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Schéma de
développement
universitaire
métropolitain
Rennes
Schema de developpement universitaire metropolitain
1
Sommaire
Introduction..................................................................................................................................................................................................................................3
Dessiner le développement universitaire de Rennes d’ici 2040.................................................................................4
Devenir l’une des dix premières métropoles européennes
à profil universitaire...................................................................................................................................................................................................................5
S’appuyer sur la richesse et les atouts de l’enseignement supérieur,
de la recherche et de l’innovation rennais.................................................................................................................................................6
Rennes, un site universitaire attractif............................................................................................................................9
Les 3 objectifs du SDU.........................................................................................................................................................................................................10
Un site universitaire métropolitain intégré et connecté.....................................................................................................13
Un site universitaire métropolitain ouvert et attractif...........................................................................................................16
Un site universitaire métropolitain acteur de la dynamique socio-économique............................20
Des lieux d’échanges et de projets avec les habitants.........................................................................................................23
Trois scénarios prospectifs pour préparer Rennes 2040................................................24
L’université au cœur des politiques urbaines............................................................................................ 29
Les campus au centre des dynamiques démographiques et urbaines.........................................................31
Des campus insérés dans le tissu urbain................................................................................................................................................33
Un réseau de transports reliant tous les campus.......................................................................................................................38
Une offre variée de logements étudiants ...............................................................................................................................................40
Des campus tournés vers l’avenir........................................................................................................................................ 45
Schéma de développement et d’aménagement Ouest-Villejean...........................................................................49
Schéma de développement et d’aménagement Est-Beaulieu..................................................................................57
Schéma de développement et d’aménagement Sud-Ker Lann...............................................................................67
Schéma de développement et d’aménagement Centre......................................................................................................75
Le SDU en pratique................................................................................................................................................................................................. 83
Une gouvernance : la conférence métropolitaine de l’enseignement supérieur
et de la recherche.......................................................................................................................................................................................................................83
Un outil de pilotage et de suivi : l’Observatoire de l’enseignement supérieur,
de la recherche et de la vie étudiante...........................................................................................................................................................86
Une traduction dans les documents cadres de l’agglomération et des établissements.....87
Premiers chantiers et méthode de travail..............................................................................................................................................90
Conclusion.................................................................................................................................................................................................................................. 92
Sigles....................................................................................................................................................................................................................................................... 94
2
PACÉ
RENNES
BRUZ
LAILLÉ
ACIGNÉ
GÉVÉZE
BETTON
ROMILLÉ
MORDELLES
LE RHEU
CESSON-SÉVIGNÉ
CORPS-NUDS
ORGÈRES
NOUVOITOU
SAINT-GILLES
CHAVAGNE
CINTRÉ
VERN-SUR-
SEICHE
CHANTEPIE
BOURGBARRÉ
SAINT-
GRÉGOIRE
BRÉCÉ
LANGAN
CHEVAIGNÉ
PONT-PÉAN
SAINT-ERBLON
LE VERGER
LA CHAPELLE-CHAUSSÉE
SAINT-ARMEL
CLAYES
L'HERMITAGE
VEZIN-LE-COQUET
NOYAL-CHÂTILLON-
SUR-SEICHE
THORIGNÉ-
FOUILLARD
MINIAC-SOUS-
BÉCHEREL
SAINT JACQUES-
DE-LA-LANDE
CHARTRES-DE-
BRETAGNE
MONTGERMONT
LA CHAPELLE-
DES-FOUGERETZ
LA CHAPELLE-
THOUARAULT
SAINT-SULPICE-
PARTHENAY-
DE-BRETAGNE
BÉCHEREL
LA-FORÊT
1
4 2
3
4
CENTREVEZIN-LE-COQUET 1
VILLEJEAN
CHAVAGNE
3
KER-LANN
CESSON-SÉVIGNÉ
22
BEAULIEUCENTRE
VILLEJEAN
KER-LANN
BEAULIEU
3
INTROIntroduction
La métropole rennaise dispose pour ce faire de solides
atouts et se distingue par une identité fondée sur un atta-
chement aux partenariats et coopérations de proximité, ain-
si que sur un cadre de vie accueillant et stimulant. Elle a
la volonté de renforcer cette attractivité auprès de différents
publics : étudiants de profils et d’origines géographiques
variés, enseignants, chercheurs jeunes comme confirmés,
acteurs économiques de l’innovation et entreprises.
S’appuyant sur son potentiel de recherche et d’inno-
vation, moteur essentiel de son développement éco-
nomique, Rennes ambitionne de figurer parmi les
sites universitaires majeurs en France et d’être une
plateforme d’innovation de premier plan à l’échelle
nationale. Elle aspire à s’affirmer comme l’une des dix
premières métropoles européennes moyennes à profil
universitaire.
4
Introduction
jeures sur l’organisation et l’attractivité du site univer-
sitaire rennais. Que ce soit le degré d’approfondisse-
ment de l’intégration européenne à moyen terme – sur
les plans économique, réglementaire mais surtout
politique – ou le renforcement, au niveau national, des
compétencesattribuéesauxrégionsetauxmétropoles,
ces paramètres ont des implications sur le positionne-
ment et sur la stratégie de développement de Rennes
sans que les acteurs du territoire ne puissent influer
directement dessus. Ils peuvent cependant être déci-
deurs et acteurs de la place qu’ils entendent occuper
dans la structuration locale de l’ESR mais aussi du
degrédecoopérationqu’ilssouhaitentétablirentreeux.
L’internationalisation s’impose dans tous les do-
maines et la globalisation économique se poursuit,
engendrant des mutations majeures que chacun doit
intégrer dans ses stratégies de développement. Ces
phénomènes se traduisent notamment par une inter-
connexion du monde hautement sélective et hiérar-
chisée, entraînant des logiques de surintégration et de
surexclusion ; en parallèle, les échelons intermédiaires
entre le local et le mondial que sont les continents et
les métropoles prennent d’autant plus d’importance.
Silesacteurslocauxn’ontpaspleinementprisesurces
mutations globales, ils sont toutefois maîtres de leurs
choix d’orientations stratégiques en matière d’activité
productive, de liens avec l’innovation, de soutien aux
mobilités et à l’ouverture internationale du territoire qui
permettrontdepositionnerRennescommeunemétro-
pole dynamique, créative et attractive.
La généralisation progressive des technologies numé-
riques et de leurs usages dans tous les pans des acti-
vités humaines est l’un des bouleversements majeurs
qui traversent nos sociétés contemporaines depuis
quelques décennies et à un rythme qui s’accélère; cela
modifie profondément les interactions sociales. De
ce fait, l’aménagement du territoire doit muer vers un
aménagement de l’espace intégrant l’ensemble des
spatialités (matérielles et immatérielles, territoriales et
réticulaires) dans lesquelles les individus évoluent. Les
acteurs de l’ESR doivent de ce fait se positionner dans
la cartographie que dessinent la nouvelle concurrence
internationale et les nouvelles coopérations facilitées
par la mise en ligne de contenus pédagogiques dont
les Cours en ligne ouverts à tous1
ne sont que la mani-
1 Les Cours en ligne ouverts à tous, en anglais Massive Open Online
Courses (Moocs), désignent des contenus pédagogiques diffusés sur
Internet par des institutions de formation (grandes écoles, universités,
institutions privées) et accessibles à tous publics. Certains Moocs sont as-
sortis de modalités de validation des compétences ; d’autres sont fondés
sur une pédagogie ouverte et interactive.
Définir un projet pour le site universitaire métropolitain
nécessite de se projeter dans le futur et d’anticiper sur
les tendances à venir. Cela implique de faire des choix
sur ce qu’il importe de privilégier, alors même que les
évolutions sont incertaines.
Comme l’ensemble des territoires, la métropole ren-
naise va être affectée dans les prochaines années par
des évolutions majeures, dont on ne peut aujourd’hui
mieux faire que d’essayer de les prendre en considéra-
tion,avectoutel’incertitudequilescaractérise.Desfac-
teurs de changements structurels de diverses natures,
susceptibles d’interférer avec le développement du site
universitaire, peuvent ainsi être identifiés en matière de
démographie, de climat et de ressources énergétiques
et naturelles mais aussi en termes de gouvernance et
de financement, d’internationalisation et de compor-
tements de mobilité, de poursuite de l’expansion des
technologies et de leurs usages. Enfin, une problé-
matique autour de la gestion des temps a récemment
émergé, qui met en lumière un enjeu d’organisation et
d’aménagement aux différentes échelles spatiales.
Alors que, pour certaines de ces évolutions, les acteurs
réunis autour du Schéma de développement universi-
taire (SDU) ne disposent d’aucun levier d’action pour
intervenir, d’autres appellent de leur part des réponses
et des actions spécifiques.
Ainsi, si le vieillissement de la population française
et européenne est inéluctable, les acteurs du SDU
peuvent contribuer au renforcement de l’attractivité
de la métropole rennaise auprès des étudiants et des
jeunes actifs en soutenant son dynamisme intellectuel,
sa capacité d’innovation et de créativité, la qualité de
son cadre de vie.
De même, l’ampleur de la hausse des températures à
Rennes aux horizons 2050 ou 2100 et les changements
environnementaux qui en découleront constituent un
facteurd’incertitudeaveclequell’ensembledesacteurs
doit composer. En revanche, la détermination de l’ave-
nir énergétique du territoire leur appartient en partie.
Dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la
recherche et de l’innovation, la rénovation thermique
des bâtiments, le choix de campus plus compacts ou
en moins grand nombre, la mutualisation de certains
équipements entre acteurs de l’enseignement supé-
rieur et de la recherche (ESR) ou avec d’autres acteurs,
la possibilité de devenir producteurs d’énergie… sont
autant de réponses qu’il convient de définir et d’équi-
librer.
Lesévolutionsliéesàlagouvernanceetaufinancement
despolitiquespubliquesaurontdesconséquencesma-
Dessiner le développement universitaire de Rennes d’ici 2040
5
Devenir l’une des dix premières métropoles européennes
à profil universitaire
Portée par son énergie créative, la métropole
rennaise entend faire partie des villes intelligentes,
entreprenantes, innovantes et inclusives, être une
smart city à échelle humaine, positionnée en par-
ticulier sur l’enseignement supérieur, la recherche
et l’innovation.
Rennes souhaite s’affirmer comme l’une des dix
premières métropoles européennes moyennes
à profil universitaire2
, se distinguant à ce titre par
son rayonnement universitaire et par son intégra-
tion dans les réseaux scientifiques européens, no-
tamment par des partenariats de recherche dans
les technologies convergentes – Nanotechnologies,
biotechnologies, informatique et sciences sociales
(NBIC).
2 Source : typologie établie par la Datar dans « Quelles métropoles en
Europe ? », Travaux, no 16, 2012.
Pour ce faire, Rennes souhaite :
– constituer un lieu de création d’une offre de for-
mations innovantes et diversifiées, accessibles
aux publics les plus larges (nationaux et interna-
tionaux, dans le cadre d’une formation initiale ou
d’une formation tout au long de la vie, en présen-
tiel ou à distance) ;
– affirmer les compétences et la notoriété des ac-
teurs de la recherche rennaise, aussi bien en
matière de recherche exploratoire que pour la re-
cherche finalisée, dans la perspective de relever
les défis de société ;
– renforcer le continuum entre recherche, création
d’activités et entreprises en promouvant l’esprit de
«découverte entrepreneuriale», notamment par
le développement de lieux et de services facilitant
les interfaces et les collaborations entre recherche
festation la plus évidente. Ils devront également choisir
ounond’investirprioritairementdanscertainssecteurs
clés de la formation, de la recherche et de l’innovation,
et enfin adapter leurs méthodes de formation et de
recherche ainsi que leurs outils de travail à ce nouvel
environnement.
Alors que notre durée de vie s’allonge, l’allocation de
notre temps se modifie profondément. Étalement des
rythmes, fragmentation des espaces et des activités,
« ville polychronique » et accélération en sont autant de
manifestations.
Ces nouvelles pratiques incitent à repenser la réparti-
tion des temps de formation sur la journée, la semaine
ou l’année, ainsi que l’organisation temporelle des ser-
vices connexes. Elles conduisent aussi à proposer des
lieux destinés à différents usages, moins spécialisés,
plus flexibles et évolutifs, et d’autres lieux favorisant
l’hybridation des pratiques, des temps et des espaces,
maximisant les interactions, les croisements, et re-
créant du lien social dans la ville.
Conscients de l’importance de ces enjeux pour leur
territoire, les acteurs rennais de l’enseignement su-
périeur et de la recherche et leurs partenaires ont
souhaité définir ensemble un projet pour le dévelop-
pement universitaire de la métropole rennaise.
6
académique, recherche privée, acteurs culturels et
artistiques, entreprises et associations ;
– jouer pleinement son rôle en s’intégrant dans
les réseaux internationaux, et notamment dans
l’Espace européen de la recherche.
et de gouvernance. Rennes doit donc étoffer l’offre
d’infrastructures, d’équipements et de services
diversifiée et de qualité. Ce nouveau pas en avant
lui permettra de promouvoir son image de ville du-
rable, vivante et conviviale, en s’appuyant sur son
statut de métropole à taille humaine et en réaffir-
mant les valeurs de solidarité, d’engagement et
d’ouverture largement partagées en Bretagne.
En outre, Rennes souhaite se saisir pleinement de
la responsabilité que lui confère son rôle de capitale
régionale en irriguant le développement de l’en-
semble des territoires bretons. Ainsi, la constitution
de la Communauté d’universités et établissements
(CUE) prévue dans la loi du 22 juillet 2013 donnera
aux acteurs académiques rennais un rôle moteur
au sein de cet ensemble. Forte de cet ancrage terri-
torial réaffirmé, la métropole rennaise sera à même
de s’ouvrir à ses différentes aires de rayonnement,
du Grand Ouest français aux échelles nationale,
européenne et internationale. Sa connexion aux ré-
seaux structurant ces échelles est primordiale, tant
en termes de mobilité des personnes que de flux
d’informations, de connaissances et de capitaux.
S’appuyer sur la richesse et les atouts de l’enseignement
supérieur, de la recherche et de l’innovation rennais
Fort de 14 000 emplois – 20 000 si l’on y inclut les
emplois induits –, le secteur d’activité de l’ensei-
gnement supérieur et la recherche a développé à
Rennes des compétences reconnues dans diffé-
rents domaines : sciences et usages du numé-
rique, biosanté, agronomie, sciences de la matière,
arts… Il s’agit d’un secteur essentiel pour la vita-
lité et l’essor de Rennes et, au-delà, de la région
Bretagne, contribuant largement à l’attractivité de
l’agglomération rennaise vis-à-vis des acteurs éco-
nomiques, en particulier ceux qui sont investis dans
les champs de l’innovation et de la recherche et dé-
veloppement.
L’enseignement supérieur local, qui accueille plus
de 60 000 étudiants, est organisé autour de deux
universités et dix-sept grandes écoles3
, qui pro-
posent une gamme très diversifiée de formations de
qualité, tant dans le domaine des sciences exactes
que des sciences humaines et sociales. De plus,
avec près de 9 800 chercheurs en 20104
, dont une
3 D’après le recensement de la Conférence des directeurs des grandes
écoles de Bretagne (CDGEB).
4 « L’état de l’enseignement supérieur et de la recherche en France »,
2013, ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
importante proportion est rennaise, la Bretagne se
place au 5e
rang des régions françaises. La densité
du tissu de la recherche rennaise est alimentée à la
fois par la recherche privée et par la recherche pu-
blique, portée par les établissements d’enseigne-
ment supérieur et de recherche, ainsi que par les
organismes de recherche nationaux implantés sur
la métropole rennaise (CNRS, Inra, Inria, Inserm,
Irstea, BRGM)*.
Par ailleurs, le territoire se distingue par la pré-
sence d’un certain nombre d’équipements ma-
jeurs, tels que la MSHB, d’envergure régionale,
le Centre d’excellence Jean-Monnet, reconnu à
l’échelle européenne, ou encore la Cité interna-
tionale Paul-Ricœur. Enfin, le territoire de Rennes
est particulièrement bien équipé, avec un réseau
optique public, le réseau de la fibre optique ren-
naise, construit pour desservir prioritairement les
établissements d’enseignement supérieur et de
recherche, qui apporte le très haut débit et permet
l’interconnexion de tous les établissements.
* Voir la liste des sigles pour les organismes et institutions en
fin de brochure.
Introduction
En capitalisant sur ses compétences dans des
domaines clés, en lien avec des enjeux sociétaux
majeurs, la métropole rennaise ambitionne d’être
au cœur des évolutions liées :
– à la société numérique,
– à la transition énergétique et environnementale,
– à l’alimentation de demain.
Au-delà de l’excellence de son offre de formation et
de recherche, et du dynamisme de son économie,
Rennes veut conforter son attractivité, qui repose
également sur la qualité de vie qu’elle propose,
tant aux étudiants qu’aux enseignants et aux cher-
cheurs. C’est l’un des attributs des smart cities au
même titre que l’amélioration des performances
en matière d’économie, d’éducation, de mobilité,
de qualité environnementale, de conditions de vie
7
L’écosystème rennais de l’innovation
Un véritable écosystème de l’innovation anime l’agglomération rennaise. Il se concrétise par un nombre
élevé de recours au crédit impôt recherche, de dépôts de brevets et de créations d’entreprises inno-
vantes. En effet, la Bretagne enregistre en 2010 une hausse de 28 % des dépôts de brevets à l’Institut
national de la propriété intellectuelle (Inpi)5
, se classant au 5e
rang français (hors Ile-de-France). Plus
spécifiquement, on note que la région se distingue par un fort dynamisme en terme de brevets euro-
péens dans les hautes technologies. La Bretagne se situe également au 5e
rang français en matière
de projets d’implantation de centres de recherche et développement d’investisseurs étrangers en 2010
ainsi qu’en nombre de lauréats au Concours national de la création d’entreprises de technologies in-
novantes (entre 1999 et 2011).
5 Source : Bretagne Développement Innovation.
Le système de l’innovation rennais s’incarne dans
le réseau partenarial Rennes la Novosphère, à la
fois détecteur de projets innovants et soutien aux
créatifs de diverses natures, qui promeut l’innova-
tion par les usages, collaborative et guidée par une
finalité d’utilité sociale. Ce système s’appuie sur
quatre pôles de compétitivité (Images et Réseaux,
iDforCAR, Mer Bretagne et Valorial), sur de nom-
breux centres technologiques, plateformes et incu-
bateurs, sur un institut de recherche technologique
(IRT B-com), sur la société d’accélération du trans-
fert de technologies Ouest Valorisation et sur la
technopole Rennes Atalante. Ce creuset créatif est
fondé sur le dynamisme des liens qu’entretiennent
acteurs de l’enseignement supérieur et de la
rechercheetacteursdelasphèresocio-économique
au sens large (entreprises, collectivités, associa-
tions…). Ses effets d’entraînement en matière de dé-
veloppement économique s’étendent à l’ensemble
de la Bretagne et même au-delà, pour promouvoir
les activités qui sont en phase avec celles des en-
treprises et des territoires.
Enfin, la qualité et la vitalité du site rennais sont
indissociables de ses valeurs et de son ancrage
territorial, fondés sur les sens de l’engagement et
du collectif, l’ouverture d’esprit, l’imagination, la
créativité. On lui reconnaît ainsi une intelligence du
«faire-ensemble», tant d’un point de vue humain
que temporel et territorial.
Introduction
8
La mise en œuvre de l’ambition de devenir l’une
des dix premières métropoles européennes à profil
universitaire nécessite de dessiner une trajectoire
prospective de développement du site universi-
taire rennais, qui s’appuie sur des orientations af-
firmées et volontaristes.
La méthode d’élaboration du Schéma de dévelop-
pement universitaire métropolitain de Rennes s’est
donné pour but de répondre à ces exigences :
– Par son caractère partenarial
L’élaboration du SDU a rassemblé les deux uni-
versités, les dix-sept grandes écoles, d’autres ins-
tituts proposant des formations post-bac, les cinq
organismes de recherche implantés sur le site mé-
tropolitain et le Crous, ainsi que les communes de
Rennes, Cesson-Sévigné et Bruz, Rennes Métro-
pole, le Conseil régional de Bretagne, le Rectorat,
la DRRT. Les partenaires ont été réunis autour des
plateformes de réflexion pour chacun des quatre
campus, et leurs représentants ont formé un comi-
té de pilotage qui s’est concerté cinq fois au cours
du processus d’élaboration. Enfin, un comité de
rédaction a élaboré le contenu du texte final, qui a
été validé par le comité de pilotage. Le résultat de
ces travaux, exposé dans le présent document, est
donc le fruit d’un diagnostic et d’orientations parta-
gés par l’ensemble des acteurs de l’enseignement
supérieur, ainsi que par les communes concernées,
Rennes Métropole, la Région Bretagne et les ser-
vices de l’État en région. Pour autant, et selon la
formule consacrée, le contenu du Schéma de déve-
loppement universitaire métropolitain n’engage que
Rennes Métropole.
– Par son caractère prospectif
L’horizon de projection choisi, 2040, est suffisam-
ment lointain pour écarter des considérations de
court terme – ce qui est fondamental lorsque l’on
cherche à élaborer un avenir commun souhai-
table – et suffisamment proche cependant pour
devoir être préparé dès à présent. Il correspond à
un laps de temps d’une génération, et c’est éga-
lement l’échéance prévue pour l’aboutissement de
certains projets urbains de Rennes Métropole tels
que l’opération d’aménagement de l’écoquartier
ViaSilva. À l’échelle nationale, c’est l’horizon re-
tenu par l’exercice de prospective qu’a effectué la
Datar, «Territoires 2040». En terme de méthode,
le volet prospectif a fait l’objet d’un travail appro-
fondi, prenant corps dans une proposition de trois
scénarios contrastés (cf p.24-27), et d’un échange
avec les partenaires à l’issue duquel une trajectoire
a été établie, sur la base d’un équilibre entre les
différents campus et leurs perspectives de dévelop-
pement dans le tissu urbain de l’agglomération. Ce
choix d’une trajectoire particulière ne signifie nulle-
ment que l’avenir du site universitaire rennais soit
scellé, et il conviendra de réactualiser la vision pré-
sentée ici pour l’adapter aux évolutions internes au
territoire ainsi qu’aux évolutions exogènes de toutes
natures.
Le Schéma de développement universitaire définit
des objectifs stratégiques partagés par l’ensemble
des parties prenantes (partie 1) pour répondre à
cette ambition affirmée. Ce volet stratégique pré-
cise les orientations à mettre en œuvre, tant sur les
plans académique et de la recherche qu’en termes
d’accueil et de vie sur le site universitaire et d’in-
teraction avec les acteurs socio-économiques. Il
prend en compte, sur l’ensemble de ces dimen-
sions, les orientations définies dans le Schéma
régional de l’enseignement supérieur et de la re-
cherche (SRESR). Le SDU dessine également des
principes d’aménagement et de développement de
l’ensemble de l’agglomération et des quatre cam-
pus (partie 2), permettant d’insérer et de mettre en
cohérence le projet de développement universitaire
avec les projets de développement urbain, écono-
mique, de transports et de services qui se déploient
sur les mêmes espaces. Enfin, il dessine les lignes
directrices pour concrétiser ces orientations (par-
tie 3), les objectifs opérationnels et les orientations
spatiales ainsi définis ayant vocation à être mis en
œuvre par l’ensemble des parties prenantes du
SDU conjointement et chacune sur son champ de
compétences propre.
Introduction
9
Rennes, un site universitaire
attractif
L’échelle métropolitaine est essentielle pour af-
firmer la cohérence et la lisibilité de l’enseigne-
ment supérieur, de la recherche et de l’innovation
rennais, mais aussi pour porter son rayonnement
et son attractivité. Élaborer un projet de dévelop-
pement universitaire à cette échelle nécessite de
mettre en place un fonctionnement plus intégré des
activités universitaires rennaises, s’appuyant sur
les quatre campus historiques – Beaulieu, Centre,
Villejean et Ker Lann –, en approfondissant leurs
échanges et collaborations (formation et recherche,
vie étudiante, équipements) afin qu’ils fassent sys-
tème. C’est également à cette échelle que peuvent
être travaillés la qualité de l’accueil, l’ouverture sur
le monde et les échanges avec la sphère socio-éco-
nomique et le grand public.
© photo: S. Boyer - université Rennes 2
10
Les 3objectifs du SDU
Le Schéma de développement universitaire décline l’ambition de faire de
Rennes l’une des dix premières métropoles européennes à profil
universitaire en trois objectifs stratégiques.
Mettre en valeur la spécialisation
rennaise sur les domaines phares
de son excellence en formation et
en recherche, tout en s’appuyant sur
une diversification et une pluridis-
ciplinarité enrichissantes. Soutenir
les secteurs en émergence identi-
fiés comme de futures pépites de
développement pour l’avenir.
Les acteurs du site métropolitain
souhaitent perfectionner et appro-
fondir les compétences rennaises en
matière d’enseignement supérieur et
de recherche (ESR) sur les domaines
phares de son excellence, autour des
sujets liés à la société numérique, à
la transition énergétique et environ-
nementale, ainsi qu’à l’alimentation
de demain. De manière complé-
Positionner Rennes comme le site
universitairemoteurduGrandOuest
pour l’insérer dans ses différentes
aires de rayonnement et au cœur
de l’Espace européen de l’enseigne-
ment supérieur et de la recherche.
Plaque d’innovation majeure, Rennes
s’affirmera comme le site universitaire
moteur de la Bretagne et du Grand
Ouest. Ce positionnement confortera sa
place de premier plan dans le paysage
universitaire français et son insertion
dans l’Espace européen de l’ensei-
gnement supérieur et de la recherche
(EEES) en cours de structuration, par-
ticipant ainsi de sa visibilité à l’échelle
mondiale. Il s’accompagnera de la mise
en place d’une stratégie de communi-
cation concertée permettant la mise
en valeur et la lisibilité des possibilités
qu’offre le site universitaire métropo-
litain, ainsi que les complémentarités
que peuvent proposer les partenaires
de l’ensemble régional et de la métro-
pole nantaise, en matière d’enseigne-
ment, de recherche et d’innovation.
Confirmer l’excellence
académique et accentuer
l’internationalisation de
l’enseignement supérieur
et de la recherche rennais
mentaire, la solidité et la pérennité
du site universitaire métropolitain se
fondent sur une diversification choi-
sie favorisant les complémentarités,
la pluridisciplinarité et la transdisci-
plinarité; l’offre de formation et les
projets de recherche développés cou-
vrant une palette large de disciplines.
De plus, les compétences rennaises
s’appuient sur des laboratoires re-
connus internationalement et à haut
niveau de standard (mathématique,
chimie, physique, sciences et usages
du numérique, biosanté, agronomie,
arts…). C’est cette alliance de l’excel-
lence et de synergies renforcées qui
permettra d’identifier, d’inventer et
de soutenir des secteurs émergents,
porteursdudéveloppementdel’avenir.
Parallèlement, les acteurs de l’ESR
rennaisintensifierontlesrencontreset
échanges entre eux et avec différents
publics au sein du site universitaire
pour approfondir la construction de
l’écosystème rennais de l’ESR.
11
Dessiner des campus identifiés
comme les lieux privilégiés de
déploiement de l’enseignement
supérieur et de la recherche,
ouverts sur la ville et insérés
dans les fonctionnements ur-
bains de la métropole rennaise
de demain.
Tout en conservant l’identité
propre de chaque établissement,
les acteurs de l’enseignement
supérieur et de la recherche ren-
nais souhaitent organiser une vie
de campus et, au-delà, une vie
de site universitaire permettant
une densification des rencontres
et échanges entre des publics
divers. Pour ce faire, la mixi-
té fonctionnelle et des usages
sera renforcée sur des espaces
partagés au sein des différents
campus qui composent le site
universitaire métropolitain. L’ac-
cessibilité et l’interconnexion des
campus et établissements seront
également améliorées.
Offrir un accueil de qualité
aux différents publics de
l’enseignement supérieur
et de la recherche
Prendre en considération l’en-
semble des dimensions qui
fondent la qualité de vie des ac-
teurs de l’enseignement supé-
rieur et de la recherche usagers
du site rennais.
Le site universitaire rennais s’at-
tachera à apporter des réponses
en adéquation avec les besoins
des différents publics de l’ESR
qu’il accueille en matière de lo-
gement, d’équipements numé-
riques, d’activités profession-
nelles, mais également de vie
sportive et culturelle. La richesse
et la qualité de ces éléments
connexes aux activités acadé-
miques et de recherche condi-
tionnent notablement la qualité
du cadre de vie qu’offre Rennes
et, en conséquence, son attrac-
tivité renouvelée. En corrélation,
la volonté est de faire de Rennes
une métropole aux rythmes
moins contrastés, qui reste vi-
vante et dynamique tout au long
de la journée et de l’année. En-
fin, la métropole rennaise tient
à consolider la cohésion sociale
qui constitue l’un de ses atouts
fondamentaux, en portant no-
tamment attention à la place des
femmes dans les instances déci-
sionnelles de la sphère de l’ESR.
Rennes, un site universitaire attractif
Étudiants devant l’espace culturel
Le Diapason - Campus de Beaulieu
© photo: Université de Rennes 1
12
Fluidifier la continuité entre re-
cherche, innovation, création et
attraction de nouvelles activités.
Il existe déjà de nombreux
exemples de créations d’entre-
prises issues des travaux de la
recherche locale. Sur cette voie,
les acteurs de l’ESR rennais
souhaitent renforcer la contri-
bution socio-économique de la
recherche académique, en s’ap-
puyant sur des structures d’in-
terface bien identifiées entre
enseignement-recherche et in-
novation-activités économiques
(incubateurs, plateformes, pé-
pinières…). Rennes s’affirmera
comme une terre dynamique et
créative, stimulant la création
d’activités et attirant de nouvelles
entreprises, des services de re-
cherche et développement, des
acteurs de l’innovation… Cette
dynamique s’appuiera sur un
rapprochement des acteurs de
la formation et de la recherche
avec les entreprises – notam-
ment innovantes et à caractère
technologique –, mais également
avec les associations culturelles,
artistiques, sportives… et les col-
lectivités, acteurs essentiels de
la vitalité du tissu économique
local.
Intensifier les échanges
avec les acteurs de la
sphère socio-économique
Maximiser l’insertion profes-
sionnelle des étudiants.
La vitalité et l’attractivité du site
universitaire rennais dépendent
aussi des liens entre étudiants
et acteurs socio-économiques
– entreprises, collectivités, asso-
ciations –, y compris des sphères
artistiques et culturelles, parti-
culièrement dynamiques et créa-
tives dans la métropole rennaise.
Accroître la qualité et la densité
de ces interactions permettra
d’optimiser l’employabilité des
diplômés et leur insertion pro-
fessionnelle.
Rennes, un site universitaire attractif
La combinaison de ces trois objectifs stratégiques permet de dessiner un projet appuyant le développe-
ment universitaire sur les ressources du territoire, et l’inscrivant pleinement comme un des moteurs de la
dynamique de la métropole rennaise. Le projet sera mis en œuvre par l’ensemble des parties prenantes
du Schéma de développement universitaire qui décident de s’employer à le réaliser, de façon conjointe
et convergente, chacune agissant dans son champ de compétences et en complémentarité des actions
menées par les autres partenaires du SDU.
13
Rennes, un site universitaire attractif
Un site universitaire métropolitain intégré et connecté
Un élément fondamental de cette intégration
consiste à élaborer une offre de formation cohé-
rente au niveau métropolitain, à la fois diversifiée
et lisible, qui amplifie et mette en valeur les com-
plémentarités et les partenariats entre les établis-
sements, ainsi que la multiplicité des parcours de
formation possibles. Pour cela, les établissements
approfondiront et enrichiront leurs coopérations
académiques (passerelles, formations communes,
doubles cursus), auxquelles est naturellement pro-
pice la diversité des formations existant sur le site
métropolitain. Ces collaborations seront tissées
entre les établissements locaux mais aussi avec
des partenaires en région, en France, en Europe et à
l’international. Elles faciliteront par ailleurs la créa-
tion de nouvelles formations – notamment dans des
secteurs de pointe et/ou émergents – et l’attraction
de nouveaux acteurs dans les disciplines clés qui
se rattachent aux domaines de spécialisations por-
teurs de l’identité du site métropolitain (société nu-
mérique, transition énergétique et environnemen-
tale, alimentation de demain).
En matière de recherche, les croisements entre dis-
ciplines et les projets collaboratifs seront favorisés,
afin de mener une recherche fondamentale et fina-
lisée, ce qui nécessite de :
– consolider et mutualiser l’offre d’équipements de
recherche, de plateformes technologiques et de
services associés, en appui à la structuration de
disciplines de recherche stratégiques pour le site
rennais ;
– prioriser les disciplines clés constitutives des ac-
tivités de recherche scientifique et technologique
d’excellence qui seront les domaines phares de
la projection du site rennais à l’international, en
cohérence et en étroite articulation avec la « S3 »
(Smart Specialisation Strategy) portée par la Ré-
gion Bretagne ;
– valoriser une recherche tournée vers les usages
et les applications et à même de répondre à cer-
tains défis sociétaux.
14
Mutualiser les équipements,
créer un learning centre métropolitain
En termes d’organisation et d’aménagement, l’af-
firmation d’un site universitaire métropolitain
intégré passera notamment par la mutualisa-
tion de certains équipements, locaux et services
(amphithéâtres, salles de travail, équipements de
recherche, lieux de vie et de convivialité communs,
services aux étudiants…). Cet objectif de mutualisa-
tion nécessite la mise en place :
– d’un pôle logistique intégré pour gérer le fonc-
tionnement des infrastructures et équipements
mutualisés (conciergerie pour la réservation de
salles et la gestion des emplois du temps, ser-
vices d’entretien, de maintenance, d’adaptation
des locaux…) ;
– d’une organisation interétablissements assurant
la gestion et l’animation des équipements et ser-
vices mutualisés.
La coordination des différents acteurs permettra de
créer de nouveaux équipements ambitieux, en par-
ticulier des lieux de travail originaux et innovants,
fortement orientés vers les usages numériques.
En premier lieu, les acteurs de l’ESR rennais dé-
velopperont un learning centre intégrant offre do-
cumentaire, espaces de travail, services de conseil
et d’accompagnement pédagogique et profession-
nel. En articulation avec cet équipement central et
à fort rayonnement, il s’agira de mettre en réseau
les autres lieux ressources situés sur les quatre
campus (bibliothèques, centres documentaires, la-
boratoires de langues, archives…).
©photo:UniversitéRennes1
Bibliothèque universitaire
Droit-Économie-Gestion - campus Centre
Rennes, un site universitaire attractif
15
De plus, un site métropolitain intégré nécessite des
connexions denses, tant sur les plans physique que
numérique.
Ainsi, en termes de déplacements, l’offre de trans-
ports sera renforcée, aussi bien au sein de l’ag-
glomération pour l’accès et la circulation sur les
campus et leur interconnexion qu’avec l’extérieur du
territoire, en vue de l’insertion du site rennais dans
ses aires de rayonnement régionale, interrégionale,
nationale, européenne et internationale. Elle évo-
luera au fil du temps pour s’adapter aux attentes
des différents usagers (étudiants, enseignants, per-
sonnels administratifs et techniques), pour optimi-
ser l’impact des projets d’aménagement en cours
– ligne b du métro, EuroRennes, Bretagne à Grande
Vitesse – et pour développer la multimodalité en
encourageant le recours aux transports collectifs et
les déplacements doux (cyclistes et piétons). Ceci
impliquera de rendre plus lisible le site universitaire
rennais en concevant une signalétique spécifique à
l’ESR aisément reconnaissable.
Pour fonctionner de façon intégrée, le site universi-
taire rennais s’appuiera fortement sur les techno-
logies et usages numériques en offrant à tous des
infrastructures, des équipements et des services
densesetperformants.Ilpourra,pourcefaire,capita-
lisersurleséquipementsetservicesd’UEBC@mpus
déployés à l’échelle de la région Bretagne, ainsi que
sur les compétences locales dans ce domaine pré-
sentes dans les laboratoires de recherche et dans
l’IRT B-com notamment. En termes d’équipements,
outre le learning centre métropolitain, la dématé-
rialisation croissante nécessitera de disposer d’un
ou plusieurs Data centres, propres aux acteurs de
l’enseignement supérieur et de la recherche ou par-
tagés, pour le stockage et la gestion des contenus
numériques.
En lien avec le déploiement croissant des techno-
logies et usages numériques, le développement du
e-learning, de plateformes pédagogiques en ligne
et de l’enseignement à distance participera d’un
approfondissement des liens entre les acteurs de
la métropole et les acteurs bretons de l’ESR sur
l’ensemble de la région, ainsi que d’une ouverture
croissante vers des partenaires européens et inter-
nationaux.
Sortie de métro Villejean-Université
Rennes, un site universitaire attractif
16
Un site universitaire métropolitain ouvert et attractif
Pour positionner Rennes comme l’une des pre-
mières métropoles européennes à profil universi-
taire, le site métropolitain développera et enrichira
tous les éléments qui concourent à son attractivité
et en font un territoire de vie accueillant et dyna-
mique.
Une ville aux infrastructures
de qualité
Dans cette perspective, il conviendra d’adapter
les locaux d’enseignement pour accompagner la
croissance des effectifs étudiants et les évolutions
de la pédagogie, en particulier à court terme par le
développement de salles de cours d’une capacité
de 20-40 places – modulables, évolutives et équi-
pées sur le plan numérique – et d’amphithéâtres
de taille moyenne (100-150 places). En parallèle,
de nombreux autres locaux d’enseignement et de
recherche (salles de travaux dirigés et de travaux
pratiques, laboratoires…) seront réhabilités, avec
plusieurs finalités: mise aux normes de sécurité
et d’accessibilité, rénovation énergétique, modula-
rité des espaces (locaux évolutifs dans le temps),
équipement numérique (salles interconnectées,
immersives). Ces évolutions sont essentielles à la
mise en valeur des bâtiments et des sites de l’ESR
rennais et, par là, à leur attractivité accrue.
En matière de recherche, il s’agira d’accroître la
qualité, l’accessibilité et la visibilité des équipe-
ments de recherche, des plateformes technolo-
giques et des services associés qu’accueille le site
métropolitain afin d’étayer la notoriété du site ainsi
que son attractivité auprès de nouveaux chercheurs
et établissements de recherche et d’enseignement.
Le rayonnement du site pourra s’appuyer sur les
capacités d’accueil d’événements de grande am-
pleur qu’offrira le Centre des congrès, ainsi que sur
les infrastructures complémentaires des établisse-
ments sur les campus.
Auditorium du Centre des congrès - Couvent des Jacobins
Rennes, un site universitaire attractif
17
Une ville accueillante et dynamique
Au-delà des activités d’enseignement et de re-
cherche, une attention particulière sera portée à
l’ensemble des services connexes offerts tant aux
étudiants qu’à l’ensemble des professionnels de
l’enseignement supérieur et de la recherche.
L’attractivité du site repose également sur la quali-
té de vie et sur l’ensemble des services que la ville
peut proposer aux publics de l’enseignement supé-
rieur et de la recherche en matière de logements,
de transports, d’équipements publics… Intrinsè-
quement lié au projet urbain de l’agglomération,
cet aspect sera plus amplement développé dans la
partie du SDU portant sur les orientations d’amé-
nagement (partie 2).
Offrir un cadre de vie attractif aux étudiants rennais
nécessite aussi un ensemble de services connexes
et une animation dynamique; il faudra s’attacher à
améliorer leur information et leur accès aux ser-
vices de santé et d’accompagnement social (lieux,
horaires…) ainsi qu’aux services de conseil, d’orien-
tation et d’insertion professionnelle. En outre, les
acteurs de l’ESR participeront à organiser des
Fête de la musique dans le centre-ville de Rennes.
Rennes, un site universitaire attractif
18
conditions permettant aux étudiants qui en ont be-
soin d’exercer un travail rémunéré en parallèle de
leurs études. Il s’agira également de développer des
lieux de vie – tant espaces de travail que de convi-
vialité – pour favoriser les rencontres et échanges
entre étudiants de divers horizons, en s’appuyant
sur le dynamisme associatif universitaire. Cela se
traduit, en termes d’aménagements, par un besoin
de polarités et de centralités identifiées, visibles sur
chaque campus.
Une ville ouverte sur le monde
Plus généralement, à l’attention de tous les pu-
blics de l’ESR, l’ensemble des acteurs de Rennes
continuera d’organiser ou d’enrichir une ouverture
et une animation culturelles et sportives denses et
variées.
Pour faire de Rennes une métropole européenne
attractive et rayonnante, insérée dans les réseaux
d’enseignement supérieur et de recherche natio-
naux, européens et internationaux, les mobilités
entrante et sortante des étudiants, des enseignants,
des chercheurs et de tous les personnels seront
encouragées. Cela s’accompagnera de la définition
de stratégies d’attractivité ciblées, adaptées aux
différents publics visés, tant en termes de champs
disciplinaires que de profils (étudiant, enseignant,
chercheur, professionnels…).
L’objectif sera de communiquer de manière concertée
sur la richesse de l’offre de formation et de recherche
que propose le site rennais, afin d’en améliorer la
lisibilité, l’identification et la compréhension par
l’ensemble de ses destinataires potentiels. Un bilin-
guisme accru des enseignements concourra à fluidi-
fier ces mobilités à l’international. Enfin, une attention
particulière sera portée à la qualité de l’accueil de
publics en mobilité internationale, en s’appuyant sur
le Centre de mobilité internationale (CMI) de Rennes
Accueil d’étudiants étrangers à l’Hôtel de Ville
Rennes, un site universitaire attractif
19
ainsi que sur les services de la Cité internationale
Paul-Ricœur – qui constituera, pour les chercheurs
et doctorants étrangers, un lieu de résidence privilé-
gié, mais aussi un lieu de ressources et d’animation.
Une ville à l’écoute des temps de vie
En appui de l’ensemble de ces objectifs, les acteurs
de l’ESR rennais et leurs partenaires approfon-
diront la réflexion transversale sur l’organisation
spatio-temporelle des divers lieux et services pour
faciliter la conciliation des activités quotidiennes de
chacun, notamment en optimisant leurs horaires
d’ouverture. L’un des facteurs essentiels d’évolu-
tion dans ce domaine est le déploiement des tech-
nologies numériques. En effet, bien que, en matière
d’enseignement supérieur et de recherche, la di-
mension présentielle reste indispensable, la gé-
néralisation des usages numériques a un impact
majeur sur les rythmes et sur l’organisation des
multiples activités. Plus généralement, les modes
de vie évoluent et se diversifient dans les sociétés
occidentales, ce qui appelle des adaptations d’un
certain nombre de services, d’équipements et d’ac-
tivités pour limiter les éventuels conflits d’usages
entre les différents publics de la cité.
Des modifications dans l’organisation de l’enseigne-
ment au cours de l’année (équilibre entre premier et
second semestres, période estivale), de la journée
et de la semaine, ainsi que mais aussi pour ce qui
concerne les services péri- et para-universitaires,
seront favorisées. Il apparaît essentiel d’associer à
cette réflexion non seulement les établissements
de l’enseignement supérieur et de la recherche
mais aussi leurs partenaires : Crous, services étu-
diants, acteurs de la culture et du sport, services
de l’agglomération (bureau des temps, transports,
mobilités, vie étudiante…).
Espace culturel des Champs libres
Rennes, un site universitaire attractif
20
Un site universitaire métropolitain acteur de la dynamique
socio-économique
Rennes a fait le choix d’un développement écono-
mique du territoire centré sur l’innovation, s’appuyant
fortement sur le potentiel d’enseignement supérieur
et de recherche. Les stratégies de développement
économique et de développement universitaire sont
donc fortement imbriquées et répondent à deux en-
jeux essentiels :
– Renouveler le tissu productif face aux mutations
des filières industrielles, avec trois secteurs
prioritaires qui correspondent, dans l’immédiat,
à des thématiques phares ou émergentes sur
l’ensemble des campus: technologies et créati-
vité numérique, santé, bien-être, alimentation et
éco-activités ;
– Renforcer le positionnement international de
Rennes Métropole, son rayonnement, sa recon-
naissance, son attractivité: appliqué au domaine
universitaire, cet objectif général implique l’inté-
gration des activités de recherche et d’enseigne-
ment supérieur menées sur chacun des campus,
ainsi que le développement de fonctions spéci-
fiques d’entraînement et de représentation que
devrait porter le campus Centre.
Devenir une métropole universitaire de premier
plan requiert aussi la consolidation d’échanges
denses entre les acteurs de l’ESR et les acteurs
de la sphère socio-économique du territoire. Dans
ce but, il s’agira d’animer des environnements fa-
vorables aux rapprochements entre les établisse-
ments d’enseignement supérieur et de recherche
et les acteurs socio-économiques. Cela s’appuiera
sur un renforcement et une lisibilité accrus de l’offre
d’équipements de recherche du territoire, pouvant
bénéficier aux entreprises, aux associations et aux
acteurs publics. Il importera parallèlement de leur
en faciliter l’accès, notamment grâce à la techno-
pole Rennes Atalante.
Équipement IETR
Rennes, un site universitaire attractif
21
Au-delà de ces échanges autour des équipements
et plateformes de recherche, la proximité entre ac-
teurs devra amplifier les interactions entre activi-
tés de recherche et création de valeurs, multiplier
et ouvrir les échanges afin que les établissements
soient partie prenante des dynamiques d’innovation
et d’internationalisation du territoire aux côtés des
entreprises, des associations, des administrations.
Insérer pleinement le projet universitaire rennais
dans son environnement socio-économique im-
plique également de former les étudiants dans
une perspective active d’insertion profession-
nelle. Les acteurs de l’ESR souhaitent poursuivre
la professionnalisation des formations et propo-
ser une offre en adéquation avec les besoins en
emplois identifiés sur le territoire, au sein des
aires de rayonnement de la métropole rennaise,
et plus globalement dans la société du XXIe
siècle,
mondialisée, afin d’optimiser l’insertion profes-
sionnelle des diplômés quel que soit leur territoire
d’exercice professionnel. Les professionnels issus
des entreprises, des collectivités ou des associations
participeront aux enseignements et à la définition
des programmes de formation.
L’entreprenariat étudiant sera soutenu, entre autres
dans le cadre de l’activité des incubateurs et des
pépinières. Les contenus de formation seront ou-
verts à la transversalité et les étudiants encouragés
à acquérir des compétences diversifiées les prépa-
rant à la mobilité et aux transitions d’emplois qui
caractérisent de plus en plus les parcours profes-
sionnels. Enfin, pour les publics adultes et actifs, il
sera important de multiplier les possibilités de for-
mation tout au long de la vie (FTLV). Afin de béné-
ficier au plus large public possible, sur l’ensemble
de la Bretagne voire au-delà, ces formations s’ap-
puieront sur les outils numériques permettant un
travail à distance et notamment sur ceux qui seront
développés dans le cadre de l’UEB C@mpus.
La stratégie de communication du site universi-
taire métropolitain pourra être adossée au réseau
partenarial Rennes la Novosphère, qui concourra
à conforter sa lisibilité et sa visibilité en soulignant
le savoir-faire et le dynamisme rennais en matière
d’innovation et de création d’entreprises innovantes.
Labfab - imprimante 3D
Rennes, un site universitaire attractif
22
La perspective du futur bâtiment qui
accueillera l’IRT B-com - Cesson Via Silva
© Jean-Pierre Meignan Architecte
Rennes, un site universitaire attractif
23
Des lieux d’échanges et de projets avec les habitants
L’ambition de positionner Rennes comme une mé-
tropole à profil universitaire rend aussi indispen-
sable une ouverture plus grande des activités de
l’ESR à l’ensemble des habitants de l’aggloméra-
tion. Plusieurs leviers permettront le rapproche-
ment des acteurs universitaires et des citoyens.
Ainsi, il faudra répondre au besoin clairement iden-
tifié de lieux de croisements, de projets et de créa-
tivité ouverts à des publics divers. Il pourra s’agir
d’espaces dédiés au développement de projets
professionnels par des jeunes diplômés aux profils
différents (ingénieur et arts/design, architecte et
juriste…), de lieux de rencontres entre chercheurs
en sciences sociales et citoyens ou encore entre
doctorants et professionnels, entrepreneurs, as-
sociations… De tels espaces peuvent se développer
dans des lieux dédiés, ou en modulant les aménage-
ments et les fonctionnalités d’espaces existants, sur
des temps d’occupation complémentaires aux temps
de la formation par exemple. Mais, au-delà de leur
existence, l’enjeu fondamental réside dans l’anima-
tion, les services et l’accompagnement nécessaires
à mettre en place pour «faire vivre» ces lieux.
D’autre part, l’usage accru des campus par le grand
public reposera sur des espaces de rencontres de di-
verses natures entre acteurs de l’enseignement, de
la recherche et de l’innovation et citoyens :
– espaces «vitrines» pour l’organisation d’expositions,
d’animations, de démonstrations scientifiques, per-
mettant la diffusion de savoirs au bénéfice du plus
grand nombre ;
– recours à l’expérimentation associant les citoyens
dans le cadre de travaux de recherche ;
– participation des acteurs de l’ESR à la diffusion
culturelle et artistique en accueillant et/ou ani-
mant des expositions dans les établissements.
Enfin, l’ouverture des campus à leur environnement
se traduit également par l’amélioration de leur in-
sertion dans le tissu urbain, pour créer ou améliorer
les continuités avec l’espace urbain environnant par
des cheminements, une signalétique et des usages
partagés avec les autres publics de la ville. Ces élé-
ments font l’objet des préconisations en termes
d’aménagement (partie 2).
© photo: EESAB
24
Trois scénarios prospectifs
pour 2040
En prenant en considération les variables sur lesquelles il y a aujourd’hui de l’incertitude, on peut construire
plusieurs scénarios contrastés pour l’avenir du site universitaire rennais. Trois scénarios ont ainsi été éla-
borés, en faisant évoluer six variables :
– évolutions démographiques,
– changements climatiques et
transition énergétique et envi-
ronnementale,
– gouvernance,
– internationalisation, innovation
et mobilités,
– technologies et usages du nu-
mérique,
– réflexion spatio-temporelle sur
le développement et l’aména-
gement des territoires.
Ces scénarios ont fait l’objet
d’échanges entre les partenaires
du SDU lors d’une séance de
travail le 12 septembre 2013. Ils
servent à mettre en lumière la di-
versité des avenirs possibles.
	
   emprise	
  
campusenvironnement	
  
urbain
interactions	
  campus
vie	
  étudiante
technopole synergies	
  à	
  développer
Répondant à l’augmentation des
effectifs étudiants, les quatre
campus se renforcent et se déve-
loppent. Ils sont plus ouverts sur
la ville, mais restent clairement
circonscrits et identifiables.
Existant
Scénario 2:
Des campus resserrés et
connectés
Scénario 3:
L’«agglomération-campus»
Scénario 1:
Quatre campus en
développement
Le déploiement massif des
usages du numérique aboutit à
une désynchronisation des activi-
tés de l’enseignement supérieur
et de la recherche. Les emprises
des campus se resserrent et se
densifient.
Les fonctions liées à l’enseigne-
ment supérieur et la recherche
se diffusent dans la ville, lui don-
nant une coloration universitaire
et innovante.
25
Trois scénarios prospectifs pour 2040
Scénario 1
Quatre campus en
développement
Scénario 2
Des campus resserrés
et connectés
Scénario 3
L’ «agglomération campus»
Insertion de
l’ESR dans le
tissu urbain
La visibilité de l’ESR dans la ville
est très localisée autour de ses
campus.
Les polarités ESR dans l’agglo-
mération s’organisent autour de
lieux de connexion physique (gare,
métro) et virtuelle (tiers lieux).
Les campus historiques s’es-
tompent. La visibilité de l’ESR est
diffuse mais omniprésente.
Fonctionne-
ment du site
métropolitain
Les coopérations entre campus
sont importantes, valorisant leurs
complémentarités thématiques
et fonctionnelles
Le site fonctionne autour d’es-
paces de centralité modulables,
non spécifiquement ESR.
Le site est multipolaire et diffus.
Enseignement
Recherche
Les équipements (amphithéâtres,
learning centres, espaces d’incu-
bation, lieux de vie étudiante…)
sont mutualisés à l’échelle du
campus.
La destination des bâtiments
existants évolue sans constructions
nouvelles : amphithéâtres convertis
en salles de travaux dirigés, locaux
d’enseignement convertis en es-
paces de recherche ou de stockage
de données…
Les mutualisations de locaux
sont opérées à l’échelle de l’ag-
glomération. Un service commun
est créé pour leur réservation et
leur préparation.
Vie étudiante
Les services de la vie étudiante
sont localisés prioritairement sur
les campus ou à proximité.
Les services de vie étudiante sont
surtout en centre-ville et sur les
nouvelles centralités, le long des
axes majeurs de transports.
La vie étudiante est totalement
absorbée dans la vie de l’agglo-
mération.
Interactions
avec acteurs
socio-
économiques
Les zones technopolitaines évo-
luent pour renforcer le continuum
recherche-innovation jusqu’à être
intégrées dans les campus.
La fonction technopolitaine réside
essentiellement dans l’animation
d’une communauté d’entreprises
innovantes, autour de lieux phy-
siques et virtuels d’échanges.
Les interactions entre acteurs de
toutes natures sont denses.
Les zones technopolitaines sont to-
talement intégrées au tissu urbain
mêlant ESR, activités, logements.
Gestion des
temps
Les horaires académiques évo-
luent pour un meilleur équilibre de
la journée et de l’année.
Le fonctionnement de l’ESR est
calé sur le numérique : en continu,
24h/24, 7j/7.
L’organisation spatio-temporelle
est une question prégnante : la
mixité des fonctions et des publics
induit des conflits d’usages, mais
elle permet d’optimiser l’usage des
lieux et des équipements.
Transports –
Déplacements
La desserte en transports en com-
mun est optimisée : les campus
sont connectés entre eux et au
réseau urbain.
La desserte en transports en
commun est développée pour
desservir prioritairement les lieux
de centralité qui émergent, et ce
sur des horaires élargis.
Les modes doux sont encouragés
avec la diffusion de l’ESR dans le
tissu urbain qui engendre de nom-
breux déplacements de proximité.
Place dans les
ensembles
régional,
interrégional,
national et
international
Les établissements coopèrent
entre eux pour leurs partenariats
internationaux, mais sans qu’il y
ait de véritable stratégie « de site »,
intégrée et concertée.
Le site de référence pour l’identité,
le contenu des formations et les re-
lations internationales est la CUE.
La connexion aux réseaux
européens et internationaux est
très forte, notamment pour la
recherche.
L’échelon métropolitain est es-
sentiel pour la coordination et la
gestion de l’ESR.
Rennes s’affirme comme une ville
européenne universitaire et déve-
loppe un volet international dans sa
politique de site métropolitaine.
26
Trois scénarios prospectifs pour 2040
La présentation de ces scénarios contrastés met en exergue :
Le scénario retenu dessine un site universitaire métropolitain
intégré et connecté
La volonté commune de mettre l’humain, les
échanges et la proximité au cœur du développe-
ment des campus s’inscrit en faveur d’un ancrage
des campus dans le territoire.
Le scénario retenu, émergeant de ces échanges,
s’exprime à travers les orientations suivantes :
– une imbrication et des échanges renforcés entre
la sphère universitaire et les acteurs de la ville :
les campus historiques sont bien identifiés et ac-
cueillent une mixité de fonctions (logements, ser-
vices…) favorisant leur ouverture sur la ville ;
– l’identification d’un cœur de réseau du système
métropolitain, sur le campus Centre, tirant parti
de la qualité de son patrimoine et de son accessi-
bilité pour l’accueil de fonctions de représentation
de l’ESR au service de la visibilité du site métro-
politain au niveau national et international ;
1/ les défis à relever
– conserver, voire renforcer la proximité entre for-
mation, entreprises et recherche, parallèlement à
la dématérialisation croissante des activités d’en-
seignement ;
– stimuler les interactions disciplinaires ;
– mettre l’étudiant au cœur des réflexions avec une
politique d’accueil de qualité intégrant notam-
ment l’offre de transports et de logement ;
– renforcer la visibilité de l’ESR rennais au niveau
national et international ;
– doter le territoire métropolitain d’équipements
structurants mutualisés au bénéfice de l’ESR (lear-
ning centre, Data centre, locaux d’enseignement…).
2/ les écueils à éviter
– la perte d’identité des campus historiques ;
– la reconduction de typologies de locaux d’ensei-
gnement traditionnels, ne répondant plus aux
usages de demain : la modularité et l’équipement
numérique des locaux doivent être privilégiés
pour un usage partagé, et une ouverture à l’in-
ternational (importance des salles immersives,
et d’intégrer dans les locaux la possibilité de leur
évolution au gré des changements d’usage…) ;
– l’amplification des conflits d’usages liés aux ho-
raires académiques et à la saisonnalité de la vie
étudiante.
– des liens renforcés entre la sphère universitaire et
son environnement socio-économique : les tech-
nopoles urbaines fonctionnant en synergie avec
les campus, ouvertes sur la ville et les usages ;
– le renforcement et la mutualisation des plate-
formes de recherche.
Chaque campus développe une identité et une trajec-
toire spécifique, en prenant appui sur le projet urbain
pour constituer l’équilibre de ce système (partie 2).
Ce schéma de cohérence d’ensemble doit cepen-
dant laisser des souplesses et garder un caractère
évolutif, afin de pouvoir s’adapter aux éléments qui
restent aujourd’hui incertains, notamment pour ce
qui concerne la démographie étudiante, les usages
de l’ESR et de la ville, la gestion des temporalités
ou les incidences liées au coût de l’énergie et des
matières premières.
27
Trois scénarios prospectifs pour 2040
VILLEJEAN
BEAULIEU
CENTRE
KER LANN
L’écosystème de l’ESR métropolitain en 2040
Coopération interétablisssements
et intercampus à renforcer
Écosystème interconnecté convergent vers le centre
et s’appuyant sur un réseau TC performant
Métropole rennaiseMétropole rennaiseMétropole rennaise
Technopole à proximité immédiate
Campus bien identifié accueillant une mixité
des fonctions et ouvert sur la ville
Technopole en synergie avec les campus
et ouverte sur la ville
Développement privilégié des formations
technologiques et professionnelles
Rayonnement et visibilité internationale renforcés
du site métropolitain à partir du cœur de réseau
Renforcement et mutualisation des plateformes
de recherche à l’échelle métropolitaine
Accueil des fonctions de représentation de l’ESR
Écosystème interconnecté convergent vers le centre
et s’appuyant sur un réseau TC performant
Intensification des échanges au sein
du site métropolitain
28
29
L’université au cœur
des politiques urbaines
L’enseignement supérieur et la recherche sont une
composante essentielle du territoire de Rennes
Métropole de par l’importance de la population di-
rectement ou indirectement impactée, des flux de
déplacements générés, de l’activité engendrée et
des emprises foncières mobilisées. Afin d’amélio-
rer les services et l’animation des campus et des
quartiers environnants, et de favoriser leur valorisa-
tion mutuelle et leurs complémentarités d’usages,
le développement universitaire doit donc s’inscrire
dans l’aménagement du territoire métropolitain, de
manière à en garantir un développement rationnel
et harmonieux.
Les orientations pour l’aménagement du site
métropolitain concourent à la lisibilité et à la
fonctionnalité d’un système global à l’échelle du
site universitaire métropolitain en renforçant les
connexions entre les campus et en accompagnant
l’émergence d’un cœur de réseau sur le campus
Centre. Elles traduisent, pour chacun des quatre
campus, une trajectoire permettant de mettre ses
spécificités et ses atouts au service du rayonne-
ment et de la cohérence de l’ensemble.
Établir un schéma de développement universitaire
pour les vingt-cinq prochaines années nécessite
par conséquent de travailler simultanément sur
plusieurs échelles territoriales selon les théma-
tiques considérées, et principalement sur celles du
campus et de l’agglomération, en articulation avec
les échelles régionale et interrégionale.
L’enjeu majeur consiste à construire un projet co-
hérent en structurant les nouveaux développe-
ments de manière concertée et mutualisée : entre
établissements au sein du même campus, entre les
campus et la ville, entre les campus à l’échelle mé-
tropolitaine et au-delà.
Dans un exercice de prospective tel que le SDU, qui
se donne pour horizon les vingt-cinq prochaines
années, il est nécessaire de définir de grandes
orientations pour le développement et l’aménage-
ment du site universitaire.
À court terme, celles-ci alimenteront la program-
mation concertée entre l’État, les établissements et
les collectivités locales, notamment dans le cadre
des contrats de plan État-Région.
À plus long terme, les incertitudes sont plus
grandes. En conséquence, les orientations définies
dans le SDU comportent une dimension évolutive :
une certaine souplesse et des ajustements dans le
temps seront en effet nécessaires pour s’adapter
à ces mutations et transformations. Ceci implique
non seulement de pouvoir réviser régulièrement
ces orientations, mais également de se préparer à
réexaminer les besoins en matière d’immobilier, de
services et d’intégration dans le tissu urbain, ce qui
pourra se traduire par le développement des fonc-
tions ESR sur de nouvelles emprises, sur les cam-
pus actuels, dans leur proximité immédiate ou sur
de nouveaux sites.
30
L’université au cœur des politiques urbaines
Inscription du développement universitaire dans le projet de territoire
Réseau viaire structurant
Réseau ferré
Campus et site de recherche
Halte ferroviaireZone urbaine sensible
Grand site de projet urbain et zone
d’ouverture ville-campus
Projet Vilaine Aval
Tracé du métro (lignes a et b)
Projet de prolongation du métro ligne b
Liaison bus suburbaine desservant
les sites universitaires
Desserte et mise en réseau des sites universitaires
par les transports en commun
Des projets universitaires articulés aux dynamiques urbaines
Cœur de réseau de l’enseignement supérieur
et de la recherche métropolitain
Axe est-ouest
Réseau viaire secondaire
Technopole Atalante
Interaction renforcée avec l’environnement
socio-économique
Bruz
Rennes
Ker-Lann
La Poterie
Pontchaillou
Cesson-Sévigné
Vern-sur-Seiche
Saint-Jacques-de-la-Lande
L’Hermitage
PACE
BRUZ
LE RHEU
CESSON-SEVIGNE
MORDELLES
CHAVAGNE
CHANTEPIE
VERN-SUR-SEICHE
NOYAL-CHATILLON-
SUR-SEICHE
SAINT-GREGOIRE
L'HERMITAGE
BETTON
VEZIN-LE-COQUET
SAINT-GILLES
SAINT JACQUES-
DE-LA-LANDE
CHARTRES-DE-
BRETAGNE
THORIGNE-
FOUILLARD
NOUVOITOU
MONTGERMONT
LA CHAPELLE-
THOUARAULT
SAINT-
ERBLON
VILLEJEAN
CENTRE
BEAULIEU
KER LANN
Inra
Inra
conservatoire
Pont Supérieur
VILLEJEAN
CENTRE
BEAULIEU
KER LANN
Inra
Inra
Conservatoire
Pont Supérieur
VIASILVA
VILAINEAVAL
BEAUREGARD
LACOURROUZE
BAUDCHARDONNET
EURORENNES
VILAINEAVAL
VIASILVA
BEAUREGARD
LACOURROUZE
BAUDCHARDONNET
EURORENNES
0 1 000500
Mètres
Sources:©®DGFiP(Cadastre,Janv2013),©®VilledeRennes(BDU,2013),©®AUDIAR(2013),©®RennesMétropole(2013)
N
Inscription du développement universitaire dans le projet de territoire
31
L’université au cœur des politiques urbaines
Les campus au centre des dynamiques
démographiques et urbaines
L’aire urbaine rennaise est un territoire particuliè-
rement dynamique sur le plan démographique : elle
se situe en deuxième position au plan national (hors
région parisienne) en terme de croissance, avec la
particularité de présenter à la fois un solde naturel
et un solde migratoire positifs, mouvement qui de-
vrait se poursuivre au moins jusqu’en 2030. Dans ce
contexte, le Pays de Rennes, qui compte aujourd’hui
485 000 habitants, prévoit l’accueil de 86 000 habi-
tants supplémentaires à l’horizon 2030, en particu-
lier sur le cœur de métropole (Rennes, Cesson-Sé-
vigné, Saint-Jacques, Chantepie et Saint-Grégoire)
et sur les pôles structurants, dont fait partie Bruz1
,
deuxième commune de l’agglomération (environ
18 000 habitants), dotée de services et équipements
diversifiés. Les quatre campus métropolitains ac-
tuels se situent donc sur un socle territorial appelé
à connaître une dynamique de croissance particu-
lièrement soutenue, qui bénéficiera à l’essor des
campus par une intensification du tissu urbain et
des services qui lui sont liés et en favorisant une
plus grande mixité.
La population étudiante, qui représente environ
62 000 personnes en 2013, contribue pleinement
à ce dynamisme démographique. Les projections
démographiques concernant les effectifs étudiants
restent difficiles à établir, notamment en raison des
incertitudes liées à l’impact du développement du
numérique sur l’évolution des modalités de forma-
tion. Néanmoins, l’hypothèse privilégiée aujourd’hui
est la poursuite de la tendance à la progression des
effectifs sur le site rennais ; d’une part, par un effet
«mécanique» découlant de la démographie locale
et régionale et, d’autre part, du fait de l’essor des
mobilités étudiantes au plan international que
l’enseignement supérieur et la recherche rennais
tendent à capter de manière plus importante. En
outre, le volontarisme des différents partenaires de
l’enseignement supérieur et de la recherche et l’at-
tractivité particulière de la métropole rennaise de-
vraient renforcer encore ce mouvement général de
croissance. Ainsi, à moyen terme (d’ici 2025), le croi-
sement des scénarios démographiques élaborés par
la Région et par les établissements rennais amène à
envisager l’accueil de 7 000 à 8 000 étudiants supplé-
mentaires dans l’agglomération rennaise.
1 Voir le Schéma de cohérence territoriale (Scot) du Pays de Rennes.
32
L’université au cœur des politiques urbaines
Économiser les ressources foncières
Cette croissance démographique devrait se répar-
tir sur les quatre campus, générant une pression
particulière sur les campus Centre et de Villejean
qui semblent les plus concernés par l’augmenta-
tion des effectifs alors même qu’ils apparaissent
comme étant les plus contraints en termes de ré-
serves foncières. Parallèlement, il convient de sou-
ligner l’existence de larges emprises disponibles
sur le campus de Beaulieu, qui en fait le site pri-
vilégié pour l’accueil et le développement de fonc-
tions universitaires, en particulier pour la création
ou la relocalisation d’établissements. Le site de Ker
Lann présente lui aussi des emprises disponibles
substantielles, mais qui relèvent d’un statut foncier
différent (non maîtrisé par l’État, ce campus ayant
été initié par le Conseil général) ; la programmation
devra tenir compte de ses caractéristiques (locali-
sation en périphérie, profil des établissements et
entreprises déjà implantés…) et intégrer une mixi-
té en accueillant des fonctions non exclusivement
liées à l’enseignement supérieur et la recherche.
Ces perspectives impliquent une gestion ration-
nelle de l’espace disponible, de manière à maintenir
les qualités propres au modèle de développement
rennais en termes de densité urbaine et de préser-
vation des espaces naturels, tout en se réservant
des possibilités d’évolution à plus long terme. Ainsi,
dans un objectif de développement durable, le re-
nouvellement urbain des emprises universitaires
doit être privilégié: la densification des campus
permet une économie du foncier, et la mutualisa-
tion des équipements favorise un développement
vertueux. Ces préoccupations incitent à imaginer
des usages plus diversifiés des campus et une
imbrication beaucoup plus forte des fonctions ur-
baines, tant sur les parcelles maîtrisées aujourd’hui
par des propriétaires privés ou par les communes
que sur du foncier appartenant à l’État. L’exigence
d’optimisation du foncier plaide aussi pour limiter,
autant que faire se peut, les nouvelles constructions
et donner la préférence aux réhabilitations, ce qui
est conforme aux orientations définies pour le pro-
chain contrat de plan État-Région. Enfin, pour coller
avec les ambitions de Rennes en matière de déve-
loppement durable, les établissements initieront
des actions volontaristes pour des consommations
d’eau et d’énergie raisonnées et une gestion opti-
misée des déchets.
Il convient de noter que ces hypothèses démogra-
phiques ont été prises en compte dans les Schémas
directeurs immobiliers et d’aménagement (SDIA) et
dans les Schéma pluriannuels de stratégie immobi-
lière (SPSI) des établissements d’enseignement su-
périeur et de recherche. Ces documents expriment
les projets d’évolution des partenaires de l’ESR et
les traduisent en termes de besoins immobiliers,
d’équipements et d’aménagements. Élaborés par
l’ensemble des établissements, ils ont constitué
une base de travail précieuse pour le SDU, et en ont
été, pour ainsi dire, un des éléments déclencheurs,
car ils ont fait apparaître la nécessité d’une mise
en commun des projets, jusque-là construits en
interne à chaque établissement, pour rechercher
des complémentarités, identifier les mutualisations
possibles et renforcer les synergies avec le dévelop-
pement urbain.
33
L’université au cœur des politiques urbaines
Des campus insérés dans le tissu urbain
Le SDU s’attache à prendre en compte les dyna-
miques urbaines de la métropole rennaise pour
s’inscrire pleinement dans le projet urbain du ter-
ritoire, en valorisant les apports réciproques et les
projets communs que l’un et l’autre peuvent initier.
À partir des années 1960, à Rennes comme dans
de nombreuses villes en France, les campus ont
été installés pour la plupart à la périphérie, rela-
tivement éloignés de l’animation urbaine et sur
des emprises monofonctionnelles, constituant des
enclaves volontairement autonomes (exemple des
campus de périphérie de Beaulieu et de Ker Lann).
L’extension de l’urbanisation, l’évolution des modes
de vie, les aspirations des étudiants comme des
personnels universitaires, l’imbrication de plus en
plus forte avec l’environnement socio-économique,
le développement de coopérations académiques
entre établissements et entre campus sont autant
de facteurs qui conduisent aujourd’hui à recher-
cher une meilleure insertion urbaine des campus.
Ce tournant a déjà été engagé depuis une vingtaine
d’années notamment avec le plan Université 2000,
concomitant à Rennes avec les réflexions sur la
ligne a du métro. Il s’était traduit, par exemple, par
une réorganisation du campus de Villejean autour de
la station de métro Villejean-Université, avec une ré-
orientation de l’entrée principale du campus et l’im-
plantation de constructions abritant des fonctions
emblématiques et ouvertes sur l’extérieur (Prési-
dence, Tambour…).
Espace culturel Le Tambour
Campus de Villejean
34
L’université au cœur des politiques urbaines
Désenclaver et ouvrir les campus
sur la ville
Aujourd’hui, la réalisation de la ligne b du métro vient
structurerdenouveauxprojets.Elleconcernedirecte-
ment les campus de Beaulieu (station Beaulieu-Uni-
versité) et Centre (stations Sainte-Anne et Jules-
Ferry, à proximité des campus Hoche et Jules-Ferry),
et appelle un traitement particulier des abords des
stations : mise en évidence des fonctions de porte
d’entrée, développement d’une programmation spé-
cifique (fonctions universitaires emblématiques et
ouvertes vers l’extérieur, mixité de fonctions à l’inter-
face avec le tissu urbain classique…).
Plus globalement, par leur très forte maîtrise pu-
blique de l’aménagement, l’agglomération rennaise
et ses communes interviennent directement ou
encadrent le développement de nombreux sites de
projet sur tout le territoire. Les secteurs en muta-
tion aux abords directs des campus peuvent, pour
certains, constituer des opportunités foncières pour
le développement universitaire ; d’autres doivent
permettre aux campus de bénéficier de la proximité
des équipements et services urbains (transports ;
équipements culturels, sociaux, sportifs, commer-
ciaux…). Parallèlement, l’intégration urbaine des
campus génère l’introduction, sur des emprises
ciblées affectées actuellement aux fonctions uni-
versitaires, d’une mixité de fonctions (logements,
équipements, activités…) susceptible de générer
une animation tout au long de l’année, indépen-
damment des rythmes académiques. Cette mixité
contribue également à l’organisation d’interfaces
qui facilitent l’émergence de lieux d’échanges entre
différents publics : la rencontre entre les usagers
du campus et le grand public, le milieu associatif
ou socio-économique est source d’enrichissement
mutuel et de créativité.
L’université au cœur des politiques urbaines
35
Un formidable potentiel urbain pour le développe-
ment universitaire
Les dynamiques urbaines avec lesquelles l’évo-
lution des campus devra s’articuler en termes de
programmation et de composition urbaine sont no-
tamment les suivantes :
– À Beaulieu, l’arrivée de la ligne b du métro déter-
mine des emprises stratégiques polarisées autour
de l’entrée nord, site privilégié pour l’introduction
d’une mixité de fonctions. L’écocité Via Silva 2040,
à l’est, contribue notamment à intensifier les liens
entre le campus et la technopole. Au sud, la Zac
Baud-Chardonnet, et plus particulièrement l’îlot
nord, renferme un potentiel de programmation
complémentaire en lien avec la proximité du cam-
pus et de l’axe est-ouest.
– Pour le campus Centre, outre la réalisation de
l’opération EuroRennes et la construction de la Cité
internationale Paul-Ricœur, mais aussi la mise
en service de la ligne b du métro et la création du
Centre des congrès, des potentialités nouvelles sont
ouvertes sur les sites de l’îlot Hoche (recomposi-
tion avec redéploiement de l’Eesab), des anciennes
archives départementales (face au campus Jules-
Ferry), et de l’Hôtel-Dieu en cours de désaffectation
par le CHU et à proximité directe du campus Hoche.
À proximité également de la bibliothèque universitaire
Hoche, socle potentiel d’un futur learning centre, et du
palais Saint-Melaine, l’Hôtel-Dieu représente un site
emblématique potentiel pour asseoir le cœur de ré-
seau du site universitaire métropolitain.
– À Villejean, l’opération d’aménagement de
Beauregard a déjà renforcé l’offre en logements étu-
diants,équipementsetservicesdivers.D’autresmu-
tations sont en cours (Zac Normandie-Saumurois)
ou pourront concourir au développement du cam-
pus ou de la vie étudiante dans des conditions à
préciser : requalification des abords de la halte fer-
roviaire de Pontchaillou, aménagement du secteur
Dordain, réaffectation des anciens services vétéri-
naires rue Antoine-Joly, recomposition de l’ancien
groupe scolaire Kennedy…
– Dans le cadre de l’aménagement du site straté-
gique du sud-ouest de l’agglomération, le campus
de Ker Lann, intégré dans une opération d’aména-
gement, bénéficiera à la fois de la mise en œuvre
d’une programmation mixte favorisant son inscrip-
tion dans un véritable quartier de la ville de Bruz et
de la valorisation d’un parc de nature et de loisirs
sur l’ensemble de la Vilaine-Aval.
Les espaces verts comme traits d’union
L’insertion urbaine des campus implique par ail-
leurs un aménagement s’appuyant sur la valori-
sation de la trame verte et bleue. La trame verte
– constituée des espaces verts et boisés, qu’il
s’agisse de petites surfaces isolées ou de grandes
emprises – et la trame bleue – formée par les cours
d’eau, ruisseaux et zones humides – sont le sup-
port de la qualité paysagère, environnementale et
d’usages diversifiés (espaces d’agrément, de loisirs,
promenade, liaisons douces…). L’aménagement des
campus est l’occasion de mettre celle-ci en valeur
et de restaurer des connexions avec les espaces
environnants. Cette trame se décline sur chaque
campus : le ruisseau de la Piletière et la Croix-Verte
étendue vers ViaSilva à Beaulieu, la mise en réseau
avec les parcs, squares et équipements sportifs de
Beauregard et de La Touche à Villejean, la préserva-
tion des qualités environnementales de Ker Lann et
la connexion du campus avec les grands espaces de
nature de la Vilaine-Aval, l’insertion dans le réseau
des espaces publics et notamment les liaisons avec
les parcs majeurs des prairies Saint-Martin et du
Thabor pour le campus Centre. Parallèlement, dans
une perspective de détente et de loisirs, mais aussi
d’usage quotidien de l’espace urbain, la valorisation
des espaces verts des campus s’accompagne de leur
ouverture au public, afin que les sites de l’ESR n’appa-
raissent pas comme des espaces fermés ou réservés.
36
L’université au cœur des politiques urbaines
L’évolution des campus, d’espaces circonscrits et
dédiés, hier, vers des espaces ouverts sur la ville,
participe de cette culture partagée entre le grand
public et les riverains, les étudiants et les pro-
fessionnels de l’enseignement supérieur et de la
recherche en ne formant plus des enclaves dans
le tissu urbain mais des lieux traversant et animés,
assurant une vie du campus tout au long de l’année.
Enfin, l’insertion du développement universitaire
dans le projet urbain concerne aussi la vie étu-
Desserrer le centre-ville vers l’est
L’extension du centre-ville vers l’est s’appuie sur :
– un axe Janvier/Guillaudot renforcé,
– un plan de circulation et un réseau de transports collectifs restructurés (station de métro Place
Saint-Germain et Jules-Ferry par exemple),
– le jalonnement par un ensemble d’équipements culturels, universitaires, sportifs… existants ou en projet
(Cité internationale Paul-Ricœur, campus Jules-Ferry, Théâtre national de Bretagne, musée des Beaux-
Arts, piscine Saint-Georges…).
diante et l’animation qui lui est liée. Aujourd’hui,
cette animation est fortement concentrée sur des
emprises limitées du centre-ville, principalement
sur l’axe Charles-de-Gaulle/République/Place
Sainte-Anne. Cette hyperconcentration géné-
rant des conflits d’usages de l’espace public, la
Ville de Rennes souhaite diffuser les pôles de vie
et d’animation en desserrant l’hypercentre vers
l’est (axe Janvier/ Guillaudot), mais aussi vers le
nord (Hôtel-Dieu) et l’ouest (Mail).
Futur aménagement de la Place Sainte-Anne
37
L’université au cœur des politiques urbaines
Réseau viaire
Réseau ferré
Établissement ESR et formation
Halte ferroviaire
Parc, jardin public et lieu de promenade
Trame bleue
Tracé du métro (lignes a et b)
Axe de transports en commun structurant
Projet d’équipement majeur
ORIENTATIONSCONTEXTE
Restaurant universitaire
Renforcement de l’axe Guillaudot/Janvier
pour les transporst en commun
Centre commercial principal
Équipement culturel majeur
Équipement sportif ou espace de détente
Équipement administratif
Espace public principal de l’hypercentre Renforcement/valorisation d’espaces publics
de l’hypercentre étendu
Projet en cours ou à l’étude
Diffusion de l’animation dans le centre-ville
Station de métro (lignes a et b)
Diffuser les pôles d’animation du centre-ville
République
Sainte-Anne
Pontchaillou
Anatole France
Charles de Gaulle
Gares
Mabilais
Colombier
Jules Ferry
Saint-Germain
République
Sainte-Anne
Pontchaillou
Anatole France
Charles de Gaulle
Gares
Mabilais
Colombier
Jules Ferry
Saint-Germain
Piscine Saint-
Georges
Stade
Vélodrome
Centre des
Congrès
Cité
Internationale
Hôtel Saint-
Georges
Hôtel de
Ville
Parlement
TNB
Musée des
Beaux Arts
La Criée
Le Liberté
Les Champs
Libres
Opéra
La Cité
Parc agronaturel
des Prairies Saint-Martin
Parc du Thabor
Parc
Oberthür
Square de
la Touche
La Visitation
Colombia
Hôtel Dieu
Pasteur
Euro Rennes 0 200100
Mètres
Sources:©®DGFiP(Cadastre,Janv2013),©®VilledeRennes(BDU,2013),©®RennesMétropole(2013)
N
Diffuser les pôles d’animation du centre-ville
38
L’université au cœur des politiques urbaines
Un réseau de transports reliant tous les campus
L’ensemble des modes de déplacements sont mo-
bilisés pour accompagner pleinement la stratégie
du Schéma de développement universitaire.
Autitredel’améliorationdelavisibilitéetdurayonne-
ment du site universitaire rennais et de son insertion
dans les réseaux nationaux et internationaux, l’enjeu
de son accessibilité depuis l’extérieur de l’agglomé-
ration apparaît prioritaire. L’opération EuroRennes,
conduite par la collectivité et différents partenaires,
confère une nouvelle envergure au quartier de la
gare. Agrandie et modernisée, la nouvelle gare de
Rennes devient un Pôle d’échanges multimodal
(PEM), nœud de connexions entre tous les modes
de déplacements nationaux (trains), régionaux (cars,
TER) et locaux (métro, bus, taxi, vélos…) avec un dou-
blement des flux attendus à moyen terme. L’arrivée
de la Ligne à grande vitesse (LGV) mettra Rennes à
1 h 27 de Paris à l’horizon 2017. Elle s’accompagnera
notamment du renforcement de la qualité de service
du TER, qui dessert les campus de Villejean (halte
ferroviaire de Pontchaillou) et de Ker Lann.
À l’échelle de l’agglomération, Rennes Métropole
offre un réseau de transports en commun avec une
qualité des infrastructures et un niveau de service
particulièrement élevés : la mise en service en 2019
de la ligne b du métro qui desservira notamment
Beaulieu et le Centre, l’interconnexion des deux
lignes de métro (Villejean, Centre et Beaulieu), l’axe
est-ouest (Beaulieu) et l’ensemble du réseau de
bus soutiennent la dynamique de développement
de chaque campus et le renforcement des colla-
borations entre eux, facilitant la mise en réseau au
sein d’un même système. Il est ainsi possible pour
chaque campus de bénéficier des équipements
structurants et mutualisés du campus Centre,
mais aussi de renforcer les interactions et la plu-
ridisciplinarité entre campus grâce à des mobilités
rapides et aisées. Cette mise en réseau peut ap-
porter davantage de souplesse pour accéder à des
locaux disponibles sur un autre campus, dès lors
qu’un pôle mutualisé de gestion des locaux sera
mis en place. Le Schéma de développement uni-
versitaire amène à étudier l’opportunité d’une mo-
dification à terme de l’itinéraire de certaines lignes
de bus afin de mieux desservir le cœur des campus
de Villejean et de Beaulieu (respectivement avenue
Léon-Bernard et Croix-Verte).
Les implantations universitaires et de recherche
installées en périphérie sont desservies par les TER
pour certaines et par les bus suburbains. Le niveau
de service de la ligne express entre le Rheu (Inra) et
Villejean a été récemment renforcé ; l’amélioration
de la fréquence des lignes desservant Saint-Gilles
(autre site de l’Inra) et Ker Lann est soutenue par
le Schéma de développement universitaire, qui ap-
pelle un examen attentif de leur faisabilité.
Pôle d’échange multimodal - EuroRennes
39
L’université au cœur des politiques urbaines
Cette qualité des liaisons permet, par exemple, de
relocaliser sur le quartier du Blosne le Pont supé-
rieur et le Conservatoire à rayonnement régional,
très contraints dans leur développement en plein
centre-ville sur l’îlot Hoche. Cette opération pré-
sente des intérêts multiples : en dotant ces équi-
pements de nouveaux locaux plus adaptés à leurs
activités, elle apporte une diversité des fonctions
au cœur de la Zone urbaine sensible du Blosne,
jusqu’ici à l’écart de la dynamique universitaire;
parallèlement, l’espace libéré en centre-ville est re-
composé pour un redéploiement de l’Eesab mais là
aussi au sein d’une programmation mixte intégrant
notamment de nouveaux logements.
Les modes doux (cycles et piétons) sont également
renforcés pour les déplacements de proximité, avec
plusieurs objectifs :
– L’accessibilité aux campus depuis un pôle
d’échanges. Ainsi, l’accès aux établissements (de-
puis les arrêts de bus de Saint-Gilles et du Rheu,
mais aussi depuis la halte ferroviaire de Pontchaillou
et de Ker Lann, ou depuis la future station de métro
de Beaulieu) est facilité par l’aménagement de liai-
sons cyclables confortables et lisibles. Le schéma di-
recteur vélos de Rennes Métropole prévoit la création
de certaines de ces liaisons. Pour les campus situés
sur la ville-centre, les services VéloStar complètent
les actions en faveur des déplacements doux.
– Le développement de voies facilitant les traver-
sées des campus et leur insertion urbaine. La conti-
nuité des cheminements et des liaisons cyclables
doit être traitée de manière cohérente à l’intérieur
et à l’extérieur des emprises universitaires, notam-
ment en s’appuyant sur la trame verte et bleue.
– L’aménagement d’un maillage doux interne aux
campusreliantlesdifférentsétablissementsentreeux
et vers les cœurs de campus. Il s’agit d’un bon moyen
pour renforcer la cohésion entre des établissements
parfois éloignés les uns des autres sur un même
campus (exemple : Villejean/La Harpe/Agrocampus)
et pour assurer l’accessibilité de tous les usagers au
cœur des campus, lieux privilégiés d’accueil de fonc-
tions mutualisées et lieux de vie pour les étudiants.
Parallèlement, l‘élaboration de plans de déplace-
ments à l’échelle des campus favorisant la mobilité
durable sur les sites universitaires sera encouragée.
40
L’université au cœur des politiques urbaines
Une offre variée de logements étudiants
Disposer de possibilités de logement de qualité,
variées et différenciées pour s’adapter aux besoins
et attentes des publics et notamment des étudiants
est une dimension primordiale de l’action de la col-
lectivité et de ses partenaires en matière d’accom-
pagnement du développement de l’agglomération.
Le marché immobilier du logement étudiant appa-
raît comme un des segments déterminants pour
le fonctionnement de l’ensemble du marché du
logement de l’agglomération, particulièrement en
termes de niveau des prix (pour la location comme
pour l’acquisition).
L’élaboration en cours du futur Programme local
de l’habitat (PLH) de Rennes Métropole apporte un
éclairage sur les besoins spécifiques des étudiants1
.
Après une période de tension liée à un relatif déficit
de l’offre, le marché du logement étudiants semble
aujourd’hui connaître une situation globalement
équilibrée, avec une diversité des produits corres-
pondant au large éventail des besoins rencontrés
1 Étude réalisée par le bureau d’études FORS.
(selon l’âge, le mode de vie…). À côté de l’offre de
logements Crous, plusieurs résidences privées
ont été créées ces dernières années. Parallèle-
ment, une part non négligeable (30 %) des étu-
diants rennais vivent chez leurs parents. En outre,
le parc classique de logements absorbe une partie
de la demande des étudiants : les petits logements
(T1) sont fortement occupés par des étudiants, et
la colocation s’est largement répandue dans les
logements plus grands. D’autres formes d’héberge-
ment semblent émerger de manière complémen-
taire mais restent encore marginales : location chez
l’habitant, notamment accueil chez des personnes
âgées en échange de services, location à prix mo-
déré dans le parc social en échange d’actions en di-
rection des habitants (dispositif Kaps…). Ainsi, pour
un effectif global de 62 000 étudiants en 2013, le
nombre de logements dont l’occupant principal est
un étudiant est de 25 000, dont 12 000 sont exclusi-
vement dédiés aux étudiants (résidences du Crous
ou des écoles, résidences privées…).
41
L’université au cœur des politiques urbaines
Mieux occuper le parc existant
Certaines problématiques doivent néanmoins être
prises en compte dans la définition des orientations
du Schéma de développement universitaire :
– Le parc Crous représente environ 5600 logements
(chambres et studios), essentiellement localisés
sur les campus de Beaulieu et de Villejean. Les opé-
rations de réhabilitation engagées depuis plusieurs
années demeurent une priorité pour une partie du
parc, non disponible pour la location dans l’attente
des travaux (plus de 200 logements à réhabiliter).
– L’ensemble des logements occupés par les étu-
diants, notamment résidences Crous et écoles,
présente un faible taux d’occupation à certains
moments de l’année, particulièrement entre avril
et septembre. Cette situation pose la question de
la mise en place d’une gestion mutualisée des cités
universitaires et de l’ouverture plus large des pos-
sibilités d’occupation de ce parc (stagiaires, jeunes
actifs…).
– La surreprésentation de la population étudiante
dans certains quartiers et certaines coproprié-
tés suscite quelques interrogations. Ainsi, la forte
proportion d’étudiants colocataires dans de grands
logements pose parfois une question de compatibi-
lité des rythmes de vie (animation nocturne pouvant
générer des nuisances, désertion du parc pendant
les périodes de vacances ou de stages…). Dans le
centre ancien, l’existence d’une demande étudiante
pour de petits logements permet à des biens vé-
tustes parfois dégradés de trouver preneurs, avec
toutes les incertitudes liées au respect des règles
de salubrité et de sécurité (incendie notamment).
Par ailleurs, cette forte présence étudiante et l’ani-
mation qui lui est liée contribuent à évincer une po-
pulation plus familiale alors même que la vocation
résidentielle du centre-ville doit être renforcée.
– Enfin, à Ker Lann, la forte présence de jeunes mi-
neurs et de formations en alternance nécessite un
accompagnement particulier dans le cadre des ser-
vices d’hébergement ; le renforcement des services
de proximité, de l’offre commerciale et de loisirs,
suppose une augmentation significative de la po-
pulation accueillie sur place afin de garantir une
fréquentation suffisante pour la vitalité économique
des services et commerces.
Les différents acteurs impliqués dans ces offres
de logements (Crous, établissements, communes,
Rennes Métropole, bailleurs sociaux…) s’efforceront
de mieux les coordonner.
Ainsi, à court terme, il apparaît prioritaire
de travailler sur l’optimisation de l’offre existante,
notamment en poursuivant la réhabilitation des lo-
gements Crous et en organisant une mutualisation
de l’offre des établissements. Par ailleurs, l’Opéra-
tion programmée d’amélioration de l’habitat (Opah)
conduite par la Ville de Rennes dans le centre histo-
rique accompagne financièrement la réhabilitation
du parc privé dégradé, très fortement peuplé par les
étudiants.
Cité universitaire Languedoc
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Schema de developpement universitaire metropolitain

  • 3. 1 Sommaire Introduction..................................................................................................................................................................................................................................3 Dessiner le développement universitaire de Rennes d’ici 2040.................................................................................4 Devenir l’une des dix premières métropoles européennes à profil universitaire...................................................................................................................................................................................................................5 S’appuyer sur la richesse et les atouts de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation rennais.................................................................................................................................................6 Rennes, un site universitaire attractif............................................................................................................................9 Les 3 objectifs du SDU.........................................................................................................................................................................................................10 Un site universitaire métropolitain intégré et connecté.....................................................................................................13 Un site universitaire métropolitain ouvert et attractif...........................................................................................................16 Un site universitaire métropolitain acteur de la dynamique socio-économique............................20 Des lieux d’échanges et de projets avec les habitants.........................................................................................................23 Trois scénarios prospectifs pour préparer Rennes 2040................................................24 L’université au cœur des politiques urbaines............................................................................................ 29 Les campus au centre des dynamiques démographiques et urbaines.........................................................31 Des campus insérés dans le tissu urbain................................................................................................................................................33 Un réseau de transports reliant tous les campus.......................................................................................................................38 Une offre variée de logements étudiants ...............................................................................................................................................40 Des campus tournés vers l’avenir........................................................................................................................................ 45 Schéma de développement et d’aménagement Ouest-Villejean...........................................................................49 Schéma de développement et d’aménagement Est-Beaulieu..................................................................................57 Schéma de développement et d’aménagement Sud-Ker Lann...............................................................................67 Schéma de développement et d’aménagement Centre......................................................................................................75 Le SDU en pratique................................................................................................................................................................................................. 83 Une gouvernance : la conférence métropolitaine de l’enseignement supérieur et de la recherche.......................................................................................................................................................................................................................83 Un outil de pilotage et de suivi : l’Observatoire de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la vie étudiante...........................................................................................................................................................86 Une traduction dans les documents cadres de l’agglomération et des établissements.....87 Premiers chantiers et méthode de travail..............................................................................................................................................90 Conclusion.................................................................................................................................................................................................................................. 92 Sigles....................................................................................................................................................................................................................................................... 94
  • 4. 2 PACÉ RENNES BRUZ LAILLÉ ACIGNÉ GÉVÉZE BETTON ROMILLÉ MORDELLES LE RHEU CESSON-SÉVIGNÉ CORPS-NUDS ORGÈRES NOUVOITOU SAINT-GILLES CHAVAGNE CINTRÉ VERN-SUR- SEICHE CHANTEPIE BOURGBARRÉ SAINT- GRÉGOIRE BRÉCÉ LANGAN CHEVAIGNÉ PONT-PÉAN SAINT-ERBLON LE VERGER LA CHAPELLE-CHAUSSÉE SAINT-ARMEL CLAYES L'HERMITAGE VEZIN-LE-COQUET NOYAL-CHÂTILLON- SUR-SEICHE THORIGNÉ- FOUILLARD MINIAC-SOUS- BÉCHEREL SAINT JACQUES- DE-LA-LANDE CHARTRES-DE- BRETAGNE MONTGERMONT LA CHAPELLE- DES-FOUGERETZ LA CHAPELLE- THOUARAULT SAINT-SULPICE- PARTHENAY- DE-BRETAGNE BÉCHEREL LA-FORÊT 1 4 2 3 4 CENTREVEZIN-LE-COQUET 1 VILLEJEAN CHAVAGNE 3 KER-LANN CESSON-SÉVIGNÉ 22 BEAULIEUCENTRE VILLEJEAN KER-LANN BEAULIEU
  • 5. 3 INTROIntroduction La métropole rennaise dispose pour ce faire de solides atouts et se distingue par une identité fondée sur un atta- chement aux partenariats et coopérations de proximité, ain- si que sur un cadre de vie accueillant et stimulant. Elle a la volonté de renforcer cette attractivité auprès de différents publics : étudiants de profils et d’origines géographiques variés, enseignants, chercheurs jeunes comme confirmés, acteurs économiques de l’innovation et entreprises. S’appuyant sur son potentiel de recherche et d’inno- vation, moteur essentiel de son développement éco- nomique, Rennes ambitionne de figurer parmi les sites universitaires majeurs en France et d’être une plateforme d’innovation de premier plan à l’échelle nationale. Elle aspire à s’affirmer comme l’une des dix premières métropoles européennes moyennes à profil universitaire.
  • 6. 4 Introduction jeures sur l’organisation et l’attractivité du site univer- sitaire rennais. Que ce soit le degré d’approfondisse- ment de l’intégration européenne à moyen terme – sur les plans économique, réglementaire mais surtout politique – ou le renforcement, au niveau national, des compétencesattribuéesauxrégionsetauxmétropoles, ces paramètres ont des implications sur le positionne- ment et sur la stratégie de développement de Rennes sans que les acteurs du territoire ne puissent influer directement dessus. Ils peuvent cependant être déci- deurs et acteurs de la place qu’ils entendent occuper dans la structuration locale de l’ESR mais aussi du degrédecoopérationqu’ilssouhaitentétablirentreeux. L’internationalisation s’impose dans tous les do- maines et la globalisation économique se poursuit, engendrant des mutations majeures que chacun doit intégrer dans ses stratégies de développement. Ces phénomènes se traduisent notamment par une inter- connexion du monde hautement sélective et hiérar- chisée, entraînant des logiques de surintégration et de surexclusion ; en parallèle, les échelons intermédiaires entre le local et le mondial que sont les continents et les métropoles prennent d’autant plus d’importance. Silesacteurslocauxn’ontpaspleinementprisesurces mutations globales, ils sont toutefois maîtres de leurs choix d’orientations stratégiques en matière d’activité productive, de liens avec l’innovation, de soutien aux mobilités et à l’ouverture internationale du territoire qui permettrontdepositionnerRennescommeunemétro- pole dynamique, créative et attractive. La généralisation progressive des technologies numé- riques et de leurs usages dans tous les pans des acti- vités humaines est l’un des bouleversements majeurs qui traversent nos sociétés contemporaines depuis quelques décennies et à un rythme qui s’accélère; cela modifie profondément les interactions sociales. De ce fait, l’aménagement du territoire doit muer vers un aménagement de l’espace intégrant l’ensemble des spatialités (matérielles et immatérielles, territoriales et réticulaires) dans lesquelles les individus évoluent. Les acteurs de l’ESR doivent de ce fait se positionner dans la cartographie que dessinent la nouvelle concurrence internationale et les nouvelles coopérations facilitées par la mise en ligne de contenus pédagogiques dont les Cours en ligne ouverts à tous1 ne sont que la mani- 1 Les Cours en ligne ouverts à tous, en anglais Massive Open Online Courses (Moocs), désignent des contenus pédagogiques diffusés sur Internet par des institutions de formation (grandes écoles, universités, institutions privées) et accessibles à tous publics. Certains Moocs sont as- sortis de modalités de validation des compétences ; d’autres sont fondés sur une pédagogie ouverte et interactive. Définir un projet pour le site universitaire métropolitain nécessite de se projeter dans le futur et d’anticiper sur les tendances à venir. Cela implique de faire des choix sur ce qu’il importe de privilégier, alors même que les évolutions sont incertaines. Comme l’ensemble des territoires, la métropole ren- naise va être affectée dans les prochaines années par des évolutions majeures, dont on ne peut aujourd’hui mieux faire que d’essayer de les prendre en considéra- tion,avectoutel’incertitudequilescaractérise.Desfac- teurs de changements structurels de diverses natures, susceptibles d’interférer avec le développement du site universitaire, peuvent ainsi être identifiés en matière de démographie, de climat et de ressources énergétiques et naturelles mais aussi en termes de gouvernance et de financement, d’internationalisation et de compor- tements de mobilité, de poursuite de l’expansion des technologies et de leurs usages. Enfin, une problé- matique autour de la gestion des temps a récemment émergé, qui met en lumière un enjeu d’organisation et d’aménagement aux différentes échelles spatiales. Alors que, pour certaines de ces évolutions, les acteurs réunis autour du Schéma de développement universi- taire (SDU) ne disposent d’aucun levier d’action pour intervenir, d’autres appellent de leur part des réponses et des actions spécifiques. Ainsi, si le vieillissement de la population française et européenne est inéluctable, les acteurs du SDU peuvent contribuer au renforcement de l’attractivité de la métropole rennaise auprès des étudiants et des jeunes actifs en soutenant son dynamisme intellectuel, sa capacité d’innovation et de créativité, la qualité de son cadre de vie. De même, l’ampleur de la hausse des températures à Rennes aux horizons 2050 ou 2100 et les changements environnementaux qui en découleront constituent un facteurd’incertitudeaveclequell’ensembledesacteurs doit composer. En revanche, la détermination de l’ave- nir énergétique du territoire leur appartient en partie. Dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, la rénovation thermique des bâtiments, le choix de campus plus compacts ou en moins grand nombre, la mutualisation de certains équipements entre acteurs de l’enseignement supé- rieur et de la recherche (ESR) ou avec d’autres acteurs, la possibilité de devenir producteurs d’énergie… sont autant de réponses qu’il convient de définir et d’équi- librer. Lesévolutionsliéesàlagouvernanceetaufinancement despolitiquespubliquesaurontdesconséquencesma- Dessiner le développement universitaire de Rennes d’ici 2040
  • 7. 5 Devenir l’une des dix premières métropoles européennes à profil universitaire Portée par son énergie créative, la métropole rennaise entend faire partie des villes intelligentes, entreprenantes, innovantes et inclusives, être une smart city à échelle humaine, positionnée en par- ticulier sur l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation. Rennes souhaite s’affirmer comme l’une des dix premières métropoles européennes moyennes à profil universitaire2 , se distinguant à ce titre par son rayonnement universitaire et par son intégra- tion dans les réseaux scientifiques européens, no- tamment par des partenariats de recherche dans les technologies convergentes – Nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences sociales (NBIC). 2 Source : typologie établie par la Datar dans « Quelles métropoles en Europe ? », Travaux, no 16, 2012. Pour ce faire, Rennes souhaite : – constituer un lieu de création d’une offre de for- mations innovantes et diversifiées, accessibles aux publics les plus larges (nationaux et interna- tionaux, dans le cadre d’une formation initiale ou d’une formation tout au long de la vie, en présen- tiel ou à distance) ; – affirmer les compétences et la notoriété des ac- teurs de la recherche rennaise, aussi bien en matière de recherche exploratoire que pour la re- cherche finalisée, dans la perspective de relever les défis de société ; – renforcer le continuum entre recherche, création d’activités et entreprises en promouvant l’esprit de «découverte entrepreneuriale», notamment par le développement de lieux et de services facilitant les interfaces et les collaborations entre recherche festation la plus évidente. Ils devront également choisir ounond’investirprioritairementdanscertainssecteurs clés de la formation, de la recherche et de l’innovation, et enfin adapter leurs méthodes de formation et de recherche ainsi que leurs outils de travail à ce nouvel environnement. Alors que notre durée de vie s’allonge, l’allocation de notre temps se modifie profondément. Étalement des rythmes, fragmentation des espaces et des activités, « ville polychronique » et accélération en sont autant de manifestations. Ces nouvelles pratiques incitent à repenser la réparti- tion des temps de formation sur la journée, la semaine ou l’année, ainsi que l’organisation temporelle des ser- vices connexes. Elles conduisent aussi à proposer des lieux destinés à différents usages, moins spécialisés, plus flexibles et évolutifs, et d’autres lieux favorisant l’hybridation des pratiques, des temps et des espaces, maximisant les interactions, les croisements, et re- créant du lien social dans la ville. Conscients de l’importance de ces enjeux pour leur territoire, les acteurs rennais de l’enseignement su- périeur et de la recherche et leurs partenaires ont souhaité définir ensemble un projet pour le dévelop- pement universitaire de la métropole rennaise.
  • 8. 6 académique, recherche privée, acteurs culturels et artistiques, entreprises et associations ; – jouer pleinement son rôle en s’intégrant dans les réseaux internationaux, et notamment dans l’Espace européen de la recherche. et de gouvernance. Rennes doit donc étoffer l’offre d’infrastructures, d’équipements et de services diversifiée et de qualité. Ce nouveau pas en avant lui permettra de promouvoir son image de ville du- rable, vivante et conviviale, en s’appuyant sur son statut de métropole à taille humaine et en réaffir- mant les valeurs de solidarité, d’engagement et d’ouverture largement partagées en Bretagne. En outre, Rennes souhaite se saisir pleinement de la responsabilité que lui confère son rôle de capitale régionale en irriguant le développement de l’en- semble des territoires bretons. Ainsi, la constitution de la Communauté d’universités et établissements (CUE) prévue dans la loi du 22 juillet 2013 donnera aux acteurs académiques rennais un rôle moteur au sein de cet ensemble. Forte de cet ancrage terri- torial réaffirmé, la métropole rennaise sera à même de s’ouvrir à ses différentes aires de rayonnement, du Grand Ouest français aux échelles nationale, européenne et internationale. Sa connexion aux ré- seaux structurant ces échelles est primordiale, tant en termes de mobilité des personnes que de flux d’informations, de connaissances et de capitaux. S’appuyer sur la richesse et les atouts de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation rennais Fort de 14 000 emplois – 20 000 si l’on y inclut les emplois induits –, le secteur d’activité de l’ensei- gnement supérieur et la recherche a développé à Rennes des compétences reconnues dans diffé- rents domaines : sciences et usages du numé- rique, biosanté, agronomie, sciences de la matière, arts… Il s’agit d’un secteur essentiel pour la vita- lité et l’essor de Rennes et, au-delà, de la région Bretagne, contribuant largement à l’attractivité de l’agglomération rennaise vis-à-vis des acteurs éco- nomiques, en particulier ceux qui sont investis dans les champs de l’innovation et de la recherche et dé- veloppement. L’enseignement supérieur local, qui accueille plus de 60 000 étudiants, est organisé autour de deux universités et dix-sept grandes écoles3 , qui pro- posent une gamme très diversifiée de formations de qualité, tant dans le domaine des sciences exactes que des sciences humaines et sociales. De plus, avec près de 9 800 chercheurs en 20104 , dont une 3 D’après le recensement de la Conférence des directeurs des grandes écoles de Bretagne (CDGEB). 4 « L’état de l’enseignement supérieur et de la recherche en France », 2013, ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. importante proportion est rennaise, la Bretagne se place au 5e rang des régions françaises. La densité du tissu de la recherche rennaise est alimentée à la fois par la recherche privée et par la recherche pu- blique, portée par les établissements d’enseigne- ment supérieur et de recherche, ainsi que par les organismes de recherche nationaux implantés sur la métropole rennaise (CNRS, Inra, Inria, Inserm, Irstea, BRGM)*. Par ailleurs, le territoire se distingue par la pré- sence d’un certain nombre d’équipements ma- jeurs, tels que la MSHB, d’envergure régionale, le Centre d’excellence Jean-Monnet, reconnu à l’échelle européenne, ou encore la Cité interna- tionale Paul-Ricœur. Enfin, le territoire de Rennes est particulièrement bien équipé, avec un réseau optique public, le réseau de la fibre optique ren- naise, construit pour desservir prioritairement les établissements d’enseignement supérieur et de recherche, qui apporte le très haut débit et permet l’interconnexion de tous les établissements. * Voir la liste des sigles pour les organismes et institutions en fin de brochure. Introduction En capitalisant sur ses compétences dans des domaines clés, en lien avec des enjeux sociétaux majeurs, la métropole rennaise ambitionne d’être au cœur des évolutions liées : – à la société numérique, – à la transition énergétique et environnementale, – à l’alimentation de demain. Au-delà de l’excellence de son offre de formation et de recherche, et du dynamisme de son économie, Rennes veut conforter son attractivité, qui repose également sur la qualité de vie qu’elle propose, tant aux étudiants qu’aux enseignants et aux cher- cheurs. C’est l’un des attributs des smart cities au même titre que l’amélioration des performances en matière d’économie, d’éducation, de mobilité, de qualité environnementale, de conditions de vie
  • 9. 7 L’écosystème rennais de l’innovation Un véritable écosystème de l’innovation anime l’agglomération rennaise. Il se concrétise par un nombre élevé de recours au crédit impôt recherche, de dépôts de brevets et de créations d’entreprises inno- vantes. En effet, la Bretagne enregistre en 2010 une hausse de 28 % des dépôts de brevets à l’Institut national de la propriété intellectuelle (Inpi)5 , se classant au 5e rang français (hors Ile-de-France). Plus spécifiquement, on note que la région se distingue par un fort dynamisme en terme de brevets euro- péens dans les hautes technologies. La Bretagne se situe également au 5e rang français en matière de projets d’implantation de centres de recherche et développement d’investisseurs étrangers en 2010 ainsi qu’en nombre de lauréats au Concours national de la création d’entreprises de technologies in- novantes (entre 1999 et 2011). 5 Source : Bretagne Développement Innovation. Le système de l’innovation rennais s’incarne dans le réseau partenarial Rennes la Novosphère, à la fois détecteur de projets innovants et soutien aux créatifs de diverses natures, qui promeut l’innova- tion par les usages, collaborative et guidée par une finalité d’utilité sociale. Ce système s’appuie sur quatre pôles de compétitivité (Images et Réseaux, iDforCAR, Mer Bretagne et Valorial), sur de nom- breux centres technologiques, plateformes et incu- bateurs, sur un institut de recherche technologique (IRT B-com), sur la société d’accélération du trans- fert de technologies Ouest Valorisation et sur la technopole Rennes Atalante. Ce creuset créatif est fondé sur le dynamisme des liens qu’entretiennent acteurs de l’enseignement supérieur et de la rechercheetacteursdelasphèresocio-économique au sens large (entreprises, collectivités, associa- tions…). Ses effets d’entraînement en matière de dé- veloppement économique s’étendent à l’ensemble de la Bretagne et même au-delà, pour promouvoir les activités qui sont en phase avec celles des en- treprises et des territoires. Enfin, la qualité et la vitalité du site rennais sont indissociables de ses valeurs et de son ancrage territorial, fondés sur les sens de l’engagement et du collectif, l’ouverture d’esprit, l’imagination, la créativité. On lui reconnaît ainsi une intelligence du «faire-ensemble», tant d’un point de vue humain que temporel et territorial. Introduction
  • 10. 8 La mise en œuvre de l’ambition de devenir l’une des dix premières métropoles européennes à profil universitaire nécessite de dessiner une trajectoire prospective de développement du site universi- taire rennais, qui s’appuie sur des orientations af- firmées et volontaristes. La méthode d’élaboration du Schéma de dévelop- pement universitaire métropolitain de Rennes s’est donné pour but de répondre à ces exigences : – Par son caractère partenarial L’élaboration du SDU a rassemblé les deux uni- versités, les dix-sept grandes écoles, d’autres ins- tituts proposant des formations post-bac, les cinq organismes de recherche implantés sur le site mé- tropolitain et le Crous, ainsi que les communes de Rennes, Cesson-Sévigné et Bruz, Rennes Métro- pole, le Conseil régional de Bretagne, le Rectorat, la DRRT. Les partenaires ont été réunis autour des plateformes de réflexion pour chacun des quatre campus, et leurs représentants ont formé un comi- té de pilotage qui s’est concerté cinq fois au cours du processus d’élaboration. Enfin, un comité de rédaction a élaboré le contenu du texte final, qui a été validé par le comité de pilotage. Le résultat de ces travaux, exposé dans le présent document, est donc le fruit d’un diagnostic et d’orientations parta- gés par l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur, ainsi que par les communes concernées, Rennes Métropole, la Région Bretagne et les ser- vices de l’État en région. Pour autant, et selon la formule consacrée, le contenu du Schéma de déve- loppement universitaire métropolitain n’engage que Rennes Métropole. – Par son caractère prospectif L’horizon de projection choisi, 2040, est suffisam- ment lointain pour écarter des considérations de court terme – ce qui est fondamental lorsque l’on cherche à élaborer un avenir commun souhai- table – et suffisamment proche cependant pour devoir être préparé dès à présent. Il correspond à un laps de temps d’une génération, et c’est éga- lement l’échéance prévue pour l’aboutissement de certains projets urbains de Rennes Métropole tels que l’opération d’aménagement de l’écoquartier ViaSilva. À l’échelle nationale, c’est l’horizon re- tenu par l’exercice de prospective qu’a effectué la Datar, «Territoires 2040». En terme de méthode, le volet prospectif a fait l’objet d’un travail appro- fondi, prenant corps dans une proposition de trois scénarios contrastés (cf p.24-27), et d’un échange avec les partenaires à l’issue duquel une trajectoire a été établie, sur la base d’un équilibre entre les différents campus et leurs perspectives de dévelop- pement dans le tissu urbain de l’agglomération. Ce choix d’une trajectoire particulière ne signifie nulle- ment que l’avenir du site universitaire rennais soit scellé, et il conviendra de réactualiser la vision pré- sentée ici pour l’adapter aux évolutions internes au territoire ainsi qu’aux évolutions exogènes de toutes natures. Le Schéma de développement universitaire définit des objectifs stratégiques partagés par l’ensemble des parties prenantes (partie 1) pour répondre à cette ambition affirmée. Ce volet stratégique pré- cise les orientations à mettre en œuvre, tant sur les plans académique et de la recherche qu’en termes d’accueil et de vie sur le site universitaire et d’in- teraction avec les acteurs socio-économiques. Il prend en compte, sur l’ensemble de ces dimen- sions, les orientations définies dans le Schéma régional de l’enseignement supérieur et de la re- cherche (SRESR). Le SDU dessine également des principes d’aménagement et de développement de l’ensemble de l’agglomération et des quatre cam- pus (partie 2), permettant d’insérer et de mettre en cohérence le projet de développement universitaire avec les projets de développement urbain, écono- mique, de transports et de services qui se déploient sur les mêmes espaces. Enfin, il dessine les lignes directrices pour concrétiser ces orientations (par- tie 3), les objectifs opérationnels et les orientations spatiales ainsi définis ayant vocation à être mis en œuvre par l’ensemble des parties prenantes du SDU conjointement et chacune sur son champ de compétences propre. Introduction
  • 11. 9 Rennes, un site universitaire attractif L’échelle métropolitaine est essentielle pour af- firmer la cohérence et la lisibilité de l’enseigne- ment supérieur, de la recherche et de l’innovation rennais, mais aussi pour porter son rayonnement et son attractivité. Élaborer un projet de dévelop- pement universitaire à cette échelle nécessite de mettre en place un fonctionnement plus intégré des activités universitaires rennaises, s’appuyant sur les quatre campus historiques – Beaulieu, Centre, Villejean et Ker Lann –, en approfondissant leurs échanges et collaborations (formation et recherche, vie étudiante, équipements) afin qu’ils fassent sys- tème. C’est également à cette échelle que peuvent être travaillés la qualité de l’accueil, l’ouverture sur le monde et les échanges avec la sphère socio-éco- nomique et le grand public. © photo: S. Boyer - université Rennes 2
  • 12. 10 Les 3objectifs du SDU Le Schéma de développement universitaire décline l’ambition de faire de Rennes l’une des dix premières métropoles européennes à profil universitaire en trois objectifs stratégiques. Mettre en valeur la spécialisation rennaise sur les domaines phares de son excellence en formation et en recherche, tout en s’appuyant sur une diversification et une pluridis- ciplinarité enrichissantes. Soutenir les secteurs en émergence identi- fiés comme de futures pépites de développement pour l’avenir. Les acteurs du site métropolitain souhaitent perfectionner et appro- fondir les compétences rennaises en matière d’enseignement supérieur et de recherche (ESR) sur les domaines phares de son excellence, autour des sujets liés à la société numérique, à la transition énergétique et environ- nementale, ainsi qu’à l’alimentation de demain. De manière complé- Positionner Rennes comme le site universitairemoteurduGrandOuest pour l’insérer dans ses différentes aires de rayonnement et au cœur de l’Espace européen de l’enseigne- ment supérieur et de la recherche. Plaque d’innovation majeure, Rennes s’affirmera comme le site universitaire moteur de la Bretagne et du Grand Ouest. Ce positionnement confortera sa place de premier plan dans le paysage universitaire français et son insertion dans l’Espace européen de l’ensei- gnement supérieur et de la recherche (EEES) en cours de structuration, par- ticipant ainsi de sa visibilité à l’échelle mondiale. Il s’accompagnera de la mise en place d’une stratégie de communi- cation concertée permettant la mise en valeur et la lisibilité des possibilités qu’offre le site universitaire métropo- litain, ainsi que les complémentarités que peuvent proposer les partenaires de l’ensemble régional et de la métro- pole nantaise, en matière d’enseigne- ment, de recherche et d’innovation. Confirmer l’excellence académique et accentuer l’internationalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche rennais mentaire, la solidité et la pérennité du site universitaire métropolitain se fondent sur une diversification choi- sie favorisant les complémentarités, la pluridisciplinarité et la transdisci- plinarité; l’offre de formation et les projets de recherche développés cou- vrant une palette large de disciplines. De plus, les compétences rennaises s’appuient sur des laboratoires re- connus internationalement et à haut niveau de standard (mathématique, chimie, physique, sciences et usages du numérique, biosanté, agronomie, arts…). C’est cette alliance de l’excel- lence et de synergies renforcées qui permettra d’identifier, d’inventer et de soutenir des secteurs émergents, porteursdudéveloppementdel’avenir. Parallèlement, les acteurs de l’ESR rennaisintensifierontlesrencontreset échanges entre eux et avec différents publics au sein du site universitaire pour approfondir la construction de l’écosystème rennais de l’ESR.
  • 13. 11 Dessiner des campus identifiés comme les lieux privilégiés de déploiement de l’enseignement supérieur et de la recherche, ouverts sur la ville et insérés dans les fonctionnements ur- bains de la métropole rennaise de demain. Tout en conservant l’identité propre de chaque établissement, les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche ren- nais souhaitent organiser une vie de campus et, au-delà, une vie de site universitaire permettant une densification des rencontres et échanges entre des publics divers. Pour ce faire, la mixi- té fonctionnelle et des usages sera renforcée sur des espaces partagés au sein des différents campus qui composent le site universitaire métropolitain. L’ac- cessibilité et l’interconnexion des campus et établissements seront également améliorées. Offrir un accueil de qualité aux différents publics de l’enseignement supérieur et de la recherche Prendre en considération l’en- semble des dimensions qui fondent la qualité de vie des ac- teurs de l’enseignement supé- rieur et de la recherche usagers du site rennais. Le site universitaire rennais s’at- tachera à apporter des réponses en adéquation avec les besoins des différents publics de l’ESR qu’il accueille en matière de lo- gement, d’équipements numé- riques, d’activités profession- nelles, mais également de vie sportive et culturelle. La richesse et la qualité de ces éléments connexes aux activités acadé- miques et de recherche condi- tionnent notablement la qualité du cadre de vie qu’offre Rennes et, en conséquence, son attrac- tivité renouvelée. En corrélation, la volonté est de faire de Rennes une métropole aux rythmes moins contrastés, qui reste vi- vante et dynamique tout au long de la journée et de l’année. En- fin, la métropole rennaise tient à consolider la cohésion sociale qui constitue l’un de ses atouts fondamentaux, en portant no- tamment attention à la place des femmes dans les instances déci- sionnelles de la sphère de l’ESR. Rennes, un site universitaire attractif Étudiants devant l’espace culturel Le Diapason - Campus de Beaulieu © photo: Université de Rennes 1
  • 14. 12 Fluidifier la continuité entre re- cherche, innovation, création et attraction de nouvelles activités. Il existe déjà de nombreux exemples de créations d’entre- prises issues des travaux de la recherche locale. Sur cette voie, les acteurs de l’ESR rennais souhaitent renforcer la contri- bution socio-économique de la recherche académique, en s’ap- puyant sur des structures d’in- terface bien identifiées entre enseignement-recherche et in- novation-activités économiques (incubateurs, plateformes, pé- pinières…). Rennes s’affirmera comme une terre dynamique et créative, stimulant la création d’activités et attirant de nouvelles entreprises, des services de re- cherche et développement, des acteurs de l’innovation… Cette dynamique s’appuiera sur un rapprochement des acteurs de la formation et de la recherche avec les entreprises – notam- ment innovantes et à caractère technologique –, mais également avec les associations culturelles, artistiques, sportives… et les col- lectivités, acteurs essentiels de la vitalité du tissu économique local. Intensifier les échanges avec les acteurs de la sphère socio-économique Maximiser l’insertion profes- sionnelle des étudiants. La vitalité et l’attractivité du site universitaire rennais dépendent aussi des liens entre étudiants et acteurs socio-économiques – entreprises, collectivités, asso- ciations –, y compris des sphères artistiques et culturelles, parti- culièrement dynamiques et créa- tives dans la métropole rennaise. Accroître la qualité et la densité de ces interactions permettra d’optimiser l’employabilité des diplômés et leur insertion pro- fessionnelle. Rennes, un site universitaire attractif La combinaison de ces trois objectifs stratégiques permet de dessiner un projet appuyant le développe- ment universitaire sur les ressources du territoire, et l’inscrivant pleinement comme un des moteurs de la dynamique de la métropole rennaise. Le projet sera mis en œuvre par l’ensemble des parties prenantes du Schéma de développement universitaire qui décident de s’employer à le réaliser, de façon conjointe et convergente, chacune agissant dans son champ de compétences et en complémentarité des actions menées par les autres partenaires du SDU.
  • 15. 13 Rennes, un site universitaire attractif Un site universitaire métropolitain intégré et connecté Un élément fondamental de cette intégration consiste à élaborer une offre de formation cohé- rente au niveau métropolitain, à la fois diversifiée et lisible, qui amplifie et mette en valeur les com- plémentarités et les partenariats entre les établis- sements, ainsi que la multiplicité des parcours de formation possibles. Pour cela, les établissements approfondiront et enrichiront leurs coopérations académiques (passerelles, formations communes, doubles cursus), auxquelles est naturellement pro- pice la diversité des formations existant sur le site métropolitain. Ces collaborations seront tissées entre les établissements locaux mais aussi avec des partenaires en région, en France, en Europe et à l’international. Elles faciliteront par ailleurs la créa- tion de nouvelles formations – notamment dans des secteurs de pointe et/ou émergents – et l’attraction de nouveaux acteurs dans les disciplines clés qui se rattachent aux domaines de spécialisations por- teurs de l’identité du site métropolitain (société nu- mérique, transition énergétique et environnemen- tale, alimentation de demain). En matière de recherche, les croisements entre dis- ciplines et les projets collaboratifs seront favorisés, afin de mener une recherche fondamentale et fina- lisée, ce qui nécessite de : – consolider et mutualiser l’offre d’équipements de recherche, de plateformes technologiques et de services associés, en appui à la structuration de disciplines de recherche stratégiques pour le site rennais ; – prioriser les disciplines clés constitutives des ac- tivités de recherche scientifique et technologique d’excellence qui seront les domaines phares de la projection du site rennais à l’international, en cohérence et en étroite articulation avec la « S3 » (Smart Specialisation Strategy) portée par la Ré- gion Bretagne ; – valoriser une recherche tournée vers les usages et les applications et à même de répondre à cer- tains défis sociétaux.
  • 16. 14 Mutualiser les équipements, créer un learning centre métropolitain En termes d’organisation et d’aménagement, l’af- firmation d’un site universitaire métropolitain intégré passera notamment par la mutualisa- tion de certains équipements, locaux et services (amphithéâtres, salles de travail, équipements de recherche, lieux de vie et de convivialité communs, services aux étudiants…). Cet objectif de mutualisa- tion nécessite la mise en place : – d’un pôle logistique intégré pour gérer le fonc- tionnement des infrastructures et équipements mutualisés (conciergerie pour la réservation de salles et la gestion des emplois du temps, ser- vices d’entretien, de maintenance, d’adaptation des locaux…) ; – d’une organisation interétablissements assurant la gestion et l’animation des équipements et ser- vices mutualisés. La coordination des différents acteurs permettra de créer de nouveaux équipements ambitieux, en par- ticulier des lieux de travail originaux et innovants, fortement orientés vers les usages numériques. En premier lieu, les acteurs de l’ESR rennais dé- velopperont un learning centre intégrant offre do- cumentaire, espaces de travail, services de conseil et d’accompagnement pédagogique et profession- nel. En articulation avec cet équipement central et à fort rayonnement, il s’agira de mettre en réseau les autres lieux ressources situés sur les quatre campus (bibliothèques, centres documentaires, la- boratoires de langues, archives…). ©photo:UniversitéRennes1 Bibliothèque universitaire Droit-Économie-Gestion - campus Centre
  • 17. Rennes, un site universitaire attractif 15 De plus, un site métropolitain intégré nécessite des connexions denses, tant sur les plans physique que numérique. Ainsi, en termes de déplacements, l’offre de trans- ports sera renforcée, aussi bien au sein de l’ag- glomération pour l’accès et la circulation sur les campus et leur interconnexion qu’avec l’extérieur du territoire, en vue de l’insertion du site rennais dans ses aires de rayonnement régionale, interrégionale, nationale, européenne et internationale. Elle évo- luera au fil du temps pour s’adapter aux attentes des différents usagers (étudiants, enseignants, per- sonnels administratifs et techniques), pour optimi- ser l’impact des projets d’aménagement en cours – ligne b du métro, EuroRennes, Bretagne à Grande Vitesse – et pour développer la multimodalité en encourageant le recours aux transports collectifs et les déplacements doux (cyclistes et piétons). Ceci impliquera de rendre plus lisible le site universitaire rennais en concevant une signalétique spécifique à l’ESR aisément reconnaissable. Pour fonctionner de façon intégrée, le site universi- taire rennais s’appuiera fortement sur les techno- logies et usages numériques en offrant à tous des infrastructures, des équipements et des services densesetperformants.Ilpourra,pourcefaire,capita- lisersurleséquipementsetservicesd’UEBC@mpus déployés à l’échelle de la région Bretagne, ainsi que sur les compétences locales dans ce domaine pré- sentes dans les laboratoires de recherche et dans l’IRT B-com notamment. En termes d’équipements, outre le learning centre métropolitain, la dématé- rialisation croissante nécessitera de disposer d’un ou plusieurs Data centres, propres aux acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche ou par- tagés, pour le stockage et la gestion des contenus numériques. En lien avec le déploiement croissant des techno- logies et usages numériques, le développement du e-learning, de plateformes pédagogiques en ligne et de l’enseignement à distance participera d’un approfondissement des liens entre les acteurs de la métropole et les acteurs bretons de l’ESR sur l’ensemble de la région, ainsi que d’une ouverture croissante vers des partenaires européens et inter- nationaux. Sortie de métro Villejean-Université
  • 18. Rennes, un site universitaire attractif 16 Un site universitaire métropolitain ouvert et attractif Pour positionner Rennes comme l’une des pre- mières métropoles européennes à profil universi- taire, le site métropolitain développera et enrichira tous les éléments qui concourent à son attractivité et en font un territoire de vie accueillant et dyna- mique. Une ville aux infrastructures de qualité Dans cette perspective, il conviendra d’adapter les locaux d’enseignement pour accompagner la croissance des effectifs étudiants et les évolutions de la pédagogie, en particulier à court terme par le développement de salles de cours d’une capacité de 20-40 places – modulables, évolutives et équi- pées sur le plan numérique – et d’amphithéâtres de taille moyenne (100-150 places). En parallèle, de nombreux autres locaux d’enseignement et de recherche (salles de travaux dirigés et de travaux pratiques, laboratoires…) seront réhabilités, avec plusieurs finalités: mise aux normes de sécurité et d’accessibilité, rénovation énergétique, modula- rité des espaces (locaux évolutifs dans le temps), équipement numérique (salles interconnectées, immersives). Ces évolutions sont essentielles à la mise en valeur des bâtiments et des sites de l’ESR rennais et, par là, à leur attractivité accrue. En matière de recherche, il s’agira d’accroître la qualité, l’accessibilité et la visibilité des équipe- ments de recherche, des plateformes technolo- giques et des services associés qu’accueille le site métropolitain afin d’étayer la notoriété du site ainsi que son attractivité auprès de nouveaux chercheurs et établissements de recherche et d’enseignement. Le rayonnement du site pourra s’appuyer sur les capacités d’accueil d’événements de grande am- pleur qu’offrira le Centre des congrès, ainsi que sur les infrastructures complémentaires des établisse- ments sur les campus. Auditorium du Centre des congrès - Couvent des Jacobins
  • 19. Rennes, un site universitaire attractif 17 Une ville accueillante et dynamique Au-delà des activités d’enseignement et de re- cherche, une attention particulière sera portée à l’ensemble des services connexes offerts tant aux étudiants qu’à l’ensemble des professionnels de l’enseignement supérieur et de la recherche. L’attractivité du site repose également sur la quali- té de vie et sur l’ensemble des services que la ville peut proposer aux publics de l’enseignement supé- rieur et de la recherche en matière de logements, de transports, d’équipements publics… Intrinsè- quement lié au projet urbain de l’agglomération, cet aspect sera plus amplement développé dans la partie du SDU portant sur les orientations d’amé- nagement (partie 2). Offrir un cadre de vie attractif aux étudiants rennais nécessite aussi un ensemble de services connexes et une animation dynamique; il faudra s’attacher à améliorer leur information et leur accès aux ser- vices de santé et d’accompagnement social (lieux, horaires…) ainsi qu’aux services de conseil, d’orien- tation et d’insertion professionnelle. En outre, les acteurs de l’ESR participeront à organiser des Fête de la musique dans le centre-ville de Rennes.
  • 20. Rennes, un site universitaire attractif 18 conditions permettant aux étudiants qui en ont be- soin d’exercer un travail rémunéré en parallèle de leurs études. Il s’agira également de développer des lieux de vie – tant espaces de travail que de convi- vialité – pour favoriser les rencontres et échanges entre étudiants de divers horizons, en s’appuyant sur le dynamisme associatif universitaire. Cela se traduit, en termes d’aménagements, par un besoin de polarités et de centralités identifiées, visibles sur chaque campus. Une ville ouverte sur le monde Plus généralement, à l’attention de tous les pu- blics de l’ESR, l’ensemble des acteurs de Rennes continuera d’organiser ou d’enrichir une ouverture et une animation culturelles et sportives denses et variées. Pour faire de Rennes une métropole européenne attractive et rayonnante, insérée dans les réseaux d’enseignement supérieur et de recherche natio- naux, européens et internationaux, les mobilités entrante et sortante des étudiants, des enseignants, des chercheurs et de tous les personnels seront encouragées. Cela s’accompagnera de la définition de stratégies d’attractivité ciblées, adaptées aux différents publics visés, tant en termes de champs disciplinaires que de profils (étudiant, enseignant, chercheur, professionnels…). L’objectif sera de communiquer de manière concertée sur la richesse de l’offre de formation et de recherche que propose le site rennais, afin d’en améliorer la lisibilité, l’identification et la compréhension par l’ensemble de ses destinataires potentiels. Un bilin- guisme accru des enseignements concourra à fluidi- fier ces mobilités à l’international. Enfin, une attention particulière sera portée à la qualité de l’accueil de publics en mobilité internationale, en s’appuyant sur le Centre de mobilité internationale (CMI) de Rennes Accueil d’étudiants étrangers à l’Hôtel de Ville
  • 21. Rennes, un site universitaire attractif 19 ainsi que sur les services de la Cité internationale Paul-Ricœur – qui constituera, pour les chercheurs et doctorants étrangers, un lieu de résidence privilé- gié, mais aussi un lieu de ressources et d’animation. Une ville à l’écoute des temps de vie En appui de l’ensemble de ces objectifs, les acteurs de l’ESR rennais et leurs partenaires approfon- diront la réflexion transversale sur l’organisation spatio-temporelle des divers lieux et services pour faciliter la conciliation des activités quotidiennes de chacun, notamment en optimisant leurs horaires d’ouverture. L’un des facteurs essentiels d’évolu- tion dans ce domaine est le déploiement des tech- nologies numériques. En effet, bien que, en matière d’enseignement supérieur et de recherche, la di- mension présentielle reste indispensable, la gé- néralisation des usages numériques a un impact majeur sur les rythmes et sur l’organisation des multiples activités. Plus généralement, les modes de vie évoluent et se diversifient dans les sociétés occidentales, ce qui appelle des adaptations d’un certain nombre de services, d’équipements et d’ac- tivités pour limiter les éventuels conflits d’usages entre les différents publics de la cité. Des modifications dans l’organisation de l’enseigne- ment au cours de l’année (équilibre entre premier et second semestres, période estivale), de la journée et de la semaine, ainsi que mais aussi pour ce qui concerne les services péri- et para-universitaires, seront favorisées. Il apparaît essentiel d’associer à cette réflexion non seulement les établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche mais aussi leurs partenaires : Crous, services étu- diants, acteurs de la culture et du sport, services de l’agglomération (bureau des temps, transports, mobilités, vie étudiante…). Espace culturel des Champs libres
  • 22. Rennes, un site universitaire attractif 20 Un site universitaire métropolitain acteur de la dynamique socio-économique Rennes a fait le choix d’un développement écono- mique du territoire centré sur l’innovation, s’appuyant fortement sur le potentiel d’enseignement supérieur et de recherche. Les stratégies de développement économique et de développement universitaire sont donc fortement imbriquées et répondent à deux en- jeux essentiels : – Renouveler le tissu productif face aux mutations des filières industrielles, avec trois secteurs prioritaires qui correspondent, dans l’immédiat, à des thématiques phares ou émergentes sur l’ensemble des campus: technologies et créati- vité numérique, santé, bien-être, alimentation et éco-activités ; – Renforcer le positionnement international de Rennes Métropole, son rayonnement, sa recon- naissance, son attractivité: appliqué au domaine universitaire, cet objectif général implique l’inté- gration des activités de recherche et d’enseigne- ment supérieur menées sur chacun des campus, ainsi que le développement de fonctions spéci- fiques d’entraînement et de représentation que devrait porter le campus Centre. Devenir une métropole universitaire de premier plan requiert aussi la consolidation d’échanges denses entre les acteurs de l’ESR et les acteurs de la sphère socio-économique du territoire. Dans ce but, il s’agira d’animer des environnements fa- vorables aux rapprochements entre les établisse- ments d’enseignement supérieur et de recherche et les acteurs socio-économiques. Cela s’appuiera sur un renforcement et une lisibilité accrus de l’offre d’équipements de recherche du territoire, pouvant bénéficier aux entreprises, aux associations et aux acteurs publics. Il importera parallèlement de leur en faciliter l’accès, notamment grâce à la techno- pole Rennes Atalante. Équipement IETR
  • 23. Rennes, un site universitaire attractif 21 Au-delà de ces échanges autour des équipements et plateformes de recherche, la proximité entre ac- teurs devra amplifier les interactions entre activi- tés de recherche et création de valeurs, multiplier et ouvrir les échanges afin que les établissements soient partie prenante des dynamiques d’innovation et d’internationalisation du territoire aux côtés des entreprises, des associations, des administrations. Insérer pleinement le projet universitaire rennais dans son environnement socio-économique im- plique également de former les étudiants dans une perspective active d’insertion profession- nelle. Les acteurs de l’ESR souhaitent poursuivre la professionnalisation des formations et propo- ser une offre en adéquation avec les besoins en emplois identifiés sur le territoire, au sein des aires de rayonnement de la métropole rennaise, et plus globalement dans la société du XXIe siècle, mondialisée, afin d’optimiser l’insertion profes- sionnelle des diplômés quel que soit leur territoire d’exercice professionnel. Les professionnels issus des entreprises, des collectivités ou des associations participeront aux enseignements et à la définition des programmes de formation. L’entreprenariat étudiant sera soutenu, entre autres dans le cadre de l’activité des incubateurs et des pépinières. Les contenus de formation seront ou- verts à la transversalité et les étudiants encouragés à acquérir des compétences diversifiées les prépa- rant à la mobilité et aux transitions d’emplois qui caractérisent de plus en plus les parcours profes- sionnels. Enfin, pour les publics adultes et actifs, il sera important de multiplier les possibilités de for- mation tout au long de la vie (FTLV). Afin de béné- ficier au plus large public possible, sur l’ensemble de la Bretagne voire au-delà, ces formations s’ap- puieront sur les outils numériques permettant un travail à distance et notamment sur ceux qui seront développés dans le cadre de l’UEB C@mpus. La stratégie de communication du site universi- taire métropolitain pourra être adossée au réseau partenarial Rennes la Novosphère, qui concourra à conforter sa lisibilité et sa visibilité en soulignant le savoir-faire et le dynamisme rennais en matière d’innovation et de création d’entreprises innovantes. Labfab - imprimante 3D
  • 24. Rennes, un site universitaire attractif 22 La perspective du futur bâtiment qui accueillera l’IRT B-com - Cesson Via Silva © Jean-Pierre Meignan Architecte
  • 25. Rennes, un site universitaire attractif 23 Des lieux d’échanges et de projets avec les habitants L’ambition de positionner Rennes comme une mé- tropole à profil universitaire rend aussi indispen- sable une ouverture plus grande des activités de l’ESR à l’ensemble des habitants de l’aggloméra- tion. Plusieurs leviers permettront le rapproche- ment des acteurs universitaires et des citoyens. Ainsi, il faudra répondre au besoin clairement iden- tifié de lieux de croisements, de projets et de créa- tivité ouverts à des publics divers. Il pourra s’agir d’espaces dédiés au développement de projets professionnels par des jeunes diplômés aux profils différents (ingénieur et arts/design, architecte et juriste…), de lieux de rencontres entre chercheurs en sciences sociales et citoyens ou encore entre doctorants et professionnels, entrepreneurs, as- sociations… De tels espaces peuvent se développer dans des lieux dédiés, ou en modulant les aménage- ments et les fonctionnalités d’espaces existants, sur des temps d’occupation complémentaires aux temps de la formation par exemple. Mais, au-delà de leur existence, l’enjeu fondamental réside dans l’anima- tion, les services et l’accompagnement nécessaires à mettre en place pour «faire vivre» ces lieux. D’autre part, l’usage accru des campus par le grand public reposera sur des espaces de rencontres de di- verses natures entre acteurs de l’enseignement, de la recherche et de l’innovation et citoyens : – espaces «vitrines» pour l’organisation d’expositions, d’animations, de démonstrations scientifiques, per- mettant la diffusion de savoirs au bénéfice du plus grand nombre ; – recours à l’expérimentation associant les citoyens dans le cadre de travaux de recherche ; – participation des acteurs de l’ESR à la diffusion culturelle et artistique en accueillant et/ou ani- mant des expositions dans les établissements. Enfin, l’ouverture des campus à leur environnement se traduit également par l’amélioration de leur in- sertion dans le tissu urbain, pour créer ou améliorer les continuités avec l’espace urbain environnant par des cheminements, une signalétique et des usages partagés avec les autres publics de la ville. Ces élé- ments font l’objet des préconisations en termes d’aménagement (partie 2). © photo: EESAB
  • 26. 24 Trois scénarios prospectifs pour 2040 En prenant en considération les variables sur lesquelles il y a aujourd’hui de l’incertitude, on peut construire plusieurs scénarios contrastés pour l’avenir du site universitaire rennais. Trois scénarios ont ainsi été éla- borés, en faisant évoluer six variables : – évolutions démographiques, – changements climatiques et transition énergétique et envi- ronnementale, – gouvernance, – internationalisation, innovation et mobilités, – technologies et usages du nu- mérique, – réflexion spatio-temporelle sur le développement et l’aména- gement des territoires. Ces scénarios ont fait l’objet d’échanges entre les partenaires du SDU lors d’une séance de travail le 12 septembre 2013. Ils servent à mettre en lumière la di- versité des avenirs possibles.   emprise   campusenvironnement   urbain interactions  campus vie  étudiante technopole synergies  à  développer Répondant à l’augmentation des effectifs étudiants, les quatre campus se renforcent et se déve- loppent. Ils sont plus ouverts sur la ville, mais restent clairement circonscrits et identifiables. Existant Scénario 2: Des campus resserrés et connectés Scénario 3: L’«agglomération-campus» Scénario 1: Quatre campus en développement Le déploiement massif des usages du numérique aboutit à une désynchronisation des activi- tés de l’enseignement supérieur et de la recherche. Les emprises des campus se resserrent et se densifient. Les fonctions liées à l’enseigne- ment supérieur et la recherche se diffusent dans la ville, lui don- nant une coloration universitaire et innovante.
  • 27. 25 Trois scénarios prospectifs pour 2040 Scénario 1 Quatre campus en développement Scénario 2 Des campus resserrés et connectés Scénario 3 L’ «agglomération campus» Insertion de l’ESR dans le tissu urbain La visibilité de l’ESR dans la ville est très localisée autour de ses campus. Les polarités ESR dans l’agglo- mération s’organisent autour de lieux de connexion physique (gare, métro) et virtuelle (tiers lieux). Les campus historiques s’es- tompent. La visibilité de l’ESR est diffuse mais omniprésente. Fonctionne- ment du site métropolitain Les coopérations entre campus sont importantes, valorisant leurs complémentarités thématiques et fonctionnelles Le site fonctionne autour d’es- paces de centralité modulables, non spécifiquement ESR. Le site est multipolaire et diffus. Enseignement Recherche Les équipements (amphithéâtres, learning centres, espaces d’incu- bation, lieux de vie étudiante…) sont mutualisés à l’échelle du campus. La destination des bâtiments existants évolue sans constructions nouvelles : amphithéâtres convertis en salles de travaux dirigés, locaux d’enseignement convertis en es- paces de recherche ou de stockage de données… Les mutualisations de locaux sont opérées à l’échelle de l’ag- glomération. Un service commun est créé pour leur réservation et leur préparation. Vie étudiante Les services de la vie étudiante sont localisés prioritairement sur les campus ou à proximité. Les services de vie étudiante sont surtout en centre-ville et sur les nouvelles centralités, le long des axes majeurs de transports. La vie étudiante est totalement absorbée dans la vie de l’agglo- mération. Interactions avec acteurs socio- économiques Les zones technopolitaines évo- luent pour renforcer le continuum recherche-innovation jusqu’à être intégrées dans les campus. La fonction technopolitaine réside essentiellement dans l’animation d’une communauté d’entreprises innovantes, autour de lieux phy- siques et virtuels d’échanges. Les interactions entre acteurs de toutes natures sont denses. Les zones technopolitaines sont to- talement intégrées au tissu urbain mêlant ESR, activités, logements. Gestion des temps Les horaires académiques évo- luent pour un meilleur équilibre de la journée et de l’année. Le fonctionnement de l’ESR est calé sur le numérique : en continu, 24h/24, 7j/7. L’organisation spatio-temporelle est une question prégnante : la mixité des fonctions et des publics induit des conflits d’usages, mais elle permet d’optimiser l’usage des lieux et des équipements. Transports – Déplacements La desserte en transports en com- mun est optimisée : les campus sont connectés entre eux et au réseau urbain. La desserte en transports en commun est développée pour desservir prioritairement les lieux de centralité qui émergent, et ce sur des horaires élargis. Les modes doux sont encouragés avec la diffusion de l’ESR dans le tissu urbain qui engendre de nom- breux déplacements de proximité. Place dans les ensembles régional, interrégional, national et international Les établissements coopèrent entre eux pour leurs partenariats internationaux, mais sans qu’il y ait de véritable stratégie « de site », intégrée et concertée. Le site de référence pour l’identité, le contenu des formations et les re- lations internationales est la CUE. La connexion aux réseaux européens et internationaux est très forte, notamment pour la recherche. L’échelon métropolitain est es- sentiel pour la coordination et la gestion de l’ESR. Rennes s’affirme comme une ville européenne universitaire et déve- loppe un volet international dans sa politique de site métropolitaine.
  • 28. 26 Trois scénarios prospectifs pour 2040 La présentation de ces scénarios contrastés met en exergue : Le scénario retenu dessine un site universitaire métropolitain intégré et connecté La volonté commune de mettre l’humain, les échanges et la proximité au cœur du développe- ment des campus s’inscrit en faveur d’un ancrage des campus dans le territoire. Le scénario retenu, émergeant de ces échanges, s’exprime à travers les orientations suivantes : – une imbrication et des échanges renforcés entre la sphère universitaire et les acteurs de la ville : les campus historiques sont bien identifiés et ac- cueillent une mixité de fonctions (logements, ser- vices…) favorisant leur ouverture sur la ville ; – l’identification d’un cœur de réseau du système métropolitain, sur le campus Centre, tirant parti de la qualité de son patrimoine et de son accessi- bilité pour l’accueil de fonctions de représentation de l’ESR au service de la visibilité du site métro- politain au niveau national et international ; 1/ les défis à relever – conserver, voire renforcer la proximité entre for- mation, entreprises et recherche, parallèlement à la dématérialisation croissante des activités d’en- seignement ; – stimuler les interactions disciplinaires ; – mettre l’étudiant au cœur des réflexions avec une politique d’accueil de qualité intégrant notam- ment l’offre de transports et de logement ; – renforcer la visibilité de l’ESR rennais au niveau national et international ; – doter le territoire métropolitain d’équipements structurants mutualisés au bénéfice de l’ESR (lear- ning centre, Data centre, locaux d’enseignement…). 2/ les écueils à éviter – la perte d’identité des campus historiques ; – la reconduction de typologies de locaux d’ensei- gnement traditionnels, ne répondant plus aux usages de demain : la modularité et l’équipement numérique des locaux doivent être privilégiés pour un usage partagé, et une ouverture à l’in- ternational (importance des salles immersives, et d’intégrer dans les locaux la possibilité de leur évolution au gré des changements d’usage…) ; – l’amplification des conflits d’usages liés aux ho- raires académiques et à la saisonnalité de la vie étudiante. – des liens renforcés entre la sphère universitaire et son environnement socio-économique : les tech- nopoles urbaines fonctionnant en synergie avec les campus, ouvertes sur la ville et les usages ; – le renforcement et la mutualisation des plate- formes de recherche. Chaque campus développe une identité et une trajec- toire spécifique, en prenant appui sur le projet urbain pour constituer l’équilibre de ce système (partie 2). Ce schéma de cohérence d’ensemble doit cepen- dant laisser des souplesses et garder un caractère évolutif, afin de pouvoir s’adapter aux éléments qui restent aujourd’hui incertains, notamment pour ce qui concerne la démographie étudiante, les usages de l’ESR et de la ville, la gestion des temporalités ou les incidences liées au coût de l’énergie et des matières premières.
  • 29. 27 Trois scénarios prospectifs pour 2040 VILLEJEAN BEAULIEU CENTRE KER LANN L’écosystème de l’ESR métropolitain en 2040 Coopération interétablisssements et intercampus à renforcer Écosystème interconnecté convergent vers le centre et s’appuyant sur un réseau TC performant Métropole rennaiseMétropole rennaiseMétropole rennaise Technopole à proximité immédiate Campus bien identifié accueillant une mixité des fonctions et ouvert sur la ville Technopole en synergie avec les campus et ouverte sur la ville Développement privilégié des formations technologiques et professionnelles Rayonnement et visibilité internationale renforcés du site métropolitain à partir du cœur de réseau Renforcement et mutualisation des plateformes de recherche à l’échelle métropolitaine Accueil des fonctions de représentation de l’ESR Écosystème interconnecté convergent vers le centre et s’appuyant sur un réseau TC performant Intensification des échanges au sein du site métropolitain
  • 30. 28
  • 31. 29 L’université au cœur des politiques urbaines L’enseignement supérieur et la recherche sont une composante essentielle du territoire de Rennes Métropole de par l’importance de la population di- rectement ou indirectement impactée, des flux de déplacements générés, de l’activité engendrée et des emprises foncières mobilisées. Afin d’amélio- rer les services et l’animation des campus et des quartiers environnants, et de favoriser leur valorisa- tion mutuelle et leurs complémentarités d’usages, le développement universitaire doit donc s’inscrire dans l’aménagement du territoire métropolitain, de manière à en garantir un développement rationnel et harmonieux. Les orientations pour l’aménagement du site métropolitain concourent à la lisibilité et à la fonctionnalité d’un système global à l’échelle du site universitaire métropolitain en renforçant les connexions entre les campus et en accompagnant l’émergence d’un cœur de réseau sur le campus Centre. Elles traduisent, pour chacun des quatre campus, une trajectoire permettant de mettre ses spécificités et ses atouts au service du rayonne- ment et de la cohérence de l’ensemble. Établir un schéma de développement universitaire pour les vingt-cinq prochaines années nécessite par conséquent de travailler simultanément sur plusieurs échelles territoriales selon les théma- tiques considérées, et principalement sur celles du campus et de l’agglomération, en articulation avec les échelles régionale et interrégionale. L’enjeu majeur consiste à construire un projet co- hérent en structurant les nouveaux développe- ments de manière concertée et mutualisée : entre établissements au sein du même campus, entre les campus et la ville, entre les campus à l’échelle mé- tropolitaine et au-delà. Dans un exercice de prospective tel que le SDU, qui se donne pour horizon les vingt-cinq prochaines années, il est nécessaire de définir de grandes orientations pour le développement et l’aménage- ment du site universitaire. À court terme, celles-ci alimenteront la program- mation concertée entre l’État, les établissements et les collectivités locales, notamment dans le cadre des contrats de plan État-Région. À plus long terme, les incertitudes sont plus grandes. En conséquence, les orientations définies dans le SDU comportent une dimension évolutive : une certaine souplesse et des ajustements dans le temps seront en effet nécessaires pour s’adapter à ces mutations et transformations. Ceci implique non seulement de pouvoir réviser régulièrement ces orientations, mais également de se préparer à réexaminer les besoins en matière d’immobilier, de services et d’intégration dans le tissu urbain, ce qui pourra se traduire par le développement des fonc- tions ESR sur de nouvelles emprises, sur les cam- pus actuels, dans leur proximité immédiate ou sur de nouveaux sites.
  • 32. 30 L’université au cœur des politiques urbaines Inscription du développement universitaire dans le projet de territoire Réseau viaire structurant Réseau ferré Campus et site de recherche Halte ferroviaireZone urbaine sensible Grand site de projet urbain et zone d’ouverture ville-campus Projet Vilaine Aval Tracé du métro (lignes a et b) Projet de prolongation du métro ligne b Liaison bus suburbaine desservant les sites universitaires Desserte et mise en réseau des sites universitaires par les transports en commun Des projets universitaires articulés aux dynamiques urbaines Cœur de réseau de l’enseignement supérieur et de la recherche métropolitain Axe est-ouest Réseau viaire secondaire Technopole Atalante Interaction renforcée avec l’environnement socio-économique Bruz Rennes Ker-Lann La Poterie Pontchaillou Cesson-Sévigné Vern-sur-Seiche Saint-Jacques-de-la-Lande L’Hermitage PACE BRUZ LE RHEU CESSON-SEVIGNE MORDELLES CHAVAGNE CHANTEPIE VERN-SUR-SEICHE NOYAL-CHATILLON- SUR-SEICHE SAINT-GREGOIRE L'HERMITAGE BETTON VEZIN-LE-COQUET SAINT-GILLES SAINT JACQUES- DE-LA-LANDE CHARTRES-DE- BRETAGNE THORIGNE- FOUILLARD NOUVOITOU MONTGERMONT LA CHAPELLE- THOUARAULT SAINT- ERBLON VILLEJEAN CENTRE BEAULIEU KER LANN Inra Inra conservatoire Pont Supérieur VILLEJEAN CENTRE BEAULIEU KER LANN Inra Inra Conservatoire Pont Supérieur VIASILVA VILAINEAVAL BEAUREGARD LACOURROUZE BAUDCHARDONNET EURORENNES VILAINEAVAL VIASILVA BEAUREGARD LACOURROUZE BAUDCHARDONNET EURORENNES 0 1 000500 Mètres Sources:©®DGFiP(Cadastre,Janv2013),©®VilledeRennes(BDU,2013),©®AUDIAR(2013),©®RennesMétropole(2013) N Inscription du développement universitaire dans le projet de territoire
  • 33. 31 L’université au cœur des politiques urbaines Les campus au centre des dynamiques démographiques et urbaines L’aire urbaine rennaise est un territoire particuliè- rement dynamique sur le plan démographique : elle se situe en deuxième position au plan national (hors région parisienne) en terme de croissance, avec la particularité de présenter à la fois un solde naturel et un solde migratoire positifs, mouvement qui de- vrait se poursuivre au moins jusqu’en 2030. Dans ce contexte, le Pays de Rennes, qui compte aujourd’hui 485 000 habitants, prévoit l’accueil de 86 000 habi- tants supplémentaires à l’horizon 2030, en particu- lier sur le cœur de métropole (Rennes, Cesson-Sé- vigné, Saint-Jacques, Chantepie et Saint-Grégoire) et sur les pôles structurants, dont fait partie Bruz1 , deuxième commune de l’agglomération (environ 18 000 habitants), dotée de services et équipements diversifiés. Les quatre campus métropolitains ac- tuels se situent donc sur un socle territorial appelé à connaître une dynamique de croissance particu- lièrement soutenue, qui bénéficiera à l’essor des campus par une intensification du tissu urbain et des services qui lui sont liés et en favorisant une plus grande mixité. La population étudiante, qui représente environ 62 000 personnes en 2013, contribue pleinement à ce dynamisme démographique. Les projections démographiques concernant les effectifs étudiants restent difficiles à établir, notamment en raison des incertitudes liées à l’impact du développement du numérique sur l’évolution des modalités de forma- tion. Néanmoins, l’hypothèse privilégiée aujourd’hui est la poursuite de la tendance à la progression des effectifs sur le site rennais ; d’une part, par un effet «mécanique» découlant de la démographie locale et régionale et, d’autre part, du fait de l’essor des mobilités étudiantes au plan international que l’enseignement supérieur et la recherche rennais tendent à capter de manière plus importante. En outre, le volontarisme des différents partenaires de l’enseignement supérieur et de la recherche et l’at- tractivité particulière de la métropole rennaise de- vraient renforcer encore ce mouvement général de croissance. Ainsi, à moyen terme (d’ici 2025), le croi- sement des scénarios démographiques élaborés par la Région et par les établissements rennais amène à envisager l’accueil de 7 000 à 8 000 étudiants supplé- mentaires dans l’agglomération rennaise. 1 Voir le Schéma de cohérence territoriale (Scot) du Pays de Rennes.
  • 34. 32 L’université au cœur des politiques urbaines Économiser les ressources foncières Cette croissance démographique devrait se répar- tir sur les quatre campus, générant une pression particulière sur les campus Centre et de Villejean qui semblent les plus concernés par l’augmenta- tion des effectifs alors même qu’ils apparaissent comme étant les plus contraints en termes de ré- serves foncières. Parallèlement, il convient de sou- ligner l’existence de larges emprises disponibles sur le campus de Beaulieu, qui en fait le site pri- vilégié pour l’accueil et le développement de fonc- tions universitaires, en particulier pour la création ou la relocalisation d’établissements. Le site de Ker Lann présente lui aussi des emprises disponibles substantielles, mais qui relèvent d’un statut foncier différent (non maîtrisé par l’État, ce campus ayant été initié par le Conseil général) ; la programmation devra tenir compte de ses caractéristiques (locali- sation en périphérie, profil des établissements et entreprises déjà implantés…) et intégrer une mixi- té en accueillant des fonctions non exclusivement liées à l’enseignement supérieur et la recherche. Ces perspectives impliquent une gestion ration- nelle de l’espace disponible, de manière à maintenir les qualités propres au modèle de développement rennais en termes de densité urbaine et de préser- vation des espaces naturels, tout en se réservant des possibilités d’évolution à plus long terme. Ainsi, dans un objectif de développement durable, le re- nouvellement urbain des emprises universitaires doit être privilégié: la densification des campus permet une économie du foncier, et la mutualisa- tion des équipements favorise un développement vertueux. Ces préoccupations incitent à imaginer des usages plus diversifiés des campus et une imbrication beaucoup plus forte des fonctions ur- baines, tant sur les parcelles maîtrisées aujourd’hui par des propriétaires privés ou par les communes que sur du foncier appartenant à l’État. L’exigence d’optimisation du foncier plaide aussi pour limiter, autant que faire se peut, les nouvelles constructions et donner la préférence aux réhabilitations, ce qui est conforme aux orientations définies pour le pro- chain contrat de plan État-Région. Enfin, pour coller avec les ambitions de Rennes en matière de déve- loppement durable, les établissements initieront des actions volontaristes pour des consommations d’eau et d’énergie raisonnées et une gestion opti- misée des déchets. Il convient de noter que ces hypothèses démogra- phiques ont été prises en compte dans les Schémas directeurs immobiliers et d’aménagement (SDIA) et dans les Schéma pluriannuels de stratégie immobi- lière (SPSI) des établissements d’enseignement su- périeur et de recherche. Ces documents expriment les projets d’évolution des partenaires de l’ESR et les traduisent en termes de besoins immobiliers, d’équipements et d’aménagements. Élaborés par l’ensemble des établissements, ils ont constitué une base de travail précieuse pour le SDU, et en ont été, pour ainsi dire, un des éléments déclencheurs, car ils ont fait apparaître la nécessité d’une mise en commun des projets, jusque-là construits en interne à chaque établissement, pour rechercher des complémentarités, identifier les mutualisations possibles et renforcer les synergies avec le dévelop- pement urbain.
  • 35. 33 L’université au cœur des politiques urbaines Des campus insérés dans le tissu urbain Le SDU s’attache à prendre en compte les dyna- miques urbaines de la métropole rennaise pour s’inscrire pleinement dans le projet urbain du ter- ritoire, en valorisant les apports réciproques et les projets communs que l’un et l’autre peuvent initier. À partir des années 1960, à Rennes comme dans de nombreuses villes en France, les campus ont été installés pour la plupart à la périphérie, rela- tivement éloignés de l’animation urbaine et sur des emprises monofonctionnelles, constituant des enclaves volontairement autonomes (exemple des campus de périphérie de Beaulieu et de Ker Lann). L’extension de l’urbanisation, l’évolution des modes de vie, les aspirations des étudiants comme des personnels universitaires, l’imbrication de plus en plus forte avec l’environnement socio-économique, le développement de coopérations académiques entre établissements et entre campus sont autant de facteurs qui conduisent aujourd’hui à recher- cher une meilleure insertion urbaine des campus. Ce tournant a déjà été engagé depuis une vingtaine d’années notamment avec le plan Université 2000, concomitant à Rennes avec les réflexions sur la ligne a du métro. Il s’était traduit, par exemple, par une réorganisation du campus de Villejean autour de la station de métro Villejean-Université, avec une ré- orientation de l’entrée principale du campus et l’im- plantation de constructions abritant des fonctions emblématiques et ouvertes sur l’extérieur (Prési- dence, Tambour…). Espace culturel Le Tambour Campus de Villejean
  • 36. 34 L’université au cœur des politiques urbaines Désenclaver et ouvrir les campus sur la ville Aujourd’hui, la réalisation de la ligne b du métro vient structurerdenouveauxprojets.Elleconcernedirecte- ment les campus de Beaulieu (station Beaulieu-Uni- versité) et Centre (stations Sainte-Anne et Jules- Ferry, à proximité des campus Hoche et Jules-Ferry), et appelle un traitement particulier des abords des stations : mise en évidence des fonctions de porte d’entrée, développement d’une programmation spé- cifique (fonctions universitaires emblématiques et ouvertes vers l’extérieur, mixité de fonctions à l’inter- face avec le tissu urbain classique…). Plus globalement, par leur très forte maîtrise pu- blique de l’aménagement, l’agglomération rennaise et ses communes interviennent directement ou encadrent le développement de nombreux sites de projet sur tout le territoire. Les secteurs en muta- tion aux abords directs des campus peuvent, pour certains, constituer des opportunités foncières pour le développement universitaire ; d’autres doivent permettre aux campus de bénéficier de la proximité des équipements et services urbains (transports ; équipements culturels, sociaux, sportifs, commer- ciaux…). Parallèlement, l’intégration urbaine des campus génère l’introduction, sur des emprises ciblées affectées actuellement aux fonctions uni- versitaires, d’une mixité de fonctions (logements, équipements, activités…) susceptible de générer une animation tout au long de l’année, indépen- damment des rythmes académiques. Cette mixité contribue également à l’organisation d’interfaces qui facilitent l’émergence de lieux d’échanges entre différents publics : la rencontre entre les usagers du campus et le grand public, le milieu associatif ou socio-économique est source d’enrichissement mutuel et de créativité.
  • 37. L’université au cœur des politiques urbaines 35 Un formidable potentiel urbain pour le développe- ment universitaire Les dynamiques urbaines avec lesquelles l’évo- lution des campus devra s’articuler en termes de programmation et de composition urbaine sont no- tamment les suivantes : – À Beaulieu, l’arrivée de la ligne b du métro déter- mine des emprises stratégiques polarisées autour de l’entrée nord, site privilégié pour l’introduction d’une mixité de fonctions. L’écocité Via Silva 2040, à l’est, contribue notamment à intensifier les liens entre le campus et la technopole. Au sud, la Zac Baud-Chardonnet, et plus particulièrement l’îlot nord, renferme un potentiel de programmation complémentaire en lien avec la proximité du cam- pus et de l’axe est-ouest. – Pour le campus Centre, outre la réalisation de l’opération EuroRennes et la construction de la Cité internationale Paul-Ricœur, mais aussi la mise en service de la ligne b du métro et la création du Centre des congrès, des potentialités nouvelles sont ouvertes sur les sites de l’îlot Hoche (recomposi- tion avec redéploiement de l’Eesab), des anciennes archives départementales (face au campus Jules- Ferry), et de l’Hôtel-Dieu en cours de désaffectation par le CHU et à proximité directe du campus Hoche. À proximité également de la bibliothèque universitaire Hoche, socle potentiel d’un futur learning centre, et du palais Saint-Melaine, l’Hôtel-Dieu représente un site emblématique potentiel pour asseoir le cœur de ré- seau du site universitaire métropolitain. – À Villejean, l’opération d’aménagement de Beauregard a déjà renforcé l’offre en logements étu- diants,équipementsetservicesdivers.D’autresmu- tations sont en cours (Zac Normandie-Saumurois) ou pourront concourir au développement du cam- pus ou de la vie étudiante dans des conditions à préciser : requalification des abords de la halte fer- roviaire de Pontchaillou, aménagement du secteur Dordain, réaffectation des anciens services vétéri- naires rue Antoine-Joly, recomposition de l’ancien groupe scolaire Kennedy… – Dans le cadre de l’aménagement du site straté- gique du sud-ouest de l’agglomération, le campus de Ker Lann, intégré dans une opération d’aména- gement, bénéficiera à la fois de la mise en œuvre d’une programmation mixte favorisant son inscrip- tion dans un véritable quartier de la ville de Bruz et de la valorisation d’un parc de nature et de loisirs sur l’ensemble de la Vilaine-Aval. Les espaces verts comme traits d’union L’insertion urbaine des campus implique par ail- leurs un aménagement s’appuyant sur la valori- sation de la trame verte et bleue. La trame verte – constituée des espaces verts et boisés, qu’il s’agisse de petites surfaces isolées ou de grandes emprises – et la trame bleue – formée par les cours d’eau, ruisseaux et zones humides – sont le sup- port de la qualité paysagère, environnementale et d’usages diversifiés (espaces d’agrément, de loisirs, promenade, liaisons douces…). L’aménagement des campus est l’occasion de mettre celle-ci en valeur et de restaurer des connexions avec les espaces environnants. Cette trame se décline sur chaque campus : le ruisseau de la Piletière et la Croix-Verte étendue vers ViaSilva à Beaulieu, la mise en réseau avec les parcs, squares et équipements sportifs de Beauregard et de La Touche à Villejean, la préserva- tion des qualités environnementales de Ker Lann et la connexion du campus avec les grands espaces de nature de la Vilaine-Aval, l’insertion dans le réseau des espaces publics et notamment les liaisons avec les parcs majeurs des prairies Saint-Martin et du Thabor pour le campus Centre. Parallèlement, dans une perspective de détente et de loisirs, mais aussi d’usage quotidien de l’espace urbain, la valorisation des espaces verts des campus s’accompagne de leur ouverture au public, afin que les sites de l’ESR n’appa- raissent pas comme des espaces fermés ou réservés.
  • 38. 36 L’université au cœur des politiques urbaines L’évolution des campus, d’espaces circonscrits et dédiés, hier, vers des espaces ouverts sur la ville, participe de cette culture partagée entre le grand public et les riverains, les étudiants et les pro- fessionnels de l’enseignement supérieur et de la recherche en ne formant plus des enclaves dans le tissu urbain mais des lieux traversant et animés, assurant une vie du campus tout au long de l’année. Enfin, l’insertion du développement universitaire dans le projet urbain concerne aussi la vie étu- Desserrer le centre-ville vers l’est L’extension du centre-ville vers l’est s’appuie sur : – un axe Janvier/Guillaudot renforcé, – un plan de circulation et un réseau de transports collectifs restructurés (station de métro Place Saint-Germain et Jules-Ferry par exemple), – le jalonnement par un ensemble d’équipements culturels, universitaires, sportifs… existants ou en projet (Cité internationale Paul-Ricœur, campus Jules-Ferry, Théâtre national de Bretagne, musée des Beaux- Arts, piscine Saint-Georges…). diante et l’animation qui lui est liée. Aujourd’hui, cette animation est fortement concentrée sur des emprises limitées du centre-ville, principalement sur l’axe Charles-de-Gaulle/République/Place Sainte-Anne. Cette hyperconcentration géné- rant des conflits d’usages de l’espace public, la Ville de Rennes souhaite diffuser les pôles de vie et d’animation en desserrant l’hypercentre vers l’est (axe Janvier/ Guillaudot), mais aussi vers le nord (Hôtel-Dieu) et l’ouest (Mail). Futur aménagement de la Place Sainte-Anne
  • 39. 37 L’université au cœur des politiques urbaines Réseau viaire Réseau ferré Établissement ESR et formation Halte ferroviaire Parc, jardin public et lieu de promenade Trame bleue Tracé du métro (lignes a et b) Axe de transports en commun structurant Projet d’équipement majeur ORIENTATIONSCONTEXTE Restaurant universitaire Renforcement de l’axe Guillaudot/Janvier pour les transporst en commun Centre commercial principal Équipement culturel majeur Équipement sportif ou espace de détente Équipement administratif Espace public principal de l’hypercentre Renforcement/valorisation d’espaces publics de l’hypercentre étendu Projet en cours ou à l’étude Diffusion de l’animation dans le centre-ville Station de métro (lignes a et b) Diffuser les pôles d’animation du centre-ville République Sainte-Anne Pontchaillou Anatole France Charles de Gaulle Gares Mabilais Colombier Jules Ferry Saint-Germain République Sainte-Anne Pontchaillou Anatole France Charles de Gaulle Gares Mabilais Colombier Jules Ferry Saint-Germain Piscine Saint- Georges Stade Vélodrome Centre des Congrès Cité Internationale Hôtel Saint- Georges Hôtel de Ville Parlement TNB Musée des Beaux Arts La Criée Le Liberté Les Champs Libres Opéra La Cité Parc agronaturel des Prairies Saint-Martin Parc du Thabor Parc Oberthür Square de la Touche La Visitation Colombia Hôtel Dieu Pasteur Euro Rennes 0 200100 Mètres Sources:©®DGFiP(Cadastre,Janv2013),©®VilledeRennes(BDU,2013),©®RennesMétropole(2013) N Diffuser les pôles d’animation du centre-ville
  • 40. 38 L’université au cœur des politiques urbaines Un réseau de transports reliant tous les campus L’ensemble des modes de déplacements sont mo- bilisés pour accompagner pleinement la stratégie du Schéma de développement universitaire. Autitredel’améliorationdelavisibilitéetdurayonne- ment du site universitaire rennais et de son insertion dans les réseaux nationaux et internationaux, l’enjeu de son accessibilité depuis l’extérieur de l’agglomé- ration apparaît prioritaire. L’opération EuroRennes, conduite par la collectivité et différents partenaires, confère une nouvelle envergure au quartier de la gare. Agrandie et modernisée, la nouvelle gare de Rennes devient un Pôle d’échanges multimodal (PEM), nœud de connexions entre tous les modes de déplacements nationaux (trains), régionaux (cars, TER) et locaux (métro, bus, taxi, vélos…) avec un dou- blement des flux attendus à moyen terme. L’arrivée de la Ligne à grande vitesse (LGV) mettra Rennes à 1 h 27 de Paris à l’horizon 2017. Elle s’accompagnera notamment du renforcement de la qualité de service du TER, qui dessert les campus de Villejean (halte ferroviaire de Pontchaillou) et de Ker Lann. À l’échelle de l’agglomération, Rennes Métropole offre un réseau de transports en commun avec une qualité des infrastructures et un niveau de service particulièrement élevés : la mise en service en 2019 de la ligne b du métro qui desservira notamment Beaulieu et le Centre, l’interconnexion des deux lignes de métro (Villejean, Centre et Beaulieu), l’axe est-ouest (Beaulieu) et l’ensemble du réseau de bus soutiennent la dynamique de développement de chaque campus et le renforcement des colla- borations entre eux, facilitant la mise en réseau au sein d’un même système. Il est ainsi possible pour chaque campus de bénéficier des équipements structurants et mutualisés du campus Centre, mais aussi de renforcer les interactions et la plu- ridisciplinarité entre campus grâce à des mobilités rapides et aisées. Cette mise en réseau peut ap- porter davantage de souplesse pour accéder à des locaux disponibles sur un autre campus, dès lors qu’un pôle mutualisé de gestion des locaux sera mis en place. Le Schéma de développement uni- versitaire amène à étudier l’opportunité d’une mo- dification à terme de l’itinéraire de certaines lignes de bus afin de mieux desservir le cœur des campus de Villejean et de Beaulieu (respectivement avenue Léon-Bernard et Croix-Verte). Les implantations universitaires et de recherche installées en périphérie sont desservies par les TER pour certaines et par les bus suburbains. Le niveau de service de la ligne express entre le Rheu (Inra) et Villejean a été récemment renforcé ; l’amélioration de la fréquence des lignes desservant Saint-Gilles (autre site de l’Inra) et Ker Lann est soutenue par le Schéma de développement universitaire, qui ap- pelle un examen attentif de leur faisabilité. Pôle d’échange multimodal - EuroRennes
  • 41. 39 L’université au cœur des politiques urbaines Cette qualité des liaisons permet, par exemple, de relocaliser sur le quartier du Blosne le Pont supé- rieur et le Conservatoire à rayonnement régional, très contraints dans leur développement en plein centre-ville sur l’îlot Hoche. Cette opération pré- sente des intérêts multiples : en dotant ces équi- pements de nouveaux locaux plus adaptés à leurs activités, elle apporte une diversité des fonctions au cœur de la Zone urbaine sensible du Blosne, jusqu’ici à l’écart de la dynamique universitaire; parallèlement, l’espace libéré en centre-ville est re- composé pour un redéploiement de l’Eesab mais là aussi au sein d’une programmation mixte intégrant notamment de nouveaux logements. Les modes doux (cycles et piétons) sont également renforcés pour les déplacements de proximité, avec plusieurs objectifs : – L’accessibilité aux campus depuis un pôle d’échanges. Ainsi, l’accès aux établissements (de- puis les arrêts de bus de Saint-Gilles et du Rheu, mais aussi depuis la halte ferroviaire de Pontchaillou et de Ker Lann, ou depuis la future station de métro de Beaulieu) est facilité par l’aménagement de liai- sons cyclables confortables et lisibles. Le schéma di- recteur vélos de Rennes Métropole prévoit la création de certaines de ces liaisons. Pour les campus situés sur la ville-centre, les services VéloStar complètent les actions en faveur des déplacements doux. – Le développement de voies facilitant les traver- sées des campus et leur insertion urbaine. La conti- nuité des cheminements et des liaisons cyclables doit être traitée de manière cohérente à l’intérieur et à l’extérieur des emprises universitaires, notam- ment en s’appuyant sur la trame verte et bleue. – L’aménagement d’un maillage doux interne aux campusreliantlesdifférentsétablissementsentreeux et vers les cœurs de campus. Il s’agit d’un bon moyen pour renforcer la cohésion entre des établissements parfois éloignés les uns des autres sur un même campus (exemple : Villejean/La Harpe/Agrocampus) et pour assurer l’accessibilité de tous les usagers au cœur des campus, lieux privilégiés d’accueil de fonc- tions mutualisées et lieux de vie pour les étudiants. Parallèlement, l‘élaboration de plans de déplace- ments à l’échelle des campus favorisant la mobilité durable sur les sites universitaires sera encouragée.
  • 42. 40 L’université au cœur des politiques urbaines Une offre variée de logements étudiants Disposer de possibilités de logement de qualité, variées et différenciées pour s’adapter aux besoins et attentes des publics et notamment des étudiants est une dimension primordiale de l’action de la col- lectivité et de ses partenaires en matière d’accom- pagnement du développement de l’agglomération. Le marché immobilier du logement étudiant appa- raît comme un des segments déterminants pour le fonctionnement de l’ensemble du marché du logement de l’agglomération, particulièrement en termes de niveau des prix (pour la location comme pour l’acquisition). L’élaboration en cours du futur Programme local de l’habitat (PLH) de Rennes Métropole apporte un éclairage sur les besoins spécifiques des étudiants1 . Après une période de tension liée à un relatif déficit de l’offre, le marché du logement étudiants semble aujourd’hui connaître une situation globalement équilibrée, avec une diversité des produits corres- pondant au large éventail des besoins rencontrés 1 Étude réalisée par le bureau d’études FORS. (selon l’âge, le mode de vie…). À côté de l’offre de logements Crous, plusieurs résidences privées ont été créées ces dernières années. Parallèle- ment, une part non négligeable (30 %) des étu- diants rennais vivent chez leurs parents. En outre, le parc classique de logements absorbe une partie de la demande des étudiants : les petits logements (T1) sont fortement occupés par des étudiants, et la colocation s’est largement répandue dans les logements plus grands. D’autres formes d’héberge- ment semblent émerger de manière complémen- taire mais restent encore marginales : location chez l’habitant, notamment accueil chez des personnes âgées en échange de services, location à prix mo- déré dans le parc social en échange d’actions en di- rection des habitants (dispositif Kaps…). Ainsi, pour un effectif global de 62 000 étudiants en 2013, le nombre de logements dont l’occupant principal est un étudiant est de 25 000, dont 12 000 sont exclusi- vement dédiés aux étudiants (résidences du Crous ou des écoles, résidences privées…).
  • 43. 41 L’université au cœur des politiques urbaines Mieux occuper le parc existant Certaines problématiques doivent néanmoins être prises en compte dans la définition des orientations du Schéma de développement universitaire : – Le parc Crous représente environ 5600 logements (chambres et studios), essentiellement localisés sur les campus de Beaulieu et de Villejean. Les opé- rations de réhabilitation engagées depuis plusieurs années demeurent une priorité pour une partie du parc, non disponible pour la location dans l’attente des travaux (plus de 200 logements à réhabiliter). – L’ensemble des logements occupés par les étu- diants, notamment résidences Crous et écoles, présente un faible taux d’occupation à certains moments de l’année, particulièrement entre avril et septembre. Cette situation pose la question de la mise en place d’une gestion mutualisée des cités universitaires et de l’ouverture plus large des pos- sibilités d’occupation de ce parc (stagiaires, jeunes actifs…). – La surreprésentation de la population étudiante dans certains quartiers et certaines coproprié- tés suscite quelques interrogations. Ainsi, la forte proportion d’étudiants colocataires dans de grands logements pose parfois une question de compatibi- lité des rythmes de vie (animation nocturne pouvant générer des nuisances, désertion du parc pendant les périodes de vacances ou de stages…). Dans le centre ancien, l’existence d’une demande étudiante pour de petits logements permet à des biens vé- tustes parfois dégradés de trouver preneurs, avec toutes les incertitudes liées au respect des règles de salubrité et de sécurité (incendie notamment). Par ailleurs, cette forte présence étudiante et l’ani- mation qui lui est liée contribuent à évincer une po- pulation plus familiale alors même que la vocation résidentielle du centre-ville doit être renforcée. – Enfin, à Ker Lann, la forte présence de jeunes mi- neurs et de formations en alternance nécessite un accompagnement particulier dans le cadre des ser- vices d’hébergement ; le renforcement des services de proximité, de l’offre commerciale et de loisirs, suppose une augmentation significative de la po- pulation accueillie sur place afin de garantir une fréquentation suffisante pour la vitalité économique des services et commerces. Les différents acteurs impliqués dans ces offres de logements (Crous, établissements, communes, Rennes Métropole, bailleurs sociaux…) s’efforceront de mieux les coordonner. Ainsi, à court terme, il apparaît prioritaire de travailler sur l’optimisation de l’offre existante, notamment en poursuivant la réhabilitation des lo- gements Crous et en organisant une mutualisation de l’offre des établissements. Par ailleurs, l’Opéra- tion programmée d’amélioration de l’habitat (Opah) conduite par la Ville de Rennes dans le centre histo- rique accompagne financièrement la réhabilitation du parc privé dégradé, très fortement peuplé par les étudiants. Cité universitaire Languedoc