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REGARD DE L’INFECTIOLOGUE RISQUES SOIGNANTS-SOIGNES  EN STOMATO- ODONTOLOGIE   DR AMEL OUYAHIA  CHU SETIF
Risques / prescriptions en fonction de état   physiologique  : nouveau-né, nourrisson, femme enceinte, sujet âgé. Terrain : tares viscérales, états d’immunodépression, allergie, interférences médicamenteuses des molécules   risque  infectieux Risques Pour le soigné
RISQUE POUR LA  SANTE PUBLIQUE  : Risques pour le soignant Accidents d'exposition au sang  et liquides biologiques Résistances
Regard sur les  risques infectieux pour le soigné
Risque d’ infections bactériennes d’origine dentaire
Aujourd’hui, la relation étiologique entre les bactéries orales et  l’infection systémique :  l’endocardite subaiguë, les abcès cérébraux …. est bien démontrée Vers la fin du 19e siècle, début  20e siècle  la théorie de l’infection focale a été émise : les microorganismes de la cavité buccale pourraient provoquer une infection  des organes éloignés
plus 500 espèces bactériennes :isolées à partir d’infections buccales  un nombre important de bactéries ne peuvent pas être cultivées. Parmi elles  : des espèces qui possèdent un pouvoir pathogène problème: infection  Non documentée TRT / Pari bactériologique
Les infections bactériennes d’origine dentaire Volontiers septicémiques.  succèdent ** foyers infectieux  dentaires négligés,  ** une surinfection  locale à partir  d’un geste dentaire  Occasionnant des bactériémies toute solution de continuité de la muqueuse buccale une réelle porte d’entrée
Solution = antibio prophylaxie L'antibiothérapie prophylactique  prévenir une contamination bactérienne potentielle du fait d'une situation à risque.
reste très discutée en cas de soins dentaires susceptibles de provoquer une bactériémie.  rapport bénéfice -risque n’est pas scientifiquement évalué à ce jour.  Cependant il est admis qu’il faille l’instaurer chez les patients à risque Solution = antibio prophylaxie
Les modalités de l’antibioprophylaxie sont bien codifiées en fonction de la nature des gestes bucco-dentaires
Mise au point  Sujets sains, sans risque infectieux Sujets à  risque A:  risque d’infection identifiée localement et/ou de surinfection générale (bactériémie) sujets transplantés ou greffés  hors patients sous ciclosporine ou immunodéprimés,  ou atteints d'une pathologie chronique non contrôlée ou dénutris sujets sans facteur de risque, ni terrain particulier
Mise au point risque B: risque d’infection liée à une localisation secondaire avec un nouveau foyer infectieux situé à distance du foyer dentaire (endocardite infectieuse, infection sur prothèse articulaire sujets présentant une cardiopathie définie à risque d'endocardite infectieuse, et certains sujets porteurs d'une prothèse articulaire
Antibio prophylaxie   Indications fonction du risque buccodentaire Actes invasifs risque saignement  important  Chez à risque A ou B un sujet Pour certains de ces  actes pratiqués chez un sujet sain Actes non invasifs sans  risque de saignement important Non recommandée,  ni chez le sujet sain, ni chez le sujet à risque  A ou B
Endocardites infectieuses  Gestes  Bucco-dentaires   à risque   Mise en place d’une digue Soins parodontaux non chirurgicaux Soins endodontiques Soins prothétiques à risque de saignement Actes chirurgicaux Orthopédie dento faciale Mise en place de bagues
Endocardites infectieuses sujets à risque  prothèses valvulaires cardiopathies congénitales cyanogènes dérivations chirurgicales (pulmonaires systémiques) antécédents d'endocardite infectieuse Cardiopathies à haut risque
Endocardites infectieuses sujets à risque valvulopathies: insuffisance, rétrécissement, bicuspidie aortique; insuffisance mitrale prolapsus de la valve mitrale avec insuffisance mitrale et/ou épaississement valvulaire cardiopathies congénitales non cyanogènes, sauf CIA cardiomyopathie hypertrophique obstructive Cardiopathies  à risque modéré
Antibioprophylaxie   endocardites infectieuses non recommandée non recommandée Geste buccodentaire non à risque optionnelle recommandée Geste buccodentaire à risque Groupe B Cardiopathies à risque moins élevé Groupe A Cardiopathies à haut risque
Prophylaxie  Soins dentaires ambulatoires 1 heure avant geste  Prise unique Amoxicilline 3g per os allergie bêtalactamines Clindamycine: 600 mg (15 mg/kg)  per os / pristinamycine  1g per os (25 mg/kg)
Prophylaxie  Soins dentaires anesthésie générale amoxicilline 1 H avant geste  2g IV (perf. 30 min) 6H après geste  1g per os Allergie bêtalactamines 1 H avant geste  vancomycine 1g IV (perf. > 60 min)   ou teicoplanine 400mg IVD
Regard sur les risques d’infection nosocomiale
Infection nosocomiales  Infections liées aux soins Dans toute structure de soins Y compris ambulatoire évoquée sur : arguments épidémiologiques, clinique. relation temporelle entre geste dentaire et découverte de l’infection.  rarement documentée.
Infections nosocomiales  en chirurgie dentaire littérature Rares : de 1 % à 1 °/°° mais... Réelles:  contact avec le sang d'un dentiste  atteint Virus  HBV, HIV HCV Bactéries Abcès dentaire Algérie : Peu /pas d’enquêtes  épidémiologiques résultats ?
La contamination du soigné par un soignant infecté est elle aussi possible Cas connus avant 1987 Transmission associée à: l ’absence de port de gants Micro-coupures du praticien Transmission soignant    soigné Soignant  Ag  HBs +
. Porter : 55 patients contaminés en 3 ans par un dentiste  Ag HBs + n'appliquant pas les règles classiques de prévention  . Après la mise en oeuvre du port de gants systématique: 8000 patients traités par ce praticien  00 contamination.  mauvaise compliance au port des gants!!!
Etats-Unis /Dentiste HIV+ : Contamination  6 patients  études négatives 19 036 patients soignés par 57 soignants HIV + dont 29 chirurgiens-dentistes : 0 cas Transmission soignant    soigné Soignant HIV +
Cas rapportés de  Transmission soignant-soigné  2005 36 chirurgiens 9 dentistes 3 techniciens de CEC 2 médicaux 5 chirurgiens   4 anesthésistes 3 personnels de santé 1 dentiste 1 chirurgien 1 infirmier Soignants Environ 500 VHB 26  VHC 8 VIH Patients contaminés N total Virus
Par l ’intermédiaire des instruments / surfaces Pas d ’études de patients ; mais…. Transmission patient     patient Prélèvements viraux Génomes  HIV et HBV dans l ’instrumentation rotative
eau   Par ingestion, aérosols,  contamination directe de la plaie opératoire Pseudomonas sp., Legionella sp., champignons, germes oraux Transmission patient     patient
Les points critiques principaux sont : " les canalisations d’arrivée d’eau au fauteuil  la seringue air/eau, le crachoir , son robinet, le gobelet, le point de lavage des mains. Transmission patient     patient eau
Les instruments rotatifs : contre-angles, pièces à mains, turbines…. Miroir ….. Transmission patient     patient
Solution  Hygiène le patient demande une SECURITE   Le corps humain abrite plus de microbes qu’il n'a de cellules.. La solution  n’est pas de réduire  le nombre de microbes  dans l’environnement..
Mais …  diminuer la TRANSMISSION  des germes  d’un patient à l’autre +++  basée sur l’hygiène des MAINS et du MATERIEL  utilisé
Les Canalisations - Faire couler l’eau des canalisations : 5 minutes, avant le premier patient 30 secondes entre chaque patient, - Équiper chaque canalisation d’un clapet anti-retour. La seringue air/eau - la purger –  Entre chaque patient, le corps de la seringue : décontaminé et désinfecté  extérieurement  . Les embouts doivent être à usage unique ou démontables  stérilisés entre chaque patient. - Le crachoir  rincé /désinfecté entre chaque patient  Le siphon :désinfecté en fin de travail avec de l’eau de javel.
on ne stérilise que ce qui est propre On ne désinfecte
Les instruments rotatifs (contre-angles, pièces à mains, turbines) nettoyer / stériliser entre chaque patient.  L'utilisation de spray (de nettoyage et/ou de lubrification) insuffisant entre deux patients.
stérilisation  non-conformes Pastilles d'aldéhyde de formol Un détergent au lieu d'un désinfectant Désinfection ou stérilisation sans détersion antiseptique à la place du désinfectant Alcool Chlorexhidine Alcool et flambage Chaleur sèche  fours à micro-ondes.. Ou fours domestiques Stérilisateur à billes
Le matériel réutilisable stérilisable:  la désinfection par trempage dans un bain de glutaraldéhyde à 2% est une stratégie devant disparaître .
Regard sur les facteurs favorisant les Résistances
PLUS de Cinquante ans après la première utilisation des antibiotiques : la résistance aux antibiotiques est devenue un problème majeur touchant le monde entier La très forte consommation d'antibiotiques par l'ensemble de la population. L'usage non justifié des antibiotiques. Les posologies et /ou les durées de traitement insuffisantes.
le traitement des infections bucco-dentaires = préoccupation. lutte contre les résistances bactériennes Lutte contre utilisation  inadaptée des antibiotiques
Antibiotiques non recommandés Fluoroquinolones Aminosides Céphalosporines
Regard sur les RISQUES en fonction de la molécule
Les anti-inflammatoires la pharmacopée du Chirurgien-dentiste est relativement limitée. Cependant les anti-inflammatoires y occupent une place importante. La prescription d’ anti-inflammatoires en chirurgie buccale …. est comme la langue d’ Esope : la meilleure et la pire des choses !
Anti inflammatoires La meilleure : car elle atténue les conséquences fonctionnelles , esthétiques et  douloureuses  pour le moins  fâcheuses de la Chirurgie ! La pire : car cette prescription annihile les défenses naturelles de l’ organisme face au danger infectieux Aggravation  de l’infection
effet inhibiteur /suppresseur :les défenses de l’organisme Freinent la migration et l’activité phagocytaire des polynucléaires et des macrophages sur le site de l’inflammation, en freinant la production et/ou l’activité de nombreux médiateurs. favorisent la diffusion de l’infection
MÉFAITS DES ANTI-INFLAMMATOIRES EN ODONTO-STOMATOLOGIE LITTÉRATURE. SCHEFFER P. et col. Villeneuve Saint-Georges (France) ont observé sur 10 ans - 282 cas d’infections cervico-maxillo -faciales d’origine dentaire dont : - 14 cas graves parmi lesquels 9 (soit 64%) en rapport avec une absorption d’anti-inflammatoire, - 4 cas (soit 44%) sur les 9 graves ont été mortels.
ASSA A. et col. (Côted’Ivoire) ont observé en 9 ans : - 46 cas de cellulites odontogènes diffuses dont 24 cas (52%) en rapport avec une prise d’anti-inflammatoire. - 7 cas (soit 29%) sur 24 ont été mortels. GADEGBEKU S. et col . Abidjan (Côte d’Ivoire) ont observé en 11 ans  407 cas de cellulites graves de la face dont : - 291 (soit 71,5%) en rapport avec une utilisation  d’anti-inflammatoire, - 12 cas (soit 4,12%) sur 291 ont été fatals.
Regard sur les RISQUES POUR LE  SOIGNANT
Il existe toujours une certaine appréhension du chirurgien-dentiste devant un patient qui présente une pathologie générale. Cette appréhension est justifiée car  même stabilisées, ces pathologies  peuvent majorer des facteurs de risque généraux lors de l'exécution d'un acte odontologique Mais……. Cette appréhension est illégitime  … Transmission soigné    soignant
Les patients présentant une infection à transmission sanguine ou parentérale :  HIV –HBS-HCV  ne doivent pas se voir refuser des soins bucco-dentaires à cause de leur infection. l’équipe de santé bucco-dentaire est appelée à prendre des mesures pour sa protection et celle de ses  patients contre toutes ces infections . Transmission soigné    soignant
Depuis l’émergence du SIDA, le comportement des chirurgiens-dentistes en matière d’hygiène et d’asepsie a considérablement évolué.  Cependant, certains  confrères  .. des incertitudes subsistent quant aux mesures à adopter  ???? Transmission soigné    soignant
AES   : « tout accident survenant en contact avec du sang ou un produit biologique contaminé par du  sang  ,et comportant une effraction cutanée (piqûre ,coupure ) ,ou une projection sur une muqueuse (yeux ,bouche ) ou peau lésée » Transmission soigné    soignant   AES
Tout LB est potentiellement infectant  AES  = Transmission d’agents infectieux  Risque particulier VHB –VHC –HIV :
Risque majeurs de transmission VHB   :  20-40% (50% Ag Hbe+) VHC :   2 -3%   ( 10% PCR +) HIV  :   0,32%  percutanée 0,04%   projection CM
Problème  Médical   RISQUES ENCOURUS  HEPATITE B : hep fulminante 0,1%; hep. Chronique 10%;cirrhose 4%; carcinome hep.cellulaire 3-5 %  HEPATITE C :  hep. Chronique 80% ; cirrhose 20%; carcinome H.C. 3 –5 %  HIV  : SIDA : I .OP .
Origine des AES (activité USA)  en % Instruments  rotatoires Aiguilles anesthésie Instruments Orthodentie Suture Bistouri Autre
Radiographies Utilisation d'un sachet de protection pour toute radiographie ou à défaut nettoyage et désinfection du support film Changement de gants pour les manipulations
Risque en fonction du matériel utilisé 90% mains et doigts 50 - 80% extra-buccal 5% fils métalliques 20 - 30% instruments tranchants 15 - 30% aiguilles creuses 30 - 40% roulette"
PRÉVENTION  DU RISQUE AES
Etudes  HIV  Contribution sécurite des soins / malades - soignants  *  progrés en epidemiologie   Surveillance des AES  obligatoire  mesures de prévention  *  Risques professionnels   : strategies innovante  chimioprophylaxie post exposition 1990
Comment se protéger
précautions universelles     Limiter au maximum tout contact avec le  sang  et les autres liquides biologiques : Port des gants  :  éviter tout contact avec un  liquide biologique  contaminant, lésion cutanéo-muqueuse,  du matériel souillé, et si on est soi-même  porteur de lésions cutanées Protéger toute plaie . laver les mains  : immédiatement en cas de contact avec liquide potentiellement  Contaminant. systématiquement  après chaque soins
risque de projection (aspiration trachéo-bronchique, endoscopie, gestes chirurgicaux): *Port de  masque, lunettes ,surblouse .  Manipulation prudente : instruments pointus ou tranchants potentiellement contaminés.
Les aiguilles : ne doivent pas être ni pliées, ni  capuchonnées  ,ni même désadaptées manuellement des système de prélèvement. Un  conteneur spécial imp e rforable  :  utiliser pour recueillir le matériel piquant ou tranchant usagé.
Décontamination immédiate  :  des instruments ou des surfaces souillées par du  sang  ou autres liquides biologiques par un désinfectant adapté (Eau de Javel à 10%). Emballage étanche marqué d’un  signe distinctif  : pour tout matériel potentiellement contaminant à éliminer.
72% 74% ? Gants non portés 60% 85% ? Pas de conteneur à proximité 13% 13% 18% Objets non protégés plateau 8% 13% 30% recapuchonnage 1991 N =1506 1990 N=1489 1988 N=400 Non respect des mes.prev
Méconnaissance des définitions Mains Hygiène entre les patients 83 % systématiquement Gants =  70 % systématiquement,  9 % souvent,  16 % si geste invasif Accidents d'exposition au sang Victime dans l'année : 10 % Conteneurs : 98 % Recapuchonnage : 64 % Les constats au cabinet dentaire  = Enquête téléphonique / 151 dentistes 02
Prévention  Vaccination contre l’ H V B: Obligatoire :  personnel des etablissements de soins ou de prévention  Algerie : nouveau né ; M1 ; M5
Conduite  A Tenir Devant  Un   AES
IMMÉDIATEMENT :   Soins locaux . Cutanés  :  nettoyage avec de l’eau et du savon, rinçage, antisepsie de contact pendant au moins 5 minutes avec :  Dérivés chlorés : Dakin® ou Eau de Javel à 12° Chlorométriques, diluée au 1/10°. Alcool à 70°.Ou Bétadine® solution dermique. Muqueux  : rinçage abondant et prolongé au sérum physiologique ou à l’eau.
HIV rapidement MEDECIN REFERENT SI POSSIBLE < 4 H  après l’accident AU MAXIMUM APRES 48 – 72 HEURES ENQUETE CAS-TEMOIN  : diminution de 80% du taux de transmission sous trithérapie.
HEPATITE B Oui  /  TX D’AC Anti  HBS: + 10UI/l  immunisé  -  10UI/l  non protégé Non  : s .source Ag Hbs +  contamination possible SEROVACCINATION:  VACCIN ? Immunoglobulines spécifiques  12 H vaccination anti-VHB j0
HEPATITE C TRT urgence  (  – ) Surveillance des transaminases  TRT: interféron –ribavirine si  primo infection   déclaration d'AES
C onclusion Le risque infectieux en odonto  - stomatologie  est réel  le soigné et le soignant  soignant et soigné espèrent des soins sécurisés  La clé est entre les mains du soignant  Pour « se protéger »et « protéger » son malade  respect des mesures d’hygiène universelles
précautions standards à  appliquer pour un geste donné devant tout malade. Au niveau individuel  les  moyens de prévention ont prouvé  leur efficacité  AES /accès au médecin referant pour prise en charge

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RISQUE SOIGNANT SOIGNE EN CHIRURGIE DENTAIRE

  • 1. REGARD DE L’INFECTIOLOGUE RISQUES SOIGNANTS-SOIGNES EN STOMATO- ODONTOLOGIE DR AMEL OUYAHIA CHU SETIF
  • 2. Risques / prescriptions en fonction de état physiologique : nouveau-né, nourrisson, femme enceinte, sujet âgé. Terrain : tares viscérales, états d’immunodépression, allergie, interférences médicamenteuses des molécules risque infectieux Risques Pour le soigné
  • 3. RISQUE POUR LA SANTE PUBLIQUE : Risques pour le soignant Accidents d'exposition au sang et liquides biologiques Résistances
  • 4. Regard sur les risques infectieux pour le soigné
  • 5. Risque d’ infections bactériennes d’origine dentaire
  • 6. Aujourd’hui, la relation étiologique entre les bactéries orales et l’infection systémique : l’endocardite subaiguë, les abcès cérébraux …. est bien démontrée Vers la fin du 19e siècle, début  20e siècle la théorie de l’infection focale a été émise : les microorganismes de la cavité buccale pourraient provoquer une infection des organes éloignés
  • 7. plus 500 espèces bactériennes :isolées à partir d’infections buccales un nombre important de bactéries ne peuvent pas être cultivées. Parmi elles : des espèces qui possèdent un pouvoir pathogène problème: infection Non documentée TRT / Pari bactériologique
  • 8. Les infections bactériennes d’origine dentaire Volontiers septicémiques. succèdent ** foyers infectieux dentaires négligés, ** une surinfection locale à partir d’un geste dentaire Occasionnant des bactériémies toute solution de continuité de la muqueuse buccale une réelle porte d’entrée
  • 9. Solution = antibio prophylaxie L'antibiothérapie prophylactique prévenir une contamination bactérienne potentielle du fait d'une situation à risque.
  • 10. reste très discutée en cas de soins dentaires susceptibles de provoquer une bactériémie. rapport bénéfice -risque n’est pas scientifiquement évalué à ce jour. Cependant il est admis qu’il faille l’instaurer chez les patients à risque Solution = antibio prophylaxie
  • 11. Les modalités de l’antibioprophylaxie sont bien codifiées en fonction de la nature des gestes bucco-dentaires
  • 12. Mise au point Sujets sains, sans risque infectieux Sujets à risque A: risque d’infection identifiée localement et/ou de surinfection générale (bactériémie) sujets transplantés ou greffés hors patients sous ciclosporine ou immunodéprimés, ou atteints d'une pathologie chronique non contrôlée ou dénutris sujets sans facteur de risque, ni terrain particulier
  • 13. Mise au point risque B: risque d’infection liée à une localisation secondaire avec un nouveau foyer infectieux situé à distance du foyer dentaire (endocardite infectieuse, infection sur prothèse articulaire sujets présentant une cardiopathie définie à risque d'endocardite infectieuse, et certains sujets porteurs d'une prothèse articulaire
  • 14. Antibio prophylaxie Indications fonction du risque buccodentaire Actes invasifs risque saignement important Chez à risque A ou B un sujet Pour certains de ces actes pratiqués chez un sujet sain Actes non invasifs sans risque de saignement important Non recommandée, ni chez le sujet sain, ni chez le sujet à risque A ou B
  • 15. Endocardites infectieuses Gestes Bucco-dentaires à risque Mise en place d’une digue Soins parodontaux non chirurgicaux Soins endodontiques Soins prothétiques à risque de saignement Actes chirurgicaux Orthopédie dento faciale Mise en place de bagues
  • 16. Endocardites infectieuses sujets à risque prothèses valvulaires cardiopathies congénitales cyanogènes dérivations chirurgicales (pulmonaires systémiques) antécédents d'endocardite infectieuse Cardiopathies à haut risque
  • 17. Endocardites infectieuses sujets à risque valvulopathies: insuffisance, rétrécissement, bicuspidie aortique; insuffisance mitrale prolapsus de la valve mitrale avec insuffisance mitrale et/ou épaississement valvulaire cardiopathies congénitales non cyanogènes, sauf CIA cardiomyopathie hypertrophique obstructive Cardiopathies à risque modéré
  • 18. Antibioprophylaxie endocardites infectieuses non recommandée non recommandée Geste buccodentaire non à risque optionnelle recommandée Geste buccodentaire à risque Groupe B Cardiopathies à risque moins élevé Groupe A Cardiopathies à haut risque
  • 19. Prophylaxie Soins dentaires ambulatoires 1 heure avant geste Prise unique Amoxicilline 3g per os allergie bêtalactamines Clindamycine: 600 mg (15 mg/kg) per os / pristinamycine 1g per os (25 mg/kg)
  • 20. Prophylaxie Soins dentaires anesthésie générale amoxicilline 1 H avant geste 2g IV (perf. 30 min) 6H après geste 1g per os Allergie bêtalactamines 1 H avant geste vancomycine 1g IV (perf. > 60 min) ou teicoplanine 400mg IVD
  • 21. Regard sur les risques d’infection nosocomiale
  • 22. Infection nosocomiales Infections liées aux soins Dans toute structure de soins Y compris ambulatoire évoquée sur : arguments épidémiologiques, clinique. relation temporelle entre geste dentaire et découverte de l’infection. rarement documentée.
  • 23. Infections nosocomiales en chirurgie dentaire littérature Rares : de 1 % à 1 °/°° mais... Réelles: contact avec le sang d'un dentiste atteint Virus HBV, HIV HCV Bactéries Abcès dentaire Algérie : Peu /pas d’enquêtes épidémiologiques résultats ?
  • 24. La contamination du soigné par un soignant infecté est elle aussi possible Cas connus avant 1987 Transmission associée à: l ’absence de port de gants Micro-coupures du praticien Transmission soignant  soigné Soignant Ag HBs +
  • 25. . Porter : 55 patients contaminés en 3 ans par un dentiste Ag HBs + n'appliquant pas les règles classiques de prévention . Après la mise en oeuvre du port de gants systématique: 8000 patients traités par ce praticien 00 contamination. mauvaise compliance au port des gants!!!
  • 26. Etats-Unis /Dentiste HIV+ : Contamination 6 patients études négatives 19 036 patients soignés par 57 soignants HIV + dont 29 chirurgiens-dentistes : 0 cas Transmission soignant  soigné Soignant HIV +
  • 27. Cas rapportés de Transmission soignant-soigné 2005 36 chirurgiens 9 dentistes 3 techniciens de CEC 2 médicaux 5 chirurgiens 4 anesthésistes 3 personnels de santé 1 dentiste 1 chirurgien 1 infirmier Soignants Environ 500 VHB 26 VHC 8 VIH Patients contaminés N total Virus
  • 28. Par l ’intermédiaire des instruments / surfaces Pas d ’études de patients ; mais…. Transmission patient  patient Prélèvements viraux Génomes HIV et HBV dans l ’instrumentation rotative
  • 29. eau Par ingestion, aérosols, contamination directe de la plaie opératoire Pseudomonas sp., Legionella sp., champignons, germes oraux Transmission patient  patient
  • 30. Les points critiques principaux sont : &quot; les canalisations d’arrivée d’eau au fauteuil la seringue air/eau, le crachoir , son robinet, le gobelet, le point de lavage des mains. Transmission patient  patient eau
  • 31. Les instruments rotatifs : contre-angles, pièces à mains, turbines…. Miroir ….. Transmission patient  patient
  • 32. Solution Hygiène le patient demande une SECURITE Le corps humain abrite plus de microbes qu’il n'a de cellules.. La solution n’est pas de réduire le nombre de microbes dans l’environnement..
  • 33. Mais … diminuer la TRANSMISSION des germes d’un patient à l’autre +++ basée sur l’hygiène des MAINS et du MATERIEL utilisé
  • 34. Les Canalisations - Faire couler l’eau des canalisations : 5 minutes, avant le premier patient 30 secondes entre chaque patient, - Équiper chaque canalisation d’un clapet anti-retour. La seringue air/eau - la purger – Entre chaque patient, le corps de la seringue : décontaminé et désinfecté extérieurement . Les embouts doivent être à usage unique ou démontables stérilisés entre chaque patient. - Le crachoir rincé /désinfecté entre chaque patient Le siphon :désinfecté en fin de travail avec de l’eau de javel.
  • 35. on ne stérilise que ce qui est propre On ne désinfecte
  • 36. Les instruments rotatifs (contre-angles, pièces à mains, turbines) nettoyer / stériliser entre chaque patient. L'utilisation de spray (de nettoyage et/ou de lubrification) insuffisant entre deux patients.
  • 37. stérilisation non-conformes Pastilles d'aldéhyde de formol Un détergent au lieu d'un désinfectant Désinfection ou stérilisation sans détersion antiseptique à la place du désinfectant Alcool Chlorexhidine Alcool et flambage Chaleur sèche fours à micro-ondes.. Ou fours domestiques Stérilisateur à billes
  • 38. Le matériel réutilisable stérilisable: la désinfection par trempage dans un bain de glutaraldéhyde à 2% est une stratégie devant disparaître .
  • 39. Regard sur les facteurs favorisant les Résistances
  • 40. PLUS de Cinquante ans après la première utilisation des antibiotiques : la résistance aux antibiotiques est devenue un problème majeur touchant le monde entier La très forte consommation d'antibiotiques par l'ensemble de la population. L'usage non justifié des antibiotiques. Les posologies et /ou les durées de traitement insuffisantes.
  • 41. le traitement des infections bucco-dentaires = préoccupation. lutte contre les résistances bactériennes Lutte contre utilisation inadaptée des antibiotiques
  • 42. Antibiotiques non recommandés Fluoroquinolones Aminosides Céphalosporines
  • 43. Regard sur les RISQUES en fonction de la molécule
  • 44. Les anti-inflammatoires la pharmacopée du Chirurgien-dentiste est relativement limitée. Cependant les anti-inflammatoires y occupent une place importante. La prescription d’ anti-inflammatoires en chirurgie buccale …. est comme la langue d’ Esope : la meilleure et la pire des choses !
  • 45. Anti inflammatoires La meilleure : car elle atténue les conséquences fonctionnelles , esthétiques et douloureuses pour le moins fâcheuses de la Chirurgie ! La pire : car cette prescription annihile les défenses naturelles de l’ organisme face au danger infectieux Aggravation de l’infection
  • 46. effet inhibiteur /suppresseur :les défenses de l’organisme Freinent la migration et l’activité phagocytaire des polynucléaires et des macrophages sur le site de l’inflammation, en freinant la production et/ou l’activité de nombreux médiateurs. favorisent la diffusion de l’infection
  • 47. MÉFAITS DES ANTI-INFLAMMATOIRES EN ODONTO-STOMATOLOGIE LITTÉRATURE. SCHEFFER P. et col. Villeneuve Saint-Georges (France) ont observé sur 10 ans - 282 cas d’infections cervico-maxillo -faciales d’origine dentaire dont : - 14 cas graves parmi lesquels 9 (soit 64%) en rapport avec une absorption d’anti-inflammatoire, - 4 cas (soit 44%) sur les 9 graves ont été mortels.
  • 48. ASSA A. et col. (Côted’Ivoire) ont observé en 9 ans : - 46 cas de cellulites odontogènes diffuses dont 24 cas (52%) en rapport avec une prise d’anti-inflammatoire. - 7 cas (soit 29%) sur 24 ont été mortels. GADEGBEKU S. et col . Abidjan (Côte d’Ivoire) ont observé en 11 ans 407 cas de cellulites graves de la face dont : - 291 (soit 71,5%) en rapport avec une utilisation d’anti-inflammatoire, - 12 cas (soit 4,12%) sur 291 ont été fatals.
  • 49. Regard sur les RISQUES POUR LE SOIGNANT
  • 50. Il existe toujours une certaine appréhension du chirurgien-dentiste devant un patient qui présente une pathologie générale. Cette appréhension est justifiée car même stabilisées, ces pathologies peuvent majorer des facteurs de risque généraux lors de l'exécution d'un acte odontologique Mais……. Cette appréhension est illégitime … Transmission soigné  soignant
  • 51. Les patients présentant une infection à transmission sanguine ou parentérale : HIV –HBS-HCV ne doivent pas se voir refuser des soins bucco-dentaires à cause de leur infection. l’équipe de santé bucco-dentaire est appelée à prendre des mesures pour sa protection et celle de ses patients contre toutes ces infections . Transmission soigné  soignant
  • 52. Depuis l’émergence du SIDA, le comportement des chirurgiens-dentistes en matière d’hygiène et d’asepsie a considérablement évolué. Cependant, certains confrères .. des incertitudes subsistent quant aux mesures à adopter ???? Transmission soigné  soignant
  • 53. AES : « tout accident survenant en contact avec du sang ou un produit biologique contaminé par du sang ,et comportant une effraction cutanée (piqûre ,coupure ) ,ou une projection sur une muqueuse (yeux ,bouche ) ou peau lésée » Transmission soigné  soignant AES
  • 54. Tout LB est potentiellement infectant AES = Transmission d’agents infectieux Risque particulier VHB –VHC –HIV :
  • 55. Risque majeurs de transmission VHB : 20-40% (50% Ag Hbe+) VHC : 2 -3% ( 10% PCR +) HIV : 0,32% percutanée 0,04% projection CM
  • 56. Problème Médical RISQUES ENCOURUS HEPATITE B : hep fulminante 0,1%; hep. Chronique 10%;cirrhose 4%; carcinome hep.cellulaire 3-5 % HEPATITE C : hep. Chronique 80% ; cirrhose 20%; carcinome H.C. 3 –5 % HIV : SIDA : I .OP .
  • 57. Origine des AES (activité USA) en % Instruments rotatoires Aiguilles anesthésie Instruments Orthodentie Suture Bistouri Autre
  • 58. Radiographies Utilisation d'un sachet de protection pour toute radiographie ou à défaut nettoyage et désinfection du support film Changement de gants pour les manipulations
  • 59. Risque en fonction du matériel utilisé 90% mains et doigts 50 - 80% extra-buccal 5% fils métalliques 20 - 30% instruments tranchants 15 - 30% aiguilles creuses 30 - 40% roulette&quot;
  • 60. PRÉVENTION DU RISQUE AES
  • 61. Etudes HIV Contribution sécurite des soins / malades - soignants * progrés en epidemiologie Surveillance des AES obligatoire mesures de prévention * Risques professionnels : strategies innovante chimioprophylaxie post exposition 1990
  • 63. précautions universelles Limiter au maximum tout contact avec le sang et les autres liquides biologiques : Port des gants  : éviter tout contact avec un liquide biologique contaminant, lésion cutanéo-muqueuse, du matériel souillé, et si on est soi-même porteur de lésions cutanées Protéger toute plaie . laver les mains  : immédiatement en cas de contact avec liquide potentiellement Contaminant. systématiquement après chaque soins
  • 64. risque de projection (aspiration trachéo-bronchique, endoscopie, gestes chirurgicaux): *Port de masque, lunettes ,surblouse . Manipulation prudente : instruments pointus ou tranchants potentiellement contaminés.
  • 65. Les aiguilles : ne doivent pas être ni pliées, ni capuchonnées ,ni même désadaptées manuellement des système de prélèvement. Un conteneur spécial imp e rforable  : utiliser pour recueillir le matériel piquant ou tranchant usagé.
  • 66. Décontamination immédiate  : des instruments ou des surfaces souillées par du sang ou autres liquides biologiques par un désinfectant adapté (Eau de Javel à 10%). Emballage étanche marqué d’un signe distinctif  : pour tout matériel potentiellement contaminant à éliminer.
  • 67. 72% 74% ? Gants non portés 60% 85% ? Pas de conteneur à proximité 13% 13% 18% Objets non protégés plateau 8% 13% 30% recapuchonnage 1991 N =1506 1990 N=1489 1988 N=400 Non respect des mes.prev
  • 68. Méconnaissance des définitions Mains Hygiène entre les patients 83 % systématiquement Gants = 70 % systématiquement, 9 % souvent, 16 % si geste invasif Accidents d'exposition au sang Victime dans l'année : 10 % Conteneurs : 98 % Recapuchonnage : 64 % Les constats au cabinet dentaire = Enquête téléphonique / 151 dentistes 02
  • 69. Prévention Vaccination contre l’ H V B: Obligatoire : personnel des etablissements de soins ou de prévention Algerie : nouveau né ; M1 ; M5
  • 70. Conduite A Tenir Devant Un AES
  • 71. IMMÉDIATEMENT : Soins locaux . Cutanés : nettoyage avec de l’eau et du savon, rinçage, antisepsie de contact pendant au moins 5 minutes avec : Dérivés chlorés : Dakin® ou Eau de Javel à 12° Chlorométriques, diluée au 1/10°. Alcool à 70°.Ou Bétadine® solution dermique. Muqueux : rinçage abondant et prolongé au sérum physiologique ou à l’eau.
  • 72. HIV rapidement MEDECIN REFERENT SI POSSIBLE < 4 H après l’accident AU MAXIMUM APRES 48 – 72 HEURES ENQUETE CAS-TEMOIN : diminution de 80% du taux de transmission sous trithérapie.
  • 73. HEPATITE B Oui / TX D’AC Anti HBS: + 10UI/l immunisé - 10UI/l non protégé Non : s .source Ag Hbs + contamination possible SEROVACCINATION: VACCIN ? Immunoglobulines spécifiques 12 H vaccination anti-VHB j0
  • 74. HEPATITE C TRT urgence ( – ) Surveillance des transaminases TRT: interféron –ribavirine si primo infection déclaration d'AES
  • 75. C onclusion Le risque infectieux en odonto - stomatologie est réel le soigné et le soignant soignant et soigné espèrent des soins sécurisés La clé est entre les mains du soignant Pour « se protéger »et « protéger » son malade respect des mesures d’hygiène universelles
  • 76. précautions standards à appliquer pour un geste donné devant tout malade. Au niveau individuel les moyens de prévention ont prouvé leur efficacité AES /accès au médecin referant pour prise en charge