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Job d’été à l’étranger       Un camping  pas comme les autres !Pour tous ceux qui ont la phobie desaraignées, préparez-vou...
A la fin du mois d’avril, j’ai                                                                     décidé de devenir membr...
Caryl et Richard, me faisaient            le nord de la Bretagne, le jour tant attendu étaitentièrement confiance, c’est  ...
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La meilleure réponse que jaitrouvée pour cette questionest qualors, je myattendais : en Equateur, jemattendais à ce que to...
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4 ans autour du monde : La bonne décision ?A quelques jours de mon retour en France, c’est un peu la confusiondans ma tête...
premiers mois confirmaient déjà, sans aucun doute possible, ma décision et il me fallaitabsolument repartir rapidement. Il ...
Mon arrivée en Australieen novembre 2009, dans laville de Perth fut un chocentre parenthèses aprèsces derniers mois passés...
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Témoignages de séjours à l'étranger

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Concours de témoignages
Club TELI Octobre 2012
Les gagnants !

Voici les trois gagnants de notre concours 2012. Merci à tous ceux qui ont participé, leurs témoignages seront diffusés dans les prochains magazines du Club TELI.

Le dossier complet est à télécharger gratuitement sur la zone membres pour les adhérents du Club TELI.
http://www.teli.asso.fr/em_login.php

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  1. 1. Concours de témoignages Club TELI Octobre 2012 Les gagnants !Voici les trois gagnants de notre concours 2012. Merci à tous ceux qui ont participé, leurs témoignages seront diffusés dans les prochains magazines du Club TELI. Le dossier complet est à télécharger gratuitement sur la zone membres pour les adhérents du Club TELI. http://www.teli.asso.fr/em_login.php Prochains magazines du Club TELI : Décembre 2012 : Spécial Stages à l’étranger 2013 Février 2013 : Spécial Jobs d’été à l’étranger 2013 Avril 2013 : Partir à l’étranger sans argent... Sur : http://www.teli.asso.fr/nouvelles.php Octobre 2012 © Club TELI www.teli.asso.fr - Page 1 sur 13
  2. 2. Job d’été à l’étranger Un camping pas comme les autres !Pour tous ceux qui ont la phobie desaraignées, préparez-vous à avoir quelquesfrissons.Mon aventure commence étrangement ...Pour ceux qui n’apprécient pas les Richard, Caryl et moi, devant le Camping, à Guernesey.campings, ce récit vous fera peut-êtrechanger d’avis. Et enfin, pour ceux qui n’aiment pas les anecdotes qui débutent mal, jesuis navrée de vous avouer que mon aventure commence étrangement, dès le jour de monarrivée sur cette île…Dans tous les cas, cette histoire est la mienne et je vais vous la raconter exactement telleque je l’ai vécue. Mais, tout d’abord, permettez-moi de me présenter…Je m’appelle Céleste, j’ai 20 ans et je suis étudiante en 3ème année (ou 1ère année decycle ingénieur) en filière aéronautique et spatial, à l’ESTACA, une école d’ingénieurparisienne spécialisée dans les transports. En tant qu’étudiante dans cet établissement,j’avais pour obligation d’effectuer une expérience professionnelle à l’internationale, d’unedurée de 2 mois minimum, entre mi-juin et fin août, en ayant la possibilité de faire unstage, un emploi saisonnier ou une mission humanitaire.Quelques semaines plus tard, je Ainsi, à la fin du mois de janvier, je me suis mise à lan’avais reçu que des réponses recherche d’un job d’été, en Europe, principalementnégatives... en Angleterre et en Espagne. Mes moyens financiers m’empêchaient de payer un loyer à l’étranger, c’estpourquoi j’ai décidé de postuler dans des lieux où je pourrais à la fois travailler etvivre. Quelques semaines plus tard, je n’ai reçu que des réponsesnégatives, malgré les nombreux emails envoyés dans des hôtels,campings et parcs d’attractions. J’étais soit trop jeune, soittrop scientifique pour travailler en tant que serveuseou autre, ou alors ils n’avaient pas besoind’employés supplémentaires pour l’été. Plus le mois de juin Quinze jours plus tard, j’ai reçu approchait, plus près de 400 réponses avec parmi il me paraissait elles, exactement 5 réponses difficile de trouver un positives. employeur, et surtout, le temps me manquait à causede mes examens de fin de semestre, et des divers projetsd’aéronautiques à rendre. Octobre 2012 © Club TELI www.teli.asso.fr - Page 2 sur 13
  3. 3. A la fin du mois d’avril, j’ai décidé de devenir membre du Club Téli, que j’ai découvert sur un site internet. Grâce à cette association, je me suis inscrite à DG Mobility, en dernier recours. Après mon inscription, ce partenaire du Club Téli s’est chargé d’envoyer mon CV et ma lettre de motivation à plus de 2000 entreprises, en Angleterre. Quinze jours plus tard, j’ai reçu près de 400 réponses avec parmi Moulin Huet, site touristique situé dans le sud de Guernesey. Il elles, exactement 5 réponses est possible de marcher le long des sentiers pour admirer la côte positives. Ce fut un exploit ! sud de lʼîle. Différentes opportunités s’offraient à moi, et chacune d’entre ellesproposaient au moins de me loger et de m’embaucher pendant 2 mois. J’avais le choixentre travailler dans des auberges de jeunesse dans le nord de l’Angleterre ou à Belfast, oubien travailler en tant que manager dans un camping à Guernesey, une île anglaise.Pendant quelques jours, j’ai communiqué par email avec les différents employeurs quiproposaient de m’embaucher afin de connaître les missions qui me seraient confiées, et lesconditions de vie dans lesquelles je serais sur place.Au final, j’ai définitivement accepté l’offre à Guernesey car elle me paraissait la plusavantageuse. En effet, on me proposait de me loger au sein même du camping, dans unetente toute équipée (avec gaz, électricité et unréfrigérateur), tout en étant rémunéré comme un le 30 juin 2012, je m’apprêtais àemploi saisonnier en France. C’était une occasion quitter la France pour rejoindreunique, sachant que l’île se situe à seulement 2 la fameuse île de Guernesey…heures de ferry depuis St Malo, et mes parentshabitent en Bretagne, juste à côté de cette ville. Par lasuite, j’ai réussi à obtenir un contrat et une lettre d’embauche de la part de mesemployeurs, ceci dans le but de faire en sorte que cette future expérience soit reconnue parmon école. Puis, j’ai également obtenu le célèbre «National insurance number» qui est indispensable pour pouvoir travailler légalement en Angleterre. Au mois de juin, une fois ces documents remis à l’administration de mon école, les choses commencèrent à se concrétiser… Les examens de fin d’année étaient terminés, les billets d’aller-retour pour le ferry réservés, les bagages prêts, et tout mon entourage était prévenu de mon départ. Après avoir passé une semaine en famille, dans Octobre 2012 © Club TELI www.teli.asso.fr - Page 3 sur 13
  4. 4. Caryl et Richard, me faisaient le nord de la Bretagne, le jour tant attendu étaitentièrement confiance, c’est arrivé… Effectivement, le 30 juin 2012, jepourquoi ils décidèrent de me m’apprêtais à quitter la France pour rejoindre laconfier l’ensemble des tâches... fameuse île de Guernesey… Après 1h30 de voiture et 2h de ferry dans une merassez agitée, j’arrivais enfin à Guernesey. Je me souviens encore de la sensation que j’airessentie lorsque j’ai posé un pied sur la terre ferme : je sentais mon coeur battre très vite,j’étais à la fois impatiente, stressée, et excitée en pensant à cette aventure qui commençait.C’était la première fois que je partais à l’étranger pour une période aussi longue et jen’avais jamais visité l’île auparavant. Heureusement, je savais que j’étais attendu au port,par l’un de mes deux employeurs.En effet, après avoir récupéré toutes mes valises, tandis que je me dirigeais vers la sortiedu port, j’aperçu une dame tenant une pancarte sur laquelle était écrit : « Céleste, LaBailloterie Camping » (mon prénom etmon lieu de travail). C’est ainsi que j’airencontré, pour la première fois, Caryl, ladirectrice du camping. Par la suite, ellem’a présentée Richard, le propriétaire ducamping. Mes deux employeurs étaientâgés d’environ soixante ans, ils étaienttrès dynamiques, généreux et surtoutadorables. En arrivant au camping, lessurprises commencèrent…A mon grand étonnement, je me suisrendu compte, sur place, qu’un desbâtiments du camping était en travaux.On m’informa du fait que j’étais la seuleemployée pour l’été, que les premiers Une plage, à Herm, lʼune des 2 îles de Guernesey. Cette île est très connue pour ses paysages magnifiques. Au loin,clients arriveraient la semaine suivante, et on aperçoit Sark, la deuxième île de Guernesey.que les douches ne fonctionnaient pasencore. Par contre, ma tente équipée étaitspacieuse et idéale : il y avait à l’intérieur, un lit, une table, une télévision, un réfrigérateuret tout le nécessaire de cuisine, et à l’extérieur, une chaise longue et une bouteille de gaz.Je possédais mon propre terrain et j’avais un vélo à ma disponibilité. Je me sentais plus envacances qu’au travail. A partir de la deuxième semaine, les douches fonctionnaient, il n’y La première semaine a été la plus longue et la plus avait plus aucune araignée... dure à vivre. Je me sentais loin de ma famille et de mon petit ami, il n’y avait aucun client et le soleil n’était pas au rendez-vous. Le matin, dans lesdouches infestées d’araignées, je me lavais avec un seau en prenant de l’eau tièdeprovenant de la cuisine du camping. Pendant la journée, j’aidais mes patrons dans lestravaux, en faisant de la peinture, en ponçant des bancs et des tables, en lavant des objetsqu’ils allaient vendre, et en servant du thé aux ouvriers sur le chantier. En parallèle,j’apprenais le fonctionnement et l’organisation du camping, j’aidais à préparer les tenteséquipées, je répondais au téléphone et aux emails, en anglais ou en français. Caryl et Octobre 2012 © Club TELI www.teli.asso.fr - Page 4 sur 13
  5. 5. Richard, appréciant mon sérieux et ma maîtrise de J’ai eu de la chance de prendre partl’anglais, me faisaient entièrement confiance, à ces deux évènements, qui resterontc’est pourquoi ils décidèrent de me confier gravés dans ma mémoire…l’ensemble des tâches administratives.A la fin de cette semaine d’adaptation, Richard m’annonça que les douches étaientréparées et que j’allais enfin pouvoir prendre des vraies douches chaudes. Je ne le savaispas encore à ce moment-là, mais le plus dur était derrière moi et mon job d’été étaitréellement sur le point de commencer…A partir de la deuxième semaine, les douches fonctionnaient, il n’y avait plus aucunearaignée, les travaux avaient bien avancé et les clients commençaient à arriver. Nousétions trois à travailler au sein du camping : Caryl, Richard et moi. En tant que manager ducamping, je m’occupais principalement des réservations par téléphone ou par email, de laréception des colis, des locations de vélos, de l’accueil des clients, de la préparation destentes équipées et du nettoyage des sanitaires. Contrairement à la France, les journéesensoleillées ont fait leur apparition dès le début du mois de juillet. Je travaillais de 9h à 13h et de 17h à 21h, ce qui me laissait mes après-midi pour Jʼétais devenue pouvoir visiter l’île en vélo ou aller à la plage, la plus proche étant lʼune de leurs localisée à 5 min en vélo. Durant tout l’été, Guernesey organise filles... de nombreux spectacles et festivals de musiques comme leGuernsey West Show ou le Guernsey North Show. Dès qu’un événement important allaitavoir lieu, Caryl me mettait au courant la veille.Grâce à elle, le dimanche 15 juillet 2012, j’ai eu l’opportunité de voir la flamme des JeuxOlympiques (London 2012) à St Peter Port. Il y avait plus de 10 000 spectateurs, touristeset habitants confondus, présents pour voir le circuit de la flamme olympique. C’étaitimpressionnant et rare de voir un tel événement. Ensuite, le 19 juillet 2012, j’ai fait duvélo jusqu’à Sausmarez Park, pour voir de très près, le Prince Charles et sa femme laDuchesse de Cornwall, à qui j’ai eu le privilège de serrer la main. Le couple était venufaire une visite de quelquesjours, à Guernesey.J’ai vraiment eu de la chance deprendre part à ces deuxévénements, qui resteront àjamais gravés dans mamémoire…A partir de début août, unévénement allait ensoleillerd’avantage mes journées. Carylet Richard m’avait proposé, lejour de mon arrivée, de faireprofiter à ma famille d’un petitséjour au camping, sans qu’ellen’ait à payer de frais. Mes Octobre 2012 © Club TELI www.teli.asso.fr - Page 5 sur 13
  6. 6. parents, mon frère et mes soeurs n’ont pas pu venir. Néanmoins, le 07 août 2012, monpetit copain m’a rejoint sur l’île. Mes employeurs l’ont accueilli à bras ouvert, même sison anglais était assez scolaire. Nous avons bien profité de l’île, en visitant de nombreuxsites mégalithiques et historiques, comme Little Chapel, la plus petite église du monde, lamaison de Victor Hugo également nommée Hauteville House, l’ancien château fortifié deCastle Cornet... Nous avons vu des paysages à couper le souffle, notamment à MoulinHuet, un lieu qui a inspiré le peintre Renoir, et sur les deux îles guernesiennes : Herm etSark... Je n’ai pas assez de place pour décrire tous les autres endroits que nous avonsdécouverts… Mais j’en garde de très bons souvenirs.Cette expérience a vraiment étéexceptionnelle et intense. Jen’oublierai jamais tous ces momentsque j’ai vécus sur l’île : ses siteshistoriques, ses paysages magnifiqueset ses belles plages. Mon anglais estdevenu courant. Caryl et Richard ontveillé sur moi comme si j’étais une deleur fille. C’est pourquoi je lesconsidère désormais comme uneseconde famille et je garde contactavec eux. Sans eux, je n’aurai jamaisvécu une aventure si extraordinaire àGuernesey. Je les remercie encore… Je conseille ce camping pour les étudiants qui aimeraient J’envie déjà ceux qui travailler à Guernesey. Ne vous inquiétez pas, les travaux sont auront la chance de terminés, le camping a été refait à neuf et tout fonctionne profiter de l’île parfaitement maintenant. Caryl et Richard ont l’habituded’embaucher des membres du Club Téli, alors n’hésitez pas à vous inscrire et à lescontacter. J’envie déjà ceux qui auront la chance de profiter de l’île et de la vie Guernésienne. Pour ma part, j’espère retourner à Guernesey bientôt… 3 ème Céleste Rollot gagne 300 euros Céleste, de Bretagne (Coordonnées de Céleste sur l’espace membres du site pour les membres du Club...) Prochains magazines du Club TELI : Décembre 2012 : Spécial Stages à l’étranger 2013 Février 2013 : Spécial Jobs d’été à l’étranger 2013 Avril 2013 : Partir à l’étranger sans argent... Octobre 2012 © Club TELI www.teli.asso.fr - Page 6 sur 13
  7. 7. Et pourquoi donc la différencene se rencontrerait-elle quenvoyage ?Onze mois à Berlin. Peut-on vraiment parler de voyage ?Apparemment oui, puisque ce nest quà partir de douze moisdétablissement dans un pays autre que le sien que, selon lONU,on peut parler de migration. Jusque-là on se trouve encore dans cet étatintermédiaire quest le voyage, dans ce statut qui ne nous identifie quecomme visiteur temporaire, non installé réellement, toujours rattaché à un autrefoyer. Onze mois à Berlin qui maintenant touchent à leur fin. Le moment approche où ilme faudra désinscrire mon logement à la mairie, fermer mon compte en banque, vidermes étagères et armoires pour enfermer leur contenu dans les sacs de voyage...Adieu Berlin, encore une étape de passée ! Que retenir de cetteexpérience ? Quai-je tiré de cet arrachement à ma Après l’Amazonie pour travailler confortable petite Suisse, à mon quotidien aux comme professeur danglais, en quoi difficultés réduites par lhabitude, et de cette le fait de partir vivre à Berlin installation dans une ville immense où la plupart des pouvait-il être difficile ? codes étaient à réapprendre et dont je parlais au début avec peine la langue ? On pourrait bienentendu se dire : la Suisse, lAllemagne, finalement ce ne sont pas des pays trèsdifférents. Après avoir vécu huit mois en Equateur, ce que jai fait il y a trois ans, dans unpetit village Quichua en Amazonie pour travailler comme professeur danglais, en quoi lefait de partir vivre à Berlin pouvait-il être difficile ? Après tout, je me trouvais ensituation connue : je fréquentais luniversité, je vivais avec mon compagnon, je disposais detout le confort qui, dans notre société, est considéré comme normal... Pas daraignées auxpattes velues, pas de pannes délectricité, pas de problèmes deau après chaque période depluie ou de sécheresse ! Bien sûr, tout cela je lai pensé moi aussi ; et cest vrai quil estdur de parler de choc culturel quand on passe de Genève à Berlin. Pourtant ? Javoue quilmest souvent arrivée de me sentir agacée, voire carrément énervée par certainespersonnes ou situations durant ce séjour. Cest après un travail de groupe qui mavaitparticulièrement "pris la tête", comme on dit, que je me suis mise à me poser quelquesquestions.Comment se faisait-il que cette situation maffecte tellement, moi qui, en Equateur, avaittoujours su me montrer si patiente, qui avait à chaque fois réussi à prendre la distancenécessaire pour ne pas trop me laisser affecter par les événements inattendus quibouleversaient mes plans ? Octobre 2012 © Club TELI www.teli.asso.fr - Page 7 sur 13
  8. 8. La meilleure réponse que jaitrouvée pour cette questionest qualors, je myattendais : en Equateur, jemattendais à ce que toutsoit différent, à ce que mafaçon de voir les choses soitbouleversée par lesconceptions du monde de mesinterlocuteurs, et jétaisprête à madapter. Quandmes élèves les plus jeunesquittaient la classe en pleinmilieu dun cours pour allerjouer devant lécole, jecalmais ma déception en medisant que les conditions scolaires du lieu, bien plus précaires quen Suisse, navaient pashabitué ces enfants au même type de discipline que moi, et je me mettais à réfléchir à ceque je pourrais modifier dans mon enseignement pour éviter quune telle situation sereproduise ; quand jétais la seule à arriver à lheure à une fête ou un concert, parce quetout le monde savait que ce type dévénement public commençait toujours avec au moinstrois heures de retard, jattendais patiemment en métonnant de la relativité culturelle des conceptions du temps, et souvent cette attenteMes premières réactions ont été la donnait lieu à de nouvelles rencontres etfrustration et la colère expériences. A Berlin cependant, je nétais pas préparée à affronter la différence. Cest ainsi que,lorsque jai été confrontée à dautres méthodes de travail, dautres sensibilités, dautreshabitudes, je nai pas cherché à me demander si ces points de vue, même sils différaientdu mien, avaient leur validité et je nai pas pensé à me remettre en question.Mes premières réactions ont été la frustration et la colère desquelles je nai pas su medistancier par la réflexion. Javais ma propre conception de la manière dont le travaildevait se faire et je la tenais pour seule valable. Sans doute que dans un contexte plus"exotique", jaurais attendu avant de fixer mon avis sur le sujet. Jaurais dabord cherchéà comprendre mes interlocuteurs parce que je serais partie du principe quil y avait quelquechose à comprendre. Tout cela me mène à la question suivante: pourquoi suis-je plustolérante avec ce qui est lointain quavec ce qui est proche. Si jai choisi ce thème pour cepetit texte, cest aussi parce que jai limpression que mon cas nest pas unique. Réfléchisdonc quelques instants lecteur, ny a-t-il pas certains comportements ou situations que tuacceptes bien plus facilement lorsquils se produisent loin de chez toi ? Je ne sais pas, parexemple, ténerveras-tu moins dans un pays du Sud si lautobus arrive en retard que si tute trouves sous nos latitudes ; ou alors accepteras-tu plus facilement de manger desnourritures étranges si cest une aimable dame au charme exotique qui te les offre que sicest ta mère. Cela nest-il pas quelque peu étrange ? Pourquoi le contexte influence t- iltellement notre attitude ? Octobre 2012 © Club TELI www.teli.asso.fr - Page 8 sur 13
  9. 9. Car après tout, comme on le dit souvent, nous sommes tous différents. Il ny a donc pas deraison pour que certains individus, parce quils nous paraissent "plus différents" en raisonde leur éloignement, bénéficient dune marge de tolérance distincte, surtout sil apparaîtquau final cette belle tolérance prend racine dans un fond de préjugés. La conclusion àlaquelle je suis arrivée est que oui, chaque être humain possède sa propre manière depercevoir le monde et même sil provient dun milieu quisemble similaire au mien, même si je pense bien leconnaître, je nai pas à attendre à ce quil pense comme moiou quil agisse comme je lai prévu. Cela peut sembler banal,mais je crois que cest lun des piliers fondamentaux de 2 ème Laure Sandozlacceptation de lautre ; car en restant à chaque instant gagne 500 €ouvert à la surprise, on évite dimposer ses proprespréconceptions et on apprend à ne pas rendre lautreresponsable de ses propres attentes.Considérer tout individu comme on considéreraitlhabitant dune terre lointaine, cest laisser àchacun la liberté dêtre soi-même. Voici un beaubagage à ramener avec moi en Suisse, qui confirmeune fois de plus la citation dHyppolyte Taine : "Onvoyage pour changer, non de lieu, mais didées".Laure Sandoz Suisse.(Coordonnées de Laure sur l’espace membres du site pour les membres du Club...) http://www.teli.asso.fr/devmembre.php Mettez toutes les chances de votre côté... devenez membre du Club TELI. Connectez-vous sur www.teli.asso.fr et cliquez sur l’onglet “Devenir membre” ou demandez-nous une documentation gratuite en cliquant sur l’onglet “Demande de doc gratuite” ou laissez-nous votre adresse postale en nous appelant au 04 50 52 26 58. Ne perdez plus votre temps à chercher n’importe où... trouvez avec nous ! Octobre 2012 © Club TELI www.teli.asso.fr - Page 9 sur 13
  10. 10. 4 ans autour du monde : La bonne décision ?A quelques jours de mon retour en France, c’est un peu la confusiondans ma tête, des sentiments partagés entre l’envie de revoir mafamille et rester encore sur les routes. Quelque part, c’est (déjà) la finde quelque chose, une page qui va se tourner et un nouveau chapitreà écrire. Mais si vous me posez cette question : Etait-ce la bonnedécision ? Je vous répondrai oui à 100%.Etait-ce la bonne décision ? Je Tout a commencé il y a déjà plus de 4 ans quandvous répondrai oui à 100%. j’ai pris la décision de tout quitté, de tout laisser derrière moi et de partir parcourir le monde. LeClub Teli , dans un sens, a été un des déclencheurs de cette décision. En effet, lors duforum des voyageurs de 2006, j’avais pu rencontrer des représentants de l’alliancefrançaise du Yukon, ce territoire canadien, frontalier avec l’Alaska. Cette premièreentrevue aura été la première pierre àl’édifice qui me poussera à quitter montravail et postuler pour le PermisVacances Travail Canadien un an plustard. La première année de mon voyage,je l’ai donc passée au Canada. Monpremier point de chute fut Vancouvermais rapidement je me dirigeai vers lesgrands espaces Yukonnais quim’attiraient davantage et représentaientLa destination initiale. Sur place, larencontre du personnel de l’alliancefrançaise (de nouveau), me permis de trouver rapidement du travail dans laconstruction et par la suite, par un concours de circonstance inouïe, j’eus la chance departir travailler dans un camp minier au milieu de nulle part dans le "Bush" canadien.Une expérience exceptionnelle malgré des conditions de vie et de travail difficiles quime permis de financer le périple suivant. Le périple en question étant la traversée duNord au Sud de l’Alaska, en stop, puis la descente en bateau de toute la côte ouestcanadienne avec une halte de quelques semaines sur les îles Queens Charlottes pour faire du Wwoofing.Le périple en question étant latraversée du Nord au Sud de Le seul retour en France de ces quatre dernièresl’Alaska, en stop. années fět pour le mariage de mon frère, mais ces 6 Octobre 2012 © Club TELI www.teli.asso.fr - Page 10 sur 13
  11. 11. premiers mois confirmaient déjà, sans aucun doute possible, ma décision et il me fallaitabsolument repartir rapidement. Il me restait encore quelques mois sur mon PVTcanadien mais, ne voulant pas en rester là, je postulais pour le visa WHV australien, cequi me laissait un an pour terminer l’aventure canadienne et découvrir d’autres pays.Cette fois, le retour au Canada se fit par la côte Est avec un détour par New York pourles fêtes de Noël puis le nouvel an Canadien dans la ville de Québec par un froidpolaire (-30°C). Rapidement je me dirigeais vers la station de ski de Mont Tremblantpour trouver du travail et à défaut d’un emploi pour la station, je me retrouverai réceptionniste à l’auberge internationale dePersonne ne voulant jeunesse du coin. Une expérience mémorable dem’accompagner en cette fin plus et un départ difficile émotionnellement. Maisd’hiver au delà du cercle polaire,je partais seul... après ces 3 mois, je souhaitais vraiment finir mon PVT au Yukon, mon point de départ, revoir lespotes et surtout en profiter pour franchir le cercle polaire arctique, chose que je n’avaispas eu l’occasion de faire précédemment. Cinq jours de transcanadienne en bus et merevoilà sur place. Personne ne voulant m’accompagner en cette fin d’hiver au delà ducercle polaire, je partais seul, avec dans l’idée de tenter éventuellement ma chancedans un bed and breakfast recrutant des volontaires pour s’occuper de leurs chiens detraîneaux, de magnifiques Huskies blancs aux yeux bleu.Et cet opportunisme fut gagnant. Malgré l’idée de faire simplement une découverte dequelques jours des paysages polaires, je resterais finalement 3 mois dans la petite villed’Inuvik. Travail de construction et de maintenance générale de l’endroit,déneigement, bûcheron (au Canada, ça c’est fait), s’occuper des huskies…, le toutrécompensé régulièrement par des excursions en traîneau ou motoneige pourdécouvrir la faune et la flore locale au coeur de la transition hiver/été polaire,sublime !!! Le départ là aussi fut très dur. Malgré linsistance de mes patrons pour megarder encore plusieurs semaines, je décidais de reprendre la route car il ne me restaitque 4 mois avant l’échéance du visa australien. L’Amérique du Sud, étant un autre demes rêves, mon point de chute fut donc l’Equateur pour 2 mois car petit budgetoblige, il me fallait faire du bénévolat.Là encore, par l’intermédiaire du Club TELI , je me dégotais un boulot de"charpentier" dans une hacienda au Nord de Quito puis j’enchaînais par quelquessemaines au sein d’une famille équatorienne très pauvre que j’aidais principalementpour les travaux agricoles. La suite, un timing limité et un choix à faire entre Pérou,Bolivie ou Colombie, ce sera finalement ce dernier pays plus le Panama rapidement etune remontée aux USA, Vegas et San Francisco avant de m’envoler pour l’Australie. Octobre 2012 © Club TELI www.teli.asso.fr - Page 11 sur 13
  12. 12. Mon arrivée en Australieen novembre 2009, dans laville de Perth fut un chocentre parenthèses aprèsces derniers mois passésplus ou moins seul sur lesroutes, énormément debackpackers, de la"concurrence" pour lespetits boulots, mais unebonne ambiance avectoutes ces nationalitésprofitant du visa WHV. Magrande chance fut qu’aprèsquelques petits jobs, je rencontrais un expatrié, qui me fit rentrer dans son entreprise,une usine qui produit des briques pour le bâtiment. Un boulot intérimaire de 9 mois,qui me permis de mettre beaucoup d’argent de côté car mon choix fut en quelquesorte d’accumuler les heures de travail dans la perspective de financer la suite de montour du monde. Le chemin étant déjà plus ou moins tracée dans ma tête, beaucoup delectures et de recherches internet (Newsletters et forum du Club TELI , Voyage Forumentres autres), me laissait envisager qu’avec mon pécule et du bénévolat à droite et àgauche, il était parfaitement envisageable de rester sur les routes pendant encore 2 ans. J’avais déjà plus ou moins tout préparé quandLe destin en décida autrement mon visa arriva à expiration, 5 semaines de breakcar, lors de mon passage sur l’île en Asie (Malaise, Singapour, Indonésie), un retourde Bali, je rencontrais Susi, ma sur Perth pour aider un ami durant la période defuture femme et tout fut fin d’année, la visite express de l’Australie et de lachamboulé... Nouvelle-Zélande, le tout sur 3 mois car l’idée étaitde débarquer au Népal à la fin de l’hiver (billet déjà en poche).Le destin en décida autrement car, lors de mon passage sur l’île de Bali, je rencontraisSusi, ma future femme et tout fut chamboulé. Je retournerais comme prévu enAustralie pour un couple de mois mais pas de visite du pays et un retour à Bali pourrevoir ma copine. Fin février, je m’envolais comme prévu, pour 2 mois au Népal (dontplus d’un mois de Trek à travers l’Himalaya et les Anapurnas), un autre rêve qu’il mefallait absolument réalisé étant passionné de montagnes et d’alpinisme. L’amour meramena sur Bali après un bref passage par la Thaïlande et Bornéo, mais cette fois, il mefallait rester beaucoup plus longtemps sur place pour savoir si mon choix"d’abandonner" la suite de mon tour du monde était le bon. Je resterais finalement Octobre 2012 © Club TELI www.teli.asso.fr - Page 12 sur 13
  13. 13. plus d’un an sur place, une immersion totale dans la vie balinaise puisque je vivrai toutdu long au sein de ma belle famille, au coeur d’un village du nord de l’île. Une culturecomplètement différente de notre modèle occidental basé beaucoup plus sur l’entraidecar l’Indonésie reste encore un pays très pauvre, un mode de vie beaucoup pluspaisible et des gens merveilleux qui malgré la barrière de la langue, que je commence àparler petit à petit m’ont totalement intégré au sein de leur famille. Et pour finir, enmai dernier, le mariage traditionnel Balinais et tout ce que cela implique au niveauadministratif (une autre découverte entre les formalités indonésiennes et françaises(ambassade, consulat…), pas forcément réjouissante mais cela fait partie du monde duvoyageur). Pour conclure, si je fais le bilan de ces dernières années sur les routes,comme je l’ai précisé au début, la décision de tout quittéfut la bonne. Je m’en vais retourner au pays avec desanecdotes et souvenirs plein la tête et une vision dumonde et des choses de la vie bien différente qu’avantmon départ. Et si j’avais des conseils à donner pour ceux 1 er Guillaume Revet gagne 700 €qui hésitent à partir, je leur dirais, avant tout de ne pas seposer trop de questions car presque jamais rien ne sepasse comme prévu lors d’un tel voyage, avoir un trèsgrand esprit d’ouverture, de l’opportunisme (sortir unpeu des sentiers battus) par rapport au travail,oublier ses préoccupations matériels et sanitaires,prendre beaucoup sur soi quand ça va mal où quevotre famille vous manque, mais en retour, quedire, l’enrichissement personnel est énorme, et celapeux vous changer une vie …Guillaume Revet(Coordonnées de Guillaume sur l’espace membres du site pour les membres duClub...) http://www.teli.asso.fr/devmembre.php Mettez toutes les chances de votre côté... devenez membre du Club TELI. Connectez-vous sur www.teli.asso.fr et cliquez sur l’onglet “Devenir membre” ou demandez-nous une documentation gratuite en cliquant sur l’onglet “Demande de doc gratuite” ou laissez-nous votre adresse postale en nous appelant au 04 50 52 26 58. Ne perdez plus votre temps à chercher n’importe où... trouvez avec nous ! Octobre 2012 © Club TELI www.teli.asso.fr - Page 13 sur 13

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