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Conduite à tenir devant une méningite à éosinophile?

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Conduite à tenir devant une méningite à éosinophile?

Conduite à tenir devant une méningite
à éosinophile
1- Introduction
2- Etiologies
3- Diagnostic positif
4- Diagnostique étiologique
5- Traitement curatif
6- Traitement préventif
7- Conclusion
8- Références

Conduite à tenir devant une méningite
à éosinophile
1- Introduction
2- Etiologies
3- Diagnostic positif
4- Diagnostique étiologique
5- Traitement curatif
6- Traitement préventif
7- Conclusion
8- Références

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  1. 1. Séminaire Infections systémiques et infections SNC Décembre 2012 Conduite à tenir devant une méningite à éosinophile Groupe I: P14: Thidachanh, Inthalaphone, Mamadou P13: Noy, Ta, Euripide 12/12/2012 1 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1
  2. 2. PLAN • 1- Introduction • 2- Etiologies • 3- Diagnostic positif • 4- Diagnostique étiologique • 5- Traitement curatif • 6- Traitement préventif • 7- Conclusion • 8- Références 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 2
  3. 3. 1- Introduction 1.1. Définition: La méningite à éosinophile est définie par la présence d’eosinophiles dans le liquide cephalorachidien (LCR) ≥ 10 élements/μL et/ou une proportion d’éosinophiles > 10% du nombre leucocytes du LCR. Elle réalise souvent tableau de Méningite ou méningo-encéphalite parasitaire due à differentes espèces Possibilité formes graves avec séquelles voire décès Devant une suspicion méningite à éosinophile, la CAT nécessite de: - Vérifier sa réalité - Evaluer sa gravité - Identifier et traiter ses causes 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 3
  4. 4. 2-Etiologies(1) • L’ invasion du Systeme Nerveux Central (SNC) par les helminthes est la cause la plus fréquente • Ce pendant, d’autres causes infectieuses et non infectieuses ont été identifiées  Causes parasitaires - Angiostrongylus cantonensis (Angiostrongylose) - Gnathostoma spinigerum (Gnathostomose) - Toxocara canis (Toxocarose) - Toenia solium (Cysticercose) - Paragonimus westermani (Paragonimose) - Trichinella spiralis (Trichinellose) - Schistosoma sp (Schistosomiase) 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 4
  5. 5. 2-Etiologies(2)  Autres causes infectieuses - Fongiques: Cryptococcose(rarement), Coccidioidomycose - Bacteriennes: Rickecttsiose Causes non infectieuses - Lymphome avec atteinte du SNC - Sarcoidose - Dérivation ventriculo-péritonéale - Prise medicamenteuse (Ibuprofène, Ciprofloxacine…) 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 5
  6. 6. 3-Diagnostic positif(1) Il ne peut être porté que par l’analyse du liquide céphalorachidien(LCR) Circonstances cliniques menant à la ponction lombaire  Syndrome méningé: plus ou moins complet - Céphalées: fréquentes et précoces, d’apparition brutale ou progressive, frontales ou bitemporales. Initialement intermittentes, elles peuvent devenir permanentes, parfois intenses voire insupportables. - Nausées-vomissements: 50% des cas - Raideur de nuque et photophobie: plus ou moins fréquentes - Syndrome infectieux avec fièvre > 38° chez moins 50% patients Severe headache from patient with Eosinophilic meningitis 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 6
  7. 7. 3-Diagnostic positif(2) Tableau de méningite avec signes neurologiques  Atteinte nerfs crâniens: en particulier les nerfs oculo moteurs(paralysie oculomotrice) et nerf facial (paralysie faciale)…  Paresthésies: asymétriques, fugaces, douloureuses  Troubles de conscience allant de la confusion au coma, convulsions (signes de gravité) Paralysie oculo-motrice et faciale Chez un patient présentant Méningite à Eosinophile 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 7
  8. 8. 3-Diagnostic positif(3) Bilan para clinique de confirmation  Ponction Lombaire + analyse du LCR: - Liquide hypertendu, d’aspect macroscopique variable (clair, xanthochromique ou hémorragique…) - Hypercytose variable: 150 et 2000 éléments/mm3 avec éosinophilie entre 20-75% - Protéinorachie rarement > 1g/L - Glycorachie: normale - Parasitologie du LCR: mise en évidence larves, rare 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 8
  9. 9. 3-Diagnostic positif(4)  NFS: hyperleucocytose souvent > 10 000/mm3 avec éosinophilie quasi-constante mais peu spécifique en moyenne (15-50%)  Sérologie: mise en évidence d’anticorps spécifiques dans sérum et le LCR par ELISA, sensible et spécifique > 90% Imagerie: SCAN-CT , IRM souvent normale, peut montrer des calcifications, un processus expansif intracrânien, dilatation ventricules, hémorragie… 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 9
  10. 10. 4-Diagnostic étiologique(1) Interrogatoire est capital: habitudes alimentaires+++ - Notion de consommation d’aliments crus ou mal cuits: poisson, crabe, crustacés, grenouille, gibier, serpent… - Notion d’épidémie familiale - Notion de vie ou voyage en zone d’endémie - Notion prise médicamenteuse 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 10
  11. 11. 4-Diagnostic étiologique(2) Présentation clinique: non spécifique  Examen neurologique: rechercher signes méningés, déficit sensitif ou moteur, apprécier réflexes, les nerfs crâniens(Oculo-moteur, facial…)  Examen général: rechercher des signes extra neurologiques - Syndrome de larva migrans cutanée - Nodules cutanés - Douleur ou tuméfaction musculaire LMC(Gnathostoma) - Atteintes de l’œil 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 11
  12. 12. 4-Diagnostic étiologique(3) Examens para cliniques courants  Etude complète du LCR -Mesurer la pression du LCR, apprécier l’aspect macroscopique - Cytochimie: demander de compter éosinophiles - Parasitologie: recherche de larves (centrifugation) - Examen direct: Gram, Encre de chine… - Culture sur milieux spécifiques: Sabouraud…  Demander hémogramme, examen des selles… 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 12
  13. 13. 4-Diagnostic étiologique(4)  Demander des sérologies orientées par clinique et l’origine géographique: ELISA dans le sérum et LCR  Explorations éventuelles: chaque fois que le tableau clinique réalisé présente des signes neurologiques évolutifs • TDM cérébrale • IRM • Radiographie des parties molles: recherche de calcifications au niveau des muscles 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 13
  14. 14. 4-Diagnostic étiologique(5) Principales étiologies méningites à éosinophiles Angiostrongylose • Zoonose tropicale due à larve d’Angiostrongylus cantonensis, helminthe, nématode, hôte habituel du rat. • 1ère cause de méningite à éosinophile dans monde • Fréquente en Asie Sud-est, iles pacifiques, Cuba, Cote d’ivoire…(+ récemment) • Incidence: 2,2/100 000hab. (Praphasri et al., 2002) 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 14
  15. 15. Cycle évolutif Angiostrongylus 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 15
  16. 16. Angiostrongylose • Cliniquement -Tableau méningite ou méningo-encéphalite subaigue - Paresthésies douloureuses(élément distinctif avec autres neuroparasitoses) - Paralysie oculomotrice - Signes d’HIC, œdème papillaire - Plus rares, épilepsie, troubles de conscience… - Présence d’éosinophile dans LCR: 5-60% - Sérodiagnostic par ELISA: sensible 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 16
  17. 17. Angiostrongylose • Evolution variable: - Guérison en générale Série Mahidol : 0 décès / 56 cas (Zhou et al.,2009) - Mortalité < 1% -Séquelles graves possibles: acuité visuelle, cécité 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 17
  18. 18.  Gnathostomose • Nématodose tropicale animale (Chien, chat, porc…) due à Gnathostoma spinigerum • Infestation humaine se fait en ingérant crus ou mal cuits hôtes intermédiaires(poissons d’eau douce, grenouille, serpents…) • Endémique en Asie du Sud-est(Thaïlande++, Japon, Laos…), Amérique centrale et Sud(Mexique, Equateur) • Prévalence humaine: 4/1000 hab.(CHU Mahidol Thaïlande, 2005) 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 18
  19. 19. Cycle évolutif Gnathostoma 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 19
  20. 20.  Gnathostomose • Clinique - Syndrome Larva migrans cutanée(LMC) précède le tableau neurologique Larva migrans Cutanée - L’ atteinte du SNC est sévère et associe: - Méningo-encéphalite à éosinophile, - Hémorragie méningée(6-16% en Thaïlande) - Myélo-radiculite avec paraparésie 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 20
  21. 21.  Gnathostomose - LCR: xanthochromique ou hémorragique+++ - Immunodiagnostic par ELISA est sensible et spécifique dans 90% des cas. - Eosinophilie sanguine est constante - Evolution: habituellement sévère avec séquelles graves et décès dans 12-24% 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 21
  22. 22. 5-Traitement curatif(1) Objectifs -Soulager le patient - Eviter la survenue des complications - Lutter contre le parasite • Le traitement antiparasitaire est peu actif dans cette localisation • Possibilité d’exacerbation lésions par lyse parasites avec pour conséquence: - Libération produits parasitaires très antigéniques - Réaction inflammatoire importante - Possible œdème compressif • Intérêt des corticoïdes +++ 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 22
  23. 23. Efficacité de la corticothérapie • V.Chotmongkol, K. Sawanyawisuth,Y. Thavornpitak; Corticosteroid Treatment of Eosinophilic Meningitis ; Clinical Infectious Diseases 2000;31:660–2 • Essai contrôlé randomisé en double insu • Patients: 50 cas de méningite à éosinophiles répartis en 2 groupes de 25 • Groupe Intervention: prednisolone, 60 mg/jour pendant 2 semaines • Groupe Contrôle: Placebo • Résultats: • Nombre de patients ayant des céphalées persistantes après 14jrs 5 (Grpe Prednisolone) vs. 25 (Grpe Placebo) p=0,0004 • Période médiane de temps jusqu’à disparition totale des céphalées 5 jours(Grpe Prednisolone) vs. 13 jours (Grpe Placebo) p<0,00001 • Tolérance: Aucun effet indésirable majeur n’a été noté. 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 23
  24. 24. 5-Traitement curatif(2) Indications  Angiostrongylose: le traitement associe  Ponction lombaire itérative: HTIC, soulage céphalées  Antiparasitaire: Albendazole 400-800mg/jour pendant 2-3 semaines(Adulte), Enfants: 10mg/Kg/J  Corticothérapie: prédnisolone 1mg/Kg/j pdt 1- 2semaines 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 24
  25. 25. 5-Traitement curatif(3) Gnathostomose  Forme cutanée -Albendazole: 800mg/J pendant 21 jours ou - Ivermectine: 200μg/Kg en dose unique(alternative)  Forme neurologique - Albendazole: 800mg/j pendant 21 jours ou Ivermectine - Corticothérapie: 1mg/Kg/j pendant 1-2 semaines 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 25
  26. 26. 6-Traitement préventif  Lutter contre les rats (dératisation): piège à souris…  Lutter contre mollusques(Achatina fulica) - Ramassage régulier dans surfaces cultivées - Contrôle minutieux concernant importations  Education sanitaire+++ - Eviter la consommation des escargots, crevettes, crabes, poissons crus ou non préalablement congelés - Nettoyer soigneusement végétaux crus afin d’éviter que planaires ou mollusques ne soient absorbés - Eviter la manipulation des escargots 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 26
  27. 27. Cas clinique Jeune homme, 18 ans Agriculteur à Vientiane • Motif d’entrée: Fièvre depuis 10 jours + Céphalées • Histoire: – Fièvre irrégulière, «le soir», sueurs – céphalée bitemporales progressant en intensité – vomissements 4 x / j environ – douleur lombaire localisée – déjà traité par Doxy et Paracétamol (2 jours) sans effet • ATCD: – travaille dans la forêt à l’habitude de manger cru (varan, poisson, …)
  28. 28. Cas clinique • Examen physique à l’entrée : • T° : 38 • Nuque souple • TA : 11/7 Pouls : 86 • Pas d’éruption, ni escarre, ni adénopathie, • Photophobie + • Pas d’autres signes particuliers à l’examen
  29. 29. Cas clinique Ex. complémentaires : 18/7/2006 • NFS:GB 10.200; N:29;Lym: 25; M:7.3; Eosinophiles:38 % •Recherche d’hématozoaires (-) •Para check Malaria (–) •VS 54 •Rapid test Rickettsiose (scrub et murine typhus) : positif •Azotémie 21;Créatinine 90; bilan hépatique normal •Urines : normal •Ex parasitode selles (KOPA) : négatif Traitement: Doxycycline 200mg/j pdt 5js Évolution: sous doxycycline –céphalée persistante –photophobie –somnolence –peu de température –rickettsiose non retenue (faux rapid test +)
  30. 30. Cas clinique Examen physique •Nuque raide +, Signe de Kernig+ • Ponction lombaire : liquide clair, forte pression >40mm eau • 50 cellules : PNN 7%; L: 33%; Eosinophiles :60%; • Gluc:44;Alb:40mg/dl • Gram= nég • Ziehl= nég • encre de Chine= négative • Culture= négative Diagnostic retenu Méningite à éosinophilie • Traitement instauré: – Albendazole: 400mg/J pdt 15 jrs – Prednisolone:1mg/kg/j – Evolution favorable
  31. 31. 7-Conclusion Les méningites à éosinophiles représentent un problème émergent en zone d’endémie compte tenu des habitudes alimentaires Deux causes majeures sont identifiées en Asie du Sud-est: Angiostrongylose, Gnathostomose Le diagnostic repose sur mise en évidence d’une éosinophilie significative dans le LCR et sérum associée à sérologie. Le traitement étiologique est mal codifié D’où l’intérêt d’une éducation sanitaire de la population sur les risques du « manger cru » 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 31
  32. 32. 8-Références • Zhou Z., Barrenes H., Epidémie de méningite à éosinophile au Yunnan(Chine): aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques, Bull choc Pathol Exot, 2009, 102(2): 75-80 • Chotmongkol V., Sawadpanit K. treatment of eosinophilic meningitis with a combination of albendazole and corticosteroid. Southeast Asian J Trop Med Public Health, 2004, 35, 172-174 • Li H Xu F, Gu JB, Chen XG.A severe eosinophilic meningoencephalitis caused by infection of Angiostrongylus cantonensis. Am J Trop Med Hyg. 2008;79:568-70. 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 32
  33. 33. 8-Références • V.Chotmongkol, K. Sawanyawisuth,Y. Thavornpitak; Corticosteroid Treatment of Eosinophilic Meningitis ; Clinical Infectious Diseases 2000;31:660–2 • Parola P., Caumes E.; Gnathostomose; Médecine tropicale. 2005. 65(1):11 12/12/2012 Sem.Inf.sys/ Men. Eosino.IFMT.Dec.2012 Grp.1 33
  34. 34. Merci Question ?

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