Scintigraphie osseuse
Dr F COURBON
STRUCTURE OSSEUSE
diaphyse : os compact
métaphyse : cartilage de conjugaison (enfant
os spongieux entouré de périoste (adu...
CONSTITUANTS DU TISSU OSSEUX
Cellules osseuses différenciées :
Substance
interstitielle
ostéoblastes
ostéocytes
ostéoclast...
PHYSIOLOGIE du TISSU OSSEUX
Equilibre dynamique
Accrétion Résorption
Ostéoblastes → construction
- Substance ostéoïde
- Fi...
PHYSIOPATHOLOGIE
CLASSIFICATION DES ATTEINTES OSSEUSES
Agressions focalisées
- Traumatique
- Infectieuse
- Tumorale
- Neur...
RÉACTION DE L’OS A L’AGRESSION FOCALISÉE
AGRESSION RÉACTION UNIVOQUE
- Hypervascularisation : multiplie les échanges
- Aug...
METHODOLOGIE DE LA SCINTIGRAPHIE
Les traceurs
Différents types de traceurs
Osseux : calcium, fluor, dérivés phosphorés-te...
Les traceurs (suite)
L’importance de la fixation est liée à :
- apport sanguin
- diffusion extravasculaire
- activité osté...
-Stabilité
-Forte fixation osseuse
-Faible fixation extra-osseuse
-Elimination urinaire rapide du produit
non fixé
Intérêt...
Devenir du MDP 99m
Tc
Différents pourcentages de localisation
2 à 3 heures après injection :
- Fixation osseuse : environ ...
Histoire naturelle des hyperfixations osseuses secondaires
Lésion métastatique ostéocondensante (prédominance ostéoblastiq...
TECHNIQUE de L’EXAMEN
Scintigraphie :
 Collimation et spectrométrie satisfaisantes
 Distance réduite entre détecteur et ...
Squelette du
tronc normal
Scintigraphie Osseuse
Centré mains
Injection ratée : poignet
et avant bras gauches
Ganglion axillaire
gauche
Calcinose alvéolaire
chez un dialysé
chronique
Rhumatisme Psoriasique
Ostéite pied gauche
Ostéome ostéoïde du fémur GAUCHE
Entorse genou droit
Gonalgie aigue type syndrome rotulien
Teno-synovite des tendons péroniers
Maladie de
Paget
Syndrome du sinus du tarse, pied droit
Fissure occulte du plateau tibial gauche
Fracture de fatigue pied gauche 2éme métatarse
Gauche
Fracture du calcanéum
Tassements vertébraux T8 et T10 spondylodiscite L2-
L3 et L4-L5 chez une femme de 83 ans
Fracture de fatigue de la tubérosité du scaphoïde tarsien
(insertion du tendon du muscle tibial postérieur)
Descellement de prothèse
Scintigraphie osseuse et cancer
Le squelette est le troisième site le plus fréquemment atteint par les
métastases (après le poumon et le foie).
Les métast...
Propriétés de la scintigraphie osseuse en cancérologie
- Sensibilité élevée dans la détection des MO (probablement voisine...
Indications en cancérologie
Le cancer est connu :
1-1) Détermination du stade de la maladie :
a) Appréciation de l’envahis...
Suivi d’un cancer connu
a) Évaluation de l’apparition d’une symptomatologie ostéo-articulaire
b) Évaluation d’une ascensio...
Bilan extension négatif cancer du sein, patiente de 55 ans
(L4 et épaule droite : hyperfixations banales)
Métastases d’un carcinome canalaire invasif du sein découvert 2
ans auparavant devant une douleur du genou G, patiente de ...
M lytique Tassement
Tout ce qui « scintille » n’est pas métastatique!
Pas de modélisation du métabolisme
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Scintigraphie osseuse

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  • Homme de 65 ans, diabète insulino dépendant. Ostéite du gros orteil gauche : très importante hyperhémie du membre inférieur gauche.
  • Sclérose tubéreuse de Bourneville
  • Homme 29 ans, entorse des ligaments internes du genou droit 2 mois avant. Gonalgie aigue type syndrome rotulien, radiographie normale.
  • Syndrome du sinus du tarse, pied droit
  • Fissure occulte du plateau tibial gauche chez une femme de 82 ans.
  • Homme de 44 ans : fracture de fatigue du 2ème métatarsien gauche vue au 8ème jour. Fracture réalisée lors de la tonte de son parc le week-end précédent.
  • Tassements vertébraux T8 et T10 spondylodiscite L2-L3 et L4-L5 chez une femme de 83 ans
  • Fracture de fatigue de la tubérosité du scaphoïde tarsien (insertion du tendon du muscle tibial postérieur)
  • Scintigraphie osseuse

    1. 1. Scintigraphie osseuse Dr F COURBON
    2. 2. STRUCTURE OSSEUSE diaphyse : os compact métaphyse : cartilage de conjugaison (enfant os spongieux entouré de périoste (adulte) épiphyse : os spongieux – support du cartilage articulaire OS LONGS OS COURTS OS PLATS corticale : os compact entouré de périoste centre : os spongieux STRUCTURE et VASCULARISATION Sc Os
    3. 3. CONSTITUANTS DU TISSU OSSEUX Cellules osseuses différenciées : Substance interstitielle ostéoblastes ostéocytes ostéoclastes tropocollagène substance fondamentale (H2O + ions) cristal d’hydroxyapatite phosphate de Ca++ amorphe Matrice organique Substance minérale
    4. 4. PHYSIOLOGIE du TISSU OSSEUX Equilibre dynamique Accrétion Résorption Ostéoblastes → construction - Substance ostéoïde - Fibres de tropocollagène Minéralisation - Nucléation - Cristallisation par précipitation du Ca et du P Ostéoblastes → destruction rapide - Activation enzymatique - Baisse du pH Ostéocytes - Formation lente de cavités - Déminéralisation périostéoocytaire
    5. 5. PHYSIOPATHOLOGIE CLASSIFICATION DES ATTEINTES OSSEUSES Agressions focalisées - Traumatique - Infectieuse - Tumorale - Neurovasculaire Agressions diffuses - Métabolique, endocrinienne - Dystrophique
    6. 6. RÉACTION DE L’OS A L’AGRESSION FOCALISÉE AGRESSION RÉACTION UNIVOQUE - Hypervascularisation : multiplie les échanges - Augmentation du remodelage osseux : hyperostose hyperostéolyse (Réaction identique de l’os pagétique.) AFFECTION OSSEUSES DIFFUSES - le tissu ostéoïde : toutes les ostéoporoses - la charge calcique : l’ostéomalacie l’hypovitaminose D l’insuffisance rénale - les structures cellulaires : l’hyperparathyroïdie
    7. 7. METHODOLOGIE DE LA SCINTIGRAPHIE Les traceurs Différents types de traceurs Osseux : calcium, fluor, dérivés phosphorés-technétium - Vasculaires : albumine ou hématies-technétium - Tumoraux, infectieux : gallium, leucocytes-indium - Médullaire : fer, microcolloïdes-technétium, sidérophiline-indium Différents types de traceurs osseux - Calcium : 45 Ca, 47 Ca (émetteurs β+ ou β- γ) - Analogues du Ca : strontium, baryum, gallium, dysprosium - Fluor : 18F-Na (bon traceur mais émetteur β+ ; T1/2 = 1,8 h) - Dérivés phosphore-technétium : les seuls utilisés en pratique (Subramanian 1971)
    8. 8. Les traceurs (suite) L’importance de la fixation est liée à : - apport sanguin - diffusion extravasculaire - activité ostéoblastique La fixation se fait sur : - cristaux d’hydroxyapatite récents - fibres de collagène immature Pyrophosphate : Méthylène diphosphonate (MDP) : Imido diphosphonate : Dérivés phosphorés P O P P C P P N P Composés récents : HMDP, EHDP, DPD, … Fixation osseuse des dérivés phosphorés
    9. 9. -Stabilité -Forte fixation osseuse -Faible fixation extra-osseuse -Elimination urinaire rapide du produit non fixé Intérêt des phosphonates technétiés Administration du traceur (MDP 99m Tc) - Aucune préparation particulière du patient (Pas à jeun Pas d’allergie etc.. - Activité injectée IV : 3,7 à 11,1 MBq kg-1 (100 à 300 µCi kg-1 ) - Eventuellement injection sous caméra et/ou image précoce sur zone suspecte - Faire boire abondamment et uriner avant l’examen - Scintigraphie 1 h 30 à 4 h après injection, en moyenne 2h30
    10. 10. Devenir du MDP 99m Tc Différents pourcentages de localisation 2 à 3 heures après injection : - Fixation osseuse : environ 50 % de l’activité injectée - Activité circulante : environ 3 % de l’activité injectée - Elimination urinaire cumulée : environ 35 % de l’activité injectée Mécanismes des hyperfixations Cartilage de conjugaison (enfant normal) - hypervascularisation - hyperactivité ostéoblastique Agressions osseuses focalisées : - hypervascularisation - accélération du remodelage osseux
    11. 11. Histoire naturelle des hyperfixations osseuses secondaires Lésion métastatique ostéocondensante (prédominance ostéoblastique) Lésion métastatique ostéolytique (prédominance ostéoclastique) 1) Petites dimensions : bien visibles – précoces 2) Augmentation des dimensions : hypofixation centrale 3) Amputation de la fixation
    12. 12. TECHNIQUE de L’EXAMEN Scintigraphie :  Collimation et spectrométrie satisfaisantes  Distance réduite entre détecteur et pièce osseuse  Images corps entier sous deux incidences : Scintigraphie hybride Caméra mobile  Images régionales à la caméra (collimateurs à trous parallèles ou sténopéiques)  Enregistrement analogique, digital : quantification Précautions particulières :  Bonne position du patient : immobilité, symétrie  Attention aux souillures urinaires  Rechercher les objets absorbants : prothèses, pièces métalliques  Noter le lieu d’injection  Repérer droite, gauche
    13. 13. Squelette du tronc normal
    14. 14. Scintigraphie Osseuse Centré mains
    15. 15. Injection ratée : poignet et avant bras gauches Ganglion axillaire gauche
    16. 16. Calcinose alvéolaire chez un dialysé chronique
    17. 17. Rhumatisme Psoriasique
    18. 18. Ostéite pied gauche
    19. 19. Ostéome ostéoïde du fémur GAUCHE
    20. 20. Entorse genou droit Gonalgie aigue type syndrome rotulien
    21. 21. Teno-synovite des tendons péroniers
    22. 22. Maladie de Paget
    23. 23. Syndrome du sinus du tarse, pied droit
    24. 24. Fissure occulte du plateau tibial gauche
    25. 25. Fracture de fatigue pied gauche 2éme métatarse Gauche
    26. 26. Fracture du calcanéum
    27. 27. Tassements vertébraux T8 et T10 spondylodiscite L2- L3 et L4-L5 chez une femme de 83 ans
    28. 28. Fracture de fatigue de la tubérosité du scaphoïde tarsien (insertion du tendon du muscle tibial postérieur)
    29. 29. Descellement de prothèse
    30. 30. Scintigraphie osseuse et cancer
    31. 31. Le squelette est le troisième site le plus fréquemment atteint par les métastases (après le poumon et le foie). Les métastases osseuses (MO) les plus fréquentes (80%) proviennent des carcinomes du sein, du poumon, de la prostate et de la thyroïde. La survenue de MO marque un tournant évolutif de la maladie cancéreuse exposant aux risques de douleur osseuse, de fracture pathologique, de compression médullaire et d’hypercalcémie. L’émergence de MO signe une situation palliative car la guérison devient illusoire. Les objectifs du traitement sont alors, d’accroître la durée de vie et de respecter la qualité de vie. Environ 30 % des MO sont asymptomatiques. Le dépistage précoce des MO lors du bilan initial d’un cancer ostéophile est donc un élément indispensable pour guider les diverses options thérapeutiques.
    32. 32. Propriétés de la scintigraphie osseuse en cancérologie - Sensibilité élevée dans la détection des MO (probablement voisine de 95 %) - Imagerie de la totalité du squelette, axial et appendiculaire - Information vasculaire et tissulaire de l’os fournie par l’étude dynamique - Absence d’artefact généré par la présence de matériel (prothèse, ostéosynthèse) - Coût relativement modéré - Facilité de réalisation chez la grande majorité des patients - Absence de toxicité significative - Faible dose d’irradiation - Robustesse d’interprétation N.B. : DEUX INCONVENIENTS MAJEURS 1° LA FIXATION N’EST PAS SPECIFIQUE ; RISQUE DE FAUX + (Intérêt de la confrontation radio-scintigraphique) 2° LA SENSIBILITE EST VARIABLE SELON LA NATURE LYTIQUE OU CONDENSANTE DES MO
    33. 33. Indications en cancérologie Le cancer est connu : 1-1) Détermination du stade de la maladie : a) Appréciation de l’envahissement loco-régional b) Détection de métastases à distance c) Guide pour la biopsie ou l’exérèse d) Évaluation de la possibilité d’une radiothérapie métabolique antalgique 1-2) Appréciation pronostique : Evaluation de l’extension et du « volume tumoral métastatique » et de la topographie des métastases ( cancer de la prostate et cancer du sein ). 1-3) Prédiction (et prévention) de la survenue d’une complication locale liée à la présence d’une MO : a) fracture pathologique b) compression médullaire
    34. 34. Suivi d’un cancer connu a) Évaluation de l’apparition d’une symptomatologie ostéo-articulaire b) Évaluation d’une ascension inexpliquée d’un marqueur tumoral c) Exploration d’une perturbation des marqueurs biochimiques du remodelage osseux d) Recherche de complications ostéo-articulaires iatrogènes - Ostéonécrose post radique par exemple - Fractures par insuffisance osseuse Le cancer n’est pas connu (MO inaugurales): (attention+++ tous ce qui fixe n’est pas métastatique !!!) Patients âgés présentant des symptômes ostéo-articulaires inexpliqués d’apparition récente Découverte d’une image radiographique suspecte de malignité Ascension d’un marqueur tumoral par ex. un taux de PSA
    35. 35. Bilan extension négatif cancer du sein, patiente de 55 ans (L4 et épaule droite : hyperfixations banales)
    36. 36. Métastases d’un carcinome canalaire invasif du sein découvert 2 ans auparavant devant une douleur du genou G, patiente de 26 ans
    37. 37. M lytique Tassement Tout ce qui « scintille » n’est pas métastatique! Pas de modélisation du métabolisme
    38. 38. Métastases osseuses d’un cancer de la prostate

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