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PREVENTION DES PROBLÈMES D’ALCOOL CHEZ LES
JEUNES
De la bonne volonté mais beaucoup de
dispersion
Aymery Constant
PhD, MPsych
EHESP/NuMeCan
Définition (rapide)
 Molécule appelée éthanol = substance psychotrope la plus
consommée dans le monde.
 Deux catégories de boissons alcoolisées =
- par fermentation : vin, bière ou cidre < 16° éthanol
- par distillation : eaux de vie comme whisky, vodka, gin
entre 40° et 50° éthanol.
 Serait interdite si le seuil maximal autorisé suivait la même
procédure que celle des autres substances potentiellement
toxiques (dose létale 50)
L’alcool
Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes
Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes
Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes
Le « coût social » de l’alcool est égal à 120 milliards
d’euros en France (drogues illicites: 8,8 milliards)
Deux types d’éléments dans le coût social :
- Le coût externe: valeur des vies humaines perdues,
perte de qualité de vie, pertes de production des
entreprises et des administrations (95% du coût pour
l’alcool)
- Le coût pour les finances publiques (dépenses de
prévention, répression et soins - recettes des taxes et
retraites non versées)
Rapport DGS/OFDT 2015
Tendances et modes de
consommation
Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes
Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes
Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes
Evolution temporelle
Evolution conso. avec l’âge
% 15-16 ans ayant été ivres plus de 20 fois dans leur vie.
Source: IAS Institute of alcohol studies, UK.
Alcoolisations chez les jeunes
Avant 17-18
ans, la France
reste
épargnée
(relativement)
Facteurs de risque chez les jeunes
Facteurs de risque chez les jeunes
Enquête ESCAPAD, OFDT
Le risque alcool
Mesure et définition
Recommandations
=10 g alcool
Rhum 55° (1 l)
= 44 unités
Risque en fonction de la consommation
 Non consommateurs
 Consommateurs sans risque:
respecte globalement les recommandations
 Consommateurs à risque
 Ponctuel
 > 6 verres en une fois mais pas plus d’une fois par mois
 Chronique
 > 6 verres en une fois plus d’une fois par mois
 Ou > aux recommandations par semaine (H: 21 et F:14)
 Avec dépendance (suspicion)
 > 49 / S ou > 6 par occasion presque tous les jours
Différences entre les sexes
Différences entre les CSP
23
Risque en fonction des conséquences possibles
ou avérées
Usage simple
 Pas de complications pour la santé
 Pas de troubles du comportement ayant des
conséquences nocives pour soi ou autrui
 Respect des recommendations
Usage à risque
Consommation lors de situations à risque
-Conduite d’un véhicule
-Travail sur machine dangereuse
-Situation qui requiert vigilance et attention
-Association avec certains médicaments
-Grossesse
Usage nocif
 Dommages dans les domaines somatiques, psycho-
affectifs ou sociaux (pour le sujet ou l’entourage) :
- Problèmes de santé dont l’alcool est un facteur de
risque (hypertension, surpoids, lésions internes..)
- Infractions répétées (violences, accidents…)
- Aggravation de problèmes personnels ou sociaux
- Difficultés à remplir ses obligations professionnelles
- Pas de dépendance à ce stade
Usage nocif (OMS)
• 3,3 millions de décès chaque année, soit 5,9% des décès.
• facteur étiologique dans plus de 200 maladies et traumatismes.
• 5,1% de la charge mondiale des maladies et traumatismes,
• Près de 25% du nombre total de décès sont attribuables à
l’alcool chez les 20-39 ans
• Troubles mentaux et comportementaux, maladies non
transmissibles ainsi que les traumatismes.
• Relations causales établies avec l’incidence de maladies
infectieuses telles que la tuberculose ou l’évolution duVIH/sida.
• Pertes économiques et sociales importantes pour les individus
comme pour la société
Un des tous premiers motifs d’hospitalisation
+ de 580 000 séjours en MCO (soit 2,2% de l’ensemble des
séjours et séances)
+ de 2 700 000 journées en psychiatrie, (10,4% du total)
+ de 2 000 000 de journées en Soins de Suite et de
Réadaptation liées à (soit 5,6% de l’activité totale)
Le coût estimé s’élève à près de 3,6% de l’ensemble des
dépenses hospitalières en 2012
Usage nocif (France)
Dépendance
Domaine de la pathologie mentale (diagnostic DSM-IV)
 4 critères :
- Impossibilité de résister au besoin de consommer
- Accroissement d’une tension interne (anxiété) avant la
consommation
- Soulagement lors de la consommation
- Sentiment de perte de contrôle pendant la consommation
Requiert une hospitalisation (sevrage), un suivi médical et
psychologique, et un recours aux associations d’aide.
Alcoolisation des jeunes
Déterminants et conséquences
Au moins 6 à 7 verres en une seule occasion (soirée,
repas de famille etc.)
Si conso. > 6 verres sur une période de 2 heures max:
Alcoolisation paroxystique intermittente, « Biture
express » ou Binge Drinking
Les API (Alcoolisation Ponctuelle Importante)
Source: IAS Institute of alcohol studies, UK.
% 15-16 ans ayant été ivres Au moins 3X durant le dernier mois.
Binge drinking avant 17 ans.
La France est
épargnée
(relativement)
Alcoolisations des jeunes
Davantage dans les risques aigus
 -Traumatique (800 à 1000 morts par an)
 -Violence (interpersonnelle, auto infligée)
 - Rapports sexuels non voulus
 non protégés
 - Retentissement scolaire ou professionnel
 - Passage à la dépendance
Densité des débits de boissons (INSEE)
Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes
Alcoolisations des jeunes
 À 17 ans, 39 % des jeunes bretons déclarent des ivresses répétées
contre 26 % en moyenne en France.
 Interpellations pour ivresse sur la voix publique: la Bretagne se situe
au 1er rang national et au 2e rang pour les accidents corporels
impliquant l'alcool. Une tendance régionale qui se retrouve à
Rennes.
 Les coups et blessures volontaires affichent une croissance de 20 %
en cinq ans, « La plupart de ces faits ayant pour contexte une
alcoolisation massive. »
 Rennes connaît également une hausse du nombre d'agressions
sexuelles passé de 64 au 1er semestre 2009 à 83 en 2010. « La
quasi-totalité des victimes étaient des jeunes filles
fortement alcoolisées ne se rappelant plus ce qu'elles
avaient vécu à leur réveil. »
Motifs des alcoolisations (jeunes pop. générale)
Recherche de
sensations
Auto-médication
Consommation
festive
Pression des pairs
Motifs des alcoolisations (pop. generale)
Violences interpersonnelles
• Lorsque l’alcool détermine une grande partie du mode
de vie d’une personne, il devient également un
déterminant important des réseaux d’amis.
• Cependant, l’alcool engendre une instabilité
émotionnelle notable, ce qui influe sur les relations au
sein de tels groupes d’amis.
Il est fréquent que l’auteur et la victime de violences
appartiennent au même cercle d’amis et de
connaissances, qui boivent trop (co-dépendance;
relations sociales dysfonctionnelles)
Alcool et violence
• L’agressivité n’est pas liée à la quantité d’alcool seule
• Elle est le produit de l’alcool et des traits de
personnalité sous jacents
• Effet de desinhibition qui révèle des traits sous-jacents
(alcool joyeux, alcool triste, agressif…)
Prévention des problèmes
d’alcool chez les jeunes
La réduction des risques
Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes
Les programmes de prévention envers les adolescents
et jeunes adultes
44
 Les programmes de prévention tels que le programme DARE
(Drug Abuse Resistance Education), où l’accent est mis sur la
tolérance zéro, se sont révélés contre-productifs .
 A l’inverse, des programmes inspirés de l’approche de réduction
des risques tels que le « Life SkillsTraining Program » et le « Alcohol
Misuse Prevention Study » aux Etats-Unis, ou encore « the School
Health and Alcohol Harm Reduction Project» en Australie se sont
montrés efficaces en terme de réduction de la consommation et
de ses méfaits.
Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes
Reduction des risques
46
 L’expression « réduction des risques » est une traduction
approximative de l’expression anglaise « harm reduction » qui
signifie au sens littéral réduction des préjudices, des dommages.
 Au Québec, c’est le terme « méfaits » qui est utilisé et qui
semble plus fidèle à l’esprit du terme de base « harm ».
 La réduction des risques est un concept aux définitions multiples
et aux limites floues et variées qui peut aller bien au-delà de la
réduction du risque de contamination par leVIH.
Reduction des risques
47
 La définition minimale (Pierre Brisson)
 « une approche centrée sur la diminution des conséquences
néfastes de l'usage des drogues plutôt que sur
l'élimination de leur usage, ce qui implique une attitude de
tolérance à l'endroit de la consommation des drogues plutôt
qu'une philosophie de l'abstention (ne pas commencer à en
prendre) ou de l'abstinence (arrêter d'en prendre si on a
débuté), philosophies traditionnellement soutenues par
l'injonction pénale ou thérapeutique. »
RDR alcool en France
De la bonne volonté et beaucoup de
dispersion
Beaucoup d’initiatives
locales en direction
des jeunes
Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes
Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes
Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes
Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes
- Sensibiliser les organisateurs
d’événements festifs à travers la
boîte à outils en ligne
www.montetasoiree.com :
méthodologie en prévention,
obligations légales, ressources
existantes sur chaque département,
sondages, quiz...
- Les conseiller individuellement par
le biais de rendez-vous
téléphoniques (assurés par les
salariés de l’association) qui
s’adaptent à chaque problématique
prévention/réduction des risques.
- Les valoriser avec le prix
partenarial monte ta soirée : 2000€
de dotation !
- Les former collectivement afin de
les rendre acteurs de prévention.
Pour les organisateurs de soirée
Dans les structures éducatives:
- Instaurer un dialogue, une réflexion sur les
représentations, les influences, les conséquences de ces
comportements à risques et évoquer des pistes pour les
réduire (voir les supprimer).
- Orienter vers des structures spécialisées, dans le
domaine de l’accompagnement et/ou du soin. Cette
orientation se fait au cas par cas, en fonction des situations
rencontrées.
En lycée/CFA, les interventions se déroulent :
- soit en classe (intervention de 1h30 à 2h animée par un
salarié et/ou les volontaires de l’association),
- soit sous la forme d’un espace prévention (accueil +
stand + animations) situé sur un lieu de passage et animé
par une équipe d’intervenants
(volontaires/bénévoles/salariés).
► Informer et susciter l’échange autour des
risques immédiats de « l’hyper-consommation
» d’alcool et produits stupéfiants.
► Evaluer la consommation d’alcool des
jeunes.
► Chercher avec eux des solutions pour la
soirée/la nuit se déroule sans incident.
► Orienter, si besoin, auprès de structures
locales plus spécialisées (pour une prise en
charge et un suivi).
► Alerter, en cas de besoin, les services
spécialisés œuvrant la nuit (Pompiers, Police,
Samu, Police…).
Les équipes mobiles
Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes
Evaluation Noz Ambule (mairie de rennes)
 304 jeunes ont été interrogés, et sont en moyenne âgés de 19,5
ans.
 La consommation d'alcool est festive pour 56% des jeunes, la
détente concerne 28% d’entre eux.
 L’alcoolisation excessive(6 verres et plus dans la soirée) touche 7%
de ces jeunes et a plutôt lieu dans des espaces privés.
 60% des jeunes interrogés connaissent le dispositif. Ils sont
majoritairement satisfaits de sa présence, mais peu en donnent une
appréciation plus précise.
 Ils accordent spontanément peu d’importance à la modalité
d’intervention (les pairs ou les professionnels). La distribution de
matériel de prévention (préservatifs, éthylotests) est un
important facteur d’intérêt.
Evaluation
 Le dispositif Noz’ambule est doublement expérimental : présence en des
lieux et temps informels et instauration d'une prévention par les pairs
combinée à une équipe de professionnels.
 A Rennes, le périmètre d’intervention réduit permet une accessibilité facile
au dispositif pour les jeunes et sa présence dans l'espace public facilite le
contact et les échanges avec les jeunes. La prise en charge des jeunes en
détresse est utile selon les acteurs de la nuit.
 En revanche, nous avons constaté qu’un message positif et répété
était bien mémorisé : la présence du dispositif au moment où les jeunes
s’alcoolisent ou vont s’alcooliser peut être adaptée à la transmission de
messages de réduction des risques bien ciblés.
 Ses effets sur les comportements sont difficilement mesurables.
Limite de l’information: peut être
mémorisée sans produire aucun effet
Limites de la RDR dans l’espace public
 L’ espace public appartient à tout le monde, donc à personne:
pas d’investissement émotionnel ou identificatoire dans les
endroits où on s’alcoolise en groupe (rues, places, ruelles…)
 Difficultés d'évaluer les effets concrets, voire à moyen
terme
 Nécessité de cibler des milieux de la vie de tous les jours, avec des
populations « captives », des interactions sociales orientées vers un
but (étude, soins, travail, sport..), une identité sociale commune
(étudiant, employé, patient, associatif, sportif…) et plus ou moins
durable
Interventions structurées dans
les milieux de vie
L’exemple des campus américains.
Programmes dans les universités US:
Permet des évaluations factuelles
Des programmes structurés
 La Matrice d'intervention en matière d'alcool
(CollegeAIM) de l'Institut national de lutte contre l'abus d'alcool
et l'alcoolisme (NIAAA), : Fournit une matrice d’actions
environnementales et individuelles à implémenter sur les
campus
 Le Brief Alcohol Screening and Intervention for College
Students (BASICS): qui fournit un programme structuré
de prevention secondaire sur les campus
Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes
Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes
Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes
le Personnalized normative feedback
Votre consommation habituelle d’alcool est supérieure à celle des hommes de votre âge
Elle excède les limites maximales recommandées (21 verres / jour pour les hommes).
Diminuer votre consommation d’alcool vous permettrait :
 D’être en meilleur forme physique,
 D’avoir une meilleure apparence
 De vous sentir moins anxieux et déprimé
 D’avoir une meilleure concentration
 D’économiser jusqu’à 1800 ans euros par an
Cliquez ici pour
plus
d’informations
Personnalized normative feedback
Nombre de verres que vous avez bus lors de la dernière occasion :
Votre consommation d’alcool est supérieure à celle des hommes de votre âge au cours d’une soirée bien arrosée
Personnalized normative feedback
Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes
BASICS: orientation
 Décision de justice
 Référents vie étudiante
 Service des urgences
 Violation du règlement intérieur ou de la législation:
 Consommation ou possession chez <21 ans (âge légal)
 Conduite en état d’ivresse
 Ivresse publique / consommation excessive
 Fourniture d’alcool à des « mineurs » (<21 ans)
Evaluation
Entretien structuré
Journal de bord
Auto-questionnaire
Feedback
FNP
Consultation spé.
BASICS Components
BASICS Session One: Assessment
 Confidentialité
 Discuter de l'événement de référence de l'élève
 Réviser les boissons standard
 Expliquer l'activité de surveillance
 Dépister l'anxiété, la dépression et la dépendance à l'alcool
 Effectuer une évaluation complète par ordinateur (habitudes
de consommation typiques, conséquences négatives,
perceptions de la consommation d'alcool, comportements à
risque, etc.)
 Référer les étudiants à CAPS pour l'anxiété et la dépression
(le cas échéant)
 1-2 semaines entre la première session et la deuxième session
BASICS Session Two: Feedback
 Les PNFs sont remis aux étudiants en fonction de l'évaluation
informatisée qu'ils ont effectués
 Les éducateurs en santé examinent les PNF avec les étudiants
et utilisent des techniques d'entretien motivationnel pour les
aider à modifier leur comportement
 Des fiches d’information sur l’intoxication alcoolique et le taux
d’alcool sanguin sont distribuées
 Les plans de changement / d'action sont finalisés (le cas
échéant)
 Renvoi à une consultation psy/addicto pour les étudiants ayant
des scores AUDIT ≥16 ou troubles anxio-dépressif cliniques
 Enquête de satisfaction
BASICS 3 and 4
 Une extension du programme BASICS (sessions 3 et 4) a lieu
avec des spécialistes de la toxicomanie
 BASICS 3 est une consultation d'admission
 BASICS 4 est une consultation adaptée aux besoins de chaque
étudiant
Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes
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Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes
Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes
D’apres Philippe Batel, addictologue
90
 Pas d’épidémie de sida pour frapper les esprits, réveiller
les consciences et faire émerger des militants inspirés
qui inventent des stratégies de réduction de risque
diffusées ensuite par des lobbies efficaces.
 Plutôt une mortalité constante et sourde de milliers de
consommateurs par an.
 Il y a donc encore beaucoup à faire, et la mobilisation
des acteurs naturels de la RdR alcool que sont les
préventeurs et les soignants de première ligne doit
s’intensifier.
Pour aller plus loin (et surtout mieux)
91
 Approche par milieux de vie (université; lycée; quartiers, résidences
étudiantes; établissements de santé; voire entreprises et milieux
festifs…)
 Investissement de tous les acteurs présents dans les milieux de vie
(pas uniquement la médecine préventive) et coordination
 Adaptation et implémentation des programmes existants ayant montré
leur efficacité (ex: BASICS..)
 Sensibilisation et formation des personnels et assos. étudiantes
volontaires à la RDR
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Prévention des problèmes d'alcool chez les jeunes

  • 1. PREVENTION DES PROBLÈMES D’ALCOOL CHEZ LES JEUNES De la bonne volonté mais beaucoup de dispersion Aymery Constant PhD, MPsych EHESP/NuMeCan
  • 2. Définition (rapide)  Molécule appelée éthanol = substance psychotrope la plus consommée dans le monde.  Deux catégories de boissons alcoolisées = - par fermentation : vin, bière ou cidre < 16° éthanol - par distillation : eaux de vie comme whisky, vodka, gin entre 40° et 50° éthanol.  Serait interdite si le seuil maximal autorisé suivait la même procédure que celle des autres substances potentiellement toxiques (dose létale 50) L’alcool
  • 6. Le « coût social » de l’alcool est égal à 120 milliards d’euros en France (drogues illicites: 8,8 milliards) Deux types d’éléments dans le coût social : - Le coût externe: valeur des vies humaines perdues, perte de qualité de vie, pertes de production des entreprises et des administrations (95% du coût pour l’alcool) - Le coût pour les finances publiques (dépenses de prévention, répression et soins - recettes des taxes et retraites non versées) Rapport DGS/OFDT 2015
  • 7. Tendances et modes de consommation
  • 13. % 15-16 ans ayant été ivres plus de 20 fois dans leur vie. Source: IAS Institute of alcohol studies, UK. Alcoolisations chez les jeunes Avant 17-18 ans, la France reste épargnée (relativement)
  • 14. Facteurs de risque chez les jeunes
  • 15. Facteurs de risque chez les jeunes Enquête ESCAPAD, OFDT
  • 16. Le risque alcool Mesure et définition
  • 19. Rhum 55° (1 l) = 44 unités
  • 20. Risque en fonction de la consommation  Non consommateurs  Consommateurs sans risque: respecte globalement les recommandations  Consommateurs à risque  Ponctuel  > 6 verres en une fois mais pas plus d’une fois par mois  Chronique  > 6 verres en une fois plus d’une fois par mois  Ou > aux recommandations par semaine (H: 21 et F:14)  Avec dépendance (suspicion)  > 49 / S ou > 6 par occasion presque tous les jours
  • 23. 23 Risque en fonction des conséquences possibles ou avérées
  • 24. Usage simple  Pas de complications pour la santé  Pas de troubles du comportement ayant des conséquences nocives pour soi ou autrui  Respect des recommendations
  • 25. Usage à risque Consommation lors de situations à risque -Conduite d’un véhicule -Travail sur machine dangereuse -Situation qui requiert vigilance et attention -Association avec certains médicaments -Grossesse
  • 26. Usage nocif  Dommages dans les domaines somatiques, psycho- affectifs ou sociaux (pour le sujet ou l’entourage) : - Problèmes de santé dont l’alcool est un facteur de risque (hypertension, surpoids, lésions internes..) - Infractions répétées (violences, accidents…) - Aggravation de problèmes personnels ou sociaux - Difficultés à remplir ses obligations professionnelles - Pas de dépendance à ce stade
  • 27. Usage nocif (OMS) • 3,3 millions de décès chaque année, soit 5,9% des décès. • facteur étiologique dans plus de 200 maladies et traumatismes. • 5,1% de la charge mondiale des maladies et traumatismes, • Près de 25% du nombre total de décès sont attribuables à l’alcool chez les 20-39 ans • Troubles mentaux et comportementaux, maladies non transmissibles ainsi que les traumatismes. • Relations causales établies avec l’incidence de maladies infectieuses telles que la tuberculose ou l’évolution duVIH/sida. • Pertes économiques et sociales importantes pour les individus comme pour la société
  • 28. Un des tous premiers motifs d’hospitalisation + de 580 000 séjours en MCO (soit 2,2% de l’ensemble des séjours et séances) + de 2 700 000 journées en psychiatrie, (10,4% du total) + de 2 000 000 de journées en Soins de Suite et de Réadaptation liées à (soit 5,6% de l’activité totale) Le coût estimé s’élève à près de 3,6% de l’ensemble des dépenses hospitalières en 2012 Usage nocif (France)
  • 29. Dépendance Domaine de la pathologie mentale (diagnostic DSM-IV)  4 critères : - Impossibilité de résister au besoin de consommer - Accroissement d’une tension interne (anxiété) avant la consommation - Soulagement lors de la consommation - Sentiment de perte de contrôle pendant la consommation Requiert une hospitalisation (sevrage), un suivi médical et psychologique, et un recours aux associations d’aide.
  • 31. Au moins 6 à 7 verres en une seule occasion (soirée, repas de famille etc.) Si conso. > 6 verres sur une période de 2 heures max: Alcoolisation paroxystique intermittente, « Biture express » ou Binge Drinking Les API (Alcoolisation Ponctuelle Importante)
  • 32. Source: IAS Institute of alcohol studies, UK. % 15-16 ans ayant été ivres Au moins 3X durant le dernier mois. Binge drinking avant 17 ans. La France est épargnée (relativement)
  • 33. Alcoolisations des jeunes Davantage dans les risques aigus  -Traumatique (800 à 1000 morts par an)  -Violence (interpersonnelle, auto infligée)  - Rapports sexuels non voulus  non protégés  - Retentissement scolaire ou professionnel  - Passage à la dépendance
  • 34. Densité des débits de boissons (INSEE)
  • 36. Alcoolisations des jeunes  À 17 ans, 39 % des jeunes bretons déclarent des ivresses répétées contre 26 % en moyenne en France.  Interpellations pour ivresse sur la voix publique: la Bretagne se situe au 1er rang national et au 2e rang pour les accidents corporels impliquant l'alcool. Une tendance régionale qui se retrouve à Rennes.  Les coups et blessures volontaires affichent une croissance de 20 % en cinq ans, « La plupart de ces faits ayant pour contexte une alcoolisation massive. »  Rennes connaît également une hausse du nombre d'agressions sexuelles passé de 64 au 1er semestre 2009 à 83 en 2010. « La quasi-totalité des victimes étaient des jeunes filles fortement alcoolisées ne se rappelant plus ce qu'elles avaient vécu à leur réveil. »
  • 37. Motifs des alcoolisations (jeunes pop. générale)
  • 38. Recherche de sensations Auto-médication Consommation festive Pression des pairs Motifs des alcoolisations (pop. generale)
  • 40. • Lorsque l’alcool détermine une grande partie du mode de vie d’une personne, il devient également un déterminant important des réseaux d’amis. • Cependant, l’alcool engendre une instabilité émotionnelle notable, ce qui influe sur les relations au sein de tels groupes d’amis. Il est fréquent que l’auteur et la victime de violences appartiennent au même cercle d’amis et de connaissances, qui boivent trop (co-dépendance; relations sociales dysfonctionnelles) Alcool et violence
  • 41. • L’agressivité n’est pas liée à la quantité d’alcool seule • Elle est le produit de l’alcool et des traits de personnalité sous jacents • Effet de desinhibition qui révèle des traits sous-jacents (alcool joyeux, alcool triste, agressif…)
  • 42. Prévention des problèmes d’alcool chez les jeunes La réduction des risques
  • 44. Les programmes de prévention envers les adolescents et jeunes adultes 44  Les programmes de prévention tels que le programme DARE (Drug Abuse Resistance Education), où l’accent est mis sur la tolérance zéro, se sont révélés contre-productifs .  A l’inverse, des programmes inspirés de l’approche de réduction des risques tels que le « Life SkillsTraining Program » et le « Alcohol Misuse Prevention Study » aux Etats-Unis, ou encore « the School Health and Alcohol Harm Reduction Project» en Australie se sont montrés efficaces en terme de réduction de la consommation et de ses méfaits.
  • 46. Reduction des risques 46  L’expression « réduction des risques » est une traduction approximative de l’expression anglaise « harm reduction » qui signifie au sens littéral réduction des préjudices, des dommages.  Au Québec, c’est le terme « méfaits » qui est utilisé et qui semble plus fidèle à l’esprit du terme de base « harm ».  La réduction des risques est un concept aux définitions multiples et aux limites floues et variées qui peut aller bien au-delà de la réduction du risque de contamination par leVIH.
  • 47. Reduction des risques 47  La définition minimale (Pierre Brisson)  « une approche centrée sur la diminution des conséquences néfastes de l'usage des drogues plutôt que sur l'élimination de leur usage, ce qui implique une attitude de tolérance à l'endroit de la consommation des drogues plutôt qu'une philosophie de l'abstention (ne pas commencer à en prendre) ou de l'abstinence (arrêter d'en prendre si on a débuté), philosophies traditionnellement soutenues par l'injonction pénale ou thérapeutique. »
  • 48. RDR alcool en France De la bonne volonté et beaucoup de dispersion
  • 49. Beaucoup d’initiatives locales en direction des jeunes
  • 54. - Sensibiliser les organisateurs d’événements festifs à travers la boîte à outils en ligne www.montetasoiree.com : méthodologie en prévention, obligations légales, ressources existantes sur chaque département, sondages, quiz... - Les conseiller individuellement par le biais de rendez-vous téléphoniques (assurés par les salariés de l’association) qui s’adaptent à chaque problématique prévention/réduction des risques. - Les valoriser avec le prix partenarial monte ta soirée : 2000€ de dotation ! - Les former collectivement afin de les rendre acteurs de prévention. Pour les organisateurs de soirée
  • 55. Dans les structures éducatives: - Instaurer un dialogue, une réflexion sur les représentations, les influences, les conséquences de ces comportements à risques et évoquer des pistes pour les réduire (voir les supprimer). - Orienter vers des structures spécialisées, dans le domaine de l’accompagnement et/ou du soin. Cette orientation se fait au cas par cas, en fonction des situations rencontrées. En lycée/CFA, les interventions se déroulent : - soit en classe (intervention de 1h30 à 2h animée par un salarié et/ou les volontaires de l’association), - soit sous la forme d’un espace prévention (accueil + stand + animations) situé sur un lieu de passage et animé par une équipe d’intervenants (volontaires/bénévoles/salariés).
  • 56. ► Informer et susciter l’échange autour des risques immédiats de « l’hyper-consommation » d’alcool et produits stupéfiants. ► Evaluer la consommation d’alcool des jeunes. ► Chercher avec eux des solutions pour la soirée/la nuit se déroule sans incident. ► Orienter, si besoin, auprès de structures locales plus spécialisées (pour une prise en charge et un suivi). ► Alerter, en cas de besoin, les services spécialisés œuvrant la nuit (Pompiers, Police, Samu, Police…). Les équipes mobiles
  • 58. Evaluation Noz Ambule (mairie de rennes)  304 jeunes ont été interrogés, et sont en moyenne âgés de 19,5 ans.  La consommation d'alcool est festive pour 56% des jeunes, la détente concerne 28% d’entre eux.  L’alcoolisation excessive(6 verres et plus dans la soirée) touche 7% de ces jeunes et a plutôt lieu dans des espaces privés.  60% des jeunes interrogés connaissent le dispositif. Ils sont majoritairement satisfaits de sa présence, mais peu en donnent une appréciation plus précise.  Ils accordent spontanément peu d’importance à la modalité d’intervention (les pairs ou les professionnels). La distribution de matériel de prévention (préservatifs, éthylotests) est un important facteur d’intérêt.
  • 59. Evaluation  Le dispositif Noz’ambule est doublement expérimental : présence en des lieux et temps informels et instauration d'une prévention par les pairs combinée à une équipe de professionnels.  A Rennes, le périmètre d’intervention réduit permet une accessibilité facile au dispositif pour les jeunes et sa présence dans l'espace public facilite le contact et les échanges avec les jeunes. La prise en charge des jeunes en détresse est utile selon les acteurs de la nuit.  En revanche, nous avons constaté qu’un message positif et répété était bien mémorisé : la présence du dispositif au moment où les jeunes s’alcoolisent ou vont s’alcooliser peut être adaptée à la transmission de messages de réduction des risques bien ciblés.  Ses effets sur les comportements sont difficilement mesurables.
  • 60. Limite de l’information: peut être mémorisée sans produire aucun effet
  • 61. Limites de la RDR dans l’espace public  L’ espace public appartient à tout le monde, donc à personne: pas d’investissement émotionnel ou identificatoire dans les endroits où on s’alcoolise en groupe (rues, places, ruelles…)  Difficultés d'évaluer les effets concrets, voire à moyen terme  Nécessité de cibler des milieux de la vie de tous les jours, avec des populations « captives », des interactions sociales orientées vers un but (étude, soins, travail, sport..), une identité sociale commune (étudiant, employé, patient, associatif, sportif…) et plus ou moins durable
  • 62. Interventions structurées dans les milieux de vie L’exemple des campus américains.
  • 63. Programmes dans les universités US: Permet des évaluations factuelles
  • 64. Des programmes structurés  La Matrice d'intervention en matière d'alcool (CollegeAIM) de l'Institut national de lutte contre l'abus d'alcool et l'alcoolisme (NIAAA), : Fournit une matrice d’actions environnementales et individuelles à implémenter sur les campus  Le Brief Alcohol Screening and Intervention for College Students (BASICS): qui fournit un programme structuré de prevention secondaire sur les campus
  • 69. Votre consommation habituelle d’alcool est supérieure à celle des hommes de votre âge Elle excède les limites maximales recommandées (21 verres / jour pour les hommes). Diminuer votre consommation d’alcool vous permettrait :  D’être en meilleur forme physique,  D’avoir une meilleure apparence  De vous sentir moins anxieux et déprimé  D’avoir une meilleure concentration  D’économiser jusqu’à 1800 ans euros par an Cliquez ici pour plus d’informations Personnalized normative feedback
  • 70. Nombre de verres que vous avez bus lors de la dernière occasion : Votre consommation d’alcool est supérieure à celle des hommes de votre âge au cours d’une soirée bien arrosée Personnalized normative feedback
  • 72. BASICS: orientation  Décision de justice  Référents vie étudiante  Service des urgences  Violation du règlement intérieur ou de la législation:  Consommation ou possession chez <21 ans (âge légal)  Conduite en état d’ivresse  Ivresse publique / consommation excessive  Fourniture d’alcool à des « mineurs » (<21 ans)
  • 73. Evaluation Entretien structuré Journal de bord Auto-questionnaire Feedback FNP Consultation spé. BASICS Components
  • 74. BASICS Session One: Assessment  Confidentialité  Discuter de l'événement de référence de l'élève  Réviser les boissons standard  Expliquer l'activité de surveillance  Dépister l'anxiété, la dépression et la dépendance à l'alcool  Effectuer une évaluation complète par ordinateur (habitudes de consommation typiques, conséquences négatives, perceptions de la consommation d'alcool, comportements à risque, etc.)  Référer les étudiants à CAPS pour l'anxiété et la dépression (le cas échéant)  1-2 semaines entre la première session et la deuxième session
  • 75. BASICS Session Two: Feedback  Les PNFs sont remis aux étudiants en fonction de l'évaluation informatisée qu'ils ont effectués  Les éducateurs en santé examinent les PNF avec les étudiants et utilisent des techniques d'entretien motivationnel pour les aider à modifier leur comportement  Des fiches d’information sur l’intoxication alcoolique et le taux d’alcool sanguin sont distribuées  Les plans de changement / d'action sont finalisés (le cas échéant)  Renvoi à une consultation psy/addicto pour les étudiants ayant des scores AUDIT ≥16 ou troubles anxio-dépressif cliniques  Enquête de satisfaction
  • 76. BASICS 3 and 4  Une extension du programme BASICS (sessions 3 et 4) a lieu avec des spécialistes de la toxicomanie  BASICS 3 est une consultation d'admission  BASICS 4 est une consultation adaptée aux besoins de chaque étudiant
  • 90. D’apres Philippe Batel, addictologue 90  Pas d’épidémie de sida pour frapper les esprits, réveiller les consciences et faire émerger des militants inspirés qui inventent des stratégies de réduction de risque diffusées ensuite par des lobbies efficaces.  Plutôt une mortalité constante et sourde de milliers de consommateurs par an.  Il y a donc encore beaucoup à faire, et la mobilisation des acteurs naturels de la RdR alcool que sont les préventeurs et les soignants de première ligne doit s’intensifier.
  • 91. Pour aller plus loin (et surtout mieux) 91  Approche par milieux de vie (université; lycée; quartiers, résidences étudiantes; établissements de santé; voire entreprises et milieux festifs…)  Investissement de tous les acteurs présents dans les milieux de vie (pas uniquement la médecine préventive) et coordination  Adaptation et implémentation des programmes existants ayant montré leur efficacité (ex: BASICS..)  Sensibilisation et formation des personnels et assos. étudiantes volontaires à la RDR  Valorisation de l’investissement des personnes dans la RDR