Ville de Clermont - La Chapelle des Lardières

1 188 vues

Publié le

largeC’est en 1651 que l’Abbé HUCHER, prieur de Breuil-le-Vert et Seigneur de Béthencourtel, fit édifier cette chapelle par quatre maçons du pays, à partir de matériaux de celle qui existait jusqu’alors et qu’il avait fait démolir.

Jusqu’en 1835, cette chapelle, comme tout le hameau de Béthencourtel se situait sur le territoire de la commune d’Agnetz.

D’une architecture simple, l’édifice, dédié à Saint-André, possède une porte encadrée de bossages, surmontée d’une niche abritant de nos jours une statue de Sainte Thérèse de l’Enfant de Jésus, encadrée de consoles. Sur le pignon se dresse un petit clocher contenant la cloche de l’ancienne usine Gervais rasée au cours du bombardement aérien du 25 Août 1944.

medium-large





A l’intérieur, un autel du XIXème siècle s’appuie sur un fond de boiseries rocaille.

Au sol repose la pierre tumulaire de Louis Havart de Popincourt et de son épouse Catherine Lefevre. Deux tableaux les représentent. Dans le mur est scellée une épitaphe sur marbre noir, perpétuant le souvenir de cet écuyer, seigneur de Béthencourtel, Péteil, Agnetz et autres lieux, Maître des Eaux et Forêts de Clermont, décédé le 24 septembre 1724 à l’âge de 65 ans.

La chapelle est surnommé « chapelle du tilleul », car en jusqu’en 1990, elle était abritée par un gros tilleul plusieurs fois centenaire, que les anciens nommés autrefois « Eul’ grot’ arbe eud Tincorti » ; par sécurité, la Municipalité a dû l’abattre, mais pour respecter la tradition, elle a aussitôt replanté un nouveau tilleul. Sa toiture a été refaite en 2002.

Publié dans : Voyages
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
1 188
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
643
Actions
Partages
0
Téléchargements
2
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Ville de Clermont - La Chapelle des Lardières

  1. 1. CHAPELLE DES LARDIÈRES
  2. 2. L’origine du nom Lardières est sujette à controverses. S’agit-il d’un nom de personne ou d’un nom commun à mettre en relation avec la rue aux Pourceaux qui a été donné pendant un temps à la rue de Mouy, actuelle rue Pierre Viénot ? Cette rue Pierre Viénot est une voie ancienne qui, pendant tout le Moyen Âge et même après, permettait de gagner Paris en passant par Mouy. La seigneurie dépendait de Bethencourt Saint Nicolas par Pierrepont (Aisne). Le plus ancien possesseur connu est Tristan de Soizy, mentionné dans le dénombrement de 1373. Elle est passée ensuite à la famille Bourges au XVIe siècle, puis ensuite à un certain Antoine Billouet au début du XVIIe siècle. C’est à cette époque, en 1621, que la seigneurie a échu au prieur de Breuil-le-Vert, Jean le Hucher. C’est ce dernier qui fait édifier la chapelle des Lardières, dont la construction confiée à quatre maçons de la famille Baleyne (la ruelle Baleyne située un peu plus bas conserve le souvenir de cette famille) a commencé en 1651. Cette chapelle n’a pas été créée sur un terrain vierge puisqu’à son emplacement se trouvaient les ruines d’une chapelle dédiée à Saint Martin. La chapelle des Lardières est quant à elle dédiée à Saint André et elle a vocation de chapelle funéraire puisque l’abbé Hucher y a été inhumé le 19 décembre 1657. Elle se caractérise par une petite construction de plan rectangulaire à chevet plat. La porte est entourée de bossages, et elle est surmontée d’une niche dans laquelle on a placé une statue de Marie-Thérèse à l’Enfant Jésus. Enfin, au sommet du pignon se trouve un édicule dans lequel on a disposé une cloche provenant de l’ancienne usine Gervais, rasée après le bombardement du 25 août 1944. A l’intérieur, un autel du XIXe siècle est appuyé sur un fond de boiseries. Sur les murs nord et sud se trouvent les portraits de Louis Havart de Popincourt, seigneur d’Agnetz, et de son épouse Catherine Lefèvre. Ces personnages ont été inhumés dans le chœur de l’église d’Agnetz, puis leurs restes ont été transférés dans la chapelle des Lardières en 1746. La chapelle a fait l’objet de restaurations en 1843. De nos jours elle est la propriété de la ville de Clermont. La chapelle de Lardières était également connue sous le vocable de chapelle du tilleul, du fait de la présence, au contact de la chapelle d’un énorme tilleul multiséculaire qui a dû être abattu en 1990 par sécurité. Mais pour respecter la tradition, un autre tilleul a été replanté au même endroit.
  3. 3. Pierre Viénot Pierre Viénot, né le 5 août 1897 à Clermont, est un résistant et un homme politique français. Il s’engage durant la Grande Guerre, alors qu’il n’est âgé que de 17 ans. Il sera une première fois blessé le 2 juillet 1916 lors de la Bataille de la Somme, mais cela ne calme pas l’ardeur du jeune homme, qui sera à nouveau blessé, plus sérieusement cette fois-ci, à Villers-Cotterêts, en juillet 1918. Durant les années 20, il fera plusieurs séjours en Allemagne, militant entre autre pour un rapprochement franco-allemand. Il créé en 1926, en compagnie d’Emile Mayrisch, un industriel luxembourgeois, le Comité franco-allemand de documentation et d’information, qu’il présidera jusqu’en 1929. Il devient député de Rocroi en 1932 sous l’étiquette du Parti républicain-socialiste, et en 1936, sous-secrétaire d’Etat chargé des protectorats du Maghreb et des mandats du Proche-Orient. En 1938, il critique fermement les accords de Munich, et forme avec Pierre Brossolette et Daniel Mayer le groupe Agir, groupe socialiste qui se veut implacable face aux nazis et aux fascistes. Malgré son état de santé déclinant, il s’engage en 1939, mais reste à l’arrière du front. En 1942, il est arrêté et placé en résidence surveillée en sanatorium, mais s’évade en 1943, et part rejoindre le général de Gaulle à Londres. Il devient alors l’ambassadeur de la France libre auprès du gouvernement britannique. Il meurt d’une crise cardiaque le 20 juillet 1944. La ville de Clermont lui a rendu hommage en rebaptisant la rue de Mouy, ainsi que l’école qui y est située à son nom. C’est dans cette rue qu’on peut contempler la chapelle des Lardières. De Gaulle, Viénot, Coulet, Schumann sur une plage de Normandie

×