moment ou
aux caprices des décideurs, il renferme des
symboliques fortes qui ont perduré. Ce qui fait que
le carnaval ne peut être dissocié de ses acteurs
principaux que sont les résidents des quartiers du
vieux centre, les habitants des lakous urbains
(diables, chaloska), les membres de sociétés
secrètes (indiens, arabes, bœufs) à travers les
bandes déguisées et les bandes de musique à pied.
Nous savons tous que les coutumes et les traditions
propres aux membres d'un groupe ou d'une
communauté contribuent à leur sentiment
d'identité. C'est la raison pour laquelle le carnaval
joue un rôle important pour les communautés
urbainesdePort-au-Prince.
Le carnaval est une fête dont toutes les
activités se déroulent dans les rues et dans les
espaces publics. Organisé par les quartiers, c'est un
divertissement qui concourt à égayer la vie des
citadins et plus que cela, c'est une expression
traditionnelleetpopulaire« du vivreensemble».
Le carnaval est surtout un moment de rupture
avec le quotidien, c'est pourquoi même dans le
cadre de graves conflits sociaux et politiques les
Ports-au-princiens ont toujours pratiqué la trêve
durant les trois jours gras. Le carnaval rassemble
tous les Haïtiens par un sentiment d'appartenance à
un patrimoine, à un héritage commun. Chacun veut
se fondre dans « le peuple », dans cette foule
compacte qui, exceptionnellement pendant trois
jours sera sans forme, sans classes, sans couleurs et
arpenteralesrues du centre-villejusqu'au Champde
Mars au son de la musique. Dans ce cadre c'est la
reconnaissance tant par les Haïtiens de l'intérieur et
de la diaspora d'un héritage en commun : « se bagay
Ayisyen menn » Facteur de cohésion sociale, le
carnaval a toujours été essentiel dans sa capacité à «
exorciser les frustrations sociales et politiques
accumulées au cours de l'année au point d'être toléré
par les pouvoirs politiques et religieux » Facteur de
cohésion sociale le carnaval exerce une fascinante
attraction sur beaucoup de jeunes haïtiens de la
diasporanés àl'extérieurenquêted'identité.
Le carnaval est un héritage du passé que nous
nous sommes transmis de génération en génération.
Aujourd'hui, les vieux quartiers en ruine de Port-au-
Prince représentent encore et toujours la mémoire
du carnaval. Ce n'est pas seulement Bel air, c'est
Fort Touron, Grand-rue, Martissant, le Bas-peu-de
chose et tant d'autres qui font partie de l'aire
métropolitaine. Les traditions carnavalesques sur
une aussi longue durée (250 ans) continuent de
participer au façonnement de la culture populaire
urbaineetàlaredéfinitiondesidentitésurbaines.
Dans un environnement fragilisé comme
Port-au-Prince le carnaval est important pour
l'équilibre social des citadins qui tentent de se
soustraire pendant quelques jours à la dure réalité
d'une cité délaissée, toujours en ruine au bout de
7ans et qui semble sortir d'une terrible guerre.
Comment donc ne pas questionner les décisions
sans analyse des dirigeants qui, pour la seconde
Newsletter 12
Culture
Port-au-Prince et son carnaval
fois, font fi des coutumes et des usages urbains de la
capitaleàdesfinsdémagogiques.
La délocalisation du carnaval national
Aujourd'hui le carnaval a perdu son esprit
satirique, humoristique et même subversif. Il a perdu
surtout la fonction qu'il jouait dans la cité, impliquant
la participation de toute la population urbaine. Dans
le passé, le carnaval était financé par les résidents des
quartiers ; chacun donnait sa quote-part pour
concrétiser la sortie des groupes déguisés et musicaux
(bandes à pied). On achetait sa tunique pour rentrer
dans la bande. Les reines étaient sélectionnées par les
quartiers.
Progressivement les résidents de quartiers ont
cédé leur place aux municipalités et ensuite à un
comité de carnaval quand ce n'est pas la présidence
même.
Aussi, on assiste à une désappropriation des
Ports-au-Princiens de leur carnaval et à l'extrême
dépendancedes acteursdecetévènementfestif.
En le transportant continuellement vers
d'autres villes et surtout en négligeant la réhabilitation
des vieux quartiers en ruine, qui l'ont nourri pendant
plus de 2 siècles de leur art et de leur créativité, nous
détruisons notre patrimoine urbain. En rémunérant
un nombre limité de membres au sein de chaque
bande plutôt que de financer des activités collectives
de création artistique nous décourageons les arts. En
cooptant certains leaders de carnaval à des fins
politiques on vide notre carnaval national de son sens.
Aujourd'hui cet évènement populaire dont le potentiel
créatif ne fait aucun doute est devenu un banal défilé
au son de décibels organisé par les autorités par
l'intermédiaire de quelques entreprises ou prestataires
de services qui contrôlent et monopolisent toute la
chaînedeproductiondu carnaval.
Chaque fois que l'on exporte le carnaval de
Port-au-Prince vers d'autres villes, on le dénature en le
coupant de ses fondements. On affaiblit également
lestraditionsfestivesdesautresrégions.
Tout en conservant un caractère participatif, le
carnaval de chaque ville devrait être un évènement
festif unique en son genre adressé à des publics cibles
différents. Je m'explique : Le carnaval de Jacmel a
été durant de nombreuses années (de 1970 à 2000
environ) notre fenêtre ouverte sur le monde. Des
revues et magazines du monde entier présentaient
Haïti avec son art et sa culture à travers le carnaval
de Jacmel. En voulant imiter Port-au-Prince, les
chars gigantesques de décibels sonores ont été
introduits sur l'avenue Barranquilla pour donner le
résultat auquel nous assistons aujourd'hui : un
évènement festif chaotique où il n'est plus possible
d'apprécier les créations des artistes en raison de
l'envahissement du cortège par la foule non
masquée et de la cacophonie des camions de
musique. Le carnaval de Jacmel n'avait rien à
envier à celui de Barranquilla en Colombie qui a été
tout récemment classé au patrimoine mondial ou
celui de St-Domingue qui s'est inspiré de Jacmel
pour attirer des milliers de touristes dans leur
capitale. Si nous persistons à réduire les différents
carnavals régionaux à un « remake » de celui
décadent de Port-au-Prince nous risquons
d'ensevelir pour toujours nos traditions et nos
créativitésrégionales.
En 2012, le Sud avait pu relever le défi en
raison de trois facteurs
Primo, le Sud a toujours maintenu sa
tradition du carnaval avec peu ou sans subvention
des pouvoirs publics. Je me rappelle quand je
voyageais aux Cayes durant les années 80, dès le
mois de novembre le club des tirailleurs entamait
déjà ses réunions pour la sortie des bandes
carnavalesques. Secundo, c'est la volonté
qu'avaient tous les Cayens, les habitants du grand
Sud et les personnalités qui les représentaient de
saisir l'opportunité qui leur était offerte de relever le
défi. Tertio et non des moindres est la localisation
géographique des villes du Sud situées aux
alentours du chef-lieu dans un rayon de moins de 50
km augmentant de ce fait la capacité d'accueil de la
région afin de satisfaire les besoins en hébergement
(villes des environs : Cavaillon, Aquin, Camp-
Perrin, Port-salut, Torbeck, St-louis-du-Sud……)
Grâce à l'euphorie, à l'enthousiasme des Cayens et
surtout grâce au talent extraordinaire d'organisation
des membres du comité du Sud, le carnaval des
Cayes, malgré le «made in PAP », a été un succès.
Port-au-Prince était au rendez-vous certes, mais
sans son âme ensevelie sous les ruines du vieux
centre.
Newsletter 13
Culture
Port-au-Prince et son carnaval
Pour revenir au Sud, les Cayes ont une tradition de
troubadours, de chansonniers, et une tradition de
danse. Je suis certaine que si l'initiative était laissée
aux Cayens d'organiser leur carnaval avec une
subvention substantielle au lieu d'imposer le
modèle de Port-au-Prince, quelque chose d'original
pourrait en sortir, apte à favoriser un type de
tourisme.
L'Artibonite n'a que faire du carnaval de
Port-au-Prince. C'est une région très favorisée en
matière de patrimoine culturel. Ce département
réunit exceptionnellement un triangle sacré
(souvnans-badjo-soukri), palais, fortifications, art
martial. La proximité de la côte des Arcadins
représente un atout majeur pour la réalisation
d'évènements culturels. Le Cap-Haïtien, malgré
un passé de carnaval spectaculaire durant les
années 1940-60, dispose d'un Parc national
historique unique dans la Caraïbe qui en fait une
destination touristique privilégiée et dans ce cadre
doncunepriorité.
Le carnaval de Port-au-Prince en péril
Le carnaval de Port-au-Prince est un rituel
identitaire qui a lieu, non pas au mois de juillet,
mais, de l'Epiphanie au mercredi des cendres et qui
rassemble plus de 500 000 Haïtiens du pays et de la
diaspora dans son espace urbain. Dans ce temps
calendaire toute une série de rituels ouvre la voie à
l'évènementquiauralieudurantlestroisjours gras.
En raison de ses caractéristiques propres et
de ses nouvelles tendances ou dérives, c'est un
divertissement populaire fort de symbolisme qui
n'intéresse que les Haïtiens. De la manière dont il
est organisé pour ne pas dire formaté : Durée de huit
à dix heures de défilé avec de nombreuses pauses
interminables, cacophonie de décibels, foule
compacte non déguisée qui circule dans un
mouvement de va-et-vient continu, absence de
créativité populaire artistique originale, le carnaval
de Port-au-Prince n'attire pas les visiteurs
étrangers. D'ailleurs les interdictions faites aux
consultants étrangers des organisations non
gouvernementales ou internationales installées en
Haïti de fréquenter le carnaval (sous prétexte de
sécurité) témoignent de ce manque d'intérêt face à
notrefestivité.
Si vous naviguez sur le net à la recherche de
carnaval vous n'y trouverez pas de promotion du
carnavalhaïtien.
Fort de ce constat, il faut soutenir la promotion
de cet évènement festif auprès de nos compatriotes de
l'extérieur.
Sauver le carnaval de Port-au -Prince
Le carnaval, c'est une fête rituelle calendaire
qui possède une capacité de se réinventer tout comme
la société haïtienne. En tant que fête populaire de
longue durée, il s'est ressourcé à chaque moment de
crise, associant éléments traditionnels et nouvelles
influences (après l'occupation américaine et la
campagne de « rejeté »), d'autres fois en puisant tout
bonnement dans son fonds culturel. Qu'on se rappelle
l'émergence des groupes « racines » durant le carnaval
de1991 boudéparlesecteurdes affaires.
Aujourd'hui plus que jamais la mise en place
d'infrastructures culturelles comme les ateliers
d'apprentissage de la musique et des métiers connexes
au carnaval s'impose dans les quartiers réhabilités du
centre-ville.
Au lieu de dynamiser le carnaval tout en
revitalisant les quartiers dont il est issu parce qu'ils
sont en symbiose, on s'acharne depuis quelques
années à extraire le carnaval de Port-au-Prince de son
bassin de mémoire ou, pour parler dans un langage
actuel,de«sa base».
La responsabilisation de la population
métropolitaine par rapport à ce rituel identitaire est un
enjeu important. Sauvegarder son patrimoine est un
acte qui interpelle tous les acteurs de la ville :Artistes,
entrepreneurs, banquiers résidents de quartier,
gestionnaires publics. Tous les membres de la
communauté urbaine doivent être sollicités pour
redynamiser le carnaval de Port-au -Prince qui risque
de perdre son sens de rituel identitaire dans les dédales
des décisions qui financent la médiocrité, l'obscénité
plutôtquelaformationetlacréativité.
Carole Roy sociologue
Source : Le Nouvelliste
Newsletter 14
Espace biblique
La vraie Signification de Pâques
Qu'est-ce que la vraie signification de
Pâques ? Est-ce la fête du chocolat ? des
poussins ? Des lapins ? Des œufs ? Ou
bien peut-être une fête que l'on aime bien pour
les congés de travail qu'elle nous apporte ?
Eh bien non. La Pâques sert tout d'abord
à se rappeler la résurrection de Jésus-Christ.
PÂQUES- VENDREDI
Les soldats placèrent une couronne
tressée d'épines sur la tête à Jésus et se
moquèrent de lui parce
qu'Il se disait Roi. Ils le
conduisirent ensuite à un
endroit appelé Golgotha, ce
qui signifie " Le lieu du
Crâne ". Ils voulurent lui
donner du vin mélangé
avec de la myrrhe (une
drogue) mais Jésus refusa.
Puis, ils le clouèrent sur la croix et se partagèrent
ses vêtements, en tirant au sort pour savoir ce
que chacun recevrait. Il était neuf heures du
matin quand ils le clouèrent sur la croix. Sur
l'écriteau qui indiquait la raison de sa
condamnation, il y avait ces mots: " Le roi des
Juifs ".
Quelques heures plus tard Jésus poussa
un grandcrietmourut.
Le soir était déjà là, quand arriva Joseph,
qui était d'Arimathée. Joseph était un membre
respecté du Conseil supérieur, et il espérait, lui
aussi, la venue du Royaume de Dieu. C'était le
jour de la préparation, c'est-à-dire la veille du
sabbat. C'est pourquoi Joseph alla
courageusement demander à Pilate le corps de
Jésus.
Joseph acheta un drap de lin, il descendit
le corps de la croix, l'enveloppa dans le drap et le
déposa dans un tombeau qui avait été creusé
dans le rocher. Puis il roula une grosse pierre
pour fermerl'entréedutombeau.
Références bibliques (Marc 15:22-26, 42-
43:46)
PÂQUES- DIMANCHE
Très tôt le dimanche matin, les femmes se
rendirent au tombeau, en apportant les huiles
parfumées qu'elles
avaient préparées. Elles
découvrirent que la pierre
fermant l'entrée du
tombeau avait été roulée
de côté; elles entrèrent,
mais ne trouvèrent pas le
corpsduSeigneurJésus.
Elles quittèrent le tombeau et allèrent
raconter tout cela aux onze et à tous les autres
disciples...
Mais ceux-ci pensèrent que ce qu'elles
racontaient était absurde et ils ne les crurent pas.
Cependant Pierre se leva et courut au tombeau; il
se baissa et ne vit que les bandes de lin. Puis il
retourna chez lui, très étonné de ce qui s'était
passé.Jésus étaitressuscité.
Référencesbibliques(Luc24:1-12)
PÂQUES- JÉSUS APPARAÎT AUX
DISCIPLES
Plus tard, dans la journée du dimanche,
Jésus se présenta à deux disciples mais ils ne le
reconnurent pas. Lorsque venu le temps de
rompre le pain, leurs yeux s'ouvrirent, mais Jésus
disparut devant eux. Se levant de bonheur le
lendemain matin, les deux disciples allèrent à
Jérusalem pour raconter aux onze qu'ils avaient
vu Jésus. Tandis qu'ils parlaient de la sorte, Jésus
se présenta au milieu d'eux, et leur dit: La paix
soit avec vous! Saisis de frayeur et d'épouvante,
ils croyaient voir un esprit. Jésus leur montra ses
mains et ses pieds percés par les clous puis il leur
dit: C'est là ce que je vous disais lorsque j'étais
encore avec vous, qu'il fallait que s'accomplît
tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse,
danslesprophètes,etdanslespsaumes.
Référencesbibliques(Luc24:13-47)
PÂQUES- AUJOURD'HUI
L'histoire de Pâques est bien belle mais si
Newsletter 15
Espace biblique
La vraie Signification de Pâques
elle se terminait ici, elle ne demeurerait qu'une
histoire. Cependant, Dieu nous a donné un
cadeau bien plus grand que toute attente de notre
part : Par la mort de Son Fils Jésus, Il nous a
donné la vie éternelle. «Car Dieu a tant aimé le
monde qu'il a donné son Fils unique, afin que
quiconque croit en lui ne périsse point, mais
qu'il ait la vie éternelle.» (Jean 3:16)
De même qu'il a été appelé à être
crucifié, de même nous sommes appelé à mourir
à nous-même et à nous faire "ressusciter" par
Dieu pour suivre le chemin qu'Il nous réserve.
Mais pour ce, il faut croire que la résurrection
est possible à Dieu. «Car, comme le Père
ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le Fils
donne la vie à qui il veut.» (Jean 5:21) Ainsi,
en acceptant que Jésus-Christ ait porté le
poids de nos péchés à la croix, nous nous
déchargeons de notre fardeau au pied de la
croix et commençons une nouvelle vie en
Lui. «Si quelqu'un est en Christ, il est une
nouvelle créature. Les choses anciennes sont
passées; voici, toutes choses sont devenues
nouvelles.»(2 Corinthiens5:17)
La vraie fête de Pâques, c'est celle qui remplit
nos cœurs del'amourdeJésus!
Pasteur Jonathan Béclard
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  • 1. Newsletter Média en ligne Promotion de Culture et de l’Environnement Muzac Magazine Volume No. 12 - Année 1 Luckner Muzac Conseiller Technique Animateur culturel Dickens Princivil MARKETING : Patrick Muzac PHOTOGRAPHIE Hercule Peterson Samuel Lamery GRAPHISME Jean Claude Muzac RADIO EN LIGNE Radio Aquinoise Internationale en France MEDIA EN LIGNE www.muzacmagazine.com www.radioaquinoise.com Muzac Magazine 509) 3754-0463 / 4015-5359 redactionmag2014@gmail.com Publication électronique Rodmar Mervilus Rédaction Jean Claude Muzac Directeur-Manager Dépôt Légal Bibliothèque Nationale Haiti DL:09-07-596 Enregistrement Ministère du Commerce Haiti Solon Julien Hercules Peterson Publication Electronique - Mars 2017 SERVEXPRESS Musiphotart Radio Aquinoise Internationale Andy Limontas Robert Jean Département Entrainement des Laïques (DEL) Le défilé artistique des Cayes perd de sa magie Port-au-Prince et son carnaval Roberto Jean-Baptiste
  • 2. Newsletter 2 SERVEXPRESS Musiphotart Partenaires : RadioAquinoiseInternationale Musiphotart 1ère ruelle Jérémie # 3 Radio Canal+Haïti Diasporama Haïti
  • 3. Newsletter 3 EditoSOMMAIRE Société La Noël fête païenne ou fête chrétienne …………………..P. 17 Etats-Unis: ce qu'il faut attendre de la gouvernance de Donald Trump………………..P 13 Des félicitations de la part de la communauté internationale ..........................................P. 14 Jean Claude Muzac Directeur/Manager EQUIPE REDACTION Hercules Peterson Rodmar Mervilus Robert Jean RESEAU MEDIA PARTENAIRES Radio Aquinoise Internationale (Paris) Radio Canal +Haïti Alter Presse Haïti France 24, RFI La rédaction de MUZAC MAGAZINE remercie tous ceux qui, de près ou de loin, n'ont pas marchandé leur support à l'existence et au développement du magazine. Nos colonnes vous sont ouvertes. Nous attendons avec beaucoup vos criti- ques, commentaires et suggestions pour bâtir ensemble nos publicationsenligne. Ses remerciements vont plus spécialement à la Radio Aquinoise Internationale qui émet depuis Paris et la Radio Canal+HaïtiémettantàPort-au-Prince. Ces partenaires de MUZAC MAGAZINE sont joigna- blessur www.muzacmag.info. La réalisation du site magazine en ligne que nous avons mis sur pied a pris du temps; mais la détermination a triomphé. Il est le vôtre. L'espoir est permis. Grâce à la coordination et à la confrontation des idées, nous pouvons enfin attendre vos suggestion. Cette publication électronique s'adresse à tous les per- sonnes qui se regroupent dans le but d'agir pour un monde meilleur et autour d'un partage d'informations, d'idées, de sa- voirs etdeconnaissances. Avec ce magazine électronique, vous découvrez une série d'articles traitant de divers thèmes, comme : la santé, la culture, l'environnement, l'éducation, société etc… Notre travail jour- nalistiqueprivilégielarencontredetous lestendances. Jean Claude Muzac Directeur /Manager Une jeune Marocaine invente un réfrigérateur… Sans électricité ! ......................................Page 9 Culture : Une société sans la violence faite aux femmes est-elle possible ? …………............................Page 5 Technologie Faute d'organisation, le défilé artistique des Cayes perd de sa magie ………….. Page 10 Port-au-Prince et son carnaval…….....Page 11 Espace biblique : La vraie Signification de Pâques.… Page 14
  • 5. Newsletter 5 Société UNE SOCIÉTÉ SANS LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES EST-ELLE POSSIBLE ? epuis des décennies, la violence contre les Dfemmes est un problème crucial qui a fait couler beaucoup d'encre chez les socio- anthropologues, les psychologues et qui a de plus en plus attiré l'attention des gouvernements des pays en développement ? Ainsi que la communauté internationale. De nos jours, elle devient une problématique d'ordre mondiale, Partout dans le monde les femmes et les filles souffrent en silence, d'autres espèrent en finir avec ce combat mener au quotidien ou l''impunité semble la règle. Elles subissent des viols, de violences conjugales, de mutilations génitales,d'esclavagesexuel,etdesdommages. Dans cette conjoncture particulière, l'ONU- Femmes lance l'offensive depuis des années l'initiative visant à mettre fin à la violence sexiste dans laquelle les gouvernements de plusieurs pays se sont déjà engagés, à promouvoir une planète équilibrée autour de la perspective « les Femmes dans le monde du travail en évolution : une planète 50-50 d'ici 2030 », tel est le thème retenu pour cette année dans le cadre de la célébration de la journée internationale des femmes le 8 mars prochain. Cependant, au milieu de ces souffrances, de ces violences latentes et inavouées qui pervertissent la société, certaines questions fondamentales méritent d'être posées pour comprendre et trouver le fondement de ce problème universel. D'abord, La question n'est pas comment va-t- on mettre fin à la violence sexiste mais plutôt comment mettre fin à cette machine qui produit ce modèle d'homme violent ? De quelle contrée vient ce type de bourreaux ? Quels sont les appareils produisant et qui continuent à produire ces Hommes. Comment éradiquer les violences faites aux femmes? Quels sont lesprémisses,lepointdedépartdecetteviolence? UNE VIOLENCE STRUCTURELLE ET PERENNE Les présupposées mythologiques qui s'étalent dans notre monde rendent pérenne la violence à l'égard de la femme. Elles s'expliquent dans le livre de Genèse. Ce récit explique que Dieu créa l'homme à partir de la terre qu'il anime de son souffle et à partir de la côte d'Adam, il donne naissance à « Ève » la première femme, cette histoire suppose déjà la gente féminine est le secondaire de l'homme. Elle est tout ce qui reflète la négativité de ce monde. La majorité des mythologies religieuses sociétales condamnent les femmes sur toute la ligne et les traitent de façon inferieure. En ce monde ci, n'est-il pas possible de revoir ou repenser à la base le vrai but de la création de la Femme ? Parce que, Montaigne nous laisse une grille de lecture à ce sujet en disant « Si les femmes sont inferieures c'est parce que nous les avons infériorisé. L'éducation est l'origine de ce handicap qui est visible. Mais si nous éduquons la société autrement, alors il y a de forte chance qu'elles seront nos égales». LE FONDEMENT DE LA VIOLENCE A PARTIR DE L'HISTORE Pour comprendre le fondement de cette violence permanente à l'égard des femmes, l'histoire se révèle un élément fondamental. Quand on était dans la saison des cueillettes, les hommes avaient un rôle essentiel aller chercher à manger, chasser des bœufs, partir à la campagne. La femme reste à la maison, surtout lorsqu'elles étaient enceintes, elle ne pouvait pas poursuivre l'homme dans les différentes tâches activités quotidienne, il y avait toujours une différence à l'origine. Les femmes s'occupent des enfants, les allaitent, les nourrissent, les préservent et les procurent des vêtements. Cala dit. La plupart des cas, ce sont les femmes qui élèvent, éduquent et forment les enfants. Alors la question revient à nouveau : La femme, une pièce maitresse si importante tenant compte de son rôle, sa potentialité, pourquoi tant de violence à son égard ? Est-ce possible que les femmes produisent ses propres bourreaux ? Parce qu'on vit dans une société où l'éducation des enfants est faite par les femmes (mères). En matière d'éducation Rousseau, philosophe qui développe une véritable mystique de
  • 6. Newsletter 6 l'enfance eu à dire « donne-moi un enfant de 0 à 6 ans, je te donnerai un homme ». Ellen G. White nous dit aussi dans son livre Education, éd, vie et santé: p15, La véritable éducation « implique bien plus que la poursuite de certaines études […] c'est le développement harmonieux, physique mentale et spirituelles » si la formation de la jeunesse ne pourvoit pas de façon équilibrée à ces trois facultés, elle produira des adultes déséquilibrés dans une sociétéinstable(Ibid.;p35). LES FAMILLES MONOPARENTALES, INDICATEURS DE VIOLENCE Dans le cas d'Haïti la violence contre les femmes a été observée non seulement à partir des idées émues plus haut d'ordre mondial. Mais aussi d'autres points de vue propres au milieu et à la réalité culturelle Haïtienne apparaissent. Telle est le cas des familles monoparentales. Le phénomène «famille monoparentale» est assez répandue en Haïti. Selon les estimations «Plus de 60% des familles haïtiennes sont monoparentales. La plupart sont dirigées par des femmes qui élèvent seules leurs enfants», fait remarquer l'ex ministre à la condition féminine, Mme Laurence Jocelyn Lassègue. Pour mieux illustrer l'ampleur du phénomène, d'une part, la Ministre parle de «l'irresponsabilité des géniteurs». Ces derniers ont, le plus souvent, plusieurs familles. Elle ne considère pas comme des pères, ceux qui n'assument pas leur responsabilité. Mais d'autre part, le tremblement de terre du 12 janvier 2010 avec les dommages et pertes en vies humaines l'a amplifié. Donc, d'autres femmes vont devoir élever seules leurs enfants. Encore, voilà un point qui éteigne notre étonnement de savoir les femmes étaient depuis toujours auprès des enfants. L'interrogation demeure le même pourquoi tant de violence à son égard? LES « RESTAVEK » D'AUTRES INDICATEURS Ce mot est dans le vocabulaire créole haïtien, dérivé du français « RESTE AVEC », un élément fréquent, une pratique ancienne dans la société Haïtienne est un fait marquant dans le cadre de notre observation, elle a été aggravé non seulement à cause de la situation socio-politique et économique des dernières décennies. Mais aussi, le tremblement de terre du 12 janvier 2010 est un cas de force majeure qui a contribué à augmenter le nombre des enfants ainsi placés. En Haïti, les « Restavek » sont des enfants pauvres, donnés par leurs parents à des familles aisées dès l'âge le plus tendre dans l'espoir qu'ils échapperont à la misère et pourront fréquenter l'école. Mais la réalité est autrement. Des centaines de milliers d'enfants (300 000 selon l'UNICEF) sont réduits en esclavage par leur "famille d'accueil" sans qu'elle se rende compte du danger qu'elle crée pour elle et pour la société. Et voilà, nous sommes confrontés à cette dynamique mortifère qui bride nos sociétés. Non seulement on les maltraite en occupant presque toutes les tâches ménagères très dure, jusqu'à une heure très tardive le soir, ils sont fréquemment sous-alimenté, ne reçoit aucune instruction et aucun salaire, et le pire la loi haïtienne ne prévoyant pas de rémunération pour ce type de travail. L'enfant "Restavek" subit, parfois, des violences physiques ou sexuelles. L'humiliation fait partie de l'ensemble des châtiments qu'ils doivent subir, Il y a un fait que beaucoup ignore ca ils fabriquent des hommes et femmes qui peuvent être des éléments dévastateurs pour la société Haïtienne les victimes pour la plupart ce sont des jeunes filles devenudes femmes. Les familles d'accueil ayant des enfants ne prêchent pas toujours la bonne entente avec les restavecks. Cette attitude classique fait allusion au DrAlice Miller, dans son livre « C'est pour ton bien » p119 qui présuppose « Quand on éduque un enfant, il apprend à éduquer. Quand on fait la morale à un enfant, il apprend à faire la morale; quand on le met en garde, il apprend à mettre en garde; quand on le gronde, il apprend à gronder, quand on se moque de lui, il apprend à se moquer, quand on l'humilie il apprend à humilier, quand on tue son intériorité, il apprend à tuer. Il n'a alors plus qu'à choisir qui tuer : lui-même, les autres, ou les deux. Tous les enfants humiliés et maltraités ne deviennent pas des monstres; mais tous les monstres, tous, ont d'abord été des enfants humiliés et maltraités. Ils gardent une attitude violente ». « La violence est certaines fois la répliquedeson vécu». En effet, nous arrivons à stopper la violence contre les femmes et les filles et créer un monde où chacune pourra vivre à l'abri du harcèlement et de la peur en stoppant d'abord cet appareil non pas UNE SOCIÉTÉ SANS LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES EST-ELLE POSSIBLE ?
  • 7. Newsletter 7 brusquement mais de manière graduelle. Cette vision amnésique mondiale utopique je dirais pour un monde Tous UNIS, libre de toute violence à l'égard des femmes n'est pas possible mais il est possible que cela devienne possible. On ne partage pas l'idée qu'il y a une nature humaine violente. Si les êtres humains étaient violents par nature, si même la moitié de l'humanité était inévitablement tueuse, alors la famille sous ses différentes formes ne pourrait pas exister. Les pères tueraient les mères ; les mères, les pères ; les parents, les enfants ; et les enfants, les parents. Si c'était le cas, la population mondiale serait depuis longtemps arrivée au bout d'un processus d'extinction. Il faut d'abord sensibiliser les femmes, le public et d'accroître la volonté politique. Tout doit passer par une rééducation. Emile Durkheim avait raison en pensant l'éducation, comme étant un phénomène social fondamental. Ce dernier tend à travers son milieu social à façonner l'individu à son image. Elle est l'œuvre d'institutions historiques telles : l'École, la Famille, l'État, l'Église, les Groupes de pairs. L'éducation est une arme à double tranchant, elle peut être un instrument de changement social ou l'inverse. Après une longue réflexion qui a consisté à comprendre le phénomène de la « violence à l'égard des femmes» en le confrontant à d'autres observations. A quelle conclusion arrêtons-nous ? Mettre fin au cycle de violence faite à l'égard des femmes un peu partout et aussi en Haïti il faut observer, chercher à comprendre et remettre en question les rapports, les transmissions que font les femmes à leur enfants et aux « Restavek ». Tout un chacun de l'histoire sociale Haïtienne (familles aisées ou pas) avait un « Restavek », en d'autres terme un enfant, un humain chez eux. Quel rapport que aviez-vous avec lui? A quel moment vos enfants étaient acteurs, témoins de la maltraitance (violences physiques qui peuvent s'exprimer par des Gifles et toutes formes de maltraitance. Peut-on espéré une société en équilibre sans la présence d'uneFemme? Roberto JEAN BAPTISTE Conseiller en Politique Locale du Parti de la Renaissance Haïtienne (PAREH) E-mail : jeanbaptisteroberto2007@yahoo.fr UNE SOCIÉTÉ SANS LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES EST-ELLE POSSIBLE ? CEPLA (EP) Faculté Fondée en 1988 par des professeurs de renons dans le domaine de la santé en Haiti. Sciences Infirmières en 4 ans Assistance familiale en 18 mois Aide Pharmacie en 12 mois Assistance Familiale en 18 mois Gouvernante de maison en 27 mois. Transport assuré par l ’autobus de la faculté pour les stages tant dans la capitale et dans la ville de provinces Rue Rivière, ( Lalue ) Port-au-Prince, Haïti Téls : 2230-8084 / 4733-2757
  • 8. Newsletter 8 Daï Rutz Un artiste à surveiller
  • 9. Newsletter 9 Technologie Une jeune Marocaine invente un réfrigérateur… Sans électricité ! "Le frigo du désert" marche à l'air libre partir de techniques ancestrales, Aune jeune Marocaine a réussi à créer un réfrigérateur permettant de refroidir aliments et médicaments en plein désert. Ca vous paraît léger ? Un peu de patience… Car ce réfrigérateur a la particularité de fonctionner…sans électricité.On vous avaitditd'attendre. L'ingéniosité n'a pas d'âge. A 23 ans, Raowia Lamhar en est une nouvelle preuve. Tout juste diplômée de la faculté de sciences et techniques de Mohammedia, à 60 km au sud de Rabat, la jeune Marocaine vient de créer Go Energyless, une start-up au potentiel révolutionnaire. Avec ses deux associés, elle traverse le pays de long en large pour faire connaître sa dernière trouvaille : Fresh'it. A première vue, on parle ici d'un gros pot d'argile franchement pas terrible. Sauf qu'en soulevant la toile de jute qui chapeaute l'appareil, on découvre une second contenant, plus petit, qui change l'objet en merveille. Le tout, c'est un réfrigérateur économique et hyper- écologique. Et croyez-le ou non, mais l'appareil fonctionne sans électricité. Le principe est le suivant : du sable, disposé entre les deux contenants, doit être mouiller une à deux fois par jour en fonction de l'humidité. "En s'évaporant, l'eau fait baisser la température jusqu'à 6 °C", expliquel'inventeur. Du froid dans le désert…sans électricité Ce "frigo du désert" permet de conserver de nombreux aliments, jusqu'à 8 kg de fruits et légumes par exemple pendant une dizaine de jours. Il faut compter un demi-litre d'eau par jour à Rabat ou à Casablanca, 750 mldansdesvillesplus chaudes.
  • 10. Newsletter 10 Culture Faute d'organisation, le défilé artistique des Cayes perd de sa magie e lundi 27 février marquait le deuxième Cjour gras du carnaval national qui a lieu aux Cayes cette année. Une belle fête qui a drainé des milliers de personnes et qui s'est terminée vers 4 heures du matin. Mais qu'y avait-il à voir véritablement au défilé artistique qui a précédé le passage très attendu des chars musicaux? Pour ce deuxième jour gras, enthousiastes et déterminés à être aux premières loges pour assister au défilé artistique du carnaval national, nous sommes arrivés tôt au boulevard des Quatre chemins. Comme on ne connait pas d'avance l'heure à laquelle les festivités sont lancées, autant s'y rendre tôt pour ne rien rater. Même en début d'après-midi, les abords de l'axe délimité pour le parcours sont carrément difficiles d'accès. Voitures, taxi-motos, petits marchands et passants contribuent au désordre et rendent la circulation infernale. Il faut marcher pour arriver jusqu'au parcours. Ce faisant, nous passions, étonnés, sur ces quelques stands, seulement peints en blanc. Le comité du carnaval national avait prévu d'en construire 115. Ils n'ont visiblement pas trouvé preneurs,ceséléphantsblancs!Dommage. Il est quatre heures, quelques dizaines de carnavaliers sont déjà présents pour le début des festivités. On a droit à de la musique, de la danse en majorité. La fanfare du Palais national, des bandes à pied et des chorégraphies de plusieurs écoles de danse. C'est intéressant de voir que diverses tranches d'âge sont représentées. Enfants, jeunes et moins jeunes participent au défilé, dansant, chantant et prenant visiblement plaisir à cequ'ils font.Des personnes handicapéesaussi. Encore une fois, le déficit de communication est patent. La logistique, quant à elle, était quasi-absente.Aucun cordon de sécurité pour séparer la foule des artistes. On a du mal à voir qui est acteur, qui est spectateur. De temps à autre, des voitures, dont certaines roulant à contresens du parcours, obligent les gens à s'entasser d'un côté. Trop proches les unes des autres, et souvent non identifiées, bandes à pied et troupes de danse défilent. Mais ceci nuit gravement à la qualité du spectacle qu'elles tentent de donner. Car certains ont fait des efforts remarquables pour offrir de belles prestations qui ont amusé ceux qui avaient la chance d'y assister. De beaux costumes, des morceaux de musique populaire, des chorégraphies bien préparées. Le théâtre national, Gwo Zouzoun par exemple. A l'évidence, ce n'est pas le talent qui a le plus manqué. Mais l'organisation. Par moments, ce qu'on avait sous les yeux était un spectacle à la limite du désolant, tellement l'organisation laissait à désirer. Aucune magie ! Beaucoup de cacophonie. Rien qui puisse vraiment épater les participants. Pas étonnant que ces artistes aient fait leur show devant des stands quasiment vides et des spectateurs passifs. Doit-on aussi souligner que le président de la République, Jovenel Moïse, la première dame et beaucoup d'officiels sont arrivés bien après cette partie ô combien importante du carnaval? Grande et belle fenêtre sur notre culture, le défilé artistique est a repenser, revoir et corriger si on veut utiliser le carnaval comme un outil susceptible d'attirer les touristes et aussi les investissements. Un défilé plus organisé dans le futur, avec les crédits pour chaque artisan, chaque artiste, chaque designer, chaque personne qui y a contribué, est-ce trop demander ? À quelques heures du troisième jour, un peu plus de logistique, est-ce la meràboire? Winnie Gabriel Duvil Ticket Magazine
  • 11. Newsletter 11 Culture Port-au-Prince et son carnaval e carnaval de Port-au-Prince coïncide avec Lla naissance de la ville et se développera parallèlement à la croissance urbaine. Cette tradition festive, vieille de plus de 250 ans, s'inscrit dans le fait urbain. La coutume remonte à l'époque coloniale et se déroule dans toutes les villes d'Haïti durant les jours gras. Au lendemain de l'indépendance, elle s'est perpétuée dans certaines villes,notammentà Port au Prince et s'inscrit dans le vieux centre urbain de cette ville qui en a jalousementconservélamémoire. L'importance du carnaval pour les Port-au- Princiens. Parler du carnaval de Port au Prince réfère aux traditions et aux coutumes qui fondent les quartiers et ses résidents. Le carnaval, transmis de génération en génération, fait partie du patrimoine vivant du vieux centre de la capitale. Même s'il s'est adapté au fil du temps aux exigences du moment ou aux caprices des décideurs, il renferme des symboliques fortes qui ont perduré. Ce qui fait que le carnaval ne peut être dissocié de ses acteurs principaux que sont les résidents des quartiers du vieux centre, les habitants des lakous urbains (diables, chaloska), les membres de sociétés secrètes (indiens, arabes, bœufs) à travers les bandes déguisées et les bandes de musique à pied. Nous savons tous que les coutumes et les traditions propres aux membres d'un groupe ou d'une communauté contribuent à leur sentiment d'identité. C'est la raison pour laquelle le carnaval joue un rôle important pour les communautés urbainesdePort-au-Prince. Le carnaval est une fête dont toutes les activités se déroulent dans les rues et dans les espaces publics. Organisé par les quartiers, c'est un divertissement qui concourt à égayer la vie des citadins et plus que cela, c'est une expression traditionnelleetpopulaire« du vivreensemble». Le carnaval est surtout un moment de rupture avec le quotidien, c'est pourquoi même dans le cadre de graves conflits sociaux et politiques les Ports-au-princiens ont toujours pratiqué la trêve durant les trois jours gras. Le carnaval rassemble tous les Haïtiens par un sentiment d'appartenance à un patrimoine, à un héritage commun. Chacun veut se fondre dans « le peuple », dans cette foule compacte qui, exceptionnellement pendant trois jours sera sans forme, sans classes, sans couleurs et arpenteralesrues du centre-villejusqu'au Champde Mars au son de la musique. Dans ce cadre c'est la reconnaissance tant par les Haïtiens de l'intérieur et de la diaspora d'un héritage en commun : « se bagay Ayisyen menn » Facteur de cohésion sociale, le carnaval a toujours été essentiel dans sa capacité à « exorciser les frustrations sociales et politiques accumulées au cours de l'année au point d'être toléré par les pouvoirs politiques et religieux » Facteur de cohésion sociale le carnaval exerce une fascinante attraction sur beaucoup de jeunes haïtiens de la diasporanés àl'extérieurenquêted'identité. Le carnaval est un héritage du passé que nous nous sommes transmis de génération en génération. Aujourd'hui, les vieux quartiers en ruine de Port-au- Prince représentent encore et toujours la mémoire du carnaval. Ce n'est pas seulement Bel air, c'est Fort Touron, Grand-rue, Martissant, le Bas-peu-de chose et tant d'autres qui font partie de l'aire métropolitaine. Les traditions carnavalesques sur une aussi longue durée (250 ans) continuent de participer au façonnement de la culture populaire urbaineetàlaredéfinitiondesidentitésurbaines. Dans un environnement fragilisé comme Port-au-Prince le carnaval est important pour l'équilibre social des citadins qui tentent de se soustraire pendant quelques jours à la dure réalité d'une cité délaissée, toujours en ruine au bout de 7ans et qui semble sortir d'une terrible guerre. Comment donc ne pas questionner les décisions sans analyse des dirigeants qui, pour la seconde
  • 12. Newsletter 12 Culture Port-au-Prince et son carnaval fois, font fi des coutumes et des usages urbains de la capitaleàdesfinsdémagogiques. La délocalisation du carnaval national Aujourd'hui le carnaval a perdu son esprit satirique, humoristique et même subversif. Il a perdu surtout la fonction qu'il jouait dans la cité, impliquant la participation de toute la population urbaine. Dans le passé, le carnaval était financé par les résidents des quartiers ; chacun donnait sa quote-part pour concrétiser la sortie des groupes déguisés et musicaux (bandes à pied). On achetait sa tunique pour rentrer dans la bande. Les reines étaient sélectionnées par les quartiers. Progressivement les résidents de quartiers ont cédé leur place aux municipalités et ensuite à un comité de carnaval quand ce n'est pas la présidence même. Aussi, on assiste à une désappropriation des Ports-au-Princiens de leur carnaval et à l'extrême dépendancedes acteursdecetévènementfestif. En le transportant continuellement vers d'autres villes et surtout en négligeant la réhabilitation des vieux quartiers en ruine, qui l'ont nourri pendant plus de 2 siècles de leur art et de leur créativité, nous détruisons notre patrimoine urbain. En rémunérant un nombre limité de membres au sein de chaque bande plutôt que de financer des activités collectives de création artistique nous décourageons les arts. En cooptant certains leaders de carnaval à des fins politiques on vide notre carnaval national de son sens. Aujourd'hui cet évènement populaire dont le potentiel créatif ne fait aucun doute est devenu un banal défilé au son de décibels organisé par les autorités par l'intermédiaire de quelques entreprises ou prestataires de services qui contrôlent et monopolisent toute la chaînedeproductiondu carnaval. Chaque fois que l'on exporte le carnaval de Port-au-Prince vers d'autres villes, on le dénature en le coupant de ses fondements. On affaiblit également lestraditionsfestivesdesautresrégions. Tout en conservant un caractère participatif, le carnaval de chaque ville devrait être un évènement festif unique en son genre adressé à des publics cibles différents. Je m'explique : Le carnaval de Jacmel a été durant de nombreuses années (de 1970 à 2000 environ) notre fenêtre ouverte sur le monde. Des revues et magazines du monde entier présentaient Haïti avec son art et sa culture à travers le carnaval de Jacmel. En voulant imiter Port-au-Prince, les chars gigantesques de décibels sonores ont été introduits sur l'avenue Barranquilla pour donner le résultat auquel nous assistons aujourd'hui : un évènement festif chaotique où il n'est plus possible d'apprécier les créations des artistes en raison de l'envahissement du cortège par la foule non masquée et de la cacophonie des camions de musique. Le carnaval de Jacmel n'avait rien à envier à celui de Barranquilla en Colombie qui a été tout récemment classé au patrimoine mondial ou celui de St-Domingue qui s'est inspiré de Jacmel pour attirer des milliers de touristes dans leur capitale. Si nous persistons à réduire les différents carnavals régionaux à un « remake » de celui décadent de Port-au-Prince nous risquons d'ensevelir pour toujours nos traditions et nos créativitésrégionales. En 2012, le Sud avait pu relever le défi en raison de trois facteurs Primo, le Sud a toujours maintenu sa tradition du carnaval avec peu ou sans subvention des pouvoirs publics. Je me rappelle quand je voyageais aux Cayes durant les années 80, dès le mois de novembre le club des tirailleurs entamait déjà ses réunions pour la sortie des bandes carnavalesques. Secundo, c'est la volonté qu'avaient tous les Cayens, les habitants du grand Sud et les personnalités qui les représentaient de saisir l'opportunité qui leur était offerte de relever le défi. Tertio et non des moindres est la localisation géographique des villes du Sud situées aux alentours du chef-lieu dans un rayon de moins de 50 km augmentant de ce fait la capacité d'accueil de la région afin de satisfaire les besoins en hébergement (villes des environs : Cavaillon, Aquin, Camp- Perrin, Port-salut, Torbeck, St-louis-du-Sud……) Grâce à l'euphorie, à l'enthousiasme des Cayens et surtout grâce au talent extraordinaire d'organisation des membres du comité du Sud, le carnaval des Cayes, malgré le «made in PAP », a été un succès. Port-au-Prince était au rendez-vous certes, mais sans son âme ensevelie sous les ruines du vieux centre.
  • 13. Newsletter 13 Culture Port-au-Prince et son carnaval Pour revenir au Sud, les Cayes ont une tradition de troubadours, de chansonniers, et une tradition de danse. Je suis certaine que si l'initiative était laissée aux Cayens d'organiser leur carnaval avec une subvention substantielle au lieu d'imposer le modèle de Port-au-Prince, quelque chose d'original pourrait en sortir, apte à favoriser un type de tourisme. L'Artibonite n'a que faire du carnaval de Port-au-Prince. C'est une région très favorisée en matière de patrimoine culturel. Ce département réunit exceptionnellement un triangle sacré (souvnans-badjo-soukri), palais, fortifications, art martial. La proximité de la côte des Arcadins représente un atout majeur pour la réalisation d'évènements culturels. Le Cap-Haïtien, malgré un passé de carnaval spectaculaire durant les années 1940-60, dispose d'un Parc national historique unique dans la Caraïbe qui en fait une destination touristique privilégiée et dans ce cadre doncunepriorité. Le carnaval de Port-au-Prince en péril Le carnaval de Port-au-Prince est un rituel identitaire qui a lieu, non pas au mois de juillet, mais, de l'Epiphanie au mercredi des cendres et qui rassemble plus de 500 000 Haïtiens du pays et de la diaspora dans son espace urbain. Dans ce temps calendaire toute une série de rituels ouvre la voie à l'évènementquiauralieudurantlestroisjours gras. En raison de ses caractéristiques propres et de ses nouvelles tendances ou dérives, c'est un divertissement populaire fort de symbolisme qui n'intéresse que les Haïtiens. De la manière dont il est organisé pour ne pas dire formaté : Durée de huit à dix heures de défilé avec de nombreuses pauses interminables, cacophonie de décibels, foule compacte non déguisée qui circule dans un mouvement de va-et-vient continu, absence de créativité populaire artistique originale, le carnaval de Port-au-Prince n'attire pas les visiteurs étrangers. D'ailleurs les interdictions faites aux consultants étrangers des organisations non gouvernementales ou internationales installées en Haïti de fréquenter le carnaval (sous prétexte de sécurité) témoignent de ce manque d'intérêt face à notrefestivité. Si vous naviguez sur le net à la recherche de carnaval vous n'y trouverez pas de promotion du carnavalhaïtien. Fort de ce constat, il faut soutenir la promotion de cet évènement festif auprès de nos compatriotes de l'extérieur. Sauver le carnaval de Port-au -Prince Le carnaval, c'est une fête rituelle calendaire qui possède une capacité de se réinventer tout comme la société haïtienne. En tant que fête populaire de longue durée, il s'est ressourcé à chaque moment de crise, associant éléments traditionnels et nouvelles influences (après l'occupation américaine et la campagne de « rejeté »), d'autres fois en puisant tout bonnement dans son fonds culturel. Qu'on se rappelle l'émergence des groupes « racines » durant le carnaval de1991 boudéparlesecteurdes affaires. Aujourd'hui plus que jamais la mise en place d'infrastructures culturelles comme les ateliers d'apprentissage de la musique et des métiers connexes au carnaval s'impose dans les quartiers réhabilités du centre-ville. Au lieu de dynamiser le carnaval tout en revitalisant les quartiers dont il est issu parce qu'ils sont en symbiose, on s'acharne depuis quelques années à extraire le carnaval de Port-au-Prince de son bassin de mémoire ou, pour parler dans un langage actuel,de«sa base». La responsabilisation de la population métropolitaine par rapport à ce rituel identitaire est un enjeu important. Sauvegarder son patrimoine est un acte qui interpelle tous les acteurs de la ville :Artistes, entrepreneurs, banquiers résidents de quartier, gestionnaires publics. Tous les membres de la communauté urbaine doivent être sollicités pour redynamiser le carnaval de Port-au -Prince qui risque de perdre son sens de rituel identitaire dans les dédales des décisions qui financent la médiocrité, l'obscénité plutôtquelaformationetlacréativité. Carole Roy sociologue Source : Le Nouvelliste
  • 14. Newsletter 14 Espace biblique La vraie Signification de Pâques Qu'est-ce que la vraie signification de Pâques ? Est-ce la fête du chocolat ? des poussins ? Des lapins ? Des œufs ? Ou bien peut-être une fête que l'on aime bien pour les congés de travail qu'elle nous apporte ? Eh bien non. La Pâques sert tout d'abord à se rappeler la résurrection de Jésus-Christ. PÂQUES- VENDREDI Les soldats placèrent une couronne tressée d'épines sur la tête à Jésus et se moquèrent de lui parce qu'Il se disait Roi. Ils le conduisirent ensuite à un endroit appelé Golgotha, ce qui signifie " Le lieu du Crâne ". Ils voulurent lui donner du vin mélangé avec de la myrrhe (une drogue) mais Jésus refusa. Puis, ils le clouèrent sur la croix et se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir ce que chacun recevrait. Il était neuf heures du matin quand ils le clouèrent sur la croix. Sur l'écriteau qui indiquait la raison de sa condamnation, il y avait ces mots: " Le roi des Juifs ". Quelques heures plus tard Jésus poussa un grandcrietmourut. Le soir était déjà là, quand arriva Joseph, qui était d'Arimathée. Joseph était un membre respecté du Conseil supérieur, et il espérait, lui aussi, la venue du Royaume de Dieu. C'était le jour de la préparation, c'est-à-dire la veille du sabbat. C'est pourquoi Joseph alla courageusement demander à Pilate le corps de Jésus. Joseph acheta un drap de lin, il descendit le corps de la croix, l'enveloppa dans le drap et le déposa dans un tombeau qui avait été creusé dans le rocher. Puis il roula une grosse pierre pour fermerl'entréedutombeau. Références bibliques (Marc 15:22-26, 42- 43:46) PÂQUES- DIMANCHE Très tôt le dimanche matin, les femmes se rendirent au tombeau, en apportant les huiles parfumées qu'elles avaient préparées. Elles découvrirent que la pierre fermant l'entrée du tombeau avait été roulée de côté; elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corpsduSeigneurJésus. Elles quittèrent le tombeau et allèrent raconter tout cela aux onze et à tous les autres disciples... Mais ceux-ci pensèrent que ce qu'elles racontaient était absurde et ils ne les crurent pas. Cependant Pierre se leva et courut au tombeau; il se baissa et ne vit que les bandes de lin. Puis il retourna chez lui, très étonné de ce qui s'était passé.Jésus étaitressuscité. Référencesbibliques(Luc24:1-12) PÂQUES- JÉSUS APPARAÎT AUX DISCIPLES Plus tard, dans la journée du dimanche, Jésus se présenta à deux disciples mais ils ne le reconnurent pas. Lorsque venu le temps de rompre le pain, leurs yeux s'ouvrirent, mais Jésus disparut devant eux. Se levant de bonheur le lendemain matin, les deux disciples allèrent à Jérusalem pour raconter aux onze qu'ils avaient vu Jésus. Tandis qu'ils parlaient de la sorte, Jésus se présenta au milieu d'eux, et leur dit: La paix soit avec vous! Saisis de frayeur et d'épouvante, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur montra ses mains et ses pieds percés par les clous puis il leur dit: C'est là ce que je vous disais lorsque j'étais encore avec vous, qu'il fallait que s'accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, danslesprophètes,etdanslespsaumes. Référencesbibliques(Luc24:13-47) PÂQUES- AUJOURD'HUI L'histoire de Pâques est bien belle mais si
  • 15. Newsletter 15 Espace biblique La vraie Signification de Pâques elle se terminait ici, elle ne demeurerait qu'une histoire. Cependant, Dieu nous a donné un cadeau bien plus grand que toute attente de notre part : Par la mort de Son Fils Jésus, Il nous a donné la vie éternelle. «Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.» (Jean 3:16) De même qu'il a été appelé à être crucifié, de même nous sommes appelé à mourir à nous-même et à nous faire "ressusciter" par Dieu pour suivre le chemin qu'Il nous réserve. Mais pour ce, il faut croire que la résurrection est possible à Dieu. «Car, comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut.» (Jean 5:21) Ainsi, en acceptant que Jésus-Christ ait porté le poids de nos péchés à la croix, nous nous déchargeons de notre fardeau au pied de la croix et commençons une nouvelle vie en Lui. «Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.»(2 Corinthiens5:17) La vraie fête de Pâques, c'est celle qui remplit nos cœurs del'amourdeJésus! Pasteur Jonathan Béclard
  • 16. Newsletter 16 N’HÉSITEZ PAS A PUBLIER CE NEWSLETTER A TOUS VOS CONTACTS ! Vous souhaitez rédigez un article pour nos prochains numéros Ecrivez à la Rédaction : redactionmag2014@gmail.com Vous voulez devenir un partenaire Retrouvez nous sur le site : www.muzacmag.info Ecrivez-nous : departementmarketing1@gmail.com