Visite de la Bibliothèque Mazarine
Fondée en 1643 par le cardinal Jules Mazarin (1602-1661) et installée en
1689 sur l’actuel quai de Conti, lors de la création du collège des Quatre
Nations, la bibliothèque Mazarine est la plus ancienne bibliothèque
publique de France.
Si elle reste en activité pendant la Révolution, en revanche le collège,
destiné à l’éducation de jeunes garçons issus des provinces
nouvellement rattachées au royaume, est supprimé et, en 1805,
l’Institut de France s’installe dans les bâtiments ainsi libérés.
La visite commence dans la cour d'honneur de l'Institut de France :

Le fronton est orné d'une inscription latine qui signifie “Bibliothèque
fondée par Mazarin“

Buste de Mazarin par Lerambert

Gabriel Naudé : Estampe du
XIXe siècle, d'après celle de
Claude Mellan

Sous le porche se trouvent les bustes du Cardinal
Mazarin et de Gabriel Naudé, premier
bibliothécaire de la Mazarine, rendant ainsi
hommage aux fondateurs de ce lieu.
On accède à la salle de lecture par l’escalier d’honneur du XIXe siècle, réalisé par
Léon Biet sous la direction de l’architecte Vaudoyer, rythmé à tous les niveaux de
statues de marbre représentant des personnages de la Rome antique.
Cet escalier monumental débouche sur l'atrium, pièce octogonale ornée
d’une verrière et consacrée aux fichiers manuels du catalogue.
En guise de décor, un motif végétal orne le faux plafond et les chapiteaux
des colonnes.

Les fiches cartonnées regroupées dans
ces casiers contiennent la partie du
catalogue qui n'a pas encore été
informatisée : l'opération de
rétroconversion, très longue, consiste
à enregistrer les informations de ces
fiches dans le catalogue informatique.
Au centre de la pièce, deux vases en bronze, dont les anses se terminent en têtes de
satyres, offrent au regard une succession de pampres et de scènes antiques.

Le buste en bronze de Richelieu, sculpté par Jean Varin (1604-1672), dresse son
imposante silhouette derrière la verrière.
La visite se poursuit dans la salle de lecture, en passant une porte au
chambranle de marbre rouge et noir, orné de rosaces blanches et surmonté de
l’inscription Mazarinaea.

Derrière cette porte Mazarinaea se trouvent le nom de Gabriel Naudé,
ainsi que les armoiries de Mazarin.
Gabriel Naudé est le premier bibliothécaire de la Mazarine : son nom a été
attribué à la galerie.
Ce médecin érudit et bibliophile est à l’origine des collections actuelles.
Au-dessus de cette inscription sur marbre, sont sculptées dans le chêne
les armoiries de Mazarin :
Gabriel Naudé est le premier bibliothécaire de la Mazarine : son nom a été
attribué à la galerie.
Ce médecin érudit et bibliophile est à l’origine des collections actuelles.
Au-dessus de cette
inscription sur
marbre, sont
sculptées dans le
chêne
les armoiries de
Mazarin :

Les armes de Mazarin :
chapeau cardinalice, faisceau de licteur et étoiles
Ces symboles se retrouvent sur les
portes et sous le balcon, lui-même
délimité par une balustrade en fer
forgé aux initiales C et M du cardinal
Mazarin.

Cette ordonnance classique de
boiseries, rythmée par 54 colonnes
cannelées d’ordre corinthien, a été
conçue par l’architecte Pierre Le
Muet.
Les visiteurs découvrent ensuite
la grande galerie de la Bibliothèque Mazarine
Elle occupe la plus grande partie de la salle de lecture et accueille :
La salle de lecture s'étend sur deux étages, mais seul le personnel de la bibliothèque peut
accéder à la galerie supérieure.

L'espace
Exposition

De grandes
échelles en bois
permettent
au personnel
d'atteindre les
documents situés
sous la galerie.

Les deux
rangées de
bustes
Les œuvres d’art, le mobilier et les bustes :
Ainsi qu’une partie des collections d’ouvrages, ils proviennent de saisies
révolutionnaires effectuées par l’abbé Gaspard Michel dit Leblond, alors
bibliothécaire à la Mazarine.

Une sculpture : Arion de Clodion
Pendule de Jean Benoist Gérard,
qui sonne tous les quarts d’heure.
Ce régulateur, de style Louis XV,
est fait de bois de rose et de
violette, orné sur sa gaine et son
socle de cuivre doré.
Cinq lustres de Boulle, dotés de huit
chandelles chacun, éclairent la grande
galerie de la salle de lecture et en atténuent
la hauteur sous plafond (huit mètres).
Ces luminaires en bronze doré, de style
Louis XIV, sont attribués à André-Charles
Boulle. Ils présentent une grande finesse
dans les motifs ciselés.

Les lustres de Boulle
Une cinquantaine de bustes sont disposés autour de la salle de lecture. Faits de
marbre, de bronze ou de terre cuite, ils représentent des empereurs romains, des
auteurs de l’Antiquité, ainsi que des personnages célèbres des XVIIe et XVIIIe
siècles (Franklin, Buffon, Daubenton, Peiresc...).
Ils comportent un
piédestal, le
piédouche, qui
repose lui-même
sur un socle
vertical appelé
gaine.
On a utilisé pour
les supports de ces
statues différents
types de marbre,
d’une qualité
remarquable.
A côté des bustes en terre cuite ou en
plâtre de Buffon et de Daubenton, un
vase en marbre blanc d’Italie est posé sur
un buffet. Il est agrémenté d’un thème
végétal et possède des anses
représentant des satyres. Ce vase serait
la réduction d’un vase antique du musée
Capitolin.
Buste de Buffon
Dans le fond de la bibliothèque, sont disposées différentes pièces de mobilier,
dont deux buffets de style Louis XVI (oeuvres de Riesener), réalisées en bois
précieux, tel l’acajou, fini au cuivre doré.

L'encrier aux armes du
prince de Condé
Un encrier en marbre gris fermé par un couvercle trône sur un buffet. Son
décor est composé des armoiries du prince de Condé et de motifs
symboliques, comme une balance entrecroisée d’un sceptre et d’une main de
justice, etc.
Les lustre de la marquise de Pompadour, attribués à Caffieri : à la fin de votre
parcours, les deux lustres qui s’offrent à votre regard datent de l’époque Louis
XV.
Ils sont attribués généralement à Caffieri et ont appartenu à la marquise de
Pompadour. Leur style rocaille est caractérisé par une ornementation
exubérante. Faits de bronze, dorés et ciselés, ces lustres à neuf branches sont
ornés de trois amours tenant des tours d’échecs, les armoiries de la marquise.
Trois autres enfants sont munis d’attributs relatifs à la chasse (l’arc, le cor et
l’oiseau).

Lustre de Mme de Pompadour :
détail d’un amour portant une tour, par Caffieri
Les collections :
Les rayonnages de la salle de lecture accueillent plus de 40
000 ouvrages aux reliures anciennes : parchemins ivoires,
maroquins rouges, reliures dorées et armoriées, frappées
parfois du sceau de la bibliothèque.... Le rangement des
livres est fonction de leur taille : les formats grands et lourds,
in-folio et in-quarto, sont disposés près du sol alors que les
petits formats, in-octavo et in-seize, sont rangés au balcon.
La bibliothèque Mazarine possède une collection d’ouvrages
riche de 600 000 volumes, dont un remarquable fonds ancien
(antérieur à 1800), composé de 180 000 volumes, 4639
manuscrits et 2 370 incunables (livres imprimés jusqu’en
1500). La bibliothèque détient également le plus important
fonds au monde de Mazarinades (12 000 pièces), ces
pamphlets et libelles écrits pendant la Fronde, le plus souvent
pour attaquer le Cardinal Mazarin et ses proches.
Au centre de la salle, on peut voir un fac-similé de la Bible de Gutenberg,
imprimée à Mayence vers 1455.

C’est à partir de l’exemplaire conservé à la bibliothèque Mazarine, ou Bible
Mazarine, qu’en 1763, le libraire Guillaume-François De Bure a identifié cet
ouvrage comme étant le premier livre imprimé en Occident.
Enfin, l'espace Expositions constitue le point fort de la visite :
il s'organise dans le fond de la salle, autour du
globe céleste de Coronelli.
Ce globe, avec son méridien en cuivre de
Gatellier, constitue un bel exemple de la
représentation que les hommes se font du
monde au XVIIe siècle.
Cette sphère céleste est à la fois un objet scientifique de cartographie
et une œuvre d’art, dont les pieds en bois de chêne sont ornés de masques
féminins et de feuilles d’acanthe, terminés en griffe de lion.

Vincenzo Maria Coronelli est né le 16 août 1650 à Venise et est mort le 9 décembre
1718. C'était un moine franciscain.
Docteur en théologie,il a créé des cartes, des cosmographies, des globes terrestres
et célestes. Il était aussi encyclopédiste.
Les expositions organisées par la Bibliothèque Mazarine sont installées
autour de ce globe, comme celle sur Raynal :

De plus amples informations sont disponibles sur le site Internet de la
Bibliothèque Mazarine.
Toute l'équipe de la Mazarine est heureuse de vous accueillir dans la
bibliothèque et vous souhaite une bonne visite !

Visite de la bibliothèque

  • 1.
    Visite de laBibliothèque Mazarine
  • 2.
    Fondée en 1643par le cardinal Jules Mazarin (1602-1661) et installée en 1689 sur l’actuel quai de Conti, lors de la création du collège des Quatre Nations, la bibliothèque Mazarine est la plus ancienne bibliothèque publique de France. Si elle reste en activité pendant la Révolution, en revanche le collège, destiné à l’éducation de jeunes garçons issus des provinces nouvellement rattachées au royaume, est supprimé et, en 1805, l’Institut de France s’installe dans les bâtiments ainsi libérés.
  • 3.
    La visite commencedans la cour d'honneur de l'Institut de France : Le fronton est orné d'une inscription latine qui signifie “Bibliothèque fondée par Mazarin“ Buste de Mazarin par Lerambert Gabriel Naudé : Estampe du XIXe siècle, d'après celle de Claude Mellan Sous le porche se trouvent les bustes du Cardinal Mazarin et de Gabriel Naudé, premier bibliothécaire de la Mazarine, rendant ainsi hommage aux fondateurs de ce lieu.
  • 4.
    On accède àla salle de lecture par l’escalier d’honneur du XIXe siècle, réalisé par Léon Biet sous la direction de l’architecte Vaudoyer, rythmé à tous les niveaux de statues de marbre représentant des personnages de la Rome antique.
  • 5.
    Cet escalier monumentaldébouche sur l'atrium, pièce octogonale ornée d’une verrière et consacrée aux fichiers manuels du catalogue. En guise de décor, un motif végétal orne le faux plafond et les chapiteaux des colonnes. Les fiches cartonnées regroupées dans ces casiers contiennent la partie du catalogue qui n'a pas encore été informatisée : l'opération de rétroconversion, très longue, consiste à enregistrer les informations de ces fiches dans le catalogue informatique.
  • 6.
    Au centre dela pièce, deux vases en bronze, dont les anses se terminent en têtes de satyres, offrent au regard une succession de pampres et de scènes antiques. Le buste en bronze de Richelieu, sculpté par Jean Varin (1604-1672), dresse son imposante silhouette derrière la verrière.
  • 7.
    La visite sepoursuit dans la salle de lecture, en passant une porte au chambranle de marbre rouge et noir, orné de rosaces blanches et surmonté de l’inscription Mazarinaea. Derrière cette porte Mazarinaea se trouvent le nom de Gabriel Naudé, ainsi que les armoiries de Mazarin.
  • 8.
    Gabriel Naudé estle premier bibliothécaire de la Mazarine : son nom a été attribué à la galerie. Ce médecin érudit et bibliophile est à l’origine des collections actuelles. Au-dessus de cette inscription sur marbre, sont sculptées dans le chêne les armoiries de Mazarin :
  • 9.
    Gabriel Naudé estle premier bibliothécaire de la Mazarine : son nom a été attribué à la galerie. Ce médecin érudit et bibliophile est à l’origine des collections actuelles. Au-dessus de cette inscription sur marbre, sont sculptées dans le chêne les armoiries de Mazarin : Les armes de Mazarin : chapeau cardinalice, faisceau de licteur et étoiles
  • 10.
    Ces symboles seretrouvent sur les portes et sous le balcon, lui-même délimité par une balustrade en fer forgé aux initiales C et M du cardinal Mazarin. Cette ordonnance classique de boiseries, rythmée par 54 colonnes cannelées d’ordre corinthien, a été conçue par l’architecte Pierre Le Muet.
  • 11.
    Les visiteurs découvrentensuite la grande galerie de la Bibliothèque Mazarine
  • 12.
    Elle occupe laplus grande partie de la salle de lecture et accueille : La salle de lecture s'étend sur deux étages, mais seul le personnel de la bibliothèque peut accéder à la galerie supérieure. L'espace Exposition De grandes échelles en bois permettent au personnel d'atteindre les documents situés sous la galerie. Les deux rangées de bustes
  • 13.
    Les œuvres d’art,le mobilier et les bustes : Ainsi qu’une partie des collections d’ouvrages, ils proviennent de saisies révolutionnaires effectuées par l’abbé Gaspard Michel dit Leblond, alors bibliothécaire à la Mazarine. Une sculpture : Arion de Clodion Pendule de Jean Benoist Gérard, qui sonne tous les quarts d’heure. Ce régulateur, de style Louis XV, est fait de bois de rose et de violette, orné sur sa gaine et son socle de cuivre doré.
  • 14.
    Cinq lustres deBoulle, dotés de huit chandelles chacun, éclairent la grande galerie de la salle de lecture et en atténuent la hauteur sous plafond (huit mètres). Ces luminaires en bronze doré, de style Louis XIV, sont attribués à André-Charles Boulle. Ils présentent une grande finesse dans les motifs ciselés. Les lustres de Boulle
  • 15.
    Une cinquantaine debustes sont disposés autour de la salle de lecture. Faits de marbre, de bronze ou de terre cuite, ils représentent des empereurs romains, des auteurs de l’Antiquité, ainsi que des personnages célèbres des XVIIe et XVIIIe siècles (Franklin, Buffon, Daubenton, Peiresc...). Ils comportent un piédestal, le piédouche, qui repose lui-même sur un socle vertical appelé gaine. On a utilisé pour les supports de ces statues différents types de marbre, d’une qualité remarquable.
  • 16.
    A côté desbustes en terre cuite ou en plâtre de Buffon et de Daubenton, un vase en marbre blanc d’Italie est posé sur un buffet. Il est agrémenté d’un thème végétal et possède des anses représentant des satyres. Ce vase serait la réduction d’un vase antique du musée Capitolin. Buste de Buffon
  • 17.
    Dans le fondde la bibliothèque, sont disposées différentes pièces de mobilier, dont deux buffets de style Louis XVI (oeuvres de Riesener), réalisées en bois précieux, tel l’acajou, fini au cuivre doré. L'encrier aux armes du prince de Condé Un encrier en marbre gris fermé par un couvercle trône sur un buffet. Son décor est composé des armoiries du prince de Condé et de motifs symboliques, comme une balance entrecroisée d’un sceptre et d’une main de justice, etc.
  • 18.
    Les lustre dela marquise de Pompadour, attribués à Caffieri : à la fin de votre parcours, les deux lustres qui s’offrent à votre regard datent de l’époque Louis XV. Ils sont attribués généralement à Caffieri et ont appartenu à la marquise de Pompadour. Leur style rocaille est caractérisé par une ornementation exubérante. Faits de bronze, dorés et ciselés, ces lustres à neuf branches sont ornés de trois amours tenant des tours d’échecs, les armoiries de la marquise. Trois autres enfants sont munis d’attributs relatifs à la chasse (l’arc, le cor et l’oiseau). Lustre de Mme de Pompadour : détail d’un amour portant une tour, par Caffieri
  • 19.
    Les collections : Lesrayonnages de la salle de lecture accueillent plus de 40 000 ouvrages aux reliures anciennes : parchemins ivoires, maroquins rouges, reliures dorées et armoriées, frappées parfois du sceau de la bibliothèque.... Le rangement des livres est fonction de leur taille : les formats grands et lourds, in-folio et in-quarto, sont disposés près du sol alors que les petits formats, in-octavo et in-seize, sont rangés au balcon. La bibliothèque Mazarine possède une collection d’ouvrages riche de 600 000 volumes, dont un remarquable fonds ancien (antérieur à 1800), composé de 180 000 volumes, 4639 manuscrits et 2 370 incunables (livres imprimés jusqu’en 1500). La bibliothèque détient également le plus important fonds au monde de Mazarinades (12 000 pièces), ces pamphlets et libelles écrits pendant la Fronde, le plus souvent pour attaquer le Cardinal Mazarin et ses proches.
  • 20.
    Au centre dela salle, on peut voir un fac-similé de la Bible de Gutenberg, imprimée à Mayence vers 1455. C’est à partir de l’exemplaire conservé à la bibliothèque Mazarine, ou Bible Mazarine, qu’en 1763, le libraire Guillaume-François De Bure a identifié cet ouvrage comme étant le premier livre imprimé en Occident.
  • 21.
    Enfin, l'espace Expositionsconstitue le point fort de la visite : il s'organise dans le fond de la salle, autour du globe céleste de Coronelli. Ce globe, avec son méridien en cuivre de Gatellier, constitue un bel exemple de la représentation que les hommes se font du monde au XVIIe siècle.
  • 22.
    Cette sphère célesteest à la fois un objet scientifique de cartographie et une œuvre d’art, dont les pieds en bois de chêne sont ornés de masques féminins et de feuilles d’acanthe, terminés en griffe de lion. Vincenzo Maria Coronelli est né le 16 août 1650 à Venise et est mort le 9 décembre 1718. C'était un moine franciscain. Docteur en théologie,il a créé des cartes, des cosmographies, des globes terrestres et célestes. Il était aussi encyclopédiste.
  • 23.
    Les expositions organiséespar la Bibliothèque Mazarine sont installées autour de ce globe, comme celle sur Raynal : De plus amples informations sont disponibles sur le site Internet de la Bibliothèque Mazarine. Toute l'équipe de la Mazarine est heureuse de vous accueillir dans la bibliothèque et vous souhaite une bonne visite !