La maladie Ç a, c ’ est le printemps avec son vert violent  —  je peut vous dire comment cela fait peine, cela fait le mal du monde, tout cette nubilit é parmi les fleurs, ces paniers de plantes coup é s et tremp é s, d é j à  mort. C ’ est juste le printemps, l ’ amour incessant  comme une peste, et pleine de la folie de vie, la c é cit é  du moment presque interminable. C ’ est un infini de larves, et de mangeurs de larves, tous  si excit é  qu ’ ils deviennent automatiques, comme des petites machines fr é n é tiques. Ç a, c ’ est le temps violent, les oiseaux avec leurs becs  sauvages, regards courrouc é s,  petits fuselages lascifs et affam é s,  occup é s avec l ’ envol, l ’ explosion.
parmi les fleurs, ces paniers de plantes coupés et trempés, déjà mort. C’est juste le printemps, l’amour incessant  comme une peste, et pleine de la folie de vie,
La maladie
Ça, c’est le printemps avec son . . .
vert violent — je peux vous dire . . .
comment cela fait peine, cela fait le mal du monde, tout cette nubilit é . . .
parmi les fleurs, . . . ces paniers de plantes . . .
coup ées et trempées, déjà mort.  C’est juste . . .
le printemps, l’amour incessant . . .
comme une peste, . . .
. . . et pleine de la folie de vie, la c écité du moment presque interminable.  C’est un infini . . .
. . . de larves . . . . . . et les mangeurs . . .
de larves, tous . . .
si excit é qu’ils deviennent automatiques, comme de petites machines frénétiques. Ça, c’est le temps . . .
violent,
les oiseaux avec leur becs sauvages, regards . . .
. . . courrouc és, . . .
petits fuselages lascifs et affam és, occupés avec l’envol, . . .
. . . l’explosion.
Ce sont nos nuits choquantes, les petites . . .
grenouilles, vertes comme la pluie, . . .
br ûlent et crient, brûlent vers la lune . . .
avec sa haleine scandaleux, ses  épaules blanches et indifférents, son visage . . .
d’un million scènes, son fusil  à rayons laser enflammant tous. . . .
  Toujours ils br ûlent, montent vers l’idée vitale   et vague,  . . .
. . . crient et crient et se r épandent sur la terre comme le sang rampant.
Ce sont, oui, les ennuis — les oreillers  humides, les draps comme le goudron ou le whiskey, . . .
les fen êtres vides sur les horreurs, . . .
les serpents s’entortillant . . .
. . . dans le jardin.

PoèMe Finale

  • 1.
    La maladie Ça, c ’ est le printemps avec son vert violent — je peut vous dire comment cela fait peine, cela fait le mal du monde, tout cette nubilit é parmi les fleurs, ces paniers de plantes coup é s et tremp é s, d é j à mort. C ’ est juste le printemps, l ’ amour incessant comme une peste, et pleine de la folie de vie, la c é cit é du moment presque interminable. C ’ est un infini de larves, et de mangeurs de larves, tous si excit é qu ’ ils deviennent automatiques, comme des petites machines fr é n é tiques. Ç a, c ’ est le temps violent, les oiseaux avec leurs becs sauvages, regards courrouc é s, petits fuselages lascifs et affam é s, occup é s avec l ’ envol, l ’ explosion.
  • 2.
    parmi les fleurs,ces paniers de plantes coupés et trempés, déjà mort. C’est juste le printemps, l’amour incessant comme une peste, et pleine de la folie de vie,
  • 3.
  • 4.
    Ça, c’est leprintemps avec son . . .
  • 5.
    vert violent —je peux vous dire . . .
  • 6.
    comment cela faitpeine, cela fait le mal du monde, tout cette nubilit é . . .
  • 7.
    parmi les fleurs,. . . ces paniers de plantes . . .
  • 8.
    coup ées ettrempées, déjà mort. C’est juste . . .
  • 9.
    le printemps, l’amourincessant . . .
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  • 11.
    . . .et pleine de la folie de vie, la c écité du moment presque interminable. C’est un infini . . .
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    . . .de larves . . . . . . et les mangeurs . . .
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    si excit équ’ils deviennent automatiques, comme de petites machines frénétiques. Ça, c’est le temps . . .
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    les oiseaux avecleur becs sauvages, regards . . .
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    . . .courrouc és, . . .
  • 18.
    petits fuselages lascifset affam és, occupés avec l’envol, . . .
  • 19.
    . . .l’explosion.
  • 20.
    Ce sont nosnuits choquantes, les petites . . .
  • 21.
  • 22.
    br ûlent etcrient, brûlent vers la lune . . .
  • 23.
    avec sa haleinescandaleux, ses épaules blanches et indifférents, son visage . . .
  • 24.
    d’un million scènes,son fusil à rayons laser enflammant tous. . . .
  • 25.
    Toujoursils br ûlent, montent vers l’idée vitale et vague, . . .
  • 26.
    . . .crient et crient et se r épandent sur la terre comme le sang rampant.
  • 27.
    Ce sont, oui,les ennuis — les oreillers humides, les draps comme le goudron ou le whiskey, . . .
  • 28.
    les fen êtresvides sur les horreurs, . . .
  • 29.
  • 30.
    . . .dans le jardin.