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• La liberté de choix de l’éditeur :le premier point proclame le principe de la liberté de distribution de la presse et co...
Une fois admis au sein d’une coopérative, l’éditeur se voit également garanti l’égalité detraitement avec les autres assoc...
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Plaidoyer pour une réforme du système de distribution des journaux au Cameroun

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Pladoyer pour une reforme du systheme de distribution des journaux au Cameroun par Carlos NGOUALEM

Président de L’Association des dépositaires et marchands de journa

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Plaidoyer pour une réforme du système de distribution des journaux au Cameroun

  1. 1. PLADOYER POUR UNE REFORME DU SYSTHEME DE DISTRIBUTION DE LA PRESSE AUCAMEROUN ET D’UNE NECESSAIRE SUBVENTION DE L’ETAT EN FAVEUR DE LA DIFFUSIONDES JOURNAUX ET PROBLEMATIQUE DE LA DISTRIBUTION DE LA PRESSE AU CAMEROUNLa mauvaise qualité de sa distribution est le principal problème de la presse écrite 1camerounaise. Vous pouvez bien concevoir les meilleurs journaux du monde, s’ils ne sontpas disponibles et si, lorsqu’ils le sont, leurs charges logistiques sont telles qu’ils sont hors deprix, vous êtes mal. Mais nos journaux étant déjà loin, d’être les meilleurs du monde, onimagine l’impact d’un système de diffusion aussi archaïque et inefficace que celui quidistribue notre presse. En effet, l’état camerounais a abandonné ce secteur à une filiale dugroupe Français Prestalis, sorte de monstre organisationnel co-géré par Hachette et lesyndicat du Livre français.Dans l’arrière pays, les journaux quotidiens arrivent en kiosque avec plus de cinq jours deretard. Parfois, certains chefs lieux de régions n’ont même pas de kiosque à journaux. Si l’onveut acheter un journal à Mokolo ou à Maroua, on trouvera celui de la semaine d’avant, cequi n’incite pas à l’acheter alors que la radio, la télévision ou Internet ont donné lesdernières informations. Les quotidiens paraissant à Yaoundé arrivent sur le marché deDouala dans l’après midi vis versa.La distribution des journaux peut être considérée comme un service d’intérêt général. Lesopérateurs qui en sont chargés sont donc supposés être efficaces et leurs prestationsdoivent être raisonnables en termes tarifaires tout en restant rentables. Au Cameroun,Messapresse jouit d’un monopole quasi-intégral, mais se révèle souvent incapables de livrerles points de vente en temps et en heure et coûte près de 40% de la valeur faciale d’unjournal. Désormais, la question est donc, littéralement, de savoir s’il appartient à uneentreprise étrangère d’apporter des solutions aux problèmes de notre presse en lieu et placedes pouvoirs publics.Comme Messapresse prend toute la distribution en charge, les titres n’ont pas développé deforce commerciale, de force de vente qui leur permettraient tout à la fois de mieux vendreleur journal et de mieux connaître les attentes des lecteurs. Il faut remédier à cette situationen relançant les campagnes d’abonnement, les contrôles systématiques dans les
  2. 2. imprimeries afin de limiter les fuites qui alimentent le réseau parallèle. Les études demarché doivent être effectuées pour connaître les attentes des lecteurs.Les ventes de la presse au Cameroun ont diminuées de plus de 70% en 20 ans. Si laconcurrence de la radio, la télévision et Internet peut expliquer cela en partie, il n’endemeure pas moins vrai que les journaux n’ont pas développé une politique visant à toucher 2tous les lecteurs potentiels. La baisse des ventes ne peut se justifier par l’argument du prixnon plus, parce que l’expérience montre que lorsqu’un journal touche l’intérêt du lecteur, ill’achète. Il en est des hors séries de nos journaux qui se vendent au prix de 700 francs aumoins, mais dont le taux d’invendus est des plus bas au cameroun. Il est important de noterqu’en l’absence d’un renouvellement idéologique, la presse d’opinion a du mal à trouver unlectorat qui se fatigue au fil des années des mêmes dénonciations avec le même style et lesmêmes mots pour dénoncer les mêmes maux. Lorsqu’on regarde ce qui se passe ailleurs, onconstate de plus en plus une tendance à la « thématisation » des contenus des journaux. Lesquestions d’emploi, de santé publique, d’éducation sur l’histoire du monde y sont abordées.Dans ces conditions, le lecteur choisit le titre, non pour des raisons de sensibilitéidéologique, mais pour des raisons d’utilité publique. La presse camerounaise doit doncs’entourer des spécialistes pour aborder les thèmes en rapport avec les besoins du lectorat.Lorsque tout le monde est daccord pour dire quun système ne fonctionne pas bien, il faut leréformer. C’est ce qui doit être fait avec notre système de distribution dans le cadre d’unplan de modernisation portant sur les points suivants :- Messapresse doit s’engager à faire ouvrir de nouveaux points de vente, l’objectif minimal doit etre à court terme que chaque chef lieu de département au moins puisse disposer d’un kiosque à journaux et à moyen terme chaque chef lieu d’arrondissement.- Messapresse doit s’engager à optimiser l’offre presse dans les magasins. Afin de désengorger les linéaires, une démarche innovante testée en France en 2010. En prenant en compte le maximum de la vente constatée titre par titre pour chaque diffuseur, les rayons sont allégés sans impacter sur le niveau des ventes. Cette action vise à alléger la trésorerie des diffuseurs pour limiter les suspensions qui privent certains kiosques et certaines régions du pays de la presse pendant plusieurs semaines.
  3. 3. - Messapresse doit proposer un plan de revalorisation de la rémunération des diffuseurs de presse. En contrepartie, les diffuseurs s’engageront à améliorer les services qu’ils offrent au public. A ce titre, la première mesure pourrait concerner la mise en valeur de la presse ainsi que l’amplitude d’ouverture -y compris les jours fériés.- Messapresse doit s’engager à développer des services aux lecteurs. Pour favoriser les 3 achats d’impulsion et faire redécouvrir aux lecteurs le chemin des commerces de presse, la politique d’animation des points de vente doit se doter de nouveaux outils marketing.- Responsabiliser les acteurs- Rendre le métier de diffuseur plus attractif- Prendre davantage en compte les réalités économiques.- L’état doit Simplifier les règles d’autorisation et d’implantation des kiosques à journaux afin d’en augmenter le nombre. Les kiosques à journaux sont soumis à des procédures d’autorisation et d’implantation qui peuvent retarder leur installation. Il est proposé de les simplifier. Simplification aussi des contraintes administratives afin d’encourager la création des kiosques à journaux dans les villes.- Participation de l’Etat aussi pour prendre en charge une partie du coût de la distribution de la presse et éventuellement l’Exonération de toute taxe professionnelle pour les dépositaires indépendants. Le montant de ces aides doit être chiffré.- Assurer la pérennité financière du système. Obtenir des gains de productivité permettant de financer une augmentation de la rémunération des points de vente. Prendre davantage en compte les coûts réels de la distribution- A court terme, c’est ce qui doit être fait.A moyen terme, - Mettre en œuvre les nécessaires réformes et disposer d’une instancegarante du bon fonctionnement du système. Plus concrètement, il faut envisager de fairevoter une loi pour organiser le secteur de la distribution des journaux au Cameroun. La loisur la distribution des journaux se présente comme le socle du dispositif organisant ladistribution de la presse au Cameroun.- Elle règle la question relative au statut des entreprises de groupage et de distribution desjournaux et publications périodiques et organise le système de distribution de la presseautour de trois principes fondamentaux et d’une instance de contrôle.
  4. 4. • La liberté de choix de l’éditeur :le premier point proclame le principe de la liberté de distribution de la presse et confie àtoute entreprise de presse le droit " d’assurer elle-même la distribution de ses propresjournaux et publications périodiques par les moyens qu’elle jugera les plus convenables à cet 4effet ".Le choix d’une distribution autonome a ainsi été testé par certains journaux, pour desraisons évidentes de proximité qui rend inutile le principe même de groupage. C’est le casdes publications régionales.En contrepoint, le deuxième point fera obligation aux entreprises de presse qui souhaitentregrouper leur distribution d’avoir accès à des sociétés coopératives de messageries depresse, dont cette loi réglementera la constitution et le fonctionnement.L’élément essentiel du dispositif résidera donc dans le pouvoir de contrôle des éditeurs surleur système de distribution, y compris lorsque, pour des raisons pratiques (d’ordrelogistique et financier), les coopératives décident de ne pas assurer directement lesopérations matérielles de distribution, elles peuvent en confier l’exécution à des entreprisescommerciales, à la condition expresse que les coopératives "s’assurent une participationmajoritaire dans la direction de ces entreprises".C’est notamment le cas du système actuel, dont les éditeurs pourraient s’arroger les 51% ducapital.• L’égalité des éditeurs face au système de distributionCette égalité se traduit d’abord par la liberté d’accès des éditeurs à la coopérative de leurchoix, l’admission s’imposant aux coopératives, à la condition que la société éditriceremplisse les conditions objectives prévues par la loi et par les statuts et qu’elle accepte lesbarèmes votés en Assemblée générale. On retrouve donc là, appliqué à la distribution de lapresse, le principe coopératif dit de la "porte ouverte".
  5. 5. Une fois admis au sein d’une coopérative, l’éditeur se voit également garanti l’égalité detraitement avec les autres associés, que ce soit tant en terme de coûts de distribution (lesbarèmes étant votés par la collectivité) que d’impartialité de traitement (aucun titre n’étantfavorisé par rapport aux autres). 5• La solidarité entre éditeurs-coopérateursCette solidarité s’exprime par le fait même du groupage et de la mise en commun desmoyens nécessaires à la distribution des titres adhérents.Elle trouve aussi une traduction économique dans le principe de barèmes adoptés par lacollectivité des coopérateurs et s’imposant à chacun d’entre eux, et dont une partessentielle met en œuvre une péréquation des coûts et des tarifs.• Sous le contrôle du Conseil National des Messageries de PresseAprès avoir posé les principes de liberté, d’égalité et de solidarité, il sera utile de créer uneinstance de contrôle, destinée notamment à "faciliter l’application de la loi qui sera votée" età en assurer le respect.Le Conseil National des Messageries de Presse dont la composition sera fixée par la loi, pourremplir en fait le rôle d’un organe de régulation sur l’ensemble des sujets se rattachant à ladistribution de la presse. Néanmoins, ce conseil devra être composé de :. Un représentant du Ministre des Finances.. Un représentant du Ministre des Relations extérieures. Un représentant du Ministre de l’Economie.. Un représentant du Ministre des Transports.. Un représentant du Ministre des Postes et Télécommunication.. Un représentant du Ministre de la Communication.. Trois représentants des sociétés coopératives de messageries de presse désignés par lesorganisations professionnelles les plus représentatives ou, à défaut, par une assembléegénérale des sociétés coopératives de messageries de presse.. Trois représentants des organisations professionnelles de presse les plus représentatives.
  6. 6. . Deux représentants des dépositaires et diffuseurs de journaux et publications périodiquesdésignés par les organisations professionnelles les plus représentatives ou, à défaut, par uneassemblée générale des dépositaires et diffuseurs de journaux.. Un représentant des entreprises commerciales concourant à la distribution de la presse.. Un représentant du personnel occupé dans des entreprises de messageries de presse 6désignés par les organisations syndicales les plus représentatives.. Le Directeur Général de CAMRAIL.. Le Directeur Général de CAMAIR.CO. Le Président de l’organisation professionnelle la plus représentative des transporteurs parroute.C’est ainsi que les principaux accords interprofessionnels (qualification du produit presse,mesures techniques et financières afférentes aux conditions de travail des dépositaires etdes diffuseurs) sont avalisés par le Conseil National.Telles sont à notre avis, les questions qui doivent être abordées aux états généraux de lacommunication pour sauver la presse papier. Malheureusement, nous n’y avons pas étéinvités. Que ceux qui y sont n’oublient pas que le rôle de réliance social que joue la presseest conditionné par la disponibilité des journaux dans les quatre coins du Cameroun. Et quecette responsabilité incombe à l’état.Carlos NGOUALEMPrésident de L’Association des dépositaires et marchands de journaux(ADMJ)Tel : 99 82 20 94 / 70 79 59 09e-mail : ngoualem1@yahoo.fr

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