Un Dimanche à...

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Le dimanche en ville, un jour et un lieu privilégiés du vivre-ensemble.
Présentation de «Un Dimanche à» : documentaire indépendant à épisodes qui se déroule dans 12 villes du monde.

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Un Dimanche à...

  1. 1. Paris,France www.undimanchea.com | www.asundayin.com | undimanchea@gmail.com | facebook.com/undimanchea Une série documentaire (10X52') sur le "vivre-ensem ble" dans 10 villes du monde. Proposée par Chloé LEDOUX et Nicolas BRIKKE A la rencontre de l'Autre...
  2. 2. Pitch " Un dimanche à... A la rencontre de l'Autre " ************************************************* L'urbanisation, phénomène social le plus marquant de notre histoire, impose de nouvelles façons de vivre, où le rapport à l'autre devient trouble, complexe voire absent. Vivre ensemble ne va plus de soi. Notre propos Aborder les villes sous un angle original : celui du dimanche, un jour dédié au repos et aux loisirs dans la plupart des cultures, le jour idéal pour parler de ce qui nous anime : la construction du lien social, l'interaction entre les différentes communautés et générations et, plus généralement, le potentiel de rencontre entre les habitants. Et faire ainsi découvrir une large panoplie d'initiatives qui contribuent à créer des villes à visage plus humain et, in fine, à développer le désir de vivre ensemble. Notre approche A chaque ville son dimanche ! Focus sur la famille à Stockholm, le vélo à Bogota, la cuisine à Lima, le multiculturalisme à Sydney, le bénévolat à Wellington, le jeu à Paris, etc. Chaque épisode filme des expériences vécues d'habitants qui s'approprient l'espace public et le transforme en lieux de rencontre. Elles sont complétées par des interventions de responsables municipaux, d'urbanistes, de sociologues et d'artistes qui contribuent à expliquer leur importance et leur portée. *************************************************
  3. 3. Les mots de Jan Gehl, notre parrain J'ai rencontré Chloé Ledoux et Nicolas Brikke et participé à leur projet de documentaire. Basé sur un travail intellectuel solide, « Un dimanche à ... » dresse le portrait de villes à échelle humaine d'une manière originale, cohérente et concrète qui peut intéresser les citoyens et les acteurs urbains dans leur ensemble. Leur travail est à la fois perspicace et louable. Chloé et Nicolas regardent comment les gens se réunissent le dimanche dans différentes villes du monde. Leur but est de montrer les multiples façons dont les gens utilisent leurs villes et leurs espaces publics et comment elles peuvent nourrir leur vie sociale. Le projet de documentaire souligne les avantages de ces utilisations pour la société dans son ensemble : aider à combattre la solitude, améliorer la tolérance, nourrir un sentiment d'appartenance commune et renforcer la cohésion sociale. « Un dimanche à ... » veut démontrer que la construction d›espaces publics attractifs où les gens de différentes origines et générations peuvent se rencontrer et échanger est un outil important pour promouvoir le vivre-ensemble. Dimanche, jour de repos dans la plupart des cultures, est une bonne journée pour témoigner de la vie dans les espaces publics et donc pour analyser la façon dont nous pouvons créer des villes plus vivables. En somme, « Un dimanche à ... » est un documentaire sur les « villes à visage humain », sujet auquel j'ai consacré toute ma vie.  Jan Gehl Professor of Urban Design (rtd), Dr.hcArch.MAA, Int.FRIBA, Hon. FAIA, Hon.FRAIC, Hon. FPIA Jan Gehl est un architecte urbaniste danois mondialement connu et reconnu. Il est le premier à s'être, au début des années 70, élevé contre la pensée fonctionnaliste dominante de l'époque portée notamment par Le Corbusier et qui a abouti au désastre urbain que l'on connait. Jan Gehl a consacré sa vie à replacer l'homme au centre des politiques urbaines et à vouloir redonner aux villes un visage humain. Copenhague 7 novembre 2015
  4. 4. Sommaire Résumé 1 Note d'intention 2 Zoom sur les 10 villes 4 Dispositif filmique 7 Moodboard 8 CV des deux auteurs-réalisateurs 9 Quelques témoignages 10 Contacts 11
  5. 5. Le dimanche est pour nous «le jour du repos». Selon les cultures, il peut être un vendredi ou un samedi mais, peu importe, c’est toujours un jour très particulier. Un jour chômé qui sort l’être humain de sa routine. Un jour pour soi où les obligations s’arrêtent. Surtout, c'est un jour pour l’autre, consacré au partage et à l’échange. Jour de rencontres potentielles, le dimanche nous a semblé être un jour universel idéal pour parler de ce qui nous anime : la rencontre entre ses habitants ​et​la construction du lien social, l’int​e​raction entre les communautés et les différentes générations. Faire découvrir des villes "humaines", pour reprendre les propos de ​Jan Gehl, architecte danois​. Les villes, qui réunissent déjà plus d’un habitant sur deux sur la planète, accueilleront dans 50 ans 75% de la population mondiale. C’est pourtant en ville que le sentiment de solitude est le plus fort. La question du vivre-ensemble s’y pose donc de façon aiguë et c'est pourquoi nous avons choisi les villes comme sujet. 1 Nouvelle-Orléans Bogotá Stockholm Johannesburg Séoul Paris Tel-Aviv Sydney Lima Où ? Un dimanche dans 10 villes (villes envisagées à ce jour - choix soumis à changement) Cinq continents, dix villes, toutes des grandes métropoles, toutes différentes. Quels sont les activités et les espaces qui réunissent encore les gens dans une ville en Asie, au fond de l’Afrique, dans le Pacifique ou dans une grande ville européenne ? Nous mettrons en relief les spécificités culturelles de chaque ville, d’où une relative variété des approches, autour d’un fil conducteur commun, le vivre-ensemble dominical. La série documentaire étant à dimension internationale, chaque épisode sera traduit en français, anglais et espagnol. Comment ? Immersion et recul Pour rendre tangible cette notion de «vivre-ensemble», nous partirons à la découverte d’espaces publics communautaires et d’activités fédératrices selon un angle particulier pour chaque ville. A chaque ville son dimanche! Focus sur la famille à Stockholm, le vélo à Bogota, la cuisine à Lima, le multiculturalisme à Sydney, le bénévolat à Wellington, le jeu à Paris, etc. La caméra sera utilisée comme le regard d’un habitant, sans arrangement, sans fioriture. L’image et le son seront fidèles à la réalité : nous avons décidé de laisser parler nos personnages sans nous mettre en scène, la bande-son sera en V.0 et les musiques seront exclusivement locales. Pour cela, le matériel utilisé sera discret et mobile ; discret pour mieux nous fondre dans les villes, mobile pour pouvoir s’accorder avec le rythme de la vie dominicale et locale. Cette immersion sera interrompue par des rencontres avec des architectes, des urbanistes, des sociologues et des institutionnels reconnus qui, tous, parleront de leur désir de ville et de l’importance de l’Autre, fût-il anonyme. Quoi ? Le dimanche en ville, un jour et un lieu privilégiés pour parler du "vivre-ensemble" Wellington Résumé
  6. 6. 1 19 pays ont un weekend le vendredi-samedi, 3 pays ont conservé le weekend traditionnel des pays musulmans c’est à dire le jeudi-vendredi, d’autres pays n’ont pas de weekend mais juste un jour chômé tombant le samedi ou le dimanche, enfin certains ont opté pour des solutions uniques (un we de trois jours en Gambie, un we à cheval sur vendredi et dimanche dans le sultanat de Brunei par exemple). Le dimanche, c’est toute une histoire U ne Histoire qui remonte à la période où, ce jour-là, les païens célébraient le soleil, leur dieu de l’époque. D’où le « sun day ». Il est ensuite devenu un jour « dominical » consacré à Dieu et à la famille où prières et repas familial étaient de mise. Aujourd’hui, le dimanche s’est largement désacralisé et les relations familiales se sont distendues. Cette journée particulière a peu à peu laissé plus de place aux échanges conviviaux fondés sur les loisirs, mais aussi au risque de solitude. Il reste sacré cependant comme l’illustre, en France par exemple, la loi sur le travail dominical car, toucher au dimanche, c’est prendre le risque de fissurer une partie du lien social. Aujourd’hui, le dimanche c’est une journée quasiment universelle. Parmi les 193 pays membres de l’ONU, 143 pays ont adopté le weekend universel, avec son samedi et son dimanche chômés pour la majorité de la population. « Le dimanche, c’est un autre jour, même le soleil est différent » (Yves Montand) Q u’on l’aime ou non, le dimanche est une journée particulière, à la fois universelle et personnelle, elle créé un contexte intéressant pour aller à la rencontre de l’autre. Surtout au sein des grandes villes. Elles accueillent en effet aujourd’hui plus de 50 % de la population mondiale et dans 50 ans plus de 75 % de la population sera urbaine. Parallèlement à cette urbanisation croissante, on constate que, partout dans le monde, le lien social, élément essentiel du bien-être et de la qualité de vie, se dégrade. Le sentiment de solitude s’accroît alors que, paradoxalement, la ville augmente le potentiel des relations sociales. P arce que le renversement de cette tendance et la maîtrise de cet enjeu urbain représentent un défi essentiel du 21 ème siècle, nous souhaitons que cette rencontre avec l’autre ait lieu le dimanche dans des grandes métropoles. La ville sera un sujet à part entière de notre projet car, le dimanche, la ville est libérée de ses contraintes fonctionnelles et à la disposition de ses citoyens. Comment utilisent-ils les espaces publics urbains ? Quelles sont les caractéristiques de ces espaces qui répondent le mieux aux attentes des citadins ? Quelles sont les initiatives originales, des collectivités locales ou de la société civile, qui ont été menées avec succès pour animer la vie sociale et générer de la convivialité au sein de la cité ? Note d’intention 2
  7. 7. « Venez dimanche, on se tutoiera au dessert » (Eugène Labiche) L e sujet du « vivre ensemble » se résume parfois à un slogan politique et reste, pour beaucoup d’entre nous, un concept abstrait utilisé dans des débats politiques éloignés des réalités et des préoccupations citoyennes. En recherche d’exemples concrets, vécus sur le terrain, nous souhaitons mettre en exergue des actions et des politiques réellement appliquées dans certains pays du globe. C’est pourquoi, nous avons choisi l’espace public (parcs, plages, berges, …) pensé comme support des interactions sociales, culturelles et intergénérationnelles. Pour chaque ville, afin de resserrer notre propos, nous identifierons une valeur urbaine qu’elle a forgée et qui rassemble les habitants : le sport, la gastronomie, le bénévolat, la famille, le ludique, le multiculturalisme, etc. La ville n’est pas un contenant sans vie composé de bâtiments et d’activités, elle est, au contraire, la meilleure invention sociale pour répondre au problème de ce qui sépare les êtres humains. En pleine crise sociétale, elle doit aujourd’hui se réinventer. C’est donc un véritable défi que les villes doivent relever aujourd’hui. Créer du lien social, faire vivre une organisation urbaine demande beaucoup d’imagination, de disposer d’une vision et de principes, et de les mettre quotidiennement à l’épreuve. Ce défi n’est pas insurmontable, et fort heureusement des initiatives existent localement. Le spectateur découvrira que la ville constitue une opportunité unique pour rassembler plutôt que diviser, mélanger plutôt que séparer. C’est avec recul et à travers un regard transdisciplinaire que le spectateur sera amené à réfléchir à sa condition d’urbain et à imaginer la ville de demain. Plongé dans le cœur de mégalopoles des 5 continents, il aura l’opportunité d’aller à la rencontre de personnalités engagées qui inventent les villes de demain (maires, urbanistes), qui les analysent (sociologues), qui les font vivre (société civile) et qui savent les regarder (photographe, peintre, etc.). Nous souhaitons croiser les opinions et les points de vue pour comprendre ce qui fait de ces univers urbains, des lieux de vie où l’homme est placé au centre des politiques de villes, nous voulons également donner la parole à ceux qu’on entend rarement sur ces thématiques. « Les dimanches ouvrent une brèche dans le temps, il suffit de s’y glisser » (Patrick Modiano) P our approfondir ces voyages et ces expériences, nous souhaitons que l’immersion du spectateur soit la plus complète possible. Les images iront dans le sens de cette proximité et de ces partages. La narration, construite autour d'expériences collectives du dimanche, permettra au spectateur de croiser le chemin d'habitants, de décideurs, de penseurs et d'animateurs de la ville. Cette alternance entre immersion et prise de recul permettra, au fil du discours, de croiser différents points de vue allant de l’usager à celui du Maire d’une ville. Le son sera celui des villes, leur souffle, car il fait partie de leur identité. Le montage sera également conçu pour rendre compte au mieux de chaque ambiance urbaine sur une bande-son composée exclusivement de musiques locales. Pour le spectateur il s’agit de prendre du recul, de voyager dans l’intimité de 10 grandes villes situées sur les 5 continents et de découvrir d’autres visions d’un dimanche en ville, d’autres façons de vivre-ensemble, d’autres initiatives d’animation urbaine que celles qu’il connaît. Les différences plus que les similitudes seront mises en valeur. Le projet se donne ainsi pour objectif d’apporter, dans une approche pluriculturelle, un nouveau regard sur les villes comme lieux de production de lien social. Ces portraits de villes sont pour nous une manière de rappeler l’importance de l’enjeu social que nos villes doivent relever, d’affirmer la nécessité de conserver ou de redonner aux villes un visage humain et de démontrer, exemples à l’appui, la possibilité d’améliorer la qualité de vie et le bien-être urbain. 3
  8. 8. « Un dimanche à Bogota » Bogota, comme de nombreuses villes d’Amérique latine, se heurte à des problèmes de pollution, de qualité de vie, ainsi qu’à de fortes inégalités sociales générant violence physique et symbolique. Tout change le dimanche avec la ciclovia : sur 121 km, exit les voitures, priorité aux cyclistes, coureurs, marcheurs, skateurs, en tous genres. Près de 2 millions d’utilisateurs sur les 8 que compte la ville. C’est une parenthèse enchantée, un espace de souffle, de tolérance et de mixité porté par un groupe d’hommes et de femmes issus d’horizons variés. => Lien vers le trailer : http://youtu.be/9kg4KRCoL94 (sous-titres en français disponibles) « Un dimanche à Lima » Le dimanche à Lima, les gens prennent le temps de se retrouver en famille, entre amis, mais surtout de partager un repas ! Manger ici c’est bien plus que simplement se nourrir : c’est renouer avec son passé, c’est mieux connaitre son pays et ses régions, c’est une opportunité d’aller à la rencontre de l’Autre, de tous les autres venus s’installer ici … Lima a littéralement explosé ces dernières années avec l’arrivée de plusieurs millions de migrants venus de tous horizons. La gastronomie a, la première, participé à lier toutes ces communautés aux coutumes et habitudes si différentes. Manger est un acte social, un acte de fierté dans ce pays au passé colonial douloureux, un acte résolument tourné vers l’avenir. => Lien vers le trailer : http://youtu.be/u0a4UqAvUpc (sous-titres en français disponibles) « Un dimanche à Sydney » Dans les rues le dimanche, on entend parler chinois, bahasa, coréen, indien et parfois un peu d’anglais : bienvenue à Sydney, une des villes les plus multiculturelles du monde. 40 % de ses habitants sont nés dans un autre continent, seuls 62 % parlent anglais chez eux et la diversité des pratiques religieuses figure parmi les plus élevées du monde. Le gouvernement australien a pris acte de cette diversité en faisant du multiculturalisme sa ligne politique, sociale et urbaine. Diversité se veut synonyme de richesse et la ville a fait le choix, parfois conflictuel, de s’enrichir du bagage culturel de chacun. Dans ces conditions, le dimanche se décline au pluriel. => Lien vers le trailer : https://youtu.be/9Wlj6GAvtY4 (sous-titres en français disponibles) 4 Zoom sur les 10 villes
  9. 9. « Un dimanche à Wellington » Le taux de bénévolat des habitants de la Nouvelle-Zélande est le plus élevé de tous les pays de l’OCDE. Cette générosité a permis de créer une communauté soudée tout en participant au bonheur de chaque individu. Donner de son temps à la communauté permet évidemment à beaucoup d’organisations d’offrir des programmes et des services à des personnes dans le besoin mais, en reliant les gens les uns aux autres, le bénévolat participe aussi à façonner une ville à dimension humaine. Le bénévolat imprègne la face d’un dimanche typique à Wellington et nourrit définitivement le sentiment de «vivre-ensemble» qui se dégage immédiatement de cette ville. => Lien vers le trailer : https://youtu.be/ZthMfWv5rBE (sous-titres en français disponibles) « Un dimanche à Paris » Le dimanche à Paris, les parisiens cherchent à se divertir : beaucoup s’adonnent à des loisirs atypiques et ludiques. Aujourd’hui la ville doit distraire, amuser, surprendre, elle doit se réanchanter pour que le citadin réapprenne à l’aimer. Paris a énormément évolué ces dernières années en replaçant l’habitant, le piéton, au centre des ses politiques urbaines, sportives et culturelles. Conséquence : les parisiens se réapproprient de plus en plus leur ville pendant leurs jours de loisir et le dimanche. La ludification de l’espace public observée ces dernières années vise à faire sortir et marcher les parisiens tout en les invitant à interagir les uns avec les autres. Le dimanche, la ville se transforme en grand terrain de jeu. => Lien vers le trailer : https://youtu.be/GqO5evx3_Ls « Un dimanche à Stockholm » Le dimanche, les rues de Stockholm sont littéralement envahies de poussettes ! La famille est une pièce centrale de la vie suédoise dont le système de congé parental est un des plus avantageux au monde : 480 jours par enfant sont attribués par le gouvernement aux deux parents qui sont invités à le partager équitablement. Cette place privilégiée donnée aux enfants et aux familles est visible partout dans les rues et les aménagements de la ville. Une ville accessible et adaptée aux enfants est, en fin de compte, une ville acceuillante pour tous; c’est une ville qui offre une place à chacun, une ville conviviale. 5
  10. 10. 6 « Un dimanche à la Nouvelle-Orléans » Le dimanche à La Nouvelle-Orléans a été ébranlé par l'ouragan Katrina : pendant un temps le dimanche n'a pour ainsi dire plus existé et ressemblait à tous les autres jours de la semaine. Traumatisée, la ville toute entière a du se relever de ses décombres. Elle connait aujourd'hui une véritable renaissance suite aux initiatives communautaires et aux élans de solidarité qui se sont mis en œuvre pour se remettre de cette épreuve. Le dimanche réexiste à nouveau aujourd'hui. C'est dans la richesse de son passé prestigieux et mélodieux qu'il a pu se reconstruire comme jour de repos et comme support du renouveau des liens sociaux. Le dimanche à La Nouvelle- Orléans se raconte en musique. « Un samedi à Tel-Aviv » Le dimanche, qui est ici un samedi, est une journée à deux visages : entre tradition et modernité, laïcité et religion, le samedi, est à la fois shabbat et fête. Cette ville est à la fois qualifiée de « ville qui ne dort jamais » et l’incarnation de l’histoire politique et religieuse de ce pays tout en se détachant radicalement, sur le plan religieux, de Jérusalem, la pieuse. Le samedi est une journée à deux vitesses où une nouvelle jeunesse tournée vers l'avenir et une communauté religieuse davantage tournée vers le passé et le respect des traditions vivent côte à côte sans pouvoir s'ignorer. Le samedi permet de dresser le portrait de cette ville en transition où l'expression "vivre-ensemble" est lourde de sens. « Un dimanche à Johannesburg » Le dimanche à Johannesburg est loin d'être figé, on peut dire qu'il est en transition et que les habitants contribuent à le réinventer chaque semaine, à l'instar de la ville tout entière qui tente de se remettre des années d'apartheid. On peut presque dire que l'occupation des espaces publics le dimanche pose des enjeux politiques, sociaux et urbanistiques. Loin d'être neutres, les espaces publics jouent un rôle fondamental dans cette ville : par le passé, l'apartheid s'est appuyé sur eux pour scinder l'espace et cloisonner les communautés, aujourd'hui ils doivent se réinventer pour, au contraire, inciter à la tolérance et au respect des différences. Le dimanche on ira voir comment blancs, noirs et métis partagent ces espaces et en quoi ils sont la promesse d'une ville meilleure où "vivre-ensemble" fut longtemps impossible. « Un dimanche à Séoul » Plusieurs maires se sont succédés avec le même but : faire de Séoul une ville à échelle humaine en redynamisant le tissu social et communautaire à travers le développement de l'économie du partage. Elle a d'ailleurs tout simplement décidé de devenir la capitale du partage! Portée par le plus grand réseau de fibre optique du monde et les taux de pénétration de smartphone les plus élevés du monde, l'économie collaborative a pénétré le quotidien de ses habitants. Si vivre- ensemble le dimanche se fait au diapason d'internet, les exemples d'échanges réels sont pourtant nombreux et surprenants.
  11. 11. 7 Le dispositif filmique MATERIEL Nous utilisons un matériel le plus léger et le plus discret possible pour faciliter les rencontres, la spontanéité, le naturel, les confidences et de nous fondre dans les villes. IMAGE et NARRATION La caméra sera utilisée comme le regard d’un habitant, sans arrangement, sans fioriture. La proximité avec le sujet sera retranscrite à l’image par des plans moyens et serrés. Le mouvement étant une composante importante du projet, la caméra sera surtout à l’épaule. Des plans aériens tournés à l’aide du drone Phantom 3 professionnel permettront, au contraire, d’offrir une impression générale de la ville. Notre objectif est d’offrir au spectateur l’impression qu’il est entrain d’effectuer une balade urbaine dans une ville, de découvrir, le temps d'un dimanche, des activités qui rassemblent les habitants et de découvrir des espaces de rencontres. Documentaire "découverte", la narration suivra le fil directeur choisi pour présenter la ville le temps d'un dimanche : plus que des portraits approfondis nous mettrons en scène des rencontres avec des personnes volontairement différentes et dans des espaces et quartiers variés car, derrière ces rencontres, notre personnage principal reste la ville et ses espaces publics. Pour marquer ceci, tous les interviews seront réalisés dans des espaces publics. Notre objectif est de montrer comment les villes, espaces de "rassemblement des différences" peuvent être des lieux de sociabilité et d'apprentissage du "vivre-ensemble". LES PERSONNAGES RENCONTRÉS Nous adopterons une approche transversale, en croisant les regards et les disciplines : le spectateur sera ainsi amené à passer du regard d'un habitant à celui du Maire de la Ville par exemple pour lui permettre de prendre du recul sur le sujet. Au fil de cette balade urbaine, le spectateur aura ainsi l’occasion de découvrir plusieurs points de vue sur le sujet traité : des artistes travaillant sur les villes (photographes, peintres, sculpteurs, artistes sonores, etc.) car ils ont un regard unique sur leurs sujets, mais aussi des acteurs de la société civile, des sociologues, des urbanistes et des responsables politiques. Avec toujours un même fil directeur : comment faire des villes des espaces à échelle humaine replaçant le citoyen au centre des politiques de ville ? SON Pour augmenter le sentiment d'immersion, l'environnement sonore reflètera fidèlement l’ambiance locale. Le son sera celui des villes, leur souffle, celui qui fait partie de leur identité. La bande son sera en VO, sous-titrée en français, anglais et espagnol, pour préserver la réalité des récits. C’est la parole des personnages qui conduira la narration. La bande-son sera quant à elle exclusivement constituée de musiques du pays. • CAMÉRAS : Canon 5D MkII & 70D, une GoPro 3 et 5 objectifs (50mm fixe, 60mm macro, 24-105mm, 70-300mm, 18-135mm). • DRONE : Phantom 3 professionnel 4k • STABILISATEUR : Rollei WildCat II Carbone • LUMIÈRES : Une paire de Rotolights • MICROPHONES : Un microcravate sans fil Sennheiser EW100, un enregistreur manuel Tascam DR40, 2 micros cravate filaires AKG-C417L et un microphone externe (Nikon ME-1).
  12. 12. A la rencontre de l'Autre MOODBOARD 8
  13. 13. Chloé Ledoux Co-réalisatrice, scénariste, assistante monteuse Géographe, née à Washington en 1982, elle a vécu entre la France, l'Amérique et le Sénégal. Diplômée de l’Institut de Géographie de La Sorbonne-Paris IV, elle travaille depuis 6 ans dans le conseil aux collectivités territoriales dans le domaine du développement durable. Elle a ainsi pu se familiariser avec l’ensemble des dimensions du développement durable : la biodiversité, le climat et l’énergie mais aussi et surtout la cohésion sociale et l’épanouissement des habitants. Ces missions l’ont par ailleurs amenée à définir et animer des démarches participatives permettant de croiser les regards et les expériences et de réaliser des interviews d'experts et personnes ressources. Elle souhaite maintenant mettre à profit cette expérience au bénéfice de sujets qui la passionnent, les villes et les hommes, et poursuivre son travail de journalisme qu'elle menait dans le cadre de ses missions. Concrétement, elle se charge de l'écriture du scénario, de l'identification des personnages et de la réalisation des interviews. Elle assiste également Nicolas dans la prise de son et d'images à l'aide d'une deuxième caméra et l'assiste lors du montage (dérushage, traduction et sous-titres). C'est enfin elle qui rédige les chroniques,l'Almancahdudimanche et gère les relations avec l'ensemble des partenaires du projet. Nicolas Brikké Co-réalisateur, cadreur et monteur Cinéaste et géophysicien, né à Nancy (France) en 1985, il a vécu entre la France, le Kenya, les Pays Bas, le Pérou, la Nouvelle Zélande et l'Indonésie. C'est pendant son séjour d'étude de 5 ans en Nouvelle-Zélande qu'il produit et réalise son premier documentaire long métrage, SEWN - New Zealand seen through Longboarders, présenté dans plusieursfestivals internationaux et diffusé au Brésil. Il a collaboré par ailleurs avec les sociétés de production La Maison du Directeur, Wendigo Films, Cargo Culte Productions, Clean Cut Productions, etc. et a également eu l'occasion d'assister plusieurs réalisateurs dans le cadrage et le montage de leurs documentaires dont Laurent Chevalier dans "Pour de vrai, pour de faux". Concrétement, il est chargé de la cohérence visuelle et de tous les aspects techniques du projet. Il a la charge de la première caméra, s'occupe de la prise de son des interviews et assiste Chloé dans l'écriture des scénarios. C'est lui qui dirige l'équipe de montage des documentaires télé et web. Il gère également tout l'aspect web du projet en lien avec notre partenaire. Une équipe complémentaire CV des deux auteurs - réalisateurs 9
  14. 14. Quelques témoignages... « Chloé et Nicolas arrivent à produire des films qui parlent aux coeurs des gens. Dans chacun de leurs films, ils arrivent à me transporter à leurs côtés et m'offre l'occasion de m'immerger dans la culture et les sociétés des villes qu'ils peignent. Je suis fier de faire partie de cette aventure. » Michael Keene Chin, photographe, vidéaste et artiste « Chloé et Nicolas ont réussi à avoir une approche très approfondie du sujet tout en laissant beaucoup de place à la sensibilité et l'intimité des personnages qu'ils filment. » John and Des, un couple de bénévoles filmé à Wellington « Ce documentaire a réussi à capturer l'âme de Sydney. J'ai eu l'impression de redécouvrir ma ville et je me suis sentie très fière d'y appartenir. Ce fut un honneur de pouvoir le projeter dans mon musée. » Myriam Conrie, Directrice du Museum of Contemporary Art de Sydney « Le dimanche est un angle très malin et original pour analyser les enjeux sociaux d'une ville ! » Jean-Christophe Choblet, créateur de Paris Plages et responsable de la mission espace public à la Ville de Paris « Un projet riche en contenu et en images... » Antanas Mockus, ancien Maire de Bogota « Un regard pertinent, englobant et très humain sur une initiative urbaine et citoyenne qui a métamorphosé la ville de Bogota il y a 40 ans. » Jaime Ortiz, architecte et fondateur de la Ciclovia de Bogota « En tant que directeur d'un festival de documentaires, j'ai eu la chance de projeter un des documentaires de Chloé et Nicolas qui a reçu un excellent accueil du public. Ils arrivent à saisir l'identité d'une ville et la retranscrire à travers des témoignages riches et touchants. Un vrai travail de professionnels.» Bernard Bories, Fondateur et directeur des Rencontres Internationales du Cinéma des Antipodes de Saint-Tropez « Un documentaire étonnant qui rappellera de bons souvenirs à beaucoup de néo-zélandais. » James Kember, Ambassadeur de Nouvelle-Zélande « En déclinant le quotidien de ma ville un dimanche, ils ont réussi à rendre compte de l'humanité de cette ville que je suis fière de présider. Bien joué ! » Celia Wade-Brown, Maire de Wellington 10
  15. 15. CONTACTS RÉALISATEURS Chloé Ledoux and Nicolas Brikke 0681850361 et 0644714490 undimanchea@gmail.com www.undimanchea.com facebook.com/undimanchea undimanchea.wordpress.com CONTACTS 11

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