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SOMMAIREP. 22- UNIVERSITES ET AUDIOVISUEL
Un fort potentiel en constant renouvellement
P. 24- LA TECHNOLOGIE
Le cours filmé réinvente l’apprentissage
P. 28- COUP DE PROJECTEUR SUR L’AUDITOIRE
	 L’institut de mathématique d’Orsay
P. 30- VITRINE Quels outils collaboratifs choisir ?
Dossier réalisé par Frédéric Monflier, Philippe Pélaprat et Patrice de Goy
ENSEIGNEMENT  NUMERIQUE
Universités, Lycées, écoles...
Chacun ses solutions !
DOSSIER
l Affichage l Collaboration l Sûreté / Sécurité
# 22 # MAI / JUIN 2018 - n°29
DOSSIER
n°29 - MAI / JUIN 2018 # 23 #
L
aFrancecompteenviron70centres
universitaires et plusieurs dizaines
de grandes écoles et établissements
privésd’enseignementsupérieur.Toutes
ces structures s’intéressent depuis long-
temps aux techniques informatiques
et audiovisuelles qui permettent de
moderniser, d’améliorer ou de répliquer
les cours pour satisfaire la demande
d’étudiants de plus en plus nombreux
et exigeants. Des investissements
importants sont donc réalisés depuis
plusieurs années avec des programmes
d’équipements souvent ambitieux qui
génèrent non seulement des marchés
d’installation mais aussi de la mainte-
nance et des renouvellements. Les acti-
vités audiovisuelles de ces organismes -
gestion et administration des équipe-
ments, production et distribution des
contenus,etc.-sontorganiséesdefaçons
très diverses mais prennent souvent la
forme de services transversaux dont la
taille et les domaines de compétence
sont variables d’un endroit à un autre.
Cette situation ne facilite évidemment
pas l’identification des bons interlocu-
teurs lors d’une première approche.
L’enseignement supérieur est le terrain de prédilection pour
les techniques audiovisuelles d’enseignement qui représentent
de ce fait un volume d’affaires important pour les installateurs/
intégrateurs spécialisés introduits dans le milieu.
Enseignement  Numérique
Un fort potentiel en constant
renouvellement
UNIVERSITÉ ET AUDIOVISUEL
sibles aux membres de l’organisation.
Les amphithéâtres, grands et petits,
sont les premiers lieux qui reçoivent
des équipements permettant la tenue
de cours magistraux s’appuyant sur
des aides audiovisuelles ou permettant
l’enregistrement.
n L’équipement
L’installation comprend classiquement
une sonorisation à la main de l’ensei-
gnant et un vidéoprojecteur pouvant
afficher les présentations informa-
tiques préparées par le professeur. Le
dispositif est généralement relié à un
système d’automation qui permet
d’en contrôler l’usage le plus simple-
ment possible, sans la présence d’un
agent dédié à cette fonction. Dans ces
conditions, il est donc théoriquement
possible d’incorporer dans l’automa-
tion des commandes d’occultants ou
d’éclairage, mais aussi de simplifier le
remplacement d’équipements comme
le projecteur sans modifier fondamen-
talement les procédures d’utilisation. Il
est à noter que ces installations sont
généralement très utilisées, l’équipe-
ment audiovisuel renforçant le taux
d’occupation des salles de cours : entre
1 000 et 1 200 heures par année univer-
sitaire, contre 350/400 heures pour les
locauxnonéquipés,selonlesstatistiques
de l’université Rennes 2. L’équipement
desallesdetravauxdirigésestégalement
devenu la norme dans nombre d’établis-
sements, ce qui a pour effet d’accroître
leparcdematérieldefaçonconséquente
et de maintenir un rythme de renouvel-
lement assez élevé. Ainsi, il est courant
de remplacer les projecteurs anciens par
des modèles à connectique HDMI et
plus récemment à éclairage laser dont
la maintenance est plus légère que sur
des appareils à lampe halogène. Pour
des raisons de cohérence et d’effet de
parc, les responsables techniques choi-
sissentgénéralementlesmêmesmarques
et modèles en fonction des besoins. Ils
n’hésitent pas non plus à déployer des
systèmes de supervision pour détecter
rapidement les dysfonctionnements et
accélérer l’intervention de la mainte-
nance. On note aussi l’apparition de
systèmes interactifs permettant une
participation plus active des étudiants
aux cours, par le biais de votes ou de
questionnaires à choix multiples expri-
Lanumérisationdel’enseignementsupé-
rieur s’est faite selon des scénarios qui
varient d’un établissement à l’autre.
n Qui fait quoi
Cesdifférencesseretrouventaujourd’hui
avec des responsabilités qui demeurent
très souvent entre les mains des entités
qui historiquement ont été à l’initia-
tive des évolutions techniques. Ainsi,
les équipements audiovisuels peuvent
être sous la responsabilité des services
en charge des TICE (technologies de
l’information et de la communication
pourl’enseignement),commeilspeuvent
aussi dépendre de l’entité qui gère la
production et la diffusion de contenus.
Cette prédominance doit aussi se jauger
par rapport au poids de la direction des
services informatiques (DSI) qui prend
généralement de l’importance avec le
développement de l’enseignement à dis-
tanceetpeut,aunomdelacybersécurité
et de la nécessaire cohérence technique,
imposer son point de vue au moment
desdécisionsd’investissements.D’autant
que tous les moyens ont quand même
tendance à se combiner voire à faire
l’objet d’une véritable intégration, un
mouvement qui influe inévitablement
à l’heure des choix.
n Mutualisation de l’information
Les décideurs locaux ne sont pas laissés
seuls dans leurs réflexions techniques.
Ils peuvent s’appuyer sur des réseaux
d’échanges d’expériences et d’informa-
tions qui sont aussi des sources d’ins-
piration pour les entreprises répondant
auxappelsd’offres.Lesited’information
spécialisée du Ministère de l’enseigne-
ment supérieur Sup-Numérique est une
bonne source sur les pratiques pédago-
giques et l’usage des outils numériques
sur lesquelles s’appuient les enseigne-
ments. De même, Esup-Portail qui a
été fondé à l’initiative de 5 universi-
tés et qui fédère maintenant quelque
70 établissements. Particularité de ce
site : la promotion des solutions open
source pour la gestion des environne-
ments numériques de travail (ENT)
et la mise à disposition d’applications
notamment pour les plateformes de
diffusion vidéo de cours enregistrés.
Enfin, l’Association nationale des ser-
vices TICE et audiovisuels de l’ensei-
gnement supérieur (ANSTIA) publie
notamment des préconisations audio-
visuelles mais qui sont seulement acces-
més directement sur une application
mobiletéléchargéesursmartphone.Cela
suppose une bonne couverture Wi-Fi
des locaux et une vigilance sécuritaire
appropriée.
n Learning Labs
Cette intrusion de l’audiovisuel et de
l’informatique dans les amphis et les
salles de cours de l’université influe
directement sur les méthodes d’ensei-
gnement. Le recours au numérique per-
met maintenant une distribution aisée
des éléments de cours et des exercices
préparatoires en amont de la séance
magistrale. Cette inversion du proces-
sus a même tendance à supplanter les
gradins au profit de locaux plus petits
adaptésautravaildegroupe.Equipéesde
matériels audiovisuels et interactifs, les
salles de TD deviennent des « learning
labs », un concept alternatif au tout
télé-enseignement qui associe des outils
numériquesdeconsultation,d’échanges
et de communication, et des mobiliers
et appareils flexibles facilitant la multi-
plication des configurations de travail.
On y trouve par exemple des moniteurs
informatiquesdegrandetailleraccordés
à des unités de connexion permettant le
partage de l’affichage entre différentes
sources, ordinateurs ou tablettes, reliés
en Wi-Fi. De plus, ces postes sont mis
en réseau et accèdent aux ressources
de l’environnement numérique de tra-
vail dit ENT. La salle est généralement
équipée d’un tableau blanc type TBI ou
même d’un système de visioconférence
sur lesquels le professeur prend la main
pour pousser les contenus de son choix.
Le recours aux solutions collaboratives
impliquant la présence des étudiants en
salle n’a pas tari le besoin d’enregistre-
ment des cours qui sont ainsi mis à dis-
positiondesabsentsoupourlesrévisions.
n La captation
Latendanceprivilégielescamérasmotori-
séesettélépilotéesdepuisunerégiecentrale
avecuntraitementd’imagebasique:plan
fixeousuiviautomatiquedemouvement
avec incrustation de la présentation du
coursenPowerpoint.Lafonctiond’enregis-
trementreposedeplusenplussurdeséqui-
pementsadaptés,dénommésenregistreurs
de cours et associant un petit mélangeur
vidéo à 2 entrées - caméra et ordinateur
gérantlefichierppt-,unserveuràdisque
dur pour sauvegarder son et image et un
encodeurdestreamingpourladiffusion
surIP.Lacaptationsefaitdèsquel’ensei-
gnantladéclencheetl’enregistrementest
disponibleautomatiquementàladiffusion
dès la fin de la session, sans aucune inter-
ventionhumaine.Cessystèmesontaussi
l’avantaged’indexerautomatiquementles
contenus.D’autreslieuxcommelescouloirs,
les halls, les cafétérias, et même les exté-
rieursdesbâtimentspeuventaussidevenir
desespacesd’apprentissageoùlesétudiants
s’installent librement pour travailler dès
lorsquecesespacessontcouvertsenWi-Fi,
munisdeprisesélectriquesetd’unmobi-
lieradapté.Ceslieuxdepassagesontalors
propices au déploiement d’équipements
d’information ou d’orientation de type
affichage dynamique. Les universités
et grandes écoles vivent décidément de
plus en plus à l’heure du numérique ce
qui suppose des compétences en interne
mais aussi des partenaires de proximité
spécialisés,compétentsdansledomaine
de l’intégration, et promptes à répondre
à toutes les sollicitations. PHP
Crédit:Photo:LeC@mpus
DOSSIER
QUELLES OPPORTUNITÉS
POUR LES INSTALLATEURS/INTÉGRATEURS
L’
équipement multimédia des établissements
d’enseignementsupérieurestunmarchéassez
complexe qu’il n’est pas évident de pénétrer
si l’on n’est pas rompu aux processus d’appels
d’offres publics et aux formulations administratives
de réponse. De même, les équipements proposés
s’ils ne répondent pas obligatoirement à des critères
spécifiques doivent correspondre à des matériels
déjà validés par la communauté des utilisateurs, à
moins évidemment qu’ils soient totalement nova-
teurs.Pourconvaincrelesdécideurs,ilfautalorsbien
les connaître ou savoir les approcher par le biais
des sites d’échanges d’expérience qui sont de facto
de puissants préconisateurs. La capacité technique
des entreprises dans l’art de l’intégration est aussi
essentielle car la demande des services audiovisuels
estfortementaxéesurlasimplicitéd’exploitationen
local via des automates de pilotage, la centralisation
des fonctionnalités critiques, la télésurveillance des
installationsetleurtélédiagnostic,toutescontraintes
induites par la restriction des effectifs universitaires
en matière d’exploitation.
La tendance
privilégie
les caméras
motorisées
et télépilotées
depuis
une régie
centrale
avec un
traitement
d’image
basique.
Photo ci-dessus,
à gauche :
Le c@mpus
numérique de
Bretagne a pour
ambition de
proposer des
services novateurs
et originaux à
la communauté
scientifique et
pédagogique,
accessibles via
un système d’infor-
mation cohérent
et homogène.
Photo ci-dessus,
à droite : Les
amphis A et B de La
Sorbonne Nouvelle
sont équipés
de FLOP qui se
compose d’un
écran, d’un clavier
et d’une souris
pour déclencher
très facilement
l’enregistrement.
Une fois l’enregis-
trement du cours
terminé, FLOP le
publie immédia-
tement sur le site
web Flop ainsi que
sur la plateforme
iCampus.
Photo:Wikipedia
# 24 # MAI / JUIN 2018 - n°29
Jean-Marie Cognet, Ubicast :
« Le service audiovisuel gagne
du temps grâce à nos systèmes. »
DOSSIER
n°29 - MAI / JUIN 2018 # 25 #
A
fin que le professeur dispense de
manière plus efficace son cours
magistral,levidéoprojecteuretla
sonorisationsontaujourd’huicommuns
dans la plupart des amphithéâtres des
universités et des grandes écoles. Les
systèmes d’enregistrement vidéo puis
de diffusion des cours ne sont pas
aussirépandus,maisilssontsurla
penteascendante.«Lacroissance
annuelle dans le monde est de
l’ordre de 30% » estime Jean-
Marie Cognet, PDG d’Ubicast,
entreprisefrançaisespécialisée,
fondée en 2007.
La production de vidéos dans
l’enseignement supérieur
Saturation des amphithéâtres, attrait des étudiants pour
le numérique et les nouvelles formes d’apprentissage : l’adoption
des systèmes automatisés d’enregistrement et de diffusion
des cours s’accélère et la production vidéo s’industrialise.
Enseignement  Numérique
Le cours filmé réinvente
l’apprentissage
TECHNOLOGIES
Depuis une dizaine d’années émergent
donc des solutions qui automatisent
ce processus, parfois de bout en bout,
depuis le tournage jusqu’à la mise à dis-
position de la vidéo sur une plateforme
de streaming vidéo.
n Des entreprises françaises
en pointe
L’américain Sonic Foundry s’est par
exemple recentré sur cette activité en
plein essor. L’entreprise Panopto, amé-
ricaine elle aussi, en a fait son domaine
d’expertise depuis sa naissance en 2007.
Elle s’est associée dernièrement avec
Panasonic,quiafournilescaméras,pour
équiper l’université Edge Hill en Angle-
terre. Matrox, avec sa gamme Monarch,
et Extron, via l’encodeur SMP-351, se
positionnent également.
Mais des entreprises françaises telles
que Ubicast, déjà mentionnée, Omni-
live et Inwicast sont bien implantées. A
titre d’illustration, Ubicast revendique
110 clients dans l’enseignement supé-
rieur en France, dont une quarantaine
d’universités. Elle met en œuvre deux
devient en effet massive et répond à
plusieurs problématiques. D’une part,
le polycopié est considéré comme une
relique : les étudiants actuels, outillés
d’un smartphone, d’une tablette et d’un
ordinateurportable,exprimentuneforte
appétence pour le contenu numérique
en général et pour le média vidéo en
particulier. Le succès grandissant
de Youtube auprès de la génération
15-24 ans, même si ce n’est pas une
plateforme à vocation éducative,
est un indice concordant. L’anecdote
de Jean-Marie Cognet souligne davan-
tage l’importance de cette tendance :
« Le Griffith College à Dublin en
Irlande assure la promotion de son
système d’enregistrement et de dif-
fusion vidéo à la radio et des étu-
diants s’inscrivent pour cette raison ! »
Soumis à la concurrence et incités à
valoriser leur image de marque, les éta-
blissements d’enseignement supérieur
peuvent difficilement faire abstraction
detechnologiessusceptiblesdeparticiper
à leur prestige.
Second argument qui motive le recours
à ces dispositifs : l’engorgement des
amphis. La retransmission instanta-
née ou ultérieure du cours, dans des
amphis situés sur le même campus ou
vers n’importe quel navigateur web dis-
tant, fournit le moyen aux étudiants
d’assister à un cours s’ils sont dans l’im-
possibilité d’être présent physiquement.
Les équipes du service audiovisuel sur
site n’ont cependant pas les ressources
humaines et budgétaires pour assumer
cettedemande.Quiplusest,ladémarche
serait répétitive et trop peu gratifiante.
solutions. A commencer par Campus,
vouée à l’enregistrement « industriel »
dans plusieurs amphis en même temps.
L’université de Rouen s’est par exemple
dotée d’une quinzaine d’enregistreurs,
administrables à partir du bureau cen-
tral du service audiovisuel, lequel est en
mesure de planifier les enregistrements
à distance.
Campus prend la forme d’un boîtier de
gabarit 3U, conçu pour fonctionner
ensilencecarilestsouventemboîté
dans la chaire de l’enseignant. Il
dispose d’une capacité de 2 To et
comporte des entrées IP, HDMI,
SDI, audio et aussi une entrée
DVI. Celle-ci, compatible VGA
pour les anciennes installations,
est raccordée au PC de l’ensei-
gnant ou de l’intervenant. Ce signal
est généralement acheminé vers une
matrice qui le duplique à destination
du vidéoprojecteur et de l’enregistreur.
n Montage, cadrage
et indexation automatiques
Chaque boîtier enregistre deux flux
en simultané, les données du PC et le
signalvidéodelacamérafilmantl’ensei-
gnant, puis les fusionne dans un seul
fichier, encodé en H264. Le montage ne
requiert aucune intervention manuelle.
« La répartition des plans est décidée en
amont, par exemple 70% pour la source
caméraet30%pourlasourcePC,précise
Jean-MarieCognet.Encasdechangement
de diapo, l’algorithme privilégie ce flux
pendant quelques secondes puis affiche
à nouveau la caméra en plein écran... Le
changement de diapositives est indexé
automatiquement.L’équipeaudiovisuelle
gagne du temps. » Le cadrage de l’ensei-
gnant et l’identification des mots-clés
dans les diapos, grâce à un logiciel de
reconnaissance de caractères, sont les
autresopérationsaccompliesdemanière
automatique.Lesdeuxfluxinitiauxsont
conservés si jamais le montage final ne
convient pas.
Outre Campus, le catalogue d’Ubicast
dédié à l’enseignement supérieur com-
prend un portail vidéo, nommé Media-
server, qui s’apparente à un « Youtube
privé»,selonJean-MarieCognet.L’offre
a en effet évolué pour s’adapter à de
L’interface du
lecteur d’Ubicast
comprend de
nombreux outils
(publication
de commentaires,
indexation, moteur
de recherche...)
pour interagir avec
la vidéo d’un cours
et favoriser
la transmission
du savoir.
Crédit:Fotolio/Kasto
DOSSIER
Assortie d’un clavier et d’un écran
tactile, cette valise est une version
transportable du système d’Ubicast,
adaptée par exemple à l’enregistre-
ment ponctuel de conférences.
Enseignement  Numérique
DOSSIER
# 26 # MAI / JUIN 2018 - n°29
nouveauxbesoins.«En2007,lechallenge,
c’était la production vidéo, enchaîne-t-il.
Dans le monde de l’enseignement, il
n’y avait que quelques caméras dans
quelques amphis. Dix ans plus tard, un
simple smartphone suffit à réaliser des
vidéos et la production s’est industrialisée.
L’enjeu s’est déplacé vers la diffusion. En
2010,nosclientsontdemandéunesolution
pour stocker et organiser leur contenu. »
Mediaserver s’installe sur un serveur
physique spécifique ou virtuel. Cette
plateforme centralisée accessible via un
navigateur web, plus universel qu’une
application mobile, permet de classer
les fichiers vidéo selon la thématique, le
nomdel’enseignant,l’unitédeformation
et de recherche, etc. Elle s’intègre à la
plupartdesLMS(learningmanagement
system), ces logiciels d’apprentissage en
ligne(dontlepopulaireMoodle)utilisés
par les universités et les grandes écoles.
« Nous avons tout fait pour que ce soit
aussi simple que de transférer un fichier
pdf ou Powerpoint, insiste Jean-Marie
Cognet. Le professeur reçoit juste un code
par email pour publier la vidéo sur la
plateforme. »
n Le multi-angles
pour renforcer l’attention
Cette plateforme encourage l’étu-
diant à devenir acteur de sa formation.
« Regarder une vidéo de manière passive
va passer de mode, prédit Jean-Marie
Cognet. Notre lecteur vidéo pousse à
contribuer : on peut mettre en pause, pos-
teruncommentaire,collerunlienexterne,
insérer une pièce jointe... Le moteur de
recherches’appliqueauxmots-clésindexés
aupréalabledanslesdiapositivesetbientôt
à la retranscription automatique du son
de l’enseignant. Ce fichier de sous-titres
synchronisés est réalisé par notre parte-
naire Authot. »
Omnilive, fondée en 2011, innove de
son côté avec sa technologie brevetée
de captation et de diffusion multi-flux.
« Nous avons été approchés en 2014 par le
MIT (Massachusetts institute of techno-
logy) qui travaillait sur une théorie cogni-
tive explique Cyril Zajac, président et
cofondateur. Combien d’angles de vue
sont nécessaires pour qu’un étudiant,
qui assiste au cours magistral à distance,
bénéficie de la même qualité pédagogique
qu’un étudiant présent dans l’amphi ?
Le MIT a déterminé qu’il en fallait au
LE VIDÉOPROJECTEUR INTERACTIF EST DE TAILLE
«L
’interactivités’estd’aborddéveloppéedans
lessallesdetravauxpratiquesetcommence
àapparaîtredanslesamphis»confieLudovic
Binette,ingénieurcommercialpourl’enseignement
supérieurchezEpsonFrance,leprincipalpromoteur
du vidéoprojecteur interactif. La série EB14, capable
de projeter une surface de 100 pouces, se montre
toutefois un peu juste. « Nous avons donc réfléchi
à des utilisations conjointes avec des vidéoprojec-
teursdefortepuissance,pourquel’assistancepuisse
suivre le cours à l’aide d’une base d’image agrandie,
expliqueJulienCialis,chefdeproduitvidéoprojecteur.
UnmodèleinteractifEB14peutainsiêtrerelié,viaDVI
et un ampli, à la série EBL1000U bénéficiant d’une
sourcelaseretd’unepuissancelumineusede5000à
25000 lumens. L’optique interchangeable offre plu-
sieursratiosdeprojection,cequiestintéressantpour
les anciens amphis, et l’ultracourte focale permet
d’atteindre une surface de 400 pouces. » Une autre
approche axée sur la capture du cours est possible.
« En mode tableau blanc interactif, le contenu peut
être transmis à toute personne, en local ou à dis-
tance, qui se connecte à l’IP du vidéoprojecteur et
quivoitlarépliquedecequel’intervenantécrit.C’est
un complément possible du cours filmé ». Epson a
notamment équipé l’université de Cergy-Pontoise
et l’école de commerce ESCP Europe située à Paris.
Modèle
EB-1470UI
Projecteur EB-L1755U
Un vidéoprojecteur interactif
Epson peut être couplé à un
modèle de plus forte puissance,
afin que l’image résultante soit
agrandie et adaptée à la taille
d’un amphi.
moins quatre. Chacun écoute et regarde
un cours de manière différente. L’enjeu
consiste à individualiser l’apprentissage. »
En pratique, l’étudiant, via son navi-
gateur Internet, sélectionne l’angle de
vue parmi les quatre proposés et le
changement est instantané, les quatre
flux étant multiplexés dans un fichier
unique. Le procédé mis au point par
Cyril Zajac supprime la latence sur le
serveur et l’expérience est optimale.
« Cette façon de faire est plus ludique et
plus efficace, constate Cyril Zajac. En
comparaison à une vidéo linéaire, où les
plans sont ordonnés suite au montage, le
taux d’attention est supérieur de 25 % »
Le système d’Omnilive est notamment
installé à l’université Pierre-et-Marie-
Curie (désormais Sorbonne Université)
surlecampusdeJussieu,àParis,oùilsert
à produire 40 heures de vidéo par jour.
n Un outil de révision
Il est basé sur un encodeur H264, qui
prendenchargequatrecaméras(bientôt
huit). Il s’agit typiquement de caméras
tourelles PTZ et Full HD, l’une d’entre
elles pouvant être remplacée par le
flux provenant du PC de l’enseignant,
en l’occurrence son support de cours
(diapositives...).Touslesencodeursd’un
campussontadministrablesàdistancevia
uneinterfaceweb.Lelecteurlogiciel,qui
s’interfaceavecl’écosystèmenumérique
de l’université, est quant à lui plus léger
queceluid’Ubicast.Omnilivenesouhaite
pas greffer des outils, pour l’annotation
ou autre, qui deviendraient obsolètes à
chaque fois qu’un outil concurrent plus
puissant se présente.
Si ces systèmes luttent contre l’embou-
teillage des amphis, ne pourraient-ils
pas à l’inverse entraîner leur désertion ?
« Pas du tout, répond Jean-Marie
Cognet d’Ubicast. Il est vrai que
c’était une crainte au début, mais en
vérité, c’est inhumain de visionner plus
tard six heures de vidéo quand on rate
une journée de cours magistral. En
moyenne, le temps de visionnage est de
21 minutes, sur un total de 1h30 à
2 heures de vidéo. Il s’agit avant tout d’un
outil de révision grâce auquel les points
mal compris pendant le cours peuvent
être précisés. Du reste, l’audience de la
plateforme augmente avant les partiels. »
Frédéric Monflier
« En 2007,
le challenge
était la
production
vidéo. Dix
ans plus tard,
l’enjeu s’est
déplacé vers
la diffusion
(…) et une
solution pour
stocker et
organiser les
contenus. »
Jean-Marie Cognet
# 28 # MAI / JUIN 2018 - n°29
Dans cet amphithéâtre du nouvel
Institut mathématique d’Orsay,
lesétudiantssontfilmésautomatiquement
quand ils posent une question.
Cette dynamique de mise en scène
a été mise au point par Videlio-IEC,
sur la base d’un système Omnilive.
Enseignement  Numérique
Coup de projecteur sur l’auditoire
L’
amphithéâtre Jean-Christophe
Yoccoz,dunomdumathématicien
françaisrécompenséparlamédaille
Fieldsen1994etdisparuen2016,faitpartie
de l’Institut de mathématique d’Orsay
(UniversitéParis-Sud/CNRS),bâtiment
de 13000 m2
inauguré le 25 octobre
2017. Achevé en mars dernier, cet audi-
torium d’une capacité avoisinant les
150 places bénéficie d’une installation
audiovisuelle dont la réalisation a été
confiée à Videlio-IEC. Deux objectifs
avaient été exprimés par les décideurs :
« L’installation devait être simple, utili-
sable par n’importe quel enseignant, et
comporter un système de visioconférence
et un système d’enregistrement et de dif-
fusion des cours » explique Rémi Des-
noulez,chefdeprojetschezVidelio-IEC.
L’enseignant, via un écran tactile et
rétractable Arthur Holm, a donc accès à
quelques fonctions compréhensibles et
prédéfinies : audioconférence, visiocon-
férence et projection. Il dispose, pour
raccorder son PC, d’une entrée HDMI,
d’une entrée VGA et d’une entrée audio.
Ce flux « data » est acheminé par une
matrice Extron DTP Crosspoint 108 au
vidéoprojecteurBarcoRLM-W14,modèle
WUXGAde14500lumens.Cettematrice
dessertaussiunécranSamsungde32pouces,
installé au premier rang et utilisé par
l’enseignantoul’intervenantpourobtenir
le retour vidéo (projection, flux des
caméras)oul’imagedesoninterlocuteur
pendant une session de visioconférence.
S’ajouteundispositifClickshare,toujours
de Barco, qui offre la possibilité à un étu-
diant,unefoismunidu«dongle»adhoc,
departagersontravailousesinformations
sur le grand écran escamotable, qui des-
cendlorsquelevidéoprojecteurestactivé.
n Cadrageenpilotageautomatique
Quand la fonction choisie fait appel à
de la vidéo, l’interface est complétée
par une option d’enregistrement et de
diffusion, reposant sur la technologie
Omnilive (voir pages précédentes).
Selon les besoins, Omnilive et le codec
de visioconférence Avaya se partagent
les quatre caméras Panasonic. L’une
est fixe, encastrée au premier rang à
côté de l’écran-retour vidéo, et filme
deprèsl’enseignantetletableaunoir.Les
trois autres sont robotisées : la première,
située au plafond, jouxte le vidéopro-
jecteur et donne un plan d’ensemble
de l’amphi ; les deux autres - et c’est
là l’originalité - sont situées en bas de
l’amphi et sont dirigées vers l’auditoire.
Le principe ? Quand un étudiant prend
laparole,l’uneoul’autrecamérafrontale
s’oriente automatiquement vers cette
zone de l’amphi pour un cadrage plus
serré. Les pupitres sont en effet équipés
de micros Beyerdynamic affleurants et
de boutons pour la prise de parole, assu-
DOSSIER
Les deux caméras
robotiséesPanasonic,
encastrées dans le
bas de l’amphi de
part et d’autre de
la chaire, zooment
automatiquement
sur une zone
précise de l’amphi
quand le bouton de
prise de parole est
enclenché.
jettis à une centrale audio Orbis CU.
«L’actionesttransmiseàl’automateExtron
qui pilote ensuite les paramètres PTZ de
la caméra pour zoomer sur l’étudiant »
précise Rémi Desnoulez. Cette configu-
ration bonifie la solution Omnilive, car
«elledynamiselamiseenscène»poursuit
Rémi Desnoulez. L’enseignant conserve
la main et, s’il le souhaite, peut changer
de source et modifier les cadrages.
Seul « raté » : la position malencon-
treuse de la caméra fixe et de l’écran-
vidéo retour, juste derrière le premier
rang. Pour que ces équipements soient
exploitables, quelques places doivent
être condamnées. Ce choix, du fait
de l’architecte, illustre combien les
aspects pratiques et esthétiques d’un
projet audiovisuel sont parfois en lutte,
l’intégrateur n’ayant que trop rarement
le dernier mot. Frédéric Monflier
Photo de gauche :
Ecran tactile et
rétractable
Arthur Holm
A droite :
Vidéoprojecteur
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  • 1. Crédit:Photo:Fotolia/Kasto SOMMAIREP. 22- UNIVERSITES ET AUDIOVISUEL Un fort potentiel en constant renouvellement P. 24- LA TECHNOLOGIE Le cours filmé réinvente l’apprentissage P. 28- COUP DE PROJECTEUR SUR L’AUDITOIRE L’institut de mathématique d’Orsay P. 30- VITRINE Quels outils collaboratifs choisir ? Dossier réalisé par Frédéric Monflier, Philippe Pélaprat et Patrice de Goy ENSEIGNEMENT NUMERIQUE Universités, Lycées, écoles... Chacun ses solutions ! DOSSIER l Affichage l Collaboration l Sûreté / Sécurité
  • 2. # 22 # MAI / JUIN 2018 - n°29 DOSSIER n°29 - MAI / JUIN 2018 # 23 # L aFrancecompteenviron70centres universitaires et plusieurs dizaines de grandes écoles et établissements privésd’enseignementsupérieur.Toutes ces structures s’intéressent depuis long- temps aux techniques informatiques et audiovisuelles qui permettent de moderniser, d’améliorer ou de répliquer les cours pour satisfaire la demande d’étudiants de plus en plus nombreux et exigeants. Des investissements importants sont donc réalisés depuis plusieurs années avec des programmes d’équipements souvent ambitieux qui génèrent non seulement des marchés d’installation mais aussi de la mainte- nance et des renouvellements. Les acti- vités audiovisuelles de ces organismes - gestion et administration des équipe- ments, production et distribution des contenus,etc.-sontorganiséesdefaçons très diverses mais prennent souvent la forme de services transversaux dont la taille et les domaines de compétence sont variables d’un endroit à un autre. Cette situation ne facilite évidemment pas l’identification des bons interlocu- teurs lors d’une première approche. L’enseignement supérieur est le terrain de prédilection pour les techniques audiovisuelles d’enseignement qui représentent de ce fait un volume d’affaires important pour les installateurs/ intégrateurs spécialisés introduits dans le milieu. Enseignement Numérique Un fort potentiel en constant renouvellement UNIVERSITÉ ET AUDIOVISUEL sibles aux membres de l’organisation. Les amphithéâtres, grands et petits, sont les premiers lieux qui reçoivent des équipements permettant la tenue de cours magistraux s’appuyant sur des aides audiovisuelles ou permettant l’enregistrement. n L’équipement L’installation comprend classiquement une sonorisation à la main de l’ensei- gnant et un vidéoprojecteur pouvant afficher les présentations informa- tiques préparées par le professeur. Le dispositif est généralement relié à un système d’automation qui permet d’en contrôler l’usage le plus simple- ment possible, sans la présence d’un agent dédié à cette fonction. Dans ces conditions, il est donc théoriquement possible d’incorporer dans l’automa- tion des commandes d’occultants ou d’éclairage, mais aussi de simplifier le remplacement d’équipements comme le projecteur sans modifier fondamen- talement les procédures d’utilisation. Il est à noter que ces installations sont généralement très utilisées, l’équipe- ment audiovisuel renforçant le taux d’occupation des salles de cours : entre 1 000 et 1 200 heures par année univer- sitaire, contre 350/400 heures pour les locauxnonéquipés,selonlesstatistiques de l’université Rennes 2. L’équipement desallesdetravauxdirigésestégalement devenu la norme dans nombre d’établis- sements, ce qui a pour effet d’accroître leparcdematérieldefaçonconséquente et de maintenir un rythme de renouvel- lement assez élevé. Ainsi, il est courant de remplacer les projecteurs anciens par des modèles à connectique HDMI et plus récemment à éclairage laser dont la maintenance est plus légère que sur des appareils à lampe halogène. Pour des raisons de cohérence et d’effet de parc, les responsables techniques choi- sissentgénéralementlesmêmesmarques et modèles en fonction des besoins. Ils n’hésitent pas non plus à déployer des systèmes de supervision pour détecter rapidement les dysfonctionnements et accélérer l’intervention de la mainte- nance. On note aussi l’apparition de systèmes interactifs permettant une participation plus active des étudiants aux cours, par le biais de votes ou de questionnaires à choix multiples expri- Lanumérisationdel’enseignementsupé- rieur s’est faite selon des scénarios qui varient d’un établissement à l’autre. n Qui fait quoi Cesdifférencesseretrouventaujourd’hui avec des responsabilités qui demeurent très souvent entre les mains des entités qui historiquement ont été à l’initia- tive des évolutions techniques. Ainsi, les équipements audiovisuels peuvent être sous la responsabilité des services en charge des TICE (technologies de l’information et de la communication pourl’enseignement),commeilspeuvent aussi dépendre de l’entité qui gère la production et la diffusion de contenus. Cette prédominance doit aussi se jauger par rapport au poids de la direction des services informatiques (DSI) qui prend généralement de l’importance avec le développement de l’enseignement à dis- tanceetpeut,aunomdelacybersécurité et de la nécessaire cohérence technique, imposer son point de vue au moment desdécisionsd’investissements.D’autant que tous les moyens ont quand même tendance à se combiner voire à faire l’objet d’une véritable intégration, un mouvement qui influe inévitablement à l’heure des choix. n Mutualisation de l’information Les décideurs locaux ne sont pas laissés seuls dans leurs réflexions techniques. Ils peuvent s’appuyer sur des réseaux d’échanges d’expériences et d’informa- tions qui sont aussi des sources d’ins- piration pour les entreprises répondant auxappelsd’offres.Lesited’information spécialisée du Ministère de l’enseigne- ment supérieur Sup-Numérique est une bonne source sur les pratiques pédago- giques et l’usage des outils numériques sur lesquelles s’appuient les enseigne- ments. De même, Esup-Portail qui a été fondé à l’initiative de 5 universi- tés et qui fédère maintenant quelque 70 établissements. Particularité de ce site : la promotion des solutions open source pour la gestion des environne- ments numériques de travail (ENT) et la mise à disposition d’applications notamment pour les plateformes de diffusion vidéo de cours enregistrés. Enfin, l’Association nationale des ser- vices TICE et audiovisuels de l’ensei- gnement supérieur (ANSTIA) publie notamment des préconisations audio- visuelles mais qui sont seulement acces- més directement sur une application mobiletéléchargéesursmartphone.Cela suppose une bonne couverture Wi-Fi des locaux et une vigilance sécuritaire appropriée. n Learning Labs Cette intrusion de l’audiovisuel et de l’informatique dans les amphis et les salles de cours de l’université influe directement sur les méthodes d’ensei- gnement. Le recours au numérique per- met maintenant une distribution aisée des éléments de cours et des exercices préparatoires en amont de la séance magistrale. Cette inversion du proces- sus a même tendance à supplanter les gradins au profit de locaux plus petits adaptésautravaildegroupe.Equipéesde matériels audiovisuels et interactifs, les salles de TD deviennent des « learning labs », un concept alternatif au tout télé-enseignement qui associe des outils numériquesdeconsultation,d’échanges et de communication, et des mobiliers et appareils flexibles facilitant la multi- plication des configurations de travail. On y trouve par exemple des moniteurs informatiquesdegrandetailleraccordés à des unités de connexion permettant le partage de l’affichage entre différentes sources, ordinateurs ou tablettes, reliés en Wi-Fi. De plus, ces postes sont mis en réseau et accèdent aux ressources de l’environnement numérique de tra- vail dit ENT. La salle est généralement équipée d’un tableau blanc type TBI ou même d’un système de visioconférence sur lesquels le professeur prend la main pour pousser les contenus de son choix. Le recours aux solutions collaboratives impliquant la présence des étudiants en salle n’a pas tari le besoin d’enregistre- ment des cours qui sont ainsi mis à dis- positiondesabsentsoupourlesrévisions. n La captation Latendanceprivilégielescamérasmotori- séesettélépilotéesdepuisunerégiecentrale avecuntraitementd’imagebasique:plan fixeousuiviautomatiquedemouvement avec incrustation de la présentation du coursenPowerpoint.Lafonctiond’enregis- trementreposedeplusenplussurdeséqui- pementsadaptés,dénommésenregistreurs de cours et associant un petit mélangeur vidéo à 2 entrées - caméra et ordinateur gérantlefichierppt-,unserveuràdisque dur pour sauvegarder son et image et un encodeurdestreamingpourladiffusion surIP.Lacaptationsefaitdèsquel’ensei- gnantladéclencheetl’enregistrementest disponibleautomatiquementàladiffusion dès la fin de la session, sans aucune inter- ventionhumaine.Cessystèmesontaussi l’avantaged’indexerautomatiquementles contenus.D’autreslieuxcommelescouloirs, les halls, les cafétérias, et même les exté- rieursdesbâtimentspeuventaussidevenir desespacesd’apprentissageoùlesétudiants s’installent librement pour travailler dès lorsquecesespacessontcouvertsenWi-Fi, munisdeprisesélectriquesetd’unmobi- lieradapté.Ceslieuxdepassagesontalors propices au déploiement d’équipements d’information ou d’orientation de type affichage dynamique. Les universités et grandes écoles vivent décidément de plus en plus à l’heure du numérique ce qui suppose des compétences en interne mais aussi des partenaires de proximité spécialisés,compétentsdansledomaine de l’intégration, et promptes à répondre à toutes les sollicitations. PHP Crédit:Photo:LeC@mpus DOSSIER QUELLES OPPORTUNITÉS POUR LES INSTALLATEURS/INTÉGRATEURS L’ équipement multimédia des établissements d’enseignementsupérieurestunmarchéassez complexe qu’il n’est pas évident de pénétrer si l’on n’est pas rompu aux processus d’appels d’offres publics et aux formulations administratives de réponse. De même, les équipements proposés s’ils ne répondent pas obligatoirement à des critères spécifiques doivent correspondre à des matériels déjà validés par la communauté des utilisateurs, à moins évidemment qu’ils soient totalement nova- teurs.Pourconvaincrelesdécideurs,ilfautalorsbien les connaître ou savoir les approcher par le biais des sites d’échanges d’expérience qui sont de facto de puissants préconisateurs. La capacité technique des entreprises dans l’art de l’intégration est aussi essentielle car la demande des services audiovisuels estfortementaxéesurlasimplicitéd’exploitationen local via des automates de pilotage, la centralisation des fonctionnalités critiques, la télésurveillance des installationsetleurtélédiagnostic,toutescontraintes induites par la restriction des effectifs universitaires en matière d’exploitation. La tendance privilégie les caméras motorisées et télépilotées depuis une régie centrale avec un traitement d’image basique. Photo ci-dessus, à gauche : Le c@mpus numérique de Bretagne a pour ambition de proposer des services novateurs et originaux à la communauté scientifique et pédagogique, accessibles via un système d’infor- mation cohérent et homogène. Photo ci-dessus, à droite : Les amphis A et B de La Sorbonne Nouvelle sont équipés de FLOP qui se compose d’un écran, d’un clavier et d’une souris pour déclencher très facilement l’enregistrement. Une fois l’enregis- trement du cours terminé, FLOP le publie immédia- tement sur le site web Flop ainsi que sur la plateforme iCampus. Photo:Wikipedia
  • 3. # 24 # MAI / JUIN 2018 - n°29 Jean-Marie Cognet, Ubicast : « Le service audiovisuel gagne du temps grâce à nos systèmes. » DOSSIER n°29 - MAI / JUIN 2018 # 25 # A fin que le professeur dispense de manière plus efficace son cours magistral,levidéoprojecteuretla sonorisationsontaujourd’huicommuns dans la plupart des amphithéâtres des universités et des grandes écoles. Les systèmes d’enregistrement vidéo puis de diffusion des cours ne sont pas aussirépandus,maisilssontsurla penteascendante.«Lacroissance annuelle dans le monde est de l’ordre de 30% » estime Jean- Marie Cognet, PDG d’Ubicast, entreprisefrançaisespécialisée, fondée en 2007. La production de vidéos dans l’enseignement supérieur Saturation des amphithéâtres, attrait des étudiants pour le numérique et les nouvelles formes d’apprentissage : l’adoption des systèmes automatisés d’enregistrement et de diffusion des cours s’accélère et la production vidéo s’industrialise. Enseignement Numérique Le cours filmé réinvente l’apprentissage TECHNOLOGIES Depuis une dizaine d’années émergent donc des solutions qui automatisent ce processus, parfois de bout en bout, depuis le tournage jusqu’à la mise à dis- position de la vidéo sur une plateforme de streaming vidéo. n Des entreprises françaises en pointe L’américain Sonic Foundry s’est par exemple recentré sur cette activité en plein essor. L’entreprise Panopto, amé- ricaine elle aussi, en a fait son domaine d’expertise depuis sa naissance en 2007. Elle s’est associée dernièrement avec Panasonic,quiafournilescaméras,pour équiper l’université Edge Hill en Angle- terre. Matrox, avec sa gamme Monarch, et Extron, via l’encodeur SMP-351, se positionnent également. Mais des entreprises françaises telles que Ubicast, déjà mentionnée, Omni- live et Inwicast sont bien implantées. A titre d’illustration, Ubicast revendique 110 clients dans l’enseignement supé- rieur en France, dont une quarantaine d’universités. Elle met en œuvre deux devient en effet massive et répond à plusieurs problématiques. D’une part, le polycopié est considéré comme une relique : les étudiants actuels, outillés d’un smartphone, d’une tablette et d’un ordinateurportable,exprimentuneforte appétence pour le contenu numérique en général et pour le média vidéo en particulier. Le succès grandissant de Youtube auprès de la génération 15-24 ans, même si ce n’est pas une plateforme à vocation éducative, est un indice concordant. L’anecdote de Jean-Marie Cognet souligne davan- tage l’importance de cette tendance : « Le Griffith College à Dublin en Irlande assure la promotion de son système d’enregistrement et de dif- fusion vidéo à la radio et des étu- diants s’inscrivent pour cette raison ! » Soumis à la concurrence et incités à valoriser leur image de marque, les éta- blissements d’enseignement supérieur peuvent difficilement faire abstraction detechnologiessusceptiblesdeparticiper à leur prestige. Second argument qui motive le recours à ces dispositifs : l’engorgement des amphis. La retransmission instanta- née ou ultérieure du cours, dans des amphis situés sur le même campus ou vers n’importe quel navigateur web dis- tant, fournit le moyen aux étudiants d’assister à un cours s’ils sont dans l’im- possibilité d’être présent physiquement. Les équipes du service audiovisuel sur site n’ont cependant pas les ressources humaines et budgétaires pour assumer cettedemande.Quiplusest,ladémarche serait répétitive et trop peu gratifiante. solutions. A commencer par Campus, vouée à l’enregistrement « industriel » dans plusieurs amphis en même temps. L’université de Rouen s’est par exemple dotée d’une quinzaine d’enregistreurs, administrables à partir du bureau cen- tral du service audiovisuel, lequel est en mesure de planifier les enregistrements à distance. Campus prend la forme d’un boîtier de gabarit 3U, conçu pour fonctionner ensilencecarilestsouventemboîté dans la chaire de l’enseignant. Il dispose d’une capacité de 2 To et comporte des entrées IP, HDMI, SDI, audio et aussi une entrée DVI. Celle-ci, compatible VGA pour les anciennes installations, est raccordée au PC de l’ensei- gnant ou de l’intervenant. Ce signal est généralement acheminé vers une matrice qui le duplique à destination du vidéoprojecteur et de l’enregistreur. n Montage, cadrage et indexation automatiques Chaque boîtier enregistre deux flux en simultané, les données du PC et le signalvidéodelacamérafilmantl’ensei- gnant, puis les fusionne dans un seul fichier, encodé en H264. Le montage ne requiert aucune intervention manuelle. « La répartition des plans est décidée en amont, par exemple 70% pour la source caméraet30%pourlasourcePC,précise Jean-MarieCognet.Encasdechangement de diapo, l’algorithme privilégie ce flux pendant quelques secondes puis affiche à nouveau la caméra en plein écran... Le changement de diapositives est indexé automatiquement.L’équipeaudiovisuelle gagne du temps. » Le cadrage de l’ensei- gnant et l’identification des mots-clés dans les diapos, grâce à un logiciel de reconnaissance de caractères, sont les autresopérationsaccompliesdemanière automatique.Lesdeuxfluxinitiauxsont conservés si jamais le montage final ne convient pas. Outre Campus, le catalogue d’Ubicast dédié à l’enseignement supérieur com- prend un portail vidéo, nommé Media- server, qui s’apparente à un « Youtube privé»,selonJean-MarieCognet.L’offre a en effet évolué pour s’adapter à de L’interface du lecteur d’Ubicast comprend de nombreux outils (publication de commentaires, indexation, moteur de recherche...) pour interagir avec la vidéo d’un cours et favoriser la transmission du savoir. Crédit:Fotolio/Kasto DOSSIER Assortie d’un clavier et d’un écran tactile, cette valise est une version transportable du système d’Ubicast, adaptée par exemple à l’enregistre- ment ponctuel de conférences.
  • 4. Enseignement Numérique DOSSIER # 26 # MAI / JUIN 2018 - n°29 nouveauxbesoins.«En2007,lechallenge, c’était la production vidéo, enchaîne-t-il. Dans le monde de l’enseignement, il n’y avait que quelques caméras dans quelques amphis. Dix ans plus tard, un simple smartphone suffit à réaliser des vidéos et la production s’est industrialisée. L’enjeu s’est déplacé vers la diffusion. En 2010,nosclientsontdemandéunesolution pour stocker et organiser leur contenu. » Mediaserver s’installe sur un serveur physique spécifique ou virtuel. Cette plateforme centralisée accessible via un navigateur web, plus universel qu’une application mobile, permet de classer les fichiers vidéo selon la thématique, le nomdel’enseignant,l’unitédeformation et de recherche, etc. Elle s’intègre à la plupartdesLMS(learningmanagement system), ces logiciels d’apprentissage en ligne(dontlepopulaireMoodle)utilisés par les universités et les grandes écoles. « Nous avons tout fait pour que ce soit aussi simple que de transférer un fichier pdf ou Powerpoint, insiste Jean-Marie Cognet. Le professeur reçoit juste un code par email pour publier la vidéo sur la plateforme. » n Le multi-angles pour renforcer l’attention Cette plateforme encourage l’étu- diant à devenir acteur de sa formation. « Regarder une vidéo de manière passive va passer de mode, prédit Jean-Marie Cognet. Notre lecteur vidéo pousse à contribuer : on peut mettre en pause, pos- teruncommentaire,collerunlienexterne, insérer une pièce jointe... Le moteur de recherches’appliqueauxmots-clésindexés aupréalabledanslesdiapositivesetbientôt à la retranscription automatique du son de l’enseignant. Ce fichier de sous-titres synchronisés est réalisé par notre parte- naire Authot. » Omnilive, fondée en 2011, innove de son côté avec sa technologie brevetée de captation et de diffusion multi-flux. « Nous avons été approchés en 2014 par le MIT (Massachusetts institute of techno- logy) qui travaillait sur une théorie cogni- tive explique Cyril Zajac, président et cofondateur. Combien d’angles de vue sont nécessaires pour qu’un étudiant, qui assiste au cours magistral à distance, bénéficie de la même qualité pédagogique qu’un étudiant présent dans l’amphi ? Le MIT a déterminé qu’il en fallait au LE VIDÉOPROJECTEUR INTERACTIF EST DE TAILLE «L ’interactivités’estd’aborddéveloppéedans lessallesdetravauxpratiquesetcommence àapparaîtredanslesamphis»confieLudovic Binette,ingénieurcommercialpourl’enseignement supérieurchezEpsonFrance,leprincipalpromoteur du vidéoprojecteur interactif. La série EB14, capable de projeter une surface de 100 pouces, se montre toutefois un peu juste. « Nous avons donc réfléchi à des utilisations conjointes avec des vidéoprojec- teursdefortepuissance,pourquel’assistancepuisse suivre le cours à l’aide d’une base d’image agrandie, expliqueJulienCialis,chefdeproduitvidéoprojecteur. UnmodèleinteractifEB14peutainsiêtrerelié,viaDVI et un ampli, à la série EBL1000U bénéficiant d’une sourcelaseretd’unepuissancelumineusede5000à 25000 lumens. L’optique interchangeable offre plu- sieursratiosdeprojection,cequiestintéressantpour les anciens amphis, et l’ultracourte focale permet d’atteindre une surface de 400 pouces. » Une autre approche axée sur la capture du cours est possible. « En mode tableau blanc interactif, le contenu peut être transmis à toute personne, en local ou à dis- tance, qui se connecte à l’IP du vidéoprojecteur et quivoitlarépliquedecequel’intervenantécrit.C’est un complément possible du cours filmé ». Epson a notamment équipé l’université de Cergy-Pontoise et l’école de commerce ESCP Europe située à Paris. Modèle EB-1470UI Projecteur EB-L1755U Un vidéoprojecteur interactif Epson peut être couplé à un modèle de plus forte puissance, afin que l’image résultante soit agrandie et adaptée à la taille d’un amphi. moins quatre. Chacun écoute et regarde un cours de manière différente. L’enjeu consiste à individualiser l’apprentissage. » En pratique, l’étudiant, via son navi- gateur Internet, sélectionne l’angle de vue parmi les quatre proposés et le changement est instantané, les quatre flux étant multiplexés dans un fichier unique. Le procédé mis au point par Cyril Zajac supprime la latence sur le serveur et l’expérience est optimale. « Cette façon de faire est plus ludique et plus efficace, constate Cyril Zajac. En comparaison à une vidéo linéaire, où les plans sont ordonnés suite au montage, le taux d’attention est supérieur de 25 % » Le système d’Omnilive est notamment installé à l’université Pierre-et-Marie- Curie (désormais Sorbonne Université) surlecampusdeJussieu,àParis,oùilsert à produire 40 heures de vidéo par jour. n Un outil de révision Il est basé sur un encodeur H264, qui prendenchargequatrecaméras(bientôt huit). Il s’agit typiquement de caméras tourelles PTZ et Full HD, l’une d’entre elles pouvant être remplacée par le flux provenant du PC de l’enseignant, en l’occurrence son support de cours (diapositives...).Touslesencodeursd’un campussontadministrablesàdistancevia uneinterfaceweb.Lelecteurlogiciel,qui s’interfaceavecl’écosystèmenumérique de l’université, est quant à lui plus léger queceluid’Ubicast.Omnilivenesouhaite pas greffer des outils, pour l’annotation ou autre, qui deviendraient obsolètes à chaque fois qu’un outil concurrent plus puissant se présente. Si ces systèmes luttent contre l’embou- teillage des amphis, ne pourraient-ils pas à l’inverse entraîner leur désertion ? « Pas du tout, répond Jean-Marie Cognet d’Ubicast. Il est vrai que c’était une crainte au début, mais en vérité, c’est inhumain de visionner plus tard six heures de vidéo quand on rate une journée de cours magistral. En moyenne, le temps de visionnage est de 21 minutes, sur un total de 1h30 à 2 heures de vidéo. Il s’agit avant tout d’un outil de révision grâce auquel les points mal compris pendant le cours peuvent être précisés. Du reste, l’audience de la plateforme augmente avant les partiels. » Frédéric Monflier « En 2007, le challenge était la production vidéo. Dix ans plus tard, l’enjeu s’est déplacé vers la diffusion (…) et une solution pour stocker et organiser les contenus. » Jean-Marie Cognet
  • 5. # 28 # MAI / JUIN 2018 - n°29 Dans cet amphithéâtre du nouvel Institut mathématique d’Orsay, lesétudiantssontfilmésautomatiquement quand ils posent une question. Cette dynamique de mise en scène a été mise au point par Videlio-IEC, sur la base d’un système Omnilive. Enseignement Numérique Coup de projecteur sur l’auditoire L’ amphithéâtre Jean-Christophe Yoccoz,dunomdumathématicien françaisrécompenséparlamédaille Fieldsen1994etdisparuen2016,faitpartie de l’Institut de mathématique d’Orsay (UniversitéParis-Sud/CNRS),bâtiment de 13000 m2 inauguré le 25 octobre 2017. Achevé en mars dernier, cet audi- torium d’une capacité avoisinant les 150 places bénéficie d’une installation audiovisuelle dont la réalisation a été confiée à Videlio-IEC. Deux objectifs avaient été exprimés par les décideurs : « L’installation devait être simple, utili- sable par n’importe quel enseignant, et comporter un système de visioconférence et un système d’enregistrement et de dif- fusion des cours » explique Rémi Des- noulez,chefdeprojetschezVidelio-IEC. L’enseignant, via un écran tactile et rétractable Arthur Holm, a donc accès à quelques fonctions compréhensibles et prédéfinies : audioconférence, visiocon- férence et projection. Il dispose, pour raccorder son PC, d’une entrée HDMI, d’une entrée VGA et d’une entrée audio. Ce flux « data » est acheminé par une matrice Extron DTP Crosspoint 108 au vidéoprojecteurBarcoRLM-W14,modèle WUXGAde14500lumens.Cettematrice dessertaussiunécranSamsungde32pouces, installé au premier rang et utilisé par l’enseignantoul’intervenantpourobtenir le retour vidéo (projection, flux des caméras)oul’imagedesoninterlocuteur pendant une session de visioconférence. S’ajouteundispositifClickshare,toujours de Barco, qui offre la possibilité à un étu- diant,unefoismunidu«dongle»adhoc, departagersontravailousesinformations sur le grand écran escamotable, qui des- cendlorsquelevidéoprojecteurestactivé. n Cadrageenpilotageautomatique Quand la fonction choisie fait appel à de la vidéo, l’interface est complétée par une option d’enregistrement et de diffusion, reposant sur la technologie Omnilive (voir pages précédentes). Selon les besoins, Omnilive et le codec de visioconférence Avaya se partagent les quatre caméras Panasonic. L’une est fixe, encastrée au premier rang à côté de l’écran-retour vidéo, et filme deprèsl’enseignantetletableaunoir.Les trois autres sont robotisées : la première, située au plafond, jouxte le vidéopro- jecteur et donne un plan d’ensemble de l’amphi ; les deux autres - et c’est là l’originalité - sont situées en bas de l’amphi et sont dirigées vers l’auditoire. Le principe ? Quand un étudiant prend laparole,l’uneoul’autrecamérafrontale s’oriente automatiquement vers cette zone de l’amphi pour un cadrage plus serré. Les pupitres sont en effet équipés de micros Beyerdynamic affleurants et de boutons pour la prise de parole, assu- DOSSIER Les deux caméras robotiséesPanasonic, encastrées dans le bas de l’amphi de part et d’autre de la chaire, zooment automatiquement sur une zone précise de l’amphi quand le bouton de prise de parole est enclenché. jettis à une centrale audio Orbis CU. «L’actionesttransmiseàl’automateExtron qui pilote ensuite les paramètres PTZ de la caméra pour zoomer sur l’étudiant » précise Rémi Desnoulez. Cette configu- ration bonifie la solution Omnilive, car «elledynamiselamiseenscène»poursuit Rémi Desnoulez. L’enseignant conserve la main et, s’il le souhaite, peut changer de source et modifier les cadrages. Seul « raté » : la position malencon- treuse de la caméra fixe et de l’écran- vidéo retour, juste derrière le premier rang. Pour que ces équipements soient exploitables, quelques places doivent être condamnées. Ce choix, du fait de l’architecte, illustre combien les aspects pratiques et esthétiques d’un projet audiovisuel sont parfois en lutte, l’intégrateur n’ayant que trop rarement le dernier mot. Frédéric Monflier Photo de gauche : Ecran tactile et rétractable Arthur Holm A droite : Vidéoprojecteur Barco RLM-W14