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Le magazine du West Provence Chapter | N° 2-3 2016
WPC
6 MOIS D’EDITOS LES SORTIES D’AUTOMNE
ON PARLE DE NOUS MILWAUKEE EIGHT
2 | Le mag du WPC
Votre sécurité est pour nous une priorité. Roulez
prudemment et respectez le code de la route et ne
surestimez pas vos capacités. N’oubliez jamais de
porter un casque réglementaire, des lunettes pro-
tectrices et des vêtements adaptés à la conduite et
exigez de vos passagers la même discipline. Ne
montez jamais en selle sous l ‘influence de l’alcool,
de médicaments ou d’autres drogues. Avant de
prendre la route, vous devez bien connaitre votre
Harley®
et avoir lu très attentivement tout le ma-
nuel livré avec le véhicule.
Le mag du WPC | 3
Que du lourd !
L’édition de Printemps n’a pas vu le jour et nous
regroupons donc 6 mois d’activité du Chapter dans
cette deuxième édition du Magazine du West Pro-
vence Chapter, qui pour le coup s’est un peu alour-
die.
Plus de 13 sorties officielles, quelques participa-
tions de nos membres à d’autres évènements, le WPC aura parcouru
plusieurs dizaines de milliers de kilomètres avec des représentations eu-
ropéennes et transcontinentales ! … Si ça c’est pas du lourd !
Nous atteignons cet été la barre des 90 membres en moins de deux an-
nées d’activité, et c’est une dizaine de bikeuses et bikeurs qui ont officiel-
lement reçu leurs couleurs ces six derniers mois...ça aussi ça pèse !
Plus de rideuses, plus de rideurs, plus de sorties...d’où la nécessité
d’améliorer notre sécurité sur la route. Une journée sécu est programmée
cet automne...une grande première au WPC (voir le prochain mag) et du
lourd toujours !
La chaleur, lourde aussi, était au rendez-vous, le nombre de participants
aux sorties augmente et c’est tant mieux. L’automne arrive avec des mé-
téos parfois plus mitigées, mais des sorties sont toutefois prévues au
calendrier...c’est le moment de ressortir les tenues chaudes !
J’en profite pour inviter les membres à se joindre massivement à la parti-
cipation du WPC à SALON TELETHON le samedi 3 Décembre 2016.
Et pour bien clôturer la saison estivale, la MotorCo lance sa neuvième
génération de V-Twin… un 107 est déjà arrivé à Sunroad, certains l’ont
déjà essayé…
Bref, que du lourd ! Et pourvu que ça dure !
Un grand merci du Bureau à toutes celles et tous ceux qui contribuent au
succès de notre West Provence Chapter !
Philippe
West Provence Chapter
Editor
Le WPCnews est une publication du
West Provence Chapter.
Vos contributions et commentaires
sont à adresser à :
editor@westprovencechapter.fr
Carlos Gomes Directeur de publication
Philippe Rabiet Rédacteur
Michèle Denis Photographies
Pour toute demande d’adhésion au
West Provence Chapter, une perma-
nence du bureau est assurée le samedi
après-midi à la concession Harley-
Davidson Sunroad, Salon de Provence.
4 | Le mag du WPC
LA ROUTE DU BLUES
15ème anniversaire
LE PORTUGAL
Le mag du WPC | 5
Sommaire
3 Que du lourd !
Les éditos de printemps
6 Inter-Chapter Sud-Est
8 Bouzigues
9 La route du blues
14 Gerardmer Motordays
15 Pique-nique au Colorado Provençal
17 Eagles Chrome—Briançon
Les éditos de l’été
19 Hey Portugal Harley !
29 Une Première mondiale !
30 Legends Day—Moirmoiron
31 St Jean de Montclar...une nouvelle route à tracer
33 Weekend nomade à la Brescoudos
35 Visite aux Charmettes
37 Blog: sur les traces de Magda
39 Les nouveaux membres du WPC
40 Calendrier Octobre, Novembre, Décembre
On parle de nous
41 Hors-série Freeway #101 Mai / Juin 2016
46 Freeway #296 Août 2016
50 Legend Motorbike
51 Harley and the Davidsons
52 Milwaukee Eight
WPC édito
6 | Le mag du WPC
Inter-Chapter Sud-Est
9-10 Avril 2016
Le dernier il y a quelques années c’était dans le sud du sud,
organisé par le Chapter Esterel Côte d’Azur et je n’y étais pas,
dommage. Le prochain dans 2 ans sera aussi dans le sud du
sud, et sera organisé par le Chapter Iles d’Or Carqueiranne et
j’espère bien y être ! Cette année, le Rhône Valley Chapter
organise et c’est ainsi que nous sommes allés dans le grand
nord du sud pour l’occasion. Là j’y étais et c’était vraiment
bien ! J’y étais avec une bonne partie du West Provence
Chapter et nous nous sommes vraiment bien régalés ! Moi je
vous le dis, si le prochain est aussi bien que l’édition de Va-
lence, alors autant se l’inscrire tout de suite dans nos agendas
pour une participation massive du WPC ! Allez, je raconte un
peu pour ceux qui n’y étaient pas histoire de vous motiver pour
la prochaine !
Petite pensée au passage pour Mouche qui avait prévu d’y
être, qui n’avait pas perdu ses clés, mais qui était en mode
réparation et qui du coup n’a pu se joindre à nous, même sans
ses hernies qu’il n’avait d’ailleurs pas aux pneus de son Street.
Bon ben avec Flo, vous vous rattraperez à la prochaine … !
Le Massilia Chapter nous rejoint à la concession de bonne
heure de bonne humeur ce samedi matin-là, avec le sourire et les croissants, ce qui tombe bien vu que
nous les attendions à la concession avec le café fraichement livré par l’indéfectible Jérôme du Garage d’à
-côté. Ça fait du monde sur la mezzanine, chaude
ambiance, nous y sommes tellement bien que nous
avons presque du mal à partir. Premier petit contre-
temps.
Le convoi d’une soixantaine de H-D se forme, ce
qui, faut-il se l’avouer avec concupiscence … fait
vraiment vibrer ! Le convoi s’ébranle et c’est alors
que nous roulons direction plein est : tiens bizarre
la boussole, on ne va plus à Valence ??? Déroutant
certes mais nous bifurquons finalement un peu plus
loin direction le nord et c’est après cet autre petit
intermède que nous atteignons la région Avignon-
naise sans option péage ni autoroute. Je n’avais
quand même pas idée qu’il pouvait y avoir tant de
ronds-points dans cette région-là et nous en avons
d’ailleurs profité pour tous les visiter ! Troisième
petit contretemps certes loin d’être fâcheux mais à force à force les aiguilles tournent plus vite que nous
dans les ronds-points ce qui nous emmène quand même sur l’autoroute à péages pour rejoindre Montéli-
mar pour un rapide petit lunch dans un manger-vite, puis Valence où nous arrivons bons derniers à la
concession H-D Family 26.
Tous les autres Chapters du sud-est sont arrivés, même celui de Perpignan. Ben oui c’est vrai quoi : Va-
lence est dans le Sud et Perpignan à l’est… Quoi
qu’il en soit c’est un vrai plaisir partagé de retrouver
Salva et son Perpignan 66 Chapter, Daniel et son
Chapter Iles d’Or Carqueiranne et de croiser tous
les autres Chapters : Avignon, Esterel, Languedoc
ainsi que nos hôtes de Valence… ça fait du monde
sur le site, près de 300 bikeuses & bikers + 1 biker
parisien, Stéphane Sahakian, boss du H.O.G.
France en personne et en Street Glide. Toujours
sympa de venir nous voir !
Le convoi se reforme, cette fois avec 200 V-twin’s,
Le mag du WPC | 7
WPC édito
impressionnant, excitant, enivrant, magnifiquement
sécurisé par le Chapter local, et nous arrivons au
camping de Bourdeaux après une heure et 60
bornes de petites routes sympas. Il est temps de
nous installer tranquillement dans nos cabanons res-
pectifs ou quelques cadeaux nous attendent genti-
ment, miam du nougat ainsi qu’une orange pièce
vestimentaire très seyante lorsque savamment por-
tée par certains de nos membres … voir les photos,
je n’en dirais pas plus !
Tout le monde se retrouve ensuite pour l’apéro, les
accolades des Chapters’ Directors, les petits fours,
quelques speechs, des drôles d’animations, le diner,
la voix de Monsieur Smet, quelques rires bienvenus,
une bonne ambiance, des rencontres et des photos, un bien bon groupe de soul, des pas de dance sur la
scène ou ailleurs, des discussions endiablées, quelques aller-retour au bar, le feu d’artifice magnifique, et
comme d’habitude c’est quand soudain on se rend compte qu’il est déjà 2 heures du mat’ qu’on sait que la
soirée fut bonne même qu’on a pas trop envie de se coucher si ce n’est la promenade du lendemain qui
n’attendra pas les lève-tard…
Bien que levé comme il faut, je ne pourrais tout de fois pas vous en parler de cette ballade, ayant réussi à
rater le départ sans autre commentaire. Alors avec ma passagère et les sieurs J-P et J-D nous allons boire
un petit café en terrasse au soleil à Dieulefit ma foi
pas très loin. Nous y croisons d’autres égarés du
WPC décidément pas très assidu à l’heure de la
messe ! Notre Director également rata cette ballade :
nous le retrouvons au camping en train de faire un
constat avec un étourdi qui arrêta un peu plus tôt sa
moto dans la sacoche de son Electra qui n’y résista
pas. Va falloir changer de moto ! ? ! Dernier rassem-
blement autour du buffet campagnard avant de tirer
nos révérences et de s’en retourner vers nos régions
respectives. Il fait beau au nord du sud et nous –
WPC – en profitons pour rentrer tranquillement tous
ensemble par des petites routes qui nous disent de
revenir…..faudra y penser à un petit ride dans le
Vercors… Voilà donc notre histoire ce week-end
d’inter-chapter, et si vous voulez plus de détails, il y a bien évidemment de quoi lire sur les sites des Chap-
ters, leurs pages FB, sans oublier Legend Motorbike : j’ai eu le plaisir de rencontrer Marie & JR qui étaient
parmi nous et qui publient un bien bel édito ainsi que mille photos sur leur site. A bientôt, on the road
again !
WPC édito
8 | Le mag du WPC
Bouzigues
En panne d’édito !
… histoire sans parole ! ! !
Le mag du WPC | 9
WPC édito
La Route du Blues - Mai 2016
Comment je me sens devant ce foutu tapis ? Grisé, l'âme vagabonde peut être, "like a rolling stone" ? Il y a
ces heures d'avion qui saoulent et les heures qui décalent, il y a ces milliards d'images qui enivrent encore
et qui tournent et virent dans ma caboche kaléidoscope, il y a tous ces bagages qui tourbillonnent sur ce
foutu tapis et qui ramènent avec eux cette sarabande de clichés, instantanés du bonheur vécu sur cette
belle route du blues et qui continue encore et toujours de m'étourdir, et ce foutu tapis qui vomirait la fin du
voyage? "Screw it, lets ride !" Nous sommes 22 du West Provence Chapter à lui tourner autour à la re-
cherche de nos sacs à souvenirs, 22 ravis à partager ce même plaisir d'avoir vécu ensemble la première
aventure américaine du Chapter, et pour certains d'avoir tout simplement vécu leur premier ride aux US.
Comme eux, j'ai longtemps rêvé mon V-twin, j'ai longtemps rêvé la route, j'ai longtemps rêvé me retrouver
sur ces mythiques highways américaines, et puis j'ai lu Kerouac et Loevenbruck et puis je me suis retrouvé
sur la route du blues, et maintenant je ne sais plus si
j'ai rêvé ce trip ou si j'ai vécu un rêve !
On the road.
Ce ride là, c'est déjà 3210 km au compteur de mon
Electra, classe ! C'est un signe non?
trois, deux, un, zéro et je repars, j'échange les "au
revoir" du tapis pour 2000 miles de plus et je re-
prends la route ... notre route, de Chicago à la Nou-
velle Orléans en passant par le Temple de Milwau-
kee, et quelques autres lieux mythiques, quelques
concessions H-D, quelques blues club's ... Pour dé-
marrer, le rêve de tout bikeur, c'est évidemment de
rider un jour la "mother road", ça aurait bien pu être
d'ailleurs le clou de notre voyage, mais pour nous,
ce sera le hors d'œuvre, l'émotion de départ !
L'amuse-bouche c'est le panneau qui en marque le début au cœur de Chicago; nous n'avons pas encore
les motos à ce moment-là, mais après, on avait juste plus envie de marcher ... mais elles sont où nos bé-
canes ? Nous ferons plus tard nos presque premiers tours de roue sur le vrai tout premier segment de l'his-
torique Route 66 qui traverse l'Illinois jusqu'à St Louis: ça y est, on y est ! Les images défilent, nous
sommes à la parade avec ces milliers de bikeurs qui nous ont précédé laissant notre empreinte à notre tour
sur la route la plus emblématique qui soit, celle pour laquelle nos machines ont été créées, idéales il est
vrai pour absorber le tarmac lui aussi très historique. L'Electra ronronne et les images me transportent,
celle de ce village "carte postale" et son bar d'époque, celles de ces quelques stations-service dans un
style très fifties sans oublier celle à l'enseigne
"Freedom" qui ajoute à la nostalgie de cette US 66
que nous abandonnons lorsqu'à St Louis elle file
plein ouest sur ce bizarre Chain of Rocks Bridge en
virage sur le Mississippi. Nous le suivrons direction
le sud ce grand fleuve, direction le Kentucky et ses
routes un peu trop toutes droites à travers champs
puis encore un peu plus au sud dans le Tennessee
où les routes s’arrondissent un peu, ça commence à
chatouiller le guidon, doucement, on prend le temps
d’enrouler de collines en collines, gentiment, les pay-
sages changent, tranquillement, plaines, bois et prai-
ries, on n'y croise pas grand monde mis à part
quelques bisons, paisibles, bizarre cette lourde sen-
sation d'errance paresseuse, cet apathique senti-
ment de se sentir presque perdu loin de tout presqu’en marge d'une vraie vie speedée à fond de
sixième...et les yards défilent et les miles s'égrènent et nous y ramènent régulièrement à ces autoroutes
citadines et leurs milles échangeurs tellement enchevêtrés que les GPS en deviennent chèvres, ces multi-
voies où les camions longs comme des trains nous doublent et à droite et à gauche, ces paysages embou-
teillés qui pourraient nous sembler familiers si ce n'est que cette route continue toutefois d'être pour nous
une jouissive découverte, une source d'exaltation, une réponse peut être à nos secrètes quêtes de liberté...
Nous basculons plus tard dans le "sud profond" pour traverser d'abord le Mississippi, pas le fleuve ce coup-
WPC édito
10 | Le mag du WPC
ci mais l'état vraiment très plat avec des champs à perte de vue, un peu comme notre Crau mais en cent
fois plus grand. Cette route là nous donne le temps de penser, de s'évader, de rêver et peut être ai-je se-
crètement rêvé parfois de croiser la route de Bohem ou celle de Sal Paradise ? Nous ne rêvons pas par
contre lorsque nous traversons cette forêt, immense, plus de 100 bornes sur la presque toute droite route
"Natchez Original Trail" qui nous livre à son tour son lot d'images insoupçonnées comme cet improbable
fermier sur sa chaise au milieu de son champs tenant son immobile cheval en laisse, l'un comme l'autre
insensibles au "potato" de nos machines comme si le temps pour eux s'était arrêté au moment où nous les
croisons. Le temps ne s'arrête pas pour nous par contre, on a même l'impression qu'il s'accélère lorsqu'un
panneau nous souhaite la bienvenue en Louisiane
au bout de laquelle nous savons bien que le voyage
s'arrête...Vacherie ! C'est le nom de l'un des derniers
bourgs que nous traversons sur cette petite route
géniale qui épouse les derniers lacets du Mississippi
avant d'arriver à la Nouvelle Orléans où il faudra
bien se rendre à l'évidence du bout du chemin où le
cœur serré et l'humeur spleen nous y abandonnons
nos V-twin, petit coup de blues au terme de notre
Route du blues !
La route du blues.
A dire vrai, on se l'est faite à l'envers mais il n'y a
pas eu d'arnaque pour autant ! La musique est née
dans les champs de coton du sud pour s'exporter
ensuite vers les villes du nord et c'est cette route historique du blues, la Route 61 que nous venons de des-
cendre sur 500 miles jusqu'à la Nouvelle Orléans, l'issue de notre voyage, là où tout a commencé en fait,
comme si le groove magique du blues devait rempla-
cer la musique perdue de nos H-D et nous transpor-
ter encore sur cette route que nous ne voulons plus
quitter. Aux images de la route achevée s'ajoutent
alors "blue notes" et rythmes lancinants, voix
chaudes et mélopées électriques, autant d'incanta-
tions qui invitent à poursuivre notre voyage... dans
cette cour jazzy de Bourbon Street où l'intemporel
crooner Steamboat Willy accompagne notre dernier
cocktail, lorsque nous "ridions" cette Blues Highway
à travers le "Mississippi Delta", légendaire terre na-
tale du blues, dans ce musée de Clarksdale qui me
donne l'envie de découvrir la musique de Mississippi
John Hurt ou encore celle de Nehemiah Curtis "Skip"
Burnett ou encore celle des bands qui enflamment
les nuits du Ground Zero Blues Cafe, pas très loin. On y passerait d'ailleurs bien une nuit mais la route con-
tinue vers Memphis Tennessee; j'étais déjà fan de la version de Chuck Berry, la version originale nous a
tout autant enchanté avec sa Beale Street un peu calme (c'est Dimanche) mais où nous passons toutefois
une soirée bien rock'n roll...sans oublier Graceland très kitch mais le King est incontournable n'est-il pas?
Ce pèlerinage devait évidemment passer par Memphis, la "Music City", où nous arpenterons Broadway
plus d'une fois histoire de bien s'imprégner de la
country qui s'y joue partout sans jamais s'arrêter. Et
puis plus haut, plus tôt, il y a "Sweet Home Chicago"
où le blues deviendra plus électrique comme celui de
Pistol Pete qui enflamme notre soirée au Buddy
Guy's Legends. Un peu plus tôt encore, nous venons
tout juste d'atterrir et je suis là avec les autres riders
du WPC devant ce foutu tapis à attendre nos ba-
gages, et je me rends compte aujourd'hui à quel
point ils étaient vides ces bagages, vides de toute
cette route qui nous a tellement fait vibrer, vides de
toutes ces musiques qui nous ont accompagné un
peu partout, vides de tous ces moments inoubliables
partagés sur nos H-D par notre petite délégation du
Le mag du WPC | 11
WPC édito
West Provence Chapter.
Pensées pour ceux qui auraient aimé y être.
A la rencontre du mythe.
La Route du Blues du WPC est d'abord un voyage
de bikeurs tous un peu, beaucoup, passionnément
amoureux de leur H-D et passionnés par tout ce qui
touche de près et de loin au "Bar & Shield". Ainsi,
nous ne pouvions pas être si proche du saint des
saints sans aller y chercher notre bénédiction de
bikeurs ! Et ça je vous le donne en mille, ce fut une
sacrée première étape de notre aventure. Pas plutôt
sortis du Buddy Guy's, notre compte est bon: nous
récupérons nos V-Twin tant attendus et nous filons
direction Milwaukee, là ou tout a commencé, comme
le groove envoutant de nos machines qui nous ac-
compagnera tout au long de notre route du blues,
direction le Harley-Davidson Museum, là où notre passion rencontre son histoire, et c'est la magie d'un in-
croyable voyage dans le temps que nous allons découvrir. Nous étions bel et bien attendus et toutes et
tous du WPC sont soudainement tout ébaubis de-
vant cette invraisemblable vitrine aux couleurs du
West Provence Chapter qui nous accueille à l'entrée
du musée: y sont exposés albums photos et patchs
de notre Chapter, tee-shirt Sunroad et plus encore.
Il y a même un petit texte racontant l'histoire du
WPC et on peut y lire avec surprise:
"In May 2016, 22 bikers from the West Provence
Chapter will take the ride of their life when they bike
down the Road of the Blues from Chicago to New
Orleans. Needless to say, a visit to the H-D temple of
Milwaukee will provide the perfect kick-start to their
rideout!"
Mais comment diable pouvaient-ils savoir? Et par
quel artifice a-t-il pu se savoir que le doyen de notre
Chapter fêterait bientôt ses 80 printemps sur sa H-D? Il se demande bien ce qui lui arrive d'ailleurs lorsque
Paul Hoff du Museum lui souhaite si gentiment un bon anniversaire de la part de Harley-Davidson avec un
cadeau du H.O.G. vraiment très spécial, signé W... Respect à toi Patriarche Bikeur !
Le temps s'accélère déjà dans ce musée et nous fait revivre avidement la Motor Co, intemporelle odyssée
sur une autre route historique, celle de l'histoire de nos vénérées machines. L'émotion gagne et les batte-
ments de cœur s'accélèrent eux aussi quand la magique porte des Archives s'ouvre à nous, sésame vers
un sanctuaire captivant, excitant, émotionnant: une moto de chaque modèle de chaque année y est conser-
vée et là le temps s'arrête un instant! J'ai sous les yeux une AMF 125, qui n'avait pas de V-twin certes,
mais c'est pourtant grâce à elle que pour moi tout a
commencé, cette indéfectible passion pour les Har-
ley's, ce qu'elles sont et ce qu'elles représentent, et
je regarde subrepticement autour de moi tous mes
bro's du WPC et je me dis qu'il n'y aura pas qu'une
madeleine qui aura droit à sa petite larme aujour-
d'hui !
Et par quelle entremise Greg, le Director du Milwau-
kee Chapter pouvait-il bien savoir que nous étions
en visite sur ses terres ? ! Le WPC tout épaté le
rencontre accompagné de Jennie à la sortie du mu-
sée et ils nous conduirons sympathiquement ensuite
jusqu'à leur concession: The House of Harley-
Davidson. Là où tout a commencé, première conces-
sion, premier Chapter... Voilà, nous sommes en
train de vivre la Légende et tout ça va nous coller
une pêche et une banane d'enfer pour le reste de notre road trip qui sera ponctué de nos visites quasi reli-
WPC édito
12 | Le mag du WPC
gieuses à chaque concession que nous croiserons
jusqu'à la Nouvelle Orléans; on pourrait s'attarder
sur leur taille énorme, sur le nombre énorme de mo-
tos exposées, mais ce qui est vraiment énorme c'est
cette constance dans la gentillesse, la disponibilité et
la courtoisie de celles et ceux qui nous y recevaient
et grâce à qui nous nous sentions comme à la mai-
son!
Des rencontres mémorables.
C'est bien vrai, il suffit de visiter notre collection de
tee-shirts pour revisiter notre parcours et se rappe-
ler... notre premier stop (à pied) sur la 66 au Lou
Mitchell's, les escaliers de Union Station sans Kevin
Costner, le beignet à la saucisse du Cosy Dog, notre
guide enjouée lors de notre visite à M. Jack Daniels, ce sympathique cajun tripoteur d'alligators, le marché
Français de la Nouvelle Orléans et cet échange bien
agréable presque fusionnel avec Brian Paul qui nous
parle avec enthousiasme de son film et de son bou-
quin: Cure for the Crash, The art of train hoppin... et
je m'évade encore et la magie du voyage continue et
je renvoies maintenant son génie dans la lampe ou
peut être dans les réservoirs de nos V-twin! Prenez
garde alors au prochain plein bikeurs de la route du
blues ! où vous emmènera-t-il la prochaine fois où
peut-être vous invitera-t-il à raconter encore et en-
core...
Pour moi c'est l'heure de m'arrêter et de remercier:
celles et ceux qui partagent ce magnifique "spirit" et
avec qui je prends toujours plus de plaisir à rouler sur
cette route du blues et sur toutes les autres encore et
toujours; et surtout celui par qui tout a commencé, de
la naissance de notre West Provence Chapter à mes -
nos premiers miles sur la terre natale de nos ma-
chines... Director Carlos, nous te dédions humblement
ces quelques lignes et tu l'auras bien compris: le tapis
s'est arrêté maintenant, les bagages sont rentrés à la
maison, mais il en est qui se sentent "like a rolling
stone", prêt à repartir! alors...........Lets Ride ! ! !
Le mag du WPC | 13
WPC édito
Le WPC sous l'eau et sans le fioul
aux Gérardmer Motordays - Mai 2016
Le Dimanche:
-Allo Philou? -Ouai Fred, ça gaze? -Yes! T'as vu la météo pour Gérardmer? -T'as raison ça craint! -Bon on
voit demain comment ça tourne...
Le Lundi:
-Allo Fred? - Ouai mon Philou, ça roule? -Ben ouai mais plus longtemps, t'as vu y a plus de fioul? -Fait ca-
guer tout ça, on va pouvoir monter, tu crois? -Bon on attend les news demain et on voit...
Le mardi:
-Yo mon Fredo c'est la mer...de non? -Ben ouai mon Philou, stations fermées météo toujours pourrie...... -
Comment ça va le faire du coup? -J'ai eu Carlos au phone, il a dit "on monte" -Ah bon ben alors mon Fredo
je crois bien que... -Tu sais quoi, je vais faire un sondage voir si tout le monde est toujours partant. -Zi va!
Le Mercredi:
-Allo Philou? -Ouai, alors? -Tu sais quoi? ils viennent tous! -Dommage, sauf 1. -Ah ouai, ouai, sauf 1, dom-
mage. -Bon ben c'est parti! Oublies pas ta combi de pluie! -C'est clair!
Sous l'eau et sans le fioul ?
Et c'est ainsi qu'une quinzaine de riders du WPC se
retrouve le Jeudi matin au soleil devant Sunroad,
prêt à partir loin dans le nord, direction les Gérard-
mer Motordays. Un peu plus tôt dans la semaine, on
pouvait lire sur leur page FB un post de Henri
Loevenbruck (membre de l'organisation), je cite:
"Dans l'adversité ou dans l'épreuve, le même adage
depuis toujours me guide : c'est dans la tempête que
l'on reconnaît le bon marin. Alors que tous les bons
marins et tous les audacieux, que tous les bâtisseurs
fassent un pas en avant, car l'aventure, la vraie,
nous attend !..." C'est bien ça donc, nous partions
fièrement à l'aventure, mais serions-nous des "riders
on the storm" pour autant? Et bien non, car ce jour là
littéralement, nous avons eu grand beau sec jusqu'à
destination! Il fera beau tout le temps d'ailleurs et
nous n'essuierons qu'un peu de pluie sur le chemin du retour, en plaise à certain! Restait le problème de
l'essence... qui n'en a finalement jamais été un; nous avons toutefois pris soin de refaire systématiquement
les niveaux dès que nous croisions une pompe ce qui nous a fait un paquet de visites de station et un pa-
quet de cafés avant notre pause déjeuner chez les Mom & Dad de l'Assistant Director Fred. Nous y
sommes reçus comme des rois chez Guy et Andrée, nous avons juste à mettre les pieds sous la table pour
déguster quelques spécialités locales et ça finit d'ail-
leurs par être dur de repartir.
La JiPoulette
Repartir? C'était sans compter la JiPoulette qui de-
vait nous faire rester une heure de plus en pays
Bressan. JP, notre impressionnant biker looké lu-
nettes noires dans son perf noir sur son Fat noir
n'était pas du tout noir mais il avait peut être bu trop
de café ..., ses mains tremblotent un peu avant de
manger, il tripote les mauvais boutons du guidon et
en oublie d'éteindre la lumière si bien qu'après man-
ger et un dernier café ..., nous le retrouvons décon-
tenancé tout penaud le doigt sur le démarreur du Fat
qui ne fait plus "potato" mais "clac clac clac" et puis
plus rien. Notre JP se transforme alors en un atten-
drissant et tout triste nounours devant sa batterie
raplapla qui nous dit tout embarrassé: "J'ai fait une boulette !" ... la boulette à JP, la JiPoulette quoi ! 3 ou 4
WPC édito
14 | Le mag du WPC
bikers affairés, le jeu de câbles de Guy, le jeu de câbles du voisin, la batterie de la voiture de Dédée puis
celle de la voiture de Guy, son atelier mécanique où les bikers bricolent les cosses des câbles, un paquet
de coup de démarreur qui font toujours "clac clac clac" et puis soudain pour ne pas dire enfin, la Jipoulette
est réparée, Nounours souffle et remet son perf de JP et nous repartons alors direction le nord toujours.
Quelques encablures plus tard nous coupons le contact sur le parking des remonte-pente à Gérardmer où
nous retrouvons Carlos & Michèle qui ont troqué leurs gilets de Director & Photo-
grapher pour ceux de fidèles bénévoles en plein boum de préparation des Motors
Days.
Comme des rois, toujours!
Nous rejoignons notre immense et très accueillant chalet où nous passerons un
agréable bon temps ! Certains s'y révèlent maestro du BBQ pour y griller ces déli-
cieuses saucisses paysannes de famille ramenées par JP même que ça, c'était pas
une JiPoulette ! certains profitent bien du billard ou retrouvent leurs réflexes d'étu-
diants au babyfoot mais tous s'entendent bien finalement à prendre un apéro en ter-
rasse pour profiter un max du soleil vosgien qui ne nous quitte pas (cal), à partager
une table qui se veut conviviale, animée, chaleureuse, et plus tard au clair de lune de
savourer un petit jack "night cap" et bonne nuit ! Comme des rois nous étions donc
dans ce petit coin de paradis des Vosges, comme
des rois le Fred et le Philou qui partagent une ban-
quette lit avec un maudit trou au milieu et ça aussi,
ça rapproche ! C'est tout, n'aller pas y chercher de
JiPoulette, il n'y en a point.
Du col de la Schlucht à Xonrupt
Ils sont forts au Scrabble dans ce pays ! Ils ont de
ces noms ! ça va plus vite à y aller qu'à les dire !
(quoique) Ils sont fort aussi dans ce pays pour bien
nous faire profiter de leurs montagnes comme au col
du titre où nous trouvons un parcours de luge d'été :
alors que certains redescendent gentiment vers
notre chalet, l'Editor et 4 bikers du WPC s'y arrêtent
et s'y font un petit plaisir ... remontée en télésiège
sans les skis mais avec le soleil toujours suivi d'une
descente en luge endiablée où nous nous sommes
bien éclatés à prendre tous les virages à fond de 6...un peu comme la redescente de ce col de la Schlucht
dont on parlera encore longtemps et où nous prenons un vrai gros plaisir à enrouler tous les virages de
cette magnifique route dont on ne dira qu'un mot : DeLuxe ! (même s'il n'y était pas ce qui fut bien là une
JiPoulette)
Les Motor Days
Un rassemblement bien sympa où là aussi nous prenons du bon temps. Tout est au rendez-vous, les
stands habituels, quelques animations, du stunt et du burn, quelques concerts dont celui du toujours très
en forme Johnny Gallagher, et un site bien propice à
la ballade moto, même qu'on en a bien profité, sur-
tout cette redescente du col de la Sch.....
Il y aurait encore beaucoup à raconter sur ces va-
cances de bikers en pays vosgien, il y a de belles
routes à rider, il y a quelques fromages à déguster,
et bien d'autres choses à découvrir qui méritent
toutes ces bornes du sud au nord...tout ça pour dire
que moi, je re-signe pour dans 2 ans, quand à ceux
qui n'y étaient pas, et bien essayer de ne pas refaire
pas la JiPoulette de ne pas venir !
-Yo mon Fredo ?
-ça va mon Philou ?
-ouai, ouai, dis moi, on sera peut être +1 dans 2 ans
alors? -ben ouai il fait beau dans les Vosges!
Le mag du WPC | 15
WPC édito
Pique-Nique au Colorado Provençal - 12 Juin 2016
Alors il paraitrait qu'il y a bien longtemps des Provençaux de Rustrel soient partis aux Amériques et que
depuis une rivière un état même se nomment pareil que notre Colorado allez savoir ? ce que je sais moi
par contre c'est qu'à force à force je suis un peu charrette avec mon écriture et le rhum n'a rien à y voir la
dedans du coup je vais essayer de faire court avec cet épisode juste une petite phrase histoire d'aller à
l'essentiel et d'éviter le superflu et le superfétatoire juste une phrase qui commence au Garage Café où les
26 du WPC accueille Eric Xavier David et Jérôme bienvenue aux 4 nouveaux ainsi qu'à l'équipage invité du
Chapter de Marseille ce qui nous fait donc 22 motos qui ... non 23 vu que l'ami Secretary Fred est venu
rouler 22 secondes avec nous donc rapidement 22 motos qui s'en vont gentiment faire un petit tour en di-
rection de la combe de Lourmarin toujours si plaisante à rider le long de l'Aigue brun au milieu de ses verti-
gineuses falaises et c'est d'ailleurs au pied d'autres falaises celles des mines de Bruoux que nous par-
quons les motos un peu plus tard le temps de prendre un petit café et de les visiter les mines d'ocre im-
pressionnantes avec leurs galeries grandioses taillées comme des cathédrales par des bonhommes leur
sueur et leurs pioches qu'on entend presque encore
sonner comme une petite leçon d'humilité ma parole
ça fait du bien ça des fois comme de retrouver le
soleil nos V-Twin et la route que nous reprenons
joyeusement et c'est là que je me dis que c'est un
peu mesquin de la part de ceux qui savent de ne pas
avoir avertis les nouveaux que notre Activities Officer
n'a pas le même GPS que tout le monde car si la
plupart sont dotés d'une fonction POI le sien est un
modèle DeLuxe doté quant à lui d'une fonction PAI
soit PAssage Incongru pour les non initiés et il y en a
toujours un petit qui traine d'ailleurs même qu'on est
presque pas tranquille tant qu'on se le fade pas et
après ça va mieux là par exemple en sortant de Gar-
WPC édito
16 | Le mag du WPC
gas nous roulons bien gentiment sur la D89 et au lieu de filer tout droit devant jusqu'à la jonction avec la
D943 à 100 mètres nous préférons virer à droite en épingle plongeante sur un petit chemin caillouteux plein
de trous au bout duquel nous virons à gauche en épingle grimpante pour atterrir en plein dans un virage de
la D943 qui d'emblée semble être une sacrée bonne route...un peu plus loin petit clin d'œil noir à gauche
sur cette jonction trop facile que nous avons évitée bon c'est pas gave le PAI est passé on devrait être tran-
quille jusqu'à la maison mais pour l'heure nous roulons rassérénés vers Rustrel où nous nous arrêtons pour
un déjeuner de nomade à l'ombre des pins à table dans l'herbe ou en plein air ces parties de campagne
n'en ont pas que l'air d'être sympathiques ride saucissonnade et siesta ça le fait bien aussi sauf pour le
Mike qui avait du manger du cheval vu qu'il ne met pas une heure à faire le tour du circuit fléché de 3
heures et nous le retrouvons à nous attendre en train de piaffer à la Rinsoulette locale où nous compen-
sons à grands renforts de crèmes glacées les calories perdues à gambader dans ce joli Colorado Proven-
çal avec ses drôles de reliefs aux mille couleurs un peu comme ceux qui ont oublié leur crème solaire ou le
parking éponyme d'où nous repartons pour s'enfiler un magnifique chemin si direct entre Céreste et Gram-
bois que notre latiniste en queue de convoi s'esclaffa veni vedi tourni tourni avant de clamer haut et fort
dans son talkie-walkie "tout va bien!" (comprennes qui pourra) tout va bien encore lorsque les 32 bikeuses
et bikeurs béquillent à Pertuis pour un dernier verre gentiment offert par Xavier qui fête son premier ride au
WPC et qui montre bien l'exemple aux autres nouveaux qui auront le droit aussi de fêter leur deuxième ride
ainsi qu'à Patrick & Marina d'ailleurs qui reçoivent leurs couleurs désormais dignes membres de notre West
Provence Chapter ou même à Christian et son nouveau Street Glide tout rouge allez va les occasions ne
manquent pas mais la journée se termine comme cette phrase sans point ni virgule mais ponctuée toute-
fois de fraternels moments bien plaisants et riants.
Point final, respires et à la prochaine !
Le mag du WPC | 17
WPC édito
Eagles Chrome
24-25-26 Juin 2016 - Briançon
Ca y est, c'est l'été ! en avant la musique qui se fête
avec le retour du chaud, la sortie des maillots, des
habits blancs qui contrastent le bronzage, tardives
piles neuves dans la balance et tomat'mozz', dé-
poussiérage de tong et bermudas au repassage, bref
tout cela n'a-t-il pas un bien agréable petit parfum de
vacances qui monopolisent un peu les esprits quand
c'est pas le toof à la téloche et du coup les événe-
ments du calendrier du WPC s'ignorent, se ratent ou
s'oublient. Mince, ils n'étaient que onze sans ballon
mais avec leurs V-Twins à porter fièrement leurs
couleurs du West Provence Chapter aux Eagles
Chrome de Briançon, mais onze à passer un gentil
petit week-end à la montagne plein de soleil et onze
à prendre du vrai bon temps de bikeurs et tant pis
pour ceux qui n'y étaient pas !
L'an dernier à la même époque le White Forest Cus-
tom Club organisait la première à Mont Dauphin.
Nous y étions 4 du WPC mais déjà c'était sympa de
participer à une petite manifestation qui avait toute-
fois rassemblé un joli petit monde. Cette année pour
la deuxième c'était à Briançon dans le cadre char-
mant du Parc de la Schappe; le WPC y était 3 fois
plus nombreux certes, la participation également tant
mieux, le chapter de Grenoble est revenu en masse
et cette année le chapter de Marseille est également
venu avec pas moins d'une vingtaine de H-D.
Quelques stands, quelques concerts, quelques animations, le
stand Harley-Davidson Sunroad animé par Massilia qui a per-
mis à plus d'un et plus d'une de faire quelques essais, voilà une
petite manifestation qui mérite le déplacement qui plus est
dans un cadre aussi captivant.
Et oui ! la montagne est belle et se prête à la ballade surtout
quand la météo est de la partie (alors qu'une fois de plus, de
l'orage était prévu et c'est le même qui n'est pas venu !) Les
2360 m et 2360 virages du col de l'Izoard (bon, peut être un
peu moins)...(de virages), les grandes courbes du col de Vars,
le tour du lac de Serre-Ponçon et sa magnifique route en sur-
plomb, voilà bien des rides dignes d'un paradis de biker! Et
puis il y les à-côtés tout aussi sympathiques comme prendre
l'apéro entre potes en terrasse de notre hôtel où Philippe nous
a si bien accueillis, déambuler dans la vieille ville de Briançon
à pied et en moto, y prendre un café sur une placette ensoleil-
lée, ou prendre le soleil encore dans les grands bains de Mo-
nêtier face aux écrins de Serre-Chevalier... des week-end
comme ça j'en veux toute les semaines !
WPC édito
18 | Le mag du WPC
Même les souriants motards gendarmes de Guil-
lestre étaient de la partie lorsqu'ils nous arrêtent en
plein Queyras pour nous offrir cafés et madeleines
sur leur stand d'information sécurité routière, on a
pas trop l'habitude mais on se dit qu'on aimerait bien
l'avoir ! Tout ça donne envie et j'y retournerais bien
volontiers l'année prochaine... et j'espère bien que la
plus grosse participation cette fois sera celle du
West Provence Chapter ! En plus, il paraitrait que
l'organisation sera encore plus au top l'année pro-
chaine, mais là je ne peux en dire plus, il faudra ve-
nir !
Un petit coup de pub gratuit pour l'hôtel "Le Mont Prorel", un hôtel “Welcome Bikers”. Demander Philippe !
Le mag du WPC | 19
WPC édito
Hey Portugal Harley - Juilet 2016
Pour son deuxième grand voyage de l'année, le WPC s'est fait le Portugal les 2 premières semaines de
Juillet. Mais l'editor ne racontera pas ce grand voyage au Portugal: iI y était l'année dernière en 4 roues,
mais pas cette année en V-Twin. Il ne racontera pas mais il avait prévu le coup et comploté avec quelques
bro's pour que l'histoire s'écrive...
Interviewons tout d'abord le sieur Pascal Jack Daniel !
Editor: bon alors racontes ! ce voyage ? ça se résume comment ?
PJD: départ de Sun Road, montée vers Andorre en passant par Ax les Thermes et sa source d'eau
chaude, brouillard au col d'Envalira, puis, est ce la soirée au "cirque du soleil" ou d'avoir trempé trop long-
temps dans les bassins d'eau chaude ou glaciale de Caldéa ? Je ne saurais dire.... Mais ce voyage m'a
ensuite un peu échappé. En fait, notre voyage c'était un peu le cirque du soleil.... inattendu, souvent, gé-
nial, toujours, et derrière une apparence débridée, une organisation sans faille...
Il y a un mot à la mode qui résume bien notre voyage: Déglingos !
Editor: Déglingos ? Kézaco ? ! ! !
PJD: Déglingos, nos dos d'abord, nos postérieurs ensuite...malgré la préparation physique, sportive et qua-
si scientifique à la Caldéa, le Portugal, ça se mérite ! Aprés deux étapes Espagnoles de 600 bornes, jus-
qu'à Madrid à travers des paysages dignes du Nevada, puis entre Madrid et le Portugal via la savane afri-
caine et ses vols de vautours tournoyant au dessus de nos casques, sous des températures supérieures à
40°...
Editor: et puis quoi d'autre déglingos ? Le Portugal c'était bon ?
PJD: tu crois pas si bien dire ! Déglingos nos estomacs, mis à mal par les repas portugais. D'abord au Rio
Pirata où Tony et Gigi ont tenté de nous faire succomber au péché de gourmandise avec des sardines tail-
lées comme des lanceuses de poids russes . Je me rappelle aussi de repas Gargantuesques arrosés de
Vino Verde, de Fado à Lisbonne, de rires partout... Je me rappelle de glaces dopées... De seiches qui de-
vaient se nourrir de thons entiers.... De" bacalhau" épais comme des cotes de boeuf texanes.... Et enfin
d'une raie, mais quelle raie ... !
Editor: en finalité cool quoi ?
PJD: ben oui justement ! Déglingos la météo portugaise qui s'entête à nous présenter les plages portu-
gaises sous du crachin breton ou du brouillard anglais! Pour ensuite nous assommer de chaleur pour les
visites de châteaux et de monastères à Tomar ou Batalha.
Editor: et sinon, le WPC dans tout ça ? ? ?
PJD: ben déglingos aussi toute l'équipe du WPC qui n'hésite pas à plonger dans une source à 14°, enfin
presque toute l’équipe ! Déglingos le concert des U Caprini, célèbre duo Corso-Sausséen, étrangement
peu apprecié à Tomar.
Editor: et la finale du foot ? France-Portugal au Portugal...faut le faire ! ! !
PJD: ouiiiiii déglingos encore et toujours les 16 du WPC qui n'hésitent pas, déchainés, à plonger au milieu
de centaines de supporters portugais pour cette finale de l'Euro. Fantastique concours de chants, de cris et
de bruits, pour finalement fêter la victoire, hey Portugal Allez.... Qui deviendra vite Hey Portugal Harley...
Editor: que du bon temps si je comprends bien ! pas trop d'excès ? ? ?
PJD: excès déglingos aussi mais je dirais seulement que trois pèlerinages ont été nécessaires pour laver
nos âmes pécheresses: Fatima, Santiago et Lourdes.
Editor: alors tout va bien maintenant ! tu repars demain ?
PJD: oui ce fut pour moi un voyage initiatique, digne
des grands road trips ...et qui m'a par ailleurs fait
comprendre que je devais changer ma selle avant de
repartir. Nous garderons tous de grands souvenirs
du Portugal 2016.
Editor: génial ! tu pourrais me mettre tous ces Dé-
glingos détails par écrit histoire de les partager avec
tout le monde dans un futur édito ?
PJD: t'es déglingos ou quoi ? je m'arrête là ! les
notes c'est JiPé qui les a prises tout au long de notre
ride et il me semble bien qu'il a écrit un édito de
taille....
Editor: alors on laissse JiPé raconter !
WPC édito
20 | Le mag du WPC
Na estrada… dePortugal du 02/07 au 17/07/2016
par Jean-Pierre Merle
Parce je suis rédacteur de documentation technique j’ai été chargé par notre « Director » d’écrire l’édito
de notre voyage au Portugal. C’est une tâche ardue car essayer de se hisser ne serait-ce qu’à la hauteur
de la cheville de notre « Editor officiel » n’est pas une chose simple.
Mais à cœur vaillant rien d’impossible, alors j’ai accepté de relever le défi et je vais essayer de vous nar-
rer sans être trop exhaustif notre voyage, non pas sous forme d’un road trip à la Kerouac ou à la
Lœvenbruck, mais sous la forme d’un guide à partir duquel vous pourrez retrouver les différents endroits
où nous sommes allés et, si le cœur vous en dit, partir un jour suivre notre route…
Jour 1 : le départ.
Tout commence mal car dès le premier jour je suis en retard au ren-
dez-vous. La faute à un brave homme qui me tient la jambe pendant
que je fais le plein d’essence de ma moto avant le départ…
Enfin je suis là et je retrouve mes compagnons de route et en dé-
couvre d’autres que je ne connaissais pas(bonjour Claude, bonjour
Arlette).
Après un café et quelques viennoiseries bienvenues nous voilà prêts
à partir sur nos V-Twins qui ne demandent qu’à avaler les kilo-
mètres, et des kilomètres avalés il va y en avoir…
Direction l’ouest et 430kilomètres à parcourir…
Direction Andorre notre premier arrêt en laissant derrière nous Salon
de Provence, Arles, Nîmes et Montpellier pour quitter l’autoroute
vers Narbonne pour notre première halte gastronomique au
« Carignan » à St Laurent de la Cabrerisse.
Le repas fini il nous faut déjà reprendre la route vers les sommets
Pyrénéens.
Partis de Salon de Provence avec une température estivale, nous
avions oublié qu’en altitude et dans les nuages il faisait beaucoup,
beaucoup plus froid. Aussi dès que ça été possible, laissant notre
« Director » continuer seul accompagné de Jean-Yves, je me suis
arrêté au grand soulagement de mes compagnons de route pour nous équiper contre le froid.
Après une petite halte à Ax les Thermes pour faire trempette dans le bassin d’eau chaude soufrée et de
boire un café pour nous réchauffer nous attaquons la montée vers Andorre la Vieille, notre première desti-
nation.
Hôtel trouvé, installation faite, repas rapidement expédié au restaurant « Mama Maria » et nous voilà en
route pour la représentation du Cirque du Soleil.
On ne peut pas décrire ce spectacle en quelques mots,
alors que dire si ce n’est qu’il faut aller le voir et que
ceux qui ne l’auront pas vu auront loupé quelque chose
d’assez grandiose.
Jour 2 : deuxième jour à Andorre.
Petite visite, très instructive pour ma part, au musée du
tabac avant d’enchainer les lacets jusqu’à presque 1600
mètres d’altitude pour aller faire de la luge d’été au
« Naturlàndia Camp Base »… La joie de certains fut de
courte durée car un problème technique nous empêche
de profiter de cette attraction.
Mais ce n’est pas grave, retour à Andorre pour un petit
quartier libre que certains mettrons à profit pour faire un
peu de shopping avant de nous retrouver à la
« Caldea » pour profiter des bains à remous, du sauna
ou hammam avant d’assister en privé au match de foot-
ball France/Allemagne dans le cadre agréable du res-
taurant Andorran le « 120 ».
Jour 3 : Direction Madrid… quelques 600 km à parcourir.
Le mag du WPC | 21
WPC édito
Ce qui m’a marqué pendant cette deuxième partie du voyage ce sont les odeurs.
Quand on roule à moto on ne peut pas y échapper et, bonnes ou mauvaises, elles parsèment notre itiné-
raire.
Autant pour la partie française du voyage les odeurs le long de la route étaient, dans l’ensemble, assez
agréables. Fleurs de genets et foin fraîchement coupé par-ci par-là assaisonné de quelques bonnes
odeurs de fermes laitières. Des parfums de notre bonne France profonde et agricole comme on les aime.
Mais de l’autre côté des Pyrénées c’est une toute autre histoire d’odeurs… des odeurs moins agréables
pour nos narines grandes ouvertes au vent relatif fourni par l’allure soutenue à laquelle nous roulons. Et
ce sont les effluves bien particulières des élevages porcins qui nous accompagnent sur le chemin de Ma-
drid alors que nous traversons la province d’Aragon et de Castille et la Mancha chère à Cervantès et son
célèbre Ingenioso Hidalgo accompagné de son fidèle écuyer.
Tranquillement, kilomètres après kilomètres, le long ruban se déroule sans encombre sous les roues de
nos 10 motos jusqu’à ce que le voyant de la réserve de ma moto s’allume au milieu de nulle part… Oups !
Moins de 50 kilomètres pour trouver une station avant la panne d’essence… Quel soulagement et quelle
joie quand, enfin, on voit le panneau salvateur qui va me permettre de refaire le plein… C’est que j’ai pas
un aussi gros réservoir que tout le monde sur ma « petite » Dyna.
Le plein fait pour tout le monde, l’aventure peut reprendre jusqu’à Madrid où, après une halte rapide à la
concession, nous regagnons l’hôtel avant de nous
retrouver chez « Pepe » pour un repas aux allures
bien espagnoles autant par l’heure à laquelle nous
dînons que par la variété des plats proposés.
Jour 4 : et c’est reparti pour environ plus ou moins
550 kilomètres…
Direction le Portugal, direction Rio de Couros…Une
étape à peine plus courte que celle d’hier mais
sous un soleil de plomb.
A la sortie de Madrid, petit détour par la
« Snowzone », malheureusement fermée, du
« Xanadu Shopping Center ». Et oui, fermée, nous
sommes partis de bonne heure, beaucoup de kilo-
mètres encore aujourd’hui…
Nous ne profiterons pas de la fraîcheur qui doit régner dans l’immense bâtiment qui abrite les pistes de
skis.
Mais qu’à cela ne tienne et nous quittons la communauté de Madrid pour traverser la partie ouest de la
province de Castille et la Mancha.
Les kilomètres défilent sans soucis toujours ponctués par ces odeurs d’élevages porcins.
Après la Castille nous traversons la communauté autonome d’Estrémadure qui est une des 4 régions
d’élevages porcins où on affine le fameux jambon « patanegra bellota », un des meilleurs jambons cru du
monde et qui dit le meilleur dit aussi le plus cher.
Le paysage aride est parsemé de chênes qui fournissent aux cochons les fameux « bellotas », ces glands
dont ils se nourrissent sans engraissement forcé.
Au détour d’une courbe nous sommes tous surpris de voir le tournoiement de vautours et d’aigles au-
dessus de nos têtes qui nous laisse à penser que
les rapaces attendent la fin d’un des nôtres pour se
repaitre de sa chair… mais il n’en sera rien car la
frontière n’est plus très loin…
Un dernier petit arrêt carburant avant de traverser
la frontière (l’essence est beaucoup moins chère
en Espagne) et Portugal nous voilà !!!
Je ne sais par quel miracle c’est arrivé mais de
l’autre côté de la frontière les odeurs et oui ces
odeurs, encore elles, qui chatouillent mes narines
depuis notre départ ont changé. Au début j’ai eu du
mal à associer l’odeur à un nom, je devrais parler
là de parfum le terme est plus juste.
Alors j’ai eu du mal à associer ce parfum qui ne
m’était pas inconnu à un nom… Et ce n’est qu’une
fois que j’ai pris le temps de bien regarder où nous
WPC édito
22 | Le mag du WPC
roulions que j’ai compris et que j’ai fait le lien entre mon souvenir olfactif et ce que je voyais autour de
moi…
Ça sentait l’eucalyptus… Ça embaumait l’eucalyptus devrais-je dire. Je dois avouer que je ne m’attendais
pas à trouver autant de forêts d’eucalyptus au Portugal. On doit même parler de plantations d’eucalyptus,
les arbres sont pour ainsi dire cultivés, et les forêts reboisées comme nos pinèdes dans les Landes…
Avec le décalage horaire (et oui il est 1 heure de moins au Portugal) les appétits s’aiguisent et notre chef
de file, notre cher « Director », nous a réservé un premier repas au « restaurant e-bar Casa do Povo » à
Marvão joli petit village touristique.
Un repas simple mais copieux que nous célèbrerons en dégustant notre première « Super Bock » du sé-
jour.
Après cette première halte lusitanienne il nous faut
à nouveau enfourcher nos bécanes et repartir ar-
penter les routes sinueuses du pays où nous allons
séjourner 1 semaine.
Les kilomètres se succèdent et nous touchons
presqu’au but. Mais avant nous traver-
sons« Tomar » où certains reviendront visiter le
château et s’essayer au chant à capella sous l’œil
réprobateur de la gardienne des lieux…
Nous passons aussi devant la « Praia Fluvial do
Agroal » et sa fameuse piscine à 14° dans laquelle
nous serions bien allés nous baigner tant il faisait
chaud. Mais ce n’est que partie remise.
Allez plus que 8 kilomètres et nous voici enfin arri-
vés à bon port à Rio de Couros destination de notre
voyage.
Les uns à peine installés nous repartons à 5 pour
Freixanda où nous dormirons au « Café Central Restaurante » le temps de notre escapade.
Une p’tite douche et retour à Rio de Couros où après un premier apéro pour fêter notre arrivée nous rejoi-
gnons le « Moto Clube » de Tony et Gigi le frère et la belle-sœur de notre « Director ».
Tout au long de cette semaine Gigi, en maitresse des lieux et avec l’aide de ses sympathiques cuisinière
et serveuse, nous régalera plusieurs fois d’une cuisine portugaise simple et conviviale et ô combien géné-
reuse (Carne alentejana (ragoût de porc aux coquillages), Leitão da Bairrada (cochon de lait au four), Co-
zido (pot au feu à la portugaise) et Sardinhas grel-
hadas (sardines grillées)).
Notre séjour au Portugal peut enfin commencer…
Mercredi : Lisboa la capitale ,154 kilomètres pour la
rejoindre… une broutille…
Arrivée sur place, visite du musée national des
Azulejos, ces petits carreaux de faïence décorés
dans des teintes de bleu qui servaient et servent
encore à la décoration des façades des habitations.
Puis direction Belém, son quartier, sa tour et son
incontournables pâtisserie qui depuis 1837 fabrique
les Pastéis de Belém, petits flans cuits dans une
pâte feuilletée dont la recette est jalousement gar-
dée pour être imités mais jamais égalés.
La production est telle qu’ils sont vendus à empor-
ter encore tiède accompagnés d’un petit sachet
pour les saupoudrer de cannelle ou de chocolat. Personnellement, je trouve que nature ils sont excellents.
Les plus courageux iront visiter le « Mosteiro dos Jerónimos » avant une petite halte photo et visite à la
Tour de Belém.
Nous reprenons la route vers le point le plus à l’ouest du vieux continent « Cabo da Roca », en traversant
les quartiers huppés d’Estoril et de Cascais et faisons une petite halte à la « Boca de inferno » la bouche
de l’enfer.
Le point le plus à l’ouest du vieux continent, nous y voilà ! Nous y trouvons multitudes de touristes qui
prennent la pause devant le monument qui symbolise l’extrême ouest de l’Europe.
Ah ces touristes indisciplinés qui agacent notre Mike jusqu’à lui faire presque perdre patience et crier son
Le mag du WPC | 23
WPC édito
« une minuto » afin de pouvoir faire « LA » photo du monument sans personne devant, mais ça sera
peine perdue, malheureusement…
Fin de la balade, passage à l’aéroport, pile poil à l’heure, pour récupérer Véronique, l’épouse de Jean-
Yves, qui venait juste d’atterrir et nous partons pour dîner au restaurant « Guitarras de Lisboa » dans le
quartier d’Alfama au son du Fado, ce style de chant si particulier au Portugal, si « saudade ».
Toutes les bonnes choses ont une fin et cette première journée se terminera vers 3h00 du matin heure à
laquelle je regagne mon lit fatigué mais heureux que ce retour de nuit en convoi (une première pour le
WPC) se soit bien passé.
Jeudi : Fatigués nous sommes et repos est le bienvenu.
En cette matinée maussade le programme est un peu chamboulé et nous déjeunons sur la terrasse chez
nos hôtes avant de partir pour la visite du château de Tomar ou deux de nos compagnons de voyage
s’essaieront au chant à Capella version corsico sausséen…
Chant Ô combien mélodieux mais pas du goût du
cerbère qui garde les lieux…et c’est sous un
CHUUUUTTT que le concert se terminera prématu-
rément…
Après cet intermède la « piscine » qui nous tendait
les bras à notre arrivée est là devant nous.Et tous,
à l’exception d’un récalcitrant, s’essaieront à la bai-
gnade dans une eau à 14°C (faire trempette ça
compte pas).
Finalement 14° C, c’est pas si froid que ça… hein
Pascal R. ?
Nous passerons la soirée au Moto Clube en nous
régalant de Leitão da Bairrada (cochon de lait cuit
au four) avant d’aller nous reposer pour attaquer la
journée du lendemain.
Vendredi : Direction l’ouest, pas le point le plus à
l’ouest, mais direction l’océan…
Ben c’est un peu « pas glop »… « Pas glop, pas glop » comme disait Pifou dans une certaine bande des-
sinée.
En effet le plafond est bas, les nuages sont gris et il ne fait pas particulièrement chaud… Ça c’est plutôt
« Glop Glop » pour rouler en comparaison des températures qu’on a eu pour traverser l’Espagne.
Direction São Pedro de Moel et sa plage qui, sous le soleil, doit être plus qu’agréable.
Contre mauvaise fortune nous faisons bon cœur et nous nous arrêtons pour nous réchauffer en buvant
qui un « Galão » qui un chocolat chaud à la Praia de Vieira de Leiria… Le chocolat chaud d’ici mérite une
petite explication car il tient plus de la crème mont blanc version chaude et moins sucrée que du chocolat
au lait que nous avons l’habitude de boire chez nous… Mais bon mis à part la cuillère qui tient droite toute
seule dans la tasse ça à l’air bon…
Allez, il nous faut repartir pour la destination du
jour, Nazare, en traversant les forêts d’eucalyptus
qui embaument l’air frais de cette deuxième partie
de matinée…
Avant de toucher au but, nous faisons une petite
halte au Fort de São Miguel Arcanjo e Faro où les
vagues géantes de la « Praia de Norte » font rêver
tous les surfeurs du monde.
Pour mieux apprécier la plage immense de Nazare-
rien ne vaut une vue surplombant la ville et c’est
sur ses hauteurs accessibles par un funiculaire,
que j’emprunterai l’après-midi accompagné d’Ar-
lette et des deux frangins Pascal et Alexis, que
nous profitons de ce paysage en compagnie des
vendeuses de fruits secs et leurs 7 jupes tradition-
nelles.
Avant le but caché et cher à notre gourmand de
« Director », nous déjeunons simplement, mis en garde par Jean-Yves et Véronique qui nous conseillent
WPC édito
24 | Le mag du WPC
vivement de laisser un peu de place dans nos estomac pour le repas du soir… J’avoue après coup, le
conseil est plus qu’avisé.
Mais, pour tout gourmand et amateur invétéré de glace qui se respecte, et notre « Director » ne fait pas
exception à la règle, un arrêt à la « Gelatomania » s’impose tant les glaces y sont aussi bonnes que belles
et copieuses et servies rapidement.
Sur le chemin du retour, petit arrêt devant le « Mosteiro de Alcobaça » avant d’aller dîner à Leiria au res-
taurant « Tromba Rija Marrazes » où nous décou-
vrons le pourquoi du comment du conseil donné
par nos deux amis marseillais.
Le buffet d’entrées à lui seul constitue un repas et,
si l’envie vous prend de vouloir goûter à tous les
plats proposés n’en prenez qu’une infime portion
de chaque tant il y a du choix.
Le retour de nuit sera calme mais ébloui par le
phare d’un Softail CVO dont je tairais le nom du
propriétaire et qui m’a fait penser au phare éblouis-
sant tout pareil d’une certaine Road King…
Comprendront ceux qui savent.
Samedi : Pèlerinage à Fatima.
En cette journée nous restons dans les terres. Le
temps est magnifique le ciel bleu et le soleil écla-
tant.
La route jusqu’à Fatima se fait sans encombre et
c’est tranquillement que nous trouvons un endroit pour garer nos motos au cordeau.
Le sanctuaire est là devant nous, immense esplanade où nous découvrons des pèlerins qui parcourent
agenouillés le chemin qui traverse l’esplanade.
Certains d’entre nous font brûler ou plutôt font fondre des cierges en offrande dans le lieu dédié qui s’ap-
parente plus aux feux de l’enfer qu’à un sanctuaire.
L’endroit est contrasté par d’un côté l’ancienne Basilique et de l’autre la 4ième
plus grande église du monde
la basilique de la « Très Sainte Trinité » inaugurée en 2007. Ce bâtiment moderne qui peut accueillir jus-
qu’à plus de 8600 places assises a des dimensions et des propriétés impressionnantes. En effet dès
qu’on s’assoit à l’une des innombrables places le sommeil nous gagne instantanément… Suivez mon re-
gard…Hein Pascal R.
Fin du pèlerinage et fin de la visite.
Nous repartons vers Batalha et son monastère ou
nous passons l’après-midi avant le retour à Rio de
Couros via le petit village de Pia do Urso et ses
fameuses tuiles portugaises pour une nouvelle soi-
rée au Moto Clube.
La découverte de la cuisine portugaise continue et
ce soir au menu Cozido… Un plat à mi-chemin
entre le pot au feu et la potée constitué de diffé-
rentes sortes de saucisses accompagnées de
choux, pommes de terre et carottes.
Dimanche : Pas d’église au programme…
On repart vers la côte atlantique, direction Peniche
et ses spots de surf, et le ciel est couvert…
Mais avant, halte à Obidos, ses remparts, ses ruelles et son château que nous ne pourrons pas visiter à
cause des préparatifs de la fête médiévale.
Certains courageux prendront le temps de faire le tour des remparts de la vieille ville fortifiée tandis que
d’autres, moins téméraires, flâneront dans les ruelles aux multiples échoppes.
Arrivée à Peniche où de surf il ne sera pas question, nous avons tous une pensée pour la soirée à venir.
Nous déjeunerons au « Restaurante do Parque » dont la spécialité est le poisson.
Petite aparté : Je précise ici que, depuis notre arrivée, les parts servies dans les restaurants sont plus que
copieuses et nous partageons nos assiettes quand, comme aujourd’hui, chacun, ou presque, a pris un
plat différent.
Le déjeuner sera une nouvelle fois propice à un grand moment de rigolade et de convivialité quand d’un
Le mag du WPC | 25
WPC édito
air innocent un d’entre nous propose à la cantonade « Qui veut goûter ma raie ? »… Bien sûr dès la
phrase dite oups, c’est trop tard et il n’en faut pas plus pour exprimer tout haut ce que tout le monde
pense tout bas.
Le temps couvert ne nous arrête pas et nous reprenons le fil de notre escapade du jour et partons visiter à
notre rythme et pas à celui de Mike, le fort Fortale-
za qui servit de prison aux dissidents politiques
sous la dictature de Salazar.
Il faut expliquer ici, à nos lecteurs, qu’à peine le
temps de franchir la porte d’entrée du fort notre
Mike légendaire en avait fait déjà le tour (ce qui
n’est quand même pas rien) et était déjà prêt à re-
partir pour une autre visite…Il est comme ça notre
Taz Mike et il ne sera pas sur la photo. Mais qu’il
se rassure il n’est pas le seul… Hein Jean-
Claude ?
Pour finir la visite petit arrêt rapide à l’isthme de
Baleal avec sa petite chapelle au bout de la pres-
qu’ile d’où nous repartons presque en laissant der-
rière nous notre bidou* parti contempler le paysage
local (private joke).
L’heure tourne et nous avons rendez-vous… Et oui, nous somme le dimanche 10 juillet et ce rendez-vous
c’est peut-être avec l’histoire sportive que nous l’avons.
En effet ce soir la France peut être sacrée championne d’Europe de football pour la 3ième
fois et ce contre
le Portugal ce qui pour nous n’est pas rien.
Nous sommes 16 français au bar « Manjar Central » à Caxarias face à une horde de supporters et sup-
portrices portugais… Ça va pas être simple…
La soirée s’annonce chaude alors que retentissent les hymnes nationaux des deux équipes repris en
chœur par les uns et les autres.
Le résultat final, tout le monde le connait et c’est avec humilité et respect que nous félicitons nos hôtes
d’un soir qui sont tous surpris de voir que nous res-
tons dignes dans la défaite. Mais pouvions nous
faire autrement ?
Tout est bien qui se finit bien et retour au bercail…
Lundi : Avant dernier jour…
En ce lundi, après la déception de la veille nous
faisons relâche et profitons de la matinée pour faire
le tour du marché hebdomadaire de Freixanda
avant de déjeuner sur la terrasse ombragée, mais
pas trop, chez nos hôtes à Rio de Couros.
A midi ça sera « Frango churrasco »(le poulet écra-
sé grillé, comme diront certains ;-)) accompagné
comme il se doit de riz, frites et salade verte.
Et la surprise du jour sera le dessert… un gâteau
au nom évocateur le « Molotov ». Blancs d’œufs additionnés de caramel montés en neige et cuit comme
pour faire une ile flottante. Je laisse à chacun la liberté d’exprimer là son avis personnel sur ce dessert.
Pendant que certains ne résisteront pas à l’appel de la couette et s’offriront une sieste réparatrice notre
inégalable globe-trotter partira visiter le château d’Ourem. Ben oui, quand c’est au programme, c’est au
programme…
D’autres choisiront d’aller se rafraichir une dernière fois à la Praia Fluvial do Agroal où ils croiseront au
moment de repartir Mike de retour d’Ourem.
La soirée est empreinte d’un peu de nostalgie car c’est notre dernier soir à Rio… de Couros pas de Janei-
ro.
Et c’est la tête un peu ailleurs que nous gravirons une dernière fois la côte jusqu’au Moto Clube de Tony
et Gigi pour notre dernier repas qui sera fait de « Sardinhas » grillées grosses comme des maquereaux…
des maquereaux pas de la lisette…
Mardi : Sur le chemin, non pas de Damas mais surcelui du retour…
C’est prêt à en découdre à nouveau avec les kilomètres que Claude, Arlette, Jean-Yves, Véronique, Mike
WPC édito
26 | Le mag du WPC
et moi-même attendons nos compères à Freixanda pour un petit déjeuner avant le départ pour Porto.
190 kilomètres environ jusqu’à Porto, petite étape avant de rejoindre l’hôtel où nous passerons notre der-
nière nuit au Portugal.
La sortie de l’autoroute pour rentrer dans Porto sera un peu « olé olé » et c’est entiers et soulagés que
nous nous arrêtons devant la concession HD.
Au programme visite des caves de Porto qui se fera au gré des humeurs de chacun mais avant ça quar-
tier libre pour profiter de la beauté de Porto en em-
pruntant le funiculaire pour traverser le Douro via le
tablier supérieur du pont Gustave Eiffel.
Rendez-vous est donné à 17h00 pour faire les 70
kilomètres qui nous séparent de notre dernier hôtel
au Portugal l’ancien couvent reconverti en hôtel le
« Pousada do Gerês Amares » à Santa Maria do
Bouro.
A peine installés nous devons repartir pour aller
dîner chez « O Victor » dans le hameau de Sao
João de Rei.
Ce restaurant est atypique par les plats proposés et
notamment celui de « bacalhau a murro com bata-
tas ». Et il est atypique également par sa situation
géographique où pour nous y rendre il a fallu ren-
trer les coordonnées géographique en latitude et
longitude du lieu dans le GPS…
Mercredi : Adeus e obrigado Portugal…
Départ pour Santiago de Compostella ou Saint Jacques de Compostelle pour les non hispanophones.
C’est en suivant une route, presque un chemin, que nous parcourons les derniers kilomètres qui nous
séparent de la frontière avec l’Espagne jusqu’à Portela de Homen.
Ces derniers kilomètres nous les faisons à l’ombre de l’épaisse futaie des arbres du parc Nacional Pena-
da-Gerês quand enfin, ou malheureusement devrais-je dire, le panneau signalant la frontière est là devant
nous.
Nous garons une dernière fois nos rutilantes ma-
chines pour une ultime photo quand débarquent,
venus de nulle part, 3 gardes de la Guardia Civil
espagnole venu pour faire un reportage photos.
Discussion amicale, poignées de mains chaleu-
reuses et photos de groupe pour immortaliser cette
rencontre improbable avec pour tout public un trou-
peau de vaches transfrontalières…
Nous reprenons la route sans encombre jusqu’à
Saint Jacques où nous irons l’après-midi déjeuner
et flâner dans le quartier historique autour de la
Basilique avant une bonne nuit de sommeil pour
être prêt à affronter la longue journée du lende-
main.
Jeudi 14 juillet : Jour de la fête nationale…
Devant nos roues notre Everest… Notre plus
grosse étape (enfin pas pour tous…) plus de 750 kilomètres à parcourir entre Saint Jacques et Hendaye,
destination de la journée.
La température est douce ce matin au départ de Saint Jacques, mais ça ne va pas durer et c’est en lais-
sant derrière nous les dernières maisons de la ville que nous sommes confrontés à la dure réalité du cli-
mat de la Galice.
La température nous semble glaciale et ce n’est pas qu’une impression… les motos équipées affiche 8.5°
C sur leur thermomètre… Je vous explique pas la température ressentie en roulant à 90-100 kilomètres/
heure en plein mois de juillet…
Claude et Arlette nous ayant faussé compagnie un peu plus tôt pour s’arrêter ravitailler c’est à l’occasion
du premier ravitaillement en essence de la journée que nous nous équipons contre le froid au grand sou-
lagement de toutes et tous.Les pleins de nos motos faits nous courrons après Claude et Arlette alors
Le mag du WPC | 27
WPC édito
qu’eux faisaient de même pensant que nous étions
devant eux…
Finalement tout est bien qui finit bien et nous nous
rejoignons avant de faire un petit détour ludique par
Cudirello et prendre la pause déjeuneràla plage de
San Antolin près de Llanes.
Le voyage se poursuit sans encombre, mais pas
sans radars, à travers les provinces espagnoles
des Asturies et de Cantabrie avant celle de la com-
munauté autonome Basque et de passer la fron-
tière pour nous arrêter une nuit au Campanile
d’Hendaye.
Vendredi : « Côte Basque Chapter ».
Après une bonne nuit de repos bien méritée c’est
quand même un réveil avec la gueule de bois au vu
des informations suite au terrible attentat de Nice… Bon retour en France LOL
Mais la vie continue et nous nous rendons à Biarritz où nous avons rendez-vous avec le Chapter local le
« Côte Basque Chapter » avec qui nous allons découvrir une infime partie de ce beau pays Basque qui
est aussi un peu le mien (je suis né à Pau).
Petit café pris au « café des 100 marches » où David Couzinet géant de plus de 2m et ancien deuxième
ligne du BO (le Biarritz Olympique pour les non-initiés) nous accueille.
L’endroit surplombe la plage de Biarritz où déjà des dizaines de surfeurs attendent « LA » vague dans la
fraîcheur matinale d’un océan calme.
Après avoir parcouru quelques kilomètres dans la verdure du pays Basque nous nous arrêtons près de la
grotte de Sare ou nous attend un déjeuner comment dire… « cromagnonesque » ou « néandertalien ». En
effet les tables sont disposées dans une grotte où, près de l’entrée, cuisent sur des piques les gigots et
poitrines d’agneaux qui nous seront servis avec des haricots blancs.
Et c’est repu que nous repartons vers Anglet et notre nouvel hôtel en faisant une petite halte à Espelette
et ses maisons traditionnelles d’où pendent les chapelets de piments typiques de la région.
Demain, c’est la journée du retour. Mais avant cela nous partageons la soirée sur le toit terrasse du
« Café le Vent d’Ouest » avec les membres du
Chapter de la Côte Basque et ceux de tous les
Chapters de France et de Navarre qui ont fait le
déplacement jusqu’à Bayonne, en dégustant des
mets locaux servis sous forme de tapas, devant un
beau coucher de soleil sur l’océan…
A la fin de la soirée, je me sens un peu « a poor
lonesome biker » quand j’enfourche ma moto pour
regagner l’hôtel situé 500 mètres plus loin, euh…
situé à 3,4 kilomètres plus loin (joke).
Samedi : Dernière étape pour certains et avant der-
nière pour d’autres…
Le retour à la maison se fera en ordre dispersé et
chacun plus ou moins à son rythme…
Jean-Claude et Pascale et Claude et Arlette ont
opté pour un départ de bonne heure mais chacun
de leur côté…
Pour leur part, Jean-Yves et Véronique ainsi que
Roger et Martine restent profiter de la thalasso de
l’hôtel, tandis que Carlos et Michèle et Pascal et
Babeth, Mike, les frangins Pascal R. et Alexis et
moi-même partons vers 09h00 pour rentrer ou
presque rentrer…
Petit « stop over » à la concession de Bayonne,
derniers achats souvenirs et le plein fait nous pre-
nons la direction de Lourdes. Ben oui, après Fatima
et Saint Jacques de Compostelle nous ne pouvions
WPC édito
28 | Le mag du WPC
pas ne pas nous arrêter à Lourdes. Visite pèlerinage
au sanctuaire petit repas rapide et direction l’est,
direction Salon et la Provence cette fois-ci…
En chemin Mike nous salut et bifurque vers St Gau-
dens tandis que le reste de la troupe continue vers
Toulouse où j’ai failli devoir pousser la moto jusqu’à
la prochaine station d’essence… mais tout est bien
qui finit bien et plus de peur que de mal…
Avec les deux frangins (voir plus haut) nous fausse-
rons compagnie à Carlos, Michèle, Pascal et Babeth
au niveau de Bram mais nous continuons à suivre
leur fin de parcours et c’est soulagés que nous cons-
tatons, via les réseaux sociaux, leur bon retour à la
concession pour dîner au Garage Café.
A la sortie de l’autoroute à Bram nous sommes re-
joints par Germain sur sa Fat Bob qui nous guide
vers sa belle demeure bientôt rejoint par Sandra, sa compagne. Mes Amis nous accueilleront avec gentil-
lesse et convivialité pour un excellent repas suivi d’une bonne nuit d’un sommeil réparateur.
Dimanche : Vraie dernière ligne droite…
10h00 Café bu, tartines avalées, il est temps de quit-
ter nos hôtes d’un soir en se promettant de se revoir
soit en Provence soit ici dans l’Aude.
La fin du voyage se fera sans anicroche aucune et
c’est vers 13h30 que nous arrêtons nos motos sous
les auvents de la place Morgan à Salon de Provence
le temps d’une photo... ou plusieurs, afin d’immortali-
ser la fin de notre périple après plus de 5000 kilo-
mètres parcourus.
Fin du voyage.
C’est un peu Bohème, mais vivant, que je referme
cette page de notre voyage. J’espère avoir restitué
ici, dans les grandes lignes parsemées de quelques
anecdotes, les 15 jours passés ensemble dans la
joie et la bonne humeur.
Il est donc temps de remercier celui sans qui tout ça
n’aurait pas été possible, alors, merci « Director »,
MERCI Carlos, sans oublier Michèle, pour avoir tout
organisé et aussi pour votre hospitalité.
Merci également à vous tous compagnons de
voyage d’avoir été là car sans vous je n’aurais peut-
être pas eu autant de plaisir à raconter ce voyage et rapporter certaines anecdotes dont nous rirons tous
ensemble encore longtemps.
A l’année prochaine pour un autre voyage à capella, je l’espère, tout aussi truculent (seuls ceux qui sont
dans le secret savent).
(*) Terme utilisé dans la Marine Nationale pour désigner le plus jeune.
Le mag du WPC | 29
WPC édito
24-07-2016... Une première mondiale ?
par Gilles Benamo
Dans la vie, il y a quelquefois des moments d'his-
toire qui nous sont offerts en partage. Et bien figu-
rez-vous que le dimanche 24 juillet 2016 est donc
l'une de ces dates à marquer d'une pierre blanche.
Venons-en aux faits : Vers 9h30, une bonne bro-
chette de membres du West Provence Chapter par-
tit pour une randonnée moto en Pays d'Aix. Tapis
de bitume brûlant sous le soleil, battements asyn-
chrones de big twins, tous derrière notre chef de
meute, et tous bien décidés à faire honneur à ce
barbecue en passe de devenir une tradition estivale
du WPC.
Les années se suivent et se ressemblent. Je veux
parler de Jean-Pierre derrière le comptoir, toujours
en attente de son patch de "Barman Officer".
Tchatche, apéro, tchatche, apéro, tchatche, apéro et c'est le moment que choisi notre directeur pour arri-
ver et se justifier par la phrase définitive suivante : "Moi, j'travaille le dimanche !"
Arrive alors l'heure du déjeuner, et c'est devant un public conquis que Pascal nous présenta sa dernière
création hypercustom : Le Barbecue West Provence Chapter !
Jean-Pierre (pas celui qui a le même blouson et la même casquette que moi, l'autre, celui qui tient le bar)
prit à nouveau les choses en main. Pique dans l'une, asperseur atomique dans l'autre (dixit "pour tuer les
flammes dans l'œuf"), il gagna peut-être ainsi un nouveau surnom : "Gighost buster" !
Il est donc fortement possible, voire probable, que le musée Harley-Davidson de Milwaukee demande à
ce que cette pièce unique soit exposée entre le chopper d'Easy Rider et le Fat Boy de Terminator. Il se dit
aussi dans certains milieux autorisés que Pascal pourrait laisser l'empreinte de ses mains sur un "Wall of
fame", au coté de celles qui ont construit la légende de la marque.
Bon, je m'égare un peu (quoique). Revenons à l'essentiel : La banane et la patate des joyeux membres du
WPC, ce moment de pur bonheur partagé, et surtout, l'accueil exceptionnel de Babeth et Pascal. Merci
les amis, c'était un
vrai di- manche
cool, et on en a bien
besoin.
WPC édito
30 | Le mag du WPC
Legends Day Mormoiron 2016…
par Jean-Pierre Merle
Y aurais-je pris goût ou bien est-ce juste pour sup-
pléer à notre editor officiel ?
En tous cas personne ne m’a demandé de le faire
ni obligé ou contraint, et c’est avec plaisir que je
reprends la plume, le clavier plutôt, pour vous résu-
mer notre balade de dimanche.
Cette fois-ci je suis « on time »… d’ailleurs tout le
monde est là à l‘heure… Plein de nouvelles têtes
pour moi mais certaines têtes que je reconnais
d’après les photos de la sortie aux carrières
d’ocres.
Donc, c’est à l’heure que nous prenons la route
vers Cabannes ou nous rejoignons Roger et Mar-
tine ainsi que de Mike et son épouse Louise pour la
pause-café.
En plus des cafés, chocolats chauds et thés servis
quelques viennoiseries sont les bienvenues. En ce
milieu de matinée il fait beau… enfin le ciel est
bleu, pas de nuage un beau soleil mais le tout gâ-
ché par un fort Mistral…
Pas grave, nous reprenons la route à 18 motos
pour une petite balade qui nous mènera à notre lieu
de pique-nique…
Nous travers… nous contournons plutôt Perne les
Fontaines pour nous rendre au Lac du Paty sur la
commune de Caromb chère à nos amis Matthieu et
Delphine. D’ailleurs nous les remercions car ce
sont eux que nous ont fait découvrir cet endroit ac-
cueillant il y a un an.
Nous déjeunons tranquillement avant la séance photo sur laquelle tout le monde sera présent grâce à la
gentillesse d’une photographe amateur de passage.
A propos de photos je n’ai pas pu m’empêcher de faire un clin d’œil à notre Ami Eric (la mouche) en lui
envoyant un cliché de quelques clés de nos motos ce jour-là… à cet endroit-là… (Finalement Florence, tu
avais raison on entendra parler de ces clés encore longtemps ;-)).
Pour ceux qui ne savent pas ils pourront toujours demander à Eric le
pourquoi de ce clin d’œil et je suis certain qu’il se fera un plaisir de
vous narrez cette histoire…
Notre Director et son Aide Director profitent également de cette sortie
pour remettre officiellement les couleurs du West Provence Chapter
à Charlotte et Eric… Félicitations à eux deux !!
Un repas, fusse-t-il un pique-nique, ne se terminant jamais sans un
bon dessert, avant d’enfourcher à nouveau nos motos, les plus gour-
mands… suivez mon regard… se sont régalés en dégustant… et oui,
une glace !
Enfin rassasiés tous ces gourmands sont aux motos et nous voilà
repartis pour une quinzaine de kilomètres en direction de Mormoiron,
son plan d’eau et ses fameux Legends Day 4ième
du nom.
Un petit tour dans les stands qu’on trouve habituellement dans ce
genre de concentration, un p’tit verre pour se désaltérer et chacun
s’en repartira chez soi, seul ou en petit groupe, au gré de l’après-
midi…
Plus que la concentration en elle-même, cette sortie fut aussi un bon
prétexte pour intégrer de nouveaux membres et leur donner
quelques rudiments sur la conduite en groupe (surtout en quinconce,
formation chère à Bernard le Head Road Captain du Perpignan 66
Le mag du WPC | 31
WPC édito
Saint Jean de Montclar 2016…Une nouvelle route à tracer…
par Jean-Pierre Merle
Dimanche,09h00, heure prévue de départ depuis la concession Sun Road à Salon de Provence…
Dimanche, 09h20, départ à l’heure depuis la station essence dans la montée de Celony près d’Aix en Pro-
vence…
Premier rendez-vous après la gare de péage
d’autoroute de Meyrargue…
Pas mal de nouveaux venus cette fois-ci encore,
une dizaine de futurs membres du Chapter ?
Christian notre doyen et Road Captain d’un jour fait
l’appel. Tout le monde est là…même son petit-fils
au guidon de sa Ducati rouge (si si c’est vrai !).
Nous sommes tous prêts à repartir vers notre desti-
nation du jour, St Jean de Montclar, petite station
de ski des Alpes de Haute Provence à vocation
familiale.
Avant d’attaquer les choses sérieuses nous rallions
rapidement les Mées et ses pénitents où nous at-
tendent déjà nos amis de la région de Sisteron…
Eric, le maître des clefs, son épouse Florence, Richard et Régine sans oublier Sylvère que nous retrou-
vons avec plaisir après une longue absence…
La pause-café presque au pas de course (certains diront « à la Mike »), et nous voilà à nouveau sur nos
belles motos (si, si, il faut le dire, nos motos sont belles !!!).
Nous voilà donc repartis sur nos motos bruyantes… ça aussi il faut le dire mais pas trop fort…
Direction Dignes les Bains pour le premier ravitaillement de la journée… et tout le monde ravitaille ! Petits
et gros réservoirs pas de distinction…
Il fait beau et chaud (contrepèterie belge), même très chaud et certains, dont je fais partie, font quelque
chose qu’on fait très rarement : rouler sans blouson juste en tee-shirt avec les couleurs du Chapter.
C’est donc avec un peu plus de fraîcheur relative que nous allons attaquer la partie la plus belle du par-
cours, la montée vers Seyne les Alpes via la Clue de Barles jusqu’à Saint Jean de Montclar.
Cette sortie, c’est la deuxième fois que je la fais et je prends autant de plaisir que l’an dernier à rouler
dans cette belle région. Autant de plaisir partagé avec les membres du Chapter et les invités à enchainer
les courbes et les virages serrés à travers la Clue de Barles pour ensuite atteindre le sommet du col de
Fanget à 1459 mètres d’altitude avant la descente en lacets sur Seyne les Alpes.
Seyne les Alpes que nous traversons pour attaquer
la fin du parcours qui nous mène au restaurant Les
Alisiers sur les hauteurs de St Jean de Montclar.
Un peu de culture ne nuit pas…Alisier, est ce que
vous vous êtes posé la question de savoir ce que
c’était ? Peut-être le savez-vous mais moi je ne
savais pas alors j’ai cherché…
Un alisier c’est un arbre de la famille des sorbiers
qui lui-même est un arbre dont le bois est recher-
ché en ébénisterie. L’alisier a des feuilles simples
et le sorbier des feuilles composées… Là est la
différence…
Fin de la minute culturelle et retour aux motos
après un aussi bon repas que celui de l’an der-
nier…
Le retour sera, lui, différent de celui de l’an dernier et c’est tant mieux parce qu’il était plus agréable à mon
goût.
Cette fois-ci nous contournons le lac de Serre-Ponçon et ses eaux turquoise par la rive nord en emprun-
tant le pont qui le traverse à Savines le Lac.
Tout le monde roule et le trajet est agréable jusqu’à ce nous ayons une petite frayeur lorsque Richard
s’est arrêté afin que son épouse Régine reprenne des couleurs et des forces après un coup de chaleur…
finalement c’est pas de tout repos la place arrière sur une moto. Cet incident nous a rappelé que même à
moto et surtout à moto il faut bien s’hydrater.
WPC édito
32 | Le mag du WPC
La balade reprend et nous conduit jusqu’au pied du barrage du lac de Serre-Ponçon avant un arrêt à Es-
pinasse le temps de boire un verre bien frais, et surtout bienvenu, à l’hôtel de la poste… Il y a encore des
kilomètres devant nos roues et désaltérés nous ne nous attardons pas plus et laissons la place à un
groupe de motards en… pfff… Goldwings. Non je plaisante, ils étaient bien en Goldwings mais avant tout
ce sont d’abord des motocyclistes et nous les res-
pectons…
Un dernier arrêt carburant à Tallard avant que les
plus pressés ne reprennent l’autoroute pour rentrer
directement tandis que les « sisteronais » nous
quitteront un peu plus loin en bifurquant vers leurs
domiciles respectifs.
Le convoi s’arrêtera une dernière fois aux Mées
pour se dire au revoir et remercier Christian pour
cette belle balade.
Le groupe se scindant en deux, les uns optant pour
un retour tranquille par la nationale tandis que les
autres repartent vers Aix en Provence par l’auto-
route…Tout le monde est bien rentré, et je suis sûr
que tous garderont un bon souvenir de cette jour-
née et conserveront également en mémoire la
beauté et la diversité des paysages traversés…Alexis, lui, s’en souviendra longtemps puisque c’est à la
fin du repas que Carlos et Fred lui ont remis officiellement le patch de « Safety Officer » qu’il arborera à la
prochaine sortie. Bravo et félicitations à lui !!! Fin de la balade et rendez-vous à la prochaine sortie aux
« Brescoudos », sortie pour laquelle je rends la plume à notre Editor officiel.
J’aimerais rajouter ici, en conclusion, que les Alpes sont parcourues par sûrement des milliers de petites
routes connues et moins connues et parmi les connues il y a la route Napoléon, la route empruntée par
Hannibal et ses éléphants (mais là l’histoire n’est pas unanime surtout pour les éléphants), récemment il y
a la route 21… celle qui emprunte les lacets de la
montée de l’Alpes d’Huez, et il y a la route des
grandes Alpes et ses 16 cols.
Alors pourquoi ne pas rêver en grand et écrire la
route du West Provence Chapter ? Celle qui part
des Mées en passant par Dignes les bains jusqu’à
Saint Jean de Montclar,le lac de Serre-Ponçon et
retour aux Mées.
Le mag du WPC | 33
WPC édito
Week-end nomade à la Brescoudos
Début Septembre, ça sonne la reprise, la rembauche, la fin de l'été, pourtant tous les ans à cette même
époque s'organise la Brescoudos Bike Week, petite perle surchauffée de fin de vacances et ça faisait plu-
sieurs fois que je me disais que j'aimerais bien y faire un tour...c'est fait et c'était bien cool, bien hot devrais
-je plutôt dire ! Pour ceux qui comme moi ne connaissaient pas, la Brescoudos Bike Week est une con-
centre ambulante et ça c'est vraiment pas banal: pendant une semaine, les motos se retrouvent au Cap
d'Agde plus ou moins tous les matins pour le petit dej' et partent ensuite en ballade vers un village différent
tous les jours, pour y trouver là déjeuner, stands habituels, concerts, showbikes et autres activités... et il
faut bien l'avouer, ce type de rassemblement anti-statique est assez sympathique ! Les quelques membres
du WPC ayant décidés d'y participer se sont ainsi mis en mode nomade le temps d'un weekend pour se
fondre dans la mouvance torride des deux derniers
jours de la BBW.
Avec un départ de ballade à 11h30 le samedi, il ne
fallait quand même pas trop trainer mais nous pre-
nons quand même le temps d'un café avec les potos
de Sunroad avant de se retrouver sur la chaude
route du Cap d'Agde, et ce fut d'ailleurs vraiment
chaud pour ne pas le rater ce départ vu que nous
nous traînons un paquet de temps dans des bou-
chons à répétition; le mercure grimpe et le bitume
sature, les 4 roues s'échauffent pendant que nos V-
twins les remontent et nous avons tout juste le temps
d'une collation à l'arrivée au Cap avant de perdre notre nouveau "sécu" (cf édito précédent) et de nous par-
quer au soleil pour le départ de la ballade. C'est à ce moment précis que la Brescoudos affiche toute sa
popularité: nos têtes s'affolent comme des girouettes en plein mistral pour se rendre compte que nous
sommes soudain perdus au milieu de 2500 machines de toutes sortes, des H-D bien sûr, mais également
des gros trikes, des customs, des goldouines, des
jap's, des pour tous les goûts de toutes les couleurs,
c'est une grosse foire aux 2 roues bien organisée qui
se met en route et qui prend plus l'air d'une parade
que d'une simple ballade.
Ça tabasse fort les Celsius sur le tarmac et tout ce
petit monde de bikers se met à rouler sans jamais
vraiment s'aérer, nous en sommes même parfois
réduit à couper le contact, béquiller, attendre que le
convoi reparte, et se demander ce qui chauffe le plus
entre le casque sous le cagnard ou le fondement sur
le moteur ! Arrivée en transe à Villeveyrac où le vil-
lage entier semble nous attendre, accueil sympa, déjeuner sans ombre, l'eau est fraîche, nous un peu
moins ! Nous repartons un peu plus tard sans attendre la meute, histoire de rouler un peu, de passer le
3ème et ce coup ci de prendre l'air, presque incandescent, qui finit de nous cuire jusqu'à ce qu'aussitôt arri-
vés, nous nous jetions dans la piscine de l'hôtel où nous avons l'impression de réabsorber les hectolitres
perdus depuis le matin! Nous y retrouvons un équipage du WPC arrivé là presque par hasard ou peut être
pas, histoire de vérifier que nous avions bien retrouvé le sécu fiston maître-nageur !... c'est l'heure du hap-
WPC édito
34 | Le mag du WPC
py-hour, du 5 à 7 diraient certains, que nous ne fe-
rons pas chez les Q-nus d'à côté, mais tranquille-
ment sur le port à 2 pas de l'hôtel en révisant notre
alphabet: Apéro, Brotherhood, Cacahuètes, Dîner,
Errance, Flânerie, Glace, H..., I... (challenge! qui s'y
colle ?)...ZZZ, fin de vadrouille!
Le dernier grand rassemblement de la BBW s'orga-
nise le Dimanche matin sur l’Île aux Loisirs du Cap
d'Agde où se déroulent quelques activités domini-
cales d'après petit-déj comme la bénédiction des
motos du père Gilbert alors que certains profanes du WPC pendant ce temps là tentaient leur chance au
casino à tourner la manivelle des machines à sous ! L'étape finale de la BBW, c'est à Sète et la smala de 2
roues commence à s'échauffer pour cette dernière
parade qui s'annonce encore des plus cuisantes.
Sans faire de tort à personne, les bédouins du West
Provence Chapter partent en éclaireurs rejoindre en
cinq-sec la Venise du Languedoc; nous roulons plai-
sir entre mer et étang et partout ces aficionados des
2 roues nous aboient leurs sourires en attendant que
la caravane passe...un peu de bon temps à l'ombre
des platanes, déambulation le long des stands, et
retour aux H-D, il faut bien rentrer se sédentariser un
peu! Pas tout suite toutefois, car nous poursuivons
nos pérégrinations jusqu'à Aigues-Mortes pour un
dernier stop, derniers rafraîchissements, dernier au
revoir.. nous y croisons notre Secretary et sa passagère, sur le point de partir également, un peu comme
d'hab...! , et nous enfilons tous ensemble les derniers kilomètres de cette bien agréable ballade.
La BBW mérite le voyage même si nous n'y étions que le temps d'un weekend, on a bien apprécié, nous y
avons un peu pratiqué la concentre buissonnière, on s'est laissé vivre au gré du vent de nos plaisirs et c'est
quand on béquille à la fin de l'escapade qu'on se rend compte que tout ça fait du bien par là où ça passe ...
quand est-ce qu'on repart ? !
Le mag du WPC | 35
WPC édito
Visite aux Charmettes - 18 Septembre 2016
Le meilleur vin n'est pas nécessairement le plus cher, mais celui qu'on partage.
Georges Brassens
Nous roulons tranquillement sur la Gineste et je
m'étourdis une fois de plus de ce panorama tout sim-
plement paradisiaque: la mer azur sous un soleil
éclatant, les calanques et les îles un plus loin et puis
soudain tout est tristesse et désolation, il n'y a plus
rien que cette noirceur ridicule et l'acre relent de l'en-
fer consumé, et chaque virage dévoile son lot de
désolations qui serre le cœur. Alors, le vague à
l'âme, j'essaies de me divertir et je repense à cette
pimpante mamie bikeuse à qui je n'avais pas dit:
"c'est moi qui vous ride l'année prochaine !", je re-
trouve d'un coup un peu d'allégresse et je me de-
mande si elle sera partante, et le cœur serré toujours
j'ai soudain hâte d'arriver...
Un peu plus tôt, ça papote devant la concession ce Dimanche matin là quand notre jeune sécu et son por-
table arrivent complètement déchargés, c'est clair, la nuit a du être courte... et nous voilà partis pour la ca-
pitale où nous nous retrouvons tous du côté des docks à papoter encore et boire le kawa du matin, jusqu'à
ce qu'on se décide à rouler enfin vers Six Fours une fois rejoints par un tardif Fuvelain... A force à force,
nous n'arrivons à la maison de retraite des Charmettes que vers midi et tous les papys et mamies sont déjà
partis déjeuner...mince raté le rendez-vous du matin,
dommage.
Nous en profitons alors pour traverser le réfectoire et
souhaiter un bon appétit à tout le monde et, surprise,
la dernière mamie encore debout au milieu de la
salle est bien cette mamie bikeuse toujours aussi
pleine de peps ! Je ne saurais dire si elle nous a re-
connu, elle nous fait volontiers la bise mais cette
fois, elle n'a d'yeux que pour notre Director... pour un
peu mamie lui aurait bien demandé son 06 !
Une ou deux tables plus loin, je me fais apostropher
par quelques autres papys et mamies qui me de-
mandent "vous êtes qui ? vous venez pour quoi ?"
ce à quoi je réponds fièrement que nous sommes un
club Harley-Davidson et qu'ils pourront faire un tour
de moto après manger, et là c'est le moment du bide absolu, délirant, quand un papy me répond la voix
pleine de déception "ah bon vous jouez pas de l'accordéon?" ! ! ! Je crois que j'y repenserais souvent à
celle là, j'avais envie de lui dire que mon V-twin faisait aussi une sacrée musique mais bon, c'est sûr, à côté
de l'accordéon ...
L'après-midi, la plupart des résidents des Char-
mettes vont se faire une petite sieste et peu viennent
finalement nous retrouver aux motos; il y a cette ma-
mie Bretonne qui les regardait de loin, qui s'en est
rapprochée, qui veut se faire prendre en photo au
guidon de mon Road Glide, qui écoute Carlos quand
il lui dit d'essayer le siège arrière, qui s'affole un peu
quand je démarre, et qui finalement lance un "bon
ben on y va !"; je m'empresse de lui passer le
casque et de l'emmener faire un petit tour, je la vois
se marrer dans mon rétro, le genre de sourire qui
rayonne la gaieté dont je profite bien, elle semble
apprécier la balade et disparaît aussitôt arrivée en
fière vedette au milieu de ses deux amies qui la har-
WPC édito
36 | Le mag du WPC
cèlent de mille questions... Il y a aussi cette autre
mamie qui quant à elle arrive bien décidée à faire un
tour de cette belle Electra rouge ! C'est un peu le
baptême de Sylvain, son pilote, qui fait sa première
sortie Chapter, et qui offre tout de go un beau bap-
tême de H-D à sa passagère aux anges ! Coup
double ! L'après-midi aux Charmettes s'achève avec
la visite du rigolo de l'étape, un papy qui ne veut pas
rouler mais qui est intrigué par nos machines, il me
demande si elles sont lourdes et je lui répond "oui
mais ça se conduit comme un vélo"; il me regarde
alors d'un air intrigué et s'étonne: "comme un vio-
lon?". Alors je me retiens de sourire s'il a mal enten-
du et lui articule "non, non, com_me_un_vé_lo..." Il
me jette alors un regard un peu narquois et me sort
en ricanant "ben oui parce que conduire un violon?
hein ?" Voilà c'est fait, j'en reste un peu baba, et je
me dis qu'après l'accordéon et le violon, il serait peut
être temps de partir histoire d'éviter d'éventuels pi-
peaux supplémentaires !
Nous partons direction Bandol, le front de mer, une
terrasse, des glaces ! Petits plaisirs simples après
une journée de simples petits plaisirs partagés! Mère
Térésa disait "Sois pour ta communauté une raison
de se réjouir", il me semble bien là derrière ma pis-
tache-amarena que les 17 du WPC sont tous bien réjouis, et j'aime à penser que c'est pas seulement l'effet
de la glace ! A l'année prochaine !
Le mag du WPC | 37
WPC édito
Blog : sur les traces de Magda
"I don't know where I'm going from here, but I promise it won't be boring"
David Bowie
-"et pour vous monsieur?" me demande la serveuse d'Aubagne,
-"un perrier-gambetta s'il vous plait"
...en guise de réponse, j'entends marmonner: "on n’a pas d'oie" ... je peux bien en convenir en ce jour de
charité bikeuse mais franchement ça n'a pas grand-chose à voir et je le lui confesse, ce à quoi elle me ré-
torque stoïque:
-"non ça n'a rien à voir" ... soupir ! Au-delà de ce spirituel soulagement de se savoir entendu, compris, j'eus
alors cette impie pensée, ce sentiment mécréant d'avoir provoqué le bug, l'inévitable petit spam du pro-
gramme de cette belle journée qui n'est pas sans déplaire à notre ami Gilles, car s'il est des sorties qui mé-
ritent un zéro faute, alors celle-là est bien un modèle du genre.
Oui, l'homme de ce 25 Septembre c'est bien lui, Gilles, celui par qui nous
fûmes en grâce de rider ce premier dimanche d'automne, Gilles le Parfait,
pas l'hérétique, l'autre, cette purissime figure allégorique de web-captain
engagé, avatar d'un road-master accompli, l'humble Gilles, qui sans être en
quête de béatification westprovencechapterienne mérite pourtant son patch
de Saint Patisan, voir même plus...Buzz!
Gilles, le pâtre du Garlaban qui ce matin-là, en véritable Community Mana-
ger, rassemble les ouailles du WPC au bar "Goutez la Provence", petit détail
qui fait toute la différence et qui augure bien le mashup qui nous attend: SO-
leil-MOntagne-LOve, allez on like une première fois ! On re-like les Cro-
quants de Gilles & Marianne (MP: super bon!) et passé le temps du café
vient alors le Call to Action, l'habituel point sécu d'avant le départ. C'est sans
edgerank (?) qu'il nous a tissé un parcours de rêve dans une toile de virolos
sur les flancs de cette
Sainte Beaume que
nous allons prendre
plaisir à découvrir, et
c’est d’ailleurs dans mes Fav's que je lui réserve à
cette Sainte sa place bien méritée. #FG (Follow
Gilles) Nous voilà partis, Gilles en tête sur son Road
King…évidemment, chalant Dame Marianne et suivi
de 25 Followers, 16 v-twin vagabonds célestes du
WPC et un équipage ami du Chapter ami d'Avignon.
Cette petite route s'avère distrayante avec ses en-
chaînements de lacets pleins de cyclistes ahanant et
pour certains hargneux <Unfriend> de devoir le par-
tager ce magnifique Fil de zigzags ensoleillés qui
nous emmène au col de l'Espigoulier. Hashtag # Nir-
vana de bikeur! Nous sommes parqués à proximité
du point culminant des BdR (note: Bouches du
Rhône et pas Base de Registre, même si ça n'a tou-
jours rien à y voir), le panorama est au rendez-vous
bien entendu, séance eye-contact avec le pic de
Bertagne, la mer et les calanques, le château d'If, le
drapeau du WPC...on aime et on instagramise, sans
modération ! Gilles consulte son Journal, 11:30 dé-
part, pin & pic sont dans la boîte, onze-trente nous
sommes prêts, OLA on roule...un peu plus loin, on
ne s'arrête pas dans ce parking inondé et pleins de
trous de l'hostellerie de la Sainte Beaume mais nous
nous attardons un peu toutefois sur une balise à ne
pas rater: le départ du chemin des rois qui mène à la
grotte de Sainte Marie-Madeleine, haut lieu saint
pour certains, wiki pour les profanes.
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  • 1. Le magazine du West Provence Chapter | N° 2-3 2016 WPC 6 MOIS D’EDITOS LES SORTIES D’AUTOMNE ON PARLE DE NOUS MILWAUKEE EIGHT
  • 2. 2 | Le mag du WPC Votre sécurité est pour nous une priorité. Roulez prudemment et respectez le code de la route et ne surestimez pas vos capacités. N’oubliez jamais de porter un casque réglementaire, des lunettes pro- tectrices et des vêtements adaptés à la conduite et exigez de vos passagers la même discipline. Ne montez jamais en selle sous l ‘influence de l’alcool, de médicaments ou d’autres drogues. Avant de prendre la route, vous devez bien connaitre votre Harley® et avoir lu très attentivement tout le ma- nuel livré avec le véhicule.
  • 3. Le mag du WPC | 3 Que du lourd ! L’édition de Printemps n’a pas vu le jour et nous regroupons donc 6 mois d’activité du Chapter dans cette deuxième édition du Magazine du West Pro- vence Chapter, qui pour le coup s’est un peu alour- die. Plus de 13 sorties officielles, quelques participa- tions de nos membres à d’autres évènements, le WPC aura parcouru plusieurs dizaines de milliers de kilomètres avec des représentations eu- ropéennes et transcontinentales ! … Si ça c’est pas du lourd ! Nous atteignons cet été la barre des 90 membres en moins de deux an- nées d’activité, et c’est une dizaine de bikeuses et bikeurs qui ont officiel- lement reçu leurs couleurs ces six derniers mois...ça aussi ça pèse ! Plus de rideuses, plus de rideurs, plus de sorties...d’où la nécessité d’améliorer notre sécurité sur la route. Une journée sécu est programmée cet automne...une grande première au WPC (voir le prochain mag) et du lourd toujours ! La chaleur, lourde aussi, était au rendez-vous, le nombre de participants aux sorties augmente et c’est tant mieux. L’automne arrive avec des mé- téos parfois plus mitigées, mais des sorties sont toutefois prévues au calendrier...c’est le moment de ressortir les tenues chaudes ! J’en profite pour inviter les membres à se joindre massivement à la parti- cipation du WPC à SALON TELETHON le samedi 3 Décembre 2016. Et pour bien clôturer la saison estivale, la MotorCo lance sa neuvième génération de V-Twin… un 107 est déjà arrivé à Sunroad, certains l’ont déjà essayé… Bref, que du lourd ! Et pourvu que ça dure ! Un grand merci du Bureau à toutes celles et tous ceux qui contribuent au succès de notre West Provence Chapter ! Philippe West Provence Chapter Editor Le WPCnews est une publication du West Provence Chapter. Vos contributions et commentaires sont à adresser à : editor@westprovencechapter.fr Carlos Gomes Directeur de publication Philippe Rabiet Rédacteur Michèle Denis Photographies Pour toute demande d’adhésion au West Provence Chapter, une perma- nence du bureau est assurée le samedi après-midi à la concession Harley- Davidson Sunroad, Salon de Provence.
  • 4. 4 | Le mag du WPC LA ROUTE DU BLUES 15ème anniversaire LE PORTUGAL
  • 5. Le mag du WPC | 5 Sommaire 3 Que du lourd ! Les éditos de printemps 6 Inter-Chapter Sud-Est 8 Bouzigues 9 La route du blues 14 Gerardmer Motordays 15 Pique-nique au Colorado Provençal 17 Eagles Chrome—Briançon Les éditos de l’été 19 Hey Portugal Harley ! 29 Une Première mondiale ! 30 Legends Day—Moirmoiron 31 St Jean de Montclar...une nouvelle route à tracer 33 Weekend nomade à la Brescoudos 35 Visite aux Charmettes 37 Blog: sur les traces de Magda 39 Les nouveaux membres du WPC 40 Calendrier Octobre, Novembre, Décembre On parle de nous 41 Hors-série Freeway #101 Mai / Juin 2016 46 Freeway #296 Août 2016 50 Legend Motorbike 51 Harley and the Davidsons 52 Milwaukee Eight
  • 6. WPC édito 6 | Le mag du WPC Inter-Chapter Sud-Est 9-10 Avril 2016 Le dernier il y a quelques années c’était dans le sud du sud, organisé par le Chapter Esterel Côte d’Azur et je n’y étais pas, dommage. Le prochain dans 2 ans sera aussi dans le sud du sud, et sera organisé par le Chapter Iles d’Or Carqueiranne et j’espère bien y être ! Cette année, le Rhône Valley Chapter organise et c’est ainsi que nous sommes allés dans le grand nord du sud pour l’occasion. Là j’y étais et c’était vraiment bien ! J’y étais avec une bonne partie du West Provence Chapter et nous nous sommes vraiment bien régalés ! Moi je vous le dis, si le prochain est aussi bien que l’édition de Va- lence, alors autant se l’inscrire tout de suite dans nos agendas pour une participation massive du WPC ! Allez, je raconte un peu pour ceux qui n’y étaient pas histoire de vous motiver pour la prochaine ! Petite pensée au passage pour Mouche qui avait prévu d’y être, qui n’avait pas perdu ses clés, mais qui était en mode réparation et qui du coup n’a pu se joindre à nous, même sans ses hernies qu’il n’avait d’ailleurs pas aux pneus de son Street. Bon ben avec Flo, vous vous rattraperez à la prochaine … ! Le Massilia Chapter nous rejoint à la concession de bonne heure de bonne humeur ce samedi matin-là, avec le sourire et les croissants, ce qui tombe bien vu que nous les attendions à la concession avec le café fraichement livré par l’indéfectible Jérôme du Garage d’à -côté. Ça fait du monde sur la mezzanine, chaude ambiance, nous y sommes tellement bien que nous avons presque du mal à partir. Premier petit contre- temps. Le convoi d’une soixantaine de H-D se forme, ce qui, faut-il se l’avouer avec concupiscence … fait vraiment vibrer ! Le convoi s’ébranle et c’est alors que nous roulons direction plein est : tiens bizarre la boussole, on ne va plus à Valence ??? Déroutant certes mais nous bifurquons finalement un peu plus loin direction le nord et c’est après cet autre petit intermède que nous atteignons la région Avignon- naise sans option péage ni autoroute. Je n’avais quand même pas idée qu’il pouvait y avoir tant de ronds-points dans cette région-là et nous en avons d’ailleurs profité pour tous les visiter ! Troisième petit contretemps certes loin d’être fâcheux mais à force à force les aiguilles tournent plus vite que nous dans les ronds-points ce qui nous emmène quand même sur l’autoroute à péages pour rejoindre Montéli- mar pour un rapide petit lunch dans un manger-vite, puis Valence où nous arrivons bons derniers à la concession H-D Family 26. Tous les autres Chapters du sud-est sont arrivés, même celui de Perpignan. Ben oui c’est vrai quoi : Va- lence est dans le Sud et Perpignan à l’est… Quoi qu’il en soit c’est un vrai plaisir partagé de retrouver Salva et son Perpignan 66 Chapter, Daniel et son Chapter Iles d’Or Carqueiranne et de croiser tous les autres Chapters : Avignon, Esterel, Languedoc ainsi que nos hôtes de Valence… ça fait du monde sur le site, près de 300 bikeuses & bikers + 1 biker parisien, Stéphane Sahakian, boss du H.O.G. France en personne et en Street Glide. Toujours sympa de venir nous voir ! Le convoi se reforme, cette fois avec 200 V-twin’s,
  • 7. Le mag du WPC | 7 WPC édito impressionnant, excitant, enivrant, magnifiquement sécurisé par le Chapter local, et nous arrivons au camping de Bourdeaux après une heure et 60 bornes de petites routes sympas. Il est temps de nous installer tranquillement dans nos cabanons res- pectifs ou quelques cadeaux nous attendent genti- ment, miam du nougat ainsi qu’une orange pièce vestimentaire très seyante lorsque savamment por- tée par certains de nos membres … voir les photos, je n’en dirais pas plus ! Tout le monde se retrouve ensuite pour l’apéro, les accolades des Chapters’ Directors, les petits fours, quelques speechs, des drôles d’animations, le diner, la voix de Monsieur Smet, quelques rires bienvenus, une bonne ambiance, des rencontres et des photos, un bien bon groupe de soul, des pas de dance sur la scène ou ailleurs, des discussions endiablées, quelques aller-retour au bar, le feu d’artifice magnifique, et comme d’habitude c’est quand soudain on se rend compte qu’il est déjà 2 heures du mat’ qu’on sait que la soirée fut bonne même qu’on a pas trop envie de se coucher si ce n’est la promenade du lendemain qui n’attendra pas les lève-tard… Bien que levé comme il faut, je ne pourrais tout de fois pas vous en parler de cette ballade, ayant réussi à rater le départ sans autre commentaire. Alors avec ma passagère et les sieurs J-P et J-D nous allons boire un petit café en terrasse au soleil à Dieulefit ma foi pas très loin. Nous y croisons d’autres égarés du WPC décidément pas très assidu à l’heure de la messe ! Notre Director également rata cette ballade : nous le retrouvons au camping en train de faire un constat avec un étourdi qui arrêta un peu plus tôt sa moto dans la sacoche de son Electra qui n’y résista pas. Va falloir changer de moto ! ? ! Dernier rassem- blement autour du buffet campagnard avant de tirer nos révérences et de s’en retourner vers nos régions respectives. Il fait beau au nord du sud et nous – WPC – en profitons pour rentrer tranquillement tous ensemble par des petites routes qui nous disent de revenir…..faudra y penser à un petit ride dans le Vercors… Voilà donc notre histoire ce week-end d’inter-chapter, et si vous voulez plus de détails, il y a bien évidemment de quoi lire sur les sites des Chap- ters, leurs pages FB, sans oublier Legend Motorbike : j’ai eu le plaisir de rencontrer Marie & JR qui étaient parmi nous et qui publient un bien bel édito ainsi que mille photos sur leur site. A bientôt, on the road again !
  • 8. WPC édito 8 | Le mag du WPC Bouzigues En panne d’édito ! … histoire sans parole ! ! !
  • 9. Le mag du WPC | 9 WPC édito La Route du Blues - Mai 2016 Comment je me sens devant ce foutu tapis ? Grisé, l'âme vagabonde peut être, "like a rolling stone" ? Il y a ces heures d'avion qui saoulent et les heures qui décalent, il y a ces milliards d'images qui enivrent encore et qui tournent et virent dans ma caboche kaléidoscope, il y a tous ces bagages qui tourbillonnent sur ce foutu tapis et qui ramènent avec eux cette sarabande de clichés, instantanés du bonheur vécu sur cette belle route du blues et qui continue encore et toujours de m'étourdir, et ce foutu tapis qui vomirait la fin du voyage? "Screw it, lets ride !" Nous sommes 22 du West Provence Chapter à lui tourner autour à la re- cherche de nos sacs à souvenirs, 22 ravis à partager ce même plaisir d'avoir vécu ensemble la première aventure américaine du Chapter, et pour certains d'avoir tout simplement vécu leur premier ride aux US. Comme eux, j'ai longtemps rêvé mon V-twin, j'ai longtemps rêvé la route, j'ai longtemps rêvé me retrouver sur ces mythiques highways américaines, et puis j'ai lu Kerouac et Loevenbruck et puis je me suis retrouvé sur la route du blues, et maintenant je ne sais plus si j'ai rêvé ce trip ou si j'ai vécu un rêve ! On the road. Ce ride là, c'est déjà 3210 km au compteur de mon Electra, classe ! C'est un signe non? trois, deux, un, zéro et je repars, j'échange les "au revoir" du tapis pour 2000 miles de plus et je re- prends la route ... notre route, de Chicago à la Nou- velle Orléans en passant par le Temple de Milwau- kee, et quelques autres lieux mythiques, quelques concessions H-D, quelques blues club's ... Pour dé- marrer, le rêve de tout bikeur, c'est évidemment de rider un jour la "mother road", ça aurait bien pu être d'ailleurs le clou de notre voyage, mais pour nous, ce sera le hors d'œuvre, l'émotion de départ ! L'amuse-bouche c'est le panneau qui en marque le début au cœur de Chicago; nous n'avons pas encore les motos à ce moment-là, mais après, on avait juste plus envie de marcher ... mais elles sont où nos bé- canes ? Nous ferons plus tard nos presque premiers tours de roue sur le vrai tout premier segment de l'his- torique Route 66 qui traverse l'Illinois jusqu'à St Louis: ça y est, on y est ! Les images défilent, nous sommes à la parade avec ces milliers de bikeurs qui nous ont précédé laissant notre empreinte à notre tour sur la route la plus emblématique qui soit, celle pour laquelle nos machines ont été créées, idéales il est vrai pour absorber le tarmac lui aussi très historique. L'Electra ronronne et les images me transportent, celle de ce village "carte postale" et son bar d'époque, celles de ces quelques stations-service dans un style très fifties sans oublier celle à l'enseigne "Freedom" qui ajoute à la nostalgie de cette US 66 que nous abandonnons lorsqu'à St Louis elle file plein ouest sur ce bizarre Chain of Rocks Bridge en virage sur le Mississippi. Nous le suivrons direction le sud ce grand fleuve, direction le Kentucky et ses routes un peu trop toutes droites à travers champs puis encore un peu plus au sud dans le Tennessee où les routes s’arrondissent un peu, ça commence à chatouiller le guidon, doucement, on prend le temps d’enrouler de collines en collines, gentiment, les pay- sages changent, tranquillement, plaines, bois et prai- ries, on n'y croise pas grand monde mis à part quelques bisons, paisibles, bizarre cette lourde sen- sation d'errance paresseuse, cet apathique senti- ment de se sentir presque perdu loin de tout presqu’en marge d'une vraie vie speedée à fond de sixième...et les yards défilent et les miles s'égrènent et nous y ramènent régulièrement à ces autoroutes citadines et leurs milles échangeurs tellement enchevêtrés que les GPS en deviennent chèvres, ces multi- voies où les camions longs comme des trains nous doublent et à droite et à gauche, ces paysages embou- teillés qui pourraient nous sembler familiers si ce n'est que cette route continue toutefois d'être pour nous une jouissive découverte, une source d'exaltation, une réponse peut être à nos secrètes quêtes de liberté... Nous basculons plus tard dans le "sud profond" pour traverser d'abord le Mississippi, pas le fleuve ce coup-
  • 10. WPC édito 10 | Le mag du WPC ci mais l'état vraiment très plat avec des champs à perte de vue, un peu comme notre Crau mais en cent fois plus grand. Cette route là nous donne le temps de penser, de s'évader, de rêver et peut être ai-je se- crètement rêvé parfois de croiser la route de Bohem ou celle de Sal Paradise ? Nous ne rêvons pas par contre lorsque nous traversons cette forêt, immense, plus de 100 bornes sur la presque toute droite route "Natchez Original Trail" qui nous livre à son tour son lot d'images insoupçonnées comme cet improbable fermier sur sa chaise au milieu de son champs tenant son immobile cheval en laisse, l'un comme l'autre insensibles au "potato" de nos machines comme si le temps pour eux s'était arrêté au moment où nous les croisons. Le temps ne s'arrête pas pour nous par contre, on a même l'impression qu'il s'accélère lorsqu'un panneau nous souhaite la bienvenue en Louisiane au bout de laquelle nous savons bien que le voyage s'arrête...Vacherie ! C'est le nom de l'un des derniers bourgs que nous traversons sur cette petite route géniale qui épouse les derniers lacets du Mississippi avant d'arriver à la Nouvelle Orléans où il faudra bien se rendre à l'évidence du bout du chemin où le cœur serré et l'humeur spleen nous y abandonnons nos V-twin, petit coup de blues au terme de notre Route du blues ! La route du blues. A dire vrai, on se l'est faite à l'envers mais il n'y a pas eu d'arnaque pour autant ! La musique est née dans les champs de coton du sud pour s'exporter ensuite vers les villes du nord et c'est cette route historique du blues, la Route 61 que nous venons de des- cendre sur 500 miles jusqu'à la Nouvelle Orléans, l'issue de notre voyage, là où tout a commencé en fait, comme si le groove magique du blues devait rempla- cer la musique perdue de nos H-D et nous transpor- ter encore sur cette route que nous ne voulons plus quitter. Aux images de la route achevée s'ajoutent alors "blue notes" et rythmes lancinants, voix chaudes et mélopées électriques, autant d'incanta- tions qui invitent à poursuivre notre voyage... dans cette cour jazzy de Bourbon Street où l'intemporel crooner Steamboat Willy accompagne notre dernier cocktail, lorsque nous "ridions" cette Blues Highway à travers le "Mississippi Delta", légendaire terre na- tale du blues, dans ce musée de Clarksdale qui me donne l'envie de découvrir la musique de Mississippi John Hurt ou encore celle de Nehemiah Curtis "Skip" Burnett ou encore celle des bands qui enflamment les nuits du Ground Zero Blues Cafe, pas très loin. On y passerait d'ailleurs bien une nuit mais la route con- tinue vers Memphis Tennessee; j'étais déjà fan de la version de Chuck Berry, la version originale nous a tout autant enchanté avec sa Beale Street un peu calme (c'est Dimanche) mais où nous passons toutefois une soirée bien rock'n roll...sans oublier Graceland très kitch mais le King est incontournable n'est-il pas? Ce pèlerinage devait évidemment passer par Memphis, la "Music City", où nous arpenterons Broadway plus d'une fois histoire de bien s'imprégner de la country qui s'y joue partout sans jamais s'arrêter. Et puis plus haut, plus tôt, il y a "Sweet Home Chicago" où le blues deviendra plus électrique comme celui de Pistol Pete qui enflamme notre soirée au Buddy Guy's Legends. Un peu plus tôt encore, nous venons tout juste d'atterrir et je suis là avec les autres riders du WPC devant ce foutu tapis à attendre nos ba- gages, et je me rends compte aujourd'hui à quel point ils étaient vides ces bagages, vides de toute cette route qui nous a tellement fait vibrer, vides de toutes ces musiques qui nous ont accompagné un peu partout, vides de tous ces moments inoubliables partagés sur nos H-D par notre petite délégation du
  • 11. Le mag du WPC | 11 WPC édito West Provence Chapter. Pensées pour ceux qui auraient aimé y être. A la rencontre du mythe. La Route du Blues du WPC est d'abord un voyage de bikeurs tous un peu, beaucoup, passionnément amoureux de leur H-D et passionnés par tout ce qui touche de près et de loin au "Bar & Shield". Ainsi, nous ne pouvions pas être si proche du saint des saints sans aller y chercher notre bénédiction de bikeurs ! Et ça je vous le donne en mille, ce fut une sacrée première étape de notre aventure. Pas plutôt sortis du Buddy Guy's, notre compte est bon: nous récupérons nos V-Twin tant attendus et nous filons direction Milwaukee, là ou tout a commencé, comme le groove envoutant de nos machines qui nous ac- compagnera tout au long de notre route du blues, direction le Harley-Davidson Museum, là où notre passion rencontre son histoire, et c'est la magie d'un in- croyable voyage dans le temps que nous allons découvrir. Nous étions bel et bien attendus et toutes et tous du WPC sont soudainement tout ébaubis de- vant cette invraisemblable vitrine aux couleurs du West Provence Chapter qui nous accueille à l'entrée du musée: y sont exposés albums photos et patchs de notre Chapter, tee-shirt Sunroad et plus encore. Il y a même un petit texte racontant l'histoire du WPC et on peut y lire avec surprise: "In May 2016, 22 bikers from the West Provence Chapter will take the ride of their life when they bike down the Road of the Blues from Chicago to New Orleans. Needless to say, a visit to the H-D temple of Milwaukee will provide the perfect kick-start to their rideout!" Mais comment diable pouvaient-ils savoir? Et par quel artifice a-t-il pu se savoir que le doyen de notre Chapter fêterait bientôt ses 80 printemps sur sa H-D? Il se demande bien ce qui lui arrive d'ailleurs lorsque Paul Hoff du Museum lui souhaite si gentiment un bon anniversaire de la part de Harley-Davidson avec un cadeau du H.O.G. vraiment très spécial, signé W... Respect à toi Patriarche Bikeur ! Le temps s'accélère déjà dans ce musée et nous fait revivre avidement la Motor Co, intemporelle odyssée sur une autre route historique, celle de l'histoire de nos vénérées machines. L'émotion gagne et les batte- ments de cœur s'accélèrent eux aussi quand la magique porte des Archives s'ouvre à nous, sésame vers un sanctuaire captivant, excitant, émotionnant: une moto de chaque modèle de chaque année y est conser- vée et là le temps s'arrête un instant! J'ai sous les yeux une AMF 125, qui n'avait pas de V-twin certes, mais c'est pourtant grâce à elle que pour moi tout a commencé, cette indéfectible passion pour les Har- ley's, ce qu'elles sont et ce qu'elles représentent, et je regarde subrepticement autour de moi tous mes bro's du WPC et je me dis qu'il n'y aura pas qu'une madeleine qui aura droit à sa petite larme aujour- d'hui ! Et par quelle entremise Greg, le Director du Milwau- kee Chapter pouvait-il bien savoir que nous étions en visite sur ses terres ? ! Le WPC tout épaté le rencontre accompagné de Jennie à la sortie du mu- sée et ils nous conduirons sympathiquement ensuite jusqu'à leur concession: The House of Harley- Davidson. Là où tout a commencé, première conces- sion, premier Chapter... Voilà, nous sommes en train de vivre la Légende et tout ça va nous coller une pêche et une banane d'enfer pour le reste de notre road trip qui sera ponctué de nos visites quasi reli-
  • 12. WPC édito 12 | Le mag du WPC gieuses à chaque concession que nous croiserons jusqu'à la Nouvelle Orléans; on pourrait s'attarder sur leur taille énorme, sur le nombre énorme de mo- tos exposées, mais ce qui est vraiment énorme c'est cette constance dans la gentillesse, la disponibilité et la courtoisie de celles et ceux qui nous y recevaient et grâce à qui nous nous sentions comme à la mai- son! Des rencontres mémorables. C'est bien vrai, il suffit de visiter notre collection de tee-shirts pour revisiter notre parcours et se rappe- ler... notre premier stop (à pied) sur la 66 au Lou Mitchell's, les escaliers de Union Station sans Kevin Costner, le beignet à la saucisse du Cosy Dog, notre guide enjouée lors de notre visite à M. Jack Daniels, ce sympathique cajun tripoteur d'alligators, le marché Français de la Nouvelle Orléans et cet échange bien agréable presque fusionnel avec Brian Paul qui nous parle avec enthousiasme de son film et de son bou- quin: Cure for the Crash, The art of train hoppin... et je m'évade encore et la magie du voyage continue et je renvoies maintenant son génie dans la lampe ou peut être dans les réservoirs de nos V-twin! Prenez garde alors au prochain plein bikeurs de la route du blues ! où vous emmènera-t-il la prochaine fois où peut-être vous invitera-t-il à raconter encore et en- core... Pour moi c'est l'heure de m'arrêter et de remercier: celles et ceux qui partagent ce magnifique "spirit" et avec qui je prends toujours plus de plaisir à rouler sur cette route du blues et sur toutes les autres encore et toujours; et surtout celui par qui tout a commencé, de la naissance de notre West Provence Chapter à mes - nos premiers miles sur la terre natale de nos ma- chines... Director Carlos, nous te dédions humblement ces quelques lignes et tu l'auras bien compris: le tapis s'est arrêté maintenant, les bagages sont rentrés à la maison, mais il en est qui se sentent "like a rolling stone", prêt à repartir! alors...........Lets Ride ! ! !
  • 13. Le mag du WPC | 13 WPC édito Le WPC sous l'eau et sans le fioul aux Gérardmer Motordays - Mai 2016 Le Dimanche: -Allo Philou? -Ouai Fred, ça gaze? -Yes! T'as vu la météo pour Gérardmer? -T'as raison ça craint! -Bon on voit demain comment ça tourne... Le Lundi: -Allo Fred? - Ouai mon Philou, ça roule? -Ben ouai mais plus longtemps, t'as vu y a plus de fioul? -Fait ca- guer tout ça, on va pouvoir monter, tu crois? -Bon on attend les news demain et on voit... Le mardi: -Yo mon Fredo c'est la mer...de non? -Ben ouai mon Philou, stations fermées météo toujours pourrie...... - Comment ça va le faire du coup? -J'ai eu Carlos au phone, il a dit "on monte" -Ah bon ben alors mon Fredo je crois bien que... -Tu sais quoi, je vais faire un sondage voir si tout le monde est toujours partant. -Zi va! Le Mercredi: -Allo Philou? -Ouai, alors? -Tu sais quoi? ils viennent tous! -Dommage, sauf 1. -Ah ouai, ouai, sauf 1, dom- mage. -Bon ben c'est parti! Oublies pas ta combi de pluie! -C'est clair! Sous l'eau et sans le fioul ? Et c'est ainsi qu'une quinzaine de riders du WPC se retrouve le Jeudi matin au soleil devant Sunroad, prêt à partir loin dans le nord, direction les Gérard- mer Motordays. Un peu plus tôt dans la semaine, on pouvait lire sur leur page FB un post de Henri Loevenbruck (membre de l'organisation), je cite: "Dans l'adversité ou dans l'épreuve, le même adage depuis toujours me guide : c'est dans la tempête que l'on reconnaît le bon marin. Alors que tous les bons marins et tous les audacieux, que tous les bâtisseurs fassent un pas en avant, car l'aventure, la vraie, nous attend !..." C'est bien ça donc, nous partions fièrement à l'aventure, mais serions-nous des "riders on the storm" pour autant? Et bien non, car ce jour là littéralement, nous avons eu grand beau sec jusqu'à destination! Il fera beau tout le temps d'ailleurs et nous n'essuierons qu'un peu de pluie sur le chemin du retour, en plaise à certain! Restait le problème de l'essence... qui n'en a finalement jamais été un; nous avons toutefois pris soin de refaire systématiquement les niveaux dès que nous croisions une pompe ce qui nous a fait un paquet de visites de station et un pa- quet de cafés avant notre pause déjeuner chez les Mom & Dad de l'Assistant Director Fred. Nous y sommes reçus comme des rois chez Guy et Andrée, nous avons juste à mettre les pieds sous la table pour déguster quelques spécialités locales et ça finit d'ail- leurs par être dur de repartir. La JiPoulette Repartir? C'était sans compter la JiPoulette qui de- vait nous faire rester une heure de plus en pays Bressan. JP, notre impressionnant biker looké lu- nettes noires dans son perf noir sur son Fat noir n'était pas du tout noir mais il avait peut être bu trop de café ..., ses mains tremblotent un peu avant de manger, il tripote les mauvais boutons du guidon et en oublie d'éteindre la lumière si bien qu'après man- ger et un dernier café ..., nous le retrouvons décon- tenancé tout penaud le doigt sur le démarreur du Fat qui ne fait plus "potato" mais "clac clac clac" et puis plus rien. Notre JP se transforme alors en un atten- drissant et tout triste nounours devant sa batterie raplapla qui nous dit tout embarrassé: "J'ai fait une boulette !" ... la boulette à JP, la JiPoulette quoi ! 3 ou 4
  • 14. WPC édito 14 | Le mag du WPC bikers affairés, le jeu de câbles de Guy, le jeu de câbles du voisin, la batterie de la voiture de Dédée puis celle de la voiture de Guy, son atelier mécanique où les bikers bricolent les cosses des câbles, un paquet de coup de démarreur qui font toujours "clac clac clac" et puis soudain pour ne pas dire enfin, la Jipoulette est réparée, Nounours souffle et remet son perf de JP et nous repartons alors direction le nord toujours. Quelques encablures plus tard nous coupons le contact sur le parking des remonte-pente à Gérardmer où nous retrouvons Carlos & Michèle qui ont troqué leurs gilets de Director & Photo- grapher pour ceux de fidèles bénévoles en plein boum de préparation des Motors Days. Comme des rois, toujours! Nous rejoignons notre immense et très accueillant chalet où nous passerons un agréable bon temps ! Certains s'y révèlent maestro du BBQ pour y griller ces déli- cieuses saucisses paysannes de famille ramenées par JP même que ça, c'était pas une JiPoulette ! certains profitent bien du billard ou retrouvent leurs réflexes d'étu- diants au babyfoot mais tous s'entendent bien finalement à prendre un apéro en ter- rasse pour profiter un max du soleil vosgien qui ne nous quitte pas (cal), à partager une table qui se veut conviviale, animée, chaleureuse, et plus tard au clair de lune de savourer un petit jack "night cap" et bonne nuit ! Comme des rois nous étions donc dans ce petit coin de paradis des Vosges, comme des rois le Fred et le Philou qui partagent une ban- quette lit avec un maudit trou au milieu et ça aussi, ça rapproche ! C'est tout, n'aller pas y chercher de JiPoulette, il n'y en a point. Du col de la Schlucht à Xonrupt Ils sont forts au Scrabble dans ce pays ! Ils ont de ces noms ! ça va plus vite à y aller qu'à les dire ! (quoique) Ils sont fort aussi dans ce pays pour bien nous faire profiter de leurs montagnes comme au col du titre où nous trouvons un parcours de luge d'été : alors que certains redescendent gentiment vers notre chalet, l'Editor et 4 bikers du WPC s'y arrêtent et s'y font un petit plaisir ... remontée en télésiège sans les skis mais avec le soleil toujours suivi d'une descente en luge endiablée où nous nous sommes bien éclatés à prendre tous les virages à fond de 6...un peu comme la redescente de ce col de la Schlucht dont on parlera encore longtemps et où nous prenons un vrai gros plaisir à enrouler tous les virages de cette magnifique route dont on ne dira qu'un mot : DeLuxe ! (même s'il n'y était pas ce qui fut bien là une JiPoulette) Les Motor Days Un rassemblement bien sympa où là aussi nous prenons du bon temps. Tout est au rendez-vous, les stands habituels, quelques animations, du stunt et du burn, quelques concerts dont celui du toujours très en forme Johnny Gallagher, et un site bien propice à la ballade moto, même qu'on en a bien profité, sur- tout cette redescente du col de la Sch..... Il y aurait encore beaucoup à raconter sur ces va- cances de bikers en pays vosgien, il y a de belles routes à rider, il y a quelques fromages à déguster, et bien d'autres choses à découvrir qui méritent toutes ces bornes du sud au nord...tout ça pour dire que moi, je re-signe pour dans 2 ans, quand à ceux qui n'y étaient pas, et bien essayer de ne pas refaire pas la JiPoulette de ne pas venir ! -Yo mon Fredo ? -ça va mon Philou ? -ouai, ouai, dis moi, on sera peut être +1 dans 2 ans alors? -ben ouai il fait beau dans les Vosges!
  • 15. Le mag du WPC | 15 WPC édito Pique-Nique au Colorado Provençal - 12 Juin 2016 Alors il paraitrait qu'il y a bien longtemps des Provençaux de Rustrel soient partis aux Amériques et que depuis une rivière un état même se nomment pareil que notre Colorado allez savoir ? ce que je sais moi par contre c'est qu'à force à force je suis un peu charrette avec mon écriture et le rhum n'a rien à y voir la dedans du coup je vais essayer de faire court avec cet épisode juste une petite phrase histoire d'aller à l'essentiel et d'éviter le superflu et le superfétatoire juste une phrase qui commence au Garage Café où les 26 du WPC accueille Eric Xavier David et Jérôme bienvenue aux 4 nouveaux ainsi qu'à l'équipage invité du Chapter de Marseille ce qui nous fait donc 22 motos qui ... non 23 vu que l'ami Secretary Fred est venu rouler 22 secondes avec nous donc rapidement 22 motos qui s'en vont gentiment faire un petit tour en di- rection de la combe de Lourmarin toujours si plaisante à rider le long de l'Aigue brun au milieu de ses verti- gineuses falaises et c'est d'ailleurs au pied d'autres falaises celles des mines de Bruoux que nous par- quons les motos un peu plus tard le temps de prendre un petit café et de les visiter les mines d'ocre im- pressionnantes avec leurs galeries grandioses taillées comme des cathédrales par des bonhommes leur sueur et leurs pioches qu'on entend presque encore sonner comme une petite leçon d'humilité ma parole ça fait du bien ça des fois comme de retrouver le soleil nos V-Twin et la route que nous reprenons joyeusement et c'est là que je me dis que c'est un peu mesquin de la part de ceux qui savent de ne pas avoir avertis les nouveaux que notre Activities Officer n'a pas le même GPS que tout le monde car si la plupart sont dotés d'une fonction POI le sien est un modèle DeLuxe doté quant à lui d'une fonction PAI soit PAssage Incongru pour les non initiés et il y en a toujours un petit qui traine d'ailleurs même qu'on est presque pas tranquille tant qu'on se le fade pas et après ça va mieux là par exemple en sortant de Gar-
  • 16. WPC édito 16 | Le mag du WPC gas nous roulons bien gentiment sur la D89 et au lieu de filer tout droit devant jusqu'à la jonction avec la D943 à 100 mètres nous préférons virer à droite en épingle plongeante sur un petit chemin caillouteux plein de trous au bout duquel nous virons à gauche en épingle grimpante pour atterrir en plein dans un virage de la D943 qui d'emblée semble être une sacrée bonne route...un peu plus loin petit clin d'œil noir à gauche sur cette jonction trop facile que nous avons évitée bon c'est pas gave le PAI est passé on devrait être tran- quille jusqu'à la maison mais pour l'heure nous roulons rassérénés vers Rustrel où nous nous arrêtons pour un déjeuner de nomade à l'ombre des pins à table dans l'herbe ou en plein air ces parties de campagne n'en ont pas que l'air d'être sympathiques ride saucissonnade et siesta ça le fait bien aussi sauf pour le Mike qui avait du manger du cheval vu qu'il ne met pas une heure à faire le tour du circuit fléché de 3 heures et nous le retrouvons à nous attendre en train de piaffer à la Rinsoulette locale où nous compen- sons à grands renforts de crèmes glacées les calories perdues à gambader dans ce joli Colorado Proven- çal avec ses drôles de reliefs aux mille couleurs un peu comme ceux qui ont oublié leur crème solaire ou le parking éponyme d'où nous repartons pour s'enfiler un magnifique chemin si direct entre Céreste et Gram- bois que notre latiniste en queue de convoi s'esclaffa veni vedi tourni tourni avant de clamer haut et fort dans son talkie-walkie "tout va bien!" (comprennes qui pourra) tout va bien encore lorsque les 32 bikeuses et bikeurs béquillent à Pertuis pour un dernier verre gentiment offert par Xavier qui fête son premier ride au WPC et qui montre bien l'exemple aux autres nouveaux qui auront le droit aussi de fêter leur deuxième ride ainsi qu'à Patrick & Marina d'ailleurs qui reçoivent leurs couleurs désormais dignes membres de notre West Provence Chapter ou même à Christian et son nouveau Street Glide tout rouge allez va les occasions ne manquent pas mais la journée se termine comme cette phrase sans point ni virgule mais ponctuée toute- fois de fraternels moments bien plaisants et riants. Point final, respires et à la prochaine !
  • 17. Le mag du WPC | 17 WPC édito Eagles Chrome 24-25-26 Juin 2016 - Briançon Ca y est, c'est l'été ! en avant la musique qui se fête avec le retour du chaud, la sortie des maillots, des habits blancs qui contrastent le bronzage, tardives piles neuves dans la balance et tomat'mozz', dé- poussiérage de tong et bermudas au repassage, bref tout cela n'a-t-il pas un bien agréable petit parfum de vacances qui monopolisent un peu les esprits quand c'est pas le toof à la téloche et du coup les événe- ments du calendrier du WPC s'ignorent, se ratent ou s'oublient. Mince, ils n'étaient que onze sans ballon mais avec leurs V-Twins à porter fièrement leurs couleurs du West Provence Chapter aux Eagles Chrome de Briançon, mais onze à passer un gentil petit week-end à la montagne plein de soleil et onze à prendre du vrai bon temps de bikeurs et tant pis pour ceux qui n'y étaient pas ! L'an dernier à la même époque le White Forest Cus- tom Club organisait la première à Mont Dauphin. Nous y étions 4 du WPC mais déjà c'était sympa de participer à une petite manifestation qui avait toute- fois rassemblé un joli petit monde. Cette année pour la deuxième c'était à Briançon dans le cadre char- mant du Parc de la Schappe; le WPC y était 3 fois plus nombreux certes, la participation également tant mieux, le chapter de Grenoble est revenu en masse et cette année le chapter de Marseille est également venu avec pas moins d'une vingtaine de H-D. Quelques stands, quelques concerts, quelques animations, le stand Harley-Davidson Sunroad animé par Massilia qui a per- mis à plus d'un et plus d'une de faire quelques essais, voilà une petite manifestation qui mérite le déplacement qui plus est dans un cadre aussi captivant. Et oui ! la montagne est belle et se prête à la ballade surtout quand la météo est de la partie (alors qu'une fois de plus, de l'orage était prévu et c'est le même qui n'est pas venu !) Les 2360 m et 2360 virages du col de l'Izoard (bon, peut être un peu moins)...(de virages), les grandes courbes du col de Vars, le tour du lac de Serre-Ponçon et sa magnifique route en sur- plomb, voilà bien des rides dignes d'un paradis de biker! Et puis il y les à-côtés tout aussi sympathiques comme prendre l'apéro entre potes en terrasse de notre hôtel où Philippe nous a si bien accueillis, déambuler dans la vieille ville de Briançon à pied et en moto, y prendre un café sur une placette ensoleil- lée, ou prendre le soleil encore dans les grands bains de Mo- nêtier face aux écrins de Serre-Chevalier... des week-end comme ça j'en veux toute les semaines !
  • 18. WPC édito 18 | Le mag du WPC Même les souriants motards gendarmes de Guil- lestre étaient de la partie lorsqu'ils nous arrêtent en plein Queyras pour nous offrir cafés et madeleines sur leur stand d'information sécurité routière, on a pas trop l'habitude mais on se dit qu'on aimerait bien l'avoir ! Tout ça donne envie et j'y retournerais bien volontiers l'année prochaine... et j'espère bien que la plus grosse participation cette fois sera celle du West Provence Chapter ! En plus, il paraitrait que l'organisation sera encore plus au top l'année pro- chaine, mais là je ne peux en dire plus, il faudra ve- nir ! Un petit coup de pub gratuit pour l'hôtel "Le Mont Prorel", un hôtel “Welcome Bikers”. Demander Philippe !
  • 19. Le mag du WPC | 19 WPC édito Hey Portugal Harley - Juilet 2016 Pour son deuxième grand voyage de l'année, le WPC s'est fait le Portugal les 2 premières semaines de Juillet. Mais l'editor ne racontera pas ce grand voyage au Portugal: iI y était l'année dernière en 4 roues, mais pas cette année en V-Twin. Il ne racontera pas mais il avait prévu le coup et comploté avec quelques bro's pour que l'histoire s'écrive... Interviewons tout d'abord le sieur Pascal Jack Daniel ! Editor: bon alors racontes ! ce voyage ? ça se résume comment ? PJD: départ de Sun Road, montée vers Andorre en passant par Ax les Thermes et sa source d'eau chaude, brouillard au col d'Envalira, puis, est ce la soirée au "cirque du soleil" ou d'avoir trempé trop long- temps dans les bassins d'eau chaude ou glaciale de Caldéa ? Je ne saurais dire.... Mais ce voyage m'a ensuite un peu échappé. En fait, notre voyage c'était un peu le cirque du soleil.... inattendu, souvent, gé- nial, toujours, et derrière une apparence débridée, une organisation sans faille... Il y a un mot à la mode qui résume bien notre voyage: Déglingos ! Editor: Déglingos ? Kézaco ? ! ! ! PJD: Déglingos, nos dos d'abord, nos postérieurs ensuite...malgré la préparation physique, sportive et qua- si scientifique à la Caldéa, le Portugal, ça se mérite ! Aprés deux étapes Espagnoles de 600 bornes, jus- qu'à Madrid à travers des paysages dignes du Nevada, puis entre Madrid et le Portugal via la savane afri- caine et ses vols de vautours tournoyant au dessus de nos casques, sous des températures supérieures à 40°... Editor: et puis quoi d'autre déglingos ? Le Portugal c'était bon ? PJD: tu crois pas si bien dire ! Déglingos nos estomacs, mis à mal par les repas portugais. D'abord au Rio Pirata où Tony et Gigi ont tenté de nous faire succomber au péché de gourmandise avec des sardines tail- lées comme des lanceuses de poids russes . Je me rappelle aussi de repas Gargantuesques arrosés de Vino Verde, de Fado à Lisbonne, de rires partout... Je me rappelle de glaces dopées... De seiches qui de- vaient se nourrir de thons entiers.... De" bacalhau" épais comme des cotes de boeuf texanes.... Et enfin d'une raie, mais quelle raie ... ! Editor: en finalité cool quoi ? PJD: ben oui justement ! Déglingos la météo portugaise qui s'entête à nous présenter les plages portu- gaises sous du crachin breton ou du brouillard anglais! Pour ensuite nous assommer de chaleur pour les visites de châteaux et de monastères à Tomar ou Batalha. Editor: et sinon, le WPC dans tout ça ? ? ? PJD: ben déglingos aussi toute l'équipe du WPC qui n'hésite pas à plonger dans une source à 14°, enfin presque toute l’équipe ! Déglingos le concert des U Caprini, célèbre duo Corso-Sausséen, étrangement peu apprecié à Tomar. Editor: et la finale du foot ? France-Portugal au Portugal...faut le faire ! ! ! PJD: ouiiiiii déglingos encore et toujours les 16 du WPC qui n'hésitent pas, déchainés, à plonger au milieu de centaines de supporters portugais pour cette finale de l'Euro. Fantastique concours de chants, de cris et de bruits, pour finalement fêter la victoire, hey Portugal Allez.... Qui deviendra vite Hey Portugal Harley... Editor: que du bon temps si je comprends bien ! pas trop d'excès ? ? ? PJD: excès déglingos aussi mais je dirais seulement que trois pèlerinages ont été nécessaires pour laver nos âmes pécheresses: Fatima, Santiago et Lourdes. Editor: alors tout va bien maintenant ! tu repars demain ? PJD: oui ce fut pour moi un voyage initiatique, digne des grands road trips ...et qui m'a par ailleurs fait comprendre que je devais changer ma selle avant de repartir. Nous garderons tous de grands souvenirs du Portugal 2016. Editor: génial ! tu pourrais me mettre tous ces Dé- glingos détails par écrit histoire de les partager avec tout le monde dans un futur édito ? PJD: t'es déglingos ou quoi ? je m'arrête là ! les notes c'est JiPé qui les a prises tout au long de notre ride et il me semble bien qu'il a écrit un édito de taille.... Editor: alors on laissse JiPé raconter !
  • 20. WPC édito 20 | Le mag du WPC Na estrada… dePortugal du 02/07 au 17/07/2016 par Jean-Pierre Merle Parce je suis rédacteur de documentation technique j’ai été chargé par notre « Director » d’écrire l’édito de notre voyage au Portugal. C’est une tâche ardue car essayer de se hisser ne serait-ce qu’à la hauteur de la cheville de notre « Editor officiel » n’est pas une chose simple. Mais à cœur vaillant rien d’impossible, alors j’ai accepté de relever le défi et je vais essayer de vous nar- rer sans être trop exhaustif notre voyage, non pas sous forme d’un road trip à la Kerouac ou à la Lœvenbruck, mais sous la forme d’un guide à partir duquel vous pourrez retrouver les différents endroits où nous sommes allés et, si le cœur vous en dit, partir un jour suivre notre route… Jour 1 : le départ. Tout commence mal car dès le premier jour je suis en retard au ren- dez-vous. La faute à un brave homme qui me tient la jambe pendant que je fais le plein d’essence de ma moto avant le départ… Enfin je suis là et je retrouve mes compagnons de route et en dé- couvre d’autres que je ne connaissais pas(bonjour Claude, bonjour Arlette). Après un café et quelques viennoiseries bienvenues nous voilà prêts à partir sur nos V-Twins qui ne demandent qu’à avaler les kilo- mètres, et des kilomètres avalés il va y en avoir… Direction l’ouest et 430kilomètres à parcourir… Direction Andorre notre premier arrêt en laissant derrière nous Salon de Provence, Arles, Nîmes et Montpellier pour quitter l’autoroute vers Narbonne pour notre première halte gastronomique au « Carignan » à St Laurent de la Cabrerisse. Le repas fini il nous faut déjà reprendre la route vers les sommets Pyrénéens. Partis de Salon de Provence avec une température estivale, nous avions oublié qu’en altitude et dans les nuages il faisait beaucoup, beaucoup plus froid. Aussi dès que ça été possible, laissant notre « Director » continuer seul accompagné de Jean-Yves, je me suis arrêté au grand soulagement de mes compagnons de route pour nous équiper contre le froid. Après une petite halte à Ax les Thermes pour faire trempette dans le bassin d’eau chaude soufrée et de boire un café pour nous réchauffer nous attaquons la montée vers Andorre la Vieille, notre première desti- nation. Hôtel trouvé, installation faite, repas rapidement expédié au restaurant « Mama Maria » et nous voilà en route pour la représentation du Cirque du Soleil. On ne peut pas décrire ce spectacle en quelques mots, alors que dire si ce n’est qu’il faut aller le voir et que ceux qui ne l’auront pas vu auront loupé quelque chose d’assez grandiose. Jour 2 : deuxième jour à Andorre. Petite visite, très instructive pour ma part, au musée du tabac avant d’enchainer les lacets jusqu’à presque 1600 mètres d’altitude pour aller faire de la luge d’été au « Naturlàndia Camp Base »… La joie de certains fut de courte durée car un problème technique nous empêche de profiter de cette attraction. Mais ce n’est pas grave, retour à Andorre pour un petit quartier libre que certains mettrons à profit pour faire un peu de shopping avant de nous retrouver à la « Caldea » pour profiter des bains à remous, du sauna ou hammam avant d’assister en privé au match de foot- ball France/Allemagne dans le cadre agréable du res- taurant Andorran le « 120 ». Jour 3 : Direction Madrid… quelques 600 km à parcourir.
  • 21. Le mag du WPC | 21 WPC édito Ce qui m’a marqué pendant cette deuxième partie du voyage ce sont les odeurs. Quand on roule à moto on ne peut pas y échapper et, bonnes ou mauvaises, elles parsèment notre itiné- raire. Autant pour la partie française du voyage les odeurs le long de la route étaient, dans l’ensemble, assez agréables. Fleurs de genets et foin fraîchement coupé par-ci par-là assaisonné de quelques bonnes odeurs de fermes laitières. Des parfums de notre bonne France profonde et agricole comme on les aime. Mais de l’autre côté des Pyrénées c’est une toute autre histoire d’odeurs… des odeurs moins agréables pour nos narines grandes ouvertes au vent relatif fourni par l’allure soutenue à laquelle nous roulons. Et ce sont les effluves bien particulières des élevages porcins qui nous accompagnent sur le chemin de Ma- drid alors que nous traversons la province d’Aragon et de Castille et la Mancha chère à Cervantès et son célèbre Ingenioso Hidalgo accompagné de son fidèle écuyer. Tranquillement, kilomètres après kilomètres, le long ruban se déroule sans encombre sous les roues de nos 10 motos jusqu’à ce que le voyant de la réserve de ma moto s’allume au milieu de nulle part… Oups ! Moins de 50 kilomètres pour trouver une station avant la panne d’essence… Quel soulagement et quelle joie quand, enfin, on voit le panneau salvateur qui va me permettre de refaire le plein… C’est que j’ai pas un aussi gros réservoir que tout le monde sur ma « petite » Dyna. Le plein fait pour tout le monde, l’aventure peut reprendre jusqu’à Madrid où, après une halte rapide à la concession, nous regagnons l’hôtel avant de nous retrouver chez « Pepe » pour un repas aux allures bien espagnoles autant par l’heure à laquelle nous dînons que par la variété des plats proposés. Jour 4 : et c’est reparti pour environ plus ou moins 550 kilomètres… Direction le Portugal, direction Rio de Couros…Une étape à peine plus courte que celle d’hier mais sous un soleil de plomb. A la sortie de Madrid, petit détour par la « Snowzone », malheureusement fermée, du « Xanadu Shopping Center ». Et oui, fermée, nous sommes partis de bonne heure, beaucoup de kilo- mètres encore aujourd’hui… Nous ne profiterons pas de la fraîcheur qui doit régner dans l’immense bâtiment qui abrite les pistes de skis. Mais qu’à cela ne tienne et nous quittons la communauté de Madrid pour traverser la partie ouest de la province de Castille et la Mancha. Les kilomètres défilent sans soucis toujours ponctués par ces odeurs d’élevages porcins. Après la Castille nous traversons la communauté autonome d’Estrémadure qui est une des 4 régions d’élevages porcins où on affine le fameux jambon « patanegra bellota », un des meilleurs jambons cru du monde et qui dit le meilleur dit aussi le plus cher. Le paysage aride est parsemé de chênes qui fournissent aux cochons les fameux « bellotas », ces glands dont ils se nourrissent sans engraissement forcé. Au détour d’une courbe nous sommes tous surpris de voir le tournoiement de vautours et d’aigles au- dessus de nos têtes qui nous laisse à penser que les rapaces attendent la fin d’un des nôtres pour se repaitre de sa chair… mais il n’en sera rien car la frontière n’est plus très loin… Un dernier petit arrêt carburant avant de traverser la frontière (l’essence est beaucoup moins chère en Espagne) et Portugal nous voilà !!! Je ne sais par quel miracle c’est arrivé mais de l’autre côté de la frontière les odeurs et oui ces odeurs, encore elles, qui chatouillent mes narines depuis notre départ ont changé. Au début j’ai eu du mal à associer l’odeur à un nom, je devrais parler là de parfum le terme est plus juste. Alors j’ai eu du mal à associer ce parfum qui ne m’était pas inconnu à un nom… Et ce n’est qu’une fois que j’ai pris le temps de bien regarder où nous
  • 22. WPC édito 22 | Le mag du WPC roulions que j’ai compris et que j’ai fait le lien entre mon souvenir olfactif et ce que je voyais autour de moi… Ça sentait l’eucalyptus… Ça embaumait l’eucalyptus devrais-je dire. Je dois avouer que je ne m’attendais pas à trouver autant de forêts d’eucalyptus au Portugal. On doit même parler de plantations d’eucalyptus, les arbres sont pour ainsi dire cultivés, et les forêts reboisées comme nos pinèdes dans les Landes… Avec le décalage horaire (et oui il est 1 heure de moins au Portugal) les appétits s’aiguisent et notre chef de file, notre cher « Director », nous a réservé un premier repas au « restaurant e-bar Casa do Povo » à Marvão joli petit village touristique. Un repas simple mais copieux que nous célèbrerons en dégustant notre première « Super Bock » du sé- jour. Après cette première halte lusitanienne il nous faut à nouveau enfourcher nos bécanes et repartir ar- penter les routes sinueuses du pays où nous allons séjourner 1 semaine. Les kilomètres se succèdent et nous touchons presqu’au but. Mais avant nous traver- sons« Tomar » où certains reviendront visiter le château et s’essayer au chant à capella sous l’œil réprobateur de la gardienne des lieux… Nous passons aussi devant la « Praia Fluvial do Agroal » et sa fameuse piscine à 14° dans laquelle nous serions bien allés nous baigner tant il faisait chaud. Mais ce n’est que partie remise. Allez plus que 8 kilomètres et nous voici enfin arri- vés à bon port à Rio de Couros destination de notre voyage. Les uns à peine installés nous repartons à 5 pour Freixanda où nous dormirons au « Café Central Restaurante » le temps de notre escapade. Une p’tite douche et retour à Rio de Couros où après un premier apéro pour fêter notre arrivée nous rejoi- gnons le « Moto Clube » de Tony et Gigi le frère et la belle-sœur de notre « Director ». Tout au long de cette semaine Gigi, en maitresse des lieux et avec l’aide de ses sympathiques cuisinière et serveuse, nous régalera plusieurs fois d’une cuisine portugaise simple et conviviale et ô combien géné- reuse (Carne alentejana (ragoût de porc aux coquillages), Leitão da Bairrada (cochon de lait au four), Co- zido (pot au feu à la portugaise) et Sardinhas grel- hadas (sardines grillées)). Notre séjour au Portugal peut enfin commencer… Mercredi : Lisboa la capitale ,154 kilomètres pour la rejoindre… une broutille… Arrivée sur place, visite du musée national des Azulejos, ces petits carreaux de faïence décorés dans des teintes de bleu qui servaient et servent encore à la décoration des façades des habitations. Puis direction Belém, son quartier, sa tour et son incontournables pâtisserie qui depuis 1837 fabrique les Pastéis de Belém, petits flans cuits dans une pâte feuilletée dont la recette est jalousement gar- dée pour être imités mais jamais égalés. La production est telle qu’ils sont vendus à empor- ter encore tiède accompagnés d’un petit sachet pour les saupoudrer de cannelle ou de chocolat. Personnellement, je trouve que nature ils sont excellents. Les plus courageux iront visiter le « Mosteiro dos Jerónimos » avant une petite halte photo et visite à la Tour de Belém. Nous reprenons la route vers le point le plus à l’ouest du vieux continent « Cabo da Roca », en traversant les quartiers huppés d’Estoril et de Cascais et faisons une petite halte à la « Boca de inferno » la bouche de l’enfer. Le point le plus à l’ouest du vieux continent, nous y voilà ! Nous y trouvons multitudes de touristes qui prennent la pause devant le monument qui symbolise l’extrême ouest de l’Europe. Ah ces touristes indisciplinés qui agacent notre Mike jusqu’à lui faire presque perdre patience et crier son
  • 23. Le mag du WPC | 23 WPC édito « une minuto » afin de pouvoir faire « LA » photo du monument sans personne devant, mais ça sera peine perdue, malheureusement… Fin de la balade, passage à l’aéroport, pile poil à l’heure, pour récupérer Véronique, l’épouse de Jean- Yves, qui venait juste d’atterrir et nous partons pour dîner au restaurant « Guitarras de Lisboa » dans le quartier d’Alfama au son du Fado, ce style de chant si particulier au Portugal, si « saudade ». Toutes les bonnes choses ont une fin et cette première journée se terminera vers 3h00 du matin heure à laquelle je regagne mon lit fatigué mais heureux que ce retour de nuit en convoi (une première pour le WPC) se soit bien passé. Jeudi : Fatigués nous sommes et repos est le bienvenu. En cette matinée maussade le programme est un peu chamboulé et nous déjeunons sur la terrasse chez nos hôtes avant de partir pour la visite du château de Tomar ou deux de nos compagnons de voyage s’essaieront au chant à Capella version corsico sausséen… Chant Ô combien mélodieux mais pas du goût du cerbère qui garde les lieux…et c’est sous un CHUUUUTTT que le concert se terminera prématu- rément… Après cet intermède la « piscine » qui nous tendait les bras à notre arrivée est là devant nous.Et tous, à l’exception d’un récalcitrant, s’essaieront à la bai- gnade dans une eau à 14°C (faire trempette ça compte pas). Finalement 14° C, c’est pas si froid que ça… hein Pascal R. ? Nous passerons la soirée au Moto Clube en nous régalant de Leitão da Bairrada (cochon de lait cuit au four) avant d’aller nous reposer pour attaquer la journée du lendemain. Vendredi : Direction l’ouest, pas le point le plus à l’ouest, mais direction l’océan… Ben c’est un peu « pas glop »… « Pas glop, pas glop » comme disait Pifou dans une certaine bande des- sinée. En effet le plafond est bas, les nuages sont gris et il ne fait pas particulièrement chaud… Ça c’est plutôt « Glop Glop » pour rouler en comparaison des températures qu’on a eu pour traverser l’Espagne. Direction São Pedro de Moel et sa plage qui, sous le soleil, doit être plus qu’agréable. Contre mauvaise fortune nous faisons bon cœur et nous nous arrêtons pour nous réchauffer en buvant qui un « Galão » qui un chocolat chaud à la Praia de Vieira de Leiria… Le chocolat chaud d’ici mérite une petite explication car il tient plus de la crème mont blanc version chaude et moins sucrée que du chocolat au lait que nous avons l’habitude de boire chez nous… Mais bon mis à part la cuillère qui tient droite toute seule dans la tasse ça à l’air bon… Allez, il nous faut repartir pour la destination du jour, Nazare, en traversant les forêts d’eucalyptus qui embaument l’air frais de cette deuxième partie de matinée… Avant de toucher au but, nous faisons une petite halte au Fort de São Miguel Arcanjo e Faro où les vagues géantes de la « Praia de Norte » font rêver tous les surfeurs du monde. Pour mieux apprécier la plage immense de Nazare- rien ne vaut une vue surplombant la ville et c’est sur ses hauteurs accessibles par un funiculaire, que j’emprunterai l’après-midi accompagné d’Ar- lette et des deux frangins Pascal et Alexis, que nous profitons de ce paysage en compagnie des vendeuses de fruits secs et leurs 7 jupes tradition- nelles. Avant le but caché et cher à notre gourmand de « Director », nous déjeunons simplement, mis en garde par Jean-Yves et Véronique qui nous conseillent
  • 24. WPC édito 24 | Le mag du WPC vivement de laisser un peu de place dans nos estomac pour le repas du soir… J’avoue après coup, le conseil est plus qu’avisé. Mais, pour tout gourmand et amateur invétéré de glace qui se respecte, et notre « Director » ne fait pas exception à la règle, un arrêt à la « Gelatomania » s’impose tant les glaces y sont aussi bonnes que belles et copieuses et servies rapidement. Sur le chemin du retour, petit arrêt devant le « Mosteiro de Alcobaça » avant d’aller dîner à Leiria au res- taurant « Tromba Rija Marrazes » où nous décou- vrons le pourquoi du comment du conseil donné par nos deux amis marseillais. Le buffet d’entrées à lui seul constitue un repas et, si l’envie vous prend de vouloir goûter à tous les plats proposés n’en prenez qu’une infime portion de chaque tant il y a du choix. Le retour de nuit sera calme mais ébloui par le phare d’un Softail CVO dont je tairais le nom du propriétaire et qui m’a fait penser au phare éblouis- sant tout pareil d’une certaine Road King… Comprendront ceux qui savent. Samedi : Pèlerinage à Fatima. En cette journée nous restons dans les terres. Le temps est magnifique le ciel bleu et le soleil écla- tant. La route jusqu’à Fatima se fait sans encombre et c’est tranquillement que nous trouvons un endroit pour garer nos motos au cordeau. Le sanctuaire est là devant nous, immense esplanade où nous découvrons des pèlerins qui parcourent agenouillés le chemin qui traverse l’esplanade. Certains d’entre nous font brûler ou plutôt font fondre des cierges en offrande dans le lieu dédié qui s’ap- parente plus aux feux de l’enfer qu’à un sanctuaire. L’endroit est contrasté par d’un côté l’ancienne Basilique et de l’autre la 4ième plus grande église du monde la basilique de la « Très Sainte Trinité » inaugurée en 2007. Ce bâtiment moderne qui peut accueillir jus- qu’à plus de 8600 places assises a des dimensions et des propriétés impressionnantes. En effet dès qu’on s’assoit à l’une des innombrables places le sommeil nous gagne instantanément… Suivez mon re- gard…Hein Pascal R. Fin du pèlerinage et fin de la visite. Nous repartons vers Batalha et son monastère ou nous passons l’après-midi avant le retour à Rio de Couros via le petit village de Pia do Urso et ses fameuses tuiles portugaises pour une nouvelle soi- rée au Moto Clube. La découverte de la cuisine portugaise continue et ce soir au menu Cozido… Un plat à mi-chemin entre le pot au feu et la potée constitué de diffé- rentes sortes de saucisses accompagnées de choux, pommes de terre et carottes. Dimanche : Pas d’église au programme… On repart vers la côte atlantique, direction Peniche et ses spots de surf, et le ciel est couvert… Mais avant, halte à Obidos, ses remparts, ses ruelles et son château que nous ne pourrons pas visiter à cause des préparatifs de la fête médiévale. Certains courageux prendront le temps de faire le tour des remparts de la vieille ville fortifiée tandis que d’autres, moins téméraires, flâneront dans les ruelles aux multiples échoppes. Arrivée à Peniche où de surf il ne sera pas question, nous avons tous une pensée pour la soirée à venir. Nous déjeunerons au « Restaurante do Parque » dont la spécialité est le poisson. Petite aparté : Je précise ici que, depuis notre arrivée, les parts servies dans les restaurants sont plus que copieuses et nous partageons nos assiettes quand, comme aujourd’hui, chacun, ou presque, a pris un plat différent. Le déjeuner sera une nouvelle fois propice à un grand moment de rigolade et de convivialité quand d’un
  • 25. Le mag du WPC | 25 WPC édito air innocent un d’entre nous propose à la cantonade « Qui veut goûter ma raie ? »… Bien sûr dès la phrase dite oups, c’est trop tard et il n’en faut pas plus pour exprimer tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Le temps couvert ne nous arrête pas et nous reprenons le fil de notre escapade du jour et partons visiter à notre rythme et pas à celui de Mike, le fort Fortale- za qui servit de prison aux dissidents politiques sous la dictature de Salazar. Il faut expliquer ici, à nos lecteurs, qu’à peine le temps de franchir la porte d’entrée du fort notre Mike légendaire en avait fait déjà le tour (ce qui n’est quand même pas rien) et était déjà prêt à re- partir pour une autre visite…Il est comme ça notre Taz Mike et il ne sera pas sur la photo. Mais qu’il se rassure il n’est pas le seul… Hein Jean- Claude ? Pour finir la visite petit arrêt rapide à l’isthme de Baleal avec sa petite chapelle au bout de la pres- qu’ile d’où nous repartons presque en laissant der- rière nous notre bidou* parti contempler le paysage local (private joke). L’heure tourne et nous avons rendez-vous… Et oui, nous somme le dimanche 10 juillet et ce rendez-vous c’est peut-être avec l’histoire sportive que nous l’avons. En effet ce soir la France peut être sacrée championne d’Europe de football pour la 3ième fois et ce contre le Portugal ce qui pour nous n’est pas rien. Nous sommes 16 français au bar « Manjar Central » à Caxarias face à une horde de supporters et sup- portrices portugais… Ça va pas être simple… La soirée s’annonce chaude alors que retentissent les hymnes nationaux des deux équipes repris en chœur par les uns et les autres. Le résultat final, tout le monde le connait et c’est avec humilité et respect que nous félicitons nos hôtes d’un soir qui sont tous surpris de voir que nous res- tons dignes dans la défaite. Mais pouvions nous faire autrement ? Tout est bien qui se finit bien et retour au bercail… Lundi : Avant dernier jour… En ce lundi, après la déception de la veille nous faisons relâche et profitons de la matinée pour faire le tour du marché hebdomadaire de Freixanda avant de déjeuner sur la terrasse ombragée, mais pas trop, chez nos hôtes à Rio de Couros. A midi ça sera « Frango churrasco »(le poulet écra- sé grillé, comme diront certains ;-)) accompagné comme il se doit de riz, frites et salade verte. Et la surprise du jour sera le dessert… un gâteau au nom évocateur le « Molotov ». Blancs d’œufs additionnés de caramel montés en neige et cuit comme pour faire une ile flottante. Je laisse à chacun la liberté d’exprimer là son avis personnel sur ce dessert. Pendant que certains ne résisteront pas à l’appel de la couette et s’offriront une sieste réparatrice notre inégalable globe-trotter partira visiter le château d’Ourem. Ben oui, quand c’est au programme, c’est au programme… D’autres choisiront d’aller se rafraichir une dernière fois à la Praia Fluvial do Agroal où ils croiseront au moment de repartir Mike de retour d’Ourem. La soirée est empreinte d’un peu de nostalgie car c’est notre dernier soir à Rio… de Couros pas de Janei- ro. Et c’est la tête un peu ailleurs que nous gravirons une dernière fois la côte jusqu’au Moto Clube de Tony et Gigi pour notre dernier repas qui sera fait de « Sardinhas » grillées grosses comme des maquereaux… des maquereaux pas de la lisette… Mardi : Sur le chemin, non pas de Damas mais surcelui du retour… C’est prêt à en découdre à nouveau avec les kilomètres que Claude, Arlette, Jean-Yves, Véronique, Mike
  • 26. WPC édito 26 | Le mag du WPC et moi-même attendons nos compères à Freixanda pour un petit déjeuner avant le départ pour Porto. 190 kilomètres environ jusqu’à Porto, petite étape avant de rejoindre l’hôtel où nous passerons notre der- nière nuit au Portugal. La sortie de l’autoroute pour rentrer dans Porto sera un peu « olé olé » et c’est entiers et soulagés que nous nous arrêtons devant la concession HD. Au programme visite des caves de Porto qui se fera au gré des humeurs de chacun mais avant ça quar- tier libre pour profiter de la beauté de Porto en em- pruntant le funiculaire pour traverser le Douro via le tablier supérieur du pont Gustave Eiffel. Rendez-vous est donné à 17h00 pour faire les 70 kilomètres qui nous séparent de notre dernier hôtel au Portugal l’ancien couvent reconverti en hôtel le « Pousada do Gerês Amares » à Santa Maria do Bouro. A peine installés nous devons repartir pour aller dîner chez « O Victor » dans le hameau de Sao João de Rei. Ce restaurant est atypique par les plats proposés et notamment celui de « bacalhau a murro com bata- tas ». Et il est atypique également par sa situation géographique où pour nous y rendre il a fallu ren- trer les coordonnées géographique en latitude et longitude du lieu dans le GPS… Mercredi : Adeus e obrigado Portugal… Départ pour Santiago de Compostella ou Saint Jacques de Compostelle pour les non hispanophones. C’est en suivant une route, presque un chemin, que nous parcourons les derniers kilomètres qui nous séparent de la frontière avec l’Espagne jusqu’à Portela de Homen. Ces derniers kilomètres nous les faisons à l’ombre de l’épaisse futaie des arbres du parc Nacional Pena- da-Gerês quand enfin, ou malheureusement devrais-je dire, le panneau signalant la frontière est là devant nous. Nous garons une dernière fois nos rutilantes ma- chines pour une ultime photo quand débarquent, venus de nulle part, 3 gardes de la Guardia Civil espagnole venu pour faire un reportage photos. Discussion amicale, poignées de mains chaleu- reuses et photos de groupe pour immortaliser cette rencontre improbable avec pour tout public un trou- peau de vaches transfrontalières… Nous reprenons la route sans encombre jusqu’à Saint Jacques où nous irons l’après-midi déjeuner et flâner dans le quartier historique autour de la Basilique avant une bonne nuit de sommeil pour être prêt à affronter la longue journée du lende- main. Jeudi 14 juillet : Jour de la fête nationale… Devant nos roues notre Everest… Notre plus grosse étape (enfin pas pour tous…) plus de 750 kilomètres à parcourir entre Saint Jacques et Hendaye, destination de la journée. La température est douce ce matin au départ de Saint Jacques, mais ça ne va pas durer et c’est en lais- sant derrière nous les dernières maisons de la ville que nous sommes confrontés à la dure réalité du cli- mat de la Galice. La température nous semble glaciale et ce n’est pas qu’une impression… les motos équipées affiche 8.5° C sur leur thermomètre… Je vous explique pas la température ressentie en roulant à 90-100 kilomètres/ heure en plein mois de juillet… Claude et Arlette nous ayant faussé compagnie un peu plus tôt pour s’arrêter ravitailler c’est à l’occasion du premier ravitaillement en essence de la journée que nous nous équipons contre le froid au grand sou- lagement de toutes et tous.Les pleins de nos motos faits nous courrons après Claude et Arlette alors
  • 27. Le mag du WPC | 27 WPC édito qu’eux faisaient de même pensant que nous étions devant eux… Finalement tout est bien qui finit bien et nous nous rejoignons avant de faire un petit détour ludique par Cudirello et prendre la pause déjeuneràla plage de San Antolin près de Llanes. Le voyage se poursuit sans encombre, mais pas sans radars, à travers les provinces espagnoles des Asturies et de Cantabrie avant celle de la com- munauté autonome Basque et de passer la fron- tière pour nous arrêter une nuit au Campanile d’Hendaye. Vendredi : « Côte Basque Chapter ». Après une bonne nuit de repos bien méritée c’est quand même un réveil avec la gueule de bois au vu des informations suite au terrible attentat de Nice… Bon retour en France LOL Mais la vie continue et nous nous rendons à Biarritz où nous avons rendez-vous avec le Chapter local le « Côte Basque Chapter » avec qui nous allons découvrir une infime partie de ce beau pays Basque qui est aussi un peu le mien (je suis né à Pau). Petit café pris au « café des 100 marches » où David Couzinet géant de plus de 2m et ancien deuxième ligne du BO (le Biarritz Olympique pour les non-initiés) nous accueille. L’endroit surplombe la plage de Biarritz où déjà des dizaines de surfeurs attendent « LA » vague dans la fraîcheur matinale d’un océan calme. Après avoir parcouru quelques kilomètres dans la verdure du pays Basque nous nous arrêtons près de la grotte de Sare ou nous attend un déjeuner comment dire… « cromagnonesque » ou « néandertalien ». En effet les tables sont disposées dans une grotte où, près de l’entrée, cuisent sur des piques les gigots et poitrines d’agneaux qui nous seront servis avec des haricots blancs. Et c’est repu que nous repartons vers Anglet et notre nouvel hôtel en faisant une petite halte à Espelette et ses maisons traditionnelles d’où pendent les chapelets de piments typiques de la région. Demain, c’est la journée du retour. Mais avant cela nous partageons la soirée sur le toit terrasse du « Café le Vent d’Ouest » avec les membres du Chapter de la Côte Basque et ceux de tous les Chapters de France et de Navarre qui ont fait le déplacement jusqu’à Bayonne, en dégustant des mets locaux servis sous forme de tapas, devant un beau coucher de soleil sur l’océan… A la fin de la soirée, je me sens un peu « a poor lonesome biker » quand j’enfourche ma moto pour regagner l’hôtel situé 500 mètres plus loin, euh… situé à 3,4 kilomètres plus loin (joke). Samedi : Dernière étape pour certains et avant der- nière pour d’autres… Le retour à la maison se fera en ordre dispersé et chacun plus ou moins à son rythme… Jean-Claude et Pascale et Claude et Arlette ont opté pour un départ de bonne heure mais chacun de leur côté… Pour leur part, Jean-Yves et Véronique ainsi que Roger et Martine restent profiter de la thalasso de l’hôtel, tandis que Carlos et Michèle et Pascal et Babeth, Mike, les frangins Pascal R. et Alexis et moi-même partons vers 09h00 pour rentrer ou presque rentrer… Petit « stop over » à la concession de Bayonne, derniers achats souvenirs et le plein fait nous pre- nons la direction de Lourdes. Ben oui, après Fatima et Saint Jacques de Compostelle nous ne pouvions
  • 28. WPC édito 28 | Le mag du WPC pas ne pas nous arrêter à Lourdes. Visite pèlerinage au sanctuaire petit repas rapide et direction l’est, direction Salon et la Provence cette fois-ci… En chemin Mike nous salut et bifurque vers St Gau- dens tandis que le reste de la troupe continue vers Toulouse où j’ai failli devoir pousser la moto jusqu’à la prochaine station d’essence… mais tout est bien qui finit bien et plus de peur que de mal… Avec les deux frangins (voir plus haut) nous fausse- rons compagnie à Carlos, Michèle, Pascal et Babeth au niveau de Bram mais nous continuons à suivre leur fin de parcours et c’est soulagés que nous cons- tatons, via les réseaux sociaux, leur bon retour à la concession pour dîner au Garage Café. A la sortie de l’autoroute à Bram nous sommes re- joints par Germain sur sa Fat Bob qui nous guide vers sa belle demeure bientôt rejoint par Sandra, sa compagne. Mes Amis nous accueilleront avec gentil- lesse et convivialité pour un excellent repas suivi d’une bonne nuit d’un sommeil réparateur. Dimanche : Vraie dernière ligne droite… 10h00 Café bu, tartines avalées, il est temps de quit- ter nos hôtes d’un soir en se promettant de se revoir soit en Provence soit ici dans l’Aude. La fin du voyage se fera sans anicroche aucune et c’est vers 13h30 que nous arrêtons nos motos sous les auvents de la place Morgan à Salon de Provence le temps d’une photo... ou plusieurs, afin d’immortali- ser la fin de notre périple après plus de 5000 kilo- mètres parcourus. Fin du voyage. C’est un peu Bohème, mais vivant, que je referme cette page de notre voyage. J’espère avoir restitué ici, dans les grandes lignes parsemées de quelques anecdotes, les 15 jours passés ensemble dans la joie et la bonne humeur. Il est donc temps de remercier celui sans qui tout ça n’aurait pas été possible, alors, merci « Director », MERCI Carlos, sans oublier Michèle, pour avoir tout organisé et aussi pour votre hospitalité. Merci également à vous tous compagnons de voyage d’avoir été là car sans vous je n’aurais peut- être pas eu autant de plaisir à raconter ce voyage et rapporter certaines anecdotes dont nous rirons tous ensemble encore longtemps. A l’année prochaine pour un autre voyage à capella, je l’espère, tout aussi truculent (seuls ceux qui sont dans le secret savent). (*) Terme utilisé dans la Marine Nationale pour désigner le plus jeune.
  • 29. Le mag du WPC | 29 WPC édito 24-07-2016... Une première mondiale ? par Gilles Benamo Dans la vie, il y a quelquefois des moments d'his- toire qui nous sont offerts en partage. Et bien figu- rez-vous que le dimanche 24 juillet 2016 est donc l'une de ces dates à marquer d'une pierre blanche. Venons-en aux faits : Vers 9h30, une bonne bro- chette de membres du West Provence Chapter par- tit pour une randonnée moto en Pays d'Aix. Tapis de bitume brûlant sous le soleil, battements asyn- chrones de big twins, tous derrière notre chef de meute, et tous bien décidés à faire honneur à ce barbecue en passe de devenir une tradition estivale du WPC. Les années se suivent et se ressemblent. Je veux parler de Jean-Pierre derrière le comptoir, toujours en attente de son patch de "Barman Officer". Tchatche, apéro, tchatche, apéro, tchatche, apéro et c'est le moment que choisi notre directeur pour arri- ver et se justifier par la phrase définitive suivante : "Moi, j'travaille le dimanche !" Arrive alors l'heure du déjeuner, et c'est devant un public conquis que Pascal nous présenta sa dernière création hypercustom : Le Barbecue West Provence Chapter ! Jean-Pierre (pas celui qui a le même blouson et la même casquette que moi, l'autre, celui qui tient le bar) prit à nouveau les choses en main. Pique dans l'une, asperseur atomique dans l'autre (dixit "pour tuer les flammes dans l'œuf"), il gagna peut-être ainsi un nouveau surnom : "Gighost buster" ! Il est donc fortement possible, voire probable, que le musée Harley-Davidson de Milwaukee demande à ce que cette pièce unique soit exposée entre le chopper d'Easy Rider et le Fat Boy de Terminator. Il se dit aussi dans certains milieux autorisés que Pascal pourrait laisser l'empreinte de ses mains sur un "Wall of fame", au coté de celles qui ont construit la légende de la marque. Bon, je m'égare un peu (quoique). Revenons à l'essentiel : La banane et la patate des joyeux membres du WPC, ce moment de pur bonheur partagé, et surtout, l'accueil exceptionnel de Babeth et Pascal. Merci les amis, c'était un vrai di- manche cool, et on en a bien besoin.
  • 30. WPC édito 30 | Le mag du WPC Legends Day Mormoiron 2016… par Jean-Pierre Merle Y aurais-je pris goût ou bien est-ce juste pour sup- pléer à notre editor officiel ? En tous cas personne ne m’a demandé de le faire ni obligé ou contraint, et c’est avec plaisir que je reprends la plume, le clavier plutôt, pour vous résu- mer notre balade de dimanche. Cette fois-ci je suis « on time »… d’ailleurs tout le monde est là à l‘heure… Plein de nouvelles têtes pour moi mais certaines têtes que je reconnais d’après les photos de la sortie aux carrières d’ocres. Donc, c’est à l’heure que nous prenons la route vers Cabannes ou nous rejoignons Roger et Mar- tine ainsi que de Mike et son épouse Louise pour la pause-café. En plus des cafés, chocolats chauds et thés servis quelques viennoiseries sont les bienvenues. En ce milieu de matinée il fait beau… enfin le ciel est bleu, pas de nuage un beau soleil mais le tout gâ- ché par un fort Mistral… Pas grave, nous reprenons la route à 18 motos pour une petite balade qui nous mènera à notre lieu de pique-nique… Nous travers… nous contournons plutôt Perne les Fontaines pour nous rendre au Lac du Paty sur la commune de Caromb chère à nos amis Matthieu et Delphine. D’ailleurs nous les remercions car ce sont eux que nous ont fait découvrir cet endroit ac- cueillant il y a un an. Nous déjeunons tranquillement avant la séance photo sur laquelle tout le monde sera présent grâce à la gentillesse d’une photographe amateur de passage. A propos de photos je n’ai pas pu m’empêcher de faire un clin d’œil à notre Ami Eric (la mouche) en lui envoyant un cliché de quelques clés de nos motos ce jour-là… à cet endroit-là… (Finalement Florence, tu avais raison on entendra parler de ces clés encore longtemps ;-)). Pour ceux qui ne savent pas ils pourront toujours demander à Eric le pourquoi de ce clin d’œil et je suis certain qu’il se fera un plaisir de vous narrez cette histoire… Notre Director et son Aide Director profitent également de cette sortie pour remettre officiellement les couleurs du West Provence Chapter à Charlotte et Eric… Félicitations à eux deux !! Un repas, fusse-t-il un pique-nique, ne se terminant jamais sans un bon dessert, avant d’enfourcher à nouveau nos motos, les plus gour- mands… suivez mon regard… se sont régalés en dégustant… et oui, une glace ! Enfin rassasiés tous ces gourmands sont aux motos et nous voilà repartis pour une quinzaine de kilomètres en direction de Mormoiron, son plan d’eau et ses fameux Legends Day 4ième du nom. Un petit tour dans les stands qu’on trouve habituellement dans ce genre de concentration, un p’tit verre pour se désaltérer et chacun s’en repartira chez soi, seul ou en petit groupe, au gré de l’après- midi… Plus que la concentration en elle-même, cette sortie fut aussi un bon prétexte pour intégrer de nouveaux membres et leur donner quelques rudiments sur la conduite en groupe (surtout en quinconce, formation chère à Bernard le Head Road Captain du Perpignan 66
  • 31. Le mag du WPC | 31 WPC édito Saint Jean de Montclar 2016…Une nouvelle route à tracer… par Jean-Pierre Merle Dimanche,09h00, heure prévue de départ depuis la concession Sun Road à Salon de Provence… Dimanche, 09h20, départ à l’heure depuis la station essence dans la montée de Celony près d’Aix en Pro- vence… Premier rendez-vous après la gare de péage d’autoroute de Meyrargue… Pas mal de nouveaux venus cette fois-ci encore, une dizaine de futurs membres du Chapter ? Christian notre doyen et Road Captain d’un jour fait l’appel. Tout le monde est là…même son petit-fils au guidon de sa Ducati rouge (si si c’est vrai !). Nous sommes tous prêts à repartir vers notre desti- nation du jour, St Jean de Montclar, petite station de ski des Alpes de Haute Provence à vocation familiale. Avant d’attaquer les choses sérieuses nous rallions rapidement les Mées et ses pénitents où nous at- tendent déjà nos amis de la région de Sisteron… Eric, le maître des clefs, son épouse Florence, Richard et Régine sans oublier Sylvère que nous retrou- vons avec plaisir après une longue absence… La pause-café presque au pas de course (certains diront « à la Mike »), et nous voilà à nouveau sur nos belles motos (si, si, il faut le dire, nos motos sont belles !!!). Nous voilà donc repartis sur nos motos bruyantes… ça aussi il faut le dire mais pas trop fort… Direction Dignes les Bains pour le premier ravitaillement de la journée… et tout le monde ravitaille ! Petits et gros réservoirs pas de distinction… Il fait beau et chaud (contrepèterie belge), même très chaud et certains, dont je fais partie, font quelque chose qu’on fait très rarement : rouler sans blouson juste en tee-shirt avec les couleurs du Chapter. C’est donc avec un peu plus de fraîcheur relative que nous allons attaquer la partie la plus belle du par- cours, la montée vers Seyne les Alpes via la Clue de Barles jusqu’à Saint Jean de Montclar. Cette sortie, c’est la deuxième fois que je la fais et je prends autant de plaisir que l’an dernier à rouler dans cette belle région. Autant de plaisir partagé avec les membres du Chapter et les invités à enchainer les courbes et les virages serrés à travers la Clue de Barles pour ensuite atteindre le sommet du col de Fanget à 1459 mètres d’altitude avant la descente en lacets sur Seyne les Alpes. Seyne les Alpes que nous traversons pour attaquer la fin du parcours qui nous mène au restaurant Les Alisiers sur les hauteurs de St Jean de Montclar. Un peu de culture ne nuit pas…Alisier, est ce que vous vous êtes posé la question de savoir ce que c’était ? Peut-être le savez-vous mais moi je ne savais pas alors j’ai cherché… Un alisier c’est un arbre de la famille des sorbiers qui lui-même est un arbre dont le bois est recher- ché en ébénisterie. L’alisier a des feuilles simples et le sorbier des feuilles composées… Là est la différence… Fin de la minute culturelle et retour aux motos après un aussi bon repas que celui de l’an der- nier… Le retour sera, lui, différent de celui de l’an dernier et c’est tant mieux parce qu’il était plus agréable à mon goût. Cette fois-ci nous contournons le lac de Serre-Ponçon et ses eaux turquoise par la rive nord en emprun- tant le pont qui le traverse à Savines le Lac. Tout le monde roule et le trajet est agréable jusqu’à ce nous ayons une petite frayeur lorsque Richard s’est arrêté afin que son épouse Régine reprenne des couleurs et des forces après un coup de chaleur… finalement c’est pas de tout repos la place arrière sur une moto. Cet incident nous a rappelé que même à moto et surtout à moto il faut bien s’hydrater.
  • 32. WPC édito 32 | Le mag du WPC La balade reprend et nous conduit jusqu’au pied du barrage du lac de Serre-Ponçon avant un arrêt à Es- pinasse le temps de boire un verre bien frais, et surtout bienvenu, à l’hôtel de la poste… Il y a encore des kilomètres devant nos roues et désaltérés nous ne nous attardons pas plus et laissons la place à un groupe de motards en… pfff… Goldwings. Non je plaisante, ils étaient bien en Goldwings mais avant tout ce sont d’abord des motocyclistes et nous les res- pectons… Un dernier arrêt carburant à Tallard avant que les plus pressés ne reprennent l’autoroute pour rentrer directement tandis que les « sisteronais » nous quitteront un peu plus loin en bifurquant vers leurs domiciles respectifs. Le convoi s’arrêtera une dernière fois aux Mées pour se dire au revoir et remercier Christian pour cette belle balade. Le groupe se scindant en deux, les uns optant pour un retour tranquille par la nationale tandis que les autres repartent vers Aix en Provence par l’auto- route…Tout le monde est bien rentré, et je suis sûr que tous garderont un bon souvenir de cette jour- née et conserveront également en mémoire la beauté et la diversité des paysages traversés…Alexis, lui, s’en souviendra longtemps puisque c’est à la fin du repas que Carlos et Fred lui ont remis officiellement le patch de « Safety Officer » qu’il arborera à la prochaine sortie. Bravo et félicitations à lui !!! Fin de la balade et rendez-vous à la prochaine sortie aux « Brescoudos », sortie pour laquelle je rends la plume à notre Editor officiel. J’aimerais rajouter ici, en conclusion, que les Alpes sont parcourues par sûrement des milliers de petites routes connues et moins connues et parmi les connues il y a la route Napoléon, la route empruntée par Hannibal et ses éléphants (mais là l’histoire n’est pas unanime surtout pour les éléphants), récemment il y a la route 21… celle qui emprunte les lacets de la montée de l’Alpes d’Huez, et il y a la route des grandes Alpes et ses 16 cols. Alors pourquoi ne pas rêver en grand et écrire la route du West Provence Chapter ? Celle qui part des Mées en passant par Dignes les bains jusqu’à Saint Jean de Montclar,le lac de Serre-Ponçon et retour aux Mées.
  • 33. Le mag du WPC | 33 WPC édito Week-end nomade à la Brescoudos Début Septembre, ça sonne la reprise, la rembauche, la fin de l'été, pourtant tous les ans à cette même époque s'organise la Brescoudos Bike Week, petite perle surchauffée de fin de vacances et ça faisait plu- sieurs fois que je me disais que j'aimerais bien y faire un tour...c'est fait et c'était bien cool, bien hot devrais -je plutôt dire ! Pour ceux qui comme moi ne connaissaient pas, la Brescoudos Bike Week est une con- centre ambulante et ça c'est vraiment pas banal: pendant une semaine, les motos se retrouvent au Cap d'Agde plus ou moins tous les matins pour le petit dej' et partent ensuite en ballade vers un village différent tous les jours, pour y trouver là déjeuner, stands habituels, concerts, showbikes et autres activités... et il faut bien l'avouer, ce type de rassemblement anti-statique est assez sympathique ! Les quelques membres du WPC ayant décidés d'y participer se sont ainsi mis en mode nomade le temps d'un weekend pour se fondre dans la mouvance torride des deux derniers jours de la BBW. Avec un départ de ballade à 11h30 le samedi, il ne fallait quand même pas trop trainer mais nous pre- nons quand même le temps d'un café avec les potos de Sunroad avant de se retrouver sur la chaude route du Cap d'Agde, et ce fut d'ailleurs vraiment chaud pour ne pas le rater ce départ vu que nous nous traînons un paquet de temps dans des bou- chons à répétition; le mercure grimpe et le bitume sature, les 4 roues s'échauffent pendant que nos V- twins les remontent et nous avons tout juste le temps d'une collation à l'arrivée au Cap avant de perdre notre nouveau "sécu" (cf édito précédent) et de nous par- quer au soleil pour le départ de la ballade. C'est à ce moment précis que la Brescoudos affiche toute sa popularité: nos têtes s'affolent comme des girouettes en plein mistral pour se rendre compte que nous sommes soudain perdus au milieu de 2500 machines de toutes sortes, des H-D bien sûr, mais également des gros trikes, des customs, des goldouines, des jap's, des pour tous les goûts de toutes les couleurs, c'est une grosse foire aux 2 roues bien organisée qui se met en route et qui prend plus l'air d'une parade que d'une simple ballade. Ça tabasse fort les Celsius sur le tarmac et tout ce petit monde de bikers se met à rouler sans jamais vraiment s'aérer, nous en sommes même parfois réduit à couper le contact, béquiller, attendre que le convoi reparte, et se demander ce qui chauffe le plus entre le casque sous le cagnard ou le fondement sur le moteur ! Arrivée en transe à Villeveyrac où le vil- lage entier semble nous attendre, accueil sympa, déjeuner sans ombre, l'eau est fraîche, nous un peu moins ! Nous repartons un peu plus tard sans attendre la meute, histoire de rouler un peu, de passer le 3ème et ce coup ci de prendre l'air, presque incandescent, qui finit de nous cuire jusqu'à ce qu'aussitôt arri- vés, nous nous jetions dans la piscine de l'hôtel où nous avons l'impression de réabsorber les hectolitres perdus depuis le matin! Nous y retrouvons un équipage du WPC arrivé là presque par hasard ou peut être pas, histoire de vérifier que nous avions bien retrouvé le sécu fiston maître-nageur !... c'est l'heure du hap-
  • 34. WPC édito 34 | Le mag du WPC py-hour, du 5 à 7 diraient certains, que nous ne fe- rons pas chez les Q-nus d'à côté, mais tranquille- ment sur le port à 2 pas de l'hôtel en révisant notre alphabet: Apéro, Brotherhood, Cacahuètes, Dîner, Errance, Flânerie, Glace, H..., I... (challenge! qui s'y colle ?)...ZZZ, fin de vadrouille! Le dernier grand rassemblement de la BBW s'orga- nise le Dimanche matin sur l’Île aux Loisirs du Cap d'Agde où se déroulent quelques activités domini- cales d'après petit-déj comme la bénédiction des motos du père Gilbert alors que certains profanes du WPC pendant ce temps là tentaient leur chance au casino à tourner la manivelle des machines à sous ! L'étape finale de la BBW, c'est à Sète et la smala de 2 roues commence à s'échauffer pour cette dernière parade qui s'annonce encore des plus cuisantes. Sans faire de tort à personne, les bédouins du West Provence Chapter partent en éclaireurs rejoindre en cinq-sec la Venise du Languedoc; nous roulons plai- sir entre mer et étang et partout ces aficionados des 2 roues nous aboient leurs sourires en attendant que la caravane passe...un peu de bon temps à l'ombre des platanes, déambulation le long des stands, et retour aux H-D, il faut bien rentrer se sédentariser un peu! Pas tout suite toutefois, car nous poursuivons nos pérégrinations jusqu'à Aigues-Mortes pour un dernier stop, derniers rafraîchissements, dernier au revoir.. nous y croisons notre Secretary et sa passagère, sur le point de partir également, un peu comme d'hab...! , et nous enfilons tous ensemble les derniers kilomètres de cette bien agréable ballade. La BBW mérite le voyage même si nous n'y étions que le temps d'un weekend, on a bien apprécié, nous y avons un peu pratiqué la concentre buissonnière, on s'est laissé vivre au gré du vent de nos plaisirs et c'est quand on béquille à la fin de l'escapade qu'on se rend compte que tout ça fait du bien par là où ça passe ... quand est-ce qu'on repart ? !
  • 35. Le mag du WPC | 35 WPC édito Visite aux Charmettes - 18 Septembre 2016 Le meilleur vin n'est pas nécessairement le plus cher, mais celui qu'on partage. Georges Brassens Nous roulons tranquillement sur la Gineste et je m'étourdis une fois de plus de ce panorama tout sim- plement paradisiaque: la mer azur sous un soleil éclatant, les calanques et les îles un plus loin et puis soudain tout est tristesse et désolation, il n'y a plus rien que cette noirceur ridicule et l'acre relent de l'en- fer consumé, et chaque virage dévoile son lot de désolations qui serre le cœur. Alors, le vague à l'âme, j'essaies de me divertir et je repense à cette pimpante mamie bikeuse à qui je n'avais pas dit: "c'est moi qui vous ride l'année prochaine !", je re- trouve d'un coup un peu d'allégresse et je me de- mande si elle sera partante, et le cœur serré toujours j'ai soudain hâte d'arriver... Un peu plus tôt, ça papote devant la concession ce Dimanche matin là quand notre jeune sécu et son por- table arrivent complètement déchargés, c'est clair, la nuit a du être courte... et nous voilà partis pour la ca- pitale où nous nous retrouvons tous du côté des docks à papoter encore et boire le kawa du matin, jusqu'à ce qu'on se décide à rouler enfin vers Six Fours une fois rejoints par un tardif Fuvelain... A force à force, nous n'arrivons à la maison de retraite des Charmettes que vers midi et tous les papys et mamies sont déjà partis déjeuner...mince raté le rendez-vous du matin, dommage. Nous en profitons alors pour traverser le réfectoire et souhaiter un bon appétit à tout le monde et, surprise, la dernière mamie encore debout au milieu de la salle est bien cette mamie bikeuse toujours aussi pleine de peps ! Je ne saurais dire si elle nous a re- connu, elle nous fait volontiers la bise mais cette fois, elle n'a d'yeux que pour notre Director... pour un peu mamie lui aurait bien demandé son 06 ! Une ou deux tables plus loin, je me fais apostropher par quelques autres papys et mamies qui me de- mandent "vous êtes qui ? vous venez pour quoi ?" ce à quoi je réponds fièrement que nous sommes un club Harley-Davidson et qu'ils pourront faire un tour de moto après manger, et là c'est le moment du bide absolu, délirant, quand un papy me répond la voix pleine de déception "ah bon vous jouez pas de l'accordéon?" ! ! ! Je crois que j'y repenserais souvent à celle là, j'avais envie de lui dire que mon V-twin faisait aussi une sacrée musique mais bon, c'est sûr, à côté de l'accordéon ... L'après-midi, la plupart des résidents des Char- mettes vont se faire une petite sieste et peu viennent finalement nous retrouver aux motos; il y a cette ma- mie Bretonne qui les regardait de loin, qui s'en est rapprochée, qui veut se faire prendre en photo au guidon de mon Road Glide, qui écoute Carlos quand il lui dit d'essayer le siège arrière, qui s'affole un peu quand je démarre, et qui finalement lance un "bon ben on y va !"; je m'empresse de lui passer le casque et de l'emmener faire un petit tour, je la vois se marrer dans mon rétro, le genre de sourire qui rayonne la gaieté dont je profite bien, elle semble apprécier la balade et disparaît aussitôt arrivée en fière vedette au milieu de ses deux amies qui la har-
  • 36. WPC édito 36 | Le mag du WPC cèlent de mille questions... Il y a aussi cette autre mamie qui quant à elle arrive bien décidée à faire un tour de cette belle Electra rouge ! C'est un peu le baptême de Sylvain, son pilote, qui fait sa première sortie Chapter, et qui offre tout de go un beau bap- tême de H-D à sa passagère aux anges ! Coup double ! L'après-midi aux Charmettes s'achève avec la visite du rigolo de l'étape, un papy qui ne veut pas rouler mais qui est intrigué par nos machines, il me demande si elles sont lourdes et je lui répond "oui mais ça se conduit comme un vélo"; il me regarde alors d'un air intrigué et s'étonne: "comme un vio- lon?". Alors je me retiens de sourire s'il a mal enten- du et lui articule "non, non, com_me_un_vé_lo..." Il me jette alors un regard un peu narquois et me sort en ricanant "ben oui parce que conduire un violon? hein ?" Voilà c'est fait, j'en reste un peu baba, et je me dis qu'après l'accordéon et le violon, il serait peut être temps de partir histoire d'éviter d'éventuels pi- peaux supplémentaires ! Nous partons direction Bandol, le front de mer, une terrasse, des glaces ! Petits plaisirs simples après une journée de simples petits plaisirs partagés! Mère Térésa disait "Sois pour ta communauté une raison de se réjouir", il me semble bien là derrière ma pis- tache-amarena que les 17 du WPC sont tous bien réjouis, et j'aime à penser que c'est pas seulement l'effet de la glace ! A l'année prochaine !
  • 37. Le mag du WPC | 37 WPC édito Blog : sur les traces de Magda "I don't know where I'm going from here, but I promise it won't be boring" David Bowie -"et pour vous monsieur?" me demande la serveuse d'Aubagne, -"un perrier-gambetta s'il vous plait" ...en guise de réponse, j'entends marmonner: "on n’a pas d'oie" ... je peux bien en convenir en ce jour de charité bikeuse mais franchement ça n'a pas grand-chose à voir et je le lui confesse, ce à quoi elle me ré- torque stoïque: -"non ça n'a rien à voir" ... soupir ! Au-delà de ce spirituel soulagement de se savoir entendu, compris, j'eus alors cette impie pensée, ce sentiment mécréant d'avoir provoqué le bug, l'inévitable petit spam du pro- gramme de cette belle journée qui n'est pas sans déplaire à notre ami Gilles, car s'il est des sorties qui mé- ritent un zéro faute, alors celle-là est bien un modèle du genre. Oui, l'homme de ce 25 Septembre c'est bien lui, Gilles, celui par qui nous fûmes en grâce de rider ce premier dimanche d'automne, Gilles le Parfait, pas l'hérétique, l'autre, cette purissime figure allégorique de web-captain engagé, avatar d'un road-master accompli, l'humble Gilles, qui sans être en quête de béatification westprovencechapterienne mérite pourtant son patch de Saint Patisan, voir même plus...Buzz! Gilles, le pâtre du Garlaban qui ce matin-là, en véritable Community Mana- ger, rassemble les ouailles du WPC au bar "Goutez la Provence", petit détail qui fait toute la différence et qui augure bien le mashup qui nous attend: SO- leil-MOntagne-LOve, allez on like une première fois ! On re-like les Cro- quants de Gilles & Marianne (MP: super bon!) et passé le temps du café vient alors le Call to Action, l'habituel point sécu d'avant le départ. C'est sans edgerank (?) qu'il nous a tissé un parcours de rêve dans une toile de virolos sur les flancs de cette Sainte Beaume que nous allons prendre plaisir à découvrir, et c’est d’ailleurs dans mes Fav's que je lui réserve à cette Sainte sa place bien méritée. #FG (Follow Gilles) Nous voilà partis, Gilles en tête sur son Road King…évidemment, chalant Dame Marianne et suivi de 25 Followers, 16 v-twin vagabonds célestes du WPC et un équipage ami du Chapter ami d'Avignon. Cette petite route s'avère distrayante avec ses en- chaînements de lacets pleins de cyclistes ahanant et pour certains hargneux <Unfriend> de devoir le par- tager ce magnifique Fil de zigzags ensoleillés qui nous emmène au col de l'Espigoulier. Hashtag # Nir- vana de bikeur! Nous sommes parqués à proximité du point culminant des BdR (note: Bouches du Rhône et pas Base de Registre, même si ça n'a tou- jours rien à y voir), le panorama est au rendez-vous bien entendu, séance eye-contact avec le pic de Bertagne, la mer et les calanques, le château d'If, le drapeau du WPC...on aime et on instagramise, sans modération ! Gilles consulte son Journal, 11:30 dé- part, pin & pic sont dans la boîte, onze-trente nous sommes prêts, OLA on roule...un peu plus loin, on ne s'arrête pas dans ce parking inondé et pleins de trous de l'hostellerie de la Sainte Beaume mais nous nous attardons un peu toutefois sur une balise à ne pas rater: le départ du chemin des rois qui mène à la grotte de Sainte Marie-Madeleine, haut lieu saint pour certains, wiki pour les profanes.