Moly, Sébastien D’Errico
Un petit extrait...
Moly n’en revient pas : devant elle se tient une petite fée toute reluisante, avec de
belles petites ailes transparentes comme l’eau! Moly est émerveillée devant ce en
quoi elle a toujours cru, sans jamais le voir réellement de ses yeux.
- Tu… Tu es une fée ?
La petite fée s’incline devant Moly et lui dit :
- Croire et ressentir avec son cœur peut ouvrir beaucoup de portes dans ce monde.
Moly s’approche de la fée et lui explique qu’elle a toujours cru en l’existence de
créatures surnaturelles, mais qu’elle devait garder le silence à cause de sa mère.
- Les enfants ont un esprit pur. Ils voient et croient en des choses qu’ils oublient en
grandissant et ils perdent cette magie qu’ils avaient en eux depuis leur naissance.
Moly sourit et se blottit près de sa tante. Quatre libellules bleu-argenté attrapent la
feuille de vigne et entrent dans la forêt. La fée s’élève dans les airs à hauteur de tante
Gracy et la remercie. Ensuite, elle s’approche de Moly.
- À bientôt.
- Euh… Oui, à bientôt, répond Moly avec une voix tremblante.
Puis la fée s’envole vers la forêt.
- Merci, dit Moly à sa tante qui la raccompagne dans sa chambre.
Moly a du mal à s’endormir cette nuit-là. Elle repense à ce qu’elle a vu auprès de sa
tante.
Le lendemain matin, Moly se lève plus tard que d’habitude, réveillée par de petits
bruits. Elle se redresse et s’assied sur son lit, et au beau milieu de sa chambre se tient
debout un gobelin, pas plus grand que quarante centimètres.
- Bonjour, lui dit Moly.
Le gobelin reste sans bouger et bouche bée au centre de la pièce.
- N’aie pas peur, lui dit Moly en se levant de son lit.
Le gobelin frappe deux fois dans ses mains et disparait comme par magie. Cette fois-
ci, plus aucun doute, Moly est sûre que tout ce qu’elle a vécu en Norvège et en
Islande était bien réel.
- Je suis sûre que papa serait heureux de les voir aussi, dit-elle à voix basse en
regardant la poussière de gobelin retomber sur le sol.
Elle descend et se rend dans la cuisine ; ça sentait bon le pain croustillant ! Tante
Gracy est au jardin, comme chaque jour ; quant à oncle Hugues, il est au village où il
tient un magasin de pipes et de cigares - c’est pour lui sa façon de s’évader.
-Bonjour, tante Gracy.

Moly

  • 2.
    Moly, Sébastien D’Errico Unpetit extrait... Moly n’en revient pas : devant elle se tient une petite fée toute reluisante, avec de belles petites ailes transparentes comme l’eau! Moly est émerveillée devant ce en quoi elle a toujours cru, sans jamais le voir réellement de ses yeux. - Tu… Tu es une fée ? La petite fée s’incline devant Moly et lui dit : - Croire et ressentir avec son cœur peut ouvrir beaucoup de portes dans ce monde. Moly s’approche de la fée et lui explique qu’elle a toujours cru en l’existence de créatures surnaturelles, mais qu’elle devait garder le silence à cause de sa mère. - Les enfants ont un esprit pur. Ils voient et croient en des choses qu’ils oublient en grandissant et ils perdent cette magie qu’ils avaient en eux depuis leur naissance. Moly sourit et se blottit près de sa tante. Quatre libellules bleu-argenté attrapent la feuille de vigne et entrent dans la forêt. La fée s’élève dans les airs à hauteur de tante Gracy et la remercie. Ensuite, elle s’approche de Moly. - À bientôt. - Euh… Oui, à bientôt, répond Moly avec une voix tremblante. Puis la fée s’envole vers la forêt. - Merci, dit Moly à sa tante qui la raccompagne dans sa chambre. Moly a du mal à s’endormir cette nuit-là. Elle repense à ce qu’elle a vu auprès de sa tante. Le lendemain matin, Moly se lève plus tard que d’habitude, réveillée par de petits bruits. Elle se redresse et s’assied sur son lit, et au beau milieu de sa chambre se tient debout un gobelin, pas plus grand que quarante centimètres. - Bonjour, lui dit Moly. Le gobelin reste sans bouger et bouche bée au centre de la pièce. - N’aie pas peur, lui dit Moly en se levant de son lit. Le gobelin frappe deux fois dans ses mains et disparait comme par magie. Cette fois- ci, plus aucun doute, Moly est sûre que tout ce qu’elle a vécu en Norvège et en Islande était bien réel.
  • 3.
    - Je suissûre que papa serait heureux de les voir aussi, dit-elle à voix basse en regardant la poussière de gobelin retomber sur le sol. Elle descend et se rend dans la cuisine ; ça sentait bon le pain croustillant ! Tante Gracy est au jardin, comme chaque jour ; quant à oncle Hugues, il est au village où il tient un magasin de pipes et de cigares - c’est pour lui sa façon de s’évader. -Bonjour, tante Gracy.