Cloud computing

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Cloud computing

  1. 1. Cloud computing 1 Cloud computing Le cloud computing[1] est un concept qui consiste à déporter sur des serveurs distants des stockages et des traitements informatiques traditionnellement localisés sur des serveurs locaux ou sur le poste de lutilisateur[2]. Selon le National Institute of Standards and Technology (NIST), le cloud computing est laccès via le réseau, à la demande et en libre-service, à des ressources informatiques virtualisées et [3] mutualisées . Bien que langlicisme cloud [4] computing soit largement utilisé en français, on rencontre également les Facteurs principaux du cloud computing francisations informatique en nuage[5], informatique dématérialisée, stockage dans les nuages, stockage à distance ou encore infonuagique[6]. Ce concept est vu comme une évolution majeure par certains analystes[7] et comme un piège marketing par Richard Stallman[8] entre autres. En France, la commission générale de terminologie et de néologie précise que linformatique en nuage est une forme particulière de gérance de linformatique, puisque lemplacement des données dans le nuage nest pas porté à la connaissance des clients[5]. Les utilisateurs ou les entreprises ne sont plus gérants de leurs serveurs informatiques mais peuvent ainsi accéder de manière évolutive à de nombreux services en ligne sans avoir à gérer linfrastructure sous-jacente, souvent complexe. Les applications et les données ne se trouvent plus sur lordinateur local, mais – métaphoriquement parlant – dans un nuage (cloud) composé dun certain nombre de serveurs distants interconnectés au moyen de liaisons ayant une excellente bande passante indispensable à la fluidité du système. Laccès au service se fait par une application standard facilement disponible, la plupart du temps un navigateur web. Concepts Présentation générale Le concept dinformatique dans le nuage est comparable à celui de la distribution de lénergie électrique. La puissance de calcul et la capacité de stockage de linformation sont proposées à la consommation par des entreprises spécialisées et facturées en fonction de leur utilisation réelle. De ce fait, les entreprises nont plus besoin de serveurs dédiés, mais confient le travail à effectuer à une entreprise qui leur garantit une puissance de calcul et une capacité de stockage à la demande. On distingue trois formes de cloud computing : • les clouds privés internes, gérés en interne par une entreprise pour ses besoins ;
  2. 2. Cloud computing 2 • les clouds privés externes, dédiés aux besoins propres dune seule entreprise, mais dont la gestion est externalisée chez un prestataire ; • les clouds publics, gérés par des entreprises spécialisées qui louent leurs services à de nombreuses entreprises. Ces notions sont regroupées par les anglo-saxons sous le vocable elastic computing capacity. Le National Institute of Standards and Technology en a donné une définition succincte qui reprend ces principes de base : « Linformatique dans les nuages est un modèle pratique, à la demande, pour établir un accès par le réseau à un réservoir partagé de ressources informatiques configurables (réseau, serveurs, stockage, applications et services) qui peuvent être rapidement mobilisées et mises à disposition en minimisant les efforts de gestion ou les contacts avec le fournisseur de service. » [9] Le cloud a émergé principalement pour répondre aux exigences de continuité et de qualité du service. Pour approcher de ces objectifs, des travaux ont été entrepris afin de trouver des méthodes dans tous les niveaux impliqués afin détablir un service entre un client final et un fournisseur de service : • lapplication, qui est en contact avec le client ; • la plate-forme, qui exécute lapplication ; • linfrastructure, qui est le support de la plate-forme ; • les données, qui sont fournies sur demande. Comme solution, le cloud est la mise en flexibilité (ou en disponibilité) de ces quatre niveaux. Les moyens employés sont essentiellement lisolation verticale et le découpage horizontal de chaque niveau. Il faut en effet toujours être en mesure de remplacer chaque élément de la solution globale pour que le service au client final ne sinterrompe pas. Lisolation est assurée par des normalisations existantes ou à inventer, et est obligatoire, car les quatre niveaux étant de nature différentes, ils ne peuvent sinterpénétrer. Même si les techniques utilisées pour atteindre ce résultat ne sont pas fixées, elles comportent généralement au moins la virtualisation et la décomposition granulaire (dentités habituellement monolithiques). En cela, il y a un rapprochement évident avec la philosophie générale dUnix, qui décompose toute fonction finale en briques élémentaires simples, stables et compréhensibles. Cependant, pour Unix, cest le développeur qui fait ce travail dassemblage, alors que dans le cas du cloud cest parfois lutilisateur final. La transformation en cloud et donc la mise en flexibilité de ces quatre niveaux correspond aux termes généralement notés ainsi : • Software as a Service (SaaS) : lapplication est découpée en services ; • Data as a Service (DaaS) : les données sont disponibles sur le réseau ; • Platform as a Service (PaaS) : la plate-forme est granulaire ; • Infrastructure as a Service (IaaS) : linfrastructure est virtualisée. SaaS Le software as a service établit une interface avec lutilisateur. Il réalise une fonction et, pour lutilisateur, peu importe comment il le fait, ce qui compte est que le service fonctionne. La fonction logicielle est décomposée en briques élémentaires appelées services, qui peuvent être recomposées librement pour réaliser une fonction de plus haut niveau. Par exemple dans le cas du Web : • une cartographie ajoutée dans un site de vente de biens immobiliers ; • une messagerie instantanée dans un site de petites annonces ; • lajout de commentaires dans un site de publication darticles polémiques ; • lajout dune vidéo dans une page Web. Dans le cas de la vidéo, celle-ci peut provenir du serveur qui a généré la page, cest la façon non-cloud de procéder. Mais elle peut aussi provenir dun autre emplacement, elle est alors indépendante et devient un service. Lisolation vers lutilisateur est assurée par les standards du W3C (URL, HTML, RSS, etc.)
  3. 3. Cloud computing 3 Le SaaS, souvent associé au cloud computing, peut aussi être vu comme un modèle économique de consommation des applications. Consommées et payées à la demande (par utilisateur et par minute dutilisation par exemple) et non plus acquises par lachat de licences, le SaaS peut donc à ce titre reposer sur une infrastructure informatique dans le nuage. DaaS Le Data as a Service sous-entend quun service peut fournir des données exploitables directement par des machines. Ces données sont brutes ou restructurées et mises à disposition de différents systèmes, applications ou utilisateurs(services en ligne, application, Internet des objets), quel que soit lendroit où elles sont dans leur organisation ou sur le réseau. Avec la libération des données et la constitution dun Web des données, il commence à apparaître des offres « Data as a Service » (DaaS) dont les données sont principalement consommées par des mashups. PaaS La Plate-forme en tant que service a pour rôle lexécution du logiciel. Elle est composée de briques utilisant des langages de programmation de haut niveau, généralement des langages de script (console de commande, Python, SQL, serveur dapplication, etc.). De nos jours, tout est réalisable avec ces langages, du traitement de linformation au calcul intensif. Lisolation provient du fait que leur fonctionnement est documenté et que cette documentation, publique, a les mêmes caractéristiques quune norme ; ce sont donc des standards de facto. Flexibiliser ce niveau correspond à offrir un environnement dexécution pour ces langages de haut niveau, tout en faisant disparaître la complexité inhérente à leur bon fonctionnement. Ce qui compte, cest que la fonction logicielle soit assurée correctement et continuellement. On utilise pour cela des flottes (ou nuages) de serveurs. Les techniques utilisées sont variées : le basculement (fail-over), la répartition de charge (load-balancing). IaaS L’Infrastructure as a service crée la plateforme et exécute les langages de programmation de bas niveau (C++, C, assembleur, etc.), cest le niveau du système dexploitation et de laccès aux fichiers. Lisolation est obtenue par les normes qui lui sont propres, par exemple POSIX dans le cas dUnix. Des connecteurs réseau sont utilisés préférentiellement aux connecteurs vers les ressources locales, qui nexistent pratiquement plus. En cloud, la flexibilité et la granularité sont obtenues par la virtualisation du système dexploitation. La plateforme, où quelle soit, est exécutée par des machines virtuelles et les ressources peuvent être allouées et re-libérées à la demande, sans interruption. Desktop as a Service Le Desktop as a Service (DaaS ; aussi appelé en français « bureau en tant que service », « bureau virtuel » ou « bureau virtuel hébergé ») est l’externalisation d’une Virtual Desktop Infrastructure auprès d’un fournisseur de services. Généralement, le Desktop as a Service est proposé sur la base d’une souscription. Le Desktop as a Service (DaaS) est une solution totalement dématérialisée ; lenvironnement de travail est décorrélé du terminal sur lequel il va safficher. Tout comme les autres solutions Cloud "as a Service", Desktop as a Service (DaaS) permet à lentreprise de plus avoir à acquérir des actifs informatiques comptabilisés dans le bilan sous forme de CAPEX et nécessitant une durée damortissement. Les dépenses informatiques peuvent être comptabilisées en tant que dépenses de fonctionnement.
  4. 4. Cloud computing 4 Concepts similaires Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. est la bienvenue ! Dans lordre alphabétique : • BPaaS • Enfin, certains auteurs utilisent également le concept de Business Process as a service (BPaaS) qui consiste à externaliser une procédure dentreprise suffisamment industrialisée pour sadresser directement aux managers dune organisation, sans nécessiter laide de professionnels de linformatique. En 2010, les exemples les plus utilisés sont Amiando et RunMyProcess (RMP)[10]. • Network as a Service (NaaS) • Le Network as a Service va sappuyer sur la technologie de Software Defined Networking (SDN). • STaaS • STorage as a Service est une déclinaison des services proposés dans le cadre du concept de Cloud. Ici, il sagit de proposer un service de stockage accessible principalement en mode HTTP (cURL, WebDAV, Amazon S3, etc.). Lobjectif est de mettre à disposition un espace de stockage sans service logiciel particulier, excepté une mise à disposition via différents équipement clients. De nombreux services grand public, tel que SugarSync et Box.net, proposent ce type de stockage, souvent en destination de sauvegarde ou de partage. • Workplace as a Service (WaaS) Historique Au début des années 2000, le SaaS sappelait ASP[11]. Les premières applications Web 2.0 à avoir migré dans les nuages sont la messagerie, les outils collaboratifs, le CRM, les environnements de développement et de test[12]. Historiquement, Amazon Web Services, orientés vers les entreprises, et Google, orienté vers les utilisateurs grand public, sont les pure players qui ont fait émerger le marché du cloud computing ; les éditeurs de logiciel traditionnels ont été contraints de suivre cette dynamique portée par les opérateurs de télécommunications. Longtemps avant que ne naisse lexpression « Cloud computing », les architectes de réseaux (ceux qui conçoivent les réseaux intra- et inter-entreprise) schématisaient Internet par un nuage dans leurs croquis. En anglais, lon parlait alors de « the cloud », ce qui signifiait à peu de choses près lInternet que nous connaissons. Ce nuage évoquait alors une connexion vers une quantité indéfinie dutilisateurs et non pas des services tels que nous lentendons maintenant. En 2009, moins de 10 % des entreprises interrogées mentionnent recourir déjà à des services de cloud computing dans le domaine de l’hébergement de leurs infrastructures et applications informatiques[13]. D’ici 2011 et au-delà, les entreprises devraient porter un intérêt de plus en plus soutenu à ces services puisque, selon le type de cloud computing envisagé (privé interne, privé externe ou public), elles devraient être entre une sur deux et une sur trois à y recourir. La tendance semble néanmoins en faveur des clouds privés internes même si les entreprises ne se limitent pas obligatoirement à ces services et devraient sans aucun doute combiner les solutions entre elles. Depuis le printemps 2009, l’Open cloud manifesto réunit des éditeurs qui estiment que le cloud computing devrait être ouvert[14]. Contrairement à Microsoft et Google qui ne lont pas signé[15]. Quatre éditeurs de logiciels libres (IELO, Mandriva, Nexedi et TioLive) ont fondé la Free Cloud Alliance (FCA) le 25 mars 2010[16]. Cette dernière propose une offre globale réunissant Iaas, Paas et SaaS, constituée de tous les composants libres nécessaires aux applications progiciel de gestion intégré (ERP), gestion de la relation client (CRM) ou gestion de la connaissance (KM)[17]. Le 22 novembre 2010, le gouvernement des États-Unis a lancé sa politique de cloud prioritaire : des économies substantielles sont attendues sur son budget annuel informatique de $80 milliards, par la consolidation dau moins 40 % des 2 100 data centers dici 2015[18].
  5. 5. Cloud computing 5 Dans le cadre des investissements davenir, deux consortiums, lun mené par Orange et Thales, lautre par SFR et Bull, ont été mis en place à la suite dun appel à projet du gouvernement français[19]. Un investissement de la Caisse des Dépôts et Consignations dans le cadre des investissements davenir de 75 millions deuros par projet a été réalisé pour permettre le développement des deux sociétés[20],[21],[22]. Un autre projet important financé sous le même appel à projet est le projet NU@GE[23], qui regroupe 8 PME (opérateurs nationaux, data-centers, virtual desktop providers, etc.) et le Lip6 (équipe de Guy Pujolle), qui semble le seul à vraiment innover dans le domaine en dépit des grands Thales et Orange. Applications Systèmes de cloud computing Il existe déjà plusieurs systèmes de cloud computing tels quAmazon EC2, Windows Azure ou Google App Engine et différentes API permettant de communiquer avec ces systèmes. LAPI dAmazon, Amazon EC2, est sans doute la plus populaire du fait de son service lancé avec un support publicitaire important. Plusieurs outils sont donc compatibles avec cette API, mais à partir de septembre 2011, Apple. Inc sort iCloud, le système de sauvegarde et de synchronisation pour liPhone, iPad, iPod Touch et Mac avec 5 Go de stockage gratuit, ce service remplace MobileMe (arrêt définitif de MobileMe depuis le 30 juin 2012). • Abiquo • CA 3Tera AppLogic Larchitecture des briques de construction du • Cloud.com (formerly VMOps[24]) Cloud computing. • CloudStack • Donzat Business application • DotRiver, service managé complet pour la virtualisation des postes de travail composé exclusivement de solutions open source. • Eden-PME • ElasticHosts ElasticStack • Enomaly ECP • Eucalyptus, système libre utilisant de la virtualisation Xen et le langage Java. Il est distribué avec la version dUbuntu 9.04 Jaunty Jackalope (sortie en avril 2009). • Flexiant Extility • Ikoula: Flex’Server, FlexiCloud, VM à 1 euro • Gandi est le pionnier de la fourniture dinfrastructure de type IaaS et PaaS en France • gEclipse est un système libre de gestion de nuage et de grille informatique utilisant Eclipse. Il est compatible avec les systèmes Amazon EC2 et S3. Il utilise également le langage Java. • GOSIS, opérateur de services en cloud computing • HP Cloud System • InContinuum CloudController • Mezeo • NetSuite CRM+ERP • Nimbula Director
  6. 6. Cloud computing 6 • OnApp • Oracle Optimized Solution for Enterprise Cloud Infrastructure, une solution packagée basée sur Oracle VM / Sun Blade & Sun ZFS[25] • OpenStack.org • Parallels • Systancia, solution intégrée qui combine virtualisation de postes de travail et virtualisation d’applications dans une seule console d’administration. • VMware vCloud • Witsbits Go Cloud • Zimory Applications logicielles Les logiciels en ligne tels que Google Apps, Office Web Apps ou LotusLive (IBM) par exemple, peuvent être perçus comme la partie logicielle émergée de cette nouvelle manière de concevoir linformatique. De même, les systèmes dexploitation pourraient être proposés à distance grâce aux technologies de virtualisation. Stockage Les services de stockage en ligne permettent de stocker des données et des documents sans avoir à augmenter continuellement le nombre de serveurs ou la taille des SAN. Les services suivants reposent sur le cloud computing : • Adobe Creative Cloud • Amazon Simple Storage Service • Bitcasa • Box • Cleaver cloud • Digiposte • Dropbox • Gaikai • Google Drive • hubiC • iCloud (Anciennement MobileMe) • iKeepinCloud • Memotoo • Oncloudsport • ShareFile • SkyDrive • SugarSync • Ubuntu One • Windows Azure storage • Windows Live Mesh • Wuala
  7. 7. Cloud computing 7 Principaux acteurs Amazon, Citrix, Gandi, Ikoula, Google, HP, IBM, Intel, Intrinsec, Joyent, Microsoft, Oracle, OVH, Rackspace, Red Hat, SFR Business Team, VMware, figurent parmi les principales entreprises du secteur[26]. Fin juillet 2008, Intel, Hewlett Packard et Yahoo! ont noué un partenariat visant à promouvoir la recherche dans le domaine du Cloud Computing[27]. La première initiative concerne la création dun environnement distribué (Cloud Computing Test Bed) facilitant la recherche et les tests de logiciels, dadministration de data centers et de matériels associés à linformatique dans le nuage à une échelle jamais atteinte. Pour cette opération, les trois partenaires ont associé lInfocomm Development Authority of Singapore (en), lUniversité de lIllinois à Urbana-Champaign et lInstitut de Technologie de Karlsruhe. En France, deux consortiums ont vu le jour sous limpulsion initiale de Dassault Systèmes, mais repris ensuite par SFR et Bull pour le premier consortium, et par France Telecom et Thales pour le second. Ces consortiums ont reçu un investissement dÉtat de 75 millions deuros au travers dune participation de la Caisse des Dépôts et Consignations. Ces consortiums ont pour objectif de fournir aux entreprises françaises et européennes, une solution souveraine de IaaS public, ayant ses données hébergées en France. Depuis 2012 une Grande école (ISEP - Institut supérieur délectronique de Paris) forme au sein dun Mastère spécialisé les « Experts Cloud Computing ». Infrastructure La majorité des infrastructures dinformatique dans le Nuage se compose des services fournis par la prochaine génération de centres de traitement des données qui reposent sur des technologies de virtualisation du calcul et du stockage. La généralisation des connexions Internet à haut débit permet doptimiser les temps de réponse de linfrastructure centralisée. Conséquences En ce qui concerne le marché des services informatiques, le développement du cloud computing devrait entraîner la cannibalisation des acteurs traditionnels, en particulier ceux dont les clients sont des PME et des TPE. Le modèle SaaS donne un avantage certain aux gros fournisseurs de services dont les prix sont très liés aux volumes[28]. Le modèle IaaS quant à lui nécessite des investissements conséquents que seuls quelques acteurs ayant des capacités financières suffisantes, au-delà des compétences, pourront assumer. Un déplacement des effectifs informatiques vers les hébergeurs et opérateurs de clouds est également à prévoir car les profils techniques et commerciaux recherchés y sont différents. Par ailleurs, même si le mode de commercialisation du cloud computing repose encore beaucoup sur de la contractualisation en ligne en direct sans passer par des revendeurs, il semble que progressivement les acteurs du marché sappuient sur des réseaux de revendeurs spécialisés et que le canal indirect devienne incontournable[29]. Ces approches favorisent le développement décosystèmes avec des profils de revendeurs nouveaux. Elles poussent les revendeurs plus traditionnels à évoluer, sachant que la commercialisation de solutions de cloud computing peut être une opportunité pour eux doffrir des services à valeur ajoutée, sources de marges conséquentes (conseil, paramétrage, intégration, formation et support client). Le développement du cloud computing entraîne également le développement des centres de données ou datacenters. Les prestataires doivent augmenter leurs infrastructures (serveurs, bande passante, m2…) pour disposer de ressources suffisantes face aux besoins croissants des clients. Les modèles proposés par ces prestataires doivent également évoluer, le cloud privé transformant les modèles économiques qui prévalaient jusqu’ici[30].
  8. 8. Cloud computing 8 Avantages La mutualisation du matériel permet doptimiser les coûts par rapport aux systèmes conventionnels et de développer des applications partagées sans avoir besoin de posséder ou de louer chez un hébergeur ses propres machines dédiées au calcul. 20 à 25 % d’économies pourraient être réalisées par les gouvernements sur leur budget informatique s’ils migraient vers le cloud computing[31]. Comme pour la virtualisation, linformatique dans le nuage est plus économique grâce à son évolutivité. En effet, le coût est fonction de la durée de lutilisation du service rendu et ne nécessite aucun investissement préalable (homme ou machine). Notons également que lélasticité du nuage permet de fournir des services évolutifs et donc de supporter les montées de charges. Par exemple, Salesforce.com, pionnier dans le domaine de linformatique dans le nuage, gère les données de 54 000 entreprises, et leurs 1,5 million demployés, avec seulement 1 000 serveurs (mars 2009). De plus, et cest un argument mis en avant par les fournisseurs dapplication en nuage, les services sont extrêmement fiables car basés sur des infrastructures performantes possédant des politiques efficaces de tolérance aux pannes (notamment des répliques). Il est tout à fait possible de stocker les données sensibles des entreprises dans des espaces sécurisés en intra-extra entreprises, de manière à éviter à la fois les risques liés au stockage sur des serveurs externes et ceux liés à lacheminement des données jusquà ces serveurs[réf. nécessaire]. Inconvénients LONG Greenpeace dénonce, dans son rapport 2010 sur limpact écologique du secteur informatique[32], les impacts négatifs de linformatique en nuage (voir article informatique durable). Dautres problèmes sont soulignés : • La sécurisation de laccès à lapplication entre le client et le serveur distant. On peut aussi ajouter le problème de sécurité générale du réseau de lentreprise : sans cloud computing, une entreprise peut mettre une partie de son réseau en local et sans aucune connexion (directe ou indirecte) à Internet, pour des raisons de haute confidentialité par exemple. Dans le cas du cloud computing, elle devra connecter ces postes à Internet (directement ou pas) et ainsi les exposer à un risque dattaque ou a des violations de confidentialité. • Les entreprises perdent la maîtrise de limplantation de leurs données ainsi que du cycle de vie des applications. • Les questions juridiques posées notamment par la propriété dabstraction sur la localisation des données du cloud computing[33]. • Le cloud computing pose aussi des problèmes sur le plan des assurances, notamment lorsquune entreprise fait valoir une perte dexploitation à la suite dune défaillance de son fournisseur. Là où une seule compagnie couvrait un risque, la compagnie dassurance de la société offrant larchitecture cloud intervient en plus, ralentissant fortement les indemnisations. • Le client dun service de cloud computing devient dépendant de la qualité du réseau pour accéder à ce service. Aucun fournisseur de service cloud ne peut garantir une disponibilité de 100 %[34].
  9. 9. Cloud computing 9 Critiques Pour Richard Stallman[8],[35], à lorigine de GNU, linformatique dans le nuage « est un piège », ses utilisateurs perdant le contrôle de leurs applications. Ce militant du logiciel libre y voit un concept publicitaire sans intérêt, rejoignant les critiques exprimées par Larry Ellison, fondateur dOracle, selon lequel il sagit dun phénomène de mode[36]. Steve Wozniak, cofondateur dApple avec Steve Jobs, prévoit des « problèmes horribles » à venir avec le développement croissant du cloud computing et lexternalisation des données[37]. Lors dune discussion avec le public à la suite de la représentation dun spectacle de Mike Daisey à Washington[38], Steve Wozniak a déclaré : « Cela me tracasse vraiment que tout passe dans le nuage, je crois que ça va être épouvantable. Je pense quil va y avoir des problèmes horribles dans les cinq prochaines années? »[37],[39] Il a également dit « Avec le nuage, rien ne vous appartient. Moi, jaime savoir que les choses sont à moi. Beaucoup disent Oh ! cest dans mon ordinateur !, mais plus on transfère dans le nuage, moins on garde le contrôle. »[37] voir aussi Bibliographie • Cloud Computing, Une rupture décisive pour linformatique dentreprise [40], Guillaume Plouin, Collection InfoPro, Dunod, 2011 • Livre blanc du cloud computing par le Syntec numérique, 5 mai 2010[41] • Livre blanc du cloud economics par Microsoft, novembre 2010[42] • Livre blanc Partenaires : enjeux du Cloud computing[43]du cloud et la distribution (PAD et Markess, coprésidents de la commission Eurocloud France, IT partners 2011[44]. • Livre blanc Quelle est la place pour la distribution indirecte sur le marché du SaaS ? par ADEN, Compubase et Orange Business Services, janvier 2011[45]. Articles connexes • Google Chrome OS • Jolicloud • EyeOS • Amazon Web Services • Windows Azure • Calcul distribué • Grille informatique • Grappe de serveurs • Cloud learning Liens externes • DocuCloud - Guide de bonnes pratiques APROGED pour les documents dans le Cloud [46] • une définition pragmatique du Cloud [47] • Définition simple du Cloud Computing [48] • Le cloud expliqué aux nuls [49] • Les différents métiers/activités du Cloud [50]
  10. 10. Cloud computing 10 Notes et références [1] Cloud signifie « nuage » en anglais. Le nuage est limage généralement utilisée dans le monde informatique pour symboliser Internet [2] Lutilisateur final ne connait pas la localisation physique et la configuration du système qui délivre les services de calcul, de logiciel, de stockage et daccès aux données. [3] (en) Site du National Institute of Standards and Technology (http:/ / www. nist. gov/ index. html). [4] (en) What is Cloud Computing (http:/ / www. smallbusinesstechtips. com/ small-business-computer-tips/ what-is-cloud-computing/ ), Everon Technology Services. Consulté le 2011-10-20 o o [5] JORF n  0129 du 6 juin 2010 page 10453 texte n  42 (http:/ / www. legifrance. gouv. fr/ affichTexte. do?cidTexte=JORFTEXT000022309303), informatique virtuelle, informatique dans le nuage. LOQLF propose informatique en nuage comme synonyme dinfonuagique. [6] Le terme « infonuagique » est le néologisme proposé en novembre 2009 par lOffice québécois de la langue française pour pallier labsence dun mot unique pour traduire lexpression cloud computing (dont on observera quelle nétait elle-même pas un mot unique). Le mot sutilise aussi comme adjectif (exemple : les services infonuagiques, des opérations infonuagiques) [7] (en) « Gartner Says Cloud Computing Will Be As Influential As E-business » (http:/ / www. gartner. com/ it/ page. jsp?id=707508) [8] (en) Bobbie Johnson, « Cloud computing is a trap, warns GNU founder Richard Stallman » (http:/ / www. guardian. co. uk/ technology/ 2008/ sep/ 29/ cloud. computing. richard. stallman), The Guardian, 29 septembre 2008 [9] (en) « NIST.gov – Computer Security Division – Computer Security Resource Center », Csrc.nist.gov. [10] (en) PRaaS, Process as a Service (http:/ / www. zdnet. fr/ blogs/ entreprise-2-0/ praas-process-as-a-service-39705420. htm) [11] livre blanc Quelle est la place pour la distribution indirecte sur le marché du SaaS ? par ADEN, Compubase et Orange Business Services, janvier 2011, page 24 (http:/ / www. compubase. biz/ ict/ catalogServiceDetail. do?Livre-blanc-Adaptation-des-modeles-economiques-a-la-distribution-de-produits-de-services-SaaS-Cloud-MPS-& serviceId=280) [12] Libre blanc du Syntec numérique (http:/ / www. syntec-numerique. fr/ actualites/ liste-actualites/ publication-du-livre-blanc-cloud-computing-de-syntec-informatique) sur le cloud computing par le Syntec numérique, 5 mai 2010, page 7 [PDF] [13] Source : étude de Markess International - Référentiel de pratiques Approches dHébergement avec le Cloud Computing & la Virtualisation, 2009-2011 (http:/ / www. markess. fr/ demandedocument. php?refdoc=675) [14] Open cloud manifesto (http:/ / www. opencloudmanifesto. org/ Open Cloud Manifesto. pdf) [PDF] [15] Liste des membres de lOpen cloud manifesto (http:/ / www. opencloudmanifesto. org/ supporters. htm) [16] http:/ / www. freecloudalliance. org/ press/ fca-Press. Contact/ news-free-cloud-alliance [17] Free Cloud Alliance : union pour un cloud libre, 01/04/2010 - par Jacques Cheminat (http:/ / www. lemondeinformatique. fr/ actualites/ lire-free-cloud-alliance-union-pour-un-cloud-libre-30334. html) [18] US government adopts ‘cloud-first’ policy (http:/ / www. smartplanet. com/ blog/ business-brains/ us-government-adopts-8216cloud-first-8217-policy/ 11943) [19] http:/ / www. lemonde. fr/ technologies/ article/ 2011/ 08/ 03/ la-france-veut-investir-dans-le-cloud-computing_1555635_651865. html [20] Silicon.fr : Le cloud à la française Andromède reçoit 75 millions d’euros de l’État (http:/ / www. silicon. fr/ le-cloud-a-la-francaise-andromede-recoit-75-millions-deuros-de-letat-73915. html) [21] Thales : Projet « Andromède » : Orange et Thales se réjouissent du soutien de l’État (http:/ / www. thalesgroup. com/ Press_Releases/ Markets/ Security/ 2012/ 20120420_DSC_Orange_and_Thales_welcome_French_State_support_for_their_joint_project_Andromède/ ?LangType=1036) [22] [PDF] Communiqué de presse commun SFR, Bull et la CDC (http:/ / www. sfr. com/ sites/ default/ files/ 20120510_cp_sfrbull_0. pdf) [23] http:/ / www. nuage-france. fr/ [24] (en) VMOps rebranding as Cloud.com (http:/ / www. zdnet. com/ blog/ open-source/ vmops-rebranding-as-cloudcom/ 6488) - ZDNet, 17 mai 2010 [25] (en) Oracle Optimized Solution for Enterprise Cloud Infrastructure (http:/ / www. oracle. com/ technetwork/ articles/ systems-hardware-architecture/ o11-050-cloud-iaas-vm-405449. pdf) - Oracle, mai 2011 [PDF] [26] (en) Jeremy Geelan, «  Le top 250 acteurs dans lécosystème du Cloud Computing (http:/ / virtualization. sys-con. com/ node/ 1386896) », Virtualization Journal, 2010. Consulté le 2 juin 2010 [27] Intel, HP et Yahoo s’associent autour du Cloud Computing (http:/ / www. itrmanager. com/ articles/ 80438/ intel-hp-yahoo-associent-autour-cloud-computing. html) [28] Libre blanc du Syntec numérique (http:/ / www. syntec-numerique. fr/ actualites/ liste-actualites/ publication-du-livre-blanc-cloud-computing-de-syntec-informatique) sur le cloud computing par le Syntec numérique, 5 mai 2010, page 11 [PDF] [29] Stratégie de distribution des solutions cloud computing : le canal indirect devient incontournable (http:/ / markess-blog. typepad. fr/ blog/ 2011/ 02/ les-modèles-de-distribution-de-solutions-cloud-computing. html), blog MARKESS International [30] Source : étude de Markess International « Datacenters & Clouds Privés d’Entreprise, Approches – Perspectives 2013 », « Les investissements dans les centres de données » (http:/ / blog. markess. fr/ 2011/ 12/ budget-et-investissements-it-pour-les-centres-de-donnees-en-hausse-dici-2013. html) [31] Source : Brookings Institution citée par Regards sur le numérique, 28/06/2010, page 3.
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  12. 12. Sources et contributeurs de l’article 12 Sources et contributeurs de l’article Cloud computing  Source: http://fr.wikipedia.org/w/index.php?oldid=86582508  Contributeurs: 2605:EA00:1:1:0:0:BF8:9E29, 2A01:E35:2E5E:E420:50D7:363A:6ACF:1801, AFAccord, Abrahami, Akeron, Andy Cassrol, Angelface1970, Anneyh, Arkanosis, Arnaud.Serander, Bapti, Basilus, Benjguin, Bertrandlq, Binnette, Bjacquem, BonifaceFR, Bouddhid, Brischri, Bublegun, Bubux, Bzhb, Caminel, Camion, Cantons-de-lEst, Carbone14, Catherinenuel, Chaoborus, Clarita787, Clement.boin, Cney, CommonsDelinker, Copyleft, Coyote du 86, Cvaroqui, DainDwarf, Davikoula, Demade, Dereckson, Dhatier, Dijibiz, Dirac, Djouzfate, DocteurCosmos, Edeschaintre, Ediacara, Erdrokan, Eutvakerre, FHd, Fabco, Fabrice Ferrer, Frakir, FrankyLeRoutier, Frantzd, GL, Gedman2, Givet, Glassarre, GosisCloud, Grondilu, Helleborus, Hercule, Huit six, Inisheer, Isaac Sanolnacov, JLM, JackPotte, Jean-Denis Garo, Jereemy, Jerome.marchal, JeromeJerome, Ji-Elle, Jmax, JnRouvignac, Jpierre.d, Jules78120, Juraastro, Kaistos, Kanabiz, Karima Rafes, Kevdave, Kilianours, Kilith, Kontributeur, Kyro, LAnonyme inconnu, Lacrymocéphale, Lamiot, Laurent Nguyen, Lechat, Lomita, Lourielle, Luc Legay, Lucas33380, Lucquessoy, Lydie Noria, Mabu, Mesple, Mig, Mobidene, Morgan06mtp, Moyogo, MumboJumboDumbo, Nairod.brain, Nirvamaster, ON2012, Ofol, Olywyer, Oncloudsport, Orlodrim, Orthomaniaque, Outs, Oyp, Ptit frappé, PascalD25, Pautard, Perchman, Perky, Philogik, Pixeltoo, Pjg111, Plouin, Popolon, Poss Jean-Louis, Poulpy, ProgMan, Publishedapps, Pyerre, Qr189, Quentinv57, Ramzan, Rhadamante, S0l0xal, SamJohnston, Sane64, Sardur, Scoopfinder, Sebleouf, Skelkey, Skull33, Slyxi, Sonat, Speculos, Stephane.lecorne, Sylvain rodrigue, Sylvainr, T-Systems France, Thales Communications & Security, Theoliane, Tieum512, Titom7lr, Tizz, Tomaas, Trizek, Vincent Lextrait, Visite fortuitement prolongée, Vlaam, WikiBuggy, Wikig, Willi44reze, Xic667, Xorxar, Ybbe, Zol917, Zonzon, 266 modifications anonymes Source des images, licences et contributeurs File:Nuage33.png  Source: http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Fichier:Nuage33.png  Licence: Creative Commons Attribution-Sharealike 3.0  Contributeurs: Qr189 Fichier:Cloud-Computing.png  Source: http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Fichier:Cloud-Computing.png  Licence: Public Domain  Contributeurs: Luc Legay Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported //creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/

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