CHAPITRE 1 : ETATS,TERRITOIRES ET
SOCIETES EN AFRIQUE
2
GEOGRAPHIE
La géographie de l'Afrique comprend 61 entités politiques,
dont 54 États souverains depuis 2011 (non inclus le Sahara
occidental et le Somaliland), et ses 30 368 609 km2 couvrent
20,3 % des terres émergées (et 6 % de la surface de
la Terre). Il s'agit du deuxième plus grand continent après
l'Asie, en surface (ou le troisième si l'on considère l'Amérique
comme formée d'un seul continent et non de deux continents)
et en population. Elle est reliée à cette dernière à son
extrémité nord-est par l'isthme de Suez, aujourd'hui traversé
par le canal du même nom. Ses points extrêmes sont distants
d'environ 8 000 km du nord au sud (du cap
Blanc en Tunisie au cap des Aiguilles en Afrique du Sud) et
de 7 400 km d'est en ouest (du Ras Hafun en Somalie à Santo
Antão au Cap-Vert). Le littoral mesure environ 26 000 km.
3
4
Quel est le vrai nom de l'Afrique ?
Alkebulan, ou Alkebu-lan, est une
appellation, sans doute arabe,
désignant l'Afrique - qui est parfois
citée par les écrivains européens
de la période moderne.
5
Une des caractéristiques géographiques les plus
marquantes de l'Afrique est que le tiers environ de
sa superficie est absolument dépourvu
d'hydrographie, soit près de 10 millions de km² ce
qui correspond à une superficie totale supérieure à
celle des États-Unis ou de la Chine. Ceci est dû au
fait que l'Afrique offre de très nombreux déserts,
souvent très accentués et présents aux quatre
coins du continent, dont certains sont d'une
immense étendue ; par exemple, le Sahara est un
véritable océan de sable et de rochers où la notion
de désert prend son sens le plus parfait.
Quatre grands bassins occupent la majeure partie
des plaines basses d'Afrique du Nord et de
l'Ouest : celui du Nil, du Congo, du Niger et du lac
Tchad. Le reste est constitué de terres arides
irriguées sporadiquement par des cours d'eau
saisonniers.
6
Le total des ressources renouvelables en
eau atteint 3 930 km
², soit moins de 9 %
des ressources mondiales. Les trois
quarts de la population dépendent
des eaux souterraines comme première
source d'eau potable, eaux qui
représentent 15 % des ressources du
continent.
remarque:
climat
• L'Afrique, étant située presque
entièrement dans la zone
intertropicale aussi appelée zone
torride, est le continent le plus
(uniformément) chaud de la planète,
que cela soit en termes de
températures moyennes estivales,
hivernales ou annuelles. Ces dernières
sont très élevées dans l'ensemble du
continent, tant que l'altitude ne les
corrige pas.
7
8
La moyenne des précipitations sur l'ensemble de l'Afrique s'établit
à 686 mm par an, ce qui est peu pour un continent aussi chaud
(avec les effets de l'évaporation due à la chaleur). À cause de la
nature des systèmes météorologiques générateurs de pluie, le
régime pluviométrique démontre un très grand caractère
saisonnier. Ainsi, dans beaucoup de régions africaines, il peut ne
pas pleuvoir du tout pendant plusieurs mois consécutifs et tomber
en quelques mois seulement le total annuel moyen des
précipitations, et ce caractère saisonnier et irrégulier des pluies
s'accentue d'autant plus que la région est sèche.
démographie
• La population africaine, estimée à 922 millions en
2005, a doublé depuis 1980, et pratiquement quintuplé
depuis 1950. L'Afrique a dépassé le cap du milliard
trois cent millions d'habitants en 2009. La population
est jeune, avec un âge médian de 17 ans (la médiane
mondiale est de 23 ans). 45 % des Africains ont moins
de 15 ans (21 % de la population dans l'OCDE, 30 %
dans le monde), et les plus de 65 ans ne représentent
que 3 % de la population (contre 13 % dans le reste du
monde). Au tournant des années 2000, la croissance
démographique a diminué, passant de 3 % à 2,3 %
sous l'effet conjugué de la baisse de la natalité et de la
mortalité
9
L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est
une organisation internationale d'études économiques, dont les pays membres —
des pays développés pour la plupart — ont en commun un système de
gouvernement démocratique et une économie de marché. Elle joue essentiellement
un rôle d'assemblée consultative
Découpage politique
11
12
Identité:
ACCROCHE:
• Une grande inquiétude court le monde
d'aujourd'hui, celle de la perte d'identité par la
mondialisation. En retour, une nouvelle mode
du local et du territoire s'est emparée de
toutes les résistances, comme un signe
d'authenti¬ cité. Dans la terre résideraient les
signes de l'appartenance, les souvenirs des
ancêtres, la marque de la lignée dont chacun
doit se sentir solidaire ; les hommes seraient
comme les plantes, condamnés à rester
enracinés là où ils sont nés.
13
• Les ancêtres et la terre nous semblent très africains,
l'immobilité beaucoup moins. Mais les contradictions
n'entament pas les stéréotypes. L'Africain, comme on
aime à dire des hommes désignés derrière un article
défini qui les singularise en même temps qu'il les
assemble dans une masse, l'Africain donc, est un
homme de la terre et a la bougeotte. Comme homme
de la terre, il est pris dans une relation largement
mythique qui est sociale en ce sens que tous les
individus liés ont le terroir pour médium. Comme
voyageur, il est pris dans une relation fonctionnelle en
réseau serré qui lui permet d'être chez lui à peu près
partout où il se rend. Nous y voyons une solidarité mais
sans doute notre concept est-il trop marqué par la
morale pour être tout à fait pertinent dans ce cas. Quoi
qu'il en soit, cette contradiction apparente du terroir
d'identité par les ancêtres et des réseaux fonctionnels
de solidarité projetés parfois très loin, habite la
question politique, ici comme ailleurs mais sans doute
plus qu'ailleurs, lorsque l'on prend en compte la
violence persistante qui ensanglante l'Afrique 14
Comparaison:
• Vue d'Europe, la fonction politique englobe tout le
social, l'accomplit en accordant légitimité aux choix
collectifs, en assurant la cohésion suffisante qui
dépasse les écarts, les tiraillements, les inégalités,
voire des options radicalement différentes pour la
société. La fonction politique absorbe les autres
fonctions sociales par une sorte de sublimation de
l'identité. On sait bien que ce n'est plus tout à fait le cas
maintenant que la fonction économique, dégagée de la
responsabilité "politique", gouverne et s'impose à tous
les secteurs de la société.
15
• Vue d'Afrique, la fonction politique n'a jamais eu cette
importance et la légitimité n'a jamais représenté un
enjeu comme dans les combats pour la démocratie.
C'est bien le pouvoir et le pouvoir seul, sans aucun
cynisme d'ailleurs, qui est le but de l'activité politique. Il
en ressort que la légitimité ne s'y attache ni à la
participation ni à la représentation mais plus souvent
au charisme, au leadership et surtout à l'autorité sous
toutes ses formes, par le statut social, le savoir ou
l'âge. En Afrique, une tension s'est imposée entre ces
formes de légitimité et celle qui découlait de l'usage
des idéologies européennes
16
Question du territoire:
• C'est avec l'État que le croisement de la question
politique et du territoire trouve son expression la plus
nette. L'État territorial n'a, semble-t-il, pas réussi à
prendre en Afrique. Comment une perspective
géographique per-met-elle d'interpréter ce constat ? Le
plus souvent, de longs développements sont consacrés
à l'inadéquation des frontières qui ne passeraient pas
là où elles le devraient. Existe-t-il des frontières
incontestables ? Non bien sûr, toutes sont arbitraires
parce que toutes découlent d'un arbitrage5. Par ailleurs
on remar¬ quera que le dessin des frontières, même
hérité de la colonisation, est rarement loufoque : la
contrainte de l'organisation des territoires coloniaux
était suffi¬ samment forte pour éviter de tracer
n'importe quelle ligne. En revanche, l'idée même de
frontière s'inscrit en décalage des pratiques spatiales
des sociétés africaines et même des fondements de la17
• Malgré l'attachement mythique à la terre, le territoire
n'a pas cette fonction de réunion que l'on retrouve dans
l'État, ou alors elle est filtrée par d'autres canaux
comme la famille, le clan... Il manque, en réalité, ce qui
fait l'originalité et surtout le succès de l'État moderne :
la conjonction westphalienne du primat du
politique(Titre honorifique attribué), du principe d'unité,
et de l'impératif territorial. La réunion parfaite des trois
n'a pas pu se réaliser pleinement en Europe qui est
pourtant le lieu de son invention. A plus forte raison, la
diffusion du modèle a-t-elle été problématique, là où,
comme en Afrique, des dispositions assez
contradictoires étaient en place. . L'Etat ne s'installe
pas bien en Afrique parce que des formes concurrentes
de solidarité s'imposent, qui empê¬ chent le territoire
de porter seul l'identité et la légitimité de la
représentation
18
L'ordre westphalien correspond à une situation internationale dans laquelle les États
exercent les fonctions régaliennes, sont souverains, et dont les limites correspondent, au
moins théoriquement, à celles des nations.
19
En Afrique, l'écart entre les modèles (mal choisis)
et les faits a poussé à des postures un peu
spécifiques : la nécessité du terrain très proche
pour comprendre des situations opaques,
l'impossibilité de modéliser, l'essentialisme
comme idéologie scientifique, un mysticisme pour
finir, assez impropre au progrès scientifique mais
très satisfaisant par les expériences humaines
qu'il autorise. L'impossible identité par le territoire
abstrait, en Afrique, renvoie à la nature et croit-on
à l'authenticité des hommes qui ne sauraient
tricher par des constructions historiques trop
artificielles. C'est l'ambiguïté de ce qui fait les
fantasmes fondateurs des sciences africanistes.
Diversité de culture: Le brassage vestimentaire, un
véritable atout touristique
20
Le peuple africain accorde une importance particulière à la
tradition et aux tenues vestimentaires. Célébrations et
mariages traditionnels ou civils sont entre autres les
occasions pour l’africain de mettre en valeur sa tradition.
La diversité de peuple en Afrique inclut la diversité de
culture. Et pour ce continent, le brassage vestimentaire est
un véritable atout touristique.
Les africains ont en eux l’art de se vêtir selon les
circonstances. De plus, au-delà des différences d’origine,
chaque pays possède une particularité vestimentaire, gage
de ses valeurs culturelles.
Les Etats africains reconnaissent que la diversité
culturelle est un facteur d'enrichissement mutuel des
peuples et des nations. En conséquence, ils s'engagent à
défendre les minorités, leurs cultures, leurs droits et leurs
libertés fondamentales.

CHAPITRE 1.pptx

  • 1.
    CHAPITRE 1 :ETATS,TERRITOIRES ET SOCIETES EN AFRIQUE
  • 2.
    2 GEOGRAPHIE La géographie del'Afrique comprend 61 entités politiques, dont 54 États souverains depuis 2011 (non inclus le Sahara occidental et le Somaliland), et ses 30 368 609 km2 couvrent 20,3 % des terres émergées (et 6 % de la surface de la Terre). Il s'agit du deuxième plus grand continent après l'Asie, en surface (ou le troisième si l'on considère l'Amérique comme formée d'un seul continent et non de deux continents) et en population. Elle est reliée à cette dernière à son extrémité nord-est par l'isthme de Suez, aujourd'hui traversé par le canal du même nom. Ses points extrêmes sont distants d'environ 8 000 km du nord au sud (du cap Blanc en Tunisie au cap des Aiguilles en Afrique du Sud) et de 7 400 km d'est en ouest (du Ras Hafun en Somalie à Santo Antão au Cap-Vert). Le littoral mesure environ 26 000 km.
  • 3.
  • 4.
    4 Quel est levrai nom de l'Afrique ? Alkebulan, ou Alkebu-lan, est une appellation, sans doute arabe, désignant l'Afrique - qui est parfois citée par les écrivains européens de la période moderne.
  • 5.
    5 Une des caractéristiquesgéographiques les plus marquantes de l'Afrique est que le tiers environ de sa superficie est absolument dépourvu d'hydrographie, soit près de 10 millions de km² ce qui correspond à une superficie totale supérieure à celle des États-Unis ou de la Chine. Ceci est dû au fait que l'Afrique offre de très nombreux déserts, souvent très accentués et présents aux quatre coins du continent, dont certains sont d'une immense étendue ; par exemple, le Sahara est un véritable océan de sable et de rochers où la notion de désert prend son sens le plus parfait. Quatre grands bassins occupent la majeure partie des plaines basses d'Afrique du Nord et de l'Ouest : celui du Nil, du Congo, du Niger et du lac Tchad. Le reste est constitué de terres arides irriguées sporadiquement par des cours d'eau saisonniers.
  • 6.
    6 Le total desressources renouvelables en eau atteint 3 930 km ², soit moins de 9 % des ressources mondiales. Les trois quarts de la population dépendent des eaux souterraines comme première source d'eau potable, eaux qui représentent 15 % des ressources du continent. remarque:
  • 7.
    climat • L'Afrique, étantsituée presque entièrement dans la zone intertropicale aussi appelée zone torride, est le continent le plus (uniformément) chaud de la planète, que cela soit en termes de températures moyennes estivales, hivernales ou annuelles. Ces dernières sont très élevées dans l'ensemble du continent, tant que l'altitude ne les corrige pas. 7
  • 8.
    8 La moyenne desprécipitations sur l'ensemble de l'Afrique s'établit à 686 mm par an, ce qui est peu pour un continent aussi chaud (avec les effets de l'évaporation due à la chaleur). À cause de la nature des systèmes météorologiques générateurs de pluie, le régime pluviométrique démontre un très grand caractère saisonnier. Ainsi, dans beaucoup de régions africaines, il peut ne pas pleuvoir du tout pendant plusieurs mois consécutifs et tomber en quelques mois seulement le total annuel moyen des précipitations, et ce caractère saisonnier et irrégulier des pluies s'accentue d'autant plus que la région est sèche.
  • 9.
    démographie • La populationafricaine, estimée à 922 millions en 2005, a doublé depuis 1980, et pratiquement quintuplé depuis 1950. L'Afrique a dépassé le cap du milliard trois cent millions d'habitants en 2009. La population est jeune, avec un âge médian de 17 ans (la médiane mondiale est de 23 ans). 45 % des Africains ont moins de 15 ans (21 % de la population dans l'OCDE, 30 % dans le monde), et les plus de 65 ans ne représentent que 3 % de la population (contre 13 % dans le reste du monde). Au tournant des années 2000, la croissance démographique a diminué, passant de 3 % à 2,3 % sous l'effet conjugué de la baisse de la natalité et de la mortalité 9 L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est une organisation internationale d'études économiques, dont les pays membres — des pays développés pour la plupart — ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché. Elle joue essentiellement un rôle d'assemblée consultative
  • 10.
  • 11.
  • 12.
  • 13.
    Identité: ACCROCHE: • Une grandeinquiétude court le monde d'aujourd'hui, celle de la perte d'identité par la mondialisation. En retour, une nouvelle mode du local et du territoire s'est emparée de toutes les résistances, comme un signe d'authenti¬ cité. Dans la terre résideraient les signes de l'appartenance, les souvenirs des ancêtres, la marque de la lignée dont chacun doit se sentir solidaire ; les hommes seraient comme les plantes, condamnés à rester enracinés là où ils sont nés. 13
  • 14.
    • Les ancêtreset la terre nous semblent très africains, l'immobilité beaucoup moins. Mais les contradictions n'entament pas les stéréotypes. L'Africain, comme on aime à dire des hommes désignés derrière un article défini qui les singularise en même temps qu'il les assemble dans une masse, l'Africain donc, est un homme de la terre et a la bougeotte. Comme homme de la terre, il est pris dans une relation largement mythique qui est sociale en ce sens que tous les individus liés ont le terroir pour médium. Comme voyageur, il est pris dans une relation fonctionnelle en réseau serré qui lui permet d'être chez lui à peu près partout où il se rend. Nous y voyons une solidarité mais sans doute notre concept est-il trop marqué par la morale pour être tout à fait pertinent dans ce cas. Quoi qu'il en soit, cette contradiction apparente du terroir d'identité par les ancêtres et des réseaux fonctionnels de solidarité projetés parfois très loin, habite la question politique, ici comme ailleurs mais sans doute plus qu'ailleurs, lorsque l'on prend en compte la violence persistante qui ensanglante l'Afrique 14
  • 15.
    Comparaison: • Vue d'Europe,la fonction politique englobe tout le social, l'accomplit en accordant légitimité aux choix collectifs, en assurant la cohésion suffisante qui dépasse les écarts, les tiraillements, les inégalités, voire des options radicalement différentes pour la société. La fonction politique absorbe les autres fonctions sociales par une sorte de sublimation de l'identité. On sait bien que ce n'est plus tout à fait le cas maintenant que la fonction économique, dégagée de la responsabilité "politique", gouverne et s'impose à tous les secteurs de la société. 15
  • 16.
    • Vue d'Afrique,la fonction politique n'a jamais eu cette importance et la légitimité n'a jamais représenté un enjeu comme dans les combats pour la démocratie. C'est bien le pouvoir et le pouvoir seul, sans aucun cynisme d'ailleurs, qui est le but de l'activité politique. Il en ressort que la légitimité ne s'y attache ni à la participation ni à la représentation mais plus souvent au charisme, au leadership et surtout à l'autorité sous toutes ses formes, par le statut social, le savoir ou l'âge. En Afrique, une tension s'est imposée entre ces formes de légitimité et celle qui découlait de l'usage des idéologies européennes 16
  • 17.
    Question du territoire: •C'est avec l'État que le croisement de la question politique et du territoire trouve son expression la plus nette. L'État territorial n'a, semble-t-il, pas réussi à prendre en Afrique. Comment une perspective géographique per-met-elle d'interpréter ce constat ? Le plus souvent, de longs développements sont consacrés à l'inadéquation des frontières qui ne passeraient pas là où elles le devraient. Existe-t-il des frontières incontestables ? Non bien sûr, toutes sont arbitraires parce que toutes découlent d'un arbitrage5. Par ailleurs on remar¬ quera que le dessin des frontières, même hérité de la colonisation, est rarement loufoque : la contrainte de l'organisation des territoires coloniaux était suffi¬ samment forte pour éviter de tracer n'importe quelle ligne. En revanche, l'idée même de frontière s'inscrit en décalage des pratiques spatiales des sociétés africaines et même des fondements de la17
  • 18.
    • Malgré l'attachementmythique à la terre, le territoire n'a pas cette fonction de réunion que l'on retrouve dans l'État, ou alors elle est filtrée par d'autres canaux comme la famille, le clan... Il manque, en réalité, ce qui fait l'originalité et surtout le succès de l'État moderne : la conjonction westphalienne du primat du politique(Titre honorifique attribué), du principe d'unité, et de l'impératif territorial. La réunion parfaite des trois n'a pas pu se réaliser pleinement en Europe qui est pourtant le lieu de son invention. A plus forte raison, la diffusion du modèle a-t-elle été problématique, là où, comme en Afrique, des dispositions assez contradictoires étaient en place. . L'Etat ne s'installe pas bien en Afrique parce que des formes concurrentes de solidarité s'imposent, qui empê¬ chent le territoire de porter seul l'identité et la légitimité de la représentation 18 L'ordre westphalien correspond à une situation internationale dans laquelle les États exercent les fonctions régaliennes, sont souverains, et dont les limites correspondent, au moins théoriquement, à celles des nations.
  • 19.
    19 En Afrique, l'écartentre les modèles (mal choisis) et les faits a poussé à des postures un peu spécifiques : la nécessité du terrain très proche pour comprendre des situations opaques, l'impossibilité de modéliser, l'essentialisme comme idéologie scientifique, un mysticisme pour finir, assez impropre au progrès scientifique mais très satisfaisant par les expériences humaines qu'il autorise. L'impossible identité par le territoire abstrait, en Afrique, renvoie à la nature et croit-on à l'authenticité des hommes qui ne sauraient tricher par des constructions historiques trop artificielles. C'est l'ambiguïté de ce qui fait les fantasmes fondateurs des sciences africanistes.
  • 20.
    Diversité de culture:Le brassage vestimentaire, un véritable atout touristique 20 Le peuple africain accorde une importance particulière à la tradition et aux tenues vestimentaires. Célébrations et mariages traditionnels ou civils sont entre autres les occasions pour l’africain de mettre en valeur sa tradition. La diversité de peuple en Afrique inclut la diversité de culture. Et pour ce continent, le brassage vestimentaire est un véritable atout touristique. Les africains ont en eux l’art de se vêtir selon les circonstances. De plus, au-delà des différences d’origine, chaque pays possède une particularité vestimentaire, gage de ses valeurs culturelles. Les Etats africains reconnaissent que la diversité culturelle est un facteur d'enrichissement mutuel des peuples et des nations. En conséquence, ils s'engagent à défendre les minorités, leurs cultures, leurs droits et leurs libertés fondamentales.