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Street Art : De la rue à la salle de cinéma Illégalité et temps. Comment la vidéo est aujourd’hui moyen de rendre visible, moyen d’expression, de création, mais surtout un support pour faire perdurer une œuvre éphémère.
Le fait « d’exposer » illégalement ne donnerait-il pas plus de poids au message de l’artiste ? On peut se demander si ce n’est pas cette tension ;  autour de la question de « la légalisation » du Street Art, qui est la composante majeur de cet art. Autrement dit, cette frontière (et ambigüité) entre légal et illégal constitue ce mouvement.  Le message et/ou les actions de ces artistes - qui bravent les interdits pour s’exprimer à la vue du plus grand nombre –  n’est-il pas plus pertinent et percutant parce qu’il est exposé de manière illégal ? Image extraite de « 28 millimètres » Livre réalisé par JR et Ladj LyProjet de 2006
Plan  Le Graffiti, de la rue au cinéma avec Banksy et Basquiat Le film documentaire, objet pédagogique et objet de mémoire III.  La rue, le cinéma : scènes de création, scènes d’exposition
 Le Street Art ,[object Object]
 1970 : Reconnaissance dans le monde de l’Art Contemporain
 Élément qui prend place dans la vie quotidienne (Centaines de personnes qui traversent ces rues quotidiennement).  ,[object Object]
 Le temps : Paramètre constructif de cet art
 La vidéo/la photographie : Faire perdurer les œuvres,[object Object]
 C’est aussi un questionnement sur cet art en train de se faire.
 Si longtemps désapprouvée, cette forme d’art a l’air de devenir une révolution, autant dans le savoir faire, la technique que par son aspect illégal, une nouvelle forme prisée, enviée.
  Ces films n’ont pas légalisé ou légitimé leStreet Art, mais ont participé à l’ascension de cette pratique au rang d’art.,[object Object]
BANKSY Banksy est un artiste, connu essentiellement pour ses pochoirs en milieu urbain. Dissimulant sa véritable identité, des spéculations sont cependant faites sur le fait qu'il serait originaire des environs de Bristol et serait né en 1974. Il combine les techniques du graffiti, du pochoir de l‘installation pour faire passer ses messages, qui mêlent souvent politique, humour et poésie. Les pochoirs de Banksy sont des images humoristiques, parfois combinés avec des slogans. Le message est généralement antimilitariste, anticapitaliste ou antisystème. Ses personnages sont souvent des rats, des singes, des policiers, des soldats, des enfants, des personnes célèbres ou des personnes âgées. Œuvre de Bansky dans rue Londonienne, 2008 Site officiel http://www.banksy.co.uk/
II. Le film documentaire, objet pédagogique et objet de mémoire Objet documentaire et pédagogique :  ,[object Object]
 Produit une représentation d’une réalité
 Apporte des explications, justifications, informations sur la construction du projet
 Rappel le processus de fabrication et l’histoire de l’artisteOutil de travail, outil de mémoire : ,[object Object]
 Témoignages de proches, collègues, visiteurs…
 Témoins d’une histoire passée
 Outils de connaissance et appropriation d’un patrimoine,[object Object]
 Film qui s’ouvre sur une interview de l’artisteTout au long du documentaire on le voit peindre, échanger, poser, rencontrer. On a des témoignages de proches, on nous parle de ces craintes : être incompris.Son admiration et affection pour Warhol. Les dégâts que sa mort vont causer…  BASQUIAT, The Radiant Child Film documentaire de Tamra Davis, 2009
[object Object],« As an end to the 9to5 » « Invent to college » « Not 2-Nite Honey »  ,[object Object],Les lettres GE (Generous Electric) peintes par Warhol et le mot ALERT inscrit pat Basquiat, il ajoute des visages qui lui son propre et donnent une humanité à l’oeuvre. Cela faisait 26 ans que Warhol n’avait pas repris ces pinceaux – poussé par Basquiat il va se remettre au dessin et à la peinture.
Le film documentaire pourrait être comparé au film d’art« Le Mystère Picasso ».Ces deux documentaires, par le biais d’images d’époqueinforment le spectateur. Ils montrent des techniques  d’utilisation. La pellicule, le son permettent de capturer un instant et de le faire durer dans le temps. En effet, ces images peuvent être visionnées à plusieurs reprises. ,[object Object]

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Street Art : de la rue à la salle de cinéma

  • 1. Street Art : De la rue à la salle de cinéma Illégalité et temps. Comment la vidéo est aujourd’hui moyen de rendre visible, moyen d’expression, de création, mais surtout un support pour faire perdurer une œuvre éphémère.
  • 2. Le fait « d’exposer » illégalement ne donnerait-il pas plus de poids au message de l’artiste ? On peut se demander si ce n’est pas cette tension ; autour de la question de « la légalisation » du Street Art, qui est la composante majeur de cet art. Autrement dit, cette frontière (et ambigüité) entre légal et illégal constitue ce mouvement. Le message et/ou les actions de ces artistes - qui bravent les interdits pour s’exprimer à la vue du plus grand nombre – n’est-il pas plus pertinent et percutant parce qu’il est exposé de manière illégal ? Image extraite de « 28 millimètres » Livre réalisé par JR et Ladj LyProjet de 2006
  • 3. Plan Le Graffiti, de la rue au cinéma avec Banksy et Basquiat Le film documentaire, objet pédagogique et objet de mémoire III. La rue, le cinéma : scènes de création, scènes d’exposition
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  • 5. 1970 : Reconnaissance dans le monde de l’Art Contemporain
  • 6.
  • 7. Le temps : Paramètre constructif de cet art
  • 8.
  • 9. C’est aussi un questionnement sur cet art en train de se faire.
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  • 11.
  • 12. BANKSY Banksy est un artiste, connu essentiellement pour ses pochoirs en milieu urbain. Dissimulant sa véritable identité, des spéculations sont cependant faites sur le fait qu'il serait originaire des environs de Bristol et serait né en 1974. Il combine les techniques du graffiti, du pochoir de l‘installation pour faire passer ses messages, qui mêlent souvent politique, humour et poésie. Les pochoirs de Banksy sont des images humoristiques, parfois combinés avec des slogans. Le message est généralement antimilitariste, anticapitaliste ou antisystème. Ses personnages sont souvent des rats, des singes, des policiers, des soldats, des enfants, des personnes célèbres ou des personnes âgées. Œuvre de Bansky dans rue Londonienne, 2008 Site officiel http://www.banksy.co.uk/
  • 13.
  • 14. Produit une représentation d’une réalité
  • 15. Apporte des explications, justifications, informations sur la construction du projet
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  • 17. Témoignages de proches, collègues, visiteurs…
  • 18. Témoins d’une histoire passée
  • 19.
  • 20. Film qui s’ouvre sur une interview de l’artisteTout au long du documentaire on le voit peindre, échanger, poser, rencontrer. On a des témoignages de proches, on nous parle de ces craintes : être incompris.Son admiration et affection pour Warhol. Les dégâts que sa mort vont causer… BASQUIAT, The Radiant Child Film documentaire de Tamra Davis, 2009
  • 21.
  • 22.
  • 23. Témoignages des artistes – de leurs proches
  • 24. Montrer les techniques qu’ils utilisent
  • 25. Films orchestrés de manière esthétique. Ils sont montés, interviews, témoignages s’entrecoupent d’images d’époque. Idée qu’ils suivent un scénario, et une chronologie (celle de l’artiste). Le Mystère Picasso, film d’Henri-Georges Clouzot, 1955
  • 26. Exemple avec « Le Mystère Picasso » : Lorsque l’artiste travail au fusain/pinceaux les images sont en noirs et blancs. La bande son est pauvre (bruitage du studio). Lorsqu’il peint les couleurs apparaissent, le bruitage de fond laisse place à une symphonie. Clouzot et Picasso : Henri-Georges Clouzot, sort en 1956 « Le Mystère Picasso », film témoin du géni créatif de Picasso. Les deux amis, après avoir reçu des feutres à encres spéciaux (qui avaient l’étrange capacité de traverser le papier sans baver) on décidé ensemble, de faire ce long métrage.Film témoin, puisque les œuvres furent détruites. Ces images sont donc un moyen de les garder et les rendre visibles à nouveau.
  • 27.
  • 28.
  • 29.
  • 30.
  • 31. Œuvres éphémères, exposées au temps, intempéries, susceptibles d’être effacées par la main de l’homme (agents d’entretiens chargés de nettoyer, passant qui prend unmorceau de l’affiche…). Site officiel http://www.jr-art.net/
  • 32. Sélection de 28 portraits, clichés convertis en affiche par JR. Portraits de jeunes de la Cité et du Quartier voisin de La Forestière (Clichy-sous-Bois, 93). Site du projet http://www.28millimetres.com/ 28 Millimètres, le livre - Réalisé par JR et Ladj LyPréface Vincent Cassel, Edition Alternative (Gallimard) 2006
  • 33. Affiche deJR Titre de la performance : Women Are Heroes Concept : Après avoir exposé de gigantesques portraits d'Israéliens et de Palestiniens de part et d'autre du mur de sécurité séparant les deux peuples, le photographe JR a couvert, en 2008, murs, escaliers, ponts, trains d'immenses clichés de femmes opprimées au Brésil, au Kenya, au Cambodge et en Inde.
  • 34. Réalisé par JR En salle le 12 janvier 2011
  • 35.
  • 36. Renforce le côté artistique, les idées et messages de J.R.
  • 37.
  • 38. JR en 2011 : Un nouveau projet participatif « Inside Out est un projet artistique participatif à grande échelle qui transforme les messages sur l’identité personnelle des gens en une œuvre artistique. En utilisant des portraits photos en noir et blanc, chacun peut faire découvrir, révéler et faire partager les histoires tues et les images de gens à travers le monde. Les photographies numériques mises en ligne sur le site Insideout, seront imprimées en format affiche et renvoyées aux participants de ce projet pour qu’ils les collent et les exposent dans leur propre communauté. Tout le monde peut participer, que vous soyez seul ou en groupe ; les affiches peuvent être collées n’importe où, d’une image isolée à la fenêtre de votre bureau jusqu’au mur rempli de portraits d’un bâtiment abandonné ou d’un stade. Ces expositions seront documentées, archivées et consultables en ligne. Je vous souhaite de défendre ce qui est important pour vous en participant à un projet d’art global, et ensemble, nous retournerons le monde…Inside out. »
  • 39. Conclusion Notion de temps directement liée à l’illégalité et à ce mouvement d’art contemporain. Si en bravant les interdits ces artistes n’ont pas de limites d’espace ils sont celles du temps. La vidéo documentaire est ici un support. Support qui permet de conserver les œuvres, et les rend visibles autrement : en effet elles ne sont plus exposées de la même manière, on ne les regardes pas de la même façon. Vidéo, support qui retrace la construction de l’œuvre, permet au spectateurd’entrer dans les coulisses, le studio de l’artiste : l’envers du décor.
  • 40.
  • 41. Fabrice Bousteau, « Entretien avec JR », dans Beaux Arts Magazine, octobre 2009
  • 42.
  • 43. Jean-Michel Basquiat : The Radian Child, film documentaire de Tamra Davis, 2009
  • 44. Basquiat, comédie dramatiqueréalisé par Julian Schnabel, 1996
  • 45. Womenare Heroes, film documentaire de JR, 2011
  • 46.