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Drame au Refuge de la Page Blanche: 24 personnes disparues, enquête et témoignages.                      En cuisinant le déjeuner, je ne parviens pas à
                                                                                                          arrêter de penser à ces vies volées. Et à leurs
                                                                                                          proches, s’ils en avaient. Je suis obsédée par l’idée
                                                                                                          que parmi eux pouvait se trouver ma sœur. Je
Après le drame du Refuge de la Page Blanche, où une avalanche balaya la vie de 24                         prends alors compte de la fragilité et du hasard de la
personnes, nous avons recueilli, témoignages des proches et sentiments de la                              vie. Qu’on est beaucoup plus vulnérable qu’on veut
population, pour enquêter sur ces disparus. Retrouvez notre enquête ici.                                  bien le croire. Et que néanmoins, il faut vivre et
                                                                                                          profiter.
  Banalement, ce samedi matin, en promenant          alentours de trois heures du matin.                  Je m’imagine des personnes isolées, n’ayant plus
  mon chien, j’achète mon journal quotidien. Je      Les équipes de secours ont profité d’une              personne sur qui compter et qui maintenant, morts,
  me balade dans le parc, le quotidien               accalmie vers midi et ont remonté les corps.         n’ont personne qui iront les pleurer. A toutes ces
  soigneusement plié dans mon sac. J’étends la       Ayant procédé à l’identification, nous sommes         vies qui pourraient bien être effacées par la neige.
  promenade jusqu’au marché où je fais quelques      maintenant sûrs que les victimes sont : .. ».        Alors je fais mienne la mission de me renseigner sur
  emplettes puis je rentre à la maison. Le temps     S’en suit une longue liste de noms dont aucun        ces vies gâchées. Ces gens-là ont-ils seulement eu
  de préparer mon café matinal, j’épluche les gros   ne m’est familier. Je prends la peine de relire      le temps d’être heureux ? Ont-ils compris ce qu’ils
  titres : « La vague hivernale précoce que toute    trois fois les noms de ces défunts.                  leur arrivaient ? Ont-ils regardé la mort en face ou
  l’Europe supporte actuellement, va-t-elle          J’éprouve une pointe de soulagement à savoir         dormaient-ils ?
  durer ? », « Pourquoi la Bourse subit-elle une     que ma sœur ne fait pas partie des victimes.         Je n’arrive plus à me sortir de la tête ce dramatique
  fulgurante ascension ? », « Un nouveau trophée     Néanmoins, je n’arrive à me réjouir totalement       accident avec la triste idée que cela aurait pu être
  de l’équipe régionale d’hockey sur glace »,        et je ne cesse de penser à ces morts. Ont-ils        moi ou un de mes proches, ou même une
  « Avalanche meurtrière dans les Alpes : 24         une famille qui les attendait et qui se              connaissance.
  morts, aucun survivant ».                          préoccupera de leur sort ? Ou étaient-ils            Je relis une énième fois la liste de noms et décide
  Là, un choc. Je sens mon cœur se serrer. Ma        complètement seuls ? Qu’est ce qui les a             de partir à la recherche de la moindre information
  sœur n’est-elle pas partie en randonnée dans       poussés à venir en montagne ? Et dans ce             sur ces personnes, leurs vies, la raison de leur
  les Alpes cette semaine ?                          refuge plus particulièrement ?                       montée au refuge. Je voudrais reconstituer ce qu’il
  Je tourne fébrilement les pages et commence à      Je me demande quels ont été leurs derniers           s’est passé. Comprendre.
  lire, le souffle court, le cœur battant à tout      mots, leurs dernières pensées, la dernière fois      Et dans le cas où ils n’auraient personne pour le
  rompre.                                            où ils ont ri, la dernière fois où ils ont pleuré,   faire, leur offrir la sépulture qu’ils n’auront sûrement
  « Ils voulaient profiter de l’air frais des         …                                                    jamais. Dédier un livre à leur vie et à leur mort
  montagnes mais les capricieuses chutes de          La photo accompagnant l’article est                  fulgurante. Un tombeau littéraire. Pour se rappeler
  neige auront eu raison d’eux.                      magnifique. Mortelle mais sublime. On y voit          d'eux, ne pas les ensevelir dans l'oubli comme ils
  Ils étaient 24 à se reposer temporairement dans    une avalanche en noir et blanc, une fumée            ont déjà été ensevelis par la neige.  
  le refuge de la Page Blanche. Quand jeudi soir,    épaisse s’en dégage. J’en sentirais presque le       J’aimerais raconter leurs vies passées aux gens qui
  la neige a commencé à s’accumuler de plus en       souffle aussi glacial que la mort sur ma peau.        se contenteront de lire cet événement et de l’oublier,
  plus, ils ont décidé de prendre leur mal en        La force de la nature en action, qui détruit tout    leur écrire que oui, ces gens ont vécu. Que si
  patience et sont restés sagement au refuge.        sur son passage mettant l’homme à sa merci.          aujourd’hui ils ne sont plus présents, cela pourrait
  Malheureusement, une avalanche titanesque          Je ne peux m’empêcher de trouver cette photo         bien arriver à chacun d’entre nous. Bien sûr, c’est
  dont les causes ne sont pas encore connues a       belle, empreinte d’une puissance sauvage et          évident tout le monde le sait. Mais à mon gout, les
  tout emporté, dont leurs vies, ce vendredi aux     naturelle.                                           gens n’en prennent pas assez conscience. Qu’il
                                                                               
                                                                                                                                                                                           
                                                                                                            AVALANCHE MEURTRIÈRE AU REFUGE DE
                                                                                                            LA PAGE BLANCHE
suffit d’un millième de seconde pour que tout
                                                                                                                       Il étaient partis s'évader à la montagne
bascule et qu’on sombre dans l’oubli.
                                                         Un autre témoignage recueilli,                     pour quelques jours de tranquilité, on sait depuis
Je commencerai par contacter les familles. Vont-
                                                         éclairant les évènements de                        ce matin qu'ils n'en reviendront jamais. Les
elles m'autoriser à parler de leurs proches défunts
                                                         l’avalanche du Refuge de la Page                   vingt-trois vacanciers et le gérant présents hier
et à "enquêter" sur eux ?
                                                         Blanche                                            en fin d'après-midi, ont été surpris par une
Si oui, je leur demanderais la permission
                                                                                                            gigantesque avalanche, s'étant déclenché sur le
d'emprunter aux victimes leurs effets personnels
                                                                                                            versant nord de la montagne, après le dégel de
retrouvés sous la neige. Je commencerais par là.
                                                         Je me pose sur la terrasse du café folliet ,       la veille. Les secours sont arrivés sur place
Observer et peut être même lire les objets qui les
                                                         prend mes aises, et déroule mon journal            quelques minutes après la catastrophe. Ce
ont accompagnés jusqu'à leur mort et qui
                                                         maladroitement plié dans mon sac, que je           matin, les vingt-quatre corps ont pu être
survivent. Qui sont encore là. Car un objet ne
                                                         venais d'acheter dans un kiosque.                  rammené à la surface. Vers midi, ils ont été
meurt jamais, n'est ce pas ?
                                                         J'entreprend sa lecture avec entrain,              rendus à leurs familles; seuls quelques-uns,
Avec ces précieux indices et mon imagination, je
                                                         comme à ma grande habitude. Moi et ce              d'origines étrangères, sont enattente de
tiendrai une piste. Cependant,je ne connais pas
                                                         journal, c'est un peu comme un toxicomane          rapatriment.
grand chose à leur vie intime... et si j'allais sur le
                                                         avec de la marijuana. J'en suis accroc.            Voici les noms des vingt-quatre défunts : Violette
célèbre réseau social Facebook ?
                                                         C'est mon moyen de m'évader de ma                  Audeline, Marie-Anne Dlacourt, Tya Peters,
Oui, ils devaient sûrement avoir un compte. Mais
                                                         propre vie, pour voir ce qu''il y a ailleurs. Je   Jean-Jacques Bruneau, Jean-Paul Pipoux [...]
je ne le ferai pas sans l'avis des familles. Après
tout, qui suis-je pour fouiller dans le passé de         crois, en fait que je ne peux me passer de
                                                         tous les sentiments qui me traversent                 Leurs noms résonnent dans ma tête. Tous ces
morts que je ne connaissais même pas ? Peut
                                                         quand je lis ce petit recueil  de papier, que      noms, figés à jamais dans "l'autrefois", leurs vies
être aspirent-ils seulement à être oubliés ...Se
                                                         je découvre le palmarès sportif de nos             ne seront plus que souvenir. Dorénavant, on
reposer et disparaitre. Être enfin en paix.
                                                         équipes, l'actualité politique , mais aussi les    parlera d'eux au passé, avec une voix remplie
Je prends donc la décision de continuer les
                                                         polémiques , les drames qui nous                   d'amertume, de tristesse. On ne dira d'eux que
recherches seulement si les familles m'y
                                                         entourent, qui m'entourent.                        des éloges, et on oubliera leurs défauts, leurs
autorisent et même m'encouragent. Et je m'y
                                                         Je feuillette rapidement et mécaniquement          failles, afin d'en faire des idéaux. Je ressens un
tiendrai.
                                                         le journal pour me faire une idée globale de       léger pincement au coeur,  ma gorge se noue:
Peut être est-ce pour eux la dernière fois, mais je
                                                         l'actualité politique:  un marquage de             toutes ces vies, emportées sous le simple désir
tiens à leur faire une ultime promesse.
                                                         magasin, une manifestation, victoire d'une         de la nature. "C'est la vie", dit-on souvent. Je ne
                                                         équipe de foot, un projet de rénovation d'un       suis pas d'accord. Ces gens-là ne devaient pas
                                                         quartier, grève de bus, quelques sorties de        mourir. Je ressens une soudaine envie de les
                                                         films à gros budget , François et Isabelle          faire vivre, de leur donner ce qu'ils n'avaient pas
                                                         sont fiers de vous annoncer l'arrivée de            eu l'opportunité d'avoir. En effet, une idée me
                                                         leur nouveau né, Gabriel ... Mais un article       vient en tête: leur rendre vie grâce aux mots, un
                                                         en particulier accroche mon regard, et mon         tombeau posthume en quelques sortes, un
                                                         attention :                                        endroit où ils auraient une vie éternelle, où on
                                                                                                            parlerait d'eux au présent. Je veux leur donner
de l'âme dans un monde meilleur. Dans la
                                                                                                              medecine, c'est l'arrêt du coeur, l'arret du
                                                                                                              fonctionnement cérébrale. Et lorsqu'on perd
                                                                                                              un proche, on opte tous dans la religion, on
plus que la rubrique "fait divers", à la page seize                                                           ne veut pas se dire que les gens qu'on aime
                                                      C'était pendant la semaine du 24 octobre que
d'un petit journal régional.                                                                                  se retrouve dans un trou noir. On garde tous
                                                      j'ai vu cet article dans le journal national. J'ai vu
Etant donné ma profession, écrivain, leur dédier                                                              un espoir.  Personne ne veut oublier. Un
                                                      cette photo, ce texte, ces noms. Ils avaient de
un livre est comme on dit, dans mes cordes.                                                                   frère ou une soeur. Un enfant, des parents,
                                                      10 à 70 ans. 24 personnes au total. Autant de
Dans les jours qui suivent, j'entreprends                                                                     ils font partie de nous, les oublier serai
                                                      vies brisées. On se savait rien d'eux, ni leur
d'intenses recherches. En un premier lieu, je me                                                              d'oublier une part de nous même.  J'ai donc
                                                      passé, ni les raisons pour lesquelles ils étaient
rends sur le fameux réseau social facebook, où                                                                fais des recherches, sur internet, dans les
                                                      dans ce refuge de la Page Blanche.  Je me
nombre d'entre eux doivent sans doute avoir un                                                                familles.. J'ai pu remarquer que la plupart
                                                      souviens encore de ce frisson qui m'a traversé
profil. Ma recherche s'avère fructueuse, plus que                                                              d'entre eux ont des pages facebook. C'est
                                                      a la lecture de l'article. Celui qui vous rappelle
je ne l'espérais. Enfin, je peux mettre des                                                                    surement le moyens de garder les souvenir
                                                      que la vie est précieuse, et si fragile. Celui qui
visages, des comportements, des sentiments,                                                                   les plus précis d'une personne. On peut
                                                      vous rappelle que la vie n'est pas si belle pour
des goûts sur ces noms. Peu à peu, j'apprend à                                                                revoir ses photos, ses centres d'interets, ses
                                                      tout le monde. 
les connaître. Tel un détective de vie, je                                                                    plus belles conneries, et ses plus grosses
                                                      On peut imaginer ce qu'ils ont pensé lorsque la
rassemble toutes les informations possibles dans                                                              déprimes. Et tant que cette plate forme
                                                      vague de neige s'est abbatue sur eux.
un petit bloc-note.                                                                                           existera, ces corps virtuels survivront. Ils
                                                      Lorsqu'ils ont compris que tout s'arreterai là.
  Mais au fur et à mesure que je découvre toutes                                                              seront encore là, comme s'ils ne nous
                                                      Peut-être que certains étaient déjà préparé à la
ces personnalités, à travers leurs profils qui à                                                               avaient jamais quitté, la seule différence,
                                                      mort, et d'autres non. Peut-être qu'ils se sont
jamais les ont figés dans leurs derniers moments                                                               c'est qu'ils n'y aura plus de nouvelles
                                                      remémoré leurs meilleurs et pires souvenirs.
de vie, je me bute bientôt à une réalité, une                                                                 actualités, plus de photos, plus rien.
                                                      Ou même ont ils profité de leurs derniers
problèmatique, une hântise: Comment                                                                           Dans les objets retrouvés, il y avait aussi des
                                                      instant. D'un dernier regard, d'un dernier
m'occtroie-je le droit de continuer à les faire                                                               écrits, que j'ai demandé à lire.  Vous savez,
                                                      souffle. Dans l'article il est dit que peu de
vivre? L'auraient-ils désiré? A-t-on le droit à                                                               ces journaux intimes où l'on marque le
                                                      choses ont été retrouvé, quasiment tout avait
l'oubli ?                                                                                                     moindre de nos faits et gestes, notre vie, nos
                                                      été détruit, emporté par la neige. Dans une             ressentis. Il  y en avait des très bien tenue,
                                                      pochette, il y avait des jeux poétiques, des            et des un peu moins. Je dois avouer qu'ils
                                                      cadavres exquis. Certains étaient très fort, et
Une réaction au drame de l’avalanche du                                                                       m'ont remué.. Les personnes qui les
                                                      certains très amusants. Peut etre un jeu qui            tennaient racontaient leurs sentiments les
Refuge de la Page Blanche et à la lecture             leur a fait passer le temps pendant l'avalanche.        plus profonds et les plus cachés avec une
de l’article annonçant l’accident :                   Il y avait aussi quelques vetements, des sacs à         telle finesse.. Ces souvenirs deviennent
                                                      dos, de petites bricoles..                              alors éternels, enfermés dans un cahier. 
                                                      Ce qui reste sur, c'est que moi, j'ai voulu leur        Apres ces longues recherches, j'ai reussis a
                                                      rendre un dernier hommage, les garder vivants.          parvenir à mes fins. Un tombeau litteraire,
                                                      Pouvoir se rappeler de ces gens, pour leurs             c'est donc ca que je m'apprete à faire.
                                                      proches, et même pour ceux qui ne saveit rien           Toutes ces personnes décédées dans cette
                                                      de leurs existences. Mourir ne veut pas dire            avalanche, ils sont encore là. Et le seront
                                                      être oublier. Dans la religion, c'est le passage        encore pour longtemps. J'ai pu leur redonner
cardiaques, d'accidents graves. Mais les
                                                                                                                         récits de mort imminente me fascine .
                                                                                                                         Qu'est-ce réellement la mort ? Pourquoi fait
                                                                                                                         elle si peur ? Frappe t-elle vraiment au
un passé, une histoire qui les a mené là. Des                        Un dernier témoignage sur le ressenti après         hazard ?
livres, des musiques, des films, des passions,                        le drame.
des physiques, des âmes. Voila, c'est ce qu'ils                                                                          *****
sont. Beaucoup ont un passé très dure, mais si
court à la fois. 10 ans, 16 ans, 20 ans..                             Me voila, une fois de plus seul...                 Il était 18 heures. Je rentre chez moi après
Pourquoi eux ? Comment en sont-ils arrivé là ?                        J'aime dire que je suis un grand solitaire.        une journée des plus ennuyeuses. Je n'ai
Quelle vie avaient-ils ? Et est-ce qu'ils vont                        J'essaie de le croire, ou plutôt de me le faire    pas reussi à sortir ce mystère de ma tête...
manquer à quelqu'un.                                                  croire.                                            Ces questions me tourmentent.
Violette Audeline. Pia. Frédéric Blanquiot. Léo                       Me cacher cette souffrance, comme je la            Je m'affale sur le sofa et ouvre mon p.c,
grand. Mamie Paulette et papy Jo. Panda et                            dissimule aux autres... Et oui, je suis un ado     toujours en veille.
effy  Kingston. Tya Peters. Stéphane Dupont.                          des plus banals ... "C'est ma crise                Une fenêtre s'ouvre, c'est une page
Louis Dupuis. Marie. Raphaël de  Savière.                             d'adolesence. Je suis mal dans ma peau, je         d'actualité, à laquelle je me suis abonné.
Laure Champs Savière. Jean Paul Pipoux.                               n'aime personne, je ne supporte personne           C'était les faits divers à la une : un jeune
Marianne de la Court. Jane Lewis. Hellen                              mais cela va passer..." Et en attendant, je        sauve une grand mère de la noyade, un
James. Damian Vritania. Ambre Munier. Millie                          suis curieux de savoir comment je suis sensé       flasmob qui tourne mal dans le
de la Brule. Jean JAcques Pruneaux. Paul                              ne pas me noyer dans ce flot noir de                R.E.R, les pesticides mis sur certaines
Travel. Jade Taylor.                                                  pensées ? " Trouve toi une passion, ou une         pommes sont peut être cancérigènes et une
Vous le sentez ce frisson vous aussi ?                                petite copine !"                                   avalanche qui emporte tout un refuge dans
                                                                      Whoua la belle affaire ! C'est vraie que les       son sillage... UNE AVALANCHE DANS LE
                                                                      deux tombent du ciel ...                           VILLAGE VOISIN !!! A ce moment là, une
                                                                      Tous les jours, la même histoire, le même          connection s'établit dans ma tête.
                                                                      refrain, la même amertume, la même haine           C'était ma chance. Ce serait l'occasion de
                                                                      envers tous êtres vivants.                         faire une première investigation. Cela
                                                                      En fait, suis-je moi même vivant pour détester     m'aidera peut être à ressoudre ces énigmes
                                                                      à ce point la vie ?                                qui me hantent.
                                                                      Pourquoi suis-je tant attiré par cette mort ?      Qui étaient ces pauvres gens ? Avaient-ils
                                                                      Peut être parcequ'elle est mystérieuse et          une famille ? Une histoire ? Des secrets ?
                                                                      terrifiante !                                       Je cherche sur d'autres sites... Tous les
                                                                      Oui, ma passion c'est ça ! Je suis passionné       corps ont été emportés et remis aux familles
                                                                      par la mort !                                      endeuillées.
                                                                      Cela fait déjà quelques mois que je fais toutes    Les effets personnels ont été récupérées par
                                                                      les recherches possibles sur ce sujet tabou :      les familles, mais certains trop abimés sont
                                                                      différences entre les croyances, les religions     restés au dépot de la mairie.
                                                                      et la réincarnation... Dois je croire à tous ces   Est-ce immoral d 'empreinter des affaires
                                                                      témoignages lors de coma, d'arrêts                 aux morts ? Ou cela peut il être considéré
Il la conduit au refuge pour la soigner. Il veille
                                                                                                         sur elle le temps qu'elle se rétablisse.
                                                                                                         Ensuite des noms apparaissent au fur et à
                                                                                                         mesure du récit. Un certain Jean Jacques
comme un pret pour une expérience                    Je fouillai une dernière fois la petite boite, et   Bruneau qu'elle doit convaincre pour rester
scientifique ?                                        recueillis tous les détails qui me semblèrent       au refuge. Par chance une terrible tempête
La seconde préposition me convient .                 les plus essentiels à mon enquête.                  de neige éclate à ce moment et il est dans
La mairie est encore ouverte pour une demi           Rentré chez moi, je m'enfermai à double             l'obligation d'accepter sa requette.
heure, il faut que je me dépêche !                   tour, dans ma chambre. Je déposai sur une
                                                     couverture , tous ces pans de vie oubliée et        *****
*****                                                ignorée...
                                                     Je fis sécher les dessins, et autres écrits          Subitement, de violents coups sont portés
Les deux sécrétaire à l'entrée, trop occupées à      très interessants. Certains resteront illisibles    contre la porte. C'est ma mère, elle crit
parler de leurs prochains achats ne                  mais le puzzle avec un peu d'imagination et         quelque chose comme : "couché....plus d'eau
remarquèrent même pas ma présence.                   de chance pourra être reconstitué, je               chaude....demain cours...1 h du matin" Ce
Il y avait une petite boite en carton posé dans      pense...                                            bruit parasite me ramène à la réalité. Je lêve
un recoin de la pièce.                               Je me remis à la lecture du bel objet rouge.        les yeux des pages griboullées, tourne la tête
Ce petit carré froisé contenait quelques             Je fus ravi de voir qu'il était moins abîmé         et je vois qu'il est déjà 0h57.
souvenirs des disparus.                              que je le supposais. Seules quelques pages          Je décide alors d'aller me coucher, la tête
Il y avait peu de choses à l'interieur :             étaient encore humides.                             remplie d'hypothèses.
seulement, des indices sur leurs vies passées.       C'était une sorte de journal de bord au
Mais je j'étais certain qu'en grattant un peu, il    allure de journal intime. Il était tenu par une
était possible de recréer des fragments de leurs     jeune fille, d'environ mon âge, prénomé
histoires...                                         Marie. Je ne vis nulle part son nom de
Il y avait des croquis détrampés, des clés           famille mais quelle importance ?
rouillées, des photos gondolées, des pinceaux
dont les poils étaient pour la plupart arrachés,     *****
des appareils photos plus ou moins "ruinés",
une très belle fourchette en argent oxydée, une      Fantôme numéro 1*:
canne maintenant en bois flotté ainsi que des
carnets abimés contenant une multitude de            C'est donc une ado d'environ 16 ans. Une
secrets...                                           jeune fille peu commune. D'après les
La première chose que je remarquai, fut un           première pages de son carnet, elle s'est
petit carnet rouge aux bordures dorées.              enfuie de son lycée car elle ne supporte
Il y avait de nombreuses pages collées par           plus sa vie . Elle aspire au changement.
l'hummidité, et sans oublier de grosses taches       Durant son périple, elle se perd. La nuit
d'encre surement dûes à la neige. Mais je            venue, elle se fait renverser. Elle explique
réussis à lire sous la couverture, à l'encre noir,   ne plus se souvenir, comme un trou béant
le prénom "Marie".                                   depuis le choc. A son réveil, un jeune
Ce sera donc Marie mon premier fantôme ?             homme nommé Rafael tente de la secourir.
Instantané du drame du Refuge de la Page Blanche !         !      !      !     !      @jonathangriffith


Pour retrouver tous les protagonistes du drame du Refuge de la Page Blanche, cliquez ici
Léo Grand

                                                                                                          Louis Dupuis, ancien
                                                                                                                                2
                                                                                                          chirurgien, perd la vue




                                                                                                                                                               Jean Jacques
                                                                                                                                                               Bruneau, propriétaire    Elfi, soeur jumelle inverse de Panda13
                                                                                                                                                               du refuge    12




                                                                                              Stéphane Dupont19




                                                                                                                                                                                        Panda, fashion victime de 19
                                                                                                                                                                                        ans, soeur jumelle dElfi     14
                                                                         Jane Lewis




                                                                                                                                         Millie de Labrule15


                                                              Hellen James18                     Refuge de la page Blanche E330
                                                                                                              N5080             20



                         Jade Taylor4                                                                                                                                   Tya Peters, photographe
                                                                                                                                                                                                10
                                                                                                                                                                        australienne




                                            Jean Paul Pipoux, faible
                                            moche et trop gentil     1



                                                                                                                                                                                 Pia, jeune fille anorexique
                                                                                                                                       Frédérick, père de famille et PDG8        souvent hospitalisée        9




Marie Anne Delacourt,
pulpeuse, exigeante,
dominatrice          3




                                                                                                                                         Violette Audeline11




                                                                                                        Marie, en rupture familiale7
                                        Laure Duchamps Savière6          Rafaël de Savière5
Notes
1) Jean Paul Pipoux, faiblermoche et trop gentil
par Louise


2) Louis Dupuis, ancienrchirurgien, perd la vue
Neuf heures du matin. J'étais allongé sur ce lit d'hôpital sur lequel je vis depuis quelques jours. J'étais assis et je réfléchissais. Je me suis
mis à penser: quel ironie! Toi qui a opéré tant de personne en leur disant de ne pas avoir peur. Maintenant, je comprends ce qu'ils
ressentaient. Neuf heures et demi, on vint me chercher pour m'emmener au «bloc».



Je me suis rappeler de ma jeunesse en Bourgogne. Avec mes amis nous prenions nos vélos et nous faisions des balades qui durait des fois
toute une journée. Depuis que je suis petit j'ai adoré les sciences. J'avais seize de moyenne en math, en physique et dix-huit en biologie. A
la fin du lycée la voie de la médecine me semblait tout indiquer. Mais, malheureusement, j'ai du quitter ma vie en Bourgogne, ma famille,
mes amis. Malgré tout, j'ai décidé de continuer mes études en faculté de médecine à Annecy en 1984. J'étais le seul de ma promotion à ne
pas avoir fais de classe préparatoire. J'ai réussis chaque années à trouver la force de continuer à jongler entre heure de cours et petit job
pour continuer de payer ce petit studio où j'ai vécu près de onze ans. En 1995 j'ai fini mes années de médecine et j'ai été recruté par un
prestigieux hôpital en Savoie.

Donc j'ai décidé de vivre à Aix-les-bains. J'ai travaillé quatorze ans dans cet établissement à sauver des vies. Comble du sort j'ai été atteint
d'une maladie qui oblige à pratiqué une opération sur le cerveau juste derrière l'œil.

Nous en revenons à l'instant présent où on m'allongeait sur la table d'opération. Je reconnaissais tous les outils que j'utilise presque
quotidiennement. On me plaça ce masque qui endort le corps et l'esprit. Quand on me réveilla, j'ai ouvert les yeux puis je ne vis rien. Ne
serait-ce qu'une lumière ou un lit. Le pire des cauchemars du chirurgiens m'est arrivé : devenir aveugle. Cela signifiait tant de chose: fin de
ma carrière, perte de mobilité, ne plus pouvoir lire ou même écrire normalement.

C'est donc déprimé que j'ai décidé de me ressourcer à la montagne pour prendre le «bon air» comme mes grands-parents me le disaient
souvent.

Mais devenir aveugle c'est aussi le changement. Grâce à ceci (http://festivalpremierroman.com/SDL/lecteurs_adhesion.html) j'ai pu continuer
à «lire». Grâce à ce site, de nombreuses personnes ont données leurs voix.

Cela permet donc au aveugles de continuer à aimer la littérature. En ce moment j'ai même une un coup de cœur pour Kosaburo 1945 dont
la poésie me porte jusqu'à ce refuge de montagne.

Donc j'ai continuer à lire pendant tout le voyage jusqu'à la station.

 

Par Antony Carraz

 


 


3) Marie Anne Delacourt,rpulpeuse, exigeante,rdominatrice
Marie-Anne Delacourt est née le 27 juin 1981 à Paris. Elle a eu une enfance heureuse dans sa famille bourgeoise. Aujourd’hui, Marie-Anne a
31 ans, est critique gastronomique.

C’est une personne maniaque, stricte, solitaire, profiteuse, pessimiste et dédaigneuse qui ne pense qu’à sa propre personne. Physiquement,
elle est une femme jolie, grande, un peu enrobée qui allie la classe de ses vêtements avec un maquillage simple et naturel.

Etant une personne aux goûts classiques (et assez bourgeois), ses goûts musicaux se composent d’artistes tels que Mozart, Bach ou encore
Beethoven. Ses préférences en matière de cuisine sont :




Le            cheese cake d’un petit restaurant New Yorkais appelé « Cheese                   Cake House »,




Les            ramequins fondants au chocolat parsemé d’amandes effilées,




Le            chapon fermier farci aux figues et au foie gras,
La            mousse d’avocat au caviar,




Velouté            de châtaignes aux truffes et foie gras,




Saint-Jacques              et son bouillon au Champagne




Matelôte              d’huîtres à l’anguille parsemée de persil.




En revanche elle n’aime pas la musique moderne, le sport, la « mal-bouffe » (Mcdonalds, Quick, etc), et les animaux. Certaines de ses
connaissances la qualifieraient même de misanthrope. Ses principaux loisirs sont le shopping (principalement chez Dior et Chanel, sans
oublier l’inévitable passage chez Louboutin), la cuisine, les promenades maritimes sur son yacht ou encore la lecture (ses auteurs préférés
étant Balzac et Corneille).


par Esin et Ophélie

 


4) Jade Taylor
Je m'appelle Jade Taylor, j'ai dix-huit ans et je pensais que ma vie était parfaite... Ici, je vais essayer de tout dévoiler, en espérant ne rien
épargner de ma vie.
Je suis née à Lyon le 27 avril 1994. J'ai vécu mon enfance dans un petit appartement . J'avais une relation fusionnelle avec ma grande
soeur, elle était comme ma meilleur amie. Celle-ci a aujourd'hui vingt-et-un ans et son nom est Maud. Ma mère s'appelle Sophie, et mon
père James (il est d'origine anglaise). J'ai étudié à l'école Ombrosa, une grande école privée et bilingue de Lyon. J'avais un petit groupe
d'amies, j'avais de bonnes notes. Arrivée au collège, mes copines ont changé, je n'aimais pas leur comportement de rebelles, de garces. Je
me suis éloignée en me réfugiant dans mes passions: le violoncelle et le cinéma. Je prenais des cours particuliers de violoncelle deux fois
par semaine. J'étais douée, motivée, j'apprenais vite. Et en dehors des devoirs, je passais mon temps libre à regarder des films : connus et
inconnus, anciens et comtemporains, des films de science-fiction comme des histoires romantiques, etc...J'observais, j'analysais, je
regardais le façon dont c'était tourné, les mouvements des caméras, l'enchaînement des scènes, la musique, le jeu des acteurs, je faisais
attention aux moindre petits détails. J'ai aussi fait des recherches sur des acteurs, sur les réalisateurs les plus renommés. Je vivais dans
mon monde... Je voulais me persuader que j'étais heureuse, que ma vie était fantastique... Je ne voulais plus entendre les cris de mes
parents, les reproches de ma soeur qui devenaient de plus en plus fréquents, je ne voulais pas voir les tensions qui reignaient dans ma
famille, les pleurs de ma mère le soir... Alors quand mon père est parti, lorsqu'il a quitté ma mère pour une autre femme, cela à été un grand
coup à endurer... Je commençais à vraiment me sentir mal, je ne savais plus où j'en étais, ce que je voulais, ce que je valais.
Et puis il y a un an, j'ai rencontré Sarah au conservatoire de musique où je commençais ma première année. Je croyais avoir du talent ; elle,
elle était un génie... Cela se voyait qu'elle voulait faire du violoncelle un métier. Elle était au même lycée que moi : je l'avais déjà croisée
mais on ne s'était jamais parlées. Et alors que je n'avais pas eu d'amie depuis longtemps, elle et moi sommes devenues les meilleurs amies
du monde! Sans doute parce que l'on partageait les mêmes passions pour le violoncelle et le cinéma... On s'est créé notre propre groupe
d'amis : grâce à elle; je reprenais confiance en moi. C'est comme si elle m'avait sortie de mon univers et ramenée sur terre... C'est aussi
grâce à elle que je sors aujourd'hui avec Brian. Beaucoup de personnes n'y croyaient pourtant pas : une violoncelliste, élève modèle et
discrète avec l'un des garçons les plus populaires du lycée, fondateur d'un groupe de rock qui se faisait connaître de plus en plus.
Bref, notre groupe était soudé, on avait tous des passions et de grands projets pour l'avenir : Sarah avait pour projet de continuer ses études
au Royal College of Music de Londres, j'avais espoir d'entrer à l'université de Westminster School of Media, Arts ans Design, Ambre rêvait
d'intégrer la LAMDA, London Academy of Music and Dranatic Art, Brian voulait continuer dans la voie de la musique, etc... On était jeunes et
fous...
Aujourd'hui, on est toujours jeunes, mais notre folie a disparu. Cette lumière qui brillait dans nos yeux s'est éteinte... Car aujourd'hui tout a
changé, aujourd'hui Sarah n'est plus là.... Un accident de voiture a mis fin à sa vie, a mis fin à une période de notre vie... Et jamais aucun
hommage ne sera à la hauteur de ce qu'elle méritait, jamais aucune larme versée sera de trop pour elle, jamais personne ne saura nous
donner ce qu'elle nous a apporté, jamais quelqu'un ne pourra la remplacer... Nous t'aimerons éternellement et chaque moment de joie que je
vivrai te sera dédié...

 

Par Candice et Fanny


5) Rafaël de Savière
 



Lors d'une belle matinée d'hiver, le soleil était au zénith et la chaleur au rendez-vous. En bordure d'une rivière qui longeait la forêt, assis sur
un rocher avec un chevalet et une toile, un homme peignait. Il représentait l'eau sous ses multiples facettes, toutes empreintes de beauté. Il
est seul, seulement accompagné de ses pinceaux et de ses couleurs. Il ne lui faut rien de plus, il n'a besoin de rien d'autre. Cela suffit à le
faire vivre et à le rendre épanoui. Pour lui, l'art représente la vie car tout peut être représenté sous formes de peintures. Seul avec sa
passion, il s'en contente car étant solitaire, il n'apprécie pas beaucoup se mêler aux autres. Son air farouche ne lui laisse pas beaucoup de
chances de faire des connaissances. Cela explique souvent le refus de certains de s'intéresser à lui. Les seuls qui comptent pour lui sont ses
amis peintres car ce sont les seuls qui arrivent à le comprendre et qui lui permettent de rester lui-même. Il passe beaucoup de temps avec
eux, certes souvent dans le but de son travail mais également à de nombreuses reprises pour passer du bon temps avec eux pendant ses
loisirs. Leur présence lui fait beaucoup de bien, lui permet de s'échapper et de s'épanouir. Leurs interminables soirées de peintures ou de
discussions sont pour lui une grande source d'inspiration et de motivation. Ayant une personnalité très étrange, de nombreuses personnes
ne prennent généralement pas le temps d'essayer de le connaître ce qui explique le fait que son cercle « d'amis » est pour ainsi dire très
restreint pour ne pas dire nul. Ne connaissant pas son histoire, ils ne peuvent pas le comprendre et ne prennent pas la peine d'essayer.

Étant très occupé par ses passions et par son désir de monter sa galerie de peinture, il n'a jamais vraiment eu de compagne, seulement
quelques courtes aventures qui se sont rapidement terminées. Son travail ne lui laisse pas beaucoup de temps pour aller conter fleurette aux
belles demoiselles. Mais il ne désespère pas. Ce grand romantique dans l'âme croit au véritable amour et ne perds pas espoir de rencontrer
un jour la femme de sa vie, sa perle rare comme il la surnomme souvent. D'ailleurs il a peint de nombreuses œuvres de femmes, leurs
beautés l'émerveille, c'est une grande source d'inspiration pour lui. Étant aussi un très grand lecteur, il apprécie particulièrement la poésie et
le roman. Il affectionne particulièrement la lecture dans de beaux livres de papier, tourner les pages, les sentir sous ses doigts. Un des
romans récemment publié qu'il a beaucoup apprécié, savouré et qu'il a dévoré de plaisir est « La compagnie des Tripolitaines » écrit par
Kamal Ben Hameda. Ce grand romantique aime les descriptions des femmes et s'intéresse beaucoup au passé et au présent de celles-ci. A
travers ses peintures, il essaye parfois d'imaginer leur futur. Ils les dépeint de la manière la plus belle mais aussi la plus réaliste possible.
Son passé explique certainement les raisons pour lesquelles ayant presque toujours été en compagnie des hommes, il a une vision des
femmes très romantique. Son passé...son passé, il explique tout de lui. Alors laissez-moi vous le compter.

Rafaël De Savière est un homme de 27 ans né en Savoie dans la ville de Chambéry par une belle journée très colorée de printemps (ce qui
peut-être un signe de sa passion pour les couleurs). Étant devenu grand il est devenu un bel homme d'environ un mètre quatre-vingt quelque
peu musclé mais assez mince. Il a les cheveux mi-longs d'une belle couleur châtain qui lui tombent légèrement sur le front. Ce qui ressort le
plus sur son visage sont ses yeux d'une extrême rareté, d'un bleu vert qui tire plutôt sur le turquoise. Ses petites lèvres fines sont
surmontées d'un nez très droit presque aquilin. Il porte très souvent une petite barbe de quelques jours.

Enfant d'Étienne de Savière et d'Élisabeth, il est issu d'une très bonne famille. Il a eut la chance d'avoir une enfance très heureuse avec des
parents aimants qui lui ont donné une très bonne éducation. A l'âge de six ans, un miracle est arrivé, lui qui rêvait d'avoir un petit frère ou
une petite soeur. Sa petite soeur est née, prénommée Laure. Seulement deux ans plus tard, alors que toute la famille était sur une petite
route de montagne, les freins de la voiture ont lâché et le temps que son père réagisse il était trop tard. La voiture est tombée d'un petit pont
où elle a coulé très rapidement au fond de la rivière. Rafaël est le seul de sa famille a avoir réchappé de l'accident. Ses parents à l'avant
avaient les jambes coincées par des taules qui s'étaient enfoncées à cause du choc. Le corps de sa petite soeur n'a quand à lui jamais été
retrouvé malgré de nombreuses recherches de la police. A l'âge de huit ans, il s'est donc retrouvé malheureusement orphelin. Recueilli par
sa tante, une veuve sans enfants, il a passé les pires années de sa vie. Cette bourgeoise voulait qu'il devienne un homme important dans la
société, un politicien, un grand entrepreneur ou un avocat par exemple. Ce qui bien sûr ne convenait pas du tout à ses passions et à ses
ambitions futures. A seize ans, il a voulu quitter le lycée pour se diriger vers l'École des Beaux Arts. Sa tante a refusé et il a été obligé de se
plier à ses exigences car légalement elle était encore sa tutrice. Étant très intellectuel, à la limite d'être surdoué, il n'a jamais réussi à
s'épanouir dans ses études. Cela ne l'intéressait absolument pas, ces études l'ennuyaient. Ayant eu son bac sans jamais travailler, il a quitté
le domicile immédiatement après avoir eu dix-huit ans. Il allait enfin pouvoir se consacrer à sa passion : les arts. Ne voulant plus vivre dans
sa petite ville provinciale, il a voulu élargir ses horizons. Pour cela, il a donc déménagé à Paris. Grâce à ses petits revenus, il a réussi à louer
un petit appartement qui lui sert aussi d'atelier et de petite galerie d'exposition pour ses créations. Il a une petite terrasse tout en haut de son
immeuble qui domine un quartier de Paris, d'où son inspiration pour de nombreuses œuvres. Afin de se ressourcer, il a entreprit un voyage
dans sa région natale, dans un petit refuge de haute montagne. Sur la route, il a rencontré Marie, une adolescente de seize ans. Elle faisait
du stop sur la route et il l'a gentiment amené avec lui. Elle était en fugue et refusait de partir avec ses parents en montagne. C'est là que tous
deux comprennent qu'ils vont au même endroit. Il décide donc de la ramener auprès de ses parents. En chemin, il se lie d'amitié avec elle.
Elle lui rappelle tellement sa petite soeur qu'il la prend sous son aile, s'occupe d'elle, la protège. Ils se découvrent des points communs, et
sont tous deux passionnés d'art.

Arrivés au refuge, Marie a retrouvé ses parents, mais reste quand même proche de Rafaël. Quand à lui, il s'inspire, fait de nombreux
dessins, et peint de beaux paysages. C'est là qu'il a rencontré, Laure une jeune résidente du refuge, qui d'après les conversations qu'il a
surpris est guide de montagne. Il tombe éperdument amoureux de cette jeune femme très rapidement. Ce qu'il ne sait malheureusement pas
est que cette femme n'est autre que sa propre soeur disparue une dizaine d'années auparavant. C'est donc dans ce contexte que Rafaël se
retrouve à peindre tranquillement près du refuge de « La page blanche » et à rêvasser de cette belle inconnue qui hante ses pensées nuit et
jour.


 

Par Sandra Perruisset  et Magalie Sulpice

 


6) Laure Duchamps Savière
Laure Duchamps Savière a 21 ans.

Laure a perdu ses parents à l’âge de deux ans dans un accident de voiture, près d’un ruisseau en Savoie.

Elle a été recueillie par un vieux pêcheur qui n’arrivait pas à avoir d’enfant avec sa femme.

Le nom et le prénom du bébé étaient gravés sur sa médaille : Laure De Savière.

Pour pouvoir garder l’enfant plus discrètement, le couple l’a appelé Laure Duchamps Savière, « Duchamps » de leur nom, et Savière de son
nom d’origine.

Ils ont élevés Laure dans le secret, lui dissimulant la triste vérité sur sa famille.

Néanmoins, ils lui ont offert une scolarité normale, et les études qu’elle avait choisie.

Poussée par son amour de la montagne, Laure s’est dirigée vers le métier de guide de moyenne montagne.

Elle cherche de nouvelles difficultés, de nouvelles randonnées pour s’entrainer au métier de guide de haute montagne (son rêve), car n’étant
pas assez expérimentée pour atteindre ce rang, elle est prête à s’adonner à fond dans son métier.

Elle est de taille moyenne, blonde, assez jolie, les traits fins, et elle a les yeux marrons.

Musclée par les heures d’effort quotidiennes, elle a l’allure d’une femme de poigne.
Elle aime la soupe à l’oignon, la tartiflette, et toutes les spécialités savoyardes.

Intelligente, elle brille en mathématiques mais n’est pas forte dans le domaine des arts.

Son esprit décisif et très sûr de lui a toujours repoussé les garçons, et elle n’a jamais vraiment connu l’amour.

 Solitaire, elle n’a comme seule passion que la marche et les paysages qu’elle rencontre.

Dans le cadre de son entrainement pour devenir guide de haute montagne, Laure décide de partir quelques jours en refuge, en Savoie.

 

 par Fabien


7) Marie, en rupture familiale
 

Prénom: Marie

Situation : aisée

Frère et soeur: un frère et une soeur plus agés

situation familialle compliquée

taille: 1m60

couleur des yeux : marron,vert

 

Marie est une jeune adolescente de 16 ans. Elle est très brillante et intelligente, mais contre toute attente elle ne parvient pas à réussir. Sa
vie pourrait paraître idyllique et pourtant... C est la petite dernière d'une fratrie de deux filles. Sa soeur ainée est beaucoup plus agée et lui
passe le moindre caprice. Ses deux parents travaillent et gagnent très bien leurs vies. Ils font pourtant très attention à être souvent à la
maison pour pouvoir suivre les études de leurs fille. Elle vit dans un grand appartement au coeur de la charmante petite ville de Chambéry.
Elle est en seconde dans le lycée le plus côté des environs. Mais... derrrière cette belle facade, des gouttes salées glissent doucement sur
ses joues. Ces larmes causées par cette amour absent...

Sa soeur qu'elle admirait depuis toute petite, l'a laissée, abandonnée il y a deux années de cela. Pour des études lui a t- elle expliqué, "si je
dois partir c'est pour mon avenir, ne t'inquiète pas pour moi et pense au tien. Je serai toujours là si tu as besion d'aide Marie". Cette phrase
là, elle ne l'a jamais oubliée. Un gout amer lui revient quand elle se la repète, certains soirs de solitude.

Elle regrette cruelement son passé et son innocence.

Sarah sa soeur, son guide,lui a menti. Depuis son départ plus aucune nouvelle, durant plus d'un an. Elle a soudain reapparu un soir de noël,
puis cela recommença, malgré plusieurs messages, appels et même lettres plus aucune réponse au moment où elle aurait eut le plus besoin
d'un soutien.

Pourquoi un soutien?

Pour la même raison que Sarah est partie ... le cadre familial.

"non mais c'est rien, on vit avec, on a tous des problèmes" C'est surement le cas,mais certains sont surement plus pesants que d'autres,
plus durs à oublier.

Avoir un père et une mère, c'est déjà énorme. Mais c'est toujours pareil, qui y a-t-il derrière ?! Oui une famille, mais une famille dissolue,
déchirée.

Tout cela ne date pas d'hier les première disputes sont apparues il y a environ 4 ans. Au début c'était rien juste des petites piques que mes
parents s'envoyaient de temps en temps, puis cela est devenu plus insitant.

Les premiers cris, les premières larmes, les premières nuits de mon père sur le canapé, les premières vacances sans mon père, puis le
premier noël sans lui.... Puis de pire en pire; avez vous déjà vécu ce sentiment : lorque vous sentez que vous perdez quelqu'un de cher,
d'essentiel à votre existence et que vous ne pouvez rien faire pour le retenir ? C'est un déchirement, la perte d'une partie de vous .

Ce sentiment fait bien plus mal qu'un coup, c'est une brûlure qui calcine la moindre parcelle de votre coeur.

Nous avons tous un feu en nous qui nous permet de vivre, et de supporter les épreuves de la vie. Mais le jour où le vent tourne et que ce
foyer se transforme en brasier ce n'est plus la vie qui flambe mais vous...

 

Chaque matin, je pars de chez moi, sans même adresser un mot à mes parents. De peur qu'ils prennent cela comme prétexte pour accuser
l'autre, de je ne sais quelle infamie. Je suis devenu un fantôme pour mes propres parents.

Mais le plus dur, je pense, ça a été les premiers coups échangés. Non pas sur moi, je ne suis pas battue. Mes bleus ne sont pas visibles.

Ce jour là, ma mère avait gifflé mon père pour une histoire de S.M.S avec sa secrétaire, ou je ne sais plus quoi. Je n'avais pas pris ça au
serieux... Ce soir-là, il est parti. Le lendemain il était, soudainement réquisitionné pour un voyage d'affaire. Nous ne l'avons pas vu durant
deux semaines. Je ne sais pas si je peux dire ça comme cela mais, c'était presque les deux seules semaines de répit que j'ai connu depuis
quatre ans.

Les vancances ? Comment parler de vacances quand on doit choisir entre ses deux parents. Oui, ils font tout pour prendre leurs vacances
au même moment mais, ne sont jamais d'accord pour partir au même endroit !

 

Les cours ? Connaissez vous réellement un ado qui aime aller en cours ?

Je serais surement la première. Les études en elles même je trouve cela inutile, rasoir et insignifiant. Mais cela me change et me permet de
m'échapper de cette famille.

Mes amis ? J'ai peu d'amis, enfin plutôt peu de VRAIS amis.

"oui, moi, je suis amie avec tout le monde " Est que les gens le croient vraiment ?... Les vrais amis sur qui on peut compter, à qui on peut
raconter un secret sans avoir peur qu'il soit dévoilé, qui serait près à nous aider à faire n'importe quoi, nous sortir d'une mauvaise passe, il en
existe que très peu... Je vous avouerais que je ne considère qu'une seule personne comme cela.

 

Mais tout à changer depuis que j'ai rencontré Rafaël...

C'était une journée de plus, une journée banale : réveil en sursaut, premiers cris, une tasse de café qui se casse sur le sol, des hurlements et
des insultes. La porte qui claque, derrière mes pas,

mes yeux rougis, d'où le crayon noir qui commence doucement à couler...

Mon arrivée au lycée, les premières remarques sur mes vétements, sur mes notes, sur ma "dégaine", sur ma bonne humeur habituelle ...
Toutes ces choses qui au fil du temps deviennent insoutenables. Tous ces détails qui vous rongent telles des mites affamées. Mes nerfs qui
s'aiguisent, qui me tiraillent et enfin qui lachent ! OUI J'AI CE JOUR Là PETER LES PLOMBS"!

Ce jour a été le plus beau de ma vie. Je me suis levée durant le cours de français et je suis partie : sans un bruit, sans une parole, sans
aucun regard en arrière. Personne n'a bougé ni même tenté de me retenir, c'était leur petite animation de la journée. Ils l'auront bien vite
oubliée, après avoir fait deux trois commentaires désagréables. J'ai passé les enceintes de ce vieux batiment, le nuage de fumée des
nombreux "accros" agglutinés en meute devant les murets de vieilles pierres craquelées. La grande horloge encastrée au centre de l'édifice
sonna huit heures et demi.

J'étais déterminée, à quoi ? J'en avais pas la moindre idée, je savais une seule chose : je ne supporterai plus ça, plus jamais !

J'allumais mon i-pod, plaçais mes écouteurs si je me souviens bien la première musique que je mis était de Black Veil brides, un groupe
d'émocore américain.

Je passais une dernière fois chez moi, pour récupérer quelques affaires. Il n'y avait personne, une fois de plus! Sur la porte du réfrigérateur,
la recette de coulant au chocolat de ma grand mère :

 




Préparation : 10                                                         min
Cuisson : 12 min

Ingrédients (pour 4 personnes) :
-                                                         120 g de chocolat noir + 8 carrés (5 g) à réserver
- 3 oeufs (oeuf                                                         bio seulement )
- 80 g de                                                         sucre
-                                                         35 g de beurre (                                                       suppimer
régime)
-1                                                         cuillère à soupe de farine (
fécule de pomme de terre seulement)

Préparation                                                    :
Faites fondre dans une                                                     casserole le chocolat et le beurre,
                     en remuant régulièrement pour former une pâte homogène et
onctueuse.
Dans un saladier, mélangez les oeufs,                                                     le sucre et la farine. Incorporez la préparation
chocolatée, et                                                    mélangez.
Versez 1/3 de la préparation dans des ramequins                                                       individuels. Déposez deux carrés de
chocolat dans chacun des 4                                                     ramequins, puis recouvrez-les avec le reste de la
préparation                                                    chocolatée.
Placez les ramequins au four (thermostat 7 /                                                    210°C), pendant environ 12 min, pas plus!
Dégustez de                                                      préférence chauds ou tièdes.




 




 
 

Encore des anotations de ma mère ! C'est comme tout, le moindre détail déplaisant, ils le suppriment, sans le moindre état d'âme et sans
aucune réflexion sur les  répercussion.

Je laissais un mot sur le frigo, comme quoi j'allais domir chez Alice les deux prochains jours. De toute façon je suis sûr que mes parents, ne
le verrons même pas... Ils le liront peut être, mais de là à ce qu'ils pensent à moi c'est une grande chose. Trop de travail, trop d'invités, trop
de problèmes "de grandes personnes".

Je pris le bracelet de Sarah, sac à dos, mes crayons, mon calepin, cinq pommes et je suis partie.

Je refermai la porte en claquant, la concierge me dévisagea étonnée mais ne dit rien. De toute façon elle ne disait jamais rien tant que les
étrennes de fin d'année étaient généreuses.

Je pris les ruelles étroites, évitais les flaques et les crachats sur les pavés.

Je filai vers n'importe où et nulle part sans penser à rien. Je sentais juste le doux sifflement du vent me chuchoter à l'oreille, il berçait mes
longs cheveux.

Je croisais de vielles femmes dos courbé vers le bitume, les rides qui dépeignent le bonheur et les épreuves de la vie.

Un homme assis sur un banc qui regardait les feuilles d'un arbre tombées, les yeux dans le vague, le manteau délavé et une canne à ses
pieds.

Des jeunes qui n'avaient rien de mieux à faire de leur journée que de boire des litres de bière, et raconter des blagues salaces, et leurs
récents exploits pour prouver leur virilité.

Mon Dieu, quelle tristesse ! Que se soit d'un côté ou l'autre du monde qui m'entoure les gens vivent, mais sont ils vraiment heureux ?

Je continuai ma route cette question en tête.

Au bout d'une ou deux heures de marche, je me retrouvai sur une petite route de campagne entourée de millers de champs.

Je ne sais vraiment plus comment je suis arrivée dans cette "cambrousse" que je n'avais jamais vu.

Il n'y avait rien, personne, des champs à perte de vue. Mais comment ai-je bien pu me retrouver là bas ?

De plus il y avait aucune voiture ou très rarement. Q'allais-je bien pourvoir faire ?

Rentrer ? Il n'en était pas question.

Je descendis alors dans le champs à ma droite. C'était du blé, parsemé de coquelicots. C'était tout simplement magnifique. Je me couchais
et dormis. Une pluie fine me reveilla quelques temps plus tard.

La nuit était sur le point de m'engloutir, j'étais perdue et je n'avais pas la moindre idée de l'heure qu'il était.

Je n'avais plus que deux solutions : 1* mon portable

 2* chercher la maison ou le village la plus proche.

Je regarde mon portable:  plus de batterie. Quelle poisse ! De toute façon qu'est ce que j'espérais ? Même si j'avais eu mon portable, ma
mère devait être à un dîner d'affaire donc pas besoin d'essayer. Mon père s'était surement réenfui, et ma soeur ? Elle a disparu depuis si
longtemps .

Je n'ai plus qu'à chercher le prochain village, j'espère que la nuit ne tombera pas trop vite.

Je me remets en route à moitié trempée et plus que démotivée.

Je marche, je marche, je marche et je marche pour enfin arriver à une station service. Elle est fermée il y a personne.

Je repars donc dépitée.

Soudain je vois des lumières blanches arriver dans mon dos. Mon ombre qui s'étire de plus en plus. Un bruit de freins, des crissements
sourds, une douleur pénetrante au niveau des côtes, mon souffle se coupe, mes jambes s'éfondrent, ma tête rebondit sur le sol puis enfin
l'humidité des fourrés sur ma joue. Ma vue se trouble, je ne vois plus qu'une ombre, une silhouette noire qui m'observe. C'était peut être la
mort qui était entrain de décider si elle allait m'emporter avec elle ou non ?

J'entendis le moteur qui redémare, je sentis l'odeur des pneus qui chauffent et dérapent sur le bitume puis la lumière des phares qui
disparait.

J'avais mal, tellement mal,je n'arrivais plus à bouger, j'étais comme clouée à cette terre pourtant meuble.

Je fermai les yeux, puis plus rien.

Quand je les rouvris , j'étais dans une voiture. Il me fallut quelques instants pour m'habituer à l'obscurité. C'était un homme, de vingt six/vingt
sept ans je pense. Il était beau . Il tourna la tête vers moi et me sourit. Il était chatain, des cheveux mi longs et une barbe de quelques jours.
Il ressemblait à un artiste, le genre de personnage beau au naturel qui ne s'interesse pas à l'apparence des gens mais plus à celle des
paysages. Je n'ai pas reussi à bien voir ses yeux, mais il me semble qu'ils étaient clairs.

Je ne comprenais pas grand chose, j'avais la tête aussi lourde qu'un boulet de prisonnier.

Il me regarda à nouveau et me dit:

"C'est étrange pour une jeune fille de passer sa nuit au bord d'une route. Quand je t'ai ramassée, tu étais en mauvais état, mais je pense que
tu n'as rien de grave. Mais ne bouge pas. Là ou nous allons il y aura un médecin. Au fait moi c'est Rafaël...".
 

Par Caroline Pharabot

 


8) Frédérick, père de famille et PDG
tente d'aider Pia à oublier sa maladie


9) Pia, jeune fille anorexiquersouvent hospitalisée
Pia. Sa chanson fétiche, River flows in you.
Elle était là. Elle était sans peur, forte, mais si fragile à la fois. Elle se tenait accroupie devant ses toilettes, avec un mal de ventre qui
devenait insoutenable, et c’est alors qu’une fois de plus, ses doigts passèrent la limite à ne pas franchir. C’est désormais à ca que sa vie se
résumait. A seize ans, elle se détruisait, obsédée par son poids, son physique, parce que les gens pouvait voir. Elle plongeait aussi dans les
drogues et l’alcool pour oublier qu’elle est malade, pour oublier  l’abandon de sa mère et l’ignorance de son père. Elle était seule. Perdue.
Plusieurs fois déjà, elle avait été hospitalisé pour tenter de retrouver son chemin, une voie à suivre. Les médecins la suivait à la trace,
surveillant ses faits et gestes, le but ? Maintenir un poids convenable. Mais Pia le savait, à chaque fois c’était la même chose, le corps
médicale étant persuadé qu’elle allait mieux , qu’elle ne reviendrai pas de si tôt, la laissait sortir, avec une visite le mois d’après pour vérifier
son poids, et comme ils se rendraient compte qu’elle pesait de nouveaux une dizaine de kilos de moins, la renvoyait au centre.. La journée,
elle était souvent seule. Le soir arrivé elle sortait dans des bars, buvait un verre. Deux verres. Le troisième lui était offert par un jeune
inconnu qui la remenerai chez lui pour «  apprendre à la connaitre » comme ils disent souvent.. Elle sniffait, elle fumait, elle se piquait. Elle
gâchait doucement sa vie, sans que personne de son entourage ne s’en inquiete. Pia à toujours été choqué par le fait que quelqu’un puisse
se détruire comme ca sans que personne ne voille..
Elle était si belle, si intelligente. Elle avait des yeux marrons profonds capables d’exprimer le moindre sentiments. Ses longs cheveux
ondulés qu’elle attachait en une grosse natte sur le coté descendait jusqu’à ses hances, renforçant sa maigreur. Lorsqu’elle se regardait
dans un miroir, elle trouvait ses os majestueux élégants, et elle aimait cette sensation de légèreté suprême qui fait cettesi grand fierté chez
les anorexiques.
Le 3 juillet 1995, une petite fille est née. Elle allait faire le bonheur de sa famille. Ses parents avaient décidé de la nommée Pia. Un nom court
qui se retiens facilement. Son enfance n’était pourtant pas difficile, elle avait de bonnes notes à l’école, ses parents étaient aisés, comme
toutes les familles ils se disputaient pour de petites choses, mais jamais rien de grave. Pia avait beaucoup d’amis, mais était souvent seule,
à refléchir sur des questions existentielles : Pourquoi sommes nous là ? Tentant de donner un sens à cette question.. Elle à toujours aimé la
mode, me shopping, mas sa plus grande passion était la lecture. Elle vivait dans les livres, car c’était un monde où tout finissait par
s’arranger tôt ou tard.
Sa vie s’effondra le jour où ses parents ont annoncé leur séparation, mais personne ne le soupçonnait, personne n’imaginais ce qui allait se
passer. Ces réactions en chaines incompréhensibles qui détruisent tant de gens, Pia allait les vivre a son tour. Au début, elle vivait avec sa
mère dans un petit appartement de Biarritz, son père habitait dans une petite maison dans la banlieue. Elle faisait une garde partagé, une
semaine sur deux, et la moitié des vacances scolaire. Jusqu’au jour où sa mère rencontra un homme. Un manipulateur qui a réussis a
parvenir a ses fins en la convaincant de la faire vivre chez son père. C’est alors que la maltraitance morale commençait, des menaces, elle
lui disait que tout son malheur venait d’elle, que tout était de sa faute. La jeune fille avait 14 ans à l’époque, et ces reproches lui ont vite
coupé l’appeti. A son arrivée chez son père, la solution était de déménager loin. Annecy. Mais contrairement a ce qu’il pensait, ca n’arrangea
rien.La voix de sa mère r ésonnait. C’était comme un traumatisme, auquel elle devait faire face, seule. Elle se sentait moche, grosse, seule,
perdue. Comme si l’abandon de sa mère faisait d’elle une personne que nul ne serai capable d’aimer.
Elle ne mangeait pas le matin. Le midi au lycée, elle ne prenait meme pas la peine de se présenter au self, et le soir elle disait a son père
qu’elle s’était goinfré au gouté et qu’elle n’avait plus faim. Le cauchemar commençait. Son père ne voyait rien, il l’ignorait. Un premier
malaise au lycée. Un deuxieme dans le bus scolaire. Et d’autres suivirent. Un premiere hospitalisation. Une premiere sortie. Un repas. Pia,
dans ses toilettes, avec ce mal de ventre. Et pour la première fois, elle ne s’est posée aucune question.elle ne s’est pas demandé les
conséquences que ce geste aurait dans le future. Elle ne s’inquietait pas, ni pour sa santé, ni pour le regard des autres. Elle voulait juste se
libérer, se sentir mieux, se sentir vivante.. Elle prit vite l’habitude d’appuyer ses doigts sur sa langue, au fond de sa gorge. Elle se fit souvent
hospitalisér. Des durées indeterminé.. Comme un film qui tournait en boucle. Son dernier psy a voulut lui changer les idées. L’envoyer dans
un endroit où personne ne saurait qu’elle est malade, un endroit loin des visites médiacles, loin de tous ces médicaments, de tout ces
problèmes. Un refuge en montagne où elle serait seule, avec des personnes qui ne remarqueront pas son existence, elle pourra réfléchir,
s’évader.
Pia. Elle à seize ans, elle mesure 1 m 70 pour 46 kilos. Elle est seule au monde. Elle est malade. Elle est ici pour rever, rever encore à ce
qu’aurai pu etre sa vie si tout s’était bien passé, si elle n’avait pas eu l’audace de se faire vomir, de sauter tous ces repas. Si elle avait eu
confiance en elle depuis le début ..
Octobre, le mois parfait pour une balade en montagne, idéal pour s’isoler dans un refuge. Ce sont les médecins qui allaient l’accompagner
jusqu’au refuge de la Page Blanche, car, même elle savait qu’elle n’était pas capable de faire ce chemin seule. Dans sa valise, elle prit
quelques tee shirt, 2 jeans, 1 pyjama, des sous vêtements, mais aussi son livre préférée du moment. Un livre de Claire Berest, nommé
Mikado. Pia aimait beaucoup la façon d’écrire de l’auteur, et l’histoire l’avait tout simplement passionnée, et c’est donc pour ca qu’elle le
lisait, encore et encore. 
Ca y est. Elle était là. Au refuge. Et déjà, elle remarquait que la plupart des gens qui s’y trouvaient n’avaient pas une vie des plus simples.
Elle les observait, les analysait. Mais ne parlait a personne. La plupart de son temps, elle le passait dehors. Elle roulait des joints pour sa
consomation personnelle, et buvait ses bouteilles qu’elle avait soigneusement caché. « Les cigarettes qui font rire » dit elle lorsqu’elle en
parle. C’est sa solution pour penser a autre chose, Pia se retrouve dans un autre monde, où tout va bien, où c’est elle qui crée les règles.
Elle savait que ce n’était pas une bonne chose, mais elle se dit toujours que tout ce qu’elle fais est mal, alors ca  de plus ou de moins, ca ne
change rien.

 

Par Roxane Cortese


10) Tya Peters, photographeraustralienne
Tya PETERS, 28ans, australienne, vit non loin de ses parents, restaurateurs, de ses petits frères, 18 et 23ans et de sa petite sœur, 15ans
qu'elle adore. Mesurant 1m73, blonde avec des yeux vert, elle travaille dans un petit magazine comme photographe, pour lequel a souvent
l'occasion de sortir de son pays, ce qui pour elle est un pur plaisir car elle adore voyager à travers le monde. Dans le cadre de son travail,
elle a pu visiter de nombreux pays tel que : la Russie, le Japon, le Kennya, San franscisco, Ibiza et l'Espagne. Dans le cadre de voyage
personnel, elle est allée en Egypte, à Rio de Janeiro, en Italie, en Angleterre et cette année, elle décide de passer ses vacances en France,
notamment dans un chalet pour quelques jours car elle est bilingue et adore le français et pour "décompresser" car elle sort d'une rupture
douloureuse avec son copain qui la trompait avec sa meilleure amie. Née un 9 février 1984, elle est donc Verseau et adore le chocolat, elle
est sincère généreuse mais impatiente. Elle adore le ski et toutes sortes de musiques.


Par Camille et Manon


11) Violette Audeline
Violette a dix ans et vient de Provence ou elle vit avec sa maman, Erika, 36 ans, son papa, Loïc, 38 ans, son petit frère, Théodore, 4 ans, sa
grande sœur, Maria, 16 ans et Jean Pierre, son petit chat d’un an et huit mois.



Elle a la silhouette d’une enfant de son âge, de grands yeux bleus assez clairs ornés de cils presque blancs, des sourcils fins arqués, des
pommettes hautes et des traits fins, un petit nez délicat ainsi que de minces lèvres couleur pêche. Violette tresse généralement ses cheveux,
plutôt lisses et fins, qu’elle porte relativement long. Elle s’amuse quelquefois à y ajouter des rubans.

Elle a le teint clair et un visage rond, rayonnant et paisible. Et bien sûr, aussi innocent qu’un visage d’enfant peut l’être. Son regard, vif et
malicieux, déborde d’intelligence.

Elle aime beaucoup discuter avec des gens de sa voix aigüe et claire mais ne supporte pas les enfants de son âge, qu’elle trouve attiré par
des préoccupations beaucoup trop puériles, en effet, elle est très mature pour son âge.

Le corps gracile mais vigoureux et endurant, elle a perdu toutes les rondeurs de l’enfance et pratique la natation le mercredi après midi. Elle
adore nager, découvrir le monde sous-marin et avoir l’impression d’être coupée du monde, de sentir le temps s’arrêter.

Cette fillette s’habille comme une poupée : robes claires et couleurs pastelles, petits chemisiers et ballerines dorées.

Ses mouvements sont fluides mais maladroits, sa démarche, celle d’une enfant qui commence réellement à découvrir le monde est encore
hésitante.
Violette adore également jouer de la clarinette et elle aime la barba papa (et aussi beaucoup le chocolat ), le ciel bleu, ainsi que la musique
( particulièrement classique ) et les opossums ( ses animaux préférés ).

Très émotionnelle, la larme facile et le rire cristallin régulier, elle ne comprend pas toujours ses sentiments. Gentille, délicate, elle est aussi
très renfermée sur elle-même et se confie difficilement car elle manque cruellement de confiance en elle. Même dans ses moments les plus
difficiles, elle cherchera toujours à aider les autres, comme elle aurait aimer qu’on le fasse pour elle.

Violette est également beaucoup trop exigeante avec elle-même et a une fâcheuse tendance à n’en faire qu’à sa tête. Elle ne supporte l’idée
de devoir se plier à des ordres sous prétexte qu’elle n’est qu’une enfant et trouve certains adultes insoutenables quand ils refusent de la
prendre au sérieux du fait de son soi-disant jeune âge.

Elle s’exprime très posément et s’énerve rarement.

C’est une enfant très classique, très romantique qui chérit le rose, les rubans et les perles mais elle a aussi un côté décalé enfantin et une
partie d’elle a grandie trop vite, lui donnant un air adulte contrastant légèrement avec sa personnalité. Autour de la musique, elle s’est crée
un univers très poétique peuplé d’oiseaux colorés et de jolis nuages blancs, havre de paix. Sa chambre est à cette image.

Elle porte souvent une odeur de lavande et son objet préféré, qui lui vient de sa grand-mère, est un pendentif : une chaîne fine montée d’une
plume en or accompagnée d’une perle couleur ivoire, qui, pour elle, symbolise la liberté. Elle passe la plus part de ses week-ends chez ses
grands parents vivant près des champs où elle s'amuse à cueillir de nombreuses fleurs, à courir avec ses cousins ainsi qu'à simplement
s'asseoir au soleil et profiter de l'instant présent.

A l'école, c'est une élève studieuse et légèrement timide. Elle adore la littérature et aimerais beaucoup entreprendre des voyages. Elle se
plaît à découvrir et comprendre le monde qui l'entoure.

Elle a quelques amies, notamment Capucine et Marie avec qui elle partage fous rires et passion de la clarinette.

Elles se plaisent à admirer les nuages et à en inventer des histoires à partir des formes plus ou moins précises.

Octobre 2011

Pour les vacances de la Toussaint, mes parents m’ont gentiment proposés d’intégrer une colonie de vacances de montagne pour une
semaine étant donné qu’ils travaillent et que mes grands parents chez qui je vais habituellement profitent des vacances scolaires pour
voyager.
Je suis donc inscrite à la colonie des « Petits vadrouilleurs des Alpes ». Au programme ? Découverte des alpages et construction de
cabanes ainsi que Raid Nature avec des ânes. Que des activités en apparence passionnante. Une fois arrivée sur les lieux et avoir passée
une journée entière à essayer (lamentablement, il faut bien le dire) de lier des liens reliant deux branches et à me faire insulter de « Petit
Caneton », j’en ai bien vite eu assez. Car, oui, les autres enfants avaient décidés que j’avais un faciès de caneton et trouvaient terriblement
drôle de me le rappeler à chacune de mes paroles en nasillant, n’hésitant pas à m’humilier. C’est tout naturellement qu’en fin de cette
longue, très longue journée, tout le monde me reconnaissait sous le nom de « Vilain petit canard ». J’ai donc décidé que j’en avais plus que
marre. Qu’une semaine à passer dans ce lieu aussi invivable pour moi qu’un océan pour un opossum, c’était beaucoup trop à supporter pour
une semaine de « vacances ». Qu’après tout, si je n’arrivais pas à me faire d’amis et que les activités proposées ne me plaisaient pas, que si
le dit luxueux confort était en fait spartiate, que si la nourriture était aussi bonne que mon chat aimait les otaries, autant s’en aller.

Je sais que j’ai toujours été d’un tempérament calme mais quelquefois, voila, j’explose. Impulsivement et sans prévenir. Au cours du repas
du soir, je demandai de regagner ma chambre en prétextant avoir horriblement envie de vomir. Profitant de ce cours instant de répit, je
rassemblais mes maigres affaires éparpillées dans mon dortoir, bouclait mon sac à dos le plus silencieusement possible et je m’éclipsais
dehors. Je ne savais pas où j’allais, mais je savais pourquoi je m’en allais. Et je crois que c’était ça le plus important. Le souffle frais de la
soirée me fouetta le visage et un mot s’imposa à moi. Liberté. Je hissais mon sac sur mon épaule et je me mis en marche d’un pas
vigoureux. Je ne pensais pas à ce qui allait se passer, comment je rentrerais ni même quand (dans le cas où je rentrerais). Je pensais juste
à fuir, mettre de la distance entre eux et moi. Aller le plus loin possible, le plus rapidement.

Le bâtiment dans lequel nous logions se situait non loin de plusieurs chemins de randonnées. Je décidais d’en emprunter un en priant
silencieusement pour que la direction que je prenais m’emmène à un endroit sûr. Et si possible pas excessivement loin.
Quand le soleil se coucha enfin, j’avais totalement perdu la notion du temps. Le ciel était clair, sans nuage et je marchais à la lueur du
croissant de lune, le plus rapidement possible. J’avais soif, froid et peur mais je ne regrettais rien. Je ne regrettais jamais rien.
En marchant, je pris plaisir à écouter paisiblement les bruits de la forêt. Plus le temps passait et moins je me sentais en danger. Moi, la petite
fille des champs n’avait jamais exploré la forêt, je me sentais cependant en sécurité dans ce sombre silence, comme sous l’eau. Hors du
temps. Plongée au milieu des grands troncs, cachée sous un océan de verdure, j’avais l’impression d’avoir toujours été là. Je respirais
normalement avec une certaine confiance en moi.

Quand la fatigue se fit soudainement ressentir, je débouchais dans une clairière. Je luttai contre l’irrésistible envie de m’allonger et de
m’accorder quelques heures de sommeil. Bien que je me sente en sécurité, je savais parfaitement que je n’étais pas à l’abri d’un danger.

J’avais oublié la colonie, les enfants si cruels entre eux, les adultes qui étaient censés me chercher. Avaient-ils seulement remarqués mon
absence ? Je m’en fichais. Je n’y pensais plus. J’avais décidée que je ne leur accorderais même plus l’ombre d’une pensée.

Le sentier sortit de la forêt en serpentant sur la montagne, entièrement à découvert. Je le suivi avec d’autant plus d’ardeur que j’étais
maintenant affreusement impatiente de trouver un lieu où me reposer, où dormir en tranquillité, un refuge.

L’air était froid et les nuages commençaient à couvrir le ciel, j’espérais silencieusement que le temps ne se gâterait pas car mon manteau
n’était pas imperméable. Mon épaule me faisait mal. Mes pieds aussi. Mon cou également. A y réfléchir, quasiment tout mon corps m’était
douloureux. Loin de me décourager, cela me poussait à continuer. Et à ne plus y penser.

Aux petites lueurs du jour, j’aperçus comme une grande grange au loin. Je rassemblais toute ma force et toute mon énergie et je pressais
chaque pas de m’emmener plus loin.
Arrivée à quelques pas de la porte d’entrée, je pris une grande bouffée d’air. Je venais de goûter et d’apprécier la solitude. A dix ans, je
venais de passer une nuit dehors dans la montagne et au petit matin, j’étais encore là. Vivante et debout. Quand ma main agrippa la
poignée, mes yeux se fermaient tous seuls. Et j’étais bien incapable de savoir si tout ce qui venait de se dérouler était réel ou simplement le
fruit d’un rêve. C’est en me posant cette question que je fis mon entrée dans le refuge de la Page Blanche.

 

Par Sybille Magnin


12) Jean JacquesrBruneau, propriétairerdu refuge
Les soeurs jumelles sont envoyées par leur mère pour rencontré leur père, caché jusqu'ici


13) Elfi, soeur jumelle inverse de Panda
Deux jeunes sœurs jumelles, Panda et Effy nées d’une mère française, Isabelle le 26 novembre 1992. A leur naissance, leur mère les
élèvent seule. Les deux jeunes filles se demandaient pourquoi elles n’avaient pas de papa, pourquoi étaient-elles différentes des autres
petites filles de leurs âges, et elles posaient sans cesse la même question à leur maman adorée : « Maman pourquoi papa n’est pas là? » et
leur mère leur répondaient toujours la même phrase lassante, triste et mystérieuse : « Mes chéries, sachez que votre père n’est pas là , il est
au ciel maintenant, au paradis, il repose en paix , mais il vous surveille de là-haut, il veille sur nous, et nous nous le portons en nous, là, dans
notre cœur ».
Quelques années plus tard, leur maman rencontra un bel américain, John. Ils se marièrent et ils élevèrent, ensemble, les deux magnifiques
filles de Isabelle. Elles étaient les mêmes, on avait beaucoup de mal à les reconnaître, toute les deux blondes, avec de magnifiques yeux
bleus éblouissants, aussi bleus et puissant que des saphirs scintillant tel une pluie d’étoiles filantes.
Hélas les années passèrent et quand les jumelles atteignirent leur 15 ans, Isabelle et John décidèrent de se séparer. Ce fut un terrible choc
pour les deux sœurs, elles ne s’y attendaient vraiment pas. Cet évènement tragique transforma Panda autant que Effy. Toutes deux
adoptèrent un style complétement différents et étaient très souvent en conflit à cause caractère très opposés. Mais elles restèrent tout de
même très unies et proche. C’est une sorte de « je t’aime, moi non plus … » L’une ne peut vivre sans l’autre. Panda devint un peu coincée,
sérieuse, dynamique et un peu tête en l’air, mais une indiscutable langue de vipère. Elle adorait la musique qui passe à la radio, et les
animaux, elle avait dans l’idée de devenir vétérinaire. Elle aimait beaucoup toutes sortes d’aventures, les sports extrêmes, toujours investit à
fond dans ce qu’elle entreprenait. Panda avait gardé ca jolie bouille d’enfant, de long cheveux blonds, ondulés qui venaient chatouiller le bas
de ses reins, et ses magnifiques yeux bleus couvert d’un fard à paupière très pâle, qui affinait et a perfectionnait les traits de son visage, on
pourrait l’identifier à une barbie fan de mode dans son monde rose pleins ede strass et paillettes, toujours vêtue de jolies robes en
mousselines et en dentelles .
Quand à Effy, c’est une autre paire de manche : Elle devint rebelle, délurée, excentrique et fêtarde, elle n’avait pas froid aux yeux. Elle
profitait de la vie, adorait délirer avec sa bande d’amis avec lesquels elle écoutait de la musique et avait dans l’idée de formé un groupe de
rock.

 

 

 

 

 

Une personnalité rare, douce, fine, mystérieuse, on l’appelait Effy, de son vrai prénom Elisabeth. Elle tenait ce prénom de son arrière-grand-
mère. Effy se disait sans sentiment, avec un cœur de pierre, ne pouvant ressentir aucune émotion. Du moins, c’est ce qu’elle faisait paraitre
à travers son physique maigre, sombre, et vêtue de très peu de vêtements, avec une vulgarité qui faisait son charme. Après la séparation de
sa mère et son beau-père, Effy tomba dans ce qu’on appelle « l’adolescence », cette période de notre vie ou on veut tout tester, tout
essayer, tout savoir de la vie qui nous entoure… Elle s’était créé son monde, son univers se transmettait par un regard, ou encore un simple
geste. Elisabeth, petite fille blonde aux yeux bleu, devenue Effy, la fille incomprise entouré d’un monde incompréhensible.

Passons maintenant a Panda, elle aussi pris un diminutif, pour oublier un peu d’où elle vient, son passé, sa famille, tout ce qui l’entour avait
peu d’importance pour cette jeune fille qui se défonçait a la cocaine entre les pauses WC au lycée. Avec un air de cruche, Panda était le
stéréotype de la blonde naïve, pucelle, innocente. Un peu enrobé, Panda avait son charme, un charme particulier qu’on ne trouvait pas chez
tout le monde, quelque chose d’hors du commun, elle vait son truc a elle. Elle se défoncait avec sa sœur, se bourrait la gueule avant de
rentrée chez elle pour oublier le passé, tout ce qui s’était passé dans la maison familiale, qui était presque vide, n’étant presque jamais là,
Effy et Panda vivaient leur vie sous les dépend de leur mère qui était de bonne famille.


 
Par Laurie


14) Panda, fashion victime de 19rans, soeur jumelle dElfi
Deux jeunes sœurs jumelles, Panda et
Effy nées d’une mère française, Isabelle le 26 novembre 1992. A
leur naissance, leur mère les élèvent seule. Les deux jeunes
filles se demandaient pourquoi elles n’avaient pas de papa,
pourquoi étaient-elles différentes des autres petites filles de
leurs âges, et elles posaient sans cesse la même question à leur
maman adorée : « Maman pourquoi papa n’est pas là? » et leur
mère leur répondaient toujours la même phrase lassante, triste et
mystérieuse : « Mes chéries, sachez que votre père n’est pas là
, il est au ciel maintenant, au paradis, il repose en paix , mais il
vous surveille de là-haut, il veille sur nous, et nous nous le
portons en nous, là, dans notre cœur ».
Quelques années plus
tard, leur maman rencontra un bel américain, John. Ils se marièrent
et ils élevèrent, ensemble, les deux magnifiques filles de
Isabelle. Elles étaient les mêmes, on avait beaucoup de mal à les
reconnaître, toute les deux blondes, avec de magnifiques yeux bleus
éblouissants, aussi bleus et puissant que des saphirs scintillant
tel une pluie d’étoiles filantes.
Hélas les années passèrent
et quand les jumelles atteignirent leur 15 ans, Isabelle et John
décidèrent de se séparer. Ce fut un terrible choc pour les deux
sœurs, elles ne s’y attendaient vraiment pas. Cet évènement
tragique transforma Panda autant que Effy. Toutes deux adoptèrent un
style complétement différents et étaient très souvent en conflit
à cause caractère très opposés. Mais elles restèrent tout de
même très unies et proche. C’est une sorte de « je t’aime, moi
non plus … » L’une ne peut vivre sans l’autre. Panda devint un
peu coincée, sérieuse, dynamique et un peu tête en l’air, mais
une indiscutable langue de vipère. Elle adorait la musique qui passe
à la radio, et les animaux, elle avait dans l’idée de devenir
vétérinaire. Elle aimait beaucoup toutes sortes d’aventures, les
sports extrêmes, toujours investit à fond dans ce qu’elle
entreprenait. Panda avait gardé ca jolie bouille d’enfant, de long
cheveux blonds, ondulés qui venaient chatouiller le bas de ses
reins, et ses magnifiques yeux bleus couvert d’un fard à paupière
très pâle, qui affinait et a perfectionnait les traits de son
visage, on pourrait l’identifier à une barbie fan de mode dans son
monde rose pleins ede strass et paillettes, toujours vêtue de jolies
robes en mousselines et en dentelles .
Quand à Effy, c’est une
autre paire de manche : Elle devint rebelle, délurée, excentrique
et fêtarde, elle n’avait pas froid aux yeux. Elle profitait de la
vie, adorait délirer avec sa bande d’amis avec lesquels elle
écoutait de la musique et avait dans l’idée de formé un groupe
de rock.




Une personnalité
rare, douce, fine, mystérieuse, on l’appelait Effy, de son vrai
prénom Elisabeth. Elle tenait ce prénom de son arrière-grand-mère.
Effy se disait sans sentiment, avec un cœur de pierre, ne pouvant
ressentir aucune émotion. Du moins, c’est ce qu’elle faisait
paraitre à travers son physique maigre, sombre, et vêtue de très
peu de vêtements, avec une vulgarité qui faisait son charme. Après
la séparation de sa mère et son beau-père, Effy tomba dans ce
qu’on appelle « l’adolescence », cette période de
notre vie ou on veut tout tester, tout essayer, tout savoir de la vie
qui nous entoure… Elle s’était créé son monde, son univers se
transmettait par un regard, ou encore un simple geste. Elisabeth,
petite fille blonde aux yeux bleu, devenue Effy, la fille incomprise
entouré d’un monde incompréhensible.


Passons maintenant a Panda, elle aussi
pris un diminutif, pour oublier un peu d’où elle vient, son passé,
sa famille, tout ce qui l’entour avait peu d’importance pour
cette jeune fille qui se défonçait a la cocaine entre les pauses WC
au lycée. Avec un air de cruche, Panda était le stéréotype de la
blonde naïve, pucelle, innocente. Un peu enrobé, Panda avait son
charme, un charme particulier qu’on ne trouvait pas chez tout le
monde, quelque chose d’hors du commun, elle vait son truc a elle.
Elle se défoncait avec sa sœur, se bourrait la gueule avant de
rentrée chez elle pour oublier le passé, tout ce qui s’était
passé dans la maison familiale, qui était presque vide, n’étant
presque jamais là, Effy et Panda vivaient leur vie sous les dépend
de leur mère qui était de bonne famille.


15) Millie de Labrule
Millie
De Labrule était une jeune fille tout à fait ordinaire. Elle vivait
dans un petit appartement au sud de la banlieue parisienne avec ses
parents. C’était une adolescente élancée avec de jolies boucles
brunes qui faisaient ressortir de grands yeux bleus sur un teint mat parsemé de taches de rousseur. Millie était de nature sociable,
souriante et pleine de vie.


Elle
se donnait à fond quand elle faisait quelque chose et n’abandonnait
jamais, elle n’aimait néanmoins pas qu’on lui marche sur les
pieds et ne se laissait pas faire, c’était un de ses moyens
d’attirer les hommes. D’ailleurs beaucoup la regardaient et
s’intéressaient à elle, elle faisait partie des trois filles, deux
de ses amies, les plus populaires du lycée. Cependant elle était
toujours célibataire non pas à cause de son caractère mais de sa
passion très envahissante, pour elle la musique c’était son mari,
son refuge dans les moments difficiles, ses moments de bonheurs, en
gros toute sa vie.


Elle
s’habillait chez de grandes marques, comme Kaporal
ou G-Star,
achetait du maquillage Dior
; et ce qu’elle aimait bien sur plus que tout, comme la
plupart des filles de son âge : faire les magasins et se
promener tranquillement avec ses amis. D’ailleurs, elle était
tellement passionnée par la mode qu’elle s’offrait, à peu près
tous les ans, un week-end à Londres, à New-York, ou dans d’autres
grandes villes de la mode. Mais sa plus grande passion, vous avez
surement deviné, restait la musique et plus précisément la harpe.
Encouragée par ses parents elle était devenue une virtuose, les
plus grands orchestres et les plus grands chefs désiraient lui
confier les partitions solistes. Abandonnant l’école pour rentrer
au conservatoire, elle se dévouait corps et âme pour atteindre
l’harmonie suprême. Elle pouvait rester des heures et des heures à
jouer dans sa chambre, même ses parents, qui aimaient la harpe, en
avaient plein les oreilles de cet instrument. Touchant son rêve du
bout des doigts celui-ci s’évanouit lors de l’incendie qui
frappa son immeuble, le vendredi 19 Novembre 2010. Un terrible
accident qui couta la vie à ses parents et qui la laissa
grièvement blessée. Cette orpheline, admise dans le service des
grands brûlés, à 18 ans à peine, apprit que sa carrière en tant
que musicienne était désormais irréalisable.

Effondrée
par la subite perte de ses parents, elle se renferma sur elle-même
et se réfugia dans son imagination. Aidée par son psychologue elle
progressa peu à peu, malheureusement elle se rendit vite compte que
le seul moyen de s’échapper de la vie, pénible et ennuyante, et
de ne plus penser à tous les problèmes était la musique. Depuis ce jour là elle n’a pas retrouvé de passion qui lui permettrait de
s’évader un peu de temps en temps. Etant sérieusement brûlée à
la main gauche, elle avait perdu toute sensibilité, son autre main
était intacte, une grande chance pour elle, mais son rêve s’était
désormais déjà envolé. L’accumulation de la perte de ses
parents et de sa main lui enleva tout goût à la vie qu’elle avait
pourtant bien savourée auparavant. Sa greffe pour lui rajouter de la
peau ne changea rien, elle ne pourra plus jamais bouger la main
gauche, elle était totalement désespérée.


 Depuis ce jour, Millie a tout perdu, son amour pour la vie, sa
passion pour la musique et ses parents, désormais seule, elle se
raccroche à une chose : son unique « ami », son
psychologue. Pour elle une nouvelle vie allait commencer, c’est
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  • 1. Drame au Refuge de la Page Blanche: 24 personnes disparues, enquête et témoignages. En cuisinant le déjeuner, je ne parviens pas à arrêter de penser à ces vies volées. Et à leurs proches, s’ils en avaient. Je suis obsédée par l’idée que parmi eux pouvait se trouver ma sœur. Je Après le drame du Refuge de la Page Blanche, où une avalanche balaya la vie de 24 prends alors compte de la fragilité et du hasard de la personnes, nous avons recueilli, témoignages des proches et sentiments de la vie. Qu’on est beaucoup plus vulnérable qu’on veut population, pour enquêter sur ces disparus. Retrouvez notre enquête ici. bien le croire. Et que néanmoins, il faut vivre et profiter. Banalement, ce samedi matin, en promenant alentours de trois heures du matin.  Je m’imagine des personnes isolées, n’ayant plus mon chien, j’achète mon journal quotidien. Je Les équipes de secours ont profité d’une personne sur qui compter et qui maintenant, morts, me balade dans le parc, le quotidien accalmie vers midi et ont remonté les corps. n’ont personne qui iront les pleurer. A toutes ces soigneusement plié dans mon sac. J’étends la Ayant procédé à l’identification, nous sommes vies qui pourraient bien être effacées par la neige. promenade jusqu’au marché où je fais quelques maintenant sûrs que les victimes sont : .. ». Alors je fais mienne la mission de me renseigner sur emplettes puis je rentre à la maison. Le temps S’en suit une longue liste de noms dont aucun ces vies gâchées. Ces gens-là ont-ils seulement eu de préparer mon café matinal, j’épluche les gros ne m’est familier. Je prends la peine de relire le temps d’être heureux ? Ont-ils compris ce qu’ils titres : « La vague hivernale précoce que toute trois fois les noms de ces défunts. leur arrivaient ? Ont-ils regardé la mort en face ou l’Europe supporte actuellement, va-t-elle J’éprouve une pointe de soulagement à savoir dormaient-ils ? durer ? », « Pourquoi la Bourse subit-elle une que ma sœur ne fait pas partie des victimes. Je n’arrive plus à me sortir de la tête ce dramatique fulgurante ascension ? », « Un nouveau trophée Néanmoins, je n’arrive à me réjouir totalement accident avec la triste idée que cela aurait pu être de l’équipe régionale d’hockey sur glace », et je ne cesse de penser à ces morts. Ont-ils moi ou un de mes proches, ou même une « Avalanche meurtrière dans les Alpes : 24 une famille qui les attendait et qui se connaissance. morts, aucun survivant ». préoccupera de leur sort ? Ou étaient-ils Je relis une énième fois la liste de noms et décide Là, un choc. Je sens mon cœur se serrer. Ma complètement seuls ? Qu’est ce qui les a de partir à la recherche de la moindre information sœur n’est-elle pas partie en randonnée dans poussés à venir en montagne ? Et dans ce sur ces personnes, leurs vies, la raison de leur les Alpes cette semaine ? refuge plus particulièrement ? montée au refuge. Je voudrais reconstituer ce qu’il Je tourne fébrilement les pages et commence à Je me demande quels ont été leurs derniers s’est passé. Comprendre. lire, le souffle court, le cœur battant à tout mots, leurs dernières pensées, la dernière fois Et dans le cas où ils n’auraient personne pour le rompre. où ils ont ri, la dernière fois où ils ont pleuré, faire, leur offrir la sépulture qu’ils n’auront sûrement « Ils voulaient profiter de l’air frais des … jamais. Dédier un livre à leur vie et à leur mort montagnes mais les capricieuses chutes de La photo accompagnant l’article est fulgurante. Un tombeau littéraire. Pour se rappeler neige auront eu raison d’eux. magnifique. Mortelle mais sublime. On y voit d'eux, ne pas les ensevelir dans l'oubli comme ils Ils étaient 24 à se reposer temporairement dans une avalanche en noir et blanc, une fumée ont déjà été ensevelis par la neige.   le refuge de la Page Blanche. Quand jeudi soir, épaisse s’en dégage. J’en sentirais presque le J’aimerais raconter leurs vies passées aux gens qui la neige a commencé à s’accumuler de plus en souffle aussi glacial que la mort sur ma peau. se contenteront de lire cet événement et de l’oublier, plus, ils ont décidé de prendre leur mal en La force de la nature en action, qui détruit tout leur écrire que oui, ces gens ont vécu. Que si patience et sont restés sagement au refuge. sur son passage mettant l’homme à sa merci. aujourd’hui ils ne sont plus présents, cela pourrait Malheureusement, une avalanche titanesque Je ne peux m’empêcher de trouver cette photo bien arriver à chacun d’entre nous. Bien sûr, c’est dont les causes ne sont pas encore connues a belle, empreinte d’une puissance sauvage et évident tout le monde le sait. Mais à mon gout, les tout emporté, dont leurs vies, ce vendredi aux naturelle. gens n’en prennent pas assez conscience. Qu’il
  • 2.                                                                                   AVALANCHE MEURTRIÈRE AU REFUGE DE LA PAGE BLANCHE suffit d’un millième de seconde pour que tout            Il étaient partis s'évader à la montagne bascule et qu’on sombre dans l’oubli. Un autre témoignage recueilli, pour quelques jours de tranquilité, on sait depuis Je commencerai par contacter les familles. Vont- éclairant les évènements de ce matin qu'ils n'en reviendront jamais. Les elles m'autoriser à parler de leurs proches défunts l’avalanche du Refuge de la Page vingt-trois vacanciers et le gérant présents hier et à "enquêter" sur eux ? Blanche en fin d'après-midi, ont été surpris par une Si oui, je leur demanderais la permission gigantesque avalanche, s'étant déclenché sur le d'emprunter aux victimes leurs effets personnels versant nord de la montagne, après le dégel de retrouvés sous la neige. Je commencerais par là. Je me pose sur la terrasse du café folliet , la veille. Les secours sont arrivés sur place Observer et peut être même lire les objets qui les prend mes aises, et déroule mon journal quelques minutes après la catastrophe. Ce ont accompagnés jusqu'à leur mort et qui maladroitement plié dans mon sac, que je matin, les vingt-quatre corps ont pu être survivent. Qui sont encore là. Car un objet ne venais d'acheter dans un kiosque. rammené à la surface. Vers midi, ils ont été meurt jamais, n'est ce pas ? J'entreprend sa lecture avec entrain, rendus à leurs familles; seuls quelques-uns, Avec ces précieux indices et mon imagination, je comme à ma grande habitude. Moi et ce d'origines étrangères, sont enattente de tiendrai une piste. Cependant,je ne connais pas journal, c'est un peu comme un toxicomane rapatriment. grand chose à leur vie intime... et si j'allais sur le avec de la marijuana. J'en suis accroc. Voici les noms des vingt-quatre défunts : Violette célèbre réseau social Facebook ? C'est mon moyen de m'évader de ma Audeline, Marie-Anne Dlacourt, Tya Peters, Oui, ils devaient sûrement avoir un compte. Mais propre vie, pour voir ce qu''il y a ailleurs. Je Jean-Jacques Bruneau, Jean-Paul Pipoux [...] je ne le ferai pas sans l'avis des familles. Après tout, qui suis-je pour fouiller dans le passé de crois, en fait que je ne peux me passer de tous les sentiments qui me traversent    Leurs noms résonnent dans ma tête. Tous ces morts que je ne connaissais même pas ? Peut quand je lis ce petit recueil  de papier, que noms, figés à jamais dans "l'autrefois", leurs vies être aspirent-ils seulement à être oubliés ...Se je découvre le palmarès sportif de nos ne seront plus que souvenir. Dorénavant, on reposer et disparaitre. Être enfin en paix. équipes, l'actualité politique , mais aussi les parlera d'eux au passé, avec une voix remplie Je prends donc la décision de continuer les polémiques , les drames qui nous d'amertume, de tristesse. On ne dira d'eux que recherches seulement si les familles m'y entourent, qui m'entourent. des éloges, et on oubliera leurs défauts, leurs autorisent et même m'encouragent. Et je m'y Je feuillette rapidement et mécaniquement failles, afin d'en faire des idéaux. Je ressens un tiendrai. le journal pour me faire une idée globale de léger pincement au coeur,  ma gorge se noue: Peut être est-ce pour eux la dernière fois, mais je l'actualité politique:  un marquage de toutes ces vies, emportées sous le simple désir tiens à leur faire une ultime promesse. magasin, une manifestation, victoire d'une de la nature. "C'est la vie", dit-on souvent. Je ne équipe de foot, un projet de rénovation d'un suis pas d'accord. Ces gens-là ne devaient pas quartier, grève de bus, quelques sorties de mourir. Je ressens une soudaine envie de les films à gros budget , François et Isabelle faire vivre, de leur donner ce qu'ils n'avaient pas sont fiers de vous annoncer l'arrivée de eu l'opportunité d'avoir. En effet, une idée me leur nouveau né, Gabriel ... Mais un article vient en tête: leur rendre vie grâce aux mots, un en particulier accroche mon regard, et mon tombeau posthume en quelques sortes, un attention : endroit où ils auraient une vie éternelle, où on parlerait d'eux au présent. Je veux leur donner
  • 3. de l'âme dans un monde meilleur. Dans la medecine, c'est l'arrêt du coeur, l'arret du fonctionnement cérébrale. Et lorsqu'on perd un proche, on opte tous dans la religion, on plus que la rubrique "fait divers", à la page seize ne veut pas se dire que les gens qu'on aime C'était pendant la semaine du 24 octobre que d'un petit journal régional. se retrouve dans un trou noir. On garde tous j'ai vu cet article dans le journal national. J'ai vu Etant donné ma profession, écrivain, leur dédier un espoir.  Personne ne veut oublier. Un cette photo, ce texte, ces noms. Ils avaient de un livre est comme on dit, dans mes cordes. frère ou une soeur. Un enfant, des parents, 10 à 70 ans. 24 personnes au total. Autant de Dans les jours qui suivent, j'entreprends ils font partie de nous, les oublier serai vies brisées. On se savait rien d'eux, ni leur d'intenses recherches. En un premier lieu, je me d'oublier une part de nous même.  J'ai donc passé, ni les raisons pour lesquelles ils étaient rends sur le fameux réseau social facebook, où fais des recherches, sur internet, dans les dans ce refuge de la Page Blanche.  Je me nombre d'entre eux doivent sans doute avoir un familles.. J'ai pu remarquer que la plupart souviens encore de ce frisson qui m'a traversé profil. Ma recherche s'avère fructueuse, plus que d'entre eux ont des pages facebook. C'est a la lecture de l'article. Celui qui vous rappelle je ne l'espérais. Enfin, je peux mettre des surement le moyens de garder les souvenir que la vie est précieuse, et si fragile. Celui qui visages, des comportements, des sentiments, les plus précis d'une personne. On peut vous rappelle que la vie n'est pas si belle pour des goûts sur ces noms. Peu à peu, j'apprend à revoir ses photos, ses centres d'interets, ses tout le monde.  les connaître. Tel un détective de vie, je plus belles conneries, et ses plus grosses On peut imaginer ce qu'ils ont pensé lorsque la rassemble toutes les informations possibles dans déprimes. Et tant que cette plate forme vague de neige s'est abbatue sur eux. un petit bloc-note. existera, ces corps virtuels survivront. Ils Lorsqu'ils ont compris que tout s'arreterai là.   Mais au fur et à mesure que je découvre toutes seront encore là, comme s'ils ne nous Peut-être que certains étaient déjà préparé à la ces personnalités, à travers leurs profils qui à avaient jamais quitté, la seule différence, mort, et d'autres non. Peut-être qu'ils se sont jamais les ont figés dans leurs derniers moments c'est qu'ils n'y aura plus de nouvelles remémoré leurs meilleurs et pires souvenirs. de vie, je me bute bientôt à une réalité, une actualités, plus de photos, plus rien. Ou même ont ils profité de leurs derniers problèmatique, une hântise: Comment Dans les objets retrouvés, il y avait aussi des instant. D'un dernier regard, d'un dernier m'occtroie-je le droit de continuer à les faire écrits, que j'ai demandé à lire.  Vous savez, souffle. Dans l'article il est dit que peu de vivre? L'auraient-ils désiré? A-t-on le droit à ces journaux intimes où l'on marque le choses ont été retrouvé, quasiment tout avait l'oubli ? moindre de nos faits et gestes, notre vie, nos été détruit, emporté par la neige. Dans une ressentis. Il  y en avait des très bien tenue, pochette, il y avait des jeux poétiques, des et des un peu moins. Je dois avouer qu'ils cadavres exquis. Certains étaient très fort, et Une réaction au drame de l’avalanche du m'ont remué.. Les personnes qui les certains très amusants. Peut etre un jeu qui tennaient racontaient leurs sentiments les Refuge de la Page Blanche et à la lecture leur a fait passer le temps pendant l'avalanche. plus profonds et les plus cachés avec une de l’article annonçant l’accident : Il y avait aussi quelques vetements, des sacs à telle finesse.. Ces souvenirs deviennent dos, de petites bricoles..  alors éternels, enfermés dans un cahier.  Ce qui reste sur, c'est que moi, j'ai voulu leur Apres ces longues recherches, j'ai reussis a rendre un dernier hommage, les garder vivants. parvenir à mes fins. Un tombeau litteraire, Pouvoir se rappeler de ces gens, pour leurs c'est donc ca que je m'apprete à faire. proches, et même pour ceux qui ne saveit rien Toutes ces personnes décédées dans cette de leurs existences. Mourir ne veut pas dire avalanche, ils sont encore là. Et le seront être oublier. Dans la religion, c'est le passage encore pour longtemps. J'ai pu leur redonner
  • 4. cardiaques, d'accidents graves. Mais les récits de mort imminente me fascine . Qu'est-ce réellement la mort ? Pourquoi fait elle si peur ? Frappe t-elle vraiment au un passé, une histoire qui les a mené là. Des Un dernier témoignage sur le ressenti après hazard ? livres, des musiques, des films, des passions, le drame. des physiques, des âmes. Voila, c'est ce qu'ils ***** sont. Beaucoup ont un passé très dure, mais si court à la fois. 10 ans, 16 ans, 20 ans.. Me voila, une fois de plus seul... Il était 18 heures. Je rentre chez moi après Pourquoi eux ? Comment en sont-ils arrivé là ? J'aime dire que je suis un grand solitaire. une journée des plus ennuyeuses. Je n'ai Quelle vie avaient-ils ? Et est-ce qu'ils vont J'essaie de le croire, ou plutôt de me le faire pas reussi à sortir ce mystère de ma tête... manquer à quelqu'un.  croire. Ces questions me tourmentent. Violette Audeline. Pia. Frédéric Blanquiot. Léo Me cacher cette souffrance, comme je la Je m'affale sur le sofa et ouvre mon p.c, grand. Mamie Paulette et papy Jo. Panda et dissimule aux autres... Et oui, je suis un ado toujours en veille. effy  Kingston. Tya Peters. Stéphane Dupont. des plus banals ... "C'est ma crise Une fenêtre s'ouvre, c'est une page Louis Dupuis. Marie. Raphaël de  Savière.   d'adolesence. Je suis mal dans ma peau, je d'actualité, à laquelle je me suis abonné. Laure Champs Savière. Jean Paul Pipoux. n'aime personne, je ne supporte personne C'était les faits divers à la une : un jeune Marianne de la Court. Jane Lewis. Hellen mais cela va passer..." Et en attendant, je sauve une grand mère de la noyade, un James. Damian Vritania. Ambre Munier. Millie suis curieux de savoir comment je suis sensé flasmob qui tourne mal dans le de la Brule. Jean JAcques Pruneaux. Paul ne pas me noyer dans ce flot noir de R.E.R, les pesticides mis sur certaines Travel. Jade Taylor.                                               pensées ? " Trouve toi une passion, ou une pommes sont peut être cancérigènes et une Vous le sentez ce frisson vous aussi ?  petite copine !" avalanche qui emporte tout un refuge dans Whoua la belle affaire ! C'est vraie que les son sillage... UNE AVALANCHE DANS LE deux tombent du ciel ... VILLAGE VOISIN !!! A ce moment là, une Tous les jours, la même histoire, le même connection s'établit dans ma tête. refrain, la même amertume, la même haine C'était ma chance. Ce serait l'occasion de envers tous êtres vivants. faire une première investigation. Cela En fait, suis-je moi même vivant pour détester m'aidera peut être à ressoudre ces énigmes à ce point la vie ? qui me hantent. Pourquoi suis-je tant attiré par cette mort ? Qui étaient ces pauvres gens ? Avaient-ils Peut être parcequ'elle est mystérieuse et une famille ? Une histoire ? Des secrets ? terrifiante ! Je cherche sur d'autres sites... Tous les Oui, ma passion c'est ça ! Je suis passionné corps ont été emportés et remis aux familles par la mort ! endeuillées. Cela fait déjà quelques mois que je fais toutes Les effets personnels ont été récupérées par les recherches possibles sur ce sujet tabou : les familles, mais certains trop abimés sont différences entre les croyances, les religions restés au dépot de la mairie. et la réincarnation... Dois je croire à tous ces Est-ce immoral d 'empreinter des affaires témoignages lors de coma, d'arrêts aux morts ? Ou cela peut il être considéré
  • 5. Il la conduit au refuge pour la soigner. Il veille sur elle le temps qu'elle se rétablisse. Ensuite des noms apparaissent au fur et à mesure du récit. Un certain Jean Jacques comme un pret pour une expérience Je fouillai une dernière fois la petite boite, et Bruneau qu'elle doit convaincre pour rester scientifique ? recueillis tous les détails qui me semblèrent au refuge. Par chance une terrible tempête La seconde préposition me convient . les plus essentiels à mon enquête. de neige éclate à ce moment et il est dans La mairie est encore ouverte pour une demi Rentré chez moi, je m'enfermai à double l'obligation d'accepter sa requette. heure, il faut que je me dépêche ! tour, dans ma chambre. Je déposai sur une couverture , tous ces pans de vie oubliée et ***** ***** ignorée... Je fis sécher les dessins, et autres écrits Subitement, de violents coups sont portés Les deux sécrétaire à l'entrée, trop occupées à très interessants. Certains resteront illisibles contre la porte. C'est ma mère, elle crit parler de leurs prochains achats ne mais le puzzle avec un peu d'imagination et quelque chose comme : "couché....plus d'eau remarquèrent même pas ma présence. de chance pourra être reconstitué, je chaude....demain cours...1 h du matin" Ce Il y avait une petite boite en carton posé dans pense... bruit parasite me ramène à la réalité. Je lêve un recoin de la pièce. Je me remis à la lecture du bel objet rouge. les yeux des pages griboullées, tourne la tête Ce petit carré froisé contenait quelques Je fus ravi de voir qu'il était moins abîmé et je vois qu'il est déjà 0h57. souvenirs des disparus. que je le supposais. Seules quelques pages Je décide alors d'aller me coucher, la tête Il y avait peu de choses à l'interieur : étaient encore humides. remplie d'hypothèses. seulement, des indices sur leurs vies passées. C'était une sorte de journal de bord au Mais je j'étais certain qu'en grattant un peu, il allure de journal intime. Il était tenu par une était possible de recréer des fragments de leurs jeune fille, d'environ mon âge, prénomé histoires... Marie. Je ne vis nulle part son nom de Il y avait des croquis détrampés, des clés famille mais quelle importance ? rouillées, des photos gondolées, des pinceaux dont les poils étaient pour la plupart arrachés, ***** des appareils photos plus ou moins "ruinés", une très belle fourchette en argent oxydée, une Fantôme numéro 1*: canne maintenant en bois flotté ainsi que des carnets abimés contenant une multitude de C'est donc une ado d'environ 16 ans. Une secrets... jeune fille peu commune. D'après les La première chose que je remarquai, fut un première pages de son carnet, elle s'est petit carnet rouge aux bordures dorées. enfuie de son lycée car elle ne supporte Il y avait de nombreuses pages collées par plus sa vie . Elle aspire au changement. l'hummidité, et sans oublier de grosses taches Durant son périple, elle se perd. La nuit d'encre surement dûes à la neige. Mais je venue, elle se fait renverser. Elle explique réussis à lire sous la couverture, à l'encre noir, ne plus se souvenir, comme un trou béant le prénom "Marie". depuis le choc. A son réveil, un jeune Ce sera donc Marie mon premier fantôme ? homme nommé Rafael tente de la secourir.
  • 6. Instantané du drame du Refuge de la Page Blanche ! ! ! ! ! @jonathangriffith Pour retrouver tous les protagonistes du drame du Refuge de la Page Blanche, cliquez ici
  • 7. Léo Grand Louis Dupuis, ancien 2 chirurgien, perd la vue Jean Jacques Bruneau, propriétaire Elfi, soeur jumelle inverse de Panda13 du refuge 12 Stéphane Dupont19 Panda, fashion victime de 19 ans, soeur jumelle dElfi 14 Jane Lewis Millie de Labrule15 Hellen James18 Refuge de la page Blanche E330 N5080 20 Jade Taylor4 Tya Peters, photographe 10 australienne Jean Paul Pipoux, faible moche et trop gentil 1 Pia, jeune fille anorexique Frédérick, père de famille et PDG8 souvent hospitalisée 9 Marie Anne Delacourt, pulpeuse, exigeante, dominatrice 3 Violette Audeline11 Marie, en rupture familiale7 Laure Duchamps Savière6 Rafaël de Savière5
  • 8. Notes 1) Jean Paul Pipoux, faiblermoche et trop gentil par Louise 2) Louis Dupuis, ancienrchirurgien, perd la vue Neuf heures du matin. J'étais allongé sur ce lit d'hôpital sur lequel je vis depuis quelques jours. J'étais assis et je réfléchissais. Je me suis mis à penser: quel ironie! Toi qui a opéré tant de personne en leur disant de ne pas avoir peur. Maintenant, je comprends ce qu'ils ressentaient. Neuf heures et demi, on vint me chercher pour m'emmener au «bloc». Je me suis rappeler de ma jeunesse en Bourgogne. Avec mes amis nous prenions nos vélos et nous faisions des balades qui durait des fois toute une journée. Depuis que je suis petit j'ai adoré les sciences. J'avais seize de moyenne en math, en physique et dix-huit en biologie. A la fin du lycée la voie de la médecine me semblait tout indiquer. Mais, malheureusement, j'ai du quitter ma vie en Bourgogne, ma famille, mes amis. Malgré tout, j'ai décidé de continuer mes études en faculté de médecine à Annecy en 1984. J'étais le seul de ma promotion à ne pas avoir fais de classe préparatoire. J'ai réussis chaque années à trouver la force de continuer à jongler entre heure de cours et petit job pour continuer de payer ce petit studio où j'ai vécu près de onze ans. En 1995 j'ai fini mes années de médecine et j'ai été recruté par un prestigieux hôpital en Savoie. Donc j'ai décidé de vivre à Aix-les-bains. J'ai travaillé quatorze ans dans cet établissement à sauver des vies. Comble du sort j'ai été atteint d'une maladie qui oblige à pratiqué une opération sur le cerveau juste derrière l'œil. Nous en revenons à l'instant présent où on m'allongeait sur la table d'opération. Je reconnaissais tous les outils que j'utilise presque quotidiennement. On me plaça ce masque qui endort le corps et l'esprit. Quand on me réveilla, j'ai ouvert les yeux puis je ne vis rien. Ne serait-ce qu'une lumière ou un lit. Le pire des cauchemars du chirurgiens m'est arrivé : devenir aveugle. Cela signifiait tant de chose: fin de ma carrière, perte de mobilité, ne plus pouvoir lire ou même écrire normalement. C'est donc déprimé que j'ai décidé de me ressourcer à la montagne pour prendre le «bon air» comme mes grands-parents me le disaient souvent. Mais devenir aveugle c'est aussi le changement. Grâce à ceci (http://festivalpremierroman.com/SDL/lecteurs_adhesion.html) j'ai pu continuer à «lire». Grâce à ce site, de nombreuses personnes ont données leurs voix. Cela permet donc au aveugles de continuer à aimer la littérature. En ce moment j'ai même une un coup de cœur pour Kosaburo 1945 dont la poésie me porte jusqu'à ce refuge de montagne. Donc j'ai continuer à lire pendant tout le voyage jusqu'à la station.   Par Antony Carraz     3) Marie Anne Delacourt,rpulpeuse, exigeante,rdominatrice Marie-Anne Delacourt est née le 27 juin 1981 à Paris. Elle a eu une enfance heureuse dans sa famille bourgeoise. Aujourd’hui, Marie-Anne a 31 ans, est critique gastronomique. C’est une personne maniaque, stricte, solitaire, profiteuse, pessimiste et dédaigneuse qui ne pense qu’à sa propre personne. Physiquement, elle est une femme jolie, grande, un peu enrobée qui allie la classe de ses vêtements avec un maquillage simple et naturel. Etant une personne aux goûts classiques (et assez bourgeois), ses goûts musicaux se composent d’artistes tels que Mozart, Bach ou encore Beethoven. Ses préférences en matière de cuisine sont : Le cheese cake d’un petit restaurant New Yorkais appelé « Cheese Cake House », Les ramequins fondants au chocolat parsemé d’amandes effilées, Le chapon fermier farci aux figues et au foie gras,
  • 9. La mousse d’avocat au caviar, Velouté de châtaignes aux truffes et foie gras, Saint-Jacques et son bouillon au Champagne Matelôte d’huîtres à l’anguille parsemée de persil. En revanche elle n’aime pas la musique moderne, le sport, la « mal-bouffe » (Mcdonalds, Quick, etc), et les animaux. Certaines de ses connaissances la qualifieraient même de misanthrope. Ses principaux loisirs sont le shopping (principalement chez Dior et Chanel, sans oublier l’inévitable passage chez Louboutin), la cuisine, les promenades maritimes sur son yacht ou encore la lecture (ses auteurs préférés étant Balzac et Corneille). par Esin et Ophélie   4) Jade Taylor Je m'appelle Jade Taylor, j'ai dix-huit ans et je pensais que ma vie était parfaite... Ici, je vais essayer de tout dévoiler, en espérant ne rien épargner de ma vie. Je suis née à Lyon le 27 avril 1994. J'ai vécu mon enfance dans un petit appartement . J'avais une relation fusionnelle avec ma grande soeur, elle était comme ma meilleur amie. Celle-ci a aujourd'hui vingt-et-un ans et son nom est Maud. Ma mère s'appelle Sophie, et mon père James (il est d'origine anglaise). J'ai étudié à l'école Ombrosa, une grande école privée et bilingue de Lyon. J'avais un petit groupe d'amies, j'avais de bonnes notes. Arrivée au collège, mes copines ont changé, je n'aimais pas leur comportement de rebelles, de garces. Je me suis éloignée en me réfugiant dans mes passions: le violoncelle et le cinéma. Je prenais des cours particuliers de violoncelle deux fois par semaine. J'étais douée, motivée, j'apprenais vite. Et en dehors des devoirs, je passais mon temps libre à regarder des films : connus et inconnus, anciens et comtemporains, des films de science-fiction comme des histoires romantiques, etc...J'observais, j'analysais, je regardais le façon dont c'était tourné, les mouvements des caméras, l'enchaînement des scènes, la musique, le jeu des acteurs, je faisais attention aux moindre petits détails. J'ai aussi fait des recherches sur des acteurs, sur les réalisateurs les plus renommés. Je vivais dans mon monde... Je voulais me persuader que j'étais heureuse, que ma vie était fantastique... Je ne voulais plus entendre les cris de mes parents, les reproches de ma soeur qui devenaient de plus en plus fréquents, je ne voulais pas voir les tensions qui reignaient dans ma famille, les pleurs de ma mère le soir... Alors quand mon père est parti, lorsqu'il a quitté ma mère pour une autre femme, cela à été un grand coup à endurer... Je commençais à vraiment me sentir mal, je ne savais plus où j'en étais, ce que je voulais, ce que je valais. Et puis il y a un an, j'ai rencontré Sarah au conservatoire de musique où je commençais ma première année. Je croyais avoir du talent ; elle, elle était un génie... Cela se voyait qu'elle voulait faire du violoncelle un métier. Elle était au même lycée que moi : je l'avais déjà croisée mais on ne s'était jamais parlées. Et alors que je n'avais pas eu d'amie depuis longtemps, elle et moi sommes devenues les meilleurs amies du monde! Sans doute parce que l'on partageait les mêmes passions pour le violoncelle et le cinéma... On s'est créé notre propre groupe d'amis : grâce à elle; je reprenais confiance en moi. C'est comme si elle m'avait sortie de mon univers et ramenée sur terre... C'est aussi grâce à elle que je sors aujourd'hui avec Brian. Beaucoup de personnes n'y croyaient pourtant pas : une violoncelliste, élève modèle et discrète avec l'un des garçons les plus populaires du lycée, fondateur d'un groupe de rock qui se faisait connaître de plus en plus. Bref, notre groupe était soudé, on avait tous des passions et de grands projets pour l'avenir : Sarah avait pour projet de continuer ses études au Royal College of Music de Londres, j'avais espoir d'entrer à l'université de Westminster School of Media, Arts ans Design, Ambre rêvait d'intégrer la LAMDA, London Academy of Music and Dranatic Art, Brian voulait continuer dans la voie de la musique, etc... On était jeunes et fous... Aujourd'hui, on est toujours jeunes, mais notre folie a disparu. Cette lumière qui brillait dans nos yeux s'est éteinte... Car aujourd'hui tout a changé, aujourd'hui Sarah n'est plus là.... Un accident de voiture a mis fin à sa vie, a mis fin à une période de notre vie... Et jamais aucun hommage ne sera à la hauteur de ce qu'elle méritait, jamais aucune larme versée sera de trop pour elle, jamais personne ne saura nous donner ce qu'elle nous a apporté, jamais quelqu'un ne pourra la remplacer... Nous t'aimerons éternellement et chaque moment de joie que je vivrai te sera dédié...   Par Candice et Fanny 5) Rafaël de Savière   Lors d'une belle matinée d'hiver, le soleil était au zénith et la chaleur au rendez-vous. En bordure d'une rivière qui longeait la forêt, assis sur un rocher avec un chevalet et une toile, un homme peignait. Il représentait l'eau sous ses multiples facettes, toutes empreintes de beauté. Il est seul, seulement accompagné de ses pinceaux et de ses couleurs. Il ne lui faut rien de plus, il n'a besoin de rien d'autre. Cela suffit à le faire vivre et à le rendre épanoui. Pour lui, l'art représente la vie car tout peut être représenté sous formes de peintures. Seul avec sa passion, il s'en contente car étant solitaire, il n'apprécie pas beaucoup se mêler aux autres. Son air farouche ne lui laisse pas beaucoup de chances de faire des connaissances. Cela explique souvent le refus de certains de s'intéresser à lui. Les seuls qui comptent pour lui sont ses amis peintres car ce sont les seuls qui arrivent à le comprendre et qui lui permettent de rester lui-même. Il passe beaucoup de temps avec
  • 10. eux, certes souvent dans le but de son travail mais également à de nombreuses reprises pour passer du bon temps avec eux pendant ses loisirs. Leur présence lui fait beaucoup de bien, lui permet de s'échapper et de s'épanouir. Leurs interminables soirées de peintures ou de discussions sont pour lui une grande source d'inspiration et de motivation. Ayant une personnalité très étrange, de nombreuses personnes ne prennent généralement pas le temps d'essayer de le connaître ce qui explique le fait que son cercle « d'amis » est pour ainsi dire très restreint pour ne pas dire nul. Ne connaissant pas son histoire, ils ne peuvent pas le comprendre et ne prennent pas la peine d'essayer. Étant très occupé par ses passions et par son désir de monter sa galerie de peinture, il n'a jamais vraiment eu de compagne, seulement quelques courtes aventures qui se sont rapidement terminées. Son travail ne lui laisse pas beaucoup de temps pour aller conter fleurette aux belles demoiselles. Mais il ne désespère pas. Ce grand romantique dans l'âme croit au véritable amour et ne perds pas espoir de rencontrer un jour la femme de sa vie, sa perle rare comme il la surnomme souvent. D'ailleurs il a peint de nombreuses œuvres de femmes, leurs beautés l'émerveille, c'est une grande source d'inspiration pour lui. Étant aussi un très grand lecteur, il apprécie particulièrement la poésie et le roman. Il affectionne particulièrement la lecture dans de beaux livres de papier, tourner les pages, les sentir sous ses doigts. Un des romans récemment publié qu'il a beaucoup apprécié, savouré et qu'il a dévoré de plaisir est « La compagnie des Tripolitaines » écrit par Kamal Ben Hameda. Ce grand romantique aime les descriptions des femmes et s'intéresse beaucoup au passé et au présent de celles-ci. A travers ses peintures, il essaye parfois d'imaginer leur futur. Ils les dépeint de la manière la plus belle mais aussi la plus réaliste possible. Son passé explique certainement les raisons pour lesquelles ayant presque toujours été en compagnie des hommes, il a une vision des femmes très romantique. Son passé...son passé, il explique tout de lui. Alors laissez-moi vous le compter. Rafaël De Savière est un homme de 27 ans né en Savoie dans la ville de Chambéry par une belle journée très colorée de printemps (ce qui peut-être un signe de sa passion pour les couleurs). Étant devenu grand il est devenu un bel homme d'environ un mètre quatre-vingt quelque peu musclé mais assez mince. Il a les cheveux mi-longs d'une belle couleur châtain qui lui tombent légèrement sur le front. Ce qui ressort le plus sur son visage sont ses yeux d'une extrême rareté, d'un bleu vert qui tire plutôt sur le turquoise. Ses petites lèvres fines sont surmontées d'un nez très droit presque aquilin. Il porte très souvent une petite barbe de quelques jours. Enfant d'Étienne de Savière et d'Élisabeth, il est issu d'une très bonne famille. Il a eut la chance d'avoir une enfance très heureuse avec des parents aimants qui lui ont donné une très bonne éducation. A l'âge de six ans, un miracle est arrivé, lui qui rêvait d'avoir un petit frère ou une petite soeur. Sa petite soeur est née, prénommée Laure. Seulement deux ans plus tard, alors que toute la famille était sur une petite route de montagne, les freins de la voiture ont lâché et le temps que son père réagisse il était trop tard. La voiture est tombée d'un petit pont où elle a coulé très rapidement au fond de la rivière. Rafaël est le seul de sa famille a avoir réchappé de l'accident. Ses parents à l'avant avaient les jambes coincées par des taules qui s'étaient enfoncées à cause du choc. Le corps de sa petite soeur n'a quand à lui jamais été retrouvé malgré de nombreuses recherches de la police. A l'âge de huit ans, il s'est donc retrouvé malheureusement orphelin. Recueilli par sa tante, une veuve sans enfants, il a passé les pires années de sa vie. Cette bourgeoise voulait qu'il devienne un homme important dans la société, un politicien, un grand entrepreneur ou un avocat par exemple. Ce qui bien sûr ne convenait pas du tout à ses passions et à ses ambitions futures. A seize ans, il a voulu quitter le lycée pour se diriger vers l'École des Beaux Arts. Sa tante a refusé et il a été obligé de se plier à ses exigences car légalement elle était encore sa tutrice. Étant très intellectuel, à la limite d'être surdoué, il n'a jamais réussi à s'épanouir dans ses études. Cela ne l'intéressait absolument pas, ces études l'ennuyaient. Ayant eu son bac sans jamais travailler, il a quitté le domicile immédiatement après avoir eu dix-huit ans. Il allait enfin pouvoir se consacrer à sa passion : les arts. Ne voulant plus vivre dans sa petite ville provinciale, il a voulu élargir ses horizons. Pour cela, il a donc déménagé à Paris. Grâce à ses petits revenus, il a réussi à louer un petit appartement qui lui sert aussi d'atelier et de petite galerie d'exposition pour ses créations. Il a une petite terrasse tout en haut de son immeuble qui domine un quartier de Paris, d'où son inspiration pour de nombreuses œuvres. Afin de se ressourcer, il a entreprit un voyage dans sa région natale, dans un petit refuge de haute montagne. Sur la route, il a rencontré Marie, une adolescente de seize ans. Elle faisait du stop sur la route et il l'a gentiment amené avec lui. Elle était en fugue et refusait de partir avec ses parents en montagne. C'est là que tous deux comprennent qu'ils vont au même endroit. Il décide donc de la ramener auprès de ses parents. En chemin, il se lie d'amitié avec elle. Elle lui rappelle tellement sa petite soeur qu'il la prend sous son aile, s'occupe d'elle, la protège. Ils se découvrent des points communs, et sont tous deux passionnés d'art. Arrivés au refuge, Marie a retrouvé ses parents, mais reste quand même proche de Rafaël. Quand à lui, il s'inspire, fait de nombreux dessins, et peint de beaux paysages. C'est là qu'il a rencontré, Laure une jeune résidente du refuge, qui d'après les conversations qu'il a surpris est guide de montagne. Il tombe éperdument amoureux de cette jeune femme très rapidement. Ce qu'il ne sait malheureusement pas est que cette femme n'est autre que sa propre soeur disparue une dizaine d'années auparavant. C'est donc dans ce contexte que Rafaël se retrouve à peindre tranquillement près du refuge de « La page blanche » et à rêvasser de cette belle inconnue qui hante ses pensées nuit et jour.   Par Sandra Perruisset  et Magalie Sulpice   6) Laure Duchamps Savière Laure Duchamps Savière a 21 ans. Laure a perdu ses parents à l’âge de deux ans dans un accident de voiture, près d’un ruisseau en Savoie. Elle a été recueillie par un vieux pêcheur qui n’arrivait pas à avoir d’enfant avec sa femme. Le nom et le prénom du bébé étaient gravés sur sa médaille : Laure De Savière. Pour pouvoir garder l’enfant plus discrètement, le couple l’a appelé Laure Duchamps Savière, « Duchamps » de leur nom, et Savière de son nom d’origine. Ils ont élevés Laure dans le secret, lui dissimulant la triste vérité sur sa famille. Néanmoins, ils lui ont offert une scolarité normale, et les études qu’elle avait choisie. Poussée par son amour de la montagne, Laure s’est dirigée vers le métier de guide de moyenne montagne. Elle cherche de nouvelles difficultés, de nouvelles randonnées pour s’entrainer au métier de guide de haute montagne (son rêve), car n’étant pas assez expérimentée pour atteindre ce rang, elle est prête à s’adonner à fond dans son métier. Elle est de taille moyenne, blonde, assez jolie, les traits fins, et elle a les yeux marrons. Musclée par les heures d’effort quotidiennes, elle a l’allure d’une femme de poigne.
  • 11. Elle aime la soupe à l’oignon, la tartiflette, et toutes les spécialités savoyardes. Intelligente, elle brille en mathématiques mais n’est pas forte dans le domaine des arts. Son esprit décisif et très sûr de lui a toujours repoussé les garçons, et elle n’a jamais vraiment connu l’amour. Solitaire, elle n’a comme seule passion que la marche et les paysages qu’elle rencontre. Dans le cadre de son entrainement pour devenir guide de haute montagne, Laure décide de partir quelques jours en refuge, en Savoie.   par Fabien 7) Marie, en rupture familiale   Prénom: Marie Situation : aisée Frère et soeur: un frère et une soeur plus agés situation familialle compliquée taille: 1m60 couleur des yeux : marron,vert   Marie est une jeune adolescente de 16 ans. Elle est très brillante et intelligente, mais contre toute attente elle ne parvient pas à réussir. Sa vie pourrait paraître idyllique et pourtant... C est la petite dernière d'une fratrie de deux filles. Sa soeur ainée est beaucoup plus agée et lui passe le moindre caprice. Ses deux parents travaillent et gagnent très bien leurs vies. Ils font pourtant très attention à être souvent à la maison pour pouvoir suivre les études de leurs fille. Elle vit dans un grand appartement au coeur de la charmante petite ville de Chambéry. Elle est en seconde dans le lycée le plus côté des environs. Mais... derrrière cette belle facade, des gouttes salées glissent doucement sur ses joues. Ces larmes causées par cette amour absent... Sa soeur qu'elle admirait depuis toute petite, l'a laissée, abandonnée il y a deux années de cela. Pour des études lui a t- elle expliqué, "si je dois partir c'est pour mon avenir, ne t'inquiète pas pour moi et pense au tien. Je serai toujours là si tu as besion d'aide Marie". Cette phrase là, elle ne l'a jamais oubliée. Un gout amer lui revient quand elle se la repète, certains soirs de solitude. Elle regrette cruelement son passé et son innocence. Sarah sa soeur, son guide,lui a menti. Depuis son départ plus aucune nouvelle, durant plus d'un an. Elle a soudain reapparu un soir de noël, puis cela recommença, malgré plusieurs messages, appels et même lettres plus aucune réponse au moment où elle aurait eut le plus besoin d'un soutien. Pourquoi un soutien? Pour la même raison que Sarah est partie ... le cadre familial. "non mais c'est rien, on vit avec, on a tous des problèmes" C'est surement le cas,mais certains sont surement plus pesants que d'autres, plus durs à oublier. Avoir un père et une mère, c'est déjà énorme. Mais c'est toujours pareil, qui y a-t-il derrière ?! Oui une famille, mais une famille dissolue, déchirée. Tout cela ne date pas d'hier les première disputes sont apparues il y a environ 4 ans. Au début c'était rien juste des petites piques que mes parents s'envoyaient de temps en temps, puis cela est devenu plus insitant. Les premiers cris, les premières larmes, les premières nuits de mon père sur le canapé, les premières vacances sans mon père, puis le premier noël sans lui.... Puis de pire en pire; avez vous déjà vécu ce sentiment : lorque vous sentez que vous perdez quelqu'un de cher, d'essentiel à votre existence et que vous ne pouvez rien faire pour le retenir ? C'est un déchirement, la perte d'une partie de vous . Ce sentiment fait bien plus mal qu'un coup, c'est une brûlure qui calcine la moindre parcelle de votre coeur. Nous avons tous un feu en nous qui nous permet de vivre, et de supporter les épreuves de la vie. Mais le jour où le vent tourne et que ce foyer se transforme en brasier ce n'est plus la vie qui flambe mais vous...   Chaque matin, je pars de chez moi, sans même adresser un mot à mes parents. De peur qu'ils prennent cela comme prétexte pour accuser l'autre, de je ne sais quelle infamie. Je suis devenu un fantôme pour mes propres parents. Mais le plus dur, je pense, ça a été les premiers coups échangés. Non pas sur moi, je ne suis pas battue. Mes bleus ne sont pas visibles. Ce jour là, ma mère avait gifflé mon père pour une histoire de S.M.S avec sa secrétaire, ou je ne sais plus quoi. Je n'avais pas pris ça au serieux... Ce soir-là, il est parti. Le lendemain il était, soudainement réquisitionné pour un voyage d'affaire. Nous ne l'avons pas vu durant deux semaines. Je ne sais pas si je peux dire ça comme cela mais, c'était presque les deux seules semaines de répit que j'ai connu depuis quatre ans. Les vancances ? Comment parler de vacances quand on doit choisir entre ses deux parents. Oui, ils font tout pour prendre leurs vacances
  • 12. au même moment mais, ne sont jamais d'accord pour partir au même endroit !   Les cours ? Connaissez vous réellement un ado qui aime aller en cours ? Je serais surement la première. Les études en elles même je trouve cela inutile, rasoir et insignifiant. Mais cela me change et me permet de m'échapper de cette famille. Mes amis ? J'ai peu d'amis, enfin plutôt peu de VRAIS amis. "oui, moi, je suis amie avec tout le monde " Est que les gens le croient vraiment ?... Les vrais amis sur qui on peut compter, à qui on peut raconter un secret sans avoir peur qu'il soit dévoilé, qui serait près à nous aider à faire n'importe quoi, nous sortir d'une mauvaise passe, il en existe que très peu... Je vous avouerais que je ne considère qu'une seule personne comme cela.   Mais tout à changer depuis que j'ai rencontré Rafaël... C'était une journée de plus, une journée banale : réveil en sursaut, premiers cris, une tasse de café qui se casse sur le sol, des hurlements et des insultes. La porte qui claque, derrière mes pas, mes yeux rougis, d'où le crayon noir qui commence doucement à couler... Mon arrivée au lycée, les premières remarques sur mes vétements, sur mes notes, sur ma "dégaine", sur ma bonne humeur habituelle ... Toutes ces choses qui au fil du temps deviennent insoutenables. Tous ces détails qui vous rongent telles des mites affamées. Mes nerfs qui s'aiguisent, qui me tiraillent et enfin qui lachent ! OUI J'AI CE JOUR Là PETER LES PLOMBS"! Ce jour a été le plus beau de ma vie. Je me suis levée durant le cours de français et je suis partie : sans un bruit, sans une parole, sans aucun regard en arrière. Personne n'a bougé ni même tenté de me retenir, c'était leur petite animation de la journée. Ils l'auront bien vite oubliée, après avoir fait deux trois commentaires désagréables. J'ai passé les enceintes de ce vieux batiment, le nuage de fumée des nombreux "accros" agglutinés en meute devant les murets de vieilles pierres craquelées. La grande horloge encastrée au centre de l'édifice sonna huit heures et demi. J'étais déterminée, à quoi ? J'en avais pas la moindre idée, je savais une seule chose : je ne supporterai plus ça, plus jamais ! J'allumais mon i-pod, plaçais mes écouteurs si je me souviens bien la première musique que je mis était de Black Veil brides, un groupe d'émocore américain. Je passais une dernière fois chez moi, pour récupérer quelques affaires. Il n'y avait personne, une fois de plus! Sur la porte du réfrigérateur, la recette de coulant au chocolat de ma grand mère :   Préparation : 10 min Cuisson : 12 min Ingrédients (pour 4 personnes) : - 120 g de chocolat noir + 8 carrés (5 g) à réserver - 3 oeufs (oeuf bio seulement ) - 80 g de sucre - 35 g de beurre ( suppimer régime) -1 cuillère à soupe de farine ( fécule de pomme de terre seulement) Préparation : Faites fondre dans une casserole le chocolat et le beurre, en remuant régulièrement pour former une pâte homogène et onctueuse. Dans un saladier, mélangez les oeufs, le sucre et la farine. Incorporez la préparation chocolatée, et mélangez. Versez 1/3 de la préparation dans des ramequins individuels. Déposez deux carrés de chocolat dans chacun des 4 ramequins, puis recouvrez-les avec le reste de la préparation chocolatée. Placez les ramequins au four (thermostat 7 / 210°C), pendant environ 12 min, pas plus! Dégustez de préférence chauds ou tièdes.    
  • 13.   Encore des anotations de ma mère ! C'est comme tout, le moindre détail déplaisant, ils le suppriment, sans le moindre état d'âme et sans aucune réflexion sur les  répercussion. Je laissais un mot sur le frigo, comme quoi j'allais domir chez Alice les deux prochains jours. De toute façon je suis sûr que mes parents, ne le verrons même pas... Ils le liront peut être, mais de là à ce qu'ils pensent à moi c'est une grande chose. Trop de travail, trop d'invités, trop de problèmes "de grandes personnes". Je pris le bracelet de Sarah, sac à dos, mes crayons, mon calepin, cinq pommes et je suis partie. Je refermai la porte en claquant, la concierge me dévisagea étonnée mais ne dit rien. De toute façon elle ne disait jamais rien tant que les étrennes de fin d'année étaient généreuses. Je pris les ruelles étroites, évitais les flaques et les crachats sur les pavés. Je filai vers n'importe où et nulle part sans penser à rien. Je sentais juste le doux sifflement du vent me chuchoter à l'oreille, il berçait mes longs cheveux. Je croisais de vielles femmes dos courbé vers le bitume, les rides qui dépeignent le bonheur et les épreuves de la vie. Un homme assis sur un banc qui regardait les feuilles d'un arbre tombées, les yeux dans le vague, le manteau délavé et une canne à ses pieds. Des jeunes qui n'avaient rien de mieux à faire de leur journée que de boire des litres de bière, et raconter des blagues salaces, et leurs récents exploits pour prouver leur virilité. Mon Dieu, quelle tristesse ! Que se soit d'un côté ou l'autre du monde qui m'entoure les gens vivent, mais sont ils vraiment heureux ? Je continuai ma route cette question en tête. Au bout d'une ou deux heures de marche, je me retrouvai sur une petite route de campagne entourée de millers de champs. Je ne sais vraiment plus comment je suis arrivée dans cette "cambrousse" que je n'avais jamais vu. Il n'y avait rien, personne, des champs à perte de vue. Mais comment ai-je bien pu me retrouver là bas ? De plus il y avait aucune voiture ou très rarement. Q'allais-je bien pourvoir faire ? Rentrer ? Il n'en était pas question. Je descendis alors dans le champs à ma droite. C'était du blé, parsemé de coquelicots. C'était tout simplement magnifique. Je me couchais et dormis. Une pluie fine me reveilla quelques temps plus tard. La nuit était sur le point de m'engloutir, j'étais perdue et je n'avais pas la moindre idée de l'heure qu'il était. Je n'avais plus que deux solutions : 1* mon portable 2* chercher la maison ou le village la plus proche. Je regarde mon portable:  plus de batterie. Quelle poisse ! De toute façon qu'est ce que j'espérais ? Même si j'avais eu mon portable, ma mère devait être à un dîner d'affaire donc pas besoin d'essayer. Mon père s'était surement réenfui, et ma soeur ? Elle a disparu depuis si longtemps . Je n'ai plus qu'à chercher le prochain village, j'espère que la nuit ne tombera pas trop vite. Je me remets en route à moitié trempée et plus que démotivée. Je marche, je marche, je marche et je marche pour enfin arriver à une station service. Elle est fermée il y a personne. Je repars donc dépitée. Soudain je vois des lumières blanches arriver dans mon dos. Mon ombre qui s'étire de plus en plus. Un bruit de freins, des crissements sourds, une douleur pénetrante au niveau des côtes, mon souffle se coupe, mes jambes s'éfondrent, ma tête rebondit sur le sol puis enfin l'humidité des fourrés sur ma joue. Ma vue se trouble, je ne vois plus qu'une ombre, une silhouette noire qui m'observe. C'était peut être la mort qui était entrain de décider si elle allait m'emporter avec elle ou non ? J'entendis le moteur qui redémare, je sentis l'odeur des pneus qui chauffent et dérapent sur le bitume puis la lumière des phares qui disparait. J'avais mal, tellement mal,je n'arrivais plus à bouger, j'étais comme clouée à cette terre pourtant meuble. Je fermai les yeux, puis plus rien. Quand je les rouvris , j'étais dans une voiture. Il me fallut quelques instants pour m'habituer à l'obscurité. C'était un homme, de vingt six/vingt sept ans je pense. Il était beau . Il tourna la tête vers moi et me sourit. Il était chatain, des cheveux mi longs et une barbe de quelques jours. Il ressemblait à un artiste, le genre de personnage beau au naturel qui ne s'interesse pas à l'apparence des gens mais plus à celle des paysages. Je n'ai pas reussi à bien voir ses yeux, mais il me semble qu'ils étaient clairs. Je ne comprenais pas grand chose, j'avais la tête aussi lourde qu'un boulet de prisonnier. Il me regarda à nouveau et me dit: "C'est étrange pour une jeune fille de passer sa nuit au bord d'une route. Quand je t'ai ramassée, tu étais en mauvais état, mais je pense que tu n'as rien de grave. Mais ne bouge pas. Là ou nous allons il y aura un médecin. Au fait moi c'est Rafaël...".
  • 14.   Par Caroline Pharabot   8) Frédérick, père de famille et PDG tente d'aider Pia à oublier sa maladie 9) Pia, jeune fille anorexiquersouvent hospitalisée Pia. Sa chanson fétiche, River flows in you. Elle était là. Elle était sans peur, forte, mais si fragile à la fois. Elle se tenait accroupie devant ses toilettes, avec un mal de ventre qui devenait insoutenable, et c’est alors qu’une fois de plus, ses doigts passèrent la limite à ne pas franchir. C’est désormais à ca que sa vie se résumait. A seize ans, elle se détruisait, obsédée par son poids, son physique, parce que les gens pouvait voir. Elle plongeait aussi dans les drogues et l’alcool pour oublier qu’elle est malade, pour oublier  l’abandon de sa mère et l’ignorance de son père. Elle était seule. Perdue. Plusieurs fois déjà, elle avait été hospitalisé pour tenter de retrouver son chemin, une voie à suivre. Les médecins la suivait à la trace, surveillant ses faits et gestes, le but ? Maintenir un poids convenable. Mais Pia le savait, à chaque fois c’était la même chose, le corps médicale étant persuadé qu’elle allait mieux , qu’elle ne reviendrai pas de si tôt, la laissait sortir, avec une visite le mois d’après pour vérifier son poids, et comme ils se rendraient compte qu’elle pesait de nouveaux une dizaine de kilos de moins, la renvoyait au centre.. La journée, elle était souvent seule. Le soir arrivé elle sortait dans des bars, buvait un verre. Deux verres. Le troisième lui était offert par un jeune inconnu qui la remenerai chez lui pour «  apprendre à la connaitre » comme ils disent souvent.. Elle sniffait, elle fumait, elle se piquait. Elle gâchait doucement sa vie, sans que personne de son entourage ne s’en inquiete. Pia à toujours été choqué par le fait que quelqu’un puisse se détruire comme ca sans que personne ne voille.. Elle était si belle, si intelligente. Elle avait des yeux marrons profonds capables d’exprimer le moindre sentiments. Ses longs cheveux ondulés qu’elle attachait en une grosse natte sur le coté descendait jusqu’à ses hances, renforçant sa maigreur. Lorsqu’elle se regardait dans un miroir, elle trouvait ses os majestueux élégants, et elle aimait cette sensation de légèreté suprême qui fait cettesi grand fierté chez les anorexiques. Le 3 juillet 1995, une petite fille est née. Elle allait faire le bonheur de sa famille. Ses parents avaient décidé de la nommée Pia. Un nom court qui se retiens facilement. Son enfance n’était pourtant pas difficile, elle avait de bonnes notes à l’école, ses parents étaient aisés, comme toutes les familles ils se disputaient pour de petites choses, mais jamais rien de grave. Pia avait beaucoup d’amis, mais était souvent seule, à refléchir sur des questions existentielles : Pourquoi sommes nous là ? Tentant de donner un sens à cette question.. Elle à toujours aimé la mode, me shopping, mas sa plus grande passion était la lecture. Elle vivait dans les livres, car c’était un monde où tout finissait par s’arranger tôt ou tard. Sa vie s’effondra le jour où ses parents ont annoncé leur séparation, mais personne ne le soupçonnait, personne n’imaginais ce qui allait se passer. Ces réactions en chaines incompréhensibles qui détruisent tant de gens, Pia allait les vivre a son tour. Au début, elle vivait avec sa mère dans un petit appartement de Biarritz, son père habitait dans une petite maison dans la banlieue. Elle faisait une garde partagé, une semaine sur deux, et la moitié des vacances scolaire. Jusqu’au jour où sa mère rencontra un homme. Un manipulateur qui a réussis a parvenir a ses fins en la convaincant de la faire vivre chez son père. C’est alors que la maltraitance morale commençait, des menaces, elle lui disait que tout son malheur venait d’elle, que tout était de sa faute. La jeune fille avait 14 ans à l’époque, et ces reproches lui ont vite coupé l’appeti. A son arrivée chez son père, la solution était de déménager loin. Annecy. Mais contrairement a ce qu’il pensait, ca n’arrangea rien.La voix de sa mère r ésonnait. C’était comme un traumatisme, auquel elle devait faire face, seule. Elle se sentait moche, grosse, seule, perdue. Comme si l’abandon de sa mère faisait d’elle une personne que nul ne serai capable d’aimer. Elle ne mangeait pas le matin. Le midi au lycée, elle ne prenait meme pas la peine de se présenter au self, et le soir elle disait a son père qu’elle s’était goinfré au gouté et qu’elle n’avait plus faim. Le cauchemar commençait. Son père ne voyait rien, il l’ignorait. Un premier malaise au lycée. Un deuxieme dans le bus scolaire. Et d’autres suivirent. Un premiere hospitalisation. Une premiere sortie. Un repas. Pia, dans ses toilettes, avec ce mal de ventre. Et pour la première fois, elle ne s’est posée aucune question.elle ne s’est pas demandé les conséquences que ce geste aurait dans le future. Elle ne s’inquietait pas, ni pour sa santé, ni pour le regard des autres. Elle voulait juste se libérer, se sentir mieux, se sentir vivante.. Elle prit vite l’habitude d’appuyer ses doigts sur sa langue, au fond de sa gorge. Elle se fit souvent hospitalisér. Des durées indeterminé.. Comme un film qui tournait en boucle. Son dernier psy a voulut lui changer les idées. L’envoyer dans un endroit où personne ne saurait qu’elle est malade, un endroit loin des visites médiacles, loin de tous ces médicaments, de tout ces problèmes. Un refuge en montagne où elle serait seule, avec des personnes qui ne remarqueront pas son existence, elle pourra réfléchir, s’évader. Pia. Elle à seize ans, elle mesure 1 m 70 pour 46 kilos. Elle est seule au monde. Elle est malade. Elle est ici pour rever, rever encore à ce qu’aurai pu etre sa vie si tout s’était bien passé, si elle n’avait pas eu l’audace de se faire vomir, de sauter tous ces repas. Si elle avait eu confiance en elle depuis le début .. Octobre, le mois parfait pour une balade en montagne, idéal pour s’isoler dans un refuge. Ce sont les médecins qui allaient l’accompagner jusqu’au refuge de la Page Blanche, car, même elle savait qu’elle n’était pas capable de faire ce chemin seule. Dans sa valise, elle prit quelques tee shirt, 2 jeans, 1 pyjama, des sous vêtements, mais aussi son livre préférée du moment. Un livre de Claire Berest, nommé Mikado. Pia aimait beaucoup la façon d’écrire de l’auteur, et l’histoire l’avait tout simplement passionnée, et c’est donc pour ca qu’elle le lisait, encore et encore.  Ca y est. Elle était là. Au refuge. Et déjà, elle remarquait que la plupart des gens qui s’y trouvaient n’avaient pas une vie des plus simples. Elle les observait, les analysait. Mais ne parlait a personne. La plupart de son temps, elle le passait dehors. Elle roulait des joints pour sa consomation personnelle, et buvait ses bouteilles qu’elle avait soigneusement caché. « Les cigarettes qui font rire » dit elle lorsqu’elle en parle. C’est sa solution pour penser a autre chose, Pia se retrouve dans un autre monde, où tout va bien, où c’est elle qui crée les règles. Elle savait que ce n’était pas une bonne chose, mais elle se dit toujours que tout ce qu’elle fais est mal, alors ca  de plus ou de moins, ca ne change rien.   Par Roxane Cortese 10) Tya Peters, photographeraustralienne Tya PETERS, 28ans, australienne, vit non loin de ses parents, restaurateurs, de ses petits frères, 18 et 23ans et de sa petite sœur, 15ans qu'elle adore. Mesurant 1m73, blonde avec des yeux vert, elle travaille dans un petit magazine comme photographe, pour lequel a souvent l'occasion de sortir de son pays, ce qui pour elle est un pur plaisir car elle adore voyager à travers le monde. Dans le cadre de son travail, elle a pu visiter de nombreux pays tel que : la Russie, le Japon, le Kennya, San franscisco, Ibiza et l'Espagne. Dans le cadre de voyage personnel, elle est allée en Egypte, à Rio de Janeiro, en Italie, en Angleterre et cette année, elle décide de passer ses vacances en France, notamment dans un chalet pour quelques jours car elle est bilingue et adore le français et pour "décompresser" car elle sort d'une rupture douloureuse avec son copain qui la trompait avec sa meilleure amie. Née un 9 février 1984, elle est donc Verseau et adore le chocolat, elle
  • 15. est sincère généreuse mais impatiente. Elle adore le ski et toutes sortes de musiques. Par Camille et Manon 11) Violette Audeline Violette a dix ans et vient de Provence ou elle vit avec sa maman, Erika, 36 ans, son papa, Loïc, 38 ans, son petit frère, Théodore, 4 ans, sa grande sœur, Maria, 16 ans et Jean Pierre, son petit chat d’un an et huit mois. Elle a la silhouette d’une enfant de son âge, de grands yeux bleus assez clairs ornés de cils presque blancs, des sourcils fins arqués, des pommettes hautes et des traits fins, un petit nez délicat ainsi que de minces lèvres couleur pêche. Violette tresse généralement ses cheveux, plutôt lisses et fins, qu’elle porte relativement long. Elle s’amuse quelquefois à y ajouter des rubans. Elle a le teint clair et un visage rond, rayonnant et paisible. Et bien sûr, aussi innocent qu’un visage d’enfant peut l’être. Son regard, vif et malicieux, déborde d’intelligence. Elle aime beaucoup discuter avec des gens de sa voix aigüe et claire mais ne supporte pas les enfants de son âge, qu’elle trouve attiré par des préoccupations beaucoup trop puériles, en effet, elle est très mature pour son âge. Le corps gracile mais vigoureux et endurant, elle a perdu toutes les rondeurs de l’enfance et pratique la natation le mercredi après midi. Elle adore nager, découvrir le monde sous-marin et avoir l’impression d’être coupée du monde, de sentir le temps s’arrêter. Cette fillette s’habille comme une poupée : robes claires et couleurs pastelles, petits chemisiers et ballerines dorées. Ses mouvements sont fluides mais maladroits, sa démarche, celle d’une enfant qui commence réellement à découvrir le monde est encore hésitante. Violette adore également jouer de la clarinette et elle aime la barba papa (et aussi beaucoup le chocolat ), le ciel bleu, ainsi que la musique ( particulièrement classique ) et les opossums ( ses animaux préférés ). Très émotionnelle, la larme facile et le rire cristallin régulier, elle ne comprend pas toujours ses sentiments. Gentille, délicate, elle est aussi très renfermée sur elle-même et se confie difficilement car elle manque cruellement de confiance en elle. Même dans ses moments les plus difficiles, elle cherchera toujours à aider les autres, comme elle aurait aimer qu’on le fasse pour elle. Violette est également beaucoup trop exigeante avec elle-même et a une fâcheuse tendance à n’en faire qu’à sa tête. Elle ne supporte l’idée de devoir se plier à des ordres sous prétexte qu’elle n’est qu’une enfant et trouve certains adultes insoutenables quand ils refusent de la prendre au sérieux du fait de son soi-disant jeune âge. Elle s’exprime très posément et s’énerve rarement. C’est une enfant très classique, très romantique qui chérit le rose, les rubans et les perles mais elle a aussi un côté décalé enfantin et une partie d’elle a grandie trop vite, lui donnant un air adulte contrastant légèrement avec sa personnalité. Autour de la musique, elle s’est crée un univers très poétique peuplé d’oiseaux colorés et de jolis nuages blancs, havre de paix. Sa chambre est à cette image. Elle porte souvent une odeur de lavande et son objet préféré, qui lui vient de sa grand-mère, est un pendentif : une chaîne fine montée d’une plume en or accompagnée d’une perle couleur ivoire, qui, pour elle, symbolise la liberté. Elle passe la plus part de ses week-ends chez ses grands parents vivant près des champs où elle s'amuse à cueillir de nombreuses fleurs, à courir avec ses cousins ainsi qu'à simplement s'asseoir au soleil et profiter de l'instant présent. A l'école, c'est une élève studieuse et légèrement timide. Elle adore la littérature et aimerais beaucoup entreprendre des voyages. Elle se plaît à découvrir et comprendre le monde qui l'entoure. Elle a quelques amies, notamment Capucine et Marie avec qui elle partage fous rires et passion de la clarinette. Elles se plaisent à admirer les nuages et à en inventer des histoires à partir des formes plus ou moins précises. Octobre 2011 Pour les vacances de la Toussaint, mes parents m’ont gentiment proposés d’intégrer une colonie de vacances de montagne pour une semaine étant donné qu’ils travaillent et que mes grands parents chez qui je vais habituellement profitent des vacances scolaires pour voyager. Je suis donc inscrite à la colonie des « Petits vadrouilleurs des Alpes ». Au programme ? Découverte des alpages et construction de cabanes ainsi que Raid Nature avec des ânes. Que des activités en apparence passionnante. Une fois arrivée sur les lieux et avoir passée une journée entière à essayer (lamentablement, il faut bien le dire) de lier des liens reliant deux branches et à me faire insulter de « Petit Caneton », j’en ai bien vite eu assez. Car, oui, les autres enfants avaient décidés que j’avais un faciès de caneton et trouvaient terriblement drôle de me le rappeler à chacune de mes paroles en nasillant, n’hésitant pas à m’humilier. C’est tout naturellement qu’en fin de cette longue, très longue journée, tout le monde me reconnaissait sous le nom de « Vilain petit canard ». J’ai donc décidé que j’en avais plus que marre. Qu’une semaine à passer dans ce lieu aussi invivable pour moi qu’un océan pour un opossum, c’était beaucoup trop à supporter pour une semaine de « vacances ». Qu’après tout, si je n’arrivais pas à me faire d’amis et que les activités proposées ne me plaisaient pas, que si le dit luxueux confort était en fait spartiate, que si la nourriture était aussi bonne que mon chat aimait les otaries, autant s’en aller. Je sais que j’ai toujours été d’un tempérament calme mais quelquefois, voila, j’explose. Impulsivement et sans prévenir. Au cours du repas du soir, je demandai de regagner ma chambre en prétextant avoir horriblement envie de vomir. Profitant de ce cours instant de répit, je rassemblais mes maigres affaires éparpillées dans mon dortoir, bouclait mon sac à dos le plus silencieusement possible et je m’éclipsais dehors. Je ne savais pas où j’allais, mais je savais pourquoi je m’en allais. Et je crois que c’était ça le plus important. Le souffle frais de la soirée me fouetta le visage et un mot s’imposa à moi. Liberté. Je hissais mon sac sur mon épaule et je me mis en marche d’un pas vigoureux. Je ne pensais pas à ce qui allait se passer, comment je rentrerais ni même quand (dans le cas où je rentrerais). Je pensais juste à fuir, mettre de la distance entre eux et moi. Aller le plus loin possible, le plus rapidement. Le bâtiment dans lequel nous logions se situait non loin de plusieurs chemins de randonnées. Je décidais d’en emprunter un en priant silencieusement pour que la direction que je prenais m’emmène à un endroit sûr. Et si possible pas excessivement loin. Quand le soleil se coucha enfin, j’avais totalement perdu la notion du temps. Le ciel était clair, sans nuage et je marchais à la lueur du croissant de lune, le plus rapidement possible. J’avais soif, froid et peur mais je ne regrettais rien. Je ne regrettais jamais rien.
  • 16. En marchant, je pris plaisir à écouter paisiblement les bruits de la forêt. Plus le temps passait et moins je me sentais en danger. Moi, la petite fille des champs n’avait jamais exploré la forêt, je me sentais cependant en sécurité dans ce sombre silence, comme sous l’eau. Hors du temps. Plongée au milieu des grands troncs, cachée sous un océan de verdure, j’avais l’impression d’avoir toujours été là. Je respirais normalement avec une certaine confiance en moi. Quand la fatigue se fit soudainement ressentir, je débouchais dans une clairière. Je luttai contre l’irrésistible envie de m’allonger et de m’accorder quelques heures de sommeil. Bien que je me sente en sécurité, je savais parfaitement que je n’étais pas à l’abri d’un danger. J’avais oublié la colonie, les enfants si cruels entre eux, les adultes qui étaient censés me chercher. Avaient-ils seulement remarqués mon absence ? Je m’en fichais. Je n’y pensais plus. J’avais décidée que je ne leur accorderais même plus l’ombre d’une pensée. Le sentier sortit de la forêt en serpentant sur la montagne, entièrement à découvert. Je le suivi avec d’autant plus d’ardeur que j’étais maintenant affreusement impatiente de trouver un lieu où me reposer, où dormir en tranquillité, un refuge. L’air était froid et les nuages commençaient à couvrir le ciel, j’espérais silencieusement que le temps ne se gâterait pas car mon manteau n’était pas imperméable. Mon épaule me faisait mal. Mes pieds aussi. Mon cou également. A y réfléchir, quasiment tout mon corps m’était douloureux. Loin de me décourager, cela me poussait à continuer. Et à ne plus y penser. Aux petites lueurs du jour, j’aperçus comme une grande grange au loin. Je rassemblais toute ma force et toute mon énergie et je pressais chaque pas de m’emmener plus loin. Arrivée à quelques pas de la porte d’entrée, je pris une grande bouffée d’air. Je venais de goûter et d’apprécier la solitude. A dix ans, je venais de passer une nuit dehors dans la montagne et au petit matin, j’étais encore là. Vivante et debout. Quand ma main agrippa la poignée, mes yeux se fermaient tous seuls. Et j’étais bien incapable de savoir si tout ce qui venait de se dérouler était réel ou simplement le fruit d’un rêve. C’est en me posant cette question que je fis mon entrée dans le refuge de la Page Blanche.   Par Sybille Magnin 12) Jean JacquesrBruneau, propriétairerdu refuge Les soeurs jumelles sont envoyées par leur mère pour rencontré leur père, caché jusqu'ici 13) Elfi, soeur jumelle inverse de Panda Deux jeunes sœurs jumelles, Panda et Effy nées d’une mère française, Isabelle le 26 novembre 1992. A leur naissance, leur mère les élèvent seule. Les deux jeunes filles se demandaient pourquoi elles n’avaient pas de papa, pourquoi étaient-elles différentes des autres petites filles de leurs âges, et elles posaient sans cesse la même question à leur maman adorée : « Maman pourquoi papa n’est pas là? » et leur mère leur répondaient toujours la même phrase lassante, triste et mystérieuse : « Mes chéries, sachez que votre père n’est pas là , il est au ciel maintenant, au paradis, il repose en paix , mais il vous surveille de là-haut, il veille sur nous, et nous nous le portons en nous, là, dans notre cœur ». Quelques années plus tard, leur maman rencontra un bel américain, John. Ils se marièrent et ils élevèrent, ensemble, les deux magnifiques filles de Isabelle. Elles étaient les mêmes, on avait beaucoup de mal à les reconnaître, toute les deux blondes, avec de magnifiques yeux bleus éblouissants, aussi bleus et puissant que des saphirs scintillant tel une pluie d’étoiles filantes. Hélas les années passèrent et quand les jumelles atteignirent leur 15 ans, Isabelle et John décidèrent de se séparer. Ce fut un terrible choc pour les deux sœurs, elles ne s’y attendaient vraiment pas. Cet évènement tragique transforma Panda autant que Effy. Toutes deux adoptèrent un style complétement différents et étaient très souvent en conflit à cause caractère très opposés. Mais elles restèrent tout de même très unies et proche. C’est une sorte de « je t’aime, moi non plus … » L’une ne peut vivre sans l’autre. Panda devint un peu coincée, sérieuse, dynamique et un peu tête en l’air, mais une indiscutable langue de vipère. Elle adorait la musique qui passe à la radio, et les animaux, elle avait dans l’idée de devenir vétérinaire. Elle aimait beaucoup toutes sortes d’aventures, les sports extrêmes, toujours investit à fond dans ce qu’elle entreprenait. Panda avait gardé ca jolie bouille d’enfant, de long cheveux blonds, ondulés qui venaient chatouiller le bas de ses reins, et ses magnifiques yeux bleus couvert d’un fard à paupière très pâle, qui affinait et a perfectionnait les traits de son visage, on pourrait l’identifier à une barbie fan de mode dans son monde rose pleins ede strass et paillettes, toujours vêtue de jolies robes en mousselines et en dentelles . Quand à Effy, c’est une autre paire de manche : Elle devint rebelle, délurée, excentrique et fêtarde, elle n’avait pas froid aux yeux. Elle profitait de la vie, adorait délirer avec sa bande d’amis avec lesquels elle écoutait de la musique et avait dans l’idée de formé un groupe de rock.           Une personnalité rare, douce, fine, mystérieuse, on l’appelait Effy, de son vrai prénom Elisabeth. Elle tenait ce prénom de son arrière-grand- mère. Effy se disait sans sentiment, avec un cœur de pierre, ne pouvant ressentir aucune émotion. Du moins, c’est ce qu’elle faisait paraitre à travers son physique maigre, sombre, et vêtue de très peu de vêtements, avec une vulgarité qui faisait son charme. Après la séparation de sa mère et son beau-père, Effy tomba dans ce qu’on appelle « l’adolescence », cette période de notre vie ou on veut tout tester, tout essayer, tout savoir de la vie qui nous entoure… Elle s’était créé son monde, son univers se transmettait par un regard, ou encore un simple geste. Elisabeth, petite fille blonde aux yeux bleu, devenue Effy, la fille incomprise entouré d’un monde incompréhensible. Passons maintenant a Panda, elle aussi pris un diminutif, pour oublier un peu d’où elle vient, son passé, sa famille, tout ce qui l’entour avait peu d’importance pour cette jeune fille qui se défonçait a la cocaine entre les pauses WC au lycée. Avec un air de cruche, Panda était le stéréotype de la blonde naïve, pucelle, innocente. Un peu enrobé, Panda avait son charme, un charme particulier qu’on ne trouvait pas chez tout le monde, quelque chose d’hors du commun, elle vait son truc a elle. Elle se défoncait avec sa sœur, se bourrait la gueule avant de rentrée chez elle pour oublier le passé, tout ce qui s’était passé dans la maison familiale, qui était presque vide, n’étant presque jamais là, Effy et Panda vivaient leur vie sous les dépend de leur mère qui était de bonne famille.  
  • 17. Par Laurie 14) Panda, fashion victime de 19rans, soeur jumelle dElfi Deux jeunes sœurs jumelles, Panda et Effy nées d’une mère française, Isabelle le 26 novembre 1992. A leur naissance, leur mère les élèvent seule. Les deux jeunes filles se demandaient pourquoi elles n’avaient pas de papa, pourquoi étaient-elles différentes des autres petites filles de leurs âges, et elles posaient sans cesse la même question à leur maman adorée : « Maman pourquoi papa n’est pas là? » et leur mère leur répondaient toujours la même phrase lassante, triste et mystérieuse : « Mes chéries, sachez que votre père n’est pas là , il est au ciel maintenant, au paradis, il repose en paix , mais il vous surveille de là-haut, il veille sur nous, et nous nous le portons en nous, là, dans notre cœur ». Quelques années plus tard, leur maman rencontra un bel américain, John. Ils se marièrent et ils élevèrent, ensemble, les deux magnifiques filles de Isabelle. Elles étaient les mêmes, on avait beaucoup de mal à les reconnaître, toute les deux blondes, avec de magnifiques yeux bleus éblouissants, aussi bleus et puissant que des saphirs scintillant tel une pluie d’étoiles filantes. Hélas les années passèrent et quand les jumelles atteignirent leur 15 ans, Isabelle et John décidèrent de se séparer. Ce fut un terrible choc pour les deux sœurs, elles ne s’y attendaient vraiment pas. Cet évènement tragique transforma Panda autant que Effy. Toutes deux adoptèrent un style complétement différents et étaient très souvent en conflit à cause caractère très opposés. Mais elles restèrent tout de même très unies et proche. C’est une sorte de « je t’aime, moi non plus … » L’une ne peut vivre sans l’autre. Panda devint un peu coincée, sérieuse, dynamique et un peu tête en l’air, mais une indiscutable langue de vipère. Elle adorait la musique qui passe à la radio, et les animaux, elle avait dans l’idée de devenir vétérinaire. Elle aimait beaucoup toutes sortes d’aventures, les sports extrêmes, toujours investit à fond dans ce qu’elle entreprenait. Panda avait gardé ca jolie bouille d’enfant, de long cheveux blonds, ondulés qui venaient chatouiller le bas de ses reins, et ses magnifiques yeux bleus couvert d’un fard à paupière très pâle, qui affinait et a perfectionnait les traits de son visage, on pourrait l’identifier à une barbie fan de mode dans son monde rose pleins ede strass et paillettes, toujours vêtue de jolies robes en mousselines et en dentelles . Quand à Effy, c’est une autre paire de manche : Elle devint rebelle, délurée, excentrique et fêtarde, elle n’avait pas froid aux yeux. Elle profitait de la vie, adorait délirer avec sa bande d’amis avec lesquels elle écoutait de la musique et avait dans l’idée de formé un groupe de rock. Une personnalité rare, douce, fine, mystérieuse, on l’appelait Effy, de son vrai prénom Elisabeth. Elle tenait ce prénom de son arrière-grand-mère. Effy se disait sans sentiment, avec un cœur de pierre, ne pouvant ressentir aucune émotion. Du moins, c’est ce qu’elle faisait paraitre à travers son physique maigre, sombre, et vêtue de très peu de vêtements, avec une vulgarité qui faisait son charme. Après la séparation de sa mère et son beau-père, Effy tomba dans ce qu’on appelle « l’adolescence », cette période de notre vie ou on veut tout tester, tout essayer, tout savoir de la vie qui nous entoure… Elle s’était créé son monde, son univers se transmettait par un regard, ou encore un simple geste. Elisabeth, petite fille blonde aux yeux bleu, devenue Effy, la fille incomprise
  • 18. entouré d’un monde incompréhensible. Passons maintenant a Panda, elle aussi pris un diminutif, pour oublier un peu d’où elle vient, son passé, sa famille, tout ce qui l’entour avait peu d’importance pour cette jeune fille qui se défonçait a la cocaine entre les pauses WC au lycée. Avec un air de cruche, Panda était le stéréotype de la blonde naïve, pucelle, innocente. Un peu enrobé, Panda avait son charme, un charme particulier qu’on ne trouvait pas chez tout le monde, quelque chose d’hors du commun, elle vait son truc a elle. Elle se défoncait avec sa sœur, se bourrait la gueule avant de rentrée chez elle pour oublier le passé, tout ce qui s’était passé dans la maison familiale, qui était presque vide, n’étant presque jamais là, Effy et Panda vivaient leur vie sous les dépend de leur mère qui était de bonne famille. 15) Millie de Labrule Millie De Labrule était une jeune fille tout à fait ordinaire. Elle vivait dans un petit appartement au sud de la banlieue parisienne avec ses parents. C’était une adolescente élancée avec de jolies boucles brunes qui faisaient ressortir de grands yeux bleus sur un teint mat parsemé de taches de rousseur. Millie était de nature sociable, souriante et pleine de vie. Elle se donnait à fond quand elle faisait quelque chose et n’abandonnait jamais, elle n’aimait néanmoins pas qu’on lui marche sur les pieds et ne se laissait pas faire, c’était un de ses moyens d’attirer les hommes. D’ailleurs beaucoup la regardaient et s’intéressaient à elle, elle faisait partie des trois filles, deux de ses amies, les plus populaires du lycée. Cependant elle était toujours célibataire non pas à cause de son caractère mais de sa passion très envahissante, pour elle la musique c’était son mari, son refuge dans les moments difficiles, ses moments de bonheurs, en gros toute sa vie. Elle s’habillait chez de grandes marques, comme Kaporal ou G-Star, achetait du maquillage Dior ; et ce qu’elle aimait bien sur plus que tout, comme la plupart des filles de son âge : faire les magasins et se promener tranquillement avec ses amis. D’ailleurs, elle était tellement passionnée par la mode qu’elle s’offrait, à peu près tous les ans, un week-end à Londres, à New-York, ou dans d’autres grandes villes de la mode. Mais sa plus grande passion, vous avez surement deviné, restait la musique et plus précisément la harpe. Encouragée par ses parents elle était devenue une virtuose, les plus grands orchestres et les plus grands chefs désiraient lui confier les partitions solistes. Abandonnant l’école pour rentrer au conservatoire, elle se dévouait corps et âme pour atteindre l’harmonie suprême. Elle pouvait rester des heures et des heures à jouer dans sa chambre, même ses parents, qui aimaient la harpe, en avaient plein les oreilles de cet instrument. Touchant son rêve du bout des doigts celui-ci s’évanouit lors de l’incendie qui frappa son immeuble, le vendredi 19 Novembre 2010. Un terrible accident qui couta la vie à ses parents et qui la laissa grièvement blessée. Cette orpheline, admise dans le service des grands brûlés, à 18 ans à peine, apprit que sa carrière en tant que musicienne était désormais irréalisable. Effondrée par la subite perte de ses parents, elle se renferma sur elle-même et se réfugia dans son imagination. Aidée par son psychologue elle progressa peu à peu, malheureusement elle se rendit vite compte que le seul moyen de s’échapper de la vie, pénible et ennuyante, et de ne plus penser à tous les problèmes était la musique. Depuis ce jour là elle n’a pas retrouvé de passion qui lui permettrait de s’évader un peu de temps en temps. Etant sérieusement brûlée à la main gauche, elle avait perdu toute sensibilité, son autre main était intacte, une grande chance pour elle, mais son rêve s’était désormais déjà envolé. L’accumulation de la perte de ses parents et de sa main lui enleva tout goût à la vie qu’elle avait pourtant bien savourée auparavant. Sa greffe pour lui rajouter de la peau ne changea rien, elle ne pourra plus jamais bouger la main gauche, elle était totalement désespérée. Depuis ce jour, Millie a tout perdu, son amour pour la vie, sa passion pour la musique et ses parents, désormais seule, elle se raccroche à une chose : son unique « ami », son psychologue. Pour elle une nouvelle vie allait commencer, c’est