SOCLE ET CHARPENTE PAYSAGERE
133Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 134
Terre de contact entre massif armoricain
et bassin sédimentaire aquitain
Le territoire est inclus dans une dynamique
géomorphologique puissante, au seuil de la zone de
subduction des plaques. Il se trouve entre :
• la plaque ibérique se déplaçant vers l’Ouest
• et la plaque Armorique qui, elle, se dirige vers
l’Est.
Il y a 400 millions d’années, lorsque les continents
commencent à se rapprocher pour aller former un
continent unique: la Pangée ; la collision des plaques
qui se rassemblent, donne naissance à une grande
chaîne de montagnes. Cette chaîne de montagne,
nommée chaîne hercynienne, s'étendait de l'Europe
Centrale à l'Afrique de l'Ouest et à l'Amérique du
Nord.
La chaîne hercynienne est à l’origine du massif
Armoricain influençant directement le territoire du
Sud-Est de la Vendée.
LE SOCLE - Géologie
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 135
BassinsédimentaireAquitainMassifArmoricain
subductionSud-Est
Vendée
Le Marais
Poitevin
La Plaine du
Bas-Poitou
Le Bocage
Vendéen
Les reliefs
des Hauts
Bocages
Un système collinaire à valeur architecturale
majeure pour le Sud-Est de la Vendée
Lorsque l’ancienne chaîne de montagne hercynienne
s’est créée, celle-ci a soulevé, plissé, cisaillé, structuré
les terrains du domaine sud du massif Armoricain.
De grandes failles de cisaillement apparaissent alors,
dont le cisaillement sud armoricain, qui va déplacer de
grandes quantités de roches sur des centaines de
kilomètres. L’empilement de couches et les phases de
plissement créent sur le territoire un système collinaire
orienté Nord-Ouest/Sud-Est.
Cette succession de lignes de collines débutent du
massif armoricain et se prolongent sous le Bassin
aquitain.
Trois ensembles topographiques au seuil des Hauts
bocages Vendéens
Sur les terres de Sud-Est Vendée, les lignes de collines
sont présentes sur la partie nord et se répercutent
jusque dans le marais poitevin.
Les lignes de collines apparaissent comme des lignes
de structure majeure qui vont préfigurer le visage et
l’organisation du Sud-Est de la Vendée. Elles
déterminent alors 3 grands ensembles : Le bocage
Vendéen, la plaine du Bas-Poitou, et le Marais
Poitevin.
LE SOCLE -Topographie
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 136
Mouvement
de relief :
ligne de
collines
+
-
Une structure urbaine en lien avec le système collinaire
Le réseau urbain est tout entier édifié sur la base de ce
système collinaire. Les collines ont attiré les localisations
urbaines recherchant à se protéger des inondations et/ou
recherchant un positionnement militaire défensif, en
panorama sur le paysage. Du nord au sud les villes et
bourgs s’adossent alors aux pentes des lignes de colline.
Des réseaux et micro-réseaux s’organisent donc entre les
bourgs d’une même ligne de colline : il y a une facilité de
lien physique, parfois une covisibilité, mais aussi des liens
logiques économiques et sociaux entre ces localités
urbaines.
Une typologie d’habitat en réaction au comportement
de la ressource en eau
On trouve trois types de bâti dont l’implantation et les
logiques s’appuient et dépendent du paysage et de son
accès à la ressource en eau.
1. On reconnaît le bocage vendéen par son habitat
dispersé s’organisant sur les flancs des vallées. Le
bocage vendéen, où le réseau de rivières est riche et
dense, facilite l’accès à l’eau et induit donc un type
d’habitat dispersé régulièrement sur toute sa surface.
2. Sur la plaine du Bas-Poitou, vaste étendue où le sol
calcaire est très perméable, l’eau s’infiltre, devient
souterraine, et manque en surface. Comme la
ressource en eau manque, il fut nécessaire d’y
creuser des puits pour venir l’habiter. Creuser un
puits est un effort conséquent demandant une action
communautaire. C’est pourquoi l’habitat s’est
développé de manière groupée et compacte sous la
forme de bourgs plus conséquents réunis autour de
ces puits creusés.
3. Dans le marais Poitevin, le système de ligne de
colline se traduit par un habitat dense et compact qui
va se dresser sur des îles calcaires émergentes des
surfaces inondables. Ces îles composées d’un
calcaire plus solide se sont moins érodées que le sol
autour. Elles sont appelées les « Terres hautes » du
Marais poitevin.
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : la topographie et l’eau, clefs d’implantation du bâti
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 137
2
2
3
1
1
3
bâti dispersé dans le bocage bâti compact groupé dans la plaine bâti archipel dans le marais
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 138
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : l’implantation du bâti par type de paysage
21 3
Source illustrations :
Atopia, « Bien
construire dans le Pays
de Vendée, Sèvre
Autise. » CAUE de la
Vendée, Vendée
Conseil général.
Bâti dispersé dans le bocage Bâti compact groupé dans la plaine Bâti archipel dans le marais
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 139
Antigny au XIXème siècle Antigny aujourd’hui
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : l’évolution du bâti par type de paysage
1
Antigny bourg morcelé
1. Les bourgs au bâti dispersé du bocage vendéen :
une évolution limitée par le relief accidenté.
L’habitat très dispersé se répartit sur les flancs des collines
du territoire entre petits bourgs, villages, hameaux de
taille modérée et fermes ou sièges d’exploitation.
L’abondance de la trame végétale de ces terres camoufle
et découvre successivement la silhouette des bourgs.
Les contraintes du relief à forte pente de ce paysage
collinaire limitent l’expansion de ces bourgs. Très peu
d’entre eux ont évolué et présentent une extension
urbaine. Seuls les bourg les plus importants comme
Antigny, situé sur la trajectoire de la vallée de la Mère liant
le Châtaignerai à Fontenay-le-Compte montrent une
évolution. Cette progression s’établit à Antigny par ajout
d’habitations sous forme de quartier sur les terrains les
plus plats à l’Est, et à flanc de vallée à l’Ouest.
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 140
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : la forme urbaine par type de paysage
<
Fond de vallon
Église
Implantation du bâti dans le bocage
Bâti ancien dense
Bâti ancien
Extension bâti récente le long d’une route
Extension bâti récente en lotissement
Grand bâti avec grand jardin
Activité
Courbe de niveau : point bas
Route Départementale
Route communale
Élément de centralité
Place publique centrale
Cours d’eau
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 141
Antigny, bourg morcelé
Le village s’est développé dans le bocage. Il se
positionne sur le coteau Est du vallon de La Mère. Au
sein du bocage, autour de lui, se disperse des corps de
fermes et hameaux.
Le bourg ancien se caractérise par un tissu bâti dense et
compact s’organisant autour de son église. Il s’implante
de manière étagée en balcon sur la vallée. L’église se
trouve sur un point haut dominant le bourg, tandis que
le bâti épouse la forme du relief et se mêle au bocage.
La voie principale, la D938t liant Fontenay-le-Comte à la
Châtaigneraie ne traverse pas Antigny mais jouxte la
rive Ouest de la vallée de la Mère. La proximité avec
cette importante voie de communication entraîne
l’apparition de nombreuses zones d’activité sur la rive
de la vallée faisant face au bourg et donne au paysage
une ambiance industrielle.
C’est une départementale de moins grande importance,
la D67, qui traverse Antigny et constitue la voie de
desserte principale des rues et des habitations du
bourg. Les voies internes sillonnent le bourg en un petit
réseau dessinant le pourtour d’îlot bâti.
Les constructions contemporaines s’étendent sous la
forme de lotissement pavillonnaire sur les terrains les
plus plats du plateau, en retrait du bourg centre. On
note alors, entre le bourg centre et les nouvelles
constructions, l’apparition d’une discontinuité à la
composition mixte de champs enclavés, de bosquets
résiduels, de terrains de sport, de zone d’activité et de
grandes maisons avec de grands jardins.
La forme très compacte du bourg perd alors son
intégrité et sa lisibilité dans le paysage. Son aspect est
morcelé avec des quartiers « satellites » ne fonctionnant
pas avec le bourg centre.
Les fermes dispersés autour, au sein du bocage ont peu
ou pas évolué.
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : la forme urbaine par type de paysage
Forme urbaine dans le bocage
Lotissement
pavillonnaire
Discontinuité mixte
Bâti étagé sur le
coteau de la vallée
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 142
Oulmes au XIXème siècle Oulmes aujourd’hui
2
Oulmes bourg en étoile étendue
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 143
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : l’évolution du bâti par type de paysage
2. Les bourgs au bâti compact groupé de la plaine : une
évolution le long des voies de circulation
La plaine est un territoire sans contrainte de relief où la
contrainte du manque d’eau limitant la dispersion et
l’expansion urbaine à été dépassée avec le temps.
Symptomatique des étendues planes, les bourgs
s’étendent donc en étoile le long des voies, avec des
branches orientées est-ouest plus étendues comme on
peut le voir à Oulmes.
Cette progression Est-Ouest répond à l’orientation
historique Est-Ouest du territoire lié à son relief particulier.
Dans ce milieu très ouvert, les silhouettes de bourgs se
dessinent distinctement dans le paysage. Cette étendue
ouverte en fait donc un territoire très sensible à la forme et
à l’évolution de l’habitat.
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 144
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : la forme urbaine par type de paysage
Bâti ancien dense
Bâti ancien
Extension bâti récente le long d’une route
Extension bâti récente en lotissement
Activité
Espace naturel (parc du château, grands
jardins, vergers, étang)
Courbe de niveau : point bas
Autoroute A83
Route nationale D148
Route communale
Élément de centralité
Place publique centrale
Église
Château
Implantation du bâti dans la plaine
Ouverture sur champs
Discontinuité verte
Façade bâtie
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : la forme urbaine par type de paysage
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 145
Oulmes, bourg en étoile étendue
Le village s’est développé dans la plaine. Il se
positionne aux abords d’un vallon sec.
Le bourg ancien se caractérise par un tissu bâti plus
dense s’organisant autour de deux polarités distinctes :
celle du château et celle de l’église. Chacune d’elle
positionnée de part et d’autre du vallon sec.
Ces deux polarités créent des poches végétales, de
vastes espaces de respiration composés de parc,
jardins, vergers, et étang entre les deux densités de
bâti. Ces espaces naturels correspondent au fond de
vallon sec qui est plus humide et récolte les eaux de
pluie.
La voirie est organisée par la route départementale
D148 traversant le bourg. Cette ancienne nationale
constitue la voie de desserte principale des rues et des
habitations du bourg. Oulmes est contourné par
l’autoroute A83.
Les constructions contemporaines progressent le long
des routes. Le bourg prend progressivement une forme
en étoile dont les branches sud pour l’exposition, et
surtout Est-Ouest, le long de la voie principale et
parallèle aux courbes de niveau, sont les plus
développées. Cette forme en étoile est caractéristique
des paysages plat sans contrainte de relief importante.
Les extensions urbaines récentes tendent à supplanter
et isoler les parcelles agricoles au sud, créant un tissu
plus lâche et mixte.
Le bâti le long des routes est aligné et collé à la rue puis
un espace de recul entre la rue et le bâtiment apparaît.
Le linéaire bâti est discontinu et en quinconce de part
et d’autre de la rue puis s’ouvre sur les champs à
mesure que l’on s’éloigne du centre. Le quinconce
permet une meilleure exposition au soleil.
Forme urbaine de la plaine
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 146
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 147
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : l’évolution du bâti par type de paysage
Vix au XIXème siècle Vix aujourd’hui
3. Les bourgs archipel du marais : une évolution
contrainte par les eaux
À l’abri des inondations, les villages se sont développés
sur les coteaux des îlots calcaires. Les bourgs s’étagent
sur le coteau jusqu’à l’eau, délaissant les hauts d’îlots en
raison de leur trop grande exposition au vent. Les
extensions urbaines s’efforcent de ne pas occuper des
terres inondables. Grâce à cette contrainte d’inondation,
l’expansion urbaine est contenue et l’intégrité physique
de ces bourgs archipel comme celui de Vix est donc
relativement bien préservée. Leur forme est variable et
épouse la forme de l’île sur laquelle ils se trouvent.
Hormis ces groupements denses très localisés, le marais
ne présente que de très rares constructions isolées,
parfois organisées de manière très linéaire le long des
canaux. Ces constructions isolées ont très peu évolué
avec le temps en raison à la fois de leur isolement et de la
contrainte des inondations.
3
Vix bourg allongé sur son île
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 148
Église
Bâti ancien dense
Bâti ancien
Extension bâti récente le long d’une route
Extension bâti récente en lotissement
Courbe de niveau : point haut
Route Départementale
Route communale
Élément de centralité
Place publique centrale
Île calcaire
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : la forme urbaine par type de paysage
Agriculture maraîchère
Cours d’eau
Canal
Implantation du bâti dans le marais
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 149
Vix, bourg allongé sur son île
Le village s’est développé sur les flancs d’une île
calcaire au sein du marais. Il entretient un lien privilégié
avec l’eau.
L’organisation des bâtiments est graduée selon la
distance au marais. Au sommet se trouve l’église, le
bourg s’étage sur le coteau, délaissant les hauts d’îlots
en raison de leur trop grande exposition au vent.
L’étagement facilite l’ensoleillement des corps
d’habitation. À l’approche du cours d’eau se trouve une
frange d’espace maraîcher formant une limite entre
l’espace habitable et le grand espace agricole plus
ouvert, au parcellaire plus large.
Le tissu urbain y est très resserré et compact. Une série
d’alignement de plusieurs bâtis s’organisent
perpendiculairement de part et d’autre des voies
principales, elles même parallèles aux courbes de
niveau et au cours d’eau.
L’axe majeur est celui de la D25 traversant le bourg du
Nord-Ouest au Sud-Est. Cette voie constitue la desserte
principale des rues et des habitations du bourg. Des
venelles perpendiculaires à cette route offrent des
dégagements ponctuels sur le paysage de marais.
Les constructions contemporaines sont contraintes par
le risque que représente l’eau. Elles progressent le long
des routes d’orientation Nord-Ouest/Sud-Est. Le bourg
prend de plus en plus de place sur son île et épouse sa
forme.
Ces extensions récentes tendent à enclaver et isoler des
parcelles agricoles au sein de son tissu.
Le bâti le long des routes est aligné et alternativement
collé puis en recul de la rue. Le linéaire bâti est
discontinu et en quinconce de part et d’autre de la rue
pour profiter d’une meilleure exposition.
Discontinuité verte
Façade bâtie
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : la forme urbaine par type de paysage
Forme urbaine du marais
Alignements de bâti perpendiculaires aux voies de circulations
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 150
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Hydrographique
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 151
3
1
2
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Hydrographique
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 152
3
1 2
1. Réseau riche et ramifié avec de grandes retenues
d’eau
Sur les terres au Nord du territoire, le réseau
hydrographique se ramifie en un dense chevelu. Le besoin
de maîtriser l’eau pour l’agriculture, l’habitat et le
tourisme a mené à la création de 4 barrages constituant
une réserve cumulée de 14 millions de m3 : Le barrage de
Mervent situé sur la Vendée (1956) possède une usine de
traitement capable de produire de l’électricité ; le barrage
d’Albert (1964) sur la Vendée et les barrages de Pierre-
Brune et de Vouvant (1979) sur la Mère qui eux, sont des
barrages « réservoirs d’eau » et « tampons » pour freiner
les crues et prévenir des inondations. Les barrages sont
complétés par des « bassines » permettant d’accroître la
maitrise de l’eau.
L’omniprésence des cours d’eau a obligé la construction
de ponts pour les besoins de l’exploitation forestière
comme le pont du Déluge sur le ruisseau des Verreries et
le pont de Diet sur la rivière Mère.
Rôles et usages : eau potable, lutte contre les inondations
en aval, maintien de l’étiage de la Sèvre Niortaise dont la
Vendée est affluent, tourisme, randonnées, loisirs.
2. Réseau souterrain, concentré en surface sur les vallées
principales de la Vendée et de l’Autise
La plaine du Bas-Poitou est une plaine calcaire où l'eau
s’infiltre. Le réseau hydrographique est donc
majoritairement souterrain. L’infiltration favorise
l’alimentation de nappes aquifères souterraines, retenues par
les argiles sous-jacentes, dont le niveau influe directement
sur le régime de débit des cours d’eau autour de la plaine.
Les eaux ressortent par les couches perméables sur le marais.
La présence de vallées sèche montre l’existence de ce réseau
souterrain. Ce sont des vallées anciennement creusées par
des cours d’eau qui, après plusieurs millénaires, se sont
infiltrés dans le sol pour ressurgir plus loin. Ils laissent ainsi la
vallée à sec, sauf par temps de fortes pluies où, la nappe
d’eau souterraine remonte à la surface. Le réseau de la plaine
émerge principalement au niveau des vallées de la Vendée et
de l’Autise.
Rôles et usages : équilibre de l’aquifère et des milieux,
pompage dans la nappe phréatique libre pour les besoins en
eau. De plus, ces rivières permettaient dans le passé le
développement du commerce et d’activités, Elles peuvent
devenir aujourd’hui une voie de communication de tourisme
et de loisir.
3. Réseau de canaux rectilignes et organisés
Le Marais Poitevin présente un réseau dense et complexe
de canaux rectilignes de différentes mesures et
importances : un fossé se jette dans une conche, qui se
jette dans un canal, qui lui-même se jette dans une rigole
rejoignant la Sèvre-Niortaise. Ce maillage a une vocation
agricole et s’accompagne de nombreux ouvrages
hydrauliques.
Rôles et usages : agriculture, transport de marchandises,
de matériaux (bois), héritage identitaire patrimonial,
tourisme, loisirs, randonnées pédestre VTT (chemins de
halage), pêche, canotage.
Confluences et micro-confluences : points de rencontre
Les confluences des cours d’eau, en tronçonnant les reliefs collinaires y
tracent des coupures. C’est au niveau de ces coupures et vallées qui
entaillent les obstacles majeurs des collines que se sont développés les
villages et bourgs. Les confluences des rivières sont des points de rencontre
stratégiques, créant des voies naturelles de communication.
C’est au seuil des collines, à proximité du débouché d’une confluence que
s’établissent les bourgs. C’est donc à la croisée entre relief collinaire et cours
d’eau que se constitue le réseau urbain.
Les rivières comme liens entre les unités de paysage
Les rivières prennent leur source dans le relief des marches du Bas-Poitou et
traversent du nord au sud les unités de paysage du Pays de Fontenay :
1. le bocage vendéen,
2. la plaine du Bas-Poitou
3. le Marais Poitevin.
Les rivières sont donc des voies de communication privilégiées. La vallée de
la Vendée était utilisée pour acheminer autant les productions issues du
Bocage Vendéen, que celles issues du Marais Poitevin en direction de la
Plaine du Bas-Poitou où se trouve Fontenay-le-Comte en vue d’y faire
commerce. Le potentiel de voie de communication est aujourd’hui un enjeu
de tourisme, de découverte du territoire et de loisir.
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 153
3
1
2
Seuils des
collines
Points de
confluences
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Hydrographique
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 154
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 155
3
1
2
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Forestière
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 156
3
1 2
1. Les grands boisements des collines
C’est au nord, aux seins des collines, que le territoire est
le plus boisé. Il est composé par la forêt domaniale de
Mervent-vouvant et par les boisements dessinant les
lignes de colline.
La forêt de Mervent-Vouvant est la plus importante du
département. 5000 hectares où le chêne sessile est
omniprésent, associé selon les terrains aux hêtres,
charmes, châtaigniers, noisetiers, bouleaux, merisiers ou
encore néfliers et cormiers. Le charme de cette forêt tient
à son relief chaotique et aux ruisseaux et rivières qui la
traversent. Cette forêt unique attire de nombreux
animaux : la faune sédentaire ou de passage profite des
nombreux cours d’eau pour se nourrir et s’abriter.
Rôles et usages : production de bois de chauffe et de
bois d’œuvre, réservoir biologique, tourisme, randonnée
pédestre vtt et équine, loisirs (escalade, accrobranche,
course d’orientation, saut à l’élastique, équitation, Le parc
d'attractions Pierre Brune, le Natur'Zoo de Mervent, les
arbres remarquables centenaires : le Marinier, le Chêne à
l’Ermitte, et le Chêne à 5 troncs)
2. Les petits bois de vallée
La Plaine du Bas-Poitou est un paysage très ouvert. Les
forêts s’y résument à de simples boqueteaux suivant les
cours d’eau traversant la plaine : dans la vallée de la
Vendée et dans la vallée de l’Autise.
Rôles et usages : réservoirs biologiques précieux au sein
de cette vaste plaine ouverte.
3. Les peupleraies et boisements spontanés du marais
Dans les espaces forestiers des Marais, les boisements
sont imprégnés d’eau. Les sols alluviaux, légèrement salés
alimentent des boisements spontanés riches
écologiquement et des peupliers plantés en bosquets
rectilignes entre les mailles bocagères. On trouve ces
boisements sur les pentes et les terrains plus escarpés les
moins exploitables pour l’agriculture. Ils dessinent alors le
relief. L’ espèce de peuplier la plus représentée dans le
Marais Poitevin est le Peuplier blanc du Poitou.
Un peuplier arrive rapidement à maturité à partir de 20 à
25 ans, il peut atteindre dès lors une taille de 35 à 40 m
de hauteur. Le peuplier est un arbre que l’on retrouve
fréquemment dans le Marais Poitevin et fait partie
intégrante du paysage de la Venise Verte tout comme le
frêne têtard. Cependant, sa plantation aujourd’hui en
bosquet plein diffère de sa plantation traditionnelle en
pourtour de parcelle.
Rôles et usages : bois de chauffe, production en peuplier
de cagettes, boîtes, allumettes, pâte à papier et panneaux
en contreplaqués, flottage du bois, réservoir
biologique, tourisme, randonnée pédestre VTT, loisirs.
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Forestière
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 157
1
2
La Caillère
Saint-Cyr-des-Gâts
Hermenault
Ste-Radégonde
la Vineuse
Mervent
Vouvant
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Forestière
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 158
3
4
Fontaines
Doix
Fontenay-le-comte
Maillezais
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Forestière
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 159
1
2
3
4
Évolution forestière du massif de Mervent-
Vouvant.
Les limites de ce massif ont peu évolué à travers
le temps depuis le XIXème siècle. Ce massif
forestier d’importance majeure pour le Sud-Est de
la Vendée voit sont intégrité conservée.
La forêt a légèrement progressé vers le Sud-
Ouest et le Nord-Ouest tandis que la branche
Nord-Est de la forêt s’est creusée.
L’Office National des Forêts gère cette forêt
domaniale et y exerce ses trois missions :
production de bois, accueil du public et
protection des milieux. Les propriétaires et le
centre Régional de la Propriété Forestière gèrent
la forêt privée. Le Conseil Général et le Syndicat
d’Aménagement de la Vendée ont en charge le
cours d’eau et les barrages.
Évolution des boisements des lignes de colline
Les collines des terres les plus au Nord, où le
relief est le plus escarpé sont soumises à une
pression agricole. Tandis que les boisements
coiffant les pentes des collines ont diminué, les
champs et les prairies, eux, se sont étendus. On
note une nette régression du boisement de la
colline entre La Caillère et Saint-Cyr-des-Gâts au
nord-ouest. En revanche, les fonds de vallées de
l’Hermenault et de Sainte-Radégonde la Vineuse
se sont boisées.
Évolution des boisements des vallées de la
Plaine du Bas-Poitou
Tandis que sur la carte de l’État major datant du
XIXème siècle, il n’apparaît aucun boisement dans
les portions de vallées traversant la plaine, les
bosquets et petits bois se multiplient aujourd’hui
sur les coteaux. Ces bosquets sont issus d’une
dynamique naturelle spontanée faisant suite à une
déprise agricole sur les terrains les moins
accessibles.
Aujourd’hui, pour reconvertir les peupleraies « en plein » en prairies naturelles où
se développera l’élevage :
Depuis la parution du décret du 9 mai 2003 (article L341-1 du code de
l’environnement), l’État a élargi le site classé du Marais Poitevin à un ensemble de 18
553 hectares répartis sur 24 communes du Marais Poitevin:
•11 communes en Deux-Sèvres : Amuré, Arçais, Coulon, Frontenay-Rohan-Rohan,
Magné, Bessines, Niort, Sansais, Saint-Georges-de-Rex, Saint-Hilaire-la-Palud, Le
Vanneau-Irleau
•11 communes en Vendée : Fontaines, Doix, Saint-Pierre-le-Vieux, Maillezais, Maillé,
Saint-Sigismond, Le Mazeau, Damvix, Liez, Bouillé-Courdault, Benet
•2 communes en Charente-Maritime : Taugon et La Ronde.
Sur l’ensemble de ces communes, les éléments caractéristiques du paysage du marais
mouillé doivent être conservés. Les plantations de pourtour de peupliers le long des
fossés doublant ou non les alignements de frênes têtards sont donc possibles mais pas
les plantations sur l’ensemble d’une parcelle. Cette mesure annonce la fin progressive
des peupleraies dans le Marais Poitevin. Des autorisations exceptionnelles peuvent
cependant être accordées par l’État.
Depuis plusieurs années, afin d’assurer une ressource en bois de peuplier et préserver
le paysage maraîchin, le Syndicat des propriétaires fonciers du Marais Poitevin met en
œuvre les aides du Conseil Régional pour la plantation de peuplier en pourtour de
parcelles. Cette action est animée par le Parc Interrégional du Marais Poitevin. Le
Conseil Régional du Poitou-Charentes y participe par ses conseils techniques.
Source : blog-marais-poitevin.fr 16 juillet 2014
Évolution des boisements dans le Marais Poitevin
L’abandon progressif des terres du marais depuis une cinquantaine d’années
se traduit par une dynamique forte de la végétation arbustive et arborée qui
conduit à l’apparition de boisements spontanés dénaturant l’image du Marais
Poitevin du XIXème mais apportant une importante richesse biologique
lorsque ces boisements ne sont pas monospécifiques. On remarque une
nette progression des bois sur le marais de Fontaines à Doix.
Dans les parties de marais mouillés, le peuplier était traditionnellement
planté en pourtour de parcelle, doublant souvent les alignements de frêne.
C’est effectivement au XIXème siècle, avec le développement de l’activité
industrielle du bois dans le Marais Poitevin, que l’on a commencé à planter
des peupliers dans la zone inondable du marais mouillé non-exploitable pour
l’agriculture. Sa plantation avait alors un aspect de large haie de bocage
encadrant des prairies d’élevage. Mais au cours des années 1980, la position
de ces terrains peu pratiques et accessibles (à cause des nombreux canaux
empêchant les déplacements du bétail) entraîne l’abandon de l’élevage. Ceci
associé à une demande croissante de l’industrie du bois a finalement poussé
les propriétaires à planter des peupliers sur la totalité de leur parcelle de
terrain (dite en plein). Les peupleraies colonisent alors les pentes, remplissent
les mailles du bocage.
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Forestière
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 160
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 161
2
1
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Forestière
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 162
1 2
1. Le bocage sinueux suivant le relief des collines
Le bocage des terres les plus au nord du territoire est plus
serré et sinueux car le relief y est plus mouvementé et
escarpé.
Entre ses mailles se trouvent principalement des prairies à
pâtures et des champs.
2. Le bocage rectiligne suivant les canaux
Le bocage dans le marais poitevin suit le tracé rectiligne
des canaux et rigoles. Il encadre des parcelles pâturées ou
des cultures céréalières et fourragères.
Il est composé en majorité et traditionnellement
d’alignements de frênes en têtards et d’alignements de
peupliers.
Rôles et usages : Le bocage prend des fonctions primordiales dans la valorisation agricole des territoires et leur richesse
écologiques : les haies bocagères protègent des vents, maintiennent l’humidité, réduisent les écarts de température, maitrisent le
ruissellement de l’eau, empêchent l’érosion des sol, augmentant ainsi le rendement des productions végétales et animales. Dans
le Marais Poitevin en particulier, les haies sont des ripisylves renforçant la stabilité des berges.
Les haies sont un lieu de vie important pour diverses espèces et servent de refuge et de corridors écologiques, et sont donc à la
source d’une richesse faunistique et floristique importante.
Le bocage joue également un rôle dans la perception sociale des campagnes, dans le sentiment d’appartenance identitaire et
dans le maintien des petits sentiers ruraux favorisant les traversées et les liens entre petits bourgs isolés.
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Forestière
Ramifications boisées
dans les vallées
Boisements adossés
aux collines
Les boisements soulignent les collines
L’essentiel des boisements et micro-boisements s’insère sur le flanc des
collines en formant des séries orientées Nord-Ouest/Sud-Est.
C’est à l’Ouest de Fontenay-le-Comte, que les boisements les plus importants
témoignent de cette organisation. Leur nombre et leur taille fait apparaître ces
continuités.
A l’est (en dehors du territoire), on peut lire encore une intensification du
boisements en fonction de l’accident géologique collinaire Nord-Ouest/Sud-
Est mais ceux-ci se concentrent d’avantage au creux des vallées en formant
des ramifications.
La spécificité des boisements du Sud-Est de la Vendée est donc leur
cohérence avec les lignes de collines qui en font des éléments paysagers à
valeur architecturale majeure renforçant leur unité et leur visibilité.
Entre deux bocages, la plaine
Entre deux grandes séquences bocagère : le bocage des reliefs collinaires du
Nord du territoire, et le bocage des canaux du Marais Poitevin au Sud, la
trame végétale s’insère dans les vallées. La Plaine du Bas-Poitou est alors
presque dénuée de tout boisement.
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 163
Fontenay-
le-Comte
Boisements plus
intense sur les
collines
Séquence
bocage
sinueux
Séquence
bocage
rectiligne
LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Forestière
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 164
LES PAYSAGES RÉFÉRENTS – Les unités de paysage
3
1
2
Le Bocage
Vendéen
La Plaine du
Bas-Poitou
Le Marais
Poitevin
LES PAYSAGES RÉFÉRENTS – Les Motifs Paysagers
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 165
Structure industrielle
Bourg au sein d’une trame bocagère
Bâtiment d’élevage Futaie dans la Forêt de Mervent Vouvant
Retenue d’eau de Mervent
Barrage de Mervent
1
LES PAYSAGES RÉFÉRENTS – Les Motifs Paysagers
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 166
Horizon openfields et hangar
Horizon boisé : bois de Nallier Mouzeuil Terrain en pente douce vers un horizon de collines
Horizon périurbain - Secteur des Moulins à
Fontenay-Le-Comte
cohabitation structures industrielles /Clocher de cœur de
bourg en arrière plan – Fontenay-Le-Comte
Horizon éolien et grand champs
2
LES PAYSAGES RÉFÉRENTS – Les Motifs Paysagers
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 167
Voie plantée
Élevage et canaux
Alignement de frênes en trognes Patrimoine bâti - Maillezais
3
Les trois paysages du Sud-Est Vendée ont chacun des
motifs singuliers et spécifiques.
Le Bocage Vendéen
Motifs symboliques : relief collinaire, trame de bocage
et de massifs forestiers, bâti dispersé, grandes
structures agricoles et industrielles, parcelles pâturées.
La Plaine du Bas-Poitou
Motifs symboliques : paysages céréaliers ouverts,
larges perspectives, limites visuelles marquées par les
collines, grands hangars et silos.
Le Marais Poitevin
Motifs symboliques : arbres trognes (frênes têtards),
peupliers, voies plantées, canaux, villages groupés sur
des îles calcaire, pâturages.
1
2
3
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 168
LES COMPOSANTES PATRIMONIALES
DU PAYSAGE
169Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 170
PATRIMOINE – Les Grands éléments du patrimoine bâti
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 171
Vouvant
Donjon de Bazoges-
en-Pareds
Fontenay-le-Comte
« Ville d’Art et
d’Histoire »
Secteur sauvegardé
Foussais-Payré
Abbaye de Maillezais
Faymoreau
Nieul-sur-l’Autise
Source des illustrations : atopia, sites internet des
communes, Sud Vendée Tourisme
Un patrimoine d’exception,
joyau du territoire
Le patrimoine architectural en Sud-Est
Vendée est diversifié.
Il conjugue architecture médiévale,
romane et gothique, sans en oublier
les influences issues de la Renaissance
et l’architecture minière des corons
de Faymoreau.
PATRIMOINE – Les Grands éléments du patrimoine bâti
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 172
PATRIMOINE – Le « petit patrimoine » bâti
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 173
Château de la Citardière - Mervent
Église Notre Dame - Maillé
Logis de La Chesnelière – Saint-
Hilaire-de-Voust
Source des illustrations : atopia, sites internet des communes, Sud Vendée Tourisme
Château de Chassenon –
Xanton-Chassenon
Un « petit patrimoine » bâti
reconnu représenté sur
l’ensemble du territoire
111 édifices aux Monuments
Historiques
28 classés & 83 inscrits
PATRIMOINE – Le patrimoine bâti
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 174
Église de centre-bourg et placette
Maison de villeRuelle de centre-borug Mur de calcaire dans la plaine
Mur de schiste et tuiles tiges de botte
dans le bocageMaison bourgeoise
Maison de bourg Maison rurale le long des canaux Ruelle de centre-bourg
Maison rurale
Ruelle de centre-ville
Source des photos : atopia
Un patrimoine bâti entre calcaire et schiste
La pierre est le matériau principal de construction du
bâti ancien. La pierre utilisée correspond au sous-sol
sur lequel le bâtiment est implanté, elle est donc un
marqueur identitaire de l’architecture locale. Ainsi on
peut voir une dominance de bâti en schiste dans le
Bocage Vendéen, et de calcaire dans la Plaine du Bas-
Poitou et le Marais Poitevin.
Une ambiance urbaine marquée par les murs en
pierre longeant les routes et chemins.
De nombreux murs en pierre, parfois très hauts,
longent les routes et chemins. Ils participent à donner
une ambiance très minérale aux bourgs. Ces murs
sont plus ou moins bien entretenus et parfois
recouverts ou réparés de manière peu qualitative.
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 175
PATRIMOINE – Le patrimoine bâti
Source des photos : atopia
PATRIMOINE – Le patrimoine naturel
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 176
Sites inscrits
Sites classés
Périmètre du PNR
Marais Poitevin
Moulin de la Garde
Vouvant et la vallée de la Mère
Vieille ville de Fontenay
Coteau de la vallée de Mervent
Le parc Baron
Marais mouillé poitevin
Chêne de la Girardie et chêne
de Saint-Raymond
Marais mouillé poitevin
Vallée de la Mère - Vouvant
Marais poitevin
Vallée de Mervent
Moulins de la Garde – Mouilleron-
Saint-Germain
Grands sites naturels
inscrits et classés
Source des illustrations : atopia, sites internet des communes, Sud Vendée Tourisme
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 177
Grands parcs et jardins
remarquables
Jardin de la
maison natale
du Maréchal de
Lattre de
Tassigny
Jardin Médiéval de Bazoges-
en-Pareds
Parc du Château de
l’Hermenault
Parc de la Grotte
à l’Orbrie
Parc du Baron
Jardin des Cordeliers
Jardin des Jacobins
Parc de la
Baugisière
Source des illustrations : atopia, sites internet des communes, Sud Vendée Tourisme
Parc du Lycée Bel-air
PATRIMOINE – Le patrimoine naturel
Parc de l’hôtel de ville
Fontenay-le-Comte :
Des grands sites naturels inscrits et classés liés au
patrimoine agricole
• Ici reconnus en tant que sites « naturels », ces
paysages ont en réalité été entièrement façonnés
par le travail de l’homme : tandis que des moulins
se dressent à Mouilleron-Saint-Germain, l’ancien
Golfe des Pictons devient le Marais Poitevin où
l’on peut cultiver la terre.
• Le travail de l’homme avec la nature crée de la
richesse culturelle identitaire mais aussi de la
richesse biologique en concevant des milieux
inédits. Ce travail devient alors patrimoine.
Des vallées remarquables
• Dans le Bocage Vendéen, les cours d’eau entaillent
les collines et forment des vallées aux reliefs
impressionnants, telles que les vallées de la Mère
et de Mervent.
Les grands parcs et jardins remarquables, des
espaces naturels liés au patrimoine culturel collectif
• Le patrimoine n’est pas seulement présent dans les
grands sites naturels inscrit et classés, on le
retrouve également dans de nombreux parcs et
jardins.
PATRIMOINE – Le patrimoine naturel
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 178
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 179
Bâtiment agricolemoulin
Granges
Bâtiment agricole de centre-bourg
PATRIMOINE – Le patrimoine agricole
La fuie du palais abbatial de Fontenay-le-Comte
Fuie du grand logis Ste Catherine à
Foussais -Payré
Source des photos : atopia, site de l’union des aviculteurs Vendéens
Un patrimoine agricole riche et diversifié
Le territoire de Sud-Est Vendée est marqué
par une présence d’éléments agricoles
participant à l’ambiance rurale du territoire.
On note la présence de moulins,
pigeonniers, granges, fermes et autres
bâtiments agricoles.
Un petit patrimoine maraichin ludique et attractif.
Le marais poitevin, « pays aux chemins d’eau » est
riche de son patrimoine maraîchin, à la fois pour la
diversité des tailles de ses chemins d’eau: fossé,
conche, canal, rigole ; pour ses ouvrages
hydrauliques complexes de régulation de niveaux
d’eau (barrages, écluses, portes à flots) et de systèmes
d'accès et de traversée de l'eau (port, venelles, ponts,
passerelles, barque ou bac à chaîne), et pour son
habitat typique (cabanon).
1. La barque à chaîne : deux chaînes métalliques de
longueur égale à la largeur de la rivière sont
ancrées chacune à un point fixe, sur chaque rive.
La seconde extrémité de chaque chaîne est fixée
sur le bateau. Si le bateau se trouve de l'autre
côté de la rivière et qu'une personne veuille
traverser, il suffit de tirer sur la chaîne pour faire
venir le bateau à soi. Ensuite, cette personne
embarque, puis tire sur l'autre chaîne pour faire
se mouvoir le bateau. Lorsqu'elle arrive sur l'autre
rive, elle débarque et elle a traversé la rivière. La
barque à chaîne représente une possibilité
d'ouvrir de nouveaux itinéraires touristiques.
2. L’écluse : les écluses permettent de maîtriser les
niveaux d’eau afin de pouvoir naviguer sur les
cours d’eau.
3. La passerelle : à la fin du XIXe, les constructions
métalliques fleurissent dans le marais et
permettent dès lors l’accessibilité des fermes,
hameaux et marais autrement qu’en bateau. Pour
la plupart, ce sont des ouvrages légers dont
l’accès est réservé aux piétons et aux vélos tenus
à la main.
4. La pierre d'évier : la pierre d’évier est un bloc
monolithe creusé de quelques centimètres à
peine dans sa partie arrondie intérieure. Elle
traverse le mur et forme gouttière au-dehors afin
que les eaux sales tombent assez loin du mur
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 180
PATRIMOINE – Le Petit Patrimoine maraîchin
2
3
4
1
1
barque à chaîne sur le chemin de randonnée
« des Nattes » au départ d’Aziré ou de Courdault.
La passerelle de la Sèvre au Village de la
Sèvre au Mazeau
Entre Damvix et Arçais, les écluses des
Bourdettes du 19ème, rendent navigable la
Sèvre Niortaise.
barque à chaîne à proximité de Courdaultpartie saillante à l'extérieur d’une pierre d’évier Source des illustrations : Atopia, office de tourisme Sud-
Vendée Marais Poitevin
5. Le port : les ports sont aujourd’hui les points de
départ de balades en barque sur les canaux du
marais comme c’est le cas au port de Courdault
ou au Petit Port Sauvage face à l’abbaye de
Maillezais
6. Les chemins de halage : aujourd’hui, ces chemins
sont autant de sentiers représentant des
opportunités de randonnées en vélo, comme sur
les chemins de halage au départ du port de
Courdault
7. L’Aqueduc : cet ouvrage hydraulique intéressant
et complexe, permet à deux canaux de se croiser
sans que les eaux ne se mélangent.
8. Le passe-bateau : le passe-bateau permet de
franchir une écluse. Deux rails de chaque côté
permettent de glisser sa barque ou son canoë de
l’autre côté de l’écluse.
PATRIMOINE – Le Petit Patrimoine maraîchin
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 181
86
5
7
Aqueduc de Maillé à 750m au Nord de Maillé sur
La jeune AutiseChemin de halage_Courdault Passe-bateau sur la Vieille Autise _ Bouillé
Port de Courdault Source des illustrations : Atopia, office de tourisme Sud-
Vendée Marais Poitevin
Un petit patrimoine houiller dont il faut retrouver les
traces
• Le bassin houiller de Vendée est une étroite bande de
120 kilomètres de long s'étendant de Saint-Laurs
(Deux sèvres) au Sud-Est, à Grand-Lieu (Loire-
Atlantique) au Nord-Ouest. Les terrains carbonifères
sont discontinus et anciens datant de la dispersion du
massif Hercynien. Les mouvements de sol dus à une
faille importante ont comprimé les terrains (d'où
l’étroitesse du bassin par endroit : un kilomètre en
moyenne à Vouvant). Les terrains carbonifères
apparaissent sur le bassin de Faymoreau puis se
perdent sous des calcaires jurassiques en un accident
architectural permettant de lire le sillon houiller dans
le paysage mais ne permettant pas d’en exploiter la
houille ( une faille étroite sur laquelle s’insère de
nombreux petit villages et boisements de Cailloneau,
La Caillère, à Saint-Philbert-du-Pont-Charrault ). Ils
réapparaissent au jour à Chantonnay sur une longueur
de plus de dix kilomètres. La faible entendue du
terrain houiller et la forte inclinaison des couches de
houille ont rendu leur exploitation très difficile. Dans
le bassin de Faymoreau, des mines ont vu le jour : à
Faymoreau, Bouferie, Cezais, Epagne, Puyrinsant,
Saint Laurs.
• Il est difficile aujourd’hui d’imaginer le passé minier du
Sud-Est de la Vendée. Seuls quelques vestiges
persistent aujourd’hui. C’est à Faymoreau que l’on
retrouve le plus d’éléments de patrimoine. Un musée,
le centre minier de Faymoreau, a été créé dans
l’ancien dortoir des verriers. On peut voir des corons
(corons de la Haute terrasse, coron de la Basse
Terrasse, coron des Bas de Soie), la chapelle des
mineurs et ses vitraux contemporains créés par
Carmelo Zagari, la verrerie qui abritait au XIXème
siècle 90 ouvriers qui produisaient jusqu’à un million
de bouteilles par an, et des ruines entre les
boisements : la centrale électrique, la tour de
refroidissement.
PATRIMOINE – Le Petit Patrimoine minier
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 182
Centre Minier _ Faymoreau
Chapelle des mineurs et vitraux contemporains de
Carmelo Zagari _ Faymoreau
Hôtel des mines _ Faymoreau
Ruines de la centrale électrique _ FaymoreauVestige d’une tour de refroidissement _ Faymoreau
Coron de la Basse Terrasse _ Faymoreau
Source des illustrations : le site de exxplore, Patrimoine
Industriel, Souterrain et Architectural
• La ligne de Breuil-Barret à Velluire est une ligne
ferroviaire française, déclassée dans sa presque
totalité. Elle reliait la gare de Breuil-Barret, sur la ligne
de la Possonnière à Niort à celle de Velluire sur la
ligne de Nantes-Orléans à Sainte. Elle était l’origine
de la ligne de Vouvant-Cezais à Saint-Christophe-du-
Bois en gare de Vouvant-Cezais et de la ligne de
Fontenay-le-Comte à Benet en gare de Fontenay-le-
Comte. Cette ancienne voie ferrée a été́ transformée
en piste cyclable. On peut franchir la rivière de la
Vendée à Faymoreau par un viaduc de 1868, appelé
Pont des Minettes. La construction de cette voie
ferrée a entamé la falaise sur une hauteur de 8 à 10
mètres et représente une excellente coupe des
terrains houillers où l’on observe en différents endroits
de la tranchée, des galets du terrain houiller redressés
à la verticale à la suite d’un basculement tectonique
de près de 90°. Ces blocs provenaient de l’érosion de
la chaîne hercynienne.
• On trouve également des traces de l’exploitation
minière à Epagne avec son chevalement et ses ruines
de bâtiments miniers.
PATRIMOINE – Le Petit Patrimoine minier
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 183
Ruines de bâtiment minier_Epagne
Chevalement du puits Saint-Michel _ Epagne
Viaduc des MinettesPuits d’aérage _ Epagne Source des illustrations : le site de exxplore, Patrimoine
Industriel, Souterrain et Architectural
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 184
PATRIMOINE – Tourisme, représentations sociales et collectives du patrimoine
Le XIXème à l’honneur, de terre de travail à terre
de loisir.
Les paysages du Sud-Est de la Vendée font l’objet
d’un attachement, d’une identification sociale et
représentative précise qui façonnent et construisent
aussi l’image du territoire. C’est en quelque sorte la
dimension du paysage média qui contribue à la
diffusion directe et indirecte d’une imagerie, d’une
symbolique du territoire.
À la lecture des nombreuses images promotionnelles
et touristiques du territoire, la représentation sociale
et collective du Sud-Est de la Vendée est basée sur
une image des paysages du XIXème qui a peu
évoluée. Les canotiers ne transportant plus sur leur
barque les produits de leur labeur mais les touristes
de passage.
D’un territoire issu du travail de l’homme, il devient
territoire de loisirs, de jeux, d’escapades et de
découvertes où l’on escalade les reliefs, grimpe aux
arbres, parcours les collines en VTT, pour se laisser
ensuite filer doucement sur les canaux du marais.
C’est le Marais Poitevin qui est le plus représenté.
L’attachement à ce paysage unique est
particulièrement prégnant et semble demeurer
intangible. Mais les reliefs forestiers du Nord du pays
prennent aussi plus récemment leur place.
Le Bocage Vendéen, ses collines et la Forêt de
Mervent-Vouvant a une image plus dynamique et
sportive. Le Marais Poitevin, lui, a une image plus
apaisante et contemplative qui se complète d’un
aspect ludique où les équipements et mécanismes
innovants issus de l’agriculture du XIXème sont
employés pour le tourisme (comme la barque à
chaîne, le passe-bateau). La plaine, elle, est le lieu de
l’urbain, de l’architecture et de l’art grâce à la
présence de Fontenay-le-Comte.
PATRIMOINE – Tourisme, représentations sociales et collectives du patrimoine
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 185
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 186
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 187
Une « labellisation » du
territoire du SCoT
Musée de France
Petites cités
de caractères
Plus beaux villages
de France
Plus beaux détours
de France
Villes & Pays d’Art
et d’Histoire
Réserve naturelle
Station verte
Grand site de France
Mouilleron Saint-Germain
Vouvant
Faymoreau
Nieul-sur-l’Autise
Mervent
Velluire
Fontenay-le-Comte
PATRIMOINE – Tourisme, représentations sociales et collectives du patrimoine
Ville gourmande
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 188
« Vouvant, la cité médievale
On dit que Mélusine veille depuis des siècles sur cette ancienne place forte médiévale.
Peut-être apercevrez-vous sa silhouette serpentine aux détours d’une ruelle ou au sommet
de la Tour Mélusine, vestige de la puissante forteresse des Lusignan qui domine l’enceinte
de la cité entourée de remparts très bien conservés.
L’église édifiée sous l’impulsion de Guillaume le Grand, duc d’Aquitaine au Xe siècle, est
un chef d’oeuvre architectural : un portail richement sculpté (XI et XVe siècles), une
absidiole nord datant du XIIe siècle et une crypte en parfait état.
Que faire à Vouvant ? Visiter Vouvant à pied avec les visites guidées de l’office de
tourisme, découvrir la Tour Mélusine et l’église de Vouvant. De nombreux circuits de
randonnée sont également disponibles à l’office de tourisme. Visiter Vouvant à cheval ou
en calèche avec la ferme équestre la Garrelière. Vouvant, village de peintres : nombreuses
animations autour de la peinture organisées par l’association « Vouvant,village de
peintres ». »
« Foussais-Payré, la romane
Ce petit bourg à l’orée du massif forestier de Mervent-Vouvant s’enorgueillit de l’un des
plus remarquables édifices roman du Bas Poitou : son église, érigée entre 1050 et 1100.
Autre époque phare de la cité, la Renaissance à l’image des halles, de la maison de
François Lauren (1522), de l’auberge Sainte Catherine, propriété de la famille du
mathématicien et humaniste François Viète (1540–1603). à l’entrée de Payré, les anciens
fours à chaux rappellent l’activité industrielle du XIXe.
Que faire à Foussais-Payré ? Visiter Foussais-Payré avec les visites guidées organisées par
l’office de tourisme. Nuits musicales en Vendée Romane, festival de musique et de
spectacle vivant organisé par les Petites Cités de Caractère du Sud Vendée. »
4 Petites Cités de Caractère en Sud-Est Vendée. Ici tel qu’elles sont représentées sur le site internet de Sud-Vendée tourisme
La distinction « Petites Cités de Caractère » est délivrée aux petites villes et villages possédant un patrimoine architectural et paysager remarquable, et répondant aux critères essentiels
d’une charte d’accueil du visiteur.
PATRIMOINE – Tourisme, représentations sociales et collectives du patrimoine
Source des illustrations : office de tourisme Sud-Vendée Marais Poitevin
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 189
« Faymoreau, la minière
Au sud du bocage vendéen, près du Marais Poitevin, la cité minière de Faymoreau a vécu
de l’exploitation du charbon de 1827 à 1958. Plusieurs générations de mineurs
sont descendues dans les entrailles de la terre, pendant 130 ans, pour extraire « l’or noir »
de l’époque.
Que faire à Faymoreau : Visiter le Centre Minier, ce musée vous emmènera faire un voyage
au centre de la mine. Activités famille et jeune public toute l’année.
Parcourir le village minier et ses corons, une promenade insolite au cœur de la petite
cité ouvrière construite par la Société des Mines. À chaque métier son quartier : mineurs,
cadres de la mine, commerçants, contremaître. Découvrir les vitraux de Carmelo Zagari,
une commande publique, unique dans la région, de 19 vitraux contemporains mêlant
couleurs, figures et spiritualité, en hommage aux hommes du fond. »
« Nieul-sur-l’Autise, la poitevine
Située aux portes du Marais Poitevin, Nieul-sur-l’Autise est un des hauts lieux patrimonial
du Sud Vendée. Pour apprécier la richesse de ce bourg, empruntez le parcours
de découverte qui identifie par des plaques et pupitres une vingtaine de lieux
symboliques, dont un moulin à eau construit en 1728 et le remarquable cloître de l’abbaye
royale, perle de l’architecture du Bas Poitou. En poursuivant votre chemin, vous arriverez
au camp néolithique du Champ Durand qui consiste en une triple enceinte de
fossés creusés dans le calcaire. Centre tribal, Champ Durand paraît avoir eu une vocation
multiple : site de défense, cimetière, lieu de rencontre et de marché…
Que faire à Nieul-sur-l’Autise: Visiter l’Abbaye d’Aliénor, joyau de l’architecture romane en
Bas-Poitou propose une visite entre réel et virtuel qui amusera toute la famille.
Les animations : la fête de la Meunerie en mai, le festival des Nuits Musicales en Vendée
Romane. »
PATRIMOINE – Tourisme, représentations sociales et collectives du patrimoine
Source des illustrations : office de tourisme Sud-Vendée Marais Poitevin
PATRIMOINE – Tourisme, représentations sociales et collectives du patrimoine
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 190
Source de l’illustrations : office de tourisme Sud-Vendée Marais Poitevin
DYNAMIQUES ET ÉVOLUTIONS
191Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 192
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 193
DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – Le Bocage Vendéen
La Châtaigneraie
Cheffois
Mouilleron-Saint-Germain
La Tardière
Saint-Germain-L’Aiguiller
Saint-Pierre-du-Chemin
Breuil-Barret
La Châtaigneraie
Cheffois
Mouilleron-Saint-Germain
La Tardière
Saint-Germain-L’Aiguiller
Cluse de La Châtaigneraie
Cluse de Cheffois
Breuil-Barret
Les enjeux du bâti dans le bocage
Les bourgs implantés en chapelet le long des lignes de collines Les bourgs implantés au niveau des cluses
Le Bocage vendéen, au seuil des reliefs les plus
escarpés du Nord du pays
Les villages s’inscrivent dans le paysage en chapelet le
long des lignes de collines. C’est au droit des cluses
entaillant ces collines que se développent les principaux
bourgs, comme celui de la Châtaigneraie.
L’exemple de Cheffois, contraint par les reliefs
accidentés : une inscription dans le relief à
accompagner ?
• Le village s’est développé aux abords des collines
dont fait partie le rocher de Cheffois. Le bourg se
positionne sur la rive Est du cours d’eau, en retrait
du fond humide et des rives de l’affluent du Loing.
• La voirie se constitue de la départementale D949b
longeant le bourg par le cours d’eau et d’une voie
de desserte principale des rues et des habitations du
bourg : la rue des Hêtres qui s’inscrit dans le
prolongement de la D67. Seul un franchissement du
cours d’eau s’est développé au niveau du bourg
centre et liant la départementale et la rue des Hêtre.
• Les tissus bâtis anciens se caractérisent par une
organisation en front sur rue, de façon linéaire le
long de la rue des Hêtres.
• Les constructions contemporaines (en orange)
modifient quelque peu la forme et l’organisation
bâtie initiale longeant le cours d’eau en s’insérant
entre les pentes des collines.
• Cheffois se développait parallèlement à son cours
d’eau de façon dense, il s’étend maintenant en
branches peu denses entre les collines. D’une forme
linéaire, on obtient une forme urbaine en dents de
scie, sur le pourtour des collines adjacentes au
bourg centre.
• Le tissu urbain contemporain est plus distendu que
le tissu ancien.
• Des parcs d’activités se développent sur la rive
Ouest de l’Affluent du Loing, en lien avec la
Départementale.
DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – Le Bocage vendéen
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 194
Extensions
urbaines récentes
Rocher de Cheffois
Les enjeux du bâti dans le bocage
DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – Le Bocage vendéen
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 195
leur silhouette plus visible à l’horizon.
Vu depuis le grand paysage, la pente de la colline
présente à la vue l’étendue de la ville.
Plus le Bourg progresse en hauteur, plus il devient
sensible à la forme de son tissu urbain : la visibilité des
étagements et des progressions en hauteurs ont plus
d’impact sur le territoire.
Entre hauteurs forestières et fond de vallon : une
inscription dans le relief à accompagner ?
Comme dans l’exemple de Cheffois, les bourgs se
développent à flanc de colline, entre les terres
humides de fond de vallon et les terres venteuses des
hauteurs forestières.
Lorsque les collines sont peu escarpées, les extensions
contemporaines grimpent sur les sommets et rendent
Bourg à flanc de colline
Extension urbaine en position sommitale
Silhouette de bourg ancien à flanc de coteau
Bourg sur une pente plus douce
Les enjeux du paysage dans le bocage
DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – Le Bocage vendéen
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 196
En arrière plan : une colline au sommet boisée
Au second plan : un fond de vallon boisé,
Au premier plan : un champs
Coteau abrupt boisé
En fond de vallon : une trame bocagère discontinue
Sur les terres plane : des champs
Les enjeux du végétal dans le bocage
Une trame boisée en régression occupant encore
les pentes les plus raides
Les masses boisées résiduelles sont en régression et
se concentrent essentiellement sur les pentes les plus
raides des collines, que ce soit en occupant les font
de vallons serrés, les coteaux abrupts, qu’en coiffant
certains sommets inhabitables et impropres à
l’agriculture. Tous les terrains les plus plats étant
soumis à une pression agricole.
Un paysage qui perd en intensité : une densité
boisée à revaloriser ?
Le couvert forestier est en régression, l’étendue des
champs est en progression. Les boisements soulignant
l’événement architectural géologique du système
collinaire sont de moins en moins lisibles. Le caractère
atypique de cette région s’atténue donc peu à peu.
Une trame bocagère qui se contraste : un bocage à
préserver ?
Le bocage règne encore sur les terres Nord du pays.
La trame bocagère, encore présente, est cependant
soumise à la pression agricole ; ainsi, elle se délite par
endroits, sur les surfaces les plus planes et se densifie
dans les fonds des vallons.
Interface Bocage Vendéen / Plaine du Bas-Poitou :
le recul du Bocage.
À l’interface entre ces deux unités paysagères, le
bocage vendéen subit l’influence de la plaine et voit
sa trame bocagère reculer.
DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – Le Bocage vendéen
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 197
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 198
Fontenay-le-Comte
Niort
Vers La-Roche-sur-Yon
Saint-Hermine
Oulmes
Petosse
Pouille
Saint-étienne-de-Brillouet
Benet
Simon la vineuse
Saint-Martin-de-Fraigneau
RD 148
DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – La Plaine du Bas-Poitou
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 199
La traversée de OulmesLa traversée de Oulmes
Ancien restaurant routierLa traversée du Petit-Pont
La plaine du Bas-Poitou, vaste étendue entre le bocage et le marais traversée par la
RD148
Dans l’orientation armoricaine Nord-Ouest / Sud-Est, la RD 148 traverse les bourgs les
plus importants de la Plaine du Bas-Poitou, et participe à leur développement.
Comment renforcer un bourg alors que son centre n’a pas de visibilité sur la route
départementale majeure ?
La RD148 ne traverse pas la plupart des centre-bourgs des villes qu’elle croise. Elle
traverse des périphéries (Benet), longe (Saint-Martin-de-Fraigneau), ou même évite
complètement le bourg (comme c’est le cas par la rocade à Fontenay-le-Comte). Les
périphéries des bourgs paraissent sans vie apparente, certains bâtiments sont à
l’abandon. Ce phénomène d’évitement renforce l’idée selon laquelle « Il n’y a rien entre
Niort et La Roche et Luçon » (ressenti des habitants) et donne une image désertée au
territoire. La RD 148 ne participe donc pas à la vitalité des bourgs de la Plaine du Bas-
Poitou.
Comment renforcer un bourg dont le centre est traversé par une route à forts flux de
circulation ?
Certains centres-bourgs comme celui de Oulmes ou de Pouille sont directement traversés
par la RD148. La RD148 supporte un fort flux entre Niort et La-Roche-sur-Yon. Ce flux
engendre des nuisances en terme de bruit et de sécurité qu’il faut pouvoir concilier avec
une vie urbaine et la présence de piétons.
Bourg dont le centre est traversé
par la RD148
Bourg dont le centre n’est pas
traversé par la RD148
Les enjeux du bâti dans la plaine
L’exemple de Saint-Martin-de-Fraigneau et de
Oulmes, sans contrainte de relief : un développement
le long des voies à maîtriser ? Et un développement
de « second rideau » à recentrer ?
• Ces bourgs se sont développés au sud de la route
départementale. Oulmes est traversé par celle-ci
tandis que Saint-Martin-de-Fraigneau est tangenté.
Des parcs d’activités se développent en lien avec la
Départementale.
• Le tissu urbain contemporain est plus distendu que
le tissu ancien. En particulier à Oulmes, les
constructions contemporaines s’étendent le long
des rues en enclavant des terres agricoles et en
créant une distance entre le bourg-centre et le
nouveau bâti complexifiant les liens entre anciens
quartiers et nouveaux quartiers.
• À Saint-Martin-de-Fraigneau, les extensions urbaines
sont venues s’agrafer à la route départementale. Ces
extensions jouent le rôle d’annonciateur de la
présence du bourg.
• Saint-Martin-de-Fraigneau, tout comme Oulmes, se
développait autour de son église, l’absence de
contrainte apparente mène aujourd’hui à une
urbanisation éclatée manquant de cohérence
globale avec son bourg ancien.
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 200
Extensions urbaines récentes
DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – La Plaine du Bas-Poitou
Les enjeux du bâti dans la plaine
Extensions urbaines récentes
DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – La Plaine du Bas-Poitou
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 201
Cœur de bourg historique
Extension de bourg
Zone d’activité
Pôle urbain
L’exemple de Fontenay-le-Comte : Quelles limites pour la ville ? Quelle gestion des
espaces interstitiels avec les autres villages ?
Fontenay-le-Comte est constitué aujourd’hui de la fusion de plusieurs villages ou
anciens corps de ferme. Ces villages sont totalement intégrés au tissu de la ville ou on,
à l’inverse, maintenant disparu. La banlieue de Fontenay est composée de tissus
urbains mixtes : entre grands ensembles, pavillons et parc d’activités. Sa périphérie est
composée de grands champs ouverts et de bourgs ruraux. Fontenay doit-elle
progresser vers ses pôles urbains périphériques ? Et de quelle manière ? Ou doit-elle
s’organiser autour de sa vallée ?
Quelle image pour les entrées de ville de Fontenay-le-Comte ?
Les Entrées du Nord et du Sud sont guidés par la rivière de la Vendée où le centre-bourg,
le cœur de la ville, apparaît rapidement. Les entrées Est-Ouest, à l’inverse sont plus
diffuses. Notamment à l’Est où l’on accède à Fontenay-le-Comte par un parc d’activité ;
ou le Sud-Est où l’on entre en croisant une décharge, et un autre secteur d’activité.
Quelle transition entre la ville et les espaces agricoles ?
Les enjeux du bâti dans la plaine
Fontenay-le-Comte au contact des trois unités de paysage : bocage/plaine/marais ,
un point de départ pour la découverte du territoire ?
Fontenay-le-Comte se trouve dans la plaine du Bas-Poitou au bord de la rivière de la
Vendée. Au Nord se trouve le Bocage Vendéen, au Sud, le Marais Poitevin. Sa position
sur l’axe de traversée majeure de la Vendée faisait de Fontenay-le-Comte le lieu
privilégier de marché et d’échanges des produits des différents terroirs
complémentaires. Quels sont alors les échanges s’organisant aujourd’hui ? Quel rôle
pour la Vallée de la Vendée ?
DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – La Plaine du Bas-Poitou
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 202
Espace de rencontre entre la rivière de la Vendée et
l’urbanité ?
Séquence de la Vendée traversant un fort
relief de colline
Séquence de la Vendée traversant la plaine
Entre densité urbaine et richesse naturelle, quelle cohabitation?
La rivière de la Vendée traverse le centre bourg. Il y a donc un enjeu de cohabitation
entre un élément naturel et une densité urbaine forte. Comment la ville s’organise-t-elle
avec les fluctuations de la rivière (les différentes crues). Quelle prise en compte du lit
mineur et du lit majeur de la Vendée dans la ville ?
Les enjeux du bâti dans la plaine
DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – La Plaine du Bas-Poitou
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 203
Lignes d’éoliennes à Mouzeuil Saint-Martin
Secteur des Moulins à Fontenay-Le-Comte
Fontenay-le-Comte: cohabitation structures industrielles
/Clocher de cœur de bourg en arrière plan
Les enjeux de l’horizon dans la plaine
Quel développement pour les énergies
renouvelables ?
La plaine, territoire plat et ouvert, est à la fois le lieu
idéal d’implantation éolienne et à la fois plus sensible
à la banalisation des paysages. De nos jours,
beaucoup d’éoliennes fleurissent sur le territoire
français au gré des opportunités foncières. Un
paysage éolien ressemble-t-il à un autre paysage
éolien ? Comment structurer la filière énergétique
pour qu’elle soit atypique, endémique au Sud-Est de
la Vendée et apporte une plus-value au paysage sans
le dénaturer ? Quels sont les lieux à préserver ? Quels
sont à l’inverse les lieux potentiels de progression de
ces énergies vertes ?
Les panneaux solaires, eux, ont moins d’impact visuel,
mais consomment d’avantage d’espace. Le
photovoltaïque représente une grande opportunité de
développement car la luminosité sur le territoire y est
très favorable. Cependant, les parcs couvrent une très
grande surface au sol faisant perdre des terres
agricoles. Comment poursuivre les efforts liés à cette
énergie renouvelable tout en intégrant les
problématiques de gestion des terres ?
Quel traitement des extensions urbaines
contemporaines ?
Le vaste terrain plat et ouvert de la plaine en fait un
territoire sensible aux évolutions du bâti et aux
progressions urbaines car celles-ci sont plus visibles.
Les actions sur le territoire ont donc plus d’impact
dans le paysage et doivent être conciliées avec une
réflexion qualitative.
DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – La Plaine du Bas-Poitou
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 204
Bâti agricole traditionnel avec panneaux
photovoltaïques
Éoliennes de Benet Champs de panneaux photovoltaïques à Fontenay
Hangar avec panneaux photovoltaïques
Éoliennes de Benet
et les enjeux de l’énergie dans la plaine
DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – La Plaine du Bas-Poitou
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 205
Structure végétale linéaire
Arbre isolé
Paysage openfield sans végétal
Les enjeux du végétal dans la plaine
Une intensification agricole, quelle place pour
l’arbre et le végétal dans la plaine du Bas-Poitou ?
Suite au remembrement des champs, le bocage a
presque entièrement disparu. On peut voir quelques
arbres isolés et des structures végétales linéaires au
sein de vastes champs.
Des structures végétales linéaires à préserver ?
Principales rescapées de la trame végétale : des
alignements courant le long des voies de circulation,
d’un seul côté ou des deux. Leur importance dans le
paysage est d’autant plus forte qu’elles sont les seules
structures végétales au sein de ce vaste espace
ouvert. En fonction du mode de gestion des arbres, la
distance de plantation entre les pieds, et la diversité
des plantations, elles donnent un aspect urbain ou
champêtre au paysage. Ainsi des arbres plantés à
intervalles réguliers, au port relevé en houppier
évoquent un lieu plus urbain et maitrisé, tandis qu’une
haie mixte en taillis avec plusieurs strates et plusieurs
essences, confère un aspect plus champêtre et
annonce les franges du Marais Poitevin.
En effet, à mesure que l’on s’approche du Marais
Poitevin, les structures linéaires au bord des routes se
font de plus en plus taillis. On peut voir apparaître les
premiers arbres trognes, marqueurs identitaires de
cette unité de paysage.
DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – La Plaine du Bas-Poitou
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 206
Haie en taillis diversifiée
Double alignement d’arbres au port relevé en houppier
Haie en taillis diversifiée
Haie mixte avec quelques arbres trognes
Les enjeux du végétal dans la plaine
Extensions urbaines récentes
Le Marais poitevin, ancien golfe des Pictons
Établi sur l’ancien Golfe marin des Pictons, le Marais
Poitevin résulte d’un comblement naturel par les
alluvions puis de travaux d’aménagement par l’homme.
La maitrise de l’eau et son exploitation est le principal
facteur décisif de forme et d’évolution urbaine.
L’exemple de Bouillé, entre plateau venteux et terres
inondables, un développement à intégrer dans le
paysage ?
• Le village s’est développé à la lisière entre plaine et
marais. Il s’étage sur un coteau, de son cours d’eau
au plateau. Sa forme épouse celle du relief et
s’organise parallèlement aux courbes de niveau. Le
bourg a donc une orientation Armoricaine Nord –
Ouest/ Sud-Est.
• La voirie se constitue de deux voies principales : la
rue de l’Autize et la rue du Poue qui Bouille
parallèles aux courbes de niveau. Et de nombreuses
venelles perpendiculaires maillant le bourg. Il n’y a
pas de route de grande importance qui traverse le
bourg : la départementale D24 longe le bourg à
l’Est, et la départementale D104 se termine au
croisement avec le bourg.
• Les tissus bâtis anciens ne sont pas très denses et se
composent de nombreux jardins. Les bâtiments sont
majoritairement positionnés alignés dans
l’orientation du coteau, vers le sud-Ouest, en façade
sur le marais. L’église est excentrée à l’Est et
n’organise pas de polarité urbaine particulière à part
la présence de quelques bâtis.
• Les constructions contemporaines (en orange)
poursuivent la forme initiale du bourg, dans la
continuité du coteau. Le tissu y est plus large et
distendu. Il y a également une propension plus
importante des bâtiments à se tourner
perpendiculairement aux courbes de niveau et non
parallèlement en façade sur le marais.
• Bouillé se développe également sur le plateau vers
le Nord-Est , le long de la D24, avec un urbanisme
plus linéaire rompant avec la typicité d’un bourg du
marais associé à l’eau.
DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – Le Marais poitevin
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 207
Les enjeux du bâti dans le marais
Secteurs soumis au risque inondation : lit mineur, lit majeur, lit majeur exceptionnel
Vix
Maillezais
Bouillé
Fontenay-le-Comte
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 208
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 209
SYNTHESE
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 210
SYNTHESE DES ENJEUX - Trois grands ensembles et des enjeux transversaux
1
23
4
6
7
10
1211
9
13
14
17
16
15
8
Le bocage boisé
Le sillon houiller
Les petits bourgs labellisés
La Forêt de Mervent-Vouvant
Le bocage habité
Les marches du Bas-Poitou1
2
3
4
6
La vallée de l’Autise
Les avancées de plaine
La vallée de la Vendée
Fontenay-le-Comte
La plaine ouverte
La plaine encadrée7
8
9
10
11
12
Le marais sec
Les bourgs archipel
La Venise verte
Le marais intermédiaire
Le taillis mouillé13
14
15
16
17
Le Marais Poitevin
La Plaine du Bas-Poitou
Le Bocage vendéen
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 211
SYNTHESE DES ENJEUX - Trois grands ensembles et des enjeux transversaux
1
23
4
6
7
10
1211
9
13
14
17
16
15
8
Le long des collines
Le long des cours d’eau
• Enjeu de lisibilité des collines et d’identité du territoire
• Enjeu d’organisation des rapports entre bourgs et de
traversée Est/Ouest (liens, sentiers ruraux et covisibilités
entre localités urbaines suivant une même logique
géographique le long d’une même ligne de colline)
• Enjeu de continuité écopaysagère Est/Ouest (boisements)
• Enjeu de continuité écologique Nord/Sud (cours d’eau,
berges et boisements)
• Enjeu d’axe de découverte de la diversité des paysages :
colonne vertébrale du territoire.
• Enjeu d’organisation des rapports et liens entre bourgs d’un
même cours d’eau.
• Enjeu de patrimoine hydraulique et de visibilité / valorisation
du parcours de l’eau: autour des cours d’eau, canaux,
ports,…etc.
• Enjeu d’amélioration de la qualité et de la cohérence de
l’habitat dans les secteurs d’extension récente : harmonie avec
les paysages, intégration des nouvelles opérations aux trames
villageoises traditionnelles (implantations, volumes, rythmes,…)
• Enjeu d’organisation de réseaux et solidarités économiques
entre les localités urbaines de diverses échelles et de
préservation des petits sentiers ruraux formant des liens
physiques historiques entre les villages.
Sur le réseau urbain
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 212
SYNTHESE DES ENJEUX - Trois grands ensembles et des enjeux spécifiques
1
23
4
6
Le bocage boisé
Le sillon houiller
Les petits bourgs labellisés
La Forêt de Mervent-Vouvant
Le bocage habité
Les marches du Bas-Poitou1
2
3
4
6
Le Bocage vendéen
• Enjeu de préservation de la trame
bocagère vendéenne : Les vallons
étroits tendent à être
abandonnés par l’homme et se
boisent tandis que la pression se
fait plus forte sur les terres plane
où le bocage est alors menacé
par le remembrement agricole ou
l’urbanisation en quartier
pavillonnaire.
• Enjeu de topographie : le relief
plus accidenté rend ces secteurs
à la fois plus isolés du reste du
territoire et à la fois plus
compliqués à exploiter.
• Enjeu sur les modes
d’aménagement actuels : un
paysage au relief plus accidenté
où les bourgs se morcellent,
perdent en cohérence et en
intégrité.
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 213
SYNTHESE DES ENJEUX - Trois grands ensembles et des enjeux spécifiques
7
10
1211
9
8
La vallée de l’Autise
Les avancées de plaine
La vallée de la Vendée
Fontenay-le-Comte
La plaine ouverte
La plaine encadrée7
8
9
10
11
12
La Plaine du Bas-Poitou
• Enjeu de biodiversité : le rôle du
végétal dans la plaine
• Enjeu d’organisation de la filière
énergétique
• Enjeu de vitalité des bourgs et
de vitrine sur RD148 (valorisation
de l’accessibilité / desserte de
cœur-de-bourg en retrait)
• Enjeu de valorisation paysagère
de la RD148 et de protection vis-
à-vis de ses nuisances sonores
• Enjeu d’organisation des franges
urbaines et entrées de bourgs
vis-à-vis des espaces
agricoles/naturels attenants :
habitats périurbains, zone
d’activité, décharges
• Enjeu sur les modes
d’aménagement actuels : un
paysage très ouvert sensible à
l’évolution des formes bâtis et
ses progressions linéaires le long
des voies.
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 214
SYNTHESE DES ENJEUX - Trois grands ensembles et des enjeux spécifiques
11
9
13
14
17
16
Le marais sec
Les bourgs archipel
La Venise verte
Le marais intermédiaire
Le taillis mouillé13
14
15
16
17
Le Marais Poitevin
• Enjeu de gestion et préservation
de ce paysage remarquable.
• Enjeu de préservation d’une
biodiversité.
• Enjeu de préservation de la
qualité patrimoniale du marais .
• Enjeu de préservation, face à de
nouveaux modes agricoles, du
rôle protecteur des digues et
réserves d’eau des retours de
mer et crues venues du bassin-
versant.
• Enjeu sur les modes
d’aménagement actuels :
comment les bourgs se
développent-ils au sein du marais
Poitevin, entre contraintes
patrimoniales et contraintes liées
au risque d’inondation?
SYNTHESE DES ENJEUX – Atouts et Faiblesses
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 215
Atouts - Opportunités Faiblesses - Risques - Menaces
• une dynamique rétro-littoral faisant devenir Sud-Est Vendée, le territoire
résidentiel de La Rochelle : de nouveaux arrivants
• Un territoire de calme et de ressourcement contrastant avec son voisinage à
forte fréquentation
• Une porte sur le Marais Poitevin dont la renommée rayonne à l’échelle
nationale.
• Un fort rapport entre l’homme et la nature créant des paysages exceptionnels,
diversifiés et attractifs : un territoire porteur de paysages identitaires connus et
reconnus (le Marais Poitevin, la plaine du Bas-Poitou, le Bocage Vendéen et sa
forêt de Mervent-Vouvant).
• Une diversité des motifs paysagers (collines, marais sec, mouillé et
intermédiaire, différents types de bocages, vallées, plateau agricole, boisements
et grands massifs forestiers) : un paysage de campagne vivante.
• De grands espaces naturels sources d’activités ludiques et attractives (forêt de
Mervent-Vouvant, Marais, vallées)
• Un système collinaire à valeur architecturale majeure qui a définit le
positionnement des bourgs et leur organisation sur le territoire.
• Une implantation des bourgs identitaire et qualitative pour chacune des entités
paysagères.
• Une implantation du bâti valorisant le cadre de vie ( en retrait de la route et
discontinu, respirations, quinconces pour l’ensoleillement, gradation de la
densité bâti vers le centre des bourgs )
• Des vallées, voies naturelles de communication, jouant le rôle de colonnes
vertébrales entre les différentes entités du territoire.
• Un rapport à l’eau privilégié et spécifique pour chacune des entités paysagères.
• Une meilleure lumière que sur le reste de la Vendée
• Un patrimoine culturel, architectural et paysager riche et diversifié retraçant
l’histoire du territoire ( patrimoine bâti, agricole, maraîchin, minier, …), des
systèmes de productions et des savoir-faire passionnants (ferronnerie,
brasserie…etc)
• Un patrimoine identifié, reconnu et labellisé ( Villes et Pays d’Art et d’Histoire,
Petites Cités de Caractères, Plus Beaux Villages de France, Plus Beaux Détours
de France, Réserve naturelle, Station verte…)
• Un rapport humain très chaleureux, un vrai accueil pour le touriste.
• Une dynamique rétro-littoral faisant devenir Sud-Est Vendée, le
territoire résidentiel de La Rochelle : une dynamique qu’il faut maîtriser
• Un territoire paraissant de prime abord « sans vie », traversé par des
flux mais sans réelle « vitrine » attractive.
• Un développement résidentiel et économique qui peut produire un
urbanisme aux paysages moins attractifs, moins authentiques.
• Une perte d’attractivité des bourgs par effet de banalisation et de
standardisation de l’habitat : risque d’uniformisation du paysage
• Un développement urbain pouvant enclaver des espaces agricoles.
• Un déclin des densités boisées sur l’événement architectural des
lignes de collines : un paysage qui perd en intensité, en lisibilité et en
identité.
• Une pression agricole sur les haies bocagères et le végétal en général
: perte d’un motif identitaire, de richesse écologique et agronomique.
• Un paysage de plaine très ouvert et donc sensible.
• Un paysage de marais qui ne répond plus aux attentes et besoins
agricoles contemporains mais dont la fonction de protection des
inondations et la valeur patrimoniale doit être conservée.
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT
217Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
218Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
MILIEU PHYSIQUE
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 219
A
A’
Relief du Sud-Est Vendée (source : topographic-map.com)
B B’
la Vendée
la Mère
Rau de Chambron
le Loing
le Lay
• L’eau, le relief, les vallées et les promontoires
constituent la base physique du territoire sur
lesquels s’appuient les constructions humaines
passées et les projets à venir. Ainsi les coupures
induites par le réseau hydrographique orientent
fortement son organisation. Ces éléments
représentent des fondements essentiels des
paysages et des identités du Sud-Est Vendée.
Entre Marais poitevin et Haut Bocage, un relief entre
plaines et collines
• Les plus hauts sommets du secteur se trouvent au
Nord-Est du territoire, au niveau de la commune de
Saint-Pierre-du-Chemin, tandis que les points les
plus bas sont situés au niveau du marais poitevin au
Sud-Ouest du territoire.
• Au centre du territoire, le relief des marches du Bas-
Poitou est relativement important, amplifié par
l’orientation des vallées secondaires. Cette ligne de
relief entre le haut bocage vendéen et les plaines du
Bas-Poitou, crée ainsi une différence de relief
importante : l’altitude passe de 100m à 200 m.
• Si la plaine s’incline doucement vers le marais
valorisant les vues sur cet horizon boisé sud, sa
planéité est toute relative. Quelques dépressions
interrompent le tracé rigoureux du parcellaire et
sont soulignées par des taillis ou des boisements
linéaires : elles correspondent à la présence de
vallées sèches. Leur présence est singulière et
caractéristique dans le paysage, d’autant qu’elles
conditionnent souvent l’implantation de l’habitat sur
la plaine (facilité d’accès à l’eau).
• Cela se traduit par un paysage quasi plan où
l’horizon est lointain, empreint d’une certaine
monotonie
• Sur le Haut bocage vendéen, les reliefs s’émoussent
et ce sont souvent des vallées qui marquent le
passage de ces collines vers les plateaux bocagers
environnants.
MILIEU PHYSIQUE – TOPOGRAPHIE
Profil topographique AA’ (nord-est/sud-ouest) Profil topographique BB’ (sud-ouest/nord-est)
B’
B
la Longèves
A A’
le Petit Fougerais
la Mère
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 220
• La Plaine du Bas-Poitou repose sur le socle jurassique qui
termine au nord le bassin aquitain. Ce socle est composé
d’une série de formations alternant argiles rouges et vertes
pour les parties les plus anciennes, de calcaires compacts et
de calcaires poreux au jurassique moyen, pour se terminer
localement sur des assises plus dures de calcaires argileux.
L’ensemble de ces couches est faiblement incliné vers le
Marais poitevin au sud.. L’eau s’infiltrant directement dans le
sol, le réseau hydrographique de surface est quasi-absent.
Les couches karstiques très perméables du jurassique moyen
favorisent l’alimentation de nappes aquifères souterraines,
retenues par les argiles sous-jacentes, dont le niveau influe
directement sur le régime de débit des cours d’eau autour de
la plaine. Les eaux ressortent par les couches perméables sur
le marais.
• Le socle géologique du bocage du Lay et de la Vendée est
marqué par la présence du synclinal de la Roche-sur-Yon et
de celui de Chantonay dont les orientations nord-ouest / sud-
est traduisent les différents épisodes d’étirements et
plissements qui ont marqué la zone de subduction sud du
massif armoricain. Cela se traduit par des directions fortement
marquées dans le paysage (souvent relayées par les vallées)
et la présence de granites et schistes, affleurant naturellement
et plus indirectement mis en œuvre dans l’architecture
• Les plissements sud armoricains ont permis aux transgressions
jurassiques de remonter jusqu’à Sainte-Cécile amenant des
terrains calcaires et sédimentaires dans ce contexte de roches
volcaniques et métamorphiques. Cela se traduit dans le
paysage des marches du Bas-Poitou et du haut bocage
vendéen par la prédominance de la direction nord-ouest sud-
est qui s’exprime par les lignes de coteaux et de chaînes
collinaires présentes sur les failles.
MILIEU PHYSIQUE – GEOLOGIE
Géologie simplifiée du Sud-Est Vendée (source : ODE Vendée)
La région des Pays de la Loire s’inscrit géologiquement dans les terrains du Primaire du Massif armoricain et dans les terrains du Secondaire et du Tertiaire du Bassin Parisien.
C’est une région homogène, sans relief supérieur à 400 mètres. Le sous-sol est principalement composé de granite et de schiste.
• Le Marais poitevin constitue une large dépression établie dans les marnes du jurassique. L’ensemble est alors une vaste zone côtière où s’accumulent les sédiments. Ce socle de
roches tendres est érodé lors des phases d’abaissement du niveau marin du Quaternaire, tandis que certaines couches plus résistantes demeurent en relief, comme les calcaires plus
durs visibles en falaise. À l’Holocène, la transgression marine flandrienne envahit la dépression, la transforme en golfe et y dépose des vases argileuses bleues à brunes : le bri.
Localement des dépôts sableux coquilliers témoignent d’anciens cordons littoraux (le Sableau).
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 221
Le climat du Sud-Est Vendée est océanique :
• Pluviométrie : En moyenne, la pluviométrie
annuelle en Vendée est d’environ 815 mm.
La répartition de la pluviométrie sur le
département est d’une forte variabilité
géographique, annuelle et saisonnière. Elle
augmente selon un gradient Sud-Est –
Nord-Ouest particulièrement visible sur le
Sud-Est Vendéen. La variabilité annuelle est
forte (260 mm de différence entre 2014 et
2015) ainsi que la variabilité saisonnière.
Les mois de plus forte pluviométrie en 2015
étaient août, janvier et septembre avec
respectivement 89,8 mm, 85,5 mm et 84,6
mm. Les plus sec sont mars et juillet avec
29,8 mm et 31,2 mm.
• Températures et insolation : En moyenne,
la température annuelle en Vendée oscille
entre 12°C et 13°C. L’influence maritime se
fait fortement ressentir sur le département
et est à l’origine du gradient de
température Sud-Est – Nord-Ouest, avec
une différence moyenne de plus d’1/2°C
entre les deux pôles. Le flux tempéré
humide l’hiver et plus sec l’été joue sur ces
différences de températures. La Vendée est
l'un des départements les plus ensoleillés
de France au niveau de l'énergie reçue
avec 1 268 kWh par m² et par an.
L’influence de « la côte de lumière » agit
également sur le gradient d’insolation Sud-
Est – Nord-Ouest du Sud-Est Vendée, qui
enregistre une différence d’environ 200
heures d’ensoleillement dans l’année.
• Régime des vents : Le régime des vents
observé sur l’aérodrome de La Roche-sur-
Yon entre 2007 et 2017 suit un axe nord-est
/ sud-ouest. La vitesse moyenne du vent y
est d’environ 15 km/h, pour environ 7 km/h
à Niort.
Pluviométrie moyenne annuelle en Vendée
(source : ODE Vendée, Météo-France – période 1981 - 2010)
MILIEU PHYSIQUE – CLIMATOLOGIE
Température moyenne annuelle en Vendée
(source : ODE Vendée, Météo-France – période 1981 - 2010)
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Variation de la pluviométrie mensuelle et
annuelle en Vendée (période 2005 – 2015)
(source : ODE Vendée, Météo-France )
Direction des vents en %% sur l’aérodrome de
La Roche-sur-Yon (source : windfinder)
222
Le Territoire du SCOT Sud-Est Vendée est traversée par un réseau hydrographique dense, tourné vers le bassin versant de la Sèvre Niortaise et le Marais poitevin au Sud, et le bassin
versant du Lay au Nord.
• Bassin versant du Lay au Nord-Ouest : Ce bassin versant s’étend sur la partie Nord-Ouest du territoire du Sud-Est Vendée. Si le Lay n’est présent sur le SCOT, plusieurs de ces
principaux affluents sont recensés : le Grand Lay, le Loing et la Smagne. Le premier prend sa source sur la commune de Saint-Pierre-du-Chemin, avant de s’écouler en direction de
l’Ouest.
• Bassin versant de la Sèvre Niortaise : Ce bassin versant est le plus important du territoire du Sud-Est Vendée. La Sèvre niortaise traverse le territoire du SCOT d’Est en Ouest au cœur
du Marais poitevin. Deux de ces principaux affluents sont recensés : la Vendée et l’Autize qui drainent le territoire du SCOT du Nord-Est au Sud-Ouest jusqu’au marais poitevin.
• Bassin versant de la Sèvre Nantaise à l’extrême nord-est du territoire
MILIEU PHYSIQUE – LES EAUX SUPERFICIELLES
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Réseau hydrographique (source : BD-Carthage) Cours d’eau et marais (source : BD-Carthage)
223
MILIEU PHYSIQUE – LES EAUX SUPERFICIELLES
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
§ La Sèvre niortaise : Au cœur de Marais poitevin, la Sèvre niortaise traverse le sud du territoire du SCOT d’Est en Ouest. D’une
longueur de 158 km, ce fleuve côtier prend sa source dans les Deux-Sèvres traverse Niort, puis descend dans le marais poitevin
dont elle constitue l’axe majeur et structurant, pour finir par se jeter dans l'Océan Atlantique dans l'anse de l'Aiguillon en face de
l'île de Ré.
§ Le Grand Lay prend sa source sur la commune de Saint-Pierre-du-Chemin (190 m). Après un parcours d’environ 60 km, il se joint le
Petit Lay pour former le Lay, qui se jette dans l’Océan Atlantique dans la Baie de l’Aiguillon. Les principaux affluents du Lay
présents sur le SCOT sont le Loing (Grand Lay) et la Smagne.
§ La Vendée prend sa source à Saint-Paul-en-Gâtine (Deux-Sèvres) et rejoint la Sèvre Niortaise au lieu-dit le Gouffre à l’Ile-d’Elle,
après 70 km de parcours interrompu par deux retenues principales : Albert (92 ha et 3 Mm3 de capacité) et Mervent (90 ha et 8.3
Mm3). La Vendée et ses principaux affluents, la Mère (33 km) et la Longèves (17 km), forment un bassin versant majeur du territoire
du SCOT.
§ L’Autise (Autize) est un cours d’eau long de 67 km qui prend sa source dans les Deux-Sèvres et traverse le sud-est du territoire du
SCOT. En aval de Nieul-sur-l'Autise, elle se divise en deux branches :
o La Jeune Autise, artificielle, traverse La Porte de l'Ile. À partir de Souil, elle est canalisée et se nomme le canal de la jeune
Autise, qui contourne Maillezais. Ce dernier se jette dans la Sèvre Niortaise près du vieux port de Maillé.
o La Vieille Autise, cours naturel, d'abord préservée puis largement canalisée à partir de Courdault (commune de Bouillé-
Courdault) est nommée canal de la vieille Autise. Celui-ci passe à Saint Sigismond puis se jette dans la Sèvre niortaise au
lieu-dit L'Ouillette à La Barbée.
§ Lacs de retenue de Mervent-Vouvant : les deux rivières de la forêt de Mervent, la Mère et a Vendée, sont enjambées par des
barrages qui forment des retenues d’eau potable et lacs. Parmi les lacs présents dans le massif de Mervent-Vouvant se trouvent le
Lac de Mervent (128 ha), le Lac de Pierre-Brune (65 ha) et le Lac de Vouvant (9 ha).
La Sèvre niortaise à Damvix
(source : ADEV Environnement)
Le canal de la Vieille-Autise à Saint-Sigismond
(source : ADEV Environnement)
La Vendée à Pissotte
(ADEV Environnement)
Le Grand Lay à Bazoges-en-Pareds
(ADEV Environnement)
L’Autise à Bouillé-Courdault
(ADEV Environnement)
Lac de Mervent
(ADEV Environnement)
224
La qualité pour l’altération nitrates sur le bassin versant de la Vendée est globalement
médiocre.
• Les stations les plus dégradées se trouvent sur la Mère. Des problèmes de stockage des
effluents d’élevage ont souvent été observés sur ces 2 stations et pourraient être la
cause de ces mauvais résultats.
• Toutefois, on peut noter une amélioration de la qualité pour l’altération nitrates avec
plus aucune station classée de mauvaise qualité depuis 4 ans et avec la progression de
la Vendée à Fontenay-le-Comte. Cette dernière est en effet passée de la qualité
médiocre à moyenne pour l’année 2014. Ce résultat reste à nuancer car l’hydrologie
durant l’année 2014 a été particulièrement importante.
MILIEU PHYSIQUE – QUALITE DES EAUX SUPERFICIELLES
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Altération nitrates sur le bassin de la Vendée (source : ODE Vendée)
Altération matières phosphorées sur le bassin de la Vendée (source : ODE Vendée)
Qualité des eaux superficielles en Vendée pour les Nitrates (source : ODE Vendée, 2014)
Qualité des eaux superficielles en Vendée pour les Pesticides (source : ODE Vendée, 2014)
225
• Afin d'assurer la pérennité de la
ressource en eau, le Schéma Directeur
d’Aménagement et de Gestion des
Eaux (SDAGE) Loire-Bretagne, sous
l'impulsion de la nouvelle Directive
Cadre sur l'Eau s'est fixé des objectifs
de reconquête de qualité associés à
un programme de mesures à mettre
en place à l'échelle des bassins
versants. Les principales mesures
proposées pour améliorer la qualité
des eaux portent sur l'assainissement,
l'amélioration du traitement des rejets,
la maîtrise des ruissellements et la
réduction des intrants agricoles ainsi
que le rétablissement d’un libre
écoulement.
• Le SDAGE fixe des objectifs pour
l’ensemble des masses d’eau, que ce
soit les masses d’eaux de surface ou
les masses d’eaux souterraines. Le bon
état d’un cours d’eau est atteint
lorsqu’il présente à la fois un bon état
chimique et écologique, les modalités
d’évaluation de ce bon état étant
fixées par le SDAGE.
• Comme le montre la carte ci-contre,
les objectifs devrait être atteint en
2021 ou 2027 selon les masses d’eau.
Les causes de report de ces objectifs
relèvent à la fois des conditions
naturelles (CN), de la faisabilité
technique (FT) et de certains aspects
financiers (Coûts disproportionnés ;
CD).
MILIEU PHYSIQUE – QUALITE DE L’EAU DES EAUX SUPERFICIELLES
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Etat écologique 2013 des eaux de surface (source : Agence de l’eau Loire Bretagne)
226
• En dehors de son réseau hydrographique superficiel, le
territoire dispose aussi de plusieurs masses d’eau
souterraines. Pour chaque masse d’eau recensée, le SDAGE
établi un état de lieux qualitatif et quantitatif. Ce dernier est
à mettre en parallèle des délais relatifs aux objectifs de «
bon état » pris en application de la DCE, et des risques
identifiés quant à la capacité de chaque masse d’eau à les
atteindre :
o la masse d’eau Socle du Bassin versant du Marais
Poitevin (FRGG030), est considérée en 2013 comme
en bon état sur les plans quantitatif et qualitatif ;
o La masse d’eau Calcaire jurassique du bassin de
Chantonnay (FRGG034) est considérée en 2013
comme en bon état sur le plans quantitatif, et en
mauvais état chimique à cause du paramètre nitrates
;
o la masse d’eau Calcaires et marnes captifs sous
Flandrien du Lias et Dogger du Sud Vendée
(FRGG126), est considérée en 2013 comme en bon
état sur les plans quantitatif et qualitatif ;
o la masse Calcaires et marnes du Lias et Dogger libre
du Sud-Vendée (FRGG042), est considérée en 2013
comme en mauvais état sur le plans quantitatif et
chimique à cause des paramètre nitrates et
pesticides.
• Coexistence de 3 nappes d’eau souterraine majeures
• Qualité des nappes superficielles dégradée (sensibilité aux
pollutions de surface)
• Nappe plus profondes protégées
MILIEU PHYSIQUE – EAUX SOUTERRAINES
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Calcaires et marnes du Lias et Dogger :
Partie libre :
§ État chimique mauvais (cause nitrates + pesticides)
§ État quantitatif mauvais
Socle du bassin versant du marais poitevin
§ État chimique bon
§ État quantitatif bon
Calcaires et marnes du Lias et Dogger :
Partie captive :
§ État chimique bon
§ État quantitatif bon
Calcaire jurassique du bassin de Chantonnay
§ État chimique mauvais (cause nitrates)
§ État quantitatif bon
Principales nappes en Sud-Est Vendée (source : ODE
Vendée)
Les principaux usages des eaux souterraines de Vendée sont l’irrigation, la production d’eau potable, les usages domestiques pour les eaux douces. Ces multiples usages de
l’eau souterraine d’une part, et les enjeux sur la santé publique, l’économie et l’environnement d’autre part, confirment tout l’intérêt que le département Vendée doit porter à
cette ressource patrimoniale.
227
MILIEU PHYSIQUE – SCHÉMAS D’AMÉNAGEMENTS ET DE GESTION DES EAUX
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Le SAGE Vendée
L'orientation du SAGE Vendée vise une évolution dans la lutte contre la pollution bactériologique, la gestion quantitative de
la ressource en eau souterraine et l’alimentation en eau potable. 7 objectifs majeurs ont été validés pour le bassin versant de
la Vendée :
• Répartition de la ressource en eau et gestion hydraulique du complexe hydraulique de Mervent,
• Evolution des objectifs d’étiage et de gestion de crise,
• Amélioration de la gestion globale des crues et inondations,
• Lutte contre la pollution par les nitrates et les matières phosphorées,
• Lutte contre la pollution par les pesticides,
• Préservation et reconquête des zones humides,
• Amélioration de la vie piscicole et des milieux aquatiques.
Le SAGE de la Sèvre niortaise et du Marais poitevin
Ce territoire inclue une grande partie du territoire du Marais poitevin (plus de 70%) avec un réseau hydraulique dense dont
1800 km de cours d’eau et canaux. Dans un contexte d’évolutions urbanistique (extension importante autour des principaux
centres urbains) et paysagère (remembrement, disparition de prairies), et d’un territoire où les interactions entre les eaux
superficielles et souterraines sont fortes, il a été fait le constat :
• d’une dégradation importante de la qualité des eaux parfois incompatible avec certains usages et/ou avec la préservation
des milieux et de la biodiversité,
• d’un important déséquilibre entre les besoins en eau (eau potable, irrigation agricole et usages industriels) et les
ressources possibles en période d’étiage,
• de la présence de milieux humides remarquables à préserver sur le territoire,
• de risques d’inondation non négligeables.
Le SAGE du Lay
Pour répondre aux enjeux de la gestion de l’eau sur le marais Poitevin et ses bassins versants, le SDAGE Loire-Bretagne, a
désigné le SAGE du Lay comme prioritaire dès 1996. L'orientation du SAGE vise une gestion durable et diversifiée des
ressources en eau, avec une priorité à l'alimentation en eau potable en période d’étiage. Les enjeux principaux, définis lors de
la phase de diagnostic sont les suivants :
• la qualité des eaux de surface,
• la prévention des risques liés aux inondations,
• la production d’eau potable,
• le partage des ressources en eau de surface en d’étiage,
• la gestion soutenable des nappes,
• la qualité des eaux marines pour la valorisation du potentiel biologique et économique,
• le bon état écologique et potentiel piscicole des cours d’eau,
• les zones humides du bassin,
• la gestion hydraulique permettant les usages et un fonctionnement soutenable du marais.
Le SAGE est un document de planification et de
gestion destiné à guider les acteurs et les
gestionnaires dans la prise en compte de la
ressource en eau. Il fixe des objectifs généraux
d’utilisation, de mise en valeur et de protection
quantitative et qualitative des ressources en eaux
superficielles et souterraines et des écosystèmes
aquatiques sur une unité géographique
cohérente, telle qu’un bassin versant.
Sur les 8 SAGE de Vendée, 4 couvrent en partie
le territoire du Sud-Est Vendée. Ils fixent les
programmes d’action pour atteindre les objectifs
de qualité et de quantité de la ressource en eau
et des milieux naturels aquatiques. Leur périmètre
a été fixé par arrêté préfectoral le 29 avril 1997.
Le SCoT est principalement concerné par 3
SAGE. Comme l’illustre la carte ci-contre, les
bassins du SAGE de la Sèvre niortaise-Marais
poitevin, de celui du Lay et celui de la Vendée
présentent des interdépendances ; ils alimentent,
chacun, dans des proportions différentes, le
Marais poitevin et la Baie de l’Aiguillon. Le
SDAGE Loire-Bretagne a donc préconisé la
création d’une commission de coordination Inter-
SAGE, dans le but d’assurer l’harmonisation et la
cohérence des objectifs et des moyens à mettre
en œuvre pour les atteindre. Cette commission
de coordination Inter-SAGE a identifié des enjeux
communs aux trois SAGE :
• Améliorer la qualité des eaux et plus
particulièrement les eaux littorales et les
ressources potabilisables ;
• Améliorer la gestion quantitative en période
d’étiage ;
• Protéger les écosystèmes et préserver
notamment la libre circulation des populations
piscicoles ;
• Assurer une gestion équilibrée des niveaux
d’eau.
228
MILIEU PHYSIQUE – SCHÉMAS D’AMÉNAGEMENTS ET DE GESTION DES EAUX
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Les Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) en Sud-Est Vendée (source : ODE Vendée)
229
MILIEU NATUREL
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 230
Les zones humides sont définies au sein de l’article 211-1 du
Code de l’environnement : « […] on entend par zone humide les
terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés
d'eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou
temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par
des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l'année »
On estime que près de 70% de ces zones ont été détruites durant
le siècle passé. Face à ce constat, une protection des zones
humides a été mise en place par l’instauration de procédures
administratives de type déclaration ou autorisation pour les
différents travaux envisagés (assèchement, remblaiement,
drainage…) et suivant les seuils considérés (article R214-1 du
Code de l'environnement).
MILIEU NATUREL – ZONES HUMIDES
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Prélocalisation des zones humides
(source : DREAL Pays de la Loire)
Rôle des zones humides :
• Tampons hydrauliques
• Filtres biologiques
• Fonctionnalités épuratrices
• Biodiversité
• Fonction récréative
Le territoire du SCoT Sud-Est Vendée est occupé par de
nombreuses zones humides, notamment dans sa partie nord où le
relief est plus marqué. La présence de nombreux petits cours
d’eau crée des conditions humides intéressantes d’un point de
vue écologique :
• Associés aux cours d’eau (zones humides de fonds de
vallées)
• Talwegs, fossés humides, cours d’eau intermittents
Au sud, on retrouve une partie le Marais Poitevin qui offre une
zone humide très importante au sein du territoire. Le Marais
Poitevin est la deuxième zone humide de France après la
Camargue.
1. Marais Poitevin (Source : ADEV
Environnement)
2. Mare naturelle, cliché pris hors zone d’étude
(Source : ADEV Environnement)
3. Prairie humide, cliché pris hors zone d’étude
(Source : ADEV Environnement)
1 2 3
231
MILIEU NATUREL – ZONES HUMIDES
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Le SDAGE Loire Bretagne, dans sa nouvelle version, définit la connaissance
et la préservation des zones humides comme un objectif majeur de sa
politique. Ainsi, la disposition 8A-1 vise directement les documents
d’urbanisme en stipulant que :
« Les SCoT et les PLU doivent être compatibles avec les objectifs de protection
des zones humides prévus dans les SDAGE et les SAGE. En l’absence
d’inventaire exhaustif sur leur territoire ou de démarche d’inventaire en cours à
l’initiative d’une commission locale de l’eau, les communes élaborant ou
révisant leur document d’urbanisme sont invitées à réaliser cet inventaire dans
le cadre de l’état initial de l’environnement. Les PLU incorporent dans les
documents graphiques les zones humides dans une ou des zones suffisamment
protectrices et, le cas échéant, précisent dans le règlement ou dans les
orientations d’aménagement, les dispositions particulières qui leur sont
applicables en matière d’urbanisme. »
Le territoire du SCoT est concerné par 3 SAGE :
• SAGE du Lay : Il prévoit que les zones humides soient inventoriées par les
communes ou leurs groupements compétents. Il propose une démarche de
participation des acteurs locaux afin de faciliter l’appropriation des zones
humides et mettre à profit le savoir local. Cette démarche va donc passer
par une étape d’information pour permettre de lancer cette dynamique et
débute donc par la constitution d’un groupe communal de suivi. Une liste
de zones humides est établie puis la visite de terrain permet de renseigner
la liste des zones humides effectives voir efficaces.
• SAGE de Vendée : La connaissance des milieux reste imparfaite sur le
territoire du SAGE et en particulier sur les têtes amont des sous-bassins.
Ainsi le SAGE prévoit de mettre en œuvre des inventaires des zones
humides (localisation et évaluation de leurs fonctionnalités) dans le cadre
communal ou intercommunal (contrats restauration entretien – CRE de
cours d’eau partenariats scientifiques, ...), d’identifier des zones humides
d’intérêt majeur et des zones humides dégradées, notamment celles en
connexion avec un cours d’eau dans le but de maintenir des zones humides
existantes et de mettre en place des mesures de protection. Les zones
humides non fonctionnelles seront également restaurées.
• SAGE Sèvre Niortaise et Marais Poitevin : Il prévoit notamment de
formaliser des mesures de gestion permettant de remplir les obligations de
conservation de la biodiversité et des milieux aquatiques remarquables, de
soutenir l'agriculture pour la préservation et l'extension des zones humides
généraliser les CRE afin de couvrir la totalité des linéaires affectés par les
carences en entretien de manière à prévenir les désordres écologiques et
hydrauliques que ce manque peut entraîner.
Modalités d’inventaires des zones humides (Source : sevre-niortaise.fr)
Sondage pédologique,
cliché pris hors zone d’étude
(Source : ADEV Environnement)
232
Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et
Floristique (source : INPN)
Définition et portée des ZNIEFF :
Les Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique
(ZNIEFF) constituent une base de connaissance permanente des
espaces naturels dont l’intérêt repose soit sur l’équilibre et la
richesse des écosystèmes, soit sur la présence d’espèces
faunistiques ou floristiques rares et menacées. Deux types de
ZNIEFF :
- type 1 correspondent à des zones d’intérêt biologique
remarquable au titre des espèces ou des habitats de grande
valeur écologique,
- type 2 sont constituées de grands ensembles naturels, riches
et peu modifiés, offrant des potentialités biologiques
importantes.
MILIEU NATUREL – ZNIEFF
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
• 36 ZNIEFF de type 1 et 9 ZNIEFF de type 2 sont présentes au
sein du territoire du SCoT Sud-Est Vendée :
• ZNIEFF de type 1 : 12378 ha au total, comprenant des vallées
alluviales, des côteaux, des étangs, des vallées sèches, des bois,
des zones de bocage, des cavités, des grottes, des zones de
marais, des îles, des affleurements rocheux, etc. L’attrait
concernant la faune et la flore est important.
• ZNIEFF de type 2 : 101590 ha au total, comprenant des massifs
forestiers, des affleurements rocheux, des coteaux calcaires,
plaines calcaires, complexe écologique du marais poitevin,
vallées alluviales, bocages etc. Ces grands ensembles
regroupent divers milieux à fort enjeu écologique (dont un
certain nombre de Znieff de type 1)
• La diversité des milieux naturels est très riche comme l’atteste les
nombreuses ZNIEFF présentes sur le territoire. L'inventaire
ZNIEFF n'a cependant pas de valeur juridique directe. Toutefois,
il souligne un enjeu écologique important et signale parfois la
présence d'espèces protégées par des arrêtés ministériels. En
pratique, la désignation d'un secteur en ZNIEFF limite les
possibilités de développement urbanistique (contrainte forte en
ZNIEFF de type I et modérée en ZNIEFF de type II).
1. Héron pourpré (Source : Pierre DALOUS)
2. Loutre d’Europe (Source : pegase-Poitou-
Charente)
3. Ophrys abeille (Source : ADEV Environnement)
1 2 3
233
Le réseau Natura 2000 est un réseau européen de sites riches du point
de vue de la biodiversité. Les objectifs sont de préserver les espèces et
les habitats menacés et/ou remarquables sur le territoire européen tout
en permettant aux activités économiques locales de perdurer. Les sites
du réseau Natura 2000 sont de deux types :
Les Zones Spéciales de Conservation (ZSC) issues de la directive
européenne « Habitats, Faune, Flore » de 1992, destinées à protéger
toutes les espèces à l’exception des oiseaux. Avant de devenir des
ZSC, les sites sont d’abord proposés et inclus dans une liste de sites
potentiels : les Sites d’Intérêts Communautaires (SIC). Cette Directive
répertorie plus de 200 types d’habitats naturels, 200 espèces animales
et 500 espèces végétales présentant un intérêt communautaire et
nécessitant une protection. Les Zones Spéciales de Conservation (ZSC),
actuellement plus de 20 000 pour 12% du territoire européen,
permettent une protection de ces habitats et espèces menacées.
Les Zones de Protection Spéciale (ZPS) issues de la directive
européenne « Oiseaux » de 1979. Ces ZPS découlent bien souvent des
Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux (ZICO), une liste
de sites provenant d’un inventaire effectué dans les années 80 sous
l’égide de l’ONG Birdlife International. La directive « Oiseaux »
propose la conservation à long terme des espèces d’oiseaux sauvages
de l’Union européenne en ciblant 181 espèces et sous-espèces
menacées qui nécessitent une attention particulière.
MILIEU NATUREL – NATURA 2000
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Sites Natura 2000 (source : INPN)
Le territoire du SCoT est concerné par plusieurs sites Natura 2000
avec 3 ZPS et 3 ZSC :
• ZPS FR5412013 « Plaine de Niort Nord-Ouest »
ZPS FR5410100 « Marais Poitevin »
ZPS FR5212011 « Plaine calcaire du Sud Vendée »
• ZSC FR5200658 « Forêt de Mervent-Vouvant et ses abords »
ZSC FR5200659 « Marais Poitevin »
ZSC FR5202002 « Cavités à chiroptères de Saint-Michel-le-Cloucq et
Pissotte »
• Ces milieux sont très riches et variés écologiquement. Le Marais
Poitevin est reconnu comme « Patrimoine Biologique International et
d'Intérêt Majeurs » accueillant une biodiversité importante et
remarquable tant sur le plan faunistique que sur le plan floristique.
1. Forêt de Mervent-Vouvant (Source : ADEV Environnement)
2. Gorgebleue à miroir dans le Marais Poitevin (Source : Mickael Dia)
3. Grand murin, cavités de Saint-Michel-le-Cloucq (Source : Florian
Picaud)
1 2 31
234
L’arrêté préfectoral de protection de biotope a pour objectif la
préservation des milieux naturels nécessaires à l’alimentation, à la
reproduction, au repos ou à la survie des espèces animales ou végétales
protégées par la loi. Un biotope est une aire géographique bien délimitée,
caractérisée par des conditions particulières (géologiques, hydrologiques,
climatiques, sonores, etc). Il peut arriver que le biotope soit constitué par
un milieu artificiel (combles des églises, carrières), s’il est indispensable à la
survie d’une espèce protégée. Cette réglementation vise donc le milieu de
vie d’une espèce et non directement les espèces elles-mêmes.
Régis par les articles L 411-1 et L. 411-2 et la circulaire du 27 juillet 1990
relative à la protection des biotopes nécessaires aux espèces vivant dans
les milieux aquatiques, les arrêtés de protection de biotope sont pris par le
Préfet de département. Cet arrêté établit, de manière adaptée à chaque
situation, les mesures d’interdiction ou de réglementation des activités
pouvant porter atteinte au milieu (et non aux espèces elles-mêmes
relevant déjà d’une protection spécifique au titre de leur statut de
protection) : pratique de l’escalade ou du vol libre pendant une période
définie, écobuage, circulation des véhicules à moteur, travail du sol,
plantations, etc. L’arrêté peut interdire certaines activités, en soumettre
d’autres à autorisation ou à limitation.
MILIEU NATUREL – ARRETE DE PROTECTION DE BIOTOPE
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Arrêtés de protection de biotope
(source : data.gouv.fr, INPN)
Deux arrêtés préfectoraux sont présent sur le territoire du SCoT Sud-
Est Vendée :
• Tunnel ferroviaire de Pissotte, afin de garantir l’équilibre biologique des
milieux et la conservation des biotopes nécessaires à l’hivernage, la
reproduction, le repos et la survie des chauves-souris (15 espèces
concernées). Site d’intérêt national pour la Barbastelle d’Europe.
• Cavités souterraines des Perrières, afin de garantir l’équilibre
biologique des milieux et la conservation des biotopes nécessaires à
l’hivernage, la reproduction, le repos et la survie des chauves-souris (10
espèces concernées). Site de grande importance pour le Grand
rhinolophe et le Murin à oreilles échancrées.
• Ces zones protégées sont des sites d’importance majeur pour les
chauves souris dans le Sud-Est Vendée, que ce soit en hivernage ou en
reproduction.
1. Entrée de la Cavité des Perrières (Source : DOCOB Natura 2000)
2. Grand rhinolophe (Source : Florian Picaud)
3. Barbastelle d’Europe (Source : Florian Picaud)
1 2 3
235
• La préservation des espaces naturels est une préoccupation majeure en
Vendée.
• Des vallons du bocage aux longues étendues de la plaine, de
l’obscurité des massifs forestiers aux clartés lumineuses des dunes, des
canaux tranquilles aux rivières impétueuses, la Vendée est un véritable
kaléidoscope d’ambiances très différentes. Nichée au creux de cette
géographie aux mille visages, vivent une faune et une flore tout aussi
multiple, et parfois même exceptionnelle. Car c’est l’autre objectif de
l’Observatoire : vous inviter, par votre capacité d’émerveillement, à
protéger ce que la nature et le travail de l’homme ont parfois mis des
siècles à façonner.
• 19 sites ENS ont été crées sur le territoire Sud-Est Vendée.
Les missions du conservatoire sont les suivantes :
• CONNAÎTRE : Sur les espaces naturels et semi-naturels dont il a la
responsabilité, le Conservatoire procède à l'inventaire précis des
espèces animales et végétales ; pour cela il travaille en lien avec les
scientifiques universitaires et les associations naturalistes qui sont
représentés dans son Conseil scientifique.
• PROTEGER : Pour assurer la conservation des milieux et des espèces
remarquables, le Conservatoire achète, loue ou signe des conventions
avec les propriétaires. la démarche est consensuelle. Elle est
complémentaires des mesures légales ou réglementaires décidées par
l'Etat et des politiques de protection des Collectivités locales et
territoriales.
• GERER : Laisser faire la nature est parfois la bonne solution pour assurer
la préservation d'un site, d'autres fois, il apparaît nécessaire d'intervenir
par des actions de bûcheronnage, fauchage ou de pâturage par des
vaches ou des moutons. Le choix, parfois difficile, découle des études
faites, des exigences des espèces dont la protection est jugée
prioritaire et aussi des souhaits et des contraintes locales. Ce travail de
documentation, la justification et la planification des interventions sont
rassemblés dans un document intitulé "plan de gestion".
• VALORISER : Lorsque l'intérêt des sites le justifie et que cela ne
présente pas de danger pour le public ou le milieu naturel, le
Conservatoire essaie de faciliter leur mise en valeur par la réalisation
d'aménagements pédagogiques discrets, de documents ou en y
menant des animations et des actions de sensibilisation.
MILIEU NATUREL – CONSERVATOIRE DES ESPACES NATURELS DE VENDEE
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Communes de Pissotte et de l’Orbrie et leurs ENS
(Source : Vendée, le département)
236
• Une des plus grandes zones humides d’Europe (107 594 ha), le
Marais poitevin s’étend sur 60 km d’Ouest en Est de la Venise
verte à la baie de l’Aiguillon. Aux confins de deux
régions (Pays de la Loire et Poitou-Charentes) et de trois
départements (Vendée, Charente-Maritime, Deux- Sèvres), ce
territoire exceptionnel offre des richesses écologiques,
biologiques, socio-culturelles et paysagères uniques...
Date de création : 20/05/2014
Nombre de communes : 93
Superficie : 197 300 hectares
Nombre d'habitants : 195 000
• Le Marais poitevin est un hydro-agro-écosystème. Depuis le
XIe siècle, l’homme l’a façonné pour sa valorisation agricole par
la maîtrise de l’eau, créant deux zones distinctes : le marais
desséché protégé des crues et marées par des digues,
parcouru de canaux ; le marais mouillé, réceptacle inondable
des eaux de bassins versants (dont la Venise Verte, 7e Grand
Site de France depuis 2010). A l’Ouest, la baie de l’Aiguillon,
lieu de rencontre entre eaux douces et salées, offre un paysage
rythmé par les marées et les saisons. Le Parc porte l’ambition
d’un marais préservé : sauvegarder et restaurer les ressources
naturelles du Marais, mettre en valeur le patrimoine du Marais,
d’un marais dynamique : valoriser une économie dynamique et
durable, optimiser l’attractivité et la notoriété du Marais
poitevin et d’un marais partagé : encourager une vie sociale et
culturelle dynamique.
• La Venise Verte : Depuis 2010, au coeur de «la Venise verte»,
un ensemble de 18 553 hectares de marais mouillés, répartis
sur 24 communes, est classé GRAND SITE DE FRANCE. Afin de
développer les retombées économiques touristiques et
d’inciter les visiteurs à séjourner plus longuement dans le
Marais et sur différents sites, le Parc contribue à des actions
d’amélioration de l’accueil des visiteurs et de reconquête du
patrimoine : valorisation de plusieurs milliers d’hectares de
prairies, plantation de dizaines de kilomètres d’alignements de
frênes, curage de canaux et de fossés, restauration de places
de village, de ports, de quais, de cales et de passerelles,
d’aires d’accueil connectées aux itinéraires cyclables...
MILIEU NATUREL – PARC NATUREL REGIONAL DU MARAIS POITEVIN
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
La Vieille Authise dans le PNR du Marais Poitevin (Source : ADEV Environnement)
Parc naturel régional du Marais poitevin (Source : IGN)
237
• La Réserve naturelle régionale du Marais communal du Poiré-sur-
Velluire, située à 15 km au sud-ouest de Fontenay-le-Comte, s’étend sur
241 hectares au cœur du Marais poitevin en Vendée. Elle est intégrée
dans le périmètre de la Znieff « Communal du Poiré-sur-Velluire et
abords ». Ce marais « subsaumâtre » à la faune et flore très spécifiques,
constitue un lieu de quiétude et une zone d’hivernage, de halte
migratoire et de reproduction pour l’avifaune, essentielle pour
l’équilibre global de l’environnement dans le Sud-Vendée, en
interdépendance avec la Baie de l’Aiguillon.
En l’état actuel des connaissances, le site accueille :
• 98 espèces de plantes avec 30 espèces remarquables, dont 5 sont
protégées. 2 espèces au niveau national : l’Etoile d’eau et la Renoncule
à feuilles d’ophioglosse et 3 au niveau régional : le Trèfle de Michéli, le
Céraiste douteux et l’Inule britannique.
• 163 espèces d’oiseaux. Beaucoup d’entre elles sont remarquables et
protégées (87 espèces au niveau national) et 50 espèces sont
déterminantes en Pays de la Loire. En effet, le Marais communal du
Poiré-sur-Velluire appartient à l’ensemble Baie de l’Aiguillon / Marais
poitevin qui est composé de milieux d’importance nationale et
internationale pour les espèces migratrices et hivernantes. Il se situe sur
la voie de migration occidentale des oiseaux qui vont du Groenland, de
la Scandinavie et Sibérie, jusqu’en Afrique. Il accueille ainsi de
nombreuses espèces de canards, d’oies et de limicoles.
• Parmi les autres animaux présents sur le site on y recense des
amphibiens (Pélodyte ponctué, le Triton palmé et la Grenouille verte),
des mammifères (la Loutre d’Europe, le Campagnol amphibie et des
chauves-souris), des poissons et des insectes remarquables (Criquet
tricolore).
Enjeux de conservation du site :
• Gérer le marais pour favoriser en priorité la conservation des habitats et
des espèces notamment d’intérêt patrimonial. Il s’agit de maintenir des
activités pastorales, une bonne gestion hydraulique et de préserver la
quiétude nécessaire à l’accueil des oiseaux en hivernage, migration et
nidification.
• Améliorer les connaissances et faire des suivis.
• Sensibiliser le grand public.
MILIEU NATUREL – RESERVE NATURELLE REGIONALE
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Zoom	1	(Scan25)
Zoom	2	(Orthophotographie)
1. Barge à queue noire (Source : Andreas Trepte)
2. Inule d’Angleterre (Source : Kristian Peters)
3. Vue aérienne (Source : CR Pays de la Loire)
1 2 3
238
Il y a 8 sites classés et inscrits sur le territoire du SCoT Sud-Est Vendée :
• Le Chêne de Saint-Raymond (8504) ;
• Le Chêne de la Girardie (8509) ;
• Le Parc Baron (8514) ;
• Le Coteau de la Vallée de Mervent (8516) ;
• Le site du Moulin de la Garde (8517) ;
• Vieille ville (8523) ;
• La ville de Vouvant et la Vallée de la Mère (8529) ;
• Le site du Marais mouillé Poitevin (8531) ;
MILIEU NATUREL – SITES CLASSES ET INSCRITS
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Un site classé ou inscrit, en France, est un espace naturel ou bien une formation naturelle
remarquable français dont le caractère historique, artistique, scientifique, légendaire ou pittoresque
appelle, au nom de l'intérêt général, la conservation en l’état (entretien, restauration, mise en
valeur...) ainsi que la préservation de toutes atteintes graves (destruction, altération, banalisation...).
Un tel site justifie un suivi qualitatif, notamment effectué via une autorisation préalable pour tous
travaux susceptibles de modifier l'état ou l'apparence du territoire protégé.
Ville de Vouvant (Source : ADEV Environnement)
Coteau de la Vallée de Mervent (Source : ADEV Environnement)
239
L’occupation du sol est à l’image des entités
paysagères du territoire du SCoT.
• Le territoire d'étude présente une grande diversité
d'occupation du sol. La moitié nord du territoire
du SCoT est marqué par la présence du bocage.
Au centre, la Forêt Domaniale de Mervent-Vouvant
offre une zone boisée importante. La plaine du
Bas-Poitou située dans la moitié sud (à partir de
Fontenay-le-Comte) est marquée par la présence
de grandes plaines agricoles (cultures intensives).
Tout au sud se dessine le Marais Poitevin (Venise
Verte), région où les prairies bocagères sont
encore bien représentées.
• Hormis l’agglomération de Fontenay-le-Comte et
quelques villes moyennes (Mouzeuil-St-Martin,
l’Hermenault, Benet, la Châtaigneraie, etc.) où un
tissu urbain discontinu existe, les espaces naturels
et agricoles dominent le territoire.
• Les espaces naturels sont relativement diversifiés.
On y recence des boisements, des prairies, des
lacs...
• Les espaces agricoles sont marqués par les
grandes cultures (plaine du Bas Poitou) mais
essentiellement par les zones bocagères (haut
bocage, bocage du marais poitevin, bocage du
Lay, etc.). Le bocage est un constituant important
du réseau écologique. Ses réseaux imbriqués de
prairies, haies, talus et fossés sont autant
d'éléments jouant un rôle de corridors
biologiques. Les haies de ce type de bocage
protègent les sols et cultures, et représentent alors
une intéressante source de bois-énergie à
valoriser.
MILIEU NATUREL – OCCUPATION DU SOL
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Mode d’occupation du sol (source : CLC-2012)
240
• Au-delà des grands ensembles naturels liés au réseau hydrographique, aux ensembles
boisés et bocagers, on trouve sur le SCoT Sud-Est Vendée des espaces intéressants
pour la biodiversité au sein de la trame agricole.
• L’activité agricole couvre aujourd’hui encore plus de 70% du territoire du SCoT. Les
terres sont essentiellement exploitées pour la culture de céréales (environ 66% de la
surface agricole du territoire) répartie notamment dans la Plaine de Bas-Poitou. Le blé
tendre, le maïs grain et ensilage sont les cultures majoritaires. Les monocultures
céréalières intensives sont favorables pour plusieurs espèces d’oiseaux patrimoniaux
(Busard Saint-Martin, Busard cendré, Œdicnème criard, Outarde canepetière, etc) mais
la richesse spécifique reste faible.
• Les prairies représentent une part importante du territoire (environ 30% de la surface
agricole), notamment dans la moitié nord (bocage) et la partie sud (Marais Poitevin). La
proportion de prairies permanentes ou temporaires est sensiblement la même. Leur
intérêt écologique est important, les prairies (humides par exemple) abritent de
nombreuses espèces patrimoniales (oiseaux, insectes, mammifères, etc).
• Les haies constituent des zones d’alimentation, de nidification et de refuge pour un
grand nombre d’animaux. Elles servent également de lieux privilégiés pour les
déplacements des grands mammifères entre les espaces boisés plus denses. Leur
intérêt écologique est fort.
• Le bocage, bien représenté dans la moitié nord est un milieu multifonctionnel. Plus
qu’un habitat, le maillage des haies, bosquets et vieux arbres remplit des fonctions de
corridor biologique entre différents milieux et de refuge pour la reproduction de
nombreuses espèces. Le bocage accueille une grande diversité d’espèces, qu’elles
soient « banales » ou « remarquables ». Enfin, les vieux arbres du bocage sont
également favorables à l’accueil de coléoptères saproxylophages d’intérêt
communautaire (Grand capricorne, Pique-prune, etc.)
Les menaces pesant sur ces espaces sont de plusieurs types :
- le changement de pratiques agricoles (monoculture céréalières sur des grandes
parcelles sans haies), par conversion des prairies en cultures dans la même démarche
que l’agriculture pratiquée dans la Plaine du Bas-Poitou ;
- l’arrachage des haies ;
- l’abandon de parcelles par l’agriculture conduisant à un enfrichement puis une
fermeture du milieu défavorable à la biodiversité des milieux ouverts ;
- les impacts des projets d’urbanisme.
MILIEU NATUREL – AGRICULTURE
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Prairie permanente entourée de haies,
rôle écologique fort (Source : ADEV
Environnement)
Registre parcellaire
graphique – 2012
(Source : data.gouv.fr)
241
Schéma Régionale de Cohérence Ecologique
(Source : DREAL Pays de la Loire)
MILIEU NATUREL – TRAME VERTE ET BLEUE
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Le schéma régional de cohérence écologique (SRCE) est un document
cadre élaboré dans chaque région, mis à jour et suivi conjointement par la
région (Conseil régional) et l'État (préfet de région) en association avec un
comité régional Trame verte et bleue. Son contenu est fixé par le code de
l’environnement aux articles L. 371-3 et R. 371-25 à 31 et précisé dans les
orientations nationales pour la préservation et le la remise en bon état des
continuités écologiques.
• La Trame Verte et Bleue est constituée de toutes les continuités écologiques
présentes sur un territoire. Plusieurs continuités écologiques peuvent se
superposer sur un même territoire selon l’échelle d’analyse et les espèces
animales ou végétales considérées.
• Ces continuités écologiques se composent :
Ø de réservoirs de biodiversité : zones vitales, riches en biodiversité, où les
individus peuvent réaliser tout ou partie de leur cycle de vie
Ø de corridors écologiques : voies de déplacement empruntées par la faune et
la flore qui relient les réservoirs de biodiversité.
Ø de cours d’eau et canaux, qui jouent à la fois le rôle de réservoirs de
biodiversité et de corridors.
• Le SRCE Pays de la Loire identifie plusieurs réservoirs de biodiversité à
prendre en compte dans le SCoT Sud-Est Vendée :
Ø Haut bocage Vendéen
Ø Forêt et bocage de Mervent-Vouvant
Ø Plaines Vendéennes
Ø Marais Poitevin
• Le développement du territoire ne peut donc se faire sans prise en compte
de ces espaces, de leur sensibilité et de leurs diverses protections.
• Ces espaces naturels remarquables sont fragmentés par plusieurs éléments
qui impactent les continuités écologiques :
Ø les routes : A83 (qui scinde le territoire), départementales
majeures (D938, D148, etc.)
Ø les zones urbanisées (Fontenay-le-Comte, la Châtaigneraie, etc.)
Ø les différents obstacles et ruptures écologiques (barrages
hydrauliques, seuils, obstacles à l’écoulement des eaux, etc.)
• Malgré que ces espaces soient relativement bien connectés, un
renforcement des échanges écologiques (passage à faune, viaduc, etc)
offrira une opportunité d’aider au maintien voire au développement de la
biodiversité en favorisant une bonne qualité des habitats et des circulations
de la faune et de la flore et en étendant les relations entre des milieux
environnementaux diversifiés.
Haut	Bocage	
Vendéen
Forêt	et	bocage	de	
Mervent-Vouvant
Plaines	Vendéennes
Marais	Poitevin
242
• Dans cette démarche d’identification des enjeux
liés aux continuités écologiques et la trame verte et
bleue, l’objet du SCOT est de constituer les grands
arbitrages de ce partage entre les trames naturelles
et « humaines », non pas dans l’objectif que le
développement de l’une se fasse au détriment de
l’autre, mais dans l’esprit d’une cohérence entre les
deux qui se traduit par une fonctionnalité
environnementale durable et la mise en valeur des
atouts du territoire sur le long terme (paysage,
personnalité, attractivité…).
• La trame verte et bleue dans le SCOT doit ainsi
répondre à plusieurs objectifs :
Ø Déterminer les continuités écologiques et les pôles
de biodiversité à maintenir (fonctionnels, à évaluer
ou potentiels) stratégiques et nécessaires au
fonctionnement des milieux naturels et à la
structure environnementale d’ensemble du
territoire (préservation et renforcement),
Ø S’intégrer dans une stratégie globale qui valorise
les atouts du territoire et renforce les points sur
lesquels les faiblesses identifiées nécessitent une
action dans le cadre du développement que le
SCOT doit établir (gestion durable des ressources
en eau, en espace, en paysage, coupure
naturelle….),
Ø Constituer un outil d’organisation des rapports
entre la trame naturelle et la trame « humaine »
dans les secteurs stratégiques du projet de
développement du SCOT. Ceci aura pour objet de
limiter les phénomènes de « barrières écologiques
» en travaillant notamment sur :
• la gestion des lisières urbaines par de
nouveaux types d’aménagement des
zones bâties,
• la préservation des lisières naturelles
(boisements, …),
• la mise en place de coupures
d’urbanisation.
MILIEU NATUREL – TRAME VERTE ET BLEUE
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Sous-trame boisée (Source : ADEV Environnement) Sous-trame des cours d’eau (Source : ADEV Environnement)
Discontinuité écologique importante, dépourvue de passage à faune, l’A82 (Source : ADEV Environnement)
Sous-trame des milieux ouverts (Source : ADEV
Environnement)
Sous-trame des milieux bocagers (Source : ADEV
Environnement)
243
• Le territoire du SCOT Sud-Est Vendée s’insère dans une
trame verte et bleue à plus grande échelle, et offre des
accroches aux connexions écologiques majeures de Vendée.
• Il est par ailleurs nécessaire de tenir compte des enjeux de
connexion dépassant l’échelle Pays. Pour cela, la
préfiguration de la trame verte et bleue tient compte des
corridors, réservoirs et continuités définis par les territoires
voisins et qui appellent une continuité sur le territoire du
Sud-Est Vendée : continuités forestières vers le nord et
l’ouest, continuités aquatiques au sud du territoire. Par
ailleurs, il est important de conserver la cohérence
d’ensemble des sites Natura 2000 (« Marais Poitevin »,
« Plaine calcaire du Sud Vendée ») dont une partie se trouve
au sud du territoire, et dont la richesse repose principalement
sur la pérennité de la mosaïque d’habitats naturels.
• Les continuités de la trame bleue sont concentrées dans les
vallées humides du territoire et nécessitent une attention
particulière sur le plan de leur fonctionnalité.
• Les continuités proposées pour la trame verte sont mixtes : la
trame verte « forêt », constituée par l’ensemble des forêts du
territoire, concerne la petite et la grande faune : cette trame
verte est prépondérante à la biodiversité du territoire, sur le
plan floristique comme faunistique. Son étendue permet en
effet l’installation d’une flore et d’une faune riche et
diversifiée (c’est pourquoi les forêts sont souvent considérées
aussi comme des cœurs de biodiversité). Toutefois, la
perméabilité de ces espaces est indispensable à la survie des
grands animaux sur le long terme (brassage génétique).
• Le territoire présente des intérêts en matière de continuités
naturelles au sein desquelles le renforcement des échanges
écologiques offre une opportunité d’aider au maintien voire
au développement de la biodiversité en favorisant une bonne
qualité des habitats et des circulations de la faune et de la
flore et en étendant les relations entre des milieux
environnementaux diversifiés. Ceci constitue donc une base à
la constitution d’une armature naturelle (trames verte et
bleue).
MILIEU NATUREL – TRAME VERTE ET BLEUE
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Connexions écologiques majeures (Source : DREAL Pays de la Loire)
244
CADRE DE VIE
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 245
• En Vendée, 44 % des prélèvements d’eau sont consacrés à
l’alimentation en eau potable. La production vendéenne se
fait essentiellement à partir d’eaux de surface (93 %), qui ne constitue
seulement 40 % de la production française.
• Le Sud-Est Vendée ne déroge pas à cette spécificité vendéenne,
l’Alimentation en Eau Potable est majoritairement liée aux eaux
superficielles (excepté Gros Noyer et Lesson)
• La retenue de Mervent fournit en eau potable le grand Sud-Vendée et
permet également l'alimentation du secteur côtier souvent déficitaire en
période estivale
• Les prélèvements pour l’irrigation sont non négligeables et les
prélèvements pour l’industrie sont modérés sur le Sud-Est Vendée.
CADRE DE VIE – EAU POTABLE
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Prélèvements annuels d’eau pour l’irrigation par commune
(source : OCE Vendée)
Prélèvements annuels d’eau pour l’industrie par commune
(source : OCE Vendée)
Ressources d’eau potable et volumes associés (source : OCE Vendée)
246
• La sécurisation de l’alimentation en eau potable dépend de trois principaux paramètres, qui correspondent aux
principales étapes de la filière :
Ø la protection de la ressource exploitée pour la production de l’eau potable (dimension préventive) ;
Ø les traitements effectués après le captage (dimension curative) ;
Ø l’état et le renouvellement des réseaux (dimension structurelle)
• Sécuriser l’approvisionnement en eau potable, c’est ainsi :
Ø garantir les ressources nécessaires à la production d’eau potable ;
Ø s’assurer de la qualité de l’eau distribuée à la population.
• Les communes du Sud-Est Vendée sont concernées par les syndicats intercommunaux d’alimentation en eau potable
(SIAEP) suivants :
Ø SIAEP de la Forêt de Mervent (*adhésion de Fontenay-le-Comte le 1er janvier 2016)
Ø SIAEP de Rochereau
Ø SIAEP de l’Angle Guignard
Ø SIAEP Plaine de Graon
• Chaque syndicat intercommunal (SIAEP) a la responsabilité de la production d’eau potable sur son territoire. L’opérateur
privé en charge de la gestion des unités de production d’eau potable pour les 4 SIAEP producteurs au sein du Sud-Est
Vendée est la SAUR.
CADRE DE VIE – EAU POTABLE
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Protections de captages d'eau potable
(source : ODE Vendée)
Syndicats Intercommunaux AEP
(source : Vendée Eau, 2015)
*
Teneurs en Nitrates dans les eaux distribuées en 2015
(source : ARS, Vendée Eau)
• La qualité bactériologique des eaux distribuées en Sud-Est
Vendée en 2015 est très bonne, et les teneurs en pesticides
respectent la limite de qualité.
• La teneur en sous-produits de désinfection est satisfaisante
pour les Bromates et de bonne à très bonne qualité pour les
Trihalométhanes.
• L’eau distribuée en 2015 respecte en permanence la limite de
qualité de 50 mg/l fixée pour les Nitrates
• La protection des ressources en eau par la mise en place de
périmètres de protection visant à lutter contre les pollutions
ponctuelles et accidentelles constitue une priorité nationale. La
Vendée est désormais bien avancée dans cette démarche :
o 89 % des captages disposent de périmètres de
protection existants dont les 2/3 sont en cours de
révision car trop anciens,
o 11 % des captages ont des périmètres en cours
d’instauration
247
• Système d’assainissement autonome ou station d’épuration collective, les
eaux usées doivent être épurées avant tout rejet dans le milieu naturel,
cela afin de préserver la qualité de nos ressources : rivières et nappes
souterraines et, de façon plus générale, la qualité des milieux naturels. En
effet, les rejets d'eaux urbaines résiduaires constituent, par leur
importance, la deuxième source de pollution des eaux de surface sous la
forme d'eutrophisation.
• La majorité du territoire présente un assainissement mixte : les réseaux
desservent les zones urbaines tandis que les secteurs plus ruraux ont
recours a des dispositifs d’assainissement individuel.
CADRE DE VIE – ASSAINISSEMENT
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Stations d‘épuration par taille et par type de traitement (source : ODE
Vendée)
Exploitants des stations d‘épuration
(source : ODE Vendée)
Services publics d’assainissement collectif (source : ODE Vendée)
• La plupart des communes disposent d’une station
d’épuration sur leur territoire. En 2015, 43 communes
sur les 61 qui composent le territoire du SCOT
disposent d’un système d’assainissement collectif,
compétence exercée à l’échelon communal. Au 1er
janvier 2020, cette compétence sera obligatoirement
transférée aux intercommunalités (loi NOTRe).
• Elles sont généralement de faible capacité (80 % < 1
000 E.H.), sauf pour les villes importantes, et
fonctionnent en majorité par lagunage.
• Au total le parc de 50 stations d’épuration possède
une capacité de 62 981 équivalent-habitants pour une
population de 67 278 habitants (Insee 2013).
• En ce qui concerne l’assainissement non collectif, les
SPANC ont été mis en place et sont gérés par les
Communautés de Communes.
• Il conviendra de veiller à ce que les choix de
développement soient cohérents avec le parc de
stations et que les contrôles sur les installations se
poursuivent et se renforcent.
248
• Sur le territoire du SCOT, les communautés de communes ont délégué leur compétence gestion
des déchets ménagers et assimilés aux syndicats de collecte locaux. Sont principalement
collectés les déchets ménagers suivants (collecte sélective) : déchets verts, OM, emballages et
cartons, encombrants.
• Le Sycodem assure cette mission de service public depuis le 1er février 2004. Sa compétence «
collecte des ordures ménagères et assimilées » s’étend aujourd’hui sur le territoire de deux des
trois intercommunalités du SCoT :
- la Communauté de Communes du Pays de Fontenay-Vendée,
- la Communauté de Communes Vendée Sèvre Autise.
• Ces missions permettent, entre autres, de réduire chaque année le tonnage d'ordures
ménagères collecté au profit du tri de la matière valorisable, du compostage et d'un
changement des gestes de consommation. Sur le Sycodem, en 2015, un habitant produisait 151
kg d'ordures ménagères, dont :
- 21 % de déchets destinés aux déchèteries (textiles, déchets spéciaux...)
- 31 % de déchets ménagers recyclables (papiers, verre, emballages...)
- 11 % de déchets végétaux destinés au compostage,
- 5,2 % de produits alimentaires non-déballés, non-consommés.
• Le Syndicat de Collecte des Ordures Ménagères (SCOM) du secteur Est-Vendéen assure ces
missions pour la Communauté de Communes du Pays de La Châtaigneraie.
• Le Sycodem Sud-Vendée et le SCOM Est-Vendée ont confié, avec les autres collectivités
vendéennes, la compétence de traitement des déchets au syndicat mixte départemental Trivalis.
Celui-ci prend en charge les déchets ménagers et assimilés après leur collecte. Ces déchets sont
valorisés ou éliminés selon leur nature (tri par matière en vue du recyclage, ou de leur
compostage ; élimination des déchets non recyclables). Trivalis est propriétaire des sites publics
de traitement qu'il a construits et assure leur gestion : centre de transfert, centre de tri,
plateforme de compostage, usine de tri-compostage et installation de stockage des déchets
non dangereux.
• La prévention des déchets est un principe mis en avant par les Lois Grenelle et la Loi sur la
Transition Energétique pour la Croissance verte. Ces textes fixent les objectifs pour 2020 :
Ø réduire de 10 % la production des déchets ménagers et assimilés (dont déchèterie),
Ø valoriser 55 % des déchets non-dangereux,
Ø réduire de 50 % les quantités de déchets enfouis (pour 2025).
CADRE DE VIE – GESTION DES DECHETS
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Déchèteries et Syndicats de collecte des déchets du Sud-Est Vendée
(source : ADEV)
249
• Une station de mesure de la qualité de l’air se situe sur le
territoire du SCOT du Sud-Est Vendée, sur la commune de la
Tardière. Les émissions de polluants mesurées sur cette
station sont plus présentatives de la qualité de l’air du SCOT
que les mesures réalisées sur l’agglomération de la Roche-
sur-Yon.
• Le site rural national de la Tardière est rattaché au réseau
national MERA (Mesure des retombées atmosphériques). Ce
dispositif constitue la contribution française au programme
européen de surveillance des retombées atmosphériques
(EMEP) longues distances et transfrontalières. Il vise à évaluer
la qualité de l’air dans les zones éloignées de toute source
humaine de pollution. Des mesures d’ozone, d’oxydes
d’azote, de particules fines, de COV, d’ions dans les eaux de
pluie, de carbonylés et de paramètres météorologiques sont
mises en œuvre sur ce site.
• Les tendances observées sur le site rural de la Tardière sont
très similaires à celles constatées sur l’ensemble du réseau :
baisse des niveaux moyens de particules PM10 et de dioxyde
d’azote, stagnation des niveaux de particules PM2,5 et
augmentation des niveaux d’ozone.
• La répartition sectorielle des émissions de polluants de
l’agglomération de la Roche-sur-Yon
montre une part liée aux secteurs résidentiel et industriel
importante, et sans production d’énergie. Les émissions
industrielles de l’agglomération de la Roche-sur-Yon en 2012
sont notamment liées aux chantiers et BTP. 8% des émissions
de PM10 DE vendée proviennent de l’agglomération de la
Roche-sur-Yon. Concernant les oxydes d’azotes, les transports
routiers sont nettement le premier secteur d’émission.
• A l’échelle régionale, on constate que les communes les plus
émettrices de polluants sont les aires urbaines et les grands
axes routiers. Hormis (dans une moindre mesure) Fontenay-le-
Comte, le territoire du SCoT ne partage pas ces
caractéristiques. La majorité des communes du territoire, plus
rurales, ont de faibles émissions de polluants. Concernant la
qualité de l’air, l’influence des agglomérations de Roche-sur-
Yon et Niort n’atteignent pas le territoire du SCoT.
CADRE DE VIE – QUALITE DE L’AIR
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Situation de La Tardière par rapport aux valeurs réglementaires de qualité
de l’air en 2015 (source : airpl)
Historique de la pollution en milieu rural
sur le site de La Tardière (source : airpl)
Répartition sectorielle des émissions de
polluants de l’agglomération de la
Roche-sur-Yon (source : airpl)
Historique des niveaux moyens de PM10, NO2 et O3 à
La Roche-sur-Yon en environnement urbain non influencé (source : airpl)
250
ENERGIE
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 251
• En région Pays de la Loire, le SRCAE été lancé officiellement
en juin 2011. Le schéma régional du climat, de l’air et de
l’énergie (SRCAE) des Pays de la Loire prescrit par la loi du 12
juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement
a été adopté par arrêté du Préfet de région le 18 avril 2014.
Eolien :
• La production d’électricité d’origine renouvelable représente
en 2011, 16,7 % de la production totale dans les Pays de la
Loire, soit 961 GWh. Entre 2006 et 2011, cette part est passée
de moins de 2 % à plus de 16 % principalement en raison
d’une forte augmentation de l’énergie éolienneCe schéma fixe
à 1750 MW l’objectif régional de puissance éolienne terrestre à
l’horizon 2020.
• Le schéma régional éolien terrestre (SRE) identifie, au sein du
territoire régional, les zones favorables au développement de
l'énergie éolienne. Les zones favorables correspondent aux
grands ensembles géographiques considérés comme
majoritairement porteurs du potentiel éolien au sein du
territoire régional. Elles sont délimitées par un contour
géographique dont le tracé résulte de l'analyse des différentes
sensibilités environnementales en matière de paysages, de
patrimoine et de biodiversité, et de la prise en compte des
contraintes techniques, notamment liées aux radars et
aéroports, identifiées.
• Les facteur de localisation important pour l'éolien sur le
territoire du SCoT sont la sensibilité paysagère, les sensibilités
liées au patrimoine culturel et aux milieux naturels, ainsi que les
contraintes liés aux couloirs de survols à basse altitude.
• La plaine et le bas bocage vendéens sont des territoires
globalement favorables au développement de l'éolien, même
s'ils incluent certains secteurs sensibles d'un point de vue
paysager en lien avec la présence de quelques vallées et lacs.
Le marais Poitevin et le haut bocage vendéen constituent des
secteurs dont la valeur paysagère patrimoniale est à préserver.
• Parmi les secteurs favorables au développement de l’éolien sur
le territoire du SCoT, plusieurs éoliennes sont installées, et
d’autres sont en projet.
ENERGIE – EOLIEN
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Parc éolien du SCOT Sud-Est
Vendée
(source : ADEV
Environnement)
Projets de développement de l’éolien
(source : Vendée Energie)
Sensibilités liées aux forêt et aux bocages
(source : DREAL Pays de la Loire)
Sensibilité paysagère (source : DREAL Pays de la Loire)
Zone favorable au développement de l’éolien (en
vert) et parcs éoliens existants (en orange)
(source : DREAL Pays de la Loire)
252
Solaire :
• La Vendée avec 1268 kWh/m2.an se situe parmi les départements les plus ensoleillés de France. Le territoire
du SCOT, se trouve dans une partie bien exposée du département.
• 2 parcs solaires au sol existants sur les communes de Foussais-Payré et Fontenay-le-Comte, et plusieurs en
projets.
• Le département atteindra ainsi dès 2018, objectif fixé initialement pour 2020 : alimenter 53.000 foyers en
électricité grâce au soleil, une énergie inépuisable.
Biomasse :
• La méthanisation génère un biogaz dont l’énergie sera utilisée localement. La filière pourra donc contribuer
aux objectifs de développement des énergies renouvelables et d’indépendance énergétiques de la région.
Les projets de méthanisation ont une vertu dynamisante des territoires de projets. En effet, a partir de
déchets organiques locaux, ils créent une énergie renouvelable et un digestat a pouvoir fertilisant,
redistribuant localement la valeur ajoutée des projets. Ils développent et préservent le tissu social, par la
création d’emplois verts, le portage de projets innovants et la mise en place de partenariats.
• La méthanisation permet de traiter les déchets et les effluents organiques par la réduction de pollution
carbonée. Différents secteurs utilisent la méthanisation pour traiter leurs déchets : l’industrie, l’agriculture,
les stations d’épuration et les centres de traitement des ordures ménagères.
• Sur le terrritoire du SCOT, il existe une unité de méthanisation BIONERVAL à Benet. Elle traite 40.000
tonnes de déchets organiques chaque année. Ils sont ainsi valorisés en énergies (8,6 GWh/an électriques,
soit la consommation électrique de 1.500 foyers et presque autant d’énergie thermique) et en un fertilisant
aux bonnes propriétés agronomiques, destiné à l'épandage (38.000 tonnes).
Hydroélectricité :
• Les politiques nationales prévoient le développement d’une hydroélectricité durable en cohérence avec la
préservation et la reconquête de la qualité des cours d’eau, en s’engageant à atteindre simultanément deux
objectifs nationaux :
- le développement de la production hydroélectrique (+ 3 TWh/an nets et + 3 000 MW à l’horizon
2020), en accord avec les objectifs de l’arrêté du 15 décembre 2009 relatif à la PPI électricité
- et le « bon état » des masses d’eau en 2015 en application de la loi sur l’eau et les milieux
aquatiques.
• Un barrage exploite l’énergie hydroélectrique sur le territoire du SCOT. Il s’agit de la retenue d’eau destinée
à la production d’eau potable de Mervent, sous la gestion de Vendée Eau. D’une puissance de 1 800 kW, ce
barrage a produit en moyenne 4 100 kWh / an entre 1990 et 2002.
ENERGIE – SOLAIRE, HYDROELECTRICITE, BIOMASSE
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Insolation moyenne en Vendée (source : ODE Vendée)
Evolution de la puissance photovoltaïque raccordée
(source : DREAL Pays de la Loire)
Barrage de Mervent
(source : ADEV Environnement)
253
• Le bois énergie est l'énergie renouvelable la plus employée en région Pays le la Loire,
elle représente 71% de la production d'énergie renouvelable (360 ktep). Les pompes à
chaleur et la valorisation des déchets ménagers sont respectivement les deuxième et
troisième sources d'énergie renouvelable employées dans la région
• L'étude de la ressource vendéenne en bois énergie s'oblige à respecter deux principes
conducteurs :
- Les usages existants doivent être respectés, quels qu'ils soient;
- La valorisation énergétique ne doit en aucun cas menacer la pérennité de la
ressource et donc se limiter à des prélèvements de nature à ne pas conduire
à la disparition des formations boisées exploitées, quelles qu'elles soient.
• La ressource disponible en Vendée provient de trois origines :
• le bois issu des forêts publiques (forêts domaniales ou sous gestion de
l'ONF) ou privées,
• le bois d'origine bocagère : boisements de moins de 4 ha et haies
bocagères,
• le bois issu de l'industrie : granulés, connexes de scieries (première
transformation), déchets
• de l'industrie de seconde transformation (meubles, etc.), emballages perdus.
• Il est toutefois nécessaire de mettre en place des mesures visant à maîtriser la
demande en bois-énergie. La hausse importante prévisible de la consommation de
bois sur une période aussi courte peut entraîner des conséquences en termes de
conflits d’usages, de développement des importations de bois et le développement
incontrôlé de cultures énergétiques dédiées. L’exploitation non raisonnée du bois peut
enfin être source de pression environnementale en termes d’impact sur le paysage
(boisement, bocage, etc.), biodiversité, qualité des sols, etc.
• Depuis 2000, la Région Pays de Loire et l’ADEME ont mis en place un plan Bois
Energie à destination des collectivités, des entreprises et des particuliers. Depuis 2005,
Atlanbois - interprofession de la filière bois des Pays de la Loire - est en charge de
l’animation de ce programme pour les secteurs collectif / tertiaire et industrie, avec le
soutien financier de la DRAAF, du FEDER, de l’ADEME et de la Région Pays de Loire.
• Le programme bois énergie vise à soutenir le développement du bois utilisé sous
forme de plaquettes dans des chaudières à alimentation automatique :
• dans le milieu rural via l’habitat agricole pour valoriser le bois d’origine
bocagère et forestière.
• dans les collectivités locales, via l’habitat collectif et le tertiaire.
• dans les entreprises.
ENERGIE – BOIS ENERGIE
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Bocage du Lay et de la Vendée à Fontenay-le-Comte
(source : ADEV Environnement)
Densité des haies bocagères dans les communes de Vendée
(source : Fédération Régionale des Chasseurs des Pays de da Loire)
Production d'énergie renouvelable des Pays
de la Loire en 2008 par type d'énergie
(source : SRCAE Pays de la Loire)
254
Amélioration de l'efficacité énergétique
des moyens de transport
• La voiture particulière est le mode de
transport le moins efficace d'un point
de vue des consommations d'énergie
et des émissions de CO2. Elle émet en
moyenne deux fois plus de gaz à effet
de serre par passager.kilomètre que les
transports en commun.
• En 2008, la distance moyenne
parcourue par déplacement dans les
Pays de la Loire est de huit kilomètres.
Le premier motif de déplacement reste
le travail fixe (24%). Cela représente
une part importante en termes de
kilomètres parcourus et de temps
passés dans les transports.
• La consommation élevée du secteur du
transport est due pour partie à un parc
ancien, et une non optimisation des
véhicules. Il est donc important
d'entreprendre des actions afin
d'améliorer ce constat.
• Pour le transport de personnes,
l'amélioration de l'efficacité
énergétique de la voiture passe par le
passage du taux d'occupation des
véhicules à 2 à partir de 2020 et à 2,75
après 2020 contre 1,8 en moyenne en
2014. Cela passera par un
développement important du
covoiturage.
• Le Conseil départemental a labellisé
115 aires de covoiturage en Vendée,
dont quatre situées sur le territoire du
SCOT sur les axes principaux.
ENERGIE – DEPLACEMENTS
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Répartition des déplacements par
motif en région Pays de la Loire
(source : Explicit 2009)
Aires de covoiturage de la Vendée (source : Conseil départemental de la Vendée, GoogleMyMaps )
Aire de covoiturage à Pouille sur la RD 148
(source : ADEV Environnement)
255
ENVIRONNEMENT ET
NUISANCES
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 256
ENVIRONNEMENT ET NUISANCES – RISQUES TECHNOLOGIQUES
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
• Le territoire n’a pas de tradition d’industrie lourde susceptible de générer des risques
technologiques très importants : aucun risque industriel recensé sur le territoire du SCOT.
• Le SCOT Sud-Est Vendée comprend de nombreux établissements soumis à autorisation au
titre de la réglementation sur les Installations Classées pour la Protection de
l’Environnement (ICPE). Aucun de ces sites n’est classé à risque selon la nomenclature
Seveso.
• La pollution du sol présente un risque direct pour les personnes et un risque indirect via la
pollution des eaux. Dans ce cadre, les banques de données BASOL et BASIAS du BRGM
permettent de connaître les sites pollués ou potentiellement pollués qui ont été recensés
sur le territoire national par différents biais. L'inventaire BASIAS, qui réalise l'inventaire des
anciens sites industriels pollués ou concernés par une présomption de pollution, recense
de nombreux sites potentiellement pollués sur le territoire. Il s'agit parfois de sites qui ont
été pollués par malveillance (dépôt de déchets industriels non autorisés dans des carrières
ou d'anciennes décharges) mais le plus souvent, il s'agit de site accueillant ou ayant
accueilli des ateliers industriels, des stations services, des dépôts de gaz, des garages ou
des dépôts de véhicules.
• Parmi ces sites industriels relevant de l'inventaire BASIAS, six sont répertoriés par BASOL
qui identifie les sites pollués avérés ainsi que ceux potentiellement pollués et appelant une
action publique. Quatre d’entre eux sont situés à Fontenay-le-Comte, les autres sont à la
Châtaigneraie et Saint-Sulpice-en-Pareds.
Sites et sols pollués BASOL (source : BRGM)
Risque rupture de barrage
(source : DICRIM Vendée)
Principaux barrages du SCOT (source :
DICRIM Vendée)
Risque rupture de barrage
• Les enjeux pris en compte dans le cadre du risque « Rupture de barrage » sont les enjeux liés
aux personnes. Plus précisément, le risque rupture de barrage est identifié lorsque des
bâtiments d’habitation risquent d’être touchés par l’onde de submersion créée par la rupture
d’un ouvrage.
• L’arrêté préfectoral du 29 Février 2008 a défini des règles en matière de sécurité des barrages.
Quatre classes ont été créées afin de hiérarchiser les barrages selon les mesures à mettre en
œuvre pour leur suivi et leur surveillance. Ce classement va de « A » pour les ouvrages qui
intéressent le plus la sécurité publiques à « D » pour les ouvrages présentant un risque faible :
- Retenue de Mervent (Pissotte, Fontenay-le-Comte, L’Orbrie)
- Barrage de Rochereau (Bazoges-en-Pareds)
- Barrage de Pierre-Brune (Mervent, Vouvant)
- Barrage d’Albert (Saint-Michel-de-Cloucq)
257
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
• Une matière dangereuse est une substance qui, par ses propriétés physiques ou
chimiques, ou bien par la nature des réactions qu'elle est susceptible de mettre en
oeuvre, peut présenter un danger grave pour l'homme, les biens ou l'environnement.
Elle peut être inflammable, toxique, explosive, corrosive ou radioactive.
• Le risque de transport de matières dangereuses, ou risque TMD, est consécutif à un
accident se produisant lors du transport de ces marchandises par voie routière,
ferroviaire, aérienne, voie d'eau ou canalisations. Cela concerne essentiellement les
voies routières (75%) et ferroviaires (17%) ; les voies maritimes, aériennes et les
canalisations participent quant à elles à moins de 8 % du trafic.
• On peut observer différentes d'effets directs ou indirects :
- L’explosion : peut-être occasionnée par un choc avec production d’étincelles,
par échauffement d’une cuve de produit volatil ou comprimé, ou par le
mélange de plusieurs produits.
- L’incendie : peut-être causé par l’échauffement anormal d’un organe du
véhicule, un choc contre un obstacle, par l’inflammation accidentelle d’une
fuite.
- Le nuage toxique : peut-être dû à une fuite de produit toxique ou au résultat
d’une combustion qui se propage à distance du lieu d’accident.
- La pollution (air, eau et sol) : elle a les mêmes causes que le nuage toxique.
L’eau est le milieu le plus vulnérable. Elle propage la pollution sur de grandes
surfaces.
• Tout comme le risque industriel, les enjeux sont humains (risque de victimes),
économiques (blocage de route ou de voie ferrée par exemple) et environnementaux
(fuite et écoulement de produits par exemple).
• Compte tenu de la diversité des produits transportés, un accident de Transport de
marchandises dangereuses peut survenir pratiquement n’importe où sur le
département. Cependant, certains axes présentent une potentialités plus forte du fait
de l’importance du trafic ou du volume de matière transporté.
ENVIRONNEMENT ET NUISANCES – TRANSPORT DE MATIERES DANGEREUSES
Risque Transport Matière Dangereuse routier (source : DDRM de la Vendée)
Les canalisations de transport de gaz de Vendée (source : DDRM de la Vendée)
• Sur le territoire du SCOT Sud-Est
Vendée, le risque se retrouve donc
au niveau de l’A83 mais aussi sur
des dessertes secondaires (RD
938T, RD 949B, RD 148, RD 949,
RD 752) ainsi que sur les
principaux axes ferroviaires. A
noter aussi la présence de
canalisation de transport de gaz.
A83 (Source : ADEV Environnement)
258
• En plus du risque inondation lié à des ruptures d’ouvrages hydrauliques de type barrage, le territoire du SCOT est concerné par le risque
d’inondations de plaine : elles surviennent en régions de plaine ou de marais avec une montée lente des eaux par débordement d’un cours d’eau
et/ou par remontée de la nappe phréatique.
• La connaissance des aléas s’appuie à la fois sur des retours d’expérience (enquêtes de terrain), sur des Atlas des Zones Inondables (AZI) et sur les
Plans de Prévention des Risques inondation (PPRi). Les AZI s’appuient en particulier sur des données historiques et une approche
hydrogéomorphologiques des bassins versants. La plupart des cours d’eau du département de la Vendée sont ainsi couverts par un AZI :
- AZI de la Vendée – octobre 1997 ;
- AZI du Lay Amont – janvier 1999 ;
- AZI de l’Autise en Deux-Sèvres et Vendée – juin 2006 ;
• Il en résulte que la majorité des communes du SCOT sont concernées par le risque inondation (carte ci-contre).
• Le Plan de Prévention des Risques inondation (PPRi), établi par l’État, définit des zones d’interdiction et des zones de prescription ou
constructibles sous réserve. La loi réglemente l’installation d’ouvrages susceptibles de provoquer une gêne à l’écoulement des eaux en période
d’inondation. L’objectif est double : le contrôle du développement en zone inondable jusqu’au niveau de la crue de référence et la préservation
des champs d’expansion des crues.
ENVIRONNEMENT ET NUISANCES – RISQUES NATURELS
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Communes concernées par le
risque inondation
(source : DDRM de la Vendée
• Le PPRi s’appuie sur un plan de zonage réglementaire, résultat de croisement des aléas et des enjeux présents. Celui-ci définit
deux zones réglementaires : la zone de danger inconstructible et la zone de précaution, constructible avec prescription. Un des
axes de travail du PPRi est la maîtrise de l’urbanisation dans les zones à risques par :
o interdiction de tout accroissement de population dans les zones à risques ;
o élaboration d’une liste des PPR prioritaires dans les zones de submersion marine dangereuse devant être réalisés dans
un délai maximal de 3 ans ;
o fixation d’une doctrine sur les règles générales d’élaboration des PPR, la qualification des aléas de référence avec
détermination des règles d’urbanisation et de construction, en prenant en compte les conséquences du changement
climatique sur les aléas (notamment la future hausse du niveau de la mer) ;
o développement de projets d’aménagement intégrant la prévention des risques naturels et la réduction de la
vulnérabilité des espaces aujourd’hui urbanisés ;
o dans certains cas d’extrême danger, projet de prévention et de protection global pouvant inclure des délocalisations.
• Trois Plans de Prévention des Risques d’Inondation approuvés concernent le territoire du SCOT :
o Rivière le Grand Lay (partie amont du Lay jusqu’à Péault). Approuvé le 18 février 2005,
o Rivière la Vendée, ville de Fontenay-le-Comte. Modification approuvée le 9 octobre 2006 ;
o Rivière la Vendée. Modification approuvée le 18 août 2008, il concerne 15 communes.
Plans de Prévention des Risques inondation (source :
DDRM de la Vendée)
259
• Les mouvements de terrain regroupent un ensemble de déplacements, plus ou moins brutaux, du sol ou du sous-sol, d’origine naturelle ou anthropique. Les volumes en jeux sont
compris entre quelques mètres cubes et quelques millions de mètres cubes. Les déplacements peuvent être lents (quelques millimètres par an) ou très rapides (quelques centaines de
mètres par jour). Le territoire du SCOT est exposé au risque mouvement de terrain de différentes formes :
Ø les effondrements de cavités souterraines naturelles ou artificielles (carrières, ouvrages souterrains, ...) peut entraîner l’effondrement du toit de la cavité et provoquer en
surface une dépression généralement de forme circulaire. Les mouvements engendrés par les effondrements de cavités souterraines pourraient concerner aussi bien les
voiries que mettre en cause la stabilité de bâtiments ;
Ø l‘érosion des berges principalement sur le chevelu hydrographique du Marais poitevin.
Ø L’aléa retrait-gonflement des argiles est faible à moyen sur le territoire. Les variations de la quantité d’eau dans certains terrains argileux produisent des gonflements
(période humide) et des tassements (période sèche) et peuvent avoir des conséquences importantes sur les bâtiments à fondations superficielles. Le retrait-gonflement des
argiles, de par la nature des phénomènes impliqués ne concerne que les bâtiments de type « maison individuelle ».
• Le risque feu de forêt concerne les huit communes du Massif de Mervent.
• Séisme : Toutes les communes sont concernées par un aléa modéré (zone de sismicité 3).
ENVIRONNEMENT ET NUISANCES – RISQUES NATURELS
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
Retrait/gonflement des argiles (source : Géorisques.gouv.fr) Risque mouvement de terrain (source : DICRIM Vendée) Risque feu de forêt (source : DICRIM Vendée)
260
ENVIRONNEMENT ET NUISANCES – NUISANCES SONORES
Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
• Sont concernées les routes supportant plus de 5 000 véhicules/jour au
moment du classement ainsi que les projets routiers pour lesquels les
prévisions de trafic à la mise en service sont également supérieures à 5
000V/J. Ce sont également les voies ferrées supportant plus de 50 trains par
jour.
• Cinq catégories sont distinguées suivant le niveau sonore ainsi établi : elles
sont numérotées de 1 (classe des niveaux sonores les plus élevés) à 5 (classe
des niveaux sonores les plus bas) suivant la catégorie, la largeur maximale du
secteur affecté par le bruit varie.
• Le classement n’empêche pas la construction. Le classement n’institue pas
de servitude d’urbanisme, c’est une simple information qui doit être donnée
aux constructeurs, à ce titre il est intégré dans les documents annexes du
plan local d’urbanisme.
• Sur le territoire du SCOT Sud-Est Vendée, le risque se retrouve donc au
niveau de l’A83 mais aussi sur des dessertes secondaires (RD 938T, RD 949B,
RD 148, RD 949) ainsi que sur les principaux axes ferroviaires. A noter aussi la
présence de canalisation de transport de gaz.
• L’infrastructure de transport routier qui génère le plus de trafic est
l’autoroute A83, classée en catégorie 2, avec une largeur maximale des
secteurs affectés par le bruit de part et d’autre de l’infrastructure de 250 m.
• Plusieurs Routes Départementales sont classées en secteur 3 (RD 938T, RD
949B, RD 148, RD 949) avec une largeur maximale des secteurs affectés par
le bruit de part et d’autre de l’infrastructure de 100 m.
Classement sonore des infrastructures de transports terrestres du SCOT (source : DDT 85)
• Des arrêtés préfectoraux indiquent le classement sonore des infrastructures de transport terrestre (routes et voies ferrées) selon le niveau sonore qu’elles sont susceptibles de produire
dans le futur et définissent ainsi des secteurs affectés par le bruit à l’intérieur desquels l’isolation acoustique contre les bruits de l’espace extérieur devient une règle de construction
pour les bâtiments à venir.
Classement des infrastructures routières
261

Scot Sud-Est Vendée - Diagnostic Paysage Patrimoine

  • 1.
    SOCLE ET CHARPENTEPAYSAGERE 133Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
  • 2.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 134
  • 3.
    Terre de contactentre massif armoricain et bassin sédimentaire aquitain Le territoire est inclus dans une dynamique géomorphologique puissante, au seuil de la zone de subduction des plaques. Il se trouve entre : • la plaque ibérique se déplaçant vers l’Ouest • et la plaque Armorique qui, elle, se dirige vers l’Est. Il y a 400 millions d’années, lorsque les continents commencent à se rapprocher pour aller former un continent unique: la Pangée ; la collision des plaques qui se rassemblent, donne naissance à une grande chaîne de montagnes. Cette chaîne de montagne, nommée chaîne hercynienne, s'étendait de l'Europe Centrale à l'Afrique de l'Ouest et à l'Amérique du Nord. La chaîne hercynienne est à l’origine du massif Armoricain influençant directement le territoire du Sud-Est de la Vendée. LE SOCLE - Géologie Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 135 BassinsédimentaireAquitainMassifArmoricain subductionSud-Est Vendée
  • 4.
    Le Marais Poitevin La Plainedu Bas-Poitou Le Bocage Vendéen Les reliefs des Hauts Bocages Un système collinaire à valeur architecturale majeure pour le Sud-Est de la Vendée Lorsque l’ancienne chaîne de montagne hercynienne s’est créée, celle-ci a soulevé, plissé, cisaillé, structuré les terrains du domaine sud du massif Armoricain. De grandes failles de cisaillement apparaissent alors, dont le cisaillement sud armoricain, qui va déplacer de grandes quantités de roches sur des centaines de kilomètres. L’empilement de couches et les phases de plissement créent sur le territoire un système collinaire orienté Nord-Ouest/Sud-Est. Cette succession de lignes de collines débutent du massif armoricain et se prolongent sous le Bassin aquitain. Trois ensembles topographiques au seuil des Hauts bocages Vendéens Sur les terres de Sud-Est Vendée, les lignes de collines sont présentes sur la partie nord et se répercutent jusque dans le marais poitevin. Les lignes de collines apparaissent comme des lignes de structure majeure qui vont préfigurer le visage et l’organisation du Sud-Est de la Vendée. Elles déterminent alors 3 grands ensembles : Le bocage Vendéen, la plaine du Bas-Poitou, et le Marais Poitevin. LE SOCLE -Topographie Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 136 Mouvement de relief : ligne de collines + -
  • 5.
    Une structure urbaineen lien avec le système collinaire Le réseau urbain est tout entier édifié sur la base de ce système collinaire. Les collines ont attiré les localisations urbaines recherchant à se protéger des inondations et/ou recherchant un positionnement militaire défensif, en panorama sur le paysage. Du nord au sud les villes et bourgs s’adossent alors aux pentes des lignes de colline. Des réseaux et micro-réseaux s’organisent donc entre les bourgs d’une même ligne de colline : il y a une facilité de lien physique, parfois une covisibilité, mais aussi des liens logiques économiques et sociaux entre ces localités urbaines. Une typologie d’habitat en réaction au comportement de la ressource en eau On trouve trois types de bâti dont l’implantation et les logiques s’appuient et dépendent du paysage et de son accès à la ressource en eau. 1. On reconnaît le bocage vendéen par son habitat dispersé s’organisant sur les flancs des vallées. Le bocage vendéen, où le réseau de rivières est riche et dense, facilite l’accès à l’eau et induit donc un type d’habitat dispersé régulièrement sur toute sa surface. 2. Sur la plaine du Bas-Poitou, vaste étendue où le sol calcaire est très perméable, l’eau s’infiltre, devient souterraine, et manque en surface. Comme la ressource en eau manque, il fut nécessaire d’y creuser des puits pour venir l’habiter. Creuser un puits est un effort conséquent demandant une action communautaire. C’est pourquoi l’habitat s’est développé de manière groupée et compacte sous la forme de bourgs plus conséquents réunis autour de ces puits creusés. 3. Dans le marais Poitevin, le système de ligne de colline se traduit par un habitat dense et compact qui va se dresser sur des îles calcaires émergentes des surfaces inondables. Ces îles composées d’un calcaire plus solide se sont moins érodées que le sol autour. Elles sont appelées les « Terres hautes » du Marais poitevin. LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : la topographie et l’eau, clefs d’implantation du bâti Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 137 2 2 3 1 1 3 bâti dispersé dans le bocage bâti compact groupé dans la plaine bâti archipel dans le marais
  • 6.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 138 LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : l’implantation du bâti par type de paysage 21 3 Source illustrations : Atopia, « Bien construire dans le Pays de Vendée, Sèvre Autise. » CAUE de la Vendée, Vendée Conseil général. Bâti dispersé dans le bocage Bâti compact groupé dans la plaine Bâti archipel dans le marais
  • 7.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 139 Antigny au XIXème siècle Antigny aujourd’hui LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : l’évolution du bâti par type de paysage 1 Antigny bourg morcelé 1. Les bourgs au bâti dispersé du bocage vendéen : une évolution limitée par le relief accidenté. L’habitat très dispersé se répartit sur les flancs des collines du territoire entre petits bourgs, villages, hameaux de taille modérée et fermes ou sièges d’exploitation. L’abondance de la trame végétale de ces terres camoufle et découvre successivement la silhouette des bourgs. Les contraintes du relief à forte pente de ce paysage collinaire limitent l’expansion de ces bourgs. Très peu d’entre eux ont évolué et présentent une extension urbaine. Seuls les bourg les plus importants comme Antigny, situé sur la trajectoire de la vallée de la Mère liant le Châtaignerai à Fontenay-le-Compte montrent une évolution. Cette progression s’établit à Antigny par ajout d’habitations sous forme de quartier sur les terrains les plus plats à l’Est, et à flanc de vallée à l’Ouest.
  • 8.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 140 LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : la forme urbaine par type de paysage < Fond de vallon Église Implantation du bâti dans le bocage Bâti ancien dense Bâti ancien Extension bâti récente le long d’une route Extension bâti récente en lotissement Grand bâti avec grand jardin Activité Courbe de niveau : point bas Route Départementale Route communale Élément de centralité Place publique centrale Cours d’eau
  • 9.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 141 Antigny, bourg morcelé Le village s’est développé dans le bocage. Il se positionne sur le coteau Est du vallon de La Mère. Au sein du bocage, autour de lui, se disperse des corps de fermes et hameaux. Le bourg ancien se caractérise par un tissu bâti dense et compact s’organisant autour de son église. Il s’implante de manière étagée en balcon sur la vallée. L’église se trouve sur un point haut dominant le bourg, tandis que le bâti épouse la forme du relief et se mêle au bocage. La voie principale, la D938t liant Fontenay-le-Comte à la Châtaigneraie ne traverse pas Antigny mais jouxte la rive Ouest de la vallée de la Mère. La proximité avec cette importante voie de communication entraîne l’apparition de nombreuses zones d’activité sur la rive de la vallée faisant face au bourg et donne au paysage une ambiance industrielle. C’est une départementale de moins grande importance, la D67, qui traverse Antigny et constitue la voie de desserte principale des rues et des habitations du bourg. Les voies internes sillonnent le bourg en un petit réseau dessinant le pourtour d’îlot bâti. Les constructions contemporaines s’étendent sous la forme de lotissement pavillonnaire sur les terrains les plus plats du plateau, en retrait du bourg centre. On note alors, entre le bourg centre et les nouvelles constructions, l’apparition d’une discontinuité à la composition mixte de champs enclavés, de bosquets résiduels, de terrains de sport, de zone d’activité et de grandes maisons avec de grands jardins. La forme très compacte du bourg perd alors son intégrité et sa lisibilité dans le paysage. Son aspect est morcelé avec des quartiers « satellites » ne fonctionnant pas avec le bourg centre. Les fermes dispersés autour, au sein du bocage ont peu ou pas évolué. LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : la forme urbaine par type de paysage Forme urbaine dans le bocage Lotissement pavillonnaire Discontinuité mixte Bâti étagé sur le coteau de la vallée
  • 10.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 142
  • 11.
    Oulmes au XIXèmesiècle Oulmes aujourd’hui 2 Oulmes bourg en étoile étendue Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 143 LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : l’évolution du bâti par type de paysage 2. Les bourgs au bâti compact groupé de la plaine : une évolution le long des voies de circulation La plaine est un territoire sans contrainte de relief où la contrainte du manque d’eau limitant la dispersion et l’expansion urbaine à été dépassée avec le temps. Symptomatique des étendues planes, les bourgs s’étendent donc en étoile le long des voies, avec des branches orientées est-ouest plus étendues comme on peut le voir à Oulmes. Cette progression Est-Ouest répond à l’orientation historique Est-Ouest du territoire lié à son relief particulier. Dans ce milieu très ouvert, les silhouettes de bourgs se dessinent distinctement dans le paysage. Cette étendue ouverte en fait donc un territoire très sensible à la forme et à l’évolution de l’habitat.
  • 12.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 144 LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : la forme urbaine par type de paysage Bâti ancien dense Bâti ancien Extension bâti récente le long d’une route Extension bâti récente en lotissement Activité Espace naturel (parc du château, grands jardins, vergers, étang) Courbe de niveau : point bas Autoroute A83 Route nationale D148 Route communale Élément de centralité Place publique centrale Église Château Implantation du bâti dans la plaine
  • 13.
    Ouverture sur champs Discontinuitéverte Façade bâtie LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : la forme urbaine par type de paysage Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 145 Oulmes, bourg en étoile étendue Le village s’est développé dans la plaine. Il se positionne aux abords d’un vallon sec. Le bourg ancien se caractérise par un tissu bâti plus dense s’organisant autour de deux polarités distinctes : celle du château et celle de l’église. Chacune d’elle positionnée de part et d’autre du vallon sec. Ces deux polarités créent des poches végétales, de vastes espaces de respiration composés de parc, jardins, vergers, et étang entre les deux densités de bâti. Ces espaces naturels correspondent au fond de vallon sec qui est plus humide et récolte les eaux de pluie. La voirie est organisée par la route départementale D148 traversant le bourg. Cette ancienne nationale constitue la voie de desserte principale des rues et des habitations du bourg. Oulmes est contourné par l’autoroute A83. Les constructions contemporaines progressent le long des routes. Le bourg prend progressivement une forme en étoile dont les branches sud pour l’exposition, et surtout Est-Ouest, le long de la voie principale et parallèle aux courbes de niveau, sont les plus développées. Cette forme en étoile est caractéristique des paysages plat sans contrainte de relief importante. Les extensions urbaines récentes tendent à supplanter et isoler les parcelles agricoles au sud, créant un tissu plus lâche et mixte. Le bâti le long des routes est aligné et collé à la rue puis un espace de recul entre la rue et le bâtiment apparaît. Le linéaire bâti est discontinu et en quinconce de part et d’autre de la rue puis s’ouvre sur les champs à mesure que l’on s’éloigne du centre. Le quinconce permet une meilleure exposition au soleil. Forme urbaine de la plaine
  • 14.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 146
  • 15.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 147 LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : l’évolution du bâti par type de paysage Vix au XIXème siècle Vix aujourd’hui 3. Les bourgs archipel du marais : une évolution contrainte par les eaux À l’abri des inondations, les villages se sont développés sur les coteaux des îlots calcaires. Les bourgs s’étagent sur le coteau jusqu’à l’eau, délaissant les hauts d’îlots en raison de leur trop grande exposition au vent. Les extensions urbaines s’efforcent de ne pas occuper des terres inondables. Grâce à cette contrainte d’inondation, l’expansion urbaine est contenue et l’intégrité physique de ces bourgs archipel comme celui de Vix est donc relativement bien préservée. Leur forme est variable et épouse la forme de l’île sur laquelle ils se trouvent. Hormis ces groupements denses très localisés, le marais ne présente que de très rares constructions isolées, parfois organisées de manière très linéaire le long des canaux. Ces constructions isolées ont très peu évolué avec le temps en raison à la fois de leur isolement et de la contrainte des inondations. 3 Vix bourg allongé sur son île
  • 16.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 148 Église Bâti ancien dense Bâti ancien Extension bâti récente le long d’une route Extension bâti récente en lotissement Courbe de niveau : point haut Route Départementale Route communale Élément de centralité Place publique centrale Île calcaire LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : la forme urbaine par type de paysage Agriculture maraîchère Cours d’eau Canal Implantation du bâti dans le marais
  • 17.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 149 Vix, bourg allongé sur son île Le village s’est développé sur les flancs d’une île calcaire au sein du marais. Il entretient un lien privilégié avec l’eau. L’organisation des bâtiments est graduée selon la distance au marais. Au sommet se trouve l’église, le bourg s’étage sur le coteau, délaissant les hauts d’îlots en raison de leur trop grande exposition au vent. L’étagement facilite l’ensoleillement des corps d’habitation. À l’approche du cours d’eau se trouve une frange d’espace maraîcher formant une limite entre l’espace habitable et le grand espace agricole plus ouvert, au parcellaire plus large. Le tissu urbain y est très resserré et compact. Une série d’alignement de plusieurs bâtis s’organisent perpendiculairement de part et d’autre des voies principales, elles même parallèles aux courbes de niveau et au cours d’eau. L’axe majeur est celui de la D25 traversant le bourg du Nord-Ouest au Sud-Est. Cette voie constitue la desserte principale des rues et des habitations du bourg. Des venelles perpendiculaires à cette route offrent des dégagements ponctuels sur le paysage de marais. Les constructions contemporaines sont contraintes par le risque que représente l’eau. Elles progressent le long des routes d’orientation Nord-Ouest/Sud-Est. Le bourg prend de plus en plus de place sur son île et épouse sa forme. Ces extensions récentes tendent à enclaver et isoler des parcelles agricoles au sein de son tissu. Le bâti le long des routes est aligné et alternativement collé puis en recul de la rue. Le linéaire bâti est discontinu et en quinconce de part et d’autre de la rue pour profiter d’une meilleure exposition. Discontinuité verte Façade bâtie LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Urbaine : la forme urbaine par type de paysage Forme urbaine du marais Alignements de bâti perpendiculaires aux voies de circulations
  • 18.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 150
  • 19.
    LA CHARPENTE PAYSAGERE– La Trame Hydrographique Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 151 3 1 2
  • 20.
    LA CHARPENTE PAYSAGERE– La Trame Hydrographique Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 152 3 1 2 1. Réseau riche et ramifié avec de grandes retenues d’eau Sur les terres au Nord du territoire, le réseau hydrographique se ramifie en un dense chevelu. Le besoin de maîtriser l’eau pour l’agriculture, l’habitat et le tourisme a mené à la création de 4 barrages constituant une réserve cumulée de 14 millions de m3 : Le barrage de Mervent situé sur la Vendée (1956) possède une usine de traitement capable de produire de l’électricité ; le barrage d’Albert (1964) sur la Vendée et les barrages de Pierre- Brune et de Vouvant (1979) sur la Mère qui eux, sont des barrages « réservoirs d’eau » et « tampons » pour freiner les crues et prévenir des inondations. Les barrages sont complétés par des « bassines » permettant d’accroître la maitrise de l’eau. L’omniprésence des cours d’eau a obligé la construction de ponts pour les besoins de l’exploitation forestière comme le pont du Déluge sur le ruisseau des Verreries et le pont de Diet sur la rivière Mère. Rôles et usages : eau potable, lutte contre les inondations en aval, maintien de l’étiage de la Sèvre Niortaise dont la Vendée est affluent, tourisme, randonnées, loisirs. 2. Réseau souterrain, concentré en surface sur les vallées principales de la Vendée et de l’Autise La plaine du Bas-Poitou est une plaine calcaire où l'eau s’infiltre. Le réseau hydrographique est donc majoritairement souterrain. L’infiltration favorise l’alimentation de nappes aquifères souterraines, retenues par les argiles sous-jacentes, dont le niveau influe directement sur le régime de débit des cours d’eau autour de la plaine. Les eaux ressortent par les couches perméables sur le marais. La présence de vallées sèche montre l’existence de ce réseau souterrain. Ce sont des vallées anciennement creusées par des cours d’eau qui, après plusieurs millénaires, se sont infiltrés dans le sol pour ressurgir plus loin. Ils laissent ainsi la vallée à sec, sauf par temps de fortes pluies où, la nappe d’eau souterraine remonte à la surface. Le réseau de la plaine émerge principalement au niveau des vallées de la Vendée et de l’Autise. Rôles et usages : équilibre de l’aquifère et des milieux, pompage dans la nappe phréatique libre pour les besoins en eau. De plus, ces rivières permettaient dans le passé le développement du commerce et d’activités, Elles peuvent devenir aujourd’hui une voie de communication de tourisme et de loisir. 3. Réseau de canaux rectilignes et organisés Le Marais Poitevin présente un réseau dense et complexe de canaux rectilignes de différentes mesures et importances : un fossé se jette dans une conche, qui se jette dans un canal, qui lui-même se jette dans une rigole rejoignant la Sèvre-Niortaise. Ce maillage a une vocation agricole et s’accompagne de nombreux ouvrages hydrauliques. Rôles et usages : agriculture, transport de marchandises, de matériaux (bois), héritage identitaire patrimonial, tourisme, loisirs, randonnées pédestre VTT (chemins de halage), pêche, canotage.
  • 21.
    Confluences et micro-confluences: points de rencontre Les confluences des cours d’eau, en tronçonnant les reliefs collinaires y tracent des coupures. C’est au niveau de ces coupures et vallées qui entaillent les obstacles majeurs des collines que se sont développés les villages et bourgs. Les confluences des rivières sont des points de rencontre stratégiques, créant des voies naturelles de communication. C’est au seuil des collines, à proximité du débouché d’une confluence que s’établissent les bourgs. C’est donc à la croisée entre relief collinaire et cours d’eau que se constitue le réseau urbain. Les rivières comme liens entre les unités de paysage Les rivières prennent leur source dans le relief des marches du Bas-Poitou et traversent du nord au sud les unités de paysage du Pays de Fontenay : 1. le bocage vendéen, 2. la plaine du Bas-Poitou 3. le Marais Poitevin. Les rivières sont donc des voies de communication privilégiées. La vallée de la Vendée était utilisée pour acheminer autant les productions issues du Bocage Vendéen, que celles issues du Marais Poitevin en direction de la Plaine du Bas-Poitou où se trouve Fontenay-le-Comte en vue d’y faire commerce. Le potentiel de voie de communication est aujourd’hui un enjeu de tourisme, de découverte du territoire et de loisir. Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 153 3 1 2 Seuils des collines Points de confluences LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Hydrographique
  • 22.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 154
  • 23.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 155 3 1 2 LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Forestière
  • 24.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 156 3 1 2 1. Les grands boisements des collines C’est au nord, aux seins des collines, que le territoire est le plus boisé. Il est composé par la forêt domaniale de Mervent-vouvant et par les boisements dessinant les lignes de colline. La forêt de Mervent-Vouvant est la plus importante du département. 5000 hectares où le chêne sessile est omniprésent, associé selon les terrains aux hêtres, charmes, châtaigniers, noisetiers, bouleaux, merisiers ou encore néfliers et cormiers. Le charme de cette forêt tient à son relief chaotique et aux ruisseaux et rivières qui la traversent. Cette forêt unique attire de nombreux animaux : la faune sédentaire ou de passage profite des nombreux cours d’eau pour se nourrir et s’abriter. Rôles et usages : production de bois de chauffe et de bois d’œuvre, réservoir biologique, tourisme, randonnée pédestre vtt et équine, loisirs (escalade, accrobranche, course d’orientation, saut à l’élastique, équitation, Le parc d'attractions Pierre Brune, le Natur'Zoo de Mervent, les arbres remarquables centenaires : le Marinier, le Chêne à l’Ermitte, et le Chêne à 5 troncs) 2. Les petits bois de vallée La Plaine du Bas-Poitou est un paysage très ouvert. Les forêts s’y résument à de simples boqueteaux suivant les cours d’eau traversant la plaine : dans la vallée de la Vendée et dans la vallée de l’Autise. Rôles et usages : réservoirs biologiques précieux au sein de cette vaste plaine ouverte. 3. Les peupleraies et boisements spontanés du marais Dans les espaces forestiers des Marais, les boisements sont imprégnés d’eau. Les sols alluviaux, légèrement salés alimentent des boisements spontanés riches écologiquement et des peupliers plantés en bosquets rectilignes entre les mailles bocagères. On trouve ces boisements sur les pentes et les terrains plus escarpés les moins exploitables pour l’agriculture. Ils dessinent alors le relief. L’ espèce de peuplier la plus représentée dans le Marais Poitevin est le Peuplier blanc du Poitou. Un peuplier arrive rapidement à maturité à partir de 20 à 25 ans, il peut atteindre dès lors une taille de 35 à 40 m de hauteur. Le peuplier est un arbre que l’on retrouve fréquemment dans le Marais Poitevin et fait partie intégrante du paysage de la Venise Verte tout comme le frêne têtard. Cependant, sa plantation aujourd’hui en bosquet plein diffère de sa plantation traditionnelle en pourtour de parcelle. Rôles et usages : bois de chauffe, production en peuplier de cagettes, boîtes, allumettes, pâte à papier et panneaux en contreplaqués, flottage du bois, réservoir biologique, tourisme, randonnée pédestre VTT, loisirs. LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Forestière
  • 25.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 157 1 2 La Caillère Saint-Cyr-des-Gâts Hermenault Ste-Radégonde la Vineuse Mervent Vouvant LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Forestière
  • 26.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 158 3 4 Fontaines Doix Fontenay-le-comte Maillezais LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Forestière
  • 27.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 159 1 2 3 4 Évolution forestière du massif de Mervent- Vouvant. Les limites de ce massif ont peu évolué à travers le temps depuis le XIXème siècle. Ce massif forestier d’importance majeure pour le Sud-Est de la Vendée voit sont intégrité conservée. La forêt a légèrement progressé vers le Sud- Ouest et le Nord-Ouest tandis que la branche Nord-Est de la forêt s’est creusée. L’Office National des Forêts gère cette forêt domaniale et y exerce ses trois missions : production de bois, accueil du public et protection des milieux. Les propriétaires et le centre Régional de la Propriété Forestière gèrent la forêt privée. Le Conseil Général et le Syndicat d’Aménagement de la Vendée ont en charge le cours d’eau et les barrages. Évolution des boisements des lignes de colline Les collines des terres les plus au Nord, où le relief est le plus escarpé sont soumises à une pression agricole. Tandis que les boisements coiffant les pentes des collines ont diminué, les champs et les prairies, eux, se sont étendus. On note une nette régression du boisement de la colline entre La Caillère et Saint-Cyr-des-Gâts au nord-ouest. En revanche, les fonds de vallées de l’Hermenault et de Sainte-Radégonde la Vineuse se sont boisées. Évolution des boisements des vallées de la Plaine du Bas-Poitou Tandis que sur la carte de l’État major datant du XIXème siècle, il n’apparaît aucun boisement dans les portions de vallées traversant la plaine, les bosquets et petits bois se multiplient aujourd’hui sur les coteaux. Ces bosquets sont issus d’une dynamique naturelle spontanée faisant suite à une déprise agricole sur les terrains les moins accessibles. Aujourd’hui, pour reconvertir les peupleraies « en plein » en prairies naturelles où se développera l’élevage : Depuis la parution du décret du 9 mai 2003 (article L341-1 du code de l’environnement), l’État a élargi le site classé du Marais Poitevin à un ensemble de 18 553 hectares répartis sur 24 communes du Marais Poitevin: •11 communes en Deux-Sèvres : Amuré, Arçais, Coulon, Frontenay-Rohan-Rohan, Magné, Bessines, Niort, Sansais, Saint-Georges-de-Rex, Saint-Hilaire-la-Palud, Le Vanneau-Irleau •11 communes en Vendée : Fontaines, Doix, Saint-Pierre-le-Vieux, Maillezais, Maillé, Saint-Sigismond, Le Mazeau, Damvix, Liez, Bouillé-Courdault, Benet •2 communes en Charente-Maritime : Taugon et La Ronde. Sur l’ensemble de ces communes, les éléments caractéristiques du paysage du marais mouillé doivent être conservés. Les plantations de pourtour de peupliers le long des fossés doublant ou non les alignements de frênes têtards sont donc possibles mais pas les plantations sur l’ensemble d’une parcelle. Cette mesure annonce la fin progressive des peupleraies dans le Marais Poitevin. Des autorisations exceptionnelles peuvent cependant être accordées par l’État. Depuis plusieurs années, afin d’assurer une ressource en bois de peuplier et préserver le paysage maraîchin, le Syndicat des propriétaires fonciers du Marais Poitevin met en œuvre les aides du Conseil Régional pour la plantation de peuplier en pourtour de parcelles. Cette action est animée par le Parc Interrégional du Marais Poitevin. Le Conseil Régional du Poitou-Charentes y participe par ses conseils techniques. Source : blog-marais-poitevin.fr 16 juillet 2014 Évolution des boisements dans le Marais Poitevin L’abandon progressif des terres du marais depuis une cinquantaine d’années se traduit par une dynamique forte de la végétation arbustive et arborée qui conduit à l’apparition de boisements spontanés dénaturant l’image du Marais Poitevin du XIXème mais apportant une importante richesse biologique lorsque ces boisements ne sont pas monospécifiques. On remarque une nette progression des bois sur le marais de Fontaines à Doix. Dans les parties de marais mouillés, le peuplier était traditionnellement planté en pourtour de parcelle, doublant souvent les alignements de frêne. C’est effectivement au XIXème siècle, avec le développement de l’activité industrielle du bois dans le Marais Poitevin, que l’on a commencé à planter des peupliers dans la zone inondable du marais mouillé non-exploitable pour l’agriculture. Sa plantation avait alors un aspect de large haie de bocage encadrant des prairies d’élevage. Mais au cours des années 1980, la position de ces terrains peu pratiques et accessibles (à cause des nombreux canaux empêchant les déplacements du bétail) entraîne l’abandon de l’élevage. Ceci associé à une demande croissante de l’industrie du bois a finalement poussé les propriétaires à planter des peupliers sur la totalité de leur parcelle de terrain (dite en plein). Les peupleraies colonisent alors les pentes, remplissent les mailles du bocage. LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Forestière
  • 28.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 160
  • 29.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 161 2 1 LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Forestière
  • 30.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 162 1 2 1. Le bocage sinueux suivant le relief des collines Le bocage des terres les plus au nord du territoire est plus serré et sinueux car le relief y est plus mouvementé et escarpé. Entre ses mailles se trouvent principalement des prairies à pâtures et des champs. 2. Le bocage rectiligne suivant les canaux Le bocage dans le marais poitevin suit le tracé rectiligne des canaux et rigoles. Il encadre des parcelles pâturées ou des cultures céréalières et fourragères. Il est composé en majorité et traditionnellement d’alignements de frênes en têtards et d’alignements de peupliers. Rôles et usages : Le bocage prend des fonctions primordiales dans la valorisation agricole des territoires et leur richesse écologiques : les haies bocagères protègent des vents, maintiennent l’humidité, réduisent les écarts de température, maitrisent le ruissellement de l’eau, empêchent l’érosion des sol, augmentant ainsi le rendement des productions végétales et animales. Dans le Marais Poitevin en particulier, les haies sont des ripisylves renforçant la stabilité des berges. Les haies sont un lieu de vie important pour diverses espèces et servent de refuge et de corridors écologiques, et sont donc à la source d’une richesse faunistique et floristique importante. Le bocage joue également un rôle dans la perception sociale des campagnes, dans le sentiment d’appartenance identitaire et dans le maintien des petits sentiers ruraux favorisant les traversées et les liens entre petits bourgs isolés. LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Forestière
  • 31.
    Ramifications boisées dans lesvallées Boisements adossés aux collines Les boisements soulignent les collines L’essentiel des boisements et micro-boisements s’insère sur le flanc des collines en formant des séries orientées Nord-Ouest/Sud-Est. C’est à l’Ouest de Fontenay-le-Comte, que les boisements les plus importants témoignent de cette organisation. Leur nombre et leur taille fait apparaître ces continuités. A l’est (en dehors du territoire), on peut lire encore une intensification du boisements en fonction de l’accident géologique collinaire Nord-Ouest/Sud- Est mais ceux-ci se concentrent d’avantage au creux des vallées en formant des ramifications. La spécificité des boisements du Sud-Est de la Vendée est donc leur cohérence avec les lignes de collines qui en font des éléments paysagers à valeur architecturale majeure renforçant leur unité et leur visibilité. Entre deux bocages, la plaine Entre deux grandes séquences bocagère : le bocage des reliefs collinaires du Nord du territoire, et le bocage des canaux du Marais Poitevin au Sud, la trame végétale s’insère dans les vallées. La Plaine du Bas-Poitou est alors presque dénuée de tout boisement. Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 163 Fontenay- le-Comte Boisements plus intense sur les collines Séquence bocage sinueux Séquence bocage rectiligne LA CHARPENTE PAYSAGERE – La Trame Forestière
  • 32.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 164 LES PAYSAGES RÉFÉRENTS – Les unités de paysage 3 1 2 Le Bocage Vendéen La Plaine du Bas-Poitou Le Marais Poitevin
  • 33.
    LES PAYSAGES RÉFÉRENTS– Les Motifs Paysagers Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 165 Structure industrielle Bourg au sein d’une trame bocagère Bâtiment d’élevage Futaie dans la Forêt de Mervent Vouvant Retenue d’eau de Mervent Barrage de Mervent 1
  • 34.
    LES PAYSAGES RÉFÉRENTS– Les Motifs Paysagers Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 166 Horizon openfields et hangar Horizon boisé : bois de Nallier Mouzeuil Terrain en pente douce vers un horizon de collines Horizon périurbain - Secteur des Moulins à Fontenay-Le-Comte cohabitation structures industrielles /Clocher de cœur de bourg en arrière plan – Fontenay-Le-Comte Horizon éolien et grand champs 2
  • 35.
    LES PAYSAGES RÉFÉRENTS– Les Motifs Paysagers Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 167 Voie plantée Élevage et canaux Alignement de frênes en trognes Patrimoine bâti - Maillezais 3 Les trois paysages du Sud-Est Vendée ont chacun des motifs singuliers et spécifiques. Le Bocage Vendéen Motifs symboliques : relief collinaire, trame de bocage et de massifs forestiers, bâti dispersé, grandes structures agricoles et industrielles, parcelles pâturées. La Plaine du Bas-Poitou Motifs symboliques : paysages céréaliers ouverts, larges perspectives, limites visuelles marquées par les collines, grands hangars et silos. Le Marais Poitevin Motifs symboliques : arbres trognes (frênes têtards), peupliers, voies plantées, canaux, villages groupés sur des îles calcaire, pâturages. 1 2 3
  • 36.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 168
  • 37.
    LES COMPOSANTES PATRIMONIALES DUPAYSAGE 169Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
  • 38.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 170
  • 39.
    PATRIMOINE – LesGrands éléments du patrimoine bâti Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 171 Vouvant Donjon de Bazoges- en-Pareds Fontenay-le-Comte « Ville d’Art et d’Histoire » Secteur sauvegardé Foussais-Payré Abbaye de Maillezais Faymoreau Nieul-sur-l’Autise Source des illustrations : atopia, sites internet des communes, Sud Vendée Tourisme Un patrimoine d’exception, joyau du territoire Le patrimoine architectural en Sud-Est Vendée est diversifié. Il conjugue architecture médiévale, romane et gothique, sans en oublier les influences issues de la Renaissance et l’architecture minière des corons de Faymoreau.
  • 40.
    PATRIMOINE – LesGrands éléments du patrimoine bâti Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 172
  • 41.
    PATRIMOINE – Le« petit patrimoine » bâti Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 173 Château de la Citardière - Mervent Église Notre Dame - Maillé Logis de La Chesnelière – Saint- Hilaire-de-Voust Source des illustrations : atopia, sites internet des communes, Sud Vendée Tourisme Château de Chassenon – Xanton-Chassenon Un « petit patrimoine » bâti reconnu représenté sur l’ensemble du territoire 111 édifices aux Monuments Historiques 28 classés & 83 inscrits
  • 42.
    PATRIMOINE – Lepatrimoine bâti Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 174 Église de centre-bourg et placette Maison de villeRuelle de centre-borug Mur de calcaire dans la plaine Mur de schiste et tuiles tiges de botte dans le bocageMaison bourgeoise Maison de bourg Maison rurale le long des canaux Ruelle de centre-bourg Maison rurale Ruelle de centre-ville Source des photos : atopia Un patrimoine bâti entre calcaire et schiste La pierre est le matériau principal de construction du bâti ancien. La pierre utilisée correspond au sous-sol sur lequel le bâtiment est implanté, elle est donc un marqueur identitaire de l’architecture locale. Ainsi on peut voir une dominance de bâti en schiste dans le Bocage Vendéen, et de calcaire dans la Plaine du Bas- Poitou et le Marais Poitevin.
  • 43.
    Une ambiance urbainemarquée par les murs en pierre longeant les routes et chemins. De nombreux murs en pierre, parfois très hauts, longent les routes et chemins. Ils participent à donner une ambiance très minérale aux bourgs. Ces murs sont plus ou moins bien entretenus et parfois recouverts ou réparés de manière peu qualitative. Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 175 PATRIMOINE – Le patrimoine bâti Source des photos : atopia
  • 44.
    PATRIMOINE – Lepatrimoine naturel Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 176 Sites inscrits Sites classés Périmètre du PNR Marais Poitevin Moulin de la Garde Vouvant et la vallée de la Mère Vieille ville de Fontenay Coteau de la vallée de Mervent Le parc Baron Marais mouillé poitevin Chêne de la Girardie et chêne de Saint-Raymond Marais mouillé poitevin Vallée de la Mère - Vouvant Marais poitevin Vallée de Mervent Moulins de la Garde – Mouilleron- Saint-Germain Grands sites naturels inscrits et classés Source des illustrations : atopia, sites internet des communes, Sud Vendée Tourisme
  • 45.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 177 Grands parcs et jardins remarquables Jardin de la maison natale du Maréchal de Lattre de Tassigny Jardin Médiéval de Bazoges- en-Pareds Parc du Château de l’Hermenault Parc de la Grotte à l’Orbrie Parc du Baron Jardin des Cordeliers Jardin des Jacobins Parc de la Baugisière Source des illustrations : atopia, sites internet des communes, Sud Vendée Tourisme Parc du Lycée Bel-air PATRIMOINE – Le patrimoine naturel Parc de l’hôtel de ville Fontenay-le-Comte :
  • 46.
    Des grands sitesnaturels inscrits et classés liés au patrimoine agricole • Ici reconnus en tant que sites « naturels », ces paysages ont en réalité été entièrement façonnés par le travail de l’homme : tandis que des moulins se dressent à Mouilleron-Saint-Germain, l’ancien Golfe des Pictons devient le Marais Poitevin où l’on peut cultiver la terre. • Le travail de l’homme avec la nature crée de la richesse culturelle identitaire mais aussi de la richesse biologique en concevant des milieux inédits. Ce travail devient alors patrimoine. Des vallées remarquables • Dans le Bocage Vendéen, les cours d’eau entaillent les collines et forment des vallées aux reliefs impressionnants, telles que les vallées de la Mère et de Mervent. Les grands parcs et jardins remarquables, des espaces naturels liés au patrimoine culturel collectif • Le patrimoine n’est pas seulement présent dans les grands sites naturels inscrit et classés, on le retrouve également dans de nombreux parcs et jardins. PATRIMOINE – Le patrimoine naturel Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 178
  • 47.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 179 Bâtiment agricolemoulin Granges Bâtiment agricole de centre-bourg PATRIMOINE – Le patrimoine agricole La fuie du palais abbatial de Fontenay-le-Comte Fuie du grand logis Ste Catherine à Foussais -Payré Source des photos : atopia, site de l’union des aviculteurs Vendéens Un patrimoine agricole riche et diversifié Le territoire de Sud-Est Vendée est marqué par une présence d’éléments agricoles participant à l’ambiance rurale du territoire. On note la présence de moulins, pigeonniers, granges, fermes et autres bâtiments agricoles.
  • 48.
    Un petit patrimoinemaraichin ludique et attractif. Le marais poitevin, « pays aux chemins d’eau » est riche de son patrimoine maraîchin, à la fois pour la diversité des tailles de ses chemins d’eau: fossé, conche, canal, rigole ; pour ses ouvrages hydrauliques complexes de régulation de niveaux d’eau (barrages, écluses, portes à flots) et de systèmes d'accès et de traversée de l'eau (port, venelles, ponts, passerelles, barque ou bac à chaîne), et pour son habitat typique (cabanon). 1. La barque à chaîne : deux chaînes métalliques de longueur égale à la largeur de la rivière sont ancrées chacune à un point fixe, sur chaque rive. La seconde extrémité de chaque chaîne est fixée sur le bateau. Si le bateau se trouve de l'autre côté de la rivière et qu'une personne veuille traverser, il suffit de tirer sur la chaîne pour faire venir le bateau à soi. Ensuite, cette personne embarque, puis tire sur l'autre chaîne pour faire se mouvoir le bateau. Lorsqu'elle arrive sur l'autre rive, elle débarque et elle a traversé la rivière. La barque à chaîne représente une possibilité d'ouvrir de nouveaux itinéraires touristiques. 2. L’écluse : les écluses permettent de maîtriser les niveaux d’eau afin de pouvoir naviguer sur les cours d’eau. 3. La passerelle : à la fin du XIXe, les constructions métalliques fleurissent dans le marais et permettent dès lors l’accessibilité des fermes, hameaux et marais autrement qu’en bateau. Pour la plupart, ce sont des ouvrages légers dont l’accès est réservé aux piétons et aux vélos tenus à la main. 4. La pierre d'évier : la pierre d’évier est un bloc monolithe creusé de quelques centimètres à peine dans sa partie arrondie intérieure. Elle traverse le mur et forme gouttière au-dehors afin que les eaux sales tombent assez loin du mur Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 180 PATRIMOINE – Le Petit Patrimoine maraîchin 2 3 4 1 1 barque à chaîne sur le chemin de randonnée « des Nattes » au départ d’Aziré ou de Courdault. La passerelle de la Sèvre au Village de la Sèvre au Mazeau Entre Damvix et Arçais, les écluses des Bourdettes du 19ème, rendent navigable la Sèvre Niortaise. barque à chaîne à proximité de Courdaultpartie saillante à l'extérieur d’une pierre d’évier Source des illustrations : Atopia, office de tourisme Sud- Vendée Marais Poitevin
  • 49.
    5. Le port: les ports sont aujourd’hui les points de départ de balades en barque sur les canaux du marais comme c’est le cas au port de Courdault ou au Petit Port Sauvage face à l’abbaye de Maillezais 6. Les chemins de halage : aujourd’hui, ces chemins sont autant de sentiers représentant des opportunités de randonnées en vélo, comme sur les chemins de halage au départ du port de Courdault 7. L’Aqueduc : cet ouvrage hydraulique intéressant et complexe, permet à deux canaux de se croiser sans que les eaux ne se mélangent. 8. Le passe-bateau : le passe-bateau permet de franchir une écluse. Deux rails de chaque côté permettent de glisser sa barque ou son canoë de l’autre côté de l’écluse. PATRIMOINE – Le Petit Patrimoine maraîchin Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 181 86 5 7 Aqueduc de Maillé à 750m au Nord de Maillé sur La jeune AutiseChemin de halage_Courdault Passe-bateau sur la Vieille Autise _ Bouillé Port de Courdault Source des illustrations : Atopia, office de tourisme Sud- Vendée Marais Poitevin
  • 50.
    Un petit patrimoinehouiller dont il faut retrouver les traces • Le bassin houiller de Vendée est une étroite bande de 120 kilomètres de long s'étendant de Saint-Laurs (Deux sèvres) au Sud-Est, à Grand-Lieu (Loire- Atlantique) au Nord-Ouest. Les terrains carbonifères sont discontinus et anciens datant de la dispersion du massif Hercynien. Les mouvements de sol dus à une faille importante ont comprimé les terrains (d'où l’étroitesse du bassin par endroit : un kilomètre en moyenne à Vouvant). Les terrains carbonifères apparaissent sur le bassin de Faymoreau puis se perdent sous des calcaires jurassiques en un accident architectural permettant de lire le sillon houiller dans le paysage mais ne permettant pas d’en exploiter la houille ( une faille étroite sur laquelle s’insère de nombreux petit villages et boisements de Cailloneau, La Caillère, à Saint-Philbert-du-Pont-Charrault ). Ils réapparaissent au jour à Chantonnay sur une longueur de plus de dix kilomètres. La faible entendue du terrain houiller et la forte inclinaison des couches de houille ont rendu leur exploitation très difficile. Dans le bassin de Faymoreau, des mines ont vu le jour : à Faymoreau, Bouferie, Cezais, Epagne, Puyrinsant, Saint Laurs. • Il est difficile aujourd’hui d’imaginer le passé minier du Sud-Est de la Vendée. Seuls quelques vestiges persistent aujourd’hui. C’est à Faymoreau que l’on retrouve le plus d’éléments de patrimoine. Un musée, le centre minier de Faymoreau, a été créé dans l’ancien dortoir des verriers. On peut voir des corons (corons de la Haute terrasse, coron de la Basse Terrasse, coron des Bas de Soie), la chapelle des mineurs et ses vitraux contemporains créés par Carmelo Zagari, la verrerie qui abritait au XIXème siècle 90 ouvriers qui produisaient jusqu’à un million de bouteilles par an, et des ruines entre les boisements : la centrale électrique, la tour de refroidissement. PATRIMOINE – Le Petit Patrimoine minier Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 182 Centre Minier _ Faymoreau Chapelle des mineurs et vitraux contemporains de Carmelo Zagari _ Faymoreau Hôtel des mines _ Faymoreau Ruines de la centrale électrique _ FaymoreauVestige d’une tour de refroidissement _ Faymoreau Coron de la Basse Terrasse _ Faymoreau Source des illustrations : le site de exxplore, Patrimoine Industriel, Souterrain et Architectural
  • 51.
    • La lignede Breuil-Barret à Velluire est une ligne ferroviaire française, déclassée dans sa presque totalité. Elle reliait la gare de Breuil-Barret, sur la ligne de la Possonnière à Niort à celle de Velluire sur la ligne de Nantes-Orléans à Sainte. Elle était l’origine de la ligne de Vouvant-Cezais à Saint-Christophe-du- Bois en gare de Vouvant-Cezais et de la ligne de Fontenay-le-Comte à Benet en gare de Fontenay-le- Comte. Cette ancienne voie ferrée a été́ transformée en piste cyclable. On peut franchir la rivière de la Vendée à Faymoreau par un viaduc de 1868, appelé Pont des Minettes. La construction de cette voie ferrée a entamé la falaise sur une hauteur de 8 à 10 mètres et représente une excellente coupe des terrains houillers où l’on observe en différents endroits de la tranchée, des galets du terrain houiller redressés à la verticale à la suite d’un basculement tectonique de près de 90°. Ces blocs provenaient de l’érosion de la chaîne hercynienne. • On trouve également des traces de l’exploitation minière à Epagne avec son chevalement et ses ruines de bâtiments miniers. PATRIMOINE – Le Petit Patrimoine minier Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 183 Ruines de bâtiment minier_Epagne Chevalement du puits Saint-Michel _ Epagne Viaduc des MinettesPuits d’aérage _ Epagne Source des illustrations : le site de exxplore, Patrimoine Industriel, Souterrain et Architectural
  • 52.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 184 PATRIMOINE – Tourisme, représentations sociales et collectives du patrimoine
  • 53.
    Le XIXème àl’honneur, de terre de travail à terre de loisir. Les paysages du Sud-Est de la Vendée font l’objet d’un attachement, d’une identification sociale et représentative précise qui façonnent et construisent aussi l’image du territoire. C’est en quelque sorte la dimension du paysage média qui contribue à la diffusion directe et indirecte d’une imagerie, d’une symbolique du territoire. À la lecture des nombreuses images promotionnelles et touristiques du territoire, la représentation sociale et collective du Sud-Est de la Vendée est basée sur une image des paysages du XIXème qui a peu évoluée. Les canotiers ne transportant plus sur leur barque les produits de leur labeur mais les touristes de passage. D’un territoire issu du travail de l’homme, il devient territoire de loisirs, de jeux, d’escapades et de découvertes où l’on escalade les reliefs, grimpe aux arbres, parcours les collines en VTT, pour se laisser ensuite filer doucement sur les canaux du marais. C’est le Marais Poitevin qui est le plus représenté. L’attachement à ce paysage unique est particulièrement prégnant et semble demeurer intangible. Mais les reliefs forestiers du Nord du pays prennent aussi plus récemment leur place. Le Bocage Vendéen, ses collines et la Forêt de Mervent-Vouvant a une image plus dynamique et sportive. Le Marais Poitevin, lui, a une image plus apaisante et contemplative qui se complète d’un aspect ludique où les équipements et mécanismes innovants issus de l’agriculture du XIXème sont employés pour le tourisme (comme la barque à chaîne, le passe-bateau). La plaine, elle, est le lieu de l’urbain, de l’architecture et de l’art grâce à la présence de Fontenay-le-Comte. PATRIMOINE – Tourisme, représentations sociales et collectives du patrimoine Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 185
  • 54.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 186
  • 55.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 187 Une « labellisation » du territoire du SCoT Musée de France Petites cités de caractères Plus beaux villages de France Plus beaux détours de France Villes & Pays d’Art et d’Histoire Réserve naturelle Station verte Grand site de France Mouilleron Saint-Germain Vouvant Faymoreau Nieul-sur-l’Autise Mervent Velluire Fontenay-le-Comte PATRIMOINE – Tourisme, représentations sociales et collectives du patrimoine Ville gourmande
  • 56.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 188 « Vouvant, la cité médievale On dit que Mélusine veille depuis des siècles sur cette ancienne place forte médiévale. Peut-être apercevrez-vous sa silhouette serpentine aux détours d’une ruelle ou au sommet de la Tour Mélusine, vestige de la puissante forteresse des Lusignan qui domine l’enceinte de la cité entourée de remparts très bien conservés. L’église édifiée sous l’impulsion de Guillaume le Grand, duc d’Aquitaine au Xe siècle, est un chef d’oeuvre architectural : un portail richement sculpté (XI et XVe siècles), une absidiole nord datant du XIIe siècle et une crypte en parfait état. Que faire à Vouvant ? Visiter Vouvant à pied avec les visites guidées de l’office de tourisme, découvrir la Tour Mélusine et l’église de Vouvant. De nombreux circuits de randonnée sont également disponibles à l’office de tourisme. Visiter Vouvant à cheval ou en calèche avec la ferme équestre la Garrelière. Vouvant, village de peintres : nombreuses animations autour de la peinture organisées par l’association « Vouvant,village de peintres ». » « Foussais-Payré, la romane Ce petit bourg à l’orée du massif forestier de Mervent-Vouvant s’enorgueillit de l’un des plus remarquables édifices roman du Bas Poitou : son église, érigée entre 1050 et 1100. Autre époque phare de la cité, la Renaissance à l’image des halles, de la maison de François Lauren (1522), de l’auberge Sainte Catherine, propriété de la famille du mathématicien et humaniste François Viète (1540–1603). à l’entrée de Payré, les anciens fours à chaux rappellent l’activité industrielle du XIXe. Que faire à Foussais-Payré ? Visiter Foussais-Payré avec les visites guidées organisées par l’office de tourisme. Nuits musicales en Vendée Romane, festival de musique et de spectacle vivant organisé par les Petites Cités de Caractère du Sud Vendée. » 4 Petites Cités de Caractère en Sud-Est Vendée. Ici tel qu’elles sont représentées sur le site internet de Sud-Vendée tourisme La distinction « Petites Cités de Caractère » est délivrée aux petites villes et villages possédant un patrimoine architectural et paysager remarquable, et répondant aux critères essentiels d’une charte d’accueil du visiteur. PATRIMOINE – Tourisme, représentations sociales et collectives du patrimoine Source des illustrations : office de tourisme Sud-Vendée Marais Poitevin
  • 57.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 189 « Faymoreau, la minière Au sud du bocage vendéen, près du Marais Poitevin, la cité minière de Faymoreau a vécu de l’exploitation du charbon de 1827 à 1958. Plusieurs générations de mineurs sont descendues dans les entrailles de la terre, pendant 130 ans, pour extraire « l’or noir » de l’époque. Que faire à Faymoreau : Visiter le Centre Minier, ce musée vous emmènera faire un voyage au centre de la mine. Activités famille et jeune public toute l’année. Parcourir le village minier et ses corons, une promenade insolite au cœur de la petite cité ouvrière construite par la Société des Mines. À chaque métier son quartier : mineurs, cadres de la mine, commerçants, contremaître. Découvrir les vitraux de Carmelo Zagari, une commande publique, unique dans la région, de 19 vitraux contemporains mêlant couleurs, figures et spiritualité, en hommage aux hommes du fond. » « Nieul-sur-l’Autise, la poitevine Située aux portes du Marais Poitevin, Nieul-sur-l’Autise est un des hauts lieux patrimonial du Sud Vendée. Pour apprécier la richesse de ce bourg, empruntez le parcours de découverte qui identifie par des plaques et pupitres une vingtaine de lieux symboliques, dont un moulin à eau construit en 1728 et le remarquable cloître de l’abbaye royale, perle de l’architecture du Bas Poitou. En poursuivant votre chemin, vous arriverez au camp néolithique du Champ Durand qui consiste en une triple enceinte de fossés creusés dans le calcaire. Centre tribal, Champ Durand paraît avoir eu une vocation multiple : site de défense, cimetière, lieu de rencontre et de marché… Que faire à Nieul-sur-l’Autise: Visiter l’Abbaye d’Aliénor, joyau de l’architecture romane en Bas-Poitou propose une visite entre réel et virtuel qui amusera toute la famille. Les animations : la fête de la Meunerie en mai, le festival des Nuits Musicales en Vendée Romane. » PATRIMOINE – Tourisme, représentations sociales et collectives du patrimoine Source des illustrations : office de tourisme Sud-Vendée Marais Poitevin
  • 58.
    PATRIMOINE – Tourisme,représentations sociales et collectives du patrimoine Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 190 Source de l’illustrations : office de tourisme Sud-Vendée Marais Poitevin
  • 59.
    DYNAMIQUES ET ÉVOLUTIONS 191Schémade Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
  • 60.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 192
  • 61.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 193 DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – Le Bocage Vendéen La Châtaigneraie Cheffois Mouilleron-Saint-Germain La Tardière Saint-Germain-L’Aiguiller Saint-Pierre-du-Chemin Breuil-Barret La Châtaigneraie Cheffois Mouilleron-Saint-Germain La Tardière Saint-Germain-L’Aiguiller Cluse de La Châtaigneraie Cluse de Cheffois Breuil-Barret Les enjeux du bâti dans le bocage Les bourgs implantés en chapelet le long des lignes de collines Les bourgs implantés au niveau des cluses
  • 62.
    Le Bocage vendéen,au seuil des reliefs les plus escarpés du Nord du pays Les villages s’inscrivent dans le paysage en chapelet le long des lignes de collines. C’est au droit des cluses entaillant ces collines que se développent les principaux bourgs, comme celui de la Châtaigneraie. L’exemple de Cheffois, contraint par les reliefs accidentés : une inscription dans le relief à accompagner ? • Le village s’est développé aux abords des collines dont fait partie le rocher de Cheffois. Le bourg se positionne sur la rive Est du cours d’eau, en retrait du fond humide et des rives de l’affluent du Loing. • La voirie se constitue de la départementale D949b longeant le bourg par le cours d’eau et d’une voie de desserte principale des rues et des habitations du bourg : la rue des Hêtres qui s’inscrit dans le prolongement de la D67. Seul un franchissement du cours d’eau s’est développé au niveau du bourg centre et liant la départementale et la rue des Hêtre. • Les tissus bâtis anciens se caractérisent par une organisation en front sur rue, de façon linéaire le long de la rue des Hêtres. • Les constructions contemporaines (en orange) modifient quelque peu la forme et l’organisation bâtie initiale longeant le cours d’eau en s’insérant entre les pentes des collines. • Cheffois se développait parallèlement à son cours d’eau de façon dense, il s’étend maintenant en branches peu denses entre les collines. D’une forme linéaire, on obtient une forme urbaine en dents de scie, sur le pourtour des collines adjacentes au bourg centre. • Le tissu urbain contemporain est plus distendu que le tissu ancien. • Des parcs d’activités se développent sur la rive Ouest de l’Affluent du Loing, en lien avec la Départementale. DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – Le Bocage vendéen Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 194 Extensions urbaines récentes Rocher de Cheffois Les enjeux du bâti dans le bocage
  • 63.
    DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES AUNE UNITÉ DE PAYSAGE – Le Bocage vendéen Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 195 leur silhouette plus visible à l’horizon. Vu depuis le grand paysage, la pente de la colline présente à la vue l’étendue de la ville. Plus le Bourg progresse en hauteur, plus il devient sensible à la forme de son tissu urbain : la visibilité des étagements et des progressions en hauteurs ont plus d’impact sur le territoire. Entre hauteurs forestières et fond de vallon : une inscription dans le relief à accompagner ? Comme dans l’exemple de Cheffois, les bourgs se développent à flanc de colline, entre les terres humides de fond de vallon et les terres venteuses des hauteurs forestières. Lorsque les collines sont peu escarpées, les extensions contemporaines grimpent sur les sommets et rendent Bourg à flanc de colline Extension urbaine en position sommitale Silhouette de bourg ancien à flanc de coteau Bourg sur une pente plus douce Les enjeux du paysage dans le bocage
  • 64.
    DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES AUNE UNITÉ DE PAYSAGE – Le Bocage vendéen Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 196 En arrière plan : une colline au sommet boisée Au second plan : un fond de vallon boisé, Au premier plan : un champs Coteau abrupt boisé En fond de vallon : une trame bocagère discontinue Sur les terres plane : des champs Les enjeux du végétal dans le bocage
  • 65.
    Une trame boiséeen régression occupant encore les pentes les plus raides Les masses boisées résiduelles sont en régression et se concentrent essentiellement sur les pentes les plus raides des collines, que ce soit en occupant les font de vallons serrés, les coteaux abrupts, qu’en coiffant certains sommets inhabitables et impropres à l’agriculture. Tous les terrains les plus plats étant soumis à une pression agricole. Un paysage qui perd en intensité : une densité boisée à revaloriser ? Le couvert forestier est en régression, l’étendue des champs est en progression. Les boisements soulignant l’événement architectural géologique du système collinaire sont de moins en moins lisibles. Le caractère atypique de cette région s’atténue donc peu à peu. Une trame bocagère qui se contraste : un bocage à préserver ? Le bocage règne encore sur les terres Nord du pays. La trame bocagère, encore présente, est cependant soumise à la pression agricole ; ainsi, elle se délite par endroits, sur les surfaces les plus planes et se densifie dans les fonds des vallons. Interface Bocage Vendéen / Plaine du Bas-Poitou : le recul du Bocage. À l’interface entre ces deux unités paysagères, le bocage vendéen subit l’influence de la plaine et voit sa trame bocagère reculer. DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – Le Bocage vendéen Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 197
  • 66.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 198
  • 67.
    Fontenay-le-Comte Niort Vers La-Roche-sur-Yon Saint-Hermine Oulmes Petosse Pouille Saint-étienne-de-Brillouet Benet Simon lavineuse Saint-Martin-de-Fraigneau RD 148 DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – La Plaine du Bas-Poitou Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 199 La traversée de OulmesLa traversée de Oulmes Ancien restaurant routierLa traversée du Petit-Pont La plaine du Bas-Poitou, vaste étendue entre le bocage et le marais traversée par la RD148 Dans l’orientation armoricaine Nord-Ouest / Sud-Est, la RD 148 traverse les bourgs les plus importants de la Plaine du Bas-Poitou, et participe à leur développement. Comment renforcer un bourg alors que son centre n’a pas de visibilité sur la route départementale majeure ? La RD148 ne traverse pas la plupart des centre-bourgs des villes qu’elle croise. Elle traverse des périphéries (Benet), longe (Saint-Martin-de-Fraigneau), ou même évite complètement le bourg (comme c’est le cas par la rocade à Fontenay-le-Comte). Les périphéries des bourgs paraissent sans vie apparente, certains bâtiments sont à l’abandon. Ce phénomène d’évitement renforce l’idée selon laquelle « Il n’y a rien entre Niort et La Roche et Luçon » (ressenti des habitants) et donne une image désertée au territoire. La RD 148 ne participe donc pas à la vitalité des bourgs de la Plaine du Bas- Poitou. Comment renforcer un bourg dont le centre est traversé par une route à forts flux de circulation ? Certains centres-bourgs comme celui de Oulmes ou de Pouille sont directement traversés par la RD148. La RD148 supporte un fort flux entre Niort et La-Roche-sur-Yon. Ce flux engendre des nuisances en terme de bruit et de sécurité qu’il faut pouvoir concilier avec une vie urbaine et la présence de piétons. Bourg dont le centre est traversé par la RD148 Bourg dont le centre n’est pas traversé par la RD148 Les enjeux du bâti dans la plaine
  • 68.
    L’exemple de Saint-Martin-de-Fraigneauet de Oulmes, sans contrainte de relief : un développement le long des voies à maîtriser ? Et un développement de « second rideau » à recentrer ? • Ces bourgs se sont développés au sud de la route départementale. Oulmes est traversé par celle-ci tandis que Saint-Martin-de-Fraigneau est tangenté. Des parcs d’activités se développent en lien avec la Départementale. • Le tissu urbain contemporain est plus distendu que le tissu ancien. En particulier à Oulmes, les constructions contemporaines s’étendent le long des rues en enclavant des terres agricoles et en créant une distance entre le bourg-centre et le nouveau bâti complexifiant les liens entre anciens quartiers et nouveaux quartiers. • À Saint-Martin-de-Fraigneau, les extensions urbaines sont venues s’agrafer à la route départementale. Ces extensions jouent le rôle d’annonciateur de la présence du bourg. • Saint-Martin-de-Fraigneau, tout comme Oulmes, se développait autour de son église, l’absence de contrainte apparente mène aujourd’hui à une urbanisation éclatée manquant de cohérence globale avec son bourg ancien. Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 200 Extensions urbaines récentes DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – La Plaine du Bas-Poitou Les enjeux du bâti dans la plaine Extensions urbaines récentes
  • 69.
    DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES AUNE UNITÉ DE PAYSAGE – La Plaine du Bas-Poitou Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 201 Cœur de bourg historique Extension de bourg Zone d’activité Pôle urbain L’exemple de Fontenay-le-Comte : Quelles limites pour la ville ? Quelle gestion des espaces interstitiels avec les autres villages ? Fontenay-le-Comte est constitué aujourd’hui de la fusion de plusieurs villages ou anciens corps de ferme. Ces villages sont totalement intégrés au tissu de la ville ou on, à l’inverse, maintenant disparu. La banlieue de Fontenay est composée de tissus urbains mixtes : entre grands ensembles, pavillons et parc d’activités. Sa périphérie est composée de grands champs ouverts et de bourgs ruraux. Fontenay doit-elle progresser vers ses pôles urbains périphériques ? Et de quelle manière ? Ou doit-elle s’organiser autour de sa vallée ? Quelle image pour les entrées de ville de Fontenay-le-Comte ? Les Entrées du Nord et du Sud sont guidés par la rivière de la Vendée où le centre-bourg, le cœur de la ville, apparaît rapidement. Les entrées Est-Ouest, à l’inverse sont plus diffuses. Notamment à l’Est où l’on accède à Fontenay-le-Comte par un parc d’activité ; ou le Sud-Est où l’on entre en croisant une décharge, et un autre secteur d’activité. Quelle transition entre la ville et les espaces agricoles ? Les enjeux du bâti dans la plaine
  • 70.
    Fontenay-le-Comte au contactdes trois unités de paysage : bocage/plaine/marais , un point de départ pour la découverte du territoire ? Fontenay-le-Comte se trouve dans la plaine du Bas-Poitou au bord de la rivière de la Vendée. Au Nord se trouve le Bocage Vendéen, au Sud, le Marais Poitevin. Sa position sur l’axe de traversée majeure de la Vendée faisait de Fontenay-le-Comte le lieu privilégier de marché et d’échanges des produits des différents terroirs complémentaires. Quels sont alors les échanges s’organisant aujourd’hui ? Quel rôle pour la Vallée de la Vendée ? DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – La Plaine du Bas-Poitou Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 202 Espace de rencontre entre la rivière de la Vendée et l’urbanité ? Séquence de la Vendée traversant un fort relief de colline Séquence de la Vendée traversant la plaine Entre densité urbaine et richesse naturelle, quelle cohabitation? La rivière de la Vendée traverse le centre bourg. Il y a donc un enjeu de cohabitation entre un élément naturel et une densité urbaine forte. Comment la ville s’organise-t-elle avec les fluctuations de la rivière (les différentes crues). Quelle prise en compte du lit mineur et du lit majeur de la Vendée dans la ville ? Les enjeux du bâti dans la plaine
  • 71.
    DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES AUNE UNITÉ DE PAYSAGE – La Plaine du Bas-Poitou Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 203 Lignes d’éoliennes à Mouzeuil Saint-Martin Secteur des Moulins à Fontenay-Le-Comte Fontenay-le-Comte: cohabitation structures industrielles /Clocher de cœur de bourg en arrière plan Les enjeux de l’horizon dans la plaine
  • 72.
    Quel développement pourles énergies renouvelables ? La plaine, territoire plat et ouvert, est à la fois le lieu idéal d’implantation éolienne et à la fois plus sensible à la banalisation des paysages. De nos jours, beaucoup d’éoliennes fleurissent sur le territoire français au gré des opportunités foncières. Un paysage éolien ressemble-t-il à un autre paysage éolien ? Comment structurer la filière énergétique pour qu’elle soit atypique, endémique au Sud-Est de la Vendée et apporte une plus-value au paysage sans le dénaturer ? Quels sont les lieux à préserver ? Quels sont à l’inverse les lieux potentiels de progression de ces énergies vertes ? Les panneaux solaires, eux, ont moins d’impact visuel, mais consomment d’avantage d’espace. Le photovoltaïque représente une grande opportunité de développement car la luminosité sur le territoire y est très favorable. Cependant, les parcs couvrent une très grande surface au sol faisant perdre des terres agricoles. Comment poursuivre les efforts liés à cette énergie renouvelable tout en intégrant les problématiques de gestion des terres ? Quel traitement des extensions urbaines contemporaines ? Le vaste terrain plat et ouvert de la plaine en fait un territoire sensible aux évolutions du bâti et aux progressions urbaines car celles-ci sont plus visibles. Les actions sur le territoire ont donc plus d’impact dans le paysage et doivent être conciliées avec une réflexion qualitative. DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – La Plaine du Bas-Poitou Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 204 Bâti agricole traditionnel avec panneaux photovoltaïques Éoliennes de Benet Champs de panneaux photovoltaïques à Fontenay Hangar avec panneaux photovoltaïques Éoliennes de Benet et les enjeux de l’énergie dans la plaine
  • 73.
    DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES AUNE UNITÉ DE PAYSAGE – La Plaine du Bas-Poitou Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 205 Structure végétale linéaire Arbre isolé Paysage openfield sans végétal Les enjeux du végétal dans la plaine
  • 74.
    Une intensification agricole,quelle place pour l’arbre et le végétal dans la plaine du Bas-Poitou ? Suite au remembrement des champs, le bocage a presque entièrement disparu. On peut voir quelques arbres isolés et des structures végétales linéaires au sein de vastes champs. Des structures végétales linéaires à préserver ? Principales rescapées de la trame végétale : des alignements courant le long des voies de circulation, d’un seul côté ou des deux. Leur importance dans le paysage est d’autant plus forte qu’elles sont les seules structures végétales au sein de ce vaste espace ouvert. En fonction du mode de gestion des arbres, la distance de plantation entre les pieds, et la diversité des plantations, elles donnent un aspect urbain ou champêtre au paysage. Ainsi des arbres plantés à intervalles réguliers, au port relevé en houppier évoquent un lieu plus urbain et maitrisé, tandis qu’une haie mixte en taillis avec plusieurs strates et plusieurs essences, confère un aspect plus champêtre et annonce les franges du Marais Poitevin. En effet, à mesure que l’on s’approche du Marais Poitevin, les structures linéaires au bord des routes se font de plus en plus taillis. On peut voir apparaître les premiers arbres trognes, marqueurs identitaires de cette unité de paysage. DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – La Plaine du Bas-Poitou Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 206 Haie en taillis diversifiée Double alignement d’arbres au port relevé en houppier Haie en taillis diversifiée Haie mixte avec quelques arbres trognes Les enjeux du végétal dans la plaine
  • 75.
    Extensions urbaines récentes LeMarais poitevin, ancien golfe des Pictons Établi sur l’ancien Golfe marin des Pictons, le Marais Poitevin résulte d’un comblement naturel par les alluvions puis de travaux d’aménagement par l’homme. La maitrise de l’eau et son exploitation est le principal facteur décisif de forme et d’évolution urbaine. L’exemple de Bouillé, entre plateau venteux et terres inondables, un développement à intégrer dans le paysage ? • Le village s’est développé à la lisière entre plaine et marais. Il s’étage sur un coteau, de son cours d’eau au plateau. Sa forme épouse celle du relief et s’organise parallèlement aux courbes de niveau. Le bourg a donc une orientation Armoricaine Nord – Ouest/ Sud-Est. • La voirie se constitue de deux voies principales : la rue de l’Autize et la rue du Poue qui Bouille parallèles aux courbes de niveau. Et de nombreuses venelles perpendiculaires maillant le bourg. Il n’y a pas de route de grande importance qui traverse le bourg : la départementale D24 longe le bourg à l’Est, et la départementale D104 se termine au croisement avec le bourg. • Les tissus bâtis anciens ne sont pas très denses et se composent de nombreux jardins. Les bâtiments sont majoritairement positionnés alignés dans l’orientation du coteau, vers le sud-Ouest, en façade sur le marais. L’église est excentrée à l’Est et n’organise pas de polarité urbaine particulière à part la présence de quelques bâtis. • Les constructions contemporaines (en orange) poursuivent la forme initiale du bourg, dans la continuité du coteau. Le tissu y est plus large et distendu. Il y a également une propension plus importante des bâtiments à se tourner perpendiculairement aux courbes de niveau et non parallèlement en façade sur le marais. • Bouillé se développe également sur le plateau vers le Nord-Est , le long de la D24, avec un urbanisme plus linéaire rompant avec la typicité d’un bourg du marais associé à l’eau. DYNAMIQUES SPÉCIFIQUES A UNE UNITÉ DE PAYSAGE – Le Marais poitevin Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 207 Les enjeux du bâti dans le marais Secteurs soumis au risque inondation : lit mineur, lit majeur, lit majeur exceptionnel Vix Maillezais Bouillé Fontenay-le-Comte
  • 76.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 208
  • 77.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 209 SYNTHESE
  • 78.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 210 SYNTHESE DES ENJEUX - Trois grands ensembles et des enjeux transversaux 1 23 4 6 7 10 1211 9 13 14 17 16 15 8 Le bocage boisé Le sillon houiller Les petits bourgs labellisés La Forêt de Mervent-Vouvant Le bocage habité Les marches du Bas-Poitou1 2 3 4 6 La vallée de l’Autise Les avancées de plaine La vallée de la Vendée Fontenay-le-Comte La plaine ouverte La plaine encadrée7 8 9 10 11 12 Le marais sec Les bourgs archipel La Venise verte Le marais intermédiaire Le taillis mouillé13 14 15 16 17 Le Marais Poitevin La Plaine du Bas-Poitou Le Bocage vendéen
  • 79.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 211 SYNTHESE DES ENJEUX - Trois grands ensembles et des enjeux transversaux 1 23 4 6 7 10 1211 9 13 14 17 16 15 8 Le long des collines Le long des cours d’eau • Enjeu de lisibilité des collines et d’identité du territoire • Enjeu d’organisation des rapports entre bourgs et de traversée Est/Ouest (liens, sentiers ruraux et covisibilités entre localités urbaines suivant une même logique géographique le long d’une même ligne de colline) • Enjeu de continuité écopaysagère Est/Ouest (boisements) • Enjeu de continuité écologique Nord/Sud (cours d’eau, berges et boisements) • Enjeu d’axe de découverte de la diversité des paysages : colonne vertébrale du territoire. • Enjeu d’organisation des rapports et liens entre bourgs d’un même cours d’eau. • Enjeu de patrimoine hydraulique et de visibilité / valorisation du parcours de l’eau: autour des cours d’eau, canaux, ports,…etc. • Enjeu d’amélioration de la qualité et de la cohérence de l’habitat dans les secteurs d’extension récente : harmonie avec les paysages, intégration des nouvelles opérations aux trames villageoises traditionnelles (implantations, volumes, rythmes,…) • Enjeu d’organisation de réseaux et solidarités économiques entre les localités urbaines de diverses échelles et de préservation des petits sentiers ruraux formant des liens physiques historiques entre les villages. Sur le réseau urbain
  • 80.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 212 SYNTHESE DES ENJEUX - Trois grands ensembles et des enjeux spécifiques 1 23 4 6 Le bocage boisé Le sillon houiller Les petits bourgs labellisés La Forêt de Mervent-Vouvant Le bocage habité Les marches du Bas-Poitou1 2 3 4 6 Le Bocage vendéen • Enjeu de préservation de la trame bocagère vendéenne : Les vallons étroits tendent à être abandonnés par l’homme et se boisent tandis que la pression se fait plus forte sur les terres plane où le bocage est alors menacé par le remembrement agricole ou l’urbanisation en quartier pavillonnaire. • Enjeu de topographie : le relief plus accidenté rend ces secteurs à la fois plus isolés du reste du territoire et à la fois plus compliqués à exploiter. • Enjeu sur les modes d’aménagement actuels : un paysage au relief plus accidenté où les bourgs se morcellent, perdent en cohérence et en intégrité.
  • 81.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 213 SYNTHESE DES ENJEUX - Trois grands ensembles et des enjeux spécifiques 7 10 1211 9 8 La vallée de l’Autise Les avancées de plaine La vallée de la Vendée Fontenay-le-Comte La plaine ouverte La plaine encadrée7 8 9 10 11 12 La Plaine du Bas-Poitou • Enjeu de biodiversité : le rôle du végétal dans la plaine • Enjeu d’organisation de la filière énergétique • Enjeu de vitalité des bourgs et de vitrine sur RD148 (valorisation de l’accessibilité / desserte de cœur-de-bourg en retrait) • Enjeu de valorisation paysagère de la RD148 et de protection vis- à-vis de ses nuisances sonores • Enjeu d’organisation des franges urbaines et entrées de bourgs vis-à-vis des espaces agricoles/naturels attenants : habitats périurbains, zone d’activité, décharges • Enjeu sur les modes d’aménagement actuels : un paysage très ouvert sensible à l’évolution des formes bâtis et ses progressions linéaires le long des voies.
  • 82.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 214 SYNTHESE DES ENJEUX - Trois grands ensembles et des enjeux spécifiques 11 9 13 14 17 16 Le marais sec Les bourgs archipel La Venise verte Le marais intermédiaire Le taillis mouillé13 14 15 16 17 Le Marais Poitevin • Enjeu de gestion et préservation de ce paysage remarquable. • Enjeu de préservation d’une biodiversité. • Enjeu de préservation de la qualité patrimoniale du marais . • Enjeu de préservation, face à de nouveaux modes agricoles, du rôle protecteur des digues et réserves d’eau des retours de mer et crues venues du bassin- versant. • Enjeu sur les modes d’aménagement actuels : comment les bourgs se développent-ils au sein du marais Poitevin, entre contraintes patrimoniales et contraintes liées au risque d’inondation?
  • 83.
    SYNTHESE DES ENJEUX– Atouts et Faiblesses Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 215 Atouts - Opportunités Faiblesses - Risques - Menaces • une dynamique rétro-littoral faisant devenir Sud-Est Vendée, le territoire résidentiel de La Rochelle : de nouveaux arrivants • Un territoire de calme et de ressourcement contrastant avec son voisinage à forte fréquentation • Une porte sur le Marais Poitevin dont la renommée rayonne à l’échelle nationale. • Un fort rapport entre l’homme et la nature créant des paysages exceptionnels, diversifiés et attractifs : un territoire porteur de paysages identitaires connus et reconnus (le Marais Poitevin, la plaine du Bas-Poitou, le Bocage Vendéen et sa forêt de Mervent-Vouvant). • Une diversité des motifs paysagers (collines, marais sec, mouillé et intermédiaire, différents types de bocages, vallées, plateau agricole, boisements et grands massifs forestiers) : un paysage de campagne vivante. • De grands espaces naturels sources d’activités ludiques et attractives (forêt de Mervent-Vouvant, Marais, vallées) • Un système collinaire à valeur architecturale majeure qui a définit le positionnement des bourgs et leur organisation sur le territoire. • Une implantation des bourgs identitaire et qualitative pour chacune des entités paysagères. • Une implantation du bâti valorisant le cadre de vie ( en retrait de la route et discontinu, respirations, quinconces pour l’ensoleillement, gradation de la densité bâti vers le centre des bourgs ) • Des vallées, voies naturelles de communication, jouant le rôle de colonnes vertébrales entre les différentes entités du territoire. • Un rapport à l’eau privilégié et spécifique pour chacune des entités paysagères. • Une meilleure lumière que sur le reste de la Vendée • Un patrimoine culturel, architectural et paysager riche et diversifié retraçant l’histoire du territoire ( patrimoine bâti, agricole, maraîchin, minier, …), des systèmes de productions et des savoir-faire passionnants (ferronnerie, brasserie…etc) • Un patrimoine identifié, reconnu et labellisé ( Villes et Pays d’Art et d’Histoire, Petites Cités de Caractères, Plus Beaux Villages de France, Plus Beaux Détours de France, Réserve naturelle, Station verte…) • Un rapport humain très chaleureux, un vrai accueil pour le touriste. • Une dynamique rétro-littoral faisant devenir Sud-Est Vendée, le territoire résidentiel de La Rochelle : une dynamique qu’il faut maîtriser • Un territoire paraissant de prime abord « sans vie », traversé par des flux mais sans réelle « vitrine » attractive. • Un développement résidentiel et économique qui peut produire un urbanisme aux paysages moins attractifs, moins authentiques. • Une perte d’attractivité des bourgs par effet de banalisation et de standardisation de l’habitat : risque d’uniformisation du paysage • Un développement urbain pouvant enclaver des espaces agricoles. • Un déclin des densités boisées sur l’événement architectural des lignes de collines : un paysage qui perd en intensité, en lisibilité et en identité. • Une pression agricole sur les haies bocagères et le végétal en général : perte d’un motif identitaire, de richesse écologique et agronomique. • Un paysage de plaine très ouvert et donc sensible. • Un paysage de marais qui ne répond plus aux attentes et besoins agricoles contemporains mais dont la fonction de protection des inondations et la valeur patrimoniale doit être conservée.
  • 84.
    ETAT INITIAL DEL’ENVIRONNEMENT 217Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
  • 85.
    218Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac
  • 86.
    MILIEU PHYSIQUE Schéma deCohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 219
  • 87.
    A A’ Relief du Sud-EstVendée (source : topographic-map.com) B B’ la Vendée la Mère Rau de Chambron le Loing le Lay • L’eau, le relief, les vallées et les promontoires constituent la base physique du territoire sur lesquels s’appuient les constructions humaines passées et les projets à venir. Ainsi les coupures induites par le réseau hydrographique orientent fortement son organisation. Ces éléments représentent des fondements essentiels des paysages et des identités du Sud-Est Vendée. Entre Marais poitevin et Haut Bocage, un relief entre plaines et collines • Les plus hauts sommets du secteur se trouvent au Nord-Est du territoire, au niveau de la commune de Saint-Pierre-du-Chemin, tandis que les points les plus bas sont situés au niveau du marais poitevin au Sud-Ouest du territoire. • Au centre du territoire, le relief des marches du Bas- Poitou est relativement important, amplifié par l’orientation des vallées secondaires. Cette ligne de relief entre le haut bocage vendéen et les plaines du Bas-Poitou, crée ainsi une différence de relief importante : l’altitude passe de 100m à 200 m. • Si la plaine s’incline doucement vers le marais valorisant les vues sur cet horizon boisé sud, sa planéité est toute relative. Quelques dépressions interrompent le tracé rigoureux du parcellaire et sont soulignées par des taillis ou des boisements linéaires : elles correspondent à la présence de vallées sèches. Leur présence est singulière et caractéristique dans le paysage, d’autant qu’elles conditionnent souvent l’implantation de l’habitat sur la plaine (facilité d’accès à l’eau). • Cela se traduit par un paysage quasi plan où l’horizon est lointain, empreint d’une certaine monotonie • Sur le Haut bocage vendéen, les reliefs s’émoussent et ce sont souvent des vallées qui marquent le passage de ces collines vers les plateaux bocagers environnants. MILIEU PHYSIQUE – TOPOGRAPHIE Profil topographique AA’ (nord-est/sud-ouest) Profil topographique BB’ (sud-ouest/nord-est) B’ B la Longèves A A’ le Petit Fougerais la Mère Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 220
  • 88.
    • La Plainedu Bas-Poitou repose sur le socle jurassique qui termine au nord le bassin aquitain. Ce socle est composé d’une série de formations alternant argiles rouges et vertes pour les parties les plus anciennes, de calcaires compacts et de calcaires poreux au jurassique moyen, pour se terminer localement sur des assises plus dures de calcaires argileux. L’ensemble de ces couches est faiblement incliné vers le Marais poitevin au sud.. L’eau s’infiltrant directement dans le sol, le réseau hydrographique de surface est quasi-absent. Les couches karstiques très perméables du jurassique moyen favorisent l’alimentation de nappes aquifères souterraines, retenues par les argiles sous-jacentes, dont le niveau influe directement sur le régime de débit des cours d’eau autour de la plaine. Les eaux ressortent par les couches perméables sur le marais. • Le socle géologique du bocage du Lay et de la Vendée est marqué par la présence du synclinal de la Roche-sur-Yon et de celui de Chantonay dont les orientations nord-ouest / sud- est traduisent les différents épisodes d’étirements et plissements qui ont marqué la zone de subduction sud du massif armoricain. Cela se traduit par des directions fortement marquées dans le paysage (souvent relayées par les vallées) et la présence de granites et schistes, affleurant naturellement et plus indirectement mis en œuvre dans l’architecture • Les plissements sud armoricains ont permis aux transgressions jurassiques de remonter jusqu’à Sainte-Cécile amenant des terrains calcaires et sédimentaires dans ce contexte de roches volcaniques et métamorphiques. Cela se traduit dans le paysage des marches du Bas-Poitou et du haut bocage vendéen par la prédominance de la direction nord-ouest sud- est qui s’exprime par les lignes de coteaux et de chaînes collinaires présentes sur les failles. MILIEU PHYSIQUE – GEOLOGIE Géologie simplifiée du Sud-Est Vendée (source : ODE Vendée) La région des Pays de la Loire s’inscrit géologiquement dans les terrains du Primaire du Massif armoricain et dans les terrains du Secondaire et du Tertiaire du Bassin Parisien. C’est une région homogène, sans relief supérieur à 400 mètres. Le sous-sol est principalement composé de granite et de schiste. • Le Marais poitevin constitue une large dépression établie dans les marnes du jurassique. L’ensemble est alors une vaste zone côtière où s’accumulent les sédiments. Ce socle de roches tendres est érodé lors des phases d’abaissement du niveau marin du Quaternaire, tandis que certaines couches plus résistantes demeurent en relief, comme les calcaires plus durs visibles en falaise. À l’Holocène, la transgression marine flandrienne envahit la dépression, la transforme en golfe et y dépose des vases argileuses bleues à brunes : le bri. Localement des dépôts sableux coquilliers témoignent d’anciens cordons littoraux (le Sableau). Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 221
  • 89.
    Le climat duSud-Est Vendée est océanique : • Pluviométrie : En moyenne, la pluviométrie annuelle en Vendée est d’environ 815 mm. La répartition de la pluviométrie sur le département est d’une forte variabilité géographique, annuelle et saisonnière. Elle augmente selon un gradient Sud-Est – Nord-Ouest particulièrement visible sur le Sud-Est Vendéen. La variabilité annuelle est forte (260 mm de différence entre 2014 et 2015) ainsi que la variabilité saisonnière. Les mois de plus forte pluviométrie en 2015 étaient août, janvier et septembre avec respectivement 89,8 mm, 85,5 mm et 84,6 mm. Les plus sec sont mars et juillet avec 29,8 mm et 31,2 mm. • Températures et insolation : En moyenne, la température annuelle en Vendée oscille entre 12°C et 13°C. L’influence maritime se fait fortement ressentir sur le département et est à l’origine du gradient de température Sud-Est – Nord-Ouest, avec une différence moyenne de plus d’1/2°C entre les deux pôles. Le flux tempéré humide l’hiver et plus sec l’été joue sur ces différences de températures. La Vendée est l'un des départements les plus ensoleillés de France au niveau de l'énergie reçue avec 1 268 kWh par m² et par an. L’influence de « la côte de lumière » agit également sur le gradient d’insolation Sud- Est – Nord-Ouest du Sud-Est Vendée, qui enregistre une différence d’environ 200 heures d’ensoleillement dans l’année. • Régime des vents : Le régime des vents observé sur l’aérodrome de La Roche-sur- Yon entre 2007 et 2017 suit un axe nord-est / sud-ouest. La vitesse moyenne du vent y est d’environ 15 km/h, pour environ 7 km/h à Niort. Pluviométrie moyenne annuelle en Vendée (source : ODE Vendée, Météo-France – période 1981 - 2010) MILIEU PHYSIQUE – CLIMATOLOGIE Température moyenne annuelle en Vendée (source : ODE Vendée, Météo-France – période 1981 - 2010) Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Variation de la pluviométrie mensuelle et annuelle en Vendée (période 2005 – 2015) (source : ODE Vendée, Météo-France ) Direction des vents en %% sur l’aérodrome de La Roche-sur-Yon (source : windfinder) 222
  • 90.
    Le Territoire duSCOT Sud-Est Vendée est traversée par un réseau hydrographique dense, tourné vers le bassin versant de la Sèvre Niortaise et le Marais poitevin au Sud, et le bassin versant du Lay au Nord. • Bassin versant du Lay au Nord-Ouest : Ce bassin versant s’étend sur la partie Nord-Ouest du territoire du Sud-Est Vendée. Si le Lay n’est présent sur le SCOT, plusieurs de ces principaux affluents sont recensés : le Grand Lay, le Loing et la Smagne. Le premier prend sa source sur la commune de Saint-Pierre-du-Chemin, avant de s’écouler en direction de l’Ouest. • Bassin versant de la Sèvre Niortaise : Ce bassin versant est le plus important du territoire du Sud-Est Vendée. La Sèvre niortaise traverse le territoire du SCOT d’Est en Ouest au cœur du Marais poitevin. Deux de ces principaux affluents sont recensés : la Vendée et l’Autize qui drainent le territoire du SCOT du Nord-Est au Sud-Ouest jusqu’au marais poitevin. • Bassin versant de la Sèvre Nantaise à l’extrême nord-est du territoire MILIEU PHYSIQUE – LES EAUX SUPERFICIELLES Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Réseau hydrographique (source : BD-Carthage) Cours d’eau et marais (source : BD-Carthage) 223
  • 91.
    MILIEU PHYSIQUE –LES EAUX SUPERFICIELLES Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac § La Sèvre niortaise : Au cœur de Marais poitevin, la Sèvre niortaise traverse le sud du territoire du SCOT d’Est en Ouest. D’une longueur de 158 km, ce fleuve côtier prend sa source dans les Deux-Sèvres traverse Niort, puis descend dans le marais poitevin dont elle constitue l’axe majeur et structurant, pour finir par se jeter dans l'Océan Atlantique dans l'anse de l'Aiguillon en face de l'île de Ré. § Le Grand Lay prend sa source sur la commune de Saint-Pierre-du-Chemin (190 m). Après un parcours d’environ 60 km, il se joint le Petit Lay pour former le Lay, qui se jette dans l’Océan Atlantique dans la Baie de l’Aiguillon. Les principaux affluents du Lay présents sur le SCOT sont le Loing (Grand Lay) et la Smagne. § La Vendée prend sa source à Saint-Paul-en-Gâtine (Deux-Sèvres) et rejoint la Sèvre Niortaise au lieu-dit le Gouffre à l’Ile-d’Elle, après 70 km de parcours interrompu par deux retenues principales : Albert (92 ha et 3 Mm3 de capacité) et Mervent (90 ha et 8.3 Mm3). La Vendée et ses principaux affluents, la Mère (33 km) et la Longèves (17 km), forment un bassin versant majeur du territoire du SCOT. § L’Autise (Autize) est un cours d’eau long de 67 km qui prend sa source dans les Deux-Sèvres et traverse le sud-est du territoire du SCOT. En aval de Nieul-sur-l'Autise, elle se divise en deux branches : o La Jeune Autise, artificielle, traverse La Porte de l'Ile. À partir de Souil, elle est canalisée et se nomme le canal de la jeune Autise, qui contourne Maillezais. Ce dernier se jette dans la Sèvre Niortaise près du vieux port de Maillé. o La Vieille Autise, cours naturel, d'abord préservée puis largement canalisée à partir de Courdault (commune de Bouillé- Courdault) est nommée canal de la vieille Autise. Celui-ci passe à Saint Sigismond puis se jette dans la Sèvre niortaise au lieu-dit L'Ouillette à La Barbée. § Lacs de retenue de Mervent-Vouvant : les deux rivières de la forêt de Mervent, la Mère et a Vendée, sont enjambées par des barrages qui forment des retenues d’eau potable et lacs. Parmi les lacs présents dans le massif de Mervent-Vouvant se trouvent le Lac de Mervent (128 ha), le Lac de Pierre-Brune (65 ha) et le Lac de Vouvant (9 ha). La Sèvre niortaise à Damvix (source : ADEV Environnement) Le canal de la Vieille-Autise à Saint-Sigismond (source : ADEV Environnement) La Vendée à Pissotte (ADEV Environnement) Le Grand Lay à Bazoges-en-Pareds (ADEV Environnement) L’Autise à Bouillé-Courdault (ADEV Environnement) Lac de Mervent (ADEV Environnement) 224
  • 92.
    La qualité pourl’altération nitrates sur le bassin versant de la Vendée est globalement médiocre. • Les stations les plus dégradées se trouvent sur la Mère. Des problèmes de stockage des effluents d’élevage ont souvent été observés sur ces 2 stations et pourraient être la cause de ces mauvais résultats. • Toutefois, on peut noter une amélioration de la qualité pour l’altération nitrates avec plus aucune station classée de mauvaise qualité depuis 4 ans et avec la progression de la Vendée à Fontenay-le-Comte. Cette dernière est en effet passée de la qualité médiocre à moyenne pour l’année 2014. Ce résultat reste à nuancer car l’hydrologie durant l’année 2014 a été particulièrement importante. MILIEU PHYSIQUE – QUALITE DES EAUX SUPERFICIELLES Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Altération nitrates sur le bassin de la Vendée (source : ODE Vendée) Altération matières phosphorées sur le bassin de la Vendée (source : ODE Vendée) Qualité des eaux superficielles en Vendée pour les Nitrates (source : ODE Vendée, 2014) Qualité des eaux superficielles en Vendée pour les Pesticides (source : ODE Vendée, 2014) 225
  • 93.
    • Afin d'assurerla pérennité de la ressource en eau, le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) Loire-Bretagne, sous l'impulsion de la nouvelle Directive Cadre sur l'Eau s'est fixé des objectifs de reconquête de qualité associés à un programme de mesures à mettre en place à l'échelle des bassins versants. Les principales mesures proposées pour améliorer la qualité des eaux portent sur l'assainissement, l'amélioration du traitement des rejets, la maîtrise des ruissellements et la réduction des intrants agricoles ainsi que le rétablissement d’un libre écoulement. • Le SDAGE fixe des objectifs pour l’ensemble des masses d’eau, que ce soit les masses d’eaux de surface ou les masses d’eaux souterraines. Le bon état d’un cours d’eau est atteint lorsqu’il présente à la fois un bon état chimique et écologique, les modalités d’évaluation de ce bon état étant fixées par le SDAGE. • Comme le montre la carte ci-contre, les objectifs devrait être atteint en 2021 ou 2027 selon les masses d’eau. Les causes de report de ces objectifs relèvent à la fois des conditions naturelles (CN), de la faisabilité technique (FT) et de certains aspects financiers (Coûts disproportionnés ; CD). MILIEU PHYSIQUE – QUALITE DE L’EAU DES EAUX SUPERFICIELLES Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Etat écologique 2013 des eaux de surface (source : Agence de l’eau Loire Bretagne) 226
  • 94.
    • En dehorsde son réseau hydrographique superficiel, le territoire dispose aussi de plusieurs masses d’eau souterraines. Pour chaque masse d’eau recensée, le SDAGE établi un état de lieux qualitatif et quantitatif. Ce dernier est à mettre en parallèle des délais relatifs aux objectifs de « bon état » pris en application de la DCE, et des risques identifiés quant à la capacité de chaque masse d’eau à les atteindre : o la masse d’eau Socle du Bassin versant du Marais Poitevin (FRGG030), est considérée en 2013 comme en bon état sur les plans quantitatif et qualitatif ; o La masse d’eau Calcaire jurassique du bassin de Chantonnay (FRGG034) est considérée en 2013 comme en bon état sur le plans quantitatif, et en mauvais état chimique à cause du paramètre nitrates ; o la masse d’eau Calcaires et marnes captifs sous Flandrien du Lias et Dogger du Sud Vendée (FRGG126), est considérée en 2013 comme en bon état sur les plans quantitatif et qualitatif ; o la masse Calcaires et marnes du Lias et Dogger libre du Sud-Vendée (FRGG042), est considérée en 2013 comme en mauvais état sur le plans quantitatif et chimique à cause des paramètre nitrates et pesticides. • Coexistence de 3 nappes d’eau souterraine majeures • Qualité des nappes superficielles dégradée (sensibilité aux pollutions de surface) • Nappe plus profondes protégées MILIEU PHYSIQUE – EAUX SOUTERRAINES Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Calcaires et marnes du Lias et Dogger : Partie libre : § État chimique mauvais (cause nitrates + pesticides) § État quantitatif mauvais Socle du bassin versant du marais poitevin § État chimique bon § État quantitatif bon Calcaires et marnes du Lias et Dogger : Partie captive : § État chimique bon § État quantitatif bon Calcaire jurassique du bassin de Chantonnay § État chimique mauvais (cause nitrates) § État quantitatif bon Principales nappes en Sud-Est Vendée (source : ODE Vendée) Les principaux usages des eaux souterraines de Vendée sont l’irrigation, la production d’eau potable, les usages domestiques pour les eaux douces. Ces multiples usages de l’eau souterraine d’une part, et les enjeux sur la santé publique, l’économie et l’environnement d’autre part, confirment tout l’intérêt que le département Vendée doit porter à cette ressource patrimoniale. 227
  • 95.
    MILIEU PHYSIQUE –SCHÉMAS D’AMÉNAGEMENTS ET DE GESTION DES EAUX Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Le SAGE Vendée L'orientation du SAGE Vendée vise une évolution dans la lutte contre la pollution bactériologique, la gestion quantitative de la ressource en eau souterraine et l’alimentation en eau potable. 7 objectifs majeurs ont été validés pour le bassin versant de la Vendée : • Répartition de la ressource en eau et gestion hydraulique du complexe hydraulique de Mervent, • Evolution des objectifs d’étiage et de gestion de crise, • Amélioration de la gestion globale des crues et inondations, • Lutte contre la pollution par les nitrates et les matières phosphorées, • Lutte contre la pollution par les pesticides, • Préservation et reconquête des zones humides, • Amélioration de la vie piscicole et des milieux aquatiques. Le SAGE de la Sèvre niortaise et du Marais poitevin Ce territoire inclue une grande partie du territoire du Marais poitevin (plus de 70%) avec un réseau hydraulique dense dont 1800 km de cours d’eau et canaux. Dans un contexte d’évolutions urbanistique (extension importante autour des principaux centres urbains) et paysagère (remembrement, disparition de prairies), et d’un territoire où les interactions entre les eaux superficielles et souterraines sont fortes, il a été fait le constat : • d’une dégradation importante de la qualité des eaux parfois incompatible avec certains usages et/ou avec la préservation des milieux et de la biodiversité, • d’un important déséquilibre entre les besoins en eau (eau potable, irrigation agricole et usages industriels) et les ressources possibles en période d’étiage, • de la présence de milieux humides remarquables à préserver sur le territoire, • de risques d’inondation non négligeables. Le SAGE du Lay Pour répondre aux enjeux de la gestion de l’eau sur le marais Poitevin et ses bassins versants, le SDAGE Loire-Bretagne, a désigné le SAGE du Lay comme prioritaire dès 1996. L'orientation du SAGE vise une gestion durable et diversifiée des ressources en eau, avec une priorité à l'alimentation en eau potable en période d’étiage. Les enjeux principaux, définis lors de la phase de diagnostic sont les suivants : • la qualité des eaux de surface, • la prévention des risques liés aux inondations, • la production d’eau potable, • le partage des ressources en eau de surface en d’étiage, • la gestion soutenable des nappes, • la qualité des eaux marines pour la valorisation du potentiel biologique et économique, • le bon état écologique et potentiel piscicole des cours d’eau, • les zones humides du bassin, • la gestion hydraulique permettant les usages et un fonctionnement soutenable du marais. Le SAGE est un document de planification et de gestion destiné à guider les acteurs et les gestionnaires dans la prise en compte de la ressource en eau. Il fixe des objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eaux superficielles et souterraines et des écosystèmes aquatiques sur une unité géographique cohérente, telle qu’un bassin versant. Sur les 8 SAGE de Vendée, 4 couvrent en partie le territoire du Sud-Est Vendée. Ils fixent les programmes d’action pour atteindre les objectifs de qualité et de quantité de la ressource en eau et des milieux naturels aquatiques. Leur périmètre a été fixé par arrêté préfectoral le 29 avril 1997. Le SCoT est principalement concerné par 3 SAGE. Comme l’illustre la carte ci-contre, les bassins du SAGE de la Sèvre niortaise-Marais poitevin, de celui du Lay et celui de la Vendée présentent des interdépendances ; ils alimentent, chacun, dans des proportions différentes, le Marais poitevin et la Baie de l’Aiguillon. Le SDAGE Loire-Bretagne a donc préconisé la création d’une commission de coordination Inter- SAGE, dans le but d’assurer l’harmonisation et la cohérence des objectifs et des moyens à mettre en œuvre pour les atteindre. Cette commission de coordination Inter-SAGE a identifié des enjeux communs aux trois SAGE : • Améliorer la qualité des eaux et plus particulièrement les eaux littorales et les ressources potabilisables ; • Améliorer la gestion quantitative en période d’étiage ; • Protéger les écosystèmes et préserver notamment la libre circulation des populations piscicoles ; • Assurer une gestion équilibrée des niveaux d’eau. 228
  • 96.
    MILIEU PHYSIQUE –SCHÉMAS D’AMÉNAGEMENTS ET DE GESTION DES EAUX Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Les Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) en Sud-Est Vendée (source : ODE Vendée) 229
  • 97.
    MILIEU NATUREL Schéma deCohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 230
  • 98.
    Les zones humidessont définies au sein de l’article 211-1 du Code de l’environnement : « […] on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l'année » On estime que près de 70% de ces zones ont été détruites durant le siècle passé. Face à ce constat, une protection des zones humides a été mise en place par l’instauration de procédures administratives de type déclaration ou autorisation pour les différents travaux envisagés (assèchement, remblaiement, drainage…) et suivant les seuils considérés (article R214-1 du Code de l'environnement). MILIEU NATUREL – ZONES HUMIDES Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Prélocalisation des zones humides (source : DREAL Pays de la Loire) Rôle des zones humides : • Tampons hydrauliques • Filtres biologiques • Fonctionnalités épuratrices • Biodiversité • Fonction récréative Le territoire du SCoT Sud-Est Vendée est occupé par de nombreuses zones humides, notamment dans sa partie nord où le relief est plus marqué. La présence de nombreux petits cours d’eau crée des conditions humides intéressantes d’un point de vue écologique : • Associés aux cours d’eau (zones humides de fonds de vallées) • Talwegs, fossés humides, cours d’eau intermittents Au sud, on retrouve une partie le Marais Poitevin qui offre une zone humide très importante au sein du territoire. Le Marais Poitevin est la deuxième zone humide de France après la Camargue. 1. Marais Poitevin (Source : ADEV Environnement) 2. Mare naturelle, cliché pris hors zone d’étude (Source : ADEV Environnement) 3. Prairie humide, cliché pris hors zone d’étude (Source : ADEV Environnement) 1 2 3 231
  • 99.
    MILIEU NATUREL –ZONES HUMIDES Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Le SDAGE Loire Bretagne, dans sa nouvelle version, définit la connaissance et la préservation des zones humides comme un objectif majeur de sa politique. Ainsi, la disposition 8A-1 vise directement les documents d’urbanisme en stipulant que : « Les SCoT et les PLU doivent être compatibles avec les objectifs de protection des zones humides prévus dans les SDAGE et les SAGE. En l’absence d’inventaire exhaustif sur leur territoire ou de démarche d’inventaire en cours à l’initiative d’une commission locale de l’eau, les communes élaborant ou révisant leur document d’urbanisme sont invitées à réaliser cet inventaire dans le cadre de l’état initial de l’environnement. Les PLU incorporent dans les documents graphiques les zones humides dans une ou des zones suffisamment protectrices et, le cas échéant, précisent dans le règlement ou dans les orientations d’aménagement, les dispositions particulières qui leur sont applicables en matière d’urbanisme. » Le territoire du SCoT est concerné par 3 SAGE : • SAGE du Lay : Il prévoit que les zones humides soient inventoriées par les communes ou leurs groupements compétents. Il propose une démarche de participation des acteurs locaux afin de faciliter l’appropriation des zones humides et mettre à profit le savoir local. Cette démarche va donc passer par une étape d’information pour permettre de lancer cette dynamique et débute donc par la constitution d’un groupe communal de suivi. Une liste de zones humides est établie puis la visite de terrain permet de renseigner la liste des zones humides effectives voir efficaces. • SAGE de Vendée : La connaissance des milieux reste imparfaite sur le territoire du SAGE et en particulier sur les têtes amont des sous-bassins. Ainsi le SAGE prévoit de mettre en œuvre des inventaires des zones humides (localisation et évaluation de leurs fonctionnalités) dans le cadre communal ou intercommunal (contrats restauration entretien – CRE de cours d’eau partenariats scientifiques, ...), d’identifier des zones humides d’intérêt majeur et des zones humides dégradées, notamment celles en connexion avec un cours d’eau dans le but de maintenir des zones humides existantes et de mettre en place des mesures de protection. Les zones humides non fonctionnelles seront également restaurées. • SAGE Sèvre Niortaise et Marais Poitevin : Il prévoit notamment de formaliser des mesures de gestion permettant de remplir les obligations de conservation de la biodiversité et des milieux aquatiques remarquables, de soutenir l'agriculture pour la préservation et l'extension des zones humides généraliser les CRE afin de couvrir la totalité des linéaires affectés par les carences en entretien de manière à prévenir les désordres écologiques et hydrauliques que ce manque peut entraîner. Modalités d’inventaires des zones humides (Source : sevre-niortaise.fr) Sondage pédologique, cliché pris hors zone d’étude (Source : ADEV Environnement) 232
  • 100.
    Zones Naturelles d’IntérêtEcologique, Faunistique et Floristique (source : INPN) Définition et portée des ZNIEFF : Les Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) constituent une base de connaissance permanente des espaces naturels dont l’intérêt repose soit sur l’équilibre et la richesse des écosystèmes, soit sur la présence d’espèces faunistiques ou floristiques rares et menacées. Deux types de ZNIEFF : - type 1 correspondent à des zones d’intérêt biologique remarquable au titre des espèces ou des habitats de grande valeur écologique, - type 2 sont constituées de grands ensembles naturels, riches et peu modifiés, offrant des potentialités biologiques importantes. MILIEU NATUREL – ZNIEFF Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac • 36 ZNIEFF de type 1 et 9 ZNIEFF de type 2 sont présentes au sein du territoire du SCoT Sud-Est Vendée : • ZNIEFF de type 1 : 12378 ha au total, comprenant des vallées alluviales, des côteaux, des étangs, des vallées sèches, des bois, des zones de bocage, des cavités, des grottes, des zones de marais, des îles, des affleurements rocheux, etc. L’attrait concernant la faune et la flore est important. • ZNIEFF de type 2 : 101590 ha au total, comprenant des massifs forestiers, des affleurements rocheux, des coteaux calcaires, plaines calcaires, complexe écologique du marais poitevin, vallées alluviales, bocages etc. Ces grands ensembles regroupent divers milieux à fort enjeu écologique (dont un certain nombre de Znieff de type 1) • La diversité des milieux naturels est très riche comme l’atteste les nombreuses ZNIEFF présentes sur le territoire. L'inventaire ZNIEFF n'a cependant pas de valeur juridique directe. Toutefois, il souligne un enjeu écologique important et signale parfois la présence d'espèces protégées par des arrêtés ministériels. En pratique, la désignation d'un secteur en ZNIEFF limite les possibilités de développement urbanistique (contrainte forte en ZNIEFF de type I et modérée en ZNIEFF de type II). 1. Héron pourpré (Source : Pierre DALOUS) 2. Loutre d’Europe (Source : pegase-Poitou- Charente) 3. Ophrys abeille (Source : ADEV Environnement) 1 2 3 233
  • 101.
    Le réseau Natura2000 est un réseau européen de sites riches du point de vue de la biodiversité. Les objectifs sont de préserver les espèces et les habitats menacés et/ou remarquables sur le territoire européen tout en permettant aux activités économiques locales de perdurer. Les sites du réseau Natura 2000 sont de deux types : Les Zones Spéciales de Conservation (ZSC) issues de la directive européenne « Habitats, Faune, Flore » de 1992, destinées à protéger toutes les espèces à l’exception des oiseaux. Avant de devenir des ZSC, les sites sont d’abord proposés et inclus dans une liste de sites potentiels : les Sites d’Intérêts Communautaires (SIC). Cette Directive répertorie plus de 200 types d’habitats naturels, 200 espèces animales et 500 espèces végétales présentant un intérêt communautaire et nécessitant une protection. Les Zones Spéciales de Conservation (ZSC), actuellement plus de 20 000 pour 12% du territoire européen, permettent une protection de ces habitats et espèces menacées. Les Zones de Protection Spéciale (ZPS) issues de la directive européenne « Oiseaux » de 1979. Ces ZPS découlent bien souvent des Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux (ZICO), une liste de sites provenant d’un inventaire effectué dans les années 80 sous l’égide de l’ONG Birdlife International. La directive « Oiseaux » propose la conservation à long terme des espèces d’oiseaux sauvages de l’Union européenne en ciblant 181 espèces et sous-espèces menacées qui nécessitent une attention particulière. MILIEU NATUREL – NATURA 2000 Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Sites Natura 2000 (source : INPN) Le territoire du SCoT est concerné par plusieurs sites Natura 2000 avec 3 ZPS et 3 ZSC : • ZPS FR5412013 « Plaine de Niort Nord-Ouest » ZPS FR5410100 « Marais Poitevin » ZPS FR5212011 « Plaine calcaire du Sud Vendée » • ZSC FR5200658 « Forêt de Mervent-Vouvant et ses abords » ZSC FR5200659 « Marais Poitevin » ZSC FR5202002 « Cavités à chiroptères de Saint-Michel-le-Cloucq et Pissotte » • Ces milieux sont très riches et variés écologiquement. Le Marais Poitevin est reconnu comme « Patrimoine Biologique International et d'Intérêt Majeurs » accueillant une biodiversité importante et remarquable tant sur le plan faunistique que sur le plan floristique. 1. Forêt de Mervent-Vouvant (Source : ADEV Environnement) 2. Gorgebleue à miroir dans le Marais Poitevin (Source : Mickael Dia) 3. Grand murin, cavités de Saint-Michel-le-Cloucq (Source : Florian Picaud) 1 2 31 234
  • 102.
    L’arrêté préfectoral deprotection de biotope a pour objectif la préservation des milieux naturels nécessaires à l’alimentation, à la reproduction, au repos ou à la survie des espèces animales ou végétales protégées par la loi. Un biotope est une aire géographique bien délimitée, caractérisée par des conditions particulières (géologiques, hydrologiques, climatiques, sonores, etc). Il peut arriver que le biotope soit constitué par un milieu artificiel (combles des églises, carrières), s’il est indispensable à la survie d’une espèce protégée. Cette réglementation vise donc le milieu de vie d’une espèce et non directement les espèces elles-mêmes. Régis par les articles L 411-1 et L. 411-2 et la circulaire du 27 juillet 1990 relative à la protection des biotopes nécessaires aux espèces vivant dans les milieux aquatiques, les arrêtés de protection de biotope sont pris par le Préfet de département. Cet arrêté établit, de manière adaptée à chaque situation, les mesures d’interdiction ou de réglementation des activités pouvant porter atteinte au milieu (et non aux espèces elles-mêmes relevant déjà d’une protection spécifique au titre de leur statut de protection) : pratique de l’escalade ou du vol libre pendant une période définie, écobuage, circulation des véhicules à moteur, travail du sol, plantations, etc. L’arrêté peut interdire certaines activités, en soumettre d’autres à autorisation ou à limitation. MILIEU NATUREL – ARRETE DE PROTECTION DE BIOTOPE Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Arrêtés de protection de biotope (source : data.gouv.fr, INPN) Deux arrêtés préfectoraux sont présent sur le territoire du SCoT Sud- Est Vendée : • Tunnel ferroviaire de Pissotte, afin de garantir l’équilibre biologique des milieux et la conservation des biotopes nécessaires à l’hivernage, la reproduction, le repos et la survie des chauves-souris (15 espèces concernées). Site d’intérêt national pour la Barbastelle d’Europe. • Cavités souterraines des Perrières, afin de garantir l’équilibre biologique des milieux et la conservation des biotopes nécessaires à l’hivernage, la reproduction, le repos et la survie des chauves-souris (10 espèces concernées). Site de grande importance pour le Grand rhinolophe et le Murin à oreilles échancrées. • Ces zones protégées sont des sites d’importance majeur pour les chauves souris dans le Sud-Est Vendée, que ce soit en hivernage ou en reproduction. 1. Entrée de la Cavité des Perrières (Source : DOCOB Natura 2000) 2. Grand rhinolophe (Source : Florian Picaud) 3. Barbastelle d’Europe (Source : Florian Picaud) 1 2 3 235
  • 103.
    • La préservationdes espaces naturels est une préoccupation majeure en Vendée. • Des vallons du bocage aux longues étendues de la plaine, de l’obscurité des massifs forestiers aux clartés lumineuses des dunes, des canaux tranquilles aux rivières impétueuses, la Vendée est un véritable kaléidoscope d’ambiances très différentes. Nichée au creux de cette géographie aux mille visages, vivent une faune et une flore tout aussi multiple, et parfois même exceptionnelle. Car c’est l’autre objectif de l’Observatoire : vous inviter, par votre capacité d’émerveillement, à protéger ce que la nature et le travail de l’homme ont parfois mis des siècles à façonner. • 19 sites ENS ont été crées sur le territoire Sud-Est Vendée. Les missions du conservatoire sont les suivantes : • CONNAÎTRE : Sur les espaces naturels et semi-naturels dont il a la responsabilité, le Conservatoire procède à l'inventaire précis des espèces animales et végétales ; pour cela il travaille en lien avec les scientifiques universitaires et les associations naturalistes qui sont représentés dans son Conseil scientifique. • PROTEGER : Pour assurer la conservation des milieux et des espèces remarquables, le Conservatoire achète, loue ou signe des conventions avec les propriétaires. la démarche est consensuelle. Elle est complémentaires des mesures légales ou réglementaires décidées par l'Etat et des politiques de protection des Collectivités locales et territoriales. • GERER : Laisser faire la nature est parfois la bonne solution pour assurer la préservation d'un site, d'autres fois, il apparaît nécessaire d'intervenir par des actions de bûcheronnage, fauchage ou de pâturage par des vaches ou des moutons. Le choix, parfois difficile, découle des études faites, des exigences des espèces dont la protection est jugée prioritaire et aussi des souhaits et des contraintes locales. Ce travail de documentation, la justification et la planification des interventions sont rassemblés dans un document intitulé "plan de gestion". • VALORISER : Lorsque l'intérêt des sites le justifie et que cela ne présente pas de danger pour le public ou le milieu naturel, le Conservatoire essaie de faciliter leur mise en valeur par la réalisation d'aménagements pédagogiques discrets, de documents ou en y menant des animations et des actions de sensibilisation. MILIEU NATUREL – CONSERVATOIRE DES ESPACES NATURELS DE VENDEE Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Communes de Pissotte et de l’Orbrie et leurs ENS (Source : Vendée, le département) 236
  • 104.
    • Une desplus grandes zones humides d’Europe (107 594 ha), le Marais poitevin s’étend sur 60 km d’Ouest en Est de la Venise verte à la baie de l’Aiguillon. Aux confins de deux régions (Pays de la Loire et Poitou-Charentes) et de trois départements (Vendée, Charente-Maritime, Deux- Sèvres), ce territoire exceptionnel offre des richesses écologiques, biologiques, socio-culturelles et paysagères uniques... Date de création : 20/05/2014 Nombre de communes : 93 Superficie : 197 300 hectares Nombre d'habitants : 195 000 • Le Marais poitevin est un hydro-agro-écosystème. Depuis le XIe siècle, l’homme l’a façonné pour sa valorisation agricole par la maîtrise de l’eau, créant deux zones distinctes : le marais desséché protégé des crues et marées par des digues, parcouru de canaux ; le marais mouillé, réceptacle inondable des eaux de bassins versants (dont la Venise Verte, 7e Grand Site de France depuis 2010). A l’Ouest, la baie de l’Aiguillon, lieu de rencontre entre eaux douces et salées, offre un paysage rythmé par les marées et les saisons. Le Parc porte l’ambition d’un marais préservé : sauvegarder et restaurer les ressources naturelles du Marais, mettre en valeur le patrimoine du Marais, d’un marais dynamique : valoriser une économie dynamique et durable, optimiser l’attractivité et la notoriété du Marais poitevin et d’un marais partagé : encourager une vie sociale et culturelle dynamique. • La Venise Verte : Depuis 2010, au coeur de «la Venise verte», un ensemble de 18 553 hectares de marais mouillés, répartis sur 24 communes, est classé GRAND SITE DE FRANCE. Afin de développer les retombées économiques touristiques et d’inciter les visiteurs à séjourner plus longuement dans le Marais et sur différents sites, le Parc contribue à des actions d’amélioration de l’accueil des visiteurs et de reconquête du patrimoine : valorisation de plusieurs milliers d’hectares de prairies, plantation de dizaines de kilomètres d’alignements de frênes, curage de canaux et de fossés, restauration de places de village, de ports, de quais, de cales et de passerelles, d’aires d’accueil connectées aux itinéraires cyclables... MILIEU NATUREL – PARC NATUREL REGIONAL DU MARAIS POITEVIN Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac La Vieille Authise dans le PNR du Marais Poitevin (Source : ADEV Environnement) Parc naturel régional du Marais poitevin (Source : IGN) 237
  • 105.
    • La Réservenaturelle régionale du Marais communal du Poiré-sur- Velluire, située à 15 km au sud-ouest de Fontenay-le-Comte, s’étend sur 241 hectares au cœur du Marais poitevin en Vendée. Elle est intégrée dans le périmètre de la Znieff « Communal du Poiré-sur-Velluire et abords ». Ce marais « subsaumâtre » à la faune et flore très spécifiques, constitue un lieu de quiétude et une zone d’hivernage, de halte migratoire et de reproduction pour l’avifaune, essentielle pour l’équilibre global de l’environnement dans le Sud-Vendée, en interdépendance avec la Baie de l’Aiguillon. En l’état actuel des connaissances, le site accueille : • 98 espèces de plantes avec 30 espèces remarquables, dont 5 sont protégées. 2 espèces au niveau national : l’Etoile d’eau et la Renoncule à feuilles d’ophioglosse et 3 au niveau régional : le Trèfle de Michéli, le Céraiste douteux et l’Inule britannique. • 163 espèces d’oiseaux. Beaucoup d’entre elles sont remarquables et protégées (87 espèces au niveau national) et 50 espèces sont déterminantes en Pays de la Loire. En effet, le Marais communal du Poiré-sur-Velluire appartient à l’ensemble Baie de l’Aiguillon / Marais poitevin qui est composé de milieux d’importance nationale et internationale pour les espèces migratrices et hivernantes. Il se situe sur la voie de migration occidentale des oiseaux qui vont du Groenland, de la Scandinavie et Sibérie, jusqu’en Afrique. Il accueille ainsi de nombreuses espèces de canards, d’oies et de limicoles. • Parmi les autres animaux présents sur le site on y recense des amphibiens (Pélodyte ponctué, le Triton palmé et la Grenouille verte), des mammifères (la Loutre d’Europe, le Campagnol amphibie et des chauves-souris), des poissons et des insectes remarquables (Criquet tricolore). Enjeux de conservation du site : • Gérer le marais pour favoriser en priorité la conservation des habitats et des espèces notamment d’intérêt patrimonial. Il s’agit de maintenir des activités pastorales, une bonne gestion hydraulique et de préserver la quiétude nécessaire à l’accueil des oiseaux en hivernage, migration et nidification. • Améliorer les connaissances et faire des suivis. • Sensibiliser le grand public. MILIEU NATUREL – RESERVE NATURELLE REGIONALE Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Zoom 1 (Scan25) Zoom 2 (Orthophotographie) 1. Barge à queue noire (Source : Andreas Trepte) 2. Inule d’Angleterre (Source : Kristian Peters) 3. Vue aérienne (Source : CR Pays de la Loire) 1 2 3 238
  • 106.
    Il y a8 sites classés et inscrits sur le territoire du SCoT Sud-Est Vendée : • Le Chêne de Saint-Raymond (8504) ; • Le Chêne de la Girardie (8509) ; • Le Parc Baron (8514) ; • Le Coteau de la Vallée de Mervent (8516) ; • Le site du Moulin de la Garde (8517) ; • Vieille ville (8523) ; • La ville de Vouvant et la Vallée de la Mère (8529) ; • Le site du Marais mouillé Poitevin (8531) ; MILIEU NATUREL – SITES CLASSES ET INSCRITS Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Un site classé ou inscrit, en France, est un espace naturel ou bien une formation naturelle remarquable français dont le caractère historique, artistique, scientifique, légendaire ou pittoresque appelle, au nom de l'intérêt général, la conservation en l’état (entretien, restauration, mise en valeur...) ainsi que la préservation de toutes atteintes graves (destruction, altération, banalisation...). Un tel site justifie un suivi qualitatif, notamment effectué via une autorisation préalable pour tous travaux susceptibles de modifier l'état ou l'apparence du territoire protégé. Ville de Vouvant (Source : ADEV Environnement) Coteau de la Vallée de Mervent (Source : ADEV Environnement) 239
  • 107.
    L’occupation du solest à l’image des entités paysagères du territoire du SCoT. • Le territoire d'étude présente une grande diversité d'occupation du sol. La moitié nord du territoire du SCoT est marqué par la présence du bocage. Au centre, la Forêt Domaniale de Mervent-Vouvant offre une zone boisée importante. La plaine du Bas-Poitou située dans la moitié sud (à partir de Fontenay-le-Comte) est marquée par la présence de grandes plaines agricoles (cultures intensives). Tout au sud se dessine le Marais Poitevin (Venise Verte), région où les prairies bocagères sont encore bien représentées. • Hormis l’agglomération de Fontenay-le-Comte et quelques villes moyennes (Mouzeuil-St-Martin, l’Hermenault, Benet, la Châtaigneraie, etc.) où un tissu urbain discontinu existe, les espaces naturels et agricoles dominent le territoire. • Les espaces naturels sont relativement diversifiés. On y recence des boisements, des prairies, des lacs... • Les espaces agricoles sont marqués par les grandes cultures (plaine du Bas Poitou) mais essentiellement par les zones bocagères (haut bocage, bocage du marais poitevin, bocage du Lay, etc.). Le bocage est un constituant important du réseau écologique. Ses réseaux imbriqués de prairies, haies, talus et fossés sont autant d'éléments jouant un rôle de corridors biologiques. Les haies de ce type de bocage protègent les sols et cultures, et représentent alors une intéressante source de bois-énergie à valoriser. MILIEU NATUREL – OCCUPATION DU SOL Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Mode d’occupation du sol (source : CLC-2012) 240
  • 108.
    • Au-delà desgrands ensembles naturels liés au réseau hydrographique, aux ensembles boisés et bocagers, on trouve sur le SCoT Sud-Est Vendée des espaces intéressants pour la biodiversité au sein de la trame agricole. • L’activité agricole couvre aujourd’hui encore plus de 70% du territoire du SCoT. Les terres sont essentiellement exploitées pour la culture de céréales (environ 66% de la surface agricole du territoire) répartie notamment dans la Plaine de Bas-Poitou. Le blé tendre, le maïs grain et ensilage sont les cultures majoritaires. Les monocultures céréalières intensives sont favorables pour plusieurs espèces d’oiseaux patrimoniaux (Busard Saint-Martin, Busard cendré, Œdicnème criard, Outarde canepetière, etc) mais la richesse spécifique reste faible. • Les prairies représentent une part importante du territoire (environ 30% de la surface agricole), notamment dans la moitié nord (bocage) et la partie sud (Marais Poitevin). La proportion de prairies permanentes ou temporaires est sensiblement la même. Leur intérêt écologique est important, les prairies (humides par exemple) abritent de nombreuses espèces patrimoniales (oiseaux, insectes, mammifères, etc). • Les haies constituent des zones d’alimentation, de nidification et de refuge pour un grand nombre d’animaux. Elles servent également de lieux privilégiés pour les déplacements des grands mammifères entre les espaces boisés plus denses. Leur intérêt écologique est fort. • Le bocage, bien représenté dans la moitié nord est un milieu multifonctionnel. Plus qu’un habitat, le maillage des haies, bosquets et vieux arbres remplit des fonctions de corridor biologique entre différents milieux et de refuge pour la reproduction de nombreuses espèces. Le bocage accueille une grande diversité d’espèces, qu’elles soient « banales » ou « remarquables ». Enfin, les vieux arbres du bocage sont également favorables à l’accueil de coléoptères saproxylophages d’intérêt communautaire (Grand capricorne, Pique-prune, etc.) Les menaces pesant sur ces espaces sont de plusieurs types : - le changement de pratiques agricoles (monoculture céréalières sur des grandes parcelles sans haies), par conversion des prairies en cultures dans la même démarche que l’agriculture pratiquée dans la Plaine du Bas-Poitou ; - l’arrachage des haies ; - l’abandon de parcelles par l’agriculture conduisant à un enfrichement puis une fermeture du milieu défavorable à la biodiversité des milieux ouverts ; - les impacts des projets d’urbanisme. MILIEU NATUREL – AGRICULTURE Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Prairie permanente entourée de haies, rôle écologique fort (Source : ADEV Environnement) Registre parcellaire graphique – 2012 (Source : data.gouv.fr) 241
  • 109.
    Schéma Régionale deCohérence Ecologique (Source : DREAL Pays de la Loire) MILIEU NATUREL – TRAME VERTE ET BLEUE Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Le schéma régional de cohérence écologique (SRCE) est un document cadre élaboré dans chaque région, mis à jour et suivi conjointement par la région (Conseil régional) et l'État (préfet de région) en association avec un comité régional Trame verte et bleue. Son contenu est fixé par le code de l’environnement aux articles L. 371-3 et R. 371-25 à 31 et précisé dans les orientations nationales pour la préservation et le la remise en bon état des continuités écologiques. • La Trame Verte et Bleue est constituée de toutes les continuités écologiques présentes sur un territoire. Plusieurs continuités écologiques peuvent se superposer sur un même territoire selon l’échelle d’analyse et les espèces animales ou végétales considérées. • Ces continuités écologiques se composent : Ø de réservoirs de biodiversité : zones vitales, riches en biodiversité, où les individus peuvent réaliser tout ou partie de leur cycle de vie Ø de corridors écologiques : voies de déplacement empruntées par la faune et la flore qui relient les réservoirs de biodiversité. Ø de cours d’eau et canaux, qui jouent à la fois le rôle de réservoirs de biodiversité et de corridors. • Le SRCE Pays de la Loire identifie plusieurs réservoirs de biodiversité à prendre en compte dans le SCoT Sud-Est Vendée : Ø Haut bocage Vendéen Ø Forêt et bocage de Mervent-Vouvant Ø Plaines Vendéennes Ø Marais Poitevin • Le développement du territoire ne peut donc se faire sans prise en compte de ces espaces, de leur sensibilité et de leurs diverses protections. • Ces espaces naturels remarquables sont fragmentés par plusieurs éléments qui impactent les continuités écologiques : Ø les routes : A83 (qui scinde le territoire), départementales majeures (D938, D148, etc.) Ø les zones urbanisées (Fontenay-le-Comte, la Châtaigneraie, etc.) Ø les différents obstacles et ruptures écologiques (barrages hydrauliques, seuils, obstacles à l’écoulement des eaux, etc.) • Malgré que ces espaces soient relativement bien connectés, un renforcement des échanges écologiques (passage à faune, viaduc, etc) offrira une opportunité d’aider au maintien voire au développement de la biodiversité en favorisant une bonne qualité des habitats et des circulations de la faune et de la flore et en étendant les relations entre des milieux environnementaux diversifiés. Haut Bocage Vendéen Forêt et bocage de Mervent-Vouvant Plaines Vendéennes Marais Poitevin 242
  • 110.
    • Dans cettedémarche d’identification des enjeux liés aux continuités écologiques et la trame verte et bleue, l’objet du SCOT est de constituer les grands arbitrages de ce partage entre les trames naturelles et « humaines », non pas dans l’objectif que le développement de l’une se fasse au détriment de l’autre, mais dans l’esprit d’une cohérence entre les deux qui se traduit par une fonctionnalité environnementale durable et la mise en valeur des atouts du territoire sur le long terme (paysage, personnalité, attractivité…). • La trame verte et bleue dans le SCOT doit ainsi répondre à plusieurs objectifs : Ø Déterminer les continuités écologiques et les pôles de biodiversité à maintenir (fonctionnels, à évaluer ou potentiels) stratégiques et nécessaires au fonctionnement des milieux naturels et à la structure environnementale d’ensemble du territoire (préservation et renforcement), Ø S’intégrer dans une stratégie globale qui valorise les atouts du territoire et renforce les points sur lesquels les faiblesses identifiées nécessitent une action dans le cadre du développement que le SCOT doit établir (gestion durable des ressources en eau, en espace, en paysage, coupure naturelle….), Ø Constituer un outil d’organisation des rapports entre la trame naturelle et la trame « humaine » dans les secteurs stratégiques du projet de développement du SCOT. Ceci aura pour objet de limiter les phénomènes de « barrières écologiques » en travaillant notamment sur : • la gestion des lisières urbaines par de nouveaux types d’aménagement des zones bâties, • la préservation des lisières naturelles (boisements, …), • la mise en place de coupures d’urbanisation. MILIEU NATUREL – TRAME VERTE ET BLEUE Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Sous-trame boisée (Source : ADEV Environnement) Sous-trame des cours d’eau (Source : ADEV Environnement) Discontinuité écologique importante, dépourvue de passage à faune, l’A82 (Source : ADEV Environnement) Sous-trame des milieux ouverts (Source : ADEV Environnement) Sous-trame des milieux bocagers (Source : ADEV Environnement) 243
  • 111.
    • Le territoiredu SCOT Sud-Est Vendée s’insère dans une trame verte et bleue à plus grande échelle, et offre des accroches aux connexions écologiques majeures de Vendée. • Il est par ailleurs nécessaire de tenir compte des enjeux de connexion dépassant l’échelle Pays. Pour cela, la préfiguration de la trame verte et bleue tient compte des corridors, réservoirs et continuités définis par les territoires voisins et qui appellent une continuité sur le territoire du Sud-Est Vendée : continuités forestières vers le nord et l’ouest, continuités aquatiques au sud du territoire. Par ailleurs, il est important de conserver la cohérence d’ensemble des sites Natura 2000 (« Marais Poitevin », « Plaine calcaire du Sud Vendée ») dont une partie se trouve au sud du territoire, et dont la richesse repose principalement sur la pérennité de la mosaïque d’habitats naturels. • Les continuités de la trame bleue sont concentrées dans les vallées humides du territoire et nécessitent une attention particulière sur le plan de leur fonctionnalité. • Les continuités proposées pour la trame verte sont mixtes : la trame verte « forêt », constituée par l’ensemble des forêts du territoire, concerne la petite et la grande faune : cette trame verte est prépondérante à la biodiversité du territoire, sur le plan floristique comme faunistique. Son étendue permet en effet l’installation d’une flore et d’une faune riche et diversifiée (c’est pourquoi les forêts sont souvent considérées aussi comme des cœurs de biodiversité). Toutefois, la perméabilité de ces espaces est indispensable à la survie des grands animaux sur le long terme (brassage génétique). • Le territoire présente des intérêts en matière de continuités naturelles au sein desquelles le renforcement des échanges écologiques offre une opportunité d’aider au maintien voire au développement de la biodiversité en favorisant une bonne qualité des habitats et des circulations de la faune et de la flore et en étendant les relations entre des milieux environnementaux diversifiés. Ceci constitue donc une base à la constitution d’une armature naturelle (trames verte et bleue). MILIEU NATUREL – TRAME VERTE ET BLEUE Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Connexions écologiques majeures (Source : DREAL Pays de la Loire) 244
  • 112.
    CADRE DE VIE Schémade Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 245
  • 113.
    • En Vendée,44 % des prélèvements d’eau sont consacrés à l’alimentation en eau potable. La production vendéenne se fait essentiellement à partir d’eaux de surface (93 %), qui ne constitue seulement 40 % de la production française. • Le Sud-Est Vendée ne déroge pas à cette spécificité vendéenne, l’Alimentation en Eau Potable est majoritairement liée aux eaux superficielles (excepté Gros Noyer et Lesson) • La retenue de Mervent fournit en eau potable le grand Sud-Vendée et permet également l'alimentation du secteur côtier souvent déficitaire en période estivale • Les prélèvements pour l’irrigation sont non négligeables et les prélèvements pour l’industrie sont modérés sur le Sud-Est Vendée. CADRE DE VIE – EAU POTABLE Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Prélèvements annuels d’eau pour l’irrigation par commune (source : OCE Vendée) Prélèvements annuels d’eau pour l’industrie par commune (source : OCE Vendée) Ressources d’eau potable et volumes associés (source : OCE Vendée) 246
  • 114.
    • La sécurisationde l’alimentation en eau potable dépend de trois principaux paramètres, qui correspondent aux principales étapes de la filière : Ø la protection de la ressource exploitée pour la production de l’eau potable (dimension préventive) ; Ø les traitements effectués après le captage (dimension curative) ; Ø l’état et le renouvellement des réseaux (dimension structurelle) • Sécuriser l’approvisionnement en eau potable, c’est ainsi : Ø garantir les ressources nécessaires à la production d’eau potable ; Ø s’assurer de la qualité de l’eau distribuée à la population. • Les communes du Sud-Est Vendée sont concernées par les syndicats intercommunaux d’alimentation en eau potable (SIAEP) suivants : Ø SIAEP de la Forêt de Mervent (*adhésion de Fontenay-le-Comte le 1er janvier 2016) Ø SIAEP de Rochereau Ø SIAEP de l’Angle Guignard Ø SIAEP Plaine de Graon • Chaque syndicat intercommunal (SIAEP) a la responsabilité de la production d’eau potable sur son territoire. L’opérateur privé en charge de la gestion des unités de production d’eau potable pour les 4 SIAEP producteurs au sein du Sud-Est Vendée est la SAUR. CADRE DE VIE – EAU POTABLE Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Protections de captages d'eau potable (source : ODE Vendée) Syndicats Intercommunaux AEP (source : Vendée Eau, 2015) * Teneurs en Nitrates dans les eaux distribuées en 2015 (source : ARS, Vendée Eau) • La qualité bactériologique des eaux distribuées en Sud-Est Vendée en 2015 est très bonne, et les teneurs en pesticides respectent la limite de qualité. • La teneur en sous-produits de désinfection est satisfaisante pour les Bromates et de bonne à très bonne qualité pour les Trihalométhanes. • L’eau distribuée en 2015 respecte en permanence la limite de qualité de 50 mg/l fixée pour les Nitrates • La protection des ressources en eau par la mise en place de périmètres de protection visant à lutter contre les pollutions ponctuelles et accidentelles constitue une priorité nationale. La Vendée est désormais bien avancée dans cette démarche : o 89 % des captages disposent de périmètres de protection existants dont les 2/3 sont en cours de révision car trop anciens, o 11 % des captages ont des périmètres en cours d’instauration 247
  • 115.
    • Système d’assainissementautonome ou station d’épuration collective, les eaux usées doivent être épurées avant tout rejet dans le milieu naturel, cela afin de préserver la qualité de nos ressources : rivières et nappes souterraines et, de façon plus générale, la qualité des milieux naturels. En effet, les rejets d'eaux urbaines résiduaires constituent, par leur importance, la deuxième source de pollution des eaux de surface sous la forme d'eutrophisation. • La majorité du territoire présente un assainissement mixte : les réseaux desservent les zones urbaines tandis que les secteurs plus ruraux ont recours a des dispositifs d’assainissement individuel. CADRE DE VIE – ASSAINISSEMENT Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Stations d‘épuration par taille et par type de traitement (source : ODE Vendée) Exploitants des stations d‘épuration (source : ODE Vendée) Services publics d’assainissement collectif (source : ODE Vendée) • La plupart des communes disposent d’une station d’épuration sur leur territoire. En 2015, 43 communes sur les 61 qui composent le territoire du SCOT disposent d’un système d’assainissement collectif, compétence exercée à l’échelon communal. Au 1er janvier 2020, cette compétence sera obligatoirement transférée aux intercommunalités (loi NOTRe). • Elles sont généralement de faible capacité (80 % < 1 000 E.H.), sauf pour les villes importantes, et fonctionnent en majorité par lagunage. • Au total le parc de 50 stations d’épuration possède une capacité de 62 981 équivalent-habitants pour une population de 67 278 habitants (Insee 2013). • En ce qui concerne l’assainissement non collectif, les SPANC ont été mis en place et sont gérés par les Communautés de Communes. • Il conviendra de veiller à ce que les choix de développement soient cohérents avec le parc de stations et que les contrôles sur les installations se poursuivent et se renforcent. 248
  • 116.
    • Sur leterritoire du SCOT, les communautés de communes ont délégué leur compétence gestion des déchets ménagers et assimilés aux syndicats de collecte locaux. Sont principalement collectés les déchets ménagers suivants (collecte sélective) : déchets verts, OM, emballages et cartons, encombrants. • Le Sycodem assure cette mission de service public depuis le 1er février 2004. Sa compétence « collecte des ordures ménagères et assimilées » s’étend aujourd’hui sur le territoire de deux des trois intercommunalités du SCoT : - la Communauté de Communes du Pays de Fontenay-Vendée, - la Communauté de Communes Vendée Sèvre Autise. • Ces missions permettent, entre autres, de réduire chaque année le tonnage d'ordures ménagères collecté au profit du tri de la matière valorisable, du compostage et d'un changement des gestes de consommation. Sur le Sycodem, en 2015, un habitant produisait 151 kg d'ordures ménagères, dont : - 21 % de déchets destinés aux déchèteries (textiles, déchets spéciaux...) - 31 % de déchets ménagers recyclables (papiers, verre, emballages...) - 11 % de déchets végétaux destinés au compostage, - 5,2 % de produits alimentaires non-déballés, non-consommés. • Le Syndicat de Collecte des Ordures Ménagères (SCOM) du secteur Est-Vendéen assure ces missions pour la Communauté de Communes du Pays de La Châtaigneraie. • Le Sycodem Sud-Vendée et le SCOM Est-Vendée ont confié, avec les autres collectivités vendéennes, la compétence de traitement des déchets au syndicat mixte départemental Trivalis. Celui-ci prend en charge les déchets ménagers et assimilés après leur collecte. Ces déchets sont valorisés ou éliminés selon leur nature (tri par matière en vue du recyclage, ou de leur compostage ; élimination des déchets non recyclables). Trivalis est propriétaire des sites publics de traitement qu'il a construits et assure leur gestion : centre de transfert, centre de tri, plateforme de compostage, usine de tri-compostage et installation de stockage des déchets non dangereux. • La prévention des déchets est un principe mis en avant par les Lois Grenelle et la Loi sur la Transition Energétique pour la Croissance verte. Ces textes fixent les objectifs pour 2020 : Ø réduire de 10 % la production des déchets ménagers et assimilés (dont déchèterie), Ø valoriser 55 % des déchets non-dangereux, Ø réduire de 50 % les quantités de déchets enfouis (pour 2025). CADRE DE VIE – GESTION DES DECHETS Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Déchèteries et Syndicats de collecte des déchets du Sud-Est Vendée (source : ADEV) 249
  • 117.
    • Une stationde mesure de la qualité de l’air se situe sur le territoire du SCOT du Sud-Est Vendée, sur la commune de la Tardière. Les émissions de polluants mesurées sur cette station sont plus présentatives de la qualité de l’air du SCOT que les mesures réalisées sur l’agglomération de la Roche- sur-Yon. • Le site rural national de la Tardière est rattaché au réseau national MERA (Mesure des retombées atmosphériques). Ce dispositif constitue la contribution française au programme européen de surveillance des retombées atmosphériques (EMEP) longues distances et transfrontalières. Il vise à évaluer la qualité de l’air dans les zones éloignées de toute source humaine de pollution. Des mesures d’ozone, d’oxydes d’azote, de particules fines, de COV, d’ions dans les eaux de pluie, de carbonylés et de paramètres météorologiques sont mises en œuvre sur ce site. • Les tendances observées sur le site rural de la Tardière sont très similaires à celles constatées sur l’ensemble du réseau : baisse des niveaux moyens de particules PM10 et de dioxyde d’azote, stagnation des niveaux de particules PM2,5 et augmentation des niveaux d’ozone. • La répartition sectorielle des émissions de polluants de l’agglomération de la Roche-sur-Yon montre une part liée aux secteurs résidentiel et industriel importante, et sans production d’énergie. Les émissions industrielles de l’agglomération de la Roche-sur-Yon en 2012 sont notamment liées aux chantiers et BTP. 8% des émissions de PM10 DE vendée proviennent de l’agglomération de la Roche-sur-Yon. Concernant les oxydes d’azotes, les transports routiers sont nettement le premier secteur d’émission. • A l’échelle régionale, on constate que les communes les plus émettrices de polluants sont les aires urbaines et les grands axes routiers. Hormis (dans une moindre mesure) Fontenay-le- Comte, le territoire du SCoT ne partage pas ces caractéristiques. La majorité des communes du territoire, plus rurales, ont de faibles émissions de polluants. Concernant la qualité de l’air, l’influence des agglomérations de Roche-sur- Yon et Niort n’atteignent pas le territoire du SCoT. CADRE DE VIE – QUALITE DE L’AIR Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Situation de La Tardière par rapport aux valeurs réglementaires de qualité de l’air en 2015 (source : airpl) Historique de la pollution en milieu rural sur le site de La Tardière (source : airpl) Répartition sectorielle des émissions de polluants de l’agglomération de la Roche-sur-Yon (source : airpl) Historique des niveaux moyens de PM10, NO2 et O3 à La Roche-sur-Yon en environnement urbain non influencé (source : airpl) 250
  • 118.
    ENERGIE Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 251
  • 119.
    • En régionPays de la Loire, le SRCAE été lancé officiellement en juin 2011. Le schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE) des Pays de la Loire prescrit par la loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement a été adopté par arrêté du Préfet de région le 18 avril 2014. Eolien : • La production d’électricité d’origine renouvelable représente en 2011, 16,7 % de la production totale dans les Pays de la Loire, soit 961 GWh. Entre 2006 et 2011, cette part est passée de moins de 2 % à plus de 16 % principalement en raison d’une forte augmentation de l’énergie éolienneCe schéma fixe à 1750 MW l’objectif régional de puissance éolienne terrestre à l’horizon 2020. • Le schéma régional éolien terrestre (SRE) identifie, au sein du territoire régional, les zones favorables au développement de l'énergie éolienne. Les zones favorables correspondent aux grands ensembles géographiques considérés comme majoritairement porteurs du potentiel éolien au sein du territoire régional. Elles sont délimitées par un contour géographique dont le tracé résulte de l'analyse des différentes sensibilités environnementales en matière de paysages, de patrimoine et de biodiversité, et de la prise en compte des contraintes techniques, notamment liées aux radars et aéroports, identifiées. • Les facteur de localisation important pour l'éolien sur le territoire du SCoT sont la sensibilité paysagère, les sensibilités liées au patrimoine culturel et aux milieux naturels, ainsi que les contraintes liés aux couloirs de survols à basse altitude. • La plaine et le bas bocage vendéens sont des territoires globalement favorables au développement de l'éolien, même s'ils incluent certains secteurs sensibles d'un point de vue paysager en lien avec la présence de quelques vallées et lacs. Le marais Poitevin et le haut bocage vendéen constituent des secteurs dont la valeur paysagère patrimoniale est à préserver. • Parmi les secteurs favorables au développement de l’éolien sur le territoire du SCoT, plusieurs éoliennes sont installées, et d’autres sont en projet. ENERGIE – EOLIEN Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Parc éolien du SCOT Sud-Est Vendée (source : ADEV Environnement) Projets de développement de l’éolien (source : Vendée Energie) Sensibilités liées aux forêt et aux bocages (source : DREAL Pays de la Loire) Sensibilité paysagère (source : DREAL Pays de la Loire) Zone favorable au développement de l’éolien (en vert) et parcs éoliens existants (en orange) (source : DREAL Pays de la Loire) 252
  • 120.
    Solaire : • LaVendée avec 1268 kWh/m2.an se situe parmi les départements les plus ensoleillés de France. Le territoire du SCOT, se trouve dans une partie bien exposée du département. • 2 parcs solaires au sol existants sur les communes de Foussais-Payré et Fontenay-le-Comte, et plusieurs en projets. • Le département atteindra ainsi dès 2018, objectif fixé initialement pour 2020 : alimenter 53.000 foyers en électricité grâce au soleil, une énergie inépuisable. Biomasse : • La méthanisation génère un biogaz dont l’énergie sera utilisée localement. La filière pourra donc contribuer aux objectifs de développement des énergies renouvelables et d’indépendance énergétiques de la région. Les projets de méthanisation ont une vertu dynamisante des territoires de projets. En effet, a partir de déchets organiques locaux, ils créent une énergie renouvelable et un digestat a pouvoir fertilisant, redistribuant localement la valeur ajoutée des projets. Ils développent et préservent le tissu social, par la création d’emplois verts, le portage de projets innovants et la mise en place de partenariats. • La méthanisation permet de traiter les déchets et les effluents organiques par la réduction de pollution carbonée. Différents secteurs utilisent la méthanisation pour traiter leurs déchets : l’industrie, l’agriculture, les stations d’épuration et les centres de traitement des ordures ménagères. • Sur le terrritoire du SCOT, il existe une unité de méthanisation BIONERVAL à Benet. Elle traite 40.000 tonnes de déchets organiques chaque année. Ils sont ainsi valorisés en énergies (8,6 GWh/an électriques, soit la consommation électrique de 1.500 foyers et presque autant d’énergie thermique) et en un fertilisant aux bonnes propriétés agronomiques, destiné à l'épandage (38.000 tonnes). Hydroélectricité : • Les politiques nationales prévoient le développement d’une hydroélectricité durable en cohérence avec la préservation et la reconquête de la qualité des cours d’eau, en s’engageant à atteindre simultanément deux objectifs nationaux : - le développement de la production hydroélectrique (+ 3 TWh/an nets et + 3 000 MW à l’horizon 2020), en accord avec les objectifs de l’arrêté du 15 décembre 2009 relatif à la PPI électricité - et le « bon état » des masses d’eau en 2015 en application de la loi sur l’eau et les milieux aquatiques. • Un barrage exploite l’énergie hydroélectrique sur le territoire du SCOT. Il s’agit de la retenue d’eau destinée à la production d’eau potable de Mervent, sous la gestion de Vendée Eau. D’une puissance de 1 800 kW, ce barrage a produit en moyenne 4 100 kWh / an entre 1990 et 2002. ENERGIE – SOLAIRE, HYDROELECTRICITE, BIOMASSE Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Insolation moyenne en Vendée (source : ODE Vendée) Evolution de la puissance photovoltaïque raccordée (source : DREAL Pays de la Loire) Barrage de Mervent (source : ADEV Environnement) 253
  • 121.
    • Le boisénergie est l'énergie renouvelable la plus employée en région Pays le la Loire, elle représente 71% de la production d'énergie renouvelable (360 ktep). Les pompes à chaleur et la valorisation des déchets ménagers sont respectivement les deuxième et troisième sources d'énergie renouvelable employées dans la région • L'étude de la ressource vendéenne en bois énergie s'oblige à respecter deux principes conducteurs : - Les usages existants doivent être respectés, quels qu'ils soient; - La valorisation énergétique ne doit en aucun cas menacer la pérennité de la ressource et donc se limiter à des prélèvements de nature à ne pas conduire à la disparition des formations boisées exploitées, quelles qu'elles soient. • La ressource disponible en Vendée provient de trois origines : • le bois issu des forêts publiques (forêts domaniales ou sous gestion de l'ONF) ou privées, • le bois d'origine bocagère : boisements de moins de 4 ha et haies bocagères, • le bois issu de l'industrie : granulés, connexes de scieries (première transformation), déchets • de l'industrie de seconde transformation (meubles, etc.), emballages perdus. • Il est toutefois nécessaire de mettre en place des mesures visant à maîtriser la demande en bois-énergie. La hausse importante prévisible de la consommation de bois sur une période aussi courte peut entraîner des conséquences en termes de conflits d’usages, de développement des importations de bois et le développement incontrôlé de cultures énergétiques dédiées. L’exploitation non raisonnée du bois peut enfin être source de pression environnementale en termes d’impact sur le paysage (boisement, bocage, etc.), biodiversité, qualité des sols, etc. • Depuis 2000, la Région Pays de Loire et l’ADEME ont mis en place un plan Bois Energie à destination des collectivités, des entreprises et des particuliers. Depuis 2005, Atlanbois - interprofession de la filière bois des Pays de la Loire - est en charge de l’animation de ce programme pour les secteurs collectif / tertiaire et industrie, avec le soutien financier de la DRAAF, du FEDER, de l’ADEME et de la Région Pays de Loire. • Le programme bois énergie vise à soutenir le développement du bois utilisé sous forme de plaquettes dans des chaudières à alimentation automatique : • dans le milieu rural via l’habitat agricole pour valoriser le bois d’origine bocagère et forestière. • dans les collectivités locales, via l’habitat collectif et le tertiaire. • dans les entreprises. ENERGIE – BOIS ENERGIE Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Bocage du Lay et de la Vendée à Fontenay-le-Comte (source : ADEV Environnement) Densité des haies bocagères dans les communes de Vendée (source : Fédération Régionale des Chasseurs des Pays de da Loire) Production d'énergie renouvelable des Pays de la Loire en 2008 par type d'énergie (source : SRCAE Pays de la Loire) 254
  • 122.
    Amélioration de l'efficacitéénergétique des moyens de transport • La voiture particulière est le mode de transport le moins efficace d'un point de vue des consommations d'énergie et des émissions de CO2. Elle émet en moyenne deux fois plus de gaz à effet de serre par passager.kilomètre que les transports en commun. • En 2008, la distance moyenne parcourue par déplacement dans les Pays de la Loire est de huit kilomètres. Le premier motif de déplacement reste le travail fixe (24%). Cela représente une part importante en termes de kilomètres parcourus et de temps passés dans les transports. • La consommation élevée du secteur du transport est due pour partie à un parc ancien, et une non optimisation des véhicules. Il est donc important d'entreprendre des actions afin d'améliorer ce constat. • Pour le transport de personnes, l'amélioration de l'efficacité énergétique de la voiture passe par le passage du taux d'occupation des véhicules à 2 à partir de 2020 et à 2,75 après 2020 contre 1,8 en moyenne en 2014. Cela passera par un développement important du covoiturage. • Le Conseil départemental a labellisé 115 aires de covoiturage en Vendée, dont quatre situées sur le territoire du SCOT sur les axes principaux. ENERGIE – DEPLACEMENTS Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Répartition des déplacements par motif en région Pays de la Loire (source : Explicit 2009) Aires de covoiturage de la Vendée (source : Conseil départemental de la Vendée, GoogleMyMaps ) Aire de covoiturage à Pouille sur la RD 148 (source : ADEV Environnement) 255
  • 123.
    ENVIRONNEMENT ET NUISANCES Schéma deCohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac 256
  • 124.
    ENVIRONNEMENT ET NUISANCES– RISQUES TECHNOLOGIQUES Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac • Le territoire n’a pas de tradition d’industrie lourde susceptible de générer des risques technologiques très importants : aucun risque industriel recensé sur le territoire du SCOT. • Le SCOT Sud-Est Vendée comprend de nombreux établissements soumis à autorisation au titre de la réglementation sur les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). Aucun de ces sites n’est classé à risque selon la nomenclature Seveso. • La pollution du sol présente un risque direct pour les personnes et un risque indirect via la pollution des eaux. Dans ce cadre, les banques de données BASOL et BASIAS du BRGM permettent de connaître les sites pollués ou potentiellement pollués qui ont été recensés sur le territoire national par différents biais. L'inventaire BASIAS, qui réalise l'inventaire des anciens sites industriels pollués ou concernés par une présomption de pollution, recense de nombreux sites potentiellement pollués sur le territoire. Il s'agit parfois de sites qui ont été pollués par malveillance (dépôt de déchets industriels non autorisés dans des carrières ou d'anciennes décharges) mais le plus souvent, il s'agit de site accueillant ou ayant accueilli des ateliers industriels, des stations services, des dépôts de gaz, des garages ou des dépôts de véhicules. • Parmi ces sites industriels relevant de l'inventaire BASIAS, six sont répertoriés par BASOL qui identifie les sites pollués avérés ainsi que ceux potentiellement pollués et appelant une action publique. Quatre d’entre eux sont situés à Fontenay-le-Comte, les autres sont à la Châtaigneraie et Saint-Sulpice-en-Pareds. Sites et sols pollués BASOL (source : BRGM) Risque rupture de barrage (source : DICRIM Vendée) Principaux barrages du SCOT (source : DICRIM Vendée) Risque rupture de barrage • Les enjeux pris en compte dans le cadre du risque « Rupture de barrage » sont les enjeux liés aux personnes. Plus précisément, le risque rupture de barrage est identifié lorsque des bâtiments d’habitation risquent d’être touchés par l’onde de submersion créée par la rupture d’un ouvrage. • L’arrêté préfectoral du 29 Février 2008 a défini des règles en matière de sécurité des barrages. Quatre classes ont été créées afin de hiérarchiser les barrages selon les mesures à mettre en œuvre pour leur suivi et leur surveillance. Ce classement va de « A » pour les ouvrages qui intéressent le plus la sécurité publiques à « D » pour les ouvrages présentant un risque faible : - Retenue de Mervent (Pissotte, Fontenay-le-Comte, L’Orbrie) - Barrage de Rochereau (Bazoges-en-Pareds) - Barrage de Pierre-Brune (Mervent, Vouvant) - Barrage d’Albert (Saint-Michel-de-Cloucq) 257
  • 125.
    Schéma de CohérenceTerritoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac • Une matière dangereuse est une substance qui, par ses propriétés physiques ou chimiques, ou bien par la nature des réactions qu'elle est susceptible de mettre en oeuvre, peut présenter un danger grave pour l'homme, les biens ou l'environnement. Elle peut être inflammable, toxique, explosive, corrosive ou radioactive. • Le risque de transport de matières dangereuses, ou risque TMD, est consécutif à un accident se produisant lors du transport de ces marchandises par voie routière, ferroviaire, aérienne, voie d'eau ou canalisations. Cela concerne essentiellement les voies routières (75%) et ferroviaires (17%) ; les voies maritimes, aériennes et les canalisations participent quant à elles à moins de 8 % du trafic. • On peut observer différentes d'effets directs ou indirects : - L’explosion : peut-être occasionnée par un choc avec production d’étincelles, par échauffement d’une cuve de produit volatil ou comprimé, ou par le mélange de plusieurs produits. - L’incendie : peut-être causé par l’échauffement anormal d’un organe du véhicule, un choc contre un obstacle, par l’inflammation accidentelle d’une fuite. - Le nuage toxique : peut-être dû à une fuite de produit toxique ou au résultat d’une combustion qui se propage à distance du lieu d’accident. - La pollution (air, eau et sol) : elle a les mêmes causes que le nuage toxique. L’eau est le milieu le plus vulnérable. Elle propage la pollution sur de grandes surfaces. • Tout comme le risque industriel, les enjeux sont humains (risque de victimes), économiques (blocage de route ou de voie ferrée par exemple) et environnementaux (fuite et écoulement de produits par exemple). • Compte tenu de la diversité des produits transportés, un accident de Transport de marchandises dangereuses peut survenir pratiquement n’importe où sur le département. Cependant, certains axes présentent une potentialités plus forte du fait de l’importance du trafic ou du volume de matière transporté. ENVIRONNEMENT ET NUISANCES – TRANSPORT DE MATIERES DANGEREUSES Risque Transport Matière Dangereuse routier (source : DDRM de la Vendée) Les canalisations de transport de gaz de Vendée (source : DDRM de la Vendée) • Sur le territoire du SCOT Sud-Est Vendée, le risque se retrouve donc au niveau de l’A83 mais aussi sur des dessertes secondaires (RD 938T, RD 949B, RD 148, RD 949, RD 752) ainsi que sur les principaux axes ferroviaires. A noter aussi la présence de canalisation de transport de gaz. A83 (Source : ADEV Environnement) 258
  • 126.
    • En plusdu risque inondation lié à des ruptures d’ouvrages hydrauliques de type barrage, le territoire du SCOT est concerné par le risque d’inondations de plaine : elles surviennent en régions de plaine ou de marais avec une montée lente des eaux par débordement d’un cours d’eau et/ou par remontée de la nappe phréatique. • La connaissance des aléas s’appuie à la fois sur des retours d’expérience (enquêtes de terrain), sur des Atlas des Zones Inondables (AZI) et sur les Plans de Prévention des Risques inondation (PPRi). Les AZI s’appuient en particulier sur des données historiques et une approche hydrogéomorphologiques des bassins versants. La plupart des cours d’eau du département de la Vendée sont ainsi couverts par un AZI : - AZI de la Vendée – octobre 1997 ; - AZI du Lay Amont – janvier 1999 ; - AZI de l’Autise en Deux-Sèvres et Vendée – juin 2006 ; • Il en résulte que la majorité des communes du SCOT sont concernées par le risque inondation (carte ci-contre). • Le Plan de Prévention des Risques inondation (PPRi), établi par l’État, définit des zones d’interdiction et des zones de prescription ou constructibles sous réserve. La loi réglemente l’installation d’ouvrages susceptibles de provoquer une gêne à l’écoulement des eaux en période d’inondation. L’objectif est double : le contrôle du développement en zone inondable jusqu’au niveau de la crue de référence et la préservation des champs d’expansion des crues. ENVIRONNEMENT ET NUISANCES – RISQUES NATURELS Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Communes concernées par le risque inondation (source : DDRM de la Vendée • Le PPRi s’appuie sur un plan de zonage réglementaire, résultat de croisement des aléas et des enjeux présents. Celui-ci définit deux zones réglementaires : la zone de danger inconstructible et la zone de précaution, constructible avec prescription. Un des axes de travail du PPRi est la maîtrise de l’urbanisation dans les zones à risques par : o interdiction de tout accroissement de population dans les zones à risques ; o élaboration d’une liste des PPR prioritaires dans les zones de submersion marine dangereuse devant être réalisés dans un délai maximal de 3 ans ; o fixation d’une doctrine sur les règles générales d’élaboration des PPR, la qualification des aléas de référence avec détermination des règles d’urbanisation et de construction, en prenant en compte les conséquences du changement climatique sur les aléas (notamment la future hausse du niveau de la mer) ; o développement de projets d’aménagement intégrant la prévention des risques naturels et la réduction de la vulnérabilité des espaces aujourd’hui urbanisés ; o dans certains cas d’extrême danger, projet de prévention et de protection global pouvant inclure des délocalisations. • Trois Plans de Prévention des Risques d’Inondation approuvés concernent le territoire du SCOT : o Rivière le Grand Lay (partie amont du Lay jusqu’à Péault). Approuvé le 18 février 2005, o Rivière la Vendée, ville de Fontenay-le-Comte. Modification approuvée le 9 octobre 2006 ; o Rivière la Vendée. Modification approuvée le 18 août 2008, il concerne 15 communes. Plans de Prévention des Risques inondation (source : DDRM de la Vendée) 259
  • 127.
    • Les mouvementsde terrain regroupent un ensemble de déplacements, plus ou moins brutaux, du sol ou du sous-sol, d’origine naturelle ou anthropique. Les volumes en jeux sont compris entre quelques mètres cubes et quelques millions de mètres cubes. Les déplacements peuvent être lents (quelques millimètres par an) ou très rapides (quelques centaines de mètres par jour). Le territoire du SCOT est exposé au risque mouvement de terrain de différentes formes : Ø les effondrements de cavités souterraines naturelles ou artificielles (carrières, ouvrages souterrains, ...) peut entraîner l’effondrement du toit de la cavité et provoquer en surface une dépression généralement de forme circulaire. Les mouvements engendrés par les effondrements de cavités souterraines pourraient concerner aussi bien les voiries que mettre en cause la stabilité de bâtiments ; Ø l‘érosion des berges principalement sur le chevelu hydrographique du Marais poitevin. Ø L’aléa retrait-gonflement des argiles est faible à moyen sur le territoire. Les variations de la quantité d’eau dans certains terrains argileux produisent des gonflements (période humide) et des tassements (période sèche) et peuvent avoir des conséquences importantes sur les bâtiments à fondations superficielles. Le retrait-gonflement des argiles, de par la nature des phénomènes impliqués ne concerne que les bâtiments de type « maison individuelle ». • Le risque feu de forêt concerne les huit communes du Massif de Mervent. • Séisme : Toutes les communes sont concernées par un aléa modéré (zone de sismicité 3). ENVIRONNEMENT ET NUISANCES – RISQUES NATURELS Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac Retrait/gonflement des argiles (source : Géorisques.gouv.fr) Risque mouvement de terrain (source : DICRIM Vendée) Risque feu de forêt (source : DICRIM Vendée) 260
  • 128.
    ENVIRONNEMENT ET NUISANCES– NUISANCES SONORES Schéma de Cohérence Territoriale Sud-Est Vendée – atopia + NTC + ADEV + Garrigues & Beaulac • Sont concernées les routes supportant plus de 5 000 véhicules/jour au moment du classement ainsi que les projets routiers pour lesquels les prévisions de trafic à la mise en service sont également supérieures à 5 000V/J. Ce sont également les voies ferrées supportant plus de 50 trains par jour. • Cinq catégories sont distinguées suivant le niveau sonore ainsi établi : elles sont numérotées de 1 (classe des niveaux sonores les plus élevés) à 5 (classe des niveaux sonores les plus bas) suivant la catégorie, la largeur maximale du secteur affecté par le bruit varie. • Le classement n’empêche pas la construction. Le classement n’institue pas de servitude d’urbanisme, c’est une simple information qui doit être donnée aux constructeurs, à ce titre il est intégré dans les documents annexes du plan local d’urbanisme. • Sur le territoire du SCOT Sud-Est Vendée, le risque se retrouve donc au niveau de l’A83 mais aussi sur des dessertes secondaires (RD 938T, RD 949B, RD 148, RD 949) ainsi que sur les principaux axes ferroviaires. A noter aussi la présence de canalisation de transport de gaz. • L’infrastructure de transport routier qui génère le plus de trafic est l’autoroute A83, classée en catégorie 2, avec une largeur maximale des secteurs affectés par le bruit de part et d’autre de l’infrastructure de 250 m. • Plusieurs Routes Départementales sont classées en secteur 3 (RD 938T, RD 949B, RD 148, RD 949) avec une largeur maximale des secteurs affectés par le bruit de part et d’autre de l’infrastructure de 100 m. Classement sonore des infrastructures de transports terrestres du SCOT (source : DDT 85) • Des arrêtés préfectoraux indiquent le classement sonore des infrastructures de transport terrestre (routes et voies ferrées) selon le niveau sonore qu’elles sont susceptibles de produire dans le futur et définissent ainsi des secteurs affectés par le bruit à l’intérieur desquels l’isolation acoustique contre les bruits de l’espace extérieur devient une règle de construction pour les bâtiments à venir. Classement des infrastructures routières 261