EXPOSITION
La monnaie deparis, en collaboration
avec le centre pompidou, consacre une
exposition à georges mathieu, figure clé
de l’abstraction lyrique, du 11 avril au 7
septembre 2025.
L’exposition, qui se tiendra dans les
salons historiques de l’institution, mettra
en lumière le parcours artistique de
l'artiste, à travers une sélection de
peintures, de médailles et de créations
appliquées.
L’occasion de revisiter une œuvre qui a
marqué l’histoire de l’art contemporain.
4.
• Cette rétrospectiveréunira une quarantaine de
peintures, dont le fonds mathieu du centre
pompidou, ainsi que des œuvres sur papier, des
médailles et d’autres créations.
• Parmi elles, la pièce de 10 francs, emblématique
et largement diffusée entre 1974 et 1987,
témoigne de l’impact de l’artiste sur
l’environnement visuel de son époque. « aucun
autre peintre, à aucune époque, n'a autant
marqué l'environnement visuel de ses
contemporains », souligne la monnaie de paris.
• Une exposition qui s’attache à dévoiler les
multiples facettes de cette œuvre prolifique.
5.
BIOGRAPHIE
• Georges Mathieu, né en 1921 à Boulogne-sur-mer et mort en
2012 à Boulogne-Billancourt , est un peintre français
considéré comme un des pères de l'abstraction lyrique.
• Il est également célèbre pour sa pièce de dix francs de 1974,
son logotype d'antenne 2 de 1975, et ses timbres postaux.
• Né au sein d'une famille de banquiers, Georges Mathieu
s'oriente d'abord vers des études de droit, de lettres et de
philosophie. dès 1942, il se tourne vers les arts plastiques et
réalise ses premières peintures à l'huile.
• Il exerce pendant quelques années le métier de professeur
avant de se lancer dans une carrière artistique. en 1946, il
réalise sa première exposition à Paris au Salon des moins de
trente ans.
6.
• En 1947,il expose au salon des réalités
nouvelles des toiles à la texture faite de
taches directement jaillies du tube,
revendiquant la paternité du dripping,
technique attribuée à Janet Sobel en 1944
et développée par Jackson Pollock dès
1945, les couleurs étant, dans le cas de
Mathieu, écrasées par le doigt de l'artiste
dès 1944.
• Il participe cette même année au 14e salon
des surindépendants.
• Dès 1950, il expose aux États-Unis et au
Japon.
7.
• À partirde 1954, il crée une multitude de tableaux, souvent
lors de performances ou happenings minutées devant un
public, qui mettent en valeur la rapidité et la virtuosité du
geste.
• Ainsi, en 1956 au théâtre Sarah-Bernhardt à Paris,
Mathieu, devant près de 2 000 spectateurs, crée un tableau
de 4 × 12 mètres en utilisant au moins 800 tubes de
peinture (cette toile intitulée hommage aux poètes du
monde entier disparaît en 1968).
• Outre-Atlantique, la diffusion de ses créations fait l'objet
d'entraves importantes.
• En 1958, à New York, il tente également de créer des
œuvres en public, mais cela lui est interdit.
• Il en vient à peindre en solitaire dans les galeries de son
hôtel.
• Les galeries new-yorkaises refusent de l'exposer. cette
ostracisation de la part des institutions et des galeries
américaines durera jusqu'à sa mort.
8.
• De 1953à 1962, il est rédacteur en chef de la revue United States
Lines Paris Review.
• En 1963, année de sa « Grande Rétrospective » au musée d'art
moderne de la ville de Paris, il accède enfin à la consécration
officielle.
• Entre 1968 et 1969, il créera plusieurs décors dorés pour des
céramiques de la Manufacture de Sèvres, et notamment des
services de table pour l'exposition universelle de 1967 à Montréal
et l‘Exposition Universelle de 1970 à osaka.
• En 1973, il réalise son unique œuvre architecturale. À la demande
de l'industriel Guy Biraud, fabricant de transformateurs, il
dessine les plans d'une usine à Fontenay-le-Comte .
• L'usine Mathieu qui en résulte est un ensemble original en étoile
à sept branches inégales, et dont le pourtour intégralement vitré
est vu par l'artiste comme un moyen de lier le lieu de travail à la
nature environnante
9.
• À partirde 1980, son œuvre peint témoigne d'une nouvelle maturité
où il rompt avec les derniers vestiges de classicisme et abandonne
alors la figure centrale, en même temps que sa palette se fait plus
vaste.
• Grâce à la médiation de Paul Facchetti et Rodolphe Stadler,
plusieurs rencontres et une correspondance animée ont eu lieu
depuis la fin des années 1970 entre Georges Mathieu et Rolf Lauter,
conservateur de la galerie de Margarete Lauter à cette époque.
• L'amitié qui a commencé a ensuite conduit à une vaste
rétrospective à Mannheim en 1980 avec plus de 60 œuvres de 1944
à 1979. Cette amitié a abouti à de nombreux projets communs
jusqu'en l'an 2000 et à l'invitation de Mathieu à l‘Université de
Heidelberg pour une conférence célèbre.
• Il meurt en 2012 à l'hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-
Billancourt. Il repose à paris au cimetière de Montmartre
11.
LE CHOIX DESTITRES
• Les titres des toiles de Georges Mathieu se
rapportent parfois aux mathématiques
(Théorème d‘Alexandrov), à la physique
(Principe de Pauli), ou encore à la logique
(Grand syllogisme conjonctif), mais le plus
souvent à l'histoire (la Bataille de Bouvines,
les Capétiens partout, la Bataille de
Hastings, le massacre de la Saint-
Barthélemy, l’Élection de Charles Quint,
etc.).
• Plutôt que d'attribuer un numéro à une toile,
l'artiste préfère en effet des références par
exemple historiques, certes gratuites, mais
potentiellement évocatrices.
13.
GENÈSE D'UNE ŒUVRE• En 1956, Georges Mathieu est invité à réaliser
une exposition à Londres, occasion à laquelle
il décide de peindre, notamment des tableaux
de grand format.
• L'atelier initialement prévu étant trop exigu,
Georges Mathieu s'installe en pleine rue,
étalant pinceaux, couleurs et matériel divers
à même le sol, captant ainsi l'attention des
passants.
• Le critique d'art Toni del Renzio note alors
minute par minute chaque geste, coup de
pinceau, changement de couleur, et
mouvement de recul du peintre pour mieux
saisir l'ensemble. Au bout d'une performance
de 113 minutes, la toile de La bataille de
Hastings est achevée.