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AEC - Anniversaire Loi Hamon

L’Association Emprunteur Citoyen vous adresse son dernier communiqué de presse.

A l’occasion du premier anniversaire de la Loi Hamon, nous dressons un premier bilan de cette loi censée débloquer le marché de l’assurance emprunteur verrouillé par les banques.

http://www.emprunteurcitoyen.org/

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AEC - Anniversaire Loi Hamon

  1. 1.   contact@emprunteurcitoyen.org       AEC – 3, avenue Constant Coquelin – 75007 Paris  Tel : 06 51 18 03 36  Paris le 27 juillet 2015  Communiqué de presse  ASSURANCE EMPRUNTEUR :   La loi HAMON fête ses un an, les emprunteurs doivent‐ils s’en réjouir ?     Premier anniversaire de la Loi Hamon en assurance emprunteur, joyeux ou pas ?   Le  26  juillet  2014,  la  Loi  Hamon  est  entrée  en  application  pour  ses  dispositions  relatives à l’assurance emprunteur. Elle autorise désormais les emprunteurs immobiliers à changer  d’assurance  de  prêt  à  tout  moment,  à  garanties  équivalentes,  dans  les  douze  mois  qui  suivent  la  signature  de  leur  prêt,  sans  pénalisation  financière  possible.  Au‐delà,  le  droit  de  l'emprunteur  de  résilier son assurance chaque année avec deux mois de préavis a été confirmé par la Cour d’Appel de  Bordeaux  le  23  mars  dernier  et  rappelé  par  l’Autorité  de  Contrôle  Prudentielle  et  de  Résolution  (ACPR) dans son rapport annuel de mai 2015. Nous avons donc une loi sans ambiguïté, une position  de  l'ACPR  et  une  jurisprudence  limpide,  et  tout  est  en  place  pour  faciliter  l’ouverture  à  la  concurrence de l'assurance emprunteur.   Pourtant, les emprunteurs parviennent ils à faire valoir leur droit de choisir une autre assurance que  celle imposée par leur banque ? NON ...  Quel bilan dresse‐t‐on après 1 an ?    Les  banques  ont‐elles  assoupli  leur  acceptation  de  délégations  d’assurance ?  NON  Aujourd’hui, avant l’émission de l’offre de prêt, la liberté d’exercer son choix d’assurance n’existe  toujours pas. En effet, la loi Hamon devient prétexte pour les banques de repousser l’acceptation  d’une autre assurance à plus tard, après la signature du prêt. Elles continuent de prétendre que  le  taux  du  prêt  sera  meilleur  si  l’assurance  bancaire  est  souscrite,  et  incitent  leurs  clients  à  optimiser leur assurance plus tard, de préférence après 12 mois, voire aux calendes grecques.      Les  banques  répondent‐elles  dans  les  délais  et  refusent‐elles  au  seul  motif  de  la  non  équivalence de garantie ? NON  Les délais de réponse sont largement au‐delà de ceux prévus dans les textes, ou tout du moins  habillés par des demandes invraisemblables. Les banques prétextent n'importe quoi pour juger la  demande du client incomplète ou prétendre qu'elle n'a pas été faite au bon point d'entrée. Nous  ne comptons plus les demandes du Crédit Foncier d'un échéancier des cotisations, fourni des  dizaines  de  fois  par  nos  adhérents,  pour  aboutir  toujours  à  cette  inlassable  et  constante  demande. Nous ne comptons plus les réponses de banques qui demandent de s'adresser tantôt  au siège, tantôt au back office, tantôt à l'agence, comme si la loi n'était pas applicable dans tous  les cas !     Les banques respectent‐elles les critères d’équivalence de garanties qu'elles ont elles mêmes  définies par accord de place (accord CCSF du 23 janvier 2015) ? NON  Les critères d’équivalence de garanties ne s’appliquent que si la banque exige cette garantie et  donc l’inclut dans le calcul du TEG. Pourtant… Le Crédit Mutuel, qui n’inscrit pas dans son TEG le  coût de la garantie Incapacité/Invalidité, ne se prive pas de contester tout autre contrat au titre  de la non équivalence de cette garantie ! Ceci est d’autant plus indéfendable que le contrat des 
  2. 2.   contact@emprunteurcitoyen.org       AEC – 3, avenue Constant Coquelin – 75007 Paris  Tel : 06 51 18 03 36  Assurances du Crédit Mutuel propose une garantie indemnitaire (limitée à la perte de revenus)  pauvre en couverture qui pousserait n’importe quel emprunteur averti à regarder de l’autre côté  du  trottoir...    Mais  nous  citerons  aussi  la  BNP  qui  utilise  les  critères  du  CCSF,  mais  prétend  souvent à tort que le contrat concurrent ne les respecte pas.     La libre concurrence, ouverte et transparente est‐elle instaurée ? NON  Là encore, malgré la volonté de renforcer l’information aux emprunteurs, les banques ne jouent  pas le jeu. Le Crédit Agricole impose souvent une assurance de prêt à hauteur de 100% du prêt à  chaque emprunteur. Mais seule la moitié de cette assurance est ensuite intégrée au TEG, et elle  n'est  donc  en  réalité  obligatoire  que  pour  l'un  des  deux,  sans  que  l'offre  de  prêt  ne  précise  lequel. Or, aucune objection sur les garanties n'est possible pour l'emprunteur jugé "facultatif"...     Et que se passe‐t‐il pour les emprunteurs de 2014 qui n’auront pas fait jouer la loi Hamon pendant  les 12 premiers mois pour changer leur assurance ? RIEN  Mieux, certaines banques ont renforcé le « verrouillage » de leur contrat après 12 mois.  Ainsi, la  Banque Postale, qui permettait ouvertement la substitution annuelle de l’assurance, est revenue en  arrière en supprimant cette possibilité dans ses offres de prêt.  Les banques vont‐elles continuer à bafouer la loi sans intervention de l’Etat ? ET POURQUOI PAS ?   Nous nous y opposerons de toutes nos forces. Mais les banques continuent de réfuter l’application  de l’article L113‐12 du Code des Assurances, d’ordre public, qui permet aux emprunteurs de résilier  annuellement  leur  assurance  malgré  la  Loi,  la  Cour  d’Appel  de  Bordeaux  et  le  rappel  de  l'ACPR.  Nombre d'entre elles écrivent même clairement qu'elles n'appliqueront la loi que lorsque la Cour de  Cassation la confirmera ! Si la loi ne s'applique qu'à ces conditions, la Cour de Cassation a du travail...  Alors que la Loi Hamon introduit une sanction de 3000€ pour non respect de ses dispositions, les  autorités de contrôle brillent par leur inaction. Que ce soit la DGCRFF, l’Autorité de la Concurrence,  voire l'ACPR, personne n'est présent pour soutenir opérationnellement les emprunteurs.   Devant un tel mépris des textes, il ne suffit pas de brandir la sanction mais savoir la faire appliquer...  Les autorités anglo‐saxonnes l'ont pourtant bien compris, et BNP Paribas est là pour en témoigner.   Quelles sont les futures actions de l’Association Emprunteur Citoyen ?  Notre  association  va  donc  poursuivre  son  combat  jusqu'à  ce  que  la  résiliation  annuelle  et  la  substitution  de  l'assurance  emprunteur  soient  reconnues  sans  conteste  par  les  banques,  et  soit  utilisable sans encombre par les emprunteurs. Alors seulement, nous pourrons nous réjouir et fêter  dignement la libre concurrence sur le marché de l’assurance emprunteur !   C’est  pourquoi,  dans  les  prochaines  semaines,  nous  allons  centraliser  les  déconvenues  des  emprunteurs et les entraves faites à leur libre choix d'assurance et exiger le traitement de leur cas.   Une  première  étape  avant  des  actions  de  plus  grande  ampleur,  à  moins  que  les  établissements  prêteurs ne renoncent auparavant à leurs pratiques illégales, hypothèse que nous jugeons plus que  jamais utopique sans intervention des pouvoirs publics. 

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