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1)Schistosoma : Les schistosomes (Schistosoma) forment un genre de trématodes parasitaires. En 
général, ces vers plats sont accouplés en permanence.Ils sont responsables en tant que parasites de 
l'homme et des animaux des bilharzioses. Les signes cliniques durant la phase d'état sont dus à la 
formation de granulomes dans les tissus. 
Leurs hôtes intermédiaires sont des mollusques d'eau douce (bulin, planorbe, ... selon l'espèce). 
Liste des espèces : Chaque espèce à un tropisme électif 
Schistosoma mansoni chez l'homme, responsable de bilharziose intestinale en Amérique tropicale 
et aux Antilles. 
Schistosoma haematobium chez l'homme, responsable bilharziose vésicale en Afrique, Inde et 
Péninsule arabique. 
Schistosoma japonicum chez l'homme, responsable de bilharziose artério-veineuse en Chine, Japon 
et Thaïlande. 
Schistosoma mekongi chez l'homme, responsable de bilharziose artério-veineuse en Chine, Japon 
et Thaïlande. 
Schistosoma intercalatum chez l'homme, responsable de bilharziose rectale en Afrique centrale 
Schistosoma bovis, chez les bovins, les ovins et les équidés 
Schistosoma nasale, chez les bovidés et les équidés 
Dans un autre genre : 
Ornithobilharzia turkestanika, chez les bovins, ovins et équidés
Morphologie : La femelle est plus longue mais plus mince que le mâle, et elle vit en permanence 
dans le canal gynécophore du mâle ; elle mesure de 15 à 25 mm et est de forme cylindrique. Le 
mâle, plat, mesure de 8 à 12 mm. Les deux portent des ventouses. 
Les oeufs mesurent de 90 à 190 microns selon l'espèce, avec un éperon terminal ou latéral. 
OEuf deSchistosoma mansoni. 
Cycle : Le schistosome se développe au cours d’un cycle dixène gonochorique où l’hôte intermédiaire 
est un mollusque d’eau douce, spécifique de chaque espèce de schistosome (Biomphalaria glabrata 
dans le cas de S. mansoni), et l’hôte définitif un mammifère (homme, rat, boeuf).La pénétration de la 
forme infestante, la furcocercaire (cercaire à queue fourchue) issue du mollusque, chez l’hôte 
définitif, se fait par voie transcutanée, lors de périodes de baignades en eau douce et stagnante. Au 
cours de la pénétration, la furcocercaire subit des modifications morphologiques et biochimiques - 
notamment la perte de la queue - aboutissant à sa métamorphose en schistosomule. Deux à quatre 
jours après l’infection, le schistosomule quitte le derme, gagne la lumière d’un vaisseau lymphatique 
ou sanguin, puis est entraîné jusqu’au coeur et aux poumons où il séjourne quelques jours, bloqué au 
niveau des capillaires sanguins. Le schistosomule subit une maturation, essentiellement 
morphologique, qui lui permet de quitter les poumons et de gagner le système circulatoire péri - 
hépatique où il se différencie en schistosome adulte mâle ou femelle sexuellement mûr. La femelle 
atteint sa maturité sexuelle dès lors qu’elle se loge dans le canal gynécophore du mâle. Le couple 
migre alors vers le lieu de ponte (plexus mésentériques pour S.mansoni) où il se localise 
définitivement. À ce stade, la femelle commence à pondre des oeufs en continu (jusqu’à 300 par jour 
pour S. mansoni), dont une partie est piégée dans les tissus où ils formeront des granulomes, à 
l’origine de la pathologie. L’autre partie des oeufs traverse la paroi intestinale ou vésicale pour 
finalement être excrétés dans les selles ou les urines. L’oeuf en eau douce va éclore et libérer une 
forme larvaire, le miracidium, extrêmement mobile, qui est la forme infestante de l’hôte 
intermédiaire. Chez les mollusques, le miracidium se transforme en sporocystes primaires puis, par 
bourgeonnement, en sporocystes secondaires, chacun donnant naissance à une furcocercaire qui 
sera libérée à des instants précis de la journée, coïncidant généralement avec les périodes de contact 
aquatique des populations.
Schéma du cycle de vie de Schistosoma. 
Traitement : 
Depuis 2005, le Praziquantel est le traitement de première intention de la bilharziose humaine. 
Prophylaxie : 
Éviter le contact avec des eaux suspectes. Les sujets parasités doivent être traités car à l'origine de 
contamination. 
2)Maladie du sommeil : La trypanosomiase africaine, couramment appelée maladie du sommeil, est 
une forme de trypanosomiase, une maladie parasitaire provoquée par un trypanosome (protozoaire 
flagellé), qui est transmis par la piqûre de la mouche tsé-tsé ou glossine et qui affecte les humains et 
les animaux. Deux sous-espèces d'un trypanosome (Trypanosoma brucei) génèrent chez l'humain des 
pathologies différentes : Trypanosoma brucei ssp. gambiense (Afrique de l'Ouest) et Trypanosome 
brucei ssp. rhodensiense (Afrique de l'Est). 
La maladie est endémique dans certaines régions de l’Afrique subsaharienne, couvrant environ 36 
pays et menaçant 60 millions de personnes. Il est estimé que 50 000 à 70 000 individus sont 
actuellement infectés par an, le nombre ayant diminué légèrement ces dernières annéesTrois
épidémies majeures se sont produites ces cent dernières années, une en 1896-1906 (qui aurait tué 
environ un million de personnes dans le bassin du Congo1) et les deux autres en 1920 et 1970. La 
trypanosomiase du bétail est appelée Nagana (« être déprimé » en Zoulou). 
La mouche tsé-tsé (Glossina sp.) est vecteur du trypanosome 
Distribution géographique et épidémiologique : La maladie se rencontre sous deux formes, selon le 
parasite en cause, Trypanosoma brucei gambiense ou Trypanosoma brucei rhodesiense . 
T.B.gambiense se trouve en Afrique centrale et occidentale; il provoque une atteinte chronique qui 
peut se prolonger sous une forme passive pendant des mois ou des années avant que les symptômes 
apparaissent. Le T.B. rhodesiense, est à l’origine d’une forme aiguë de la maladie mais il entraîne des 
effets beaucoup plus limités. Il est trouvé en Afrique méridionale et orientale ; l’infection débute en 
quelques semaines. 
est plus virulente et se développe plus rapidement. Selon des estimations récentes, la maladie du 
sommeil est responsable d’une perte d’espérance de vie (de 9 à 10 ans) pour 2 millions de 
personnes. Les évaluations récentes indiquent que plus de 60 millions de personnes réparties dans 
250 foyers environ sont en danger de contracter la maladie, et il y a environ 300.000 nouveaux cas 
tous les ans9. En 2011, un rapport du CDC prévoit qu'au rythme du réchauffement climatique actuel, 
certaines régions tempérées pourraient devenir des zones à risque de contamination ; si 
actuellement 75 millions de personnes sont exposées, ils évaluent qu'en 2090, ce sont 40 à 77 
millions d'individus en plus qui seront exposés au risque de transmission de la maladie10.
Cycle parasitaire : La mouche tsé-tsé est grande, brune et furtive. La piqûre est ressentie comme une 
aiguille chaude enfoncée dans la chair. Pendant un repas de sang sur le mammifère hôte, une 
mouche tsé-tsé infectée du (genre Glossina) injecte les trypomastigotes métacycliques dans le tissu 
cutané. Les parasites entrent dans le système lymphatique et passent dans la circulation sanguine 
(1). À l'intérieur de l’hôte, ils se transforment en trypomastigotes circulants dans le sang (2) et sont 
transportés à d'autres emplacements dans tout le corps, atteignent d'autres fluides biologiques (par 
exemple, lymphe, liquide céphalo-rachidien), et continuent de se répliquer par scissiparité (3). Le 
cycle parasitaire du Trypanosome africain est représenté par des étapes extracellulaires. Une 
mouche tsé-tsé s’infecte par des trypomastigotes circulants en prenant un repas de sang sur un 
mammifère infecté hôte (4)(5). Dans l’intestin de la mouche, les parasites se transforment en 
trypomastigotes procycliques, se multiplient par scissiparité (6), quittent l’intestin, et se 
transforment en épimastigotes (7). Les épimastigotes atteignent les glandes salivaires de la mouche 
et continuent leur multiplication par scissiparité (8). Le cycle dans la mouche dure 
approximativement 3 semaines. 
Diagnostic de laboratoire : 
du liquide de ponction d’un ganglion, de sang, de moelle osseuse, ou, aux dernières étapes de 
l'infection, du liquide céphalo-rachidien prélevé par ponction lombaire.
Traitement : 
Le traitement standard courant pour la première étape de la maladie est la pentamidine en 
intraveineuseou intramusculaireles . 
effets secondaires principaux étant l'hypoglycémie et la douleur au point d'injection ; suivie de la 
suramine en intraveineuse (pour le T.b.rhodesiense ) sur une durée plus prolongée. 
Le traitement standard courant pour la deuxième étape de la maladie (phase neurologique) est le 
mélarsoprol en Intraveineuse 2.2 mg/kg et par jour pendant 10 jours consécutifs.

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Schistosoma

  • 1. 1)Schistosoma : Les schistosomes (Schistosoma) forment un genre de trématodes parasitaires. En général, ces vers plats sont accouplés en permanence.Ils sont responsables en tant que parasites de l'homme et des animaux des bilharzioses. Les signes cliniques durant la phase d'état sont dus à la formation de granulomes dans les tissus. Leurs hôtes intermédiaires sont des mollusques d'eau douce (bulin, planorbe, ... selon l'espèce). Liste des espèces : Chaque espèce à un tropisme électif Schistosoma mansoni chez l'homme, responsable de bilharziose intestinale en Amérique tropicale et aux Antilles. Schistosoma haematobium chez l'homme, responsable bilharziose vésicale en Afrique, Inde et Péninsule arabique. Schistosoma japonicum chez l'homme, responsable de bilharziose artério-veineuse en Chine, Japon et Thaïlande. Schistosoma mekongi chez l'homme, responsable de bilharziose artério-veineuse en Chine, Japon et Thaïlande. Schistosoma intercalatum chez l'homme, responsable de bilharziose rectale en Afrique centrale Schistosoma bovis, chez les bovins, les ovins et les équidés Schistosoma nasale, chez les bovidés et les équidés Dans un autre genre : Ornithobilharzia turkestanika, chez les bovins, ovins et équidés
  • 2. Morphologie : La femelle est plus longue mais plus mince que le mâle, et elle vit en permanence dans le canal gynécophore du mâle ; elle mesure de 15 à 25 mm et est de forme cylindrique. Le mâle, plat, mesure de 8 à 12 mm. Les deux portent des ventouses. Les oeufs mesurent de 90 à 190 microns selon l'espèce, avec un éperon terminal ou latéral. OEuf deSchistosoma mansoni. Cycle : Le schistosome se développe au cours d’un cycle dixène gonochorique où l’hôte intermédiaire est un mollusque d’eau douce, spécifique de chaque espèce de schistosome (Biomphalaria glabrata dans le cas de S. mansoni), et l’hôte définitif un mammifère (homme, rat, boeuf).La pénétration de la forme infestante, la furcocercaire (cercaire à queue fourchue) issue du mollusque, chez l’hôte définitif, se fait par voie transcutanée, lors de périodes de baignades en eau douce et stagnante. Au cours de la pénétration, la furcocercaire subit des modifications morphologiques et biochimiques - notamment la perte de la queue - aboutissant à sa métamorphose en schistosomule. Deux à quatre jours après l’infection, le schistosomule quitte le derme, gagne la lumière d’un vaisseau lymphatique ou sanguin, puis est entraîné jusqu’au coeur et aux poumons où il séjourne quelques jours, bloqué au niveau des capillaires sanguins. Le schistosomule subit une maturation, essentiellement morphologique, qui lui permet de quitter les poumons et de gagner le système circulatoire péri - hépatique où il se différencie en schistosome adulte mâle ou femelle sexuellement mûr. La femelle atteint sa maturité sexuelle dès lors qu’elle se loge dans le canal gynécophore du mâle. Le couple migre alors vers le lieu de ponte (plexus mésentériques pour S.mansoni) où il se localise définitivement. À ce stade, la femelle commence à pondre des oeufs en continu (jusqu’à 300 par jour pour S. mansoni), dont une partie est piégée dans les tissus où ils formeront des granulomes, à l’origine de la pathologie. L’autre partie des oeufs traverse la paroi intestinale ou vésicale pour finalement être excrétés dans les selles ou les urines. L’oeuf en eau douce va éclore et libérer une forme larvaire, le miracidium, extrêmement mobile, qui est la forme infestante de l’hôte intermédiaire. Chez les mollusques, le miracidium se transforme en sporocystes primaires puis, par bourgeonnement, en sporocystes secondaires, chacun donnant naissance à une furcocercaire qui sera libérée à des instants précis de la journée, coïncidant généralement avec les périodes de contact aquatique des populations.
  • 3. Schéma du cycle de vie de Schistosoma. Traitement : Depuis 2005, le Praziquantel est le traitement de première intention de la bilharziose humaine. Prophylaxie : Éviter le contact avec des eaux suspectes. Les sujets parasités doivent être traités car à l'origine de contamination. 2)Maladie du sommeil : La trypanosomiase africaine, couramment appelée maladie du sommeil, est une forme de trypanosomiase, une maladie parasitaire provoquée par un trypanosome (protozoaire flagellé), qui est transmis par la piqûre de la mouche tsé-tsé ou glossine et qui affecte les humains et les animaux. Deux sous-espèces d'un trypanosome (Trypanosoma brucei) génèrent chez l'humain des pathologies différentes : Trypanosoma brucei ssp. gambiense (Afrique de l'Ouest) et Trypanosome brucei ssp. rhodensiense (Afrique de l'Est). La maladie est endémique dans certaines régions de l’Afrique subsaharienne, couvrant environ 36 pays et menaçant 60 millions de personnes. Il est estimé que 50 000 à 70 000 individus sont actuellement infectés par an, le nombre ayant diminué légèrement ces dernières annéesTrois
  • 4. épidémies majeures se sont produites ces cent dernières années, une en 1896-1906 (qui aurait tué environ un million de personnes dans le bassin du Congo1) et les deux autres en 1920 et 1970. La trypanosomiase du bétail est appelée Nagana (« être déprimé » en Zoulou). La mouche tsé-tsé (Glossina sp.) est vecteur du trypanosome Distribution géographique et épidémiologique : La maladie se rencontre sous deux formes, selon le parasite en cause, Trypanosoma brucei gambiense ou Trypanosoma brucei rhodesiense . T.B.gambiense se trouve en Afrique centrale et occidentale; il provoque une atteinte chronique qui peut se prolonger sous une forme passive pendant des mois ou des années avant que les symptômes apparaissent. Le T.B. rhodesiense, est à l’origine d’une forme aiguë de la maladie mais il entraîne des effets beaucoup plus limités. Il est trouvé en Afrique méridionale et orientale ; l’infection débute en quelques semaines. est plus virulente et se développe plus rapidement. Selon des estimations récentes, la maladie du sommeil est responsable d’une perte d’espérance de vie (de 9 à 10 ans) pour 2 millions de personnes. Les évaluations récentes indiquent que plus de 60 millions de personnes réparties dans 250 foyers environ sont en danger de contracter la maladie, et il y a environ 300.000 nouveaux cas tous les ans9. En 2011, un rapport du CDC prévoit qu'au rythme du réchauffement climatique actuel, certaines régions tempérées pourraient devenir des zones à risque de contamination ; si actuellement 75 millions de personnes sont exposées, ils évaluent qu'en 2090, ce sont 40 à 77 millions d'individus en plus qui seront exposés au risque de transmission de la maladie10.
  • 5. Cycle parasitaire : La mouche tsé-tsé est grande, brune et furtive. La piqûre est ressentie comme une aiguille chaude enfoncée dans la chair. Pendant un repas de sang sur le mammifère hôte, une mouche tsé-tsé infectée du (genre Glossina) injecte les trypomastigotes métacycliques dans le tissu cutané. Les parasites entrent dans le système lymphatique et passent dans la circulation sanguine (1). À l'intérieur de l’hôte, ils se transforment en trypomastigotes circulants dans le sang (2) et sont transportés à d'autres emplacements dans tout le corps, atteignent d'autres fluides biologiques (par exemple, lymphe, liquide céphalo-rachidien), et continuent de se répliquer par scissiparité (3). Le cycle parasitaire du Trypanosome africain est représenté par des étapes extracellulaires. Une mouche tsé-tsé s’infecte par des trypomastigotes circulants en prenant un repas de sang sur un mammifère infecté hôte (4)(5). Dans l’intestin de la mouche, les parasites se transforment en trypomastigotes procycliques, se multiplient par scissiparité (6), quittent l’intestin, et se transforment en épimastigotes (7). Les épimastigotes atteignent les glandes salivaires de la mouche et continuent leur multiplication par scissiparité (8). Le cycle dans la mouche dure approximativement 3 semaines. Diagnostic de laboratoire : du liquide de ponction d’un ganglion, de sang, de moelle osseuse, ou, aux dernières étapes de l'infection, du liquide céphalo-rachidien prélevé par ponction lombaire.
  • 6. Traitement : Le traitement standard courant pour la première étape de la maladie est la pentamidine en intraveineuseou intramusculaireles . effets secondaires principaux étant l'hypoglycémie et la douleur au point d'injection ; suivie de la suramine en intraveineuse (pour le T.b.rhodesiense ) sur une durée plus prolongée. Le traitement standard courant pour la deuxième étape de la maladie (phase neurologique) est le mélarsoprol en Intraveineuse 2.2 mg/kg et par jour pendant 10 jours consécutifs.