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Trombinoscope "Chercheurs d’humanité"
Penseurs et acteurs
de l’écologie et de
l’altercroissance
6 - de 1970 à 1979
É. G. .05.01.2024
Chan Sac Balam
Né en 19??, agroécologiste d’origine mexicaine. Mentor et
musicien, depuis son jeune âge s'enrichit des expériences en les
transformant en apprentissages, pour ainsi les mettre au service des
autres. Formé a la méthode ‘Kamana’ (naturalist training program) par la
Wilderness awarness school et 8 shields for connection modeling.
Fondateur de ‘PermaLab’, bureau d'études et de formation en
agriculture et hydrologie régénératives et en permaculture.¨PermaLab’
accompagne particuliers, collectifs, professionnels, agriculteurs et
collectivités dans le design et l'aménagement de leur terrain, ferme et
territoire, en France et à l'international.
‘PermaLab ‘apporte son expertise pour tout type de projet
agricole en création ou transition (maraîchage, plantes à parfum aroma-
tiques et médicinales [PPAM], arboriculture, viticulture, élevage, grandes
cultures, foresterie, polyculture-élevage, systèmes diversifiés, etc.) ou de
régénération d’espaces naturels (reforestation, renaturation, gestion de
l’érosion, milieux humides, paysages aquatiques,…). ‘PermaLab’
accompagne en Grèce l’ambitieux projet Regenerative Farming Greece
qui consiste à développer, dans le pays, la transition vers l’agriculture
régénérative via un réseau de fermes pilotes et la diffusion de la
connaissance et des pratiques agroécologique et agroforestière.
Samuel Bonvoisin
Né en 19??, ingénieur en agriculture français, spécialisé en
développement territorial. En 2014 cofonde avec sa compagne Jessica
‘l’Oasis de Serendip’, un éco-lieu sur 11,5 hectares dans la biovallée de la
Drôme, mêlant habitat participatif, ferme expérimentale et centre de
formation. Participe en 2015 à la création de ‘l’Association Drômoise
d’Agroforesterie’ (ADAF), qu’il préside pendant 3 ans, et à ‘PermaLab’, un
bureau d’études spécialisé en aménagements permacoles.
Exerce aujourd’hui en tant que consultant et formateur en perma-
culture, à travers son entreprise ‘Avec le Vivant’ , mais aussi en tant que
formateur associé au ‘Campus des Alvéoles’. Depuis 2016 , s’intéresse
particulièrement à la place de l’humain dans les systèmes régénératifs.
Coanime avec Stéphanie Truchot des formations sur la permaculture
humaine et sociale, mais aussi sur la parentalité, l’éducation bienveillante,
la transition éducative.
« À l’origine du biochar ( charbon végétal activé) se trouve la redécouverte
dans les années 1970 de la terra preta (« terre noire ») en Amazonie : la richesse
remarquable de ces sols, sur plusieurs mètres d’épaisseur, est liée à la présence
abondante de charbon végétal issu des cultures sur brûlis. Les populations locales
bénéficiaient d’un sol extrêmement propice à la culture, car la micro-porosité du
charbon permet de retenir en abondance l’eau, les nutriments et de séquestrer
beaucoup de carbone dans les sols. »
Xavier Mathias
Né en 1970, maraîcher bio français, producteur de légumes, de
semences et de plants à Chédigny (Indre-et-Loire), journaliste pour
Rustica Hebdo et auteur de nombreux ouvrages. Mis sur cette voie par
Gérard Liabeuf, "un ancien du Larzac", maraîcher dans le Calvados, et
par Jacques Plot, qui lui a enseigné l’art de greffer, de récupérer des
essaims, de souder et de régler la bineuse.
Nomme son domaine "Le champ de pagaille" par opposition aux
grandes exploitations céréalières, suit les principes et préceptes
élémentaires de l’agroécologie.
S'occupe de la formation continue au ‘Potager du Roi’ à Versailles
et participe à diverses conférences et expositions. Formateur pour
‘Fermes d’Avenir’, enseigne aussi à l’école du Breuil au bois de
Vincennes.
« Pour moi l’anagramme de "militer", c’est "limiter" alors je ne
milite pas, je fais ce que je pense être bien et juste. »
« J’entends beaucoup de critiques sur les bobos citadins qui
investissent leur terrasse pour produire des légumes, mais c’est très
bien. Tous les grands changements sont venus des villes ! »
Gregory Jaczko
États-unien né en 1970, docteur en physique théorique des
particules de l'Université de Wisconsin-Madison, nommé en janvier 2005
commissaire de la Nuclear Regulatory Commission (NRC - Commission
de règlementation nucléaire) et président de la NRC en 2009.
Déploie des efforts pour renforcer les règles de sécurité des
centrales, notamment afin qu’elles puissent résister à un accident d'avion.
En mai 2012, refuse de voter la construction de 2 nouvelles
tranches dans la centrale de Vogtle (Géorgie) et annonce sa démission de
la NRC.
«Je ne peux pas soutenir la délivrance de cette licence, comme si
Fukushima ne s'est jamais produit. Fukushima laisse en héritage des
décennies de dépollution, de décontamination et de démantèlement.
Aucune autre technologie ne peut entraîner de telles conséquences.
À défaut d’élimination totale de la possibilité d’un accident grave, il
est temps d’arrêter tous les réacteurs nucléaires actuellement en service
dans le monde. ».
Clovis Razafimalala
Né en 1970, défenseur malgache de l’environnement. Engagé
dans la lutte contre le trafic de bois de rose (photo du bas), coordonnateur
de la coalition Lampogno.
Arrêté en septembre 2016 à Maroantsetra, une petite ville du
nord-est de l’île dans laquelle il tient un cybercafé, poursuivi pour
"incitation à la rébellion" et "destruction de bâtiments administratifs", faits
qu’il a toujours niés. Condamné à cinq années de prison avec sursis par
le tribunal ordinaire de Tamatave. Amnesty International lance une
campagne pour dénoncer cette détention illégale décidée "sur la base
d’accusations forgées de toutes pièces en raison de ses activités
militantes écologistes".
Des trafiquants exploitent le bois de rose dans les espaces
protégés comme le Parc National de Masoala, un site naturel classé par
l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité. Le bois de rose prend la
direction de la Chine, son premier consommateur mondial. Il est utilisé
dans la marqueterie de luxe. Le commerce de vanille est de plus en plus
utilisé pour blanchir l'argent du trafic, créant des tensions entre les
mafias et les exploitants de vanille.
Jacques Caplat
Français né en 1971, agronome, ethnologue et géographe.
Successivement technicien de terrain, chargé de mission à la
‘Fédération Nationale d'Agriculture Biologique’ (FNAB) et impliqué dans
des projets internationaux (notamment au Nord-Bénin).
Anime pendant 4 ans le ‘groupe d'experts français sur les semences
biologiques’, et participe au ‘groupe de concertation sur les OGM’ du
Commissariat général au plan, ainsi qu'aux prémices du groupe
Écophyto.
Co-fondateur du ‘Réseau Semences Paysannes’, et administrateur
de l'association ‘Agir Pour l'Environnement’. Auteur de plusieurs rapports
nationaux sur l'agriculture biologique.
« Sur 75 % des surfaces de la planète, l'agriculture biologique obtient
de meilleurs rendements à l'hectare que l'agriculture conventionnelle. Un
hectare de blé conventionnel, avec apport massif de chimie, produit au
maximum 100 quintaux, c'est-à-dire 10 tonnes. Un hectare de maraî-
chage diversifié (légumes variés sur la même parcelle) peut produire 20 à
50 tonnes par an. »
Valérie Masson-Delmotte
Née en 1971, paléoclimatologue française. Diplômée de ‘l'École
centrale Paris’. Directrice de recherche chercheuse au ‘Laboratoire des
sciences du climat et de l'environnement’ du Commissariat à l'énergie
atomique (CEA), participe notamment à la reconstitution de la concen-
tration en gaz à effet de serre de l'atmosphère sur les 800 000 dernières
années. Coprésidente du groupe no 1 du (Groupe intergouvernemental
d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) depuis 2015. En pointe dans la
lutte contre le climatoscepticisme* et contre la croyance que la technique
permet et permettra de régler tous les problèmes.
En 2015, aux côtés d'une centaine de personnalités internationa-
les, signe un appel, demandant à laisser les énergies fossiles dans le sol
pour éviter un « crime climatique », comparé à un crime contre l'huma-
nité. En 2018, écrit une lettre au ministre de l'Éducation nationale pour
que les sciences du climat soient mieux présentes dans les programmes
du lycée.
Réduit ses voyages professionnels à ceux rendus nécessaires par
sa fonction au sein du GIEC qu'elle compense par des projets de reboi-
sement en France gérés par ‘Reforest'Action’
* attitude de dénégation face au consensus scientifique sur le réchauffement climatique
( par ex. Jacques-Yves Cousteau, Ronald Reagan, Claude Allègre, Vincent Courtillot, etc.)
Ego Lemos
Né en 1972, permaculteur et auteur-compositeur-interprète
originaire du Timor oriental. Pendant la guerre suite à l’invasion du
Timor par l’Indonésie, son père est tué, sa sœur meurt de sous-
alimentation, son frère est arrêté et meurt d’empoisonnement. Caché
dans la montagne avec sa famille pendant 4 ans et ½, est sauvé par
la nature.
Effectue 2 séjours pour étudier la permaculture en Australie.
Fondateur de Permatil, une ONG destinée à promouvoir la
permaculture et la relation des Timorais avec la nature, « pour rendre
l’agriculture "sexy", surtout chez les jeunes. »
Depuis 1990, chante dans sa langue maternelle, le tetum.
Aidé par sa notoriété de chanteur, fait voter par le parlement une loi
qui impose à chaque école primaire de développer un jardin scolaire
et d’intégrer sa culture dans la pédagogie. 150 écoles ont déjà créé
ces jardins potagers où cultivent enfants et parents.
« Les Indonésiens avaient voulu industrialiser notre
agriculture. Nos fermiers étaient devenus dépendants de la hausse
du prix des semences extérieures. (…) C’est important d’apprendre à
manger des produits frais. C’est également essentiel de montrer que
vivre avec la nature est une fête. »»
Cédric Ringenbach
Né en 1972, écologiste français. Ingénieur de ‘l’École Centrale de Nantes’ .
Consultant en informatique décisionnelle et entrepreneur. Lance en 2016 Blue
Choice, société de conseil en stratégie climatique, puis Directeur de The Shift
Project (TSP), groupe de réflexion et d’action à l’interface du monde académique,
des entreprises, de la société civile et des pouvoirs publics. Conférencier sur la
problématique du changement climatique.
Auteur de ‘la Fresque du Climat’ qu’il crée en avril 2015, puis qu’il diffuse le
plus largement possible à partir de mars 2018, notamment en créant l’association
éponyme, à qui, il a cédé les droits d’utilisation.
‘La Fresque du Climat’ est un jeu créatif et collaboratif qui permet
de comprendre en peu de temps les causes et conséquences du
dérèglement climatique telles qu'expliquées dans les rapports du GIEC.
L'atelier, en groupes de 6 à 20 personnes, dure trois heures et est
structuré en trois phases : 1) Construction collective de la fresque en
reliant les 42 cartes du jeu selon des liens de cause à effet. 2) Décoration
de la fresque en laissant libre cours à son imagination et lui donnant un
titre. 3) Débriefing permettant à chacun des participants d'exprimer son
ressenti et de discuter des solutions individuelles ou collectives à mettre
en place pour lutter contre le changement climatique. ../..
Cédric Ringenbach et la Fresque du Climat
Le jeu, qui a déjà touché des centaines de milliers de person-
nes, est proposé dans les collèges, lycées et dans l'enseignement
supérieur. Des entreprises comme Suez ou EDF proposent le jeu
auprès de leurs salariés. Les élus, les collectivités territoriales et le
grand public font aussi partie du public cible.
« Les politiques publiques ne sont pas en avance de phase sur
la prise de conscience collective. Elles sont plutôt le reflet des
évolutions de la société, a posteriori. C’est donc important de faire
bouger l’opinion publique. Le lobbying permet ensuite de faire
rattraper le retard des politiques sur l’opinion publique.
J’ai construit mon projet en me fondant sur une stratégie
exponentielle très simple : je forme des animateurs par dizaines
pour qu’ils forment eux-mêmes des dizaines de citoyens, de salariés,
d’élèves partout où ils sont, dans les collectivités, les entreprises, les
universités.
J’ai aussi pour projet de traduire les cartes de la Fresque
dans une dizaine de langues. C’est un outil en perpétuelle évolution,
qui se bonifie, s’enrichit. »
Anne Frémaux
Née en 1972, philosophe française. École Supérieure de Commerce,
travaille dans les services marketing d’entreprises multinationales. Quitte le
monde de l’entreprise. Agrégée et professeure de philosophie, doctorante à
la Queen's University de Belfast, thèse de doctorat en écologie politique sur
la décroissance. Engagée dans les milieux associatifs, ex-porte-parole des
‘Verts’ de Grenoble. Montre l’absurdité du PIB, indicateur destructeur érigé
comme fin en soi : le PIB français n’a jamais été aussi élevé, nous n’avons
jamais autant consommé d’antidépresseurs...
« Tout comme le bonheur ne réside pas dans la consommation
débridée soutenue par l’endettement, le salut ne viendra pas de la
technique, des marchés financiers de droits à polluer, des entreprises
prédatrices même repeintes en vert. Les extrémistes, ce ne sont pas les
lanceurs d’alerte qui montrent la nécessité d’une écologie radicale, mais les
détenteurs du pouvoir qui martèlent l’impératif de la croissance et la
nécessité de la relance. »
« À la démesure, l’écologie radicale oppose la limite, la sobriété, le
contrôle des pulsions, le partage. Pour une vie plus riche, plus solidaire et
plus heureuse. Un tel changement de perspective ne se fera pas que par la
pratique individuelle de la simplicité volontaire. Seul un projet de
transformation collective peut répondre à la crise économique, écologique et
psychique actuelle. »
Matthieu Orphelin
Né en 1972, ingénieur et homme politique français. Ingénieur de
l‘’École Centrale de Nantes’ (spécialité environnement), et docteur en
énergie de l‘’École des Mines de Paris’. Effectue l’essentiel de sa
carrière au sein de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de
l’énergie (ADEME). Militant EÉLV jusqu'en 2012, porte-parole de la
‘Fondation pour la Nature et l’Homme’ (ex-Fondation Nicolas Hulot) de
2012 à 2015. Après avoir rejoint ‘En marche’, élu député en 2017. Quitte
le groupe LREM en février 2019, expliquant avoir « fait tout son possible
[...] pour porter haut l'écologie », sans succès, invoquant notamment des
avancées insuffisantes sur les « enjeux climatiques, écologiques et
sociaux ».
Initiateur en févr. 2019 de la tribune « Trouvons une fiscalité
carbone équitable », signée par 86 députés de 5 groupes politiques,
plaidant « pour une fiscalité carbone juste socialement : un outil efficace
pour faire évoluer les décisions d’investissement, favoriser les
comportements vertueux, donner un avantage aux véhicules ou aux
chaudières qui consomment peu ou pas d’énergies fossiles, et répondre
à l’urgence climatique. » Les députés proposent "un nouveau contrat
entre l'Etat, les citoyens, les collectivités locales, les associations
environnementales et de consommateurs et les syndicats."
Christian Clot
Né en 1972, explorateur, chercheur et écrivain franco-suisse.
Études de comédien et metteur en scène. À partir de 1999, explorateur à
visée scientifique en Asie, en Afrique de l’est et en Amérique du Sud,
particulièrement la Patagonie. Réalise en solitaire la première exploration
de la partie centrale de la cordillère Darwin en 2006, ainsi que ses
expéditions ‘Adaptation 4 × 30 jours’ en milieux climatiques extrêmes.
Parallèlement (2005-2018), mène plusieurs travaux de soutien lors de
contextes de crises (tsunamis, tremblement de terre) ou en accompagnant
des groupes de migrants.
Ces expéditions et travaux l’amènent à observer et questionner les
capacités adaptatives des personnes vivant ces situations dramatiques :
comment aider les humains à mieux vivre ces situations de changements
profonds ? Dirige depuis 2010 l’institut de recherche Human Adaptation
Institute, avec pour ambition de mieux préparer les femmes et les hommes
au monde de demain. Intervient régulièrement en entreprise pour
préparer et accompagner les organisations dans toutes les situations.
En décembre 2022, 10 femmes et 10 hommes menés par C. Clot mènent
successivement 3 traversées de 40 jours chacune, dans 3 milieux climatiques
extrêmes et représentatifs de climats possibles dans un futur proche. Objectif de
Deep Climate : comprendre l’impact des changements climatiques sur les humains
Fabrice Flipo
Né en 1972, enseignant-chercheur à ‘Télécom École de
Management’ (Laboratoire du changement social et politique), Maître de
conférences en philosophie, épistémologie et histoire des sciences et
techniques.
« La voiture électrique est une chimère. L’électrique coûte deux à
trois fois le prix de l’essence, hors bonus et fiscalité avantageuse. Ses
émissions sont liées au mode de production de l’électricité et à l’extrac-
tion massive des matériaux – dont le lithium – nécessaires à son fonc-
tionnement. Elle ne fait donc que déplacer le problème – essentielle-
ment dans les territoires relégués où sont extraites et produites les
ressources et l’énergie nécessaires –, sans y apporter la moindre
solution à l’échelle de la planète. Et pourtant, on songe sérieusement à
équiper le monde de plus d’un milliard de véhicules électriques.
La question qui se pose réellement est de savoir comment
subvenir à nos besoins sans utiliser davantage de ressources. La
réponse ne saurait être purement technologique. Elle passe notamment
par une réflexion et une redéfinition collectives de ce que sont ces
besoins et par une remise en cause profonde de l’idéologie de la
croissance du PIB. »
Corinne Morel-Darleux
Née en 1973, femme politique française. École de commerce à
Rennes, ex-consultante en management, ex-responsable de
l’éducation à la Mairie des Lilas.
Secrétaire nationale au combat écologique du ‘Parti de
Gauche’, conseillère régionale de Rhône-Alpes et membre du
mouvement ‘Utopia’, animatrice du site lespetitspoissontrouges.org.
Coauteure et promotrice du Manifeste pour l’écosocialisme
adopté en 2013 (18 propositions).
« Le Plan écologique donne la possibilité d’organiser la
bifurcation vers un autre mode de développement, en interrogeant
nos besoins et en réorientant production, échange et consommation
en vertu de leur utilité sociale et écologique. (…)
Le peuple n’est pas le problème, il est la solution. Le pire
dommage de la crise actuelle de la civilisation humaine serait que
l’humanité soit incapable de s’ouvrir à la voie d’un autre futur. »
Berta Cáceres
(1973-2016), militante écologiste hondurienne issue de la
communauté lenca. Co-fonde en 1993 le ‘Conseil citoyen des
organisations des peuples amérindiens du Honduras’ (COPINH).
À partir de 2006, lutte contre le projet de construction du
barrage hydroélectrique d'Agua Zarca sur le rio Gualcarque, qui menace
de priver d'eau plusieurs centaines d'habitants dans le département de
Santa Bárbara.. En avril 2015, reçoit le ‘prix Goldman pour
l'environnement’.
Assassinée à son domicile, après avoir été victime de menaces
à 33 reprises pendant plusieurs années.
Devenue en Amérique latine un symbole au confluent des luttes
pour l’environnement, les femmes et les populations autochtones.
L’émotion soulevée à travers le monde par son assassinat a
contraint le gouvernement du président Juan Orlando Hernández à
accepter la création de la Maccih (mission de soutien contre la corruption
et l’impunité), un organisme dépendant de l’Organisation des Etats
américains (OEA).
Aurélien Barrau
Né en 1973, astrophysicien français spécialisé dans la physique
des astroparticules, des trous noirs et en cosmologie. Travaille au
‘Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie’ de Grenoble
(LPSC), professeur à l'université Grenoble-Alpes.
À la suite de la démission de Nicolas Hulot, lance avec Juliette
Binoche, dans le journal Le Monde, un appel, signé par plus de 200
personnalités, Appelle à un changement sociétal pour préserver la
planète.
« Nous vivons un cataclysme planétaire. Réchauffement climati-
que, diminution drastique des espaces de vie, effondrement de la bio-
diversité, pollution profonde des sols, de l'eau et de l'air, déforestation
rapide : tous les indicateurs sont alarmants. Les humains et la plupart
des espèces vivantes sont en situation critique. (…)
Il est trop tard pour que rien ne se soit passé : l’effondrement est
en cours. La sixième extinction massive se déroule à une vitesse sans
précédent. Mais il n’est pas trop tard pour éviter le pire.(…)
Il faut des mesures politiques concrètes, coercitives, impopu-
laires. L’appel à la responsabilité individuelle est nécessaire, mais il est
insuffisant. Il faut harceler le pouvoir politique pour que l’écologie soit
considérée comme une priorité. »
Daniel Hooper
Né en 1973, plus connu sous le nom de Swampy, activiste
écologiste du Royaume Uni, qualifié de manifestant environnemental
ou de ‘guerrier écolo’. Coureur de Marathon.
Devient une figure de renommée nationale en 1996 après avoir
construit des cabanes dans les arbres et passé une semaine dans une
série complexe de tunnels creusés dans le prolongement d'une
nouvelle extension de la route A30 à Fairmile, dans le Devon, pour
résister aux tentatives d'expulsion par la police. Invité à la télévision et
à la radio, explique qu’il est nécessaire de vivre en harmonie avec la
nature. Le gouvernement est stimulé à étudier des solutions pour éviter
de construire de nouvelles routes à travers des campagnes
préservées.
En 1997, participe à une autre manifestation dans un tunnel
visant à empêcher la construction d'une deuxième piste à l'aéroport
de Manchester. Est également impliqué dans la protestation contre
l’arme nucléaire et les sous-marins lanceurs d’engins ‘Trident’ à
Faslane, en Écosse.
Avec sa jeune famille, s’installe dans la commune de la ‘vallée
du Tipi’ au Pays de Galles pour vivre en autarcie de façon écologique
(yourte, panneaux solaires, potager, etc.)
Delphine Batho
Née en 1973, femme politique française. ‘SOS Racisme’, ‘Parti
Socialiste’, députée, ministre de l’Écologie, du développement
durable et de l’urbanisme. Présidente de ‘Génération écologie’.
Engagée avec Dominique Bourg dans la campagne des
élections européennes de mai 2019.
Invite à une écologie intégrale, qui consiste à ce que "tout
choix politique soit fondé, dans tous les domaines, sur et pour
l’écologie", avec un État-providence devenant État-résilience.
Prône un système économique "fermé par une norme sociale
transcrivant le caractère limité du système planétaire" et qui vise à
"rendre rentable le bien commun et coûteuse la dégradation des
ressources".
Cette rupture de modèle économique demande un effort sans
précédent, qui au niveau français s’élèverait à 2 à 3% du PIB, selon
les économistes Alain Grandjean et Gaël Giraud, soit 45 à 74
milliards d’euros par an. Réalisable et crédible, même au sein de
l’Europe, "si l’on sort les investissements écologiques du calcul des
déficits".
« Il n’y a que deux alternatives : l’écologie ou la barbarie. »
Jagendra Singh
(1973-2015), journaliste indien de Shahjahanpur. Issu d’un milieu
modeste, devient journaliste en 1999. Se spécialise dans la dénoncia-
tion des affaires de corruption. En 2011, crée une page Facebook sur
laquelle il publie les informations sensibles qu’il collecte. Enquête
notamment sur un homme très puissant : le ministre des Affaires sociales
de l'Uttar Pradesh, Rammurti Verma, qu’il accuse, avec des proches,
d’être lié à l’extraction illégale de sable de rivières (image du bas) et de
corrompre la police pour qu’elle ferme les yeux.
Brûlé vif à l’essence le 1er juin 2015 par des policiers locaux et
des criminels. Décédé le 8 juin 2015 à l’hôpital de Lucknow des suites de
brûlures.
L’enquête policière conclura à un suicide. Les policiers affirment
qu’ils étaient venus interpeller le journaliste, dans le cadre d’une enquête
pour tentative de meurtre. Et que c’est au moment de l’interpeller que
Jagendra Singh se serait, lui-même, immolé par le feu. La plainte pour
tentative de meurtre s’est avérée sans fondement.
Un mois avant sa mort, le journaliste est agressé par plusieurs hommes à
moto. "Pendant qu’ils le tapaient, l’un d’entre eux lui a dit : “Alors comme ça tu écris
des vilaines choses sur le ministre ? Il faut que tu arrêtes maintenant. Sinon, ce qui
va t’arriver, ce sera encore pire”, témoigne Rahul, le fils cadet du journaliste .
Jean-Pierre Goux
Né en 1973, mathématicien français, ingénieur, entrepreneur,
écrivain, conférencier et acteur engagé dans l’écologie. Ingénieur de
‘l’École Nationale Supérieure de Techniques Avancées’ (ENSTA Paris),
DEA en ‘Modélisation et modèles mathématiques en économie’ de
Sorbonne Université. Chercheur en mathématiques à Northwestern
University (Chicago). Afin de contourner les éditeurs de revue scientifi-
ques, jugés trop lents et trop chers, développe et lance en 2000 Optimi-
zation Online sous l’égide de la Mathematical Optimization Society, un
service online gratuit et automatique pour accélérer la diffusion scien-
tifique.
En 2000, rentre en France pour œuvrer à la vie publique et
économique de son pays. Participe à la création de la société ‘Artelys’ :
modélisation et simulation de problèmes dans tous les secteurs (énergie,
réseaux d’eau, environnement, transport, télécom, logistique, industrie).
En 2000, rejoint ‘Powernext’ et participe au schéma du système énergéti-
que français et européen. En 2020, se consacre à temps plein à ses
autres activités écologiques, littéraires et philanthropiques.
En 2000, écrit la grande saga Siècle bleu, roman d’aventures et
thriller écologique qui raconte comment le monde pourrait connaître une
révolution écologique pacifique mondiale en 28 jours, ode à toutes celles
et ceux qui prennent des risques pour leur vie pour préserver les droits
humains et les droits de la Terre. ../..
Jean-Pierre Goux
En 2016, cofonde Blueturn qui permet de réaliser les premières
vidéos de la Terre filmée depuis l’espace.
En 2020, lance l’ONG OneHome qui vise à partager l’overview
effect* au monde entier dans une expérience unique s’appuyant sur les
images de Blueturn, le design, l’art et l’informatique de pointe ainsi que
des collaborations avec des artistes, des astronautes, des activistes et des
scientifiques.
En juin 2019, élu président de l’association ‘Institut des Futurs
Souhaitables’. La mission de cette’ ‘École de la réinvention’ est de promou-
voir une approche prospective pour donner, à toutes et à tous, les moyens
de construire leurs futurs souhaitables.
Son essai Révolution bleue, à paraître en 2023, décrypte la
situation entre l‘humanité et la biosphère et propose des moyens de les
réconcilier.
Membre depuis 2015 du comité de prospective du ‘Comité 21’
(Comité français pour l'environnement et le développement durable). En
2020, il rejoint ‘Space'ibles’, observatoire de prospective spatiale du
‘Centre national d'études spatiales’ (CNES).
* L'effet de surplomb (overview effect), est un choc cognitif, une prise de conscience dont
témoignent certains astronautes lors d'un vol spatial lorsqu’ils observent la Terre depuis l'orbite
terrestre ou la Lune : la planète est perçue comme une sphère fragile, qui nous appelle à
changements d'attitude.
Sébastien Blache et Elsa Gärtner
Sébastien Blache, né en 1973, ornithologue à la Ligue de
protection des oiseaux (LPO Drôme) pendant de 18 ans.
Elsa Gärtner, biologiste et écologue de formation, polyglotte.
Travaille dans le domaine de la conservation des espaces naturels au
Mexique et en Argentine, la botanique au Chili puis les sciences marines en
Australie.
SB reprend en 2006 l’exploitation de son grand-père éleveur, la
ferme du Grand Laval, à Montélier, près de Valence, en zone de céréali-
culture intensive. EG l’y rejoint en 2016. Transforment une trentaine
d'hectares en îlot de biodiversité, grâce à leurs nombreuses activités :
passage en bio, élevage (brebis, poules), culture de céréales, de tournesol,
de cameline, de légumes secs, arboriculture, création de mares, zones de
buissons et de friche, etc. Misent sur la régulation biologique naturelle et
sur le retour de la biodiversité générale.
La ferme du Grand Laval, avec des fermes voisines et avec le
philosophe Baptiste Morizot, a créé l'association ‘Fermes Paysannes et
Sauvages’. Ce réseau travaille en commun sur l'amélioration des pratiques
et travaux favorables à la biodiversité et assure des formations.
« Avec un maximum de vivant, on optimise les possibilités de
service rendu. On fait confiance à la nature. Mon salaire me fait vivre mais
la rencontre d’êtres vivants me nourrit. »
Philippe Bihouix et Benoît de Guillebon
P. B., né en 1973 ? : ingénieur de l’’École Centrale de Paris’
(ECP), a travaillé, en France et à l’international, dans différents
secteurs industriels (énergie, chimie, transports, bâtiment,
télécommunications, aéronautique). Spécialiste du cycle de vie des
objets, membre de ‘l’Institut Momentum’.
B. de G . : Ingénieur ECP. Depuis plus de 16 ans, a démarré et
développé l'APESA, centre technologique spécialisé dans les
problèmes d'environnement et de maîtrise des risques. Préside le
réseau des ‘Collèges des Hautes Études en Développement Durable’
(CHEDD).
« La production des divers métaux - pas seulement les terres
rares, mais aussi le nickel ou le cuivre, par exemple - va bientôt
atteindre un niveau au-delà duquel il ne sera plus possible de l'aug-
menter, et qu'il va falloir apprendre à les économiser. Il faut de plus en
plus d'énergie pour obtenir la même quantité de métal, tandis que la
production d'énergie, elle-même moins accessible, requiert de plus en
plus de matières premières. Les énergies nouvelles, et plus
généralement les technologies dites vertes, recourent à des métaux
rares, dont elles accroissent la consommation, et donc la crise
prochaine. »
Nicolas Ridoux
Français né en 1973, ingénieur et directeur des ventes dans
le domaine médical. Militant de l'association ‘Formation et Action
Citoyennes’. Présente les caractéristiques communes des facettes de
la "crise" :
- crise énergétique : épuisement des ressources fossiles,
- crise climatique : conséquence de la combustion sans frein des
énergies fossiles,
- crise de la nature : effondrement catastrophique de la biodiversité,
- crise financière puis économique : conséquence de la quête de
profit illimité des établissements financiers,
- crise sociale : augmentation des inégalités entre les nations et au
sein même de celles-ci,
- crise culturelle : uniformisation des modes de vie sur la planète, repli
identitaire,
- crise psychique : détresse liée à la perte de sens.
« La décroissance propose une rupture avec l’idéologie de la
démesure, de l'illimité, du hors-sol, de la croissance infinie. Elle
dénonce le primat de l'économie sur tous les autres aspects de la vie,
restaure l’esprit critique face au productivisme dévastateur. Notre
course à la puissance est non seulement mortifère, mais illusoire. »
Claire Nouvian
Française née en 1974, ex-journaliste, productrice et réalisatrice de
documentaires animaliers et scientifiques.
Fondatrice en 2004 et présidente de l'association Bloom qui œuvre
pour la protection des océans et de la biodiversité marine, pour l’adoption
de bonnes pratiques de pêche (sélectives, artisanales) et le maintien du
tissu social dépendant d’écosystèmes marins en bonne santé.
Bloom combat particulièrement le chalutage en eaux profondes,
dévastateur et peu productif. En 2007, organise au ‘Muséum national
d'histoire naturelle’ l’exposition ‘Abysses’ présentant une grande variété
d'animaux abyssaux.
« La France bloque encore le processus européen en raison de son
opposition farouche à l’interdiction du chalutage profond. Ce qui se joue,
c’est la préservation des écosystèmes marins extrêmement vulnérables
des grandes profondeurs et l’engagement de notre pays sur la voie de la
transition écologique, en reléguant au passé les méthodes de pêche les
plus destructrices. »
Pascal Canfin
Né en 1974, journaliste et homme politique français. Ex-député
européen. En juin 2010, à son initiative, 22 députés européens lancent
un appel à la société civile pour qu'elle crée une ONG capable de
développer une contre-expertise sur les activités menées sur les
marchés financiers par les principaux opérateurs : en juin 2011, l'ONG
Finance Watch voit le jour.
Ministre délégué au Développement auprès du ministre des
Affaires étrangères en France dans le gouvernement Ayrault, organise
les ‘Assises du développement et de la solidarité internationale’
(novembre 2012 à mars 2013). Entend « faire de la soutenabilité un
impératif pour la politique française de développement ».
Conseiller principal pour le climat du World Resources Institute
(WRI), dans le cadre de la préparation du ‘Sommet international sur le
climat’.
Directeur général du ‘WWF France’ depuis janvier 2016.
En novembre 2018, nommé par le président de la République
parmi les 13 membres du ‘Haut conseil pour le climat’.
De nouveau député européen depuis 2019 dans la liste LREM,
après avoir reçu d'Emmanuel Macron des assurances que l'écologie
serait « l'axe majeur, premier et transversal » de son projet européen.
Pascal Canfin
Au sein de WWF, et avec le soutien de l’ADEME, la MAIF et La
Poste, lance le programme We Act for Good - WAG (Nous agissons
pour le bien) qui redonne du pouvoir aux citoyens sur leur consomma-
tion en simplifiant le changement de comportement. L’application
permet de casser les 3 freins qui empêchent de passer à l’action :
- Je ne sais pas par où commencer. WAG propose un programme
transformationnel fait sur mesure.
- Je ne veux pas que ce soit difficile. WAG met à disposition une carte
qui permet le passage à l’action facile et effectif
- Je ne veux pas être seul·e. WAG a vocation de créer une commu-
nauté d’acteurs.
« Les Français veulent agir pour la planète mais ne savent pas
toujours par où commencer. WAG est un programme d’accompagne-
ment sur-mesure qui propose des défis, conseils et astuces en
matière d’alimentation, de transport, de zéro déchet, de Faire soi-
même et d’énergie. Cette application mise sur le potentiel du digital
pour transformer les gestes de chacun en force collective. »
Laure Noualhat
Né en 1974, journaliste française spécialisée en écologie au
quotidien Libération et militante écologiste. Anime le blog Six pieds sur
Terre, intervient sur Terra Eco, Arte.
Parle d'écologie avec un humour décapant, sans un gramme
de politiquement correct, dans des clips intitulés ‘La minute
nécessaire de Bridget Kyoto’.
S’intéresse particulièrement au nucléaire et à son irréversibilité.
Coauteure, avec Éric Guéret, des reportages ‘Déchets, le cauchemar
du nucléaire’ et La sécurité nucléaire : le grand mensonge.
« Puisque personne n’est sérieux avec l’écologie, je ne vais pas
me priver ! »
« Comme le dit Jean Rostand : " L’obligation de subir nous
donne le droit de savoir." » (…)
Il faut raisonner différemment : on n’a pas besoin de produire
ce que l’on ne consomme pas. C’est le scénario NégaWatt, un
gisement d’économie d’énergie énorme. On pourrait fermer vingt
réacteurs en France. » ../..
Laure Noualhat et Éric Guéret
À partir de son expérience personnelle de journaliste environnementale,
va à la rencontre de congénères atteints, eux aussi, par l’écodépression, qui
lui confient de quelle façon ils ont remonté la pente, forgé leur salut et
retrouvé leur confiance en l’avenir.
« Ce qui empêche la tenue d’un débat rationnel, c’est l’ancrage
auprès des élites de cette vision de grandeur de la France à travers le
nucléaire. L’idée a été défendue principalement par les ingénieurs du corps
des Mines, mais elle a complètement imprégné le tissu politique. On trouve
peu de politiciens qui ont le courage de remettre cela en cause. Mais il faut
sortir de ce mythe nucléaire. Car les conséquences en sont que nous
perdons du temps et ratons les rendez-vous sur les énergies d’avenir et
renouvelables. Quand vous mettez 80 % des crédits de développement
dans le nucléaire, vous ne mettez pas l’argent ailleurs. »
« L’industrie nucléaire n’a pas été conçue pour résister à des
attentats. C’est vrai des dômes des centrales nucléaires, qui n’ont pas été
construits pour résister à des chutes d’avions. C’est vrai des barrières, des
accès, des angles de tir qu’on pourrait avoir sur les piscines nucléaires. (…)
Il y a eu 83 attaques ou malveillances sur le nucléaire depuis 60 ans. »
Sônia Guajajara
Née en 1974, militante brésilienne pour la protection de
l'environnement. Née dans un village de l'Amazonie dans la zone de la
forêt humide dans l'état du Maranhão. Étudie dans une école
d'agriculture dans le Minas Gerais, et en sciences de l'éducation à
l'Université fédérale du Maranhão.
Organise des manifestations en faveur des droits des peuples
autochtones au Brésil. Candidate du ‘Parti Socialisme et Liberté’ pour la
vice-présidence du Brésil. Cheffe de file de Articulação dos Povos
Indígenas do Brasil - APIB (Articulation des Peuples Indigènes du
Brésil), qui représente plus de 300 groupes ethniques indigènes.
En oct.-nov. 2019, voyage dans 12 pays d'Europe dans le cadre
de la tournée "Sang autochtone : pas une goutte de plus", menée par 8
leaders indigènes de l'APIB représentant les 5 régions du Brésil (photo du
haut). Cette campagne vise à dénoncer les graves violations perpétrées
contre les peuples autochtones et l’environnement au Brésil en nette
progression depuis le début de la présidence de Jair Bolsonaro.
Devant le siège de la banque ‘BNP Paribas’ est dénoncé le rôle
des institutions financières françaises dans la destruction de la forêt
amazonienne.
Julia Hill
Née en 1974, militante écologiste états-unienne. À la suite d’un
accident de la circulation et d’une année de rééducation pour parler et
remarcher normalement, se lance dans une quête spirituelle qui la
conduit à la cause environnementale.
À Redwood en Californie, et avec le soutien de l’association
écologiste radicale Earth First ! (‘La Terre d’abord’), vit pendant 738 jours,
de déc. 1997 à déc. 1999, dans une petite plateforme de 1,8 m de côté à
55 m d’altitude en haut d'un séquoia géant d'environ 1 500 ans nommé
Luna, pour empêcher que cet arbre ne soit abattu. Un accord est trouvé
quand la compagnie ‘Pacific Lumber’ a accepte de préserver Luna et tous
les arbres dans un rayon de 60 m autour du séquoia.
Crée dans la foulée l’association Circle of Life qui promeut la
biodiversité et la protection de l’environnement. Le programme What’s
your tree sensibiliser des groupes à leur pouvoir d’action sur la protection
de l’environnement. Le Pollination project consiste à fournir des graines
aux personnes engagées pour l’environnement pour leur permettre de les
planter là où ils le souhaitent.
« Chaque pensée, mot ou action fait la différence. Vivre votre
engagement et votre vision au service de notre famille planétaire non
seulement fait une différence, mais crée aussi plus de joie et d’épanouis-
sement dans votre vie. »
Arthur Keller
Né en 1975, ingénieur français en aérospatiale de formation, spécialiste
des risques systémiques et de la résilience. Consultant, formateur et
conférencier sur les questions d’énergie, de climat, de transition
écologique, de vulnérabilités et de résilience des systèmes complexes. A
été le coordinateur national de la ‘commission Environnement’ du parti
‘Nouvelle Donne’ et le Directeur Programme de la candidate citoyenne
Charlotte Marchandise lors de l’élection présidentielle 2017 : à ces
occasions, a construit un programme politique de transition vers la
résilience. Membre du conseil d’administration de l’association ‘Adrastia’,
qui travaille sur l’anticipation du déclin de la civilisation thermo-industrielle.
Développe la thèse de l’inéluctabilité d’une « grande descente
énergétique et matérielle », étudie les risques d’effondrements et les
stratégies de résilience collective aux niveaux territorial, organisationnel,
politique et citoyen. En lien avec ces thèmes, conçoit de nouveaux
mécanismes pédagogiques et travaille sur les déclencheurs psycholo-
giques et socioculturels de la mobilisation et sur les clés conceptuelles et
pragmatiques de la transformation sociétale. Auteur et scénariste, explore
notamment comment le storytelling* peut être un outil au service du
changement. ../..
* méthode de communication fondée sur une structure narrative du discours qui
s'apparente à celle des contes, des récits.
Vincent Mignerot, Arthur Keller, Joëlle Leconte
et Adrastia
Démontre que maintien de la croissance économique et
décroissance de l’empreinte écologique sont inconciliables et pointe
du doigt le fait que les conférences onusiennes sur le climat se jouent
dans une arène dont les règles sont fixées par la Convention-cadre
des Nations unies sur les changements climatiques, texte consacrant
l’impératif de croissance (article 3, alinéa 5). Établit aussi que les
changements climatiques sont traités comme un « problème » alors
qu’ils sont un des « symptômes » d’une malfaçon systémique non
diagnostiquée, malentendu qui explique l’inadéquation des outils,
stratagèmes et politiques existants.
Appelle à bâtir, en parallèle des sociétés industrielles et en
utilisant leurs ressources, une multitude de sociétés territorialisées
sachant s’autolimiter de façon lucide et humble, solidaire et digne.
Elles seront basées sur un rééquilibrage culturel fondamental de la
place de l’homme au sein du monde naturel, pour lequel il prône
respect et bienveillance dans un triple souci d’éthique, de bien-être du
plus grand nombre et de moindre vulnérabilité collective.
* Adrastia vient du grec ancien adrasteia : "auquel on ne peut échapper".
Jamie Oliver
James Trevor Oliver, né en 1975, chef cuisinier et animateur de
télévision britannique. Passe sa jeunesse dans le village de Clavering,
dans l'Essex où ses parents tiennent un restaurant-pub. Son surnom
Naked Chef (Chef nu) ne vient aucunement d'une supposée simplicité de
ses préparations, mais du fait qu'il ne porte jamais de toque.
L'émission Jamie's Kitchen (la cuisine de Jamie) lui permet d'ouvrir
à Londres le Fifteen, un restaurant-école où 15 jeunes gens en difficultés
sociales peuvent apprendre à gérer un restaurant. Ouvre ensuite d'autres
restaurants reprenant le même principe d'aide aux jeunes en Cornouail-
les, à Amsterdam et à Melbourne.
Profite de sa célébrité pour s'attaquer au problème de la qualité
nutritionnelle des cantines scolaires britanniques. Début 2005, à travers la
série de télé-réalité Jamie's School Dinners, montre la réalité de ces
repas dans une école du sud de Londres : frites, hamburgers, beignets,
repas réchauffés au micro-ondes semblent être le lot commun d'écoliers
privés de fruits et légumes. Fin mars 2005, le ministre de l'Éducation
annonce un investissement de 280 millions de livres sur 3 ans pour les
repas scolaires.
« Avec le bon matériel, un peu d'organisation et des recettes
fiables, on pourrait cuisiner davantage à la maison. »
Stéphane Linou
Né en 1975, agent de développement local. Conseiller en déve-
loppement local, ex-conseiller Général de l'Aude, conseiller municipal de
Castelnaudary. Pionnier du mouvement ‘Locavore’, fondateur des
premières AMAP audoises, sapeur-pompier volontaire.
A conçu et animé le premier module de formation de mastères
spécialisés ‘Risques d'effondrements et adaptations’. Articule les thèmes
des ressources, du continuum sécurité-défense, de la gouvernance et
des adaptations.
« Si une cyberattaque paralyse tous les acteurs de l’approvi-
sionnement alimentaire, les magasins n’ont que trois jours de stocks.
Aujourd'hui, production et consommation ne sont plus territorialisées et
même les zones rurales sont alimentairement vulnérables, perfusées par
le ballet des camions de la grande distribution, l'autonomie alimentaire de
nos territoires n'étant en moyenne que de 2 %. La réduction des surfaces
agricoles, l’artificialisation des terres, la raréfaction des ressources
hydriques, l’hyper-sophistication des chaînes d’approvisionnement et la
dépendance extrême aux énergies fossiles, sont autant de facteurs qui
rendent notre système alimentaire particulièrement vulnérable face aux
menaces systémiques. »
La sénatrice Françoise Laborde demande au Président de la République la
création d’un groupe de travail pluridisciplinaire pour étudier l’idée d’un « État
stratège et localement planificateur » qui organiserait la résilience alimentaire.
Dorothée Moisan
Né en 1975, journaliste indépendante française. Maîtrise d‘histoire,
diplômée du Centre de Formation des Journalistes (CFJ). Durant 18 ans à
‘l’Agence France Presse’ (AFP), correspondante à Toulouse, Washington et
Bruxelles, puis couvre les affaires judiciaires françaises. Spécialisée dans
les questions climatiques et environnementales.
« En 70 ans, la production de plastique a été multipliée par 200. La
production mondiale de plastique va doubler d'ici 2040. Les nettoyages de
plages et autres interdictions de cotons-tiges ne suffiront pas à éteindre la
menace. L'industrie promet d'injecter 1,5 milliard de dollars pour muscler le
recyclage. Ce qu'elle dit moins, c'est qu'elle projette d'investir, rien qu'aux
États-Unis, 200 milliards dans de nouvelles usines de production. De son
côté, l'Europe réglemente le plastique à usage unique tout en laissant le
milliardaire britannique Jim Ratcliffe et son entreprise Ineos construire sur
le port d'Anvers un énorme site de production, alimenté par du gaz de
schiste américain.
Au-delà de la pollution visible qu'il génère, le plastique nous empoi-
sonne au quotidien. Un poison impalpable fait d'additifs toxiques et de
microparticules qui imprègnent l'air, l'eau, les sols et les corps. Pollution,
danger climatique, mortalité accrue, chute de la fertilité... » ../..
Dorothée Moisan
« Les écoptimistes* sont des écologistes inspirants qui, non seule-
ment ne cèdent pas à l’éco-anxiété, mais rebondissent par l’action, la
créativité, le rire, la transmission ou l’engagement. Pleinement conscients
de la crise écologique, ils arrivent encore à s’amuser. Et c’est diablement
communicatif ! Ils ont trouvé l’astuce philosophale pour se battre en
gardant le sourire et nous livrent leurs réjouissantes recettes de survie.
Car déprimer ne sert à rien et agir rend heureux. Tout simplement.
Que ce soit par l’enseignement, l’engagement, la créativité ou encore le
rire, tous ont réussi à transformer l’angoisse paralysante en une émotion
joyeuse et positive. Et puis si parfois ils échouent, tant pis. Ils se remettent
en mouvement. Car ils ont compris depuis belle lurette qu’il n’est point
besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.
Les écoptimistes ont un besoin quasi charnel de se reconnecter à
la nature, et de s'émerveiller ainsi devant sa complexité. On peut notam-
ment admirer l'entraide des arbres, qui se transmettent des informations
par les racines, ou des insectes pollinisateurs, qui communiquent avec
d'autres espèces. Ce sont des démonstrations que les liens sont néces-
saires pour le vivant et un écosystème vivable. »
* N. Moisan présente notamment l’humoriste Guillaume Meurice, le jardinier Gilles Clément,
la maire Léonore Moncond’Huy, la glaciologue Heïdi Sevestre, l’ingénieur Corentin de Chatelperron,
l’écologue Franck Courchamp, la facilitatrice de transition Anne de Béthencourt, l’étudiante Louise
Arrivé ou le père de famille Guillermo Fernandez.
Gaël Derive
Français né en 1975, Docteur ès sciences en hydrologie de
l‘’Institut national polytechnique de Grenoble’ (INPG).
Travaille sur les thématiques propres à la planète (hydrologie,
climatologie, biosphère, glaciologie…), chargé du ‘Plan Climat local’ de
l'agglomération grenobloise.
Auteur de livres et de films, L’Odyssée du climat. Limiter le
réchauffement à 2°C; Une planète, une civilisation), conférencier.
« En ce début du 21e siècle, le bilan humain est dramatique
(1 milliard de personnes ne mangent pas à leur faim). Le bilan
écologique est aussi inquiétant (le dérèglement climatique, menace les
grands équilibres globaux).
Ce projet permet d'aborder différemment ces grandes questions
humaines (démographie, alimentation, agriculture, commerce
international..) et écologiques (dérèglement climatique, déforestation).
Être à hauteur d'homme permet d'aborder ces questions d'une manière
nouvelle : plus humaine, plus concrète. »
Daron Joffe
États-unien né en 1975, pionnier de l'agriculture biologique et
biodynamique, formateur dans la San Francisco League of Urban
Gardeners (SLUG), fondateur en 2003 et président de Farmers D Organics,
société de conseil en agriculture biologique.
Pionnier du wwoofing (WWOOF : World Wide Opportunities on
Organics Farms : « Offres mondiales dans des fermes biologiques"), qui
met en relation des personnes désireuses de découvrir et de participer au
monde agricole biologique et écologique avec des fermiers et des
professionnels de cet univers.
En échange de quelques heures d’aide journalière dans une famille
(de 4 à 6 h par jour), le wwoofer est hébergé et nourri dans cette famille.
« Le WWOOFer doit exprimer le souhait sincère de vouloir
découvrir la vie et le travail de son hôte. Il doit être capable
physiquement, mentalement et intellectuellement de suivre
l'hôte dans ses tâches quotidiennes. »
Maud Lelièvre
Née en 1975, écologiste et élue française. Docteure en droit de
l’environnement, diplômée de ‘Sciences Po’ et de masters en droit de
l’environnement et politiques publiques, avocate. A participé à la défense
des parties civiles au procès du pétrolier ‘Erika’. Coauteure de plusieurs
publications dont la dernière sur la disparition des terres agricoles, et du
Guide pratique de l’élu local – Protéger et valoriser le patrimoine naturel.
Siège dans différentes ONG et groupes de travail et d’expertise
environnementale et organismes impliqués dans l’écologie*.
« Face à la menace qui pèse sur les écosystèmes locaux et les
espèces qu’ils abritent, les élus locaux ont un rôle essentiel à jouer, à
l’échelle des territoires, pour préserver le patrimoine naturel. »
*Conseillère pour l’environnement de la délégation française de l’UNESCO, Vice-présidente
de l’UICN-France (‘Union internationale pour la conservation de la nature’). Élue dans le 9ème arron-
dissement de Paris, en charge des transitions, de l’aménagement et l’accessibilité de l’espace
public, de l’urbanisme, des mobilités, de la qualité de l’air, de la biodiversité, du bien-être animal et
du tourisme durable. Déléguée générale des ‘Éco Maires’*, membre du Conseil d’administration de
‘FSC France’**, administratrice de la ‘Ligue pour la Protection des Oiseaux’ (LPO)
* Les ‘Éco Maires’, Association nationale des maires et des élus locaux pour l’environnement
et le développement durable, est née en 1989. Elle rassemble aujourd’hui plus de 1800 collectivités
locales, qui désirent améliorer leur prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux. M.L.
a conçu des guides et réalisé un tour de France de formations sur les atlas de la biodiversité
communale.
** Forest Stewardship Council, ONG internationale dont la mission est de promouvoir une
gestion écologique, sociale et économique des forêts.
Chai Jing
Née en 1976, journaliste choinoise, ex-animatrice à la
télévision d’État CCTV-2 et militante écologiste. Quitte son poste à la
télévision lorsqu’elle a accouche de sa fille qui a du se faire opérer
immédiatement d’une tumeur, due à la pollution.
En 2014, entreprend une enquête indépendante sur les problè-
mes environnementaux en Chine, qui aboutit au film documentaire
autoproduit Sous le dôme. Dépeint une réalité percutante sur les
causes et les conséquences de l’épais smog brunâtre qui embrume de
manière endémique les villes chinoises : dépendance au charbon,
nombre croissant des automobiles, normes peu contraignantes ou pas
respectées, mauvaise application de la loi, impuissance de l’adminis-
tration environnementale.
Sorti le 1er mars 2015 sur internet, le film récolte plus de 155
millions de vues en Chine, engageant le débat au sujet de la pollution
et de la politique environnementale de la Chine, avant d'être censuré
par les autorités le 7 mars 2015.
Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l'IRIS, indique que selon une carte de la
pollution de l'air en temps réel partout dans le monde, les taux de pollution en Chine sont
"régulièrement 5 à 6 fois supérieurs​ à ceux admissibles en France". Et parfois, les pics de
pollution aux particules fines ont atteint des niveaux 30 à 40 fois supérieurs au seuil
recommandé par l'Organisation Mondiale de la Santé.
Andreas Läckner
Né en 1976, armateur autrichien. Navigateur et ex-activiste de
Greenpeace. Avec Arjen van der Veen et Jorne Langelaan, crée en 2007
Fairtransport, compagnie qui utilise 2 voiliers pour convoyer du fret à
travers l'atlantique dont le cargo à voiles Tres Hombres (‘Trois hommes’,
capacité : 34 tonnes) qui navigue surtout pour le commerce équitable.
Travaille avec des ingénieurs hollandais de la Sté ‘Dykstra’ sur un
projet hybride de cargo à moteur électrique et à voile, écologique et
économique, rendu "intelligent" par des logiciels d’analyse des vents.
Baptisé l’Eco Liner WASP, ce voilier géant de 140 mètres de longueur et
de 8 000 tonnes de capacité de stockage dispose de 4 mâts en carbone
et 4 voiles qui pivotent sur elles-mêmes suivant l’orientation du vent.
L’ensemble est piloté par ordinateur pour utiliser au mieux la force des
vents et recourir le moins possible au moteur. L’économie de carburant
peut atteindre 50 à 90 % si les vents sont favorables. Les mâts peuvent
également être utilisés comme grues.
Chaque année, 100 000 bateaux de commerce sillonnent les océans,
assurant à eux seuls 90 % du trafic mondial de marchandises. Points faibles : leur
consommation astronomique de carburant (100 000 litres de fioul par jour pour un
porte-conteneurs), émission de gaz à effet de serre, risques de marée noire. Les 16
plus gros navires de transport émettent autant de gaz toxiques que toutes les
voitures du monde.
Maud Fontenoy
Française née en 1977, navigatrice, vice-présidente du
‘Conservatoire du Littoral’, porte-parole de l’UNESCO pour les
océans, membre du Conseil économique, social et environnemental.
Animatrice de la Maud Fontenoy Fondation engagée pour la
sauvegarde des océans et du littoral, notamment au travers
d’actions de sensibilisation de la jeunesse.
« Si on veut s’en sortir, les humains doivent vivre en harmonie
avec leur environnement. Et commencer par vivre harmonieusement
ensemble. Valorisons le talent des gamins, restituons leur confiance
en eux, leur estime de soi : c’est quand on les a perdues qu’on
devient violent.
Enfin soulignons le lien entre l’économie et l’écologie. La mer
est une réserve de nourriture et de médicaments incroyables.
Organisons la gestion à long terme de ce fabuleux capital ».
Anna Heringer
Née en 1977, architecte allemande. Études d'architecture à
l‘’Université des Arts et du Design Industrie’l de Linz (Autriche) dirigée
par Roland Gnaiger, cofondateur et penseur des Vorarlberger
Baukünstler.
En 1997, passe une année de travail bénévole au Bangladesh.
Depuis, visite le pays au moins une fois par an. Promeut de
l'architecture durable , conçoit plusieurs bâtiments remarquables,
notamment la METI Handmade School à Rudrapur, réalisée en terre
crue et bambou, avec l'aide des membres de la communauté locale,
puis des maison à étages. Autres réalisations : école de formation
professionnelle pour les électriciens à Dipshikha, Centre de formation
pour le développement durable de Marrakech (Maroc), etc.
« Le processus de découverte d’un matériau efface la
distinction entre l’artisan, l’architecte et le sculpteur et ouvre les
nouveaux champs de formation».
« Soutenabilité est synonyme de beauté : une construction
harmonieuse dans son concept, sa structure, sa technique, le choix de
ses matériaux, de son implantation, son environnement, ses usagers
et intégrant le contexte socioculturel. »
Yohan Hubert
Né en 1977, biologiste de formation. Avec Laure-Line Jacquier, crée
en 2014 "Sous les fraises", entreprise de production biologique de végétaux
comestibles en milieu urbain, spécialisée en "permaculture verticale".
Permaculture : méthode culturale qui imite la nature en associant les plantes
pour qu’elles s’aident entre elles. Verticale : les végétaux comestibles
poussent dans des poches remplies de terre accrochées sur une membrane
de laine de mouton et de chanvre, elle-même tendue sur des cadres installés
sur les toits des immeubles.
« Au total, nous cultivons sur plus de 10 000 m2 au moins 150
variétés, de la tomate au chou en passant par les herbes aromatiques et les
fleurs comestibles, sans aucun apport chimique et parfois même en
recyclant les eaux grises des immeubles. »
« J’ai longtemps cherché le moyen de réconcilier l’homme et la
nature, de créer en ville des lieux où la vie peut se développer, pas
seulement pour le plaisir de la verdure, mais aussi pour répondre à un
besoin. L’agriculture urbaine est la réponse que j’ai trouvée. Elle permet de
relever le double défi de l’urbanisme et de l’alimentation. »
Cédric Carles
Né en 1977, designer et chercheur franco-suisse. Sa conviction
écologique se forge à l’adolescence, au cours de plongées en Méditer-
ranée lors desquelles il découvre les pollutions d’origine humaine. La voie
du design lui vient de sa passion pour les objets, grâce à des oncles
antiquaires. Tient le bricolage d’un grand-père plombier-chauffagiste dont
il adorait l’atelier. Imagine et développe depuis une quinzaine d’années
des projets autour de l’éco-conception et de l’innovation énergétique.
Directeur de ‘l’Atelier 21’, laboratoire sur la transition énergétique,
est notamment à l’initiative du concept du Solar Sound System, un module
de sonorisation fonctionnant grâce à l’énergie solaire et musculaire et de
l'Écolab21, un conteneur-école pédagogique autonome construit à
Conakry en Guinée avec l'ITC de l'ONU. Passionné par l'histoire de
l'énergie, fondateur du ‘projet paléo-energétique’ : ce programme de
recherche citoyen d'exploration des brevets oubliés a notamment permis
de retrouver une technologie pour recharger les piles non rechargeables
qui a donné naissance au projet RegenBox.
« Ce que je crois, c’est que la transition énergétique n’est pas une
affaire de technologies, mais de culture, et de gouvernance. Aujourd’hui,
nous disposons de toutes les technologies suffisantes pour répondre au
défi de la transition, mais les freins culturels, institutionnels et financiers
sont encore trop importants. »
Pablo Servigne et Raphaël Stevens
P. S., né en 1978 (à droite sur la photo), chercheur français indépen-
dant. Ingénieur agronome de Gembloux (Belgique), docteur en sciences
de l’’Université libre de Bruxelles’ (ULB). En 2008, quitte le monde
universitaire pour se consacrer au mouvement de la transition écologique
et s’intéresse à l’agriculture urbaine, la permaculture et l’agroécologie.
Créateur, avec Raphaël Stevens, du concept de « collapsologie :
Exercice transdisciplinaire d’étude de l’effondrement de la civilisation
industrielle et de ce qui pourrait lui succéder, en s’appuyant sur la raison,
l’intuition et des travaux scientifiques reconnus. »
Participe à un travail conceptuel sur la notion de résilience pour
la transition écologique et l’effondrement. Avec Agnès Sinaï, Hugo Carton
et Raphaël Stevens, propose 4 déclinaisons de la résilience : la résilience
commune, la résilience globale, la résilience locale et la résilience
intérieure. Celle-ci implique de passer au-delà de l’effarement, de la
colère et de la tristesse, et de réaliser les possibilités nouvelles de
renouer avec soi-même, au plus profond; et avec ses proches (amis,
famille et/ou voisins), et envisager ainsi un vivre-ensemble qui part de
l’intime, vers le local, le régional, puis le planétaire, voire le cosmique.
Shelly Masi
Née en 1978, primatologue italienne. Quand elle est enfant, vit en
Éthiopie et a l'occasion d'aller au Kenya, est fascinée par les gorilles de
montagne. Études de biologie et d'anthropologie évolutive à Rome, Berlin,
Leipzig et Paris.
Maitre de conférence du ‘Muséum National d'Histoire Naturelle’, au
‘Musée de l'Homme’ et Vice-présidente de la ‘Société Francophone de
Primatologie.’
Depuis 2000, étudie avec passion les gorilles de l’ouest (Gorilla
gorilla) qui vivent notamment en République Centrafricaine et en Répu-
blique du Congo. Apprend la langue centrafricaine, le sango, essentielle
pour établir le contact avec les Pygmées Aka, co-acteurs de ses recher-
ches et seuls capables de pister les gorilles. Explore les adaptations
écologiques et les capacités cognitives des gorilles, notamment à travers
leurs comportements alimentaires. Très impliquée dans la conservation
des grands singes, dont toutes les espèces sont menacées.
« Je me demande toujours quelles sont les pensées d'un gorille,
c'est la chose la plus attirante chez les grands singes, on voit nos origines
dans le miroir de leurs yeux. (…) Les projets d'écotourisme (en collabo-
ration avec le WWF et les États) ont sauvé les gorilles des montagnes
menacés par le braconnage. En Ouganda, ils sont devenus la deuxième
ressource touristique du pays. »
Cyril Dion
Né en 1978, écrivain, réalisateur, poète et militant écologiste
français. Coordinateur de projets de la Fondation ‘Hommes de Paroles’.
Cofondateur en 2996 et directeur du ‘mouvement Colibris’ inspiré par
Pierre Rabhi pour sortir du mythe de la croissance indéfinie, réaliser
l’importance vitale de notre terre nourricière et inaugurer une nouvelle
éthique de vie vers une sobriété heureuse.
Fondateur en 2012 de la revue Kaisen du ‘mouvement Colibris’ qui
a pour mission d’inspirer, relier et soutenir tous ceux qui participent à
construire un nouveau projet de société. Coréalise avec Mélanie Laurent
le film documentaire Demain (2015). Durant près de 20 mois, visite 17
pays pour accompagner le film. Son deuxième film Après Demain (2018)
est coréalisé avec Laure Noualhat. En 2018, participe à l'action ‘L'Affaire
du siècle’, lancée par quatre ONG*, qui attaque l'État français en Justice
pour inaction face au changement climatique. Animateur en 2020 de la
‘Convention citoyenne pour le climat’.
« Changer de regard sur le monde, déconstruire les fondements
de notre modèle et retrouver une véritable liberté de penser, d’imaginer,
de créer. Se relier à des acteurs du territoire, retrouver l’envie d’agir.
Trouver des ressources utiles à la réalisation de projets, accéder à des
modèles à dupliquer. »
* Greenpeace, Oxfam France, Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme, Notre affaire à tous.
Vincent Mignerot
Né en 1978, écrivain français et chercheur indépendant en
sciences humaines. Maîtrise en psychologie clinique, technicien cordiste,
responsable d’agence dans les travaux d’accès difficile, marchand de
biens.
Travaille notamment sur la place singulière de l'humain dans son
environnement. Ses travaux se focalisent plus précisément sur le risque
d'effondrement de la civilisation thermo-industrielle (collapsologie) et sur
la synesthésie*.
Propose de réinscrire la problématique de notre existence au sein
d’un processus évolutif global, décrivant une "théorie écologique de
l’esprit" à même d’expliquer pourquoi nous ne parvenons pas, malgré
nos talents et nos meilleures intentions, à éviter le piège que le principe
d’évolution universel a tendu à l’humanité.
Président du ‘Comité Adrastia’**, qui a pour objectif d’anticiper et
préparer le déclin de la civilisation thermo-industrielle de façon honnête,
responsable et digne. Buts : Informer, solliciter les organes de décision et
de pouvoir, soutenir les projets concrets. Moyens : observatoire, groupes
d’échange et de réflexion
* Synesthésie : perception multimodale, phénomène neurologique par lequel deux ou plusieurs
sens sont associés (par ex. formes-couleurs, musique-odeurs)
** du grec ancien Adrasteia : "auquel on ne peut échapper".
Rémi Kulik
Écologiste français né en 1979. De ses 10 années d’enfance au Gabon,
garde une grande passion pour la nature foisonnante. Formation : maraî-
chage biologique, permaculture, botanique, herboristerie. Parcours profes-
sionnel : cuisine traditionnelle, boulangerie, pâtisserie, viticulture, maraî-
chage, horticulture. Métiers actuels : Jardinier, pépiniériste dans le Tarn et
vidéaste.
Sa chaîne YouTube ‘Le Jardin d’Émerveille’ rassemble près de 150 000
abonnés. Y partage son éthique de travail, productive mais surtout respec-
tueuse de cette nature luxuriante qui nous nourrit à tous les niveaux. Le
jardin-forêt est non seulement une démarche vers l’autonomie alimentaire,
mais surtout une solution pour favoriser la biodiversité ou la régénération des
sols. Propose des explications pratiques pour concevoir et exploiter un jardin
forêt capable de produire des fruits, des légumes, des fleurs, des graines
ainsi que des plantes aromatiques et médicinales, du choix du terrain à
l'entretien en passant par la sélection des espèces et l'association entre
cultures.
« Ses broussailles, ses pierres, favorisent la reproduction des
prédateurs qui viennent naturellement réguler les colonies de ravageurs. Son
jardin luxuriant : un exemple de biodiversité avec ses pucerons, tipules,
limaces, couleuvres, grenouilles et coccinelles. Il ne livre aucune guerre
d'éradication, de confinement. Il organise le … laisser-faire. »
Yves Rebouillat
Victorien Erussard
Né en 1979, navigateur français, coureur au large, officier de
marine marchande et entrepreneur. Passe son enfance sur les quais du
bassin Vauban à Saint-Malo à se passionner pour les multicoques de la
‘Route du Rhum’, se lance dans la compétition en Optimist puis en
catamaran de sport. ‘École nationale de la Marine marchande’ de Saint-
Malo. Capitaine de bateaux divers, skipper. Remporte de nombreuses
courses de voile au large.
En 2013, il rejoint Frédéric Dahirel pour la construction d'Energy
Observer, premier navire expérimental autonome en énergie, propulsé
grâce à une chaîne de production hydrogène complète couplée aux
énergies renouvelables. Le bateau part pendant 6 ans autour du monde
à la rencontre des solutions innovantes pour la planète, avec à son bord
l’explorateur-réalisateur Jérôme Delafosse, des scientifiques, des
chercheurs, des ingénieurs, des journalistes et des
artistes. Depuis juillet 2015, Président-directeur général
d‘’Energy Observer SAS’.
« On va montrer ce qu'on peut faire en mer. Et cela permettra
de développer des applications sur terre. »
■

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Penseurs et acteurs de l’écologie et de l’altercroissance. — 06. De 1970 à 1979

  • 1. Trombinoscope "Chercheurs d’humanité" Penseurs et acteurs de l’écologie et de l’altercroissance 6 - de 1970 à 1979 É. G. .05.01.2024
  • 2. Chan Sac Balam Né en 19??, agroécologiste d’origine mexicaine. Mentor et musicien, depuis son jeune âge s'enrichit des expériences en les transformant en apprentissages, pour ainsi les mettre au service des autres. Formé a la méthode ‘Kamana’ (naturalist training program) par la Wilderness awarness school et 8 shields for connection modeling. Fondateur de ‘PermaLab’, bureau d'études et de formation en agriculture et hydrologie régénératives et en permaculture.¨PermaLab’ accompagne particuliers, collectifs, professionnels, agriculteurs et collectivités dans le design et l'aménagement de leur terrain, ferme et territoire, en France et à l'international. ‘PermaLab ‘apporte son expertise pour tout type de projet agricole en création ou transition (maraîchage, plantes à parfum aroma- tiques et médicinales [PPAM], arboriculture, viticulture, élevage, grandes cultures, foresterie, polyculture-élevage, systèmes diversifiés, etc.) ou de régénération d’espaces naturels (reforestation, renaturation, gestion de l’érosion, milieux humides, paysages aquatiques,…). ‘PermaLab’ accompagne en Grèce l’ambitieux projet Regenerative Farming Greece qui consiste à développer, dans le pays, la transition vers l’agriculture régénérative via un réseau de fermes pilotes et la diffusion de la connaissance et des pratiques agroécologique et agroforestière.
  • 3. Samuel Bonvoisin Né en 19??, ingénieur en agriculture français, spécialisé en développement territorial. En 2014 cofonde avec sa compagne Jessica ‘l’Oasis de Serendip’, un éco-lieu sur 11,5 hectares dans la biovallée de la Drôme, mêlant habitat participatif, ferme expérimentale et centre de formation. Participe en 2015 à la création de ‘l’Association Drômoise d’Agroforesterie’ (ADAF), qu’il préside pendant 3 ans, et à ‘PermaLab’, un bureau d’études spécialisé en aménagements permacoles. Exerce aujourd’hui en tant que consultant et formateur en perma- culture, à travers son entreprise ‘Avec le Vivant’ , mais aussi en tant que formateur associé au ‘Campus des Alvéoles’. Depuis 2016 , s’intéresse particulièrement à la place de l’humain dans les systèmes régénératifs. Coanime avec Stéphanie Truchot des formations sur la permaculture humaine et sociale, mais aussi sur la parentalité, l’éducation bienveillante, la transition éducative. « À l’origine du biochar ( charbon végétal activé) se trouve la redécouverte dans les années 1970 de la terra preta (« terre noire ») en Amazonie : la richesse remarquable de ces sols, sur plusieurs mètres d’épaisseur, est liée à la présence abondante de charbon végétal issu des cultures sur brûlis. Les populations locales bénéficiaient d’un sol extrêmement propice à la culture, car la micro-porosité du charbon permet de retenir en abondance l’eau, les nutriments et de séquestrer beaucoup de carbone dans les sols. »
  • 4. Xavier Mathias Né en 1970, maraîcher bio français, producteur de légumes, de semences et de plants à Chédigny (Indre-et-Loire), journaliste pour Rustica Hebdo et auteur de nombreux ouvrages. Mis sur cette voie par Gérard Liabeuf, "un ancien du Larzac", maraîcher dans le Calvados, et par Jacques Plot, qui lui a enseigné l’art de greffer, de récupérer des essaims, de souder et de régler la bineuse. Nomme son domaine "Le champ de pagaille" par opposition aux grandes exploitations céréalières, suit les principes et préceptes élémentaires de l’agroécologie. S'occupe de la formation continue au ‘Potager du Roi’ à Versailles et participe à diverses conférences et expositions. Formateur pour ‘Fermes d’Avenir’, enseigne aussi à l’école du Breuil au bois de Vincennes. « Pour moi l’anagramme de "militer", c’est "limiter" alors je ne milite pas, je fais ce que je pense être bien et juste. » « J’entends beaucoup de critiques sur les bobos citadins qui investissent leur terrasse pour produire des légumes, mais c’est très bien. Tous les grands changements sont venus des villes ! »
  • 5. Gregory Jaczko États-unien né en 1970, docteur en physique théorique des particules de l'Université de Wisconsin-Madison, nommé en janvier 2005 commissaire de la Nuclear Regulatory Commission (NRC - Commission de règlementation nucléaire) et président de la NRC en 2009. Déploie des efforts pour renforcer les règles de sécurité des centrales, notamment afin qu’elles puissent résister à un accident d'avion. En mai 2012, refuse de voter la construction de 2 nouvelles tranches dans la centrale de Vogtle (Géorgie) et annonce sa démission de la NRC. «Je ne peux pas soutenir la délivrance de cette licence, comme si Fukushima ne s'est jamais produit. Fukushima laisse en héritage des décennies de dépollution, de décontamination et de démantèlement. Aucune autre technologie ne peut entraîner de telles conséquences. À défaut d’élimination totale de la possibilité d’un accident grave, il est temps d’arrêter tous les réacteurs nucléaires actuellement en service dans le monde. ».
  • 6. Clovis Razafimalala Né en 1970, défenseur malgache de l’environnement. Engagé dans la lutte contre le trafic de bois de rose (photo du bas), coordonnateur de la coalition Lampogno. Arrêté en septembre 2016 à Maroantsetra, une petite ville du nord-est de l’île dans laquelle il tient un cybercafé, poursuivi pour "incitation à la rébellion" et "destruction de bâtiments administratifs", faits qu’il a toujours niés. Condamné à cinq années de prison avec sursis par le tribunal ordinaire de Tamatave. Amnesty International lance une campagne pour dénoncer cette détention illégale décidée "sur la base d’accusations forgées de toutes pièces en raison de ses activités militantes écologistes". Des trafiquants exploitent le bois de rose dans les espaces protégés comme le Parc National de Masoala, un site naturel classé par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité. Le bois de rose prend la direction de la Chine, son premier consommateur mondial. Il est utilisé dans la marqueterie de luxe. Le commerce de vanille est de plus en plus utilisé pour blanchir l'argent du trafic, créant des tensions entre les mafias et les exploitants de vanille.
  • 7. Jacques Caplat Français né en 1971, agronome, ethnologue et géographe. Successivement technicien de terrain, chargé de mission à la ‘Fédération Nationale d'Agriculture Biologique’ (FNAB) et impliqué dans des projets internationaux (notamment au Nord-Bénin). Anime pendant 4 ans le ‘groupe d'experts français sur les semences biologiques’, et participe au ‘groupe de concertation sur les OGM’ du Commissariat général au plan, ainsi qu'aux prémices du groupe Écophyto. Co-fondateur du ‘Réseau Semences Paysannes’, et administrateur de l'association ‘Agir Pour l'Environnement’. Auteur de plusieurs rapports nationaux sur l'agriculture biologique. « Sur 75 % des surfaces de la planète, l'agriculture biologique obtient de meilleurs rendements à l'hectare que l'agriculture conventionnelle. Un hectare de blé conventionnel, avec apport massif de chimie, produit au maximum 100 quintaux, c'est-à-dire 10 tonnes. Un hectare de maraî- chage diversifié (légumes variés sur la même parcelle) peut produire 20 à 50 tonnes par an. »
  • 8. Valérie Masson-Delmotte Née en 1971, paléoclimatologue française. Diplômée de ‘l'École centrale Paris’. Directrice de recherche chercheuse au ‘Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement’ du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), participe notamment à la reconstitution de la concen- tration en gaz à effet de serre de l'atmosphère sur les 800 000 dernières années. Coprésidente du groupe no 1 du (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) depuis 2015. En pointe dans la lutte contre le climatoscepticisme* et contre la croyance que la technique permet et permettra de régler tous les problèmes. En 2015, aux côtés d'une centaine de personnalités internationa- les, signe un appel, demandant à laisser les énergies fossiles dans le sol pour éviter un « crime climatique », comparé à un crime contre l'huma- nité. En 2018, écrit une lettre au ministre de l'Éducation nationale pour que les sciences du climat soient mieux présentes dans les programmes du lycée. Réduit ses voyages professionnels à ceux rendus nécessaires par sa fonction au sein du GIEC qu'elle compense par des projets de reboi- sement en France gérés par ‘Reforest'Action’ * attitude de dénégation face au consensus scientifique sur le réchauffement climatique ( par ex. Jacques-Yves Cousteau, Ronald Reagan, Claude Allègre, Vincent Courtillot, etc.)
  • 9. Ego Lemos Né en 1972, permaculteur et auteur-compositeur-interprète originaire du Timor oriental. Pendant la guerre suite à l’invasion du Timor par l’Indonésie, son père est tué, sa sœur meurt de sous- alimentation, son frère est arrêté et meurt d’empoisonnement. Caché dans la montagne avec sa famille pendant 4 ans et ½, est sauvé par la nature. Effectue 2 séjours pour étudier la permaculture en Australie. Fondateur de Permatil, une ONG destinée à promouvoir la permaculture et la relation des Timorais avec la nature, « pour rendre l’agriculture "sexy", surtout chez les jeunes. » Depuis 1990, chante dans sa langue maternelle, le tetum. Aidé par sa notoriété de chanteur, fait voter par le parlement une loi qui impose à chaque école primaire de développer un jardin scolaire et d’intégrer sa culture dans la pédagogie. 150 écoles ont déjà créé ces jardins potagers où cultivent enfants et parents. « Les Indonésiens avaient voulu industrialiser notre agriculture. Nos fermiers étaient devenus dépendants de la hausse du prix des semences extérieures. (…) C’est important d’apprendre à manger des produits frais. C’est également essentiel de montrer que vivre avec la nature est une fête. »»
  • 10. Cédric Ringenbach Né en 1972, écologiste français. Ingénieur de ‘l’École Centrale de Nantes’ . Consultant en informatique décisionnelle et entrepreneur. Lance en 2016 Blue Choice, société de conseil en stratégie climatique, puis Directeur de The Shift Project (TSP), groupe de réflexion et d’action à l’interface du monde académique, des entreprises, de la société civile et des pouvoirs publics. Conférencier sur la problématique du changement climatique. Auteur de ‘la Fresque du Climat’ qu’il crée en avril 2015, puis qu’il diffuse le plus largement possible à partir de mars 2018, notamment en créant l’association éponyme, à qui, il a cédé les droits d’utilisation. ‘La Fresque du Climat’ est un jeu créatif et collaboratif qui permet de comprendre en peu de temps les causes et conséquences du dérèglement climatique telles qu'expliquées dans les rapports du GIEC. L'atelier, en groupes de 6 à 20 personnes, dure trois heures et est structuré en trois phases : 1) Construction collective de la fresque en reliant les 42 cartes du jeu selon des liens de cause à effet. 2) Décoration de la fresque en laissant libre cours à son imagination et lui donnant un titre. 3) Débriefing permettant à chacun des participants d'exprimer son ressenti et de discuter des solutions individuelles ou collectives à mettre en place pour lutter contre le changement climatique. ../..
  • 11. Cédric Ringenbach et la Fresque du Climat Le jeu, qui a déjà touché des centaines de milliers de person- nes, est proposé dans les collèges, lycées et dans l'enseignement supérieur. Des entreprises comme Suez ou EDF proposent le jeu auprès de leurs salariés. Les élus, les collectivités territoriales et le grand public font aussi partie du public cible. « Les politiques publiques ne sont pas en avance de phase sur la prise de conscience collective. Elles sont plutôt le reflet des évolutions de la société, a posteriori. C’est donc important de faire bouger l’opinion publique. Le lobbying permet ensuite de faire rattraper le retard des politiques sur l’opinion publique. J’ai construit mon projet en me fondant sur une stratégie exponentielle très simple : je forme des animateurs par dizaines pour qu’ils forment eux-mêmes des dizaines de citoyens, de salariés, d’élèves partout où ils sont, dans les collectivités, les entreprises, les universités. J’ai aussi pour projet de traduire les cartes de la Fresque dans une dizaine de langues. C’est un outil en perpétuelle évolution, qui se bonifie, s’enrichit. »
  • 12. Anne Frémaux Née en 1972, philosophe française. École Supérieure de Commerce, travaille dans les services marketing d’entreprises multinationales. Quitte le monde de l’entreprise. Agrégée et professeure de philosophie, doctorante à la Queen's University de Belfast, thèse de doctorat en écologie politique sur la décroissance. Engagée dans les milieux associatifs, ex-porte-parole des ‘Verts’ de Grenoble. Montre l’absurdité du PIB, indicateur destructeur érigé comme fin en soi : le PIB français n’a jamais été aussi élevé, nous n’avons jamais autant consommé d’antidépresseurs... « Tout comme le bonheur ne réside pas dans la consommation débridée soutenue par l’endettement, le salut ne viendra pas de la technique, des marchés financiers de droits à polluer, des entreprises prédatrices même repeintes en vert. Les extrémistes, ce ne sont pas les lanceurs d’alerte qui montrent la nécessité d’une écologie radicale, mais les détenteurs du pouvoir qui martèlent l’impératif de la croissance et la nécessité de la relance. » « À la démesure, l’écologie radicale oppose la limite, la sobriété, le contrôle des pulsions, le partage. Pour une vie plus riche, plus solidaire et plus heureuse. Un tel changement de perspective ne se fera pas que par la pratique individuelle de la simplicité volontaire. Seul un projet de transformation collective peut répondre à la crise économique, écologique et psychique actuelle. »
  • 13. Matthieu Orphelin Né en 1972, ingénieur et homme politique français. Ingénieur de l‘’École Centrale de Nantes’ (spécialité environnement), et docteur en énergie de l‘’École des Mines de Paris’. Effectue l’essentiel de sa carrière au sein de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). Militant EÉLV jusqu'en 2012, porte-parole de la ‘Fondation pour la Nature et l’Homme’ (ex-Fondation Nicolas Hulot) de 2012 à 2015. Après avoir rejoint ‘En marche’, élu député en 2017. Quitte le groupe LREM en février 2019, expliquant avoir « fait tout son possible [...] pour porter haut l'écologie », sans succès, invoquant notamment des avancées insuffisantes sur les « enjeux climatiques, écologiques et sociaux ». Initiateur en févr. 2019 de la tribune « Trouvons une fiscalité carbone équitable », signée par 86 députés de 5 groupes politiques, plaidant « pour une fiscalité carbone juste socialement : un outil efficace pour faire évoluer les décisions d’investissement, favoriser les comportements vertueux, donner un avantage aux véhicules ou aux chaudières qui consomment peu ou pas d’énergies fossiles, et répondre à l’urgence climatique. » Les députés proposent "un nouveau contrat entre l'Etat, les citoyens, les collectivités locales, les associations environnementales et de consommateurs et les syndicats."
  • 14. Christian Clot Né en 1972, explorateur, chercheur et écrivain franco-suisse. Études de comédien et metteur en scène. À partir de 1999, explorateur à visée scientifique en Asie, en Afrique de l’est et en Amérique du Sud, particulièrement la Patagonie. Réalise en solitaire la première exploration de la partie centrale de la cordillère Darwin en 2006, ainsi que ses expéditions ‘Adaptation 4 × 30 jours’ en milieux climatiques extrêmes. Parallèlement (2005-2018), mène plusieurs travaux de soutien lors de contextes de crises (tsunamis, tremblement de terre) ou en accompagnant des groupes de migrants. Ces expéditions et travaux l’amènent à observer et questionner les capacités adaptatives des personnes vivant ces situations dramatiques : comment aider les humains à mieux vivre ces situations de changements profonds ? Dirige depuis 2010 l’institut de recherche Human Adaptation Institute, avec pour ambition de mieux préparer les femmes et les hommes au monde de demain. Intervient régulièrement en entreprise pour préparer et accompagner les organisations dans toutes les situations. En décembre 2022, 10 femmes et 10 hommes menés par C. Clot mènent successivement 3 traversées de 40 jours chacune, dans 3 milieux climatiques extrêmes et représentatifs de climats possibles dans un futur proche. Objectif de Deep Climate : comprendre l’impact des changements climatiques sur les humains
  • 15. Fabrice Flipo Né en 1972, enseignant-chercheur à ‘Télécom École de Management’ (Laboratoire du changement social et politique), Maître de conférences en philosophie, épistémologie et histoire des sciences et techniques. « La voiture électrique est une chimère. L’électrique coûte deux à trois fois le prix de l’essence, hors bonus et fiscalité avantageuse. Ses émissions sont liées au mode de production de l’électricité et à l’extrac- tion massive des matériaux – dont le lithium – nécessaires à son fonc- tionnement. Elle ne fait donc que déplacer le problème – essentielle- ment dans les territoires relégués où sont extraites et produites les ressources et l’énergie nécessaires –, sans y apporter la moindre solution à l’échelle de la planète. Et pourtant, on songe sérieusement à équiper le monde de plus d’un milliard de véhicules électriques. La question qui se pose réellement est de savoir comment subvenir à nos besoins sans utiliser davantage de ressources. La réponse ne saurait être purement technologique. Elle passe notamment par une réflexion et une redéfinition collectives de ce que sont ces besoins et par une remise en cause profonde de l’idéologie de la croissance du PIB. »
  • 16. Corinne Morel-Darleux Née en 1973, femme politique française. École de commerce à Rennes, ex-consultante en management, ex-responsable de l’éducation à la Mairie des Lilas. Secrétaire nationale au combat écologique du ‘Parti de Gauche’, conseillère régionale de Rhône-Alpes et membre du mouvement ‘Utopia’, animatrice du site lespetitspoissontrouges.org. Coauteure et promotrice du Manifeste pour l’écosocialisme adopté en 2013 (18 propositions). « Le Plan écologique donne la possibilité d’organiser la bifurcation vers un autre mode de développement, en interrogeant nos besoins et en réorientant production, échange et consommation en vertu de leur utilité sociale et écologique. (…) Le peuple n’est pas le problème, il est la solution. Le pire dommage de la crise actuelle de la civilisation humaine serait que l’humanité soit incapable de s’ouvrir à la voie d’un autre futur. »
  • 17. Berta Cáceres (1973-2016), militante écologiste hondurienne issue de la communauté lenca. Co-fonde en 1993 le ‘Conseil citoyen des organisations des peuples amérindiens du Honduras’ (COPINH). À partir de 2006, lutte contre le projet de construction du barrage hydroélectrique d'Agua Zarca sur le rio Gualcarque, qui menace de priver d'eau plusieurs centaines d'habitants dans le département de Santa Bárbara.. En avril 2015, reçoit le ‘prix Goldman pour l'environnement’. Assassinée à son domicile, après avoir été victime de menaces à 33 reprises pendant plusieurs années. Devenue en Amérique latine un symbole au confluent des luttes pour l’environnement, les femmes et les populations autochtones. L’émotion soulevée à travers le monde par son assassinat a contraint le gouvernement du président Juan Orlando Hernández à accepter la création de la Maccih (mission de soutien contre la corruption et l’impunité), un organisme dépendant de l’Organisation des Etats américains (OEA).
  • 18. Aurélien Barrau Né en 1973, astrophysicien français spécialisé dans la physique des astroparticules, des trous noirs et en cosmologie. Travaille au ‘Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie’ de Grenoble (LPSC), professeur à l'université Grenoble-Alpes. À la suite de la démission de Nicolas Hulot, lance avec Juliette Binoche, dans le journal Le Monde, un appel, signé par plus de 200 personnalités, Appelle à un changement sociétal pour préserver la planète. « Nous vivons un cataclysme planétaire. Réchauffement climati- que, diminution drastique des espaces de vie, effondrement de la bio- diversité, pollution profonde des sols, de l'eau et de l'air, déforestation rapide : tous les indicateurs sont alarmants. Les humains et la plupart des espèces vivantes sont en situation critique. (…) Il est trop tard pour que rien ne se soit passé : l’effondrement est en cours. La sixième extinction massive se déroule à une vitesse sans précédent. Mais il n’est pas trop tard pour éviter le pire.(…) Il faut des mesures politiques concrètes, coercitives, impopu- laires. L’appel à la responsabilité individuelle est nécessaire, mais il est insuffisant. Il faut harceler le pouvoir politique pour que l’écologie soit considérée comme une priorité. »
  • 19. Daniel Hooper Né en 1973, plus connu sous le nom de Swampy, activiste écologiste du Royaume Uni, qualifié de manifestant environnemental ou de ‘guerrier écolo’. Coureur de Marathon. Devient une figure de renommée nationale en 1996 après avoir construit des cabanes dans les arbres et passé une semaine dans une série complexe de tunnels creusés dans le prolongement d'une nouvelle extension de la route A30 à Fairmile, dans le Devon, pour résister aux tentatives d'expulsion par la police. Invité à la télévision et à la radio, explique qu’il est nécessaire de vivre en harmonie avec la nature. Le gouvernement est stimulé à étudier des solutions pour éviter de construire de nouvelles routes à travers des campagnes préservées. En 1997, participe à une autre manifestation dans un tunnel visant à empêcher la construction d'une deuxième piste à l'aéroport de Manchester. Est également impliqué dans la protestation contre l’arme nucléaire et les sous-marins lanceurs d’engins ‘Trident’ à Faslane, en Écosse. Avec sa jeune famille, s’installe dans la commune de la ‘vallée du Tipi’ au Pays de Galles pour vivre en autarcie de façon écologique (yourte, panneaux solaires, potager, etc.)
  • 20. Delphine Batho Née en 1973, femme politique française. ‘SOS Racisme’, ‘Parti Socialiste’, députée, ministre de l’Écologie, du développement durable et de l’urbanisme. Présidente de ‘Génération écologie’. Engagée avec Dominique Bourg dans la campagne des élections européennes de mai 2019. Invite à une écologie intégrale, qui consiste à ce que "tout choix politique soit fondé, dans tous les domaines, sur et pour l’écologie", avec un État-providence devenant État-résilience. Prône un système économique "fermé par une norme sociale transcrivant le caractère limité du système planétaire" et qui vise à "rendre rentable le bien commun et coûteuse la dégradation des ressources". Cette rupture de modèle économique demande un effort sans précédent, qui au niveau français s’élèverait à 2 à 3% du PIB, selon les économistes Alain Grandjean et Gaël Giraud, soit 45 à 74 milliards d’euros par an. Réalisable et crédible, même au sein de l’Europe, "si l’on sort les investissements écologiques du calcul des déficits". « Il n’y a que deux alternatives : l’écologie ou la barbarie. »
  • 21. Jagendra Singh (1973-2015), journaliste indien de Shahjahanpur. Issu d’un milieu modeste, devient journaliste en 1999. Se spécialise dans la dénoncia- tion des affaires de corruption. En 2011, crée une page Facebook sur laquelle il publie les informations sensibles qu’il collecte. Enquête notamment sur un homme très puissant : le ministre des Affaires sociales de l'Uttar Pradesh, Rammurti Verma, qu’il accuse, avec des proches, d’être lié à l’extraction illégale de sable de rivières (image du bas) et de corrompre la police pour qu’elle ferme les yeux. Brûlé vif à l’essence le 1er juin 2015 par des policiers locaux et des criminels. Décédé le 8 juin 2015 à l’hôpital de Lucknow des suites de brûlures. L’enquête policière conclura à un suicide. Les policiers affirment qu’ils étaient venus interpeller le journaliste, dans le cadre d’une enquête pour tentative de meurtre. Et que c’est au moment de l’interpeller que Jagendra Singh se serait, lui-même, immolé par le feu. La plainte pour tentative de meurtre s’est avérée sans fondement. Un mois avant sa mort, le journaliste est agressé par plusieurs hommes à moto. "Pendant qu’ils le tapaient, l’un d’entre eux lui a dit : “Alors comme ça tu écris des vilaines choses sur le ministre ? Il faut que tu arrêtes maintenant. Sinon, ce qui va t’arriver, ce sera encore pire”, témoigne Rahul, le fils cadet du journaliste .
  • 22. Jean-Pierre Goux Né en 1973, mathématicien français, ingénieur, entrepreneur, écrivain, conférencier et acteur engagé dans l’écologie. Ingénieur de ‘l’École Nationale Supérieure de Techniques Avancées’ (ENSTA Paris), DEA en ‘Modélisation et modèles mathématiques en économie’ de Sorbonne Université. Chercheur en mathématiques à Northwestern University (Chicago). Afin de contourner les éditeurs de revue scientifi- ques, jugés trop lents et trop chers, développe et lance en 2000 Optimi- zation Online sous l’égide de la Mathematical Optimization Society, un service online gratuit et automatique pour accélérer la diffusion scien- tifique. En 2000, rentre en France pour œuvrer à la vie publique et économique de son pays. Participe à la création de la société ‘Artelys’ : modélisation et simulation de problèmes dans tous les secteurs (énergie, réseaux d’eau, environnement, transport, télécom, logistique, industrie). En 2000, rejoint ‘Powernext’ et participe au schéma du système énergéti- que français et européen. En 2020, se consacre à temps plein à ses autres activités écologiques, littéraires et philanthropiques. En 2000, écrit la grande saga Siècle bleu, roman d’aventures et thriller écologique qui raconte comment le monde pourrait connaître une révolution écologique pacifique mondiale en 28 jours, ode à toutes celles et ceux qui prennent des risques pour leur vie pour préserver les droits humains et les droits de la Terre. ../..
  • 23. Jean-Pierre Goux En 2016, cofonde Blueturn qui permet de réaliser les premières vidéos de la Terre filmée depuis l’espace. En 2020, lance l’ONG OneHome qui vise à partager l’overview effect* au monde entier dans une expérience unique s’appuyant sur les images de Blueturn, le design, l’art et l’informatique de pointe ainsi que des collaborations avec des artistes, des astronautes, des activistes et des scientifiques. En juin 2019, élu président de l’association ‘Institut des Futurs Souhaitables’. La mission de cette’ ‘École de la réinvention’ est de promou- voir une approche prospective pour donner, à toutes et à tous, les moyens de construire leurs futurs souhaitables. Son essai Révolution bleue, à paraître en 2023, décrypte la situation entre l‘humanité et la biosphère et propose des moyens de les réconcilier. Membre depuis 2015 du comité de prospective du ‘Comité 21’ (Comité français pour l'environnement et le développement durable). En 2020, il rejoint ‘Space'ibles’, observatoire de prospective spatiale du ‘Centre national d'études spatiales’ (CNES). * L'effet de surplomb (overview effect), est un choc cognitif, une prise de conscience dont témoignent certains astronautes lors d'un vol spatial lorsqu’ils observent la Terre depuis l'orbite terrestre ou la Lune : la planète est perçue comme une sphère fragile, qui nous appelle à changements d'attitude.
  • 24. Sébastien Blache et Elsa Gärtner Sébastien Blache, né en 1973, ornithologue à la Ligue de protection des oiseaux (LPO Drôme) pendant de 18 ans. Elsa Gärtner, biologiste et écologue de formation, polyglotte. Travaille dans le domaine de la conservation des espaces naturels au Mexique et en Argentine, la botanique au Chili puis les sciences marines en Australie. SB reprend en 2006 l’exploitation de son grand-père éleveur, la ferme du Grand Laval, à Montélier, près de Valence, en zone de céréali- culture intensive. EG l’y rejoint en 2016. Transforment une trentaine d'hectares en îlot de biodiversité, grâce à leurs nombreuses activités : passage en bio, élevage (brebis, poules), culture de céréales, de tournesol, de cameline, de légumes secs, arboriculture, création de mares, zones de buissons et de friche, etc. Misent sur la régulation biologique naturelle et sur le retour de la biodiversité générale. La ferme du Grand Laval, avec des fermes voisines et avec le philosophe Baptiste Morizot, a créé l'association ‘Fermes Paysannes et Sauvages’. Ce réseau travaille en commun sur l'amélioration des pratiques et travaux favorables à la biodiversité et assure des formations. « Avec un maximum de vivant, on optimise les possibilités de service rendu. On fait confiance à la nature. Mon salaire me fait vivre mais la rencontre d’êtres vivants me nourrit. »
  • 25. Philippe Bihouix et Benoît de Guillebon P. B., né en 1973 ? : ingénieur de l’’École Centrale de Paris’ (ECP), a travaillé, en France et à l’international, dans différents secteurs industriels (énergie, chimie, transports, bâtiment, télécommunications, aéronautique). Spécialiste du cycle de vie des objets, membre de ‘l’Institut Momentum’. B. de G . : Ingénieur ECP. Depuis plus de 16 ans, a démarré et développé l'APESA, centre technologique spécialisé dans les problèmes d'environnement et de maîtrise des risques. Préside le réseau des ‘Collèges des Hautes Études en Développement Durable’ (CHEDD). « La production des divers métaux - pas seulement les terres rares, mais aussi le nickel ou le cuivre, par exemple - va bientôt atteindre un niveau au-delà duquel il ne sera plus possible de l'aug- menter, et qu'il va falloir apprendre à les économiser. Il faut de plus en plus d'énergie pour obtenir la même quantité de métal, tandis que la production d'énergie, elle-même moins accessible, requiert de plus en plus de matières premières. Les énergies nouvelles, et plus généralement les technologies dites vertes, recourent à des métaux rares, dont elles accroissent la consommation, et donc la crise prochaine. »
  • 26. Nicolas Ridoux Français né en 1973, ingénieur et directeur des ventes dans le domaine médical. Militant de l'association ‘Formation et Action Citoyennes’. Présente les caractéristiques communes des facettes de la "crise" : - crise énergétique : épuisement des ressources fossiles, - crise climatique : conséquence de la combustion sans frein des énergies fossiles, - crise de la nature : effondrement catastrophique de la biodiversité, - crise financière puis économique : conséquence de la quête de profit illimité des établissements financiers, - crise sociale : augmentation des inégalités entre les nations et au sein même de celles-ci, - crise culturelle : uniformisation des modes de vie sur la planète, repli identitaire, - crise psychique : détresse liée à la perte de sens. « La décroissance propose une rupture avec l’idéologie de la démesure, de l'illimité, du hors-sol, de la croissance infinie. Elle dénonce le primat de l'économie sur tous les autres aspects de la vie, restaure l’esprit critique face au productivisme dévastateur. Notre course à la puissance est non seulement mortifère, mais illusoire. »
  • 27. Claire Nouvian Française née en 1974, ex-journaliste, productrice et réalisatrice de documentaires animaliers et scientifiques. Fondatrice en 2004 et présidente de l'association Bloom qui œuvre pour la protection des océans et de la biodiversité marine, pour l’adoption de bonnes pratiques de pêche (sélectives, artisanales) et le maintien du tissu social dépendant d’écosystèmes marins en bonne santé. Bloom combat particulièrement le chalutage en eaux profondes, dévastateur et peu productif. En 2007, organise au ‘Muséum national d'histoire naturelle’ l’exposition ‘Abysses’ présentant une grande variété d'animaux abyssaux. « La France bloque encore le processus européen en raison de son opposition farouche à l’interdiction du chalutage profond. Ce qui se joue, c’est la préservation des écosystèmes marins extrêmement vulnérables des grandes profondeurs et l’engagement de notre pays sur la voie de la transition écologique, en reléguant au passé les méthodes de pêche les plus destructrices. »
  • 28. Pascal Canfin Né en 1974, journaliste et homme politique français. Ex-député européen. En juin 2010, à son initiative, 22 députés européens lancent un appel à la société civile pour qu'elle crée une ONG capable de développer une contre-expertise sur les activités menées sur les marchés financiers par les principaux opérateurs : en juin 2011, l'ONG Finance Watch voit le jour. Ministre délégué au Développement auprès du ministre des Affaires étrangères en France dans le gouvernement Ayrault, organise les ‘Assises du développement et de la solidarité internationale’ (novembre 2012 à mars 2013). Entend « faire de la soutenabilité un impératif pour la politique française de développement ». Conseiller principal pour le climat du World Resources Institute (WRI), dans le cadre de la préparation du ‘Sommet international sur le climat’. Directeur général du ‘WWF France’ depuis janvier 2016. En novembre 2018, nommé par le président de la République parmi les 13 membres du ‘Haut conseil pour le climat’. De nouveau député européen depuis 2019 dans la liste LREM, après avoir reçu d'Emmanuel Macron des assurances que l'écologie serait « l'axe majeur, premier et transversal » de son projet européen.
  • 29. Pascal Canfin Au sein de WWF, et avec le soutien de l’ADEME, la MAIF et La Poste, lance le programme We Act for Good - WAG (Nous agissons pour le bien) qui redonne du pouvoir aux citoyens sur leur consomma- tion en simplifiant le changement de comportement. L’application permet de casser les 3 freins qui empêchent de passer à l’action : - Je ne sais pas par où commencer. WAG propose un programme transformationnel fait sur mesure. - Je ne veux pas que ce soit difficile. WAG met à disposition une carte qui permet le passage à l’action facile et effectif - Je ne veux pas être seul·e. WAG a vocation de créer une commu- nauté d’acteurs. « Les Français veulent agir pour la planète mais ne savent pas toujours par où commencer. WAG est un programme d’accompagne- ment sur-mesure qui propose des défis, conseils et astuces en matière d’alimentation, de transport, de zéro déchet, de Faire soi- même et d’énergie. Cette application mise sur le potentiel du digital pour transformer les gestes de chacun en force collective. »
  • 30. Laure Noualhat Né en 1974, journaliste française spécialisée en écologie au quotidien Libération et militante écologiste. Anime le blog Six pieds sur Terre, intervient sur Terra Eco, Arte. Parle d'écologie avec un humour décapant, sans un gramme de politiquement correct, dans des clips intitulés ‘La minute nécessaire de Bridget Kyoto’. S’intéresse particulièrement au nucléaire et à son irréversibilité. Coauteure, avec Éric Guéret, des reportages ‘Déchets, le cauchemar du nucléaire’ et La sécurité nucléaire : le grand mensonge. « Puisque personne n’est sérieux avec l’écologie, je ne vais pas me priver ! » « Comme le dit Jean Rostand : " L’obligation de subir nous donne le droit de savoir." » (…) Il faut raisonner différemment : on n’a pas besoin de produire ce que l’on ne consomme pas. C’est le scénario NégaWatt, un gisement d’économie d’énergie énorme. On pourrait fermer vingt réacteurs en France. » ../..
  • 31. Laure Noualhat et Éric Guéret À partir de son expérience personnelle de journaliste environnementale, va à la rencontre de congénères atteints, eux aussi, par l’écodépression, qui lui confient de quelle façon ils ont remonté la pente, forgé leur salut et retrouvé leur confiance en l’avenir. « Ce qui empêche la tenue d’un débat rationnel, c’est l’ancrage auprès des élites de cette vision de grandeur de la France à travers le nucléaire. L’idée a été défendue principalement par les ingénieurs du corps des Mines, mais elle a complètement imprégné le tissu politique. On trouve peu de politiciens qui ont le courage de remettre cela en cause. Mais il faut sortir de ce mythe nucléaire. Car les conséquences en sont que nous perdons du temps et ratons les rendez-vous sur les énergies d’avenir et renouvelables. Quand vous mettez 80 % des crédits de développement dans le nucléaire, vous ne mettez pas l’argent ailleurs. » « L’industrie nucléaire n’a pas été conçue pour résister à des attentats. C’est vrai des dômes des centrales nucléaires, qui n’ont pas été construits pour résister à des chutes d’avions. C’est vrai des barrières, des accès, des angles de tir qu’on pourrait avoir sur les piscines nucléaires. (…) Il y a eu 83 attaques ou malveillances sur le nucléaire depuis 60 ans. »
  • 32. Sônia Guajajara Née en 1974, militante brésilienne pour la protection de l'environnement. Née dans un village de l'Amazonie dans la zone de la forêt humide dans l'état du Maranhão. Étudie dans une école d'agriculture dans le Minas Gerais, et en sciences de l'éducation à l'Université fédérale du Maranhão. Organise des manifestations en faveur des droits des peuples autochtones au Brésil. Candidate du ‘Parti Socialisme et Liberté’ pour la vice-présidence du Brésil. Cheffe de file de Articulação dos Povos Indígenas do Brasil - APIB (Articulation des Peuples Indigènes du Brésil), qui représente plus de 300 groupes ethniques indigènes. En oct.-nov. 2019, voyage dans 12 pays d'Europe dans le cadre de la tournée "Sang autochtone : pas une goutte de plus", menée par 8 leaders indigènes de l'APIB représentant les 5 régions du Brésil (photo du haut). Cette campagne vise à dénoncer les graves violations perpétrées contre les peuples autochtones et l’environnement au Brésil en nette progression depuis le début de la présidence de Jair Bolsonaro. Devant le siège de la banque ‘BNP Paribas’ est dénoncé le rôle des institutions financières françaises dans la destruction de la forêt amazonienne.
  • 33. Julia Hill Née en 1974, militante écologiste états-unienne. À la suite d’un accident de la circulation et d’une année de rééducation pour parler et remarcher normalement, se lance dans une quête spirituelle qui la conduit à la cause environnementale. À Redwood en Californie, et avec le soutien de l’association écologiste radicale Earth First ! (‘La Terre d’abord’), vit pendant 738 jours, de déc. 1997 à déc. 1999, dans une petite plateforme de 1,8 m de côté à 55 m d’altitude en haut d'un séquoia géant d'environ 1 500 ans nommé Luna, pour empêcher que cet arbre ne soit abattu. Un accord est trouvé quand la compagnie ‘Pacific Lumber’ a accepte de préserver Luna et tous les arbres dans un rayon de 60 m autour du séquoia. Crée dans la foulée l’association Circle of Life qui promeut la biodiversité et la protection de l’environnement. Le programme What’s your tree sensibiliser des groupes à leur pouvoir d’action sur la protection de l’environnement. Le Pollination project consiste à fournir des graines aux personnes engagées pour l’environnement pour leur permettre de les planter là où ils le souhaitent. « Chaque pensée, mot ou action fait la différence. Vivre votre engagement et votre vision au service de notre famille planétaire non seulement fait une différence, mais crée aussi plus de joie et d’épanouis- sement dans votre vie. »
  • 34. Arthur Keller Né en 1975, ingénieur français en aérospatiale de formation, spécialiste des risques systémiques et de la résilience. Consultant, formateur et conférencier sur les questions d’énergie, de climat, de transition écologique, de vulnérabilités et de résilience des systèmes complexes. A été le coordinateur national de la ‘commission Environnement’ du parti ‘Nouvelle Donne’ et le Directeur Programme de la candidate citoyenne Charlotte Marchandise lors de l’élection présidentielle 2017 : à ces occasions, a construit un programme politique de transition vers la résilience. Membre du conseil d’administration de l’association ‘Adrastia’, qui travaille sur l’anticipation du déclin de la civilisation thermo-industrielle. Développe la thèse de l’inéluctabilité d’une « grande descente énergétique et matérielle », étudie les risques d’effondrements et les stratégies de résilience collective aux niveaux territorial, organisationnel, politique et citoyen. En lien avec ces thèmes, conçoit de nouveaux mécanismes pédagogiques et travaille sur les déclencheurs psycholo- giques et socioculturels de la mobilisation et sur les clés conceptuelles et pragmatiques de la transformation sociétale. Auteur et scénariste, explore notamment comment le storytelling* peut être un outil au service du changement. ../.. * méthode de communication fondée sur une structure narrative du discours qui s'apparente à celle des contes, des récits.
  • 35. Vincent Mignerot, Arthur Keller, Joëlle Leconte et Adrastia Démontre que maintien de la croissance économique et décroissance de l’empreinte écologique sont inconciliables et pointe du doigt le fait que les conférences onusiennes sur le climat se jouent dans une arène dont les règles sont fixées par la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, texte consacrant l’impératif de croissance (article 3, alinéa 5). Établit aussi que les changements climatiques sont traités comme un « problème » alors qu’ils sont un des « symptômes » d’une malfaçon systémique non diagnostiquée, malentendu qui explique l’inadéquation des outils, stratagèmes et politiques existants. Appelle à bâtir, en parallèle des sociétés industrielles et en utilisant leurs ressources, une multitude de sociétés territorialisées sachant s’autolimiter de façon lucide et humble, solidaire et digne. Elles seront basées sur un rééquilibrage culturel fondamental de la place de l’homme au sein du monde naturel, pour lequel il prône respect et bienveillance dans un triple souci d’éthique, de bien-être du plus grand nombre et de moindre vulnérabilité collective. * Adrastia vient du grec ancien adrasteia : "auquel on ne peut échapper".
  • 36. Jamie Oliver James Trevor Oliver, né en 1975, chef cuisinier et animateur de télévision britannique. Passe sa jeunesse dans le village de Clavering, dans l'Essex où ses parents tiennent un restaurant-pub. Son surnom Naked Chef (Chef nu) ne vient aucunement d'une supposée simplicité de ses préparations, mais du fait qu'il ne porte jamais de toque. L'émission Jamie's Kitchen (la cuisine de Jamie) lui permet d'ouvrir à Londres le Fifteen, un restaurant-école où 15 jeunes gens en difficultés sociales peuvent apprendre à gérer un restaurant. Ouvre ensuite d'autres restaurants reprenant le même principe d'aide aux jeunes en Cornouail- les, à Amsterdam et à Melbourne. Profite de sa célébrité pour s'attaquer au problème de la qualité nutritionnelle des cantines scolaires britanniques. Début 2005, à travers la série de télé-réalité Jamie's School Dinners, montre la réalité de ces repas dans une école du sud de Londres : frites, hamburgers, beignets, repas réchauffés au micro-ondes semblent être le lot commun d'écoliers privés de fruits et légumes. Fin mars 2005, le ministre de l'Éducation annonce un investissement de 280 millions de livres sur 3 ans pour les repas scolaires. « Avec le bon matériel, un peu d'organisation et des recettes fiables, on pourrait cuisiner davantage à la maison. »
  • 37. Stéphane Linou Né en 1975, agent de développement local. Conseiller en déve- loppement local, ex-conseiller Général de l'Aude, conseiller municipal de Castelnaudary. Pionnier du mouvement ‘Locavore’, fondateur des premières AMAP audoises, sapeur-pompier volontaire. A conçu et animé le premier module de formation de mastères spécialisés ‘Risques d'effondrements et adaptations’. Articule les thèmes des ressources, du continuum sécurité-défense, de la gouvernance et des adaptations. « Si une cyberattaque paralyse tous les acteurs de l’approvi- sionnement alimentaire, les magasins n’ont que trois jours de stocks. Aujourd'hui, production et consommation ne sont plus territorialisées et même les zones rurales sont alimentairement vulnérables, perfusées par le ballet des camions de la grande distribution, l'autonomie alimentaire de nos territoires n'étant en moyenne que de 2 %. La réduction des surfaces agricoles, l’artificialisation des terres, la raréfaction des ressources hydriques, l’hyper-sophistication des chaînes d’approvisionnement et la dépendance extrême aux énergies fossiles, sont autant de facteurs qui rendent notre système alimentaire particulièrement vulnérable face aux menaces systémiques. » La sénatrice Françoise Laborde demande au Président de la République la création d’un groupe de travail pluridisciplinaire pour étudier l’idée d’un « État stratège et localement planificateur » qui organiserait la résilience alimentaire.
  • 38. Dorothée Moisan Né en 1975, journaliste indépendante française. Maîtrise d‘histoire, diplômée du Centre de Formation des Journalistes (CFJ). Durant 18 ans à ‘l’Agence France Presse’ (AFP), correspondante à Toulouse, Washington et Bruxelles, puis couvre les affaires judiciaires françaises. Spécialisée dans les questions climatiques et environnementales. « En 70 ans, la production de plastique a été multipliée par 200. La production mondiale de plastique va doubler d'ici 2040. Les nettoyages de plages et autres interdictions de cotons-tiges ne suffiront pas à éteindre la menace. L'industrie promet d'injecter 1,5 milliard de dollars pour muscler le recyclage. Ce qu'elle dit moins, c'est qu'elle projette d'investir, rien qu'aux États-Unis, 200 milliards dans de nouvelles usines de production. De son côté, l'Europe réglemente le plastique à usage unique tout en laissant le milliardaire britannique Jim Ratcliffe et son entreprise Ineos construire sur le port d'Anvers un énorme site de production, alimenté par du gaz de schiste américain. Au-delà de la pollution visible qu'il génère, le plastique nous empoi- sonne au quotidien. Un poison impalpable fait d'additifs toxiques et de microparticules qui imprègnent l'air, l'eau, les sols et les corps. Pollution, danger climatique, mortalité accrue, chute de la fertilité... » ../..
  • 39. Dorothée Moisan « Les écoptimistes* sont des écologistes inspirants qui, non seule- ment ne cèdent pas à l’éco-anxiété, mais rebondissent par l’action, la créativité, le rire, la transmission ou l’engagement. Pleinement conscients de la crise écologique, ils arrivent encore à s’amuser. Et c’est diablement communicatif ! Ils ont trouvé l’astuce philosophale pour se battre en gardant le sourire et nous livrent leurs réjouissantes recettes de survie. Car déprimer ne sert à rien et agir rend heureux. Tout simplement. Que ce soit par l’enseignement, l’engagement, la créativité ou encore le rire, tous ont réussi à transformer l’angoisse paralysante en une émotion joyeuse et positive. Et puis si parfois ils échouent, tant pis. Ils se remettent en mouvement. Car ils ont compris depuis belle lurette qu’il n’est point besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. Les écoptimistes ont un besoin quasi charnel de se reconnecter à la nature, et de s'émerveiller ainsi devant sa complexité. On peut notam- ment admirer l'entraide des arbres, qui se transmettent des informations par les racines, ou des insectes pollinisateurs, qui communiquent avec d'autres espèces. Ce sont des démonstrations que les liens sont néces- saires pour le vivant et un écosystème vivable. » * N. Moisan présente notamment l’humoriste Guillaume Meurice, le jardinier Gilles Clément, la maire Léonore Moncond’Huy, la glaciologue Heïdi Sevestre, l’ingénieur Corentin de Chatelperron, l’écologue Franck Courchamp, la facilitatrice de transition Anne de Béthencourt, l’étudiante Louise Arrivé ou le père de famille Guillermo Fernandez.
  • 40. Gaël Derive Français né en 1975, Docteur ès sciences en hydrologie de l‘’Institut national polytechnique de Grenoble’ (INPG). Travaille sur les thématiques propres à la planète (hydrologie, climatologie, biosphère, glaciologie…), chargé du ‘Plan Climat local’ de l'agglomération grenobloise. Auteur de livres et de films, L’Odyssée du climat. Limiter le réchauffement à 2°C; Une planète, une civilisation), conférencier. « En ce début du 21e siècle, le bilan humain est dramatique (1 milliard de personnes ne mangent pas à leur faim). Le bilan écologique est aussi inquiétant (le dérèglement climatique, menace les grands équilibres globaux). Ce projet permet d'aborder différemment ces grandes questions humaines (démographie, alimentation, agriculture, commerce international..) et écologiques (dérèglement climatique, déforestation). Être à hauteur d'homme permet d'aborder ces questions d'une manière nouvelle : plus humaine, plus concrète. »
  • 41. Daron Joffe États-unien né en 1975, pionnier de l'agriculture biologique et biodynamique, formateur dans la San Francisco League of Urban Gardeners (SLUG), fondateur en 2003 et président de Farmers D Organics, société de conseil en agriculture biologique. Pionnier du wwoofing (WWOOF : World Wide Opportunities on Organics Farms : « Offres mondiales dans des fermes biologiques"), qui met en relation des personnes désireuses de découvrir et de participer au monde agricole biologique et écologique avec des fermiers et des professionnels de cet univers. En échange de quelques heures d’aide journalière dans une famille (de 4 à 6 h par jour), le wwoofer est hébergé et nourri dans cette famille. « Le WWOOFer doit exprimer le souhait sincère de vouloir découvrir la vie et le travail de son hôte. Il doit être capable physiquement, mentalement et intellectuellement de suivre l'hôte dans ses tâches quotidiennes. »
  • 42. Maud Lelièvre Née en 1975, écologiste et élue française. Docteure en droit de l’environnement, diplômée de ‘Sciences Po’ et de masters en droit de l’environnement et politiques publiques, avocate. A participé à la défense des parties civiles au procès du pétrolier ‘Erika’. Coauteure de plusieurs publications dont la dernière sur la disparition des terres agricoles, et du Guide pratique de l’élu local – Protéger et valoriser le patrimoine naturel. Siège dans différentes ONG et groupes de travail et d’expertise environnementale et organismes impliqués dans l’écologie*. « Face à la menace qui pèse sur les écosystèmes locaux et les espèces qu’ils abritent, les élus locaux ont un rôle essentiel à jouer, à l’échelle des territoires, pour préserver le patrimoine naturel. » *Conseillère pour l’environnement de la délégation française de l’UNESCO, Vice-présidente de l’UICN-France (‘Union internationale pour la conservation de la nature’). Élue dans le 9ème arron- dissement de Paris, en charge des transitions, de l’aménagement et l’accessibilité de l’espace public, de l’urbanisme, des mobilités, de la qualité de l’air, de la biodiversité, du bien-être animal et du tourisme durable. Déléguée générale des ‘Éco Maires’*, membre du Conseil d’administration de ‘FSC France’**, administratrice de la ‘Ligue pour la Protection des Oiseaux’ (LPO) * Les ‘Éco Maires’, Association nationale des maires et des élus locaux pour l’environnement et le développement durable, est née en 1989. Elle rassemble aujourd’hui plus de 1800 collectivités locales, qui désirent améliorer leur prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux. M.L. a conçu des guides et réalisé un tour de France de formations sur les atlas de la biodiversité communale. ** Forest Stewardship Council, ONG internationale dont la mission est de promouvoir une gestion écologique, sociale et économique des forêts.
  • 43. Chai Jing Née en 1976, journaliste choinoise, ex-animatrice à la télévision d’État CCTV-2 et militante écologiste. Quitte son poste à la télévision lorsqu’elle a accouche de sa fille qui a du se faire opérer immédiatement d’une tumeur, due à la pollution. En 2014, entreprend une enquête indépendante sur les problè- mes environnementaux en Chine, qui aboutit au film documentaire autoproduit Sous le dôme. Dépeint une réalité percutante sur les causes et les conséquences de l’épais smog brunâtre qui embrume de manière endémique les villes chinoises : dépendance au charbon, nombre croissant des automobiles, normes peu contraignantes ou pas respectées, mauvaise application de la loi, impuissance de l’adminis- tration environnementale. Sorti le 1er mars 2015 sur internet, le film récolte plus de 155 millions de vues en Chine, engageant le débat au sujet de la pollution et de la politique environnementale de la Chine, avant d'être censuré par les autorités le 7 mars 2015. Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l'IRIS, indique que selon une carte de la pollution de l'air en temps réel partout dans le monde, les taux de pollution en Chine sont "régulièrement 5 à 6 fois supérieurs​ à ceux admissibles en France". Et parfois, les pics de pollution aux particules fines ont atteint des niveaux 30 à 40 fois supérieurs au seuil recommandé par l'Organisation Mondiale de la Santé.
  • 44. Andreas Läckner Né en 1976, armateur autrichien. Navigateur et ex-activiste de Greenpeace. Avec Arjen van der Veen et Jorne Langelaan, crée en 2007 Fairtransport, compagnie qui utilise 2 voiliers pour convoyer du fret à travers l'atlantique dont le cargo à voiles Tres Hombres (‘Trois hommes’, capacité : 34 tonnes) qui navigue surtout pour le commerce équitable. Travaille avec des ingénieurs hollandais de la Sté ‘Dykstra’ sur un projet hybride de cargo à moteur électrique et à voile, écologique et économique, rendu "intelligent" par des logiciels d’analyse des vents. Baptisé l’Eco Liner WASP, ce voilier géant de 140 mètres de longueur et de 8 000 tonnes de capacité de stockage dispose de 4 mâts en carbone et 4 voiles qui pivotent sur elles-mêmes suivant l’orientation du vent. L’ensemble est piloté par ordinateur pour utiliser au mieux la force des vents et recourir le moins possible au moteur. L’économie de carburant peut atteindre 50 à 90 % si les vents sont favorables. Les mâts peuvent également être utilisés comme grues. Chaque année, 100 000 bateaux de commerce sillonnent les océans, assurant à eux seuls 90 % du trafic mondial de marchandises. Points faibles : leur consommation astronomique de carburant (100 000 litres de fioul par jour pour un porte-conteneurs), émission de gaz à effet de serre, risques de marée noire. Les 16 plus gros navires de transport émettent autant de gaz toxiques que toutes les voitures du monde.
  • 45. Maud Fontenoy Française née en 1977, navigatrice, vice-présidente du ‘Conservatoire du Littoral’, porte-parole de l’UNESCO pour les océans, membre du Conseil économique, social et environnemental. Animatrice de la Maud Fontenoy Fondation engagée pour la sauvegarde des océans et du littoral, notamment au travers d’actions de sensibilisation de la jeunesse. « Si on veut s’en sortir, les humains doivent vivre en harmonie avec leur environnement. Et commencer par vivre harmonieusement ensemble. Valorisons le talent des gamins, restituons leur confiance en eux, leur estime de soi : c’est quand on les a perdues qu’on devient violent. Enfin soulignons le lien entre l’économie et l’écologie. La mer est une réserve de nourriture et de médicaments incroyables. Organisons la gestion à long terme de ce fabuleux capital ».
  • 46. Anna Heringer Née en 1977, architecte allemande. Études d'architecture à l‘’Université des Arts et du Design Industrie’l de Linz (Autriche) dirigée par Roland Gnaiger, cofondateur et penseur des Vorarlberger Baukünstler. En 1997, passe une année de travail bénévole au Bangladesh. Depuis, visite le pays au moins une fois par an. Promeut de l'architecture durable , conçoit plusieurs bâtiments remarquables, notamment la METI Handmade School à Rudrapur, réalisée en terre crue et bambou, avec l'aide des membres de la communauté locale, puis des maison à étages. Autres réalisations : école de formation professionnelle pour les électriciens à Dipshikha, Centre de formation pour le développement durable de Marrakech (Maroc), etc. « Le processus de découverte d’un matériau efface la distinction entre l’artisan, l’architecte et le sculpteur et ouvre les nouveaux champs de formation». « Soutenabilité est synonyme de beauté : une construction harmonieuse dans son concept, sa structure, sa technique, le choix de ses matériaux, de son implantation, son environnement, ses usagers et intégrant le contexte socioculturel. »
  • 47. Yohan Hubert Né en 1977, biologiste de formation. Avec Laure-Line Jacquier, crée en 2014 "Sous les fraises", entreprise de production biologique de végétaux comestibles en milieu urbain, spécialisée en "permaculture verticale". Permaculture : méthode culturale qui imite la nature en associant les plantes pour qu’elles s’aident entre elles. Verticale : les végétaux comestibles poussent dans des poches remplies de terre accrochées sur une membrane de laine de mouton et de chanvre, elle-même tendue sur des cadres installés sur les toits des immeubles. « Au total, nous cultivons sur plus de 10 000 m2 au moins 150 variétés, de la tomate au chou en passant par les herbes aromatiques et les fleurs comestibles, sans aucun apport chimique et parfois même en recyclant les eaux grises des immeubles. » « J’ai longtemps cherché le moyen de réconcilier l’homme et la nature, de créer en ville des lieux où la vie peut se développer, pas seulement pour le plaisir de la verdure, mais aussi pour répondre à un besoin. L’agriculture urbaine est la réponse que j’ai trouvée. Elle permet de relever le double défi de l’urbanisme et de l’alimentation. »
  • 48. Cédric Carles Né en 1977, designer et chercheur franco-suisse. Sa conviction écologique se forge à l’adolescence, au cours de plongées en Méditer- ranée lors desquelles il découvre les pollutions d’origine humaine. La voie du design lui vient de sa passion pour les objets, grâce à des oncles antiquaires. Tient le bricolage d’un grand-père plombier-chauffagiste dont il adorait l’atelier. Imagine et développe depuis une quinzaine d’années des projets autour de l’éco-conception et de l’innovation énergétique. Directeur de ‘l’Atelier 21’, laboratoire sur la transition énergétique, est notamment à l’initiative du concept du Solar Sound System, un module de sonorisation fonctionnant grâce à l’énergie solaire et musculaire et de l'Écolab21, un conteneur-école pédagogique autonome construit à Conakry en Guinée avec l'ITC de l'ONU. Passionné par l'histoire de l'énergie, fondateur du ‘projet paléo-energétique’ : ce programme de recherche citoyen d'exploration des brevets oubliés a notamment permis de retrouver une technologie pour recharger les piles non rechargeables qui a donné naissance au projet RegenBox. « Ce que je crois, c’est que la transition énergétique n’est pas une affaire de technologies, mais de culture, et de gouvernance. Aujourd’hui, nous disposons de toutes les technologies suffisantes pour répondre au défi de la transition, mais les freins culturels, institutionnels et financiers sont encore trop importants. »
  • 49. Pablo Servigne et Raphaël Stevens P. S., né en 1978 (à droite sur la photo), chercheur français indépen- dant. Ingénieur agronome de Gembloux (Belgique), docteur en sciences de l’’Université libre de Bruxelles’ (ULB). En 2008, quitte le monde universitaire pour se consacrer au mouvement de la transition écologique et s’intéresse à l’agriculture urbaine, la permaculture et l’agroécologie. Créateur, avec Raphaël Stevens, du concept de « collapsologie : Exercice transdisciplinaire d’étude de l’effondrement de la civilisation industrielle et de ce qui pourrait lui succéder, en s’appuyant sur la raison, l’intuition et des travaux scientifiques reconnus. » Participe à un travail conceptuel sur la notion de résilience pour la transition écologique et l’effondrement. Avec Agnès Sinaï, Hugo Carton et Raphaël Stevens, propose 4 déclinaisons de la résilience : la résilience commune, la résilience globale, la résilience locale et la résilience intérieure. Celle-ci implique de passer au-delà de l’effarement, de la colère et de la tristesse, et de réaliser les possibilités nouvelles de renouer avec soi-même, au plus profond; et avec ses proches (amis, famille et/ou voisins), et envisager ainsi un vivre-ensemble qui part de l’intime, vers le local, le régional, puis le planétaire, voire le cosmique.
  • 50. Shelly Masi Née en 1978, primatologue italienne. Quand elle est enfant, vit en Éthiopie et a l'occasion d'aller au Kenya, est fascinée par les gorilles de montagne. Études de biologie et d'anthropologie évolutive à Rome, Berlin, Leipzig et Paris. Maitre de conférence du ‘Muséum National d'Histoire Naturelle’, au ‘Musée de l'Homme’ et Vice-présidente de la ‘Société Francophone de Primatologie.’ Depuis 2000, étudie avec passion les gorilles de l’ouest (Gorilla gorilla) qui vivent notamment en République Centrafricaine et en Répu- blique du Congo. Apprend la langue centrafricaine, le sango, essentielle pour établir le contact avec les Pygmées Aka, co-acteurs de ses recher- ches et seuls capables de pister les gorilles. Explore les adaptations écologiques et les capacités cognitives des gorilles, notamment à travers leurs comportements alimentaires. Très impliquée dans la conservation des grands singes, dont toutes les espèces sont menacées. « Je me demande toujours quelles sont les pensées d'un gorille, c'est la chose la plus attirante chez les grands singes, on voit nos origines dans le miroir de leurs yeux. (…) Les projets d'écotourisme (en collabo- ration avec le WWF et les États) ont sauvé les gorilles des montagnes menacés par le braconnage. En Ouganda, ils sont devenus la deuxième ressource touristique du pays. »
  • 51. Cyril Dion Né en 1978, écrivain, réalisateur, poète et militant écologiste français. Coordinateur de projets de la Fondation ‘Hommes de Paroles’. Cofondateur en 2996 et directeur du ‘mouvement Colibris’ inspiré par Pierre Rabhi pour sortir du mythe de la croissance indéfinie, réaliser l’importance vitale de notre terre nourricière et inaugurer une nouvelle éthique de vie vers une sobriété heureuse. Fondateur en 2012 de la revue Kaisen du ‘mouvement Colibris’ qui a pour mission d’inspirer, relier et soutenir tous ceux qui participent à construire un nouveau projet de société. Coréalise avec Mélanie Laurent le film documentaire Demain (2015). Durant près de 20 mois, visite 17 pays pour accompagner le film. Son deuxième film Après Demain (2018) est coréalisé avec Laure Noualhat. En 2018, participe à l'action ‘L'Affaire du siècle’, lancée par quatre ONG*, qui attaque l'État français en Justice pour inaction face au changement climatique. Animateur en 2020 de la ‘Convention citoyenne pour le climat’. « Changer de regard sur le monde, déconstruire les fondements de notre modèle et retrouver une véritable liberté de penser, d’imaginer, de créer. Se relier à des acteurs du territoire, retrouver l’envie d’agir. Trouver des ressources utiles à la réalisation de projets, accéder à des modèles à dupliquer. » * Greenpeace, Oxfam France, Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme, Notre affaire à tous.
  • 52. Vincent Mignerot Né en 1978, écrivain français et chercheur indépendant en sciences humaines. Maîtrise en psychologie clinique, technicien cordiste, responsable d’agence dans les travaux d’accès difficile, marchand de biens. Travaille notamment sur la place singulière de l'humain dans son environnement. Ses travaux se focalisent plus précisément sur le risque d'effondrement de la civilisation thermo-industrielle (collapsologie) et sur la synesthésie*. Propose de réinscrire la problématique de notre existence au sein d’un processus évolutif global, décrivant une "théorie écologique de l’esprit" à même d’expliquer pourquoi nous ne parvenons pas, malgré nos talents et nos meilleures intentions, à éviter le piège que le principe d’évolution universel a tendu à l’humanité. Président du ‘Comité Adrastia’**, qui a pour objectif d’anticiper et préparer le déclin de la civilisation thermo-industrielle de façon honnête, responsable et digne. Buts : Informer, solliciter les organes de décision et de pouvoir, soutenir les projets concrets. Moyens : observatoire, groupes d’échange et de réflexion * Synesthésie : perception multimodale, phénomène neurologique par lequel deux ou plusieurs sens sont associés (par ex. formes-couleurs, musique-odeurs) ** du grec ancien Adrasteia : "auquel on ne peut échapper".
  • 53. Rémi Kulik Écologiste français né en 1979. De ses 10 années d’enfance au Gabon, garde une grande passion pour la nature foisonnante. Formation : maraî- chage biologique, permaculture, botanique, herboristerie. Parcours profes- sionnel : cuisine traditionnelle, boulangerie, pâtisserie, viticulture, maraî- chage, horticulture. Métiers actuels : Jardinier, pépiniériste dans le Tarn et vidéaste. Sa chaîne YouTube ‘Le Jardin d’Émerveille’ rassemble près de 150 000 abonnés. Y partage son éthique de travail, productive mais surtout respec- tueuse de cette nature luxuriante qui nous nourrit à tous les niveaux. Le jardin-forêt est non seulement une démarche vers l’autonomie alimentaire, mais surtout une solution pour favoriser la biodiversité ou la régénération des sols. Propose des explications pratiques pour concevoir et exploiter un jardin forêt capable de produire des fruits, des légumes, des fleurs, des graines ainsi que des plantes aromatiques et médicinales, du choix du terrain à l'entretien en passant par la sélection des espèces et l'association entre cultures. « Ses broussailles, ses pierres, favorisent la reproduction des prédateurs qui viennent naturellement réguler les colonies de ravageurs. Son jardin luxuriant : un exemple de biodiversité avec ses pucerons, tipules, limaces, couleuvres, grenouilles et coccinelles. Il ne livre aucune guerre d'éradication, de confinement. Il organise le … laisser-faire. » Yves Rebouillat
  • 54. Victorien Erussard Né en 1979, navigateur français, coureur au large, officier de marine marchande et entrepreneur. Passe son enfance sur les quais du bassin Vauban à Saint-Malo à se passionner pour les multicoques de la ‘Route du Rhum’, se lance dans la compétition en Optimist puis en catamaran de sport. ‘École nationale de la Marine marchande’ de Saint- Malo. Capitaine de bateaux divers, skipper. Remporte de nombreuses courses de voile au large. En 2013, il rejoint Frédéric Dahirel pour la construction d'Energy Observer, premier navire expérimental autonome en énergie, propulsé grâce à une chaîne de production hydrogène complète couplée aux énergies renouvelables. Le bateau part pendant 6 ans autour du monde à la rencontre des solutions innovantes pour la planète, avec à son bord l’explorateur-réalisateur Jérôme Delafosse, des scientifiques, des chercheurs, des ingénieurs, des journalistes et des artistes. Depuis juillet 2015, Président-directeur général d‘’Energy Observer SAS’. « On va montrer ce qu'on peut faire en mer. Et cela permettra de développer des applications sur terre. » ■