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Profil de l’industrie
des technologies
de l’information
et des communications
du Grand Montréal
Sommaire.........................................................01
4
Organismes
de recherche,
associations et
regroupements
en TIC.............................................................. 41
2
Leaders
de l’industrie.................. 15
2.1 	 Services TI................................................16
	 2.1.1 	 Les services
		 informatiques...........................16
	 2.1.2 	 Le multimédia..........................18
	 2.1.3	 Les logiciels...............................20
2.2 	Les services de
télécommunications........................23
2.3	 La fabrication.........................................24
2.4	Les grossistes
et réparateurs.......................................27
1
Portrait de
l’industrie des
TIC du Grand
Montréal....................................... 03
1.1	 Un PIB en croissance.......................04
1.2	Un chiffre d’affaires
qui démontre la diversité
de l’industrie...........................................07
1.3	Une masse critique
d’emplois et
d’établissements................................07
1.4	Au 2e
rang en Amérique
du Nord au niveau de la
croissance de l’emploi....................08
1.5	Un accès rapide aux
grands marchés mondiaux.........08
1.6	Un environnement de R-D
propice aux entreprises................08
1.7	Un climat d’investissement
des plus favorables...........................10
1.8	Une forte présence
des filiales d’entreprises
étrangères................................................12
3
Main-d’œuvre
et formation...................... 29
3.1	Une multitude de
professionnels et de
domaines d’expertise......................30
3.2	Établissements de
formation : un réseau
académique supérieur...................33
3.3	Une relève prête à relever
les défis de l’industrie.....................34
5
Coûts
d’exploitation.....................49
5.1 	Les coûts d’exploitation
les plus avantageux
en Amérique du Nord......................50
5.2	Un avantage-coût favorable.......52
5.3	Des coûts de main-d’œuvre
spécialisée concurrentiels..........52
5.4	De l’énergie électrique
propre, fiable et à
bon marché.............................................54
5.5	Des espaces à bureaux
à coûts abordables............................54
Table des matières
6.1	Imposition des entreprises :
1er
rang en Amérique
du Nord.......................................................58
6.2 	Des incitatifs ciblés et
hautement concurrentiels..........61
	 6.2.1 	 Incitatifs fiscaux.....................61
	 6.2.2 	 Incitatifs financiers..............65
ANNEXE A :
SYNTHÈSE DES PRINCIPAUX
INDICATEURS ÉCONOMIQUES..............74
ANNEXE B :
NOTES MÉTHODOLOGIQUES..................75
ANNEXE C :
SOURCES.............................................................79
« Le Profil de l’industrie des
technologies de l’information
et des communications du Grand
Montréal » est une production
conjointe de Montréal International et
TechnoMontréal
Rédaction des témoignages :
Frédéric Simonnot (Perception
communications) et validation par
les entreprises concernées
Photos :
© lucetg.com
Design graphique :
Studio Créatif Be + Poisson Rose Design
English version available.
7
capital
de risque..........................................67
Table des matières
6
Fiscalité
et incitatifs........................... 57 ANNEXES................................................73
LE SECTEUR DES TIC
DANS LE GRAND MONTRÉAL, c’est :SOMMAIRE
Sommaire
Fruit d’une étroite collaboration entre Montréal
International et TechnoMontréal, ce profil vise à
dresser un portrait de l’industrie des technologies
de l’information et des communications (TIC) du
Grand Montréal. Il permet notamment de mettre
en lumière les principales entreprises du secteur,
de même que les indicateurs de performance
de la grappe (cluster) des TIC.
Un environnement
de recherche
et développement
(R-D) propice
aux entreprises
La R-D et l’innovation dans le
Grand Montréal sont des
domaines solides qui sont
soutenus par un imposant
dispositif d’organismes
et d’institutions de haut savoir.
Une des régions
métropolitaines
les plus attractives
pour les investisseurs
en TIC
Entre 2009 et 2011, plus de
80 % des entreprises en TIC
qui ont choisi le Grand Montréal
pour étendre leurs activités
en Amérique du Nord
venaient de l’étranger.
Des coûts
d’exploitation des
plus concurrentiels
Les coûts d’exploitation globaux
pour une entreprise en TIC dans
le Grand Montréal sont jusqu’à
16 % inférieurs aux autres
grandes régions métropolitaines
d’Amérique du Nord.
Une fiscalité et
des incitatifs parmi
les plus avantageux
au monde
Les entreprises en TIC peuvent
bénéficier de charges fiscales
jusqu’à sept fois moins im­
portantes que la moyenne
des grandes métropoles nord-
américaines. Elles ont également
accès à une importante gamme
d’incitatifs ciblés et hautement
concurrentiels.
Du capital de risque
facilement accessible
Du financement en capital de
risque accessible à toutes les
phases de développement d’un
projet, quelle qu’en soit la taille.
Depuis 2000, plus de 45 % des
investissements en capital de
risque recensés dans le Grand
Montréal, soit 2,4 G$, visaient
des projets en TIC.
Une croissance
inébranlable
Le PIB du secteur des TIC du
Grand Montréal a connu une
forte croissance de plus de 25 %
entre 2002 et 2010, atteignant
aujourd’hui plus de 9 G$
et plus de 70 % du PIB total
des TIC au Québec.
Un bassin de
main-d’œuvre
hautement qualifiée
L’industrie des TIC occupe
une place centrale au sein
de l’économie métropolitaine
Elle compte près de 120 000
travailleurs répartis dans
plus de 5 000 établissements.
De plus, le Grand Montréal
est l’une des rares régions
métropolitaines d’Amérique
du Nord à connaître une hausse
marquée sur ce plan.
01
1
Portrait
de l’industrie
des TIC du
Grand Montréal
université du québec à montréal (UQAM)
Le secteur des technologies de l’information
et des communications (TIC) du Grand Montréal
est un moteur économique de première importance.
Au fil des années, la métropole est parvenue
à se positionner comme un pôle majeur des TIC
en Amérique du Nord.
1.1	
Un PIB en croissance
Le PIB réel du secteur des TIC du
Grand Montréal a connu une forte
croissance de plus de 25 % entre 2002
et 2010, pour atteindre plus de 9 G$
et plus de 70 % du PIB total des TIC
au Québec. Notons aussi que pour la
même période, l’indice de croissance
du PIB du secteur des TIC du Grand
Montréal a été deux fois plus rapide
que l’économie métropolitaine dans
son ensemble.
Le recul subit par plusieurs
secteurs lors de la dernière crise
économique a été à peine ressenti
dans le secteur des TIC de la
métropole (à peine -0.01 % entre
2008 et 2009). La croissance globale
du PIB métropolitain en TIC a
été principalement soutenue par
l’explosion des sous-secteurs du
multimédia, notamment des jeux
vidéo, du développement de logiciels,
ainsi que par l’application de services
TIC dans de nombreux secteurs de
l’économie, comme ceux de la finance
et de la santé.
1
Portrait de
l’industrie des TIC
du Grand Montréal
Secteur des TICEnsemble de l’économie
2002
100
103
106
109
112
115
118
121
124
127
130
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Indice de croissance du PIB, 2002-2010
Secteur des TIC du Grand Montréal et le Grand Montréal (2002=100)
Indice de croissance du PIB du Grand Montréal, 2002-2010
Secteur des TIC versus l’ensemble de l’économie (2002 = 100)
  
Pib réel des TIC (G$ de 2002),
Province de Québec et Grand Montréal, 2002-2010
Grand Montréal (estimation)Québec
2002
0 2 4 6 8 10 12 14
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
PIB réel des TIC (G$ de 2002)
Province de Québec et Grand Montréal, 2002-2010
graphique 1
graphique 2
05
1.3	
Une masse critique
d’emplois et
d’établissements
En 2010, le secteur des TIC du Grand
Montréal regroupait près de 120 000
travailleurs spécialisés dans plus de
5 000 établissements, représentant
plus de 70 % du poids total de cette
industrie dans la province de Québec.
1.2	
Un chiffre d’affaires qui
démontre la diversité de
l’industrie
Malgré un léger ralentissement de
2,6 % en 2008-2009 attribuable à la
crise économique mondiale, les revenus
d’exploitation des entreprises en TIC du
Grand Montréal ont augmenté de plus
de 7 % depuis 2006 atteignant près de
25 G$ pour l’exercice 2009.
Pib réel des TIC (G$ de 2002),
Province de Québec et Grand Montréal, 2002-2010
Fabrication
Services TI
Services de télécommunications
Grossistes et réparateurs
20 %
7 %
6%
15 %
15 %
13 %
52 %
72 %
Établissements en TIC par sous-secteur
Grand Montréal, 2010
Emplois en TIC par sous-secteur
Grand Montréal, 2010
graphique 4  5
Pib réel des TIC (G$ de 2002),
Province de Québec et Grand Montréal, 2002-2010
Fabrication
Services TI
Services de télécommunications
Grossistes et réparateurs
Total TIC - Grand Montréal
0 0,5 10,0 15,0 20,0 25,0 30,0
2006
2007
2008
2009
19 %
20 %
21 %
18 %
22 %
100 %
16 %
100 %
12%
30 %
32 %
100 %
31 %
30 %
100 %
31 %
32 %
24 %
32 %
32 %
Revenus d’exploitation par sous-secteur des TIC (G$)
Grand Montréal, 2006-2009
graphique 3
Fujitsu
Canada,
des racines
japonaises,
un savoir-faire
bien d’ici
Filiale canadienne de Fujitsu – 3e
fournisseur mondial en
technologies de l’information et des communications (TIC) –,
Fujitsu Canada met à profit son expérience et le pouvoir
des TIC pour contribuer au succès de ses clients et accroître
leur compétitivité.
«Fujitsu Canada est particulièrement
active dans les secteurs des services
gouvernementaux, de la finance, du
commerce de détail, de la sécurité
publique, de la géomatique, des
télécommunications, ainsi que dans tout
ce qui touche aux concepts d’urbanisme
numérique et de société intelligente »,
résume Yves Pelletier, premier vice-président,
responsable du bureau de Montréal, et président
du conseil d’administration de TechnoMontréal.
Présente dans 10 villes canadiennes, Fujitsu Canada emploie
400 personnes dans la métropole québécoise. Elle propose
aux organisations des services complets : intégration,
services gérés, de même que des services destinés aux
centres informatiques, des services conseils en affaires,
des solutions d’industrie sur mesure ainsi que des
produits informatiques fiables et performants.
Fujitsu a à son actif 34 000 brevets d’invention et plusieurs
méthodologies novatrices, dont Macroscope, un référentiel
intégré de méthodes, processus et meilleures pratiques
guidant la réalisation d’un projet à toutes les étapes.
Active à l’international, Fujitsu reconnaît l’expertise de sa
filiale canadienne, notamment en investissant dans la mise
en place et l’exploitation d’un centre d’appel de premier plan
à Montréal. Elle vient également de créer un centre d’inno­
vation qui pour a pour mission de permettre à de petites
entreprises d’effectuer leurs travaux en R-D sous son aile.
«Nous fondons de grands espoirs sur
ce centre. La grappe des TIC montréalaise
compte déjà environ 5 000 entreprises
et la région ne manque pas d’innovateurs.
Ce n’est pas pour rien que le prochain
Congrès mondial sur les technologies
de l’information, le WCIT, a choisi de
passer par Montréal en 2012 ! »,
souligne M. Pelletier.
TÉMOIGNAGE
07
1.4	
Au 2e
rang en Amérique
du Nord au niveau de la
croissance de l’emploi
Globalement, les nombres d’emplois
et d’établissements reliés aux TIC
dans le Grand Montréal ont connu
une croissance de plus de 4 % entre
2008 et 2010 et ce, malgré le ralentisse-
ment économique mondial. Le Grand
Montréal s’est en fait classé au 2e
rang
des vingt plus grandes métropoles
nord-américaines pour la croissance de
l’emploi en TIC pour la même période.
Cette progression est due en grande
partie à l’accélération des activités
du sous-secteur des services en TI
(logiciels, multimédia et services
informatiques). Ce sous-secteur a
connu une croissance de plus de
20 % entre 2008 et 2010 et domine
maintenant l’industrie des TIC du
Grand Montréal avec plus de 50 %
des emplois. Cette tendance favorable
devrait se poursuivre puisque ce sous-
secteur demeure l’un des plus stables
et porteurs de l’industrie.
Portrait de l’industrie des TIC du Grand Montréal
Ericsson
Canada,
un leader en
R-D au niveau
national
TÉMOIGNAGE
Aujourd’hui, environ 85 % de toutes les communications
sur appareils mobiles au Canada passent par de
l’équipement et des logiciels signés Ericsson, le plus
important fournisseur mondial de technologies et de
services destinés aux entreprises de télécommunications.
Ericsson a établi un centre mondial de R-D à Montréal en
1986, l’un des plus importants de la société à l’extérieur de
la Suède, avec 1 800 employés, dont la moitié se consacrent
exclusivement à la R-D. Ses spécialités : réseaux centraux
de télécommunication, applications et solutions multi­
médias, technologies émergentes à la base de la société
interconnectée. En outre, le centre montréalais offre des
services professionnels aux clients d’Ericsson en Amérique
du Nord et à l’extérieur.
«Nos clients sont surtout des entre­
prises de télécommunications et de
câblodistribution à qui nous fournissons
des réseaux, des solutions multimédias
et des services professionnels. Nous
nous voyons à la fois comme un leader
technologique et comme une entreprise
de services, puisque cela représente
presque la moitié de nos activités »,
fait remarquer Paddy O’Leary, chef de site - Montréal.
Au fil des années, Ericsson a établi de solides relations
avec plus de la moitié des universités du Québec, à
commencer par les quatre principales, situées au cœur
du Grand Montréal, et s’est prévalue des divers crédits
d’impôt à la R-D pour mener de nombreux projets de
recherche. L’équipe montréalaise a d’ailleurs déposé
quelque 360 brevets en 25 ans.
«Je trouve que la métropole,
outre sa situation géographique
intéressante au nord-est de l’Amérique
du Nord, offre un environnement très
propice à nos activités : il y a ici une
mentalité entrepreneuriale, une attitude
positive, des gens d’origines et d’horizons
très variés, une sorte de bouillonnement
qui stimule la créativité et l’innovation,
deux composantes essentielles de
notre culture organisationnelle »,
affirme M. O’Leary.
Croissance de l’emploi en TIC (%)
Top 20 des plus grandes régions métropolitaines d’Amérique du Nord, 2008-2010
Pib réel des TIC (G$ de 2002),
Province de Québec et Grand Montréal, 2002-2010
-20, 0 % -15,0 % -10,0 % -5,0 % 0 % 5 % 10 %
NEW YORK
MONTRÉAL
TORONTO
RIVERSIDE
SEATTLE
PHILADELPHIE
WASHINGTON
ATLANTA
PHOENIX
SAN FRANCISCO
HOUSTON
BOSTON
CHICAGO
MIAMI
DALLAS
LOS ANGELES
MINNEAPOLIS
ST-LOUIS
DÉTROIT
SAN DIEGO
graphique 6
1.6	
Un environnement de R-D
propice aux entreprises
La vigueur de l’industrie des TIC
du Grand Montréal ne s’illustre pas
seulement par sa masse critique élevée
d’entreprises et d’emplois, mais aussi
par la performance de son secteur de
R-D. Il est estimé que plus de 85 % des
dépenses de R-D industrielle du Québec
ont été réalisées par des entreprises
localisées dans le Grand Montréal.
Par ailleurs, les dépenses de R-D du
secteur des TIC du Grand Montréal
s’élèveraient à plus de 800 M$.
Les entreprises du Grand Montréal
peuvent aussi profiter du fardeau fiscal
le plus faible en Amérique du Nord
pour conduire des activités de R-D
(voir la section Fiscalité et incitatifs). Cet
avantage de taille a largement contribué
à l’implantation d’entreprises ayant des
activités de R-D dans la région. En effet,
parmi les seize premières entreprises
spécialisées en TIC qui ont investi le
plus en R-D au Canada en 2009, dix
d’entre elles possèdent une présence
dans le Grand Montréal.
1.5	
Un accès rapide aux
grands marchés mondiaux
Situé à proximité du marché nord-
américain par voies routières et ferro-
viaires, le Grand Montréal jouit de la
présence d’un des ports intérieurs les
plus achalandés au monde et de deux
aéroports internationaux majeurs près
du centre-ville. Ces infrastructures de
même qu’une situation géographique
stratégique contribuent à faire de la
métropole une plate forme de com-
merce favorisant les exportations.
D’ailleurs, en 2010 le secteur des TIC
du Québec a exporté mondialement
pour près de 4 G$ de biens et services.
Il est estimé que la métropole
montréalaise représente plus de 60 %
des exportations en TIC du Québec,
soit près de 2,4 G$ en 2010.
Tableau 2
Portrait de l’industrie des TIC du Grand Montréal
Top 10 des entreprises en TIC
investissant le plus en R-D au Canada et ayant une présence dans le Grand Montréal, 2009
Nom de l’entreprise
Dépenses
en R-D
au Canada
(en M$)
Intensité
de la R-D
(% du
revenu)
Industries Rang au
Canada
BCE 806,0 4,5 Services de télécommunications 3
TELUS 653,0 6,8 Services de télécommunications 4
IBM 556,5 N/D Logiciels et services informatiques 5
Alcatel-Lucent 224,0 N/D Équipements de télécommunications 7
Ericsson 197,0 32 Équipements de télécommunications 10
Open Text Corporation 132,6 14,8 Logiciels et services informatiques 17
CAE 121,6 7,3 Aérospatiale 18
Rogers Communications 81,0 0,7 Services de télécommunications 28
Groupe CGI 76,0 2,0 Logiciels et services informatiques 29
PMC Sierra 60,5 56,2 Fabrication 35
Tableau 1
Sélection d’investissements récents en TIC
Grand Montréal, 2009- Janvier 2012
Nom de l’entreprise
Montant
annoncé
(M$)
Nombre
d’emplois
annoncés
Année de
l’annonce
Type
d’investis-
sement
Sous-secteur
TIC
Pays d’origine
CAE 274 2 000 2009 Expansion Logiciels Canada
Esterline CMC
Electronics
149,4 n/d 2009 Expansion Fabrication États-Unis
OVH.com 127 117 2012 Implantation Services informatiques France
Ultra Electronics 92 130 2010 Expansion Services télécoms Royaume-Uni
Warner Bros. 37,8 300 2010 Implantation Multimédia États-Unis
SITA 16,3 125 2010 Expansion Services télécoms Suisse
Acquinity Interactive 10,2 135 2010 Implantation Logiciels États-Unis
LINKBYNET 8 65 2011 Implantation Services informatiques France
Gamerizon 5 100 2011 Expansion Multimédia Canada
THQ n/d 400 2009 Implantation Multimédia États-Unis
Accenture n/d 305 2010 Expansion Services informatiques États-Unis
Groupe conseil OSI n/d 300 2009 Expansion Services informatiques Canada
Eidos (Square Enix) n/d 250 2011
Implantation/
Expansion
Multimédia Japon
SAVA Transmédia n/d 200 2011 Implantation Logiciels Canada
Electronic Arts n/d 165 2011 Expansion Multimédia États-Unis
Funcom n/d 136 2009 Implantation Multimédia Norvège
Keywords International n/d 59 2011 Implantation Services informatiques Irlande
P3 Group n/d 50 2010 Implantation Services informatiques Allemagne
IDS n/d 50 2010 Implantation Logiciels Italie
Ludia n/d 50 2011 Expansion Multimédia Canada
Nexsan n/d 26 2010 Expansion Logiciels États-Unis
Studio des Grenouilles
Douées
n/d 25 2010 Implantation Multimédia France
Z-Laser n/d 20 2010 Implantation Fabrication Allemagne
Gemalto n/d 20 2010 Expansion Logiciels États-Unis
Pharsight n/d 18 2010 Expansion Logiciels États-Unis
eFront n/d 14 2010 Implantation Logiciels France
Studio Galaxy n/d 10 2010 Implantation Multimédia France
Hewlett-Packard/EVPG n/d 9 2010 Implantation Logiciels France
AddOnMail n/d 5 2010 Expansion Services télécoms États-Unis
Broadcom n/d n/d 2010 Expansion Logiciels États-Unis
CANIX n/d n/d 2009 Expansion Services informatiques Canada
OSISoft n/d n/d 2009 Expansion Services informatiques États-Unis
11
1.7	
Un climat d’investissement
des plus favorables
Le Grand Montréal est un haut lieu
stratégique en Amérique du Nord
pour y faire croître une entreprise
en TIC. La stabilité de l’économie,
l’effervescence des nouvelles
technologies combinée aux nombreux
incitatifs (voir la section Fiscalité et
incitatifs) confèrent à la région un
avantage de taille pour les entreprises
du secteur. Entre 2009 et 2011,
plusieurs joueurs majeurs ont fait
l’annonce de projets d’expansion ou de
nouvelles implantations dans le Grand
Montréal (Voir tableau 2). Notons que
plus de 80 % de ces investissements
provenaient d’entreprises étrangères.
Selon les résultats
de Montréal
International
le secteur des TIC compte
pour plus de 60 % de tous les
investissements étrangers
annoncés dans le Grand Montréal
entre 2005 et 2010.
Les sous-secteurs les plus ciblés
par les investisseurs étrangers
ont été ceux des services
informatiques, du multimédia
et des logiciels.
Portrait de l’industrie des TIC du Grand Montréal
Tableau 3
1.8	
Une forte présence des
filiales d’entreprises
étrangères
Les filiales d’entreprises étrangères
dans le secteur des TIC sont à l’origine
de plus de 30 000 emplois répartis
dans quelque 400 établissements.
Centre majeur en production de
jeux numériques, le Grand Montréal
accueille plusieurs géants de l’industrie,
dont la firme française Ubisoft, la
Japonaise Eidos (Square Enix) et les
Américaines Electronic Arts, THQ et
Warner Bros. La région métropolitaine
de Montréal compte également sur la
présence d’IBM, l’un des leaders en
services informatiques et d’Ericsson,
joueur d’importance de la téléphonie.
Filiales de sociétés étrangères en TIC
par tranche d’emplois, Grand Montréal, 2011
Sociétés
Tranche
d’emplois
Activités Pays
d’origine
Ubisoft 2 000-2 999 Développement et édition de jeux vidéo France
Ericsson 1 000-1 999
Services téléphoniques et services de
télécommunications sans fil
Suède
Esterline CMC Electronics 1 000-1 999
Fabricant de TIC pour les marchés de l’aérospatiale
et de la défense
États-Unis
IBM 1 000-1 999 Services informatiques États-Unis
Electronic Arts 750-999 Développement et édition de jeux vidéo États-Unis
GFI Solutions 750-999 Services informatiques France
UPS Solutions d’Affaires 750-999 Services informatiques États-Unis
CSC 500-749 Services informatiques États-Unis
Groupe Conseil OSI 500-749 Services informatiques France
TEKsystems 500-749 Services de recrutement en TI États-Unis
ADP 250-499 Hébergement et traitement de données États-Unis
Alstom 250-499 Fabricant de TIC pour le secteur du transport France
Covidien 250-499 Fabricant de TIC pour le secteur médical États-Unis
Epicor Software 250-499 Services informatiques États-Unis
Fujitsu 250-499 Services informatiques Japon
Gameloft 250-499 Développement et édition de jeux vidéo France
Nuance Communications 250-499
Logiciels de solutions d’imagerie numérique
et de reconnaissance et de synthèse vocale
États-Unis
SAP 250-499 Logiciels d’amélioration de gestion d’entreprise Allemagne
VMC 250-499 Service de postproduction pour l’industrie des jeux vidéo États-Unis
GFI
Solutions,
au centre
des échanges
électroniques
TÉMOIGNAGE
nous distinguer en nous plaçant au
centre des échanges électroniques
entre nos clients, par exemple en
permettant à des entreprises de secteurs
complémentaires comme les quincailliers
et les constructeurs de transiger
directement, système à système »,
explique Gilles Létourneau,
président et chef de la direction.
Depuis ses débuts, GFI Solutions applique une stratégie
de croissance basée sur des partenariats et des acquisitions
dans des marchés verticaux et des zones géographiques
porteuses. Cette stratégie lui a permis de quintupler
sa taille en quelques années et d’atteindre des revenus
annuels de plus de 100 M$, dont 80 % liés aux logiciels
et 20 % aux services.
«Nos prochains axes de croissance
organique sont les affaires électroniques,
les solutions de paiement et la mobilité,
ce qui devrait nous permettre de doubler
notre chiffre d’affaires dans les
trois ans à venir »,
assure M. Létourneau.
Chef de file en matière de solutions d’affaires, comptables
et bancaires, GFI Solutions se spécialise dans la conception,
l’implantation, l’intégration et la maintenance de logiciels
de gestion, le développement des affaires électroniques
et la prestation de services monétiques, professionnels
et techniques.
Solidement établie, avec près de 1 000 employés, l’entreprise
figure parmi les plus importants intégrateurs en Amérique
du Nord. À l’origine de GFI Solutions il y a la firme mon­
tréalaise de services-conseils Conceptum, créée par Gilles
Létourneau en 1988 et transformée en entreprise de
produits et services vers le milieu des années 2000, stratégie
qui lui vaut de servir aujourd’hui quelque 55 000 clients au
Canada, principalement au Québec.
«Nous offrons nos produits et services
aux entreprises de toutes tailles, en
privilégiant certains secteurs, notamment
la construction, les quincailleries, la
foresterie, les garderies, les notaires,
les experts-comptables et les voyagistes,
ainsi qu’aux organisations telles que
les municipalités, les organismes
gouvernementaux et les institutions
financières. Dans l’avenir, nous voulons
2
Leaders
de l’industrie
15
palais des congrès de montréal
2.1	
Services TI
Regroupant les services informatiques,
le multimédia et les logiciels, les
services en TI représentent le sous-
secteur le plus important de l’industrie
des TIC du Grand Montréal.
2.1.1 Les services informatiques
Le Grand Montréal compte plusieurs
joueurs d’importance dans le domaine
des services informatiques. Un
climat d’affaires favorable et une
main-d’œuvre hautement qualifiée
ont permis à CGI par exemple, une
entreprise canadienne fondée dans
la région dans les années 1970,
de se développer pour devenir l’un
des leaders mondiaux des services
informatiques. Au fil des ans, le
Montréal métropolitain a aussi su
attirer d’importantes entreprises
étrangères dans le domaine telles
Fujitsu, GFI Solutions et IBM.
Plusieurs grands leaders de l’industrie sont
présents dans la région de Montréal, principalement
dans quatre sous-secteurs d’activités : services TI,
services de télécommunications, fabrication
et grossistes et réparateurs.
2Leaders
de l’industrie
Entreprises en services informatiques
par tranche d’emplois, Grand Montréal, 2011
Sociétés
Tranche
d’emplois
Pays d’origine
CGI + de 7 000 Canada
IBM 1 000-1 999 États-Unis
GFI Solutions 750-999 France
UPS Solutions d’Affaires 750-999 États-Unis
CSC 500-749 États-Unis
Groupe Conseil OSI 500-749 France
Accenture 250-499 Irlande
Cofomo 250-499 Canada
Epicor Software 250-499 États-Unis
Fujitsu 250-499 Japon
Iron Mountain 250-499 États-Unis
Telus Santé 250-499 Canada
Tableau 4
TÉMOIGNAGE
CGI,
leadership
mondial et
responsabilité
locale
Trente-cinq ans après sa création dans un sous-sol par
deux jeunes entrepreneurs, CGI est l’une des plus grandes
entreprises indépendantes de services en technologies
de l’information et en gestion des processus d’affaires, la
seule sous contrôle québécois parmi les principaux joueurs
mondiaux. Autre particularité, 90 % de ses membres
(employés) en sont aussi actionnaires.
«Notre modèle d’entreprise est axé sur
la proximité avec notre clientèle et la
connaissance approfondie d’une demi-
douzaine de secteurs d’activité. Nous nous
définissons comme un intégrateur. Nous
offrons des services complets, de bout en
bout, selon un processus standardisé qui
nous permet de réaliser 95 % des mandats
dans les délais et les budgets, ce qui est
remarquable dans notre industrie »,
affirme Claude Marcoux, vice-président principal
et directeur général, Province de Québec.
Pour être en mesure de soutenir sa croissance, CGI crée bien
entendu des emplois partout dans le monde, mais d’abord
dans ses différentes unités d’affaires à Montréal et au
Québec. Elle met d’ailleurs un point d’honneur à contribuer
à la préparation de la relève locale en participant à divers
programmes de formation, recrutement et mentorat.
«La région montréalaise possède des
avantages indéniables, à commencer
par des coûts salariaux et locatifs
très compétitifs et des infrastructures
technologiques de pointe. Nous avons
aussi la chance d’avoir un riche bassin
de compétences, non seulement en TIC,
mais aussi en gestion des affaires, en
administration, etc., ce qui constitue un
atout que nous nous devons de préserver,
notamment en continuant d’ouvrir des
postes de début de carrière qui sont
d’une importance stratégique »,
souligne M. Marcoux.
CGI emploie 31 000 personnes réparties dans 125 bu­
reaux, dont près de 20 % travaillant dans les 8 sites locaux
au service des quelque 500 clients qu’elle compte dans
la région métropolitaine. Déjà classée au septième rang
mondial, elle prévoit doubler de taille dans les trois
à cinq prochaines années.
De gauche à droite: M. Claude Marcoux (vice-président principal
et directeur général, Province de Québec) et M. Renaud Caron
(vice-président principal, développement de l’entreprise)
Entreprises de jeux vidéo
par tranche d’emplois, Grand Montréal, 2011
Sociétés
Tranche
d’emplois
Activités Pays
d’origine
Ubisoft 2 000-2 999
Développement et édition
de jeux vidéo
France
Electronic Arts 750-999
Développement et édition
de jeux vidéo
États-Unis
Babel Media 250-499
Service postproduction pour
l’industrie des jeux vidéo
Royaume-Uni
Behaviour 250-499
Développement et édition
de jeux vidéo
Canada
Gameloft 250-499
Développement et édition
de jeux vidéo
France
Eidos
(Square Enix)
250-499
Développement et édition
de jeux vidéo
Japon
VMC 250-499
Service postproduction pour
l’industrie des jeux vidéo
États-Unis
Funcom 100-249
Développement et édition
de jeux vidéo
Norvège
Ludia 100-249
Développement et édition
de jeux vidéo
Royaume-Uni
THQ 100-249
Développement et édition
de jeux vidéo
États-Unis
Warner Bros. 100-249
Développement et édition
de jeux vidéo
États-Unis
Entreprises de multimédia (excluant le jeu vidéo)
par tranche d’emplois, Grand Montréal, 2011
Sociétés
Tranche
d’emplois
Activités Pays
d’origine
Pages Jaunes 1 000-1 999 Publications multimédia Canada
Canoë 250-499 Publications multimédia Canada
Sid Lee 250-499 Services de marketing interactif Canada
Beyond
the Rack
100-249 E-commerce Canada
Ciné Groupe
Toontek
100-249 Studio d'animation Canada
Nurun 100-249 Services numériques Canada
Sono Vidéo 50-99 Solutions multimédia Canada
Tonik Groupimage 50-99 Services numériques Canada
Toutenkartoon 50-99 Services numériques France
Vortex Solution 50-99 Solutions web Canada
Google 1-49 Portail de recherche États-Unis
Tableau 6
Tableau 5
Leader de l’industrie 19
Des entreprises
montréalaises
créatives*
 La firme gsmprjct° a créé le
premier télescope interactif utilisé
dans le Burj Khalifa à Dubaï, le
plus haut bâtiment au monde
 L’entreprise Space  Dream a
réalisé le premier film immersif
présenté sur une sphère géante
et itinérante au milieu de laquelle
se trouve le spectateur
 En créant le logiciel Business-
in-a Box, la société Biztree a
facilité la vie de millions de
gens d’affaires en offrant une
vaste collection de modèles de
documents commerciaux et légaux
en français, anglais, espagnol et
chinois à portée de main
*Source: MONTRÉAL PREM1ÈRE
(www.montrealprem1ere.com)
Les TIC appliquées
au secteur de
l’aérospatiale
 Le Grand Montréal est l’un des trois
pôles mondiaux de l’aérospatiale
avec Seattle et Toulouse
 Bell Helicopter-Textron,
Bombardier, CAE, Pratt  Whitney
sont quelques-uns de ses leaders
 Des possibilités d’affaires pour
les entreprises de l’industrie
des TIC, dont CAE, Esterline CMC
Électronique, MacDonald, Dettwiler
and Associates (MDA) et SITA, pour
ne nommer que celles-là
Le Grand Montréal compte également
plusieurs entreprises dans d’autres
domaines du multimédia et de la
productionnumérique.Parmicelles-ci,
nous retrouvons Sid Lee qui offre
des services novateurs de marketing
interactif.
Le Grand Montréal,
capitale de l’Amérique
du Nord en arts
numériques et
immersion
 Des acteurs dynamiques œuvrant
pour la promotion du secteur, dont:
Le Conseil québécois des arts
médiatiques, Société des arts
technologiques (SAT), MUTEK
 Des festivals internationaux :
	Elektra, Montréal en lumières,
MUTEK
 Des entreprises créatives :
	Agence TOPO, Création Ex Nihilo,
Molior, Moment Factory, Nurun,
Photonic Dreams, Sid Lee et TIND
Il fait bon vivre dans
le Grand Montréal !
 Selon Mercer (2010), la région
se classe 3e
parmi les plus
grandes métropoles d’Amérique
du Nord pour l’indice global de
la qualité de vie
2.1.2 Le multimédia
Le Grand Montréal est reconnu
mondialement comme un centre
incontournable pour le développement
et l’édition de jeux vidéo grâce à la
présence, entre autres, des géants
Electronic Arts, Ubisoft et Warner Bros.
Le Grand Montréal,
l’endroit idéal pour
gérer un centre
de données
 Des coûts d’électricité près de
deux fois moins élevés que
la moyenne des grandes
métropoles nord-américaines
pour les projets exigeant une
grande puissance (3 MW à 50
MW), tels les centres de données
 Un climat continental humide
idéal pour des fermes de serveur
 Des joueurs internationaux :
Bell, CGI,Fujitsu, CSC, HP, IBM
et OVH.com
SAP
TÉMOIGNAGE
8D
Technologies,
un succès
aux multiples
dimensions
Fondée en 1996, 8D Technologies est aujourd’hui un leader
mondial dans la conception et le développement de solutions
et de systèmes de point de vente intelligents multifonction-
nels M2M (machine à machine) sans fil, principalement
utilisés en transport urbain.
En 2000, de société de services informatiques, 8D Technolo-
gies s’est transformée en une entreprise de développement
et de commercialisation de produits, solutions et services.
Elle s’est surtout fait connaître en implantant à Montréal
son système de gestion de stationnement automatisé
(8D APMSMC
), gagnant de plusieurs prix, l’un des plus
avancés du genre.
«Nous cherchions un projet qui
permettrait d’exploiter les possibilités
de notre plateforme de gestion et de
paiement sans fil alimentée à l’énergie
solaire. Au départ, nous pensions
la vendre sous licence mais, voyant
son potentiel, nous avons plutôt
choisi de créer des produits basés
sur cette plateforme »,
raconte Isabelle Bettez, présidente
et chef de la direction.
C’est ainsi que la même plateforme technologique logicielle
et matérielle, aujourd’hui en opération sur trois continents,
a été utilisée pour mettre en place le système montréalais
de location de vélos en libre-service BIXIMC
, inscrit parmi les
« 50 meilleures inventions de 2008 » par le magazine Time et
gagnant du « Gold Edison Award » 2009, catégorie Énergie
et Développement durable.
«Aujourd’hui, notre stratégie marketing
vise autant la recherche de clients que de
ressources qualifiées, car notre principal
défi consiste en fait à reproduire nos
succès dans des créneaux connexes.
Heureusement, la métropole ne manque
pas de talents capables de nous aider à
continuer d’innover à tous les niveaux »,
affirme Mme Bettez.
La plateforme de 8D, qui permet le paiement sécurisé en
temps réel ainsi que le contrôle et la gestion à distance
de toutes les fonctions, du paiement à l’application du
règlement, ainsi que le contrôle des terminaux et de leurs
senseurs dans les environnements avec ou sans fil, offre
en outre des possibilités illimitées de marketing, ce qui
devrait se traduire par d’autres années de croissance
spectaculaire pour l’entreprise.
Tableau 7
Leader de l’industrie
2.1.3 Les logiciels
L’industrie montréalaise du
développement de logiciels est très
diversifiée. Plusieurs entreprises y
développent et éditent des solutions
pour divers secteurs de l’économie.
Parmi celles-ci, notons la présence
d’Autodesk, Technologies Interactives
Mediagrif, Morgan Stanley, Nuance
Communications et SAP.
Entreprises de développement et d’édition de logiciels,
par tranche d’emplois, Grand Montréal, 2011
Sociétés
Tranche
d’emplois
Activités Pays
d’origine
Autodesk 250-499 Logiciels 2D et 3D de modélisation États-Unis
Morgan Stanley 250-499
Logiciels pour le secteur de la
finance
États-Unis
Nuance
Communications
250-499
Logiciels de solutions d’imagerie
numérique et de reconnaissance
et de synthèse vocale
États-Unis
SAP 250-499
Logiciels d'amélioration de
gestion d'entreprise
Allemagne
Technologies
Interactives
Mediagrif
250-499
Logiciels en commerce
électronique
Canada
Dassault
Systèmes
100-249 Logiciels 3D pour divers secteurs France
ESI Technologies 100-249
Logiciels pour les domaines de
la santé et des affaires
Canada
Forensic
Technology
100-249 Logiciels pour service de sécurité Canada
Logibec 100-249
Logiciels pour le secteur de la
santé et des services sociaux
Canada
Oracle 100-249 Logiciels pour divers secteurs États-Unis
Presagis 100-249
Logiciels de simulation et
modélisation
Canada
SIR Solutions 100-249
Logiciels de gestion de commerce
de détail
Canada
Les TIC appliquées au
secteur de la finance
 100 000 emplois dans 3 000
entreprises1
 La bourse de Montréal spécialisée
dans les produits dérivés
 Des opportunités d’affaires en TIC
que Desjardins, Morgan Stanley,
Société Générale et Standard Life
ont su détecter
1
« Le secteur des services financiers à Montréal :
Un chef de file nord-américain », Montréal
International et Centre Financier International
Montréal, 2008
TÉMOIGNAGE
Le leadership
de BELL
au cœur de
l’économie
numérique
de Montréal
Depuis les services de gestion de données et
l’informatique en nuage jusqu’aux meilleurs réseaux
sans fil au pays, Bell est le catalyseur de l’économie
numérique de Montréal.
Plus grande entreprise de communications du Canada,
dont le siège social est situé ici depuis son ouverture
en 1880, Bell emploie plus de professionnels des
technologies de l’information dans le Grand Montréal
que toute autre entreprise, offrant aux clients d’affaires
la plus vaste gamme de services de communications
et de solutions de TI.
«Nous sommes un chef de file dans la
livraison des réseaux sans fil 4G, des ser­
vices IP-large bande, de l’intégration de
systèmes, des centres de données et plus
encore. À Montréal, notre main-d’œuvre
hautement qualifiée compte un grand
nombre de finissants provenant des insti­
tutions de formation de calibre internatio­
nal de la région, et c’est ici que nous avons
l’équipe de professionnels des TI la plus
importante et la plus expérimentée »,
déclare Tom Little, président de Bell Marchés Affaires.
Ces finissants et leurs collègues de Bell gèrent les
milliards de dollars investis en achats de biens et
de services dans la région pour fournir des réseaux
sans pareil, des services novateurs et des technologies
de communications à la fine pointe.
Bell a aussi investi des centaines de millions de
dollars dans un réseau national de centres de données,
dont le plus important est situé dans la région de
Montréal. Ces centres – construits selon les normes
LEED Or pour la protection de l’environnement, tout
comme le campus du siège social de Bell – offrent
aux entreprises de toute taille des services de co-
implantation, des services de gestion de données
et des services en nuage émergents.
«Nous prêtons une grande attention
à l’environnement. Nous sommes d’ailleurs
le seul télécommunicateur canadien dont
le système de gestion de l’environnement
est certifié ISO 14001 »,
signale M. Little.
Tableau 8
2.2	
Les services de
télécommunications
Grâce à plusieurs joueurs
d’importance, le secteur montréalais
des télécommunications offre
des services à la fine pointe de
la technologie. Même s’il est
dominé par des entreprises de
télécommunications canadiennes,
le Grand Montréal accueille de plus
en plus d’entreprises étrangères
sur son territoire.
Entreprises de télécommunications
par tranche d’emplois, Grand Montréal, 2011
Sociétés
Tranche
d’emplois
Activités Pays
d’origine
Bell + de 5 000
Services téléphoniques, services de télécommunications sans fil,
services Internet haute vitesse et télévision numérique
Canada
Telus 3 000-4 999
Services téléphoniques, services de télécommunications sans fil,
services Internet et télévision numérique
Canada
Vidéotron 3 000-4 999
Services téléphoniques, services de télécommunications sans
fil, services Internet haute vitesse, télévision numérique et
développement multimédia
Canada
Cogeco 1 000-1 999
Services téléphoniques, services Internet haute vitesse
et télévision numérique
Canada
Ericsson 1 000-1 999 Services téléphoniques et services de télécommunications sans fil Suède
ADP 250-499 Hébergement et traitement de données États-Unis
Allstream 250-499
Services de télécommunications basés sur la technologie IP
uniquement pour entreprises
Canada
Prestige Telecom 250-499
Services techniques et professionnels pour l'ingénierie, la
conception, la construction et la mise en service de réseaux sans
fil et filaires
Canada
Rogers Communications 250-499
Services téléphoniques, services de télécommunications sans fil et
services Internet haute vitesse
Canada
Shaw Direct 250-499 Services de télévision numérique Canada
Tata Communications 250-499
Services de télécommunications par câble, spécialisés dans les
marchés émergents
Inde
23
2.3	
La fabrication
De par la synergie de son économie,
plusieurs entreprises en fabrication de
TIC pour les secteurs de l’aérospatiale,
militaire, du transport et de la
santé ont choisi le Grand Montréal.
Autant des entreprises canadiennes
telles que CAE, Matrox, MDA que
des sociétés étrangères comme
Alstom, Covidien et Esterline CMC
Électronique profitent du dynamisme
économique de la région.
Leader de l’industrie
Tableau 9
Fabriquant en TIC,
par tranche d’emplois, Grand Montréal, 2011
Sociétés
Tranche
d’emplois
Activités Pays
d’origine
CAE 3 000-4 999
Fabricant de technologies de simulation, de modélisation et de solutions
intégrées de formation destinées à l’aviation civile et aux forces de défense du
monde entier, en plus des secteurs de la santé et minier
Canada
Esterline CMC
Electronique
1 000-1 999 Fabricant de TIC pour les marchés de l’aérospatiale et de la défense États-Unis
MacDonald,
Dettwiller and
Associates (MDA)
500-749 Fabricant de TIC pour le secteur de la défense Canada
Matrox 500-749
Fabricant de TIC pour les secteurs de l’informatique graphique, la vidéo et
l’imagerie
Canada
AdvAntech AMT 250-499 Fabricant de TIC pour le secteur des télécommunications Canada
Alstom 250-499 Fabricant de TIC pour le secteur du transport France
Covidien 250-499 Fabricant de TIC pour le secteur médical États-Unis
Miranda
Technologies
250-499 Fabricant de TIC pour le secteur de la télédiffusion Canada
Nokia 250-499 Fabricant de TIC pour le secteur des télécommunications Finlande
Paradox 250-499 Fabricant de TIC pour les systèmes de sécurité Canada
SITA 250-499 Fabricant de TIC pour le secteur du transport aérien Suisse
EXFO 100-249
Fabricant d’appareils de test et de mesure pour les réseaux de
télécommunications
Canada
Honeywell 100-249 Fabricant de TIC pour les secteurs de la sécurité et l’énergie États-Unis
Teledyne-Dalsa 100-249
Fabricant de TIC pour le secteur de l’imagerie médicale, scientifique et
industrielle
Canada
Terminal  Câble 100-249
Fabricant de câblage de toutes sortes ainsi que câble à batteries, pour les
secteurs de l’automobile et du militaire
Canada
Ultra Electronics 100-249 Fabricant de TIC pour le secteur de la défense Royaume-Uni
25
L’optique photonique,
ça nous connaît!
  Ville-hôte du Photonics North 2012
 Un vaste bassin d’entreprises
évoluant dans l’industrie de
l’optique photonique : ABB,
Art Advanced Research and
Technologies, Avensys, Delta
Photonics, EXFO, Forensic
Technology, LxData, MPB
Technologies, Perkin Elmer
Optoélectronique et Silonex
La microélectronique
dans le Grand
Montréal, une
histoire de succès :
 La région fait partie du corridor
nord-est de l’Amérique de la
micro-électronique
 Des entreprises dynamiques
Teledyne-Dalsa, IBM-Bromont,
Esterline CMC Electronics, Matrox,
MPB, Perkin Elmer et Octasic
 Des groupes de recherche
dynamiques
- Le Regroupement stratégique
	 en microélectronique (ReSMIQ)
- Le Regroupement québécois
sur les matériaux de pointe
- Le Centre de collaboration 		
	 MiQro Innovation (C2MI)
Société des arts technologiques (SAT)
Irosoft,
chef de file
mondial en matière
de système de
gestion de la
législation
2.4	
Les grossistes
et réparateurs
L’importance et la transversalité
de la grappe des TIC dans l’économie
montréalaise se reflètent par la
présence de nombreux grossistes
sur son territoire.
Des entreprises en
TIC bien implantées
dans divers secteurs
de l’économie
montréalaise
 Irosoft, spécialiste de la gestion
intégrée des documents (GID)
depuis 1995
 8D Technologies, un leader
mondial dans la conception et le
développement des solutions et
des systèmes de point de vente
intelligents multifonctionnels
 Druide Informatique, un leader
des logiciels linguistiques
 Legal Suite, spécialiste des
logiciels juridiques
 Sologlobe, chef de file dans les
solutions de gestion du matériel
pour les opérations d’entreposage,
de distribution et manufacturières
Les TIC appliquées au
secteur de la santé
 Montréal possède plusieurs
infrastructures de recherche
en technologies de la santé,
dont les suivantes :
- École de technologie supérieure:
Laboratoire d’imagerie et
d’orthopédie
	 - École Polytechnique de Montréal:
Groupe de recherche en sciences
et technologies biomédicales,
Laboratoire de neurotechnologies
Polystim
	 - Université du Québec à Montréal :
NanoQam
	 - Université de Montréal : Institut
de génie biomédical, Laboratoire de
biorhéologie et d’ultrasonographie
médicale
Grossistes et réparateurs en TIC
par tranche d’emplois, Grand Montréal, 2011
Sociétés
Tranche
d’emplois
Activités Pays
d’origine
Bureau en Gros 1 000-1 999 Fournisseur de produits de bureau États-Unis
Future
Electronics
1 000-1 999
Distributeur de semi-conducteurs
et de composants passifs,
d’interconnexion et électromécanique
Canada
Insight 250-499
Distributeur de produits informatiques
et de logiciels
États-Unis
PC Mall 250-499
Distributeur de produits informatiques
et de logiciels
États-Unis
Canon 100-249
Distributeur de caméras et
d’équipements optiques
Japon
Hartco 100-249
Distributeur de produits, services et
solutions TI
Canada
Xerox 100-249
Distributeur de produits de bureau,
d’impression et d’arts graphiques
États-Unis
Tableau 10
TÉMOIGNAGELeader de l’industrie
	 - Université McGill : Centre de bio
reconnaissance et de biocapteurs,
Institut pour Matériaux Avancés
	 - Autres : Centre de recherche
interdisciplinaire en réadaptation
du Montréal Métropolitain, Institut
des matériaux industriels du
Conseil national de recherches
Canada (CNRC)
 Plus de 350 entreprises2
spécialisées et innovantes, dont :
- Arad, CAE, Clemen Techtnologies,
Ovidien, El ekta (Résonant Médical),
Émoi, ESI Technologies, IMS
Brogeant, Logitech, MédiSolution,
Medtronic CryoCath LP, MOXXi
Medical, Noveko, PharmaLaser,
Telus Santé, Skeltex Technologies
et Zimmer
2 
Source : Investir au Canada, « Instruments
médicaux, Avantages concurrentiels du
Canada », 2011
«IRO, les trois premières lettres de
notre nom, signifient ‘‘informatique’’et
‘‘recherche opérationnelle’’, notre
orientation initiale en 1995. Toutefois,
dès 1997, nous nous sommes spécialisés
dans le domaine juridique, avec comme
premier mandat la conversion des lois
et règlements du Québec à un système
répondant à une norme internationale.
Nous avons aujourd’hui un rayonnement
mondial parce que nous pouvons offrir
un système complet de gestion de
l’information législative »,
affirme Alain Lavoie, le président.
En fait, Irosoft est l’une des rares entreprises informatiques
au monde spécialisées dans le créneau juridique, et celle
qui a travaillé pour le plus grand nombre de juridictions
à ce jour.
«Nous avons en outre acquis la capacité,
liée à la spécificité québécoise, de gérer la
législation en environnement multilingue,
ce qui nous donne aujourd’hui un atout
supplémentaire pour gagner d’autres
mandats. Il faut aussi dire que plusieurs
des systèmes législatifs du Canada sont
généralement considérés comme des
modèles ailleurs dans le monde »,
ajoute René-Luc Morin, vice-président et associé.
L’autre grande activité d’Irosoft, c’est la gestion intégrée
des documents (GID). Pour résumer, ses solutions de
gestion documentaire sur mesure permettent à ses
clients d’exploiter au mieux la richesse et l’intelligence
contenues dans l’ensemble de leurs documents physiques et
numériques. Réputée extrêmement fiable, et respectueuse
des échéanciers comme des budgets, Irosoft a enregistré
une croissance de 10 % en 2011 et pense faire encore
mieux prochainement.
«Évidemment, le rayonnement du Grand
Montréal dans les TIC ne nuit pas non
plus à notre succès, et je suis convaincu
qu’il va encore s’accroître grâce aux
efforts entrepris pour réaliser des projets
fédérateurs comme Montréal Métropole
Numérique, qui vise notamment à
doter la région d’infrastructures TIC
à la fine pointe »,
estime M. Lavoie.
De gauche à droite: M. Alain Lavoie (président)
et M. René-Luc Morin (vice-président et associé).
3
Main-d’œuvre
et formation
29
Université concordia
3.1	
Une multitude de
professionnels et de
domaines d’expertise
Une grande diversité de fines
compétences est à la base des
120 000 emplois qui composent
l’industrie des TIC du Grand
Montréal. Le tableau suivant illustre
les principales professions en TIC
que l’on retrouve dans la région.
La qualité des professionnels en
TIC est attribuable à un vaste réseau
d’établissements d’enseignement
supérieur à la fine pointe des
dernières connaissances.
3Main-d’œuvre
et formation
Principales professions selon le nombre d’emplois
(en milliers)
Grand Montréal, 2010
Analystes et consultants en informatique 28,3
Ingénieurs électriciens et électroniciens 23,1
Agents de soutien aux utilisateurs 14,0
Techniciens de réseau informatique 6,8
Technologues et techniciens en génie électronique et électrique 6,5
Concepteurs et développeurs Web 5,9
Programmeurs et développeurs en médias interactifs 5,3
Installateurs et réparateurs de matériel de télécommunications 4,9
Analystes de bases de données et administrateurs de données 3,3
Assembleurs, monteurs, contrôleurs et vérificateurs de matériel
électronique
2,8
Directeurs de la transmission des télécommunications 2,8
Ingénieurs et concepteurs en logiciel 2,3
Ingénieurs informaticiens 2,3
TÉMOIGNAGE
Morgan
Stanley
Canada,
la plus techno
des banques
Morgan Stanley, l’une des principales banques d’investisse­
ment et firmes de services financiers au monde, a ouvert un
centre technologique dans la Cité du Multimédia en 2008.
Ce centre, qui emploie plus de 450 développeurs, ingénieurs
en logiciels et concepteurs de systèmes logiciels, est la
seule unité technologique de Morgan Stanley au Canada,
et fait partie du petit groupe d’installations similaires dont
l’entreprise dispose dans le monde, notamment en Inde,
en Chine et en Hongrie.
«Morgan Stanley a choisi de s’installer
à Montréal en raison de sa tradition
financière et de la présence d’une
main-d’œuvre hautement qualifiée »,
affirme Alan Vesprini, directeur exécutif
de Morgan Stanley Canada.
Chef de file mondial dans les services financiers, Morgan
Stanley offre un choix complet de services bancaires
d’investissement, d’administration de titres, de gestion
de portefeuille et de patrimoine. Toutefois, ne disposant pas
de bureaux commerciaux, le centre montréalais se distingue
par son caractère entièrement technologique. Il se consacre
à la recherche, au développement et à l’implantation des
outils et applications technologiques exclusifs employés
par les divisions d’affaires de la firme dans les marchés
financiers globaux.
«En raison de la nature technologique
du travail que nous faisons ici, Morgan
Stanley est moins en concurrence avec
les autres banques qu’avec certains
grands joueurs des TIC. Nous aidons les
différentes divisions d’affaires de la firme
en offrant des solutions technologiques
et de l’assistance pour les revenus fixes,
les opérations sur titres, la gestion
de portefeuille, les données et les
infrastructures d’entreprise, les risques
technologiques et informatiques, ainsi
que les technologies corporatives »,
confie M. Vesprini.
Le centre technologique entretient d’étroites relations
avec les universités de la métropole. En plus de ses
activités de recrutement sur les campus, il propose
régulièrement des projets et des concours à leurs
étudiants, afin d’identifier ceux qui font preuve de
créativité et d’esprit d’innovation. Au cours des trois
dernières années, Morgan Stanley a accueilli plusieurs
dizaines de jeunes diplômés, et entend continuer
sur cette lancée en 2012.
Le Grand Montréal possède un marché de l’emploi
en TIC en pleine croissance et une relève de haute
qualité issue des meilleurs programmes académiques
des établissements d’enseignement.
Tableau 11
3.2	
Établissements de
formation : un réseau
académique supérieur
Le Grand Montréal se démarque
par l’envergure de son réseau
d’établissements d’enseignement
dédié aux TIC et ce, disponible dans
les deux langues officielles. Avec
dix de ses onze universités offrant
des formations variées en TIC, sans
compter les nombreux CÉGEPS,
écoles professionnelles3
et innom­
brables centres de recherche, le
Grand Montréal dispose d’un
volumineux effectif académique
qui le place parmi les leaders en
Amérique du Nord pour sa vitalité
intellectuelle et son capital étudiant.
Principaux établissements universi­
taires offrant des programmes en TIC :
Établissements d’enseignement en
génie et en recherche scientifique
w École Polytechnique de Montréal
w  École de technologie supérieure
(ÉTS)
w Institut national de la recherche
scientifique (INRS)
Établissements d’enseignement
à vocation générale
w Université Concordia
w Université de Montréal
w Université du Québec à Montréal
(UQAM)
w Université McGill
w Université Sherbrooke – Campus
de Longueuil
w TÉLUQ (Télé-Université)
Établissements d’enseignement
en gestion
w HEC Montréal
Véritable capitale de l’innovation au
Canada, le Grand Montréal est en tête
de liste quant aux sommes dédiées à
la recherche universitaire, devançant
largement toutes les autres grandes
régions métropolitaines du Canada.
En fait, depuis 2005 l’ensemble des
fonds consacrés à la recherche
universitaire dépasse 5 G$.
3
Cette partie ne présente que quelques
exemples. Pour obtenir l’offre détaillée des
programmes d’études par établissement
universitaire, collégial et professionnel,
consulter le « Répertoire des formations
initiales en technologies de l’information
et des communications » 2011 de
TECHNOCompétences.
Main-d’œuvre et formation 33
Top 5 des régions métropolitaines du Canada, 2005-2009
Fonds consacrés à la recherche universitaire (G$)
MONTRÉAL
TORONTO
VANCOUVER
OTTAWA
CALGARY
210 3 4 5 6
Fonds consacrés à la recherche universitaire (G$)
Top 5 des régions métropolitaines du Canada, 2005-2009
graphique 7
école de technologie supérieure (éts)
3.3	
Une relève prête
à faire face aux défis
de l’industrie
Le bassin disponible de jeunes
travailleurs hautement qualifiés, en
mesure de répondre aux dernières
exigences de l’industrie des TIC,
assure une pérennité de la croissance
des entreprises du Grand Montréal.
Les tableaux suivants présentent
l’offre des programmes de formation
en lien avec les TIC, avec un aperçu du
nombre d’inscriptions et de diplômes
décernés aux niveaux universitaires
(1er
, 2e
et 3e
cycles)4
, collégial technique
(Diplôme d’études collégiales - DEC)
et professionnel (Diplôme d’études
professionnelles - DEP).
TÉMOIGNAGE
Google,
séduite par
la créativité
de la métropole
québécoise
« Vous aimez relever des défis et vous amuser? Vous avez
envie de changer le monde? Si oui, vous avez frappé à la bonne
porte », annonce-t-on sur le site de Google, qui vise rien de
moins que d’organiser l’information à l’échelle mondiale
pour la rendre accessible et utile à tous, en plus d’offrir
une vaste gamme de services et d’outils de marketing.
Google aime à se présenter comme une entreprise atypique
qui cultive sa différence, notamment en s’efforçant de
conserver, malgré une croissance exponentielle depuis sa
création en 1998, sa culture innovante d’origine. L’entreprise
a ouvert des bureaux à Montréal en 2006. Elle y emploie
actuellement une cinquantaine de personnes, un effectif
appelé à augmenter très rapidement.
«Montréal est reconnue pour sa créa­
tivité, avec sa main-d’œuvre éduquée,
bilingue et cosmopolite, et nous aimerions
contribuer à ce qu’elle continue d’être à
l’avant-garde des tendances. Des entre­
preneurs d’ici accomplissent des choses
remarquables dans le domaine des TIC
et il y a un écosystème particulièrement
favorable aux sociétés émergentes. Nous
sommes là pour
aider à dynamiser ce potentiel »,
affirme Nicolas Darveau-Garneau, directeur général
de Google Québec, Montréalais originaire de Chicoutimi
revenu récemment dans la métropole après neuf ans
passés à New York et huit ans dans la Silicon Valley.
C’est ainsi qu’au printemps 2011 Google a mis sur
pied le site « Entreprises canadiennes soyez en ligne »
(www.ecsel.ca), qui propose l’enregistrement du nom
de domaine, la construction du site et l’hébergement
gratuit la première année.
«Quand vous savez qu’aujourd’hui
86 % des Québécois font une recherche
en ligne avant d’acheter, vous comprenez
que vous vous devez d’être présent sur
Internet. Nous souhaitons attirer un
maximum d’entreprises sur le Web, puis
les accompagner dans leur marketing »,
confie M. Darveau-Garneau.
4
Cette liste des inscriptions et sanctions
au niveau universitaire comprend les
Baccalauréats, les Maîtrises et les Doctorats.
P : Données provisoires
Nombre d’inscriptions en TIC
niveau de scolarité universitaire,
pour une sélection de programmes, Grand Montréal, 2010P
Baccalauréat Maîtrise Doctorat Total
Programmes en TIC
Génie électrique, de
l’électronique et des
communications
2 268 572 461 3 301
Génie informatique et de la
construction des ordinateurs
571 176 75 822
Information de gestion 147 - - 147
Sciences de l’informatique 2 209 910 327 3 446
Sous-total 5 195 1 658 863 7 716
Programmes connexes aux TIC
Arts graphiques
(communications graphiques)
704 - - 704
Génie physique 170 37 49 256
Mathématiques 853 138 160 1 151
Mathématiques appliquées 14 23 33 70
Probabilités et statistiques 55 28 23 106
Sciences physiques 337 115 206 658
Sous-total 2 133 341 471 2 945
TOTAL INSCRIPTIONS 7 328 1 999 1 334 10 661
TABLEAU 12
Main-d’œuvre et formation
école polYtechnique
Nombre de diplômes décernés en TIC
niveau de scolarité universitaire,
pour une sélection de programmes, Grand Montréal, 2010P
Baccalauréat Maîtrise Doctorat Total
Programmes en TIC
Génie électrique, de
l’électronique et des
communications
427 193 66 686
Génie informatique et de la
construction des ordinateurs
115 41 12 168
Information de gestion 60 - - 60
Sciences de l’informatique 395 192 35 622
Sous-total 997 426 113 1 536
Programmes connexes aux TIC
Arts graphiques
(communications graphiques)
131 - - 131
Génie physique 30 7 5 42
Mathématiques 162 44 20 226
Mathématiques appliquées 2 8 3 13
Probabilités et statistiques 12 3 1 16
Sciences physiques 59 28 26 113
Sous-total 396 90 55 541
TOTAL DIPLÔMES DÉCERNÉS 1 393 516 168 2 077
P : Données provisoires TABLEAU 13
Main-d’œuvre et formation 37
Main-d’œuvre et formation 39
Les TIC sont devenues
avec le temps un
secteur de choix pour
une réorientation
de carrière ou pour
une spécialisation.
Le réseau d’enseignement du
Grand Montréal possède aussi
une importante offre de formation
continue contribuant à maintenir la
main-d’œuvre à la fine pointe des
nouvelles connaissances dans le
domaine des TIC.
Ces services sont offerts autant
dans des écoles publiques que dans
des centres de formation privés,
tel que le centre NAD spécialisé
en animation 3D et effets visuels
pour le cinéma et le divertissement
électronique.
 Plus de 140 attestations d’études
collégiales (AEC) en TIC sont
disponibles. En 2010, elles
correspondent à plus de 1800
inscriptions.
 Au niveau universitaire, plus de
1140 étudiants se sont inscrits
dans 23 programmes de certificat
et 17 programmes de diplômes
d’études supérieures spécialisées
(D.E.S.S) et microprogrammes
en TIC, en 2010.
Source : MELS, 2010
P : Données provisoires
P : Données provisoires
Nombre d’inscriptions et de diplômes décernés en TIC,
Diplôme d’études collégiales techniques (DEC)
pour une sélection de programmes, Grand Montréal, 2010P
Titre du programme Inscriptions Diplômes
Graphisme 860 172
Technique d’animation 3D et système d’image 374 33
Technique d’intégration multimédia 780 102
Techniques de l’informatique 987 310
Technologie de l’électronique 662 87
Technologie de l’électronique industrielle 619 91
Technologie des systèmes ordinés 181 33
TOTAL 4 463 828
Nombre d’inscriptions et de diplômes décernés en TIC,
Diplôme d’études professionnelles (DEP)
pour une sélection de programmes, Grand Montréal, 2010P
Titre du programme Inscriptions Diplômes
Électromécanique de systèmes automatisés 1 849 518
Installation et réparation d’équipement de
télécommunication
350 73
Montage de câbles et circuits 86 68
Procédés infographiques 453 118
Soutien informatique 1 623 342
TOTAL 4 361 1 119
TABLEAU 15
TABLEAU 14
université MCgill
4
Organismes
de recherche,
associations et
regroupements
en TIC
41
SAP
Le Grand Montréal compte de nombreux organismes
de recherche, d’associations et de regroupements
dédiés au développement des TIC.
La Grappe des TIC du Grand Montréal
est représentée par l’organisme
TechnoMontréal, dont la mission
vise à rassembler et soutenir
les acteurs de l’industrie autour
d’objectifs communs et d’actions
concertées dans le but d’accélérer
et d’optimiser la compétitivité, la
croissance et le rayonnement de
l’industrie. TechnoMontréal réalise
ses actions en collaboration avec de
nombreux partenaires associatifs et
institutionnels, présentés ci-après.
Tandis que les organismes de
recherche de la région métropolitaine
de Montréal se concentrent
sur la recherche et la diffusion
des connaissances, la vingtaine
d’associations et de regroupements
soutiennent la croissance et la
compétitivité de leurs membres,
en plus de défendre leurs intérêts
auprès des pouvoirs publics.
4
Organismes
de recherche,
associations et
regroupements en TIC
Liste des principales associations ou regroupements en TIC
du Grand Montréal
Associations ou
regroupements en TIC Description/Mission
Alliance numérique
Soutenir la croissance et la compétitivité de ses membres afin de faire rayonner
le Québec à l'international en tant que centre d'excellence en création, en production
et en diffusion de contenu numérique interactif.
Association canadienne de la
technologie de l’information (ACTI)
Promouvoir et souligner la contribution particulière des TIC à l'économie
canadienne et à sa société.
Association de sécurité de l’information
du Montréal Métropolitain (ASIMM)
Sensibiliser les secteurs public et privé à la « sécurité de l'information ».
Association pour le développement
de la recherche et de l’innovation du
Québec (ADRIQ)
Soutenir et promouvoir l'innovation technologique au Québec dans le but
d'accroître la compétitivité des entreprises, ici comme à l'étranger.
Association québécoise des
informaticiennes et informaticiens
indépendants (AQIII)
Réunir le maximum de travailleurs autonomes et d’expérience en TIC afin
de bénéficier des avantages d’un réseau solide tout en préservant la liberté
du travail indépendant.
Association québécoise
des technologies (AQT)
Appuyer ses membres dans l'atteinte de leurs objectifs de croissance et leur faciliter
l'accès aux meilleures pratiques d'affaires.
Bureau du cinéma et de la
télévision du Québec (BCTQ)
Contribuer au développement et à la compétitivité du Québec comme centre
de production cinématographique et télévisuelle de calibre international
Canadian Advanced Technology
Alliance (CATA)
Appuyer ses membres dans l'atteinte de leurs objectifs de croissance en créant
un système de collaboration à travers le Canada.
Centre de recherche
appliquée en TI (CRIM)
Développer et transférer des technologies et des connaissances, pour valoriser
les produits et services des entreprises et organismes, et contribuer à leur
commercialisation.
TABLEAU 16
43
Société des arts technologiques (SAT) - Dispositif immersif (Cyclorama)
45
Liste des principales associations ou regroupements en TIC
du Grand Montréal (suite)
Associations ou
regroupements en TIC Description/Mission
Centre d'entreprises et
d'innovation de Montréal (CEIM)
Offrir des services de conseil-gestion spécialisés et des services connexes pour
le démarrage et le développement d'entreprises en technologies de l'information
et en sciences de la vie.
Centre facilitant la recherche et
l'innovation dans les organisations
(CEFRIO)
Contribuer à faire du Québec une société numérique, grâce à l'usage des technologies
comme levier de l'innovation sociale et organisationnelle.
Conseil international des associations
de design graphique (ICOGRADA)
La vision, mission et les valeurs fondamentales du conseil sont personnifiées dans la
phrase « Leading creatively » et manifestées par leurs membres au travers d’activités
diverses qui utilisent le design comme une source de changement progressif.
Consortium en innovation numérique
du Québec (CINQ)
Consortium de stimulation et de financement au développement de projets de
recherche appliquée novateurs en technologies médiatiques et ce, en facilitant la
collaboration entre des partenaires industriels et les établissements de recherche.
PROMPT Renforcer l’industrie des TIC par des partenariats industriels-universitaires de R-D.
Regroupement de l'industrie
électronique (RIE)
Réunir les intervenants de l’électronique afin de promouvoir les intérêts de ses
membres et stimuler cette industrie. Sa mission est de créer une plate-forme solide
de rencontres et d’échanges agréables où chacun pourra s’améliorer et augmenter
ses perspectives d’affaires.
Réseau ACTION TI
Regroupe et mobilise les acteurs du secteur des technologies de l'information
au Québec. Il crée des occasions de rassemblement et aide à l'amélioration
des connaissances et des compétences. Il souligne la qualité des réalisations
et contribue à valoriser les TI au Québec.
Réseau photonique du Québec (RPQ)
Accélérer le développement économique de l’industrie de l’optique photonique
du Québec.
Société canadienne de technologies
médicales (MEDEC)
Défendre efficacement les intérêts de l’industrie par son leadership
et sa détermination.
Société des arts technologiques (SAT)
Centre transdisciplinaire de recherche et création, de production, de formation et
de diffusions vouées au développement et à la conservation de la culture numérique.
TECHNOCompétences
Comité sectoriel visant à soutenir et promouvoir le développement de la main-d’œuvre
québécoise et de l’emploi en TIC, afin que son expertise soit reconnue mondialement.
TABLEAU 16
Organismes de recherche, associations et regroupements en TIC
Sélection parmi les principaux organismes de recherche en TIC du Grand Montréal*
Organismes de recherche en TIC
Affiliation
(Université/Cégep)
Center for Intelligent Machines (CIM) Université McGill
Center for Signal Processing and communication (CENSIPCOM) Université Concordia
Centre collégial de transfert technologique en optique photonique (OPTECH)
Cégep André-Laurendeau -
Cégep de La Pocatière -
Cégep John Abbot
Centre de recherche appliquée en TI (CRIM)
ÉTS-HEC-INRS-Université
Concordia-UniversitédeMontréal
-UniversitéMcGill-UQAM
Centre de recherche avancée en micro-ondes et en électronique spatiale
(POLY-GRAMES)
École Polytechnique
Centre de recherche en électronique radiofréquence (CRÉER) École Polytechnique
Centre de recherche interdisciplinaire en musique et médias (CIRMMT)
Université de Montréal -
Université McGill
Centre de recherche sur les systèmes et les technologies avancées
en communications (SYTACOM)
ÉTS - INRS - Université
Concordia - Université Laval -
Université McGill
Centre d'innovation en microélectronique du Québec (CIMEQ) Collège Lionel-Groulx
Centre for Pattern Recognition and Machine Intelligence (CENPARMI) Université Concordia
Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST)
UniversitédeMontréal-
UniversitédeSherbrooke-UQAM
Centre interuniversitaire de recherche sur les réseaux d’entreprise,
la logistique et le transport (CIRRELT)
École Polytechnique - HEC -
Université Laval - UQAM
Chaire de recherche industrielle CRSNG Bell Canada en gestion du rendement
et des ressources dans les réseaux d'accès à large bande xDSL
Université McGill
Chaire de recherche industrielle CRSNG/Ubisoft en apprentissage
de représentations pour les jeux vidéo immersifs
Université de Montréal
Chaire de recherche industrielle CRSNG-Bell en réseaux
de transport et d’accès optiques ultrarapides
Université McGill
Chaire de recherche industrielle CRSNG-Hydro-Québec en infrastructure
informationnelle interactive pour le réseau d’électricité
Université McGill
Chaire de recherche industrielle CRSNG-Ultra Electronics TCS en
communications sans fil
ÉTS
Chaire industrielle CRSNG/Ericsson en systèmes réseautiques mobiles
de prochaines générations
École Polytechnique
Game Research Lab (GR@M) McGill
Groupe d’études et de recherche en analyse des décisions (GERAD)
École Polytechnique - HEC -
Université de Montréal
Sélection parmi les principaux organismes de recherche en TIC du Grand Montréal* (suite)
Organismes de recherche en TIC
Affiliation
(Université/Cégep)
Groupe de recherche en conception assistée par ordinateur (GRCAO) Université de Montréal
Groupe de recherche en électronique de puissance et commande industrielle
(GREPCI)
ÉTS
Groupe de recherche en microélectronique et microsystèmes (GR2M) École Polytechnique
Groupe de recherche en perception et robotique (GRPR) École Polytechnique
Groupe de recherche en réseautique et informatique mobile (GRIM) École Polytechnique
Groupe de recherche interuniversitaire en tutoriel intelligent (GRITI)
Université Bishop's –
Université Laval – Université de
Montréal - Université McGill
Hardware Verification Group (HVG) Concordia
Institut de recherche-création en arts et technologies médiatiques Hexagram Université Concordia – UQAM
InterNeg Research Centre Université Concordia
Laboratoire de communications et d'intégration de la microélectronique
(LACIME)
ÉTS
Laboratoire de gestion des réseaux informatiques et de télécommunications
(LAGRIT)
ÉTS
Laboratoire de Nanorobotique École Polytechnique
Laboratoire de recherche en génie logiciel (GELOG) ÉTS
Laboratoire de recherche en multimédia (LABMULTIMEDIA) ÉTS
Laboratoire de recherche en réseautique et informatique mobile (LARIM) École Polytechnique
Laboratoire de recherche sur les technologies du commerce électronique
(LATECE)
UQAM
Laboratoire d'imagerie, de vision et d'intelligence artificielle (LIVIA) ÉTS
Laboratoire en architecture de systèmes informatiques (LASI) ÉTS
Regroupement stratégique en microsystèmes du Québec (ReSMIQ)
École Polytechnique – ÉTS
- Université Concordia –
Université de Montréal -
Université Laval - Université
McGill – UQAM – UQTR
Telecommunications Software Lab Université Concordia
Wireless Design Laboratory Université Concordia
Organismes de recherche, associations et regroupements en TIC 47
*Pour obtenir une liste exhaustive de toutes les activités de recherche des universités et des cégeps, veuillez vous référer à leur site Internet. TABLEAU 17
5
Coûts
d’exploitation
49
Les coûts d’exploitation représentent une part importante des dépenses d’une
entreprise en TIC. De leur côté, les salaires et les dépenses reliées à l’espace
et à l’énergie dans le Grand Montréal se distinguent par leurs coûts compétitifs.
Globalement, le Grand Montréal est l’une des régions métropolitaines les plus
avantageuses en Amérique du Nord.
5Coûts
d’exploitation
5.1	
Les coûts d’exploitation
les plus avantageux
en Amérique du Nord
Selon KPMG (2011), le Grand Montréal
se classe au 1er
rang du top 20 des plus
grandes métropoles nord-américaines
pour ce qui est de la compétitivité
des coûts totaux d’exploitation en TIC.
Le graphique 8 montre les économies
substantielles qui peuvent être
réalisées, notamment sur le plan
des coûts de la main-d’œuvre, de
l’énergie et des espaces à bureaux.
Coûts totaux d’exploitation d’une entreprise en TIC
Moyenne de cinq sous-secteurs (Montréal = 100)
grandes métropoles d’Amérique du Nord, 2011
MONTRÉAL
TORONTO
ATLANTA
MIAMI
DALLAS
ST-LOUIS
PHOENIX
HOUSTON
MINNEAPOLIS
DÉTROIT
DENVER
PHILADELPHIE
CHICAGO
WASHINGTON
SEATTLE
SAN DIEGO
BOSTON
LOS ANGELES
NEW YORK
SAN FRANCISCO
90 92 94 96 98 100 102 104 106 108 110 112 114 116
Coûts totaux d’exploitation d’une entreprise en TIC
Moyenne de cinq sous-secteurs (Montréal = 100)
Top 20 des plus grandes métropoles d’Amérique du Nord, 2011
TÉMOIGNAGE
Ludia,
un as du
jeu en ligne
« Montréal déborde de créateurs et la planète entière com-
mence à s’en apercevoir », peut-on lire sur le
site de Ludia, éditeur de jeux grand public sur
plateformes numériques.
«Bon nombre des jeux vidéo les mieux
accueillis ces dernières années ont été
développés à Montréal, ce qui contribue
beaucoup à la force d’attraction qu’exerce
la métropole sur les jeunes technophiles.
En plus, ici, ça bouge et le coût de la
vie demeure relativement bas : c’est
le milieu rêvé quand on commence
dans la vie active »,
affirme Alexandre Thabet, président
et cofondateur de Ludia.
Contraction de ludique et média, Ludia produit notamment
des jeux dérivés d’émissions télévisées comme « The Price
Is Right », « The Amazing Race » et « Who Wants to Be a
Millionaire ». Considéré comme l’un des principaux
acteurs dans son créneau au Québec, le studio compte
aussi parmi les 100 principaux développeurs de jeux
proposés sur Facebook et iPhone.
Ayant vu son chiffre d’affaires doubler chaque année depuis
2008, Ludia a franchi le cap des 10 millions de ventes en
2011 et prévoit continuer sur sa lancée, en passant de
15 à 30 M$ en 2012 grâce au lancement d’une vingtaine
de nouveaux jeux, dont deux créations originales.	
«Nous sommes très confiants :
nos produits peuvent être développés
rapidement et à des coûts nettement
moindres que les jeux à grand déploie-
ment, et notre expertise porte sur les
réseaux sociaux et les plateformes
mobiles, justement les secteurs les plus
dynamiques de l’industrie du jeu vidéo »,
explique M. Thabet.
Fondée en 2007, Ludia a été acquise en 2010 par l’entreprise
britannique FremantleMedia, le premier producteur
d’émissions télévisées au monde, ce qui devrait faciliter
sa conquête des marchés européen et asiatique.
graphique 8
graphique 9
5.2	
Un avantage-coût
favorable
Parmi les cinq sous-secteurs en TIC
pris en compte par KPMG (2011),
les entreprises dont les principales
activités sont l’essai de systèmes
électroniques, le développement de
logiciels et l’élaboration de contenu
web et multimédia sont celles pour
lesquelles le Grand Montréal détient
les avantages-coûts les plus marqués
par rapport à la moyenne des 19 autres
grandes régions nord-américaines.
Top 5 des régions métropolitaines du Canada, 2005-2009
Fonds consacrés à la recherche universitaire (G$)
ESSAI DE SYSTÈMES
ÉLECTRONIQUES
DÉVELOPPEMENT
DE LOGICIELS
ÉLABORATION
DE CONTENU WEB
ÉQUIPEMENTS DE
TÉLÉCOMMUNICATIONS
ASSEMBLAGE DE
COMPOSANTS
2 % 4 % 6 % 8 % 10 % 12 % 14 %0 %
Taux de change : 1 $ CA = 1 $ US
Avantage-coût (%) du Grand Montréal
par rapport à la moyenne des 19 autres plus grandes
métropoles d’Amérique du Nord, 2010
Salaires annuels moyens ($), emplois types par sous-secteurs des TIC
Sélection de sept métropoles spécialisées en TIC, juillet 2011
EMPLOIS Montréal Toronto Chicago Seattle Boston San
Francisco New York
Fabrication
Directeur de R-D (technique) 107 852 113 935 118 369 126 798 128 083 134 084 138 145
Technicien en microélectronique 49 996 52 909 46 539 48 858 49 948 52 732 50 354
Ingénieur de matériel
informatique (hardware)
88 717 93 739 90 022 91 479 96 913 102 576 97 812
Ingénieur optique 85 961 90 829 86 943 88 281 93 505 99 051 94 367
Logiciels
Développeur de logiciels 90 895 96 039 93 173 94 958 99 839 106 327 102 337
Ingénieur logiciel 92 479 97 712 95 330 97 211 102 220 108 797 104 771
Programmeur logiciel 73 879 78 072 78 063 79 578 83 327 89 172 85 537
Multimédia
Programmeur de jeux vidéo 88 640 93 658 93 409 95 204 100 099 106 597 102 603
Testeur de jeux vidéo 66 744 70 546 68 656 71 799 73 868 79 104 75 864
Développeur de site web 83 862 88 614 87 313 88 877 93 382 99 631 95 754
Services
Administrateur de systèmes 82 361 87 028 84 604 86 095 90 409 96 547 92 733
Administrateur de bases
de données
89 963 95 055 97 203 99 174 104 291 110 945 106 889
Programmeur-Analyste 84 216 88 987 89 460 91 096 95 745 102 081 98 160
Télécommunications
Analyste réseau 83 577 88 312 86 416 87 953 92 396 98 608 94 752
Technicien en télécommunications 66 734 70 536 70 491 71 540 73 820 79 902 75 950
Ingénieur en télécommunications 85 007 89 822 85 944 87 247 92 400 97 909 93 252
Technicien de réseaux 68 142 72 018 68 174 71 352 73 327 78 556 75 354
Taux de change : 1 $ CA = 1 $ US TABLEAU 18
5.3	
Des coûts de main-
d’œuvre spécialisée
concurrentiels
Les entreprises en TIC peuvent
bénéficier grandement de l’avantage
concurrentiel des salaires en vigueur
dans le Grand Montréal dans le but de
réduire leurs coûts d’exploitation. Le
Tableau 18 révèle clairement que les
salaires de la métropole peuvent être
en moyenne de 3 % à 18 % inférieurs
à ceux des grands centres urbains
nord-américains et ce, pour une vaste
gamme d’emplois en TIC.
Coûts d’exploitation 53
Société des arts technologiques (SAT)
5.4	
De l’énergie électrique
propre, fiable et
à bon marché
Le Québec est reconnu comme une
région où l’énergie électrique est
abondante et distribuée à prix très
compétitifs. Selon Hydro-Québec, le
Grand Montréal se classait au 2e
rang
en 2011 parmi dix des plus grandes
métropoles nord-américaines avec des
prix moyens de l’énergie électrique
avoisinant les 0,07 $/kWh avant taxes.
5.5	
Des espaces à bureaux
à coûts abordables
Les espaces à bureaux de la métropole
montréalaise sont offerts à des
prix plus que concurrentiels. Selon
Cushman  Wakefield (2011), le loyer
net moyen des espaces à bureaux
en 2010 dans la région avoisinait les
20 $/pi2
/année, alors que celui des
autres grands centres nord-américains
évoluait en moyenne à plus du double,
soit à 43,20 $/pi2
/année.
Tarifs moyens de l'énergie électrique
($CA/kWh - Avant taxes)
10 des plus grandes régions métropolitaines d'Amérique du Nord, 1er avril 2011
MONTRÉAL
TORONTO
MIAMI
HOUSTON
DÉTROIT
CHICAGO
SEATTLE
BOSTON
NEW YORK
SAN FRANCISCO
0,00 0,01
1 $ CA = 1 $ US
0,02 0,03 0,04 0,05 0,06 0,07 0,08 0,09 0,10 0,11 0,12 0,13 0,14 0,15 0,16 0,17 0,18 0,19 0,20
Tarifs moyens de l’énergie électrique ($ CA/kWh - Avant taxes)
10 des plus grandes régions métropolitaines d’Amérique du Nord, 1er
avril 2011
graphique 10
Loyer moyen des espaces à bureaux
($/pi2/année)
12 des plus grandes régions métropolitaines d'Amérique du Nord, 2010
MONTRÉAL
TORONTO
ATLANTA
50
(1) Ouest
(2) Centre-ville
Taux de change : 1 $ CA = 1 $ US
10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65
PHILADELPHIE
HOUSTON
CHICAGO
SAN FRANCISCO
LOS ANGELES (1)
MIAMI
BOSTON
NEW YORK (2)
WASHINGTON
Loyer moyen des espaces à bureaux ($/pi2
/année)
12 des plus grandes régions métropolitaines d’Amérique du Nord, 2010
graphique 11
55
LUDIA
6
Fiscalité
et incitatifs
57
cité du commerce électronique
Le fardeau fiscal est un enjeu important dans le cadre du choix d’une région
pour un éventuel développement. La compétitivité à ce niveau du Grand Montréal
est indéniable et elle l’est encore plus pour le secteur des TIC, grâce notamment
à des crédits d’impôts et à des incitatifs ciblés pour attirer ce genre d’entreprise.
6Fiscalité
et incitatifs
6.1	
Imposition des
entreprises : 1er
rang
en Amérique du Nord
Si le Grand Montréal décroche un tel
succès auprès des entreprises du
secteur des TIC, c’est notamment
grâce à l’un des fardeaux fiscal les plus
compétitifs au monde. Selon KPMG
(2010), les entreprises spécialisées en
services aux entreprises et en services
TI, en plus de celles en R-D installées
dans le Grand Montréal, peuvent
bénéficier de charges fiscales jusqu’à
sept fois moins importantes que la
moyenne des grandes métropoles
nord-américaines. À ce chapitre, le
Grand Montréal se classe au premier
rang nord-américain et au deuxième
rang mondial.
Indice total d'imposition pour les entreprises en services
aux entreprises et en services TI
(Moyenne des métropoles des États-Unis = 100)
Top 20 des plus grandes régions métropolitaines
d'Amérique du Nord, 2010
MONTRÉAL
TORONTO
ATLANTA
PHOENIX
DÉTROIT
MINNEAPOLIS
DALLAS
MIAMI
HOUSTON
DENVER
ST-LOUIS
CHICAGO
WASHINGTON
NEW YORK
BOSTON
SAN DIEGO
LOS ANGELES
SEATTLE
40 60 80 100
PHILADELPHIE
SAN FRANCISCO
MONTRÉAL
TORONTO
ATLANTA
PHOENIX
DÉTROIT
MINNEAPOLIS
DALLAS
MIAMI
HOUSTON
DENVER
ST-LOUIS
CHICAGO
WASHINGTON
NEW YORK
BOSTON
SAN DIEGO
LOS ANGELES
SEATTLE
PHILADELPHIE
SAN FRANCISCO
Indice total d’imposition pour les entreprises
en services aux entreprises et en services TI
(Moyenne des métropoles des États-Unis = 100)
Top 20 des plus grandes régions métropolitaines d’Amérique du Nord, 2010
graphique 12
Indice total d'imposition pour les entreprises en R-D
(Moyenne des métropoles des États-Unis = 100)
Top 20 des plus grandes régions métropolitaines
d'Amérique du Nord, 2010
MONTRÉAL
TORONTO
PHOENIX
MINNEAPOLIS
DÉTROIT
BOSTON
MIAMI
NEW YORK
ATLANTA
CHICAGO
DENVER
WASHINGTON
SAN DIEGO
ST-LOUIS
SEATTLE
LOS ANGELES
DALLAS
HOUSTON
40200 60 80 100
MIAMI
DALLAS
ST-LOUIS
PHOENIX
HOUSTON
MINNEAPOLIS
DÉTROIT
DENVER
PHILADELPHIE
CHICAGO
WASHINGTON
SEATTLE
SAN DIEGO
BOSTON
LOS ANGELES
NEW YORK
SAN FRANCISCO
Indice total d’imposition pour les entreprises en R-D
(Moyenne des métropoles des États-Unis = 100)
Top 20 des plus grandes régions métropolitaines
d’Amérique du Nord, 2010
graphique 13
59
SAP Labs
Canada,
en expansion
constante
Présente dans la métropole depuis 1998, SAP Labs Canada
vient d’aménager dans ses locaux de la Cité du Multimédia
un nouveau centre d’innovation (Executive Briefing Centre)
de 550 m2
permettant d’accueillir et de conseiller ses clients
et partenaires, et d’innover avec eux dans un environnement
à la fine pointe de la technologie.
SAP Labs Canada, une division de SAP Canada Inc., fait partie
intégrante du réseau international de SAP AG, le chef de file
mondial dans le domaine des progiciels de gestion intégrés.
SAP s’est donné pour mission d’aider les organisations
de toutes tailles et de tous secteurs d’activité à améliorer
leurs modèles de gestion, leurs processus d’affaires et par
extension leurs performances et avantages concurrentiels.
L’entreprise compte aujourd’hui plus de 54 000 employés
dans 50 pays.
«SAP Labs Montréal est reconnue
comme étant un centre d’excellence
en matière de technologie In-Memory
et de développement logiciel,
notamment grâce à sa plateforme
SAP HANA®
(High Performance Analytic
Appliance). L’application Trade
Promotion Management, qui est
utilisée pour planifier, coordonner
et gérer l’ensemble des activités de
marketing et de promotion, a par exemple
été entièrement développée ici. Notre
champ d’expertise concerne aussi le
développement d’applications mobiles »,
indique Kirsten Sutton, directrice générale
de SAP Labs Canada.
La métropole réussit bien à l’entreprise, puisque SAP
Labs Montréal, qui est passée en une douzaine d’années de
5 em­ployés à près de 600, est aujourd’hui son plus important
centre de R-D dans l’est de l’Amérique du Nord.
«La région métropolitaine présente
des avantages indéniables : main-d’œuvre
cosmopolite hautement qualifiée, frais
d’exploitation concurrentiels, communauté
de recherche très active, universités de
renommée internationale, infrastructures
fiables, aides gouvernementales pour le
développement des affaires électroniques
et fuseau horaire qui facilite les échanges
avec les Amériques et l’Europe. C’est
parfait pour nous ! »,
affirme Mme Sutton. TABLEAU 19
TÉMOIGNAGE
Scénario ($) No
1
Programme de la recherche scientifique et développement expérimental (RSDE), 2011
Hypothèses
La société est une société privée sous contrôle étranger.
20 employés admissibles @ 50 000 $/année.
100 % de leur travail est lié à des activités admissibles.	
Sous-traitant : 200 000 $
Équipements : 150 000 $
Fédéral Québec Total
Salaires ($) 1 000 000 1 000 000
Montant de remplacement @ 65 % 650 000
Sous-traitants(1)
200 000 100 000
Équipements 150 000
Crédit RSDE du Québec(2)
-192 500
1 807 500 1 100 000
Crédit fédéral @ 20 % et crédit
du Québec @ 17,5 %
361 500 192 500 554 000
Notes :
(1) Au Québec, seulement 50 % du montant payé au sous-traitant est admissible aux fins du crédit
provincial. De plus, seuls les salaires et les coûts de sous-traitance (50 %) relatifs à la R-D donnent
droit aux crédits d’impôt pour la R-D. Les dépenses relatives aux matériaux, à l’équipement et aux frais
généraux n’y donnent pas droit.
(2) Dans le calcul du taux de crédit combiné, le taux du crédit d’impôt provincial est porté en réduction
de celui du crédit d’impôt fédéral.
6.2	
Des incitatifs ciblés
et hautement
concurrentiels
Les gouvernements du Québec et
du Canada offrent plus d’une dizaine
d’incitatifs fiscaux et financiers
favorisant l’investissement en TIC. Afin
de bien mettre de l’avant l’avantage
concurrentiel du Grand Montréal, voici
les principaux programmes offerts
aux entreprises œuvrant en TIC.
6.2.1 Incitatifs fiscaux
Crédits d’impôt à la R-D
w Crédits d’impôt à la R-D offerts
par les gouvernements du Canada
et du Québec depuis le milieu
des années 1980
w Crédit de 20 % pour le Canada
et de 17,5 % pour le Québec
(remboursable au Québec)
w Ces deux mesures combinées
permettent de réduire de plus
de 50 % les coûts reliés à la R-D
61
Photo publiée avec l’aimable autorisation de Toni Chowdhury
Crédit d’impôt remboursable
pour le développement des
affaires électroniques (CDAE)
w Mesure fiscale offerte par le
gouvernement du Québec
depuis le 14 mars 2008
w Crédit d’impôt remboursable de
30 % sur les salaires des activités
admissibles5
, jusqu’à un maximum
de 20 000 $ par emploi, par année
w Ce programme est en vigueur
jusqu’au 31 décembre 2015
Crédit d’impôt remboursable
pour la production de titres
multimédias
w Offert par le gouvernement
du Québec depuis le
19 décembre 2002
w Ce crédit remboursable concerne
deux catégories de titres
multimédias (voir tableau 21)
Catégorie 1 : Titres multimédias
produits sans être l’objet d’une
commande et qui sont destinés
à la commercialisation
Catégorie 2 : Tous les autres
titres multimédias
Congé fiscal pour les cher­cheurs
et experts étrangers
w Mis sur pied pour les chercheurs
étrangers en 1987 par le
gouvernement du Québec
w Disponible pour les experts
étrangers depuis 1999
w Exemption d’impôt sur le revenu
imposable au Québec pour une
période maximale de cinq ans :
100 % 	du salaire pour les deux 	
		 premières années
75 % 	 pour la troisième année
50 % 	 pour la quatrième année
25 %	 pour la cinquième année
Scénario ($) No
2
Combinaison du crédit d’impôt remboursable provincial pour le développement
des affaires électroniques (CDAE) et du programme de crédits d’impôt fédéral à la
recherche scientifique et développement expérimental (RSDE), 2011
Hypothèses
La société est une société privée sous contrôle étranger.
20 employés admissibles @ 50 000 $/année.
100 % de leur travail est lié à des activités admissibles pour le CDAE et la RSDE.
Fédéral Québec Total
Salaires ($) 1 000 000 1 000 000
Montant de remplacement @ 65 %(1)
650 000
Crédit CDAE du Québec(2)
0
1 650 000 1 000 000
Crédit RSDE fédéral @ 20 % et crédit
CDAE du Québec @ 30 %
330 000 300 000 630 000
Notes :
(1) Limité par les autres dépenses de l’entreprise
(2) Le CDAE n’inclut pas les autres dépenses de R-D
Scénario ($) No
3
Combinaison du crédit d’impôt remboursable provincial pour la production de titres multimédias
et du programme fédéral sur la recherche scientifique et développement expérimental (RSDE), 2011
Hypothèses
La société est une société privée sous contrôle étranger.
20 employés admissibles @ 50 000 $/année.
100 % de leur travail est lié à des activités admissibles pour les programmes de production de titres multimédias et la RSDE.
L'entreprise est une société spécialisée
Les titres multimédias n'ont pas fait l'objet d'une commande et sont disponibles en français.
Fédéral Québec Total
Salaires ($) 1 000 000 1 000 000
Montant de remplacement @ 65 %(1)
650 000
Crédit pour la production de titres multimédias du Québec(2)
0
1 650 000 1 000 000
Crédit RSDE fédéral @ 20 % et crédit pour la production
de titres multimédias du Québec @ 30 %
330 000 375 000 705 000
Notes :
(1) Limité par les autres dépenses de l’entreprise.
(2) Le crédit d’impôt remboursable pour la production de titres multimédias n’inclut pas les dépenses de R-D
Valeur des crédits d’impôt pour la production
de titres multimédias
Titres multimédias
de catégorie 1
Titres multimédias
de catégorie 2
Crédit de base
30 % de la dépense de
main-d’œuvre admissible
26,25 % de la dépense de
main-d’œuvre admissible
Prime pour disponibilité
en langue française
7,5 % de la dépense de
main-d’œuvre admissible
Ne s’applique pas
Total
37,5 % de la dépense
de main-d’œuvre
admissible
26,25 % de la dépense
demain-d’œuvre
admissible
TABLEAU 20
TABLEAU 21
TABLEAU 22
5
Voir la liste des activités admissibles en annexe B
Fiscalité et incitatifs 63
SAP
6.2.2 Incitatifs financiers
Aide financière pour
la création d’emplois
et la formation
Assistance technique et financière du
gouvernement du Québec adoptée en
1998, pour répondre aux besoins en
main-d’œuvre des entreprises.
La contribution peut prendre une
des formes suivantes :
 Un maximum de 25 % des coûts
admissibles pour la mise en
œuvre d’un plan de formation
	  Un maximum de 50 % des coûts
engendrés par l’implantation
d’un service de gestion des
ressources humaines
w Un fonds spécial existe aussi
pour les « projets économiques
d’envergure » créateurs d’emplois.
Pour être admissible et bénéficier
des contributions présentées
précédemment, l’entreprise doit
notamment :
	  Présenter un projet avec
répercussions importantes
sur l’emploi dans sa région
d’implantation
	  Présenter un projet qui fait
suite à l’annonce d’un
investissement significatif
	  Créer 50 nouveaux emplois à
temps plein d’une durée d’au
moins 24 mois.
Programme d’aide à la
recherche industrielle
(PARI) du Conseil national de
recherches Canada (CNRC)
w Programme offert depuis plus de
60 ans et dédié spécifiquement
aux PME
w Aide technologique pour tous
les stades reliés au processus
d’innovation afin d’accroître
une activité ou un produit, et de
l’exploiter commercialement
w Les solutions proposées touchent
plus de 10 000 PME par année et
comprennent :
	  Conseils techniques et
commerciaux spécialisés
	  Aide financière
	  Accès à l’information
commerciale
	  Réseaux de contacts nationaux
et internationaux
w Ce programme cultive aussi des
partenariats avec plus de 100
organisations membres et plus
de 1 000 fournisseurs privés,
constituant autant d’entités
capables de proposer de précieux
conseils aux PME
Programme d’attraction et de
rétention des investissements
en recherche (PARIR)
w Programme du gouvernement
du Québec visant à appuyer
l’attraction et l’implantation des
activités de recherche privée au
Québec
w La subvention peut atteindre
15 % des coûts de travaux liés à
la construction ou l’adaptation
d’infrastructures de recherche
ainsi que pour l’acquisition
d’équipements liés à ces espaces
de recherche
w Élaboré dans le cadre de la
Stratégie québécoise de la
recherche et l’innovation, 2007-2010
Le programme vient d’être
renouvelé par l’édition 2010-2013
Fiscalité et incitatifs 65
Place des arts
7
Capital
de risque
67
Les investissements en capital de risque en TIC réalisés dans le Grand Montréal
sont diversifiés et facilement accessibles pour toutes les phases et pour toutes
les tailles de projets de développement.
7CAPITAL
DE RISQUE
Grâce à de nombreuses sociétés spécialisées dans ce domaine, entre 2000 et 2010,
plus de 6 500 investissements en capital de risque ont été recensés dans le Grand
Montréal, pour un montant total de 5,3 G$, représentant ainsi 21 % de la valeur totale
investie en capital de risque au Canada. De ces investissements, 1 774 visaient des
projets en TIC, totalisant 2,4 G$, soit plus de 45 % de tous les capitaux de risque
investis dans la région métropolitaine de Montréal.
Investissements en capital de risque dans le secteur des TIC par sous-secteur,
Grand Montréal, 2000-2010
Communications et réseautique
Logiciels
Matériaux électroniques
et informatiques
Internet
Semi-conducteurs
Autres services en TIC
1 %
30%13%
7%
29 %
20 %
Investissements en capital
de risque dans le secteur
des TIC par sous-secteur
Grand Montréal, 2000-2010
GRAPHIQUE 14
Investissements en capital de risque dans le secteur
des TIC, par phase de projet
Grand Montréal, 2000-2010
Phase
Montant
déboursé
(en milliers de $)
Nombre
d’investissements
TIC (Total) 2 379 363 1 774
Nouveau développement 999 917 918
Prédémarrage 53 394 87
Démarrage 417 870 394
Autres nouveaux
développements
528 653 437
Développement avancé 1 379 446 856
Expansion 1 269 227 757
Acquisition/rachat
d’entreprise
61 945 36
Redressement 30 800 50
Autres phases 17 474 13
TABLEAU 23
69
Beyond The Rack un
club privé de vente
de vêtements en ligne
qui rapporte !
w Près de 37 M$ en capital
de risque en 2010-2011
w Du démarrage à l’expansion
w Plus forte croissance des ventes
sur le web en 2010-2011,
selon le magazine américain
Internet Retailer
Vantrix de sa genèse
jusqu’à devenir un
leader mondial en vidéo
mobile, l’entreprise
montréalaise a trouvé
du financement en
capital de risque auprès
de diverses sources
à chacune des étapes
de son développement.
w Plus de 40 M$ en capital de
risque entre 2004 et 2010
w Du démarrage à l’expansion
w Dans le palmarès Technologie
Fast 50MC
de Deloitte en 2010
Accedian Networks
un leader en pleine
croissance !
w Près de 33 M$ en capital de
risque entre 2006 et 2010
w Démarrage et autre nouveau
développement
w Le plus important fournisseur
de solutions de garantie de
performance pour réseaux
d’amenée Ethernet de classe
transporteur comptant plus
de 40 000 sites cellulaires en
Amérique du Nord et 70 000
plateformes vendues dans
le monde entier
71
Sélection de sociétés de capital de risque actives en TIC
Grand Montréal, 2011
InvestisseurS
Capital sous gestion
(en milliers de $)
Montant
d’investissement
(en milliers de $)
Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) 220 000 000 1 500 – n/d
Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) 8 200 000 n/d
Teralys 1 400 000 n/d
Banque de développement du Canada (BDC) 815 000 250 - 10 000
Novacap Investments 765 000 5 000 - 15 000
Fondaction 600 000 250 - 10 000
Celtic House 500 000 15 000- 20 000
MMV Financial 400 000 1 500 - 10 000
TechnoCap 265 000 750 - 10 000
Telesystem (Propulsion Ventures) 167 000 1 000 - 3 000
JLA Ventures 133 000 5 000 – 15 000
Inovia 110 000 250 - 1 000
BDR Capital 100 000 n/d
Rho Canada 100 000 750 – 10 000
Desjardins Capital de risque n/d n/d - 20 000
Investissement Québec n/d n/d
Anges Québec n/d 400 (moyenne)
TABLEAU 24
Capital de risque
Festival international Montréal/Nouvelles Musiques ((MNM),
février 2011 - White Box, Purform
Photo Gridspace © 2011
ANNEXES
73
Place des arts
Profil de l’industrie des TIC dans le Grand Montréal (Québec / Canada)
Profil de l’industrie des TIC dans le Grand Montréal (Québec / Canada)
Profil de l’industrie des TIC dans le Grand Montréal (Québec / Canada)
Profil de l’industrie des TIC dans le Grand Montréal (Québec / Canada)

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Profil de l’industrie des TIC dans le Grand Montréal (Québec / Canada)

  • 1. Profil de l’industrie des technologies de l’information et des communications du Grand Montréal
  • 2. Sommaire.........................................................01 4 Organismes de recherche, associations et regroupements en TIC.............................................................. 41 2 Leaders de l’industrie.................. 15 2.1 Services TI................................................16 2.1.1 Les services informatiques...........................16 2.1.2 Le multimédia..........................18 2.1.3 Les logiciels...............................20 2.2 Les services de télécommunications........................23 2.3 La fabrication.........................................24 2.4 Les grossistes et réparateurs.......................................27 1 Portrait de l’industrie des TIC du Grand Montréal....................................... 03 1.1 Un PIB en croissance.......................04 1.2 Un chiffre d’affaires qui démontre la diversité de l’industrie...........................................07 1.3 Une masse critique d’emplois et d’établissements................................07 1.4 Au 2e rang en Amérique du Nord au niveau de la croissance de l’emploi....................08 1.5 Un accès rapide aux grands marchés mondiaux.........08 1.6 Un environnement de R-D propice aux entreprises................08 1.7 Un climat d’investissement des plus favorables...........................10 1.8 Une forte présence des filiales d’entreprises étrangères................................................12 3 Main-d’œuvre et formation...................... 29 3.1 Une multitude de professionnels et de domaines d’expertise......................30 3.2 Établissements de formation : un réseau académique supérieur...................33 3.3 Une relève prête à relever les défis de l’industrie.....................34 5 Coûts d’exploitation.....................49 5.1 Les coûts d’exploitation les plus avantageux en Amérique du Nord......................50 5.2 Un avantage-coût favorable.......52 5.3 Des coûts de main-d’œuvre spécialisée concurrentiels..........52 5.4 De l’énergie électrique propre, fiable et à bon marché.............................................54 5.5 Des espaces à bureaux à coûts abordables............................54 Table des matières
  • 3. 6.1 Imposition des entreprises : 1er rang en Amérique du Nord.......................................................58 6.2 Des incitatifs ciblés et hautement concurrentiels..........61 6.2.1 Incitatifs fiscaux.....................61 6.2.2 Incitatifs financiers..............65 ANNEXE A : SYNTHÈSE DES PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES..............74 ANNEXE B : NOTES MÉTHODOLOGIQUES..................75 ANNEXE C : SOURCES.............................................................79 « Le Profil de l’industrie des technologies de l’information et des communications du Grand Montréal » est une production conjointe de Montréal International et TechnoMontréal Rédaction des témoignages : Frédéric Simonnot (Perception communications) et validation par les entreprises concernées Photos : © lucetg.com Design graphique : Studio Créatif Be + Poisson Rose Design English version available. 7 capital de risque..........................................67 Table des matières 6 Fiscalité et incitatifs........................... 57 ANNEXES................................................73
  • 4. LE SECTEUR DES TIC DANS LE GRAND MONTRÉAL, c’est :SOMMAIRE Sommaire Fruit d’une étroite collaboration entre Montréal International et TechnoMontréal, ce profil vise à dresser un portrait de l’industrie des technologies de l’information et des communications (TIC) du Grand Montréal. Il permet notamment de mettre en lumière les principales entreprises du secteur, de même que les indicateurs de performance de la grappe (cluster) des TIC. Un environnement de recherche et développement (R-D) propice aux entreprises La R-D et l’innovation dans le Grand Montréal sont des domaines solides qui sont soutenus par un imposant dispositif d’organismes et d’institutions de haut savoir. Une des régions métropolitaines les plus attractives pour les investisseurs en TIC Entre 2009 et 2011, plus de 80 % des entreprises en TIC qui ont choisi le Grand Montréal pour étendre leurs activités en Amérique du Nord venaient de l’étranger. Des coûts d’exploitation des plus concurrentiels Les coûts d’exploitation globaux pour une entreprise en TIC dans le Grand Montréal sont jusqu’à 16 % inférieurs aux autres grandes régions métropolitaines d’Amérique du Nord. Une fiscalité et des incitatifs parmi les plus avantageux au monde Les entreprises en TIC peuvent bénéficier de charges fiscales jusqu’à sept fois moins im­ portantes que la moyenne des grandes métropoles nord- américaines. Elles ont également accès à une importante gamme d’incitatifs ciblés et hautement concurrentiels. Du capital de risque facilement accessible Du financement en capital de risque accessible à toutes les phases de développement d’un projet, quelle qu’en soit la taille. Depuis 2000, plus de 45 % des investissements en capital de risque recensés dans le Grand Montréal, soit 2,4 G$, visaient des projets en TIC. Une croissance inébranlable Le PIB du secteur des TIC du Grand Montréal a connu une forte croissance de plus de 25 % entre 2002 et 2010, atteignant aujourd’hui plus de 9 G$ et plus de 70 % du PIB total des TIC au Québec. Un bassin de main-d’œuvre hautement qualifiée L’industrie des TIC occupe une place centrale au sein de l’économie métropolitaine Elle compte près de 120 000 travailleurs répartis dans plus de 5 000 établissements. De plus, le Grand Montréal est l’une des rares régions métropolitaines d’Amérique du Nord à connaître une hausse marquée sur ce plan. 01
  • 5. 1 Portrait de l’industrie des TIC du Grand Montréal université du québec à montréal (UQAM)
  • 6. Le secteur des technologies de l’information et des communications (TIC) du Grand Montréal est un moteur économique de première importance. Au fil des années, la métropole est parvenue à se positionner comme un pôle majeur des TIC en Amérique du Nord. 1.1 Un PIB en croissance Le PIB réel du secteur des TIC du Grand Montréal a connu une forte croissance de plus de 25 % entre 2002 et 2010, pour atteindre plus de 9 G$ et plus de 70 % du PIB total des TIC au Québec. Notons aussi que pour la même période, l’indice de croissance du PIB du secteur des TIC du Grand Montréal a été deux fois plus rapide que l’économie métropolitaine dans son ensemble. Le recul subit par plusieurs secteurs lors de la dernière crise économique a été à peine ressenti dans le secteur des TIC de la métropole (à peine -0.01 % entre 2008 et 2009). La croissance globale du PIB métropolitain en TIC a été principalement soutenue par l’explosion des sous-secteurs du multimédia, notamment des jeux vidéo, du développement de logiciels, ainsi que par l’application de services TIC dans de nombreux secteurs de l’économie, comme ceux de la finance et de la santé. 1 Portrait de l’industrie des TIC du Grand Montréal Secteur des TICEnsemble de l’économie 2002 100 103 106 109 112 115 118 121 124 127 130 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Indice de croissance du PIB, 2002-2010 Secteur des TIC du Grand Montréal et le Grand Montréal (2002=100) Indice de croissance du PIB du Grand Montréal, 2002-2010 Secteur des TIC versus l’ensemble de l’économie (2002 = 100)    Pib réel des TIC (G$ de 2002), Province de Québec et Grand Montréal, 2002-2010 Grand Montréal (estimation)Québec 2002 0 2 4 6 8 10 12 14 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 PIB réel des TIC (G$ de 2002) Province de Québec et Grand Montréal, 2002-2010 graphique 1 graphique 2 05
  • 7. 1.3 Une masse critique d’emplois et d’établissements En 2010, le secteur des TIC du Grand Montréal regroupait près de 120 000 travailleurs spécialisés dans plus de 5 000 établissements, représentant plus de 70 % du poids total de cette industrie dans la province de Québec. 1.2 Un chiffre d’affaires qui démontre la diversité de l’industrie Malgré un léger ralentissement de 2,6 % en 2008-2009 attribuable à la crise économique mondiale, les revenus d’exploitation des entreprises en TIC du Grand Montréal ont augmenté de plus de 7 % depuis 2006 atteignant près de 25 G$ pour l’exercice 2009. Pib réel des TIC (G$ de 2002), Province de Québec et Grand Montréal, 2002-2010 Fabrication Services TI Services de télécommunications Grossistes et réparateurs 20 % 7 % 6% 15 % 15 % 13 % 52 % 72 % Établissements en TIC par sous-secteur Grand Montréal, 2010 Emplois en TIC par sous-secteur Grand Montréal, 2010 graphique 4 5 Pib réel des TIC (G$ de 2002), Province de Québec et Grand Montréal, 2002-2010 Fabrication Services TI Services de télécommunications Grossistes et réparateurs Total TIC - Grand Montréal 0 0,5 10,0 15,0 20,0 25,0 30,0 2006 2007 2008 2009 19 % 20 % 21 % 18 % 22 % 100 % 16 % 100 % 12% 30 % 32 % 100 % 31 % 30 % 100 % 31 % 32 % 24 % 32 % 32 % Revenus d’exploitation par sous-secteur des TIC (G$) Grand Montréal, 2006-2009 graphique 3 Fujitsu Canada, des racines japonaises, un savoir-faire bien d’ici Filiale canadienne de Fujitsu – 3e fournisseur mondial en technologies de l’information et des communications (TIC) –, Fujitsu Canada met à profit son expérience et le pouvoir des TIC pour contribuer au succès de ses clients et accroître leur compétitivité. «Fujitsu Canada est particulièrement active dans les secteurs des services gouvernementaux, de la finance, du commerce de détail, de la sécurité publique, de la géomatique, des télécommunications, ainsi que dans tout ce qui touche aux concepts d’urbanisme numérique et de société intelligente », résume Yves Pelletier, premier vice-président, responsable du bureau de Montréal, et président du conseil d’administration de TechnoMontréal. Présente dans 10 villes canadiennes, Fujitsu Canada emploie 400 personnes dans la métropole québécoise. Elle propose aux organisations des services complets : intégration, services gérés, de même que des services destinés aux centres informatiques, des services conseils en affaires, des solutions d’industrie sur mesure ainsi que des produits informatiques fiables et performants. Fujitsu a à son actif 34 000 brevets d’invention et plusieurs méthodologies novatrices, dont Macroscope, un référentiel intégré de méthodes, processus et meilleures pratiques guidant la réalisation d’un projet à toutes les étapes. Active à l’international, Fujitsu reconnaît l’expertise de sa filiale canadienne, notamment en investissant dans la mise en place et l’exploitation d’un centre d’appel de premier plan à Montréal. Elle vient également de créer un centre d’inno­ vation qui pour a pour mission de permettre à de petites entreprises d’effectuer leurs travaux en R-D sous son aile. «Nous fondons de grands espoirs sur ce centre. La grappe des TIC montréalaise compte déjà environ 5 000 entreprises et la région ne manque pas d’innovateurs. Ce n’est pas pour rien que le prochain Congrès mondial sur les technologies de l’information, le WCIT, a choisi de passer par Montréal en 2012 ! », souligne M. Pelletier. TÉMOIGNAGE 07
  • 8. 1.4 Au 2e rang en Amérique du Nord au niveau de la croissance de l’emploi Globalement, les nombres d’emplois et d’établissements reliés aux TIC dans le Grand Montréal ont connu une croissance de plus de 4 % entre 2008 et 2010 et ce, malgré le ralentisse- ment économique mondial. Le Grand Montréal s’est en fait classé au 2e rang des vingt plus grandes métropoles nord-américaines pour la croissance de l’emploi en TIC pour la même période. Cette progression est due en grande partie à l’accélération des activités du sous-secteur des services en TI (logiciels, multimédia et services informatiques). Ce sous-secteur a connu une croissance de plus de 20 % entre 2008 et 2010 et domine maintenant l’industrie des TIC du Grand Montréal avec plus de 50 % des emplois. Cette tendance favorable devrait se poursuivre puisque ce sous- secteur demeure l’un des plus stables et porteurs de l’industrie. Portrait de l’industrie des TIC du Grand Montréal Ericsson Canada, un leader en R-D au niveau national TÉMOIGNAGE Aujourd’hui, environ 85 % de toutes les communications sur appareils mobiles au Canada passent par de l’équipement et des logiciels signés Ericsson, le plus important fournisseur mondial de technologies et de services destinés aux entreprises de télécommunications. Ericsson a établi un centre mondial de R-D à Montréal en 1986, l’un des plus importants de la société à l’extérieur de la Suède, avec 1 800 employés, dont la moitié se consacrent exclusivement à la R-D. Ses spécialités : réseaux centraux de télécommunication, applications et solutions multi­ médias, technologies émergentes à la base de la société interconnectée. En outre, le centre montréalais offre des services professionnels aux clients d’Ericsson en Amérique du Nord et à l’extérieur. «Nos clients sont surtout des entre­ prises de télécommunications et de câblodistribution à qui nous fournissons des réseaux, des solutions multimédias et des services professionnels. Nous nous voyons à la fois comme un leader technologique et comme une entreprise de services, puisque cela représente presque la moitié de nos activités », fait remarquer Paddy O’Leary, chef de site - Montréal. Au fil des années, Ericsson a établi de solides relations avec plus de la moitié des universités du Québec, à commencer par les quatre principales, situées au cœur du Grand Montréal, et s’est prévalue des divers crédits d’impôt à la R-D pour mener de nombreux projets de recherche. L’équipe montréalaise a d’ailleurs déposé quelque 360 brevets en 25 ans. «Je trouve que la métropole, outre sa situation géographique intéressante au nord-est de l’Amérique du Nord, offre un environnement très propice à nos activités : il y a ici une mentalité entrepreneuriale, une attitude positive, des gens d’origines et d’horizons très variés, une sorte de bouillonnement qui stimule la créativité et l’innovation, deux composantes essentielles de notre culture organisationnelle », affirme M. O’Leary. Croissance de l’emploi en TIC (%) Top 20 des plus grandes régions métropolitaines d’Amérique du Nord, 2008-2010 Pib réel des TIC (G$ de 2002), Province de Québec et Grand Montréal, 2002-2010 -20, 0 % -15,0 % -10,0 % -5,0 % 0 % 5 % 10 % NEW YORK MONTRÉAL TORONTO RIVERSIDE SEATTLE PHILADELPHIE WASHINGTON ATLANTA PHOENIX SAN FRANCISCO HOUSTON BOSTON CHICAGO MIAMI DALLAS LOS ANGELES MINNEAPOLIS ST-LOUIS DÉTROIT SAN DIEGO graphique 6 1.6 Un environnement de R-D propice aux entreprises La vigueur de l’industrie des TIC du Grand Montréal ne s’illustre pas seulement par sa masse critique élevée d’entreprises et d’emplois, mais aussi par la performance de son secteur de R-D. Il est estimé que plus de 85 % des dépenses de R-D industrielle du Québec ont été réalisées par des entreprises localisées dans le Grand Montréal. Par ailleurs, les dépenses de R-D du secteur des TIC du Grand Montréal s’élèveraient à plus de 800 M$. Les entreprises du Grand Montréal peuvent aussi profiter du fardeau fiscal le plus faible en Amérique du Nord pour conduire des activités de R-D (voir la section Fiscalité et incitatifs). Cet avantage de taille a largement contribué à l’implantation d’entreprises ayant des activités de R-D dans la région. En effet, parmi les seize premières entreprises spécialisées en TIC qui ont investi le plus en R-D au Canada en 2009, dix d’entre elles possèdent une présence dans le Grand Montréal. 1.5 Un accès rapide aux grands marchés mondiaux Situé à proximité du marché nord- américain par voies routières et ferro- viaires, le Grand Montréal jouit de la présence d’un des ports intérieurs les plus achalandés au monde et de deux aéroports internationaux majeurs près du centre-ville. Ces infrastructures de même qu’une situation géographique stratégique contribuent à faire de la métropole une plate forme de com- merce favorisant les exportations. D’ailleurs, en 2010 le secteur des TIC du Québec a exporté mondialement pour près de 4 G$ de biens et services. Il est estimé que la métropole montréalaise représente plus de 60 % des exportations en TIC du Québec, soit près de 2,4 G$ en 2010.
  • 9. Tableau 2 Portrait de l’industrie des TIC du Grand Montréal Top 10 des entreprises en TIC investissant le plus en R-D au Canada et ayant une présence dans le Grand Montréal, 2009 Nom de l’entreprise Dépenses en R-D au Canada (en M$) Intensité de la R-D (% du revenu) Industries Rang au Canada BCE 806,0 4,5 Services de télécommunications 3 TELUS 653,0 6,8 Services de télécommunications 4 IBM 556,5 N/D Logiciels et services informatiques 5 Alcatel-Lucent 224,0 N/D Équipements de télécommunications 7 Ericsson 197,0 32 Équipements de télécommunications 10 Open Text Corporation 132,6 14,8 Logiciels et services informatiques 17 CAE 121,6 7,3 Aérospatiale 18 Rogers Communications 81,0 0,7 Services de télécommunications 28 Groupe CGI 76,0 2,0 Logiciels et services informatiques 29 PMC Sierra 60,5 56,2 Fabrication 35 Tableau 1 Sélection d’investissements récents en TIC Grand Montréal, 2009- Janvier 2012 Nom de l’entreprise Montant annoncé (M$) Nombre d’emplois annoncés Année de l’annonce Type d’investis- sement Sous-secteur TIC Pays d’origine CAE 274 2 000 2009 Expansion Logiciels Canada Esterline CMC Electronics 149,4 n/d 2009 Expansion Fabrication États-Unis OVH.com 127 117 2012 Implantation Services informatiques France Ultra Electronics 92 130 2010 Expansion Services télécoms Royaume-Uni Warner Bros. 37,8 300 2010 Implantation Multimédia États-Unis SITA 16,3 125 2010 Expansion Services télécoms Suisse Acquinity Interactive 10,2 135 2010 Implantation Logiciels États-Unis LINKBYNET 8 65 2011 Implantation Services informatiques France Gamerizon 5 100 2011 Expansion Multimédia Canada THQ n/d 400 2009 Implantation Multimédia États-Unis Accenture n/d 305 2010 Expansion Services informatiques États-Unis Groupe conseil OSI n/d 300 2009 Expansion Services informatiques Canada Eidos (Square Enix) n/d 250 2011 Implantation/ Expansion Multimédia Japon SAVA Transmédia n/d 200 2011 Implantation Logiciels Canada Electronic Arts n/d 165 2011 Expansion Multimédia États-Unis Funcom n/d 136 2009 Implantation Multimédia Norvège Keywords International n/d 59 2011 Implantation Services informatiques Irlande P3 Group n/d 50 2010 Implantation Services informatiques Allemagne IDS n/d 50 2010 Implantation Logiciels Italie Ludia n/d 50 2011 Expansion Multimédia Canada Nexsan n/d 26 2010 Expansion Logiciels États-Unis Studio des Grenouilles Douées n/d 25 2010 Implantation Multimédia France Z-Laser n/d 20 2010 Implantation Fabrication Allemagne Gemalto n/d 20 2010 Expansion Logiciels États-Unis Pharsight n/d 18 2010 Expansion Logiciels États-Unis eFront n/d 14 2010 Implantation Logiciels France Studio Galaxy n/d 10 2010 Implantation Multimédia France Hewlett-Packard/EVPG n/d 9 2010 Implantation Logiciels France AddOnMail n/d 5 2010 Expansion Services télécoms États-Unis Broadcom n/d n/d 2010 Expansion Logiciels États-Unis CANIX n/d n/d 2009 Expansion Services informatiques Canada OSISoft n/d n/d 2009 Expansion Services informatiques États-Unis 11 1.7 Un climat d’investissement des plus favorables Le Grand Montréal est un haut lieu stratégique en Amérique du Nord pour y faire croître une entreprise en TIC. La stabilité de l’économie, l’effervescence des nouvelles technologies combinée aux nombreux incitatifs (voir la section Fiscalité et incitatifs) confèrent à la région un avantage de taille pour les entreprises du secteur. Entre 2009 et 2011, plusieurs joueurs majeurs ont fait l’annonce de projets d’expansion ou de nouvelles implantations dans le Grand Montréal (Voir tableau 2). Notons que plus de 80 % de ces investissements provenaient d’entreprises étrangères. Selon les résultats de Montréal International le secteur des TIC compte pour plus de 60 % de tous les investissements étrangers annoncés dans le Grand Montréal entre 2005 et 2010. Les sous-secteurs les plus ciblés par les investisseurs étrangers ont été ceux des services informatiques, du multimédia et des logiciels.
  • 10. Portrait de l’industrie des TIC du Grand Montréal Tableau 3 1.8 Une forte présence des filiales d’entreprises étrangères Les filiales d’entreprises étrangères dans le secteur des TIC sont à l’origine de plus de 30 000 emplois répartis dans quelque 400 établissements. Centre majeur en production de jeux numériques, le Grand Montréal accueille plusieurs géants de l’industrie, dont la firme française Ubisoft, la Japonaise Eidos (Square Enix) et les Américaines Electronic Arts, THQ et Warner Bros. La région métropolitaine de Montréal compte également sur la présence d’IBM, l’un des leaders en services informatiques et d’Ericsson, joueur d’importance de la téléphonie. Filiales de sociétés étrangères en TIC par tranche d’emplois, Grand Montréal, 2011 Sociétés Tranche d’emplois Activités Pays d’origine Ubisoft 2 000-2 999 Développement et édition de jeux vidéo France Ericsson 1 000-1 999 Services téléphoniques et services de télécommunications sans fil Suède Esterline CMC Electronics 1 000-1 999 Fabricant de TIC pour les marchés de l’aérospatiale et de la défense États-Unis IBM 1 000-1 999 Services informatiques États-Unis Electronic Arts 750-999 Développement et édition de jeux vidéo États-Unis GFI Solutions 750-999 Services informatiques France UPS Solutions d’Affaires 750-999 Services informatiques États-Unis CSC 500-749 Services informatiques États-Unis Groupe Conseil OSI 500-749 Services informatiques France TEKsystems 500-749 Services de recrutement en TI États-Unis ADP 250-499 Hébergement et traitement de données États-Unis Alstom 250-499 Fabricant de TIC pour le secteur du transport France Covidien 250-499 Fabricant de TIC pour le secteur médical États-Unis Epicor Software 250-499 Services informatiques États-Unis Fujitsu 250-499 Services informatiques Japon Gameloft 250-499 Développement et édition de jeux vidéo France Nuance Communications 250-499 Logiciels de solutions d’imagerie numérique et de reconnaissance et de synthèse vocale États-Unis SAP 250-499 Logiciels d’amélioration de gestion d’entreprise Allemagne VMC 250-499 Service de postproduction pour l’industrie des jeux vidéo États-Unis GFI Solutions, au centre des échanges électroniques TÉMOIGNAGE nous distinguer en nous plaçant au centre des échanges électroniques entre nos clients, par exemple en permettant à des entreprises de secteurs complémentaires comme les quincailliers et les constructeurs de transiger directement, système à système », explique Gilles Létourneau, président et chef de la direction. Depuis ses débuts, GFI Solutions applique une stratégie de croissance basée sur des partenariats et des acquisitions dans des marchés verticaux et des zones géographiques porteuses. Cette stratégie lui a permis de quintupler sa taille en quelques années et d’atteindre des revenus annuels de plus de 100 M$, dont 80 % liés aux logiciels et 20 % aux services. «Nos prochains axes de croissance organique sont les affaires électroniques, les solutions de paiement et la mobilité, ce qui devrait nous permettre de doubler notre chiffre d’affaires dans les trois ans à venir », assure M. Létourneau. Chef de file en matière de solutions d’affaires, comptables et bancaires, GFI Solutions se spécialise dans la conception, l’implantation, l’intégration et la maintenance de logiciels de gestion, le développement des affaires électroniques et la prestation de services monétiques, professionnels et techniques. Solidement établie, avec près de 1 000 employés, l’entreprise figure parmi les plus importants intégrateurs en Amérique du Nord. À l’origine de GFI Solutions il y a la firme mon­ tréalaise de services-conseils Conceptum, créée par Gilles Létourneau en 1988 et transformée en entreprise de produits et services vers le milieu des années 2000, stratégie qui lui vaut de servir aujourd’hui quelque 55 000 clients au Canada, principalement au Québec. «Nous offrons nos produits et services aux entreprises de toutes tailles, en privilégiant certains secteurs, notamment la construction, les quincailleries, la foresterie, les garderies, les notaires, les experts-comptables et les voyagistes, ainsi qu’aux organisations telles que les municipalités, les organismes gouvernementaux et les institutions financières. Dans l’avenir, nous voulons
  • 12. 2.1 Services TI Regroupant les services informatiques, le multimédia et les logiciels, les services en TI représentent le sous- secteur le plus important de l’industrie des TIC du Grand Montréal. 2.1.1 Les services informatiques Le Grand Montréal compte plusieurs joueurs d’importance dans le domaine des services informatiques. Un climat d’affaires favorable et une main-d’œuvre hautement qualifiée ont permis à CGI par exemple, une entreprise canadienne fondée dans la région dans les années 1970, de se développer pour devenir l’un des leaders mondiaux des services informatiques. Au fil des ans, le Montréal métropolitain a aussi su attirer d’importantes entreprises étrangères dans le domaine telles Fujitsu, GFI Solutions et IBM. Plusieurs grands leaders de l’industrie sont présents dans la région de Montréal, principalement dans quatre sous-secteurs d’activités : services TI, services de télécommunications, fabrication et grossistes et réparateurs. 2Leaders de l’industrie Entreprises en services informatiques par tranche d’emplois, Grand Montréal, 2011 Sociétés Tranche d’emplois Pays d’origine CGI + de 7 000 Canada IBM 1 000-1 999 États-Unis GFI Solutions 750-999 France UPS Solutions d’Affaires 750-999 États-Unis CSC 500-749 États-Unis Groupe Conseil OSI 500-749 France Accenture 250-499 Irlande Cofomo 250-499 Canada Epicor Software 250-499 États-Unis Fujitsu 250-499 Japon Iron Mountain 250-499 États-Unis Telus Santé 250-499 Canada Tableau 4 TÉMOIGNAGE CGI, leadership mondial et responsabilité locale Trente-cinq ans après sa création dans un sous-sol par deux jeunes entrepreneurs, CGI est l’une des plus grandes entreprises indépendantes de services en technologies de l’information et en gestion des processus d’affaires, la seule sous contrôle québécois parmi les principaux joueurs mondiaux. Autre particularité, 90 % de ses membres (employés) en sont aussi actionnaires. «Notre modèle d’entreprise est axé sur la proximité avec notre clientèle et la connaissance approfondie d’une demi- douzaine de secteurs d’activité. Nous nous définissons comme un intégrateur. Nous offrons des services complets, de bout en bout, selon un processus standardisé qui nous permet de réaliser 95 % des mandats dans les délais et les budgets, ce qui est remarquable dans notre industrie », affirme Claude Marcoux, vice-président principal et directeur général, Province de Québec. Pour être en mesure de soutenir sa croissance, CGI crée bien entendu des emplois partout dans le monde, mais d’abord dans ses différentes unités d’affaires à Montréal et au Québec. Elle met d’ailleurs un point d’honneur à contribuer à la préparation de la relève locale en participant à divers programmes de formation, recrutement et mentorat. «La région montréalaise possède des avantages indéniables, à commencer par des coûts salariaux et locatifs très compétitifs et des infrastructures technologiques de pointe. Nous avons aussi la chance d’avoir un riche bassin de compétences, non seulement en TIC, mais aussi en gestion des affaires, en administration, etc., ce qui constitue un atout que nous nous devons de préserver, notamment en continuant d’ouvrir des postes de début de carrière qui sont d’une importance stratégique », souligne M. Marcoux. CGI emploie 31 000 personnes réparties dans 125 bu­ reaux, dont près de 20 % travaillant dans les 8 sites locaux au service des quelque 500 clients qu’elle compte dans la région métropolitaine. Déjà classée au septième rang mondial, elle prévoit doubler de taille dans les trois à cinq prochaines années. De gauche à droite: M. Claude Marcoux (vice-président principal et directeur général, Province de Québec) et M. Renaud Caron (vice-président principal, développement de l’entreprise)
  • 13. Entreprises de jeux vidéo par tranche d’emplois, Grand Montréal, 2011 Sociétés Tranche d’emplois Activités Pays d’origine Ubisoft 2 000-2 999 Développement et édition de jeux vidéo France Electronic Arts 750-999 Développement et édition de jeux vidéo États-Unis Babel Media 250-499 Service postproduction pour l’industrie des jeux vidéo Royaume-Uni Behaviour 250-499 Développement et édition de jeux vidéo Canada Gameloft 250-499 Développement et édition de jeux vidéo France Eidos (Square Enix) 250-499 Développement et édition de jeux vidéo Japon VMC 250-499 Service postproduction pour l’industrie des jeux vidéo États-Unis Funcom 100-249 Développement et édition de jeux vidéo Norvège Ludia 100-249 Développement et édition de jeux vidéo Royaume-Uni THQ 100-249 Développement et édition de jeux vidéo États-Unis Warner Bros. 100-249 Développement et édition de jeux vidéo États-Unis Entreprises de multimédia (excluant le jeu vidéo) par tranche d’emplois, Grand Montréal, 2011 Sociétés Tranche d’emplois Activités Pays d’origine Pages Jaunes 1 000-1 999 Publications multimédia Canada Canoë 250-499 Publications multimédia Canada Sid Lee 250-499 Services de marketing interactif Canada Beyond the Rack 100-249 E-commerce Canada Ciné Groupe Toontek 100-249 Studio d'animation Canada Nurun 100-249 Services numériques Canada Sono Vidéo 50-99 Solutions multimédia Canada Tonik Groupimage 50-99 Services numériques Canada Toutenkartoon 50-99 Services numériques France Vortex Solution 50-99 Solutions web Canada Google 1-49 Portail de recherche États-Unis Tableau 6 Tableau 5 Leader de l’industrie 19 Des entreprises montréalaises créatives* La firme gsmprjct° a créé le premier télescope interactif utilisé dans le Burj Khalifa à Dubaï, le plus haut bâtiment au monde L’entreprise Space Dream a réalisé le premier film immersif présenté sur une sphère géante et itinérante au milieu de laquelle se trouve le spectateur En créant le logiciel Business- in-a Box, la société Biztree a facilité la vie de millions de gens d’affaires en offrant une vaste collection de modèles de documents commerciaux et légaux en français, anglais, espagnol et chinois à portée de main *Source: MONTRÉAL PREM1ÈRE (www.montrealprem1ere.com) Les TIC appliquées au secteur de l’aérospatiale Le Grand Montréal est l’un des trois pôles mondiaux de l’aérospatiale avec Seattle et Toulouse Bell Helicopter-Textron, Bombardier, CAE, Pratt Whitney sont quelques-uns de ses leaders Des possibilités d’affaires pour les entreprises de l’industrie des TIC, dont CAE, Esterline CMC Électronique, MacDonald, Dettwiler and Associates (MDA) et SITA, pour ne nommer que celles-là Le Grand Montréal compte également plusieurs entreprises dans d’autres domaines du multimédia et de la productionnumérique.Parmicelles-ci, nous retrouvons Sid Lee qui offre des services novateurs de marketing interactif. Le Grand Montréal, capitale de l’Amérique du Nord en arts numériques et immersion Des acteurs dynamiques œuvrant pour la promotion du secteur, dont: Le Conseil québécois des arts médiatiques, Société des arts technologiques (SAT), MUTEK Des festivals internationaux : Elektra, Montréal en lumières, MUTEK Des entreprises créatives : Agence TOPO, Création Ex Nihilo, Molior, Moment Factory, Nurun, Photonic Dreams, Sid Lee et TIND Il fait bon vivre dans le Grand Montréal ! Selon Mercer (2010), la région se classe 3e parmi les plus grandes métropoles d’Amérique du Nord pour l’indice global de la qualité de vie 2.1.2 Le multimédia Le Grand Montréal est reconnu mondialement comme un centre incontournable pour le développement et l’édition de jeux vidéo grâce à la présence, entre autres, des géants Electronic Arts, Ubisoft et Warner Bros. Le Grand Montréal, l’endroit idéal pour gérer un centre de données Des coûts d’électricité près de deux fois moins élevés que la moyenne des grandes métropoles nord-américaines pour les projets exigeant une grande puissance (3 MW à 50 MW), tels les centres de données Un climat continental humide idéal pour des fermes de serveur Des joueurs internationaux : Bell, CGI,Fujitsu, CSC, HP, IBM et OVH.com SAP
  • 14. TÉMOIGNAGE 8D Technologies, un succès aux multiples dimensions Fondée en 1996, 8D Technologies est aujourd’hui un leader mondial dans la conception et le développement de solutions et de systèmes de point de vente intelligents multifonction- nels M2M (machine à machine) sans fil, principalement utilisés en transport urbain. En 2000, de société de services informatiques, 8D Technolo- gies s’est transformée en une entreprise de développement et de commercialisation de produits, solutions et services. Elle s’est surtout fait connaître en implantant à Montréal son système de gestion de stationnement automatisé (8D APMSMC ), gagnant de plusieurs prix, l’un des plus avancés du genre. «Nous cherchions un projet qui permettrait d’exploiter les possibilités de notre plateforme de gestion et de paiement sans fil alimentée à l’énergie solaire. Au départ, nous pensions la vendre sous licence mais, voyant son potentiel, nous avons plutôt choisi de créer des produits basés sur cette plateforme », raconte Isabelle Bettez, présidente et chef de la direction. C’est ainsi que la même plateforme technologique logicielle et matérielle, aujourd’hui en opération sur trois continents, a été utilisée pour mettre en place le système montréalais de location de vélos en libre-service BIXIMC , inscrit parmi les « 50 meilleures inventions de 2008 » par le magazine Time et gagnant du « Gold Edison Award » 2009, catégorie Énergie et Développement durable. «Aujourd’hui, notre stratégie marketing vise autant la recherche de clients que de ressources qualifiées, car notre principal défi consiste en fait à reproduire nos succès dans des créneaux connexes. Heureusement, la métropole ne manque pas de talents capables de nous aider à continuer d’innover à tous les niveaux », affirme Mme Bettez. La plateforme de 8D, qui permet le paiement sécurisé en temps réel ainsi que le contrôle et la gestion à distance de toutes les fonctions, du paiement à l’application du règlement, ainsi que le contrôle des terminaux et de leurs senseurs dans les environnements avec ou sans fil, offre en outre des possibilités illimitées de marketing, ce qui devrait se traduire par d’autres années de croissance spectaculaire pour l’entreprise. Tableau 7 Leader de l’industrie 2.1.3 Les logiciels L’industrie montréalaise du développement de logiciels est très diversifiée. Plusieurs entreprises y développent et éditent des solutions pour divers secteurs de l’économie. Parmi celles-ci, notons la présence d’Autodesk, Technologies Interactives Mediagrif, Morgan Stanley, Nuance Communications et SAP. Entreprises de développement et d’édition de logiciels, par tranche d’emplois, Grand Montréal, 2011 Sociétés Tranche d’emplois Activités Pays d’origine Autodesk 250-499 Logiciels 2D et 3D de modélisation États-Unis Morgan Stanley 250-499 Logiciels pour le secteur de la finance États-Unis Nuance Communications 250-499 Logiciels de solutions d’imagerie numérique et de reconnaissance et de synthèse vocale États-Unis SAP 250-499 Logiciels d'amélioration de gestion d'entreprise Allemagne Technologies Interactives Mediagrif 250-499 Logiciels en commerce électronique Canada Dassault Systèmes 100-249 Logiciels 3D pour divers secteurs France ESI Technologies 100-249 Logiciels pour les domaines de la santé et des affaires Canada Forensic Technology 100-249 Logiciels pour service de sécurité Canada Logibec 100-249 Logiciels pour le secteur de la santé et des services sociaux Canada Oracle 100-249 Logiciels pour divers secteurs États-Unis Presagis 100-249 Logiciels de simulation et modélisation Canada SIR Solutions 100-249 Logiciels de gestion de commerce de détail Canada Les TIC appliquées au secteur de la finance 100 000 emplois dans 3 000 entreprises1 La bourse de Montréal spécialisée dans les produits dérivés Des opportunités d’affaires en TIC que Desjardins, Morgan Stanley, Société Générale et Standard Life ont su détecter 1 « Le secteur des services financiers à Montréal : Un chef de file nord-américain », Montréal International et Centre Financier International Montréal, 2008
  • 15. TÉMOIGNAGE Le leadership de BELL au cœur de l’économie numérique de Montréal Depuis les services de gestion de données et l’informatique en nuage jusqu’aux meilleurs réseaux sans fil au pays, Bell est le catalyseur de l’économie numérique de Montréal. Plus grande entreprise de communications du Canada, dont le siège social est situé ici depuis son ouverture en 1880, Bell emploie plus de professionnels des technologies de l’information dans le Grand Montréal que toute autre entreprise, offrant aux clients d’affaires la plus vaste gamme de services de communications et de solutions de TI. «Nous sommes un chef de file dans la livraison des réseaux sans fil 4G, des ser­ vices IP-large bande, de l’intégration de systèmes, des centres de données et plus encore. À Montréal, notre main-d’œuvre hautement qualifiée compte un grand nombre de finissants provenant des insti­ tutions de formation de calibre internatio­ nal de la région, et c’est ici que nous avons l’équipe de professionnels des TI la plus importante et la plus expérimentée », déclare Tom Little, président de Bell Marchés Affaires. Ces finissants et leurs collègues de Bell gèrent les milliards de dollars investis en achats de biens et de services dans la région pour fournir des réseaux sans pareil, des services novateurs et des technologies de communications à la fine pointe. Bell a aussi investi des centaines de millions de dollars dans un réseau national de centres de données, dont le plus important est situé dans la région de Montréal. Ces centres – construits selon les normes LEED Or pour la protection de l’environnement, tout comme le campus du siège social de Bell – offrent aux entreprises de toute taille des services de co- implantation, des services de gestion de données et des services en nuage émergents. «Nous prêtons une grande attention à l’environnement. Nous sommes d’ailleurs le seul télécommunicateur canadien dont le système de gestion de l’environnement est certifié ISO 14001 », signale M. Little. Tableau 8 2.2 Les services de télécommunications Grâce à plusieurs joueurs d’importance, le secteur montréalais des télécommunications offre des services à la fine pointe de la technologie. Même s’il est dominé par des entreprises de télécommunications canadiennes, le Grand Montréal accueille de plus en plus d’entreprises étrangères sur son territoire. Entreprises de télécommunications par tranche d’emplois, Grand Montréal, 2011 Sociétés Tranche d’emplois Activités Pays d’origine Bell + de 5 000 Services téléphoniques, services de télécommunications sans fil, services Internet haute vitesse et télévision numérique Canada Telus 3 000-4 999 Services téléphoniques, services de télécommunications sans fil, services Internet et télévision numérique Canada Vidéotron 3 000-4 999 Services téléphoniques, services de télécommunications sans fil, services Internet haute vitesse, télévision numérique et développement multimédia Canada Cogeco 1 000-1 999 Services téléphoniques, services Internet haute vitesse et télévision numérique Canada Ericsson 1 000-1 999 Services téléphoniques et services de télécommunications sans fil Suède ADP 250-499 Hébergement et traitement de données États-Unis Allstream 250-499 Services de télécommunications basés sur la technologie IP uniquement pour entreprises Canada Prestige Telecom 250-499 Services techniques et professionnels pour l'ingénierie, la conception, la construction et la mise en service de réseaux sans fil et filaires Canada Rogers Communications 250-499 Services téléphoniques, services de télécommunications sans fil et services Internet haute vitesse Canada Shaw Direct 250-499 Services de télévision numérique Canada Tata Communications 250-499 Services de télécommunications par câble, spécialisés dans les marchés émergents Inde 23
  • 16. 2.3 La fabrication De par la synergie de son économie, plusieurs entreprises en fabrication de TIC pour les secteurs de l’aérospatiale, militaire, du transport et de la santé ont choisi le Grand Montréal. Autant des entreprises canadiennes telles que CAE, Matrox, MDA que des sociétés étrangères comme Alstom, Covidien et Esterline CMC Électronique profitent du dynamisme économique de la région. Leader de l’industrie Tableau 9 Fabriquant en TIC, par tranche d’emplois, Grand Montréal, 2011 Sociétés Tranche d’emplois Activités Pays d’origine CAE 3 000-4 999 Fabricant de technologies de simulation, de modélisation et de solutions intégrées de formation destinées à l’aviation civile et aux forces de défense du monde entier, en plus des secteurs de la santé et minier Canada Esterline CMC Electronique 1 000-1 999 Fabricant de TIC pour les marchés de l’aérospatiale et de la défense États-Unis MacDonald, Dettwiller and Associates (MDA) 500-749 Fabricant de TIC pour le secteur de la défense Canada Matrox 500-749 Fabricant de TIC pour les secteurs de l’informatique graphique, la vidéo et l’imagerie Canada AdvAntech AMT 250-499 Fabricant de TIC pour le secteur des télécommunications Canada Alstom 250-499 Fabricant de TIC pour le secteur du transport France Covidien 250-499 Fabricant de TIC pour le secteur médical États-Unis Miranda Technologies 250-499 Fabricant de TIC pour le secteur de la télédiffusion Canada Nokia 250-499 Fabricant de TIC pour le secteur des télécommunications Finlande Paradox 250-499 Fabricant de TIC pour les systèmes de sécurité Canada SITA 250-499 Fabricant de TIC pour le secteur du transport aérien Suisse EXFO 100-249 Fabricant d’appareils de test et de mesure pour les réseaux de télécommunications Canada Honeywell 100-249 Fabricant de TIC pour les secteurs de la sécurité et l’énergie États-Unis Teledyne-Dalsa 100-249 Fabricant de TIC pour le secteur de l’imagerie médicale, scientifique et industrielle Canada Terminal Câble 100-249 Fabricant de câblage de toutes sortes ainsi que câble à batteries, pour les secteurs de l’automobile et du militaire Canada Ultra Electronics 100-249 Fabricant de TIC pour le secteur de la défense Royaume-Uni 25 L’optique photonique, ça nous connaît! Ville-hôte du Photonics North 2012 Un vaste bassin d’entreprises évoluant dans l’industrie de l’optique photonique : ABB, Art Advanced Research and Technologies, Avensys, Delta Photonics, EXFO, Forensic Technology, LxData, MPB Technologies, Perkin Elmer Optoélectronique et Silonex La microélectronique dans le Grand Montréal, une histoire de succès : La région fait partie du corridor nord-est de l’Amérique de la micro-électronique Des entreprises dynamiques Teledyne-Dalsa, IBM-Bromont, Esterline CMC Electronics, Matrox, MPB, Perkin Elmer et Octasic Des groupes de recherche dynamiques - Le Regroupement stratégique en microélectronique (ReSMIQ) - Le Regroupement québécois sur les matériaux de pointe - Le Centre de collaboration MiQro Innovation (C2MI) Société des arts technologiques (SAT)
  • 17. Irosoft, chef de file mondial en matière de système de gestion de la législation 2.4 Les grossistes et réparateurs L’importance et la transversalité de la grappe des TIC dans l’économie montréalaise se reflètent par la présence de nombreux grossistes sur son territoire. Des entreprises en TIC bien implantées dans divers secteurs de l’économie montréalaise Irosoft, spécialiste de la gestion intégrée des documents (GID) depuis 1995 8D Technologies, un leader mondial dans la conception et le développement des solutions et des systèmes de point de vente intelligents multifonctionnels Druide Informatique, un leader des logiciels linguistiques Legal Suite, spécialiste des logiciels juridiques Sologlobe, chef de file dans les solutions de gestion du matériel pour les opérations d’entreposage, de distribution et manufacturières Les TIC appliquées au secteur de la santé Montréal possède plusieurs infrastructures de recherche en technologies de la santé, dont les suivantes : - École de technologie supérieure: Laboratoire d’imagerie et d’orthopédie - École Polytechnique de Montréal: Groupe de recherche en sciences et technologies biomédicales, Laboratoire de neurotechnologies Polystim - Université du Québec à Montréal : NanoQam - Université de Montréal : Institut de génie biomédical, Laboratoire de biorhéologie et d’ultrasonographie médicale Grossistes et réparateurs en TIC par tranche d’emplois, Grand Montréal, 2011 Sociétés Tranche d’emplois Activités Pays d’origine Bureau en Gros 1 000-1 999 Fournisseur de produits de bureau États-Unis Future Electronics 1 000-1 999 Distributeur de semi-conducteurs et de composants passifs, d’interconnexion et électromécanique Canada Insight 250-499 Distributeur de produits informatiques et de logiciels États-Unis PC Mall 250-499 Distributeur de produits informatiques et de logiciels États-Unis Canon 100-249 Distributeur de caméras et d’équipements optiques Japon Hartco 100-249 Distributeur de produits, services et solutions TI Canada Xerox 100-249 Distributeur de produits de bureau, d’impression et d’arts graphiques États-Unis Tableau 10 TÉMOIGNAGELeader de l’industrie - Université McGill : Centre de bio reconnaissance et de biocapteurs, Institut pour Matériaux Avancés - Autres : Centre de recherche interdisciplinaire en réadaptation du Montréal Métropolitain, Institut des matériaux industriels du Conseil national de recherches Canada (CNRC) Plus de 350 entreprises2 spécialisées et innovantes, dont : - Arad, CAE, Clemen Techtnologies, Ovidien, El ekta (Résonant Médical), Émoi, ESI Technologies, IMS Brogeant, Logitech, MédiSolution, Medtronic CryoCath LP, MOXXi Medical, Noveko, PharmaLaser, Telus Santé, Skeltex Technologies et Zimmer 2 Source : Investir au Canada, « Instruments médicaux, Avantages concurrentiels du Canada », 2011 «IRO, les trois premières lettres de notre nom, signifient ‘‘informatique’’et ‘‘recherche opérationnelle’’, notre orientation initiale en 1995. Toutefois, dès 1997, nous nous sommes spécialisés dans le domaine juridique, avec comme premier mandat la conversion des lois et règlements du Québec à un système répondant à une norme internationale. Nous avons aujourd’hui un rayonnement mondial parce que nous pouvons offrir un système complet de gestion de l’information législative », affirme Alain Lavoie, le président. En fait, Irosoft est l’une des rares entreprises informatiques au monde spécialisées dans le créneau juridique, et celle qui a travaillé pour le plus grand nombre de juridictions à ce jour. «Nous avons en outre acquis la capacité, liée à la spécificité québécoise, de gérer la législation en environnement multilingue, ce qui nous donne aujourd’hui un atout supplémentaire pour gagner d’autres mandats. Il faut aussi dire que plusieurs des systèmes législatifs du Canada sont généralement considérés comme des modèles ailleurs dans le monde », ajoute René-Luc Morin, vice-président et associé. L’autre grande activité d’Irosoft, c’est la gestion intégrée des documents (GID). Pour résumer, ses solutions de gestion documentaire sur mesure permettent à ses clients d’exploiter au mieux la richesse et l’intelligence contenues dans l’ensemble de leurs documents physiques et numériques. Réputée extrêmement fiable, et respectueuse des échéanciers comme des budgets, Irosoft a enregistré une croissance de 10 % en 2011 et pense faire encore mieux prochainement. «Évidemment, le rayonnement du Grand Montréal dans les TIC ne nuit pas non plus à notre succès, et je suis convaincu qu’il va encore s’accroître grâce aux efforts entrepris pour réaliser des projets fédérateurs comme Montréal Métropole Numérique, qui vise notamment à doter la région d’infrastructures TIC à la fine pointe », estime M. Lavoie. De gauche à droite: M. Alain Lavoie (président) et M. René-Luc Morin (vice-président et associé).
  • 19. 3.1 Une multitude de professionnels et de domaines d’expertise Une grande diversité de fines compétences est à la base des 120 000 emplois qui composent l’industrie des TIC du Grand Montréal. Le tableau suivant illustre les principales professions en TIC que l’on retrouve dans la région. La qualité des professionnels en TIC est attribuable à un vaste réseau d’établissements d’enseignement supérieur à la fine pointe des dernières connaissances. 3Main-d’œuvre et formation Principales professions selon le nombre d’emplois (en milliers) Grand Montréal, 2010 Analystes et consultants en informatique 28,3 Ingénieurs électriciens et électroniciens 23,1 Agents de soutien aux utilisateurs 14,0 Techniciens de réseau informatique 6,8 Technologues et techniciens en génie électronique et électrique 6,5 Concepteurs et développeurs Web 5,9 Programmeurs et développeurs en médias interactifs 5,3 Installateurs et réparateurs de matériel de télécommunications 4,9 Analystes de bases de données et administrateurs de données 3,3 Assembleurs, monteurs, contrôleurs et vérificateurs de matériel électronique 2,8 Directeurs de la transmission des télécommunications 2,8 Ingénieurs et concepteurs en logiciel 2,3 Ingénieurs informaticiens 2,3 TÉMOIGNAGE Morgan Stanley Canada, la plus techno des banques Morgan Stanley, l’une des principales banques d’investisse­ ment et firmes de services financiers au monde, a ouvert un centre technologique dans la Cité du Multimédia en 2008. Ce centre, qui emploie plus de 450 développeurs, ingénieurs en logiciels et concepteurs de systèmes logiciels, est la seule unité technologique de Morgan Stanley au Canada, et fait partie du petit groupe d’installations similaires dont l’entreprise dispose dans le monde, notamment en Inde, en Chine et en Hongrie. «Morgan Stanley a choisi de s’installer à Montréal en raison de sa tradition financière et de la présence d’une main-d’œuvre hautement qualifiée », affirme Alan Vesprini, directeur exécutif de Morgan Stanley Canada. Chef de file mondial dans les services financiers, Morgan Stanley offre un choix complet de services bancaires d’investissement, d’administration de titres, de gestion de portefeuille et de patrimoine. Toutefois, ne disposant pas de bureaux commerciaux, le centre montréalais se distingue par son caractère entièrement technologique. Il se consacre à la recherche, au développement et à l’implantation des outils et applications technologiques exclusifs employés par les divisions d’affaires de la firme dans les marchés financiers globaux. «En raison de la nature technologique du travail que nous faisons ici, Morgan Stanley est moins en concurrence avec les autres banques qu’avec certains grands joueurs des TIC. Nous aidons les différentes divisions d’affaires de la firme en offrant des solutions technologiques et de l’assistance pour les revenus fixes, les opérations sur titres, la gestion de portefeuille, les données et les infrastructures d’entreprise, les risques technologiques et informatiques, ainsi que les technologies corporatives », confie M. Vesprini. Le centre technologique entretient d’étroites relations avec les universités de la métropole. En plus de ses activités de recrutement sur les campus, il propose régulièrement des projets et des concours à leurs étudiants, afin d’identifier ceux qui font preuve de créativité et d’esprit d’innovation. Au cours des trois dernières années, Morgan Stanley a accueilli plusieurs dizaines de jeunes diplômés, et entend continuer sur cette lancée en 2012. Le Grand Montréal possède un marché de l’emploi en TIC en pleine croissance et une relève de haute qualité issue des meilleurs programmes académiques des établissements d’enseignement. Tableau 11
  • 20. 3.2 Établissements de formation : un réseau académique supérieur Le Grand Montréal se démarque par l’envergure de son réseau d’établissements d’enseignement dédié aux TIC et ce, disponible dans les deux langues officielles. Avec dix de ses onze universités offrant des formations variées en TIC, sans compter les nombreux CÉGEPS, écoles professionnelles3 et innom­ brables centres de recherche, le Grand Montréal dispose d’un volumineux effectif académique qui le place parmi les leaders en Amérique du Nord pour sa vitalité intellectuelle et son capital étudiant. Principaux établissements universi­ taires offrant des programmes en TIC : Établissements d’enseignement en génie et en recherche scientifique w École Polytechnique de Montréal w École de technologie supérieure (ÉTS) w Institut national de la recherche scientifique (INRS) Établissements d’enseignement à vocation générale w Université Concordia w Université de Montréal w Université du Québec à Montréal (UQAM) w Université McGill w Université Sherbrooke – Campus de Longueuil w TÉLUQ (Télé-Université) Établissements d’enseignement en gestion w HEC Montréal Véritable capitale de l’innovation au Canada, le Grand Montréal est en tête de liste quant aux sommes dédiées à la recherche universitaire, devançant largement toutes les autres grandes régions métropolitaines du Canada. En fait, depuis 2005 l’ensemble des fonds consacrés à la recherche universitaire dépasse 5 G$. 3 Cette partie ne présente que quelques exemples. Pour obtenir l’offre détaillée des programmes d’études par établissement universitaire, collégial et professionnel, consulter le « Répertoire des formations initiales en technologies de l’information et des communications » 2011 de TECHNOCompétences. Main-d’œuvre et formation 33 Top 5 des régions métropolitaines du Canada, 2005-2009 Fonds consacrés à la recherche universitaire (G$) MONTRÉAL TORONTO VANCOUVER OTTAWA CALGARY 210 3 4 5 6 Fonds consacrés à la recherche universitaire (G$) Top 5 des régions métropolitaines du Canada, 2005-2009 graphique 7 école de technologie supérieure (éts)
  • 21. 3.3 Une relève prête à faire face aux défis de l’industrie Le bassin disponible de jeunes travailleurs hautement qualifiés, en mesure de répondre aux dernières exigences de l’industrie des TIC, assure une pérennité de la croissance des entreprises du Grand Montréal. Les tableaux suivants présentent l’offre des programmes de formation en lien avec les TIC, avec un aperçu du nombre d’inscriptions et de diplômes décernés aux niveaux universitaires (1er , 2e et 3e cycles)4 , collégial technique (Diplôme d’études collégiales - DEC) et professionnel (Diplôme d’études professionnelles - DEP). TÉMOIGNAGE Google, séduite par la créativité de la métropole québécoise « Vous aimez relever des défis et vous amuser? Vous avez envie de changer le monde? Si oui, vous avez frappé à la bonne porte », annonce-t-on sur le site de Google, qui vise rien de moins que d’organiser l’information à l’échelle mondiale pour la rendre accessible et utile à tous, en plus d’offrir une vaste gamme de services et d’outils de marketing. Google aime à se présenter comme une entreprise atypique qui cultive sa différence, notamment en s’efforçant de conserver, malgré une croissance exponentielle depuis sa création en 1998, sa culture innovante d’origine. L’entreprise a ouvert des bureaux à Montréal en 2006. Elle y emploie actuellement une cinquantaine de personnes, un effectif appelé à augmenter très rapidement. «Montréal est reconnue pour sa créa­ tivité, avec sa main-d’œuvre éduquée, bilingue et cosmopolite, et nous aimerions contribuer à ce qu’elle continue d’être à l’avant-garde des tendances. Des entre­ preneurs d’ici accomplissent des choses remarquables dans le domaine des TIC et il y a un écosystème particulièrement favorable aux sociétés émergentes. Nous sommes là pour aider à dynamiser ce potentiel », affirme Nicolas Darveau-Garneau, directeur général de Google Québec, Montréalais originaire de Chicoutimi revenu récemment dans la métropole après neuf ans passés à New York et huit ans dans la Silicon Valley. C’est ainsi qu’au printemps 2011 Google a mis sur pied le site « Entreprises canadiennes soyez en ligne » (www.ecsel.ca), qui propose l’enregistrement du nom de domaine, la construction du site et l’hébergement gratuit la première année. «Quand vous savez qu’aujourd’hui 86 % des Québécois font une recherche en ligne avant d’acheter, vous comprenez que vous vous devez d’être présent sur Internet. Nous souhaitons attirer un maximum d’entreprises sur le Web, puis les accompagner dans leur marketing », confie M. Darveau-Garneau. 4 Cette liste des inscriptions et sanctions au niveau universitaire comprend les Baccalauréats, les Maîtrises et les Doctorats. P : Données provisoires Nombre d’inscriptions en TIC niveau de scolarité universitaire, pour une sélection de programmes, Grand Montréal, 2010P Baccalauréat Maîtrise Doctorat Total Programmes en TIC Génie électrique, de l’électronique et des communications 2 268 572 461 3 301 Génie informatique et de la construction des ordinateurs 571 176 75 822 Information de gestion 147 - - 147 Sciences de l’informatique 2 209 910 327 3 446 Sous-total 5 195 1 658 863 7 716 Programmes connexes aux TIC Arts graphiques (communications graphiques) 704 - - 704 Génie physique 170 37 49 256 Mathématiques 853 138 160 1 151 Mathématiques appliquées 14 23 33 70 Probabilités et statistiques 55 28 23 106 Sciences physiques 337 115 206 658 Sous-total 2 133 341 471 2 945 TOTAL INSCRIPTIONS 7 328 1 999 1 334 10 661 TABLEAU 12 Main-d’œuvre et formation école polYtechnique
  • 22. Nombre de diplômes décernés en TIC niveau de scolarité universitaire, pour une sélection de programmes, Grand Montréal, 2010P Baccalauréat Maîtrise Doctorat Total Programmes en TIC Génie électrique, de l’électronique et des communications 427 193 66 686 Génie informatique et de la construction des ordinateurs 115 41 12 168 Information de gestion 60 - - 60 Sciences de l’informatique 395 192 35 622 Sous-total 997 426 113 1 536 Programmes connexes aux TIC Arts graphiques (communications graphiques) 131 - - 131 Génie physique 30 7 5 42 Mathématiques 162 44 20 226 Mathématiques appliquées 2 8 3 13 Probabilités et statistiques 12 3 1 16 Sciences physiques 59 28 26 113 Sous-total 396 90 55 541 TOTAL DIPLÔMES DÉCERNÉS 1 393 516 168 2 077 P : Données provisoires TABLEAU 13 Main-d’œuvre et formation 37
  • 23. Main-d’œuvre et formation 39 Les TIC sont devenues avec le temps un secteur de choix pour une réorientation de carrière ou pour une spécialisation. Le réseau d’enseignement du Grand Montréal possède aussi une importante offre de formation continue contribuant à maintenir la main-d’œuvre à la fine pointe des nouvelles connaissances dans le domaine des TIC. Ces services sont offerts autant dans des écoles publiques que dans des centres de formation privés, tel que le centre NAD spécialisé en animation 3D et effets visuels pour le cinéma et le divertissement électronique. Plus de 140 attestations d’études collégiales (AEC) en TIC sont disponibles. En 2010, elles correspondent à plus de 1800 inscriptions. Au niveau universitaire, plus de 1140 étudiants se sont inscrits dans 23 programmes de certificat et 17 programmes de diplômes d’études supérieures spécialisées (D.E.S.S) et microprogrammes en TIC, en 2010. Source : MELS, 2010 P : Données provisoires P : Données provisoires Nombre d’inscriptions et de diplômes décernés en TIC, Diplôme d’études collégiales techniques (DEC) pour une sélection de programmes, Grand Montréal, 2010P Titre du programme Inscriptions Diplômes Graphisme 860 172 Technique d’animation 3D et système d’image 374 33 Technique d’intégration multimédia 780 102 Techniques de l’informatique 987 310 Technologie de l’électronique 662 87 Technologie de l’électronique industrielle 619 91 Technologie des systèmes ordinés 181 33 TOTAL 4 463 828 Nombre d’inscriptions et de diplômes décernés en TIC, Diplôme d’études professionnelles (DEP) pour une sélection de programmes, Grand Montréal, 2010P Titre du programme Inscriptions Diplômes Électromécanique de systèmes automatisés 1 849 518 Installation et réparation d’équipement de télécommunication 350 73 Montage de câbles et circuits 86 68 Procédés infographiques 453 118 Soutien informatique 1 623 342 TOTAL 4 361 1 119 TABLEAU 15 TABLEAU 14 université MCgill
  • 25. Le Grand Montréal compte de nombreux organismes de recherche, d’associations et de regroupements dédiés au développement des TIC. La Grappe des TIC du Grand Montréal est représentée par l’organisme TechnoMontréal, dont la mission vise à rassembler et soutenir les acteurs de l’industrie autour d’objectifs communs et d’actions concertées dans le but d’accélérer et d’optimiser la compétitivité, la croissance et le rayonnement de l’industrie. TechnoMontréal réalise ses actions en collaboration avec de nombreux partenaires associatifs et institutionnels, présentés ci-après. Tandis que les organismes de recherche de la région métropolitaine de Montréal se concentrent sur la recherche et la diffusion des connaissances, la vingtaine d’associations et de regroupements soutiennent la croissance et la compétitivité de leurs membres, en plus de défendre leurs intérêts auprès des pouvoirs publics. 4 Organismes de recherche, associations et regroupements en TIC Liste des principales associations ou regroupements en TIC du Grand Montréal Associations ou regroupements en TIC Description/Mission Alliance numérique Soutenir la croissance et la compétitivité de ses membres afin de faire rayonner le Québec à l'international en tant que centre d'excellence en création, en production et en diffusion de contenu numérique interactif. Association canadienne de la technologie de l’information (ACTI) Promouvoir et souligner la contribution particulière des TIC à l'économie canadienne et à sa société. Association de sécurité de l’information du Montréal Métropolitain (ASIMM) Sensibiliser les secteurs public et privé à la « sécurité de l'information ». Association pour le développement de la recherche et de l’innovation du Québec (ADRIQ) Soutenir et promouvoir l'innovation technologique au Québec dans le but d'accroître la compétitivité des entreprises, ici comme à l'étranger. Association québécoise des informaticiennes et informaticiens indépendants (AQIII) Réunir le maximum de travailleurs autonomes et d’expérience en TIC afin de bénéficier des avantages d’un réseau solide tout en préservant la liberté du travail indépendant. Association québécoise des technologies (AQT) Appuyer ses membres dans l'atteinte de leurs objectifs de croissance et leur faciliter l'accès aux meilleures pratiques d'affaires. Bureau du cinéma et de la télévision du Québec (BCTQ) Contribuer au développement et à la compétitivité du Québec comme centre de production cinématographique et télévisuelle de calibre international Canadian Advanced Technology Alliance (CATA) Appuyer ses membres dans l'atteinte de leurs objectifs de croissance en créant un système de collaboration à travers le Canada. Centre de recherche appliquée en TI (CRIM) Développer et transférer des technologies et des connaissances, pour valoriser les produits et services des entreprises et organismes, et contribuer à leur commercialisation. TABLEAU 16 43 Société des arts technologiques (SAT) - Dispositif immersif (Cyclorama)
  • 26. 45 Liste des principales associations ou regroupements en TIC du Grand Montréal (suite) Associations ou regroupements en TIC Description/Mission Centre d'entreprises et d'innovation de Montréal (CEIM) Offrir des services de conseil-gestion spécialisés et des services connexes pour le démarrage et le développement d'entreprises en technologies de l'information et en sciences de la vie. Centre facilitant la recherche et l'innovation dans les organisations (CEFRIO) Contribuer à faire du Québec une société numérique, grâce à l'usage des technologies comme levier de l'innovation sociale et organisationnelle. Conseil international des associations de design graphique (ICOGRADA) La vision, mission et les valeurs fondamentales du conseil sont personnifiées dans la phrase « Leading creatively » et manifestées par leurs membres au travers d’activités diverses qui utilisent le design comme une source de changement progressif. Consortium en innovation numérique du Québec (CINQ) Consortium de stimulation et de financement au développement de projets de recherche appliquée novateurs en technologies médiatiques et ce, en facilitant la collaboration entre des partenaires industriels et les établissements de recherche. PROMPT Renforcer l’industrie des TIC par des partenariats industriels-universitaires de R-D. Regroupement de l'industrie électronique (RIE) Réunir les intervenants de l’électronique afin de promouvoir les intérêts de ses membres et stimuler cette industrie. Sa mission est de créer une plate-forme solide de rencontres et d’échanges agréables où chacun pourra s’améliorer et augmenter ses perspectives d’affaires. Réseau ACTION TI Regroupe et mobilise les acteurs du secteur des technologies de l'information au Québec. Il crée des occasions de rassemblement et aide à l'amélioration des connaissances et des compétences. Il souligne la qualité des réalisations et contribue à valoriser les TI au Québec. Réseau photonique du Québec (RPQ) Accélérer le développement économique de l’industrie de l’optique photonique du Québec. Société canadienne de technologies médicales (MEDEC) Défendre efficacement les intérêts de l’industrie par son leadership et sa détermination. Société des arts technologiques (SAT) Centre transdisciplinaire de recherche et création, de production, de formation et de diffusions vouées au développement et à la conservation de la culture numérique. TECHNOCompétences Comité sectoriel visant à soutenir et promouvoir le développement de la main-d’œuvre québécoise et de l’emploi en TIC, afin que son expertise soit reconnue mondialement. TABLEAU 16 Organismes de recherche, associations et regroupements en TIC
  • 27. Sélection parmi les principaux organismes de recherche en TIC du Grand Montréal* Organismes de recherche en TIC Affiliation (Université/Cégep) Center for Intelligent Machines (CIM) Université McGill Center for Signal Processing and communication (CENSIPCOM) Université Concordia Centre collégial de transfert technologique en optique photonique (OPTECH) Cégep André-Laurendeau - Cégep de La Pocatière - Cégep John Abbot Centre de recherche appliquée en TI (CRIM) ÉTS-HEC-INRS-Université Concordia-UniversitédeMontréal -UniversitéMcGill-UQAM Centre de recherche avancée en micro-ondes et en électronique spatiale (POLY-GRAMES) École Polytechnique Centre de recherche en électronique radiofréquence (CRÉER) École Polytechnique Centre de recherche interdisciplinaire en musique et médias (CIRMMT) Université de Montréal - Université McGill Centre de recherche sur les systèmes et les technologies avancées en communications (SYTACOM) ÉTS - INRS - Université Concordia - Université Laval - Université McGill Centre d'innovation en microélectronique du Québec (CIMEQ) Collège Lionel-Groulx Centre for Pattern Recognition and Machine Intelligence (CENPARMI) Université Concordia Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST) UniversitédeMontréal- UniversitédeSherbrooke-UQAM Centre interuniversitaire de recherche sur les réseaux d’entreprise, la logistique et le transport (CIRRELT) École Polytechnique - HEC - Université Laval - UQAM Chaire de recherche industrielle CRSNG Bell Canada en gestion du rendement et des ressources dans les réseaux d'accès à large bande xDSL Université McGill Chaire de recherche industrielle CRSNG/Ubisoft en apprentissage de représentations pour les jeux vidéo immersifs Université de Montréal Chaire de recherche industrielle CRSNG-Bell en réseaux de transport et d’accès optiques ultrarapides Université McGill Chaire de recherche industrielle CRSNG-Hydro-Québec en infrastructure informationnelle interactive pour le réseau d’électricité Université McGill Chaire de recherche industrielle CRSNG-Ultra Electronics TCS en communications sans fil ÉTS Chaire industrielle CRSNG/Ericsson en systèmes réseautiques mobiles de prochaines générations École Polytechnique Game Research Lab (GR@M) McGill Groupe d’études et de recherche en analyse des décisions (GERAD) École Polytechnique - HEC - Université de Montréal Sélection parmi les principaux organismes de recherche en TIC du Grand Montréal* (suite) Organismes de recherche en TIC Affiliation (Université/Cégep) Groupe de recherche en conception assistée par ordinateur (GRCAO) Université de Montréal Groupe de recherche en électronique de puissance et commande industrielle (GREPCI) ÉTS Groupe de recherche en microélectronique et microsystèmes (GR2M) École Polytechnique Groupe de recherche en perception et robotique (GRPR) École Polytechnique Groupe de recherche en réseautique et informatique mobile (GRIM) École Polytechnique Groupe de recherche interuniversitaire en tutoriel intelligent (GRITI) Université Bishop's – Université Laval – Université de Montréal - Université McGill Hardware Verification Group (HVG) Concordia Institut de recherche-création en arts et technologies médiatiques Hexagram Université Concordia – UQAM InterNeg Research Centre Université Concordia Laboratoire de communications et d'intégration de la microélectronique (LACIME) ÉTS Laboratoire de gestion des réseaux informatiques et de télécommunications (LAGRIT) ÉTS Laboratoire de Nanorobotique École Polytechnique Laboratoire de recherche en génie logiciel (GELOG) ÉTS Laboratoire de recherche en multimédia (LABMULTIMEDIA) ÉTS Laboratoire de recherche en réseautique et informatique mobile (LARIM) École Polytechnique Laboratoire de recherche sur les technologies du commerce électronique (LATECE) UQAM Laboratoire d'imagerie, de vision et d'intelligence artificielle (LIVIA) ÉTS Laboratoire en architecture de systèmes informatiques (LASI) ÉTS Regroupement stratégique en microsystèmes du Québec (ReSMIQ) École Polytechnique – ÉTS - Université Concordia – Université de Montréal - Université Laval - Université McGill – UQAM – UQTR Telecommunications Software Lab Université Concordia Wireless Design Laboratory Université Concordia Organismes de recherche, associations et regroupements en TIC 47 *Pour obtenir une liste exhaustive de toutes les activités de recherche des universités et des cégeps, veuillez vous référer à leur site Internet. TABLEAU 17
  • 29. Les coûts d’exploitation représentent une part importante des dépenses d’une entreprise en TIC. De leur côté, les salaires et les dépenses reliées à l’espace et à l’énergie dans le Grand Montréal se distinguent par leurs coûts compétitifs. Globalement, le Grand Montréal est l’une des régions métropolitaines les plus avantageuses en Amérique du Nord. 5Coûts d’exploitation 5.1 Les coûts d’exploitation les plus avantageux en Amérique du Nord Selon KPMG (2011), le Grand Montréal se classe au 1er rang du top 20 des plus grandes métropoles nord-américaines pour ce qui est de la compétitivité des coûts totaux d’exploitation en TIC. Le graphique 8 montre les économies substantielles qui peuvent être réalisées, notamment sur le plan des coûts de la main-d’œuvre, de l’énergie et des espaces à bureaux. Coûts totaux d’exploitation d’une entreprise en TIC Moyenne de cinq sous-secteurs (Montréal = 100) grandes métropoles d’Amérique du Nord, 2011 MONTRÉAL TORONTO ATLANTA MIAMI DALLAS ST-LOUIS PHOENIX HOUSTON MINNEAPOLIS DÉTROIT DENVER PHILADELPHIE CHICAGO WASHINGTON SEATTLE SAN DIEGO BOSTON LOS ANGELES NEW YORK SAN FRANCISCO 90 92 94 96 98 100 102 104 106 108 110 112 114 116 Coûts totaux d’exploitation d’une entreprise en TIC Moyenne de cinq sous-secteurs (Montréal = 100) Top 20 des plus grandes métropoles d’Amérique du Nord, 2011 TÉMOIGNAGE Ludia, un as du jeu en ligne « Montréal déborde de créateurs et la planète entière com- mence à s’en apercevoir », peut-on lire sur le site de Ludia, éditeur de jeux grand public sur plateformes numériques. «Bon nombre des jeux vidéo les mieux accueillis ces dernières années ont été développés à Montréal, ce qui contribue beaucoup à la force d’attraction qu’exerce la métropole sur les jeunes technophiles. En plus, ici, ça bouge et le coût de la vie demeure relativement bas : c’est le milieu rêvé quand on commence dans la vie active », affirme Alexandre Thabet, président et cofondateur de Ludia. Contraction de ludique et média, Ludia produit notamment des jeux dérivés d’émissions télévisées comme « The Price Is Right », « The Amazing Race » et « Who Wants to Be a Millionaire ». Considéré comme l’un des principaux acteurs dans son créneau au Québec, le studio compte aussi parmi les 100 principaux développeurs de jeux proposés sur Facebook et iPhone. Ayant vu son chiffre d’affaires doubler chaque année depuis 2008, Ludia a franchi le cap des 10 millions de ventes en 2011 et prévoit continuer sur sa lancée, en passant de 15 à 30 M$ en 2012 grâce au lancement d’une vingtaine de nouveaux jeux, dont deux créations originales. «Nous sommes très confiants : nos produits peuvent être développés rapidement et à des coûts nettement moindres que les jeux à grand déploie- ment, et notre expertise porte sur les réseaux sociaux et les plateformes mobiles, justement les secteurs les plus dynamiques de l’industrie du jeu vidéo », explique M. Thabet. Fondée en 2007, Ludia a été acquise en 2010 par l’entreprise britannique FremantleMedia, le premier producteur d’émissions télévisées au monde, ce qui devrait faciliter sa conquête des marchés européen et asiatique. graphique 8
  • 30. graphique 9 5.2 Un avantage-coût favorable Parmi les cinq sous-secteurs en TIC pris en compte par KPMG (2011), les entreprises dont les principales activités sont l’essai de systèmes électroniques, le développement de logiciels et l’élaboration de contenu web et multimédia sont celles pour lesquelles le Grand Montréal détient les avantages-coûts les plus marqués par rapport à la moyenne des 19 autres grandes régions nord-américaines. Top 5 des régions métropolitaines du Canada, 2005-2009 Fonds consacrés à la recherche universitaire (G$) ESSAI DE SYSTÈMES ÉLECTRONIQUES DÉVELOPPEMENT DE LOGICIELS ÉLABORATION DE CONTENU WEB ÉQUIPEMENTS DE TÉLÉCOMMUNICATIONS ASSEMBLAGE DE COMPOSANTS 2 % 4 % 6 % 8 % 10 % 12 % 14 %0 % Taux de change : 1 $ CA = 1 $ US Avantage-coût (%) du Grand Montréal par rapport à la moyenne des 19 autres plus grandes métropoles d’Amérique du Nord, 2010 Salaires annuels moyens ($), emplois types par sous-secteurs des TIC Sélection de sept métropoles spécialisées en TIC, juillet 2011 EMPLOIS Montréal Toronto Chicago Seattle Boston San Francisco New York Fabrication Directeur de R-D (technique) 107 852 113 935 118 369 126 798 128 083 134 084 138 145 Technicien en microélectronique 49 996 52 909 46 539 48 858 49 948 52 732 50 354 Ingénieur de matériel informatique (hardware) 88 717 93 739 90 022 91 479 96 913 102 576 97 812 Ingénieur optique 85 961 90 829 86 943 88 281 93 505 99 051 94 367 Logiciels Développeur de logiciels 90 895 96 039 93 173 94 958 99 839 106 327 102 337 Ingénieur logiciel 92 479 97 712 95 330 97 211 102 220 108 797 104 771 Programmeur logiciel 73 879 78 072 78 063 79 578 83 327 89 172 85 537 Multimédia Programmeur de jeux vidéo 88 640 93 658 93 409 95 204 100 099 106 597 102 603 Testeur de jeux vidéo 66 744 70 546 68 656 71 799 73 868 79 104 75 864 Développeur de site web 83 862 88 614 87 313 88 877 93 382 99 631 95 754 Services Administrateur de systèmes 82 361 87 028 84 604 86 095 90 409 96 547 92 733 Administrateur de bases de données 89 963 95 055 97 203 99 174 104 291 110 945 106 889 Programmeur-Analyste 84 216 88 987 89 460 91 096 95 745 102 081 98 160 Télécommunications Analyste réseau 83 577 88 312 86 416 87 953 92 396 98 608 94 752 Technicien en télécommunications 66 734 70 536 70 491 71 540 73 820 79 902 75 950 Ingénieur en télécommunications 85 007 89 822 85 944 87 247 92 400 97 909 93 252 Technicien de réseaux 68 142 72 018 68 174 71 352 73 327 78 556 75 354 Taux de change : 1 $ CA = 1 $ US TABLEAU 18 5.3 Des coûts de main- d’œuvre spécialisée concurrentiels Les entreprises en TIC peuvent bénéficier grandement de l’avantage concurrentiel des salaires en vigueur dans le Grand Montréal dans le but de réduire leurs coûts d’exploitation. Le Tableau 18 révèle clairement que les salaires de la métropole peuvent être en moyenne de 3 % à 18 % inférieurs à ceux des grands centres urbains nord-américains et ce, pour une vaste gamme d’emplois en TIC. Coûts d’exploitation 53 Société des arts technologiques (SAT)
  • 31. 5.4 De l’énergie électrique propre, fiable et à bon marché Le Québec est reconnu comme une région où l’énergie électrique est abondante et distribuée à prix très compétitifs. Selon Hydro-Québec, le Grand Montréal se classait au 2e rang en 2011 parmi dix des plus grandes métropoles nord-américaines avec des prix moyens de l’énergie électrique avoisinant les 0,07 $/kWh avant taxes. 5.5 Des espaces à bureaux à coûts abordables Les espaces à bureaux de la métropole montréalaise sont offerts à des prix plus que concurrentiels. Selon Cushman Wakefield (2011), le loyer net moyen des espaces à bureaux en 2010 dans la région avoisinait les 20 $/pi2 /année, alors que celui des autres grands centres nord-américains évoluait en moyenne à plus du double, soit à 43,20 $/pi2 /année. Tarifs moyens de l'énergie électrique ($CA/kWh - Avant taxes) 10 des plus grandes régions métropolitaines d'Amérique du Nord, 1er avril 2011 MONTRÉAL TORONTO MIAMI HOUSTON DÉTROIT CHICAGO SEATTLE BOSTON NEW YORK SAN FRANCISCO 0,00 0,01 1 $ CA = 1 $ US 0,02 0,03 0,04 0,05 0,06 0,07 0,08 0,09 0,10 0,11 0,12 0,13 0,14 0,15 0,16 0,17 0,18 0,19 0,20 Tarifs moyens de l’énergie électrique ($ CA/kWh - Avant taxes) 10 des plus grandes régions métropolitaines d’Amérique du Nord, 1er avril 2011 graphique 10 Loyer moyen des espaces à bureaux ($/pi2/année) 12 des plus grandes régions métropolitaines d'Amérique du Nord, 2010 MONTRÉAL TORONTO ATLANTA 50 (1) Ouest (2) Centre-ville Taux de change : 1 $ CA = 1 $ US 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 PHILADELPHIE HOUSTON CHICAGO SAN FRANCISCO LOS ANGELES (1) MIAMI BOSTON NEW YORK (2) WASHINGTON Loyer moyen des espaces à bureaux ($/pi2 /année) 12 des plus grandes régions métropolitaines d’Amérique du Nord, 2010 graphique 11 55 LUDIA
  • 32. 6 Fiscalité et incitatifs 57 cité du commerce électronique
  • 33. Le fardeau fiscal est un enjeu important dans le cadre du choix d’une région pour un éventuel développement. La compétitivité à ce niveau du Grand Montréal est indéniable et elle l’est encore plus pour le secteur des TIC, grâce notamment à des crédits d’impôts et à des incitatifs ciblés pour attirer ce genre d’entreprise. 6Fiscalité et incitatifs 6.1 Imposition des entreprises : 1er rang en Amérique du Nord Si le Grand Montréal décroche un tel succès auprès des entreprises du secteur des TIC, c’est notamment grâce à l’un des fardeaux fiscal les plus compétitifs au monde. Selon KPMG (2010), les entreprises spécialisées en services aux entreprises et en services TI, en plus de celles en R-D installées dans le Grand Montréal, peuvent bénéficier de charges fiscales jusqu’à sept fois moins importantes que la moyenne des grandes métropoles nord-américaines. À ce chapitre, le Grand Montréal se classe au premier rang nord-américain et au deuxième rang mondial. Indice total d'imposition pour les entreprises en services aux entreprises et en services TI (Moyenne des métropoles des États-Unis = 100) Top 20 des plus grandes régions métropolitaines d'Amérique du Nord, 2010 MONTRÉAL TORONTO ATLANTA PHOENIX DÉTROIT MINNEAPOLIS DALLAS MIAMI HOUSTON DENVER ST-LOUIS CHICAGO WASHINGTON NEW YORK BOSTON SAN DIEGO LOS ANGELES SEATTLE 40 60 80 100 PHILADELPHIE SAN FRANCISCO MONTRÉAL TORONTO ATLANTA PHOENIX DÉTROIT MINNEAPOLIS DALLAS MIAMI HOUSTON DENVER ST-LOUIS CHICAGO WASHINGTON NEW YORK BOSTON SAN DIEGO LOS ANGELES SEATTLE PHILADELPHIE SAN FRANCISCO Indice total d’imposition pour les entreprises en services aux entreprises et en services TI (Moyenne des métropoles des États-Unis = 100) Top 20 des plus grandes régions métropolitaines d’Amérique du Nord, 2010 graphique 12 Indice total d'imposition pour les entreprises en R-D (Moyenne des métropoles des États-Unis = 100) Top 20 des plus grandes régions métropolitaines d'Amérique du Nord, 2010 MONTRÉAL TORONTO PHOENIX MINNEAPOLIS DÉTROIT BOSTON MIAMI NEW YORK ATLANTA CHICAGO DENVER WASHINGTON SAN DIEGO ST-LOUIS SEATTLE LOS ANGELES DALLAS HOUSTON 40200 60 80 100 MIAMI DALLAS ST-LOUIS PHOENIX HOUSTON MINNEAPOLIS DÉTROIT DENVER PHILADELPHIE CHICAGO WASHINGTON SEATTLE SAN DIEGO BOSTON LOS ANGELES NEW YORK SAN FRANCISCO Indice total d’imposition pour les entreprises en R-D (Moyenne des métropoles des États-Unis = 100) Top 20 des plus grandes régions métropolitaines d’Amérique du Nord, 2010 graphique 13 59
  • 34. SAP Labs Canada, en expansion constante Présente dans la métropole depuis 1998, SAP Labs Canada vient d’aménager dans ses locaux de la Cité du Multimédia un nouveau centre d’innovation (Executive Briefing Centre) de 550 m2 permettant d’accueillir et de conseiller ses clients et partenaires, et d’innover avec eux dans un environnement à la fine pointe de la technologie. SAP Labs Canada, une division de SAP Canada Inc., fait partie intégrante du réseau international de SAP AG, le chef de file mondial dans le domaine des progiciels de gestion intégrés. SAP s’est donné pour mission d’aider les organisations de toutes tailles et de tous secteurs d’activité à améliorer leurs modèles de gestion, leurs processus d’affaires et par extension leurs performances et avantages concurrentiels. L’entreprise compte aujourd’hui plus de 54 000 employés dans 50 pays. «SAP Labs Montréal est reconnue comme étant un centre d’excellence en matière de technologie In-Memory et de développement logiciel, notamment grâce à sa plateforme SAP HANA® (High Performance Analytic Appliance). L’application Trade Promotion Management, qui est utilisée pour planifier, coordonner et gérer l’ensemble des activités de marketing et de promotion, a par exemple été entièrement développée ici. Notre champ d’expertise concerne aussi le développement d’applications mobiles », indique Kirsten Sutton, directrice générale de SAP Labs Canada. La métropole réussit bien à l’entreprise, puisque SAP Labs Montréal, qui est passée en une douzaine d’années de 5 em­ployés à près de 600, est aujourd’hui son plus important centre de R-D dans l’est de l’Amérique du Nord. «La région métropolitaine présente des avantages indéniables : main-d’œuvre cosmopolite hautement qualifiée, frais d’exploitation concurrentiels, communauté de recherche très active, universités de renommée internationale, infrastructures fiables, aides gouvernementales pour le développement des affaires électroniques et fuseau horaire qui facilite les échanges avec les Amériques et l’Europe. C’est parfait pour nous ! », affirme Mme Sutton. TABLEAU 19 TÉMOIGNAGE Scénario ($) No 1 Programme de la recherche scientifique et développement expérimental (RSDE), 2011 Hypothèses La société est une société privée sous contrôle étranger. 20 employés admissibles @ 50 000 $/année. 100 % de leur travail est lié à des activités admissibles. Sous-traitant : 200 000 $ Équipements : 150 000 $ Fédéral Québec Total Salaires ($) 1 000 000 1 000 000 Montant de remplacement @ 65 % 650 000 Sous-traitants(1) 200 000 100 000 Équipements 150 000 Crédit RSDE du Québec(2) -192 500 1 807 500 1 100 000 Crédit fédéral @ 20 % et crédit du Québec @ 17,5 % 361 500 192 500 554 000 Notes : (1) Au Québec, seulement 50 % du montant payé au sous-traitant est admissible aux fins du crédit provincial. De plus, seuls les salaires et les coûts de sous-traitance (50 %) relatifs à la R-D donnent droit aux crédits d’impôt pour la R-D. Les dépenses relatives aux matériaux, à l’équipement et aux frais généraux n’y donnent pas droit. (2) Dans le calcul du taux de crédit combiné, le taux du crédit d’impôt provincial est porté en réduction de celui du crédit d’impôt fédéral. 6.2 Des incitatifs ciblés et hautement concurrentiels Les gouvernements du Québec et du Canada offrent plus d’une dizaine d’incitatifs fiscaux et financiers favorisant l’investissement en TIC. Afin de bien mettre de l’avant l’avantage concurrentiel du Grand Montréal, voici les principaux programmes offerts aux entreprises œuvrant en TIC. 6.2.1 Incitatifs fiscaux Crédits d’impôt à la R-D w Crédits d’impôt à la R-D offerts par les gouvernements du Canada et du Québec depuis le milieu des années 1980 w Crédit de 20 % pour le Canada et de 17,5 % pour le Québec (remboursable au Québec) w Ces deux mesures combinées permettent de réduire de plus de 50 % les coûts reliés à la R-D 61 Photo publiée avec l’aimable autorisation de Toni Chowdhury
  • 35. Crédit d’impôt remboursable pour le développement des affaires électroniques (CDAE) w Mesure fiscale offerte par le gouvernement du Québec depuis le 14 mars 2008 w Crédit d’impôt remboursable de 30 % sur les salaires des activités admissibles5 , jusqu’à un maximum de 20 000 $ par emploi, par année w Ce programme est en vigueur jusqu’au 31 décembre 2015 Crédit d’impôt remboursable pour la production de titres multimédias w Offert par le gouvernement du Québec depuis le 19 décembre 2002 w Ce crédit remboursable concerne deux catégories de titres multimédias (voir tableau 21) Catégorie 1 : Titres multimédias produits sans être l’objet d’une commande et qui sont destinés à la commercialisation Catégorie 2 : Tous les autres titres multimédias Congé fiscal pour les cher­cheurs et experts étrangers w Mis sur pied pour les chercheurs étrangers en 1987 par le gouvernement du Québec w Disponible pour les experts étrangers depuis 1999 w Exemption d’impôt sur le revenu imposable au Québec pour une période maximale de cinq ans : 100 % du salaire pour les deux premières années 75 % pour la troisième année 50 % pour la quatrième année 25 % pour la cinquième année Scénario ($) No 2 Combinaison du crédit d’impôt remboursable provincial pour le développement des affaires électroniques (CDAE) et du programme de crédits d’impôt fédéral à la recherche scientifique et développement expérimental (RSDE), 2011 Hypothèses La société est une société privée sous contrôle étranger. 20 employés admissibles @ 50 000 $/année. 100 % de leur travail est lié à des activités admissibles pour le CDAE et la RSDE. Fédéral Québec Total Salaires ($) 1 000 000 1 000 000 Montant de remplacement @ 65 %(1) 650 000 Crédit CDAE du Québec(2) 0 1 650 000 1 000 000 Crédit RSDE fédéral @ 20 % et crédit CDAE du Québec @ 30 % 330 000 300 000 630 000 Notes : (1) Limité par les autres dépenses de l’entreprise (2) Le CDAE n’inclut pas les autres dépenses de R-D Scénario ($) No 3 Combinaison du crédit d’impôt remboursable provincial pour la production de titres multimédias et du programme fédéral sur la recherche scientifique et développement expérimental (RSDE), 2011 Hypothèses La société est une société privée sous contrôle étranger. 20 employés admissibles @ 50 000 $/année. 100 % de leur travail est lié à des activités admissibles pour les programmes de production de titres multimédias et la RSDE. L'entreprise est une société spécialisée Les titres multimédias n'ont pas fait l'objet d'une commande et sont disponibles en français. Fédéral Québec Total Salaires ($) 1 000 000 1 000 000 Montant de remplacement @ 65 %(1) 650 000 Crédit pour la production de titres multimédias du Québec(2) 0 1 650 000 1 000 000 Crédit RSDE fédéral @ 20 % et crédit pour la production de titres multimédias du Québec @ 30 % 330 000 375 000 705 000 Notes : (1) Limité par les autres dépenses de l’entreprise. (2) Le crédit d’impôt remboursable pour la production de titres multimédias n’inclut pas les dépenses de R-D Valeur des crédits d’impôt pour la production de titres multimédias Titres multimédias de catégorie 1 Titres multimédias de catégorie 2 Crédit de base 30 % de la dépense de main-d’œuvre admissible 26,25 % de la dépense de main-d’œuvre admissible Prime pour disponibilité en langue française 7,5 % de la dépense de main-d’œuvre admissible Ne s’applique pas Total 37,5 % de la dépense de main-d’œuvre admissible 26,25 % de la dépense demain-d’œuvre admissible TABLEAU 20 TABLEAU 21 TABLEAU 22 5 Voir la liste des activités admissibles en annexe B Fiscalité et incitatifs 63 SAP
  • 36. 6.2.2 Incitatifs financiers Aide financière pour la création d’emplois et la formation Assistance technique et financière du gouvernement du Québec adoptée en 1998, pour répondre aux besoins en main-d’œuvre des entreprises. La contribution peut prendre une des formes suivantes : Un maximum de 25 % des coûts admissibles pour la mise en œuvre d’un plan de formation Un maximum de 50 % des coûts engendrés par l’implantation d’un service de gestion des ressources humaines w Un fonds spécial existe aussi pour les « projets économiques d’envergure » créateurs d’emplois. Pour être admissible et bénéficier des contributions présentées précédemment, l’entreprise doit notamment : Présenter un projet avec répercussions importantes sur l’emploi dans sa région d’implantation Présenter un projet qui fait suite à l’annonce d’un investissement significatif Créer 50 nouveaux emplois à temps plein d’une durée d’au moins 24 mois. Programme d’aide à la recherche industrielle (PARI) du Conseil national de recherches Canada (CNRC) w Programme offert depuis plus de 60 ans et dédié spécifiquement aux PME w Aide technologique pour tous les stades reliés au processus d’innovation afin d’accroître une activité ou un produit, et de l’exploiter commercialement w Les solutions proposées touchent plus de 10 000 PME par année et comprennent : Conseils techniques et commerciaux spécialisés Aide financière Accès à l’information commerciale Réseaux de contacts nationaux et internationaux w Ce programme cultive aussi des partenariats avec plus de 100 organisations membres et plus de 1 000 fournisseurs privés, constituant autant d’entités capables de proposer de précieux conseils aux PME Programme d’attraction et de rétention des investissements en recherche (PARIR) w Programme du gouvernement du Québec visant à appuyer l’attraction et l’implantation des activités de recherche privée au Québec w La subvention peut atteindre 15 % des coûts de travaux liés à la construction ou l’adaptation d’infrastructures de recherche ainsi que pour l’acquisition d’équipements liés à ces espaces de recherche w Élaboré dans le cadre de la Stratégie québécoise de la recherche et l’innovation, 2007-2010 Le programme vient d’être renouvelé par l’édition 2010-2013 Fiscalité et incitatifs 65 Place des arts
  • 38. Les investissements en capital de risque en TIC réalisés dans le Grand Montréal sont diversifiés et facilement accessibles pour toutes les phases et pour toutes les tailles de projets de développement. 7CAPITAL DE RISQUE Grâce à de nombreuses sociétés spécialisées dans ce domaine, entre 2000 et 2010, plus de 6 500 investissements en capital de risque ont été recensés dans le Grand Montréal, pour un montant total de 5,3 G$, représentant ainsi 21 % de la valeur totale investie en capital de risque au Canada. De ces investissements, 1 774 visaient des projets en TIC, totalisant 2,4 G$, soit plus de 45 % de tous les capitaux de risque investis dans la région métropolitaine de Montréal. Investissements en capital de risque dans le secteur des TIC par sous-secteur, Grand Montréal, 2000-2010 Communications et réseautique Logiciels Matériaux électroniques et informatiques Internet Semi-conducteurs Autres services en TIC 1 % 30%13% 7% 29 % 20 % Investissements en capital de risque dans le secteur des TIC par sous-secteur Grand Montréal, 2000-2010 GRAPHIQUE 14 Investissements en capital de risque dans le secteur des TIC, par phase de projet Grand Montréal, 2000-2010 Phase Montant déboursé (en milliers de $) Nombre d’investissements TIC (Total) 2 379 363 1 774 Nouveau développement 999 917 918 Prédémarrage 53 394 87 Démarrage 417 870 394 Autres nouveaux développements 528 653 437 Développement avancé 1 379 446 856 Expansion 1 269 227 757 Acquisition/rachat d’entreprise 61 945 36 Redressement 30 800 50 Autres phases 17 474 13 TABLEAU 23 69 Beyond The Rack un club privé de vente de vêtements en ligne qui rapporte ! w Près de 37 M$ en capital de risque en 2010-2011 w Du démarrage à l’expansion w Plus forte croissance des ventes sur le web en 2010-2011, selon le magazine américain Internet Retailer Vantrix de sa genèse jusqu’à devenir un leader mondial en vidéo mobile, l’entreprise montréalaise a trouvé du financement en capital de risque auprès de diverses sources à chacune des étapes de son développement. w Plus de 40 M$ en capital de risque entre 2004 et 2010 w Du démarrage à l’expansion w Dans le palmarès Technologie Fast 50MC de Deloitte en 2010 Accedian Networks un leader en pleine croissance ! w Près de 33 M$ en capital de risque entre 2006 et 2010 w Démarrage et autre nouveau développement w Le plus important fournisseur de solutions de garantie de performance pour réseaux d’amenée Ethernet de classe transporteur comptant plus de 40 000 sites cellulaires en Amérique du Nord et 70 000 plateformes vendues dans le monde entier
  • 39. 71 Sélection de sociétés de capital de risque actives en TIC Grand Montréal, 2011 InvestisseurS Capital sous gestion (en milliers de $) Montant d’investissement (en milliers de $) Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) 220 000 000 1 500 – n/d Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) 8 200 000 n/d Teralys 1 400 000 n/d Banque de développement du Canada (BDC) 815 000 250 - 10 000 Novacap Investments 765 000 5 000 - 15 000 Fondaction 600 000 250 - 10 000 Celtic House 500 000 15 000- 20 000 MMV Financial 400 000 1 500 - 10 000 TechnoCap 265 000 750 - 10 000 Telesystem (Propulsion Ventures) 167 000 1 000 - 3 000 JLA Ventures 133 000 5 000 – 15 000 Inovia 110 000 250 - 1 000 BDR Capital 100 000 n/d Rho Canada 100 000 750 – 10 000 Desjardins Capital de risque n/d n/d - 20 000 Investissement Québec n/d n/d Anges Québec n/d 400 (moyenne) TABLEAU 24 Capital de risque Festival international Montréal/Nouvelles Musiques ((MNM), février 2011 - White Box, Purform Photo Gridspace © 2011